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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-08-17, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B0817 B1 Vendredi 5LP0101B0817 ZALLCALL 67 01:01:36 08/17/01 B 5LP0201B0817 B2 - VENDREDI 5LP0201B0817 ZALLCALL 67 00:57:41 08/17/01 B B2 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 BANDE À PART La Lune: mythes et géographie MATHIEU PERREAULT Les amateurs de conspiration qui doutent que l'homme ait jamais mis le pied sur la Lune perpétuent en fait une longue tradition.La géographie lunaire, avec ses noms poétiques comme « mer de la Sérénité » ou « mer des Vapeurs », dérive de la tentative d'un jésuite de cacher ses vues modernistes à ses supérieurs ecclésiastiques.C'est du moins la thèse que soutient David Whitehouse, un journaliste scientifique de la BBC, dans son livre The Moon : A Biography.Dans la plupart des encyclopédies, Giovanni Battista Riccioli, un jésuite astronome (mort à 73 ans en 1673 à Bologne), est décrit comme un adversaire de Galilée, alors honni par l'Église parce qu'il soutenait que la Terre tournait autour du Soleil.Mais M.Whitehouse pense que Riccioli était en réalité d'accord avec Galilée.« Il faisait partie du plan papal visant à détruire la théorie scientifique héliocentrique, qui plaçait le Soleil au centre, explique-t-il en entrevue depuis l'Angleterre.Il fallait prouver que la Bible avait raison.Giambattista Riccioli s'est mis à l'écriture du traité définitif d'astronomie.Mais il s'est rendu compte que Galilée avait raison.» À contrecoeur, Riccioli a quand même rédigé Le Nouvel Almageste \u2014 qui le distinguait de l'ancien, écrit au deuxième siècle par Claude Ptolémée.« Il fallait qu'il l'écrive, il ne pouvait décevoir ses supérieurs et écrire que Galilée avait raison.Alors il a inclus dans sa cartographie lunaire des indices qui montraient ce qu'il pensait réellement.Il a imaginé des noms merveilleusement romantiques, comme la mer des Arc-en-Ciel, la mer des Vapeurs.Il a instauré la tradition de donner aux cratères le nom de gens célèbres : les saints d'un côté, les hérétiques de l'autre.Pour montrer que tout n'était pas noir et blanc, il a placé Copernic et Galilée dans la mer des Pluies.Il s'est lui-même placé très loin, pour souligner qu'il ne prenait aucun parti.» La géographie lunaire romantique de Riccioli allait inspirer de nombreux romanciers, qui ont fait de la Lune un lieu mystérieux où vivaient des peuplades colorées : on n'a qu'à penser aux Aventures du baron de Munchausen.La face cachée de la Lune a des noms plus prosaïques, souvent tirés de l'histoire russe et de la mythologie soviétique, parce que la première sonde à la scruter a été soviétique \u2014 Luna 3 en 1959.Le journaliste britannique a eu l'idée de son livre en janvier 1998, quand la sonde Lunar Prospector a découvert de la glace sur le satellite.« Ç'a changé les perspectives d'avenir de la Lune.Tout à coup, un retour devenait envisageable.D'autres livres parlaient des astronautes, de la science, de l'observation, mais aucun ne faisait la synthèse de l'histoire et des mythes.À un certain point, je me suis rendu compte que je faisais une biographie plus qu'une histoire de la Lune.» Au passage, M.Whitehouse a débusqué des erreurs.« Beaucoup de livres de référence perpétuent des inexactitudes.Par exemple, on lit souvent que Léonard de Vinci a été le premier à décrire la Lune, avec un dessin de 1514.En fait, Van Eyck, un peintre mort en 1441 à Bruges, l'avait précédé.J'ai même trouvé une carte lunaire gravée dans une tombe en Irlande, qui date de 5000 avant Jésus-Christ.J'étais vraiment excité quand j'ai entendu parler de la rumeur et que j'ai pu pénétrer dans la tombe pour la vérifier.» David Whitehouse, auteur du livre The Moon : A Biography.Doit-on annoncer la mort d'un proche à un astronaute en orbite ?MARCIA DUNN Associated Press CAP CANAVERAL \u2014 Avec la généralisation des vols spatiaux de longue durée qui, après Mir, ont désormais pour cadre la Station spatiale internationale (SSI ou Alpha), une question d'ordre psychologique se pose : faut-il annoncer à un astronaute en mission une mauvaise nouvelle concernant ses proches ?Vladimir Dejourov, un des trois hommes d'équipage arrivés dimanche sur la SSI à bord de la navette Discovery, a déjà vécu une douloureuse expérience lors d'un vol spatial en 1995.En mission pour quatre mois dans la défunte station Mir, il a appris par le centre de contrôle la mort de sa mère, décédée d'un cancer à l'âge de 58 ans.Il lui restait encore quelques semaines à rester sur Mir.« J'ai eu une très grosse déprime », soulignait-il récemment.« Pendant peut-être une journée, je n'ai pas parlé au (centre de contrôle) et je n'ai pas travaillé.» Mais « j'ai compris que l'on ne pouvait pas changer la situation juste pour moi et je savais que je devais travailler, que j'avais des tâches à accomplir », a-t-il ajouté.Dejourov a tenu bon et a pu partager son deuil avec sa famille après son retour sur terre.Six ans plus tard, il est sur la SSI et, comme sur Mir, il veut être informé immédiatement de toute mauvaise nouvelle touchant ses proches.Il va rester quatre mois dans la station avec son coéquipier russe, Mikhail Tiourine, et l'astronaute américain Frank Culbertson, les trois prenant la relève du trio sortant.Tiourine souhaite lui aussi être informé en cas de mauvaise nouvelle.En revanche, Culbertson, qui est le commandant de bord, refuse d'exprimer une préférence.Il souligne que la NASA étudie sérieusement la question.Si l'agence spatiale russe a beaucoup d'expérience concernant les vols de longue durée \u2014 la première station spatiale soviétique, Saliout 1, a pris son envol en 1971 \u2014, la NASA n'a pas encore accumulé une telle expérience concernant les aspects psychologiques de ces missions.Avec l'accès au courrier électronique et un équipement de radio amateur à bord de la station Alpha, on craint que ses occupants n'apprennent de mauvaises nouvelles par des sources non officielles, ce qui pourrait aggraver la situation.« Il y a vraiment des gens qui voudraient pouvoir se vanter d'avoir annoncé à un membre d'équipage la mort d'un cousin par exemple », a souligné Culbertson avant le vol.L'astronaute italien Umberto Guidoni déclare qu'il est l'un des rares à ne pas vouloir recevoir de mauvaises nouvelles lorsqu'il est embarqué pour de courtes missions à bord de la navette américaine.« Je me connais assez pour savoir que je risque de ne pas arrêter d'y penser », souligne-t-il.Lors de sa première mission à bord d'une navette en 1996, Guidoni avait demandé lors d'un contact radio si son fils Luca s'était bien amusé pour son quatrième anniversaire.Il avait obtenu une réponse vague, ce qui l'avait amené à se poser des questions.Il avait découvert après son retour sur Terre que son fils avait été hospitalisé pour une pneumonie.Une étude menée dans les années 80 auprès de 54 astronautes et cosmonautes a montré que la moitié d'entre eux voulaient être informés des mauvaises nouvelles, comme un décès dans leur famille, durant leur séjour dans l'espace.Mais l'autre moitié ne le souhaitait pas.Selon le Dr Nick Kanas, un psychiatre de San Francisco ayant participé à l'étude, il semblerait que les astronautes et cosmonautes embarqués pour un vol long soient plus désireux d'être mis au courant durant leur mission que ceux effectuant un vol de plus courte durée.Photothèque La Presse© La cohabitation des équipages internationaux n'était pas toujours facile à bord de la station MIR.LUNE Suite de la page B1 Origine de la Lune : nouvelles hypothèses Au sujet des étoiles, c'est une question de jour et de contre-jour.Les surfaces photographiées semblent très réfléchissantes et donc l'ouverture de la caméra devait être assez fermée.Je suis sûr qu'on doit voir quelques étoiles sur les originaux.Nous avons ici des copies de piètre qualité.Pour les ombres, il y avait plusieurs sources lumineuses.En fait au moins deux, l'éclairage des astronautes et le soleil.Plus peut-être un reflet du soleil sur le Lem ou sur une colline voisine.C'est très difficile pour nous d'imaginer ce que peut être un décor sans atmosphère.Nous sommes habitués de vivre au fond de notre océan d'air et nous n'avons aucune idée à quoi cela peut ressembler quand il n'y a pas d'atmosphère.Et le cratère ?M.Cloutier n'a qu'une seule réponse : « Pfff.» D'autres articles soulignent que les moteurs du module d'alunissage ont été allumés en altitude.D'une manière plus générale, il est difficile de croire à une conspiration du silence d'une telle envergure.Charles Duke, qui faisait partie de la mission Apollo 16 en avril 1972, a souligné à Wired que la NASA aurait été bien stupide de répéter la fausse mission six fois.