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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Lectures - Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-09-09, Collections de BAnQ.

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[" 7LP0101B0909 B1 dimanche 7LP0101B0909 ZALLCALL 67 01:09:58 09/09/01 B www.cyberpresse.ca OUVREZ UNE FENÊTRE SUR LES ARTS ET SPECTACLES CINÉMA THÉÂTRE MUSIQUE LIVRES EXPOSITIONS CHAQ U E M I N U T E COMPTE 2984371A 7LP0201B0909 B2 - DIMANCHE 7LP0201B0909 ZALLCALL 67 01:03:24 09/09/01 B La rentrée des intellos En ce pays où si peu de gens osent sortir du placard et avouer leur intellectualité, le nombre d'essais qui sont proposés chaque automne aux lecteurs québécois semble impressionnant.Mais il est difficile de donner des chiffres précis, la catégorie « essais » n'existant pas comme telle dans les Statistiques de l'édition au Québec publiées chaque année par la Bibliothèque nationale.À lire les communiqués de presse des différentes maisons d'édition qui ont déjà envoyé leur liste à ce jour, on ne peut pas dire que nos intellectuels soient tous obsédés par la même chose, comme ce fut le cas à une période de crise identitaire collective plus aiguë.Mais le vieillissement de la population pourrait bien inspirer de plus en plus de penseurs.Voici un essai qui devrait troubler particulièrement les baby-boomers, lesquels prennent de l'âge tous en choeur et en masse.L'Industrie de la mort, une industrie qui, selon l'auteur, Sébastien Saint-Onge, un jeune sociologue, « n'a pas manqué d'attirer la convoitise des multinationales de la mort : ces mégapompes funèbres américaines qui, au cours des dernières années, ont acheté les grands croque-morts québécois et comptent bien faire un profit géant avec notre mort.» Brrr.Ça donne froid aux os ! Aux éditions Nota Bene.Restons dans le ton et annonçons ici la naissance d'une nouvelle maison d'édition, les Éditions du passage, dont le premier titre Jamais de la vie, signé par un collectif sous la direction de Jocelyne Légaré, rassemble des textes « qui disent la mort d'un être, la peine d'amour, la perte des illusions.» Sans doute cela s'adresse-t-il aussi aux baby-boomers vieillissants.L'identité métissée En fait, l'intérêt pour la question de l'identité québécoise n'est pas disparu, loin de là, mais les réponses s'inscrivent dans un contexte changeant.Signalons donc l'intérêt de plusieurs auteurs pour ce que l'on appelle les communautés culturelles, lesquelles influencent la Culture, en particulier la littérature, et influencent aussi notre société de droit.Les écrivains néo-québécois font ainsi l'objet de deux ouvrages au moins.L'un est déjà paru : Passeurs culturels, une littérature en mutation, de Suzanne Giguère.Il s'agit d'un ensemble d'entretiens avec les Neil Bissoondath, Caccia, Des Rosiers, Homel, Kattan, Ollivier et autres.aux éditions de l'IQRC.L'autre, Ces étrangers du dedans, « trace l'histoire de ces écrivains (Marco Micone, Sergio Kokis, Danny Laferrière et avant eux Alice Parizeau, Jacques Folch-Ribas et Jean Basile) qui, depuis le début du XXe siècle, sont venus enrichir notre littérature ».De Clément Moisan et Renate Hildebrand aux éditions Nota Bene.Ajoutons à cela l'essai d'Émile Ollivier, Repérages, où l'auteur d'origine haïtienne, vivant à Montréal et publié aussi à Paris, « explore les thèmes qui jalonnent son oeuvre : exil, écriture, identité, perte, langue, littérature des minorités.».Chez Leméac.Les minorités, entendues ici dans un sens élargi, ont aussi inspiré l'essai de Michel Ignatieff, La Révolution des droits, traduit de l'anglais par Jean Paré.« En réclamant haut et fort la confirmation de leurs droits, les femmes, les autochtones et les différentes minorités ont ébranlé les fondements mêmes de notre société.Et c'est au nom des droits de l'homme que l'on a justifié une intervention militaire au Kosovo en 1999.» Aux éditions Boréal.Et pour Gilles Pellerin, c'est la langue française qui est essentielle à la construction de l'identité québécoise, individuelle comme collective.Il s'explique dans La Peau courte aux éditions L'instant même.Où allons-nous ?Certains, comme Marc Angenot, s'interrogent sur l'état de l'humanité depuis « la décomposition des grandes espérances historiques ».D'où venons-nous, où allons-nous ?C'est le titre de l'ouvrage dans la collection Spirale des éditions Trait d'union.Questions auxquelles Jean-Marc Piotte en ajoute d'autres dans Les Neuf Clés de la modernité : « Pourquoi travaillons-nous si fort après tant de promesses d'un avenir de loisirs?.Pourquoi avons-nous sacralisé le travail ?Pourquoi préférons-nous le spectacle, l'entertainment aux activités culturelles et intellectuelles ?» M.Piotte répond en relisant l'histoire.Aux éditions Québec Amérique.De son côté Marta Harnecker voudrait « rendre possible l'impossible » et ramener La Gauche à l'aube du XXIe siècle, traduit du chilien par Pierre Céré, publié aux Éditions Lanctôt.Biographies Parmi les biographies les plus attendues, il y a bien sûr celle du René Lévesque de Pierre Godin dont le troisième tome portera le titre de René Lévesque, L'Espoir et le Chagrin (1976-1980), période mythique du premier gouvernement du Parti québécois.Il paraît que certains faits inédits qui y sont rapportés pourraient faire des remous.La parution chez Boréal est prévue pour novembre, mois mythique péquiste.Quant au prolifique Michel Vastel, lui aussi journaliste, il s'intéresse cette année à Bernard Landry Le Grand Dérangeant à qui il trouve quelque chose qui évoque Talleyrand.Aux Éditions de l'Homme, publication en novembre.Un essai qui est aussi une biographie promet beaucoup : L'Obsession du mal de Saint-Denys Garneau et la crise identitaire au Canada français.L'auteur, François Charron, consacre 500 pages au poète emblématique qu'il situe dans son époque puritaine.On y découvrira un Saint-Denys Garneau « bien différent de l'image pieuse soigneusement entretenue ».Aux éditions Les Herbes rouges.Curiosités Que serait la vie, et la littérature sans le sexe, on se le demande.Mais c'est à la chasteté que s'intéresse Elizabeth Abbot dans une Histoire universelle de la chasteté (Fides) tandis qu'Étienne Clermont raconte l'histoire du zizi dans Il était une fois le phallus, coll.Histoire de l'Oeil aux éditions Balzac, qui promet de nombreuses illustrations.« Étrange histoire que celle du zizi que l'on ne sait par quel bout prendre », lit-on dans le communiqué de presse.Sergio Kokis Michel Tremblay Marie Laberge L'AUTOMNE Suite de la page B1 Je songe enfin à Désirée Szucsany, qu'on n'avait plus eu le plaisir de lire depuis belle lurette et qui nous revient avec un roman champêtre, Les Fées des lacs (Varia) et à D.Kimm, qui publie enfin sa fameuse Suite mongole (Planète rebelle), récit lyrique dont on avait entendu des extraits lors de diverses soirées de lecture.Et puis, il n'y a pas que les écrivains qui nous reviennent après une éclipse momentanée ; il arrive que le succès d'auteurs présents sur la scène incite leurs éditeurs à remettre en circulation des livres passés qui, pour toutes sortes de raisons, n'avaient pas suscité l'intérêt qu'ils méritaient.À ce chapitre, je me réjouis d'apprendre que la maison Alire ressort des versions remaniées d'« oeuvres de jeunesse » de leurs auteurs-vedettes Jean- Jacques Pelletier (La Femme trop tard) et Patrick Senécal (5150, rue des Ormes).J'ysuis, j'yreste Dans le milieu, on affirme volontiers que la publication d'un deuxième, d'un troisième livre est une épreuve, à plus forte raison pour les auteurs dont les premiers titres ont été favorablement accueillis par la critique ou le public, voire les deux.Imperméables aux attentes de tout un chacun, les nouvelles recrues de la fiction d'ici n'ont pas froid aux yeux ; elles persistent et signent.Je vous ai déjà écrit tout le bien que je pensais de l'éblouissant Gazole de Bertrand Gervais (XYZ).Parmi les autres étoiles montantes à surveiller, Guillaume Vigneault nous promet une touchante histoire d'amour et d'amitié, Chercher le vent (Boréal), qu'on nous décrit comme plus maîtrisée encore que ses Carnets de naufrage, ce n'est pas peu dire.André Marois, que l'on avait découvert avec de très sombres romans Accident de parcours et Tête de pioche, récidive avec un recueil de nouvelles noires à souhait dont le titre, Trente-huit morts dont neuf femmes (Trait d'union), est tout un programme.Connue d'abord comme dramaturge puis révélée comme romancière par Le bonheur a la queue glissante (prix France- Québec 1999), Abla Fahroud revient avec Splendide solitude (L'Hexagone).Révélée l'an passé par Les Oiseaux de verre, un roman dense et poétique dans la tradition d'Anne Hébert, Andrée Laberge nous entraîne cette fois-ci en Amérique latine dans Aguayo (La courte échelle).Avec Noir(e) ironie (Lanctôt), Louis Marsand continue dans la même veine que son Sourire noir, un livre dont on avait trop peu parlé, situé quelque part entre polar et roman traditionnel.Enfin, on surveille la sortie de L'Intime (XYZ), le deuxième opus de Guy Demers (auteur du très apprécié Sabines) à l'origine prévue pour le printemps dernier.Curiosité n'est pas vice Les auteurs de la relève, ainsi qu'on a pris l'habitude de les désigner, auraientils tous des âmes de meurtriers ?Rien que chez Lanctôt, l'une des maisons les plus identifiées aux nouvelles voix de la fiction québécoise, on nous annonce pas moins de trois premiers romans noirs : Damnée passion de Christine Hébert, une sombre histoire située dans les milieux de la prostitution et des arts visuels et mettant en scène un serial killer ; Beau Blond ou vie et mort de quelqu'un de bien, de très bien même de Jacques Keable, une incursion dans l'univers d'un délateur où des têtes d'affiche telles que Yves Michaud et Denise Bombardier feront une petite apparition ; Les nuits tomberont une à une de François Lanctôt, qui propose d'en finir une fois pour toutes avec Octobre 1970.Et puis, impossible de passer sous silence mon coup de coeur anticipé : le journaliste et essayiste Laurent Laplante, pour qui j'ai une admiration sans bornes, fait le saut sur la scène romanesque, avec un polar intitulé Des clés en trop, un doigt en moins (L'instant même).Tout aussi noir, quoique n'ayant rien d'un polar, Putain de Nelly Arcan (Le Seuil), manière de confession impudique d'une escorte de luxe, promet d'être l'événement médiatico-littéraire de la rentrée, si l'on se fie au tapage qui a entouré la sortie à Paris de ce premier livre signé par la jeune Québécoise de 26 ans.Et puis, curiosité oblige, on attend aussi (en vrac) : l'Abécédaire des années d'exil de Sonia K.Anguelova (Lanctôt), La Cafetière de Pierre Ramsay- Tardif (Varia), La Fille du cardinal de Nadine Grelet (VLB), Le Grand Roman de Flemmar de Fabien Ménar (Québec Amérique), La Mue de l'hermaphrodite de Karoline Georges (Leméac), Dans mon village, il y a belle Lurette de Fred Pellerin (Planète rebelle), La Danse du serpent de Jean Monplaisir (Libre Expression), Les Espaces secrets de Francine Prévost (Québec Amérique) et j'en passe.De toute manière, si mes impressions sur la production littéraire locale vous intéressent, vous savez où me trouver le dimanche, non ?Alors, bonne saison à tous et à toutes ! NELLY ARCAN Suite de la page B1 Plus judicieusement, Libération écrivait : « Une mise en scène narrative destinée à nous convaincre que l'auteur s'est en effet prostituée (peu importe que cela soit vrai ou pas, ce qui compte c'est que le lecteur y croie.» Sur le coup, j'y ai cru, tout en me disant que le roman aurait été aussi remarquable si la « putasserie » invoquée par la narratrice avait été inventée de toutes pièces.Donc une curiosité assez compréhensible au moment de rencontrer la génitrice de Putain.La rencontre faite \u2014 sans vouloir démoraliser les vendeurs du Seuil \u2014 la probabilité que le livre soit autobiographique me semble proche de 0,5 %.Nelly Arcan, très jolie, très blonde, très yeux bleus, habillée très sexy, très grande maîtrise d'elle-même et de son vocabulaire, ressemble à une jeune fille surdouée et ambitieuse de bonne famille (ce qu'elle admet), qui étudie depuis quatre ans la littérature à l'UQAM (ce qui est le cas), qui a « travaillé dans des bars, dans des boutiques comme vendeuse » et qui « travaille aujourd'hui à mi-temps », et pas nécessairement rue du Docteur-Penfield.Bref plutôt en elle le génie précoce (psychanalysée deux ans et très cultivée) plutôt que la « pute » transfigurée par l'écriture.Lorsque j'évoque la question, elle commence par dire : « C'est un livre sur les rapports avec le père et la mère.et aussi la peur que j'ai des femmes.» Quid de la « putasserie » ?« C'est vrai, tous les journalistes (à Paris) me posent la question.Que ce soit ou non un témoignage est secondaire.J'aimerais que ce soit considéré comme un texte littéraire qui se suffit à lui-même.Cela part de moi.Mais tout est exagéré, poussé à son extrême.En ce qui concerne les relations avec les parents qui sont décrits là, je ne voudrais pas faire de la peine aux miens, qui sont très religieux.C'est de la littérature.\u2014 Le meilleur moyen de les rassurer, c'était d'intituler le livre « roman » et de dire que c'est de la fiction.Pourquoi refusez- vous de dire que c'est de la fiction ?\u2014 (Sourire.) Ou le contraire.peut-être parce que je veux être lue.» Lorsque je lui parle de Truismes , le premier roman qui rendit l'inconnue Marie Darrieussecq instantanément célèbre en septembre 1996, elle reconnaît bien volontiers : « Ce n'est pas autobiographique, puisque c'est l'histoire d'une femme qui se métamorphose en truie ! » Et pourtant, d'une certaine manière, on y croit.Pessimisme radical À la réflexion, si le récit de la pseudo- Nelly Arcan étonne et captive à la manière d'une « vraie » confession, c'est à cause non seulement de la crudité de certains passages (« Pourtant je n'entre pas dans les détails, comme ces romancières actuelles qui décrivent le brun progressif de l'anus.» explique Mlle Arcan), mais surtout du pessimisme radical qui traverse le récit.Pour elles, les femmes se divisent en deux : d'un côté les « schtroumpfettes » qui excitent les hommes et se déhanchent, de l'autre « les larves », informes, qui n'inspirent plus aucun désir.Les hommes, quant à eux, passent le plus clair de leur temps à reluquer « des filles qui ont l'âge de leurs filles ».Dans l'appartement de Docteur- Penfield, la narratrice voit défiler des hommes, plus vrais que nature dans leur vieille monstruosité.Dans une poubelle se trouvent les vieux mouchoirs pleins de sperme : « .ces mouchoirs en boule sont le résultat de mon action, de mon expertise de sucer, de putasser à la chaîne, voilà d'ailleurs pourquoi je vis, pour (.) m'assurer que les clients bandent au-delà de leur départ dans l'odeur des poubelles.De la part d'une jeune femme de 26 ans, il y a quelque chose de troublant à lire à propos de la « complicité des putes » : « Elle trouvait sa source dans la haine des clients, mais dès que nous sortions du cadre de la prostitution, nous redevenions des femmes normales, sociales, des ennemies.» Serais-je misogyne ?Se demande la narratrice.La romancière, elle, se contente de parler de sa « difficulté de communication avec les autres femmes ».Il y a parfois des miracles dans l'édition parisienne.Comme celui de Darrieussecq en 1996, le manuscrit de Nelly Arcan a été découvert dans le courrier aux éditions du Seuil, seul destinataire en France.« Je croyais que cela prenait trois mois.J'ai eu la réponse en deux semaines : un coup de fil qui m'a réveillée à Montréal à six heures du matin.» Les ratages dans l'édition sont innombrables.Cette fois, on n'est pas passé à côté de ce ton qui fait sursauter dès la première page : « Oui, la vie m'a traversée, je n'ai pas rêvé, ces hommes, des milliers, dans mon lit, dans ma bouche.» Nelly Arcan (« J'ai enlevé le D par caprice.») dit avoir tout juste découvert, en débarquant à Paris pour la semaine, que la littérature féminine érotique, ou pornographique, ou scandaleuse, avait ces jours-ci le vent en poupe en librairie et dans l'édition.« Maintenant je le sais, mais je n'en ai lu aucune, sauf Catherine Breillat, avec qui j'ai été invitée à la télé.Catherine Millet ?Je sais ce que c'est mais je ne l'ai pas lue.Pour moi, la littérature, c'est plutôt Proust, Dostoievski ou Duras.» Impassible comme une héroïne bionique, la « schtroumpfette » blonde aux yeux bleus semble à peine se rendre compte de ce qui arrive, ou de la facilité avec laquelle elle a écrit ce récit : « J'en ai écrit un bout, je l'ai montré à un lecteur sûr.J'ai continué.Trois mois pour le premier jet.Après c'est long : trois mois de corrections.» La voilà aujourd'hui publiée dans l'une des maisons en vue de Paris, plusieurs articles importants dans la presse lui sont consacrés.Des ventes, dit-on, de 150 exemplaires par jour, soit le deuxième succès de la maison, section romans.Nelly Arcan a l'air de trouver ça irréel, ou tout à fait normal.En tout cas ça l'arrange : « Après mes études de lettres, je me voyais professeure.Je préfère gagner moins d'argent et être écrivain.» Mlle Arcan a non seulement une étonnante maturité dans son oeuvre.Mais également les pieds sur terre.Parmi les biographies les plus attendues, celle de René Lévesque, de Pierre Godin, dont le troisième tome portera le titre René Lévesque, L'Espoir et le Chagrin (1976-1980). 7LP0301B0909 lecture b3 7LP0301B0909 ZALLCALL 67 01:04:24 09/09/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 DICTIONNAIRES Les empires des sens RUDY LE COURS LA RENTRÉE LITTÉRAIRE, c'est avant tout celle des mises à jour des principaux dictionnaires qui, sans scandale à la Houellebecq ni opération charme à la Tremblay ou à la Laberge, font recette bon an mal an.La présente moisson est riche du côté québécois avec le lancement chez Québec Amérique de la version CD-Rom du populaire Multi de Marie-Éva de Villers mais surtout de l'édition papier du Grand Druide des synonymes de Geneviève Tardif, Jean Fontaine et Jean Saint-Germain.Cet ouvrage repense complètement la notion classique de dictionnaire des synonymes.Il propose sur 33 000 entrées plus de 600 000 synonymes qui vont du français normalisé aux régionalismes les plus tenaces.En outre, il introduit plus de 8000 hyponymes, ces noms très spécialisés dans un domaine précis : labrador pour chien ou cheddar pour fromage.