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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-09-27, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0102A0927 A1 JEUDI 4LP0102A0927 ZALLCALL 67 10:07:06 09/27/01 B MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ CHARLES CÔTÉ e t JOËL-DENIS BELLAVANCE Avec l'annonce de milliers de licenciements chez Air Canada et Bombardier, l'économie montréalaise a été frappée de plein fouet hier par l'atterrissage en catastrophe de l'industrie aérienne nord-américaine, deux semaines après les attentats terroristes aux États-Unis.« Il y a une certitude: il y avait déjà un ralentissement marqué et les événements du 11 septembre ont entraîné une aggravation », a expliqué hier Robert Brown, président et chef de la direction de Bombardier, avant d'annoncer le licenciement de 3800 personnes, dont 2000 à Montréal.Au même moment, Robert Milton, président et chef de la direction d'Air Canada, annonçait à Toronto 5000 licenciements supplémentaires, après les 4000 annoncés le mois dernier.On ignorait cependant hier la répartition géographique de ces dernières mesures.Les deux sociétés pourraient annoncer d'autres licenciements au cours des prochains mois.Pour M.Milton, cette éventualité est « sans équivoque », tandis que pour M.Brown, elle dépend en grande partie d'une reprise du secteur aérien au cours des fêtes de fin d'année.Aux États-Unis, Delta, la troisième compagnie aérienne, a également annoncé la suppression de 13 000 emplois d'ici la fin de l'année.Delta est le dernier grand transporteur à réduire le nombre de ses salariés depuis les attentats du 11 septembre.Les annonces d'hier font suite à la cascade de mauvaises nouvelles qui frappent l'économie montréalaise depuis quelques jours: fermeture de l'usine de General Motors à Boisbriand, compressions chez Air Transat et Pratt & Whitney, etc.Elles font aussi écho aux annonces de licenciements massifs touchant au total 160 000 personnes dans l'aéronautique et le transport aérien, aux États-Unis et ailleurs.Voir TEMPÊTE en A2 Le Québec entre à sontour enrécession Les finances du gouvernement déjà malmenées DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Bien avant l'attentat du 11 septembre, l'accumulation des mauvaises nouvelles économiques avait déjà commencé à percer les coffres du gouvernement Landry.Forcé de refaire ses devoirs quant aux prévisions de croissance, Québec envisage maintenant d'être, au moins, 600 millions en deçà de ses prévisions de revenus.Il y a deux semaines, faisant le tableau de la situation économique au 30 juin, Pauline Marois s'était contentée de ramener de 2,7 à 2,5 % ses prévisions de croissance du PIB pour l'année 2001.Or, a appris La Presse hier, le gouvernement sait déjà depuis un bon moment qu'il lui faudra considérablement baisser la barre, à mesure que rentrent les données du troisième trimestre, soit du 1er juillet au 30 septembre, qu'on rendra publiques en novembre.On table désormais sur 1,5 % de croissance pour 2001, au lieu des 2,7 % prévus au budget.Cette révision des revenus se traduit par un trou d'au moins 600 millions dans les recettes pour 2001.Et dans le secteur privé, on juge encore bien optimiste le gouvernement Landry.Voir QUÉBEC en A2 Ottawa tente d'éviter le pire aux postes-frontières JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le gouvernement Chrétien s'engage dans une vaste campagne de lobbying pour convaincre les autorités américaines de ne pas imposer des mesures de sécurité qui auraient pour effet de réduire considérablement la libre circulation des biens et des personnes à la frontière canado-américaine.Ministres et députés du gouvernement libéral sont mis à contribution dans le cadre de cette campagne visant à persuader les États- Unis que le Canada fait ses devoirs en matière de lutte contre le terrorisme, selon des informations obtenues hier par La Presse.Le gouvernement Chrétien craint que des mesures trop sévères qui ralentiraient les échanges commerciaux avec les États-Unis ne précipitent le pays dans une profonde crise économique au moment même où les entreprises canadiennes multiplient les mises à pied à la suite des attentats meurtriers de New York et Washington.« J'en fais une véritable obsession », a lancé hier un ministre important du cabinet Chrétien à La Presse.Le Canada exporte près de 85 % de ses produits vers les États-Unis et le gouvernement Chrétien veut tout faire afin d'éviter que les nouvelles mesures de sécurité, que doit annoncer le président George W.Bush dès aujourd'hui, ralentissent les échanges commerciaux.Voir OTTAWA en A10 Arts et spectacles C1-C8 - télévision C4 Bandes dessinées D16 Bridge E6 Décès E7 Éditorial A16 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton D16 Forum A17 Horoscope E6 La Presse Affaires D1-D15 Loteries A2, A14 Monde A12-A15 Mots croisés D16, S10 Mot mystère D16 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D4 Politique A8-A10 Quoi faire B6 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 16 > minimum 7 Ne tirez pas sur le messager Un spécialiste de l'industrie de la pub à qui je parlais plus tôt cette semaine me disait que les journalistes ont la fâcheuse tendance de noircir le portrait.À ses yeux, le pessimisme que les médias insufflent maintenant aux consommateurs aurait un effet plus dévastateur sur l'économie que les attentats du 11 septembre sur le Pentagone et le World Trade Center.Ce commentaire m'est revenu à l'esprit en arrivant au bureau hier matin, quand j'ai pris connaissance des activités à l'ordre du jour.En matinée, il y avait un gros conflit d'horaire.J'avais le choix entre: a ) me rendre à l'hôtel Reine-Élizabeth pour entendre le président de Bombardier, Robert Brown, expliquer pourquoi le fabricant montréalais mettra à pied 3800 employés, le dixième de son effectif en aéronautique; b ) écouter au téléphone le président d'Air Canada, Robert Milton, expliquer pourquoi le transporteur devra retrancher 5000 postes de plus que les 7500 emplois supprimés ces derniers mois.En deux semaines, cinq des plus grands employeurs de la région de Montréal \u2014 Air Canada, Bombardier, General Motors, Transat A.T., Pratt & Whitney \u2014 auront ainsi annoncé la suppression immédiate ou à venir de plus de 12 000 emplois.C'est sans parler de l'onde de choc qui se fera sentir chez tous leurs fournisseurs.Bien sûr, ces licenciements ne surviennent pas uniquement dans la métropole et ses environs.Par exemple, près de 1800 des 3800 postes supprimés hier par Bombardier se trouvent à Downsview, en banlieue de Toronto, à Wichita, au Kansas, ou encore à Belfast, en Irlande du Nord.Mais comme le matériel de transport est le deuxième employeur manufacturier de la métropole après le vêtement, selon l'économiste Maxime Trottier, de la Ville de Montréal, il est plutôt illusoire de penser que notre belle cité va échapper à la tourmente.Quoi que les journalistes écrivent.Voir MESSAGER en A2 1 17e ANNÉE > NO 3 34 > 7 6 PA G E S > 6 C A H IE R S La tempête aérienne déferle > Air Canada supprime 5000 emplois > Bombardier licencie 3800 salariés > Delta réduit son effectif de 15 % > Autres informations, des réactions et des analyses dans le cahier La Presse Affaires, pages D1 à D5 Pour renseignements, appelez ( 5 1 4 ) 3 3 6 - 4 4 4 4 Sans frais 1 877 667-2020 Examen de la vue Verres de contact Grand choix de montures exclusives Lunettes complètes monture + verres (simple vision) = 79 $ monture + verres (double vision) =129 $ monture + verres (progressifs) =189 $ www.greiche-scaff.com Achetez maintenant et payez en 1 12 versements égaux sans intérêts Pour la sélection voir en succursale.Traitement en sus.Ne peut être jumelée à aucune autre promotion.Détails en magasin.Offre spéciale 4LP0201A0927 A2 JEUDI 4LP0201A0927 ZALLCALL 67 10:10:19 09/27/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE Des professionnelles aufoyer Femmes professionnelles, elles ont décidé de mettre leur carrière entre parenthèses pour élever leurs rejetons.Leurs proches sont parfois déçus de leur décision, les ex-collègues de travail étonnés, la société méfiante.Comment vivent-elles le retour au foyer ?Un dossier de Marie-France Léger dans le cahier Actuel, demain.A lire demain dans le cahier ACTUEL 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Clavardez avec Daniel Boucher à 15 h 30 cyberpresse.ca/clavardage > Les recettes de Ricardo Larrivée cyberpresse.ca/recettes > Retrouvez nos caricatures cyberpresse.ca/caricatures 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Oxygène Un voyage dans le temps, demain dans le cahier Sports > Chronique Tous les vendredis en page A5 > Billet Un regard neuf sur la culture et la société, le samedi dans le cahier Arts et Spectacles LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 6-8-9 > À quatre chiffres : 1-7-6-7 LOTO 6/49 > 2-6-12-17-39-47 Compl.: 8 > Extra : 2-1-9-9-2-2 SUITES DE LA UNE TEMPÊTE Suite de la page A1 Hier, l'Association internationale du transport aérien ( IATA ), qui regroupe 275 sociétés aériennes, a prédit des pertes d'au moins sept milliards US pour le secteur en 2001 et un recul de 5 % pour l'ensemble de l'année, seulement le deuxième recul depuis plus de 50 ans pour cette industrie, qui a réclamé hier par la voix de l'IATA l'aide des gouvernements.À Ottawa, le ministre des Transports, David Collenette, a déclaré qu'il rencontrerait aujourd'hui les syndicats des employés mis à pied chez Air Canada et Air Transat.Le ministre a dit examiner plusieurs options, y compris celle d'une aide financière, ajoutant vouloir traiter toutes les compagnies aériennes équitablement.« Toute l'attention est sur Air Canada à l'heure actuelle parce qu'il s'agit de la compagnie la plus importante.Mais les autres compagnies éprouvent aussi des problèmes », a déclaré le ministre à l'issue de la période de questions.S'il n'a pu dire quand le gouvernement annoncera ses couleurs dans ce dossier, il a toutefois indiqué qu'il tiendra compte du fait qu'Air Canada éprouvait déjà des problèmes avant les attentats.« Nous voulons nous assurer que les contribuables, s'ils sont appelés à venir en aide aux compagnies aériennes, sont convaincus qu'une telle aide est justifiée », a-t-il ajouté.Air Canada a réclamé une aide de quatre milliards de dollars US, estimant la somme comparable à ce que les compagnies aériennes des États-Unis ont reçu de l'administration Bush la semaine dernière.Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, a refusé hier de parler de « récession » au sujet de la crise qui frappe actuellement certains secteurs de l'économie, mais il n'a pas caché que les impacts économiques des attentats du 11 septembre s'annonçaient « assez négatifs ».Parmi les transporteurs les plus affectés par la crise, on retrouve United Airlines et American Airlines, les deux sociétés dont les avions ont été détournés pour servir de bombes volantes dans les attentats du 11 septembre dernier.Figurent aussi certains des principaux clients de Bombardier en Amérique du Nord: United, Northwest, Delta ( Comair ) et Air Canada.Dans l'immédiat, aucun client de Bombardier n'a annulé de commande de CRJ, les populaires jets régionaux de l'avionneur montréalais, mais certains ont des problèmes financiers et demandent le report de livraisons.Cependant, après avoir parlé à tous ses clients, M.Brown prévoit que la demande pour les avions cessera de croître « au moins pour un certain temps ».Il doit donc licencier les employés qui avaient été engagés en prévision de la croissance.La plupart des employés seront avisés cette semaine, mais recevront un avis de 12 semaines avant la fin de leur emploi.Hier, Luc Desnoyers, directeur des Travailleurs canadiens de l'automobile ( TCA ), un syndicat qui représente plus de 7000 employés de Bombardier, se faisait rassurant.« Je le vois comme quelque chose à court terme, dit-il.L'industrie est frappée de plein fouet, mais c'est conjoncturel.Les commandes sont reportées, pas annulées.C'est pas comme GM à Boisbriand.» Les TCA représentent les 650 employés de l'avionneur de Havilland, une filiale de Bombardier en Ontario qui fabrique des avions régionaux à hélice, dont le licenciement a été annoncé hier.Ailleurs dans le monde, Bombardier licencie 635 personnes aux États-Unis, surtout à Wichita où sont fabriqués des avions d'affaires, et 480 personnes à l'usine Shorts, en Irlande du Nord, qui fabrique des pièces d'avions.Avec Martin Pelchat, Martin Vallières et l'Associated Press.MESSAGER Suite de la page A1 D'autant qu'un autre moteur de l'économie montréalaise, le matériel de télécommunications, au quatrième rang des employeurs manufacturiers, tire le diable par la queue depuis un an; les attentats ont-ils effacé le souvenir de Nortel, qui a déjà licencié le tiers de ses employés?Alors de grâce, ne tirez pas sur le messager.\u0001 \u0001 \u0001 Il faut donner cela à Bob Brown.Contrairement à la direction du groupe Transat, qui a tenté cette semaine de faire porter l'odieux de ses coupes d'emplois sur le dos des méchants terroristes \u2014 comme si ses affaires se portaient à merveille avant le 11 septembre! \u2014, le grand patron de Bombardier a reconnu en conférence de presse hier que plusieurs des problèmes de l'entreprise dataient bien avant le 11 septembre.Le meilleur exemple, c'est Bombardier Capital.Cette division plus petite et méconnue de Bombardier s'occupe de financements de toutes sortes.Elle est née il y a 25 ans du besoin des concessionnaires de motoneiges de financer l'achat de leurs inventaires en début de saison.Mais au fil des ans, la division a étendu ses activités, s'aventurant jusque dans le financement hypothécaire de maisons usinées et dans le financement à la consommation, où elle a perdu beaucoup d'argent ces dernières années.« On s'est rendu compte que ce n'était pas si facile que cela, a raconté hier Robert Brown, fin seul devant un barrage de caméras.Nous allons revenir aux secteurs où nous sommes compétents, comme le financement d'avions et d'inventaires de produits récréatifs.Les événements récents ont accéléré notre décision.» Ce recentrage n'en sera pas moins coûteux, puisque l'entreprise radiera 663 millions ( ou 394 millions après impôt, soit 40 % des profits nets engrangés au cours de la dernière année financière ).Les turbopropulsés, ces avions à hélices fabriqués en banlieue de Toronto, avaient aussi du plomb dans l'aile avant que des terroristes ne pulvérisent les deux tours de 110 étages qui dominaient l'horizon de New York.Ces avions qui consomment moins d'essence et coûtent moins cher à exploiter sur des distances plus courtes ont perdu la faveur des voyageurs aux oreilles sensibles, qui préfèrent le silence, le confort et la rapidité des jets.Bombardier avait déjà réduit la production de ces appareils; elle la comprimera davantage.Ainsi, Bombardier ne fabriquera plus que 24 turbopropulsés de 70 sièges par année, deux par mois! Cet appareil, baptisé Q400, est pourtant neuf, ayant été certifié en 1999.Bombardier avait lancé son développement en 1995, une décision controversée, puisque les spécialistes de l'industrie jugeaient que la société montréalaise aurait mieux fait de commencer par développer un jet de 70 sièges.Reconnaissant son erreur après l'avoir niée pendant des années, Bombardier a radié hier 264 millions reliés aux frais de développement du Q400.Ces mea-culpa, qui en tout autre temps auraient fait la manchette, sont presque passés inaperçus hier, noyés dans le flot de mauvaises nouvelles.Les investisseurs n'auront retenu que les profits, qui devaient croître de 30 à 40 % cette année et de 20 à 30 % l'année suivante, n'augmenteront plus que de 15 % au cours des deux prochaines années.Les employés n'auront retenu que la maind'oeuvre de Bombardier pourrait être encore amputée de 2700 postes si l'industrie du transport aérien ne se remet pas lors des congés de l'Action de grâce et de Noël.« Je n'envisage aucune reprise de l'industrie avant le deuxième trimestre de l'année prochaine », a déclaré Bob Brown.Le président de Bombardier s'est néanmoins voulu rassurant, lui qui était entouré hier par au moins six gardes de sécurité.« Tôt ou tard, la vie reprendra son cours », a assuré Robert Brown.Mais d'ici là, attachez vos ceintures.Datejust en acier et or 18 carats 2020 rue de la Montagne, juste au nord de Maisonneuve 845-4651 Depuis 1978 QUÉBEC Suite de la page A1 Chaque point de pourcentage dans la croissance qui n'est pas au rendez- vous représente un manque à gagner d'environ 400 millions.Et encore, cette photo de l'année 2001 au 30 septembre, qu'on est en train de développer au ministère des Finances, n'intègre pas tout.La flopée de mises à pied annoncées depuis une semaine dans l'aéronautique et le transport aérien n'ont pas encore eu d'impact, pas plus que les 1400 mises à pied de GM pour 2002.Il y a un « décalage » entre l'annonce d'une mauvaise nouvelle et son effet dans les coffres du gouvernement, a rappelé hier Mme Marois hier.Les transferts fédéraux viennent toujours éponger une partie de ces mauvaises nouvelles, mais on indique du même souffle que les dépenses gouvernementales sont plus élevées que prévues.Cette dernière nouvelle est bien moins alarmante qu'une baisse de recettes, car Québec peut toujours donner un tour de vis rapide sur ses dépenses, alors qu'augmenter les recettes est une manoeuvre de plus longue haleine.À son entrée à la réunion du Conseil des ministres hier, Mme Marois s'est mis les pieds dans les plats.Voulant se faire rassurante en dépit de la pile de mauvaises nouvelles, elle a laissé tomber que le Québec était déjà frappé par une récession.« Techniquement on est dans une forme de récession », a-telle dit.Quelques heures plus tard, voyant l'impact de son admission, elle a voulu se faire plus rassurante, la récession dont elle parlait était « sectorielle », limitée au secteur manufacturier.En fait, on apprendra aujourd'hui qu'à la fin juin, le Québec était déjà à un cheveu d'une récession « technique ».Les chiffres du Bureau de la statistique du Québec montraient une croissance négative de 0,6 % pour les trois premiers mois de 2001.Les trois suivants sont tout juste positifs à 0,1 % de croissance, a-t-on appris.Le BSQ raffine les données de Statistique Canada.Il tient compte, par exemple, des biens qui ne font que transiter par le port de Montréal, sans être produits au Québec.Chez les spécialistes du gouvernement, on explique que le premier trimestre de 2001 aurait été positif, n'eût été d'une croissance phénoménale de plus de 5 % à la fin de 2000.« C'est évident que si les géants qui sont à côté de nous sont en récession, on va aussi y arriver », a dit la ministre des Finances.Le ministre de l'Industrie, Gilles Baril, a été pris de court quand on lui a demandé si le Québec était ou non en récession, « techniquement » en récession: il s'est contenté d'évoquer la kyrielle de mauvaises nouvelles économiques.Comme Bernard Landry au Lac- Saint-Jean, Mme Marois a soutenu que le gouvernement comptait « mettre le pied sur l'accélérateur », pour stimuler l'emploi.« On va annoncer une série de projets pour soutenir notre économie », a-t-elle dit.Devant les mauvaises nouvelles qui s'accumulent, la critique libérale aux Finances, Monique Jérôme- Forget, a réclamé que le gouvernement Landry « rende publique une mise à jour crédible » des finances publiques.Avec sa prévision de 2,5 % de croissance, « Mme Marois manque clairement de crédibilité ».Il est inqualifiable que Mme Marois admette maintenant que le Québec est en récession, après avoir soutenu il y a deux semaines que le ralentissement économique nous avait à peine atteints, estime Mme Jérôme- Forget.Haïti Précision Dans un article paru dans notre numéro du 19 septembre, intitulé Campagne internationale contre l'impunité en Haïti, une citation fait dire à Mme Nadine Dominique, de la Fondation Eko Vwa Jean Dominique, qu'en Haïti, « les voleurs et les assassins ( issus des classes favorisées ) se promènent encore librement dans les rues ».La partie « ( issus des classes favorisées ) » a été erronément attribuée à Mme Dominique alors qu'elle ne l'a jamais exprimée.Nos excuses. 4LP0301A0927 Jeudi A3 4LP0301A0927 ZALLCALL 67 10:11:15 09/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 A3 ACTUALITÉS Le tourisme en difficulté au Québec Dans les Laurentides, les pertes pour septembre et octobre atteindraient 10 millions ALEXANDRE S I R O I S ET S I L V I A GALIPEAU D'un bout à l'autre du Québec, l'industrie du tourisme est fortement secouée par les attentats qui ont eu lieu à New York et à Washington le 11 septembre.En l'espace de deux semaines, uniquement du côté des établissements hôteliers, on signale déjà des pertes de plusieurs millions de dollars.