La presse, 29 septembre 2001, B. Plus
[" 6LP0101B0929 b01 samedi 29 sept 6LP0101B0929 ZALLCALL 67 01:11:54 09/29/01 B Le début d'un temps nouveau! Des psychologues rapportent que la fréquence des cauchemars a augmenté de façon alarmante.Des professionnels de la santé constatent que donner du sang n'est plus un acte de générosité, mais un devoir civique.Des spécialistes du marketing se démènent pour modifier le nom et la stratégie de communication d'un nouveau parfum.L'onde de choc provoquée par les attentats du 11 septembre dernier, tout particulièrement par la destruction des tours jumelles du World Trade Center, ne fait pas seulement la vie dure au secteur économique.Les États-Unis, et par ricochet le monde entier, constatent peu à peu la force et l'étendue de l'impact des attentats.« Notre monde ne sera plus jamais le même », a lancé David Bowie, 48 heures après les événements dramatiques.Le chanteur, qui habite à New York pas très loin du secteur touché par les attentats, est loin d'être le seul à penser ainsi.Un sondage mené par la firme Ekos cette semaine révèle que 77 % des Canadiens croient que les attentats terroristes vont modifier en profondeur et à tout jamais notre vie.David Bowie, lui, parlait d'emblée de l'horreur et du désespoir face au geste des terroristes.Mais il soulignait aussi l'impact subtil de l'absence des immenses tours sur le quotidien des New-Yorkais.« On a vu le soleil plus tôt ce matin, a-t-il dit.Aucune obstruction.» Car au-delà de la débâcle des marchés boursiers et des pertes d'emplois, le monde n'est plus vraiment le même sur le plan culturel, sur le plan politique, et dans de nombreux aspects de la vie de tous les jours.À l'image de ces New-Yorkais pour qui les rayons de soleil auront dorénavant quelque chose de tragique.« J'ai senti la même expression dans les visages des gens après les attentats que ce que j'avais ressenti quand j'avais 18 ans après l'assassinat de JFK (John Fitzgerald Kennedy).Que c'est invraisemblable, que ce n'est pas vrai.On se sent bouleversé, on sent que le monde a changé.On a un sentiment profond de changement », explique Donald Cuccioletta, qui enseigne l'histoire des États-Unis et du Canada à la Plattsburgh State University, dans l'État de New York.L'assassinat de JFK, rappelle-til, avait jeté les bases du mouvement peace and love, qui tranchait dans une société américaine où l'individualisme était la norme.Voir TEMPS en B2 6LP0201B0929 b02 samedi 29 sept 6LP0201B0929 ZALLCALL 67 01:12:00 09/29/01 B YVES BOIVERT y b o i s v e r @ l a p r e s s e .c a Nous ne sommes pas des spectateurs Les bombes, au moment où j'écris, n'ont pas encore parlé.Les jours ont passé.Des avions ont volé.L'on a réussi à trouver d'autres sujets de conversation que « ça ».Il y a eu des reportages sur des accidents de voiture, sur des incendies et même sur les élections municipales.Après avoir déclaré le pays en guerre et envoyé ses armées, le président des États- Unis supplie la population de prendre l'avion et de visiter le pays.Jean Chrétien nous dit de nous ruer dans les magasins.Si bien que, trois semaines plus tard, on pourrait être tenté, en poussant patriotiquement un panier chez Wal Mart, de se demander s'il n'y a pas eu « exagération », comme l'écrivait hier un commentateur.Si, au lieu d'une attaque contre l'existence même des États-Unis d'Amérique, les actes du 11 septembre n'étaient pas plutôt du « simple » terrorisme.Déplorable certes, mais ne justifiant aucunement des cris de guerre.J'aimerais professer une telle distance analytique.Il est rassurant de penser qu'il s'agit d'un acte qui ne trouvera pas d'écho dans un avenir prochain.Réconfortant de penser qu'« entre adultes », calmement, on peut trouver une solution.Oeil pour oeil, moi non plus je ne mange pas de ce pain-là.Mais il me semble au contraire que tout nous pousse à voir dans le 11 septembre bien autre chose qu'une catastrophe lointaine.C'est plutôt le début d'une campagne de destruction furieuse.Et pas seulement contre les États-Unis.Et qui nous concerne tous intimement.Bien entendu, il n'est pas de bon ton d'applaudir à ce que George Bush dit ou fait.Si j'avoue ne pas l'avoir trouvé mauvais, aussi bien renoncer immédiatement aux parties de bureau pour l'avenir prévisible.Hier encore, un groupe d'intellectuels déplorait le « manichéisme » américain : les bons contre les méchants.Ils en ont contre le mot d'ordre de Bush : ou bien vous êtes avec nous, ou bien vous êtes avec les terroristes.La formule est brutale.Elle émane d'un politicien unanimement méprisé par les intellectuels.Elle paraît grossière, vulgaire.Mais au fond, même si elle ne nous plaît pas, c'est l'alternative qui s'offre à nous.Comment peut-il y avoir un « moyen terme » ?On n'est pas dans une « relation de couple », comme le suggérait une collaboratrice de La Presse.On est face à un ennemi sans visage qui veut.détruire.Point.Le temps est mal choisi pour la médiation familiale.Quoi, on pourrait être indifférent, neutre face au terrorisme ?L'heure n'est pas à l'indifférence ni à la neutralité.On prétexte que la formule de Bush force à avaliser par avance toute action américaine et à approuver rétrospectivement tout ce qu'on fait les Américains depuis qu'ils existent comme peuple.C'est faux.Pas plus que les Russes et les Américains, qui se sont serré la main pour combattre Hitler, ne sont devenus amoureux les uns des autres