« L'alunissage d'Apollo 11 est l'événement le plus documenté de l'histoire de l'humanité », renchérit David Whitehouse, un journaliste de la BBC qui vient de publier une « biographie » de la Lune aux éditions Headline.« Plus d'un demi-million de personnes ont travaillé sur le programme lunaire de la NASA, deux millions de personnes ont assisté au décollage, une douzaine de personnes ont mis le pied sur la Lune.Comment voulez-vous acheter le silence d'autant de gens ?» Certaines peuplades autochtones refusent toujours d'admettre que l'homme a marché sur la Lune, relève M.Whitehouse, en entrevue téléphonique depuis Londres.« Il s'agit d'une déesse dans plusieurs cultures.Des astronautes qui donnaient des conférences dans des pays d'Amérique du Sud ont vu des gens sortir en plein milieu, parce qu'ils n'acceptaient pas ce qu'on leur disait.Mais dans le cas des Américains qui croient qu'Apollo 11 a été tourné dans un studio, je crois qu'il s'agit d'un besoin irrationnel de voir des conspirations gouvernementales partout.Ça n'a rien à voir avec la mythologie qui entoure la Lune.C'est dans les mêmes ligues que les extraterrestres, Elvis, l'assassinat de JFK.Les pierres ramenées de la Lune ont été clairement identifiées comme extraterrestres ; est-ce plus raisonnable de penser qu'elles ont été ramenées par les astronautes, ou qu'elles sont venues avec des petits bonhommes verts ?» PARIS \u2014 La gigantesque collision qui donna naissance à la Lune se serait produite à la fin du processus de gestation de la Terre, et non pas à mi-parcours, selon les travaux de scientifiques américains publiés dans la revue Nature, parue hier.Il est généralement admis depuis une dizaine d'années que la Lune a probablement résulté d'une collision cataclysmique entre la Terre et un autre objet d'une taille équivalente à notre planète, il y a environ 4,5 milliards d'années.Mais les astronomes ont été jusqu'ici en peine de proposer un scénario plausible qui puisse expliquer les positions orbitales ou la composition actuelles de la Terre et de la Lune.Les deux chercheurs américains, Robin Canup (Institut de Recherche du Sud-Ouest de Boulder, Colorado) et Erik Asphaug, de l'Université de Californie à Santa Cruz, viennent de finaliser une modélisation informatique de haute précision décrivant la collision ayant conduit à la naissance de la Lune.Ils ont produit une simulation en trois dimensions prenant en compte les effets thermodynamiques du choc et les interactions gravitationnelles.Cette nouvelle théorie a été rendue possible grâce aux récents progrès de l'informatique et de l'algorithmique : selon Jay Melosh, de l'Université d'Arizona) qui signe un commentaire, il aura fallu quelque 50 ans à des bataillons de physiciens, que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, pour arriver à des ordinateurs capables de traiter en trois dimensions des données sur des impacts ou des explosions, dans des cas de figure plus simples où le paramètre de la gravité n'entrait pas en jeu.« Prendre en compte en plus la gravité posait un défi formidable », soulignet- il .Des hypothèses avancées précédemment pour tenter d'expliquer l'origine de la Lune ont fait état, soit d'un impact avec une astéroïde beaucoup plus volumineuse que Mars, soit d'une collision avec une Terre beaucoup plus petite, soit encore de plusieurs collisions successives. 5LP0301B0817 B3 17 août 5LP0301B0817 ZALLCALL 67 00:58:14 08/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 7 AOÛT 2001 B3 La restauration rapide au ralenti DAVID GOETZ The Louisville Courier-Journal DURANT LES années 90, l'amour de Bill Clinton pour les Big Mac était à l'image de l'engouement des Américains pour le fast-food.L'industrie de la restauration rapide a connu un boum spectaculaire, marqué par la montée en flèche des chaînes Papa John's International et Tricon Global Restaurants, de Louisville (Kentucky).Depuis son départ de la Maison- Blanche, Clinton tourne plus ou moins au ralenti, et tout semble indiquer qu'après dix années de croissance ininterrompue, le bazar de hamburgers, pizzas, poulets, sandwichs et cafés connaît aussi un ralentissement.En dépit du succès de certains concepts, les ventes globales de l'industrie du repas-minute ont ramolli au cours de la dernière année.Et les plus récentes indications laissent croire que même les admirateurs les plus ardents du fastfood sont plus tièdes.«Nous avons des études de consommateurs effectuées par des tiers qui démontrent que les clients du repas-minute, et notamment les plus friands, semblent avoir lentement mais sûrement réduit leurs achats de fast-food et de pizza», affirme Syl Sosnowski, directeur de marketing de la chaîne Papa John's.Mc Donald's, le géant du quart de livre, a rapporté des ventes inchangées aux États-Unis pour les mois d'avril et mai 2001.Les ventes de Wendy's ont augmenté depuis janvier, mais l'achalandage a diminué de 0,6% au cours du premier trimestre.Tricon rapporte des ventes en hausse de 1% au cours du deuxième trimestre, principalement à cause d'une augmentation de 3% à Pizza Hut qui a bénéficié d'une campagne de promotion de 70 millions $ pour sa nouvelle croûte de pizza tordue.Une campagne similaire l'an dernier pour sa pizza Big New Yorker avait donné une hausse de 14%.Selon les consultants en restauration Technomic Inc, les ventes de Pizza Hut se sont accrues de 6% en mai, mais ont décliné de 1% en juin.Le ralentissement semble toucher plus particulièrement le secteur de la pizza depuis six mois, note Sosnowski.Depuis sa première offre publique de vente en 1993, Papa John's avait connu 33 trimestres consécutifs de croissance.Le dernier trimestre a vu apparaître des chiffres rouges.Il est difficile de dire si l'industrie entière connaît un recul, mais tout semble indiquer que ce soit le cas.Huit des treize restaurants rapportant leurs résultats de juin à Technomic ont annoncé des hausses, comparativement à 12 sur 14 en février.Selon le président de Technomic, Ron Paul, «il y a très certainement eu un ralentissement».Le secteur est «très, très modérément positif», dit-il.Des ventes en hausse de 1%, tout au plus.Mais il y a désormais un joker dans le jeu \u2014 des chaînes de restaurants tout-aller comme Applebees, Chili's et Outback Steak House qui ont maintenu leur élan durant le ralentissement des fastfood, du moins jusqu'à tout récemment.Les baby boomers ont apparemment adopté ces chaînes, même s'ils y dépensent plus d'argent.Pourquoi?«Ces gens ont tendance à connaître leurs meilleures années de rémunération.Quand ils sortent, ils veulent être servis», opine Fitzhugh Taylor, analyste associé à la société Banc of America.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Tony Christidis, le patron du premier Mc Café au Québec, qui a ouvert ses portes mercredi à la station de métro de Longueuil.McDO Suite de la page B1 «Il y a de la place pour la compétition et la compétition nous rend tous plus forts.