« C'est clair que l'industrie du tourisme subit le contrecoup des attentats.Il y a eu un effet certain à court terme », a déclaré Johanne Pelletier, la porte-parole du ministre québécois délégué au Tourisme, au Loisir et au Sport, Richard Legendre.« Il y a eu un repli sur le plan du tourisme international.(.) Le contrecoup se fait surtout sentir dans les régions qui accueillent davantage de touristes internationaux comme Québec, Montréal et les Laurentides », a précisé Mme Pelletier, qui ne peut cependant pas chiffrer, pour l'instant, les pertes pour l'ensemble du Québec.Dans la région des Laurentides, on a déjà estimé les pertes encourues, et les chiffres sont inquiétants.Près de 15 000 nuitées ont été annulées dans les hôtels, et les pertes sont évaluées à 10 millions pour les mois de septembre et octobre seulement.Quelque 50 000 personnes auraient annulé leur séjour dans la région cet automne.« Là, on ne peut plus annuler beaucoup plus, a commenté Diane Leblond, directrice adjointe de l'Association touristique des Laurentides.Pour notre économie en général, c'est grave.» À titre d'exemple, l'hôtel l'Estérel, non loin de Sainte-Marguerite, a reçu 4000 annulations, ce qui équivaut à des pertes de 700 000 $.« Fournissez-vous les mouchoirs ?» a lancé d'emblée Gérald Lafontaine, vice-président de l'hôtel.Au moment de l'entrevue, sur 124 chambres, une centaine étaient encore libres.Sa clientèle japonaise, habituellement fidèle, lui a fait faux bond cette année.« Ils ont peur de mettre un pied dans un avion », a-t-il expliqué.Pour faire face à la situation, il a été obligé d'inciter ses employés à prendre quelques jours de vacances, chose impensable d'ordinaire à l'automne.Même son de cloche à l'hôtel du Lac Carling et à l'hôtel du Mont- Gabriel, où la clientèle japonaise a annulé ses réservations dans 80 % des cas.À Tremblant, pour le mois de septembre seulement, 4000 nuitées ont été annulées.Pour la saison, on s'attend à 6000 annulations, pour des pertes pouvant aller jusqu'à 2,5 millions de dollars.« Ce n'est pas une bonne nouvelle.C'est une clientèle que l'on ne pourra pas rattraper », a affirmé André-Jean Lauzon, directeur du marketing et des communications de l'Association de villégiature Tremblant.L'onde de choc n'épargne évidemment pas la région de Québec.« L'impact est dramatique parce qu'on va enregistrer une perte de 20 à 25 % du côté de l'achalandage, et par conséquent des revenus, par rapport à ce que les entreprises prévoyaient », a dit le directeur de l'Office du tourisme et des congrès de la région de Québec, Pierre Labrie.Les retombées du tourisme atteignent annuellement un milliard de dollars dans la région de Québec, dont 180 à 200 millions au cours des quatre derniers mois de l'année.Si les touristes ne se remettent pas à affluer, Québec devra donc essuyer des pertes de plusieurs dizaines de millions.Jusqu'ici, la région aurait déjà perdu « 20 000 nuitées, au minimum », a précisé M.Labrie.Montréal éprouve aussi des difficultés.Les données sont cependant plus difficiles à obtenir du côté de la métropole.« Les hôteliers nous disent verbalement qu'il y a des baisses, mais ne veulent pas nous faire part de leur taux d'occupation hebdomadaire ou journalier », a indiqué le porte-parole de Tourisme- Montréal, Pierre Bellerose.Une chose est certaine, c'est qu'un important congrès qui devait avoir lieu à Montréal du 22 au 24 septembre a été annulé, soit celui des architectes paysagistes américains, a confirmé Jocelyn-Ann Campbell, porte-parole du Palais des congrès.« Seulement ce congrès- là, c'est deux millions de dollars », a dit M.Bellerose.« La situation est mauvaise.On ne peut pas dire qu'elle est catastrophique, mais on ne peut pas dire qu'elle est bonne.Elle est mauvaise », a affirmé M.Bellerose, qui rappelait récemment, dans un communiqué, que le tourisme est le premier secteur à être touché directement à la suite des attentats.En revanche, il est très difficile d'évaluer ce qui arrivera à long terme, selon M.Bellerose.Il faudra voir si l'incertitude économique persiste, si le rapport psychologique des Américains aux avions revient à la normale rapidement, et de quelle façon les États-Unis répliqueront aux attentats terroristes.« Si c'est une riposte militaire musclée, on pourrait se retrouver comme lors de l'épisode de la guerre du Golfe, prévient le porteparole de Tourisme-Montréal.Il y avait eu une baisse de fréquentation des aéroports de Montréal de 30 % pendant toute la guerre, qui a duré plusieurs mois.» Les stations de ski courtisent une clientèle qui peut se rendre au Québec en auto.La voiture à la rescousse du ski au Québec LAURIER CLOUTIER LES PISTES DE SKI du Québec devraient profiter d'un plus grand nombre accru de skieurs de la Nouvelle- Angleterre et de l'Ontario cet hiver, à la suite des attentats terroristes.Tremblant réoriente sa stratégie marketing à leur intention, déclare le président, Michel Aubin.Le gouvernement invite de son côté les Québécois à profiter des couleurs de l'automne, souligne le ministre aux Sports et aux Loisirs, Richard Legendre.La catastrophe américaine frappe de plein fouet l'industrie aérienne et, par ricochet, incite les skieurs de New York, Washington et Toronto à choisir les stations de ski accessibles en auto plutôt que de prendre l'avion pour dévaler les pentes du Colorado ou de l'Utah.Cette situation devrait favoriser le Québec.«Le drame américain peut se transformer en opportunité», croit Claude Péloquin, directeur général de l'Association des stations de ski du Québec (ASSQ).Mais tous les centres de ski ne partagent pas le même enthousiasme.Des clubs de ski des États-Unis donnent par ailleurs déjà des signes de leur intention d'annuler leur voyage d'hiver au mont Sainte- Anne, déclare le directeur des ventes, Yves Juneau.Ils vont skier plus près de chez eux.Au lendemain de la guerre du Golfe, en 1991, le mont Sainte- Anne avait pratiquement perdu toute sa clientèle américaine.Les États-Unis lui apportent maintenant 18 % de son achalandage, mais la station craint de perdre 5 % de sa clientèle totale cette année.Le propriétaire de Sainte-Anne, Resorts of the Canadian Rockies, a déjà connu une très mauvaise année en 2000 à cause du faible enneigement à ses autres stations, dans l'Ouest canadien.Mont Saint-Sauveur compte de 10 % à 15 % de touristes dans sa clientèle, mais il est encore trop tôt pour les réservations de ski, indique le nouveau président, Louis Dufour.L'incertitude peut s'atténuer d'ici le début de la saison de ski au mont Sainte-Anne, croit pour sa part Yves Juneau.La semaine du 11 septembre a été « mauvaise », reconnaît le président du conseil et chef de la direction d'Intrawest, Joe S.Houssian, propriétaire de Tremblant.Les réservations ont toutefois repris la semaine dernière, même si la saison de ski ne commence vraiment qu'en octobre.La clientèle venant par avion est en baisse, mais celle utilisant l'auto augmente.Pour le moment, dans les Laurentides, Tremblant craint l'annulation de jusqu'à 80 % des 3000 nuités réservées pour le Festival des couleurs, selon le président, Michel Aubin.Tremblant rate ainsi son objectif de septembre de 17 %, ce qui représente une perte annuelle de 2 %, indique la porte-parole, Carole Lewis.Par contre, l'achalandage de Noël et de la fête de Washington, à la mi-février, n'est pas du tout touché.Au contraire, les grossistes ont une avance de 10 % dans les réservations, dit-elle.Le mont Saint-Anne voit également beaucoup moins de clients américains ces jours-ci.Yves Juneau souligne trois annulations de groupes des États-Unis, pour un total de 350 personnes.Le taux d'occupation des bateaux de croisière qui accostent à Québec chute au même moment de 80 % à 40 %.Cela se traduit par trois fois moins d'autocars à Sainte-Anne : un seul véhicule par jour, souvent à moitié vide, plutôt que trois par jour.Photo PIERRE McCANN, La Presse © La saison des couleurs à Mont-Tremblant, dans les Laurentides, n'attirera cette année qu'une fraction des touristes qui devaient séjourner au pied de la montagne.2974358A 4LP0401A0927 A4 jeudi 4LP0401A0927 ZALLCALL 67 10:11:37 09/27/01 B A4 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 Washington met de nouveau en cause la sécurité à la frontière canadienne L'ambassadeur des États-Unis plaide à son tour pour un renforcement des mesures de contrôle G I L L E S TOUPIN L'ambassadeur des États-Unis à Ottawa, Paul Cellucci, est d'avis que le Canada devra faire beaucoup mieux que maintenant en ce qui concerne ses politiques d'accueil des immigrants et des demandeurs d'asile.Lors d'une rencontre à La Presse, hier, le nouvel envoyé de Washington à Ottawa et ancien gouverneur du Massachusetts a en quelque sorte approuvé les paroles de son ministre de la Justice, John Ashcroft, qui la veille avait averti le comité de la justice du Sénat américain que le temps était venu de renforcer les mesures de sécurité à la frontière canadienne.En bon diplomate soucieux de ne pas prendre à rebrousse-poil les autorités canadiennes, M.Cellucci a cependant affirmé qu'il était nécessaire que « les deux pays » prennent des mesures supplémentaires pour empêcher que des terroristes s'infiltrent aux États-Unis en passant par le Canada.« À la lumière de ce qui vient d'arriver, a-til déclaré, les deux pays devront faire un meilleur travail.Certains ont montré du doigt le Canada en disant que les terroristes étaient venus du Canada.À ce jour, il n'y a pas de preuve de cela.Mais même si c'était le cas, aurions-nous le droit de prendre à partie le Canada alors que beaucoup de ces terroristes sont entrés directement aux États-Unis pour devenir des pilotes ?Ce que je veux dire, c'est que les deux pays doivent faire mieux pour protéger le périmètre nordaméricain.Nous devons investir plus d'argent dans la collecte des renseignements.» En attendant la mise au point du fameux périmètre nord-américain, M.Cellucci estime, à l'instar de John Ashcroft, qu'il est impérieux de ne pas créer d'embouteillage à la frontière.« Je pense, ajoute-t-il, que c'est une bonne idée de poster à court terme plus de gens à la frontière.À long terme, ce n'est pas la bonne solution.Je pense que ce que M.Ashcroft voulait dire, c'est qu'il y a une différence incroyable entre le nombre de gens que nous avons à la frontière américaine et le nombre de gens postés à la frontière canadienne.Ça démontre combien est ouverte la frontière canadienne.En faisant part de son mécontentement mardi devant le comité sénatorial de la justice face à la situation à la frontière canadienne, John Ashcroft a en effet insisté sur le fait que les carences de la sécurité à la frontière canado-américaine permettaient le passage des terroristes.« Nous avons tenu pour acquise la frontière du nord, a-t-il dit, avec l'excellent ami qu'est le Canada », ajoutant que plus de 9000 hommes surveillaient la frontière américano- mexicaine alors que seulement 500 patrouillaient la frontière avec le Canada.« À long terme, a cependant estimé hier Paul Cellucci, la solution ne réside pas dans le nombre de patrouilleurs et d'agents que l'on déploiera à la frontière, mais bien dans l'amélioration de la technologie.Notre ministre de la Justice a raison à court terme, mais je ne pense pas que ce soit la solution à long terme.« Ce que j'ai proposé, a enchaîné l'ambassadeur, c'est d'accroître la technologie à la frontière pour accélérer les passages.On peut faire cela si on met plus d'insistance à renforcer la sécurité du périmètre nord-américain, c'est-à-dire les ports et les aéroports.» Paul Cellucci est un ardent défenseur de cette idée d'un vaste périmètre de sécurité qui ferait de l'Amérique du Nord une sorte de sanctuaire mieux protégé contre le terrorisme.L'idée, notamment, d'harmoniser les lois d'immigration et les lois concernant les réfugiés politiques circule et fait partie de ce concept de périmètre.À un point tel que le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a dû préciser cette semaine qu'il n'était pas question que le Canada renonce à ses lois et à sa souveraineté dans la mise au point de ce périmètre.Hier, l'ambassadeur Cellucci s'est fait rassurant sur cette question.« Nous ne croyons pas, comme ont dit le président et le premier ministre, que nos politiques doivent être les mêmes.Mais nos objectifs sont les mêmes.Nous voulons tenir loin les terroristes.Nous voulons que chaque pays ait confiance dans le périmètre de l'autre pays.Nous voulons travailler ensemble là-dessus de telle sorte que nous n'ayons pas à renforcer nos mesures à notre frontière commune.» Au regard de la capacité militaire du Canada, souvent critiquée par l'état-major américain et par l'OTAN, M.Cellucci a émis le voeu que le Canada investisse davantage dans son armée afin qu'il soit en mesure de maintenir son engagement dans les missions de maintien de la paix dans le monde.photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Paul Cellufci La Maison-Blanche nie avoir monnayé l'appui de la Russie Guerre de tranchées dans les médias britanniques ISABELLE HACHEY LONDRES \u2014 LES ATROCITÉS de New York et de Washington n'ont guère suscité de débat politique en Grande-Bretagne, où le gouvernement a offert un soutien sans équivoque aux États-Unis.Le nouveau chef de l'opposition conservatrice, Iain Duncan Smith, s'est rangé derrière Tony Blair.Et la seule ministre ayant osé exprimer sa dissidence en public, Clare Short, a vite été rappelée à l'ordre par le premier ministre.En l'absence de débat politique, les médias britanniques ont pris le relais.Férocement.Depuis le 11 septembre, les grands journaux de gauche et de droite du pays se sont déclaré une guerre virtuelle et s'invectivent par chroniques interposées.Le lecteur, embarrassé, a parfois le sentiment d'assister à une terrible chicane de ménage.À la source de cette querelle, l'antiaméricanisme véhiculé dans les journaux libéraux.Si l'aile gauche est plus ou moins muselée au sein du Parti travailliste, elle rugit dans le Guardian et l'Independent.On ne compte plus les chroniques qui laissent entendre que ces attentats terroristes, les Américains les avaient plus ou moins cherchés, voire mérités.Un exemple parmi d'autres : quelques jours seulement après l'attaque du World Trade Center, le magazine New Stateman, bible des intellectuels de gauche, suggérait que les Américains prisonniers des tours n'étaient peut-être pas aussi innocents qu'on le disait.Pas autant, en tout cas, que les paysans vietnamiens et irakiens.parce qu'ils avaient refusé d'élire Al Gore ou, mieux, Ralph Nader.La plupart des chroniqueurs de gauche n'ont pas poussé leurs commentaires aussi loin.Mais nombreux sont ceux qui ont lié les attaques aux politiques étrangères des États-Unis, et qui se sont demandé si les sanctions économiques en Irak et le soutien américain à l'État d'Israël n'avaient pas alimenté le ressentiment des terroristes.Ils ont parlé de « leçon douloureuse », d'une punition servie aux Américains pour leur « imperturbable arrogance et leur égocentrisme national ».La presse de droite a réagi avec virulence.Profondément choquée par cette « apologie de la terreur », elle ne cesse de publier des papiers incendiaires sur cette « Guardianistas », cette « bande de Prada-Meinhof », bref cette gauche bien-pensante qu'elle jugeait depuis longtemps puérile, mais qu'elle qualifie désormais de dangereuse.Le Sun a ainsi dénoncé la « propagande fasciste de la presse de gauche ».Le Daily Telegraph, qui parle de « décadence intellectuelle », publie une série intitulée Idiots utiles, dans laquelle il dénonce les idées des opposants à la guerre en Afghanistan.Le terme avait été inventé par Lénine, pour qualifier les intellectuels qui, sans le vouloir, servaient sa cause.Un chroniqueur du Telegraph s'est demandé pourquoi la série ne s'intitulait pas Idiots tout court.« C'est exactement le même syndrome qui a eu cours dans les années 30, quand l'extrême gauche a nié les crimes de Staline », écrit-il.Dans toute cette tempête médiatique, Stephen Glover, chroniqueur du magazine de droite The Spectator, fait figure de cavalier seul.M.Glover souligne que mieux vaut avoir un débat, peu importe la valeur des idées, que pas de débat du tout.Et il ajoute que le chèque en blanc que semblent prêts à donner le Times et le Telegraph au président Bush est plus inquiétant que toutes les « divagations antiaméricaines » du Guardian.Roy Greenslade, chroniqueur médias du Guardian, est d'accord.En temps de crise internationale, « il ne pourrait y avoir de moment plus important pour les journaux pour ouvrir leurs chroniques et stimuler le plus large débat possible », écrit-il.S'opposer à la création d'un tel forum ne rend pas service aux Britanniques, croit-il En ces temps difficiles, même la BBC n'a pas échappé à la controverse.Le directeur général de la chaîne, Greg Dyke, a été contraint de s'excuser personnellement auprès de l'ancien ambassadeur américain à Londres, Phillip Lader, invité de l'émission Question Time deux jours seulement après les attentats suicide aux États-Unis.M.Lader tentait d'exprimer sa tristesse face aux attaques quand plusieurs membres de l'auditoire, farouchement antiaméricains, se sont mis à crier pour le faire taire, le poussant au bord des larmes.Deux milles téléspectateurs outrés se sont plaints auprès de la BBC, qui s'est excusée deux fois plutôt qu'une et qui a reconnu que l'émission n'aurait pas dû être diffusée en direct.LE PRÉSIDENT George W.Bush n'a pas monnayé l'appui de la Russie dans son combat contre le terrorisme international et Washington n'a pas l'intention de fermer les yeux sur la politique russe face à la Tchétchénie, a soutenu hier la Maison- Blanche.Toutefois, selon un expert du Centre d'études stratégiques à Washington, Moscou a déjà commencé à profiter de la mobilisation antiterroriste pour lutter contre les séparatistes tchétchènes et regagner son influence dans le Caucase.« Les États-Unis ont longtemps dit que la solution au problème de la Tchétchénie devait être politique », a affirmé le secrétaire de presse du président Bush, Ari Fleischer, hier lors d'une rencontre avec les médias.Et Washington continue de se préoccuper du respect des droits humains dans cette région, a-t-il insisté.« Mais la présence de terroristes reliés à Oussama ben Laden est indéniable en Tchétchénie », a dit M.Fleischer, ajoutant que l'appel du président russe Vladimir Poutine, qui a demandé aux rebelles tchétchènes de se dissocier des terroristes islamistes implantés chez eux, ne pouvait qu'être accueilli favorablement par Washington.Même si la Russie a appuyé les États- Unis au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre, elle s'est d'abord montrée réticente à l'idée de laisser les forces américaines utiliser les anciennes bases militaires soviétiques en Asie centrale.Mais au cours des derniers jours, son appui à Washington est devenu de plus en plus concret.Lors d'un discours prononcé lundi à la télévision russe, M.Poutine a annoncé que la Russie était prête à offrir son espace aérien pour des missions humanitaires, qu'elle consentait à faire des échanges de renseignements et qu'elle allait accroître son aide militaire à l'Alliance du Nord, qui s'oppose au régime des talibans en Afghanistan.Mardi, le ministre russe de la Défense, Serguei Ivanov, a affirmé que les États- Unis pourraient utiliser les installations militaires du Tadjikistan pour lancer des frappes contre l'Afghanistan si cela devait s'avérer nécessaire.Le gouvernement du Tadjikistan s'est montré lui aussi réceptif à l'accueil des troupes américaines.Et les deux autres républiques d'Asie centrale qui ont une frontière avec l'Afghanistan, l'Ouzbékistan et le Turkménistan, se sont montrées elles aussi prêtes à coopérer avec les États-Unis.« Les États-Unis ont besoin de la collaboration de la Russie dans leur guerre antiterroriste, mais cet appui viendra avec une étiquette de prix », a averti hier à Washington une politicologue spécialisée dans les républiques du Caucase, Zeyno Baran.La Russie espère qu'en offrant ses anciennes bases soviétiques aux Américains, elle obtiendra le feu vert pour élargir son influence dans le Caucase, estime Mme Baran dans une analyse publiée par le Centre d'études stratégiques de Washington.Selon elle, depuis le 11 septembre, Moscou a déjà commencé à se servir de la mobilisation contre le terrorisme international comme prétexte pour affaiblir les résistants tchétchènes.La Russie pourrait également utiliser ce prétexte pour intervenir contre la Géorgie, qu'elle accuse de donner refuge à des terroristes tchétchènes.Dans un discours prononcé cette semaine à Berlin, le président Vladimir Poutine s'est dit engagé à « isoler politiquement et idéologiquement » les terroristes tchétchènes et il a averti que le mouvement terroriste international avait l'intention de créer un État musulman « de la mer Caspienne jusqu'à la mer Noire ».La Russie estime qu'un leader des séparatistes tchétchènes nommé Khattab est en fait relié à Oussama ben Laden, le principal suspect des attentats antiaméricains du 11 septembre.Mais un expert de la Tchétchénie à la Fondation Carnegie à Moscou, Alexei Malachenko, estime que ce lien est loin d'avoir été établi.La Russie diffuse ce genre d'informations « pour donner l'impression qu'elle ne se bat pas contre un petit mouvement séparatiste, mais contre les islamistes radicaux du monde entier », a dit M.Malachenko au Washington Post.Exact ou pas, le message a fini par passer.