Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (11)

Références

La presse, 2001-09-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 6LP0101A0908 Page A1/8septembre 6LP0101A0908 ZALLCALL 67 01:08:28 09/08/01 B MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTI DIEN FRANÇA IS D'AMÉRIQ UE 1 1 7e A N N É E > N O 3 1 4 > 2 3 4 P A G E S > 1 2 C A H I E R S 2 $ TAXES EN SUS ÎLES-DE-LA -MADELEINE 2,50 $ FLO RIDE 2,60 $ U.S.Quel livre pour Montréal ?BIOPORTRAIT ! L'économie s'essouffle au pays Des analystes prévoient même une récession de faible amplitude d'ici la fin de l'année SONIA SARFATI À Montréal, le concept populiste « Un livre, une ville » pourrait- il marcher ?Et autour de quel roman les citoyens pourraient- ils se rapprocher ?Ainsi le collègue Richard Hétu concluait-il l'article Un livre, une ville qu'il signait à la une de La Presse de dimanche.Il relatait alors l'expérience que vivent actuellement les habitants de Chicago : le maire de la ville, Richard Daley, a invité ses concitoyens à lire, d'ici le 14 octobre, To Kill a Mockingbird (Du silence et des ombres) de Harper Lee.Tous.Adultes comme adolescents.Dans le but de vivre une expérience communautaire.Une idée lancée en 1998 à Seattle par la libraire Nancy Pearl.Toute la ville s'est alors mise à l'heure de The Sweet Hereafter (De beaux Lendemains) de Russell Banks puis, l'année suivante, de A Lesson Before Dying (Une longue journée de novembre) d'Ernest Gaines.Le concept a depuis été repris, ou est en voie de l'être, à Rochester, Minneapolis, Buffalo, Denver, Philadelphie, Honolulu et Chicago.Pourquoi pas, alors, Montréal ?La Presse a posé la question à des écrivains, journalistes, éditeurs, libraires, politiciens, enseignants.De Pierre Foglia à Dominique Demers en passant par le maire Pierre Bourque, Michel Tremblay, Christiane Charette, Sergio Kokis et plusieurs autres, les réponses s'imposent ou surprennent.Et si certains n'ont pas aimé l'idée, la plupart ont joué le jeu et avancé le titre d'un livre (parfois deux) qu'ils verraient bien entre les mains de tous les Montréalais.Au rang des enthousiastes, Voir LIVRE en A13 Faites-nous part de vos suggestions de livre à www.cyberpresse.ca/livre RÉJEAN BOURDEAU Les mauvaises nouvelles se multiplient au pays.Une semaine après l'annonce d'un brutal ralentissement de l'économie au deuxième trimestre, voilà que le taux de chômage grimpe pour le troisième mois d'affilée, ce qui ne s'était pas vu depuis mars 1992.Et comme si ce n'était pas assez, la firme d'analystes UBS Warburg prévoit que le Canada entrera dans une récession de faible amplitude d'ici la fin de l'année, étant donné les baisses des profits, les réductions de production et l'accumulation des stocks.Hier matin, Statistique Canada a annoncé que le taux de chômage est passé de 7 % à 7,2 % en août.C'est le taux le plus élevé en presque deux ans.Environ 7700 personnes ont perdu leur emploi le mois dernier, ce qui porte à 35 000 le total des pertes depuis le début de l'année.Le Québec s'est toutefois mieux tiré d'affaire que les autres provinces, avec un gain de 10 000 emplois.L'augmentation du nombre de personnes à la recherche d'un emploi (population active) a néanmoins fait grimper le taux de chômage.Il atteint désormais 8,4 %, en hausse de 0,2 point.« Cette troisième hausse consécutive du taux de chômage au Canada, au mois d'août, renforce l'idée que la Banque du Canada doive encore abaisser de 25 points de base le taux directeur, lorsqu'elle prendra une décision le 23 octobre », a déclaré Ted Carmichael, économiste de la firme J.P.Morgan, à l'agence Voir ÉCONOMIE en A2 Photo ROBERT NADON, La Presse Normand Gauvin, de l'Ange-Gardien, rêvait de faire de la culture bio, mais il s'en était abstenu en raison de la faible demande pour ces produits.Depuis qu'il a pris une semi-retraite, il s'est gardé un lopin où il ne fait que du bio.Entre le jardinage et l'agrobusiness Partout dans le monde, l'étiquette bio est de plus en plus recherchée sur les aliments.Au Québec, le marché prend doucement son envol, poussé par une demande de plus en plus forte mais ralentie par les contraintes exigeantes de la production.Jusqu'à lundi, La Presse dresse un portrait du marché des aliments bios au Québec.JUDITH LACHAPELLE Payer plus cher pour un aliment qui n'est pas nécessairement plus nutritif ou savoureux ?Un nombre grandissant de clients \u2014 qui en ont les moyens ! \u2014 semblent prêts à le faire.Les producteurs québécois ne sont pas sourds à cet appel et prennent davantage leur place sur des tablettes jadis peuplées de produits importés.En croisant les doigts.Est-ce que la demande maintiendra sa courbe ascendante ?Selon un sondage mené en mai par le magazine Québec Science, 78 % des consommateurs seraient prêts à payer Voir BIO en A2 Planète bio en B1 Arts et Spectacles cahierD Cinéma cahier C - horaire cinémas C4, C5, C8 - horaire spectacles D15 - horaire télévision D2 Avis B10, B11, E12 Bridge-Échecs-Timbres H21 Carrières et Formation cahier I Décès G10, G11 Économie cahier F Éditorial A16 Encans B10 Feuilleton I26 Forum A17 Horoscope I26 Jardiner J10 Le monde A20- A30 Les petits compagnons H21 Loteries A2, C11 Mots croisés I26 Mot mystère I26 Petites annonces - immobilier E1-E4 - marchandises E4 - emplois E4-E11 - automobile E11, E12 - affaires F4 Restaurants D16 Sports cahier G Vacances cahier H Vin D17 M É T É O Voir page C11 Ciel variable Maximum 27, minimum 18 Tennis: les soeurs Williams s'affrontent en duel ce soir Les amateurs de tennis, du féminin en particulier, auront l'occasion de voir ce soir le match qu'ils attendent : Serena contre Venus, les soeurs Williams en finale à Flushing Meadows.Leur papa Richard, qui n'en est pas à une vantardise près, avait d'ailleurs prédit qu'on verrait un jour ses filles en finale d'un tournoi de Grand Chelem.Quant à ceux qui déplorent le manque de puissance chez les dames du court, ils auront peut-être à réviser leur position à la suite de cet affrontement historique qui risque de faire grimper les cotes d'écoute.Voir nos informations en S3 La raison d'État cherche à se maintenir DURBAN \u2014 La nouvelle venait à peine de tomber, hier soir à Durban, d'une acceptation par l'Europe de reconnaître le commerce des esclaves et l'esclavage colonial comme « crimes contre l'humanité », signalant ainsi un important déblocage, que le Belge Louis Michel, parlant au nom de l'Union européenne, s'employait à en minimiser la portée.« À l'époque, l'esclavage n'était pas considéré comme un crime contre l'humanité », a-t-il dit lors d'une conférence de presse.« Le colonialisme n'était pas entièrement négatif », a-t-il poursuivi, ajoutant : « Il faut mettre les choses en perspective.» Le marchandage se poursuivait entre-temps.« C'est un accord verbal dont le texte est à rédiger », a souligné un délégué britannique.Et la question d'excuses et de réparations opposait encore Africains et Européens.Michel, profitant du fait qu'il avait raté son avion pour s'épancher devant la presse, en rajoutait : « Si la conférence échoue, c'est l'Afrique qui sera le grand perdant.J'aime l'Afrique.J'aime les Africains.Mais ils ne peuvent pas tout blâmer sur le passé.» La Conférence mondiale contre le racisme, qui devait se terminer hier après-midi, jouait donc la prolongation.À 22 h, le Comité de rédaction débattait encore des points et des virgules des paragraphes de la Déclaration finale et du Programme d'action, les clauses les plus controversées étant référées à des comités restreints.Il semblait bien que la CMCR finirait par produire deux types de résolutions : celles adoptées par consensus, ce qui est le cas du plus grand nombre, touchant le thème central du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée ; et celles soumises au vote (un vote des deux tiers étant requis pour « les questions de substance »).Autre déblocage hier soir : le Groupe arabe et islamique se ralliait au texte de compromis rédigé par l'Afrique du Sud sur le Proche- Orient, qui ne fait pas mention d'Israël, mais évoque « le sort du peuple palestinien » ainsi que son droit à un État et à l'autodétermination, et qui dénonce à la fois l'antisémitisme et l'islamophobie.Voir RAISON en A2 Des hyperliens pertinents, des analyses et les dernières nouvelles de la Conférence mondiale contre le racisme www.cyberpresse.ca/racisme 2982830 Permis du Québec jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com jaibesoindevacances.com Tél.: (514) 858-0011 La Thaïlande 3 sem.à partir de 28 jrs à partir de 1 889$can Hong Kong et Bali Taxes incl.Ouvert le dim.jusqu'à 20 h 2 289$ 14 jrs à partir de 2 nuits Hong Kong ( petits déjeuners incl.) 9 nuits Bali en formule tout compris 2 499$ Long séjjour 1 888 302-6221 à partir de Barcelo Hippocampus 1 149 $ Barcelo Pueblo Caribe 1 199 $ Portofino Portobello 1 249 $ Hesperia Playa El Agua Hilton Margarita 1 459 $ Lti Costa Caribe 1 399 $ Venezuella en formule tout inclus Incluant: vol, transferts, taxes, pourboires Visitez: San Juan, Tortola, Domique, Martinique, Barbade, St-Kitts Offre exceptionnelle 22 jours - 40 repas 1 299 $ + taxes 48 $ à partir de Guide francophone de Montréal 1 sem.à partir de 1 489 $ FORFAIT CROISIÈRE LLaa Tuniissiie 6LP0201A0908 Page A2/8septembre 6LP0201A0908 ZALLCALL 67 01:08:44 09/08/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 DEMAIN DANS LA PRESSE Pilules du bonheur ou pilules de malheur ?Au Canada, le nombre d'ordonnances pour les antidépresseurs a augmenté de 63 % depuis 1996.Fait alarmant, c'est au Québec que le nombre de consommateurs augmente le plus :en 2000, ils étaient 11 % de plus que l'année précédente.Au pays, les médicaments psychothérapeutiques \u2014 incluant les antidépresseurs \u2014 viennent au deuxième rang des médicaments les plus prescrits, immédiatement derrière les agents cardiovasculaires.On parle de ventes de plus de 30 millions par année ! Et la tendance serait à la hausse.Mais tiennent-ils toujours leurs promesses ?À lire demain dans le cahier Santé.POUR NOUS J O I N D R E 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 www.cyberpresse.ca RÉDACTION (514) 285-7070 Nouvelles générales general@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-6808 Éditorial, Forum edito@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-4816 Actuel actuel@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-6808 Auto, Mon toit, Santé Voyages aso@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-6972 Quoi faire aujourd'hui quoifaire@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-6808 Arts, Spectacles, Cinéma, Livres arts@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-4814 Économie econo@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-4809 Sports sports@lapresse.ca Télécopieur:(514) 350-4854 Têtes d'affiche denis.lavoie@lapresse.ca Télécopieur:(514) 285-6808 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.RENSEIGNEMENTS (514) 285-7272 PROMOTION (514) 285-7100 COMPTABILITÉ (514) 285-6892 RECOUVREMENT (514) 285-6900 PUBLICITÉ Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur :(514) 848-6287 Lundi au vendredi :8 h 00 à 17 h 30 Décès et remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi :8 h 30 à 17 h 30 Détaillants : (514) 285-6931 National et Télé-Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 ABONNEMENT (514) 285-6911 abonnement@lapresse.ca Par télécopieur :(514) 285-7039 Lundi au vendredi :6 h 30 à 17 h 30 Samedi : 7 h à midi / Dimanche : 7 h à 11 h Envois de publication canadienne Contrat de vente numéro 0531650 Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518 LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 8-2-6 > À quatre chiffres : 9-1-4-2 SUPER 7 > 08-14-17-19-24-28-32 Compl.: 15 > Extra : 493177 SUITES DE LA UNE ÉCONOMIE Suite de la page A1 Bloomberg.La banque centrale a déjà réduit son taux directeur de 1,75 point de pourcentage cette année, dans l'espoir de stimuler l'économie.Le taux est de 3,75 %.En fin d'après-midi, la Banque Royale a annoncé une baisse de ses taux hypothécaires d'un an de 30 points de base, à 5,90 %.Elle a été suivie par la Banque CIBC qui a ajouté une réduction de 15 points de base pour ses échéances de 2 à 7 ans.Aux États-Unis, la Réserve fédérale y est allée avec plus d'ampleur que la Banque du Canada, faisant passer son taux d'escompte de 6,5% à 3,5 % depuis le début de 2001.Il faut dire que la situation se corse de l'autre côté de la frontière, alors que le rythme de croissance annuel de l'économie n'a été que de 0,2 % pour le deuxième trimestre.Hier, le taux de chômage américain a atteint son plus haut niveau depuis septembre 1997, passant de 4,5 % à 4,9 %.Quelque 113 000 emplois ont été perdus en août contre un petit gain de 13 000 en juillet.Les marchés boursiers ont mal réagi à la nouvelle.Le Standard & Poor's 500, regroupant les plus grandes entreprises américaines, a touché son plus bas niveau en trois ans en cours de séance.Il a terminé la journée en baisse de 1,86 %, ou 20,62 points, à 1085,78.La moyenne des 30 industrielles Dow Jones a été la plus durement frappée avec une chute de 2,39 %, ou 234,99 points, à 9605,85.L'indice TSE 300 de la Bourse de Toronto a été moins secoué, avec un recul de 0,65 %, ou 47,20 points, à 7368,80.Malgré les propos rassurants de certains économistes, la maison USB Warburg a jeté un pavé dans la mare, hier, en annonçant que le PIB subira un recul aux troisième et quatrième trimestres, entraînant ainsi le Canada dans une récession de faible amplitude.Il y a une semaine, on apprenait que la croissance du PIB n'avait été que de 0,4 % sur une base annuelle au deuxième trimestre, après une croissance de 2 % au premier trimestre.Dans son rapport, USB Warburg fait notamment ressortir que les entreprises canadiennes ont mal géré leurs stocks au début de l'année, malgré les signes évidents d'un ralentissement de la demande.Ainsi, les stocks ont augmenté de 1,4 milliard de dollars au second trimestre.Aujourd'hui, les entreprises sont forcées de réduire leur production et des baisses de production sont à prévoir.Depuis juillet, rapporte USB Warburg, l'activité manufacturière au Canada a décliné de 3,1 %, entraînant la hausse du chômage.Selon la firme, 100 000 autres emplois sont vulnérables au Canada à court terme, alors que les entreprises ajusteront finalement leur cadence de production pour réduire leurs inventaires.« Notre impression est que le Canada est finalement durement frappé par le ralentissement mondial, et le remède sévère appliqué par la Réserve fédérale pour soutenir l'économie américaine sera nécessaire ici aussi », déclare Avery Shenfeld, économiste à CIBC Marchés mondiaux, à Toronto.Le spécialiste estime que la Banque du Canada devrait réduire le taux directeur de 50 points de base le mois prochain, pour le porter à 3,25 %.Il n'y a toutefois pas que des mauvaises nouvelles.L'emploi à temps plein a nettement progressé en août au Canada (hausse de 41 000 postes), alors que l'emploi à temps partiel reculait (baisse de 49 000).Dans l'ensemble du Canada et au Québec, fait remarquer l'économiste Joëlle Noreau, du Mouvement Desjardins, « l'emploi à temps plein reprend du tonus depuis trois mois, et c'est une bonne nouvelle ».Tout en déplorant la hausse du chômage, l'économiste prend ses distances des prophètes de malheur.« Une perte de 8000 emplois sur 15 millions, ce n'est quand même pas considérable, a-t-elle déclaré à La Presse.Il n'y a pas de catastrophe.On sauve les meubles, on n'est pas à des pertes de 30 000 ou 40 000 emplois.» L'économiste principale chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne, Thérèse Laflèche, partage cet avis.« Dans l'ensemble, ditelle, ce n'est pas surprenant et ce n'est pas si pire.L'économie est au ralenti, et tout le long du troisième trimestre ça va rester faible sur le marché du travail.» Les plus fortes baisses de l'emploi ont touché les secteurs des services professionnels, scientifiques et techniques, où 17 600 ont disparu en août, ce qui porte le total à 66 000 depuis le mois de mai.Le secteur du commerce de détail, où le travail à temps partiel abonde, a encaissé la perte de 21 000 emplois le mois dernier.BIO Suite de la page A1 plus cher pour des produits certifiés biologiques, des produits issus d'une agriculture sans pesticide, ni engrais de synthèse, ni plantes génétiquement modifiées, et sans usage d'antibiotiques dans l'élevage.Combien plus cher ?Ça reste à voir.Pour un meilleur goût \u2014 et c'est le cas de certains aliments dont les carottes, prônent les adeptes \u2014, certains sont prêts à y mettre le prix.Mais quand le litre de lait bio à 2,59 $ côtoie le litre ordinaire à 1,29 $, ce n'est pas tout le monde qui a les moyens d'acheter biologique.L'organisme Option consommateurs, qui a mené une étude sur la question le printemps dernier, a noté un malaise face à cette différence de prix.Les personnes interrogées étaient d'avis que cette différence était « inéquitable » envers ceux qui ont un plus faible revenu.Une réalité qu'Anne-Marie Hamelin a constatée lors de ses travaux sur la sécurité alimentaire des familles à faibles revenus.« Plusieurs d'entre elles ont émis le désir de faire des choix d'aliments de grande qualité, dont les aliments bios.Mais elles ne pouvaient pas le faire parce que ce n'était pas à portée de leur bourse », dit la chercheuse de l'Université Laval.« Elles n'ont pas la liberté de choisir ces aliments qu'elles croient supérieurs aux autres.» Le bio, a constaté Anne-Marie Hamelin, c'est d'ailleurs plus qu'une question d'alimentation.Le consommateur bio ne se remplirait pas seulement l'estomac, mais également la bonne conscience.« C'est certainement une question idéologique, ça touche à la fois à la santé et à l'environnement.» Et pour favoriser une utilisation « propre » de la terre, il faut y mettre le coût, disent les tenants du bio.Les conséquences de l'utilisation de pesticides sur l'environnement ne figurent pas sur le prix d'une botte de carottes conventionnelles, ajoutentils.Car d'un point de vue strictement nutritif, il n'y aurait pas de différence entre un légume bio et un légume conventionnel.« Je ne dirais pas que les produits bios ne sont pas bons, mais je ne vois pas pourquoi ils sont plus « santé » que les autres », s'insurge Carl Winter, directeur du programme de sécurité alimentaire à l'Université de Californie à Davis.« Les consommateurs doivent comprendre qu'ils vont payer plus pour ces produits.Pour ceux qui peuvent se l'offrir, c'est bien.Mais pour les autres, si l'achat de produits biologiques veut dire qu'ils achèteront moins de fruits et légumes, cela pourrait ne pas être la meilleure décision pour leur santé.» Quoi qu'il en soit, ils sont plusieurs à espérer que les prix baissent à mesure que la demande et l'offre augmenteront.Pour ça, il faudra peut-être un petit coup de pouce supplémentaire des gouvernements.Par exemple, souligne Barbara Vogt de l'organisme Équiterre, les producteurs européens reçoivent une subvention de l'État pour les aider à payer les frais de la certification bio.D'autres suggèrent qu'il y ait plus de recherche qui se fasse pour trouver des solutions bios aux insectes, maladies et mauvaises herbes qui causent des lourdes pertes aux producteurs.Verra-t-on naître de mégaproducteurs d'aliments bios ?Probablement pas au Québec, où même la taille moyenne des fermes conventionnelles n'a rien à voir avec celle des entreprises agricoles américaines.Mais au sud de la frontière, le bio brasse déjà six milliards de dollars par année et les géants de l'alimentation ajoutent de plus en plus des produits bios à leurs inventaires.Bonne nouvelle ?Oui et non.Car s'ils se réjouissent de voir des produits bios distribués à plus grande échelle, les « purs et durs » craignent entre autres que ces grandes corporations ne fassent pression pour assouplir les exigences de la production biologique.Question de la rendre plus compatible avec les contraintes de la production de masse.Mais au Québec, à part quelques producteurs d'aliments transformés bien organisés, les maraîchers et les éleveurs bios ne sont pas assez nombreux pour répondre à la demande, et malgré tout, ils sont loin de rouler sur l'or.Il faudra donc que tout le monde s'en mêle, à commencer par l'État, réclament les producteurs.Et espérer que la demande croissante pour leurs produits soit plus qu'une mode qui s'éteindra au bout de quelques mois.RAISON Suite de la page A1 « Nous avons nos exigences et nos réserves, mais nous ne voulons pas embarrasser l'Afrique du Sud, et nous faisons un sacrifice pour nos amis africains », a déclaré Munir Akram, ambassadeur du Pakistan et porte-parole de l'Organisation de la conférence islamique (OCI).Là encore, Louis Michel n'a pu se contenter du compromis.« La question du Proche-Orient n'a pas sa place à cette conférence », a-t-il affirmé, prenant le contre-pied de la majorité des 163 États membres de l'ONU participant à la CMCR, du Forum des ONG et du Sommet des jeunes, qui ont tous, avec plus ou moins de passion, évoqué le sort du peuple palestinien sous occupation militaire israélienne.À une journaliste qui lui demandait ce qu'il en était de la « neutralité » proclamée de l'Europe dans le dossier du Proche-Orient, le ministre belge des Affaires étrangères a répliqué en la taxant de « militantisme », voire d'« antisémitisme ».Troisième avancée hier : la commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, Mary Robinson, qui est aussi secrétaire générale de la Conférence, a finalement accepté de soumettre aux États participant à la CMCR les documents finals du Forum des ONG et du Sommet des jeunes, mais « avec des réserves sur certains paragraphes » (sur le Proche- Orient notamment) qu'elle a jugés « durs et d'aucune aide ».Mme Robinson avait commencé la semaine en dénonçant ces documents et en affirmant qu'elle ne pouvait pas les recommander à la conférence officielle, ce qui lui a attiré de très vives critiques, certaines importantes ONG l'accusant de « jeter le bébé avec l'eau du bain ».Lors d'un face-à-face avec les ONG hier, elle a fait marche arrière.Elle s'efforçait de toute évidence de préserver l'avenir.Mais les États aussi veulent préserver l'avenir.Ainsi hier soir, au sein du Groupe de travail plénier, les États s'employaient à vider les paragraphes de la Déclaration finale et du Programme d'action de leur contenu spécifique pour ne garder que des formulations « génériques » ouvertes à toutes les interprétations.Ainsi sur un paragraphe général où il est question des conventions de Genève et des droits des peuples et des civils dans un contexte de guerre et d'occupation étrangère, le Canada est intervenu pour demander que ce texte d'une dizaine de lignes soit référé en comité restreint.Plusieurs pays s'y sont opposés, mais l'UE et la Norvège ont soutenu le Canada.La Clinique juridique des Africains canadiens (ACLC) avait présenté la veille à la délégation canadienne une pétition pressant Ottawa de ratifier l'article 14 de la Convention internationale sur l'élimination de toutes formes de discrimination raciale « afin que des groupes et des individus puissent intenter contre le Canada des poursuites auprès d'instances internationales ».Une vingtaine d'organisations autochtones se retiraient entre-temps de la CMCR en protestation contre la réduction de leurs droits collectifs et inaliénables dans le documents finals \u2014 réduction approuvée par le Canada. 6LP0301A0908 A3 - SAMEDI 6LP0301A0908 ZALLCALL 67 01:06:17 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS AIR TRANSAT La chute d'un but de soccer coûte la vie à un adolescent La FTQ défend sa consigne du silence MATHIEU PERREAULT La consigne du silence imposée par la FTQ aux mécaniciens d'Air Transat, à propos de l'Airbus 330 qui a atterri d'urgence aux Açores le 24 août, sert à faciliter le travail des enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports (BST), a déclaré hier un dirigeant de l'Association des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA).Mais le BST soutient n'avoir aucune objection à ce que les personnes impliquées dans l'affaire se laissent aller à des spéculations dans les médias.Cette semaine, des syndiqués ont dénoncé dans les médias la FTQ, dont le Fonds de solidarité détient une participation de 12 % dans Air Transat, pour avoir tenté de faire taire ses membres.Michel Cardinal, le vice-président de la loge 1751 de l'AIMTA, qui représente les mécaniciens d'Air Transat, a notamment tenu ce discours mercredi devant les caméras, avant de se réfugier dans le mutisme.Le président de la loge 1751, Jean Jallet, fuit également les médias depuis des révélations au quotidien torontois The Globe and Mail, publiées lundi.« Nous n'avons pas donné d'ordres à nos membres, mais nous leur avons suggéré de garder leurs spéculations pour eux », a déclaré à La Presse Richard Martin, directeur pour l'est du Canada du district 140 de l'AIMTA, qui comprend la loge 1751.« Ces spéculations publiées dans les médias ont compliqué l'enquête du BST, qui doit maintenant interviewer plus de monde au lieu de s'en tenir au coeur de l'affaire.» Faux, répond le BST.« Non, les entrevues accordées par les mécaniciens aux médias n'ont pas compliqué mon travail, a dit un porte-parole du BST, Jim Harris.C'est leur décision.À chaque incident, vous avez des spéculations.Si une information est importante, nous allons l'utiliser.» L'Airbus 330 d'Air Transat, à bord duquel se trouvaient 291 passagers et 13 membres d'équipage, est tombé en panne sèche le 24 août, au petit matin, audessus de l'océan Atlantique.Le pilote Robert Piché a réussi à atteindre les Açores en planant pendant une vingtaine de minutes.Un changement du moteur droit, fait le 19 août, a été désigné la semaine dernière par les enquêteurs portugais comme une cause possible de la rupture d'un conduit d'essence.Selon M.Martin, M.Jallet a été mal cité par le quotidien torontois, qui rapportait que le mécanicien responsable du changement de moteur a prévenu son supérieur qu'il manquait des pièces, allant même jusqu'à enregistrer sa conversation avec lui pour assurer ses arrières en cas de désastre.La semaine dernière, ce supérieur, non syndiqué, a été suspendu avec salaire pendant l'enquête.Il n'y a rien d'inhabituel à l'enregistrement de certaines conversations dans les ateliers d'entretien de lignes aériennes, selon M.Martin.« Certaines lignes téléphoniques sont enregistrées en permanence.C'est un peu la boîte noire de l'entretien.» Pour en savoir plus sur l'affaire Air Transat et retrouver tous les texes et analyses publiés depuis l'atterrissage d'urgence, tapez: www.cyberpresse.ca/airtransat RAYMOND GERVAIS Un garçon de 14 ans, Shane Diabo, de Kahnawake, qui fréquentait l'école privée Weston, dans le quartier Notre-Dame- de-Grâce, a perdu la vie hier matin dans un parc de Montréal, lorsqu'un but de soccer a basculé sur lui.La tragédie est survenue vers 9h30 au moment où le jeune sportif de deuxième secondaire suivait avec 13 autres élèves une cour d'éducation physique qui se déroulait dans le parc.Le but de soccer en acier, dont une barre transversale inférieure manquait, n'était pas ancré au sol.Selon des témoins du drame, le jeune Diabo se serait agrippé à une des barres latérales supérieures du but.En se balançant, son poids aurait déstabilisé la structure qui a basculé.L'élève a été frappé à la tête par la structure d'acier.L'enseignant qui se trouvait sur place a tenté de lui porter secours tandis qu'un de ses camarades de classe se rendait dans une maison voisine pour appeler des secours.Selon Éric Berry, porte-parole d'Urgences Santé, lorsque les ambulanciers sont arrivés sur les lieux, l'enfant était en arrêt respiratoire et en arrêt cardiaque.Le lourd but lui a fracturé le crâne.Des techniques de réanimation ont été utilisées et le blessé a été transporté à l'Hôpital de Montréal pour enfants, où les médecins ont constaté le décès.Informé du triste événement, le maire Pierre Bourque s'est dit « complètement bouleversé ».Dès qu'il a appris la nouvelle hier, il a dépêché le président de son comité exécutif, Jean Fortier, sur les lieux et a demandé à ce qu'on vérifie l'ensemble des équipements de la ville.