À Montréal, les gens aiment les cafés spécialisés.Le marché peut encore se développer.Nous regardons toujours pour de nouvelles opportunités», dit-il.Il y a plus de 28 000 restaurants Mc Donald's dans 121 pays, selon le site Internet de la compagnie (www.mcdonalds.com) basée à Oak Brook, en Illinois.Environ 45 millions de personnes les visitent tous les jours.Au Canada, 1160 restaurants servent trois millions de clients quotidiennement.Pourtant, «les Américains ne réclament plus à grands cris du Mc Donald's», affirmait en juillet l'analyste industriel Damon Brundage au USA Today.D'où cet effort de diversification pour récupérer des nouveaux consommateurs, note le professeur Jacques Nantel.Lola et Emily à l'heure de New York MARIE-FRANCE LÉGER LOLA ET EMILY ne sont pas deux colocataires comme les autres.Leur logement du 3475, boulevard Saint-Laurent accueille des visiteurs en mal de magasinage depuis quelques jours.Meubles, vêtements, produits de beauté à découvrir comme chez soi, c'est le pari des Montréalaises Marnie Blanshay (Lola) et Sally Scott (Emily).Les deux jeunes femmes de 30 et 32 ans ont poussé plus loin la réflexion du déjà célèbre Caban en intégrant encore davantage le concept « comme à la maison ».On fouille dans les garde-robes à la recherche d'une jupe Preloved, on déniche un sel de bain sympa dans l'armoire au-dessus du lavabo, on regarde avec quoi Emily agence son pantalon noir Thien Le tout en se resservant de confiture préparée par la mère de Lola.« Ici, c'est un appartement.On regarde dans les armoires, dans la salle de bains, sur le lit.On regarde dans la vie des locataires », explique Sally.Les visiteurs peuvent prendre leur temps, siroter un café, grignoter un croissant et aller se chercher du lait dans le frigo.Les conjoints fatigués et les enfants chahuteurs pourront s'écraser sur le divan afin de laisser maman rôder à son aise.Un peu plus et le client pourrait choisir son CD.« J'ai toujours voulu magasiner dans un endroit comme ça dit Marnie.C'est plus accueillant.» La plupart des vêtements ne sont pas disponibles sur Saint-Laurent ou introuvables à Montréal, comme la marque Preloved.Et les morceaux de Thien Le sont expressément choisis pour la boutique.Les cosmestiques Cargo, encensés à Toronto, attendent les acheteuses friandes de douceur.Beaucoup de design torontois donc, pour une boutique située au coeur du « poumon » montréalais.« Pour nous c'est la combinaison de produits qu'on a qui fait que c'est unique », précise Marnie.En plus petit, en moins flyé, c'est au fond une mini reproduction du fameux The Appartment de New York, qui fait fureur à Soho.Là-bas tout est « hi-concept » et les prix sont « outrageous ».Chantal Gagnon, de Fashion Lab, en aurait eu beaucoup à dire mais hier elle était retenue par des clients américains.Le styliste Denis Desrosiers, de Elle Québec, nous a souligné quant à lui que ce mode de magasinage reflétait le voyeurisme en vogue.« C'est plus personnalisé mais au fond c'est une boutique comme les autres.Lola est plus funky, plus mode tandis qu'Emily est plus sobre, moins tape-à-l'oeil.Leur apart, c'est une façon, disent-elles, de fureter dans une ambiance plus conviviale, plus caractéristique du quartier.La soeur de Marnie fournit des fleurs fraîches.Les clients vont grignoter biscuits et fromage à 17h.Il y a du cher et de l'abordable.« L'idée, c'est que dès qu'on voit des choses qui donnent de la vérité à l'appartement, on va les proposer », dit Sally.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Les colocataires Marnie Blanshay (alias Lola) et Sally Scott (alias Emily) vous invitent à magasiner chez elles.Celluloliques, les jeunes?En moyenne, les jeunes Québécois utilisent leur cellulaire pendant deux heures par semaine MARIE ALLARD BLABLABLA DANS l'autobus.Blablabla à la plage.Blablabla à la terrasse du café.Ils sont partout.Qui donc ?Les jeunes utilisateurs de téléphone cellulaire.Selon un sondage SOM, rendu public hier (réalisé du 31 juillet au 5 août auprès de 400 Québécois et Ontariens âgés de 16 à 24 ans, pour le compte de Bell Mobilité), 25 % des Québécois de 16 à 24 ans, et 33 % des Ontariens du même âge, possèdent un téléphone mobile.Chacun d'entre eux l'utiliserait \u2014 en moyenne \u2014 pendant près de deux heures par semaine, pour les Québécois et trois heures par semaine, dans le cas de leurs voisins.D'où l'impression que la ville est envahie par les jeunes langues bien pendues.Mais de quoi discute-t-on avec tant de passion ?D'affaires de coeur, de mode, de musique, pensez- vous ?Que nenni, assure le sondage.« Il appert que 68 % des jeunes Québécois et 51 % des jeunes Ontariens ont recours au téléphone cellulaire pour faire des appels pratiques, et non pas pour bavarder à propos de tout et de rien », dit l'enquête.Vraiment ?« Appeler au cinéma pour en connaître la grille horaire, ou encore à un service de billetterie pour acheter une place à un concert est le genre d'appel pratique que font les jeunes », indique France Poulin, porte-parole de Bell.50 % des répondants admettent par ailleurs que leur cellulaire leur permet de rester en contact avec leurs amis.La famille n'est pas non plus en reste, puisque 17 % des jeunes Québécois (et 29 % des jeunes Ontariens) affirment utiliser leur « mobile » pour joindre leur smala.Étonnement sages, les Ontariens de 16 à 24 ans indiquent même qu'ils emploient davantage leur téléphone cellulaire pour communiquer avec leurs parents qu'avec leurs ami(e)s de coeur ! Ce qui n'est pas le cas des jeunes Québécois, tiens, tiens.« L'étude démontre également que l'utilisation du téléphone cellulaire à l'école constitue un mythe plus qu'une réalité », indique le sondage.En effet, seulement 7 % des jeunes avouent se servir de leur mobile en milieu scolaire.Les règlements anticellulaires et antitéléavertisseurs, qui se multiplient dans les campus, ne sont peut-être pas étrangers à ce constat.En outre, seulement 11 % des jeunes utilisateurs de téléphones cellulaires s'en serviraient principalement en situation d'urgence.Quant aux habitudes d'achat des jeunes adeptes du cellulaire, elles sont elles aussi irréprochables, selon Bell.« Les répondants du sondage affirment que le prix, les fonctionnalités et la qualité de la réception sont les trois principaux éléments à considérer dans le choix d'un téléphone cellulaire », indique le compte rendu de l'enquête.Plus encore, le design et la marque des boîtiers n'influenceraient que très peu de jeunes, selon le sondage.Moins de 5 %, en fait.Reste à savoir pourquoi les fournisseurs de téléphonie mobile multiplient les publicités qui visent ce public.Photothèque La Presse © Prochain appel : 68 % des jeunes Québécois ont recours au téléphone cellulaire pour faire des appels pratiques. 5LP0401B0817 B4 Vendredi 5LP0401B0817 ZALLCALL 67 01:02:09 08/17/01 B B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 7 A O Û T 2 0 0 1 Tintin et l'alcool VOUS RÊVEZ de faire la une du journal ?Voici un truc qui vous fera patienter jusqu'à ce que vous obteniez votre heure de gloire : (ilsbohu.free.fr/gen2bio).Ce site vous permet, après avoir complété un bref questionnaire, de vous retrouver en quelques secondes devant votre biographie.Mieux encore, si vous le désirez, vous pouvez également consulter sept autres articles bidon publiés à votre sujet.Des articles qui touchent votre réussite dans le monde de la musique, de la diplomatie internationale, dans la nouvelle économie et évidemment, dans le monde du sport.Allez vous faire plaisir quelques minutes et n'oubliez pas d'imprimer le tout, question de vous rappeler ces quinze minutes de gloire, tel que promises par Andy Warhol.\u0001 \u0001 \u0001 ON A DIT énormément de choses au sujet des non-dits ou des sous-entendus dans la vie du personnage de bande dessinée belge Tintin.Dernière en liste, un essai qui a pour titre Tintin et les psychotropes (www.dogmael.net/tintin).