« Les dirigeants tchétchènes, comme tous les leaders responsables dans le monde, doivent couper immédiatement et inconditionnellement tout contact avec des groupes terroristes comme celui d'Oussama ben Laden », a dit hier le porte- parole de la Maison-Blanche.L'appui de la Russie a consolidé la coalition que le président George W.Bush s'est employé à forger au cours des deux dernières semaines.Mais hier, Washington a essuyé un revers sur le front diplomatique, l'Iran ayant refusé de s'engager dans la lutte antiterroriste à ses côtés.Deux jours de négociations intenses avec un acteur-clé, le Pakistan, ont abouti à une entente de principe sur la nécessité de combattre le terrorisme.Mais la forme que prendra la contribution du Pakistan reste à déterminer.Et ce pays se montre toujours réticent à ouvrir son espace aérien aux chasseurs américains lors d'éventuelles frappes contre l'Afghanistan.Le secrétaire adjoint de la Défense américaine, Paul Wolfowitz, a poursuivi l'offensive diplomatique américaine à Bruxelles, où étaient réunis hier les ministres de la Défense de l'OTAN.Les attaques contre New York et Washington constituent « un affront contre tout ce que notre Alliance défend », a affirmé le secrétaire général de l'OTAN, George Robertson.M.Wolfowitz a expliqué qu'il n'était pas venu à Bruxelles pour formuler des demandes spécifiques à l'OTAN, mais pour informer l'organisation sur la stratégie déployée par les États-Unis.À l'issue de la rencontre, l'OTAN a diffusé un communiqué appuyant l'offensive américaine contre le terrorisme.Les analyses, les hyperliens pertinents et les dernières nouvelles sur les attentats et leurs conséquences sont disponibles à www.cyberpresse.ca/attentats photo REUTERS Un Afghan se couvre le visage au moment où un hélicoptère prend son envol, dans le nord de l'Afghanistan.L'ONU vient de lancer un urgent appel de fonds pour aider les réfugiés afghans àsurvivre aux rigueurs de l'hiver. 4LP0502A0927 a5 jeudi 4LP0502A0927 ZALLCALL 67 10:09:25 09/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 A5 Les premières victimes de la guerre Les tentes et les abris de fortune misérables des réfugiés afghans s'étendent sur des kilomètres le long du chemin Pir Wadhal à la sortie de Rawalpindi, la ville soeur d'Islamabad.Leur misère est venue s'ajouter à celle des plus démunis de la capitale pakistanaise.C'est là qu'est venue échouer Z avec ses six enfants lorsqu'elle a quitté Kaboul.Veuve pour la deuxième fois à 35 ans, elle ne pouvait plus subvenir aux besoins des siens parce que les talibans lui interdisaient de pratiquer son métier de cuisinière.« Comme les femmes n'ont pas le droit de travailler à l'extérieur du foyer en Afghanistan, je faisais le ménage dans les maisons des riches pour survivre.Je n'en pouvais plus de cette vie et j'ai décidé de partir », dit-elle.Après un long et pénible voyage, elle est arrivée au Pakistan dans le dénuement le plus total, comme la plupart des autres réfugiés.Elle a été obligée de s'installer dans une cabane, en périphérie de Rawalpindi, un secteur à risque où le taux de criminalité est extrêmement élevé.C'est là qu'elle a rencontré une travailleuse sociale de Sach (la Vérité), une organisation non gouvernementale pakistanaise de lutte contre la violence et la torture.L'organisme qui reçoit l'appui de plusieurs pays, dont le Canada, vient en aide aux femmes victimes d'agression et de menaces.Aujourd'hui, Z est sortie de son taudis et elle habite provisoirement dans le foyer pour les femmes en détresse en attendant de trouver un pays d'accueil.Ses trois plus jeunes enfants sont avec elle, les autres sont hébergés par des familles de bénévoles.La sécheresse qui se prolonge depuis trois ans et l'imminence d'une attaque anglo-américaine contre l'Afghanistan poussent des milliers de personnes à emprunter la même route que Z.Malheureusement, le Pakistan a maintenant fermé ses frontières.Il y a déjà deux millions de réfugiés afghans au Pakistan et le gouvernement se dit incapable d'en accueillir davantage, a déclaré hier un porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.Islamabad craint également que des talibans s'infiltrent dans leurs rangs.Selon le HCR, il pourrait y avoir jusqu'à sept millions d'Afghans sur les routes.On s'attend à ce qu'un million d'entre eux tentent de passer la frontière pakistanaise et 500 000 autres se déplacent vers les républiques de l'ex-Union soviétique, au nord.Pour venir en aide à cette marée humaine, le HCR a lancé une campagne internationale afin de recueillir 250 millions de dollars.Il prévoit installer 75 camps de réfugiés le long des frontières avec l'Afghanistan et a commencé à accumuler des vivres dans ses entrepôts au Pakistan et au Tadjikistan.La vie dans les camps de réfugiés est extrêmement difficile, surtout pour une femme seule, estime Khalida Salimi, la directrice de Sach.Elles sont victimes d'agression, de viol et d'exploitation sexuelle en plus d'être en butte aux mêmes problèmes matériels que les autres.Pour ajouter à ce tableau il y a l'indifférence de la société pakistanaise à l'égard de la souffrance d'autrui, notamment des réfugiés, ajoute Mme Salimi.Une attitude qu'elle explique par les années de dictature et de violence militaire qui ont marqué ce pays.Le siège de Sach est installé au milieu de la ceinture de misère de la ville.Ses équipes parcourent constamment la zone pour identifier les réfugiées susceptibles d'être admises dans un pays d'accueil et venir en aide à celles qui sont en difficulté.« Nous en voyons de toutes les couleurs.Il y a quotidiennement des femmes brûlées ou battues par leur mari et même des cas de mutilation.Ici un homme peut tuer une femme ou lui couper le nez s'il croit que son honneur est en cause », dit-elle.Brandissant une photo horrible, elle nous montre une femme qui a eu recours à la chirurgie plastique pour se refaire un nez à la suite d'une agression.Le centre tente d'ailleurs de trouver les fonds pour payer trois autres opérations semblables.Souvent, les femmes refusent de porter plainte ou de témoigner contre leur mari parce qu'elles ont peur et veulent éviter qu'il s'en prenne aux enfants.Majoritairement analphabètes, elles peuvent mal se défendre et pensent que l'homme a des droits sur leur vie.L'organisme lui-même a été attaqué à trois reprises, ses locaux saccagés et ses employés menacés par des intégristes islamistes.Ils estiment que l'orientation du centre est trop libérale.Sa présence et son action en faveur de l'émancipation des femmes dérange.Une jeune Afghane de 22 ans nous raconte qu'elle a quitté son pays pour échapper à un mariage forcé.Sa famille voulait l'obliger à devenir la quatrième épouse d'un chef taliban âgé de 67 ans.L'union n'a pas eu lieu parce que la fiancée s'est enfuie vers le Pakistan.Ironiquement, elle attend aujourd'hui un visa d'émigration aux États- Unis.Hijbul, 17 ans partira lui aussi pour l'Amérique avec sa mère et sa soeur.Son père a été tué par les talibans et sa mère a décidé de quitter le pays avant que son fils ne soit conscrit.Le jeune garçon explique qu'il a beaucoup appris depuis qu'il suit des cours d'alphabétisation au centre.« Je déteste les talibans et je suis contre le port de la burqa, ce voile qui couvre toute la tête des femmes, dit-il.Nous sommes au XXIe siècle après tout.» Photo Reuters Des milliers de manifestants afghans ont dénoncé, hier à Kaboul, les menaces américaines et certains d'entre eux se sont attaqués à l'ancienne ambassade des États-Unis, fermée depuis 1989, en tentant d'arracher l'emblème américain placé sur le devant de l'édifice.L'ancienne ambassade des É.-U.à Kaboul attaquée Agence France-Presse ISLAMABAD \u2014 Des milliers de manifestants ont attaqué l'ancienne ambassade américaine hier à Kaboul, alors que les efforts des États- Unis pour mobiliser des pays musulmans dans leur guerre contre le terrorisme subissaient des revers, notamment avec l'Iran.Alors que dans la capitale afghane des milliers de manifestants dénonçaient les menaces américaines et s'attaquaient à l'ancienne ambassade des États-Unis, fermée depuis 1989, la Maison-Blanche a lancé un avertissement à l'Iran, lui demandant de choisir son camp dans la guerre au terrorisme.L'Iran a condamné avec force la vague d'attentats aux États-Unis, mais hier le président Mohammad Khatami a qualifié George W.Bush d'« arrogant » pour se croire capable de « distinguer entre les bons et les méchants ».De son côté, le guide de la république islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que l'Iran ne fournirait « aucune aide aux États- Unis et à leurs alliés » en cas d'attaque contre l'Afghanistan, où pourrait se trouver Oussama ben Laden, tenu pour responsable des attaques suicide contre New York et Washington le 11 septembre.Les anathèmes des États-Unis contre ben Laden ont continué hier, le président Bush déclarant qu'il le « considérait comme le diable ».La Ligue arabe a toutefois demandé à l'administration américaine qu'elle fournisse des preuves de la culpabilité de ben Laden et de ses sympathisants et prôné des actions « chirurgicales » visant les responsables des attentats, pour éviter la mort d'innocents.Le secrétaire général de l'organisation panarabe Amr Moussa a répété que « les pays arabes ne participeraient pas à une action militaire » dirigée par les États- Unis et que « tous les pays arabes étaient fermement opposés au terrorisme international ».Le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Fayçal, a souhaité que les Américains ne s'engagent pas dans une action militaire précipitée et disproportionnée.Le ministre de la Défense des Émirats arabes unis, Mohamed Ben Rached Al-Maktoum, a appelé pour sa part les États-Unis à « agir posément ».Et Bahreïn, base de la Ve flotte américaine, a répété qu'il ne laisserait pas utiliser son territoire pour une attaque américaine.Le Pakistan, pays-clé du dispositif américain, a également affiché sa réticence à coopérer trop étroitement avec les États-Unis, en affirmant n'avoir aucune information sur l'endroit où peut se trouver Oussama ben Laden.Confiance dans la CIA Le président Bush a réaffirmé sa confiance dans la CIA, chargée de retrouver ben Laden et en son directeur George Tenet : « J'ai très confiance en lui, j'ai très confiance dans la CIA et l'Amérique devrait partager ce sentiment », a déclaré M.Bush, au siège de l'agence de renseignement à Langley, en Virginie, dans la banlieue de Washington.Il a prévenu que la campagne lancée contre le terrorisme était « une guerre, dans laquelle nous aurons besoin de nos alliés, mais aussi des meilleurs renseignements » possibles.Un envoyé américain est toutefois resté évasif sur les intentions des États-Unis quant à leurs représailles militaires lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN à Bruxelles.À Kaboul, le chef suprême des talibans, le mollah Mohammed Omar, a assuré que la perspective d'une opération semblait encore lointaine et qu'en cas d'attaque américaine les civils n'avaient rien à craindre.manteau 49.95 C'est un item clé exclusif pour Twik, c'est le cardigan qui s'allonge jusqu'aux genoux, qui s'attache par une ceinture nouée tout simplement.Tricot de coton et acrylique.Noir, caramel, cuivre, ciel, rouge.P.m.g.tg.Rég.65.00 Pantalon chevaux 69.95 QUÉBEC PLACE STE-FOY GALERIES DE LA CAPITALE VIEUX-QUÉBEC MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE O.PROMENADES ST-BRUNO SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRIE 2980238A LA MAISON SIMONS EST FIÈRE DE S'ASSOCIER À L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL EN TANT QUE COMMANDITAIRE DU CONCERT: Sous la direction de Charles Dutoit Mardi 9 octobre 2001, 20 h Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Billetterie de l'OSM: (514) 842-9951 MONTRÉAL 977, Sainte-Catherine Ouest PROMENADES ST-BRUNO 600, boulevard des Promenades 2989242A 4LP0601A0927 Jeudi A6 4LP0601A0927 ZALLCALL 67 10:11:22 09/27/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 2 7 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Le noeud afghan de George W.Bush JOONEED KHAN ANALYSE Àl'attente d'une riposte rapide et massive créée par les États-Unis après les attaques terroristes du 11 septembre a succédé un appel à la patience, et à un combat de longue haleine, coordonné et complexe.Cet appel, transmis hier à l'OTAN par Paul Wolfowitz, le numéro 2 du Pentagone, tient compte de variables inattendues qui ne cessent de surgir, dont le rôle crucial de l'opposition afghane dans tout projet de déstabilisation ou de renversement du régime taliban.Ainsi, dans une interview au quotidien Rossiïskaïa Gazeta, de Moscou, le vice-ministre de la Défense de l'Alliance du Nord, le général Barialaï, déclarait mardi ce qui suit : « Si des armées étrangères entrent sous le drapeau de l'ONU et ne nuisent pas à la souveraineté de l'Afghanistan ni au droit du peuple afghan de déterminer lui-même son avenir, nous ne voyons pas de problème.Mais si les Américains veulent diriger notre État, nous combattrons leurs soldats.Les Afghans n'ont jamais permis et ne permettront pas un diktat venu de l'extérieur.» L'Alliance du Nord est composée essentiellement des moudjahidines que les États- Unis et les alliés de l'OTAN utilisèrent de 1979 à 1989, via le Pakistan, pour défaire l'Armée rouge soviétique en Afghanistan.Ces mêmes moudjahidines, jugés trop indociles par Washington et Islamabad, furent cependant chassés du pouvoir à Kaboul par les talibans.Repliés dans le nord du pays, ils n'eurent pas d'autre choix que de s'allier à la Russie et aux États ex-soviétiques d'Asie centrale, tous menacés par le militantisme des talibans.L'Iran et l'Inde les appuient également.Pour se débarrasser maintenant des talibans, jugés trop insoumis à leur tour, le président américain George W.Bush fait flèche de tout bois : il a appelé les Afghans à se soulever contre Kaboul, il a pris contact avec l'ex-roi Zaher Shah exilé à Rome depuis 1973, et il veut ramener l'Alliance du Nord dans le giron américain \u2014 tout en préparant au Pakistan une troisième vague d'islamistes armés car Washington refuse plus que jamais de déployer ses GI au sol.Mais comme le souligne Kathy Gannon, de l'agence Associated Press, l'opposition armée aux talibans, toujours reconnue par l'ONU, reflète la complexité ethno-religieuse d'une société féodalo-guerrière où « distinguer les amis des ennemis est une tâche pour le moins ahurissante ».Ainsi, le président Burhanuddin Rabbani est un ouléma formé à l'université islamique d'Al-Azhar, au Caire.Le vice-premier ministre Abdul Rasul Sayyaf, dont le Parti islamique représente la majorité pachtoune du pays (60 % des 21 millions d'Afghans), a déjà déclaré la guerre contre l'Amérique après le déploiement de GI en Arabie Saoudite durant la crise du Golfe \u2014 à l'instar de Oussama ben Laden.Un ancien chef moudjahidin, Younous Khalis, est passé du côté des talibans.Et un autre, Abdul Qadir, gouverneur de Nangarhar réfugié au Pakistan, avait accueilli ben Laden après sa fuite du Soudan en 1996.Obstacle de plus pour Bush : le Pakistan, qui a son propre programme afghan en tant que seul État nucléaire musulman, s'insurge contre la volonté de Washington de se rapprocher de l'Alliance du Nord.Tout soutien étranger à une des parties serait catastrophique, a averti le ministre Abdul Sattar lors d'une conférence de presse à Islamabad, en présence d'une mission européenne de haut niveau.Outre que la Russie, la Chine, l'Inde et l'Iran se félicitent que les États-Unis s'alignent désormais avec eux contre Kaboul, Bush doit aussi faire pression sur Israël pour rallier les Arabes à sa cause.Il doit de plus composer avec une opposition afghane qui exige, avec Moscou, la primauté de l'ONU sur toute action antitalibans.Voilà pourquoi Donald Rumsfeld, le chef du Pentagone, n'envisage plus de « Jour J » ou d'« attaque massive », mais « quelque chose qui demandera un effort prolongé sur une longue période ».Et pourquoi le mollah Omar, chef suprême des talibans, appelait les Kaboulis hier à rentrer chez eux \u2014 tout en orchestrant le sac de locaux de l'ancienne ambassade des États-Unis dans sa capitale.Photo REUTERS Le président américain doit user de finesse pour ménager les susceptibilités dans sa lutte contre le terrorisme et le régime afghan.Le Pakistan et les États-Unis élaborent un plan d'action MUNIR AHMAD Associated Press ISLAMABAD, Pakistan \u2014 Les responsables pakistanais et américains de la défense et du renseignement se sont entendus sur les points principaux d'un plan d'action qui inclut des attaques contre des camps en Afghanistan, mais quelques points restent à résoudre, selon de hauts responsables pakistanais.Parlant sous couvert d'anonymat, ces hauts responsables ont affirmé hier que le Pakistan et les États- Unis partageaient la même volonté de limiter le recours aux forces terrestres.Selon eux, ce plan d'attaque fait partie d'une stratégie globale entre les deux pays, qui devrait permettre de combattre le terrorisme dans la région.Officiellement, le Pakistan reste extrêmement réticent à évoquer son rôle éventuel dans une quelconque intervention américaine: le porteparole du ministère des Affaires étrangères Riaz Mohammed Khan a déclaré hier qu'il n'y a pas eu «de plans d'opérations communes ou de projets spécifiques» présentés au gouvernement pakistanais.«Le Pakistan ne peut pas, et ne pourra jamais, participer à une action hostile contre l'Afghanistan ou le peuple afghan.Nous sommes profondément conscients que les destinées des deux peuples sont intimement liées», a-t-il ajouté.Mais les responsables pakistanais ayant requis l'anonymat ont également expliqué que des obstacles étaient apparus lors de ces discussions qui ont débuté lundi entre des officiels pakistanais et une délégation américaine comprenant des militaires et des représentants des services de renseignements.Parmi les points d'achoppement, plusieurs interrogations: faut-il apporter un soutien logistique au Front uni islamiste, qui regroupe l'opposition armée au régime talibans?Quelle action mener contre les groupes extrémistes présents au Pakistan?Et enfin, quelle doit être la position de l'ONU face aux opérations menées en Afghanistan?Certains désaccords ont été résolus mardi, après une rencontre d'une quarantaine de minutes entre certains membres de la délégation américaine et le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, toujours selon les mêmes sources.Mais elles n'ont pas précisé quels points avaient été éclaircis.Cependant, des sources financières ont affirmé que la State Bank of Pakistan avait ordonné à des banques de geler les avoirs de 27 groupes suspectés d'activités terroristes.Les Américains ont appris de la Somalie Agence France-Presse PARIS \u2014 Un expert français de l'Afghanistan estime que les Américains ont tiré les leçons de leur fiasco en Somalie en 1993 et qu'ils ne « vont pas envahir l'Afghanistan » mais plutôt monter des opérations commandos, essentiellement depuis le Pakistan.Selon Olivier Roy, spécialiste de l'Asie centrale et de l'islamisme, les forces américaines n'interviendront que dans le sud de l'Afghanistan et éviteront de prendre le contrôle de Kandahar, fief du chef suprême des talibans, le mollah Mohammed Omar.« Certains commentateurs comparent l'intervention américaine en Afghanistan à la guerre du Golfe, ce qui n'a aucun sens.Les Américains ne vont pas envahir l'Afganistan.Ils vont intervenir et seront soutenus par le gouvernement afghan qui siège à l'ONU et par une opinion populaire, qui, excepté les talibans du Sud, estime qu'elle n'a rien à perdre », ajoute-t-il dans une interview à l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur d'aujourd'hui.