« Ce ne sont pas des substituts neutres, lit-on dans l'avant-propos mais ils peuvent être utiles à l'auteur en quête d'inspiration ou à l'érudit en maraude.» Évidemment les hyponymes sont bien différenciés des autres synonymes.L'ouvrage distingue par ailleurs 17 marques d'usage, depuis l'enfantin au familier, en passant par le péjoratif, l'offensant, le rare, ou le vieilli, sans oublier le courant et le figuré.Ainsi, à Idiot, on en trouve pour tous les goûts et couleurs : andouille, âne, nouille, fada, sans-dessein et même newfie.En librairie à la fin du mois.Le Multi n'a plus guère besoin de présentation, tellement il a su s'imposer comme la référence au Québec en ce qui a trait aux difficultés rencont r é e s d a n s l'usage courant du français.Dans sa nouvelle version CD-ROM, on enrichit son corpus d'un grand nombre de prononciations difficiles de même que de plusieurs éléments iconographiques.Ainsi, en tapant le mot anguille on propose deux icônes, soit celui d'un oeil qui renvoie à une illustration couleur du poisson et des lèvres qui nous permettent, si notre ordinateur dispose d'une fonction sonore, d'entendre le mot dans sa prononciation correcte laquelle laisse le «u» muet contrairement à aiguille, par exemple.Si le choix des images s'explique assez mal bien que l'initiative pût être d'une réelle utilité, celui des références sonores par contre met bien le doigt sur des fautes courantes.Ainsi.dans distiller, on fait bien ressortir que les deux l se prononcent comme dans ville et non comme dans vrille.Cette irrégularité phonétique suscite suffisamment d'erreurs pour que Le Petit Robert, dans sa version CD-Rom qui remonte à 1996, ait proposé déjà lui aussi une prononciation correcte.(Une refonte complète de ce CDRom est annoncée pour l'automne mais La Presse n'a pu tester de version gold, l'équivalent laser des dernières épreuves pour les versions écrites.Du côté de la France Du côté hexagonal, c'est la refonte du Dictionnaire Hachette encyclopédique qui attire l'attention cette année.Typographie entièrement revue et allégée, iconographie augmentée et rajeunie, tableaux grammaticaux enrichis, c'est un ouvrage rajeuni qui, avec ses 58 000 mots de la langue et 25 000 noms propres, offre sans doute le meilleur rapport qualité-prix aux personnes et aux ménages qui n'ont besoin que d'un seul dictionnaire.Son mode de consultation encyclopédique, longtemps vu comme un obstacle, a été repensé pour en tirer tous les avantages.Ainsi, les noms propres en vedette sont désormais en bleu, les développements, tramés de brun.On y trouve en outre un tableau des conjugaisons, une grammaire simplifiée, un atlas de base assez complet, un tableau des drapeaux, le tableau périodique des éléments chimiques et plusieurs planches couleurs thématiques faciles à consulter.La présente édition se veut évidemment des plus actuelles.On ne sera donc pas étonné d'y voir apparaître Bernard Landry.En contrepartie, est disparue la photo de Pierre Elliott Trudeau, présente dans les livraisons précédentes et sur le CD-ROM encore sur le marché.Cette année, la maison Larousse fête ses 150 ans.La version du fameux Petit Larousse peaufine la refonte de sa présentation amorcée avec l'édition 2000.On y trouve 59 000 mots recensés, 28 000 noms propres, 4600 images, 292 cartes et, pour les latinistes dont je suis, toujours les fameuses pages roses.Ces attributs mis à part, on s'amuse généralement dans un nouveau Petit Larousse à répertorier les nouvelles entrées.Ainsi, les Québécois seront sans doute heureux d'apprendre que certains lexicographes français reconnaissent enfin borne-fontaine au sens de borne d'incendie, usage que le Multi et le Hachette avaient consacrés depuis longtemps mais encore ignoré par Le Petit Robert.La même remarque vaut pour nos bons cretons.Larousse reste encore cette année perméable à l'anglophilie des Français et fait entrer dans la langue des substantifs douteux tels top-case au sens de mallette fixée sur le portebagages d'une moto ou scotché au sens d'accaparé par quelque chose au point de ne pouvoir s'en détacher : être scotché devant la télé.Le Petit Robert, de son côté, n'est pas en reste et demeure encore cette année, avec ses 60 000 mots et leurs 300 000 sens, ce que le marteau est au menuisier pour qui la langue représente la matière première de son gagne-pain.Comme pour la version 2001, Le Petit Robert a à peine retouché sa toilette cette année.L'accent a surtout été mis sur les régionalismes français (breton, occitan, provençal, etc.) et la poursuite de la féminisation des titres : par exemple, chirurgienne ou brigadière sont des féminins désormais acceptés.Il est dommage par contre qu'après avoir précisé que la forme écrivaine, bien que peu usuelle en français soit courante au Québec, les savants lexicographes n'aient trouvé mieux pour illustrer leur propos que de citer la très française Annie Ernaux.Le Petit Robert observe de près l'évolution de la langue causée par le développement des technologies de l'information.Plusieurs entrées nouvelles en témoignent : cybercriminalité, double-cliquer, hacker, nétiquette, télétexte, etc.Le québécisme clavarder est cependant toujours absent.Mince consolation, le Robert, qui s'est toujours penché avec intérêt sur le langage et les métaphores de l'amour, consacre foufounes, une des perles de la langue de chez nous.Tout comme le Larousse, le Robert ouvre davantage ses pages à des mots anglais dont l'usage s'est heureusement encore peu répandu de ce côté-ci de l'Atlantique.Pensons à beach-volley, hot-line, master (au sens de document original), people (genre journalistique qui traite des vedettes), trash (d'un goût douteux), etc.Cela dit, on comprendra qu'il y a de tout pour tous les consommateurs avec pareil choix et une telle concurrence, ce qui est tout de même réconfortant, en ces temps où on loue à hue et à dia les soi-disant vertus de la convergence, euphémisme pusillanime de rapetissement du choix.Dès lors, comment faire le sien ou comment comprendre ses besoins ?Voici un exemple susceptible d'éclairer le lecteur : au mot secousse, les cinq dicos ci-haut présentés donnent les sens d'agitation brusque.Le Larousse et le Robert y ajoutent la notion de choc psychologique.Le Multi et le Druide reconnaissent son sens québécois de période de temps, encore que le Multi le trouve fautif.Enfin, le Petit Robert est le seul à consigner qu'une secousse fait partie du programme proposé par une prostituée.Une version nouvelle et étonnante de la Bible JACQUES FOLCH-RIBAS Collaboration spéciale AVEC LA BIBLE, l'un des principaux problèmes, est qu'elle fut écrite, et traduite, dans le but de faire croire.Le prosélytisme, toujours.On ne le lui reprochera pas, sinon, à quoi pourrait-elle bien servir, au cours des âges ?L'histoire est magnifique, variée, pleine de bruit et de fureur, romans policiers, thrillers, romans d'amour et de sexe, tout y est, tout est dans la Bible et cela pourrait, cela seul, la rendre passionnante.Suivant les traductions, les interprétations, et les explications, on sent toujours qu'il y a quelqu'un (celui qui la traduit et la raconte à sa manière) qui se croit investi du pouvoir de convaincre.Il dit, ce quelqu'un : tout cela est bien bon, bien intéressant, mais vous êtes prié, le lecteur, de bien comprendre que cela démontre la justesse de ma foi.La foi simple et charbonnière du brave chanoine Crampon (1894), la foi stricte de la Bible de Jérusalem (catholique et très romaine), la foi de la TOB (1975) \u2014 traduction oecuménique de la Bible \u2014 qui ratisse largement les catholiques, les protestants et les orthodoxes.Mais la littérature, là-dedans ?Il semble que personne ne s'en soit trop préoccupé.Alors, Frédéric Boyer (écrivain) eut l'idée de convoquer des spécialistes et des littérateurs, romanciers, poètes, et de leur distribuer le travail de traduction.Six ans de travail ! Chaque livre a été donné à un couple : un exégète et un artiste.L'un poussant l'autre, l'un aidant l'autre, se vérifiant continuellement aux sources brutes, en hébreu, en araméen ou en grec, et finalement adoptant une version acceptable aux deux.Il y eut ainsi Jean L'Hour et Frédéric Boyer, pour la Genèse et les Nombres : Léo Laberge et Jean-Lus Benoziglio, pour le Deutéronome : Arnaud Sérandour et Florence Delay, pour le Livre des fêtes (Aggée), ainsi de suite.Et oh! divine surprise, des écrivains québécois ! Marie- Andrée Lamontagne, Pierre Ouellet et Jacques Brault.C'est ici la belle collaboration par-dessus les continents.Plus : douze spécialistes de l'Université de Montréal, des Universités du Québec à Montréal et à Chicoutimi, et de l'Université Saint-Paul d'Ottawa.C'est toute la richesse du Livre, qui fit et qui fait encore notre civilisation.Il paraît que nous ne sommes pas les seuls à le lire, pour le plaisir, de temps en temps, et quelle que soit notre foi.Le livre traduit en 2233 langues (on croit rêver) dont on a vendu 600 millions d'exemplaires, un million par an dans sa version française.Il y a naturellement dans cette nouvelle traduction, qui est à vrai dire plus que cela, une rénovation, des passages surprenants.Le Cantique des cantiques est devenu ici tout simplement le Poème.Cest bien une merveille de poésie, épurée (Michel Berder et Olivier Cadiot).L'Apocalypse, devenue Le Dévoilement, a perdu tout ce fatras de malheur et ce sombre ésotérisme qui fit croire a une prophétie tragique \u2014 ce qu'elle est en vérité \u2014 mais ici tout illuminée de beauté et de réalisme poétique (Jean-Pierre Prévost et Jacques Brault).Un travail qui repose sur la liberté et le talent des écrivains.Un travail qui était sans doute nécessaire.On n'a jamais lu la Bible comme cela.On ne l'a jamais vue non plus dans une présentation aussi fouillée, aussi belle.\u0001\u0001\u0001\u0001 LA BIBLE, Nouvelle traduction Bayard/Mediaspaul, Paris/Montréal, 3186 pages Pieter Bruegel, l'Ancien La tour de Babel, 1563.FILL54 FILL54 7LP0401B0909 B4 dimanche 7LP0401B0909 ZALLCALL 67 01:06:17 09/09/01 B ROMAN ROMAN HISTORIQUE Le beau monde Souvenirs d'ete de Desiree Szucsany MARIO DUFRESNE collaboration speciale Rien de surprenant si de tous les romans historiques lus cet ete, on retient d'abord les noms de Gerald Messadie et de Bernard Clavel, ces ecrivains habiles et prolifiques.Mais la saison estivale ne fut pas chiche en romans de qualite.Prenons le 25, rue Soliman Pacha.Nous sommes dans les annees 50, dans un Caire qu'a bien connu Gerald Messadie.Une ville qui vit au rythme de l'Europe et que rien alentour ne peut perturber.Du moins en apparence.L'islam, c'est les autres.Et pourtant Le Caire est devenu un anachronisme que Francais, Anglais, Grecs ou Italiens croient pouvoir continuer de dominer en y imposant leur vision de l'histoire.Tant qu'ils pourront compter sur Farouk.On ment, on triche et surtout on baise.Car, on baise beaucoup au Caire.Moins par amour que pour passer le temps, ou tout simplement pour se prouver qu'on existe.Tout le monde, sauf les Arabes, constatera l'un des personnages du roman.Puis le 26 janvier 1952, l'incendie eclate.Le Caire est transforme en brasier.Ceux qu'on avait ignores jusqu'a present se sont transformes en bourreaux.Ils se proclament maintenant les depositaires de ce qui deviendra desormais la loi.Pour les autres, ce sera l'exil ou la mort avec le peu de difference qui existe entre les deux.A travers six personnages, Messadie parvient ici a decortiquer tous les rouages qui menent a la revolution et a ses exces.Un livre passionnant, bien ecrit et une lecon d'histoire qu'il faudrait se rappeler.Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces six personnages ne sont pas en quete d'auteur.Un seul reproche, a l'editeur, qui aurait pu faire mieux son travail de revision; par moments, ca devenait agacant.Brutus Lorsqu'on evoque Bernard Clavel, il nous vient a l'esprit toutes sortes d'images qui transpirent l'aventure et les grands espaces.Mais ici l'auteur d'Harricana est a mille lieues de l'Abitibi.Comme Messadie, c'est une espece de retour aux sources qu'il nous propose.Un retour aux sources puisqu'il est question de la Camargue, du Rhone, mais a une epoque ou Lyon s'appelait Lugdunum et ou les Chretiens y etaient sacrifies durant les jeux du cirque.Brutus, y est envoye par bateau, non pour etre devore, plutot comme nouvelle attraction.Le Brutus en question est un immense taureau noir qui devrait remplacer facilement les fauves une fois dans l'arene.Or, voila que la bete s'est liee d'amitie avec le jeune mousse Florent durant le voyage.Il refusera de tuer.De la suivra une fuite vers cette Camargue devenue mythique.Raconte de cette maniere ca peut paraitre cucul, j'en conviens.Mais c'est tout le contraire.C'est meme par moments tres violent, presque insoutenable.A la fois dur et tendre comme peut l'etre la poesie.Un voyage initiatique dedie a la tolerance.qui ne se resume pas facilement.Gratien Gelinas La collection Les Grandes Figures que publie XYZ a le merite, parfois, de nous faire decouvrir des personnages quelque peu oublies de notre histoire.Ce qui n'est pas le cas de Gratien Gelinas.Du moins pas encore.Gelinas, decede en 1999, compagnon de l'Ordre du Canada, personnalite de l'annee de La Presse en 1990, presqu'un heros national pour plusieurs.un intouchable en quelque sorte.Ne venait-on pas de faire revivre son oeuvre tout recemment ?Ce que l'on pouvait craindre, c'etait de voir fumer l'encensoir.Oh que non! Du naif Fridolin a l'ombrageux Tit-Coq d'Anne-Marie Sicotte porte tres bien son titre.Meme qu'il pencherait plutot du cote de l'ombrageux.Et c'est ce qui fait du bien.En refermant le petit bouquin, on a le sentiment de vraiment mieux connaitre cet homme qui sur la scene autant que dans sa vie privee aura quasi toujours occupe tout l'espace.Le dernier personnage qu'il a cree ne se prenommait-il pas Narcisse.Alexandre le Grand En fait, la majeure partie de l'histoire tourne autour de Roxane l'eblouissante, comme le titre du livre l'indique, premiere epouse d'Alexandre le Grand.L'auteure, Josephine Dedet, semble vouloir se specialiser dans les histoires de femmes et de pouvoir.Apres nous avoir donne en 1997 Geraldine, reine des Albanais (Criterion), elle revient ici avec le portrait saisissant de cette jeune Perse dont la beaute subjugua entierement celui qui n'avait d'autre ambition que de voir le monde a ses pieds.Plutot que de se retrouver prisonniere des Macedoniens, Roxane devint l'epouse d'Alexandre en 327 avant J.-C., reussissant ainsi a sauver les siens du massacre annonce.Elle donnera ensuite naissance au fils posthume du conquerant et mourra a son tour avec lui, tuee sur les ordres de Cassandre.Voila, selon l'auteure, le peu de choses que l'on sache de Roxane.Et, pourtant, de cette courte biographie, Dedet a su tirer un recit, comment dire?captivant d'un bout a l'autre, rempli d'une foule de renseignements et de mots oublies ou disparus qui nous font mieux comprendre cette epoque et ce monde si lointains.Toutefois, si l'on peut ajouter un bemol, ce serait sur la surenchere d'epithetes pour decrire la beaute de la jeune femme et l'impression que nous laisse Josephine Dedet (fort belle elle aussi, comme on le voit sur la quatrieme de couverture) de vouloir trop souvent se substituer a son personnage.