À en croire l'auteur du site, Tintin serait plutôt généreux sur les portions d'alcool qu'il verse à ses invités, quand il ne leur donne pas tout simplement une bouteille complète, tout cela pour arriver à ses fins.Pensez aux cuites du capitaine Haddock et vous comprendrez.Quant à Tintin, l'auteur recense seulement deux épisodes où le jeune héros fait luimême un usage abusif de l'alcool.Le site fera sûrement jaser les tintinologues.Parlant de Tintin, si vous désirez voir un superbe site sur le sujet, vous devriez passer sur Tintin.com (www.tintin.com).Vous y trouverez tout ce que vous cherchez sur le jeune homme, ses amis et ses ennemis.Et puis, on ne peut pas parler de Tintin sur le Web sans souligner un des plus vieux sites sur le sujet (www.tintin.qc.ca) réalisé en 1995 et toujours tenu à jour par le Québécois Nicolas Sabourin.\u0001 \u0001 \u0001 DEMAIN DÉBUTE à Montréal le premier Rassemblement International Annuel des Membres de ICQ.Une rencontre qui permettra à plus d'un millier d'utilisateurs du logiciel de messagerie instantanée de finalement se voir en chair et en os.Pour connaître les activités bien réelles auxquelles vous pouvez participer à titre d'usager d'ICQ, passez consulter le site Web de l'événement (www.icqmeeting.com).Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Quand le sourire remplace la souris Premier rassemblement \u2014 en chair et en os \u2014 des utilisateurs d'ICQ à Montréal MARIE ALLARD ROBERT JOURDAIN, un conservateur de livres de Montréal, attend ce week-end de la grande visite.« J'ai des amis du Japon qui s'en viennent au Québec, indique-t-il.Nos rapports vont enfin pouvoir passer du virtuel au réel ! » Rassurez-vous : les amis nippons de M.Jourdain ne sont pas des créatures de jeu vidéo, mais des êtres humains en chair et en os.Si leurs relations sont virtuelles, c'est qu'elles ont lieu sur ICQ (prononcer I seek you, soit je te cherche), un logiciel de messagerie personnelle.« Quand je travaille à l'ordinateur, chez moi, j'aime bien me servir d'ICQ, témoigne Robert Jourdain.De temps à autre, un bip ! bip ! m'indique que j'ai reçu un message d'un ami, ce qui fait que je me sens moins isolé.» Que l'interlocuteur en question vienne de Laval ou du bout du monde reste un détail.Jusqu'au moment où une « vraie » rencontre soit envisagée.Difficile, alors, de rendre visite à des potes d'un peu partout sans se ruiner.« À moins qu'un même lieu de rencontre soit fixé pour tous », s'est un jour dit Luc Bégin, un autre utilisateur d'ICQ.Une idée venue d'Australie À ce moment, seules semblaient exister les Secret Aussie ICQ Meetings, des rencontres réservées aux utilisateurs Australiens.Il n'en fallait pas plus pour que M.Bégin en vienne à organiser le premier rassemblement international annuel des membres de ICQ, qui s'ouvre demain, à Montréal, et auxquels participent M.Jourdain, ses amis japonais, et quelque 1200 autres amateurs d'ICQ.Un nombre relativement décevant, quand on sait que 108 millions de membres de ce logiciel de messagerie sont recensés à travers le monde.Au menu de l'événement, qui se déroule jusqu'au 26 août : tourisme (tour guidé du Plateau et du Vieux- Montréal), boustifaille (un banquet au Festin du Gouverneur, entre autres choses) et fêtes de toutes sortes (comprenant notamment l'élection de Monsieur et Madame ICQ 2001, au bar Le Belmont, dimanche soir).Au départ, un volet gay et des conférences étaient également prévus, mais le manque d'intérêt des utilisateurs d'ICQ pour ces activités en a forcé l'annulation.Selon Luc Bégin, l'organisateur du rassemblement, une seule chose passionne vraiment les utilisateurs d'ICQ, soit « faire la fête ! » Jean-Marc Lucchini, un électronicien français de 25 ans, compte effectivement s'amuser lors du Rassemblement de Montréal, mais aussi découvrir la ville.« J'ai toujours voulu connaître le Québec, alors je me suis dit que je devais profiter de cette occasion pour y venir », indique le jeune homme, utilisateur d'ICQ depuis trois ans, et joint (évidemment !) par courrier électronique.« Malheureusement, aucune de mes connaissances sur ICQ ne compte venir au rassemblement, le voyage coûtant trop cher, note-t-il.Je vais donc me retrouver seul, mais je pense faire connaissance avec des gens sur place.» Avis aux intéressé( e)s.Photo CP Luc Bégin et Grayson Wagner partagent un moment ensemble à Montréal.Ils se sont rencontrés il y a un an sur le réseau ICQ et participent en fin de semaine au premier rassemblement international ICQ.INFORMATIQUE Les PC à la croisée des chemins MATT BEER Agence France-Presse SAN JOSE \u2014 L'empereur des logiciels Bill Gates, fondateur de Microsoft, et le roi de la puce Andrew Grove, fondateur d'Intel, ont célébré récemment avec le sourire au coeur de la Silicon Valley le prétendu 20e anniversaire de l'ordinateur personnel.Sur les deux dernières décennies, ces deux emblèmes ont en effet été au centre de la scène mondiale de l'explosion des marchés de masse des fameux PC.et environ 500 millions d'ordinateurs de bureau ou portables sont actuellement en service.Quelque 138 millions de ces appareils seront encore vendus cette année, selon les spécialistes, et les PC trônent désormais dans 64 % des foyers américains.Ils continueront de surpasser nettement en ventes annuelles tant les téléviseurs que les bicyclettes.Le fondateur de Microsoft dirige à plus de 40 ans un groupe au chiffre d'affaires supérieur à 25 milliards de dollars provenant principalement du fameux système d'exploitation Windows qui domine le marché.« Cela a été un développement économique stupéfiant », reconnaît Bill Gates.« J'ai eu la chance d'en faire partie, mais nous affrontons des défis fondamentaux », renchérit l'immigrant hongrois Andrew Grove, co-fondateur du plus grand fabricant de microprocesseurs, Intel.Il y a 20 ans, le 12 août 1981, le premier PC d'IBM était présenté.En fait, les PC existaient déjà pour les « fondus » de l'époque.Mais ce PC d'IBM, malgré son écran monochrome et son absence de disque dur, était bien la première approche grand public.Et maintenant, l'horizon est chargé de nuages.Pour la première fois de son histoire, l'industrie des PC enregistre en effet un affaiblissement de la demande, confirme la dernière étude de la société IDC, la référence mondiale en matière d'analyse du marché.Et le chiffre d'affaires global de ventes de microprocesseurs devrait, lui, reculer de 26 % sur l'année, selon une autre analyse publiée récemment.Les grands fabricants d'ordinateurs \u2014 comme Compaq, Gateway ou Hewlett Packard \u2014 ont déjà commencé à licencier des employés.Plus inquiétant, les Américains semblent entrer en désamour de leurs machines, beaucoup commençant à rêver vaguement d'un travail, mais sans PC, indique une étude américaine sortie en mai.« Les gens ne sont tout simplement plus fanas de leurs ordinateurs, ils commencent à les percevoir comme une contrainte ennuyeuse », estime Mitch Kapor, qui dessina le fameux tableur Lotus 1-2-3.« Et les PC deviennent ennuyeux, en dehors d'Internet, il n'y a rien de nouveau depuis longtemps », note-t-il.Bill Gates veut croire de son côté que la génération des machines à venir, plus petites, portables, connectées sans fil et à hauts débits, fournira un nouveau souffle.Mais il reconnaît en même temps que « cela prendra des années, des milliards de dollars d'investissements et des tas d'innovations pour y parvenir ».Et différents spécialistes estiment pour leur part que la domination de Microsoft \u2014 menacée par la législation antitrust américaine \u2014risque de freiner le mouvement.Plus précisément, certains pensent que le fait pour Windows de représenter 95 % du marché ralentit l'innovation.