« Je laisse maintenant le coroner faire son enquête et on va suivre ses recommandations », a déclaré le maire.Le directeur de l'école Weston, Clifford Wilson, s'est dit consterné par la mort d'un de ses élèves.« Ça fait une dizaine d'années que nous utilisons ce parc dans le cadre de notre cours d'éducation physique et il ne s'est jamais produit d'accident.C'est terrible et il n'y a pas de mots pour exprimer notre douleur », a déclaré M.Wilson.Afin de soutenir les compagnons de classe de Shane, l'école Weston a eu recours à cinq psychologues et à trois conseillers qui sont venus de Kahnawake réconforter les enfants, dont plusieurs étaient en état de choc.Hier matin, des parents qui habitent le voisinage du parc de la rue Coronation, près de la rue Summerled, ont expliqué avoir demandé à plusieurs reprises à la Ville de fixer les buts de soccer, qui représentent un danger pour les enfants qui les font souvent basculer.Ted Erwin, président de l'Association de soccer de NDG, a expliqué à La Presse qu'il ne savait plus quelle recommandation faire à la Ville et aux dirigeants de la ligue.« La Ville a déjà, par le passé, ancré les buts de soccer, mais ils ne restent pas ancrés bien longtemps.Il est facile de les faire basculer, même lorsqu'ils sont ancrés, en les faisant balancer.Lorsqu'il y a des parties de soccer et qu'il a plu, les équipes bougent les buts pour éviter que le gardien de but se retrouve dans une mare d'eau », a expliqué M.Erwin.Lors d'un accident similaire survenu il y a quelques années, le coroner avait recommandé que les buts de soccer soient solidement fixés au sol.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse Le président de la Ligue de soccer de NDG, Ted Erwin, examine le but qui a basculé sur le jeune Shane Diabo, provoquant un traumatisme cérébral mortel.Shane Diabo 2974103A 6LP0401A0908 a4 8 sept 6LP0401A0908 ZALLCALL 67 01:06:51 09/08/01 B Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Pendant que l'ingénieur Jacques Chartrand inspectait l'édifice qu'habitent les squatteurs depuis plus d'un mois, un de ces derniers s'est fait enguirlander par un citoyen de Laval de passage.Les squatteurs attendent le verdict L'ingénieur reste muet au sujet de la fissure LAURA-JULIE PERREAULT LA FISSURE DÉTECTÉE dans un mur porteur du Centre Préfontaine, où logent les squatteurs de la rue Rachel, justifie-t-elle une éviction ?Voilà la question à laquelle devait répondre l'ingénieur engagé par la Ville de Montréal hier.Ce dernier est venu, il a vu, mais n'a rien répondu.Jacques Chartrand, ingénieur de la firme privée Nicolet Chartrand Knoll, a été mandaté par le Service des immeubles de Montréal pour pratiquer une expertise sur le mur Est du Centre Préfontaine, importante cloison dans laquelle le Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM) a découvert une fissure majeure jeudi soir.L'ingénieur spécialisé en structure des bâtiments est arrivé vers 17h.Il était escorté par Robert Dubeau, chef de division au SPIM et par plusieurs squatteurs qui habitent les lieux depuis le mois d'août.À 17h30, il quittait les lieux dans le véhicule du SPIM.Selon M.Dubeau, qui a rencontré les médias à la suite de cette courte inspection, l'ingénieur n'a pas émis d'opinion sur-le-champ et projette de remettre un rapport au Service des immeubles de la Ville de Montréal d'ici lundi matin.« Si c'est urgent et qu'il y a un danger, le Service des immeubles va transmettre immédiatement l'avis au SPIM et le SPIM peut prendre des mesures immédiates si c'est nécessaire d'évacuer le bâtiment.Si ce n'est pas urgent, le rapport va aller au Service des immeubles et finira à la direction générale », a expliqué hier Armand Fichaud, responsable de l'épineux dossier du squat du 3100, rue Rachel Est à la Ville de Montréal.Les squatteurs ne savaient pas trop quoi penser de cette inspection éclair.Ils ont collaboré avec le SPIM et ont laissé entrer l'ingénieur, mais ils n'ont pas reçu d'informations supplémentaires de la part de l'expert.Au dire de Mathieu Thériault, un des porte-parole de l'endroit, les squatteurs utiliseront le répit qui semble leur être accordé pour réparer les trous qui ont été pratiqués dans les murs depuis leur arrivée sur les lieux, de manière à contrer l'argument du maire Bourque qui soutient que les jeunes ont brisé l'entente conclue entre eux et la Ville en modifiant l'édifice.Ils attendent aussi la visite d'un ingénieur aujourd'hui, à 14h30, qui fera à leur demande une contre-expertise sur l'édifice, initiative que le maire Bourque a refusée de commenter.François Saillant, militant du Front d'action populaire en réaménagement urbain, croit que le maire s'est mis dans un beau pétrin en commandant les études sur l'édifice.« Pour moi, dit-il, il y a deux options.Ou l'édifice est sécuritaire et on demande à la police et aux experts de dire le contraire pour évincer les squatteurs.Ou l'autre possibilité, c'est que l'édifice n'était pas sécuritaire lorsque les squatteurs sont arrivés.» Dans le premier cas, l'avis d'un deuxième expert devrait suffire à dévoiler le mensonge, croit-il.Dans le second, les squatteurs pourraient intenter une poursuite contre la Ville si l'édifice qui leur a été confié était dangereux.M.Saillant se rappelait hier que les résidants des années 80 de l'îlot Overdale \u2014 lieu que les squatteurs ont symboliquement investi avant d'emménager rue Rachel \u2014 ont été évincés de la même manière, après maintes tentatives de la Ville de les exproprier pour construire des nouvelles habitations au centreville.Au Service des immeubles, on se défend bien d'avoir manqué de vigilance en choisissant l'emplacement de l'ancien Centre Préfontaine pour reloger les squatteurs.« Il y a une inspection sommaire qui a eu lieu.Mais nous nous étions entendus avec eux pour qu'ils n'utilisent pas le quatrième étage.Ils n'ont pas tenu promesse et dans ces circonstances, nous devons maintenant faire une inspection plus en profondeur », a commenté Sandy Hébert, responsable des communications aux Services des immeubles.Toute la chronologie et une sélection des textes publiés sur l'affaire des squatteurs à www.cyberpresse.ca/squatteurs LES 300 PREMIERS CLIENTS RECEVRONT METCALFE STE-CATHERINE www.tristan-america.com OUVERTURE MERCREDI 12 SEPTEMBRE À MIDI $35$ HOMME mezzanine FEMME rez-de-chaussée COIFFURE sous-sol utilisable la journée même, pour l'achat de vêtements seulement, aucun achat minimum requis.EN BON D'ACHAT MERCREDI ET JEUDI.2983737A Une bataille par la mobilisation LAURA-JULIE PERREAULT CONTRAIREMENT AUX squatteurs néerlandais et anglais, qui ont gagné la propriété de leurs squats grâce à des batailles de coq par avocats interposés, c'est uniquement par la mobilisation que les squatteurs de la rue Rachel à Montréal comptent rester en place.« Le contexte est bien différent ici, comparé à l'Europe.En Europe, des gens peuvent prendre possession d'un édifice qui n'a pas été habité pendant 12 ans.Quand nous avons investi l'immeuble de l'îlot Overdale, en juillet, il était à l'abandon depuis 13 ans, mais la propriété privée est un concept plus fort en Amérique du Nord », se désole Mathieu Thériault, porteparole des squatteurs et membre du Comité des sans-emploi.Au lieu de préparer les injonctions qu'ils présenteront en cour advenant une poursuite par la Ville de Montréal, les squatteurs montréalais préparent une petite fête en l'honneur de la culture de la résistance, qui devrait avoir lieu ce soir et une manifestation pour demain.Pendant ce temps, les infractions reliées à l'utilisation de l'édifice prêté par la Ville aux jeunes, s'accumulent.Une trentaine d'anomalies ont été repérées par les forces de l'ordre en début de semaine, chiffre qui croît sans cesse depuis, au dire du Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM).Les squatteurs disposent pourtant d'un avocat prêt à prendre leur défense.Denis Poitras, qui a aussi défendu en cour de nombreux manifestants qui ont été arrêtés à Québec lors du Sommet des Amériques, est en contact quotidien avec eux.Récemment, il a été au coeur d'une querelle épistolaire entre avocats.Alors que ceux de la Ville affirment que les militants antipauvreté ont perdu le contrôle du squat, Me Poitras soutient au contraire que la police réfère des personnes qui ont des problèmes de toxicomanie et de santé mentale au Centre Préfontaine.« Denis est à moitié notre avocat, à moitié notre camarade », a précisé hier Mathieu Thériault en parlant de l'homme de loi. 6LP0501A0908 A5 - SAMEDI 6LP0501A0908 ZALLCALL 67 01:06:25 09/08/01 B YVES BOISVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a La fissure L'inspection municipale est une chose mystérieuse.Il y a un mois, notre très botanique administration municipale installait des squatteurs dans un de ses immeubles, le Centre Préfontaine.Il n'y avait apparemment aucune fissure.Les squatteurs venaient de passer six jours dans une maison privée vacante de la rue Overdale.C'était bien entendu illégal, et les propriétaires avaient réclamé leur éviction.Plutôt que d'expulser les intrus, comme le proposait la police, le maire de Montréal leur a ouvert les portes.Question de sécurité, disait- il.C'était un jour merveilleux.Les squatteurs allaient fonder une « coopérative d'habitation multifonctions » et un « centre de diffusion culturelle alternatif ».Un mois plus tard, la Ville envoie ses inspecteurs qui trouvent, après trois inspections, une fissure providentielle dans le Centre Préfontaine.Ouf.Il faut vider.Conclusion triste mais inévitable : la ville a mis en danger ces jeunes gens en les envoyant le mois dernier dans un immeuble fissuré.Il y a sûrement là matière à recours collectif, n'en doutons pas ! Pour suivre sa logique jusqu'au bout, ce n'est pas un ordre d'éviction que Pierre Bourque devrait donner.Ce sont des excuses qu'il devrait présenter, assorties, pourquoi pas, d'un dédommagement et d'une garantie de réinstallation permanente dans un autre immeuble, mais dûment inspecté celui-là.Mais non, le maire a subitement changé de personnalité.Il déplore l'état des lieux.Mais en conférence de presse, il est incapable de dire réellement quel est le problème.Du moins un problème qu'on n'aurait pas pu prévoir le mois dernier devant ce mélange hétéroclite de pensionnaires, qui vont des anarchistes antimondialisation aux militants pour le logement social.C'était déjà le cas cet été, il n'y a rien là de surprenant.\u0001 \u0001 \u0001 La fissure, la vraie, la grosse, elle est bien entendu électorale.Si Pierre Bourque a voulu jouer au maire cool le mois dernier, et s'il tente de jouer le père rigoureux soudainement, c'est parce que cette affaire de squat est en train de virer au désastre pour sa campagne.Personne ne vous le dira mieux que Jack.Devant la clôture qui barre l'entrée au terrain du centre, le préretraité n'en revenait pas.« Je sais qu'il y en a qui ont de la misère, mais de là à ce qu'ils ne payent rien, ni chauffage ni taxes ! Et ils ont refusé des emplois ! » Jack habite l'Est, dans Tétreaultville, et c'était jusqu'à cet été un admirateur du maire Bourque, pour qui il a voté deux fois.« Il a beaucoup fait pour les quartiers.Mais là, c'est fini.Et c'est la même chose pour mes trois fils.» Il désigne du doigt un squatteur qui jongle avec quatre quilles.« Regardez moi ça : des jeunes en pleine santé qui refusent de travailler.Hey ! Ç'a 20 ans, ça ! Moi, quand j'ai été opéré, j'ai passé un mois à l'hôpital.J'étais en retard d'un mois pour payer mes taxes municipales.Ça m'a coûté 21 $ d'intérêts, j'ai eu beau leur expliquer, ils ne voulaient rien savoir.Alors quand je vois ça.» De l'autre côté de la clôture, X, la cagoule montée jusqu'aux yeux, avoue qu'il « trippe » ferme et que le squat est vraiment « hot ».« Moi j'ai 18 ans, je vis chez mes parents.J'ai vu le squat à la TV, alors je suis venu les rejoindre.J'étais surpris pas mal que Bourque nous emmène ici.On est 35-40 qui restent ici.Ça varie.Des fois, je retourne chez mes parents.Je lutte pour le logement social, mais je suis aussi anticapitaliste.Anarchiste ?Je suis pas rendu là.» « Non à l'État policier », peut-on lire sur l'épaule d'une fille qui franchit la clôture sur les entrefaites.On est si peu dans un État policier, en fait, que c'est le Service de police de la CUM qui a dû faire des leçons de démocratie aux avocats de la Ville de Montréal.Contrairement à l'occupation de la rue Overdale, celle du Centre Préfontaine n'a rien d'illégal : c'est Pierre Bourque qui a lancé l'invitation.C'est la Ville qui a envoyé des camions pour déménager les invités, et c'est la Ville qui s'est engagée à payer tous les frais, sans fixer de délai.Voilà bien, sans doute, la nouvelle la plus réjouissante de la semaine : la direction du Service de police, appuyée par son syndicat, envoie le message qu'elle n'est pas à la botte du maire.C'est d'autant plus important qu'à compter du 1er janvier, il n'y aura plus de CUM ; le maire de la nouvelle ville pourrait être tenté de se croire patron du chef de police.La police est là pour faire appliquer le Code criminel.Quelqu'un a-t-il commis un crime ?Lequel ?Qui l'a fait ?Si on le sait, on peut l'arrêter, mais pas évincer tous les autres : ils sont invités ! C'est une chose assez extraordinaire que ce groupe qui n'en est pas un, qui n'est pas organisé, qui n'a pas d'objectifs clairs ou le moindrement concrets, qui n'a de projet que verbal, que ceux-là aient obtenu ce que bien d'autres auraient pu mériter, si jamais la Ville avait eu l'intention sincère de créer ce genre de centre alternatif.Leur mérite est d'avoir fait chanter le maire en période préélectorale avec des slogans sympathiques.Pierre Bourque a eu peur de passer pour un bourreau de la jeunesse manifestante.Et puis, qui est contre le droit au logement ?Si Montréal veut faire ce genre d'expérience, ce n'est pas avec des ententes tout croches signées sur des coins de table qu'elle arrivera à quelque chose de sérieux.Évidemment.Mais on n'en est plus là.Pierre Bourque les a choisis (qui, au fait ?Quiconque est admis), désignés comme bénéficiaires de ce supposé projet.Qui les blâmera, aujourd'hui, de ne pas s'en aller ?Voyons donc ! Et maintenant, ce ridicule festival de l'inspection municipale.La recherche désespérée d'un prétexte d'expulsion pour ne pas avouer que Pierre Bourque a improvisé magistralement.Le maire n'a pas fini d'en payer le prix, à droite, chez les petits propriétaires et les commerçants où il compte une base solide, comme à gauche, dans les groupes qui soutiennent les squatteurs.Cette fissure-là est infiniment plus menaçante.2986437A Reportage publicitaire Dès le moment où il y a un incident ou un accident aérien les gens sont apeurés et évitent le transporteur en question au profit des transporteurs étrangers.On déplore et on critique sans ménagement le service d'entretien de certains transporteurs.De ce point de vue, il est important et nécessaire d'informer le grand public qu'en matière de maintenance des appareils, les exigences de Transport Canada sont très sévères et très strictes.Si les mêmes exigences étaient appliquées aux États-Unis 50 % des appareils seraient cloués au sol.L'erreur n'est pas une option mais plutôt une obligation.Il faut tout simplement la corriger et c'est ce qu'a fait le pilote d'Air Transat en ramenant son appareil à bon port.La licence de pilote canadienne est la plus convoitée et pour ainsi dire la meilleure au monde.À deux occasions, l'expertise de nos pilotes a été mise à l'épreuve.D'abord le cas de Canada 3000, un des moteurs de l'avion a pris feu en plein vol.L'expertise du pilote a permis de ramener son appareil au sol en effectuant avec succès une glissade périlleuse pour éloigner les flammes de la carlingue.Ce fut alors tout un exploit.Ensuite l'incident d'Air Transat, le pilote a posé son avion lourd de plusieurs centaines de milliers de livres sans moteur.Ce n'est pas tant le fait d'avoir plané l'avion qui marquel'exploit mais plutôt d'avoir posé l'appareil sans moteur et d'avoir pu par le fait même sauver tous les passagers.Un autre point très significatif est le travail combien excellent des agents de bord.Pendant toute la durée de l'opération, ils ont su contrôler et rassurer les quelques trois cents passagers.De plus, ils ont réussi en quelques secondes à les évacuer sans pépin.Ainsi nous pouvons être fiers d'avoir les meilleurs pilotes au monde et un service d'entretien des plus sécuritaires.Vous êtes vous déjà posé la question à savoir pourquoi les compagnies canadiennes ne sont jamais impliquées dans des catastrophes aériennes ou presque.La réponse est simple, nos appareils sont très sécuritaires et nos pilotes excellents.Donc il ne faut pas abandonner nos compagnies aériennes au profit des compagnies étrangères au contraire, il faut les supporter, les protéger et non leur tourner le dos, car elles en ont grand besoin.L'équipe de Multi Voyages se joint aux 6 000 agents de voyages du Québec pour leur témoigner notre soutien et leur dire que nous sommes fiers de nos transporteurs et de nos pilotes.IL FAUT SUPPORTER NOS TRANSPORTEURS CANADIENS! 6LP0602A0908 a6samedi 6LP0602A0908 ZALLCALL 67 01:10:33 09/08/01 B A6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 CANADA Éducation des adultes: le Canada tout juste dans la moyenne L I S A SCHMIDT Presse Canadienn OTTAWA \u2014 Une étude menée dans plusieurs pays révèle que le Canada se tient dans la moyenne, sans plus, en matière d'éducation des adultes.Les auteurs de l'étude, rendue publique hier par Statistique Canada, analysent 15 indicateurs internationaux de la participation à l'éducation des adultes.C'est la première fois qu'on dispose d'une source de données fiables, comparables à l'échelle internationale, sur la participation à l'éducation des adultes.Cette étude, basée sur des données recueillies lors d'une enquête menée par 22 pays entre 1994 et 1998, visait à étudier la mesure dans laquelle les adultes utilisent l'information imprimée pour fonctionner en société, et à recueillir des données sur la fréquence et le volume de la participation à l'éducation et à la formation des adultes.Le Canada se place en bonne position, mais derrière des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni.Cette situation doit changer, a commenté hier la ministre du Développement des ressources humaines, Jane Stewart, qui était de passage à Mississauga, en Ontario, pour promouvoir les habiletés de lecture en milieu de travail.« Si nous voulons être compétitifs et continuer à développer notre économie, il faut accorder de l'importance à cette question », a dit la ministre.Durant la période observée, 35 % de la population canadienne âgée entre 25 et 65 ans a participé à des programmes d'éducation des adultes, contre 39 % aux États-Unis.C'est la Finlande qui est dans le peloton de tête avec 56 %, tandis que le Portugal est relégué au dernier rang avec 13 %.La moyenne se situe à 34 %.Même si la plupart des Canadiens conviennent qu'en raison de la rapidité des changements technologiques, il est important de parfaire ses connaissances et sa formation, peu d'entre eux ont le temps nécessaire pour passer à l'acte, a déploré la ministre.L'étude démontre que les travailleurs plus jeunes, les cols blancs, les travailleurs très qualifiés et ceux travaillant pour de grandes entreprises ont davantage tendance à profiter des programmes de formation continue disponibles en milieu de travail.De même, les adultes très instruits étaient beaucoup plus portés à participer à ces programmes que ceux qui étaient peu instruits.À l'inverse, les cols bleus et les chômeurs acquièrent peu de formation, un problème auquel la ministre dit vouloir s'attaquer.Dans tous les pays, les employeurs étaient les principaux parrains de l'éducation et de la formation des adultes.Les employeurs américains se démarquaient nettement à cet égard.Aux États-Unis, 67 % des participants recevaient un soutien financier de leur employeur, contre 51 % au Canada.Paul Martin prêt à verser 4 milliards aux provinces de l'Atlantique Les pays des Amériques se penchent sur un projet Presse Canadienne de charte des droits démocratiques SAINT-JEAN, N.-B.\u2014 Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard et son homologue de la Nouvelle-Écosse veulent en savoir plus long sur la proposition qu'aurait faite le ministre fédéral des Finances en vue d'accroître les transferts dévolus aux provinces de l'Atlantique.On apprenait, hier, que, selon des informations obtenues par le New Brunswick Telegraph- Journal, le ministre Paul Martin serait prêt à verser 4 milliards aux provinces de l'Atlantique, au cours des 10 prochaines années, pour donner un coup de pouce à leur économie.Le ministre aurait énoncé cette hypothèse au cours du dernier caucus des députés libéraux, le mois dernier, à Edmonton, selon le journal.Le premier ministre de l'Île-du-Prince Édouard, Pat Binns, a réagi à cette information, vendredi, en disant qu'il était prêt à examiner toute proposition visant à mettre un terme à l'incapacité historique de cette région du pays à développer son économie.De son côté, le premier ministre de Nouvelle- Écosse, John Hamm, s'est dit ouvert à toute initiative d'Ottawa en ce domaine.ISABELLE RODRIGUE Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Quatre mois après le Sommet de Québec, les 34 pays membres de l'Organisation des États américains (OEA) devront se pencher sur l'adoption d'une charte commune de « démocratie interaméricaine ».Ce document, qui sera présenté à l'assemblée générale de l'OEA mardi, au Pérou, découle directement de la fameuse clause sur la démocratie, adoptée à Québec.Cette clause, fortement défendue par le premier ministre Jean Chrétien au Sommet d'avril, avait pour but d'exclure les pays totalitaires des activités commerciales de l'hémisphère.« Une condition essentielle », avait alors insisté M.Chrétien.La mesure a eu pour effet d'exclure Cuba de toutes les discussions.Le document, élaboré à la suite de négociations entre les pays membres, fait état dès le premier article de cette notion : « Les peuples des Amériques ont droit à la démocratie et leurs gouvernements ont pour obligation de la promouvoir et de la défendre », peuton lire dans le document.S'ils sont adoptés sans modification, les 28 articles de cette charte encadreraient donc les pratiques dans les pays qui voudraient faire partie de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Reste à savoir comment l'exclusion de la participation d'un pays sera mise en oeuvre.Et c'est la principale critique soulevée à l'endroit du texte, qui n'est pas assez contraignant, selon certains.L'article 20 du document indique que dans « le cas où il se produit dans un État membre une altération de l'ordre constitutionnel qui a de sérieuses incidences sur son ordre démocratique », le conseil permanent de l'OEA peut procéder à une évaluation et adopter des décisions.« On trouve que le mécanisme de déclenchement du processus aurait dû être plus clair et plus objectif », souligne Nancy Thed, de l'organisme Droits et Démocraties.Plusieurs organismes avaient suggéré, sans succès, qu'un organisme indépendant de l'OEA soit responsable du mécanisme d'exclusion.C'est également sur cet aspect que s'attarde le député bloquiste Pierre Paquette, critique en matière de commerce international.« C'est en retrait de ce qu'il y avait dans la clause démocratique de Québec (.) où l'article était beaucoup plus clair.» PHOTO PC Paul Martin FAITES FORTUNE AVEC L'IMMOBILIER LA BOURSE L'IMMOBILIER Les millionnaires ne sont pas 100 fois, ni même 10 fois plus brillants que vous; toutefois dans les faits, ils gagnent 10 fois, 50 fois et même 100 fois plus d'argent que vous.Travaillent-ils beaucoup plus que vous?D'AUCUNE FAÇON.Même si vous ne travaillez que 20 heures par semaine, il est physiquement impossible que ces personnes, s'affairent 10 fois plus que vous (il n'y a que 168 heures dans une semaine, et personne ne peut en avoir plus).Saviez-vous que parmi les gens qui ont fait fortune, la plupart l'ont fait en investissant dans l'immobilier.Ce genre de placement vous offre la plus grande stabilité existante sur le marché et, règle générale, suit l'inflation.Il n'est pas soumis aux fluctuations émotives du marché comme les autres genres d'investissement disponibles, L'immobilier est le genre de placement qui a toujours le mieux traversé toutes les crises économiques.Il est possible d'acheter des immeubles avec aussi peu que 5 % du prix d'achat et, dans certains cas, SANS AUCUN COMPTANT.Profitez de ce cycle, l'immobilier est le secteur de l'activité économique qui nous offre actuellemeent d'excellentes opportunités.QUI DEVRAIT ASSISTER À CE SÉMINAIRE : Les gens qui ont à coeur leur sécurité financière, qui veulent s'assurer une retraite dorée, qui en ont assez de vivre d'une paie à l'autre, qui veulent profiter de la vie immédiatement, s'assurer de pouvoir payer des études à leurs enfants, se payer de beaux voyages, avoir plus de temps libres, travailler moins, bref avoir une vie plus agréable et surtout en avoir le contrôle.CE QUE VOUS APPRENDREZ PENDANT CES 6 HEURES : Comment: se construire un excellent crédit - identifier des immeubles jusqu'à 50% en bas de leur valeur - déterminer la valeur d'un immeuble - choisir le bon immeuble - faire un profit instantané à l'achat - négocier vos acquisitions - augmenter votre avoir net de 100% par année - acheter avec le minimum de comptant - identifier les sources d'argent - les différentes techniques de profit - faire du profit avec des propriétés en détresse - les reprises bancaires - se construire une fortune - gérer ses immeubles ou ne serais-ce qu'acheter une résidence au prix du gros pour y habiter.LE SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2001 de 9h 16h H TEL DES GOUVERNEURS ºLE CHARRON LONGUEUIL PRIX: 250 $ TAXES (MATÉRIEL DE COURS INCLUS) Réservez immédiatement: (450) 679-0261 Formateurs: Jacques Lépine M.B.A.Ginette Méroz, avocate GROUPE FORSYTHE INTERNATIONAL INC.Organisme accrédité par la Loi 90 SQDM.Un débrayage perturbé pour les fonctionnaires fédéraux Presse Canadienne DIVERS INCIDENTS ont marqué la journée de débrayage organisée par les fonctionnaires fédéraux, hier, dans l'ensemble du pays.Au Québec, quelque 18 000 fonctionnaires fédéraux ne sont pas entrés au travail.Tôt le matin, à Montréal, un millier d'entre eux ont installé un piquet de grève devant un immeuble du ministère de la Citoyenneté et de l'Immigration, au centreville, où l'escouade tactique de la police a tenté en vain de faire pénétrer un convoi de 11 autobus.D'autres manifestants se sont rassemblés devant un bureau d'assuranceemploi du centre-ville.Dans la région de Québec, les policiers sont intervenus à deux reprises pour escorter une centaine de personnes qui voulaient franchir un piquet de grève devant la gare du Palais.Des fonctionnaires ont aussi manifesté devant la base militaire de Valcartier et les bureaux du ministère du Développement des ressources humaines.Les fonctionnaires protestent contre les offres salariales du gouvernement Chrétien, qu'ils jugent insuffisantes.L'Alliance canadienne de la fonction publique, qui réclame des augmentations de 15 % en trois ans, a quitté la table des négociations, le 30 août, à la suite du refus du Conseil du Trésor fédéral de bonifier son offre de 8,5 % pour la même période.L'Alliance, qui représente quelque 65 000 travailleurs au pays, prévient le gouvernement que si de nouvelles offres ne sont pas déposées bientôt, les moyens de pression vont s'intensifier.C'EST ENCORE MIEUX QUAND C'ESTMEILLEUR! Location de 48 mois pour la Maxima GXE 2002 (U4RG72 AA.00).Acompte ou échange équivalent de 3 995 $.Limite de 24 000 km par année avec 0,10 $/km extra.Premier versement et dépôt de garantie équivalent à un versement mensuel (toutes taxes incluses) requis à la livraison.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Sur approbation du crédit.Taux de financement de 4,8 % à l'achat pour les termes jusqu'à 36 mois.Offre d'une durée limitée.