\u0001\u0001\u0001\u0001 25, RUE SOLIMAN PACHA Gerald Messadie JC Lattes, 428 pages \u0001\u0001\u0001\u0001 BRUTUS Bernard Clavel Albin Michel, 408 pages \u0001\u0001\u0001 GRATIEN GELINAS DU NAIF FRIDOLIN A L'OMBRAGEUX TITCOQ Anne-Marie Sicotte Collection Les grandes figures, XYZ editeur, 172 pages \u0001\u0001\u00011.2 ROXANE L'EBLOUISSANTE LE DERNIER AMOUR D'ALEXANDRE LE GRAND Josephine Dedet Nil editions, 285 pages REGINAL MARTEL On raconte que les anges ont repris du service.Voici maintenant les fees, plus excitantes parce que laiques, et qu'on peut toucher.Les bonnes fees, entendons-nous, qui ne doivent rien a personne et qui se penchent aussi sur le berceau des pauvres.J'en ai croise deux tout a l'heure, dans les parages du mont Tremblant.Elles ressemblaient a une autre fee, la plus belle de toutes, qui fut un temps, sans le savoir sans doute, l'egerie de bien des artistes et intellectuels de Montreal et qui s'en fut un jour au lac Carre, avec ses crayons et ses pinceaux, refaire le monde a son image.Il sera beau.Elle s'appelle, cette desirable fee, Desiree Szucsany.Elle a ecrit beaucoup au debut des annees quatrevingt, des nouvelles et des romans ; moins ensuite, occupee peut-etre a composer ses grimoires.La revoici dans l'actualite, car les editions Varia reeditent Les Fees des lacs, le court roman qui avait paru chez elle, aux editions Deesse, en 1999.Le naturel chez cet ecrivain ni n'est chasse ni ne revient au galop.Il est la tout le temps et c'est lui qui resume le mieux l'art d'ecrire de Mme Szucsany.Foin du songe et du tordu, ce qui n'interdit pas le songe ou certaine facon de tordre le reel pour en exprimer ce qu'il cache de merveilleux.Pourtant, rien n'est moins poetique ou fantaisiste qu'un congres de psychiatres dans les Laurentides.Monsieur Paul, a qui son journal scientifique a confie la tache de couvrir l'evenement, n'y va pas de gaiete de coeur.Surtout qu'il prend la place de la jolie Candy, qui devait faire le boulot, mais qui n'a pas su se plier aux exigences du patron de la redaction, un vieux cochon qui evalue sur le divan la competence de ses journalistes feminines.Dans ce journal, les conditions de travail ne sont brillantes pour personne.Monsieur Paul ne peut pas s'installer comme tout le monde a la luxueuse Auberge des Roches grises ou le congres a lieu.Il est contraint de chercher une pension de famille et la, l'aventure commence.Decouverte des lieux d'abord, qu'il decrit avec precision et emotion.Car c'est lui le narrateur, ce qui est rarissime chez nos ecrivains feminins.Peur de paraitre trahir une allegeance qui serait necessairement exclusive ?Allez savoir.L'important, c'est que soient rendus la beaute des lieux et un apercu de ses mysteres.Beaute des paysages, mystere des personnages qui l'habitent, Lalouette surtout, etrange oreade qui pres du mont Tremblant tantot hante des antres ou cavernes connus d'elle seule, tantot fait des club sandwiches dans un restaurant de rien du tout.Follette aussi, et l'Ombresse et Lola, le nourrisson qui parle et grandit a vue d'oeil, Belzemir la douce hotesse, mais mefions-nous, tous personnages fabuleux qui ont tout de meme, quand ca leur chante .et il faut bien gagner sa croute .les deux pieds sur terre.Monsieur Paul, lui, est contraint au realisme : il a des soucis professionnels, de la peine aussi.Couvrir un congres de psychiatres, sans espoir d'en guerir un seul, ce n'est pas une mince tache.Et puis il y a Cheryl, la femme en allee qu'il a aimee, mais pas tant que ca finalement, puisqu'il n'a pas eu le courage de lui tenir la main jusqu'au dernier moment, incapable de voir la laideur s'emparer de son corps malade.Guide sagement, mais pas trop par la fee ecrivain, le narrateur s'impregne totalement du genie des lieux, frequente au passage des personnages qui l'acceptent avec reticence ou sans et qui savent, eux, ce qui peut arriver et ce qui va arriver, fetes et malefices, pendant ces quelques jours ou l'hiver acheve de s'effilocher, ou le lac va caler , ou le visiteur va decouvrir que la vraie vie est ailleurs, c'est-a-dire dans ces collines laurentiennes ou il va tout apprendre de ce qui est essentiel, grace a trois fees qu'il decrit assez joliment : Solidaires, bien dans leur peau si douce, sensuelles et determinees, elles ont tout ce dont je reve.La liberte, l'amour, la joie.C'est vers elles, et non pas vers la ville, son element naturel, qu'il court a la fin, se demandant laquelle des trois embrasser .Il y a des choix plus dechirants.Selon la page quatre de couverture, le roman de Desiree Szucsany aurait ete teste sur les humains .Les fees ont-elles besoin de telles assurances ?Quoi qu'il en soit, les humains les plus raisonnables ont besoin comme les autres d'entrer dans un monde dont la liberte, l'amour et la joie sont le tissu meme, fabrique serre pour que la niaiserie ne s'y insinue pas.Les Fees des lacs apportent ce supplement de grace dont on peut faire ses beaux dimanches.Pour joindre Reginald Martel regimartel@sympatico.ca \u0001\u0001\u0001 LES FEES DES LACS Desiree Szucsany Varia, 164 pages Bernard Clavel CURIOSITE ENFANTS Mots tres croises ALEKSI K .LEPAGE collaboration speciale Les mots ne sont-ils vraiment que ces ecorces sonores denuees de sens dont parlait Ionesco ?A preter une oreille scrupuleusement attentive aux palabres sans queue ni tete de certains commentateurs ou de certains discoureurs, on est pret a le croire : ca y est ! Les mots ne veulent plus rien dire, dans ses bouc h e s - l a d u moins.Ou encore ils disent exactement l'inverse du contraire de ce qu'ils devraient ne pas dire et vice-versa.Et c'est tres agacant.Le Franco- Francais Jean- Loup Chiflet, par l'intermediaire de son personnage Roger .cree avec le celebre dessinateur Cabu .a visite pour notre bon plaisir les plus mysterieuses regions du pays des jargons.Porte-parole des profanes que nous sommes , apparemment abruti mais curieux de tout, l'aimable Roger passe d'un univers langagier a l'autre, de celui des intellos a celui des psys, de la langue de bois a celle politiquement correcte, esperant chaque fois en mieux comprendre les codes.Comme nous, Roger vit dans l'incertitude et n'est jamais sur de bien saisir les mots qui lui sont lances.De quoi parlent les sexologues quand ils referent a la choreophilie ?A la siderodromophilie ?Au mecanoerotisme ?Comment dechiffrer le langage de la Bourse et pourquoi les gens d'affaires ne veulent-ils jamais nous l'expliquer ?Que faut-il entendre par minimal-art ?Pourquoi les militantes exigent-elles qu'on feminise le mot caoutchouteur alors que personne ne connait ce metier ?Pour le Parisien ordinaire qu'il est, pas plus nono qu'un autre, a quoi peut bien correspondre l'expression quebecoise t'es badlocke en sacrament ?Roger explore tous ces mondes, aide et conseille par Chiflet qui lui procure des lexiques pratiques et lui propose quelques exercices faciles.Mieux vaut ne pas trop en attendre de ce pauvre Roger et moins encore de ses humbles createurs.Toujours avec humour, parfois avec finesse, Chiflet ne fait tout de meme qu'effleurer un sujet qui meriterait, sinon une grosse these de doctorat en semiologie, au moins un ouvrage serieux, une vraie recherche.Roger au pays des mots est de ces livres comiques, avec tout plein de dessins ; de ces livres-cadeaux difficilement classables et passablement inutiles, qu'on offre ou qu'on recoit avec plaisir mais qu'on achete rarement pour soi.\u0001\u0001\u0001 ROGER AU PAYS DES MOTS Jean-Loup Chiflet Dessins : Cabu Editions Mots et cie Grande fille et petit garcon SONIA SARFATI Elle nous fait le meme coup que Bridget Jones : elle revient, semant dans son sillage les nouvelles pages de son drolissime journal.Elle est Georgia Nicholson, creee par Louise Rennison dans Mon nez, mon chat, l'amour et moi.Elle est de retour dans Le bonheur est au bout de l'elastique .un constat evident pour quiconque parcourt ce bonheur de lecture.A rire aux larmes, que l'on soit a l'age des premiers emois amoureux et conflits avec les parents .ou qu'on l'ait deja ete.Georgia, donc, refait surface a Londres.Avec ses 14 ans, sa petite soeur et son chat terroriste, son amour pour Super- Canon et ses parents qui ont des projets terribles.Du genre : si nous allions nous installer en Nouvelle- Zelande ?Le cauchemar, quoi ! D'autant que Super-Canon vient de succomber a ses charmes.Pour mieux la laisser tomber.Elle va tout faire pour le recuperer .a l'aide d'un elastique, d'une chevre et de glacons.Une autre evidence, non ?Bref, la vie est dure pour la jeune fille.Surtout que ses profs apprecient de moins en moins son imitation du gene du tetanos (!) et que sa copine Jas semble de plus en plus avoir le Q.I.d'une mouche morte.Et puis, le rire n'ayant ni sexe ni age, Je suis un petit garcon ! de Peter Elliott et Nathalie Grignet devrait faire sur les tout-petits l'effet d'un sketch de Pierre Legare sur la rate des tres grands.Un album sans pretention, de format carre, qui permet de suivre le quotidien d'un bambin dont les parents sont genereux de surnoms.Petit tetard ici, petit ogre la, petit monstre ailleurs, petit cow-boy plus loin Et lui, de page en page, de s'imaginer dans le costume adequat et de protester : Je ne suis pas (au choix : un petit tetard, un petit ogre), je suis un petit garcon ! Jusqu'au jour ou papa et maman l'appellent (enfin !) petit garcon .Mais la non plus, ils n'auront pas le dernier mot.Au fait, les deux auteurs ont egalement signe Je suis une petite fille ! Pas de jaloux, comme ca.\u0001\u0001\u0001\u0001 LE BONHEUR EST AU BOUT DE L'ELASTIQUE Louise Rennison Gallimard Jeunesse, 195 pages (des 12 ans) \u0001\u0001\u0001 JE SUIS UN PETIT GARCON ! JE SUIS UNE PETITE FILLE ! Peter Elliott et Nathalie Grignet Pastel, 30 pages (des 2 ans) 7LP0501B0909 B5 dimanche 7LP0501B0909 ZALLCALL 67 14:04:38 09/10/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE ESSAI Une utopie.pour le Canada et pour le monde MARIO ROY Nous avons toujours pris avec un grain de sel \u2014 et un sourire amusé \u2014 le jugement de l'ONU qui, année après année, donnait le Canada comme le plus meilleur pays au monde.Aussi, c'est avec une jouissance un peu masochiste que, cet été, nous nous sommes vus rétrogradés au troisième rang, surclassés par la Norvège et l'Australie ! Plus amusant encore : c'est précisément ce moment qu'a choisi un jeune et brillant philosophe de l'Université de Montréal, Joseph Heath, pour lancer un ouvrage se proposant d'expliquer pourquoi « le Canada est aussi proche de l'utopie qu'on puisse l'être ».On aurait tort de rigoler : l'analyse que fait de la société canadienne The Efficient Society garde toute sa pertinence malgré la note révisée de l'ONU.L'ouvrage demeure particulièrement intéressant, en effet, dans sa partie prospective, qui découle de l'observation selon laquelle le système mixte du Canada \u2014 à la fois privé et public, que Heath désigne comme étant un « capitalisme d'État-providence » \u2014 aurait atteint un point d'équilibre qu'il estime à peu près parfait.Au Canada, écrit l'auteur, « d'un point de vue économique, les grosses entreprises et les gros gouvernements sont comme des frères jumeaux ».Cela lui sert surtout à plaider le conservatisme par rapport aux ressources et aux fonctions dévolues à l'État, dont l'efficacité est supérieure à celle du secteur privé dans bien des domaines, dont ceux liés à la connaissance.Un État qu'il faut donc prendre garde de ne pas saccager, dit-il, par pure ignorance.L'avenir de la gauche Cependant, puisqu'il est question d'utopie, Heath fait brièvement mais fort lucidement le tour des possibilités qui s'ouvrent aujourd'hui à la gauche, précisément malmenée par l'effondrement des grandes utopies.Lucidement, Heath constate d'abord que la théorie de la fin de l'histoire de Francis Fukuyama, qui a valu à celui-ci d'être crucifié sur la place publique, devrait être réexaminée avec plus de calme.C'est d'ailleurs ce que font maints penseurs de gauche, dont Jürgen Habermas, qui, au bout du compte, arrivent peu ou prou à la même conclusion que Fukuyama.« La chose peut nous déplaire, écrit Heath, mais le fait est qu'il n'y a pas de réelle alternative au capitalisme d'État-providence.» Pardon, il y en a une : c'est la frugalité volontaire et universelle qui, poussée à sa limite, nous amènerait à conclure qu'« entretenir une société industrielle ne justifie pas tous les problèmes que cela pose » et qu'il serait donc préférable de revenir au style de vie des paysans du XVIIIe siècle.Soyons réalistes : cela ne se produira pas.Il reste donc deux voies d'ouvertes à la gauche.Elles se trouvent, pour emprunter le langage de la physique, dans l'infiniment petit et grand ! D'abord, écrit Heath, « l'utopie ne consiste plus à faire des propositions radicales pour une réforme fondamentale.Il nous faut mettre de côté une fois pour toutes le modèle de la Révolution française.Tous les progrès se feront désormais dans les détails ».L'auteur propose ici diverses.méthodes douces d'ingénierie sociale.Ensuite, il faut se faire à l'idée que la seule façon de maîtriser le capitalisme à l'échelle internationale est de confier de plus en plus les rênes de la réglementation \u2014 et de la coercition au besoin \u2014 à des agences supra-nationales : l'Organisation mondiale du commerce, le Parlement européen, éventuellement l'ONU elle-même.Le philosophe conclut : « Ces agences internationales peuvent sembler impersonnelles et bureaucratiques, et les gens peuvent s'en sentir fort éloignés, mais il n'existe qu'une solution de rechange : le capitalisme sauvage.Et celui-ci ferait plus de mal que de bien.» Photo ROBERT NADON, La Presse © Georges-Hébert Germain Les fantômes du Château Frontenac CHANTAL GUY collaboration spéciale Ponctuel, en forme et bronzé, Georges-Hébert Germain se présente au restaurant L'Épicier de la rue Saint-Paul pour son rendez-vous avec La Presse.Il n'a pas de sac, aucun document, même pas son dernier livre, Le Château, un roman basé sur l'histoire du Château Frontenac de sa construction à nos jours.Au bout d'une heure, on peut dire qu'il est très agréable de faire une entrevue avec Georges-Hébert Germain \u2014 un homme volubile, amusant et fort sympathique.Mais il parle de tout sauf de son roman, qu'il désigne souvent par « ça » ou « le livre ».Il pose autant de questions à son intervieweur qu'il lui donne de réponses.Il est déjà ailleurs, dans autre chose.Entre autres, dans la réalisation de deux documentaires, un sur le Cirque du Soleil, l'autre sur les 50 ans de La Soirée du hockey à Radio-Canada.Aucune grande déclaration sur les affres de la création, très peu sur l'écriture, mais beaucoup d'anecdotes.Sur sa femme qui lui dit comment s'habiller, sa fille qui traîne en longueur sa maîtrise, sur ses années comme journaliste à La Presse et à L'actualité.Mais quand il parle de son roman, il l'avoue lui-même, il se trouve un peu confus.C'est que ce roman est une sorte d'hybride entre le journalisme, le documentaire et le roman populaire.Germain, c'est un « gros vendeur » pour les libraires.Très connu pour ses biographies de Guy Lafleur et, plus récemment, de Céline Dion.Avec le Château Frontenac, il s'attaque à un autre gros symbole du Québec.« Il y a un temps, je me disais que c'était le hasard qui faisait ça, dit-il.Mais ce n'est pas le hasard, ça m'intéresse vraiment.C'est qu'à travers eux, à travers Lafleur, Céline, à travers les vedettes et les lieux vedettes comme le Château Frontenac, on peut comprendre les contradictions de la société québécoise, ses rêves, ses hantises, ses peurs.» Est-ce parce qu'il aime le glamour ?« Dans mon travail, ça me stimule, mais dans ma vie de tous les jours, non », affirme Germain.Dans Le Château, le lecteur suit la vie de la timide et jolie Odile, fille de chambre au Château Frontenac et son frère François, jeune esprit critique.L'auteur a choisi de ne jamais les faire vieillir.Odile et François ont 20 ans pendant tout le siècle et seront les témoins de tous les grands moments du Québec et du Château.« À 20 ans, on est plus perméable aux modes, musicales ou vestimentaires, estime Germain.On est plus attentif à ça.Ça me permettait de mettre les rythmes de chaque époque dans le roman.J'étais content de deux choses : le fait d'avoir créé une héroïne qui ne vieillissait pas et d'avoir créé des héros fictifs que je mêle à des personnages réels et à des personnages fictifs que d'autres ont créés.» La route d'Odile et François croisera celles de Lindberg, Churchill, Roosevelt, de Gaulle, Duplessis mais aussi d'Ovide Plouffe et Rita Toulouse.Les deux jeunes vivront les hauts et les bas du célèbre hôtel, son incendie en 1926 comme les barricades du Sommet des Amériques en 2001, tout en tentant de trouver le bonheur et l'amour.Quelques chapitres ressemblant plus à des monographies historiques se glissent parfois dans la trame de l'histoire fictive d'Odile et François.« C'est bâtard comme roman, laisse tomber l'auteur.Il y a des bouts où je trouve que ça roule bien, d'autres qui me plaisent moins.Ce n'est pas banal comme structure, ce n'est pas un récit linéaire.Ce n'est pas une pure fiction, parce que je ne veux pas faire de pure fiction basée sur une histoire vraie.Le fait que l'héroïne se trouve dans un lieu réel et dans une histoire réelle, je trouve que ça donne du poids, des références.J'aime le contact entre l'histoire vraie.Souvenirs de Monica, c'était un peu comme ça.» L'idée est peut-être d'Ara Kermoyan, son éditeur chez Art Global.Mais il n'en demeure pas moins que le Château Frontenac fait partie de la passion personnelle de Germain pour la ville de Québec, qu'il n'hésite pas à comparer à Florence ou à Prague.« Quand j'étais très jeune, j'habitais dans la région de Québec et le Château Frontenac, c'était comme un sanctuaire, on n'entrait pas là, raconte- t-il.C'était vraiment trop impressionnant.Quand François dit que c'est fait pour des Américains et des princes, c'est ce que je pensais vraiment.J'y suis allé dans les années soixante-dix, quand j'étais journalise pour La Presse, et je me souviens que je trouvais excessif le prix de 21 $ la chambre ! » Georges-Hébert Germain n'oublie pas que le Château est, comme il le dit, un temple du déjà-vu, une construction très kitch du Canadien Pacifique, beaucoup plus fait pour intéresser les Nord-Américains en manque de splendeurs des vieux pays que pour les Européens, saturés chez eux.Mais c'est ce que le Château représente qui le fascine.Et surtout l'endroit où il se trouve, avec cette vue formidable sur le fleuve.« C'est un peu Disney World comme esprit, c'est nordaméricain, explique-t-il en riant.Mais ce qui fait sa richesse pour nous, c'est ce qu'il y a sous lui, c'est l'histoire qu'il y a sous le Château Frontenac.Les restes du château Haldimand, du fort Saint- Louis.C'est le lieu le plus chargé de notre histoire depuis Jacques Cartier jusqu'à aujourd'hui.» Déjà, Georges-Hébert Germain est plongé dans de nouveaux projets d'écriture.Il travaille à une commande du Musée des beauxarts et à un autre projet sur lequel il est intarissable, les « truchements », ces Européens qui avaient pour mission de s'immerger dans la langue et la culture des Indiens et dont beaucoup ne revenaient pas à leur vie d'avant.Mais aucune biographie glamour à l'horizon.« Je ne referai jamais un livre sur une chanteuse ou sur un joueur de hockey, affirme-t-il.Après le gros succès de ma biographie sur Guy Lafleur, j'ai eu 20 demandes par année pour faire la vie d'un joueur de hockey, la vie d'un skieur, d'un athlète.Je ne l'ai jamais refait, parce que mon plaisir, c'est de découvrir un monde.Je ne ferai plus un livre sur un hôtel.» \u0001\u0001\u0001\u0001 The Efficient Society / Why Canada Is As Close to Utopia As It Gets Joseph Heath Penguin/Viking, Toronto, 2001, 339 pages XYZ.La revue de la nouvelle RETOURNER À : XYZ .LA REVUE DE LA NOUVELLE : 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : (514) 525.95.18 Télécopieur : (514) 525.75.37 Courriel : xyzed@mlink.net Recevez en prime Les cahiers de Limentinus.Lectures fin de siècle de Gaëtan Brulotte (valeur 18 $) avec un abonnement d'un an à XYZ.La revue de la nouvelle NOM: .ADRESSE : .VILLE : .CODE POSTAL : .TÉL.: .CI-JOINT 20 $ POUR UN ABONNEMENT D'UN AN : .CHÈQUE .Ò .Á NO: .EXP.: .SIGNATURE : .DATE : . 