« Soit vous sortez un truc qui marche sous Windows, ce qui veut dire sur les plates-formes PC existantes, soit vous êtes condamnés à rester marginal », résume Mitch Kapor.Structure des lots 15 à 20/20 1 000 000 $ 14/20 10 000 $ 13/20 1 000 $ 12/20 500 $ 11/20 50 $ 10/20 20 $ 9/20 10 $ 8/20 5 $ 3/20 5 $ 2/20 10 $ 1/20 20 $ 0/20 500 $ T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-08-15 Tirage du 2001-08-15 Tirage du 2001-08-15 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 0 539 615,30 $ 5/6 186 2 320,90 $ 4/6 10 690 77,40 $ 3/6 211 258 10,00 $ Ventes totales: 12 688 923 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 26 Numéro complémentaire: 41 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 11 500,00 $ 4/6 728 50,00 $ 3/6 16 253 5,00 $ Ventes totales: 539 571,50 $ Tirage du 2001-08-16 Tirage du 2001-08-15 NUMÉRO: 321527 Tirage du 2001-08-16 Tirage du 2001-08-16 NUMÉRO: 340884 GAGNANTS LOT 53 188,68 $ Photothèque REUTERS L'empereur des logiciels, Bill Gates, à droite, et le roi de la puce, Andrew Grove, célèbrent le vingtième anniversaire du PCau Musée des technologies de San José Californie.MME LUCIE DAIGLE LONGUEUIL MME DENYSE DAVID ROUYN-NORANDA MME LISE GAGNON MONTRÉAL-NORD MME MARCELLE LEMIRE BOISBRIAND MME LINA VANDETTE DELSON GRILLE BLANCHE LA Voici les 5 gagnants qui ont mérité un sac à dos La Presse pour la grille du 17 juin dernier.« Merci à tous ceux et celles qui ont participé.» Prévoyez un délai de 4 à 6 semaines pour la réception de votre prix.2979034A 5LP0501B0817 B5 - VENDREDI 5LP0501B0817 ZALLCALL 67 00:56:31 08/17/01 B RAPHAËL MATHIE Le Figaro L'arrogance de sa moustache cirée, la fierté de son regard, l'impeccable tenue des plis de son costume trois-pièces lui font un faux air de colon espagnol.Edwin Vegas, biologiste de formation, est recteur de l'université nationale de Piura, ville poussiéreuse du nord du Pérou, longtemps délaissée par les autorités de Lima.Dehors, la nuit tombe et les néons commencent à crépiter du bruit de nuées d'insectes.Dans le fast-food, une sono sature d'une cumbia électronique.Edwin Vegas tente de se faire entendre : « Au Pérou, il n'y a pas de véritable observation des impacts climatiques.Curieux, alors que c'est un pays d'une extrême biodiversité et que le réchauffement de la planète semble se confirmer.» Il s'interrompt, se rafraîchit d'une gorgée de jus de papaye, s'éponge le front et reprend : « Regardez, dans les Andes les glaciers tropicaux reculent, alors que chez nous, dans la région, le paludisme et la dengue se développent.Mais ici tout le monde s'en fout ! » La route crevée de nids-de-poule emprunte une trajectoire rectiligne à travers la plaine, où oasis et forêt sèche se succèdent.À l'arrière de la camionnette, Noé, un paysan, termine sa nuit.Cinq heures du matin.Six heures de piste doivent nous emmener à Santo Domingo, village niché dans la sierra, à plus de 1500 m d'altitude, où se tient un rassemblement des rondas campesinas : une organisation paysanne créée au début des années quatre-vingt pour lutter contre les voleurs de bétail et qui, aujourd'hui, après plus de dix ans de mise sous tutelle fujimoriste, tente de refaire surface.« Sale temps.Depuis trois ans il ne cesse de pleuvoir, lâche au volant de sa japonaise César Paz Lopez, agronome dans une ONG(1) péruvienne.Normalement, à cette époque de l'année (le début de l'hiver austral), le soleil est encore de plomb.» À ses côtés, Anne-Marie Hocquenghem, une ethnosociologue qui travaille depuis plus de quinze ans sur l'histoire de la région, soupire : « On a déjà connu des périodes pareilles.Et puis il ne faut pas oublier l'intensité du dernier El Niño.» En 1998, il est tombé en quelques heures autant de pluie qu'en une année.Le rio Piura, qui prend sa source à 3000 m d'altitude et qui est au centre d'un complexe système d'irrigation alimentant les riches oasis de la vallée, s'est transformé en torrent de boue ; des rivières se sont formées et des lacs se sont créés.« C'est vrai que la forêt sèche s'est transformée, qu'elle est plus verte.Les arbres ont poussé et on a semé du maïs là où il n'y avait que de la terre à nu et des chèvres, reprendelle au bout d'un long silence.Les gens pensent qu'il pleut trop, mais bon Dieu, sur les toits des maisons il y a des tuiles.C'est bien la preuve que ça n'a jamais été complètement désertique par ici.Alors, quand on me parle de changement climatique global.» Un noeud climatique À Morropon, le marché bat son plein.Il pleut et les nuages semblent accrocher les imposantes rouflaquettes cuivrées de l'amiral Grau, héros de la guerre du Pacifique contre le Chili, dont la statue trône sur la place centrale.« Tremblement de terre à Arequipa.Raz-de-marée à Camana.Cent morts », s'égosille un vendeur de journaux.Presque une banalité dans un pays régulièrement brutalisé par la plaque tectonique de Nazca.« Le Pérou constitue un noeud climatique d'une extrême complexité et d'une extrême instabilité », commente Anne-Marie Hocquenghem.Bordé par un désert côtier et la forêt amazonienne, traversé de part en part par des sommets culminant à plus de 6000 mètres d'altitude, le pays est sans cesse soumis aux influences pacifique et atlantique, continuellement bercé par les courants froids de Humboldt et chaud d'El Niño, parcouru par les alizés qui filent le long de l'équateur et régulièrement frappé par le mystérieux phénomène Enso (El Niño Southern Oscillation).« Je préfère évoquer l'incapacité des pouvoirs publics à gérer cette extrême instabilité plutôt que de me prononcer sur le changement climatique, ajoute la scientifique.C'est clair, rétorque César Paz Lopes, en avalant une cuisse de poulet pour son petitdéjeuner.Regarde la tentative de planification agricole du début des années soixantedix : un désastre pour les paysans.« À Piura ils construisent des ponts et des chaussées en dépit du bon sens.Et je te parle pas du système de drainage.Ils ont perdu la mémoire.Une grosse pluie et c'est la catastrophe.Il en est de même pour le projet de mine d'or à ciel ouvert de Tambogrande, le long du rio Piura.Aucun de ces messieurs ne doit se souvenir de la puissance du dernier Niño.La catastrophe écologique nous pend au nez.» La borrachera, une plante dont la fleur saoule et foudroie les chèvres, colonise les bas-côtés des premiers lacets.Les habitations se font plus rares.Le cochon domestique aussi.En 1989, la peste bubonique sévissait encore dans la région.Au fur et à mesure qu'on progresse, bombax et arbres à barbe prennent des aspects fantomatiques.La pente se durcit.À l'arrière de la camionnette, Noé ronfle.Tout est brouillard.Et c'est soudain plein soleil au zénith.« La terre des Jivaros ! Ils occupaient cet espace avant que les Incas ne les en chassent », s'exclame l'un des occupants du véhicule : bananiers, grenadiers, cannes à sucre, pommes de terre, soja, maïs et blé s'étendent à perte de vue.Par-delà les crêtes règne l'Amazonie.Santo Domingo n'est plus très loin.Les hommes disparaissent sous leurs chapeaux de paille et les femmes sont absentes.La Convencion de rondas campesinas de la microregion sierra central de Piura réunit une centaine de paysans.Au mur, une affiche à l'effigie du leader paysan de San Lorenzo, un opposant au projet de la mine d'or de Tambogrande, assassiné dans de mystérieuses conditions.Les orateurs se succèdent à la tribune.Les votes se font à main levée.« C'est notre première réunion depuis 1984, se réjouit l'un des participants.À l'époque, il fallait protéger la communauté des bandits, mais aussi se défendre contre les « mauvaises autorités ».Son voisin s'enthousiasme : « Nous allons pouvoir nous réorganiser, essayer de lutter contre l'excès d'humidité qui détruit une partie nos récoltes, gérer l'irrigation et la production, lutter contre la pauvreté, participer au processus de démocratisation du pays.» À l'extérieur, un curé blanc brandissant à bout de bras un gigantesque ostensoir doré guide femmes et enfants à travers les ruelles poussiéreuses du village.La procession s'ébranle lentement, au rythme déglingué des cuivres de la fanfare.Sur le perron d'une maison un cochon observe la scène.L'oeil vitreux et la couenne glauque, sa tête repose sur un billot en bois.C'est la Saint-Jean.À Santo Domingo, on fête Inti, le dieu Soleil.