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Le modèle illustré est à titre indicatif seulement.TOUJOURS PLUS LOIN et le logo NISSAN sont des marques de commerce de Nissan.www.nissanmontreal.com www.nissancanada.com 1 800 387-0122 L'ÉVÉNEMENT « LE MEILLEUR DE NISSAN» 399$ /mois 0$ acompte disponible Transport et préparation inclus! LE MIEUX C'EST D'EN PROFITER! Transmission automatique Ensemble agrément Radio AM/FM/CD avec 6 haut-parleurs, 120 watts Climatiseur avec régulateur automatique Freins ABS et à disque aux 4 roues Moteur V6 de 255 chevaux Système antivol et antidémarrage avec clé à puce Assistance routière 24h 4,8% financement à l'achat ! 2982947A FÉLICITATIONS ! DEUX PROFESSEURS DE L'UQAM REÇOIVENT LES PRIX D'EXCELLENCE 2001 DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC Renald Legendre : Prix d'excellence en enseignement 2001 Arrivé au Département des sciences de l'éducation en 1973, M.Legendre est le directeur actuel du Centre d'études, de recherches et de consultations lexicologiques en éducation.Selon l'hommage qui lui a été rendu, « sa connaissance concrète du milieu scolaire, alliée à sa pensée éducative novatrice centrée sur les besoins personnels, culturels et sociaux, constitue un heureux contrepoids à un discours dominant trop souvent utilitariste.Le professeur Legendre constitue un modèle de pédagogie.» Philip Merrigan : Prix d'excellence en recherche 2001 OEuvrant au sein du Département des sciences économiques de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM depuis 1991, M.Merrigan est un chercheur reconnu et respecté en économie du travail.On lui reconnaît une maîtrise exceptionnelle de l'exploitation des grandes banques de données, notamment celle de Statistique Canada, et du traitement de leurs multiples variables.Ses pairs soulignent également la rigueur des méthodes statistiques et économétriques raffinées qu'il applique à ses sujets de recherche.FÉLICITATIONS AUX DEUX LAURÉATS ! 2986430A 6LP0702A0908 A7 SAMEDI 6LP0702A0908 ZALLCALL 67 01:10:45 09/08/01 B Chrétien entrouvre la porte à sa succession Il conseille aux ministres de modérer leurs ardeurs et de se concentrer sur leurs fonctions Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a invité hier les ministres de son cabinet qui convoitent son poste à modérer leurs ardeurs, car il envisage bien d'être encore aux rênes du gouvernement au moins jusqu'à avril 2003 et leur a conseillé plutôt de se concentrer sur leurs fonctions.Il a toutefois entrouvert, pour la première fois, la porte à une course à sa succession en indiquant ne pas se formaliser du fait que certains de ses ministres cherchent à se faire valoir en tant que successeurs éventuels, pourvu qu'ils n'oublient pas leurs priorités.M.Chrétien a déclaré précisément à la CBC qu'il serait en poste pour le 40e anniversaire de son entrée en politique fédérale et a répété qu'il n'avait pas encore décidé s'il allait se faire réélire pour un quatrième mandat.« Ils (les ministres) doivent d'abord s'acquitter de leurs tâches et ils le savent », a-t-il expliqué.« Parce que s'ils ne font pas leur travail, ils auront beaucoup de temps pour faire campagne de l'arrière-ban.» Le chef du gouvernement a confié vouloir s'acquitter de son mandat le plus longtemps possible tout en laissant du temps à son successeur éventuel pour prendre les rênes.Soucieux de ne pas se prononcer en faveur de l'un ou l'autre, il a dit voir d'un bon oeil tous les candidats potentiels \u2014 John Manley, Paul Martin, Allan Rock, Sheila Copps et Brian Tobin \u2014 nommés jusqu'à maintenant.« Je tire une grande satisfaction du fait d'avoir été en mesure de diriger un parti.et un gouvernement et de former des candidats qui peuvent bien me remplacer.De son côté, Brian Tobin, considéré comme le candidat négligé dans la course non officielle, a persisté à dire, dans une interview accordée à la Presse Canadienne et à Broadcast News qu'il n'y avait pas actuellement de course à la direction du Parti libéral.Et tandis que ses organisateurs travaillent à réunir des appuis et des fonds pour soutenir sa candidature, le ministre de l'Industrie demeure foncièrement loyal à son chef et surveille ses paroles.Le ministre des Finances, Paul Martin, considéré comme étant en tête des candidats, refuse d'être interviewé sur la question.Le ministre des Affaires étrangères, John Manley, reconnaît convoiter le poste, mais souligne qu'il ne fait rien en ce sens tant que M.Chrétien n'aura pas décidé de son avenir.M.Tobin quant à lui s'est borné à dire jeudi avec un sourire qu'il n'y avait pas de course au leadership et qu'il n'y en aurait peut-être pas avant dix ans.Mais loin des micros, Brian Tobin s'efforce de faire la promotion de sa candidature qui a des années de retard sur ses principaux rivaux.Ses partisans ont déjà amassé un trésor de guerre de plus de 3 millions.Le ministre de l'Industrie s'est même mis à l'étude intensive du français, d'abord en prenant des vacances en France cet été et la semaine prochaine à Québec pour acquérir de la pratique.Photo PC Jean Chrétien a déclaré qu'il serait en poste pour le 40e anniversaire de son entrée en politique fédérale.La GRC admet avoir commis des erreurs au sommet de l'APEC NAHLAH AYED Presse Canadienne OTTAWA \u2014 Le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Giuliano Zaccardelli, a reconnu hier que la police fédérale avait commis des erreurs en tentant de contrôler les manifestants au sommet de l'APEC, en 1997, à Vancouver.Les policiers de la GRC ont tiré des leçons de cet incident, a-t-il ajouté.C'était la première réaction officielle de la GRC au rapport que l'ex-juge Ted Hughes a rendu public le mois dernier.M.Hughes a présidé l'enquête sur les affrontements qui ont opposé la police et les manifestants, il y a près de quatre ans, sur le campus de l'Université de la Colombie-Britannique.Des manifestants avaient alors été arrosés de gaz poivre, certains avaient subi des fouilles à nu, des banderoles avaient été confisquées et la police avait procédé à plus de 40 arrestations.« Je reconnais que la GRC a commis des erreurs dans la planification des mesures de sécurité pour le sommet de l'APEC », a déclaré le commissaire Zaccardelli, au cours d'une conférence de presse.« Le processus de planification utilisé à l'APEC n'a pas servi et ne servira pas à d'autres événements touchant la sécurité », a-t-il ajouté.Le rapport d'enquête a conclu que la police avait enfreint les droits des manifestants et que certains policiers n'avaient pas respecté les normes de compétence, de professionnalisme et d'efficacité auxquelles on est en droit de s'attendre de leur part.M.Hughes a aussi souligné que certains hauts fonctionnaires, dont l'un des bras droits du premier ministre Jean Chrétien, Jean Carle, avaient tenté d'influencer le travail de la police.M.Carle avait demandé à ce que les manifestants soient éloignés d'un secteur situé près de l'endroit où avait lieu le sommet.Le rapport a conclu que les dirigeants de la GRC avaient cédé à l'influence et à l'ingérence du gouvernement, dans un domaine où cette influence et cette ingérence étaient inappropriées.En conférence de presse, le commissaire Zaccardelli a commencé par dire qu'il acceptait les conclusions du rapport Hughes au sujet des agissements de M.Carle.Plus tard, il a cependant déclaré qu'aucune pression n'avait été exercée pour obliger la GRC à faire quoi que ce soit, et qu'il ne lui appartenait pas de déterminer si M.Carle avait agi ou non de façon inappropriée.M.Zaccardelli a néanmoins précisé que les questions de sécurité devaient demeurer sous la responsabilité de la GRC, qui profite de l'expertise de spécialistes.Le commissaire a évoqué certaines mesures prises pour s'assurer que des incidents semblables à ceux qui sont survenus au sommet de l'APEC ne se reproduisent plus.Le comportement des policiers au Sommet des Amériques \u2014 tenu à Québec plus tôt cette année \u2014 était approprié, a aussi souligné le commissaire Zaccardelli.La Cordée Plein Air La plus grande boutique de plein air au Québec ouvre ses portes à Laval jeudi le 13 septembre dès 9 h Au 2777, boul.St-Martin Ouest (angle autoroute 15) À LAVAL 2960759A www.ccoolllleeggeennoottrree-ddaamee.qqcc.ccaa SAVOIR ÊTRE DIFFÉRENT Le Collège Notre-dame vous invite à ses journées PORTES OUVERTES.En compagnie de votre enfant, vous pourrez échanger avec le personnel et les élèves.Pour réserver votre place aux examens d'admission ou pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec notre service d'information au numéro suivant : (514) 739-1739 PORTES OUVERTES Cours complet pour les filles et les garçons de 1re à 5e secondaire Jeudi 11 octobre 2001 de 14h à 18h Dimanche 14 octobre 2001 de 10h à 16h 2984484A Spécialiste Apple Centre de service autorisé Centre-ville: 463, rue Sainte-Catherine Ouest, 2e étage (514) 842-2571 Montréal : 5580, rue Paré (514) 738-9955 Laval : 2600c, boul.Daniel-Johnson (450) 688-4966 Ottawa : 1541, rue Merivale (613) 226-2799 Détails en magasin.Taxes en sus.Apple, le logo Apple, i Mac, i Book, Power Book, G4 et Apple Display sont des marques déposées de Apple Computer Inc.iBook500 MHz CD 1 $ Power Book400 MHz 329999 $ G4733 MHz 248999 $ iMac500 MHz 148999 $ Apple Display 17po 153999 $ Une grande sélection de produits en magasin un service technique réputé Le tout à des prix incroyables ! Ordinateurs Apple et accessoires, logiciels, caméscopes et appareils photo numériques, cartouches d'encre, papier, matériel d'artiste et d'art graphique et beaucoup plus encore.Toujours à bon prix! 2981791A 6LP0802A0908 lundi a8 6LP0802A0908 ZALLCALL 67 01:10:24 09/08/01 B A8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 QUÉBEC Bacon, le film laisse un arrière-goût désagréable aux producteurs de porc JUDITH LACHAPELLE CLÉMENT POULIOT et ses collègues de la Fédération des producteurs de porc du Québec ont vu le documentaire Bacon, le film, du réalisateur Hugo Latulipe.Mais bien qu'il parle de leur industrie, ils disent ne pas s'être reconnus à travers les propos « tendancieux » du cinéaste.Où, demande Clément Pouliot, parle-t-on des récents efforts des producteurs sur le plan environnemental ?De la qualité de leurs produits ?Du fait que l'industrie porcine québécoise est perçue comme « un modèle de production exemplaire reconnu à travers le monde » ?Le documentaire, produit par l'Office national du film, dresse un portrait assez sombre de l'industrie porcine au Québec, de ses conséquences inquiétantes sur l'environnement et de la lutte acharnée \u2014 et souvent vaine \u2014 des citoyens qui veulent empêcher les porcheries de s'installer chez eux.Le réalisateur Hugo Latulipe, un ancien de la Course Destination Monde, ne cache d'ailleurs pas son scepticisme et son inquiétude face à l'attitude de l'État qui, dit-il, subventionne grassement cette industrie et ignore les plaintes des citoyens.À ce sujet, il est clair que le réalisateur et les producteurs de porc ne voient pas le rôle de l'État de la même façon.« Eux parlent de collusion, dit Clément Pouliot.Nous, on parle de partenariat.C'est comme ça qu'on arrive à relever les défis.» Le président s'étonne également devant la vision « nostalgique » de l'agriculture qui est présentée par les opposants.« On dirait qu'ils veulent revenir à l'époque des chevaux et des boeufs.» M.Pouliot ne réfute pas les statistiques évoquées dans le documentaire sur la contamination de l'eau par le lisier ou le nombre de porcs qui augmente sans cesse.Les données ne sont pas nouvelles, elles ont été tirées de différents rapports publiés au fil des ans par divers organismes, dont le Vérificateur général et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.Il haussera cependant un sourcil quand on évoquera l'information selon laquelle le tiers des terres agricoles de la province où on répand le lisier de porc commencent à montrer des signes d'infertilité.« Moi-même, je cultive 300 acres, et je ne vois pas de signes d'infertilité.» Les producteurs de porc cultivent surtout le maïs, l'une des seules plantes à pouvoir absorber le phosphore contenu dans le lisier de porc et qui constitue la principale source d'alimentation du bétail.Mais le maïs est également reconnu comme une plante qui use beaucoup plus les sols que les autres.Quant à l'opposition des citoyens dans certaines municipalités, Clément Pouliot plaide pour le droit de produire à partir du moment où les lois environnementales sont respectées.« On vit quand même en démocratie.La population peut se prononcer, elle nomme ses représentants qui font les lois.Et elle a l'occasion de se prononcer chaque fois qu'elle achète nos produits, qui sont de très grande qualité.L'Union paysanne s'en mêle À l'opposé de la Fédération des producteurs de porc, l'Union paysanne (qui regroupe des agriculteurs, des éleveurs, des consommateurs, de la ville ou de la campagne) réclame la fin du « massacre de l'industrie porcine en région ».Les porte-parole de l'Union, Roméo Bouchard et Maxime Laplante, participent également au film Bacon.L'Union paysanne demande notamment au gouvernement de « déclarer un moratoire sur toute nouvelle autorisation de porcherie tant qu'on n'aura pas mis au point, de pair avec les citoyens, un encadrement crédible de cette production qui garantisse qu'elle ne mettra pas en danger l'eau, les sols, le bienêtre et la santé des animaux et l'équilibre socio-économique du milieu rural ».Des référendums sur les nouveaux projets de porcheries devraient pouvoir avoir lieu dans les municipalités où les citoyens le réclament, ajoute l'Union.Elle suggère enfin de privilégier les petits élevages sur litière compostée, une méthode plus coûteuse mais moins polluante que l'épandage de lisier liquide.Montréal ne sera pas forcé de tourner à droite S I L V I A GALIPEAU SI MONTRÉAL ne veut pas du virage à droite au feu rouge, on ne le lui imposera pas.Quoiqu'emballé par l'expérience pilote du virage à droite menée dans plusieurs régions, le ministre des Transports ne compte pas l'imposer coûte que coûte à Montréal.Si la métropole n'en veut pas, il ne la forcera pas.« Ma décision n'est pas prise.Mais je vous avoue que je n'ai pas l'intention de faire de bataille », a déclaré Guy Chevrette hier.Depuis janvier, 26 municipalités de la province font l'expérience du fameux virage à droite.Le gouvernement doit faire un bilan du projet pilote dans les mois qui viennent, et décider s'il l'étend à toute la province.Jusqu'ici, « il n'y a rien d'anormal, s'est félicité Guy Chevrette.Il y a eu un seul accident avec blessure légère, mais nous ne sommes même pas sûrs que ce soit dû au virage à droite.Et c'était en Abitibi, où cela tourne (à droite) depuis cinq ans.» Le ministre se félicite de ces bons résultats.Alors qu'on lui avait prédit « les pires problèmes », voire « la mort des piétons », il s'est dit « ravi » de voir que les conducteurs québécois n'étaient « pas plus fous qu'ailleurs », à savoir pas plus fous que les Ontariens ou les Américains, qui tournent à droite au feu rouge depuis des années déjà.Mais pour ce qui est de Montréal, le ministre reconnaît qu'il y a eu davantage de réticences exprimées.Du maire Pierre Bourque aux coalitions de personnes handicapées ou de personnes âgées, de nombreuses voix se sont élevées contre le projet.« Je n'ai pas l'intention de faire une guerre avec ceux qui ne veulent pas », a répété Guy Chevrette.Sa décision n'est toutefois pas arrêtée et plusieurs scénarios sont envisageables : tout le Québec sauf Montréal, tout le Québec incluant Montréal d'ici deux ans, des échéanciers différents selon les régions, etc.« Ma décision n'est pas prise, a-t-il ajouté.Il y a encore des coûts à analyser, les coûts de la signalisation, de la promotion.» De son côté, Pierre Bourque ne démord pas de sa position.« Montréal, c'est beaucoup de personnes âgées, beaucoup de jeunes familles, beaucoup de poussettes, beaucoup de monde.Il y a 500 000 voitures qui viennent à Montréal chaque jour, des camions, des autobus, etc.C'est un autre monde.» Son rival à la mairie de la future grande ville de Montréal, Gérald Tremblay, est moins catégorique.Opposé au virage à droite au centre- ville, il n'y voit pas de problème dans les régions où il n'y a pas de « haute densité de population », a affirmé hier son attachée de presse, Denise Courteau.Photo PC Le renvoi d'une question par une province à son plus haut tribunal reste une procédure exceptionnelle, a fait valoir hier M.Bégin.Québec ne l'avait pas utilisé depuis 1989.Bégin contestera le projet de loi sur les jeunes contrevenants en Cour d'appel Québec planifie l'ABC de l'alphabétisation DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec va reporter l'application du projet de loi fédéral C-7 sur les jeunes contrevenants.Le procureur général Paul Bégin a déposé hier un renvoi en Cour d'appel du Québec pour vérifier, notamment, si le projet de loi est conforme aux conventions internationales sur les droits de l'enfant.Il faut s'attendre à ce que la Cour d'appel du Québec prenne « quelques mois » voire un an avant de prendre position.Son avis sera probablement soumis, par la suite, à l'attention de la Cour suprême, a indiqué hier le ministre Bégin en conférence de presse.Le renvoi d'une question par une province à son plus haut tribunal reste une procédure exceptionnelle, a fait valoir hier M.Bégin.Québec ne l'avait pas utilisé depuis 1989 et le plus récent cas à s'être présenté au Canada remonte à trois ans.L'Alberta avait alors décidé de tester les intentions fédérales sur le contrôle des armes à feu.Le projet de loi C-7 n'est pas encore adopté.Hier, le ministre Bégin disait douter que le gouvernement fédéral décide d'aller de l'avant sans avoir au préalable reçu l'avis de la Cour d'appel du Québec.Pour le ministre Bégin, le Québec n'est pas isolé dans son opposition au projet de loi : l'ensemble des autres provinces réclame qu'Ottawa le mette de côté, pour des raisons diverses toutefois.Le projet de loi fédéral nie, selon lui, le droit des jeunes prévenus à la réhabilitation, une orientation qui constitue la base des interventions dans ce domaine au Québec.Les groupes qui se consacrent à la réinsertion sociale des jeunes délinquants au Québec se sont d'ailleurs vivement opposés au projet de loi C- 7 a rappelé M.Bégin.Aussi, l'Assemblée nationale, unanimement, a dénoncé les intentions d'Ottawa face aux jeunes contrevenants.En pratique, Québec pose six questions sur le projet de loi fédéral au plus haut tribunal provincial.La Cour devra dire si le projet de loi C-7 « permet l'expression des particularités des diverses provinces dans l'exercice de leur responsabilité relative à la protection de l'enfance ».Surtout, d'insister M.Bégin, le tribunal devra dire si le projet est compatible avec le droit international, notamment la convention relative aux droits de l'enfant.L I A LEVESQUE Presse Canadienne CONFRONTÉ À DES chiffres alarmants en matière d'analphabétisme qui stagnent depuis des années, Québec lance une campagne de promotion de l'alphabétisation.Le ministre de l'Éducation François Legault s'est déplacé dans le métro de Montréal, hier, pour lancer la campagne, en insistant sur la nécessité de toucher ces gens qui ont des problèmes à lire, écrire et compter et qui restent dans l'isolement.Les autorités estiment qu'au Québec, 1 million de personnes éprouveraient des difficultés à lire, à écrire, à compter.De ce nombre, 610 000 ont moins de 65 ans et n'ont pas terminé leur 3e année de secondaire.Le phénomène touche aussi les jeunes, puisque 70 000 personnes de moins de 30 ans n'ont pas terminé leur 3e année de secondaire, a souligné le ministre Legault, au cours d'une rencontre avec les journalistes.Pour le moment, le ministre ne s'est pas fixé d'objectif précis en matière d'alphabétisation.Il attendra, pour ce faire, l'issue d'une consultation publique qui doit être menée à l'égard du « Projet de politique de l'éducation des adultes dans une perspective de formation continue ».Ce projet de politique a été lancé en mai dernier et doit faire l'objet d'une consultation, en octobre.« On a promis non seulement une politique, mais un plan d'action d'ici la fin de l'année.On aura, dans cette politique et ce plan d'action, des objectifs concrets, des cibles concrètes pour réduire le nombre d'analphabètes.Ce que je souhaite, idéalement, c'est de donner à chaque région, à chaque localité, des cibles concrètes pour être capable de réduire à chaque endroit au Québec le nombre d'analphabètes », a confié le ministre Legault.La campagne a pour thème « savoir lire, écrire et compter, c'est profiter de la vie ».Cours pratiques, démonstrations et dégustations (soirs ou fins de semaine) CUISINE POUR DEUX EN 30 MINUTES CANARD AU MENU ÉTIQUETTE À TABLE BIÈRES DE MICROBRASSERIES QUÉBÉCOISES ET PLUSIEURS AUTRES Pour information et inscription REGISTRARIAT (514) 282-5113 ou 1 800 361-5111, p.5113 www.ithq.qc.ca (rubrique Cours grand public) SHERBROOKE PROFITEZ DU SAVOIR-FAIRE DE L'ITHQ Faites vite, les places sont limitées.www.ithq.qc.ca 2982715A 6LP0902A0908 lundi a9 6LP0902A0908 ZALLCALL 67 01:10:14 09/08/01 B «Un pays mort d'épuisement, de folie et de mensonge » René-Daniel Dubois fait une sortie volontairement provocatrice contre les «Québécois fascistes» S I L V I A GALIPEAU « CE PAYS est en train de mourir.Il est déjà mort.De ses mensonges, et comme il est terrible d'apprendre que l'on appartient à un peuple complice et solidaire des haineux.» Ce peuple « complice », « solidaire des haineux », c'est nous, les Québécois, tous des descendants de fascistes, s'il faut en croire les propos tenus par le dramaturge René- Daniel Dubois, dans un texte pamphlétaire et volontairement provocateur, qu'il doit interpréter demain à 17h sur les ondes de la chaîne culturelle de Radio-Canada, à l'émission du comédien Alexis Martin.« Ce pays est mort.Mort d'épuisement, de folie et de mensonge », répète-t-il.Il n'y a jamais eu de fascistes ici, pensez-vous ?C'est ce que vous avez appris dans vos cours d'histoire, ce qu'on a répété sur toutes les tribunes, dans les médias, les revues spécialisées, et les documentaires ?N'y croyez rien, vous répondra-t-il.Déjà, pour moi, ce n'est plus la découverte de l'ampleur du fascisme chez nous, qui est accablante, mais celle du silence.Le silence d'aujourd'hui.Ce qui s'est passé à l'époque est dégoûtant, certes, et à plus d'un titre, mais le silence ! Le silence ! Comment expliquer le silence et les mensonges énormes qui continuent d'être proférés chaque jour sans la moindre pudeur ?» Ce qui a provoqué sa « révolte », ce qui a « véritablement rivé le clou », comme il le dit lui-même, c'est un événement précis, qui l'a fait passer du « passage du statut d'observateur de mensonge, à celui de victime de mensonge ».Que s'est-il passé ?« Voici les faits », ditil : en 1936, alors que le gouvernement légitime d'Espagne est soumis aux attaques du général fasciste Franco, une délégation officielle du gouvernement vient au pays pour amasser des fonds, afin d'acheter des médicaments pour la population civile de Madrid.Des rassemblements ont lieu à Toronto, Hamilton et Ottawa, mais celui de Montréal est annulé.« La police prétend ne pas pouvoir assurer la sécurité des orateurs ».Une foule de protestataires contre la tenue du rassemblement, qui n'ont de toute évidence pas été prévenus de l'annulation, s'amasse devant l'aréna où il devait avoir lieu, scandant : « À bas, à bas, à bas les communistes, à bas les juifs ! » « Les journaux de l'époque ne précisent pas le nombre de manifestants pro-Franco, mais rapportent qu'il faudra de quatre à cinq cents policiers (.) pour les empêcher de traverser ! » Alors que les représentants officiels espagnols n'ont pas été en mesure de récolter des fonds pour les civils malades de Madrid, quelques jours plus tard, le poète Federico Garcia Lorca meurt « battu à coups de crosse de fusil, puis fusillé ».Il n'en faut pas plus pour que René-Daniel Dubois enchaîne : « Vous avez tué Lorca.» Lorca, et « au moins un millier de femmes et d'enfants d'Espagne (.) parce que la rencontre prévue, la rencontre que les fascistes avaient réussie à empêcher, avait été destinée à réunir l'argent nécessaire pour l'achat de sérums et de vaccins.» Fascistes, nous le sommes tous depuis toujours, depuis « les jeunesses laurentiennes », « Le Devoir », « le chanoine Groulx », dit-il.Personne n'y échappe : les papes, les évêques, les curés, Trudeau, Michel Chartrand, Duplessis, les médias, les intellectuels et les historiens, nous sommes tous complices, dénonce- t-il.« Aujourd'hui, j'ai enfin accepté de coucher par écrit ces pensées secrètes, ces craintes que, nombreuses, je n'ai jamais confiées à personne », dit-il, avant d'enchaîner : « Je n'en puis plus de l'atmosphère puante de cette société enferrée dans ses mensonges et ses cachotteries.» Trop de mensonges le forcent à claquer la porte : si le « pays est mort », comme il le dit, alors lui, il est un « apatride ».Bien connu pour son franc-parler et ses positions tranchées, René-Daniel Dubois a fait beaucoup parler de lui lors du dernier référendum, alors qu'il reprochait au Parti québécois d'embrigader les artistes.Cette fois, il revient à la charge, et ne ménage personne.VIOLENCE CONJUGALE L'initiative de Pierre Mailloux saluée par les intervenants MARIE-FRANCE LÉGER L'APPEL À LA SOLIDARITÉ envers les femmes battues lancé par le psychiatre Pierre Mailloux est perçu comme une contribution utile par les intervenants sur le terrain qui constatent une augmentation des victimes de violence conjugale.En 2000-2001, le taux d'occupation des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence a atteint 88 %, soit une augmentation de 5 % par rapport à l'année précédente.Non seulement les femmes sont-elles plus nombreuses dans ces centres, mais elles y demeurent également plus longtemps ; par manque de logement ou de ressources.Selon Marie-Josée Lamarre, coordonnatrice de la Fédération des maisons d'hébergement pour femmes violentées et en difficulté du Québec, le taux d'occupation est un révélateur fiable de la gravité de la situation.« Ça ne s'améliore pas, malgré la sensibilisation.On assiste même à un backlash dans le discours.On parle beaucoup de la violence des femmes », a-t-elle dénoncé.L'an dernier au Québec, les drames conjugaux ont fait 22 morts, 19 femmes et trois hommes, selon les statistiques du ministère de la Sécurité publique.Dans les circonstances, Mme Lamarre juge que l'intervention du psychiatre et animateur radiophonique peut avoir un impact positif.« Le principe est bon.Il est toujours bon de se positionner contre la violence », convient Mme Lamarre qui se demande toutefois si la méthode suggérée par le psychiatre n'est pas un peu rétrograde.Car les femmes, ditelle, « ne doivent pas dépendre de l'action des autres pour dire non à la violence ».Le controversé animateur de l'émission Un psy à l'écoute vient de publier le livre Au secours des femmes où sont détaillés les comportements des hommes violents et les signes qui permettent de déceler si une femme est victime de violence.Pierre Mailloux est d'avis que les hommes violents seront davantage impressionnés par leurs pairs s'ils leur démontrent qu'ils ont un comportement inacceptable.Et dans la mesure où, évidemment, la violence n'ira pas répondre à la violence.Ce point de vue est partagé par les intervenants.« Je pense que plus les hommes s'en parlent entre eux, plus ça peut être aidant.Ç'a plus d'impact si c'est un homme », convient également Marlène Poirier, directrice de la maison Carrefour pour elle, sur la Rive-Sud de Montréal.Le syndic du Collège des médecins, François Gauthier, a préféré s'abstenir de tout commentaire sur la nouvelle « sortie » du psychiatre, étant donné que le cas Mailloux était toujours en cours devant le comité de discipline.Quatre jours de Le psychiatre Pierre Mailloux plaidoiries sont prévus en octobre.MONTRÉAL 732, rue Ste-Catherine O.