7LP0601B0909 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0909 ZALLCALL 67 01:06:03 09/09/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2001 LES UNS ET LES AUTRES Le reve de Dream Works Associe de Spielberg, Jeffrey Katzenberg est le patron de l'animation a Dream Works, cree en 1994.Avec Shrek, cet ancien de Disney a realise un reve : produire un grand succes.Le point avec le magazine Studio.Q On peut dire que c'est alle vite pour le studio.R Vous trouvez ?On a ete beaucoup critiques : on nous trouvait lents a demarrer.D'apres eux, on aurait du faire plus grand, plus vite.Je m'en moque.J'aime Dream Works pour ce qu'on est et je ne pense pas qu'on aurait du faire plus ou moins.Je crois beaucoup au studio.On a eu trois annees magnifiques : l'Oscar du meilleur film deux annees de suite ( American Beauty et Gladiateur ).Nos resultats commerciaux sont formidables.Q A la sortie du Prince d'Egypte, on a pu voir, dans le making-of, des images de Steven Spielberg conseillant les realisateurs.Fait-il toujours ca ?R Toujours.Toutes les idees sont bonnes a prendre.Surtout venant de lui.Ce qui est formidable dans le fait que nous soyons associes, c'est que non seulement je peux lui demander son aide, mais, en plus, il ne peut pas me la refuser ! ( Rires.) Q Quel sera votre prochain objectif ?R L'objectif importe moins que la trajectoire pour l'atteindre.Me lever chaque matin pour aller travailler sur ces films, voila ma motivation.Je m'envole pour l'Angleterre superviser Le Lievre et la Tortue, au studio Aardman.Ensuite, je m'attellerai a notre prochain film en animation traditionnelle, Spirit : Stallion of Cimarron.Shrek ZOOM FLASH Si c'etait a refaire.Warren Beatty se mord encore les doigts aujourd'hui d'avoir leve le nez il y a trente ans sur le role de Michael Corleone dans Le Parrain qui a fait la gloire d'Al Pacino.Mais il est loin d'etre le seul a regretter certains de ses choix.Jeff Bridges a refuse le role d Travis Bickle dans Taxi Driver et c'est Robert De Niro qui en a fait ses choux gras.Paul Newman n'a pas mordu au role de Dirty Harry qui a fait les beaux jours de Clint Eastwood.James Caan a plus d'une fois fait le bec fin, notamment en refusant des roles dans Vol au-dessus d'un nid de coucous, MASH, Kramer contre Kramer et Apocalypse Now.Une histoire americaine LE ROCKER John Mellencamp et le maitre de l'horreur Stephen King unissent leurs talents pour realiser un opera rock qui devrait prendre l'affiche en fevrier 2002.Stephen a ecrit un magnifique livret, note Mellencamp, et j'ai deja compose cinq chansons.Pour ce qui est du sujet, il se contente de dire qu'il s'agira d'une histoire americaine .Les Jeux de Brialy POUR PREPARER les Olympiades de 2004, le gouvernement grec a commande a Jean-Claude Brialy trois spectacles qui seront presentes en 2003.Le comedien a d'ores et deja programme Phedre, avec Fanny Ardant, mise en scene par Jeanne Moreau, Lola Montes, que devrait jouer Isabelle Adjani, et un ballet de Maurice Bejart.Un petit cadeau de Spielberg STEVEN SPIELBERG voulait construire pres de sa villa de Brentwood un centre equestre d'une auteur de cinq etages pour sa femme, Kate Capshaw, mais devant les hauts cris des voisins qui estimaient leur environnement menace, il s'est finalement resolu a n'amenager qu'une piste d'entrainement et ne construira qu'une modeste etable pour cinq chevaux.E X P R E S S AFICIONADO du pas de deux argentin ( il est president de l'Academie americaine de tango ), Robert Duvall passe a l'acte avec Assassination Tango ou il incarnera un tueur a gages new-yorkais envoye remplir son ultime mission en Argentine.Heureux d'avoir tourne avec lui dans The Score, Robert De Niro a offert a Marlon Brando une superbe voiturette de golf tout confort avec stereo et tout.Bien sur, Brando, age de 77 ans et qui pese plus de 300 livres, ne joue pas au golf mais il pourra l'utiliser pour circuler sur son domaine de Los Angeles.Brad Pitt et Jennifer Aniston ont mis deux ans a choisir la maison de leur reve a Beverly Hills, mais l'amenagement de cette villa de 20 millions de dollars menace de prendre au moins autant de temps, le couple etant en parfaite harmonie en tout, sauf pour la decoration.Brad a une conception minimaliste et epuree, presque zen de la chose, alors que Jennifer fait plutot dans le rococo.Bouddhiste pratiquant, Richard Gere ne mange bien sur jamais de viande et il a meme refuse d'en refiler au terrier qui partage la vedette avec lui dans Unfaithful, et qui est beaucoup plus obeissant quand on le gate un peu.Des biscuits oui, mais pas de viande pour le chien , a-t-il conclu.SOURCES : Star, Gala, Globe, Movie Idols Michel Drucker A cinquante-neuf ans, je me sens rajeunir.Je suis plus leger, autour de 68 / 69 kilos au lieu de 74.Vous allez rire : j'ai grandi de un centimetre et demi.C'est le stretching, le dos crawle.J'en fais quatre heures par semaine.Et une demiheure de rameur en me levant.Et je fais 5000 kilometres de velo par annee, souvent seul ou avec des copains, qui ont la gentilesse de m'attendre, car je roule lentement, comme un facteur, a 20/ 22 km /h.Je suis aussi pilote d'helicoptere, ce qui demande une grande concentration.Et je mene une vie d'ascete, sans alcool, sans nuits blan ches, une vie que peu de champions de haut niveau ont encore a mon age.Gala VOUS DITES.Warren Beatty Call-girls LA NOUVELLE-ORLEANS doit son originalite au jazz, dont elle fut le berceau, et au caractere special que lui donne le Quartier francais de Storyville.Robert Henry precise dans Ces mots qui font l'amour que ce quartier porte le nom de Sidney Story, conseiller municipal de La Nouvelle-Orleans, indirectement responsable -.en 1897-1898 .de l'institution des call-girls ! Cet honorable personnage s'emut du nombre de maisons closes et proposa de les rassembler dans un seul quartier, le Quartier francais , bientot nomme Storyville , et les dames furent invitees a y elire domicile.Or, les filles les plus belles et les plus elegantes refuserent ce transfert force, et celles qui disposaient d'un appartement y resterent, declarant : Nous avons le telephone ; quand on aura besoin de nous, il suffira de nous appeler ! On les nomma donc bientot call-girls.POP-CORN >>> LE PLUS DIFFICILE, c'est de devenir une actrice serieuse.Une fois qu'on vous a classee dans la categorie jolie , plus personne ne vous prend au serieux.La beaute, c'est un handicap.Penelope Cruz >>> JE SUIS SI PUDIQUE que je n'ose pas me mettre en maillot de bain sur une plage.Beatrice Dalle >>> VIVRE A LOS ANGELES ne me passionne pas.Tout y est faux, tout le monde veut faire du cinema, tout le monde prend la pose pour essayer de se placer ; on ne sait jamais si on a affaire a quelqu'un d'authentique ou a un manipulateur.Je refuse de devenir comme ca.Josh Hartnett VOTRE SOIREE DE TE L E V I S I O N Maman Dion Louise Cousineau 12:00 r - LE BRUNCH DE MAMAN DION Nouvelle formule hebdomadaire d'une heure pour Mme Therese qui aura pour invitee Lise Dion, qui n'est pas sa parente.14:30 r - GOLF Tiger Woods et cie jouent dans ce club de golf des gens riches et celebres a l'Ile-Bizard.16:00 b - TENNIS Si le golf vous ennuie.18:30 a - DECOUVERTE La nouvelle saison s'amorce sur un reportage sur la dangereuse baisse du niveau d'eau dans le Saint-Laurent.Et ce n'est qu'un debut.21:00 K - TEMOIN SOUS SURVEILLANCE L'excellent Witness en version francaise.Harrison Ford se retrouve dans une communaute amish pour proteger un enfant qui a ete temoin d'un meurtre.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le Saint- Laurent asseche par le.Les Beaux Dimanches / Le Canada: une histoire populaire Angele Dubeau.Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / LA COULEUR DE L'ARGENT (3) (22:55) Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire / Les Meilleurs Moments Cinema / FRITES MAISON (4) avec Luke Wilson, Drew Barrymore Diva Le TVA Sports (23:25) Mondial d'impro Juste pour rire Telescience / La Fin des secrets Le plaisir croit avec l'usage / Paul Buissonneau L'Oeil ouvert / Maria Callas, un concert ideal L'Oeil ouvert (22:32) Hors-Circuit (23:39) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / LE POT AUX ROSES (4) avec Kevin Kline, Joan Cusack Cinema / TEMOIN SOUS SURVEILLANCE (4) avec Harrison Ford, Kelly Mc Gillis Planete Pub (23:51) Pulse Travel, Travel 60 Minutes The Wayne Brady Show Cinema / LIFE WITH JUDY GARLAND: ME AND MY SHADOWS (3) avec Judy Davis, Victor Garber (1/2) CTV News Pulse/Sport News HTTV Degrassi News Mr.Bean Cinema / BEAN (5) avec Rowan Atkinson, Peter Mac Nicol Sunday Report Undercurrents Sunday Report Reflections ABC News ABC News Lizzie Mc Guire Even Stevens Who Wants to be a Millionaire?The Practice News The Pretender U.S.Open Tennis (16:00) 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / THE PATRON SAINT OF LIARS (6) avec Dana Delany ER News NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order Law & Order: SVU Sports.Red Green .Wildlife Stoke's Birds Naturescene Africa / Savanna Homecoming Changing Stages / Between Brecht and Beckett Cinema / TOP HAT (3) BBC News Redwall Ballykissangel Kennedy Center Presents / The Irish Gala From Russia for Dmagh Green Fire.BBC News Cinema Cinema / WALKING.(17:00) 100 Centre Street Biography / Bob Newhart Law & Order Auteur libre Style et.Creation / Les Coulisses.Ovation / Oba Oba Metropolis Cinema / MILOU EN MAI (3) avec Michel Piccoli, Miou-Miou Passport Profile: Pamela.Arts, Minds 2 Worlds.Star Art Cinema / DIRTY DANCING (4) avec P.Swayze, J.Grey Cinema / FLASHDANCE (5) Yvon Deschamps .II Hors Serie / Les Enfants vedettes Filiere D / CARTES POSTALES DU CANADA.Documentaire Cinema / LA BELLE ETOILE (5) Noir de.Zoom Indo - Montreal Sportivi in diretta Aines branches, 3e millenaire Tout ce qu'automobilistes.Les peres montent au front! .Internet Capharnaum Cours et.Immobilier N.A.S.A.Educational File @discovery.ca / Africa Special Animal Planet - TV with Teeth TV that Travels Civilization.Mysteries Sunday@.it's Made Carte postale de Floride D'ici &.Avventura .romantique .tendres Les plus belles villes du monde Travel, Travel D'ici &.Aventures asiatiques .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / EMPIRE OF THE SUN (3) avec Christian Bale Pete & Pete NFL Football / Rams - Eagles (16:00) King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Profiler Heart of.Global News Bob &.The X-Files The Practice Heart of.Sports Chasseurs de tresors / Chine Assassinats / Liste Golda Face cachee.Tkuma (1/2) Cinema / CHANTAGE EN ISRAEL (4) avec Robert Mitchum, Ellen Burstyn The Canadians / Ruth Lowe Enchanted Summers 13 Seconds: Kent State Shootings The Colour of War II: The British Story Fashion File The Goods Things we.Families .Miracles .Homes Specials: .First Fat Camp Circus Taking it off .Miracles .Homes Le Top 10 Musi Max Ed Sullivan Pop up.Musicographie / Sean &.Presentation Musi Max: Madonna Girlie Show Musicographie / Sean &.SPAM d.Special Box Office Party in the Park 2001 M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge This Hour has Seven Days.Sunday Report Venture The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Francophonies d'Amerique Journal RDI Maisonneuve Zone libre / Les Enfants du Bresil Le Telejournal Culture-choc Maisonneuve.Sec.Regard Francophonies d'Amerique Football (15:30) Sports 30 Tennis / US Open Sports 30 F1 Magazine Moto X Les Contes d'Avonlea Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / THE DIVINERS (4) avec Sonja Smits, Tom Jackson More Tears Drop.Beat Tales of the City Cinema / ANGELS AND.(4) Beastmaster Earth: Final Conflict The Mummy Cinema / THE GUYVER (6) avec Jack Armstrong, Mark Hamill Cinema / THE GUYVER.(7) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Golf / Bell Canadian Open - derniere ronde Sportscentral Wrestling: WWF Heat Pas sorcier! Volt Panorama Branche.Jazz Collection / Paul Bley Cinema / IT'S ALL TRUE (3) Declic! Panorama Volt Deadly Minds / H.L.Lucas Junkyard Wars / Sub-Aqua Sports Disasters II Daytona Motorcycle Madness Incredible Motorcycle.Sports Disasters II U.S.Open Tennis (16:00) Sportscentre NFL Primetime NFL Football / Dolphins - Titans Sportscentre Sacre Andy! Mega Bebes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang Carte postale Pyramide Journal FR2 Francois Mitterrand.(4/5) Lapin chasseur (1/2) Concert classique Gros Plan.Journal belge Soir 3 / Invite Get a Life The Tribe Vox Inquiring.Cinema / THE SCENT OF GREEN PAPAYA (3) Life and Times / T.Highway Allan Gregg Human.Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi du retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Au gout du jour .a bord! Question Sante L'Ombudsman Vos droits Sur.colline Parole et Vie Action Emploi .(17:30) Sabrina.Sept Petits Monstres Dawson La vie a cinq .(21:40) Saddle Club Screech.Story Studio Zack Files Caitlin's.Grade Alien S.Holmes Radio Active Syst.Crash Big Wolf.Lost Nebula Shadow.L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Zone extreme Vie sans frontieres Millennium Le Grand Journal (23:21) Hors-Circuit (23:18) On Ch Promo Hellas Spectrum Soul Call Algerie Express Sino - Montreal Paysage.Touched by an Angel 7LP0703B0909 B-7 dimanche - ARTS 7LP0703B0909 ZALLCALL 67 01:12:17 09/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2001 B7 ARTS ET SPECTACLES IMPRESSION Suite de la page A1 Lortie: un tour de force bichonnées, soutenues, présentées et défendues par ceux-là mêmes qui les ont retenues.Il fallait voir la fébrilité, la fierté et la joie communicative de Czach et Donen lorsqu'ils ont effectué leur présentation, devant une salle pleine à craquer, pour comprendre à quel point la sélection est effectuée par des gens ne craignant pas d'assumer leurs choix jusqu'au bout.On rêve du jour où les sélectionneurs du FFM accepteront de commenter leur programmation de la même manière.Ce serait si simple.Fatigués et heureux Rencontrés au lendemain d'une fête s'étant poursuivie jusqu'aux petites heures, André Turpin et David La Haye étaient fatigués et heureux.« D'avoir la chance de présenter mon film dans un aussi beau théâtre m'a particulièrement touché, confie Turpin.D'autant plus que David La Haye les sélectionneurs tiennent à suivre le parcours des cinéastes, à établir des liens.Ils ont suivi l'évolution d'Un crabe dans la tête depuis le début.Évidemment, d'avoir été choisi pour faire l'ouverture m'a foutu un sacré stress.Les attentes sont grandes ! » Le public torontois a pourtant chaleureusement accueilli l'histoire d'Alex, ce photographe spécialisé dans les prises de vues sous-marines tenaillé par le désir de plaire à tout le monde en toutes circonstances.David La Haye trouve d'ailleurs ici l'un de ses meilleurs rôles.Son personnage de frimeur, qui pourrait être parfaitement insupportable, séduit quand même avec un sans-gêne étonnant.Pour une rare fois, l'acteur assume ici son pouvoir de séduction plein écran.« Ce personnage est tout en clins d'oeil.Le regard porté sur la séduction est satirique.J'estime que, pour qu'une histoire pareille fonctionne, le spectateur doit néanmoins beaucoup aimer le personnage.« J'ai longtemps évité l'aspect « séduisant » de ma personnalité par crainte d'être rangé dans la catégorie des acteurs de charme.Je fais d'abord de la composition », ajoute-t-il.« Tel est l'apport de l'acteur.C'est lui qui ajoute toute cette dimension au rôle », explique Turpin.Le cinéaste, qui signe évidemment aussi la photographie de son film (Turpin est l'un des meilleurs directeurs photo du Québec), épouse ainsi dans sa mise en scène les mécanismes mentaux d'un personnage adoptant en une fraction de seconde la personnalité de ses interlocuteurs.Avec une caméra survoltée (la première partie est parfois agaçante à cet égard), des dialogues incisifs et des personnages pour le moins « colorés », Turpin mène progressivement son récit, très drôle au départ, vers l'émotion, une réflexion étant amorcée par la nature même des actions d'Alex.Un crabe dans la tête prendra l'affiche à Montréal au mois d'octobre après avoir fait l'objet d'une présentation au Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias.Nous aurons bien sûr l'occasion d'en reparler.Dans l'esprit de Bunuel Pouvez-vous imaginer Luis Bunuel, Federico Garcia Lorca et Salvador Dali s'engager dans un récit directement inspiré d'un vieux film d'aventures ?Voilà ce qu'a fait le cinéaste Carlos Saura avec Bunuel and King Solomon's Table, un film par moments déroutant, traversé toutefois par quelques fabuleux moments de cinéma.Pour rendre hommage au légendaire réalisateur du Chien Andalou, Saura a en effet imaginé un Bunuel vieillissant en train de réfléchir à un scénario dans lequel il se verrait lui-même comme un personnage de fiction.Il entraîne ainsi avec lui ses deux amis artistes dans une expédition dont le but est de trouver la table de Solomon, artefact millénaire ayant la propriété de faire voir le passé, le présent et l'avenir à quiconque le trouve.Par le biais de ce récit, Saura se permet bien sûr un voyage dans l'imagination fertile de trois artistes légendaires.Certaines scènes sont carrément touchées par la grâce (Dali soulève l'océan comme s'il s'agissait d'un drap), mais l'aspect série B de cette histoire prend parfois trop d'importance.Gran Wyoming (Bunuel vieux), Pere Arquillué (Bunuel jeune), Ernesto Alterio (Dali) et Adria Collado (Lorca) offrent par ailleurs de remarquables prestations.CLAUDE GINGRAS LOUIS LORTIE se plaignait l'autre jour d'être revenu dans un pays où, disait-il, « rien n'a changé.Ce sont toujours les mêmes critiques qui sont en place, les mêmes sociétés de musique pleines de toiles d'araignée qui organisent les mêmes concerts.» Notre pianiste a bien raison.En 1992, nous avions les cinq Concertos de Beethoven avec Louis Lortie et, cette année, nous aurons encore les cinq Concertos de Beethoven avec, encore, Louis Lortie.Comme quoi rien n'a changé.Lortie luimême n'a pas changé.Et, mieux que quiconque, ces « critiques en place » qui l'ont suivi depuis ses débuts savent qu'il était déjà, petit garçon, le grand musicien qui nous revenait hier soir, à 42 ans.Le « remake » des Concertos se déroulera dans une dizaine de jours, salle Wilfrid-Pelletier.Pour l'instant, c'est une autre intégrale Beethoven que Lortie entreprend, salle Pierre-Mercure : les 32 Sonates et une bonne partie de la musique de chambre.En avant-première à ce double festival, Lortie avait monté un programme très original