« Le changement climatique ?Mais on n'a pas de journaux ici ! On constate que les années sont plus ou moins sèches, c'est tout, ironise Carlos Lopez, le maire du bourg.C'est vrai qu'il pleut plus ces derniers temps, que les récoltes sont moins bonnes et les plaies plus nombreuses.Mais de mémoire d'agriculteur, on a toujours connu ça.» À ses côtés un vieux paysan esquisse un large sourire sur ses ratiches d'or.« Faut peut-être planter plus serré cette année ?\u2014 Peut-être, rétorque le chef du village, avant de continuer sur sa lancée.Si le maïs pourrit sur pied, l'excès d'humidité y est certainement pour quelque chose mais va falloir aussi s'interroger sur l'arrivée massive des engrais sur nos versants.Pauvreté, reprendil songeur, malnutrition, analphabétisme, manque de moyens de communication, manque de terres, érosion des sols : les véritables problèmes sont là.» Les premiers ronderos quittent la salle.Retrouver la bêche pour certains, s'embuer à la bière de maïs pour d'autres.Dans la cour de l'école, les adolescents se frôlent au rythme de la sono, dans les torrides assauts de la tchicha.C'est la fête à Santo Domingo.La fête d'Inti, le dieu Soleil.(1) Organisation non gouvernementale L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 7 A O Û T 2 0 0 1 B 5 COUP DE CHALEUR Voici le dernier d'une série de cinq reportages sur le réchauffement climatique et les réalités contradictoires du temps détraqué.Après les atolls du Pacifique, le Nunavut, le lac Tchad et les glaciers de Savoie, excursion dans une haute vallée andine.Saisons troubles dans la vallée des Jivaros Soldat péruvien évacuant la victime d'une inondation dans la vallée du rio Piura, au nord de Lima.Depuis trois ans, il ne cesse d'y pleuvoir.Fournitures de bureau Denis célèbre ces jours-ci l'ouverture d'un onzième magasin, situé au 3500 Côte-Vertu (dans le complexe Sphèretech), à Ville St-Laurent.Pour cette entreprise, la réussite a toujours été basée sur la compréhension des besoins changeants de sa clientèle.Un succès basé sur l'accessibilité d'achat En plus de ses 11 magasins Fournitures de bureau Denis met à la disposition des gens d'affaires, un service de commandes téléphoniques direct et personnalisé, un catalogue et des circulaires complets de mobiliers et de fournitures de bureau, un site internet transactionnel (www.denis.ca) qui permet, en temps réel, de s'assurer au moment de la commande du prix exact ainsi que la marchandise désirée est en inventaire.De grandes salles d'exposition à chaque magasin permettent à tous les gens d'essayer les produits, et ce, à proximité de leur lieu d'affaires.Si le confort de votre chaise et la fonctionnalité de votre bureau sont importants, venez rencontrer nos experts en ameublement de bureau.De plus, vous aurez accès à un vaste choix d'accessoires et de papeterie sur place.Redécouvrez le plaisir de travailler Travailler avec les bons outils, c'est toujours plus facile.et agréable ! Et comme les gens passent de plus en plus d'heures au travail, il est primordial de consacrer davantage d'efforts à assurer leur confort.De la chaise ergonomique au bureau multifonctions, tout doit être fait pour assurer la satisfaction de l'utilisateur.Il est donc important que ce dernier puisse prendre le temps d'essayer l'article qu'il souhaite acquérir.De nouvelles tendances; de nouveaux services Toujours à l'affût des nouvelles tendances, Fournitures de bureau Denis a compris que le marché des travailleurs autonomes est en plein essor.Pour répondre aux besoins de cette nouvelle catégorie de professionnels, l'entreprise a décidé d'étendre sa gamme de produits et de services.Dorénavant, tous les magasins du groupe offrent un plus grand choix de bureaux, de meubles de rangement et d'accessoires d'ordinateurs pouvant convenir à tous les espaces de travail, à la maison comme au bureau.Se rapprocher des clients et leur faciliter l'accès à tout ce dont ils ont besoin pour travailler : voilà deux principes qui seront toujours au coeur de la philosophie de l'entreprise.Ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui plus que jamais, les spécialistes de Fournitures de bureau Denis sont reconnus comme L'OUVERTURE eMAGASIN VILLE ST-LAURENT 11 DE SON CÉLÈBRE Publi-Reportage LES VRAIS EXPERTS DU BUREAU.2980029A El Niño, La Niña > Enso : (El Niño southern oscillation) : nom donné à un phénomène cyclique qui correspond à une étroite interaction entre certaines anomalies de la circulation atmosphérique et de la circulation océanique dans le Pacifique central et l'océan Indien.El Niño et la Niña sont les deux manifestations opposées du phénomène Enso.> El Niño : terme de 1891 qui, initalement, définissait les températures anormalement chaudes du Pacifique le long de la côte nord péruvienne et l'abondance des pluies au nord du Pérou et en Équateur.> La Niña : terme apparu à la fin des années 1980 qui qualifie un anormal refroidissement des eaux du Pacifique le long des côtes sud-américaines et des déficits de précipitations au Chili.Les scientifiques étudient le lien éventuel entre l'augmentation de la fréquence et de l'intensité de ce cycle complexe et le réchauffement planétaire. 5LP0601B0817 B6 vendr.5LP0601B0817 ZALLCALL 67 00:55:22 08/17/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 7 A O Û T 2 0 0 1 BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND - 52 - Le guide du médecin toqué Il serait bon que l'on consacre du temps à des recherches plus poussées dans le domaine de l'utilisation de l'humour en médecine.En guise de guide, voici sept astuces destinées aux professionnels de la santé.Cet humour est si personnel que je leur suggère de s'entraîner à appliquer ces «trucs» dans une variété de circonstances.Souvenezvous d'une chose: vous essayez de faire le pitre! Au premier abord, on peut se sentir mal à l'aise dans ce rôle.Il faut donc consacrer plusieurs heures à le répéter.Je déconseille de se servir de cette thérapie si vous n'y mettez pas du coeur, car, comme dans tous les traitements de choc, des effets secondaires pourraient se faire sentir.Votre objectif n'est pas de blesser les gens ou de minimiser leur souffrance, mais d'amuser ceux qui souffrent, car les douleurs vives ont besoin de l'antidote du rire.L'humour a plusieurs visages et les idées qui suivent ne donnent qu'un faible aperçu des possibilités qui s'offrent à nous.J'insiste sur mon rôle de bouffon, ce qui signifie que le rire s'exerce aux dépens de la personne qui le provoque.Les thérapeutes qui ont l'impression que ce choix est peu conforme à leur statut social ont parfaitement raison, mais il convient de leur rappeler que la déshumanisation de leur profession est soumise au feu nourri de la critique.Si la préservation de votre image vous inquiète, je vous propose, pendant que vous vous demandez encore si vous avez des dispositions pour le comique, d'orner le revers de votre veston d'une jolie rose.