(514) 877-0090 3573, boul.St-Laurent (514) 288-0600 Centre Eaton (514) 844-6242 2360, rue Notre-Dame O.(514) 983-1666 1, Place-Ville-Marie, bur.11108 (514) 394-0000 8984, boul.de l'Acadie (514) 387-9999 1201, avenue Greene (514) 933-8000 5150, rue Jean-Talon O.(514) 341-2221 5954, boul.Métropolitain E.(514) 257-8826 6224A, rue St-Jacques O.(514) 369-4000 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 Les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, boul.Taschereau, bur.150 (450) 926-3111 Mail Champlain (450) 671-3300 Place Portobello (450) 671-4744 CHÂTEAUGUAY 129, boul.St-Jean-Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 3339L, boul.des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, boul.Lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, boul.Maloney O., bur.1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, boul.Boivin (450) 777-6612 JOLIETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, boul.St-Charles (514) 428-9000 16900, route Trans-Canada (514) 693-9265 LAVAL 1696, boul.des Laurentides (450) 629-6060 379, boul.Curé-Labelle (450) 622-0303 Centre Laval (450) 978-1081 3364, boul.St-Martin O.(450) 682-2640 241C, boul.Samson (450) 969-1771 Carrefour Laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, boul.Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 L'ASSOMPTION 814, boul.de l'Ange-Gardien N.(450) 589-1411 L'ÎLE-PERROT 15, boul.Don-Quichotte Bureau 103A (514) 425-5505 LONGUEUIL 1490, chemin de Chambly (450) 442-1566 1150, rue King-George (450) 448-7777 MAGOG 221, rue Principale O.(819) 843-4455 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, boul.Industriel (450) 581-4666 Les Galeries Rive-Nord (450) 581-7756 ROSEMÈRE 209, boul.Curé-Labelle (514) 971-0707 Place Rosemère (450) 971-2000 SAINTE-AGATHE 221, rue Principale E.(819) 321-3331 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360E, rue Arthur-Sauvé (450) 974-9299 SAINT-HUBERT 3399, boul.Taschereau (450) 676-3963 SAINT-HYACINTHE Les Galeries St-Hyacinthe (450) 261-9991 SAINT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, boul.du Carrefour (450) 431-2355 SAINT-LAURENT 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-0334 Place Vertu (514) 745-0745 2100, boul.Marcel-Laurin (514) 856-1884 300, avenue Sainte-Croix (514) 748-8525 SAINT-LÉONARD 4282, boul.Métropolitain E.(514) 593-7333 SHERBROOKE 2980, rue King O.(819) 566-5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822-4650 SOREL 2605, chemin Saint-Roch (450) 742-9600 TERREBONNE 1270, boul.Moody, bur.10 (450) 964-1964 Les Galeries de Terrebonne (450) 964-8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul.des Forges (819) 372-5000 5635, boul.Jean-XXIII (819) 372-5005 VICTORIAVILLE 495, boul.des Bois-Francs Sud (819) 758-8840 Consultez le www.rogers.com/sans-fil, composez le 1 800 IMAGINE ou rendez-vous chez nos distributeurs RogersMCAT&TMD participants.Cet appareil et cette couleur ne sont pas offerts dans tous les magasins.Applicable à toute nouvelle entente de deux ans seulement, pour les forfaits de 20 $ ou plus par mois.Faites parvenir une preuve d'achat et vous recevrez un crédit sur la facture correspondant à un rabais de 50 $.Vous devez souscrire à la trousse de messagerie et/ou à l'affichage numérique des appels pour recevoir la prime de trois mois sans frais.Des frais s'appliqueront après les trois premiers mois.Des frais d'accès au système s'appliqueront.Taxes applicables, interurbains et frais de déplacement en sus.\u2020Aucun achat requis.Demandez tous les détails à votre représentant.Offre d'une durée limitée, sujette à changement sans préavis.Appelez-nous au 1 800 226-8352 pour connaître les offres spéciales à nos abonnés.MCRogers Communications inc.Utilisé sous licence.MDAT&T Corp.Utilisé sous licence.É C R I S - L E ! De plus, courez la chance de participer à la production du prochain vidéoclip de Nelly Furtado en vous inscrivant au www.rogers.com/nelly\u2020.>BLA+BLA+BLA=ZZZZ >HAHAHA >+QUE27'.OUF;-) NOKIA 3360 Seulement 4999 $ sonneries et graphiques téléchargeables jeux vibra shock Trois mois en prime: courriel et messagerie texte boîte vocale affichage numérique des appels (après remise postale) Forfait Week-ends Soirs /semaine Jours /semaine 25$/mois Illimités 150 minutes À partir de maintenant, les week-ends illimités commencent le vendredi à 18 heures et se terminent le lundi à 8 heures.25 minutes Jours / semaine en prime avec tout paiement préautorisé Informez-vous sur nos autres forfaits.2980810A Le greffé du premier coeur artificiel va mieux Agence France-Presse LOUISVILLE \u2014 Un Américain, premier greffé à avoir reçu un coeur artificiel entièrement autonome, a quitté le service de soins intensifs du Jewish Hospital de Louisville (Kentucky, centre), ont annoncé ses médecins hier.Robert Tools, 59 ans, « a été transféré au service d'observation jeudi », lit-on dans un communiqué.Il continue « à avoir des hauts et des bas, mais globalement, la récupération de Bob est remarquable », a déclaré le docteur Laman Gray, qui fait partie de l'équipe de médecins de l'Université de Louisville qui l'a opéré.M.Tools a été le premier à recevoir cette nouvelle prothèse cardiaque baptisée « Abiocor Implantable Replacement Heart » (coeur greffable de remplacement Abiocor).L'Abiocor, qui n'en est qu'au stade du prototype, est équipé d'un moteur très silencieux et d'une batterie interne qui permet aux malades de disposer d'une complète liberté de mouvement, selon ses concepteurs.Avant son opération, les médecins accordaient à Robert Tools une chance de survie de neuf pour cent.Honnête comme pas une Presse Canadienne SAVANNAH \u2014 Aux États-Unis, une femme a fait preuve d'une honnêteté peu commune.Wanda Johnson, une mère seule était résignée et apportait son téléviseur à un prêteur sur gages pour acquitter sa facture d'électricité mardi dernier, à Savannah, en Georgie.C'est à ce moment qu'elle a ramassé un sac de plastique qui était tombé d'un fourgon blindé et qui contenait 120 000 $ US.Elle a gardé le sac pendant quatre heures et, après avoir parlé avec un prêtre, a finalement appelé la police pour signaler l'incident.La compagnie E-M Security lui a promis une récompense.9 septembre 2001 18 novembre 2001 6LP1001A0908 lundi a10 6LP1001A0908 ZALLCALL 67 01:02:09 09/08/01 B Le cahier Actuel fête son premier anniversaire et sera enfin publié le samedi.DÈS SAMEDI PROCHAIN, ACTUEL FAIT SA RENTRÉE AU MENU, SAMEDI PROCHAIN: - Une radiographie de la génération des 18-35 par Marie Allard - Dans votre assiette une page hebdomadaire sur l'alimentation et ses enjeux sociaux signée Judith Lachapelle.- Visite libre Nathalie Petrowski rencontre des personnalités qui bougent.et Hugo Dumas, illustrée par Chapleau.Aussi, un cahier Plus nouvelle formule dans lequel le «columnist» Yves Boisvert vous donne rendez-vous tous les samedis.Photo AFP Les laboratoires américains et allemands de Pfizer affirment que le décès d'un consommateur de Viagra ne peut en aucun cas être relié directement au médicament.ALLEMAGNE 30 personnes sont mortes après avoir pris du Viagra Dans le monde, on compte 616 décès depuis sa mise en marché Agence France-Presse BERLIN \u2014 Trente personnes en Allemagne sont mortes après avoir pris du Viagra depuis 1998, date de l'introduction sur le marché du médicament des laboratoires américains Pfizer contre l'impuissance sexuelle et les problèmes de libido, a indiqué le ministère allemand de la Santé hier.Le ministère a confirmé une information du quotidien Bild en publiant la réponse qu'il avait faite à la question d'un député sur les décès ayant suivi la prise de Viagra en Allemagne.« Si les personnes ont respecté les consignes d'utilisation, il n'y a pas de lien de causalité entre le Viagra et leur mort », a démenti la filiale allemande de Pfizer.L'Agence allemande du médicament a souligné pour sa part qu'il n'y avait effectivement, dans un aucun cas de décès, « la preuve certaine d'un rapport causal ».Le rapport est « possible », « des indices plus ou moins probants » existent, a souligné un porte-parole de l'Agence.Sur 104 personnes ayant signalé des effets secondaires négatifs après la prise de Viagra, 30 « sont mortes des suites d'une complication cardiaque ou de la circulation sanguine à un moment donné après la prise du médicament », a précisé le ministère, citant le rapport de l'agence allemande.Au total, dans les pays de l'Union européenne ainsi qu'en Norvège et en Islande, 709 cas d'effets secondaires ont été recensés, dont 77 ont été suivis d'un décès, selon l'Agence.À l'échelle mondiale, le centre de statistiques suédois Uppsala Monitoring Center (UMC) a recensé 616 morts, grâce à la coopération de 60 pays, a rappelé le ministère, citant le rapport de l'Agence du médicament.« La sécurité et l'efficacité du Viagra ont été prouvées depuis son introduction sur le marché et ont été confirmées par un nombre important d'études.Les spéculations sur la sécurité du Viagra ne sont pas fondées », a commenté Pfizer.L'Agence allemande des médicaments avait dès janvier 2000 souligné les risques liés au Viagra, conseillant aux personnes souffrant de problèmes du coeur ou de la circulation de ne pas en prendre. 6LP1101A0908 lundi a11 6LP1101A0908 ZALLCALL 67 01:02:52 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 1 1 Trêve à Belfast pour l'enterrement d'un adolescent protestant Agence France-Presse BELFAST \u2014 Pour la première fois après une semaine de violences sectaires, les élèves de l'école catholique Holy Cross de Belfast et leurs parents ont pu emprunter sans incident hier la rue à majorité protestante qui mène à leur établissement.Les funérailles à Belfast en fin de matinée d'un adolescent protestant de 16 ans, Thomas Mc Donald, renversé et tué mardi à Belfast par une voiture conduite par une catholique, ont apparemment secoué les deux communautés.De l'Italie, le pape Jean-Paul II a appelé catholiques et protestants d'Irlande du Nord « impliqués dans la violence à renoncer à l'usage des armes et à emprunter le chemin du dialogue et de la paix ».À Belfast, le ministre à l'Irlande du Nord John Reid a multiplié les rencontres pour préparer un plan visant à désamorcer les tensions de ce quartier défavorisé, du nord de Belfast.L'annonce d'une rencontre lundi à Londres entre John Reid et l'envoyé spécial pour l'Irlande du Nord du président américain George W.Bush, Richard Hass, est venue confirmer la volonté du gouvernement britannique d'enrayer la spirale de la violence et de redonner une impulsion au processus de paix.Le temps presse en effet : Londres doit trouver d'ici le 23 septembre une solution à la crise qui paralyse l'Irlande du Nord depuis la démission, le 1er juillet, de son premier ministre, le protestant modéré David Trimble.Le calendrier constitutionnel impose aux partis de trouver d'ici là un accord permettant d'élire un nouveau premier ministre, faute de quoi l'ensemble du processus de paix né des accords de 1998 pourrait s'effondrer.Par respect pour la famille de la victime, les manifestants protestants qui s'opposent au passage des élèves catholiques dans leur quartier pour rejoindre l'école Holy Cross sont restés silencieux hier lors du passage des fillettes et de leurs parents.Comme les jours précédents, un imposant dispositif de sécurité avait été déployé le long de la rue pour éviter tout débordement.Vêtus de couleurs sombres en signe de deuil, plusieurs dizaines de protestants ont tourné le dos au cortège des fillettes, dont la plupart avaient retrouvé le sourire.Cette ambiance calme et recueillie contrastait avec le concert de cornes de brumes et de sifflets qui avait accompagné le cortège la veille.Et plus encore avec les violences et les bordées d'injures qui ont émaillé les trois premiers jours de la semaine sur Ardoyne Road, culminant avec l'explosion mercredi matin d'une bombe artisanale à quelques mètres de fillettes terrorisées.Les manifestants protestants avaient demandé aux parents catholiques de faire un geste hier pour marquer l'enterrement de Thomas Mc Donald, en se rendant à Holy Cross par une rue contournant leur quartier.Sans aller jusqu'à obtempérer, les parents ont toutefois accepté de retarder un peu leur passage par Ardoyne Road.Puis, dans la cour de l'école, ils ont observé une minute de silence et récité un « Notre Père » à la mémoire de l'adolescent protestant, lors d'une prière collective conduite par un prêtre catholique et deux révérends protestants.À quelques kilomètres de là, sur les hauteurs de Belfast, un millier de personnes ont assisté à l'enterrement du jeune Thomas Mc Donald.Photo AP Par respect pour la famille du jeune Thomas Mc Donald, 16 ans, heurté mardi par une automobiliste catholique, les manifestants protestants qui s'opposent au passage des élèves catholiques dans leur quartier sont restés silencieuxhier.Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555 Super cool.Des téléphones offerts en exclusivité chez TELUS Mobilité.© 2001 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Holdings Inc.Le futur est simple est une marque de commerce utilisée avec l'autorisation de Clearnet Communications Inc.Pour certains modèles mis en service avec un contrat de trois ans.Les modèles ne sont pas nécessairement offerts partout.Des téléphones pour aussi peu que 24,99 $ Toute une famille de sans-fil super cool vous attend.Uniquement chez TELUS Mobilité.Vous en trouverez sûrement un qui vous convient.Pour obtenir les détails et connaître la disponibilité des modèles, visitez telusmobilite.com.Le futur est simple.Sanyo 6000 Samsung T300 Sanyo 5000 Audiovox 8100 MC DÉTAILLANTS MOBILITÉ AUTORISÉS LAVAL Digital Radiocommunication Inc.(450) 973-3443 SRAD Communications Inc.(450) 622-1748 LONGUEUIL Cell-Bo Communications Inc.(450) 468-0993 JOLIETTE Multicom Communication 2000 Inc.(450) 752-2266 LASALLE La maison du cellulaire (514) 366-6665 MONTRÉAL Action Télécom (514) 989-9952 Communication Métropolitaine (514) 259-1988 (514) 388-3533 Direct.Com (514) 381-3490 Globe Mobilité (514) 272-0099 Instant Page (514) 527-2080 Radio Service LCT Inc.(514) 953-4864 Satellico Com Inc.(514) 387-4848 REPENTIGNY Technicomm (450) 582-0085 SAINT-LAMBERT TFR Communication inc.(450) 465-0720 ST-JEAN-SUR-LE-RICHELIEU Majestech Inc (450) 990-0547 ST-LAURENT PC Page Communications Inc.(514) 339-1130 TROIS-RIVIÈRES OUEST Communication Le Rocher (819) 377-2424 CANDIAC D2 Technologie (450) 635-5480 DOLLARD-DES-ORMEAUX La Zone SCP (514) 421-9889 Les Galeries d'Anjou, Montréal Carrefour Laval, Laval 950, rue Ste-Catherine Ouest, Montréal Centre Rockland, Mont-Royal Fairview Pointe-Claire, Pointe-Claire Carrefour Angrignon, La Salle Les Promenades St-Bruno, St-Bruno Place Versailles, Montréal Mail Champlain, Brossard Place Vertu, St-Laurent Place Rosemère, Rosemère RÉGION MÉTROPOLITAINE Sanyo 4500 Samsung Uproar Victor le pingouin André le pingouin 2979568A La correspondance détenus-avocats bientôt confidentielle Presse Canadienne CHAQUE DÉTENU incarcéré dans une prison provinciale pourra dès le mois prochain lire les lettres de son avocat sans qu'elles aient été ouvertes au préalable par un employé.Un mois après que la Cour supérieure eut interdit à la prison de Bordeaux d'ouvrir les lettres envoyées par l'avocat Jacques Larochelle à son client, le Hells Angel Michel Rose, le ministère de la Sécurité publique élabore une politique provinciale pour préserver la confidentialité de ce type de courrier.La direction des prisons est donc obligée de se retrousser les manches et de trouver un système qui assurera la confidentialité des lettres d'avocat et qui sera sûre.À l'heure actuelle, les employés des prisons ouvrent toutes les enveloppes et les colis adressés aux détenus pour s'assurer qu'ils ne contiennent ni drogue, argent, matières interdites ou messages haineux. La Presse 8 septembre 2001 Page A12 manquante 6LP1302A0908 A13 - SAMEDI 6LP1302A0908 ZALLCALL 67 01:10:53 09/08/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 A13 Loto-Québec réprimandée pour le suicide d'un croupier Mondialisation: les syndiqués ne veulent pas rester à l'écart du débat Presse Canadienne HULL \u2014 Le suicide d'un croupier du Casino de Montréal, survenu à Hull en juillet 2000, vaut de sévères recommandations à Loto-Québec et au Casino de Montréal.Dans un rapport rendu public hier, le coroner Gaston Tremblay recommande la tolérance zéro à l'égard des clients qui se montrent menaçants autour des tables de jeux.Le coroner établit un lien direct entre la mort d'un croupier originaire de Hull, Philippe Bussières, et des menaces qu'il aurait reçues quelque temps auparavant d'un joueur au Casino de Montréal.Bussières, 26 ans, se trouvait dans un état dépressif lorsqu'il a embouti de plein fouet un fardier stationné sous un viaduc de l'autoroute 5, à Hull, dans la nuit du 27 juillet 2000.L'enquête a conclu à un suicide.Il venait de quitter le domicile familial de Hull, où il avait confié à son père qu'il était l'objet de menaces fréquentes de la part de clients du Casino de Montréal.Le jeune Bussières aurait notamment relaté le cas d'un client lui ayant demandé de tricher en ralentissant la roulette.Devant le refus du croupier, ce client aurait répliqué : « J'te dirai pas ce que je fais avec des gars comme toi.» Ce genre d'incident avait rendu Philippe très inquiet et très dépressif, écrit le coroner en se fiant au témoignage du père.« À ma connaissance, c'est la première fois qu'on établit directement le lien entre le suicide d'un croupier et les menaces qu'il a reçues sur son lieu de travail », a noté hier M.François Houle, porteparole du bureau du coroner.Le père du jeune Bussières, Roger, a déclaré hier qu'il attendait depuis longtemps la parution de ce rapport.« On veut toutefois consulter notre conseiller juridique avant de réagir dans les médias », a-t-il dit en entrevue téléphonique.Agence France-Presse BERLIN \u2014 À l'heure où Berlin et Paris lancent un groupe de travail sur la mondialisation, le mouvement syndical mondial entend ne pas être exclu du débat et s'affirmer aux côtés des États, des institutions internationales et de la société civile comme un des acteurs d'une « gouvernance mondiale ».Cette question est au centre du 1er congrès de l'internationale syndicale Union Network International, réuni depuis mercredi à Berlin.Mais elle est également la préoccupation de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), qui regroupe les centrales syndicales de 148 pays représentant quelque 156 millions d'adhérents.Ces organisations internationales seront d'ailleurs présentes ensemble le 9 novembre prochain au Qatar pour l'ouverture de la confér l'Organisation mondiale du commerce, où elles espèrent bien faire entendre la voix des syndicats.Nous voulons à cette occasion « faire savoir aux gouvernements que les règles du commerce et des investissements sont des choses trop importantes pour être fixées derrière des portes closes ou laissées aux économistes », a déclaré à Berlin le secrétaire général de la CISL, Bill Jordan, en annonçant pour le même jour une journée d'action mondiale des syndicats.« L'antidote aux échecs de Seattle et de Gênes, ce n'est pas davantage de mesures de sécurité, mais le dialogue avec les syndicats et les autres organisations », a souligné en écho le secrétaire général de l'UNI, Philip Jennings.Fer de lance du « contrôle politique et social » sur la mondialisation, Frank Bsirske, le président du nouveau syndicat allemand des services, Verdi, né de la fusion de plusieurs syndicats membres de la centrale DGB et fort de près de 3 millions d'adhérents, a résumé le programme « antimondialisation » qui pourrait devenir celui des organisations syndicales mondiales et qui recoupe sur de nombreux points celui d'associations comme Attac.Celui-ci préconise notamment « la démocratisation des structures du FMI et de la Banque mondiale, la création d'un comité consultatif des syndicats au sein de l'OMC » et la prise en compte par cette dernière des questions d'environnement et de protection sociale.Mais il demande aussi des mesures pour stabiliser les échanges et les évolutions monétaires, par l'intermédiaire de fonds régionaux, un contrôle par les États des transferts de capitaux à court terme, et l'instauration de la taxe Tobin.Pour sa part, Bill Jordan considère que l'Organisation internationale du travail devrait devenir un des piliers de la globalisation » afin, a-t-il dit, de « lui donner sa dimension sociale ».La prise en considération par le mouvement syndical mondial des changements induits par la mondialisation pourrait toutefois, à plus ou moins long terme, ne pas rester sans conséquence pour ses structures.Selon Bill Jordan, « qu'on le veuille ou non, les revendications nationales et internationales des syndicats sont de plus en plus imbriquées et les réponses nationales, dans un splendide isolement avec les travailleurs du reste du monde, sont souvent inefficaces et parfois inutiles ».« La vieille forme du syndicalisme doit changer.» LIVRE Suite de la page A1 Pascal Assathiany, vice-président de l'Association nationale des éditeurs de livres et PDG de Dimédia.Il a aimé à un point tel qu'il a acheté \u2014 en quelque sorte : « J'en ai parlé jeudi au conseil d'administration de l'ANEL.Je trouve que ce serait fantastique si le milieu de l'édition pouvait approcher le maire Bourque et organiser, avec le soutien des autorités municipales, un événement de ce genre qui culminerait lors de la Journée mondiale du livre, en avril.Nous allons faire une proposition en ce sens à la Ville.» Il évoque la participation des cercles de lecture, des bibliothèques, des maisons de la culture.Quant au livre élu, il devrait bien sûr « pouvoir rejoindre tout le monde ».« Un livre emblématique et de lecture accessible, choisi par un jury élargi et indépendant de toute influence », résume-t-il.Alors, si vous faisiez partie de ce jury, quel livre choisiriez-vous ?Prenez connaissance des réponses des gens que nous avons interviewés et faites-nous part de vos propres suggestions.Tous les détails en page D1.EN PRIME: Poêle à omelette Acier inoxydable 18/10 fini miroir Disque en aluminiun encapsulé (pour une cuisson égale) Garantie 20 ans Ens.9 pièces Notre prix 13995 Ambry Home Médallion Professionnelle Le retour des grands classiques Nous payons la TPS et la TVQ ou ne payez rien avant un an.Nous vous accorderons une réduction de prix équivalente à la TPS et la TVQ.Nous avons les produits.L'offre ne s'y applique pas Sealy Charmeur simple 16900 double 19900 grand 24900 Sealy Evasion simple 19900 double 29900 grand 32900 Sealy Posturepedic simple à partir de 29900 double à partir de 38900 grand à partir de 42900 très grand à partir de 69900 Simmons Beautyrest simple à partir de 44900 double à partir de 56900 grand à partir de 64900 très grand à partir de 89900 Choisissez parmi notre vaste sélection Fe n ê t r e s SILHOUETTE DUETTE LUMINETTE Duvets Débarbouillettes 99¢ Serviette de bain 495 Robes de chambre 3995 Assortiment de rideaux Draps de bain de douches en DPC 495 épais 37\u201dx65\u201d 1195 Serviettes E X C A L I B U R Notre prix Taies d'oreillers en percale Assortiment d'imprimés Légères imperfections.La paire 295 Assortiment de draps plats Couvre-matelas « Easy Fit » Oreiller classique 695 Ensembles de draps en percale 180 fils au pouce carré Nous n'avons pas tous les formats de chaque modèle.Tapis de bain 595 Ensembles complets Assortiment d'imprimés Oreillers de duvet blanc 2795 Essuie-main 195 Lits en laiton et en fer Aux plus bas prix.Garantis! Machine espresso Avec dispositif à vapeur « turbo » pour de savoureux cappuccinos.Notre prix 9995 Ensemble de 3 Garantie à vie Notre prix 8795 Ambry Home Couteaux de chefs, acier trempé 1295 à 12995 Plateau pour baguette 13 po 5995 25 po 7495 Porcel a i n e C r i s t a l Articles- cadeaux Couverts Royal Doulton Mikasa Wedgwood Villeroy & Boch Noritake Orrefors Oneida J.G.Durand Kosta Boda Lenox Waterford T-Fal Lagostina Rosenthal Nikko Versace Spode Royale de Champagne Atlantis et plusieurs autres! Service de couverts en acier inoxydable 18/10 Choix de 3 styles Ensemble de 20 pièces 13995 Service d'appoint 5 pièces 7995 Ensemble poisson 8 pièces 4995 Ens.4 couteaux à dessert ou 4 tartineurs 4495 Ensemble de 4 fourchettes à dessert 1995 Ensemble de 4 cuillères espresso 1495 Construction en cloison Simple Double Grand Très grand Simple Double Grand Très grand Simple Double Grand Simple 995 Double 1295 Grand 1495 Simple 1695 Double 2495 Grand 3495 Très grand 4495 Service à domicile gratuit 331-5260 Bain Essuie-main Débarbouillette Sièges de toilettes Softstyle Collection Evelyn de Tracy Porter La Cathédrale Centre-ville (514) 282-9525 Place Portobello, Brossard (450) 671-2202 Centre Rockland (514) 341-7810 Les Galeries Laval (450) 681-9090 Service à domicile GRATUIT 331-5260 Carrefour Langelier (514) 254-3636 Nouveau À l'achat d'un ensemble de 5 pièces recevez gratuitement 1 assiette creuse du même modèle.Offre valable sur motifs selectionnés jusqu'au 30 septembre 2001.2969546A La Galerie Art Sélect inc.Importateur de meubles exclusifs de France Du 25 août au 15 septembre SOLDE D'ÉTÉ Profitez de réductions sur tous les meubles de votre choix à des prix avantageux.Une réduction exceptionnelle de 40 % applicable sur les mobiliers de salon en magasin 100, av.Laurier Ouest, Montréal QC H2T 2N7 Tél.: (514) 273-7088 Fermé les dimanches et lundis 51 autres lots bonis le vendredi 14 septembre NUMÉROS LOTS 177641 50 000$ 77641 5 000$ 7641 250$ 641 25$ 41 5$ Tirage du: 2001-09-07 Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste de numéros gagnants et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.NUMÉROS LOTS 17764 1 000$ 1776 100$ 177 10$ 1 Pontiac SUNFIRE (numéros non décomposables) 5 lots de 1 000 $ (numéros non décomposables) 500B840 146A657 260B151 309A289 576B346 Ce lot est échangeable contre un 562A061 chèque de 25 000 $ 15 lots de 500 $ (numéros non décomposables) 161A184 399A117 578A199 433B649 275A242 427A375 192B798 534B470 283A466 534A527 265B746 593B759 378A922 546A078 279B520 30 lots de 250 $ (numéros non décomposables) 164A436 516A469 265B706 412B398 208A600 541A664 322B982 453B111 233A113 561A677 351B710 471B236 291A244 581A265 352B170 497B120 298A950 102B486 365B160 524B734 378A709 175B648 365B336 533B667 481A811 176B115 370B631 594B620 505A874 193B038 Le jeu doit rester un jeu.LOTS BONIS 6LP1401A0908 a14 samedi 6LP1401A0908 ZALLCALL 67 00:58:43 09/08/01 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 ÉTATS-UNIS Plus d'enfants américains étudient à la maison LOUISE DALY Agence France-Presse CHICAGO \u2014 Un nombre croissant d'enfants américains a rompu avec le rituel de la rentrée scolaire et des traditionnels bus jaunes de ramassage scolaire pour étudier à la maison, leurs parents ayant renoncé à l'école publique traditionnelle.Selon le département de l'Éducation, au moins 850 000 enfants de moins de 17 ans, souvent issus de familles nombreuses, étudient désormais à la maison, dont les trois quarts sous la gouverne de leurs parents.Ces chiffres ont plus que doublé par rapport à 1994 où les autorités américaines estimaient à 345 000 le nombre d'enfants éduqués à la maison.Les raisons de cette progression sont multiples.Interrogés par le ministère de l'Éducation, les parents \u2014 qui pouvaient donner plusieurs réponses \u2014 ont mis en avant leur convictions religieuses (38,4 %), le piètre niveau des écoles publiques (25,6 %), et des raisons familiales (16,8 %).Mais surtout, 48,9 % d'entre eux ont expliqué qu'ils pouvaient donner une meilleure éducation à leurs enfants chez eux, de plus en plus aidés en cela par l'explosion des conseils et méthodes désormais disponibles sur Internet.Kathy Faas, 47 ans, thérapeute à Upper Marlboro (Maryland), s'occupe ainsi elle-même de l'éducation de ses quatre enfants.Pour elle, « le but ultime de l'éducation est d'enseigner aux enfants à devenir des adultes pieux », et « les mettre dans une école publique n'allait pas renforcer ce que nous leur enseignons à la maison ».Son fils Brad, 21 ans, a terminé sa scolarité.