groupant trois oeuvres familières mais dans un contexte inhabituel.Sauf erreur, c'était la première fois que Montréal entendait : a) la Sonate Pathétique sur un pianoforte ; b) l'arrangement pour trio piano-violon-violoncelle que le compositeur fit de sa deuxième Symphonie ; c) la transcription pour piano que Liszt réalisa de la célèbre cinquième Symphonie (comme il transcrivit toutes les autres d'ailleurs).L'événement était présenté comme un « gala » à 80 $.La salle Pierre-Mercure était à moitié remplie et encore, la moitié de cette moitié était composée d'invités.Les vedettes de tous les milieux y défilaient, depuis le premier ministre Bernard Landry jusqu'à Alys Robi, en passant par soeur Angèle, le juge Gontran Rouleau, Jacques Hétu, Marie Laberge et Jean-Louis Roux.Et six caméras de télévision captaient le tout pour diffusion prochaine.La Pathétique sur pianoforte ouvre la soirée.L'instrument, fabriqué en 1987 par l'Américain John Bromka (et prêté par Réjean Poirier), est à cinq octaves, comme l'étaient les pianos (ou plus exactement les « pianofortes ») à l'époque où fut composée la Pathétique.Lortie apporte à l'oeuvre le même engagement que dans son disque (il y a dix ans, premier CD d'une intégrale sur piano moderne), mais l'intérêt, ici, reste d'ordre historique exclusivement.Moins grand et moins résonant que notre piano moderne à sept octaves, le pianoforte manque d'harmoniques et de puissance.Que Beethoven ait pu concevoir à travers un objet aussi rudimentaire les créations pianistiques qu'on admire aujourd'hui, est une autre preuve de son génie.Lortie communique ensuite à deux jeunes collègues, le violoniste canadien James Ehnes et le violoncelliste allemand Jan Vogler, le plaisir évident qu'il prend à la transcription pour trio de la deuxième Symphonie.Très peu enregistrée, inconnue même de certains ensembles professionnels, cette adaptation, qui respecte la dynamique et les plans sonores d'une partition orchestrale déjà très remarquable, constitue un trio égal aux meilleurs de Beethoven, surtout dans une exécution comme celle d'hier soir, pleine de relief et d'humour.L'après-entracte était occupé par Lortie seul \u2014 seul avec la Cinquième « orchestrée pianistiquement », pourrait-on dire, par Liszt.Quelle puissance sonore dans les fameux accords du début.Et quel chemin parcouru, depuis le piano- jouet de début de soirée.Le piano utilisé vient, cette fois, de la Place des Arts.Lortie joue par coeur et fait toutes les reprises.Les deux mains courant d'un bout à l'autre du clavier reproduisent des événements qui se déroulent simultanément dans différentes sections de l'orchestre et déversent un déluge d'octaves à travers lequel le chant se fait toujours entendre.Une note oubliée en cours de route, deux ou trois fausses au passage, sont des riens à côté des milliers qui sont là.On ne reprochera même pas au pianiste d'avoir ignoré, sans doute pour des raisons de bon goût, certains accords arpégés du texte de Liszt.Un tour de force, cette Cinquième, qui découvre à la fin deux mains vibrant au-dessus du clavier avant d'y plonger les ultimes accords.LOUIS LORTIE, pianiste, JAMES EHNES, violoniste, et JAN VOGLER, violoncelliste.Samedi soir, salle Pierre- Mercure de l'UQAM.Programme: Ludwig van Beethoven (1770-1827): Sonate pour piano no 8, en do mineur, op.13 («Pathétique ») (1798-99) Trio pour piano, violon et violoncelle (1804) d'après la Symphonie no 2, en ré majeur, op.36 (1802) Symphonie no 5, en do mineur, op.67 (1805-1808), transcription pour piano: Franz Liszt, G.464 (1837) PHOTO Armand Trottier, La Presse © Louis Lortie recevant l'ovation du public hier soir, salle Pierre-Mercure.dans toutes les www.amctheatres.com www.moviewatcher.com salles de cinéma Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! AUCUN LAISSEZ-PASSER= ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:45, 4:30, 7:15, 10:00 LUN-JEU 1:45, (4:30), 7:15, 10:00 BELPHEGOR (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:40, 5:05, 7:30, 9:55 LUN-JEU 2:40, (5:05), 7:30, 9:55 WHATEVER HAPPENED TO HAROLD SMITH (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 3:05, 5:25, 7:45, 10:05 LUN-JEU 3:05, (5:25), 7:45, 10:05 L'ANGE DE GOUBRON (Sujette à l'obtention du classement) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:35, 5:20, 7:45, 10:10 LUN-JEU 2:35, (5:20), 7:45, 10:10 MORTS DE PEUR (13+) (Version française de JEEPERS CREEPERS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 2:45, 5:10, 7:40, 10:00 LUN-JEU 2:45, (5:10), 7:40, 10:00 DRUIDS (13+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER DIM) DIM 1:30, 4:15, 7:00, 9:45 LUN-JEU 1:30, (4:15), 7:00, 9:45 THE CURSE OF THE JADE SCORPION (G) DIM 3:00, 5:30, 8:00, 10:30 LUN-JEU 3:00, (5:30), 8:00, 10:30 SESSION 9 (13+) DIM 2:30, 5:05, 7:30, 9:55 LUN-JEU 2:30, (5:05), 7:30, 9:55 CAPTAIN CORELLI'S MANDOLIN (13+) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 4:30, 5:15, 7:30, 8:15, 10:30 LUN-JEU 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:30 GHOST WORLD (13+) DIM 2:15, 4:50, 7:40, 10:15 LUN-JEU 2:15, (4:50), 7:40, 10:15 AMERICAN PIE 2 (13+) (3 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 3:00, 4:00, 4:45, 5:30, 6:30, 7:15, 8:00, 9:00, 9:45, 10:30 LUN-MER 1:30, 2:15, 3:00, (4:00), (4:45), (5:30), 6:30, 7:15, 8:00, 9:00, 9:45, 10:30 JEU 1:30, 2:15, 3:00, (4:00), (4:45), (5:30), 7:15, 8:00, 9:45, 10:30 OSMOSIS JONES (G) DIM 2:05, 4:25 LUN-JEU 2:05, (4:25) RUSH HOUR 2 (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:45, 2:30, 4:15, 5:00, 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 LUN-JEU 1:45, 2:30, (4:15), (5:00), 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 AMERICA'S SWEETHEARTS (G) DIM 1:50, 4:10, 7:00, 9:25 LUN-JEU 1:50, (4:10), 7:00, 9:25 LEGALLY BLONDE (G) DIM 2:10, 4:35, 7:10, 9:35 LUN-JEU 2:10, (4:35), 7:10, 9:35 KISS OF THE DRAGON (16+) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM-JEU 7:05, 9:30 MOULIN ROUGE (G) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 1:40, 4:30, 7:20, 10:15 LUN-JEU 1:40, (4:30), 7:20, 10:15 (13+) (2 ÉCRANS) (AUCUN LAISSEZ-PASSER) DIM 2:00, 3:00, 4:30, 5:30, 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 LUN-JEU 2:00, 3:00, (4:30), (5:30), 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 2983830A Un aréopage de vedettes pour Michael Jackson Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Un aréopage de vedettes du show-business, du cinéma et des médias a assisté vendredi soir à New York au premier de deux concerts-événement de Michael Jackson au Madison Square Garden.Le « roi de la pop » est arrivé en retard, vêtu d'un costume argenté et scintillant au bras de son amie de longue date Elizabeth Taylor, pour son retour sur une grande scène américaine après onze ans d'absence.Après avoir brièvement salué une foule de photographes et de fans, il a pénétré dans le Garden où l'attendaient, pour rendre hommage aux trente ans de carrière des frères Jackson, de nombreuses vedettes confirmées comme Whitney Houston, Liza Minnelli ou son mentor Quincy Jones.Michael a chanté avec ses frères, pour la première fois depuis 1984.Le concert de vendredi a eu lieu à guichets fermés devant un parterre de VIP, mais un autre est prévu demain soir pour les courageux qui ont fait la queue pendant des heures devant les guichets pour obtenir des places, vendues entre 45 et 2500 $ US.et À L'AFFICHE DÈS LE VENDREDI 28 SEPTEMBRE! Pour Participer: Remplissez le coupon ci-joint et postez-le à l'adresse indiquée l'annonce sera publiée du 4 au 9 septembre 2001 le tirage aura lieu le 17 septembre 2001à midi chez Communication Popcorn 100 gagnants recevront une invitation pour deux personnes par la poste la valeur des prix est de 2000$ les fac-similés ne sont pas acceptés CONCOURS NE DITES RIEN 2388 rue Beaubien Est, suite 101, Montréal, Qc H2G 3H2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL ÂGE TÉL.JOUR TÉL.SOIR Prière d'écrire lisiblement .jamais je ne le dirai.v.f.de DON'T SAY A WORD FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION INVITENT 200 PERSONNES À L'AVANT-PREMIÈRE DE LE JEUDI 27 SEPTEMBRE À 19H AU CINÉMA CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN 2983676A Photo AP Michael Jackson a donné le premier des deux concerts qui visent à faire la promotion de son prochain album, Invincible, dont la sortie est prévue le 30 octobre.ALAIN SARDE PRÉSENTE SOPHIE MARCEAU MICHEL SERRAULT UN FILM DE JEAN-PAUL SALOMÉ www.belphegor-lefilm.com DISTRIBUTION ET VENTES INTERNATIONALES SONY/ATV MUSIC PUBLISHING LES ÉDITIONS A GHAJATTA BANDE ORIGINALE SUR CD AVEC JEAN-FRANÇOIS BALMER LIONEL ABÉLANSKI FRANÇOISE LÉPINE FRANÇOIS LEVANTAL JACQUES MARTIAL PHILIPPE MAYMAT AVEC LA PARTICIPATION DE PATACHOU LIBREMENT INSPIRÉ DE L'OEUVRE DE ARTHUR BERNÈDE \u201cBELPHÉGOR SCÉNARIO DE JÉRÔME TONNERREET JEAN-PAUL SALOMÉ COLLABORATION AUX DIALOGUES DE DANIÈLE THOMPSON DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE JEAN-FRANÇOIS ROBIN A.F.C.SON LAURENT POIRIER GÉRARD LAMPS MONTAGE SYLVIE LANDRA EFFETS SPÉCIAUX NUMÉRIQUES DUBOI COSTUMES PIERRE-YVES GAYRAUD DÉCOR MICHÈLE ABBE DIRECTION DE PRODUCTION JEAN-JACQUES ALBERT PRODUCTION EXÉCUTIVE CHRISTINE GOZLAN MUSIQUE ORIGINALE DE BRUNO COULAIS UNE COPRODUCTION LES FILMS ALAIN SARDE TF1 FILMS PRODUCTION AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ DE LA SOFICA STUDIO IMAGES ET DE LA SOFICA NATEXIS BANQUES POPULAIRES IMAGES .SON DIGITAL CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉMA GALERIES GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .FAMOUS PLAYERS PARISIEN .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .version originale française avec sous-titres anglais CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ! G PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE! VISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants 2985559A 7LP0801B0909 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0909 ZALLCALL 67 01:06:59 09/09/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Le choeur de l'Armée rouge à l'époque de la guerre froide SPECTACLES Salles de répertoire AMORES PERROS Cinéma du Parc (1): 21h35.ANNIVERSARY PARTY (THE) Cinéma du Parc (1): 17h30.C'EST ARRIVÉ PRÈS DE CHEZ NOUS - OUCH! - SOUTHEND STOMP Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h.CONFUSION DES GENRES (LA) Cinéma du Parc (1): 19h45.ÉLOGE DE L'AMOUR (L') ÉTERNEL MIRAGE (L')/ LE PORT DES FILLES PERDUES Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 18h30.GOONIES (THE) Cinéma du Parc (2): 14h45.HARP FO BURMA Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 20h30.LAST EMPEROR (THE) Cinéma du Parc (1): 14h30.PRINCESS (THE) AND THE WARRIOR Cinéma du Parc (2): 17h, 19h25, 21h50.Musique PARC SAINT-MAURICE (Shawinigan) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Rolf Bertsch.Lyne Fortin, soprano.Anim.Gregory Charles: 14h.ÉGLISE GOOD SHEPHERD (Glen Sutton) Ensemble instrumental.Dir.Miklos Takacs.Beethoven, Schumann, Brahms, Bartok: 15h.Théâtre PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Les Voisins, de Claude Meunier et Louis Saia.Mise en scène de Denis Bouchard.Avec Louis Champagne, Martin Drainville, Luc Guérin, Diane Lavallée, Sylvie Moreau, Sonia Vachon, Louis-Martin Despa et Sandra Dumresq.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Orestie, d'Eschyle.Mise en scène de Georges Lavaudant.Texte français de Daniel Loayza.Avec Gilles Arbona, Frédéric Borie, Hervé Briaux, Christiane Cohendy, Maurice Deschamps, Philippe Morier-Genoud, Annie Perret, Patrick Pineau, Delphine Salkin, Marie-Paule Trystram, Bernard Vergne, Nathalie Villeneuve, Michel Carrière, Pierre Hupin, Olivier Larue, Jacques Lefebvre et Christian Sénéchal.Du mar.au sam., 19h; dim., 15h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Faust, pantin du diable, de Marie-Christine Lê-Huu.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Martin Genest, Anne-Marie Olivier, Pierre Robitaille et Paul- Patrick Charbonneau.Du mar.au sam., 19h30.Variétés CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Du rock à l'opéra.Présentation des Productions de Zone 3: 21h.CASINO DE MONTRÉAL Les Crooners, avec Lise Montour, Yvan Pion, Christine Quesnel et Sirard.Lun., mar., mer.: 13h30.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Luck Mervil: 20h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Les Cravates (ligue d'improvisation): 20h30.LION D'OR (1676, Ontario E.) 20 heures.et j'en veux encore!.Mise en scène de Fredo Boivin, Steve Laplante, Ian Lauzon et Christian Vanasse: 20h.4375 (rue Ontario E.) Sur les traces de la Bolduc, de Lorraine Beaudry: 16h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Transducer: 21h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Friends: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Thierry Fortuit chante Brel: 21h.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Quartette Geraldine Hunt: 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Sheila Smith: dès 21h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Conteuses et conteurs du Sergent recruteur: 19h30.SOUVENIRS - SOUVENIRS Il y a quarante ans, alors que la guerre froide faisait rage et que l'URSS avait repris les expériences nucléaires, le choeur de l'Armée rouge était venu à Montréal.Le groupe avait été fondé en 1928.L'âge moyen de ses membres était de 30 ans, bien qu'il y en avait de plus jeunes et de plus âgés.Avant 1928, l'Armée rouge comprenait des ensembles de danseurs, de chanteurs et de musiciens, mais ces groupes étaient purement amateurs.Par le truchement d'interprètes, Claude Gingras avait réussi (8 septembre 1961) à tirer quelques commentaires à saveur socio-politique de la bouche de quelques-uns de ces chanteurs, danseurs et instrumentistes : « Nous n'avons pas été invités aux États-Unis, alors que d'autres ensembles soviétiques y ont déjà paru.La raison ?La vue des uniformes sur scène aurait, semble-t-il, créé une impression inconfortable dans l'auditoire, surtout à l'heure actuelle.Nous savons que les Américains aiment tout ce qui est russe, surtout la vodka, qu'ils mélangent à toutes sortes d'autres boissons.D'ailleurs, les Américains boivent plus de vodka que nous ! Nous avons rencontré à Vancouver des Américains qui nous ont dit : « Venez vite chez nous montrer votre art à notre peuple ! ».La reprise des expériences nucléaires ?Si notre pays a pris cette décision, c'est qu'il a été forcé.» Un très beau disque de Jacques Michel IL Y A un quart de siècle aujourd'hui (9 septembre 1976), Pierre Beaulieu rendait hommage à Jacques Michel qui venait de lancer « un très beau disque, propre, sans bavure, avec des arrangements subtils et soignés.Un Jaques Michel qui contrôle admirablement bien sa voix \u2014 comme il l'a toujours fait \u2014, qui la nuance et la dirige avec beaucoup de doigté.De très belles musiques aussi, de beaux arrangements et des paroles moins lourdes, moins sombres, que celles de Migration, des paroles qui laissent entrevoir la fin de sa rude, de sa froide saison.» Et Michel d'expliquer à Beaulieu : « C'est évident que j'avais la trouille avant le premier show.Depuis plusieurs jours, j'essaie de me convaincre que les gens m'aiment.Je me dis que s'ils ont acheté 50 000 copies de mon microsillon et qu'ils se déplacent pour me voir, c'est qu'ils m'aiment.Et je les aime aussi.Et tout fonctionne admirablement bien.Quand les gens sortent d'ici, ils sont heureux.Ils sont contents.On dirait qu'ils sont heureux que je sois bien, qu'ils sont heureux de voir que j'ai enfin réussi à sortir de la période sombre que j'ai vécue.» Gilles Vigneault s'interroge GILLES VIGNEAULT n'a toujours pas pris sa retraite, mais il y a 25 ans, il se posait déjà des questions au point de prendre une année sabbatique.« Pour permettre aux gens de se reposer les oreilles, disait-il à Pierre Beaulieu.C'est important de laisser aux gens le temps de se reposer les oreilles.Je l'ai fait également pour me reposer la voix.la voix d'en dedans.Après s'être donné en spectacle pendant 16 ans, on finit inévitablement par se demander si on a perdu son temps.On se sent soudainement dos à un trou qu'on viendrait de creuser.Et on se demande si c'est bien un trou qu'on a creusé ou un tas qu'on a fait.Il y a des gens qui trouvent que je m'assagis.Je leur réponds qu'ils ont bien raison.Je m'assagis follement.La sagesse et la folie, on a là les deux côtés de la médaille.La sagesse n'est-elle pas, après tout, que la folie qui se pose des questions ?» Monique Leyrac se raconte LA GRANDE chanteuse Monique Leyrac, qui avait commencé sa carrière comme comédienne, s'était, le 9 septembre 1967, confiée à Claude Gingras : « Je commence à être un peu fatiguée de la carrière du tour de chant.Je trouve cela un peu lassant de redécouvrir chaque soir les mêmes chansons.Dans la chanson, vous êtes seule, vous avez tout le poids du spectacle sur le dos.Un tour de chant comme celui que je fais, il y a de la variété \u2014 des chansons d'amour, des chansons gaies, des chansons tristes \u2014 eh bien ! cela demande énormément de l'artiste, vous n'avez pas idée ! Et puis, cette nécessité de renouveler sans cesse.Au théâtre, vous n'êtes pas seule en scène.Le partenaire ne vous répond pas toujours de la même façon, et vous non plus, vous ne lui répondez pas toujours de la même façon.Ce qui me lasse, c'est de chanter les mêmes choses si longtemps.Si j'ai le trac ?Si je suis nerveuse ?