« Mais, croit-il, les Américains ont tiré les leçons de la Somalie sur le plan politique et sur le plan tactique.Ils éviteront par exemple de contrôler la ville de Kandahar.Ils ne s'occuperont pas d'administrer le pays.» Not Ready Coupable de terrorisme Associated Press ABDELMAJID DAHOUMANE, a plaidé coupable à des accusations de terrorisme portées contre lui dans son pays, l'Algérie.Les Américains offrent une récompense de 5 millions pour mettre la main sur Dahoumane, puisqu'il est soupçonné d'avoir comploté avec le terroriste Amhed Ressam en vue de faire entrer des explosifs aux États- Unis, via la Canada.Repas complet pour l'Action de grâces\u20141,97$ NOTRE 109e ANNÉE DE SERVICE À MONTRÉAL Nous avons besoin de votre aide pour servir notre repas de l'Action de grâces et procurer des repas chauds additionnels ainsi que d'autres services essentiels cet automne aux personnes démunies, sans-abri et qui souffrent dans la région de Montréal.Pour seulement 1,97 $ vous pouvez procurer un repas chaud ou un abri sécuritaire et une aide pastorale qui pourraient être le point de départ pour une nouvelle vie.S'il vous plaît, aidez-nous à donner de la nourriture et des soins à ceux qui ont faim, aux sans-abri et à ceux qui souffrent en postant votre don dès maintenant.\u000119,70$ pour aider 10 personnes \u000139,40$ pour aider 20 personnes \u000159,10$ pour aider 30 personnes \u000178,80$ pour aider 40 personnes \u0001197$ pour fournir 100 repas ou des services essentiels \u0001 $ pour aider autant de personnes que possible Pour facturer votre don sur votre carte de crédit Visa/Master Card/AMX, veuillez composer le 514-523-5288.VEUILLEZ JOINDRE ET EXPÉDIER AVEC VOTRE DON DÈS MAINTENANT Les montants mentionnés sont des coûts moyens et comprennent les frais de préparation et de service des repas.Un reçu d'impôt vous sera expédié par la poste.Nom Adresse Ville/Prov./Code Postal Téléphone ( ) Courriel Veuillez faire votre chèque payable à: LA MISSION BON ACCUEIL C.P.894, Succursale A, Dépt.52203 Montréal QC H3C 2V8 Situé au: 1490 rue Saint-Antoine Ouest www.mbawhm.com Le numéro d'enregistrement de la Mission Bon Accueil, un organisme de charité, est le BN10819 5215 RR0001.App.2986271A Not Ready 299124680 03X035.00 habits ALMATEX.DIFFUSION.77355 4LP0701A0927 a7jeudi 4LP0701A0927 ZALLCALL 67 10:11:04 09/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 2 7 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 7 L'industrie du transport aérien perd dix milliards US S I L V I A GALIPEAU Depuis le 11 septembre, le trafic aérien a diminué de moitié.En plus du ralentissement économique, les attentats ont eu un effet dévastateur sur l'industrie, portant les pertes à l'échelle internationale à plus de 10 milliards de dollars américains cette année.À quand un retour à la normale ?Pas avant l'année prochaine.C'est du moins ce que pense Pierre Jeanniot, directeur général et chef de la direction de l'Association du transport aérien international (IATA), anciennement grand patron d'Air Canada.« Nous avions estimé que cette année, à cause du ralentissement économique, l'industrie internationale du voyage aérien perdrait environ 2,5 milliards de dollars US.Ce chiffre a été réévalué à la hausse, et on prévoit plutôt 10 milliards de dollars US de pertes », at- il déclaré à la presse, hier.La fermeture temporaire de l'espace aérien, et la réduction « substantielle » du trafic par la suite, entraîneront selon lui des pertes de 7,5 milliards US, pour un total de 10 milliards US.« La date du 11 novembre demeurera gravée dans nos mémoires comme la période la plus sombre de l'aviation civile », a-t-il souligné, précisant que tout le monde avait été touché : la société, les politiciens, l'économie, et tout particulièrement les transporteurs aériens.« L'industrie du transport aérien est particulièrement vulnérable, a-t-il ajouté, et certains ne survivront peut-être pas.» Sans vouloir se mouiller davantage sur la question, il a précisé que les mesures prises aujourd'hui par les compagnies seraient déterminantes pour leur survie.Lundi, Air Transat a justement annoncé la mise à pied de 1300 employés, en plus de l'élimination de 35 vols par semaine.Hier, c'était au tour d'Air Canada d'abolir un total de 9000 emplois, en plus de réduire de 20 % ses activités.Le trafic a diminué de moitié depuis le 11 septembre et Pierre Jeanniot ne croit pas qu'il se rétablira avant au moins un an.Tout dépendra des événements.Si les États-Unis mènent une opération militaire « décisive », comme lors de la guerre du Golfe, alors le trafic devrait reprendre au bout d'un an, comme il l'a fait en 1991.Mais prudence.Ce ne sont là que des hypothèses, et « les boules de cristal sont floues », a-t-il précisé.Identification biométrique Après les événements du 11 septembre, l'industrie fait face à un véritable « défi » : « Rétablir la confiance ébranlée » de la population.Pour ce faire, l'IATA, qui rencontrait hier les autorités américaines de l'aviation (la FAA) et Interpol dans le cadre de l'assemblée triennale de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), propose que l'on renforce les mesures actuelles de sécurité, et qu'on en implante de nouvelles.En matière de nouvelles mesures, l'IATA suggère l'adoption de modes d'identification « biométriques », qui permettraient d'identifier les passagers à l'aide d'une empreinte de leur paume ou d'une lecture de l'iris.« On pourrait identifier immédiatement les gens qui ne sont pas à risque, et concentrer nos efforts sur les autres », a justifié Pierre Jeanniot.Il propose aussi une meilleure coordination de l'information à l'échelle internationale, pour éviter que tous les détails sur les terroristes n'apparaissent après un attentat, mais plutôt avant.Et si les gouvernements imposent des mesures de sécurité accrues, ce ne sont pas les compagnies aériennes qui devraient en porter le fardeau, mais les gouvernements eux-mêmes, a-t-il précisé.Enfin, pour ce qui est du droit des pilotes de porter des armes, tel que proposé par l'Association américaine des pilotes, la question devrait être « analysée avec soin ».« Il y a beaucoup d'autres choses que nous pouvons faire.» PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse© Pierre Jeanniot, directeur général et chef de la direction de l'Association du transport aérien international (IATA).Haute Couture pour la maison Banc Joséphine, style Empire Vente d'ouverture Mobiliers haut de gamme 5805 Transcanadienne, Ville St.Laurent (Rond point côte-de-Liesse et Transcanadienne ) (514) 748-9500 Lun.au mer.: 9 h à 18 h / jeu.et ven.: 9 h à 20 h sam.: 10 h à 17 h / dim.: midi à 17h Autre magasin Mobilart C&R 6529, boul.Décarie (coin Plamondon) 514-344-1400 Engouement pour le rail ANDRÉ NOËL LES TRAINS de passagers connaissent une augmentation importante d'affluence au Canada depuis les détournements tragiques d'avions aux États-Unis.Cette nouvelle situation amène le groupe de pression Transport 2000 à demander au gouvernement fédéral d'investir dans le rail, plutôt que d'accorder d'énormes subventions aux compagnies aériennes.La circulation aérienne a été interrompue, puis fortement limitée, à compter du 11 septembre.Mais, même lorsque les aéroports ont rouvert, des milliers de personnes ont décidé de prendre le train plutôt que l'avion, montrent les dernières statistiques de Via Rail.« Au cours de la dernière semaine, nous avons transporté jusqu'à 40 % de plus de voyageurs dans le centre du Canada, et jusqu'à 70 % de plus dans le Canada atlantique », a indiqué Marc Lefrançois, président et premier dirigeant de Via, dans un communiqué.Depuis quelques jours, l'affluence a diminué, mais elle reste beaucoup plus élevée que la normale.« Dans les corridors Montréal- Toronto-Ottawa, nous évaluons que le nombre de passagers est de 15 à 20 % plus élevé que d'habitude », a signalé, hier, Malcolm Andrews, porte-parole de la société d'État.« Bien qu'il soit trop tôt pour prédire l'impact à long terme des attentats du 11 septembre, nous continuons à mobiliser du matériel pour répondre à la demande continue de services, a-t-il ajouté.Nous avons dû aussi rappeler des employés que nous avions mis à pied à la fin de l'été.» De son côté, l'organisation Transport 2000 déclare que le gouvernement fédéral serait bien avisé de sortir des boules à mites le projet de train à grande vitesse (TGV) dans le corridor Québec-Windsor.Ce projet, évalué à huit milliards de dollars, serait non seulement très utile, mais il aurait d'importantes retombées économiques, probablement pour la firme Bombardier, par exemple.Les activités aéronautiques de Bombardier sont durement touchées par le ralentissement de la demande d'avions, mais cette compagnie québécoise fabrique aussi du matériel roulant.« Au moment où l'industrie aérienne demande une aide fédérale directe se situant entre trois et quatre milliards de dollars, nous en appelons à la prudence des autorités fédérales, déclare le porte-parole de Transport 2000, Normand Parisien.Nous estimons qu'il faut augmenter en priorité les investissements dans le corridor ferroviaire Québec-Windsor.» Actuellement, le train le plus rapide effectue la liaison Montréal- Toronto en quatre heures.En moyenne, le voyage prend quatre heures quarante minutes.Selon M.Parisien, il serait possible de réduire ce temps à trois heures.De cette façon, le train pourrait concurrencer l'avion.En effet, il effectuerait la liaison de centre-ville à centre- ville.Si on calcule le temps nécessaire pour se rendre des centre- ville aux aéroports en taxi ou en voiture, ainsi que l'attente avant l'embarquement, l'avion prend trois heures lui aussi, fait valoir M.Parisien.L'avion est un moyen de transport très polluant, note-t-il.Les gaz rejetés dans la haute atmosphère contribuent fortement à l'effet de serre, selon plusieurs études.À cela s'ajoutent les problèmes de bruit à proximité des aéroports, comme peuvent le constater des milliers de résidents de l'ouest de l'île de Montréal.Le transport par avion jouit par ailleurs d'importants avantages fiscaux, le kérosène n'étant pas taxé.Via Rail se réjouit que le gouvernement fédéral ait consenti une aide de 400 millions de dollars, répartie sur cinq ans, pour l'aider à moderniser son matériel, a dit M.Andrews.Normand Parisien juge que ces subventions sont très insuffisantes.« Les investissements de 50 millions dans les infrastructures annoncés l'an dernier sont devenus carrément insuffisants et doivent au moins être doublés à court terme, soutient-il.L'argent des contribuables doit d'abord servir à améliorer le système de transport pour l'ensemble des Canadiens et des Québécois, et non seulement pour aider une compagnie aérienne.Les conditions d'équité et de concurrence devraient être maintenues dans cette optique.» BIJOUX ET MONTRES - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTREAL (514) 848-0595 Ä PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com par KAUFMANN de SUISSE Superbe bague «Flowing Lines» avec diamant rond de 2,96 carats.PDSF pour une Lexus RX 300, Édition Luxe: 51 250$.Cette offre temporaire est disponible par l'entremise des concessionnaires Lexus participants sur approbation du crédit aux clients au détail admissibles seulement.Frais de transport et préparation, taxes, immatriculation et 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loi sur les jeunes contrevenants serait une bonne occasion pour les membres de cette institution de démontrer qu'elle peut être utile, soutient le Bloc québécois, qui revient à la charge pour soustraire le Québec de cette nouvelle mesure.Le Bloc québécois lançait, hier, une campagne de sensibilisation auprès des sénateurs afin de les convaincre de ne pas donner leur appui au projet de loi C-7.« Ils (les sénateurs) ont l'occasion de démontrer aux citoyens qu'ils peuvent peut-être jouer un rôle utile.On verra dans quel camp ils choisissent de se situer, dans celui de démontrer que l'institution sert à quelque chose, ou s'ils vont réconforter les citoyens dans leur position que finalement, ça ne sert pas à grand-chose », fait remarquer Pierre Brien, député de Témiscamingue et whip du parti.Un comité du Sénat doit d'abord se pencher sur le projet de loi, qui fera ensuite l'objet d'un vote à la Chambre haute.Pendant les prochaines semaines, une poignée de députés bloquistes écriront aux sénateurs et les rencontreront pour leur expliquer la position du Québec.« J'interpelle particulièrement le sénateur Jean Lapointe (.) lui qui a une expérience dans le domaine de la réadaptation des jeunes », mentionne le porte-parole du Bloc en matière de justice, Michel Bellehumeur.M.Lapointe a mis sur pied une fondation qui gère plusieurs centres de désintoxication, dont certains pour jeunes.Le Bloc avait mené une croisade contre cette mesure lors de la dernière session.Malgré de nombreuses manoeuvres, le projet de loi avait obtenu l'appui de la majorité en Chambre.La mesure avait toutefois suscité une levée de boucliers au Québec.La majorité des intervenants québécois du milieu avait dénoncé le projet de loi fédéral, affirmant qu'il allait à l'encontre de l'orientation québécoise axée sur la réhabilitation plutôt que la répression.L'Assemblée nationale avait adopté une motion unanime pressant le gouvernement Chrétien de soustraire le Québec de l'application de la future loi.MARTIN PELCHAT PÉRIBONKA \u2014 L'annonce hier de la construction d'ici 2010 d'une nouvelle centrale d'Hydro-Québec sur la rivière Péribonka, au Lac- Saint-Jean, au coût d'un milliard, s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement Landry pour aller « dans les meilleurs délais » au bout d'un potentiel de développement hydro-électrique encore estimé à 10 000 mégawatts au Québec.C'est ce qu'a indiqué hier, à Péribonka, le premier ministre Bernard Landry, en ajoutant que d'autres annonces de projets énergétiques allaient suivre « dans d'autres endroits, à quelques reprises, dans un avenir rapproché ».La nouvelle centrale de la rivière Péribonka, qui s'ajoutera sur ce cours d'eau à trois ouvrages de la compagnie Alcan, aura une puissance de 450 mégawatts et assurera une production annuelle de 2,2 térawatts/heure à compter de l'automne 2009.Elle se comparera donc aux projets SM3 (2,8 twh), qui sera achevé cette année, et de la Toulnustouc (2,6 twh), dont la construction débutera cette année.Avant le début des travaux, prévu pour juillet 2004, le projet de la Péribonka devra toutefois passer l'étape des études techniques et environnementales (juillet 2003), puis celle des autorisations gouvernementales, y compris du ministère de l'Environnement (juillet 2004).Le chantier mobilisera environ un millier de travailleurs et il en restera 350 « en vitesse de croisière », selon M.Landry.Le PDG d'Hydro, André Caillé, a aussi précisé qu'il comptait négocier avec les MRC touchées et la communauté montagnaise de Mashteuiastsh des ententes à l'image de celles conclues pour la Toulnustouc.De tels projets sont essentiels à la satisfaction de la croissance de la demande québécoise, affirme le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard.« Une étude récemment réalisée par le ministère nous indique que nos besoins en électricité croissent de 1,6 % par année », dit-il.Mais il s'agit aussi de profiter des « occasions d'affaires qui s'offrent à nous avec l'ouverture des marchés de l'électricité », ajoute M.Brassard.Hydro-Québec se rabat sur le projet de la Péribonka après avoir tenté en vain, au début des années 90, de faire accepter à la population du Lac-Saint-Jean un projet plus ambitieux d'aménagement de la rivière Ashuapmushuan, dans lequel la société d'État avait déjà investi 35 millions.Ce projet controversé prévoyait l'érection de deux barrages et la création d'un réservoir de 800 km2.André Caillé a insisté hier pour dire que le nouveau réservoir de la centrale de la Péribonka n'en compterait que 20.Les études indiquent que la production sera compétitive, a-t-il ajouté.« On peut faire un succès commercial de ce projet.» Quant à l'Ashuapmushuan, Hydro y a renoncé, a dit M.Caillé, ce qui a fait grand plaisir aux environnementalistes et aux Montagnais, qui souhaitent maintenant voir Québec s'engager dans le développement du potentiel récréotouristique de cette rivière patrimoniale.BI RKS fins bijoux et cadeaux.depuis 1879 1240, Square Phillips 397-2511 Fairview Pointe-Claire Centre Rockland Carrefour Laval Promenades St-Bruno 1 800 682 2622 www.birks.com Afin de contribuer au fonds de secours qui vient en aide aux victimes de la catastrophe survenue aux États-Unis, Birks propose une épinglette en argent représentant une feuille d'érable.Elle témoigne de l'amitié et de la compassion des Canadiens pour le peuple américain.Cette épinglette est offerte chez Birks à 30 $ pour un temps limité.Le produit de la vente sera versé directement au fonds de secours des États-Unis pour les victimes du 11 septembre.Portez-la pour exprimer votre solidarité.La feuille d'érable Birks Symbole de fierté et geste humanitaire 2989857A Taux de réussite des cégépiens: Québec donne un coup de pouce statistique MARC THIBODEAU LES CÉGEPS bénéficieront d'un sérieux coup de pouce statistique du gouvernement du Québec pour rehausser le niveau de réussite de leurs élèves.Dans une lettre transmise aux établissements en avril pour les guider dans l'élaboration de leurs plans de réussite, le sous-ministre adjoint à l'enseignement supérieur, Jacques Babin, indique que les taux de réussite pour les différents programmes menant au diplôme d'études collégiales (DEC) seront désormais calculés en incluant les élèves qui ont obtenu un diplôme en formation professionnelle au secondaire après avoir abandonné leurs études collégiales.Le ministère envisage aussi d'inclure dans ses calculs les élèves qui complètent une attestation d'études collégiales (AEC), requérant une formation courte d'un an, après avoir entrepris sans succès d'obtenir un DEC.Jusqu'à maintenant, le taux de réussite pour un programme était établi en comptabilisant le nombre d'élèves qui ont obtenu leur diplôme deux années après la durée prévue des études.Désormais, le taux calculé par le ministère inclura aussi les élèves qui ont abandonné le programme avant la fin et qui ont complété une formation professionnelle moins de quatre ans après leur inscription initiale au cégep.Cette nouvelle approche a été adoptée à la demande de la Fédération des cégeps du Québec, qui avait eu maille à partir au printemps avec le ministre de l'Éducation, François Legault, quant à l'importance des objectifs à retenir par les cégeps dans leurs plans de réussite.Le président de la Fédération, Gaëtan Boucher, estime que les nouvelles modalités de calcul sont plus « justes » puisqu'elles permettent de refléter le rôle « important » des cégeps en matière d'orientation.Nombre d'élèves, fait-il valoir, s'inscrivent à la sortie du secondaire au collégial dans un programme qui ne leur convient pas et décident rapidement de changer de programme ou de niveau, ce qui avait pour effet, avec l'ancienne méthode de calcul, de pénaliser les établissements.La hausse « sur papier » des taux calculés par le ministère devrait donc être sensible.L'intégration éventuelle des AEC aurait par ailleurs un « effet relativement important » sur les taux obtenus, note M.Boucher.Le président de la Fédération des enseignants de cégep, Réginald Sorel, s'insurge contre la décision du ministère, qui représente, selon lui, une forme de « nivellement par le bas ».Les établissements, dit-il, sont en quelque sorte priés de rediriger les élèves en difficulté vers des formations moins exigeantes pour s'assurer que les taux sont positifs.Le président de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), Pierre Patry, s'oppose aussi à cette nouvelle approche de calcul.Il s'agit, dit-il, d'une « opération esthétique » du ministère pour donner l'impression qu'un plus grand nombre d'élèves réussissent.Offre de mini-chocolat Lindt en vigueur dans les établissements Second Cup participants, jusqu'à épuisement des stocks.Le concours prend fin le 21 octobre 2001, à 18 h (HNE).Aucune obligation d'achat.Les chances de gagner dépendent du nombre total de bulletins admissibles reçus.Règlement complet offert en magasin et en ligne, à www.secondcup.com.Passez vite chez Second Cup pour goûter aux plaisirs d'Europe.Vous recevrez un chocolat Excellence de gratuit à l'achat de l'une ou l'autre de ces délicieuses boissons chaudes européennes :Cor retto CaramelMD, Ristretto Crème brûléeMD, Mocca Mandarino, Moccaccino et Mocca blanc.Vous avez le goût de l'Europe?Allez faire un tour sur notre nouveau site Web, à www.secondcup.com.Vous pourriez avoir la chance de gagner un séjour pour deux personnes à Paris et de vous envoler à bord d'Air Canada.Partez à la découverte de l'Europe\u2026 chez Second Cup! © The Second Cup Ltd./Ltée, 2001 Vous pourriez Envolez-vous avec Chocolat Excellence de gratuit avec achat (détails de l'offre ci-dessous) 2987052A Les collectivités d'abord : La gouvernance des Premières nations a pour objectif d'être à l'écoute des collectivités en vue de connaître le type de gestion qu'elles souhaitent.Axée sur les gens, la mesure Les collectivités d'abord fait en sorte que les membres des Premières nations aient leur mot à dire au moment d'élaborer la nouvelle mesure relative à la gouvernance et puissent s'exprimer sur tout autre sujet concernant la Loi sur les Indiens.Une séance de consultation publique se tiendra en collaboration avec l'Alliance Autochtone du Québec.Un léger goûter sera servi.Exprimez-vous.Prenez part à l'une des séances de consultations.Pour obtenir d'autres renseignements ou pour répondre aux questions du sondage, composez le 1 800 550-1540.Vous pouvez aussi visiter le site Les collectivités d'abord : La gouvernance des Premières nations à l'adresse www.gpn-fng.gc.ca.29 septembre 2001 9 h à 16 h Montréal (Côte-des-Neiges) Université de Montréal, salle B-3270 3200, rue Jean-Brillant 2990736A 4LP0901A0927 A9 samedi 4LP0901A0927 ZALLCALL 67 10:10:53 09/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 2 7 S E P T EMB R E 2 0 0 1 Q U É B E C A 9 ÉLECTIONS PARTIELLES Québec annonce des investissements majeurs Le premier ministre Landry espère ainsi contrer la morosité économique 500 millions de promesses Les libéraux sont estomaqués MARTIN PELCHAT PÉRIBONKA \u2014 Québec tentera de contrer la morosité économique engendrée par la récession qui se pointe avec une série d'annonces d'investissements majeurs, notamment dans l'hydroélectricité, a indiqué hier le premier ministre Bernard Landry.