« Il a tout à fait les pieds sur terre et il est indépendant.Il a un esprit curieux et continue à se développer par lui-même, affirme sa mère.Je suis très heureuse de la tournure que prend sa vie.» Dori Bock, 36 ans, qui élève du bétail et des chevaux dans un ranch isolé du Montana, a également choisi d'éduquer elle-même sa fille de 14 ans, Brianna, pour les valeurs traditionnelles qu'elle peut ainsi lui inculquer.Pragmatique, elle a aussi choisi ce type d'éducation pour épargner à sa fille de longs trajets pour aller à l'école la plus proche, à une soixantaine de kilomètres du ranch.« Souvent, l'école ne donne aucun enseignement pratique, seulement des connaissances livresques plutôt que celles nécessaires à la vie », explique-t-elle, en s'étonnant du manque d'initiative de nombreux jeunes invités au ranch.À l'inverse, explique-t-elle, Brianna est « très indépendante, très mûre.Elle peut s'occuper du bétail, conduire un camion, un tracteur ».Les débuts, reconnaît Dori, ont été difficiles.Elle a dû improviser des leçons à l'aide de quelques livres, avant de trouver sur Internet une association regroupant des parents dans son cas.Désormais sa fille suit de vrais cours par correspondance, ses progrès sont vérifiés par ordinateur.Brianna se dit heureuse de la situation.« J'ai toujours été indépendante ; même à l'école primaire personne ne m'aimait », assure l'adolescente qui espère un jour s'occuper elle-même d'un ranch.Et Dori Bock n'est pas préoccupée par le manque de contacts de sa fille avec des enfants de son âge.« Pendant que les autres enfants traînent dans des centres commerciaux ou flirtent dans des parkings, Brianna est dehors à réparer des barrières ou à travailler avec le bétail », fait-elle valoir.Des vaccins efficaces contre le sida Des missiles interceptés par le bouclier américain pourraient tomber sur l'Europe Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Plusieurs prototypes de vaccins antisida réussissent à bloquer la progression du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sans empêcher encore son entrée dans l'organisme, selon une série d'études encourageantes publiées cette semaine aux États-Unis.Plusieurs vaccins testés sur des singes ont réussi à stimuler les défenses immunitaires pour empêcher la prolifération du VIH, réduisant dans certains cas la présence du virus à des niveaux indétectables, pendant une durée pouvant aller jusqu'à près de deux ans.Et si aucun vaccin ne peut pour l'instant prémunir de l'infection, l'utilité de ces prototypes est néanmoins évidente pour réduire la mortalité causée par le virus, ainsi que son taux de transmission, selon les experts réunis depuis mercredi à Philadelphie pour « AIDS Vaccine 2001 », la première conférence dédiée aux avancées de la recherche sur les vaccins antisida.De son côté, une équipe de chercheurs de l'Université Yale a publié, hier, dans la revue américaine Cell les résultats de ses recherches conduites sur des singes auxquels avait été injecté le virus affaibli de la stomatite vésiculaire (VSV) modifié par des gènes du VIH.Sept singes rhésus ont reçu ce prototype de vaccin puis ont été infectés par le VIH tandis que huit autres recevaient le VIH sans vaccination.Le taux de cellules T4, cibles privilégiées du virus, a commencé à diminuer chez les singes vaccinés, mais dans des proportions bien moindres que chez les animaux non vaccinés, tandis que la charge virale était également moins élevée sur les sujets vaccinés qui restent en bonne santé depuis le début de l'étude il y 14 mois.MICHEL MOUTOT Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Des missiles nucléaires lancés sur les États-Unis, et interceptés par le bouclier antimissile que le Pentagone projette de déployer, pourraient tomber sur l'Europe ou n'importe où dans le monde, assurent des chercheurs du prestigieux MIT de Boston.Le programme de bouclier antimissile, pour lequel les premiers tests ont commencé, a pour objectif de détourner les engins de leur trajectoire mais pas de détruire les têtes nucléaires, qui tomberaient en cas d'interception réussie à peu près au hasard sur la surface du globe, estiment ces physiciens du Massachusetts Institute of Technology (MIT).L'option choisie par le Pentagone est de viser le missile hostile pendant sa phase de propulsion, au cours de laquelle il est facilement repérable : se comportant comme une petite fusée, il émet de la chaleur, ce qui permet de le localiser.Ensuite, en orbite basse, il est plus froid et beaucoup plus difficile à intercepter.« Premièrement, cette interception en phase de propulsion doit marcher, ce qui reste à démontrer » explique George Lewis, physicien spécialisé au MIT dans les systèmes de défense antimissile.« Mais si cela fonctionne, l'autre question est : où la tête nucléaire va-t-elle tomber ?» Selon cette équipe de trois physiciens du MIT, qui travaillent depuis des années sur la question, il n'y a aucun moyen avec la technologie actuellement développée ou disponible dans les années à venir d'intercepter un missile tout en contrôlant son point de chute.« Dans la pratique, poursuit M.Lewis, vous allez tenter de l'abattre le plus tôt possible, en particulier parce que vous allez vouloir tirer dessus plusieurs fois si la première tentative échoue.C'est pourquoi vous n'allez probablement pas avoir beaucoup de contrôle sur le lieu de la chute de la tête nucléaire.Que ce soit avec des missiles intercepteurs (les premiers tests ont eu lieu cet été) ou avec des lasers géants embarqués à bord d'avion ou de navires, il n'y a donc quasiment aucune chance que la tête nucléaire soit détruite, assurent ces physiciens.Ted Postol, professeur de physique au MIT (son cours s'appelle « Forces nucléaires et systèmes de défense antimissiles), travaille depuis plus de 15 ans sur la question.Il a notamment témoigné devant le Congrès sur les performances du système Patriot après la guerre du Golfe et a été, de 1982 à 1984, conseiller scientifique du chef des Opérations navales de l'armée américaine.« Si un missile est par exemple lancé de Corée du Nord et intercepté pendant sa phase de propulsion, la tête nucléaire pourrait tomber sur le Canada ou l'Extrême-Orient russe », assure-t-il.« S'il est lancé d'Irak ou d'Iran, il pourrait tomber sur le Canada, mais aussi sur l'Europe occidentale.» Interrogé par l'AFP un porte-parole de la Ballistic Missile defense Organization au Pentagone a estimé qu'il était « illogique » qu'une tête nucléaire puisse continuer sa course une fois le missile porteur détruit.« Je pense que si vous êtes capable de détruire un missile lancé de Corée du Nord dans sa phase de lancement la tête retomberait peut-être en Corée du Nord », a déclaré le lieutenant-colonel Rick Lehner.Selon M.Postol, il y a peutêtre un moyen de détruire la tête au moment de l'interception, notamment avec un projectile à fragmentation dont une partie pourrait être destinée à viser l'avant du missile contenant la charge, mais « personne ne travaille dessus pour le moment ».Statistiquement, il est logique de vouloir éviter qu'une tête nucléaire qui aurait par exemple visé New York atteigne sa cible, car une fois interceptée il y a de fortes chances qu'elle tombe dans l'océan ou dans une région inhabitée.« Mais les gens qui vivent sous la trajectoire du missile pourrait avoir une toute autre opinion.», concède George Lewis. La Presse 8 septembre 2001 Page A15 manquante 6LP1601A0908 a16 samedi 6LP1601A0908 ZALLCALL 67 01:00:58 09/08/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 De l'aspirine pour les garderies k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Comme un mal de tête lancinant, la pénurie de places en garderies revient dans l'actualité à chaque rentrée.Malheureusement pour les parents, légitimement frustrés d'être parqués sur la liste d'attente, il n'existe pas de solution miracle au manque de places.Le gouvernement doit cependant sortir de ses ornières idéologiques pour administrer quelques remèdes temporaires à un réseau qui en a bien besoin.Quand il a lancé le projet de créer un réseau de garde à 5 $, le gouvernement péquiste n'avait pas prévu l'engouement que son programme susciterait.Quatre ans après le lancement de la politique familiale, il manque encore au moins 70 000 places à l'échelle du Québec, 17 000 rien qu'à Montréal.Parce que l'argent est évidemment limité, Québec n'arrivera pas à suffire à la demande avant 2005.Pour encore quatre ans, il y aura donc des parents insatisfaits.Comment en sommes-nous arrivés là ?Il faut remonter à la création du programme de garderies à 5 $ pour retrouver la racine du problème.En 1997, lors de la mise sur pied de ce nouveau réseau, Québec le subordonne à deux principes : l'universalité et le caractère noncommercial des garderies.En commençant le développement de ses places à 5 $, le gouvernement ferme donc, jusqu'en 2002, le robinet du développement des garderies à but lucratif, qui facturent 20 ou 25 $ aux parents, sans obtenir de subvention de l'État.En même temps, Québec refuse d'imposer des priorités d'entrée pour certaines clientèles dans son propre réseau : on aurait pu choisir de favoriser les familles monoparentales ou encore les familles de la classe moyenne où les deux conjoints travaillent, par exemple.En s'accrochant mordicus à ces deux principes, on a abouti à la création d'un réseau de services de garde à deux vitesses.à l'envers.Des parents fortunés, qui ont été assez chanceux pour dénicher une garderie à 5 $, ont profité du réseau à contribution réduite.Des familles défavorisées, qui pour toutes sortes de raisons n'ont pu y accéder, se sont retrouvées à payer 20 ou 25 $ par jour dans des services de garde non régis, en bon français des dames qui gardent chez elles quatre ou cinq enfants, mais ne sont soumises à aucun contrôle de la part du ministère.Et où la qualité laisse parfois à désirer.Cette situation est profondément injuste.À terme, bien sûr, personne ne questionne l'objectif de l'universalité.Des places à 5 $ pour tous les enfants, c'est ce que tout le monde veut.Mais dans les huit années qui auront séparé le lancement de la politique familiale de la création de 200 000 places, on aurait pu prioriser certaines clientèles.Et laisser les parents dont le revenu était suffisant profiter, entre-temps, d'un réseau dynamique de garderies commerciales, en appuyant ces familles, comme le fait le gouvernement à l'heure actuelle, par de solides crédits d'impôt.Cela dit, que faire dans l'immédiat ?Il y a trois façons pour le gouvernement de créer plus de places, plus rapidement.D'abord, l'évidence : le premier ministre Landry, réalisant bien que le manque de place était un facteur de « frustration » important pour les parents, a indiqué sa volonté d'accélérer le développement.C'est bien, mais ce n'est pas assez.La ministre de la Famille, Linda Goupil, doit de son côté faire de façon urgente le ménage dans les 20 000 places, créées sur papier depuis deux ans mais qui ne se sont jamais concrétisées.On devrait retirer ces places aux garderies qui sont incapables de mener à bien leurs projets et les confier à d'autres.Finalement, le gouvernement doit rapidement lever le moratoire qu'il impose au développement des garderies privées.La mesure est imparfaite, puisque les garderies privées voudront inévitablement, à terme, faire leur entrée dans le réseau à 5 $.L'État serait donc contraint, d'ici quatre ans, de subventionner le fonctionnement d'entreprises privées.Mais la situation est la même pour l'école privée, qui bénéficie chaque année de généreuses contributions de l'État.Et lorsque le développement des places sera complété, les parents pourront enfin choisir leur garderie sur la base de critères de qualité.Les garderies mal tenues, qu'elles soient des centres de la petite enfance ou des garderies privées, tomberont d'elles-mêmes.FORUM Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Les oubliés de Durban: les esclaves JULIEN BAUER L'auteur est professeur au département de science politique à l'Université du Québec à Montréal.L'esclavage est sans doute la forme la plus ignoble de relations interhumaines.Il aurait dû être au centre des préoccupations de la conférence de Durban.Le seul esclavage dont on a parlé est celui qui a disparu il y a plus d'un siècle aux États-Unis et plus tôt dans les diverses colonies européennes.Condamner plusieurs générations après la disparition d'une plaie le fait que la plaie a existé est d'une utilité douteuse.À ce compte, il faudrait condamner l'Égypte pour avoir construit les pyramides avec des esclaves juifs.Contrairement à ce que beaucoup croient, et croiront encore plus, à la suite de la conférence de Durban, l'esclavage existe de nos jours.Selon la Société antiesclavagiste pour la protection des droits de la personne, dont le siège est à Londres, le nombre d'esclaves est au moins d'un million.Un million de personnes, hommes, femmes, enfants, sont traitées comme des non-humains, comme on n'ose pas traiter les animaux.Quelques esclaves libérés ont parlé à Durban.Les chefs d'État, les dirigeants de la majorité des ONG, les grands journalistes ont brillé par leur absence aux séances où se trouvaient des esclaves.C'est que condamner l'esclavage contemporain n'est pas politiquement correct.La quasi totalité des victimes sont noires, la quasi-totalité des maîtres sont arabes.Les États arabes ont imposé un silence total sur ce phénomène.Parmi les principaux coupables se trouvent l'Arabie Saoudite, la Mauritanie et le Soudan.En Arabie Saoudite l'esclavage légal a été aboli en 1962 mais continue à sévir.Chaque année, des millions de Musulmans vont en pèlerinage à la Mecque.Parmi ces musulmans se trouvent des centaines de milliers de Noirs qui ont souvent du mal à payer leur voyage de retour.Environ dix mille pèlerins noirs qui arrivent chaque année en Arabie ne retournent pas chez eux.Comme il est impossible de rester illégalement dans la monarchie saoudienne, où passent ces 10 000 Noirs ?Ils disparaissent du monde et deviennent des esclaves.La Mauritanie, pays pauvre, comprend au Nord des Arabes et au Sud des Noirs.L'esclavage y continue.Faut-il préciser que les esclaves sont noirs et les maîtres arabes et que l'inverse ne se produit jamais.Encore plus ahurissant est le cas du Soudan.Dans ce pays à population mixte, Arabo-musulmans au Nord et Noirs chrétiens et animistes au Sud, le gouvernement dominé par les Arabo-musulmans impose la sharia, le code religieux musulman, aux Chrétiens et animistes.La guerre civile qui sévit depuis plus de vingt ans a causé la mort de plus de deux millions de personnes, presque toutes noires.Pour terroriser les Noirs, surtout ceux qui habitent les régions qui ont des ressources pétrolières, des raids sont organisés pour enlever des enfants noirs et les vendre en esclavage à des maîtres arabes.La boucherie au Soudan \u2014 une des pires dans un monde qui en connaît, hélas, trop \u2014, l'esclavage n'a entraîné aucune condamnation sérieuse.L'ONU reste silencieuse.À l'exception de quelques groupes antiesclavagistes et de quelques groupes chrétiens, personne ne s'intéresse au sort de ces esclaves.Le Canada, représenté au Soudan par la compagnie Talisman qui exploite du pétrole dans les zones habitées par les Noirs, ne dit mot.Le fil directeur entre l'esclavage en Arabie Saoudite, en Mauritanie et au Soudan est que les esclaves sont noirs, les propriétaires arabes et que, dans la hiérarchie des êtres humains selon Durban, les premiers n'ont aucun droit et les seconds tous les droits.La Ligue arabe a imposé le silence à Durban.Par contre, elle a lancé des attaques racistes antisémites, antisémites et non anti-israéliennes car le vocabulaire, les caricatures, les attitudes n'ont rien à voir avec un conflit politique mais tout avec un racisme virulent réminiscent du nazisme.Les Arabes ont oublié un point.La seule et unique fois où des Blancs ont été chercher des Noirs en Afrique, non pas pour en faire des esclaves comme aux États-Unis ou en Arabie Saoudite, mais pour en faire des hommes et des femmes libres a culminé, les 24 et 25 mai 1991, lorsque 14 000 Noirs éthiopiens ont été transférés par pont aérien en Israël.Les esclaves actuels ont été trahis par Durban.Tous les États et toutes les ONG qui ont délibérément abandonné les esclaves à leur triste sort ont choisi leur camp, celui des racistes et des esclavagistes.Dans un mois, le Conseil de sécurité de l'ONU aura un nouveau membre, la Syrie.Peuton espérer que le Canada aura la dignité de voter contre ce représentant des esclavagistes ?Une histoire inusable m r o y @ l a p r e s s e .c a Est-il vraiment indiqué, après deux films ainsi que des séries radio et télé qui ont été immensément populaires, de tourner un autre « Séraphin », comme on s'apprête à le faire, à compter de lundi, dans un décor rustique monté dans la région de Lanaudière ?C'est probablement une excellente idée \u2014 sous réserve, bien sûr, de voir le résultat.Parce que c'est une bonne histoire dont a accouché Claude-Henri Grignon en 1939.Parce que Un homme et son péché, comme toutes les bonnes histoires, résiste au temps, fonctionne à plusieurs niveaux et peut donc se plier à mille adaptations différentes : proches du sombre drame qu'a conçu Grignon à l'origine, ou plus anecdotiques comme l'a été la série radio-canadienne.La comparaison avec certaines oeuvres de Marcel Pagnol, faite par des officiants de la maison de production, n'est pas bête.Un homme et son péché , c'est notre folklore proche \u2014 fin XIXe, début XXe siècle \u2014 de la même façon que Manon des Sources et Jean de Florette font partie de celui des Français du Sud.Des oeuvres que Pagnol luimême a d'ailleurs partiellement versées au cinéma et qui ont été tournées à nouveau, près d'un demi- siècle plus tard, par Claude Berri.À partir de la Révolution tranquille, les Québécois ont eu leur période de vénération du passé, de retour à la campagne et de jupes en terre cuite.Ils ont ensuite jeté le tout par-dessus bord pour embrasser la post-modernité, l'aluminium brossé et le Pentium IV.Peut-être sont-ils mûrs aujourd'hui pour revoir ce folklore d'un oeil neuf, ce que propose précisément le réalisateur Charles Binamé.Il y a ensuite une telle chose que des classiques \u2014 et notre littérature, même jeune, a les siens.Interrogés sur ce qu'il convient de lire, des gens évoquent spontanément Bonheur d'occasion (Gabrielle Roy), Le Survenant (Germaine Guèvremont) et Le Matou (Yves Beauchemin), comme on peut le constater aujourd'hui dans notre cahier Arts et Spectacles.Il est plutôt heureux que parmi ces oeuvres, et d'autres, il y en ait pour toujours soulever l'intérêt des gens d'images.Ce qui indique bien qu'elles se sont fondues dans le décor et sont devenues incontournables.Les classiques, ce sont en général des histoires simples enrobant un conflit à termes binaires : la vie et la mort, le bien et mal, la foi et la désespérance.Si on raconte : un homme aime une femme, cette femme ne veut ou ne peut l'aimer, et qu'on ajoute : parce que ce serait mal, on vient de résumer une bonne moitié des grandes oeuvres de la littérature, de la scène et de l'écran, à partir de la tragédie grecque jusqu'au cinéma hollywoodien.Séraphin Poudrier, flanqué d'une épouse qui ne veut ni ne peut en aimer un autre, c'est l'éternel Avare, évidemment, le personnage en qui s'incarne la lutte de l'être et de l'avoir.laquelle fait partie de ces vieilles bibites humaines destinées à ne jamais périr et à forger les classiques des siècles à venir.Il s'agit d'une vieille histoire ?Peut-être.Mais elle est inusable.L'esclavage aurait dû être au centre des préoccupations de la conférence de Durban.Mais le seul esclavage dont on a vraiment parlé est celui qui a disparu il y a plus d'un siècle aux États-Unis et dans les diverses colonies européennes, mais qui se pratique toujours dans des pays comme l'Arabie Saoudite, le Soudan et la Mauritanie. 6LP1701A0908 a17 samedi 6LP1701A0908 ZALLCALL 67 01:04:11 09/08/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 A17 FORUM Le délire de Durban LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Au moment où Jean Chrétien faisait le pitre sur un terrain de golf, la Conférence des Nations unies sur le racisme battait son plein à Durban, et l'on y atteignait des sommets dans la rhétorique antisémite \u2014 rhétorique hélas! tacitement cautionnée par le Canada, qui y a maintenu jusqu'à la fin sa représentation officielle.Le ministre des Affaires extérieures, John Manley, avait eu le bon sens de ne pas aller à cette conférence dont il était facile de prévoir qu'elle allait vite déraper et aboutir aux excès les plus délirants.D'où la présence, à Durban, d'une ministre de peu d'expérience.Il n'y a pas de doute que Hedy Fry se soit trouvée tout à fait chez elle dans cette marmite bouillonnant d'irrationalité et de fanatisme cru, mais enfin, pourquoi diable avoir délégué à une conférence internationale une dame qui répète depuis des années que l'intérieur de la Colombie-Britannique abrite des suprémacistes blancs qui font brûler des croix sur leurs pelouses ?C'est faux, évidemment, mais le principe à la base de ces calomnies est fort simple : si le Canada n'a pas assez de racistes pour nourrir vos fantasmes paranoïaques, vous en inventez, voilà tout.Mais d'abord, comment se fait-il que Mme Fry soit encore au Conseil des ministres ?Normalement, le premier ministre aurait dû la démettre de ses fonctions.Mais la normalité ne s'applique plus à ce gouvernement qui, planant dans les sondages à l'abri de toute opposition, a développé une arrogance à la mesure de sa puissance.Fin de la parenthèse, et retour à Durban.où, c'était prévu, Mme Fry a suivi le courant, incapable de définir la position du Canada sur les textes explosifs que les délégations votaient à tour de bras, contrairement par exemple aux délégations européennes (dont la France) qui ont au moins menacé de se retirer.Le silence honteux du Canada, à peine rompu jeudi par quelques remarques de M.Chrétien, équivalait à une caution.\u0001 \u0001 \u0001 Le gouvernement canadien n'est pas le seul à s'être discrédité à Durban.Des ONG en principe respectables, comme Amnistie internationale, ont elles aussi suivi le courant, sans même se dissocier de l'antisémitisme qui a marqué les débats.Ce fut aussi le cas des ONG canadiennes, entre autres du Congrès du travail du Canada et du Centre international des droits de la personne.Leurs représentants respectifs, Hassan Yussuf et Warren Allmand, se sont mollement justifiés en disant qu'ils n'étaient pas là au moment du vote.Tous ces personnages, rappelons-le, se trouvaient en Afrique du Sud aux frais du gouvernement canadien, de même que le chef des Premières Nations Matthew Coon Come, qui pour sa part s'est employé à démontrer à ses auditoires internationaux que le Canada est coupable de « génocide » envers les autochtones, et qu'il y règne un système comparable à l'apartheid.Ce n'est pas la ministre Fry qui l'aura contredit, elle qui considère que le racisme est « systémique » au Canada.\u0001 \u0001 \u0001 On peut certes condamner les politiques actuelles du gouvernement Sharon, tout comme celles de nombre d'autres États de par le monde.C'est autre chose que de désigner Israël comme le bouc émissaire du racisme et de condamner l'existence même de l'État hébreu, comme on l'a fait à Durban.Dans les textes qui ont circulé toute la semaine, Israël était le seul pays désigné comme raciste.On reprenait la bonne vieille équation onusienne voulant que sionisme soit synonyme de racisme, en en rajoutant : Israël était devenu coupable d'« apartheid », de « nettoyage ethnique » et de « génocide ».On refusait de condamner l'antisémitisme, et même de reconnaître l'Holocauste (sinon en y rajoutant un « s », histoire de bien nier la spécificité du génocide nazi).Au dire d'Anne Bayefsky, professeur à la faculté de droit de l'Université Columbia qui était à Durban, le ton général de cette conférence puait l'antisémitisme le plus primaire.Des délégations officielles distribuaient des pamphlets remplis de l'imagerie antisémite traditionnelle : juifs aux nez crochus et aux dents de vampire chargés de billets de banque, etc.L'atelier consacré à l'antisémitisme, de même que la conférence de presse des organisations juives, ont été sabotés par des manifestants hurlant des insultes de ce genre : « Vous n'appartenez pas à la race humaine ! ».« Les juifs ont tué Jésus ! ».« Je crois à l'État d'Israël.sur Mars ! ».La réalité, pourtant, c'est que le racisme est malheureusement assez également partagé dans l'ensemble de la planète ; que c'est en Afrique, au Rwanda, qu'a eu lieu le seul génocide récent ; qu'à l'heure actuelle, les pires opérations dues à « l'intolérance » (autre thème de la conférence de Durban) se déroulent dans des pays comme l'Afghanistan et l'Algérie.Sans parler de l'oppression des femmes et de la négation des droits fondamentaux (là-dessus, les pays islamiques sont mal placés pour donner des leçons).La même hypocrisie a marqué les débats sur l'esclavage.Oui, ce fut une tare immonde, dont les effets se font toujours sentir, notamment dans la population noire américaine.Non, l'Occident n'est pas seul coupable : car qui donc les kidnappait, ces esclaves, pour ensuite les vendre comme du bétail aux armateurs étrangers, sinon d'autres Africains ?Et où l'esclavage existe-t-il encore, sinon dans des pays comme la Mauritanie, le Soudan, le Liberia ou la Sierra Leone ?Pas seulement un pont! Le développement de la grande région de Montréal passe par des investissements majeurs dans le réseau routier PIERRE ANCTIL L'auteur est vice-président exécutif chez SNC-Lavalin.Au moment où la Commission Nicolet (Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud) s'apprête à reprendre ses travaux et alors que la rentrée occasionne déjà ses premiers bouchons de circulation, nous croyons utile d'expliquer à nouveau notre point de vue sur la problématique du transport dans la grande région de Montréal.Le Groupe SNC-Lavalin est associé au développement, à la conception et à la construction des infrastructures publiques à Pierre Anctil Montréal et au Québec depuis maintenant plus de 90 ans.Nous avons participé à la plupart des grands chantiers qui font le Québec d'aujourd'hui, nous sommes donc tout naturellement interpellés par la consultation sur le transport entre Montréal et la Rive-Sud.C'est notre métier de concevoir et construire des infrastructures.par inclinaison naturelle nous sommes partisans du développement.Trois projets importants font présentement l'objet du débat public : le Système Léger sur Rail (SLR) projeté sur l'Estacade, pour lequel nous avons participé à l'étude de faisabilité, le projet de pont entre Montréal et la Rive-Sud, dont nous nous sommes faits les promoteurs, et le prolongement de l'autoroute 30 vers l'ouest, pour boucler la ceinture de contournement au sud de Montréal.En ce qui nous concerne, les trois sont justifiés : ils répondent à des besoins réels et clairement établis.Les grands projets d'infrastructure soulèvent toujours de nombreuses questions quant aux enjeux sociaux, environnementaux, économiques, démographiques et techniques qui doivent être intégrés dans l'établissement des choix collectifs.Nous soumettons ci-après quelques éléments de réflexion s'inscrivant surtout aux niveaux économiques et techniques, là où se situe notre expertise.Le transport et la compétitivité des grandes villes À l'heure de la mondialisation, l'infrastructure de transport est un des grands facteurs de compétitivité des grandes villes.