Ça m'arrive quand je sens que je ne suis pas tout à fait prête.C'est pour ça que je travaille beaucoup.Tous les jours.» G www.ratracemovie.com VISA GÉNÉRAL 2985649A Un palmarès cosmopolite à la Mostra de Venise MARIE-THÉRÈSE DELBOULBES Agence France-Presse VENISE, Italie \u2014 Les cinémas venus d'ailleurs, d'Inde, d'Autriche, d'Iran, du Mexique, de France, d'Italie et de Slovénie, ont triomphé à la 58e Mostra de Venise, qui a fait acte de résistance aux productions d'Hollywood en couronnant hier au Lido Monsoon Wedding de l'Indienne Mira Nair.Le jury présidé par le cinéaste italien Nanni Moretti, Palme d'or à Cannes pour La Chambre du fils, a choisi d'ouvrir tout grand la fenêtre à des films qui ont de plus en plus de mal à trouver leur place sur les écrans des multiplexes.Dans ce palmarès cosmopolite, le trophée suprême est allé à un film choral et optimiste, réalisé par une femme, la première à remporter le Lion d'or depuis Agnès Varda (Sans toit ni loi) en 1985.C'est aussi une reconnaissance pour le premier producteur de films au monde, près de 45 ans après le trophée décerné au grand maître indien Satyajit Ray pour Aparajito.Comédie exubérante, musicale et colorée sur la coexistence entre tradition et modernité, dans un pays qui compte plus d'un milliard d'habitants, Monsoon wedding, aborde avec pudeur le tabou de l'inceste et de la pédophilie.C'est aussi sur le ton de l'humour, absurde et ubuesque, que l'Iranien Babak Payami donne une belle leçon de démocratie universelle avec Raye Makhfi (Vote secret) où la femme tient la première place.Le jury a aussi privilégié la gaieté avec Y tu mama tambien, défoulement hormonal et comédie d'initiation sexuelle du Mexicain Alfonso Cuaron.Cet American Pie, version tequila, n'est pas qu'un kama sutra pour ados.Loin des cartes postales pittoresques, il distille des notations subversives sur l'état d'un pays en pleine transition, à la veille des élections.Le cinéma italien, présent en force sur son propre terrain, n'est pas reparti les mains vides puisque les prix d'interprétation sont allés à Sandra Ceccarelli et Luigi Lo Cascio, qui prêtent leur sensibilité au couple de paumés de Giuseppe Piccioni.Jeanne Moreau, Laura Morente, Peter Fonda, Jeanne Balibar et Nanni Moretti se sont succédé pour remettre les trophées.LA PLANÈTE DES SINGES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:45,9:45 REBELLES \u0001 (13+) Dim.au Jeu.4:10,6:40 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:25,4:05,6:40,9:00 LA CHAMBRE DU FILS\u0001(sous-titre français) (G) Dim.au Jeu.12:30, 2:50,5:10,7:35,9:50 C'EST L'APOCALYPSE \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:05,4:15,8:30 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:00,4:10,6:50,9:25 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.au Jeu.1:15,4:25,7:00,9:35 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.au Jeu.4:30,7:10 SHREK \u0001 (v.française) (G) Dim.1:10 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:30,10:00 VERCINGÉTORIX \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:50,3:45,6:55,9:40 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.au Jeu.1:00,3:30,6:45,9:15 À MA SOEUR! \u0001 (16+) Dim.3:45,6:55,9:10 Lun.au Jeu.1:10,3:45,6:55,9:10 TUNNEL \u0001 (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:40,5:20,9:05 DE L'AMOUR \u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:30,2:40,5:00,7:20,9:30 L'ENTRE-MONDES\u0001 (13+)Dim.au Jeu.12:15,2:30,4:50,7:15,9:40 L'ANGE DE GOUDRON\u0001Dim.au Jeu.12:00,2:20,4:45,7:10,9:45 LE MOUSQUETAIRE\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:00,2:25,4:55,7:30,10:00 ROCK STAR \u0001 (v.française) (13+) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:45,1:15,3:30,4:00,6:45,7:15,9:30,9:55 HEURE LIMITE 2\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:05,5:15,7:30,9:35 Lun.& Jeu.7:30,9:35 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:55,6:55,9:20 Lun.& Jeu.6:55,9:20 LES AUTRES\u0001(G)Dim.Mar.& Mer.12:35,2:55,5:10,7:35,9:50 Lun.& Jeu.7:35,9:50 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,7:25 Lun.& Jeu.7:25 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.au Jeu.9:35 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.4:25,9:50 Lun.& Jeu.9:50 VERCINGÉTORIX (13+) Dim.Mar.& Mer.3:30,6:55 Lun.& Jeu.6:55 MORTS DE PEUR\u0001 (13+)Dim.Mar.& Mer.1:05,3:20,5:25,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 L'ENTRE-MONDES\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:10,5:05,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 LE MOUSQUETAIRE\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:40,3:00,5:15,7:30,9:55 Lun.& Jeu.7:30,9:55 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:15,7:05,9:30 SHREK \u0001 (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:00 BELPHEGOR (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:50,5:00,7:15,9:35 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 O (v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:40,2:40,4:40,7:05,9:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:05 PRINCESS DIARIES (G) Dim.12:35,3:35,6:30,8:55 Lun.au Jeu.6:30,8:55 RUSH HOUR 2 (G) Dim.& Mar.1:10,3:45,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 AMERICAN PIE 2 (13+) Dim.& Mar.1:00,3:20,6:45,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:35 THE OTHERS (G) Dim.& Mar.12:50,3:25,6:55,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN (13+) Dim.& Mar.12:30,3:30,6:40,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:20 CURSE-JADE SCORPION (G) Dim.& Mar.12:45,3:40,6:50,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:10 THE MUSKETEER (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:25, 2:45,4:50,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.3:25,8:50 Lun.& Jeu.8:50 RUSH HOUR 2 \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,6:30 Lun.& Jeu.6:30 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,6:45 Lun.& Jeu.6:45 THE OTHERS \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:40,6:50,9:05 Lun.& Jeu.6:50,9:05 AMERICAN PIE 2 \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.3:45,9:10 Lun.& Jeu.9:10 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN \u0001 (13+) Dim.au Jeu.9:15 VERCINGÉTORIX (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:55,6:45 Lun.& Jeu.6:45 BELPHEGOR\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.12:35,2:45,4:50,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 THE MUSKETEER \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,2:50,5:05,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:05,6:40,9:30 Lun.& Jeu.6:40,9:30 TWO CAN PLAY THAT GAME \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:05,4:00,7:10,9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 LE MOUSQUETAIRE\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:40,3:05,5:20,7:35,9:45 Lun.& Jeu.7:35,9:45 L'ENTRE-MONDES\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,2:55,4:55,6:55,8:55 Lun.& Jeu.6:55,8:55 SOUL SURVIVORS\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.& Jeu.7:00,9:00 ROCK STAR\u0001(v.française) (13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,3:20,6:35,9:05 Lun.& Jeu.6:35,9:05 NUIT DE NOCES (G) Dim.4:40 Mar.4:40,9:05 Mer.9:05 LES AUTRES (G) Dim.& Mar.2:10,6:55 Lun.& Jeu.7:35 Mer.6:55 VERCINGÉTORIX (13+) Dim.& Mar.1:50,4:30,7:05 Lun.& Jeu.7:30 Mer.7:05 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.1:35,3:40,5:45,7:45 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:35,3:40,5:45,7:45,9:50 Mer.7:45,9:50 MORTS DE PEUR (13+) Dim.1:40,3:45,5:50,7:50 Lun.& Jeu.7:55 Mar.1:40,3:45,5:50,7:50,9:45 Mer.7:50,9:45 L'ANGE DE GOUDRON Dim.1:30,3:35,5:30,7:40 Lun.& Jeu.7:50 Mar.1:30,3:35,5:30,7:40,9:45 Mer.7:40,9:45 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.1:30,4:00,7:00 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (v.o.Anglaise) Sub-Titled (G) Dim.2:00,4:30,7:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.2:00,4:30,7:00,9:40 Mer.7:00,9:40 CAPITAINE CORELLI (13+) Mar.& Mer.9:35 LA CHAMBRE DU FILS (sous-titre français) (G) Dim.1:30,3:50,7:10,9:20 Lun.& Jeu.7:10,9:20 Mar.& Mer.2:30,4:45,7:10,9:20 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.1:25,7:35 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.2:15,7:35 LES AUTRES (G) Dim.1:40,7:25 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.2:25,7:25 MORTS DE PEUR (13+) Dim.1:15,3:15,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:30,9:30 Mar.& Mer.2:35,4:40,7:30,9:30 VERCINGÉTORIX (13+) Dim.3:40,9:45 Lun.& Jeu.9:45 Mar.& Mer.4:25,9:45 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.4:00,9:45 Lun.& Jeu.9:45 Mar.& Mer.4:50,9:45 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.1:00,3:30,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.1:20,3:45,7:20,9:50 LE MOUSQUETAIRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:35,6:50,9:10 Lun.& Jeu.7:00,9:10 Mar.& Mer.2:10,4:20,6:50,9:10 L'ANGE DE GOUDRON Dim.1:05,3:25,7:15,9:40 Lun.& Jeu.7:15,9:40 Mar.& Mer.2:05,4:35,7:15,9:40 L'ENTRE-MONDES (13+) Dim.1:40,4:05,6:55,9:15 Lun.& Jeu.7:30,9:30 Mar.& Mer.2:40,4:40,6:55,9:15 BELPHEGOR (G) Dim.1:35,3:55,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 Mar.& Mer.2:40,4:50,7:40,9:50 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.au Jeu.7:30,9:35 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.1:50,4:00 LES AUTRES (G) Dim.2:00,4:20,7:10,9:35 Lun.au Jeu.7:10,9:35 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.1:40,4:20,6:50,9:15 Lun.au Jeu.6:50,9:15 L'AMOUR À COUP SÛR (G) Dim.au Jeu.7:20,9:40 VERCINGÉTORIX (13+) Dim.1:20,3:50 MORTS DE PEUR (13+) Dim.1:30,3:30,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 LE MOUSQUETAIRE (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:10, 5:15,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.1:30,4:10,7:00,9:20 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.1:10,3:40,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Dim.1:10,3:40,7:00 Lun.7:30 Mar.1:10,3:40,7:00,9:30 Mer.& Jeu.7:00,9:30 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.1:40,4:30,7:10 Lun.7:40 Mar.1:40,4:30,7:10,9:35 Mer.& Jeu.7:10,9:35 LES AUTRES (G) Dim.& Mar.2:00,4:20,7:15 Lun.7:45 Mer.& Jeu.7:15 L'AMOUR À COUP SÛR (G) Dim.1:30,4:00,7:20 Lun.7:55 Mar.1:30,4:00,7:20,9:40 Mer.& Jeu.7:20,9:40 MORTS DE PEUR (13+) Dim.1:50,4:10,7:05 Lun.8:00 Mar.1:50,4:10,7:05,9:25 Mer.& Jeu.7:05,9:25 ROCK STAR (v.française) (13+) Dim.1:20,3:50,7:30 LE MOUSQUETAIRE(G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:15,5:20,7:35 Lun.7:50 Mar.1:00,3:15,5:20,7:35,9:50 Mer.& Jeu.7:35,9:50 HEURE LIMITE 2 (G) Mar.au Jeu.9:45 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.au Jeu.11:45,2:15,4:15,7:15,9:45 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (v.française) (G) Dim.au Jeu.11:30,2:00,4:30,7:00,9:30 HEURE LIMITE 2 (G) Dim.1:40, 3:25,7:10,9:00 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:10,9:00 FOLIES DE GRADUATION 2 (13+) Dim.1:35,3:35,7:15,9:15 Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:15,9:15 CAPITAINE CORELLI (13+) Dim.1:30,3:55,6:55,9:20 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.6:55,9:20 THE MUSKETEER (G) Laissez-passer refusés Dim.1:30,3:30,5:30,7:30,9:30 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:30,9:30 ROCK STAR\u0001(v.o.Anglaise) (13+) Dim.1:45,3:50,7:05,9:10 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:05,9:10 RUSH HOUR 2\u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:25,5:30,7:35,9:40 Lun.& Jeu.7:35,9:40 RAT RACE\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:05,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 AMERICAN PIE 2 (13+) Dim.au Jeu.9:25 SUMMER CATCH \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:50,7:30 Lun.& Jeu.7:30 JAY & SILENT BOB \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.4:10,9:50 Lun.& Jeu.9:50 DRUIDS\u0001 (13+)Dim.Mar.& Mer.1:10,3:40,7:00 Lun.& Jeu.7:00 JEEPERS CREEPERS \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:10, 9:10 Lun.& Jeu.7:10,9:10 TWO CAN PLAY THAT GAME\u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:30,7:25,9:30 Lun.& Jeu.7:25,9:30 ROCK STAR\u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:50,7:20,9:45 Lun.& Jeu.7:20,9:45 PEARL HARBOR \u0001(v.française) (G) Dim.& Mar.4:30,8:00 CHATS ET CHIENS\u0001(G) Dim.& Mar.12:20,2:20 LA PLANÈTE DES SINGES\u0001(G) Dim.& Mar.1:15,4:00,7:05,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:40 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001(G) Dim.& Mar.1:00,3:40,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:40,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:40,7:00,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:10,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 COURSE FOLLE \u0001 (G) Dim.& Mar.1:20,3:50,6:55,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:20 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.& Mar.1:00,3:50,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.& Mar.12:15,2:35,4:50,7:10,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:30 VERCINGÉTORIX\u0001 (13+) Dim.& Mar.1:05,3:55,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 MORTS DE PEUR \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:35,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 L'ENTRE-MONDES\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:35,2:30,4:25,7:15,9:15 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:05,2:25,4:45,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN\u0001(G) Dim.& Mar.1:30, 4:05,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 ROCK STAR\u0001(v.o.Anglaise) (13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:10,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:30 ROCK STAR\u0001(v.française) (13+) Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 LA PLANÈTE DES SINGES\u0001(G) Dim.1:00,7:00 Lun.au Jeu.7:00 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.1:20,3:15,5:10,7:05,9:00 Lun.au Jeu.7:05,9:00 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.1:10,3:15,5:20,7:25,9:30 Lun.au Jeu.7:25,9:30 CAPITAINE CORELLI \u0001 (13+) Dim.au Jeu.7:15,9:45 L'AMOUR À COUP SÛR \u0001 (G) Dim.3:25,9:25 Lun.au Jeu.9:25 JAY ET BOB CONTRE ATTAQUENT \u0001 (13+) Dim.1:00,3:05,5:10 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.1:05,3:10,5:15,7:20,9:25 Lun.au Jeu.7:20,9:25 ROCK STAR\u0001(v.française) (13+) Dim.1:00,3:05,5:10,7:15,9:20 Lun.au Jeu.7:15,9:20 HORAIRE VALIDE DU SEPTEMBRE 9 AU SEPTEMBRE 13 2985543A 7LP0901B0909 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B0909 ZALLCALL 67 14:05:06 09/10/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2001 B9 LE MOIS DE LA PHOTO Quatre paires d'yeux inventent une ville JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Officiellement, le mois de la photo ne débutait que vendredi avec une soirée au marché Bonsecours, lieu central de l'événement.En réalité, depuis une semaine, deux galeries ont entamé cette grandiose fête de l'image \u2014 37expositions en tout.Le centre Observatoire 4 présente deux manifestations à huit yeux, issues des objectifs d'Ève Cadieux, Éliane Excoffier, Olivier Thieffry et Olivier Vanderaa.Travailler à quatre n'est déjà pas mal, mais ces photographes ont eu la singulière idée de le faire virtuellement, par le courrier électronique : elles sont québécoises et vivent à Montréal (en 1999, elles exposaient déjà à deux) ; ils sont belges et habitent Bruxelles.Chacun, chacune, allait de son côté sur le terrain et proposait ensuite quelques clichés au groupe.Composée d'une dizaine d'oeuvres, Ville d'yeux est un amalgame de vues urbaines, qui laisse à prime abord froid et impassible : on cherche des repères, une image sur laquelle s'appuyer, se réconforter.Rien n'est familier ni rassurant.Et pourtant si, car plus on fait le tour, plus on apprécie les séries, créées sous la forme du jeu d'associations.Une suite nocturne gît sur le sol, un mini échafaudage offre mille vues sur la ville, une mosaïque en contre-plongée décortique ciel et sommets d'édifices.Anonymes, sans titre, sans signataire, mais avec la même signature disparate, ces ensembles renferment un motif très urbain (rue animée, reflet dans une vitrine, mots à lire, etc.).Fusionnées par les quatre appareils, Bruxelles et Montréal deviennent une troisième entité, sans identité stéréotypée (oubliez la Grande- Place et le mont Royal).Naît alors une ville fantôme, irréelle et impossible, et en même temps très réaliste.En complément, hors les murs, Climax est une exposition plus critique vis-à-vis la société.Dans le quartier de la fourrure situé tout près (rues Mayor et Saint- Alexandre), sept photographies, en cours d'installation au moment d'écrire ces lignes, devraient interpeller les passants depuis les vitrines de deux locaux.Images du futur Si Ville d'yeux et Climax font partie de la programmation générale du mois de la photo, l'expo en cours au centre Dazibao s'insère dans le volet thématique Le Pouvoir de l'image.Fortement éclectique dans l'esthétique des oeuvres (de la photo documentaire à l'image non naturiste), cette réunion conjugue au futur un médium qui généralement parle au passé ou au présent.Picture This ! Documenting the Future regroupe les oeuvres de Holly Marie Armishaw, de Vancouver, du Français Luc Choquer, du duo ontarien formé de Carole Condé et Karl Beveridge et « des images d'autres sources vernaculaires », selon les outils promotionnels.Parmi ces « autres » choses à voir, il y a des projets architecturaux, des affiches incitant au dépassement personnel et des portraits d'enfants disparus.En décidant de juxtaposer travail de création et outils servant à d'autres besoins, le commissaire Robert Graham semble avoir voulu démontrer que l'image futuriste se retrouve partout et sous toutes les formes.Bien que l'ensemble proposé ne tombe pas dans le jeu facile de la science-fiction, il y a quelque chose de décevant.Est-ce dans la mise en place un peu confuse ou dans le choix d'intégrer ces « autres sources » ?Des trois corpus artistiques, celui signé Condé et Beveridge reprend le mieux le thème du pouvoir : six portraits de groupes luttant pour diverses causes laissent croire qu'il y a place à l'amélioration.Mais est-ce vraiment le cas ?Faux décors, poses artificielles, ce rêve de justice sociale ne serait-il pas pure utopie dans une société néo-libérale ?Troublant.VILLE D'YEUX / CLIMAX, Ève Cadieux, Éliane Excoffier, Olivier Thieffry et Olivier Vanderaa, Observatoire 4, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 29 septembre.Info: 514 866-5320.PICTURE THIS ! DOCUMENTING THE FUTURE, Holly Marie Armishaw, Luc Choquer, Carole Condé et Karl Beveridge, Dazibao, 4001, rue Berri, jusqu'au 29 septembre.Info: 514 845-0063.Une oeuvre qu'on peut voir dans le cadre de l'exposition Ville d'yeux, présentée par le centre Observatoire 4.DE « C'EST LE PLUS ÉPOUVANTABLE ET STYLISÉ FILM D'HORREUR QUE J'AI VU DEPUIS DES ANNÉES.» CLIVE BARKER « LE MEILLEUR FILM D'HORREUR DE L'ANNÉE.» Adam Winer, FHM VERSION FRANÇAISE CINE-PARC LAVAL CINE-PARC ST.EUSTACHE LOUISEVILLE.CINE-PARC CHATEAUGUAY CINE-PARC ODEON BOUCHERVILLE CINEMA PIXEL MAGOG.