« Il va faire froid, alors on chauffe le four », a dit M.Landry, qui était au Lac-Saint-Jean hier pour confirmer un investissement d'un milliard d'Hydro-Québec dans une nouvelle centrale sur la rivière Péribonka.« Vous allez voir le gouvernement actif dans une série d'annonces qui relèvent du public, du parapublic, d'une coopération public et privé et même dans le domaine de l'énergie », a ajouté le premier ministre.Contrairement à sa ministre des Finances, Pauline Marois, M.Landry a préféré parler de « ralentissement » plutôt que de récession.Mais il n'a pas caché que les impacts économiques des attentats du 11 septembre s'annonçaient « assez négatifs » pour l'instant.« Ça va faire sur les finances publiques du Québec une pression considérable, dit-il.Imaginez-vous si nous n'étions pas à déficit zéro.» Le premier ministre affirme qu'il ne prévoit pas devoir, pour « chauffer le four », remettre en question le déficit zéro ou des baisses d'impôts promises pour les années à venir.Le gouvernement disposait déjà d'une réserve de 500 millions pour faire face aux temps plus durs, a-t-il rappelé.« Il y avait déjà un ralentissement.Les événements de New York l'ont rendu plus dramatique.Mais la base économique nord-américaine est toujours là.Alors on peut avoir du mauvais temps de façon passagère.Mais jusqu'à maintenant nos grands principes, notre orthodoxie budgétaire ne sont pas remis en question.» M.Landry n'a pas voulu en dire plus sur les projets qui allaient être annoncés dans les prochains mois, mais il a indiqué que lui et le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, allaient se retrouver sur de telles tribunes « dans d'autres endroits, à quelques reprises, dans un avenir rapproché ».Il s'agit non seulement de lutter contre le « fort ralentissement économique », mais aussi de profiter de la crise énergétique américaine, a précisé le premier ministre.« Quand le beau temps va revenir et encore plus quand le beau temps va revenir, il va y avoir une demande d'énergie croissante et forte.Le Québec est bien placé pour en profiter.» Il a rappelé qu'un potentiel de 10 000 mégawatts demeurait à développer au Québec et que son gouvernement voulait aller au bout de ce potentiel « dans les meilleurs délais » tout en tenant compte des négociations nécessaires avec les communautés locales et les autochtones.À un coût moyen de 2 millions par mégawatt, on parle d'investissements potentiels de 20 milliards.Quant aux autres projets évoqués, ils seront dans la foulée d'investissements annoncés depuis quelques jours en Gaspésie (parc des Chic- Chocs), à Mont-Tremblant (un milliard d'Intrawest) ou dans l'est de Montréal (800 millions en pétrochimie).M.Landry a par ailleurs révélé que son gouvernement était en discussion depuis plusieurs mois avec d'autres manufacturiers automobiles dans l'espoir de trouver une nouvelle vocation à l'usine GM de Boisbriand, qui fermera dans un an.Il a de plus laissé entendre que Québec pourrait exiger que GM rembourse plus vite les 220 millions de prêts qui lui avaient été consentis si les pourparlers prochains avec cette compagnie ne donnent pas de bons résultats.Le premier ministre compte toujours se rendre à Detroit prochainement « avec des dossiers intéressants », dit-il, pour plaider la cause de Boisbriand.« Nous déciderons de notre attitude suivant la réaction de cette société.Je ne veux pas aller trop vite et dire : payez.Je veux leur dire que l'équité devra ressortir de l'épisode final.» PAUL ROY QUÉBEC \u2014 Si certains électeurs dansent de joie sous les millions qui pleuvent ces semaines-ci sur les circonscriptions de Labelle, Blainville, Laviolette et Jonquière, où auront lieu des élections complémentaires lundi, les libéraux, eux, se disent « estomaqués ».« Après avoir comptabilisé toutes ces annonces préélectorales et électorales, nous arrivons à plus de 500 millions », a dénoncé hier le député de Châteauguay et whip de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier.« D'ailleurs, ce sont souvent des annonces de projets que le gouvernement refuse de réaliser depuis de nombreuses années.À 500 millions d'annonces, soit plus de 3000 $ par électeur, le gouvernement du Parti québécois vient de prouver hors de tout doute qu'il privilégie les vieilles méthodes à la Duplessis.» D'autant plus qu'après les élections, plusieurs de ces promesses ne seront pas réalisées, dit croire M.Fournier.« On sait très bien que ces promesses-là, c'est du vent.» Et de demander : « Ils vont nous inventer quoi, au lendemain de l'élection ?New York ?GM ?On a un problème de financement, excusez-nous ?Ils (les électeurs) ont déjà goûté à ça.Ce film-là, ils connaissent.» Si elle devait tomber sur les 125 circonscriptions du Québec, cette pluie représenterait 15 milliards, affirme M.Fournier.« Le gouvernement ne réalise-t-il pas que le lien de confiance est brisé ?Les citoyens ne peuvent plus croire à la réalisation d'annonces échelonnées sur quatre semaines quand ils ont subi sept années d'inaction de la part de ce gouvernement.» Le ministre Gilles Baril, responsable des élections complémentaires pour le PQ, n'a guère apprécié cette sortie des libéraux.« J'embarquerai pas dans le délire mystique du député de Châteauguay.Le vrai tribunal, c'est le 1er (octobre) au soir.» Plus particulièrement, il a été ulcéré de voir comparer à du vent les promesses péquistes.« Allez demander aux citoyens de la MRC Antoine-Labelle si l'impôt zéro pour les PME manufacturières, c'est du vent ! Allez demander aux gens des Laurentides si l'annonce des phases 3 et 4 du mont Tremblant, qui vont créer au-delà de 3000 emplois, c'est du vent ! » Les libéraux ne font-ils pas la même chose que les péquistes quand ils sont au pouvoir ?s'est fait demander M.Fournier.« Les engagements, les promesses font partie d'un programme qu'on met de l'avant pour des élections (.) Mais à un tel niveau d'intensité, ça, c'est du jamais vu.» Des sondages effectués dans trois des quatre circonscriptions en jeu laissent entrevoir une victoire péquiste dans Blainville, une libérale dans Laviolette et une lutte extrêmement serrée dans Jonquière.Photo PC Le premier ministre Bernard Landry, qui était accompagné du PDG d'Hydro-Québec André Caillé, a annoncé hier, au Lac-Saint-Jean, un investissement d'un milliard dans une nouvelle centrale hydroélectrique sur la rivière Péribonka.Magasinez en ligne à telusmobilite.com ou appelez-nous au 1 888 810-5555 Super cool.Des téléphones offerts en exclusivité chez TELUS Mobilité.© 2001 SOCIETE TELE-MOBILE.MCTELUS Mobilité, le logo TELUS Mobilité et telusmobilite.com sont des marques de commerce utilisées avec l'autorisation de TELUS Corporation.Le futur est simple est une marque de commerce utilisée avec l'autorisation de Clearnet Communications Inc.Pour certains modèles mis en service avec un contrat de trois ans.Les modèles ne 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LAVAL Contact Com D.L.Communications (450) 682-3888 Digital Radiocommunication Inc.(450) 973-3443 Raytech Electronique Inc.(450) 975-1015 SRAD Communications Inc.(450) 622-1748 LONGUEUIL Cell-Bo Communications Inc.(450) 468-0993 (450) 677-5296 MONTRÉAL Action Télécom (514) 989-9952 Communication Métropolitaine (514) 259-1988 Direct.Com (514) 381-3490 Instant Page (514) 527-2550 Proxi Télécom Inc.(514) 843-0355 Radio Service LCT Inc.(514) 953-4864 Satellico Com Inc.(514) 387-4848 REPENTIGNY Technicomm (450) 582-0085 ST-LAURENT PC Page Communications Inc.(514) 339-1130 BEACONSFIELD Consultation cellulaire (514) 693-1161 CANDIAC D2 Technologie (450) 635-5480 RÉGION MÉTROPOLITAINE 2979580A VITESSE AU VOLANT La SAAQ modifieletir auprès des jeunes ANDRÉ DUCHESNE ESTIMANT QUE SA dernière campagne dénonçant la vitesse excessive au volant auprès des jeunes de 16 à 24 ans n'était pas suffisamment globale et trop violente, la Société de l'assurance automobile du Québec a radicalement modifié la forme de son message publicitaire.« Certaines personnes nous ont reproché la violence de notre message.Cette année, dans la publicité, on ne voit personne, on ne voit pas de sang, mais le message quant à la vitesse excessive demeure aussi percutant », a indiqué hier le président et directeur général de la SAAQ, Jean-Yves Gagnon, en présentant la nouvelle campagne publicitaire, De Héros à Zéro, réalisée au coût de 350 000 $.L'an dernier, la SAAQ avait conçu son message à partir du vidéo amateur tourné au moment du décès tragique de Mathieu Perron, ce jeune qui s'amusait à faire des accélérations à 200 km/h.Cette année, tout ce qu'on voit est un indicateur de vitesse dont l'aiguille grimpe inlassablement alors qu'on entend le bruit d'un moteur en pleine accélération et les cris d'encouragement des personnes à bord.Mais soudain, surgissent les bruits de freinage, puis d'un impact violent alors que l'indicateur de vitesse se retrouve sens dessus dessous.Et puis, la voix off du conducteur qui supplie ses deux passagers de lui répondre.Autre nouveauté, on a privilégié les salles de cinéma pour la diffusion du message. 4LP1002A0927 A10 samedi 4LP1002A0927 ZALLCALL 67 10:09:11 09/27/01 B A10 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 CANADA CONSÉQUENCES DES ATTENTATS OTTAWA Suite de la page A1 Le Bloc presse Paul Martin de prendre des mesures pour stimuler l'économie Ainsi, le ministre du Revenu et des Douanes, Martin Cauchon, a rencontré hier soir l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, afin de lui expliquer les diverses mesures mises en oeuvre par le gouvernement canadien au cours des derniers mois et celles qui seront mises de l'avant afin d'éviter que des terroristes n'utilisent le Canada comme porte d'entrée aux États-Unis.M.Cauchon compte aussi rencontrer son homologue américain au cours des prochains jours.« Notre relation commerciale avec les États-Unis est une relation extrêmement importante.Il faut s'assurer que tout peut se faire le plus normalement possible au niveau de la frontière », a déclaré hier M.Cauchon.Le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, a renchéri: « Les Américains ont le même intérêt que nous, c'est de s'assurer que cette frontière est efficace et sécuritaire.Il y a moyen de faire cela sans ralentir le commerce.Les députés libéraux dont les circonscriptions sont situées près de la frontière tentent quant à eux de convaincre leurs homologues américains de ne pas céder à la panique en imposant des mesures de sécurité draconiennes.« La question des douanes est une très grande préoccupation pour le gouvernement et les députés.C'est pourquoi il y a actuellement des rencontres entre les députés et leurs homologues américains le long de la frontière », a déclaré Paul De Villers, président du caucus libéral.La crainte d'un resserrement draconien des mesures de sécurité chez nos voisins du Sud a alimenté les discussions du caucus libéral, hier.Le premier ministre Jean Chrétien a aussi soulevé la question du resserrement des mesures de contrôle et de ses conséquences sur l'économie des deux pays lors de la rencontre qu'il a eue avec le président Bush lundi à Washington.« Nous devons nous assurer que le présent problème ne cause pas de difficultés aux camions qui traversent la frontière parce que cela est très important pour nos économies », a déclaré le premier ministre Chrétien hier aux Communes.Cette campagne de lobbying du gouvernement Chrétien s'est mise en branle moins de 24 heures après que le procureur général des États- Unis, John Ashcroft, eut déclaré devant le comité judiciaire du Sénat que la frontière canado-américaine est devenue au fil des ans un véritable lieu de passage pour les terroristes.M.Ashcroft, un des piliers de l'administration Bush dans la lutte antiterroriste, a aussi annoncé l'intention de Washington de renforcer la surveillance à la frontière entre les deux pays.De tels propos font craindre le pire à Ottawa.Le gouvernement Chrétien, qui fait l'objet de vives critiques de la part de l'opposition qui l'accuse de se traîner les pieds dans la lutte contre le terrorisme, a aussi annoncé une série de mesures au cours des dernières heures afin de rassurer l'administration Bush: > un resserrement des mesures de contrôle dans les aéroports, les ports et autres points d'entrée au pays; > une vérification plus poussée des dossiers des demandeurs de statut de réfugié; > une accélération du traitement de la carte de résident permanent; > une interrogation plus pointilleuse de ceux qui débarquent sur le sol canadien; > une révision des règles d'obtention d'un passeport canadien; > une révision du modèle du passeport pour éviter la contrefaçon; > la saisie des actifs de toute organisation terroriste liée ou non à Oussama ben Laden, le suspect numéro un des attentats du 11 septembre; > l'achat de nouveaux équipements capables de détecter du matériel explosif dans les aéroports.En outre, les ministres importants du cabinet Chrétien, y compris Paul Martin aux Finances, Art Eggleton à la Défense, Anne Mc Lellan à la Justice et Elinor Caplan à l'Immigration, s'entretiennent régulièrement avec leurs homologues américains afin de coordonner leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme.Hier, Mme Mc Lellan a confirmé son intention de déposer bientôt un projet de loi omnibus qui définira ce que constitue une organisation terroriste, établira une liste des organisations terroristes connues à travers le monde et criminalisera le financement de leurs activités.Également hier, le ministre Cauchon a abordé la question de la création d'un périmètre de sécurité à l'échelle du continent nord-américain lors de sa rencontre avec l'ambassadeur des États- Unis.Depuis qu'il occupe son poste, M.Cauchon s'est fait l'apôtre d'une plus grande harmonisation des règles de passage aux différents postes douaniers.Lors d'un point de presse plus tôt dans la journée, M.Cauchon a dit vouloir accélérer la réforme des douanes qui permettra une circulation plus rapide aux divers postesfrontières, notamment en fusionnant les banques de données des deux pays.« Je pense qu'il est important de bien les informer sur ce que nous faisons de notre côté et de faire en sorte que l'on puisse travailler en coopération », a dit le ministre.M.Cauchon a sollicité cette rencontre avec l'ambassadeur des États-Unis avant que M.Ashcroft ne critique le peu de surveillance à la frontière.D'ailleurs, M.Ashcroft a pris soin de souligner qu'il y a 9000 agents de sécurité à la frontière entre les États-Unis et le Mexique alors qu'il n'y en a que 500 à la frontière entre les États- Unis et le Canada.« Nous travaillons sur des scénarios pour augmenter la sécurité de notre frontière du nord qui est devenue un lieu de transit pour plusieurs individus impliqués dans des activités terroristes », affirmait M.Ashcroft.JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Estimant que les attentats du 11 septembre ont entraîné le Canada dans une récession, le Bloc québécois presse le ministre des Finances Paul Martin de déposer un budget contenant des mesures pour stimuler l'économie dans les plus brefs délais.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a fait valoir hier aux Communes qu'un plan visant à stimuler l'économie doit être mis en oeuvre rapidement afin de contrer le ralentissement qui frappe déjà le Québec de plein fouet.Au cours des derniers jours, Air Transat, Air Canada, Pratt & Whitney, GM et Bombardier \u2014 des compagnies comptant plusieurs employés au Québec \u2014 ont annoncé des milliers de mises à pied.M.Duceppe a affirmé que le gouvernement Chrétien dispose à l'heure actuelle d'une marge de manoeuvre d'au moins 13,3 milliards de dollars pour financer à la fois des projets créateurs d'emplois et de nouvelles mesures de sécurité pour lutter contre le terrorisme.« Les conséquences des attentats font en sorte qu'on ne parle plus de ralentissement, mais bien de récession », a déclaré aux Communes le chef bloquiste, soulignant au passage que l'administration Bush a débloqué 40 milliards afin de pallier les contrecoups économiques des attentats.M.Duceppe a suggéré au gouvernement Chrétien d'accélérer le programme des travaux d'infrastructure, d'investir dans la construction du réseau routier ou encore de construire de nouveaux logements sociaux.« Ce sont de mesures qui peuvent être prises dès maintenant », a-t-il opiné.Mais le ministre Paul Martin, qui pourrait déposer un budget à l'automne au lieu d'attendre en février tel que prévu, a rejeté la demande du Bloc québécois, affirmant que de nouvelles dépenses ou d'autres réductions des impôts en plus de celles annoncées en octobre dernier ne pourraient pas « contrer un ralentissement global.» « Nous avons déjà dit que des dépenses ou des baisses massives d'impôt, qui pourraient se transformer en déficit pour contrer un ralentissement global, ne marcheraient pas », a soutenu M.Martin.Le ministre a fait valoir que ses collègues des Finances des pays du G7 partageaient son avis à cet égard.M.Duceppe est tout de même revenu à la charge après la période de questions en déclarant que c'est la santé de l'économie qui est en jeu.« Il faut intervenir et rapidement pour stimuler l'économie », a-t-il dit.Le chef bloquiste a aussi accusé le ministre Martin de minimiser encore une fois l'ampleur du surplus dont il dispose cette année.Fiducie : la décision d'un fonctionnaire renversée Presse Canadienne WINNIPEG (PC) \u2014 Des hauts fonctionnaires de Revenu Canada ont renversé une décision rendue par un subalterne et accordé une exemption fiscale au profit d'une riche famille qui voulait transférer une fiducie de 1 milliard aux Etats-Unis, a-t-on appris hier en Cour fédérale.John Chan, qui était à l'emploi de Revenu Canada au moment des faits, a raconté qu'il avait déterminé en 1991 que cette fiducie familiale ne devait pas être exemptée d'impôt.Il a précisé que son avis avait été entériné par un comité de révision, le 12 décembre, mais que 11 jours plus tard, de hauts fonctionnaires s'étaient réunis et avaient accordé l'exemption fiscale.M.Chan a précisé en cour qu'il avait été exclu de cette réunion même si c'était lui qui avait été en charge du dossier pendant les six semaines précédentes.La décision de ses supérieurs l'avait surpris, a-t-il dit.La Cour fédérale se penche sur une poursuite au civil déposée par un groupe de militants de Winnipeg en rapport avec cette exemption fiscale, qui aurait privé le Trésor fédéral de centaines de millions de dollars en impôts.Photos à titre indicatif seulement.