À ce chapitre, le sous-investissement historique dans le Grand Montréal est visible.Non seulement pour la création d'emplois qu'entraînent les projets de construction, mais pour les gains d'efficacité dont bénéficient tous les utilisateurs, le développement de Montréal passe impérativement par l'amélioration de son réseau de transport.La population qui emprunte tous les jours les ponts de la Rive-Sud, le ministère des Transports du Québec, les organisations responsables du transport en commun, les associations représentatives du secteur du transport des marchandises, la Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive- Sud le reconnaissent tous : nous sommes aux prises avec un problème majeur de congestion de la circulation.Les conséquences de ce problème entraîneront progressivement une perte de compétitivité des entreprises de la région, sans compter une diminution constante de la qualité de vie des personnes migrant quotidiennement entre la Rive-Sud et Montréal.Les pressions exercées aujourd'hui sur les infrastructures existantes et vieillissantes par l'augmentation du trafic autoroutier, par la hausse substantielle du transport des marchandises, par le sous-investissement dans nos structures de transport ne peuvent qu'handicaper le dynamisme d'une région comme la nôtre et compromettre sa prospérité.Une étude commanditée par le ministère des Transports du Québec en 1997 établit les coûts de la congestion routière dans la grande région de Montréal à 500 millions de dollars par année pour les usagers.Les trois projets précités et présentement débattus publiquement répondent chacun à un besoin spécifique.Ils ne sont pas en concurrence mais doivent plutôt être considérés comme complémentaires.Nous expliquons ci-après la logique qui sous-tend leur développement.Le projet de Système Léger sur Rail Le projet de SLR découle d'abord et avant tout d'une recherche de solutions pour régler trois problèmes majeurs auxquels font face les autorités organisatrices de transport en commun (AOT) notamment > Au terminus centre-ville : Compte tenu du succès du service qu'offre les AOT à leurs clients par la voie réservée, le terminus du centre-ville est maintenant utilisé à sa pleine capacité en période de pointe de l'après-midi.> Pont Champlain - sens léger de la circulation : Compte tenu de la circulation sans cesse croissante sur le pont Champlain dans le sens contraire de la voie réservée pour autobus, les autobus des AOT qui reviennent au point de chargement sont pris dans la congestion et de moins en moins d'autobus peuvent faire un voyage additionnel ; ce qui a un impact direct sur la flotte d'autobus et les coûts d'exploitation des AOT.> Pont Champlain \u2014 sens lourd de la circulation : Compte tenu de la congestion croissante dans le sens de la voie réservée, les files d'attente au pont Champlain sont de plus en plus longues et les autobus sont pris dans cette congestion avant d'accéder à la voie réservée du pont Champlain.Une étude de faisabilité et d'opportunité réalisée pour le compte de l'Agence Métropolitaine de Transport en 1999 (à laquelle nous avons été associés) démontre que ce projet permet entre autres : > de consolider et d'accroître l'usage du transport en commun (transfert de 6000 déplacements de l'automobile vers le SLR en période de pointe du matin) ; > d'offrir une capacité qui peut répondre aux besoins actuels et pour les prochaines 40 années et plus ; > de réduire nettement les temps de transport tout en augmentant le confort et la sécurité des usagers ; > de minimiser les impacts sur l'environnement et le milieu urbain tout en augmentant la fluidité de la circulation > d'optimiser les retombées à l'égard du développement urbain.Le tracé du SLR proposé emprunte un corridor déjà dédié au transport, soit le corridor de l'autoroute Bonaventure et de l'autoroute 10, en profitant au maximum des infrastructures existantes, soit l'Estacade et la bande médiane de l'autoroute 10.Les études d'impacts réalisées à ce jour pour ce projet démontrent que ce tracé minimise les impacts sur l'environnement et le milieu urbain et accroît la capacité du réseau routier en redonnant la pleine capacité du pont Champlain et en éliminant quelque 330 aller- retour d'autobus en période de pointe du matin et du soir les jours ouvrables.Projet de pont autoroutier En 1999, nous avons proposé la construction d'un pont d'autoroute à autoroute entre Montréal et la Rive-Sud.Ce pont de quelque trois kilomètres créerait un lien autoroutier sans interruption entre l'autoroute Ville-Marie (A-720) et les autoroutes 132 et 20 sur la Rive-Sud de Montréal, au niveau de l'échangeur Taschereau.Ce pont serait doté d'un système à péage entièrement électronique, éliminant toute contrainte à l'écoulement du trafic et offrirait ainsi un niveau optimal de service et de sécurité.Établir un lien d'autoroute à autoroute permet de pallier à un des problèmes des infrastructures existantes, les ponts Jacques- Cartier et Victoria, dont les liens avec le centre-ville sont l'objet de goulot d'étranglement à leurs branchements du côté de Montréal.Les gains d'efficacité de cette approche sont substantiels.À l'heure de pointe, l'économie de temps pour un usager venant à Montréal est estimée à environ 20 minutes.Ce tracé a été proposé puisqu'il permet d'accroître la fluidité des déplacements des personnes et des marchandises tout en minimisant les impacts sur l'environnement et le milieu urbain puisqu'il est un lien entre deux corridors de forte capacité déjà consacrés au transport des personnes et des marchandises, et que sa localisation évite les zones résidentielles.Le prolongement de l'autoroute 30 Une part substantielle de nos exportations se fait vers les États-Unis et l'Ontario.La majorité de ces exportations sont transportées par camion.Le prolongement de l'autoroute 30, en facilitant le contournement de Montréal par les véhicules lourds, apporterait deux bénéfices économiques concrets : la réduction des coûts de transport vers les États-Unis et la réduction de la congestion sur les autoroutes sur l'Île de Montréal.Dans le contexte contemporain de restriction budgétaire, le développement de nouveaux projets par l'implication du secteur privé et la mise en place de péage sont devenus une réalité quasi-universelle.Cette approche apporte plusieurs bénéfices sur le plan économique : > Elle fait intervenir la vérité des coûts dans le choix de mode de transport.L'utilisateur prêt à payer n'hésitera pas à utiliser une route à péage s'il obtient un bénéfice tangible en terme d'économie de temps grâce à la réduction de la congestion.> Elle accélère le développement en devançant la réalisation des projets justifiés sur le plan économique par l'intervention des capitaux privés.> Elle met en évidence les critères démographiques et économiques dans le choix des projets, les capitaux s'allouant naturellement vers les projets mieux justifiés.Le choix du développement du Grand Montréal passe nécessairement par de nombreux investissements dans le réseau routier.Les débats en cour influenceront notre croissance pour les décennies à venir.Cherchons à faire des choix logiques pour rencontrer nos besoins réels.L'infrastructure de transport est un des grands facteurs de compétitivité des grandes villes.Une image familière pour les usagers du pont Jacques-Cartier. La Presse 8 septembre 2001 Page A18 manquante 6LP1901A0908 a19 samedi 08 septembre 6LP1901A0908 ZALLCALL 67 00:58:34 09/08/01 B ACTUALITÉS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 A19 L'ATTENTAT Un livre règlement de comptes « LA LUTTE CONTINUE ! » Venant du reporter judiciaire Michel Auger, sorti miraculeusement indemne d'un attentat par balles, il y a un an, ces quelques mots donnent le frisson.Devenu au péril de sa vie le porte-étendard du droit de parole au pays, le journaliste de 57 ans s'en prend encore au crime organisé dans un récit autobiographique intitulé L'Attentat qui sera publié dans les prochains jours.Pourquoi avoir écrit ce livre alors que les plaies sont encore vives ?« En quelque sorte, c'est un message que je voulais passer au tireur.Oui, la police sait qui il est.Oui, je l'ai vu les yeux dans les yeux, mais je ne le reconnaîtrais pas », a-t-il dit, lors d'une longue entrevue à La Presse.Dans L'Attentat, Auger reconstitue, minute par minute, geste par geste, les moments dramatiques qu'il a vécus à la porte de son journal, le 13 septembre 2000, quand « un homme de main des motards » l'a poivré de six balles dans le dos.De fait, le gros du livre évoque, à travers divers reportages, les faits marquants de sa carrière de 37 ans à La Presse, au Journal de Montréal et, dans une moindre mesure, à la télévision anglaise de Radio-Canada.À sa manière habituelle, dans un style simple, avec un choix de mots et d'expressions qui laisse souvent la porte ouverte à toutes sortes d'interprétations, bonnes ou mauvaises, et pas nécessairement à la portée du lecteur ordinaire, Auger brosse un rapide tableau de la pègre montréalaise, en particulier les bandes de motards, depuis les années 60.Il explique du même coup comment les Hells Angels en sont venus à mettre son nom en tête d'une « liste noire » de personnes à abattre, dont le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, l'ancien chef de police Jacques Duchesneau et l'animatrice bien connue de TVA, Jocelyne Cazin.Ce n'est ni la crainte ni la vengeance ou une quelconque forme de thérapie qui l'a incité à reprendre la plume.« C'est sûr que ça aide d'en parler.Je n'ai pas peur, ils ont compris.Mais c'est peut-être une façon de fermer la porte à d'autres représailles possibles », estime Michel Auger.De son point de vue, s'il se taisait subitement après tant d'années à dénoncer les activités du monde criminel, cela signifierait qu'il baisse les bras.Pire encore, dans le contexte actuel, « ça équivaudrait à signer un pacte avec le diable », en pointant quelques Hells Angels et leurs associés, dont Maurice Boucher (il a depuis été incarcéré).Ceux-ci, à ses yeux, ont largement dépassé les bornes.Quoiqu'il envisage de couvrir moins l'actualité judiciaire afin de présenter des dossiers fouillés, il n'est pas question de changer sa manière de travailler, ni de puiser ses informations ailleurs qu'à la police et dans les milieux officiels.« C'est là qu'on peut trouver l'heure juste.Les criminels ne sont pas fiables, et ils voudraient qu'on montre seulement leurs bons côtés.Or, il n'y a pas de place pour la complaisance avec des gangs comme les Hells Angels », tranche-t-il.La clé du problème : la prison ! En ce sens, il trouve aberrant que les gouvernements ne prennent pas toutes les mesures qui s'imposent pour vraiment faire mal au crime organisé.« La clé, c'est de les mettre en prison et surtout de leur compliquer la vie en saisissant leur argent et leurs biens.Plus ils sont riches, plus ils se croient puissants et au-dessus des lois, et plus il y a des risques de corruption », souligne-t-il.Selon lui, il faut également dissuader tout le monde, du politicien à l'homme d'affaires en passant par le petit travailleur au noir et tous les autres professionnels (notaires, comptables, fiscalistes, etc.) de s'associer avec des membres du crime organisé.« Leur rendre service, c'est se rendre complice de leurs activités illicites », affirme Auger.Selon lui, la « version améliorée » du projet de loi antigang que le gouvernement fédéral a adoptée en juin est un pas dans la bonne direction.Il reste au Sénat à la sanctionner.« Ça fait au moins sept ans qu'on attend une loi avec un peu de dents, et voilà que les sénateurs tardent encore à se prononcer.Ils n'en voient pas l'importance encore une fois ou ils sont trop occupés », dit-il avec ironie.Toujours d'après lui, les gouvernements doivent absolument radicaliser leurs actions s'ils veulent simplement garder un certain contrôle du crime organisé.« C'est une lutte inégale.Ces gars-là ont les mêmes droits que tous les citoyens, alors qu'ils bafouent chaque jour les droits de ces mêmes citoyens », avance-t-il avec conviction.C'est ce qui explique, selon lui, que le fléau de la drogue s'accentue et surtout que de plus en plus de jeunes attirés par l'argent facile se lancent dans le crime, en prenant comme modèles des motards, la plupart partis de rien il y a une vingtaine d'années pour devenir des millionnaires et des caïds nationaux et internationaux.« Et les Hells Angels, c'est de la petite bière à côté de la mafia ! » d'ajouter l'expérimenté journaliste montréalais, en rappelant que la pègre italienne, plus discrète et mieux organisée, est davantage « infiltrée » dans toutes les sphères de la société, à Montréal comme ailleurs au Canada et dans le monde.« À cause de ses ramifications, de sa richesse et surtout de ses nombreuses entreprises légitimes, son action est beaucoup plus pernicieuse », insiste-t-il.C'est des manifestations de solidarité de la population depuis l'attentat dont il est le plus fier.« La réaction du public et des autres journalistes a été incroyable.C'est ce qui m'encourage à poursuivre mon travail.Seul, on ne peut rien contre le crime organisé.» Photo PIERRE McCANN, La Presse Un an après l'attentat, le journaliste Michel Auger n'est pas près d'oublier les médecins de l'Hôpital général de Montréal qui lui ont sauvé la vie.La police connaît presque tout de l'attentat contre Michel Auger .même si personne n'est encore accusé La police de la CUM connaîtrait depuis presque le début de son enquête le nom de l'homme qui a tenté d'assassiner le journaliste Michel Auger, le 13 septembre 2000, dans l'est de Montréal, en lui tirant six balles dans le dos.C'est ce que révèle Auger lui-même dans un livre qu'il s'apprête à publier, à la veille du premier anniversaire du terrible attentat qui a failli lui coûter la vie dans le terrain de stationnement du Journal de Montréal.Évidemment bien informé du déroulement de l'enquête, Auger affirme que le tireur, qu'il se garde de nommer parce qu'il n'a pas été accusé, aurait agi avec la complicité directe d'au moins trois personnes, toutes reliées à une bande de motards opérant dans le giron des Hells Angels/Nomads.Selon lui, les détectives de la brigade des homicides de la CUM disposeraient de divers indices « techniques et informatiques » démontrant que les quatre suspects étaient à proximité des lieux du crime, le matin du 13 septembre.Ils se seraient également pointés dans le voisinage, quelques jours avant la sauvage agression armée.Dans les minutes qui ont suivi, le tireur se serait rendu dans un restaurant de la rue Sainte-Catherine, près de l'avenue Papineau, où se trouvaient des membres des Nomads, club élite des Hells Angels qui parraine les Rockers.Ceux-ci sont généralement chargés des sales besognes.D'après le livre, les limiers montréalais ont été informés de ces détails par des collègues de Carcajou qui surveillaient les allées et venues des Nomads, dont Maurice Boucher.Ce n'est que plus tard, en apprenant le nom du présumé tueur, que les policiers ont fait le lien avec l'attentat de la rue Frontenac, située pas tellement loin du restaurant.Peu après, toujours suivis discrètement, Boucher et ses acolytes se seraient déplacés dans un chic restaurant italien du boulevard René-Lévesque où, écrit Auger, ils auraient fait la fête.N'entrait pas qui voulait, des hommes de main des Nomads faisant le guet à la porte ! Un message d'arrêter toute autre agression aurait peu après été transmis aux hommes de main des motards.C'est un membre influent des Rockers, Normand Bélanger, qui aurait transmis l'ordre des Nomads.De toute évidence, Auger est certain que c'est un ou des dirigeants de ce club qui ont commandé le terrible attentat dont il a été victime.Le plus ironique, c'est que les policiers avaient obtenu le nom du tueur très peu de temps après l'attentat.Un informateur le leur avait communiqué.Sur le coup, croyant à une diversion, ils n'avaient pas pris les informations tellement au sérieux.Le vent a tourné après que le précieux indicateur eut passé un test de détecteur de mensonges.D'après le livre toujours, deux délateurs arrêtés lors de l'opération Printemps 2001, Stéphane Faucher et Serge Boutin, auraient confirmé que les Hells Angels étaient les instigateurs de l'attentat contre Auger.Ils auraient parlé de l'assassinat de Claude De Serres, abattu dans les Laurentides, au début de l'an 2000, parce qu'on le soupçonnait d'être un informateur de police.Sur son cadavre, les policiers avaient retrouvé intact le micro qu'il portait pour espionner ses amis motards.On y entend les coups de feu et la voix d'un de ses assassins ! En raison du fardeau de la preuve exigé par le tribunal, ces nombreuses informations sont insuffisantes pour mettre qui que ce soit en accusation dans l'affaire Auger.Surtout que les tests sur des échantillons d'ADN trouvés dans l'auto ayant servi à la fuite des suspects ne sont pas concluants.Ce crime, qui a eu des retentissements jusqu'en Afrique, reste donc non résolu pour l'instant.Photothèque La Presse Le journaliste Michel Auger sur son lit d'hôpital, deux jours après l'attentat qui a failli lui coûter la vie.Pierre Mc Cann, photographe à La Presse et ami de Michel Auger, disait de lui le lendemain de sa visite : « Il parle énormément.Il est en train de gérer l'hôpital.» Le 13 septembre 2000, le journaliste Michel Auger est victime d'une tentative de meurtre.Un enquêteur du Service de police de la CUM observe les lieux du crime.Son agresseur court toujours, mais les policiers croient savoir de qui il s'agit. 6LP2001A0908 A20, samedi, MONDE 6LP2001A0908 ZALLCALL 67 01:04:29 09/08/01 B A20 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 8 SEPTEMBRE 2001 MONDE Ariel Sharon obtient un sursis de la justice belge JÉRÔME BERNARD Agence France-Presse BRUXELLES \u2014 Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui est poursuivi par des victimes du massacre de Sabra et Chatila, a obtenu un sursis de la justice belge avec la suspension de l'instruction pour examiner la régularité de la procédure.« C'est une victoire du droit », a déclaré Me Michèle Hirsch, l'avocate belge choisie par l'État israélien pour assister Sharon.C'est elle qui avait contesté la régularité de la procédure.La chambre des mises en accusation de la Cour d'appel de Bruxelles doit commencer à étudier dans les prochaines semaines cette question et notamment celle de la compétence du juge d'instruction, a précisé le procureur du roi, Benoît Dejemeppe.Cet examen pourrait prendre plusieurs mois, a-t-il ajouté.La plainte contre Sharon en Belgique a été rendue possible par une loi de 1993 accordant la compétence universelle aux tribunaux belges pour les crimes de guerre, de génocide et crimes contre l'humanité, quels que soient leur lieu et les nationalités et lieux de résidence des victimes et des accusés.« La loi présente des difficultés d'application et le juge d'instruction a reconnu que certains des arguments qu'on avait soulevés présentaient une certaine pertinence », a expliqué Me Hirsch.En juin, 23 victimes palestiniennes du massacre de Sabra et Chatila au Liban en 1982 avaient déposé une plainte collective pour crimes de guerre contre Sharon, qui était à l'époque ministre de la Défense.Au début de juillet, le juge d'instruction Patrick Collignon du Parquet de Bruxelles s'était déclaré compétent pour instruire cette plainte et avait entendu une des plaignantes, Souad Srour.Mais Me Hirsch a contesté la compétence de ce juge.Elle a estimé que la justice belge ne pouvait pas poursuivre le premier ministre israélien, car les faits avaient déjà été jugés en Israël il y a plusieurs années par une commission d'enquête.Celle-ci avait décidé de ne pas déférer Sharon devant les tribunaux, tout en reconnaissant sa « responsabilité indirecte » dans le massacre.Selon l'avocate de Sharon, la procédure engagée en Belgique constitue « une atteinte à la souveraineté judiciaire de l'État d'Israël » ce qui rend « le juge incompétent ».Elle appuie son argumentaire sur le fait que le statut de la Cour pénale internationale en gestation, déjà ratifié par la Belgique, stipule que « les poursuites sont irrecevables » si les États d'origine des accusés ont décidé de ne pas poursuivre le suspect.Très embarrassé par les « effets pervers » de la loi de 1993 sur sa diplomatie, surtout au moment où il assure la présidence de l'Union européenne, le gouvernement belge a exprimé le souhait de réviser ce texte.Mais il a dû reporter une éventuelle décision à 2002 en raison de l'opposition des partis socialiste et écologiste qui font partie de la coalition gouvernementale.« Cette loi est bonne mais le dépôt intempestif de plaintes sans lien de rattachement avec la Belgique et sans respect du droit international la rend inapplicable », a estimé Me Hirsch.Pénaliste réputée, elle avait assisté les parties civiles lors du procès de quatre Rwandais condamnés en juin à Bruxelles pour leur participation au génocide de 1994 au Rwanda.C'était la première fois que la loi belge était appliquée.L'avocate de Sharon a contesté la compétence du juge d'instruction, arguant que les faits avaient déjà été jugés en Israëlpar une commission d'enquête.Meubles, antiquités, tableaux, porcelaines, tapis, bijoux, bronzes, etc., à vendre pour plusieurs intérêts privés et/ou commerciaux, seront offerts dans cet encan.ENCAN PUBLIC Encans Empire 5500, rue Paré (514) 737-6586 Entrée libre, stationnement gratuit EXPOSITION Les samedi et dimanche 8 et 9 sept.de 10 h à 17 h ENCAN Le dimanche 9 sept.à 13 h et du lundi 10 au jeudi 13 sept.à 19 h (chaque soir) www.empireauctions.com Canapé victorien en acajou sculpté Berceuse en noyer sculpté, du XIXe siècle; de France Commode servante édouardienne Commode style Louis XV Table à écrire rectangulaire style néo-classique, sculptée; à décor de lion Chaise longue style victorien faite d'acajou; à décor de palmier Pendule française ancienne faite de marbre Collection de trains miniatures Marklin, échelle Z Marbre de style néo-classique, réalisé à la main Marbre style Art nouveau, taillé à la main; haut de 39\u201d Sélection de sculptures inuits Le Coultre ROYAL BONN Façade de cheminée style Louis XVI en marbre taillé à la main; à décor de têtes de bélier MINTON Bol ancien en porcelaine \u201cWISDOM\u201d Bronze style Art déco Bague en or, pour dame; à 1,88 ct de diamants MORIMURA BROS.Japon Poupée à tête en biscuit et corps en chiffon; avec la robe d'origine Horloge de compte à rebours, du Forum de Montréal Collection de timbres Paire de candélabres style Empire en bronze patiné et dorure, hauts de 31½\u201d Tapis persans tissés à la main; comprend un Nachsheh Tabriz en laine et soie (signé), 10'3\u201d x 6' 8\u201d Antiquités et objets de collection Boucles d'oreilles en or 18 ct; à 7,11 cts de saphirs et 2,68 cts de diamants 2,25 carats Bague solitaire sertie d'un diamant Bague en or 18 ct sertie d'un saphir de 4,48 cts et de 1,50 ct de diamants VACHERON CONSTANTIN TAG HEUER BREITLING CARTIER GEORG JENSEN Étuis à cigarettes en argent, de Russie Brasero ancien en laiton, avec plateau; de Turquie LIMOGES Jean-Philippe Hugues-Claude Pissarro Dallaire Stanley Cosgrove Henri Masson Paul-Émile Borduas Chaise d'appoint ancienne Superbe guéridon chinois ancien, taillé à la main Commode style Louis XV en marqueterie d'acajou MEUBLES DE SALLE À MANGER Console style néoclassique Fauteuil ancien, sculpté de têtes de lion Masques et sculptures provenant d'Afrique OEUVRES D'ART 2984085A 6LP2101A0908 A21, samedi, MONDE 6LP2101A0908 ZALLCALL 67 01:04:56 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 2 1 Moins de crédits que demandé pour le bouclier antimissile d'après AFP WASHINGTON \u2014 La Commission des forces armées du Sénat américain a réduit hier d'un peu plus d'un milliard de dollars les crédits demandés par le président George W.Bush pour développer son projet de bouclier antimissile, préfaçant une intense bataille à venir avec la Maison-Blanche.La Commission, contrôlée par l'opposition démocrate, a retiré 1,3 milliard de dollars US de l'enveloppe budgétaire de 8,3 milliards réclamés par l'administration Bush dans le budget fédéral 2002 pour la défense antimissile, ont indiqué des sénateurs démocrates et républicains.Elle a aussi sérieusement lié les mains du président en matière de défense antimissile en exigeant que l'administration obtienne du Congrès son autorisation avant de dépenser de l'argent pour poursuivre des tests qui violeraient le traité ABM conclu avec Moscou en 1972.Cette disposition a provoqué la colère des élus républicains membres de la Commission, qui ont finalement voté contre l'ensemble du budget, et de l'administration.La réduction de ces crédits a été approuvée par 13 voix contre 12 dans le cadre d'un projet de loi-cadre sur la défense, tous les membres démocrates de la Commission votant pour et les républicains contre.Dans le même temps, la Commission présidée par le sénateur démocrate Carl Levin a accepté d'allouer quelque 343 milliards de dollars en 2002 pour la défense, y compris les 18,4 milliards de dollars supplémentaires demandés par le président Bush.Ce projet de loi fixe les grandes orientations budgétaires en matière de défense, mais il faut un autre projet de loi de dépenses pour que l'argent soit effectivement débloqué par le Congrès.En outre, le texte devra être approuvé par le Sénat et la Chambre des représentants.Le vote sur l'ensemble du budget défense a été acquis également par 13 voix contre 12 \u2014 fait sans précédent, selon le sénateur républicain John Warner, qui a fait part de « profonds désaccords » dans les discussions au sein de la commission.Elle a achevé hier trois jours de réunions à huis clos.Les républicains ont en particulier protesté contre les dispositions relatives aux tests de missiles et promis de s'y opposer en session plénière.COLOMBIE 2982013A L'extrême droite soupçonnée de l'assassinat d'un député d'après AFP LOS POZOS \u2014 Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes) ont accusé hier l'extrême droite d'être responsable de l'assassinat, jeudi à Bogota, du député Jairo Rojas, vice-président de la Commission pour la paix de la Chambre des députés.« Cet assassinat a été commis par la droite ultra, par les ennemis du processus de paix et du président Andres Pastrana, par ceux qui ne veulent pas que se poursuive la politique de réconciliation qu'il mène », a déclaré le principal porte- parole du mouvement de guérilla, Raul Reyes, à Los Pozos, dans la zone démilitarisée dans le sud du pays.Jairo Rojas, qui appartenait au Parti conservateur du président Andres Pastrana et était également membre de la commission budgétaire de l'assemblée, a été assassiné par balles jeudi à l'aube à Bogota.Selon Reyes, le député « croyait fermement à une issue politique » au conflit colombien et « a contribué à consolider le processus de paix » entre le gouvernement et la guérilla des FARC.Le porte-parole des FARC a par ailleurs estimé que l'assassinat du parlementaire soulignait la nécessité pour le gouvernement de combattre avec détermination les groupes paramilitaires d'extrême droite, représentant, selon lui, « un obstacle sur le chemin de la paix ».Jairo Rojas avait remplacé temporairement à la présidence de la commission pour la paix le parlementaire d'opposition Diego Turbay, assassiné en même temps que sa mère et cinq autres personnes le 29 décembre dernier sur une route du département de Caqueta (Sud), près de la zone démilitarisée de 42 000 km2 où ont lieu les discussions de paix entre le gouvernement et les FARC.Le gouvernement du président Pastrana et les FARC, fortes de 16 500 hommes, ont entamé en janvier 1999 des discussions pour un règlement pacifique du conflit sans pour autant décréter un cessez-lefeu ou mettre fin aux combats.ADIEU MODÈLES 2 0 0 1 à l'achat Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Québec suggèrent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock.Photos à titre indicatif seulement.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois sur la plupart des véhicules 2001 en stock et jusqu'à 60 mois pour Cavalier, Blazer, Sunfire et Jimmy.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemples de financement de 15 000 $ à 0,9%: 1) 48 versements de 318,28 $, coût en intérêts de 277,44 $, coût total de 15 277,44 $ ; 2) 60 versements de 255,76 $, coût en intérêts de 345,60 $, coût total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ à 0,9%: 48 versements de 530,46 $, coût en intérêts de 462,08 $, coût total de 25 462,08 $.