équipée d'un dispositif pour arroser les gens.Il est grand temps de mettre le rire au service de l'humanité souffrante.J'estime que le manque d'humour qui sévit dans les croyances empêche bien des gens de pratiquer une religion.Dans nombre de religions orientales, les croyants doivent suivre un cheminement vers l'illumination qui les oblige à suggère donc que les novices en la matière s'entraînent à trouver pour chaque situation quelque chose susceptible de les chatouiller sur le plan cosmique.Certains de nos grands inspirateurs ont démontré que la condition humaine est risible, même dans les situations les plus désespérées.Dante a appelé sa descente aux enfers La Divine Comédie et Balzac, son oeuvre capitale La Comédie humaine.Certaines personnes s'inspireront de quelques mentors comiques.D'autres explorateurs sur la piste des dingos auront besoin de plusieurs maîtres.Ne négligez jamais l'absurde des situations locales.Il vous suffit de regarder dans votre communauté et votre cercle d'amis pour trouver des gens capables de vous faire pouffer de rire.Il existe plein de maîtres inconnus qui sont en mesure de faire ressortir les folies qui abondent dans votre cadre de vie.Accrochez-vous à ces personnages et votre talent pour l'humour s'en trouvera amplifié.développer et à franchir des étapes dans l'ascension d'une échelle de chakras.M'inspirant de ce modèle, j'ai conçu une échelle comprenant sept chakrires permettant d'insuffler un peu d'humour en médecine.Les grands maîtres Privé de direction spirituelle, le novice qui entreprend de cheminer dans cette direction devrait étudier les grands maîtres du passé comme Aristophane, Shakespeare, Molière et Mark Twain pour n'en citer que quelques-uns.On ne peut que déplorer la rareté des documents sur les techniques des comédiens des siècles révolus.Nos contemporains sont gâtés puisque nous possédons des enregistrements audiovisuels de nos maîtres modernes qui sont, du côté anglo-saxon: Charlie Chaplin, Buster Keaton, W.C.Fields, les Marx Brothers, The Three Stooges, Laurel et Hardy, Abbott et Costello, Lucille Ball, Red Skelton, Jonathan Winters, Sid Caesar, Carol Burnett, Ernie Kovacs, Jerry Lewis, Woody Allen, Lily Tomlin, Monty Python, Pee-Wee Herman et toute la troupe du Saturday Night Live1.Aux yeux du Créateur, il est certain que la plupart des actes posés par les humains sont ridicules.Je 1.Voici un survol, hélas! trop bref, des talents comiques francophones, anciens et plus récents.Citons, pour la France: Pierre Dac et Francis Blanche, Robert Lamoureux, Les Frères ennemis, Fernand Raynaud, Raymond Devos, Pierre Desproges, Coluche, Jean Yanne, Les Inconnus, Boujenah, Popek, Michel Loeb, Smaïn, toute la troupe de l'ancien Petit Théâtre de Bouvard.Pour le Québec: Dominique Michel, Denise Filiatrault, Les Cyniques, Yvon Deschamps, Jean Lapointe, Ding et Dong, Jean-Guy Moreau, Michel Barrette, Normand Brathwaite, Antonin Kavanagh, Pierre Légaré et la bande de Rock et Belles Oreilles.(N.D.T.) À S U I V R E © Les Éditions internationales Alain Stanké, 2000 5LP0701B0817 5LP0701B0817 ZALLCALL 67 00:55:35 08/17/01 B LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1 7 AOUT 2001 B7 Deja visites pour vous LE P'TIT PLATEAU, 330 rue Marie-Anne Est, (514) 282-6342 Habite par une patronne plutot sympathique mais qui impose ses regles, ce resto de quartier offre une table d'hote qui ne se demarque pas par sa soupe ni sa salade verte, mais dont les entrees a la carte ne vous feront pas regretter le leger supplement.Pour > Les riches palettes de saveurs qui composent chacune des assiettes.L'excellent travail de la cuisine qui se fait remarquer jusqu'au dessert.Contre > Les services a heures fixes (18h et 20h30) le jeudi, vendredi et samedi.Les serveuses pressees.Les departs forces pour laisser la place au deuxieme service.Une reservation qui se laisse dans une boite vocale, mais qui devra attendre le retour d'appel pour etre confirmee.$$ \u0001\u0001\u00011.2 RISTORANTE LUCCA, 12 rue Dante, (514) 278-6502 Une ardoise renouvelee quotidiennement ou s'affiche un court menu inspire du terroir italien et qui s'appuie sur une technique maitrisee et des produits d'une fraicheur irreprochable.Une simplicite brillamment exploitee sans subir les soubresauts de la nouveaute.Pour > La maitrise de la simplicite executee avec brio.L'elegance du decor.Les portions genereuses qui ne font pas regretter le prix paye.La panna cotta qui prend ses grands airs.Contre > La dure realite selon laquelle la qualite a un prix.Les emulsions et autres infusions aux belles couleurs qui decorent les assiettes mais dont les saveurs tapissent insuffisamment nos palais.$$$ \u0001\u0001\u0001\u0001 CAFE MELIES, 3530, boulevard Saint-Laurent, (514) 847-9218 Ce restaurant se conforme aux tendances du voisinage, mais ne reussit pas a prendre la vedette dans un complexe avant-gardiste.Au menu, quelques solutions rapides pour calmer l'appetit des cinephiles et une cuisine plus elaboree pour les plus affames.Pour > Savourer une bouchee sur le pouce avant une projection a Ex-Centris au lieu de se gaver de popcorn.L'atmosphere, dans un superbe decor high-tech, qui reussit a rester detendue malgre le va-et-vient des cinephiles et les petits rythmes technos en sourdine.Contre > Une execution en cuisine parfois paresseuse et des produits qui n'auraient jamais du se rendre jusqu'a la table.$$ \u0001\u0001\u0001 AQUA TERRA, 285, avenue du Mont-Royal Est, (514) 288-3005 Cette version 2000 du terre et mer nous offre la mer sous forme de sushis et la terre sous forme de grillades.La composition des plats au menu suscite l'interet mais l'execution s'avere souvent decevante.Pour > Les compositions reussies tel le gratin de chevre sur betterave braisee au porto et chips de prosciutto.Le potentiel d'un chef creatif qui, avec plus de serieux et d'attention, pourrait nous surprendre pour notre plus grand plaisir a tous.Contre > Les sushis ordinaires assembles avec un riz lourdaud.Les assiettes glaciales qui refroidissent les saveurs les plus ferventes.Le nappage rouge pompier a saveur de Jell-O qui massacre toute la finesse du mascarpone.La lassitude du personnel.$$ \u0001\u00011.2 Photos VALERIE REMISE, La Presse c Fromage errant FREDERIC CHABOT collaboration speciale Les fromages quebecois n'ont jamais ete aussi populaires et bon nombre de restaurateurs profitent de cet engouement.Sur les tables d'hote, on retrouve souvent un medaillon de viande ou une poitrine de volaille betement coiffe ou farci d'un morceau de fromage.Generalement, cette proposition reflete davantage un acte de paresse creative qu'une idee de genie ou tous les ingredients profitent de la presence du fromage.Le restaurant Le Bleu Raisin, lui, fait de la cuisine fromagere une de ses specialites.Mais qu'est-ce que la cuisine fromagere ?Il ne suffit pas d'ajouter un morceau de fromage dans un mets.Il s'agit plutot d'employer le fromage pour mettre en valeur l'element principal de l'assiette, ou encore, d'utiliser certains ingredients pour souligner les caracteristiques du fromage.Au restaurant Le Bleu Raisin, le repas comprend toujours la soupe du jour qui, par ces chaleurs, est servie froide.On imagine cette creme de carottes consistante, riche et costaude, servie chaude par une rude journee de janvier.Mais servie froide, elle aurait certainement profite d'un peu plus de fluidite, de pluches de cerfeuil, de jus de citron ou d'une touche de gingembre, de quoi pour l'illuminer et lui donner un peu d'allant.Parmi les entrees, le camembert et le bleu de Saint-Benoit passent a la casserole.Le premier officie dans le croustillant de camembert sauce moutarde et cumin .Le croustillant provient d'un fouillis de vermicelles fins qui enrobent deux petites bouchees de camembert.Elles reposent sur un fond de des de tomates et de lentilles delicatement epicees.Des la premiere bouchee, la vivacite de l'emulsion de moutarde et de la reduction de balsamique injecte de la vie au fromage et au croustillant de vermicelle qui, lui, se confronte vivement au moelleux du camembert fondant.De beaux contrastes qui se completent harmonieusement.Voila un bel exemple de cuisine fromagere.Avec le bleu, le chef prepare une sauce qui se joint a des escargots au coeur d'un profiterole.Depuis qu'ils sont eleves en Indonesie, les escargots sont devenus tres abordables.On les voit prepares a toutes les sauces.Pour quelques cents et le temps d'ouvrir une boite de conserve, n'importe quel cuisinier les transforme en entree.Lorsque les escargots sont servis en feuillete, on apprecie le contraste de leur chair avec la texture delicatement fragile de la pate.Dans le cas du profiterole, c'est l'harmonisation de sa texture avec celle de la pate a choux qui est prisee.Mais pourquoi du bleu ?En quoi le bleu complimente-t-il l'escargot ?Pourquoi pas du chevre, ou du brie ?Voila un bel exemple ou le fromage ne defend pas sa presence.Ne cherchez pas le feuillete, ni ses 729 fines couches