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour l'ELANTRA GT 2002 à partir de 249 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 11 952 $.1 695 $ comptant, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 2,8 % jusqu'à 48 mois.Paiements de location basés sur un contrat de 48 mois pour l'ELANTRA BERLINE GL 2002 à partir de 199 $/mois.L'obligation totale du consommateur pour 48 mois est de 9 552 $.1 495 $ comptant, aucun dépôt de sécurité requis, transport et préparation inclus, taxes et immatriculation en sus.Financement au détail disponible à un taux de 0 % jusqu'à 36 mois.En sus, frais administratifs de 350 $ reliés au contrat de location pour les modèles 2002.Kilométrage annuel de 20 000 km, 10 ¢ par kilomètre additionnel.Option d'achat au terme de la location.Ne peut être jumelée à aucune autre offre.Sujet à l'approbation du crédit.Voir votre concessionnaire participant pour tous les détails.Véhicules en inventaire seulement.Offre d'une durée limitée avec livraison d'ici au 28 septembre 2001.GARANTIE 5 ANS L'UNE DES MEILLEURES GARANTIES DE L'INDUSTRIE : 5 ANS / 100 000 km (éléments importants) ASSISTANCE ROUTIÈRE 24 HEURES (3 ans / 60 000 km standard) Incluant : livraison d'essence changement de roue en cas de crevaison déverrouillage remorquage ELANTRA 2002 L'Elantra berline GL Nouveaux modèles À partir 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l'avant-bras, juste en dessous du coude.Ces ovaires semblent fonctionner tout à fait normalement, puisque les ovules produits sont capables de réguler le cycle menstruel.Le détail de la technique est publié hier dans le Journal de l'Association médicale américaine (JAMA).« C'est très prometteur », a déclaré le docteur Kutluk Oktay, un endocrinologue de l'Université de Cornell qui a réalisé la transplantation à l'Hôpital méthodiste de New York.Chez les femmes, le tissu ovarien pourrait être prélevé avant la mise en route du traitement anticancéreux, puis transplanté dans le bras une fois le traitement terminé et mis ainsi à l'abri des rayons.La première femme âgée de 35 ans était atteinte d'un cancer du col de l'utérus.Des biopsies ayant montré que les ovaires contenaient quelques cellules cancéreuses, des morceaux de tissu ovarien sain ont été prélevés et transplantés dans l'un de ses bras en 1999 sous anesthésie locale.Cette patiente souhaitait rapidement une grossesse.Pour le moment, la fécondation in vitro a été chez elle un échec, mais ces « ovaires » continuant de fonctionner, une grossesse pourrait être tentée de nouveau.La seconde patiente, une femme de 37 ans, souffrait de kystes ovariens bénins.La tranplantation de tissu ovarien sain dans le bras a été réalisée en avril 2000.Les ovaires ont continué de fonctionner tout à fait normalement.Selon le Dr Otkay, cette technique pourrait être appliquée chaque année aux 40 000 à 50 000 Américaines en âge de procréer pour lesquelles un traitement anticancéreux par chimiothérapie ou radiothérapie est nécessaire.Il pourrait l'être aussi aux centaines d'autres qui suivent des traitements contre le lupus ou la polyarthrite rhumatoide.Le bras a été choisi car d'autres tissus ont pu y être greffés avec succès, notamment les glandes parathyroides situées à la base du cou.Ces glandes sécrètent une hormone qui régule la quantité de calcium dans l'organisme.À l'heure actuelle, une centaine de femmes dans le monde ont bénéficié de la congélation de tissu ovarien prélevé avant un traitement dans l'espoir de pouvoir un jour donner naissance à un enfant, selon le Dr Michael Soules, président de la Société américaine de médecine de la reproduction (ASRM).Les ovaires de Rebecca Pryce, une productrice de télévision âgée de 28 ans, ont ainsi été congelés en janvier 2000, après le diagnostic de lymphome, un cancer des ganglions.Célibataire et sans enfant, Mlle Pryce a confié qu'apprendre qu'elle allait être stérile avait été pour elle encore plus difficile à entendre que l'annonce de son cancer.C'est pourquoi elle s'est dite « transportée » d'apprendre le succès de l'essai préliminaire du Dr Oktay.Pour en savoir plus : JAMA http://jama.ama-assn.org American Society for Reproductive Medicine http://www.asrm.org photo REUTERS Un policier fédéral américain pointe son revolver en direction d'un « passager » au cours d'une simulation de piratage aérien, dans le cadre d'un entraînement, à Pomona, au New Jersey.Profession: policier des airs Agence France-Presse ATLANTIC CITY \u2014 « Ceci est un détournement.Personne ne bouge.Personne ou je lui tranche la gorge.» Un couteau tout usage sur la jugulaire d'une hôtesse de l'air, deux preneurs d'otage cagoulés remontent le couloir de l'avion vers l'habitacle.Deux passagers apparemment anodins soudain se lèvent, dégainent et abattent les pirates de l'air.« Tout le monde les mains sur la tête.Nous sommes de la police », hurlent-ils.Les passagers, sous le choc, obtempèrent.L'exercice, d'un réalisme brutal, recrée les conditions des prises d'otages tragiques du 11 septembre aux Etats-Unis.Il a duré moins de dix secondes.Nous sommes dans un Lockheed L-1011 Tristar désaffecté sur le tarmac de l'aéroport international d'Atlantic City (New Jersey, est), qui abrite le centre technique William Hughes de l'Administration de l'aviation civile (FAA).C'est là qu'est basée l'une des plus redoutables et secrètes unités d'élite de la police fédérale américaine, les « marshals du ciel », des policiers armés en civil.Leur but : protéger à tout prix l'habitacle contre une menace terroriste.« L'entraînement est très dynamique et vise à tuer.C'est un boulot très dangereux », explique Jack Donovan, assistant spécial à la FAA, chargé du programme des « policiers fédéraux du ciel » (Federal Air Marshals, FAM).Depuis les attentats à l'avion suicide du 11 septembre, les autorités américaines ont décidé de raviver cette force d'élite, dont l'effectif était tombé depuis quelques années à moins d'une centaine, et même, selon certaines sources, à moins d'une cinquantaine.La FAA a lancé un vaste effort de recrutement et a commencé à accroître la présence de ces policiers volants à bord des vols intérieurs et internationaux des compagnies américaines.Pour des raisons de sécurité, la FAA refuse de divulguer leur nombre et leur identité est gardée secrète.Au centre de tir en plein air, deux « marshals » en tenue de combat noire, cagoulés et lunettes sombres, se perfectionnent sur des cibles « dynamiques ».Au signal, ils vident leur chargeur sur les disques d'acier de 12 cm de diamètre qui surgissent au hasard, ici et là.En un rien de temps, ils rechargent leur Sig Sauer P-229, un pistolet automatique calibre 357, l'une des armes de prédilection des agents fédéraux.Lorsqu'ils sont « au travail », bien entendu, ils sont en civil.« Vous ne pouvez pas savoir si je suis sur votre vol.Nous nous fondons dans la masse des passagers », explique l'un d'eux.Seuls les pilotes et le personnel de bord sont informés de leur présence sur le vol.« J'aime mon métier, poursuit ce policier.C'est un groupe très professionnel, très doué.L'entraînement que nous suivons est très poussé et nous voyageons dans le monde entier ».Toujours entre deux avions, « le plus dur, reconnaît-il, c'est la vie de famille.Mon épouse et mes enfants sont plus stressés que moi ».Dans le stand de tir voisin, une quinzaine d'élèves en formation, dont deux femmes, pointent leur pistolet automatique vers des cibles distantes de trois à 25 mètres.Au coup de sifflet, les balles crépitent, trouant comme une passoire les silhouettes en carton.« Nous tirons pour arrêter la menace, on vise le centre du corps et la tête », précise l'instructeur.L'entraînement initial dure environ 16 semaines.Une fois réussis les tests de tir, les agents poursuivent leur formation en conditions réelles, d'abord dans une baraque en bois où a été reconstitué l'intérieur d'un appareil, puis dans un vrai avion, le Tristar (à double couloir) ou un Boeing 727 (à couloir unique).« Il faut apprendre aux recrues à travailler dans l'environnement particulier », explique un instructeur.« En l'air, on ne peut pas appeler des renforts et il y a de nombreux passagers innocents.Les hommes doivent donc faire preuve de jugement », ajoute-t-il.« Nous sommes prêts à réagir à n'importe quelle situation mais nous essayons toujours d'avoir une longueur d'avance sur les terroristes », précise un instructeur en chef.L'apparition de commandos suicide dans les avions change-t-il la donne par rapport aux détournements classiques ?Non, répond-il, car « face à quelqu'un déterminé à mourir, l'intimidation pure ne marchera pas.Nous prendrons donc toute action qui s'impose pour résoudre la situation ».I< Les enseignantes et enseignants soulignent le travail et l'implication du personnel de soutien, membre de la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS) affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), en cette journée mondiale qui leur est consacrée.2990240A Dès aujourd'hui, sur présentation de ce coupon, profitez d'une réduction de 25 $ sur tout achat de 100 $ et plus 4 jours seulement Détails en magasin.1 seul coupon par achat.27, 28, 29 et 30 septembre www.westcoast.ca Nom : .Adresse : .App.: .Ville : .Code postal : .Téléphone : .Courriel : .25$ Présentez ce coupon dûment rempli et obtenez 25$ de réduction sur tout achat de 100$ et plus.( ) 2990765A La Presse 27 septembre 2001 Page A12 manquante 4LP1302A0927 a13 jeudi 27 sept 4LP1302A0927 ZALLCALL 67 10:11:19 09/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 2 7 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 1 3 MONDE TUNISIE Ben Ali candidat à sa succession d'après AP TUNIS \u2014 Le comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) a décidé hier de présenter officiellement la candidature du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali à sa réélection en 2004.Ben Ali, qui est également président du RCD, briguera à cette échéance un quatrième mandat.La Constitution actuelle, amendée à son initiative, ne prévoit qu'un mandat renouvelable deux fois, soit trois mandats en tout.On s'attend donc à ce que le texte de la Constitution soit modifié de nouveau.Dans la résolution générale qui a sanctionné les travaux de sa sixième session ordinaire, tenue mardi et hier, le comité central a en effet appelé le prochain congrès du RCD, son instance suprême, et les députés du parti au pouvoir, à « prendre les initiatives propres à concrétiser cette décision, y compris l'amendement de la Constitution ».Une grande majorité du Parlement tunisien est composée de députés du RCD, soit 148, contre 34 pour l'opposition.La résolution explique que cette décision répond aux appels lancés ces derniers mois par les structures de base du RCD en faveur de la candidature du président Ben Ali à l'échéance électorale de 2004.Les principales organisations de masse, telles celles des femmes, des agriculteurs, du patronat et autres, ainsi que diverses composantes de la société civile, leur ont emboîté le pas.Les quotidiens de ces derniers jours ont consacré des pages entières à l'appel de soutien à la candidature de Ben Ali émanant d'associations et de structures socioprofessionnelles de divers horizons, des entreprises publiques et privées et d'un grand nombre de citoyens.Dans un discours prononcé devant le comité central du RCD, Ben Ali s'est déclaré « très touché » par ces marques de « fidélité et d'attachement ».Ancien premier ministre de Habib Bourguiba, Ben Ali avait destitué ce dernier en 1987 pour « incapacité ».Seule l'organisation ouvrière UGTT (Union générale tunisienne du travail) ne s'est pas prononcée à ce sujet.Du Coté des partis politiques légaux, aucune prise de position n'a été enregistrée jusqu'à maintenant, à l'exception du Parti démocratique progressiste (PDP) de Néjib Chebbi, qui a manifesté son opposition à toute révision constitutionnelle de nature à permettre à Ben Ali de briguer un quatrième mandat.En revanche, plusieurs opposants se sont déclarés hostiles à cette candidature.Photo Reuters Shimon Peres et Yasser Arafat ont finalement tenu hier leur tête-à-tête tant attendu.Peres et Arafat consolident la trêve Nouvelle rencontre dans une semaine pour faire un premier bilan d'après AFP et AP « UN PREMIER PAS », « un pas important », « une porte entrouverte sur l'espoir ».Les États-Unis et l'Europe ont salué hier la rencontre entre le ministre israélien Shimon Peres et le président Yasser Arafat, de l'Autorité palestinienne, dans l'attente d'un impact positif sur une participation arabe à la nouvelle coalition antiterroriste.Lors d'une rencontre à l'aéroport international de Gaza, Arafat et Peres, soumis aux pressions conjuguées des États-Unis et l'Europe, ont en effet conclu hier un accord visant à consolider la fragile trêve en vigueur depuis neuf jours.Le principal résultat de cette rencontre est la décision des deux parties de reprendre leur coopération en matière de sécurité, une condition vitale au maintien du cessez-le-feu proclamé le 18 septembre.La Haute-Commission de sécurité regroupant experts israéliens et palestiniens se réunira dès demain matin en présence de membres de la CIA américaine, a précisé un responsable israélien.Peres et Arafat ont en outre décidé de créer selon le communiqué final publié à l'issue de leur entretien une commission mixte chargée d'« examiner toutes les questions susceptibles de se poser pour l'application des accords » entre les deux parties et de constater si le calme est bien respecté.Le plan Tenet, du nom du chef de la CIA George Tenet, vise à instaurer un cessez-lefeu, mais il est resté lettre morte depuis sa présentation, le 13 juin.Le rapport Mitchell, du nom d'un ancien sénateur américain, vise à ramener par étapes Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations de paix.Ce rapport pose comme condition préalable un cessez-le-feu total suivi d'une période d'accalmie de quatre semaines, à l'issue desquelles des mesures destinées à rétablir la confiance doivent être prises comme le gel total par Israël de la colonisation dans les territoires palestiniens.Le communiqué commun précise que « le gouvernement israélien commencera à lever le bouclage (des territoires palestiniens) et à redéployer ses forces » et indique que Arafat et Peres se retrouveront dans « environ une semaine » pour suivre l'application des décisions prises hier.Peres a soumis au président Arafat une liste de 108 activistes ayant perpétré ou organisé des attentats anti-israéliens, qui devraient, selon lui, être arrêtés, a indiqué la radio publique israélienne.L'urgence de ces entretiens a été soulignée de manière tragique par de nouveaux incidents qui ont fait un mort, un Palestinien de 16 ans, et 18 blessés (15 Palestiniens et trois Israéliens) hier matin dans ce même secteur de Rafah, à quelques kilomètres seulement de l'aéroport.Ce nouveau décès a porté à 822 le nombre de tués depuis le début de l'Intifada, dont 630 Palestiniens et 169 Israéliens.Le porte-parole de la Maison-Blanche a estimé que « la rencontre et l'accord sont un premier pas important vers la restauration de la confiance et un changement de la situation sur le terrain ».Un porte-parole de l'émissaire européen, Miguel Angel Moratinos, a dressé un premier bilan « positif » de l'entretien.L'Union européenne « se félicite » de la rencontre qui constitue « un pas important nécessaire au rétablissement d'un climat de confiance » entre les parties.À Damas cependant, le FDLP (Front populaire de libération de la Palestine) a rappelé que l'Intifada se poursuivrait en dépit de l'accord Arafat-Peres pour consolider la trêve.« Les formations patriotiques et islamiques palestiniennes ont annoncé leur position en faveur de la poursuite de l'Intifada, tant que nos territoires seront sous occupation », a déclaré Maher Taher, membre du bureau politique de l'organisation.L'AVANTAGE AUDI : SERVICES D'ENTRETIEN PÉRIODIQUE SANS FRAIS P E N D A N T 4 ANS OU 80 000 km Location de 599 $ par mois pendant 36 mois; taxes, immatriculation et inspection de prélivraison en sus.Acompte de 5 340 $ ou échange équivalent, dépôt de garantie remboursable de 700 $ et première mensualité de 599 $ requis.Montant dû au début du bail : 6 639 $.Frais de 0,25 $/km pour le kilométrage supérieur à 20 000 km par an assumés par le locataire.Taux calculé en fonction du PDSF de la Audi A4 2.8 berline 2001 de 45 685 $, incluant l'Ensemble supérieur, 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location calculé en fonction d'un taux d'intérêt annuel de 4,9 % pour 36 mois.Prix réels fixés par le concessionnaire.Demandez les détails au concessionnaire.« Audi », « A4 » et l'emblème des quatre anneaux sont des marques déposées de AUDI AG.« S4 » est une marque de commerce de AUDI AG.« Avantage Audi » est une marque de service de Audi of America, Inc.© Audi Canada 2001.Pour en savoir plus sur Audi, composez le 1 800 367-AUDI ou visitez notre site Internet, à l'adresse w w w .a u d i .c o m A4 2.8 Audi S4 Audi Tout, dans ces voitures, contribue à les faire partir à toute vitesse, même leur prix.TAUXDE LOCATION-BAIL DE 4,9% PAR MOIS PENDANT 36 MOIS TAUXDE LOCATION-BAIL DE 4,9% PAR MOIS PENDANT 36 MOIS AUTO STRASSE INC.5905, autoroute Transcanadienne Saint-Laurent QC (514) 748-6961 AUTOMOBILES E.LAUZON 1384, boulevard Labelle Blainville QC (450) 430-1460 LES AUTOMOBILES NIQUET 1905, boulevard Sir Wilfrid Laurier Saint-Bruno QC (450) 653-1553 LES AUTOMOBILES POPULAR 5441, rue 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concrètes d'une riposte aux attentats requièrent un nouvel aval des députés.Et là, le vote des 43 députés écologistes pourrait virer à la crise gouvernementale entre sociaux-démocrates et verts.« Nous allons devoir décider » de ce que l'Allemagne compte faire, « une décision difficile », à laquelle « il n'existe pas d'alternative pacifiste », a martelé Joschka Fischer hier, conscient de la menace qui plane sur la coalition.S'ils désavouaient en nombre la solidarité militaire prônée par le chancelier social- démocrate Gerhard Schröder, son ministre de la Défense Rudolf Scharping et Fischer lui-même, les Verts lui créeraient « un gros problème », souligne le député écologiste Christian Stroebele.Le mot rupture est sur toutes les lèvres.La discussion sur un engagement militaire « peut conduire à ce que les Verts ne fassent plus partie du gouvernement », relève Angelika Beer, responsable des questions de défense du parti.Député européen et ami de Fischer, Daniel Cohn- Bendit formule carrément l'idée d'une « nouvelle coalition dans trois semaines ».Pris de court par le débat sur l'antimondialisation, écorchés par la sévérité du ministre socialdémocrate de l'Intérieur Otto Schily sur l'immigration et la sécurité intérieure, et divisés sur l'engagement de la Bundeswehr en Macédoine, les verts sont en état de choc.Leur malaise prend d'autant plus d'acuité que dimanche, ils ont encaissé aux régionales de Hambourg leur 18e recul consécutif depuis le printemps 1998, avec 8,5 % au lieu des 10 % visés.Loin du record historique de 1998, établi à 13,9 %.De compromis en compromis, l'exercice du pouvoir a réduit leur électorat à peau de chagrin.Dès le soutien du parti aux frappes de l'OTAN contre la Serbie, arraché par Fischer, nombre de militants avaient rendu leur carte.Aujourd'hui, le parti traverse « l'une des phases les plus difficiles » de son existence, jugent ses dirigeants.Plusieurs fédérations régionales dénoncent le soutien accordé par la direction du parti aux États-Unis, parmi lesquelles celle de Rhénanie du Nord-Westphalie, de loin la plus importante avec 11 700 des 50 000 adhérents verts.Et 70 % des électeurs écologistes refusent des représailles.C'est traditionnellement sur la politique étrangère et de défense que le courant réaliste de Fischer et celui plus radical du ministre de l'Environnement Juergen Trittin divergent le plus.Alors que ce dernier défendait toujours, il y a quelques années, une dissolution progressive de l'OTAN ou une réduction de moitié des effectifs de l'armée, les « réalos » s'étaient ralliés dès 1995 à une intervention en Bosnie.Dès septembre 1999, Fischer prédisait que les verts risquaient d'être, un jour, « pris entre l'enclume et le marteau : disparaître dans la coalition au point d'être méconnaissables ou bien l'abandonner ».Aujourd'hui, leparti traverse « l'unede s phases les plus difficiles » deson existence.Jiang Zemin peine à faire accepter son dauphin Lekurde a droit decité en Turquie d'après AFP PÉKIN \u2014 Le numéro un chinois, Jiang Zemin, a encore échoué hier dans sa tentative d'obtenir une promotion pour l'un de ses principaux conseillers.Ce qui accrédite la thèse d'une intense lutte pour le pouvoir au sein du Parti communiste chinois (PCC), à un an d'un Congrès crucial destiné à renouveler l'équipe dirigeante.Alors que la plupart des analystes s'attendaient à la promotion de Zeng Qinghong, 62 ans, le principal conseiller du président Jiang, son nom n'a pas été mentionné par le communiqué diffusé par l'agence Chine nouvelle à l'issue de la réunion.« Il semble que le président chinois continue à éprouver de sérieuses difficultés à promouvoir des hommes à lui dans l'organe suprême du parti », a estimé Lau Siu-kai, un analyste politique de l'Université chinoise de Hong Kong.