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.Cavalier VLX Chevrolet Malibu Chevrolet 4 portes Alero Oldsmobile Venture Chevrolet Tracker Chevrolet 4 portes 4 x 4 Blazer Chevrolet 4 x 4 Jimmy 4 x 4 Aztek Pontiac Sunfire SLX Pontiac Grand Am SE Pontiac 4 portes LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 Century Buick Montana Pontiac 2979455A 6LP2201A0908 A22, samedi, MONDE 6LP2201A0908 ZALLCALL 67 01:07:57 09/08/01 B EN MARGE VENEZ SOUPER! D E D U R B A N TOUTES NOS SALLES A MANGER SONT EN VENTE! (ATTENTION:QUANTITES LIMITEES) NOUS VOUS LAISSONS LE CHOIX! CHOISISSEZ PARMI UNE VASTE SELECTION DE SALLES A MANGER.D'ALLECHANTES ECONOMIES VOUS ATTENDENT.QUE VOUS ACHETIEZ SEULEMENT UNE TABLE ET 4 CHAISES, OU QUE CE SOIT UNE SALLE A MANGER COMPLETE! COMMANDEZ DES MAINTENANT AUX MEILLEURS PRIX DE L'ANNEE.LES QUANTITES SONT LIMITEES! a votre style .a votre portee Montreal centre-ville 625 av.President Kennedy (coin Union) 514 848-0923 Pointe Claire Mega Centre des Sources 2345, autoroute transcanadienne (sortie boul.Des Sources) 514 695-8880 Laval Centre Decor 440 3916, autoroute 440 Ouest (coin Cure Labelle) 450 687-1447 Saint-Leonard 6855, rue Jean-Talon Est (entre boul.Galeries d'Anjou et boul.Langelier) 514 253-1070 Brossard NOUVELLE ADRESSE 8505, boul.Taschereau Ouest 450 462-1264 13 MAGASINS DANS L'EST DU CANADA DETAILS EN MAGASIN Table et 4 Chaises pour seulement:.1,199$! r e g : 1 , 7 3 5 $ COMMANDEZ DES MAINTENANT ET NOUS VOUS GARANTISSONS UNE LIVRAISON POUR LES FETES! MAIS HATEZ-VOUS, LES QUANTITES SONT LIMITEES Table Et 4 Chaises pour seulement:.1,299$! Table Et 4 Chaises pour seulement:.1,199$! Table Et 4 Chaises pour seulement:.1,299$! 2984538A Les p'tits commerces d'un congres JOONEED KHAN DURBAN, Afrique du Sud .L'Afrique du Sud postapartheid s'etait fait un point d'honneur d'accueillir la Conference mondiale contre le racisme (CMCR) et d'en faire la rampe d'une sorte de Charte mondiale antiraciste.Les controverses, les blocages et les delais ont porte un coup dur a cet espoir.Il etait meme question que Nelson Mandela et son successeur Thabo Mbeki prennent la parole a la pleniere de cloture prevue hier.Ce projet est tombe a l'eau.Ces rates ne font rien pour le prestige de l'ANC au pouvoir, surtout que le camp pro-apartheid, encore bien implante, ne s'est pas gene pour critiquer ces assises et trouver qu' on aurait mieux depense tout cet argent a batir des ecoles et des hopitaux .Sentiment fort delicat de la part de ceux qui ont depossede la majorite pendant des siecles, et qui aujourd'hui pronent la privatisation des services sociaux et publics.\u0001 \u0001 \u0001 Un delegue italien d'origine marocaine d'une trentaine d'annees au Forum des ONG a ete trouve mort sous son lit dans un hotel proche du Centre des congres.Quatre femmes rapidement arretees sont passees aux aveux : elles ont accompagne l'homme a sa chambre et elles l'ont drogue en diluant une centaine de pilules dans sa biere pour ensuite lui faire les poches, et lui voler sa radio, sa montre et son telephone cellulaire.Quand il est tombe raide mort, elles ont panique et pris la cle des champs.Les femmes ont implique quatre autres de leurs compagnes dans cette affaire et elles ont refuse les services d'un avocat.Deux delegues peruviens ont ete agresses en plein jour, a la vue de tous, rue Gillespie, pres de la plage doree de Durban, au coeur de l'ancienne ville blanche, Cite interdite aux non-Blancs sous l'apartheid.Ils marchaient quand ils ont ete attaques par derriere, les agresseurs cherchant a leur enlever leurs portefeuilles.Ils ont resiste.L'un des agresseurs a alors dechire une jambe de pantalon de l'un des Peruviens, emportant le morceau .et le portefeuille.Eux aussi ont ete tres vite arretes.Les rues de Durban sont pourvues de cameras video perchees sur des lampadaires a intervalles reguliers.C'est dire que le systeme de securite de l'apartheid est toujours efficace.\u0001 \u0001 \u0001 Les delegues de la Conference mondiale contre le racisme evitent les prostituees de Durban , rapporte le reseau de radio-television national SABC.Les affaires etaient nettement meilleures l'an dernier avec la Conference mondiale sur le sida , confie Kevin Mc Innes, directeur d'une agence d'escortes appelee At Sonja's.En prevision de la CMCR, il a place des annonces dans les journaux et donne des cours speciaux a ses travailleuses sur la politesse et sur la facon d'approcher les hotels.Les gens de la CMCR sont plus conservateurs, ils ont la mine sombre, ils ne savent pas s'amuser , a opine Mc Innes.\u0001 \u0001 \u0001 De l'avis des Durbanites, leur ville presente les meilleures infrastructures de toute l'Afrique pour organiser des congres internationaux.Si bien que l'economie de Durban depend beaucoup de conferences comme la CMCR.La conference finie, les affaires vont baisser , avouent les chauffeurs de taxi.Plusieurs commerces ont lance des campagnes de rabais ciblant les delegues a la CMCR.Telles ces entreprises de peche et de surfing offrant cannes a peche et appats pour prendre des poissons a meme les jetees et des cours rapides de surfing sur les magnifiques vagues de l'ocean Indien qui viennent s'ecraser avec fracas sur les belles plages s'etirant sur des kilometres.\u0001 \u0001 \u0001 La CMCR a ete hier le theatre d'un service religieux oecumenique.Autour de Mgr Njongonkulu Ndungane, archeveque anglican du Cap, etaient reunis des religieux et laics du monde entier.Un moine bouddhiste drape de safran a preche l'harmonie cosmique, une musulmane a appele a celebrer la fraternite humaine, un pretre hindou a propose une conference mondiale sur la spiritualite, et un Americain a chante We Shall Overcome avec l'assistance, comme durant les annees 1960.Les Associations marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile et Pontiac Buick GMC du Quebec suggerent aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une duree limitee reservees aux particuliers, s'appliquant aux vehicules neufs selectionnes 2001 en stock.Photos a titre indicatif seulement.Taux de financement a l'achat de 0,9% disponible jusqu'a 48 mois pour Venture et Montana et jusqu'a 60 mois pour Cavalier et Sunfire.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 15 000 $ a 0,9%: 60 versements de 255,76 $, cout en interets de 345,60 $, cout total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ a 0,9%: 48 versements de 530,46 $, cout en interets de 462,08 $, cout total de 25 462,08 $.Premiere mensualite gratuite, a l'achat ou a la location, jusqu'a concurrence de 500 $, taxes incluses, sur les Cavalier, Venture, Sunfire, Montana et Silhouette 2001.Sujet au financement et a l'approbation du credit de GMAC.\u0002Securite 5 etoiles pour le conducteur et les passagers des sieges arriere lors de tests d'impacts lateraux.Tests effectues par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des E.-U.\u0002\u0002Donnees fournies par le ministere des Ressources naturelles dans le Guide de consommation de carburant 2001.Rabais aux diplomes taxable et accorde selon les criteres du manufacturier.MDMarque deposee de General Motors Corporation.Banque TD, usager agree.Un echange de vehicules entre concessionnaires peut etre requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION ,9% de financement a l'achat Montana Pontiac Securite 5 etoiles \u0002ƒ¢ Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0002\u0002 Sunfire SLX 4 portes Pontiac Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Sunfire 2001 ET PREMIERE MENSUALITE G R A T U I T E ADIEUMODELES 2 0 0 1 Venture Chevrolet Securite 5 etoiles\u0002 Fourgonnette offrant la meilleure economie d'essence de sa categorie\u0002\u0002 Cavalier VLX 4 portes Chevrolet Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modeles Cavalier 2001 0 2979458A 6LP2301A0908 A23, samedi, MONDE 6LP2301A0908 ZALLCALL 67 01:05:33 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 2 3 FIDJI Wilfrid Laurier, en réponse à Henri Bourassa qui s'opposait à la participation des Canadiens-français à la guerre des Boers.Réalisation-coordination : Hubert Gendron demain 19h30 NOUVEAUX ÉPISODES 2981176A Le putschiste Speight pourrait désigner le premier ministre d'après AFP SUVA \u2014 Le parti du premier ministre sortant des Fidji, Laisenia Qarase, a obtenu une majorité de sièges aux premières élections démocratiques tenues dans cet archipel du Pacifique-Sud depuis le coup d'État qui a renversé son prédécesseur l'an dernier, selon les résultats définitifs publiés hier.Qarase ne dispose cependant pas d'une majorité absolue et des tractations sont en cours pour la formation d'un gouvernement de coalition qui pourrait inclure les partisans de l'instigateur du coup de force, le nationaliste conservateur George Speight.Le parti de Qarase, installé au pouvoir par l'armée à l'issue du coup d'État, a obtenu 31 élus sur les 71 que compte le Parlement.Il devance le Parti travailliste de Mahendra Chaudhry, l'ex-premier ministre renversé, crédité de 27 sièges.L'Alliance conservatrice du putschiste Speight a remporté six sièges.Elle se trouve en position de jouer les arbitres dans la formation d'un gouvernement de coalition dont le premier ministre sera nommé par le président, Josefa Iloilo.Le Nouveau Parti travailliste a obtenu 2 élus, le Parti général unifié et le Parti de la fédération nationale, chacun un, auxquels s'ajoutent deux élus sans étiquette et un siège vacant à la suite du décès d'un candidat durant la campagne.Les partisans de Speight posent comme condition à tout accord la libération du putschiste, afin qu'il puisse siéger au Parlement où il a été élu.Poursuivi pour trahison, il est détenu dans une île au large de la capitale, Suva.Cette exigence rend difficile pour les autres partis la formation d'une coalition avec les nationalistes.La presse fidjienne a condamné hier tout marchandage pour la libération de Speight.« N'importe quel premier ministre, prêt à passer l'éponge sur une procédure pour trahison en vue accéder à de telles fonctions, ne pourra jamais espérer gagner le confiance et le respect de la population », a averti le Fiji Times.Les 830 000 habitants des îles Fidji comptent 51 % de Mélanésiens, fidjiens de souche, et de Polynésiens, et 44 % de Fidjiens d'origine indienne, dont la réussite politique et économique suscite jalousies et rancoeurs depuis l'indépendance de l'archipel en 1970.Qarase est un Fidjien de souche alors que Chaudhry est issu de la minorité indienne.L'Association marketing des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec suggère aux consommateurs de lire ce qui suit.Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant aux véhicules neufs sélectionnés 2001 en stock, tels que décrits ci-dessus.Photos à titre indicatif seulement.Paiements mensuels basés sur un bail avec versement initial (voir tableaux de mensualités).À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Dépôt de sécurité d'au plus 450 $ et première mensualité exigés à la livraison.Frais de 12 ¢ du km après 80 000 km.Première mensualité gratuite, à l'achat ou à la location, jusqu'à concurrence de 500 $, taxes incluses, sur les Sunfire et Montana 2001.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.À l'achat, préparation incluse, transport (895 $), immatriculation, assurance et taxes en sus.\u0001Taux de financement à l'achat de 0,9 % disponible jusqu'à 48 mois pour Grand Prix et jusqu'à 60 mois pour Sunfire.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Exemple de financement de 15 000 $ à 0,9%: 60 versements de 255,76 $, coût en intérêts de 345,60 $, coût total de 15 345,60 $.Exemple de financement de 25 000 $ à 0,9%: 48 versements de 530,46 $, coût en intérêts de 462,08 $, coût total de 25 462,08 $.\u2020Rabais aux diplômés taxable et accordé selon les critères du manufacturier.\u2020\u2020MDMarque déposée de General Motors Corporation.Banque TD, usager agréé.Un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus d'information, voyez votre concessionnaire participant, visitez le www.gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.LaGRANDELIQUIDATION \u2020 \u2020\u2020 Location 48 mois 0$ 896 $ 1 840 $ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 252 $ 233 $ 213 $ Location 48 mois 0$ 2 249 $ 4 013 $ Comptant (ou échange équivalent) Mensualité 389 $ 338 $ 298 $ 213/mois Transport et préparation inclus PREMIÈRE MENSUALITÉ GRATUITE Garantie de 5 ans ou 100 000 km sur le groupe motopropulseur sur tous les modèles Sunfire 2001 298/mois Transport et préparation inclus 26 698$ à l'achat 0,9% de financement à l'achat\u0001 ADIEUMODÈLES 2 0 0 1 Sunfire SLX Pontiac 4 portes Grand Prix GT Pontiac 4 portes Moteur 2,2 L L4 de 115HP Lecteur CD Téléverrouillage des portes Roues de 15po Moteur V6 3,8 L de 200 HP Boîte automatique 4 vitesses Lecteur CD Roues de 16 po en aluminium 2979470A 6LP2401A0908 A24, samedi, MONDE 6LP2401A0908 ZALLCALL 67 01:03:00 09/08/01 B Venezuela:huit policiers accusés d'avoir exterminé des délinquants d'après AFP CARACAS \u2014 Huit policiers, accusés d'appartenir à un groupe d'extermination qui aurait assassiné une soixantaine de délinquants dans la province de Portuguesa (centreouest), ont été inculpés d'homicide et arrêtés ces derniers jours au Venezuela, a-t-on appris hier de source judiciaire.Le procureur de l'État de Portuguesa, Elizabeth de la Cueva, a déclaré que d'autres inculpations allaient suivre, quelque 40 policiers au total étant soupçonnés d'avoir participé à des assassinats de délinquants dans cet État.Selon la presse locale, les policiers inculpés font partie d'un groupe appelé « Groupe extermination », dont les membres, des policiers opérant masqués, exécutent sommairement les délinquants tombant entre leurs mains.Selon le gouverneur de la province, Antonia Munoz, ces assassinats de délinquants seraient commandités par des groupes économiques ou politiques de la région.« Il paraît difficile que ces policiers agissent pour leur compte et se transforment en justiciers », a-t-elle déclaré.La présence de groupes d'extermination de délinquants a également été dénoncée dans d'autres États du pays, dont ceux de Bolivar, Yaracuy, Carabobo et Aragua.À la fin de mai, le gouvernement vénézuélien avait annoncé la détention d'une vingtaine de policiers soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de plus de 90 personnes entre septembre 2000 et mai 2001.Chaque week-end, de 60 à 100 assassinats sont en moyenne recensés au Venezuela par la police, qui les attribue principalement à des affrontements entre bandes rivales.Notre solde se termine le 11 septembre 2001 et voici quelques-uns de nos tarifs, probablement parmi les plus bas de l'année.Faites vite, car tout s'envolera le temps de lire.Voici un aperçu de nos tarifs incroyablement bas pour le Canada, les États-Unis, plusieurs destinations autour du monde et, surtout, les plages ensoleillées.Réservez dès maintenant et bon voyage ! Tarifs de chaque trajet au départ de MONTRÉAL, basés sur un voyage aller-retour : D'autres tarifs avantageux sont présentement offerts pour nos destinations internationales et le Canada avant le 31 octobre 2001.Pour plus de renseignements, appelez votre agent de voyages ou Air Canada.Canada: achat 7 jours à l'avance.Voyages effectués entre le 1er novembre 2001 et le 28 février 2002.États-Unis : achat 14 jours à l'avance.Les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2002.Destinations internationales : achat 7 jours à l'avance.Premières et dernières dates de départ telles qu'indiquées.Du 15 décembre 2001 au 7 janvier 2002, des périodes de restriction s'appliquent pour les destinations du Canada, des États-Unis, des Caraïbes et du Mexique.Le meilleur horaire Présélection de places sans frais Milles AéroplanMD Bornes Enregistrement Express Les aînés profitent de 10% de rabais sur tous les tarifs des vols à destination du Canada et des États-Unis.Ces tarifs ne sont accessibles qu'à l'occasion de l'achat d'un billet aller-retour, lequel doit refléter l'itinéraire complet.Sauf avis contraire, les vols peuvent être assurés sur des appareils d'Air Canada ou d'Air Canada Régional inc.(faisant affaire sous le nom d'Air Alliance, Air BC, Air Nova, Air Ontario, lignes aériennes Canadien Régional).Tarifs en vigueur au moment de la publication.Applicables aux nouvelles réservations seulement.Les tarifs sont sous réserve de l'approbation du gouvernement.Les taxes, les redevances de navigation de NAV CANADA, les frais de carburant lorsque applicables et les frais d'aéroport ne sont pas inclus.Les billets doivent être achetés au plus tard le 11 septembre 2001.Pour les destinations canadiennes et internationales : achat sept jours à l'avance.Pour les destinations américaines : achat quatorze jours à l'avance.Pour les destinations canadiennes et américaines : les voyages doivent prendre fin au plus tard le 28 février 2002.Pour les destinations internationales : la dernière date de départ est le 28 février 2002.Du 15 décembre 2001 au 7 janvier 2002, des périodes de restriction s'appliquent pour les destinations du Canada, des États-Unis, des Caraïbes et du Mexique.Les billets sont totalement non remboursables.Le nombre de places est limité et fonction de la disponibilité.Des restrictions quant aux jours et aux heures peuvent s'appliquer.Les tarifs peuvent différer selon les dates de départ et de retour.Séjour minimal et maximal, d'autres conditions s'appliquent.Le rabais pour aînés est offert pour les destinations canadiennes et américaines et pour les personnes ayant 60 ans et plus au moment du voyage.Une carte d'identité avec photo et date de naissance sera requise lors de l'enregistrement.Sauf avis contraire, le rabais d'Air Canada pour aînés s'applique à tous les tarifs publiés.MDAéroplan est une marque déposée d'Air Canada.1En collaboration avec Lufthansa, membre du réseau Star AllianceMC.2En collaboration avec Mexicana, membre du réseau Star AllianceMC.3En collaboration avec Alitalia.Réservez par Internet en peu de temps : www.aircanada.ca Optez pour le billet électronique : la façon simple et rapide de voyager sans billet conventionnel.Pour réserver, communiquez avec votre agent de voyages ou Air Canada au: 1 888 247-2262 ATS : 1 800 361-8071 CANADA par trajet 199$ 199$ 199$ 199$ 159$ 159$ 199$ 199$ 199$ 259$ ÉTATS-UNIS par trajet 199$ Boston 199$ 119$ 159$ 159$ 159$ 199$ 214$ 214$ 159$ New York Washington (D.C.) Atlanta Houston Dallas-Fort Worth Charlotte Chicago Las Vegas/Phoenix Los Angeles San Francisco Jacksonville 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 INTERNATIONAL par trajet 259$ Francfort1/Munich1/Hambourg1 15 oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 259$ 299$ 299$ 319$ 599$ 649$ 699$ 749$ 749$ Londres 1er oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 Paris 1er oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 Rome3/Milan3 15 oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 Zurich 15 oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 Shanghai 15 sept.2001 - 28 févr.2002 Hong Kong/Taipei 15 sept.- 13 déc.2001 6 janv.2002 - 28 févr.2002 Tel Aviv 15 oct.- 13 déc.2001 25 déc.2001 - 28 févr.2002 Melbourne 30 nov.- 13 déc.2001 6 janv.2002 - 28 févr.2002 Sydney 15 sept.- 13 déc.2001 6 janv.2002 - 28 févr.2002 PLACE À LA PLAGE par trajet 159$ Fort Lauderdale 28 oct.2001 - 28 févr.2002 159$ 159$ 259$ 259$ 259$ 259$ 259$ 159$ 299$ Miami/Orlando West Palm Beach/Fort Myers 28 oct.2001 - 28 févr.2002 Antigua 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Cancun2/Grand Cayman 28 oct.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Kingston (JA)/Montego Bay 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Puerto Vallarta2 3 nov.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Tampa 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Barbade 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 Halifax Moncton Saint John (N.-B.) Thunder Bay Toronto Charlottetown Winnipeg Calgary/Edmonton Regina/Saskatoon Vancouver Victoria Pointe-à-Pitre 15 sept.- 14 déc.2001 8 janv.2002 - 28 févr.2002 2986133A ZIMBABWE L'État se plie, en principe, à la volonté internationale STÉPHANE BARBIER Agence France-Presse HARARE \u2014 Le gouvernement zimbabwéen a cédé, sur le papier, aux pressions internationales en acceptant lors d'une réunion du Commonwealth à Abuja de mettre un terme aux occupations illégales de terres, mais reste à savoir si cet engagement sera vraiment appliqué sur le terrain.Assorti d'une promesse de faire cesser les violences politiques, cet engagement d'Harare a été obtenu jeudi en échange d'une importante aide financière du Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale du Zimbabwe, pour dédommager les fermiers blancs expropriés de leurs terres.L'accord conclu sous l'égide du Nigeria par les ministres des Affaires étrangères zimbabwéen et britannique, Stan Mudengue et Jack Straw, doit encore être approuvé par les chefs de gouvernement des deux pays, Robert Mugabe et Tony Blair.Après plus de 18 mois d'occupations de fermes appartenant à la minorité blanche par des anciens combattants de la guerre nationale du Zimbabwe \u2014 le plus souvent menées dans la violence \u2014 cet accord constitue un revirement de la part du gouvernement zimbabwéen.Ces occupations ont en effet lieu avec l'aval du pouvoir qui a mis en place en juillet 2000 une réforme agraire accélérée visant à redistribuer à des familles noires démunies la quasi-totalité des 11 millions d'hectares de terres appartenant en majorité à des descendants de colons britanniques.Soumis à une pression de plus en plus forte des pays occidentaux menés par la Grande-Bretagne, mais aussi de ses voisins d'Afrique australe inquiets des répercussions de la crise zimbabwéenne sur leurs économies, le gouvernement a apparemment opté pour une redistribution pacifique des terres des Blancs.Mais même s'il le souhaite, il aura beaucoup de mal à faire partir ses partisans et les anciens combattants des fermes envahies : ils y sont devenus les maîtres et y agissent comme bon leur semble au nez et à la barbe de la police qu'opposants et défenseurs des droits de l'homme accusent de complicité.Hier, le leader des anciens combattants, Joseph Chinotimba, a déclaré qu'après Abuja, il n'avait pas l'intention d'ordonner dans l'immédiat l'évacuation des fermes.« Les fermiers blancs sont ceux qui provoquent tous les problèmes.On nous a alloué la terre légalement », a-t-il dit.Des déclarations qui confortent à Harare le scepticisme entourant l'accord d'Abuja, tant du côté de l'opposition et des fermiers blancs, que de celui des analystes politiques indépendants.Colin Cloete, président du Syndicat des fermiers commerciaux (CFU), qui regroupe les fermiers blancs, a espéré qu'Abuja n'était « pas juste un coup de bluff », jugeant qu'il y a un gouffre entre « la situation désespérée sur les fermes » et « les sourires et la percée diplomatique d'Abuja ».Un des dirigeants du principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Tendai Biti, s'est demandé comment un pouvoir qui ne respecte ni ses obligations internationales, ni sa constitution, ni ses propres institutions judicaires, « pourrait respecter un accord non contraignant trouvé autour d'un thé à Abuja ».Selon John Makumbe, politologue à l'Université du Zimbabwe, l'aide promise au gouvernement de Mugabe ne sera versée qu'à « la condition qu'il rétablisse la légalité et redistribue les terres petit à petit, ce qu'il ne peut pas faire et gagner » l'élection présidentielle prévue en avril 2002.Le président Mugabe, qui n'était pas encore rentré hier d'un voyage en Libye, aura l'occasion, lundi et mardi prochains à Harare, de préciser ses intentions réelles lors d'un sommet des chefs d'État et de gouvernement d'Afrique australe entièrement consacré à la crise zimbabwéenne. La Presse 8 septembre 2001 Page A25 manquante 6LP2601A0908 A26, samedi, MONDE 6LP2601A0908 ZALLCALL 67 01:04:39 09/08/01 B Milosevic « refusera tout contact » avec les avocats désignés par le TPI MACÉDOINE d'après AFP BELGRADE \u2014 Slobodan Milosevic « refusera tout contact » avec les avocats désignés par le Tribunal pénal international (TPI) pour assister la cour dans le dossier de l'ex-président yougoslave, a déclaré l'un de ses défenseurs à Belgrade, Zdenko Tomanovic, cité hier par l'agence Tanjug.Milosevic « ne reconnaît pas les amis de la cour (amicus curiae) et il refusera tout contact » avec eux, a affirmé Tomanovic, précisant qu'il s'est entretenu par téléphone, avec l'ex-président yougoslave.Selon l'avocat, Milosevic a mis en garde les trois juristes désignés par le TPI contre la « responsabilité morale qu'ils endossaient en se faisant les complices des représailles contre le leader du peuple qui s'est opposé à l'OTAN ».