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CARREFOUR DU NORD ST.JEROME.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE.CINÉMA 9 CARNAVALCHATEAUGUAY.BIERMANS SHAWINIGAN ROCK FOREST LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.CINÉ-ENTREPRISE JONQUIERE CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON BROSSARD CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.AMC THEATRES FORUM .FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.CINÉMA PINE MD STE.ADELE.LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.CINEPLEX ODEON CÔTE DES NEIGES FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VERSION FRANÇAISE DE THE PRINCESS DIARIES « LE FILM PARFAIT POUR TOUTE LA FAMILLE.» Elizabeth Christy, ABC-TV PORTLAND « Andrews et Hathaway sont irrésistibles.» Kevin Thomas, LOS ANGELES TIMES « Une performance comique de la part d'Anne Hathaway.Elle est à la fois drôle et agréable.» Susan Wloszczyna, USA TODAY « Un conte de fées moderne, drôleet touchant.» Sara Edwards, NBC-TV BOSTON VERSION FRANÇAISE FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.GROUPE MATHERS MD ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL.CINEPLEX ODEON CAVENDISH FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE! GVISA GÉNÉRAL PRÉSENTÉ EN SON THX ANS + HORREUR PRÉSENTÉ EN SON THX \u201cW W W W\u201d Glenn Kenny/PREMIERE Andrew Johnston/US WEEKLY Roger Ebert/CHICAGO SUN-TIMES Gene Seymour/NEWSDAY Bob Strauss/LA DAILY NEWS Jeffrey Anderson/SAN FRANCISCO EXAMINER Liz Braun/TORONTO SUN Peter Howell/TORONTO STAR « DEUX FOIS BRAVo! » EBERT & ROEPER AND THE MOVIES « ACCROCHE L'ATTENTION COMME LE TAJ MAHAL.» Richard Corliss, TIME MAGAZINE GAGNANTE MEILLEURE ACTRICE THORA BIRCH LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE SEATTLE (Version originale anglaise) 'GHOST WORLD' FAIT DÉLIRER LES CRITIQUES « SUPER DRôLE! » Glenn Kenny, PREMIERE « UN BIJOU SURPRISE.» Leah Rozen, PEOPLE MAGAZINE À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ! VERSION O.ANGLAISE 13 ANS + VEN-JEU 14 h 15, 16 h 50, 19 h 40, 22 h 15 AMC THEATRES FORUM .PRENEZ GOÛT AU MEILLEUR FILM D'HORREUR DE L'ANNÉE 2985653A À L'AFFICHE VERSION ORIGINALE ANGLAISE SEULEMENT CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! .SON DIGITAL CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .«ALLEZ VOIR \u2039THE GAME\u203a, VOUS ALLEZ ADORER!» Bill Zwecker, FOX-TV Chicago GVISA GÉNÉRAL Distribué par les films Columbia Tri Star au Canada 2985564A CLAUDIE OSSARD ET UGC PRESENTENT AUDREY TAUTOU MATHIEU KASSOVITZ d'Amelie Poulain Le Fabuleux Destin Un film de JEAN-PIERRE JEUNET CLAUDIE OSSARD ET UGC PRESENTENT «LE FABULEUX DESTIN D'AMELIE POULAIN» UN FILM DE JEAN-PIERRE JEUNET AVEC AUDREY TAUTOU MATHIEU KASSOVITZ RUFUS LORELLA CRAVOTTA SERGE MERLIN JAMEL DEBBOUZE CLAIRE MAURIER CLOTILDE MOLLET ISABELLE NANTY DOMINIQUE PINON ARTUS DE PENGUERN YOLANDE MOREAU URBAIN CANCELIER MAURICE BENICHOU AVEC LA VOIX DE ANDRE DUSSOLLIER SCENARIO DE GUILLAUME LAURANT ET JEAN-PIERRE JEUNET DIALOGUES GUILLAUME LAURANT PHOTO BRUNO DELBONNEL SON JEAN UMANSKY DECORS ALINE BONETTO COSTUMES MADELINE FONTAINE MUSIQUE YANN TIERSEN MONTAGE HERVE SCHNEID A.C.E.MONTAGE SON GERARD HARDY MIXAGE VINCENT ARNARDI C.A.S.EFFETS VISUELS ALAIN CARSOUX/DUBOI PREMIER ASSISTANT RÉALISATEUR CHRISTOPHE VASSORT DIRECTEUR DE PRODUCTION JEAN-MARC DESCHAMPS PRODUIT PAR CLAUDIE OSSARD UNE COPRODUCTION VICTOIRES PRODUCTIONS TAPIOCA FILMS, FRANCE 3 CINEMA, MMC INDEPENDANT GMBH AVEC LA COLLABORATION DE LA SOFIC SOFINERGIE 5 ET LE SOUTIEN DE LA FILMSTIFTUNG AVEC LA PARTICIPATION DE CANAL+ Bande Originale du Film disponible sur version originale Le bijou dont tout le monde parle ! www.amelie-lefilm.com CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉPLEX ODÉON DAUPHIN .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉMA GALERIES GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .FAMOUS PLAYERS PARISIEN .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS DE DEMAIN! G PRÉSENTEMENT À L'AFFICHE ! VISA GÉNÉRAL 2985560A À L'AFFICHE DÈS LE 21 SEPTEMBRE! NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉL.(JOUR) (SOIR) invitent 200 personnes à visionner le film! CETTE ANNONCE EST PUBLIÉE DANS LA PRESSE DES 6,7,9 ET 10 SEPTEMBRE.LE TIRAGE AURA LIEU LE 17 SEPTEMBRE .LES GAGNANTS RECEVRONT LEUR PRIX PAR LA POSTE.LES FACSIMILÉS NE SONT PAS ACCEPTÉS.VALEUR TOTALE DES PRIX : 2 000 $.RÈGLEMENTS DISPONIBLES CHEZ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM.Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles valable en tout temps.Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante: UNE JEUNE FILLE À LA FENÊTRE/ ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM, C.P.282, SUCCURSALE B MONTRÉAL, QUÉBEC H3B 3J7 Un film de Francis Leclerc Une production de Barbara Shrier une jeune fille à la fenêtre Fanny Mallette Hugues Frenette Evelyne Rompré Rosa Zacharie Daniel Parent Louis-David Morasse Richard Fagon Johanne-Marie Tremblay Denis Bernard Richard Fréchette Diane Dufresne Palomar \"Fanny Mallette offre une prestation magnifiquement nuancée, d'une très grande justesse.Belle chronique des années folles.\" Marc-André Lussier, La Presse \"Francis Leclerc a créé un film délicat et heureux, une ode à la vie.\" Odile Tremblay, Le Devoir \"Coup de coeur! Un cinéaste de grand talent est né.Une maîtrise exceptionnelle, on sort ébloui devant l'approche toute en sensibilité et en retenue de ce créateur.\" Normand Provencher, Le Soleil 2985155A 7LP1001B0909 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B0909 ZALLCALL 67 14:05:36 09/10/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Martha de retour dans son salon La soeur du célèbre Rufus Wainwright ne restera pas encore longtemps le secret le mieux gardé des Montréalais P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale Cogitant sur son premier album, l'auteure, compositrice et interprète Martha Wainwright a interrompu son travail pour se replonger dans une salle qu'elle connaît comme le fond de sa poche, auprès de son public qui la connaît tout autant.Vendredi soir dernier, près de 150 spectateurs attentifs se sont retrouvés au Cabaret pour assister à un tour de chant riche en émotions et en quelques chansons inédites, réunies sur un mini-album de quatre titres (Factory).Quelle meilleure façon de mettre à l'épreuve ses nouveaux titres que devant des fans aguerris ?Wainwright, certainement l'une des musiciennes les plus singulières de la métropole, a récemment déménagé ses pénates à New York (elle a d'ailleurs coiffé l'une de ses nouvelles chansons du nom de la ville), mais son port d'attache demeure évidemment Montréal.Qui plus est, la salle du Cabaret est depuis devenue comme son propre salon.L'endroit était encore une fois bondé d'un public toujours prêt à se faire chavirer par ses chansons réalistes et les polaroïds musicaux de sa vie quotidienne.Une prestance, un charisme indéniables habitent Martha, plantée au centre de la scène dans son tailleur rouge et sa veste de velours noir, guitare électrique pendue au cou.À ses côtés, un pianiste envoûté et très impliqué, un contrebassiste, un batteur et une choriste à la présence discrète mais à la voix juste et linéaire.Ses harmonies complètent parfaitement le chant de Martha, libre et mélodique.Elle est singulière, Martha, tout comme son désormais célèbre frère Rufus peut l'être.Elle ne souffre pas du tout de la comparaison et demeure \u2014 sûrement pas pour longtemps \u2014 le secret le mieux gardé des Montréalais, majoritairement anglophones.Ses chansons descriptives des hauts et des bas de la vie nord-américaine (fallait entendre cette touchante chanson, évoquant l'émission d'Oprah Winfrey !) refusent tout courant musical à la mode.Dans un format classique, indescriptiblement folk, rock et pop et visiblement inspiré de la chanson française, Martha fait évoluer son univers.Des mélodies sont portées par sa voix, par le cadre nuancé qu'élaborent ses musiciens, par l'émotion qu'elle injecte dans chacune de ses strophes.Et, comme c'est l'habitude lors des concerts signés Wainwright, la soirée vire un peu en fête familiale.Après une demi-heure de chansons, Martha a invité sa mère et sa tante \u2014 Kate et Anna Mc Garrigle \u2014 à monter sur scène, le temps d'une chanson.Ces dames furent accueillies comme il se doit, d'une salve d'applaudissements admiratifs.Pendant ce temps, à l'Alizé Dans un tout autre registre, la SOPREF inaugurait au même moment ses soirées Rock & boisson à la petite salle de l'Alizé.Voici le concept : tous les jeudis soirs du mois de septembre (d'accord, on était vendredi, mais c'était seulement pour la première), le DJ Alco-lo-fi invite deux ou trois groupes de la relève à venir brasser la cage des curieux, pour un prix d'entrée modique (gratuit, sinon 5 $).En revanche, la SOPREF se charge de faire la promotion pour les groupes invités, tous styles confondus, du moment que ce n'est ni électronique, ni hip hop.Trois groupes ont été invités à briser la glace : Absolu, Placard et Floating Widget \u2014 ce dernier présentant Vince, chanteur de Groovy Aardvark, à la batterie.Et, comme pour Martha Wainwright, le public a répondu à l'appel.Une belle ambiance régnait dans l'Alizé, une salle décidément accueillante.Le bar ne dérougissait pas, la musique percutait et les formations jouissaient de bonnes conditions sonores pour impressionner la galerie.Voici un aperçu des prochains jeudis : le 13 septembre, la soirée sera placée sous le signe du groove, avec Power Supply (funk fusion jazzy) et Pacte Tektonik (funk-rock).Le 20 septembre, le DJ Alco-lo-fi pilotera la soirée en solo, puis le 27, retour au rock massif : Tony Mess et ses Spendex en extension (qu'on annonce comme du « rock de calibre Brut 33 ») et M.I.P (rock d'outre-monde).Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Une prestance, un charisme indéniables habitent Martha Wainwright, plantée au centre de la scène dans son tailleur rouge et sa veste de velours noir, guitare électrique pendue au cou.G É N I E S EN HERBE #954 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca A- PEUPLES FICTIFS 1 Quel petit monstre vert est le plus vilain des Whos de Whoville?2 Quelle série romanesque de science-fiction raconte les aventures des Atréïdes?3 Quel peuple d'Europe de l'Est a subi la dictature moustachiste du général Plekszy-Gladz dans les années 40?4 Quel officier allemand eut le privilège d'avoir une audience auprès du roi et de la reine des Sélénites?5 Quel personnage rencontra des géants à Brobdignag?B- ZONE GRISE Journal de Montréal fut victime d'un attentat en juillet 2000?2 Quelle couleur utilise-t-on comme adjectif pour désigner quelqu'un de corrompu?3 À quel groupe de motards, concurrent des Hell's Angels au niveau international, les Rock Machines québécois se sont-ils associés?4 Quel nom donne-t-on à l'association secrète entre deux parties dans le but d'en tromper une troisième?5 Quel journaliste d'Allô-Police et animateur à CKAC est un des doyens des reporters criminalité?C- LES SIMPSON Associez les noms de famille au prénom des différents personnages de la série animée 1 Milhouse a.Munz 2 Nelson b.Sizzlak 3 Barney c.Burns 4 Moe d.Gumbles 5 Montgomery e.Van Houten Journaliste au Journal de Montréal.D- SARDAIGNE 1 Quelle est la capitale de la Sardaigne?2 Quel nom portent les habitants de la Sardaigne?3 Dans quelle mer la Sardaigne est-elle située?4 Quelle puissante province espagnole fut propriétaire de la Sardaigne de 1325 à 1708?5 Pour quel élevage la Sardaigne occupe-t-elle le premier rang en Italie?E- MUSIQUE 1 De quelle île Petru Guelfucci est-il originaire?2 Quel auteur-compositeur interprète est l'auteur de l'album « Maudit bonheur »?3 Quel groupe folk-rock de Milwaukee a fait connaître Gordon Gano?4 Quel groupe accompagnait Elvis Presley?5 Quel style musical américain fud développé par le mandoliniste Bill Monroe, secondé au banjo par Earl Scruggs?F- MOTS DÉBUTANT PAR «SAL» 1 Efflorescence de nitrate de potassium qui servait à la fabrication de la poudre à canon?2 Se dit d'un animal qui se déplace en sautant?3 Arbuste épineux, apprécié des petits lutins bleus.4 Préparation d'aliments coupés en petits dés et liés à une sauce pour servir de garniture ou de farce.5 Inflammation des trompes de Fallope.G- SEPT 1 Quelle ville de l'Antiquité fut construite sur sept collines?2 Quelles sont les deux couleurs qui forment les extrémités des sept couleurs de l'arc-en-ciel?3 Le mois de septembre était le septième mois du calendrier romain.En quel mois commençait l'année romaine?4 En Belgique, comment dit-on soixante-dix-septième?5 Dans quel jeu populaire à Las Vegas cherche-t-on à obtenir sept ou onze à l'aide deux dés?H- IDENTIFICATION D'UNE VILLE 1 Ville du Japon fondée au XIXe siècle, chef-lieu de l'île d'Hokkaïdo.2 Elle fut d'abord habitée par les Aïnus, qui lui ont donné son nom.3 La bière japonaise la plus populaire porte son nom.4 Siège des Jeux olympiques d'hiver de 1972.Auteur-compositeur interprète.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Anthony Hopkins à Toronto Agence France-Presse TORONTO \u2014 L'acteur britannique Anthony Hopkins, venu à Toronto pour promouvoir Hearts in Atlantis, a déclaré hier croire dans les perceptions extrasensorielles et il a raconté comment il en était venu à jouer dans ce film qui évoque des pouvoirs surnaturels.Hearts in Atlantis, sorti en première mondiale vendredi soir à Toronto dans le cadre du 26e Festival international du film de Toronto, est basé sur des récits du romancier Stephen King, spécialiste de l'horreur.Le film raconte l'histoire d'un homme possèdant des dons spéciaux, Ted Brautigan, interprété par Hopkins, qui se lie d'amitié avec un garçon de 11 ans, et l'initie à ses pouvoirs.Anthony Hopkins, 63 ans, célèbre notamment pour son interprétation du Dr.Hannibal Lecter, le médecin cannibale du Silence des agneaux, puis 10 ans après de Hannibal, a raconté comment il en était venu à jouer dans Hearts in Atlantis après un enchaînement inexplicable d'événements.L'acteur lisait un mémoire de William Goldman, auteur du scénario de Hearts in Atlantis, parlant du livre de Stephen King, Misery.Il pensait, à cette lecture, qu'il serait intéressant de travailler avec Goldman et de Anthony Hopkins faire un film basé sur un roman de King.« Deux jours après, mon agent apparaissait à Florence (.) affirmant : j'ai un scénario pour vous de William Goldman basé sur un roman de King », a déclaré Hopkins à la presse qui a mis cet événement sur le compte d'une manifestation de « synchronisme ».« Quand je suis détendu, j'ai la sensation qu'il y a d'autres perceptions extrasensorielles », a-t-il ajouté.Hearts in Atlantis doit sortir dans les salles d'Amérique du Nord le 28 septembre. 7LP1101B0909 B11 - DIMANCHE 7LP1101B0909 ZALLCALL 67 01:05:47 09/09/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2001 B 1 1 TÊTES D'AFFICHE La Société des alcools du Québec, en association avec Sopexa (vins de Bordeaux), a fait un don de 300 000 $ à l'Institut de cardiologie de Montréal.Ces fonds ont été amassés par le versement d'un dollar pour chaque bouteille de vin de bordeaux vendue.Ce sont Gaétan Frigon, PDG de la SAQ, et Olivier Moreault, directeur de Sopexa, qui ont remis le don à France Chrétien-Desmarais, du Fonds de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal.\u0001 \u0001 \u0001 Hélène Pelletier La compagnie pharmaceutique Fujisawa, représentée par Hélène Pelletier, a fait un don de 75 000 $ à la Fondation canadienne du rein pour financer un projet pour augmenter les indispensables dons d'organes.\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont, profitant de l'excellente réputation de ses spécialités, dont tout particulièrement en ophtalmologie, peut aujourd'hui compter sur l'intervention de l'humoriste Michel Barrette, l'un de ses ex-patients « guéri » après avoir subi un grave accident sur la scène du Vieux Clocher de Magog, il y a quelques années.Barrette sera en effet l'animateur d'un spectacle-bénéfice au profit de l'hôpital de l'est de Montréal, spectacle conçu par le producteur Guy Latraverse et mis en scène par François Massicotte.La fondation hospitalière lancera sa campagne majeure de financement à l'occasion de ce spectacle d'humour présenté au Centre Molson le jeudi 27 septembre.Une brochette d'humoristes, depuis Sol jusqu'à Réal Béland, en passant par Jean-Marc Parent, Steve Diamond, Natalie Lecompte, Jean Lapointe, etc.traiteront de maladie, de santé et de malaises hospitaliers.Coûts : 25 $ à 200 $.Renseignements : (514) 252-3435.Commandité par les concessionnaires Subaru, ce spectacle jouit de l'appui de toutes les grandes institutions financières : les banques Royale, Nationale, CIBC, Laurentienne, de Montréal, les caisses Desjardins, et la Banque de développement du Canada, qui se sont toutes investies, avec George Sayegh, à titre de représentant du monde des affaires, dans la campagne majeure de financement en faveur de l'hôpital Maisonneuve- Rosemont.\u0001 \u0001 \u0001 Menée de main de maître par Josée Provost (directrice générale de la Société des loteries-vidéo du Québec), le tournoi de golf de la Fondation Jean Lapointe a enregistré des bénéfices de 63 000 $.\u0001 \u0001 \u0001 La communauté juive de Montréal compte amasser 1,2 million de dollars de plus que l'an dernier, à l'occasion de la campagne de financement annuelle « L'Appel juif unifié » de la Fédération CJA.L'objectif de la campagne de sollicitation a donc été fixé à 38,6 millions, ont précisé les coprésidents Annette Goldman, Rita Guindi et Steven Lach, ainsi que Sue Carol Isaacson, présidente de la campagne des femmes, et Armand Afilalo et Arlène Abitan, coprésidents de la campagne sépharade.Renseignements : (514) 345-2645, poste 3272.