« Cela signifie que la lutte pour le pouvoir au sommet est encore très intense et que les marchandages vont devoir se poursuivre.Réunis depuis lundi, les quelque 300 membres du Comité central devaient notamment préparer la succession des dirigeants actuels tout en entérinant un revirement idéologique majeur, largement inspiré par Zeng Qinghong.D'après un scénario établi en 1997 par Jiang Zemin, les trois plus hauts dirigeants chinois \u2014 Jiang y compris \u2014 doivent prendre leur retraite à l'automne 2002, au profit de la « quatrième génération » de dirigeants regroupée autour du vice-président actuel, Hu Jintao, 58 ans.Ils ne quitteront toutefois leurs fonctions gouvernementales ou étatiques qu'en mars 2003.Pour pouvoir conserver son autorité dans l'ombre, le président chinois compte sur plusieurs protégés, en particulier Zeng Qinghong, le chef du puissant département de l'organisation du PCC, qu'il s'était déjà efforcé de faire entrer au Bureau politique comme membre à part entière l'an dernier.Son échec à le faire entrer au Bureau « constitue un sérieux camouflet pour le numéro un chinois », a estimé un diplomate occidental, même si la doctrine de Jiang Zemin, « la triple représentativité », qui consacre le rôle des couches sociales nées de la réforme économique, y compris les entrepreneurs privés, est formellement avalisée.Avec cette théorie, le président chinois espère accéder au panthéon des grands dirigeants chinois à côté de Mao Tsé-toung et de Deng Xiaoping.Mais son annonce controversée d'une entrée des capitalistes au sein du parti, difficilement acceptable par la vieille garde du régime, a suscité de vifs remous cet été avec des pétitions hostiles circulant sur Internet, dont l'une accusant Jiang Zemin de « trahir le communisme ».Principal artisan de la « théorie » de Jiang, Zeng doit d'abord devenir membre à part entière du Bureau politique avant de pouvoir être promu l'an prochain au comité permanent du Bureau politique, le cénacle des plus hauts dirigeants du régime.« Il n'a jamais été très populaire », dit David Zweig, un expert de l'Université des sciences et de la technologie de Hong Kong, qui attribue les réticences passées des collègues de Zeng à la crainte qu'il n'accapare trop de pouvoir et ne remette en cause l'équilibre entre les factions.Il pourrait notamment faire de l'ombre à Hu Jintao, le successeur désigné par Deng Xiaoping puis avalisé par Jiang.« Cela ne signifie pas que Zeng va perdre dans la lutte pour le pouvoir, mais seulement qu'il faudra encore du temps », note pour sa part Liu Siu-kai, qui relève qu'il reste encore un an jusqu'au prochain Congrès.d'après AFP ANKARA \u2014 Les députés turcs ont adopté dans la nuit de mardi à hier un amendement constitutionnel qui ouvrirait la voie à une plus large utilisation du kurde dans le cadre d'une série de réformes visant à rapprocher le pays des normes européennes.Un deuxième vote est cependant nécessaire pour modifier la loi fondamentale.L'amendement, adopté par la grande majorité des voix de 397 députés contre 28, prévoit la levée de la défense d'utiliser « des langues interdites » dans l'expression et la diffusion de la pensée.Mais « l'utilisation de ce droit pourra être limité pour protéger la sécurité nationale, l'ordre public et l'unité du pays », selon le projet.Le kurde est largement utilisé dans la vie privée en Turquie mais est interdit dans la vie publique.Les autorités avaient toléré jusqu'à présent des publications et des enregistrements de cassettes audio et vidéo en kurde.Cet amendement fait partie d'un vaste projet de 37 amendements à la Constitution, dont neuf ont été rapidement adoptés depuis lundi grâce à un consensus des six partis représentés au Parlement.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu.1er numéro 2e numéro 3e numéro 4e numéro numéro non décomposable numéro décomposable numéro décomposable numéro décomposable Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.NUMÉRO Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 Tirage du 2001-09-26 25 000 $ ALLEZ À LA TÉLÉ 50 000 $ 100 000 $ Numéro complémentaire: 08 Numéro complémentaire: 13 Not Ready Not Ready 299007580 05X100.00 BENI 4LP1501A0927 a15 jeudi 27 sept 4LP1501A0927 ZALLCALL 67 10:10:43 09/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L J E U D I 2 7 S E P T EMB R E 2 0 0 1 A 1 5 EXPRESS INTERNATIONAL La Russie prête à négocier son intégration à l'OTAN Vladimir Poutine termine aujourd'hui une tournée en Allemagne Arménie : hommage du pape LE PAPE JEAN-PAUL II a rendu visite hier à un des lieux les plus chargés d'émotion d'Arménie, le monument dédié aux victimes du génocide arménien, le mémorial Tsitsernagaberd, où il a rendu hommage aux victimes du plus douloureux chapitre de l'histoire de ce pays.« Nous sommes effarés par la terrible violence faite au peuple arménien et consternés que le monde connaisse encore une telle inhumanité », a-t-il dit au cours de sa prière.Dans l'aprèsmidi, il a donné une messe dans la nouvelle cathédrale pas encore achevée de Saint-Grégoire-l'Illuminateur, qui illustre la très difficile situation économique de cette exrépublique soviétique fêtant cette année une décennie d'indépendance.La plus grande partie du coût de la cathédrale (équivalant à 10 millions de dollars US) \u2014 une grosse somme pour ce pays pauvre du Caucase \u2014, a été financée par les Arméniens installés à l'étranger.\u2014 d'après AP Guinée : retour de Condé L'OPPOSANT ALPHA Condé a retrouvé son siège de député à l'Assemblée nationale de Guinée après plus de quatre années d'absence, à l'ouverture, mardi, de la deuxième session annuelle ordinaire de l'institution.Le leader du Rassemblement du peuple de Guinée (opposition radicale) n'avait pas pris part aux sessions du Parlement depuis avril 1997.Après un long séjour en Europe et aux États-Unis, entre avril 1997 et novembre 1998, il était revenu au pays pour se présenter à l'élection présidentielle de décembre 1998.Arrêté en décembre 1998 et accusé d'atteinte à la sûreté de l'État, il avait été condamné en septembre 2000 à cinq ans de réclusion, avant de bénéficier d'une grâce présidentielle après 30 mois de prison, le 18 mai dernier.\u2014d'après AFP Érythrée : presse muselée LE COMITÉ POUR la défense des journalistes (CPJ), basé à New York, a dénoncé l'arrestation en Érythrée, ces derniers jours, d'au moins neuf journalistes de la presse privée, dont tous les titres avaient été suspendus il y a neuf jours.Ces arrestations font partie « d'un effort de grande envergure de la part du gouvernement pour éliminer toute opposition politique avant les élections prévues pour décembre », estime l'organisme.Les 18 et 19 septembre, en même temps qu'elles ordonnaient la suspension des huit titres de la presse privée, les autorités ont arrêté 11 figures politiques considérées comme des réformateurs, les accusant de « crimes contre la sécurité et la souveraineté de la nation ».\u2014d'après AFP Bénin : autorisation préalable LE GOUVERNEMENT béninois a décidé de soumettre la sortie des mineurs de moins de 18 ans du territoire national à une « autorisation administrative préalable », afin de lutter contre le trafic d'enfants, a annoncé hier le ministère de la Protection sociale.Le Bénin est considéré depuis quelques années comme une plaque tournante du trafic des mineurs en Afrique de l'Ouest.Pour des sommes allant de 35 à 60 $, certains parents confient leurs enfants à des passeurs qui promettent de prendre en charge leur éducation, puis les cèdent à des exploitants agricoles à l'étranger pour des sommes dix fois plus élevées.Plus de 5000 enfants ont été interceptés par la police béninoise aux différentes frontières du pays ces cinq dernières années.La plupart de ces trafics se font par bateau, souvent des embarcations précaires.\u2014d'après AFP d'après AFP BERLIN \u2014 Le président russe, Vladimir Poutine, a indiqué hier à Berlin que la Russie étudierait l'éventualité d'intégrer l'OTAN en fonction des « propositions » qui lui seraient faites.« Tout dépend de ce qui sera proposé », a-t-il répondu à une question concernant une intégration de la Russie à l'Alliance atlantique au cours d'une rencontre avec les rédacteurs en chef des médias allemands.« L'Occident n'a pas de raison de ne pas en discuter », a-til ajouté.La veille, dans un discours devant les députés allemands du Bundestag, Poutine avait critiqué l'attitude de l'OTAN vis-à-vis de la Russie, estimant que l'Alliance avait tendance à mettre Moscou devant le fait accompli et ne tenait pas assez compte de la position russe dans le cadre du partenariat Russie-OTAN signé en 1997.Il avait également appelé à la mise en place d'une structure de sécurité moderne, adaptée au monde multipolaire de l'après-guerre froide.À la suite aux attentats du 11 septembre à New York et Washington, le ministre italien de la Défense, Antonio Martino, avait estimé le 17 septembre que face au terrorisme, l'OTAN allait devoir changer ses objectifs et sa composition, en intégrant le plus rapidement possible la Russie et les pays de l'Est.En juillet, le président russe avait évoqué l'éventualité d'une intégration de la Russie à l'OTAN, mais aussi celle d'une dissolution de l'Alliance, afin de créer « un espace commun de sécurité », seul capable, selon lui, d'assurer « la stabilité en Europe ».Il existe « trois options pour cela : dissoudre l'OTAN, inclure la Russie dans l'Alliance ou mettre sur pied une nouvelle organisation qui incorporera la Russie », avait-il affirmé.Moscou s'oppose à l'élargissement de l'OTAN à l'est et principalement aux pays baltes.Au deuxième jour de sa visite d'État en Allemagne, Poutine a par ailleurs vanté sa politique économique et souligné « la voie européenne » choisie par Moscou.Il a prononcé un discours devant des cercles d'affaires à Essen, où il a évoqué les bons résultats économiques de la Russie et son choix du libéralisme économique.Il a estimé que le renforcement de l'État russe passait par le « développement des institutions sociales et civiles », ce qui constitue, selon lui, « la voie européenne de la Russie ».Il a en outre souligné « l'importance de la participation russe à la création d'un espace économique européen », et assuré que « jamais en Russie les portes n'avaient été aussi grandes ouvertes aux réformes ».Malgré tous ses efforts de rapprochement, il n'a pas réussi à Berlin à obtenir d'appuis sur la Tchétchénie.Contrairement à ce que Poutine veut faire entendre à ses partenaires occidentaux, l'Allemagne ne paraît pas prête à envisager du même oeil la coalition internationale qui se met en place contre le terrorisme international et l'intervention armée russe en Tchétchénie.Ainsi, le chancelier Gerhard Schröder a parlé d'une « approche différenciée » de ces deux questions, estimant qu'il fallait « évaluer différemment deux problèmes différents ».Il a cependant reconnu que la Tchétchénie était située « dans une région d'où venait une menace (pour la stabilité), ni plus ni moins ».Moscou tente de dissiper les critiques occidentales concernant son « opération antiterroriste » en Tchétchénie, selon l'appellation officielle, en rapprochant les « terroristes islamistes » qu'elle y combat aux auteurs des attentats du 11 septembre à New York et Washington.Poutine termine aujourd'hui sa visite d'État à Dresde, où il avait servi durant cinq ans (1985-1990) en tant qu'agent du KGB du temps où la ville était en RDA.« Jamais en Russie les portes n'avaient été aussi grandes ouvertes aux réformes ».Quand la chaussure va, tout va.endurance.montrealplus.ca Métro Beaubien / Stationnement disponible Spécialiste de chaussures athlétiques depuis 1985 6579, rue Saint-Denis, Montréal (514) 272-9267 MW962 4LP1601A0927 a16 jeudi 4LP1601A0927 ZALLCALL 67 10:08:33 09/27/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 Un à zéro pour la terreur m r o y @ l a p r e s s e .c a L'onde de choc de la tuerie du 11 septembre déferle lourdement.On peut affirmer que, déjà mal en point depuis plusieurs mois, l'économie nord-américaine, littéralement bombardée, est entrée en récession.Place forte de l'aviation et de l'industrie aérospatiale, victimes les plus directes des raids aériens contre New York et Washington, Montréal est aux premières loges pour regarder tomber les débris.Hier, Bombardier, troisième avionneur en importance au monde, a annoncé 2000 mises à pied dans ses usines montréalaises \u20141800 emplois seront supprimés ailleurs et 2700 autres pourraient l'être l'an prochain.Air Canada procédera à 5000 licenciements de plus que ceux déjà annoncés, pour un total de 9000.Air Transat a déjà fait savoir que le tiers de ses effectifs, soit 1300 employés, était en surnombre.Le motoriste Pratt & Whitney prévoit 600 mises à pied, la plus grande partie au Québec.Tout cela va entraîner un désastreux effet domino, n'en doutons pas.Le transport aérien nourrit toute une gamme d'industries et de services, de la métallurgie à l'hôtellerie, de l'électronique à la culture, des produits financiers aux biens de consommation, qui ne seront pas épargnés.Par exemple : à New York, le Ground Zero de l'actuel séisme économique, le taux d'occupation des hôtels descend parfois sous la barre des 20 % et on a tiré le rideau sur quatre des grands shows de Broadway.En somme, après 15 jours passés à compter les morts et à contempler la destruction, l'ampleur des dommages « collatéraux » paraît sidérante : au niveau mondial, l'impact économique des attentats s'établira vraisemblablement à 160 milliards (É.-U.).De sorte qu'on commence à entrevoir une vérité brutale : la terreur a gagné la première bataille de la première guerre du XXIe siècle.Et nous sommes du côté des vaincus.\u0001 \u0001 \u0001 La récession qui s'amorce coule de sources immatérielles et intangibles : la méfiance et la peur, principaux sous-produits de la terreur.Selon le Conference Board américain, l'indice de confiance des consommateurs a chuté de 16 points entre août et septembre 2001 pour atteindre son plus bas niveau en six ans \u2014 et il est sans doute aujourd'hui plus déprimé encore, puisque le sondage a été partiellement effectué avant le 11 septembre.À Wall Street, rappelons- le, cette frilosité subite a fait chuter le Dow Jones de 14,3 %, la semaine dernière, la dégringolade hebdomadaire la plus importante depuis la Grande Dépression.La peur, quant à elle, explique la chute en piqué de l'aviation civile, pour qui l'année 2001 s'annonçait déjà très difficile, mais qui se retrouve maintenant en pleine catastrophe.À l'échelle de la planète, les transporteurs perdront 10 milliards cette année.Et les avionneurs encaisseront le contrecoup.On a vu le cas de Bombardier.Boeing licencie 30 000 travailleurs.Et Airbus, qui a peu de marge de manoeuvre en termes de mises à pied, s'inquiète pour l'avenir du A- 380, ce géant qui doit voler en 2006.Aujourd'hui, les plus optimistes parlent d'une récession qui ne sera que « brève et superficielle ».Certes, selon les dernières prévisions, l'économie américaine ne croîtra en 2001 que de 1,3 %, une fraction des 4,1 % atteints l'an dernier, mais la reprise est certaine avant 2003, affirment-ils.Sans vouloir broyer du noir, la restauration de la confiance et la victoire sur la peur sont cependant tributaires de tellement de facteurs que tout pronostic paraît dérisoire.De façon non limitative : il ne doit pas y avoir d'autres attentats ; la guerre au terrorisme doit être suffisamment \u2014 et visiblement \u2014 fructueuse pour restaurer un sentiment de sécurité ; le Moyen-Orient ne doit pas s'embraser ; les États- Unis doivent résister à la tentation de l'isolationnisme ; l'industrie du transport aérien doit se restructurer.Pour l'heure, on est bien loin de tout cela.Ici, à Montréal, l'annonce des licenciements chez Bombardier fait encore plus mal que l'effondrement de GM/Boisbriand, pourtant déjà atterrant.Car il s'agit d'un secteur de haute technologie offrant des emplois haut de gamme et dont l'avenir est théoriquement brillant, alors que la construction automobile, on le sait, se déplace lentement mais sûrement vers les pays du Sud.Or, on ne voit pas de solution immédiate au problème \u2014 sinon, pour Bombardier, d'investir temporairement des énergies dans ses autres activités, dont les équipements de transport ferroviaire.Pour le reste, comme on le dit à répétition depuis 15 jours, il faudra être patient.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés POINT DE VUE L'après 11 septembre On garde le sentiment de ne plus pouvoir se débarrasser du malaise qui nous colle maintenant à la peau MARC DOUCET L'auteur est psychologue.FINALEMENT, C'EST davantage quand la télévision est éteinte et que l'on se retrouve dans le silence que l'on prend vraiment conscience de l'événement.En fait, l'activation frénétique observée apparaît aussi comme un mécanisme de défense.On voudrait pouvoir taire quelque chose, réparer.Porté par l'adrénaline, on ne réalise pas vraiment.Ainsi les pompiers, policiers et les autres intervenants de crise sont privilégiés d'une certaine façon.Les médias participent également à toute cette activation.Et nous aussi comme spectateurs nous emboîtons le pas afin d'avoir le sentiment de participer, de faire quelque chose.À New York, on a d'ailleurs vu une surabondance de secours.La situation de crise nous plonge dans une expérience ultime avec un impact émotionnel certain.Au delà du drame qu'elle provoque, c'est une situation extrêmement révélatrice, riche d'enseignements, qui offre aussi un potentiel de changement et d'évolution, et où il faut tenter de recueillir des observations.C'est un parcours bien particulier sur lequel nous sommes entraînés de force.Un parcours, d'ailleurs, qu'on commence à mieux connaître et que l'on continue d'élaborer.Il s'agit d'un protocole composé d'étapes bien distinctes où il y a un temps pour chaque chose.Au départ, c'est l'état d'alerte.Il faut donc observer les consignes de base, établir une cellule de crise, suivre un plan d'urgence, s'il y en a un.D'ailleurs on a développé ici même au Québec une certaine expérience de crise, ce qui compte toujours.Qu'on pense à la crise du verglas, à l'inondation du Saguenay, à Oka, et, plus loin, à la crise d'octobre.Nous ne sommes pas totalement dépourvus.Après le choc vient bien vite le désir de sortir dans la rue pour constater la réaction des gens, prendre le pouls de la ville.On remarque bien sûr une certaine baisse d'activités, un calme révélateur.On peut mesurer l'importance d'un drame au silence qu'il laisse après son passage.Il est certain que l'inhibition, l'annulation d'activités est aussi une défense fondamentale contre l'angoisse.Même une simple rencontre peut créer de l'anxiété, car elle aussi est réminiscente, on cherche à annuler, ce qui est déjà un début d'évitement.Mieux vaut affronter et chercher à verbaliser.L'onde de choc est puissante.Même à distance on la ressent bien.Ce sentiment quasi physique, où on se demande même si notre corps va y résister.Réaction post-traumatique ?Il suffit du son d'un moteur d'avion, d'une sirène ou d'une tour à bureaux pour susciter la crainte.Ce qu'il faut principalement faire après coup, c'est de tenter de moduler et de gérer le stress que nous subissons.On a l'impression d'avoir vécu un mois en une semaine.Et ce qui demeure, c'est ce sentiment de ne plus pouvoir se débarrasser de ce malaise qui nous colle maintenant à la peau.On a tous des degrés variés de résistance.Nous sommes tous exposés à des événements stressants différents.Ce qu'on doit chercher d'abord par mesure préventive, c'est d'abaisser le niveau de stress auquel on est exposé, et dans un deuxième temps il faut tenter d'exprimer, de verbaliser et de métaboliser toute cette somme d'information accumulée.Ainsi les pauses café deviennent des séances de debriefing spontanées.