« Ils seront les complices d'un procès monté », a ajouté Milosevic, selon Tomanovic.Lors de la dernière comparution de Milosevic devant le TPI, le 30 août, le juge Richard May avait fait part de sa décision de désigner d'office un ou plusieurs avocats, l'ancien chef d'État, déniant toute légitimité au Tribunal, ayant renoncé à recourir à une défense.photo AP Les rebelles albanophones de Macédoine ont rendu hier un char qu'ils avaient pris aux forces gouvernementales, et les munitions à l'avenant.L'OTAN reprend sa collecte d'armes L'UCK remet symboliquement un char d'assaut subtilisé aux forces macédoniennes Faculté de l'éducation permanente La faculté d'évoluer AEng Elish CONVERSATION English Conversation Niveaux débutant, intermédiaire et avancé.Diverses possibilités d'horaires.Aussi offert au Campus Ville de Laval et au Campus Longueuil.RÉDACTION Writing Workshop 18 septembre au 18 décembre Les mardis de 19 h à 22 h 15 LECTURE Reading 18 septembre au 18 décembre Les mardis de 19 h à 22 h 15 Cet automne, étudiez l'anglais.Test de classement Le 8 septembre à 9 h Les 10 et 11 septembre à 19 h Pavillon 3200, rue Jean-Brillant Renseignements (514) 343-6090 1 800 363-8876 www.fep.umontreal.ca/langues/ AFFAIRES Business Writing 18 septembre au 18 décembre Les mardis de 19 h à 22 h 15 Business English : Oral Communication 22 septembre au 8 décembre Les samedis de 9 h à 13 h SANTÉ English for Health Care Professionals 14 septembre au 14 décembre Les vendredis de 13 h à 16 h 15 2975238A SYLVIE GROULT Agence France-Presse SKOPJE \u2014 L'OTAN a repris hier sa collecte de l'arsenal de la guérilla albanaise à Radusa, un village de montagne au nord-ouest de Skopje, où les rebelles ont symboliquement rendu un char subtilisé aux forces macédoniennes, qui a été aussitôt détruit par les soldats alliés.Cette deuxième phase de l'opération « Moisson essentielle » s'est mise en marche, aussitôt approuvée par le Parlement, jeudi, le principe de la révision de la constitution prévoyant des droits plus larges pour la minorité albanaise de Macédoine.Le nouveau lieu de collecte, installé en principe pour deux jours à Radusa, un village proche de la frontière avec le Kosovo, a ouvert ses portes hier matin dans un bâtiment de briques en bordure d'un terrain de football.Affichant leur bonne volonté, mais avertissant aussi que la paix en Macédoine ne se fera pas sans eux, les rebelles ont rendu à l'OTAN le premier des deux chars T-55 de l'armée macédonienne dont ils s'étaient emparés.Les soldats de l'OTAN ont fait exploser le char sur place, au sommet d'une colline, sous les acclamations des combattants albanais arrivés en colonnes, à la mi-journée, pour abandonner leurs armes.Dans un défilé minutieusement réglé, sous l'oeil des caméras de télévision, environ 200 rebelles sont allés remettre leur arsenal, fusils d'assaut AK-47, mais aussi armes antichars, mitrailleuses ainsi qu'un transport de troupes blindé macédonien, peint de sigles rouges aux couleurs de l'UCK.Cette deuxième phase de la collecte, dans le lieu protégé par deux cordons de sécurité, l'un à un kilomètre, l'autre à cinq kilomètres, a débuté, comme la première, selon un scénario soigneusement préparé par les équipes de liaison de l'OTAN.Les chefs de la guérilla se sont engagés à rendre à l'OTAN, au cours de sa mission d'un mois, 3300 armes, dont deux chars et deux transports de troupes blindés pris aux forces macédoniennes pendant les combats.La première phase, entre le 27 et le 29 août, avait permis à l'OTAN de récupérer 1200 armes et de répondre ainsi à la condition posée par le Parlement macédonien, qui avait exigé qu'un tiers des armes aient été récoltées avant de démarrer ses travaux sur la révision de la Constitution.Cette deuxième phase du ramassage doit se dérouler dans trois lieux ouverts tour à tour dans les régions du nord et du nord-ouest du pays occupées par la guérilla, et permettre à l'OTAN de récupérer, d'ici au 13 septembre, le deuxième tiers des armes.Le lieu de Radusa devrait probablement rester ouvert aujourd'hui.Diplomates et militaires occidentaux ne cachent pas cependant que le désarmement de l'UCK, qui s'effectue selon un accord négocié entre l'OTAN et les chefs rebelles, restera imparfait, symbolique même, et ils misent davantage, pour stabiliser le pays, sur les réformes politiques, actuellement débattues au Parlement.Pour encourager ces réformes, le représentant de la diplomatie européenne, Javier Solana, et le commissaire aux relations extérieures, Chris Patten, étaient hier à Skopje.Le déblocage de 42,5 millions d'euros pour la Macédoine a été annoncé lors de cette visite.Patten a affirmé qu'une conférence des pays donateurs pour la Macédoine se réunirait « dès que le Parlement macédonien aura adopté les changements constitutionnels » prévus par l'accord de paix du 13 août.Il a assuré que l'Union européenne « tiendrait ses promesses » en soutenant financièrement la mise en oeuvre des réformes.Ces réformes, prévues par l'accord signé le 13 août entre partis politiques, macédoniens et albanais, accordent des droits plus larges à la minorité albanaise de Macédoine, en donnant en particulier à l'albanais le statut de langue officielle dans certaines régions.La guérilla avait accepté de déposer les armes en échange de ces avancées politiques.Les outils d'une rentrée réussie Le français au bureau rég 29,95 $ / spéc.22,45 $ Harraps Shorter fr angl rég.49,95 $ / spéc.37,50 $ Larousse Active dict angl fr 7-10 ans rég.24,95 $ / spéc.18,70 $ Dictionnaire internet informatique rég.69,95 $ / spéc.59,45 $ Dictionnaire Hachette Oxford rég.49,95 $ / spéc.37,50 $ Dictionnaire Larousse des jeunes 29,95 $ Robert & Collins Premier rég.15,95 $ / spéc.13,55 $ Nouveau Petit Robert de la langue française rég.72,95 $ / spéc, 62 $ 40 leçons pour parler anglais 72,95 $ Petit Larousse illustré 2002 rég.54,95 $ / spéc.39,95 $ Collection Dictées Orange rég.7,95 $ / spéc.6,75 $ Bescherelle Grammaire anglaise 25,95 $ Bescherelle Art de conjuguer rég.14,95 $ Petit Bescherelle rég.22,95 $ / spéc.19,50 $ Les Agendas Quo Vadis - 15 % de rabais En magasin seulement jusqu'au 15 septembre 2001 ou jusqu'à épuisement des stocks.Agenda d'art Musée du Québec 21,95 $ 2978822A 6LP2702A0908 A27, samedi, MONDE 6LP2702A0908 ZALLCALL 67 01:05:47 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 2 7 Le premier ministre chinois Zhu arrive en Russie pour sceller le rapprochement Pékin-Moscou 7000, boul.Henri-Bourassa Est Montréal-Nord Visitez notre site : www.gabriel.ca Pour plus de renseignements 332277- FINANCEMENT 5,8% (60 mois) disponible sur CR-V et Accord 4 portes 4 cyl.7000, boul.Henri-Bourassa Est Montréal-Nord Visitez notre site 332277- ARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZARRÊTEZDE CHERCHER !DE ! 25 900$ À l'achat T.T.P.en sus.Berline ou coupé Civic 15 800$ à l'achat 228$ /mois location 48 mois Option 0 $ comptant également disponible Transport et préparation inclus.P.D.S.F.de la berline Civic DX 2001 (modèle ES1521PX) et de la coupé Civic DX 2001 (modèle EM2111P) neuves.Bail 48 mois Échange ou comptant de 2 275 $ (coupé Civic) ou 2 175 $ (berline Civic) Franchise de kilométrage de 96 000 km; frais de 0,10 $ le kilomètre excédentaire.Taxes, immatriculation et assurance en sus.Offre d'une durée limitée.CR-V LX 2001 d'après AFP SAINT-PÉTERSBOURG \u2014 Le premier ministre chinois, Zhu Rongji, a entamé hier une visite de cinq jours en Russie qui doit sceller le rapprochement entre Pékin et Moscou, notamment dans le domaine économique.Cette visite doit déboucher sur la signature d'un contrat d'achat d'avions civils russes, d'un accord sur un oléoduc de la Sibérie à la Chine et d'une déclaration politique commune.Le temps fort est attendu aujourd'hui avec la rencontre de Zhu avec son homologue russe, Mikhaïl Kassianov, à Saint-Pétersbourg.Le premier ministre chinois doit aussi rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou.Le déplacement de Zhu concrétise la politique de rapprochement entre Moscou et Pékin, initiée avec la signature d'un traité d'amitié en juillet dernier lors de la visite du président chinois Jiang Zemin dans la capitale russe.Dans le domaine pétrolier, on attend un accord entre la compagnie pétrolière russe Ioukos, le monopole russe du transport par oléoduc Transneft et un groupe énergétique chinois sur la construction d'un oléoduc reliant la région sibérienne d'Irkoutsk à la région du Nord-Est chinois de Daling.Une fois achevé, en 2005, cet oléoduc permettra de quasiment doubler les échanges commerciaux qui se sont établis à 8 milliards de dollars US l'an dernier, a expliqué la semaine dernière l'ambassadeur de Chine en Russie, Zhang Deguang.La délégation chinoise et les représentants de Ioukos signeront « un document précis et très important », a indiqué Zhang.Un accord cadre dans ce sens avait été signé par les présidents russe et chinois en juillet dernier.La Russie et la Chine semblent aussi décidées à élargir leurs échanges commerciaux dans le domaine du transit ferroviaire.Le ministre russe des Chemins de fer, Nikolaï Aksionienko, a signé dimanche dernier avec son homologue chinois Fou Jijuan un mémorandum de coopération, par lequel les deux parties s'engagent à augmenter le trafic ferroviaire transfrontalier dès le premier semestre 2002, selon Interfax.Les échanges en volume entre la Chine et la Russie représentent juste un peu plus du dixième de ceux de la Chine avec les États- Unis.De surcroît, une bonne part de ces échanges consistent en de petits accords de troc entre les marchands sibériens et leurs homologues du nord de la Chine.Un accord sur l'achat de cinq avions civils russes Tu-204 sera conclu, selon le directeur de l'agence spatiale russe Iouri Koptev, cité mercredi par Interfax.Le chiffre de dix appareils Tu-204 avait été évoqué lors de la visite de Jiang.Enfin, la politique internationale sera au menu des entretiens du premier ministre chinois avec le président Poutine, notamment sur le traité antimissile ABM de 1972, que Washington souhaite abandonner afin de mener à bien son projet de déploiement d'un bouclier antimissile (MD).Moscou et Pékin sont opposés à l'abandon du traité ABM.Les Russes considèrent qu'il est la « pierre angulaire » su système de stabilité stratégique.Les Chinois craignent que le MD englobe à terme l'île de Taïwan, que Pékin considère comme une province rebelle à réunifier avec le continent.La visite du premier ministre chinois en Russie, du 7 au 12 septembre, s'inscrit dans une tournée européenne le menant, du 2 au 15 septembre, successivement en Irlande, en Belgique, en Russie et enfin au Kazakhstan. 6LP2801A0908 A28, samedi, MONDE 6LP2801A0908 ZALLCALL 67 01:08:04 09/08/01 B PROCHE-ORIENT PIANO ÉLECTRONIQUE HP-137R - 88 touches lestées - 64 notes polyphoniques - 5 sonorités - Effets Prix de détail: 1995 $ GRATUIT! Incluant banc et écouteurs gratuits 1799$ PIANO ORCHESTRAL KR-177 - 88 touches lestées - 64 notes polyphoniques - 151 rythmes - Séquenceur 16 pistes Prix de détail: 3495 $ Promotion en vigueur jusqu'au 9 septembre ou jusqu'à épuisement de la marchandise.Incluant banc et écouteurs gratuits 2999$ VOUS TROUVEREZ EN MAGASIN LA GAMME COMPLÈTE DE PIANOS ÉLECTRONIQUES ROLAND.330 rue des Érables, Sherbrooke 500 rue Ste-Catherine Est, Montréal Obtenez une paire d'écouteurs Roland RH50 à l'achat d'un piano électronique Roland de 1799 $ et plus.(Valeur de 60 $) NOUVEAU Instruments de musique à SHERBROOKE ! GRAND SOLDE DE LANCEMENT! JUSQU'AU 9 SEPTEMBRE NOUVEAU PARTENARIAT 2984607A Une rencontre entre Arafat et Peres se profile Elle pourrait avoir lieu la semaine prochaine en un lieu qui demeure indéterminé d'après AFP JÉRUSALEM \u2014 Une rencontre entre le président palestinien, Yasser Arafat, et le chef de la diplomatie israélienne, Shimon Peres, devrait avoir lieula semaine prochaine, en un lieu inconnu, alors que la violence se poursuit et que les deux parties enterraient hier trois victimes du conflit.À Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie, Omar Sobah, du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et Moustapha Ambous, du Fatah, le mouvement d'Arafat, tués jeudi dans une attaque d'hélicoptères israéliens, ont été portés en terre, sous les cris de vengeance d'une foule de plus de 2000 personnes.Les deux activistes palestiniens ont péri dans l'attaque aux missiles dont la cible était Mohammed Raad Al-Karmi, un responsable local du Fatah, recherché par Israël.Ce dernier, qui se trouvait dans le véhicule des deux activistes tués, a réussi à sauter de la voiture, blessé.Un militaire israélien, le lieutenant Erez Mehavi, tué jeudi par des tirs de Palestiniens alors qu'il circulait dans sa voiture au nord de Tulkarem, a été enterré hier à Jérusalem.Arafat et Peres devraient tenter au cours de leur rencontre annoncée pour la semaine prochaine de parvenir à un accord pour mettre fin à bientôt un an d'affrontements sanglants.Toutefois, ni la date ni le lieu de cette rencontre tant attendue, dont le principe avait été arrêté dès le 21 août par le chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, n'ont encore été fixés.Palestiniens et Israéliens observent la plus grande prudence dans leurs déclarations, les violences dans la région se poursuivant sans répit.« Pour que cette rencontre soit un succès, il faut qu'un calendrier soit établi pour l'application du rapport Mitchell, qu'un contrôle soit mis en place pour superviser le gel de la colonisation (israélienne), que des observateurs internationaux soient déployés dans les territoires palestiniens et que le bouclage soit levé », a déclaré Saëb Erakat, l'un des principaux négociateurs palestiniens.Ces propos sont en retrait par rapport à ceux du principal conseiller d'Arafat, Nabil Abou Roudeina, qui a pour sa part évoqué hier la possibilité d'une rencontre au Proche- Orient.De source officielle palestinienne à Gaza on a indiqué, par ailleurs, que la rencontre pourrait avoir lieu à Erez, point de passage entre la bande de Gaza et Israël, ou à Taba (Égypte), à la frontière avec Israël.« Si cette première rencontre est fructueuse, nous pourrons en avoir une autre, mais il est important de s'assurer que le gouvernement israélien est sérieux, que Peres a un mandat (pour négocier) et que Sharon respectera les conclusions de cette rencontre », a souligné Abou Roudeina.Le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, avait énoncé jeudi trois conditions pour cette rencontre : un « mandat clair » pour Peres, une « bonne préparation » et que les questions politiques figurent au programme.Or Peres a été mandaté par Sharon uniquement pour négocier un cessez-le-feu avec les Palestiniens.Officiellement, il n'a pas mandat pour donner aux négociations une quelconque portée politique, Sharon exigeant, préalablement, un arrêt absolu des violences.« Nous tentons de nous réunir avec Yasser Arafat.Nous avons prévu trois rencontres et nous espérons qu'elles pourront se tenir entre la semaine prochaine et l'Assemblée générale des Nations unies, à la fin du mois de septembre », a déclaré Peres, au cours d'une conférence de presse à Cernobbio, dans le nord de l'Italie.« Aucune date ne sera annoncée avant dimanche », a-t-il souligné.2980981A Appel d'intellectuels au président syrien d'après AFP DAMAS \u2014 Un groupe d'intellectuels syriens a exhorté hier le président Bachar al-Assad à « intervenir personnellement » pour libérer les détenus d'opinion, dont trois opposants bien connus arrêtés récemment.Le « Comité de réactivation de la société civile » (CRSC), un groupe d'enseignants, d'écrivains et d'avocats formé en janvier, a « dénoncé » dans un communiqué l'arrestation, jeudi, du député Riad Seif.Seif, 54 ans, est le troisième opposant arrêté par les autorités en moins d'un mois, après le député indépendant Maamoun al-Homsi, 45 ans, et l'opposant communiste Riad Turk, 71 ans, dont l'emprisonnement a été critiqué par des organisations internationales de défense des droits de l'homme.L'agence officielle SANA a annoncé l'incarcération jeudi soir de Seif, au lendemain d'un débat politique tenu sans autorisation officielle à son domicile, en indiquant qu'il était accusé de « crimes », sans autre précision.L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a également condamné hier les récentes arrestations d'opposants en Syrie, qui « constituent un retour inquiétant aux pratiques d'arrestations arbitraires et d'intimidations qui ont marqué l'ère de l'ancien président Hafez al-Assad ».BÂTON DE MARCHE GRATUIT À l'achat d'une botte de randonnée à prix courant de plus de 149,99 $, obtenez un bâton de marche Gabel d'une valeur de 49,99 $.Valide du 8 au 14 septembre 2001 Spéciaux sur chaussures de randonnée fin de série.Nouvelle Surface de Laval Joliette - 67, Place Bourget Nord (450) 753-5332 1 800 268-7332 Montréal - 6575, rue Saint-Denis (514) 274-7122 BEAUBIEN Laval - 1680, boul.de l'Avenir (grande surface) (une rue à l'est de l'angle Saint-Martin et Le Corbusier) (450) 681-9859 1 800 363-1101 6LP2902A0908 A29, samedi, MONDE 6LP2902A0908 ZALLCALL 67 01:11:15 09/08/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 8 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 2 9 Berlin inaugure le plus grand musée juif d'Europe OUERDYA AÏT-ABDELMALEK Agence France-Presse BERLIN \u2014 Le Musée juif de Berlin, dont le bâtiment constituait déjà depuis deux ans une attraction touristique en raison de son architecture exceptionnelle, ouvre ses portes demain soir, en présence du président allemand, Johannes Rau, et du chancelier, Gerhard Schröeder.La célébration de cet événement, attendu depuis des années par la communauté juive allemande, s'étalera sur une semaine, a annoncé le directeur du musée, l'Américain Michael Blumenthal, promettant un « grand jour pour Berlin et pour l'Allemagne ».Elle débute demain après-midi par un concert de l'Orchestre symphonique de Chicago, dirigé par le chef d'origine israélienne Daniel Barenboïm, dans l'enceinte de la Philharmonie de Berlin.Les musiciens joueront la 7e symphonie de Gustav Mahler devant 2200 personnes, dont tous les ministres du gouvernement ainsi que 19 ambassadeurs en Allemagne.Ensuite seulement, 850 privilégiés pourront découvrir l'exposition permanente du musée, que personne n'a pu voir avant cette date même si son contenu a été largement dévoilé par Blumenthal.Le « plus grand et le plus important musée juif d'Europe », selon l'ancien secrétaire au Trésor de Jimmy Carter, n'est pas un musée de l'Holocauste \u2014 bien qu'une place toute particulière lui soit consacrée, avec notamment « La galerie des objets disparus » \u2014, mais retrace les 1700 ans d'histoire des juifs en Allemagne.Le musée ne cherche pas à susciter le remords mais vise à ce que les Allemands se souviennent de leurs concitoyens juifs comme « d'Allemands créateurs et pas seulement comme des victimes d'Auschwitz », souligne Blumenthal.Le musée, dit-il, montre qui sont et qui étaient les juifs, ce que signifie être juif en Allemagne, comment ils ont vécu, comment ils sont morts, comment ils continuent de vivre après les atrocités nazies.Le fonds de 3900 pièces exposées se compose de livres et d'objets de culte, de documents historiques et d'oeuvres d'art mais aussi d'objets de la vie quotidienne comme par exemple des instruments servant à la circoncision ou les lunettes du philosophe Moses Mendelssohn (1729-1786).Nombre de ces objets personnels ont été donnés au musée par des particuliers, comme cet album de photos retrouvé après guerre par Schoschana H.et sa mère dans un grenier d'Amsterdam, où elles avaient fui les persécutions nazies, explique l'archiviste du musée, Gisela Freydank.Conçu initialement comme une extension du Musée de la ville de Berlin, dont le département judaïque était devenu trop petit, le musée est devenu une institution autonome.L'entrée de l'édifice futuriste en forme d'étoile de David démantibulée, conçue par l'architecte américain Daniel Libeskind, se fait par le vieux musée de style baroque, auquel il est relié par le sous-sol.Trois chemins conduisent le visiteur vers le nouveau musée.Le premier représente l'extermination des juifs : elle correspond au Berlin d'autrefois et mène vers le vide.Le second représente l'exil de milliers de Berlinois : il conduit à un jardin composé de 49 colonnes pleines de terre dans lesquelles la végétation pousse à l'envers, représentant l'État d'Israël.Le plus long mène au musée en tant que tel.L'architecture du bâtiment communique « l'horreur de l'époque nazie », estime Blumenthal.À l'extérieur, les murs brisés, couverts de zinc, sont presque aveugles malgré la présence de 280 fenêtres étroites comme des meurtrières.À l'intérieur, le sentiment de malaise gagne en acuité : les couloirs vont en se rétrécissant, des poutres de béton jaillissent des murs, les plans s'inclinent, provoquant vertige et étouffement.Le rez-de-chaussée restera un espace vide destiné à se souvenir des six millions de juifs assassinés sous le IIIe Reich.Architecte: Daniel Libeskind (É-U).Construction: 1992-1999.Visiteurs: 350 000 depuis 1999.Entrée: Lindenstrasse Bâtiment ancien ex-musée de la Ville de Berlin Édifice futuriste en forme d'étoile de David démantibulée Tour de l'Holocauste Jardin de l'exil et de l'émigration BERLIN: LE PLUS GRAND MUSÉE JUIF D'EUROPE Murs brisés, couverts de zinc 2985466A 6LP3001A0908 A30, samedi, MONDE 6LP3001A0908 ZALLCALL 67 01:09:47 09/08/01 B Remaniement ministériel à Séoul En arrière-plan de cette réforme : la poursuite de la normalisation avec le Nord Le marché mondial de la traduction grandit de 25 % chaque année! Loi 90 : Les entreprises qui règlent les droits de scolarité de leurs employés peuvent être admissibles à une déduction fiscale.Tous les cours sont déductibles d'impôt pour les étudiants.Que vous désiriez adopter une nouvelle carrière ou ajouter de la valeur à vos compétences actuelles, votre décision de vous inscrire au Diplôme de 2e cycle en traduction ou au Certificat en traduction pourrait bien être la meilleure que vous ayez jamais prise! Renseignements : 514.398.6160 de carrière Améliorez vos perspectives Télécopieur : 514.398.2650 Cour r iel : lang@conted.lan.mcgill.ca Si te web : www.mcgill.ca/conted Adresse : 688, rue Sherbrooke Ouest (au coin de la rue University) bureau 1199 Certificat en traduction Diplôme de 2e cycle en traduction (options : anglais, français et espagnol) Session d.hiver 2002 (janvier-mars) Date limite pour s.inscrire : le 1er octobre 2001 Droits d.admission : 60 $ (non remboursables) 2977634A d'après AFP SÉOUL \u2014 Le président sud-coréen Kim Dae-Jung a formé hier un nouveau gouvernement et a confié à un poids lourd le dossier de la Corée du Nord pour maintenir le cap de la normalisation avec Pyongyang malgré la rébellion du Parlement.L'ambassadeur de Séoul à Pékin et ancien ministre des Affaires étrangères, Hong Soon-Young, a pris la tête du ministère de l'Unification dans le cadre d'un remaniement ministériel touchant au total cinq portefeuilles.L'ensemble du cabinet sud-coréen avait présenté sa démission mardi après qu'une majorité de députés eut voté la veille une motion de défiance à l'égard du précédent ministre de l'Unification, Lim Dong-Won.La politique d'ouverture spectaculairement inaugurée par le président Kim lors de son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong- Il en juin 2000 est critiquée par l'opposition qui juge que Séoul a fait depuis trop de concessions sans être payé en retour.Le vote du parlement a porté au président Kim son plus rude coup depuis son arrivée au pouvoir en 1997 et menace de paralysie la fin de son mandat à quinze mois de l'élection présidentielle prévue en décembre de l'an prochain.Ses alliés libéraux ont voté avec l'opposition conservatrice en faveur du départ du ministre de l'Unification, faisant éclater la coalition au pouvoir depuis quatre ans et privant le président Kim d'une majorité au Parlement.Mais Pyongyang a semblé vouloir l'aider à maintenir la tête hors de l'eau en proposant la relance de pourparlers au niveau ministériel, gelés depuis six mois, et en acceptant un rendez-vous dès la semaine prochaine.Le nouveau ministre de l'Unification, Hong, sera plongé dans le bain des difficiles rapports nordsud lors de cette rencontre prévue du 15 au 18 septembre à Séoul.La quatrième et dernière réunion entre ministres des deux Corées s'était déroulée à Pyongyang en décembre dernier.Le Nord avait annulé la rencontre suivante prévue en mars à Séoul à la suite du durcissement de ton de Washington au début de la présidence de George W.Bush.Les autres nouveaux ministres nommés hier à Séoul sont ceux de l'Agriculture, du Travail, de la Construction et des Transports, ainsi que de la Marine et des Pêches.Ils remplacent tous des ministres de l'Union des démocrates libéraux (ULD), le parti qui a rompu son alliance avec Kim.Le premier ministre, Lee Hang- Dong, reste en place dans la nouvelle équipe.Membre de l'ULD, il a refusé de quitter son poste et a été exclu par sa formation.Les autres membres du cabinet démissionnaire ont été confirmés, dont le ministre de l'Économie et des Finances, Jin Nyum, et celui des Affaires étrangères, Han Seung-Soo.Parallèlement à la réconciliation avec le Nord, qui a valu au président Kim le prix Nobel de la paix, le gouvernement veut aussi poursuivre sa politique de réformes économiques.Mais l'opposition tente de tirer parti d'un contexte marqué par le ralentissement mondial et le blocage de la restructuration des grands groupes industriels sud-coréens.« L'administration Kim paraît en perte de vitesse », estiment des analystes.BEAUTÉ à la baie Decléor, le spécialiste de l'Aroma-Cosmétique a votre sérénité et votre bien-être à coeur.Découvrez l'Esprit de soin Decléor lorsque vous visiterez notre AromaSPA à la Baie.Avec chaque soin, nous vous offrons un massage des jambes gratuit.(Une valeur de 25 $.) Réservez dès maintenant, l'offre prend fin le samedi 22 septembre.Apaisez votre âme et laissez-vous envoûter par la caresse enchanteresse de nos douces huiles essentielles naturelles.Offrez-vous un moment de détente bien mérité! rue Sainte-Catherine O.(514) 281-4781, Rockland (514) 739-5521, Anjou (514) 353-3300, Carrefour Laval (450) 687-1540, Brossard (450) 466-3220, St-Bruno (450) 653-4455 Prenez rendez-vous dès maintenant! TRANSFORMEZ VOS ACHATS DE TOUS LES JOURS EN RÉCOMPENSES Les sociétés de détail de la Compagnie de la Baie d'Hudson - la Baie, Déco Découverte, Zellers et Zellers Select - acceptent désormais les cartes de crédit la Baie et Zellers dans tous leurs magasins, pour toutes vos emplettes.DOUBLEMENT PRATIQUES, VOS CARTES DE CRÉDIT LA BAIE ET ZELLERS VOUS DONNENT ACCÈS À UN PLUS GRAND CHOIX! POUR DES SUPER ARTICLES\u2026 CLIQUEZ ET LE TOUR EST JOUÉ! J'aime, j'achète! AMASSEZ RAPIDEMENT DES POINTS EN UTILISANT VOTRE CARTE LA BAIE OU ZELLERS.OBTENEZ 25 POINTS ADDITIONNELS POUR PRESQUE CHAQUE DOLLAR DÉPENSÉ.Amassez des points dans tous les magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson : la Baie, Zellers, Déco Découverte ou hbc.com 2985271A EXPRESS INTERNATIONAL Maroc Journal interdit LA DISTRIBUTION du numéro de jeudi du journal espagnol El Mundo, dont la Une publiait des déclarations du ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Piqué, accusant la police marocaine de connivence avec les mafias de l'immigration, a été interdite par les autorités marocaines, a annoncé hier le quotidien.Les 200 exemplaires distribués chaque jour au Maroc ont été interceptés à l'aéroport de Casablanca, empêchant leur remise à la société de distribution chargée de les vendre, a précisé El Mundo.« Comme d'habitude dans ce pays lorsqu'on interdit la distribution d'un média, on ne sait pas de quel ministère est partie l'interdiction », écrit le correspondant du journal à Casablanca.\u2014 d'après AFP Maghreb Vieuxrêve d'unité LA RÉUNION au Maroc d'un conseil parlementaire maghrébin, après des reports successifs pendant huit ans, a illustré une volonté de faire revivre le rêve de l'unité maghrébine malgré les divergences qui subsitent, notamment entre Rabat et Alger sur le Sahara occidental.Quelque 150 parlementaires représentant le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, réunis dans la capitale marocaine, ont notamment préconisé jeudi la création d'une zone de libre échange entre les cinq pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA).Le conseil a qualifié de « choix stratégique irréversible » le projet de création d'un « pôle économique maghrébin qui soutienne la concurrence avec les grands blocs, dans le contexte de la mondialisation ».La fermeture des frontières entre le Maroc et l'Algérie depuis 1994, la laborieuse recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara occidental et la faiblesse des échanges commerciaux intermaghrébins ont maintenu le Maghreb loin des objectifs tracés par les fondateurs de l'UMA en 1989 à Marrakech.\u2014 d'après AFP Cambodge Combattants pour la liberté DIX PERSONNES soupçonnées d'être des responsables des Combattants cambodgiens pour la liberté (CFF), mouvement anticommuniste étroitement lié à la diaspora cambodgienne, ont été arrêtées, ont annoncé les autorités.Les CFF, groupe alors relativement obscur, avaient revendiqué de sanglantes attaques en novembre dernier contre des bâtiments publics.Le mouvement, soutenu par des Cambodgiens de la diaspora exilés aux États-Unis, a juré la chute du premier ministre Hun Sen, que son leader, Chhun Yisath (basé à Long Beach en Californie), accuse d'être à la tête d'un régime dictatorial.Dans la nuit du 24 novembre, plusieurs dizaines d'assaillants puissamment armés avaient attaqué des bâtiments officiels à Phnom Penh, dont le ministère de la Défense, ainsi qu'une caserne en banlieue.\u2014 d'après AFP Irak Huit onusiens expulsés L'IRAK A EXPULSÉ en septembre huit employés de l'ONU accusés « d'activités touchant à la sécurité irakienne » et d'avoir espionné au profit des États-Unis, tentant ainsi de faire preuve de fermeté à l'égard de l'ONU avec laquelle il est brouillé depuis 1998.« Le nombre d'employés de l'ONU expulsés par l'Irak durant le mois de septembre s'élève à huit », a déclaré l'ambassadeur irakien à l'ONU, Mohamed Al-Douri, cité hier par l'agence irakienne INA.Il s'agit de la première affaire de cette ampleur avec l'ONU depuis 1998, date du départ des experts onusiens chargés du désarmement irakien à la veille de frappes américaines.\u2014 d'après AFP Tchétchénie Pas de véhicules LA MISSION de l'Organisation pour sécurité et la coopération en Europe (OSCE) en Tchétchénie attend toujours les véhicules dont elle a besoin pour fonctionner, près de trois mois après son retour dans la république indépendantiste du Caucase du Nord, ont indiqué hier des diplomates à Vienne.Les autorités russes tardent à immatriculer les véhicules blindés nécessaires et à livrer ceux dont a besoin l'escorte militaire des cinq membres de l'OSCE, ont-ils ajouté.Malgré le manque de moyens logistiques, le « groupe d'assistance » a pu démarrer des micro-programmes aux victimes du conflit tchétchène et recueillir 200 plaintes pour violations des droits de l'homme \u2014 enlèvements, disparitions, vols et extorsion de fonds \u2014, a déclaré à la presse le chef de la mission, le diplomate roumain Alexandru Cornea.\u2014 d'après AFP "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.