\u0001 \u0001 \u0001 Michel Dubé Portage, un organisme qui offre des services de traitement de la toxicomanie depuis près de 30 ans, peut compter sur l'appui d'Hydro-Québec, qui vient de remettre une contribution de 25 000 $ à la campagne de financement de Portage.C'est Michel Dubé, directeur de la région Montmorency à Hydro-Québec, qui a remis le don aux représentants de Portage : Colette Taylor, Yvan Caron et Marc Le- François (Via rail).\u0001 \u0001 \u0001 Nomination de quatre nouveaux membres au conseil d'administration de la Fondation Marie-Soleil-Tougas.Les nouveaux bénévoles qui ont accepté de participer à la gestion de cette fondation humanitaire sont : Hélène Bélanger (DTI-Infogames), Nicole Tardif (groupe TVA), Robert Marchand (voyages Fleur de lys/Carlson wagonlit), et Me Rodrigue Lévesque (De Grandpré Chaurette Lévesque).La mission de cette fondation est de soutenir les enfants et des jeunes en difficulté, en appuyant financièrement des projets d'aide pour contrer des situations de violence, d'abus, de toxicomanie etc.dont sont victimes des enfants.Renseignements : (514) 598-2947.\u0001 \u0001 \u0001 Éric Sara L'Ordre des comptables en management accrédités du Québec (CMA) est particulièrement fier de la réussite des candidats québécois à l'examen national d'admission CMA, les étudiants québécois ayant décroché les trois premières places au Canada.En tête des 2000 concurrents, Éric Sara, de l'Université du Québec à Montréal, qui a obtenu une note parfaite de 100 %.Il était suivi de Mélissa Désilets, également de l'UQAM, et Martin Lemaire, de l'Université de Sherbrooke.\u0001 \u0001 \u0001 Le centre d'action bénévole Émilie Gamelin (Joliette) aime à souligner les beaux gestes des jeunes de sa région (Lanaudière), dont le fait que l'équipe de hockey les Coyotes de Joliette-Crabtree, catégorie atome (10 et 11 ans), ait été consacrée « la plus disciplinée de la dernière saison dans les régions des Laurentides et de Lanaudière ».Les jeunes qui composent cette équipe nonviolente sont : Marie-Hélène Ayotte (capitaine), Marc-André Boucher, Maxime Grenier, Mikaël Grenier, Renaud Lafortune, Matthieu Landry-Malo, David Malenfant, Abdel Saou, Cam Cope, Yanick Dion-Morel, Félix Gagné-Frégeau, Christophe Morisset, Corey Shane-Parkinson.\u0001 \u0001 \u0001 Constant Bergeron L'Hippodrome de Montréal ayant accueilli près de 20 000 personnes à son événement médiéval du week-end dernier, le président et chef de l'exploitation de la SONACC (Société nationale du cheval de course), Constant Bergeron, a remis un chèque de 20 000 $ (don d'un dollar par spectateur) à Claude Meunier, porte-parole de l'organisme d'aide aux enfants démunis Terre des hommes.Cette journée familiale était sous la présidence d'honneur du ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.\u0001 \u0001 \u0001 Michel Cantin La Fondation de bienfaisance de la Banque CIBC, par l'entremise de Michel Cantin, vient de remettre un don de 5000 $ au président de la campagne « Prix du fondateur » de la Fondation canadienne du rein, Reginald Steers.Ces fonds sont recueillis pour mener la recherche sur les maladies rénales et financer les services offerts aux personnes atteintes d'une maladie du rein.\u0001 \u0001 \u0001 Cité libre, par le biais de son porte-parole Jacques Hébert, annonce la tenue d'une soirée antisécessionniste, pour marquer la nouvelle saison de ses soupers-conférence à la Maison du egg roll (3966, rue Notre-Dame Ouest) le 20 septembre, à compter de 17h30.Marc Lalonde, le professeur Stephen Scott, de l'Université Mc Gill, et Max Nemni, codirecteur de Cité libre, traiteront de la loi 99 votée par l'Assemblée nationale à la lumière de la loi fédérale sur « la clarté ».Renseignements : (514) 846-2253.\u0001 \u0001 \u0001 Hélène Quevillon Une infirmière québécoise, Hélène Quevillon, est la première infirmière canadienne à obtenir les sept qualifications en techniques de RCR (réanim a t i o n cardiorespiratoire) décernées par la Fondation des maladies du coeur.Mme Quevillon devient donc la première infirmière au Canada à pouvoir former des médecins dans toutes les techniques de réanimation cardiorespiratoire.Maîtreinstructeur en réanimation depuis 1978, Mme Quevillon était en 1999 la première infirmière québécoise avec le statut de directeur de cours en soins avancés en réanimation et maître instructeur en DEA (défibrillation externe automatisée) et vient de compléter les trois dernières épreuves d'instructeur en réanimation néonatale, en soins avancés pédiatriques et d'instructeur en soins avancés pédiatriques.\u0001 \u0001 \u0001 Derek Burney La compagnie CAE, dont les dirigeants sont engagés dans la campagne de financement de l'université ontarienne Mc Master, vient de remettre une 25 000 $ à cette maison d'enseignement, pour un nouveau programme de bourses.C'est Derek Burney, président et chef de la direction de CAE, qui a remis la contribution.\u0001 \u0001 \u0001 Le grand bal de la Fondation du Musée du Québec avait rapporté 121 375 $, auquel on pouvait ajouter 62 000 $, fruit d'une vente aux enchères de vins rares par la Société des alcools du Québec.\u0001 \u0001 \u0001 Invitation à soutenir la recherche pour trouver un remède au diabète juvénile, en participant à la campagne de vente d'espadrilles (en papier) au profit de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile.La campagne est menée par les pharmacies Pharmaprix où on peut se procurer les espadrilles de papier au coût d'un dollar.Depuis six ans, cette campagne a permis d'amasser plus de six millions de dollars pour la recherche médicale.Ils prêchent par l'exemple Les travailleurs de nos hôpitaux sont généralement les premiers à contribuer aux campagnes de leur fondation hospitalière.Ainsi en est-il pour le corps médical, les infirmières, les professionnels et employés généraux de l'hôpital Sainte-Justine qui ont contribué pour 264 775 $ à la plus récente campagne de sollicitation qui était bénévolement menée par Louise Forest-Lalande (personnel infirmier), Jean Turgeon (corps médical), Christiane Bastien (professionnels), Francyne L'Abbé (employés généraux) et Dominique Marton (président).200 000 $ pour les enfants Chenail fruits et légumes a remis les profits de sa soirée de bal (200 000 $) à Leucan (association pour les enfants atteints de cancer).Entourent ici l'un des artistes vedettes de cette soirée, Roch Voisine : devant d'abord, Céline Desjardins, Éric Parent, et leur fils, Jason.Derrière : Caroline Rivest, Lyse Lussier, Dr Albert Moghrabi, Jennifer-Lynn Girard, Francine Laplante (Chenail fruits et légumes), son fils François-Karl Viau, Dominic Viau (époux de Mme Laplante), Daniel Latulippe (président de Leucan), Ginette Charest et le petit François- Karl Viau.Dondes caisses populaires de Châteauguay Le centre hospitalier Anna-Laberge, de Châteauguay, peut compter sur les caisses populaires Desjardins du secteur des Riverains, qui viennent de remettre un chèque de 104 000 $ en guise de contribution à la campagne majeure menée par la Fondation Anna-Laberge.Participaient à la remise du don : Yves Benoît, directeur général sortant du CHAL ; Sylvie Dulude, présidente de l'Association des caisses populaires Desjardins du secteur des Riverains ; Daniel Bigras, vice-président régional pour la Rive-Sud de Montréal ; Jean Leblanc, président de la campagne ; et Benoît Mailhot, directeur général de la caisse populaire de Châteauguay.Aide à la faune aquatique Les bénévoles de l'ouest du Québec de l'organisme Environnemental Canards ont fièrement célébré le succès de leurs activités de financement, qui leur ont permis d'amasser 332 000 $, lors d'une réunion annuelle.Cet argent est déjà injecté dans la réalisation de projets d'aménagement des milieux humides.Renseignements : (www.ducks.ca). 7LP1201B0909 B12 dimanche 7LP1201B0909 ZALLCALL 67 01:04:16 09/09/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 9 SEPTEMBRE 2001 Pitpit, pipit, pipi À TIRE-D'AILE Àune certaine époque, du moins quand j'étais plus jeune, il n'y a pas si longtemps, l'expression « pitpit » était souvent utilisée pour désigner les oiseaux quand on s'adressait aux enfants.Si le terme se voulait avant tout une onomatopée amusante, ceux qui s'en servaient ignoraient la plupart du temps que le pitpit existe vraiment.Ne cherchez pas le mot dans votre guide d'identification.Mais le pitpit existe toujours dans le langage infantile et le terme figure au dictionnaire.Le Petit Robert, par exemple, souligne que le mot représente plus ou moins le cri de l'oiseau et qu'il en existe deux diminutifs : pipit et pipi.Quant aux scientifiques, ils se servent du mot pipit.Dans les vieux guides d'identification, vous retrouverez notre oiseau sous le nom de pipit sponcielle, mais on a découvert au cours des années 1980 que cette espèce européenne et son pendant nord-américain formaient deux espèces distinctes.Le pipit d'Amérique est relativement répandu au Québec.Mais plusieurs amateurs d'oiseaux n'ont guère eu l'occasion de l'observer.C'est que l'espèce niche dans la toundra du Nouveau-Québec, sur la Basse-Côte- Nord et sur certains sommets du parc des Chics-Chocs, en Gaspésie, des endroits peu accessibles.Notre « pitpit » est de passage dans le sud du Québec seulement au cours des périodes migratoires en avril et en mai, ou encore, en octobre.On peut alors le découvrir sur les rives des rivières et en milieux ouverts où la végétation est très basse, ou au printemps, en compagnie des alouettes, dans les champs labourés, un habitat qui rappelle sa toundra estivale.À cette occasion, l'oiseau se déplace souvent en petits groupes d'une dizaine d'individus, mais parfois une centaine d'oiseaux se réunissent pour voyager ensemble.Un oiseau familier J'ai eu la chance de faire connaissance avec le pipit à quelques reprises lors de voyages dans le Nouveau-Québec.Il y a deux semaines, ils étaient encore au rendezvous, près de la rivière Aux Feuilles, au nord-ouest de la baie d'Ungava, à égayer de leurs cris le silence de la toundra.De la taille d'un moineau domestique, mais beaucoup plus élancé, le pipit d'Amérique est un oiseau familier qui sait garder ses distances.Il sautille de roche en roche et si vous tentez de l'approcher, il s'envolera vers un autre caillou, comme pour maintenir toujours une distance précise avec son observateur.Au sol, il bouge sans cesse la queue de bas en haut et il court parfois sur de courtes distances.En vol, il lui arrive souvent de faire du surplace durant quelques secondes.Le pipit est un oiseau brunâtre, à la poitrine rayée et au bec fin.Un des traits les plus caractéristiques demeure les deux rectrices blanchâtres situées de part et d'autre de la queue.Mâles et femelles sont identiques et le couple construit son nid au début de juin dans une petite dépression creusée à la surface du sol où il déposera de cinq à six oeufs, nous dit l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec.La couvaison d'environ deux semaines est assurée par la femelle qui sera alors nourrie par le mâle, mais pas nécessairement au nid.Les petits resteront sous le chaud manteau de plumes de maman durant cinq jours après l'éclosion et ils quitteront le nid une quinzaine après leur naissance.Il faut se rappeler que le temps change rapidement dans ce coin de pays et que Schefferville, par exemple, a déjà connu une tempête de neige un 24 juin et que j'ai aussi vécu une brève chute de neige un 17 juillet.Le passereau se nourrit d'insectes trouvés à même le sol et de petits fruits.On compte une soixantaine d'espèces de pipits un peu partout dans le monde.Le pipit d'Amérique niche du nord de l'Alaska jusqu'à Terre-Neuve et l'ouest du Groenland, mais aussi dans une grande partie du nord de l'hémisphère boréal, notamment en Sibérie.Sur le continent nord-américain, il niche aussi en montagne dans l'Ouest, jusqu'au Nouveau-Mexique et sur certains sommets des Appalaches.Il passe l'hiver sur un vaste territoire, du centre des États-Unis jusqu'au Panama.Les oiseaux qui résident dans l'Ancien Monde hivernent dans le sud de l'Asie.Illustration extraite de Les oiseaux de l'est de l'Amérique du Nord, de Roger Tory Peterson, éditions Broquet, avec l'autorisation de l'éditeur Pipits d'Amérique selon leurs coloris saisonniers.Le principal trait caractéristique de l'oiseau réside dans les rectrices extérieures de la queue qui sont blanchâtres.LE CARNET D'OBSERVATION Photo ANDRÉ CYR, collaboration spéciale Souvent appelé bec-scie couronné, son ancienne dénomination, le harle couronné (ci-dessus) est une des espèces traitées dans le nouvel ouvrage Les Canards et les Oies du Québec, publié chez Broquet.À gauche, la paruline noir et blanc, une photo de l'auteure Suzanne Brûlotte.L'épinette au moineau LE MOINEAU domestique est reconnu pour s'adapter aux conditions de son habitat urbain, notamment en matière de nidification.Mais on ignore parfois qu'il sait aussi se débrouiller s'il ne trouve pas nécessairement l'endroit idéal pour élever sa petite famille.Chez moi, un couple a niché récemment dans la tête touffue d'une épinette du Colorado.À ma grande surprise d'ailleurs.Le nid considérable était très bien camouflé et c'est un fil de papier plastifié qui entoure les paquets de cigarettes qui a trahi la présence des oiseaux.(Curieusement, on retrouve souvent ce genre de fil dans les nids de moineaux.) J'avais bien remarqué que des moineaux s'énervaient particulièrement quand je jardinais près de cette épinette, mais sans trop prêter attention à leurs cris.Mais quand la marmaille a pris de l'âge, la tête de mon épinette semblait héberger un poulailler.Le retour des limicoles LES OISEAUX limicoles commencent à arriver dans le sud du Québec, indiquent Pierre Bannon, celui qui compile les observations inusitées pour la Société québécoise de protection des oiseaux.On me signale notamment plusieurs espèces à Pointe-du-Lac, et à Pointe-Yamachiche, sur la rive nord du lac Saint-Pierre.Parmi les espèces observées, notons quelques pluviers argentés, des oiseaux magnifiques, des petits chevaliers, des chevaliers semipalmés, des bécasseaux à échasses et des bécasseaux de Baird.Ces espèces nichent pour la plupart dans le Grand- Nord et entreprennent un long périple qui les mènera souvent jusqu'au sud de l'Amérique du Sud.Plusieurs de ces oiseaux de rivage (on les appelle limicoles, car ils se nourrissent dans la vase des rives de la mer ou des cours d'eau) sont actuellement concentrés au lac Saint-Pierre parce que la faible marée de l'endroit permet de maintenir une partie des berges humides, laissant du même coup la chance d'y dénicher les insectes et autres bestioles qui figurent à leur menu quotidien.Plus à l'ouest, notamment dans la région de Montréal, les berges du Saint-Laurent sont entièrement sèches à l'heure actuelle et présentent peu d'intérêt pour ces oiseaux.Parulines et canards en vedette LA MAISON Broquet vient de publier trois ouvrages sur les oiseaux, des volumes qui se consacrent à un groupe particulier d'espèces.Il s'agit de Les Parulines du Québec, Les Canards et les Oies du Québec et Les Oiseaux familiers du Québec, trois volumes sympathiques et bien faits qui traitent chacun d'une trentaine d'espèces.L'ouvrage sur les parulines est le premier du genre chez nous et il nous en présente 34 espèces.Chaque présentation nous indique les traits distinctifs de l'oiseau et la plupart des données biologiques de base comme la période et le mode de nidification, l'alimentation, la migration, etc.De format pratique, ils seront probablement fort appréciés de plusieurs amateurs qui en sont à leurs premières armes dans le domaine.Signés par Suzanne Brûlotte, auteure qui compte 11 publications en ornithologie, les trois volumes sont illustrés de nombreuses photos couleur réalisées par plusieurs photographes réputés.Malheureusement, même si certains de ces clichés représentent en soi un exploit, c'est notamment le cas de plusieurs photos de parulines, le fait d'en présenter plusieurs dans un format exagérément agrandi a souvent affecté la netteté de l'image.Chaque volume a 144 pages et se vend 14,95 $.Grande aigrette et sterne caspienne en augmentation TOUTES DEUX considérées comme une rareté il y a 15 ou 20 ans, la grande aigrette et la sterne caspienne sont en augmentation au Québec, notamment dans la grande région métropolitaine.Dimanche dernier, par exemple, à Saint- Timothée, près de Beauharnois, un groupe réunissant pas moins de 75 grandes aigrettes a été observé, rapporte Pierre Bannon de la Société québécoise de protection des oiseaux.Depuis quelques années, ce grand échassier au plumage entièrement blanc, aux pattes noires et au bec jaune, niche au lac Saint-François et à l'île aux Hérons, dans les rapides de Lachine.Cette année, on a réalisé pour la première fois qu'il s'était installé dans la colonie de grands hérons de la Grande Île, dans les îles de Berthier.L'oiseau, qui atteint environ un mètre de hauteur, est souvent signalé le long du fleuve dans la région de Montréal.Il y a 20 ans, cette aigrette était si rare par ici que les amateurs se déplaçaient en bon nombre pour observer tout spécimen qui daignait se montrer.La situation de la sterne caspienne est similaire.Corps grisâtre, bec rouge, gorge blanche, calotte noire, du moins chez les adultes, cette sterne spectaculaire est plus grosse qu'un goéland à bec cerclé et atteint presque la taille du goéland argenté.Il s'agit d'un oiseau qui fréquente surtout les eaux intérieures même si la seule colonie connue au Québec est située dans une île de la Basse- Côte-Nord.Le long du Saint-Laurent, près de Montréal, des groupes de 10 à 15 individus sont signalés de plus en plus souvent, notamment à Longueuil, dans les îles de Boucherville et à Maple Grove, près de Beauharnois.Aucun cas de nidification n'a été découvert à ce jour dans l'ouest du Québec, mais tout laisse croire que cela ne devrait pas tarder si ce n'est déjà fait.L'oiseau niche déjà dans les îles du lac Ontario."]
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