À l'heure actuelle, il est toujours possible que l'on refoule encore et que l'on n'a pas véritablement commencé à intégrer l'événement, autre indice de son ampleur.C'est trop gros, trop loin, des images distantes.On va mieux réaliser à mesure que la dimension humaine apparaîtra davantage, ainsi que la réaction d'identification aux victimes.Nos problèmes personnels paraissent soudainement bien anodins.On apprécie les petits plaisirs de la vie, même ses devoirs, sur un fond de culpabilité.Plusieurs rapportent avoir fait un rêve dans la nuit suivant les attaques.Un rêve relatif à la crise bien sûr, un cauchemar.Composé entre autres d'éléments de perte et de séparation, et d'autres éléments plus personnels à chacun, qui peuvent resurgir à ces occasions.Avec réveil au milieu de la nuit, accompagné de forts sentiments d'angoisse.Un rêve qui sert donc ici à intégrer l'événement.D'autres aspects pourraient être également abordés.On pourra peut-être aussi observer l'apparition de certaines conduites régressives, des passages à l'acte, de la somatisation ou autres séquelles.La consommation de tranquillisants va peut-être augmenter.L'humour, quant à lui, un mécanisme de défense bien commun, devient tabou.Dehors les enfants joueront à la guerre.Pas tant par imitation que par besoin d'apprivoiser.Les adultes quant à eux écriront des livres, feront un film, signe qu'ils ont bel et bien surmonté l'épreuve.On retrouve donc là les fonctions essentielles du jeu et du symbolisme, dans ce travail d'intégration et cette tentative pour maîtriser l'événement traumatique dans notre conscience collective.Plus besoin de télé-réalité maintenant.Avant et après p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Il faut régler les différends « par des moyens pacifiques, des négociations et le dialogue », résister à la tentation de « la haine et de la vengeance » et cultiver les vertus de « tolérance et de respect ».Clichés pacifistes ou religieux, semblables propos sont souvent interprétés comme des voeux pieux édifiants mais peu utiles pour s'attaquer à un problème concret.Prononcés pratiquement au même moment, par contre, par des personnalités aussi variées que le pape, au Kazakhstan, Fidel Castro, à Cuba, et des représentants de grandes religions réunis au Yankee Stadium, ils prennent une dimension qui va au delà de belles paroles venant d'un « preacher » sympathique mais déconnecté de la réalité.Ils montrent que les récents attentats terroristes aux États-Unis n'ont pas fait que susciter l'indignation générale.Mais qu'ils ont aussi déclenché, dans tous les milieux, une réflexion articulée sur le phénomène de la violence, les limites à ne pas franchir, les moyens légitimes de la combattre et les valeurs morales à promouvoir pour empêcher même son émergence.Sur ce plan, les conclusions les plus étonnantes sont probablement celles d'un porte-parole du Vatican disant non seulement qu'il faut livrer les coupables à la justice humaine et prendre tous les moyens pour les empêcher de nuire mais admettant aussi la pertinence de la « légitime défense impliquant une action qui peut mener à la mort d'une personne ».Les propos tenus par Jean-Paul II, au Kazakhstan, sont également remarquables de modération, d'humilité et d'ouverture d'esprit.En marge du drame américain et des déclarations de guerre contre le terrorisme, le pape ne s'est pas contenté, comme on aurait pu s'y attendre, de lancer des appels au calme et à au pardon.Il s'est aussi compromis dans une reconnaissance publique et non ambiguë des indiscutables mérites des « dirigeants islamiques et des fidèles » de cette « longue tradition religieuse », auxquels ils a tenu à affirmer le « profond respect » de l'Église catholique à leur endroit.Plus encore, dans une région du monde où les deux grandes religions coexistent, il a rappelé à ses ouailles les limites à ne pas franchir en matière de prosélytisme.Ce n'est pas la première fois que Rome reconnaît les erreurs et les abus commis au temps des Croisades et de l'Inquisition au nom d'une primauté soi-disant indiscutable de l'Église catholique sur toutes les autres religions.Mais, s'inscrivant cette fois dans une réalité contemporaine et portant sur une attitude concrète à adopter maintenant face à des croyances différentes, ces propos montrent bien que, sur le plan des rapports religieux aussi, il y aura désormais un « avant » et un « après » le fameux 11 septembre 2001.Rivés à nos téléviseurs, comme spectateurs nous emboîtons le pas afin d'avoir le sentiment de participer, faire quelque chose. 4LP1701A0927 a17 jeudi 4LP1701A0927 ZALLCALL 67 10:12:18 09/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL JEUDI 27 SEPTEMBRE 2001 A17 LYSIANE GAGNON De la poudre aux yeux?l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a YVES RYAN L'auteur est le maire de Montréal-Nord et commentera régulièrement dans nos pages la campagne électorale municipale, au cours des prochaines semaines.Le discours du Comité de transition à saveur de décentralisation doit être interprété avec un grain de sel, avec suspicion.La campagne électorale est en cours et devrait s'intensifier au cours des prochaines semaines.Comme deux boxeurs en début de combat, les pugilistes Bourque et Tremblay, principalement, se toisent et explorent des thèmes.On en est encore au stade du tâtonnement et l'opinion publique observe le tout mais semble loin d'être disposée à faire un choix.C'est normal.Le sujet de la décentralisation est de toute évidence celui qui retient le plus l'attention et pour de bonnes raisons.Il devrait d'ailleurs en être ainsi durant toute la campagne.Les banlieues, jusqu'à ce jour très autonomes, ont toujours craint d'être dépossédées de leurs moyens et pourraient peutêtre espérer, en théorie au moins, trouver dans la décentralisation promise un compromis à leurs appréhensions fondées et légitimes.Un genre de moindre mal ! À Montréal, c'est différent ! Il semble qu'il en soit tout autrement dans le cas des neuf nouveaux arrondissements de Montréal, où tout est à faire selon les propos de la présidente du Comité de transition, Mme Lefebvre, dans une longue entrevue à La Presse le 18 août dernier, et je cite : « .Aussi, la mise en place des 9 arrondissements montréalais sera plus complexe qu'en banlieue : on s'attend à ce qu'ils atteignent leur vitesse de croisière dans deux ou trois ans, après ceux de banlieue.À Montréal, tout est à faire : l'opération est gigantesque et je ne suis pas sûre que les gens mesurent encore l'ampleur de cette opération.» Nous sommes donc de toute évidence en présence d'une fusion à deux vitesses et à sens unique.Seules les banlieues sont accrochées.Cela se comprend, car à part une certaine velléité d'aller dans cette voie du temps de l'ex-maire Doré, la décentralisation n'a jamais tellement été le fort de Montréal.À preuve, le discours du maire Bourque n'en fit guère état durant la campagne « Une île, une ville ».Aussi, devant l'inquiétude manifestée tant par les Montréalais que les banlieusards, Bourque s'est récemment converti à l'idée allant jusqu'à prétendre avoir été le premier à en parler.Plus ça change.La réalité est qu'on est en train de refaire le débat sur la police de quartier pour illustrer ce que l'on veut dire par décentralisation.« Plus ça change.».Je pense qu'il y a lieu pour nous d'être prudents devant cet engagement du Comité de transition alors que, par un douteux hasard, le gouvernement du Québec lance parallèlement une campagne publicitaire, dont le contenu frôle l'insulte à l'intelligence.Tous, à mon humble avis, nous jettent de la poudre aux yeux.Il y a lieu d'exiger d'eux qu'ils articulent davantage leur plan de décentralisation et fournissent du contenu, c'est-à-dire des chiffres et des simulations.Qu'on ne nous fasse surtout pas croire, selon la mairesse intérimaire Mme Lefebvre, que le fait d'avoir accès à un point de service de la cour municipale pour acquitter nos contraventions, plaider coupable ou non coupable, c'est de la décentralisation .surtout quand on avait notre propre Cour municipale que l'on s'apprête à déménager sous nos yeux ! Les caisses et les banques acceptent d'ailleurs déjà ces paiements.Jusqu'à présent, on n'entend que des voeux pieux pour sauver la face et de la part de ces gens qui en réalité sont les plus mal placés en tant qu'exécuteurs des hautes oeuvres de Québec, pour chanter les vertus de la décentralisation.Quelle forme prendra donc l'organisation dans les neuf arrondissements de Montréal où rien n'a encore été fait ?Faudrait-il alors présumer qu'on laissera le tout dans les mains du nouveau conseil de ville et que, si Bourque était réélu, il pourrait faire amender la loi parce qu'en réalité il n'a jamais voulu d'arrondissements dans Montréal ?Depuis l'adoption de la loi des fusions forcées en décembre 2000, le Comité de transition opérait de Montréal et ses principaux collaborateurs étaient des hauts fonctionnaires de Montréal.Les représentants des autres villes ont été limités à fournir des informations d'appoint mais les orientations étaient déjà prises avant leur entrée en scène.Cette situation rappelle étrangement la « Montréalisation » du service de police en 1972 alors qu'on avait intégré les finances de la police dès 1970 lors de la création de la CUM.C'est pour ces raisons que le discours du Comité de transition à saveur de décentralisation doit être interprété avec un grain de sel, avec suspicion.Les arrondissements Depuis les début de sa lutte contre la loi 170, la banlieue exigeait qu'on lui conserve le statut d'employeur, ce qui lui fut refusé.Pourtant, dans son entrevue du 18 août, Mme Lefebvre réitérait que « l'administration centrale comprendrait les ressources humaines, que la Grande Ville demeurera l'employeur et que la gestion des ressources humaines se fera dans les arrondissements ».J'essaie de comprendre comment les arrondissements pourront gérer à l'intérieur d'une telle bureaucratie si ce n'est par téléphone ?Tout est mis en oeuvre pour apaiser les craintes.Nous sommes toujours, jusqu'à preuve du contraire, en présence d'une immense opération d'asservissement des arrondissements, le tout enrubanné de promesses qui risquent fort de s'étioler dès que Mme Lefebvre et son équipe de transition auront disparu du portrait en janvier et que le nouveau conseil aura entrepris de finir sa « job » de bras inachevée.En ce qui concerne l'ambiance de ce futur conseil, il nous faut non moins attendre le résultat de l'élection du 4 novembre pour la connaître.Imaginez que par-dessus le marché, la présidente Lefebvre dixit et « métissage » oblige, la transition souhaite que des administrateurs de banlieue soient nommés à Montréal pour inculquer la culture locale tandis que d'autres de Montréal iraient travailler en banlieue pour implanter la culture d'une grande ville.Je m'interroge sérieusement sur l'équilibre qui résultera d'une telle recette.J'ai l'impression qu'on ne reconnaîtra plus notre monde pas plus que notre vaisselle.Voilà qui me semble loin d'une formule gagnante.D'où l'importance de demeurer vigilant et d'essayer surtout de voir l'avenir par delà la ronflante publicité gouvernementale, les rêveries et les velléités du Comité de transition.Qu'adviendra-t-il enfin de l'équité fiscale et de la péréquation promises pour justifier la loi des fusions forcées ?Il semble bien, en effet, que la « dotation » budgétaire des villes en 2002 équivaudra à leurs budgets locaux respectifs en 2001.Donc, les villes riches et les villes pauvres resteront comme telles ?Contrairement à une certaine perception qui a longtemps prévalu, les banlieues n'étaient pas que des havres de confort et d'embourgeoisement où l'on s'évadait des responsabilités de la ville centrale.Ces gouvernements locaux étaient non seulement à la fine pointe quant au niveau et à la qualité des services, mais ils s'avéraient des catalyseurs d'énergies et un soutien indispensable à la solidarité locale et à l'ensemble de la vie collective.Dans les circonstances, la décentralisation réelle sera toujours incontournable.Sans elle, les arrondissements, et c'est peutêtre le but visé en certains hauts lieux, perdraient leur raison d'être d'ici quelques années pour devenir des Ahuntsic, Cartierville, Ville-Émard, Maisonneuve et autres.en somme, des quartiers comme les autres.Les seules responsabilités terre-à-terre laissées aux banlieues, les « dotations » budgétaires décidées en ville et la loi ellemême ne permettent pas d'envisager l'avenir des arrondissements avec optimisme.Il est faux de tenter de faire croire le contraire.Comment naissent lesterroris tes?Parmi les mythes qu'ont engendrés les attentats du 11 septembre, il y en a un qui est particulièrement tenace.C'est celui qui veut que la source du terrorisme islamiste se trouve dans la misère et l'humiliation dans lesquelles sont maintenus nombre de pays à majorité musulmane.D'où, ajoute-t-on, le ressentiment qui y bouillonne contre la puissance la plus riche de la terre.Il va de soi que la misère est un facteur parmi d'autres, dans la mesure où elle produit un bouillon de culture favorable à toutes les dérives.Mais c'est un facteur qu'on aurait tort de surévaluer quand il s'agit de réfléchir sur les causes du terrorisme.Ce n'est pas à partir d'un diagnostic bancal que l'on trouvera une ébauche de solution à ce gigantesque fléau.\u0001 \u0001 \u0001 D'abord, une question : quel est le continent le plus pauvre de la planète ?C'est l'Afrique subsaharienne, sans contredit.L'Afrique noire a connu plus que sa part de guerres tribales.Tous ses peuples ont été victimes de l'oppression coloniale, sans parler de la monstrueuse tache de l'apartheid.La famine y reste endémique.L'Afrique noire n'a pourtant jamais produit de terroristes au sens strict du terme.Les grandes capitales européennes sont remplies d'immigrés africains qui auraient des raisons d'en vouloir aux anciens colonisateurs, et de se sentir humiliés par le racisme ouvert dont ils sont si souvent l'objet.Ils ont accès à toutes les ressources de la technologie meurtrière et pourraient facilement former des réseaux.Pourtant, il n'y a pas de terrorisme africain en Europe.Idem pour les Noirs d'Afrique du Sud, qui subissent encore les séquelles de l'apartheid, et qui pourraient facilement faire régner la terreur chez leurs anciens maîtres (où ils travaillent toujours comme domestiques) ; mais la violence endémique qui sévit en Afrique du Sud est surtout une violence entre Noirs.Idem pour les descendants des anciens esclaves aux États-Unis, qui ont été humiliés plus que tout autre peuple, mais qui, exception faite des Black Panthers, n'ont jamais eu recours au terrorisme.Cela, en soi, montre que loin d'être le produit direct de la misère et de l'humiliation, le terrorisme est d'abord un phénomène culturel.Pour des raisons qui m'échappent, mais que des experts en la matière seraient probablement en mesure d'élucider, il se manifeste davantage dans certaines cultures.Le terrorisme islamiste a aussi cette particularité d'être le seul à pratiquer l'autoimmolation sur une grande échelle, ce qui le rend, évidemment, encore plus dangereux.\u0001 \u0001 \u0001 Force est de constater que les bouillons de culture du terrorisme ne sont pas nécessairement liés à la pauvreté.Les Émirats arabes, où le terrorisme trouve des complicités, voguent sur l'or noir, de même que la Libye qui a longtemps été le principal soutien du terrorisme international.L'Égypte, où l'extrémisme islamiste est virulent, est loin d'être le pays le plus démuni de la planète, et Le Caire, cette mégapole qui devrait théoriquement être un haut lieu de criminalité, est au contraire l'une des villes les plus sûres au monde.L'Irak, malgré les sanctions économiques, pourrait facilement nourrir ses enfants trois fois par jour et leur offrir tous les médicaments requis, si son gouvernement cessait d'engloutir les revenus du pétrole dans l'équipement militaire et la répression de sa minorité kurde.Les camps de réfugiés palestiniens constituent un terroir propice à l'éclosion du terrorisme, on le sait, mais comment expliquer que le terrorisme ne se soit pas manifesté dans les camps de réfugiés encore plus misérables qui parsèment le monde ?De toute évidence, derrière la misère, il y a le discours, l'idéologie et la propagande.Les chefs terroristes les plus en vue viennent d'ailleurs de milieux favorisés.Ben Laden, on le sait, est d'une famille multimillionnaire.Mohammed Atta, l'un des principaux maîtres d'oeuvre des attentats du 11 septembre, vient d'une famille égyptienne de classe moyenne dont tous les enfants (même les filles) ont reçu une instruction supérieure.Ses complices étaient des hommes instruits \u2014 des gens bilingues et peut-être polyglottes, capables d'apprendre à piloter de gros Boeing et de planifier des opérations complexe.Que dire des foyers terroristes occidentaux ?L'Irlande du Nord n'est pas le tiers-monde.Le pays basque espagnol est prospère.La Corse est l'enfant gâté de la France.Et d'où venaient donc les membres de la Bande à Baader, en Allemagne, et des Brigades rouges en Italie ?Pas des bas-fonds de Naples ou de Berlin, mais de la petitebourgeoisie.Le terroriste américain Timothy Mc Veigh n'était pas non plus le produit de la misère.Le déterminisme n'existe pas.Il semble que parmi la cinquantaine de frères et soeurs de ben Laden (nés de père polygame), qui ont tous été élevés dans la même famille et soumis aux mêmes influences, seul Oussama ait choisi, après une jeunesse dorée, la voie du terrorisme.La majorité des hommes élevés dans les camps palestiniens n'ont jamais succombé à la tentation terroriste.L'immense majorité des Arabes et des musulmans dans le monde abhorrent le terrorisme.D'où il ressort que des facteurs individuels, pas uniquement culturels, existent dans la formation d'un terroriste.PHOTOTHÈQUE, La Presse « Qu'adviendra-t-il enfin de l'équité fiscale et de la péréquation promises pour justifier la loi des fusions forcées ?Il semble bien, en effet, que la « dotation » budgétaire des villes en 2002 équivaudra à leurs budgets locaux respectifs en 2001.Donc, les villes riches et les villes pauvres resteront comme telles ?s'interroge le maire Ryan.L'hôtel de ville de Westmount (notre photo) continuera de nous rappeler le charme cossu de l'Angleterre victorienne.LA BOÎTE AUX LETTRES Ce n'est plus comme avant JE SUIS ALLÉE souvent accueillir un parent, un ami à l'aéroport de Dorval, ou de Mirabel.J'en ai toujours ressenti de la joie et des frissons juste à l'idée de les revoir et de pouvoir leur sauter au cou.Aujourd'hui, je crois bien que je n'ai jamais eu si hâte de toute ma vie que ma grande soeur revienne de son voyage en Grèce avec son mari.Elle était partie le 9 septembre et le 11 septembre, d'aussi loin que l'on peut se l'imaginer, elle voyait les images d'horreur à la télé dans sa chambre d'hôtel, sachant qu'elle avait laissé derrière elle ses trois grands enfants.Qu'on le veuille ou non.ça porte à réfléchir.Comment prennent-ils cela ?S'inquiètent- ils des enfants (c'est sûr !) Pourront- ils revenir sains et saufs ?Sont-ils en sécurité ?Sommes-nous en sécurité ?Ici, nous veillons à ce que les enfants ne soient pas trop inquiets.Au rythme effarant des nouvelles télévisées, des journaux, les deux semaines s'écoulent.Me voilà donc en route pour Dorval.Dès l'approche de l'aéroport, je ne vois plus les avions de la même façon.Rendue à l'intérieur, je me rue sur l'écran des arrivées.Ouais, leur avion est arrivé.Les petits frissons commencent ! J'ai avec moi leurs trois beaux enfants et ils sont aussi fébriles que moi.Une grosse heure quasi et demie se passe avant qu'on leur voit le bout du nez.Ça y est.ils sont là.Je me cache, ne laissant que les enfants aller à leur rencontre.Puis ce sont les retrouvailles.Toutes les craintes sont effacées.Ils sont ENFIN là ! En retrait, je les vois s'embrasser, se sauter au cou, se cajoler.Je suis fière de ce retour, mais combien triste à la fois en repensant à tous ceux qui ont péri.Je me dis, malgré moi, que quoi qu'il arrive maintenant, au moins ils sont parmi nous.Je souhaite de tout mon coeur que la paix mondiale prenne le dessus.Après tout, la terre est si belle, le monde est si beau.Il paraît que le sourire est le meilleur moyen de montrer ses dents à l'ennemi.Alors sourions ! LISE BOISVERT Laval L'arme du faible EST-CE QUE le pouvoir absolu peut être juste ?L'abus de pouvoir est souvent bien proche du pouvoir d'abuser.Les tribunaux de France et d'Espagne ont réclamé Henry Kissinger.Les États- Unis, loin de le livrer, lui ont trouvé un prétexte pour qu'il n'ait pas à comparaître ; et il n'y eu aucune menace de riposte militaire contre les États-Unis, ni même aucune menace de sanctions.Quand on est Américain on peut envoyer nos agents de la CIA comploter pour faire assassiner des chefs d'États, on peut bombarder l'Irak et affamer ses enfants par des embargos, on peut aller arrêter le président Noriega dans son propre pays, on peut envoyer notre armée rétablir l'ordre à la Grenade qui n'a pas voté pour un gouvernement à notre goût, on peut appuyer inconditionnellement Israël même quand il défie les résolutions de l'ONU.En fait quand on est le plus fort on ne risque aucune riposte militaire ; tout au plus risque-t-on quelques attentats terroristes, l'arme du faible.Et si ces attentats viennent à nous faire vraiment mal, alors nous détruirons tous les nids de terrorisme de la terre.Il ne nous restera plus qu'à étendre notre bouclier antimissiles et nous serons les maîtres incontestés du ciel et de la terre, notre hégémonie sera totale, nous pourrons tout faire sans aucun risque.RAYMOND TOUSIGNANT Montréal La Presse 27 septembre 2001 Page A18 manquante "]
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