de pate dans le millefeuille de veau aux vingt epices et mozzarella fumee .A l'etage superieur, on retrouve de fines tranches de veau grillees repliees sur elles-memes en pagaille qui cachent quelques petits des de legumes.Dessous, les tranches de mozzarella fumee et fondante s'accordent a merveille aux saveurs de la viande grillee.Finalement, une puree de pomme de terre savoureuse et a la texture grossiere forme la base de cette construction.Voila des composantes empilees sur cinq etages qui essaient tant bien que mal de nous inspirer le millefeuille .La table d'hote, propose un terre et mer de ris de veau et langoustines sauce aux epinards et chevre .L'association des fruits de mer aux ris de veau ne date pas d'hier et convient tres bien au renouvellement du genre terre et mer qui refait surface a l'occasion.Mais pourquoi une sauce aux epinards ?En quoi des ris de veau, d'une cuisson bien mediocre d'ailleurs, et des langoustines grillees pourraient profiter de la saveur ferrugineuse des epinards ?Sous l'influence de la cuisine fromagere, la sauce se voit administrer du chevre a la saveur bien aceree.C'est la catastrophe.Dans son assiette de fromages, Le Bleu Raisin a su eviter les fraises en eventail et les tranches de kiwis, mais pas la feuille de laitue.Au dessert, Le Bleu Raisin manque l'occasion d'utiliser du fromage la ou il est le plus facile a mettre en vedette.Le plaisir de la tarte Tatin reside dans le mariage des pommes et du sucre qui caramelisent ensemble.Ici les pommes colorees par de la cannelle en poudre reposent sur une pate brisee aux allures tristounettes.Une boule de creme glacee prend la place d'un fromage frais qui aurait pourtant ete bien a sa place.Selon l'interpretation du chef, la terrine de chocolat peut prendre la forme d'une ganache dense ou d'un gateau compact et humide ressemblant a nos communs brownies.C'est la voie qu'emprunte Le Bleu Raisin avec sa terrine de chocolat mi-amer en ecorce de pommes .Quant a l'ecorce , elle prend la forme de petits morceaux du fruit peles et sautes avant d'etre flanques la ! Le fromage possede des caracteristiques uniques.Bien des fromagers et des affineurs d'ici l'ont compris et nous font profiter de leurs connaissances.Au nom de la cuisine fromagere, Le Bleu Raisin saupoudre aleatoirement son menu de fromages.Resultat : une cuisine floue qui fait sombrer dans la confusion une de nos plus belles richesses.5237, rue Saint-Denis, (514) 271-2333 www.restaurant.ca/bleuraisin Entrees : 7 a 8 $ Plats : 21 a 26 $ Table d'hote : 33 a 38 $ Mardi a jeudi : 18 a 23h Vendredi et samedi : 18 a 24h Apportez votre vin \u0001\u00011.2 DESTINATIONS GOURMANDES Provence:les femmes au piano Au restaurant, la cuisine est un monde d'hommes.Quelques femmes ont pourtant reussi a s'imposer comme Mmes Arabian, Darroze ou Sammut.Parmi les chefs en jupon, cinq sont a la tete de tables reputees dans le Sud.JAMES HUET Le Figaro SI LES HOMMES ont tenu une place importante dans la famille, tout ne fut et ne sera toujours qu'une affaire de femmes chez les Marinovich.L'aventure commence il y a un demi-siecle, dans les jupons des tantes de Paris et des grands-meres Blanche et Helene.Plus tard, ce sera au tour de Laurence, la fille de Blanche, d'inoculer a Marine et Patricia, ses filles, le virus de la cuisine et l'amour de ce metier qu'elles pratiquent encore aujourd'hui, la soixantaine venue.Enfants, raconte Patricia, nous n'avions qu'une idee en tete, quitter Nogent-sur-Marne ou nous habitions et partir en vacance a Roquebrune chez mamie Blanche.Nous gardons de cette epoque mille odeurs, mille effluves et bruits de cuisson.Le homard et la langouste a l'americaine de mamie Blanche sont autant apprecies que les haricots Plaqui, cette vieille recette turque que mamie Helene mitonne le dimanche.C'est impregnees de tout cela, explique Marine, que nous sommes entrees en cuisine et que nous y sommes encore ! A 83 ans, Laurence Marinovich ne peut se resoudre a quitter le restaurant familial ouvert en 1953.Impossible pour elle de ne plus saluer ses hotes, dont certains sont fideles depuis des decennies.En salle, elle tient a aider Patricia.Marine, quant a elle, officie en cuisine avec Daniel Tessier, dont elle loue le precieux concours.En cinquante ans, l'esprit culinaire de la maison n'a pas varie d'un pouce et les preceptes de mamie Blanche restent d'actualite : rigueur absolue dans l'achat des produits, respect des proportions et sobriete dans les apprets.Un zeste de commentaire seulement : Faire plaisir a tous ceux qui viennent chez nous.Beaucoup d'entre eux viennent pour les specialites du Roquebrune.Tous ces poissons et crustaces de Mediterranee, grilles au feu de bois, suggeres en papillote ou en croute de sel, a la belle meuniere, a la creme ou tout simplement poches au court-bouillon.Sans oublier la bouillabaisse, un des plats vedettes de la maison avec la soupe de poissons, les salades de homard ou de langouste et leur sauce aux herbes.Le panier de crudites, assortiment de coeurs de fenouil, petits epineux, celeri, concombre, poivron, radis, cebette et fevette, reste toute l'annee a la carte.Des legumes frais cultives par les derniers paysans de Roquebrune, de Menton et de quelques villages de l'arriere-pays : Sospel, Gorbio ou Tende.Des poissons evidemment issus de la peche locale.Plus rares ou meconnus, la poutine, l'alevin de l'anchois, delicieux frit, en beignet, gratin ou meme cru, les mouscardins ou encore la girelle royale, remportent un enorme succes aupres des amateurs de petite peche.Au Roquebrune, le client choisit le crustace (encore vivant) ou le poisson qui lui sont presentes avant preparation.Dans la salle immaculee ou bien en terrasse, la mer droit dans les yeux, un repas chez ces trois droles de dames est un pur bonheur.Jeanne Moreni-Garron, du francais aux marmites Je n'ai d'autre pretention, precise Jeanne Moreni-Garron, que de perpetuer la memoire des gouts d'hier, ceux de mon enfance, mais, bien sur, en y apportant ma touche personnelle.Avant de faire de la cuisine son metier, Jeanne fut un temps professeur de francais.Depuis toujours, je faisais a manger pour les amis et la famille.Chacun l'encourageait : Tu devrais ouvrir un restaurant ! Ils insistent tant et si bien que Jeanne franchit le pas.a 40 ans ! Desormais, ajoute-t-elle en riant, ils paient pour manger chez moi ! Son chez elle, ce fut d'abord La Table d'Albret, rue Sainte-Cecile, ou le Tout-Marseille se pressait pour deguster les specialites de cet autre Sud que Jeanne affectionne particulierement : cassoulet, daube au madiran, jarret de porc braise ou pates fraiches au foie gras.Puis, en 1989, Jeanne et Jacques Moreni rachetent un local vetuste, sous l'ancienne corderie royale.Une annee de travaux sera necessaire pour que naissent Les Echevins.Au XVIIe siecle, l'actuelle salle a manger aurait abrite des centaines de bagnards en partance ou de retour des galeres.Aujourd'hui, la cuisine de Jeanne fait la part belle a la Provence et a Marseille (dont Jeanne est native).Sont inscrits aux menus (d'un etonnant rapport qualite/ prix), les vrais pieds paquets ; la baudroie cuite au four, arrosee d'un jus au fenouil ; l'authentique bouillabaisse ; le pave de loup a l'huile d'olive ou les filets de rougets d'ici a la tapenade, maison elle aussi.Pas etonnant que Richard Anconina et Christophe Lambert en aient fait leur cantine.Pourtant, confie Jeanne, et si on apprecie que des stars viennent chez nous, le plus beau compliment qui m'ait ete jamais adresse, je le dois a un de nos habitues.Apres la fermeture annuelle, il s'est ecrie : Ah, vous avez enfin rouvert, il etait temps, j'en avais marre de manger au restaurant ! Le Roquebrune (une etoile au Michelin) 100, corniche inferieure , 06190 Roquebrune-Cap-Martin Les Echevins 44, rue Sainte, 13001 Marseille. La Presse 17 août 2001 Page B8 manquante "]
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