après la guerre.Simplement, ils se sont alliés devant un mal objectif.La formule de Bush nous déplaît en réalité parce qu'elle nous interpelle.Elle nous dit : vous, oui, vous de l'autre côté de la frontière, de l'autre côté de l'écran cathodique, vous aussi êtes responsable de cette lutte.Ce n'est pas une guerre américaine.Elle est mondiale.Quand on a dit cela, on n'a pas dit qu'il faut envahir l'Afghanistan, ni raser l'Irak.Ou que tout ce qu'entreprendront les États-Unis sera nécessairement bon.Il s'agit, simplement \u2014 peut-être l'est-ce trop aux yeux de certains \u2014 de choisir son camp.Qui aime la guerre ?Qui n'en a pas peur ?Qui n'a pas éprouvé de tristesse, et qui n'est pas triste, inquiet de ce qui arrivera ?Laissons de côté les appels délirants aux bombardements.Je n'ai rencontré personne encore qui veuille voir mourir des civils où que ce soit.« Jamais plus la guerre », combien de fois l'a-t-on entendu ?Qui ne voudrait signer pareille pétition ?Mais il est des situations où l'on doit utiliser la force.L'exclure d'emblée, ce n'est pas seulement naïf, c'est dangereux.En 1939, la guerre, les Européens l'ont « eue » pour n'avoir pas voulu la faire à Hitler.Pour les plus éclairés, ceux qui ne se fermaient pas les yeux, il ne faisait aucun doute, pourtant, que le nazisme menaçait toute la civilisation européenne.Il ne pouvait, là-dessus, y avoir aucun compromis.Il fallait, comme disait Charles de Gaulle en 1935, tout subordonner à un seul plan : grouper contre l'Allemagne tous ceux qui lui étaient opposés.Ce ne fut pas fait.En 1936, Hitler entreprenait l'expansion de son empire par l'invasion de la Rhénanie.De Gaulle écrivait que « L'acte hostile (.) a montré quelle méthode va suivre désormais la force pour accomplir son oeuvre : surprise, brutalité, vitesse.Un peuple qui veut vivre doit donc non seulement s'assurer de la part des autres des garanties de secours (assistance mutuelle), mais encore organiser sa propre force, de manière à pouvoir réagir dans les mêmes conditions que l'agresseur agira.Or, nous n'en avons pas les moyens.» Est-ce bien le temps, aujourd'hui, devant ces « actes hostiles » déjà commis, et ceux qu'on nous promet, d'ergoter sur les mérites de la politique internationale américaine ?Nous conservons notre droit à la dissidence, à juger des actions entreprises.De la différence entre la légitime défense et l'acte de vengeance.Mais sur l'essentiel, c'est-àdire la nécessité de s'unir en période de crise pour réagir à une menace soudaine et de grande ampleur, comment jouer aux spectateurs Cela ne veut pas dire de mettre le feu à la planète.Mais précisément le contraire : s'unir immédiatement pour empêcher ceux qui veulent le faire.Cela veut dire s'entendre sur l'idée qu'il y a urgence.Et qu'à cette urgence il faut subordonner les autres actions.Ce serait un commencement.TEMPS Suite de la page B1 « On peut dire que l'idée du collectif a pris le dessus sur celle de l'individu, dans les années 60, avec ce mouvement, où on sentait qu'il y avait une attitude plus fraternelle.Je ne sais pas si on va retourner à ça, mais les gens se posent des questions dans cette direction-là.Je vois de plus en plus d'entraide entre les gens.Ça les a bouleversés d'une façon assez spirituelle merci », affirme M.Cuccioletta, qui est également professeur à l'Université du Québec à Montréal.Se ressaisir « Il y a toute une série de comportements sans limite en Amérique du Nord.Tu veux, par exemple, une croissance sans limite de ton portefeuille.Mais je pense qu'on vient de frapper LA grosse limite et qu'on va possiblement se ressaisir », estime pour sa part le sociologue et théologien Jacques Grand'Maison, qui envisage les transformations à venir avec optimisme, à long terme.Le politologue Thierry Hentsch, qui enseigne à l'UQAM, voit pour sa part d'un bon oeil les sondages qui démontrent que la plupart des citoyens s'attendent à ce que leur quotidien soit redéfini.« Je suis ravi d'apprendre ça.Parce que les dommages sont faits et on ne va pas ressusciter les victimes.Alors ces victimes ne seront peut-être pas mortes pour rien si ça peut secouer notre manière de voir le monde, de vivre notre quotidien, et susciter des réflexions sur notre civilisation.M.Hentsch craint ceux qui désirent continuer leur vie comme si rien ne s'était passé.« Il s'agirait au fond que chacun se pose la question à savoir si la vie qu'il est en train de mener maintenant est vraiment celle qu'il voulait mener.Est-ce que la course à toujours plus \u2014 que ce soit l'argent, une voiture toujours plus performante, ou trois téléviseurs plutôt qu'un \u2014 nous permet véritablement de tirer tout ce qu'on peut tirer de la vie.Moi je pense que cette course nous empêche de vivre et masque des aspects très simples que nous n'avons plus le loisir de goûter.Se promener, admirer, prendre son temps et ne plus considérer que perdre son temps est quelque chose de négatif, par exemple.» Mais dans quelle mesure le style de vie et par conséquent le mode de consommation va-t-il être modifié en Amérique du Nord ?« Ça ne se compare à rien, je suis aussi catégorique que ça, déclare le professeur titulaire en marketing Jacques Nantel.Ce à quoi on assiste, du point de vue consommation, on ne le réalise pas encore, mais c'est extrêmement profond et ça va avoir un effet à moyen terme, sûrement pas seulement à court terme.» M.Nantel, qui enseigne à l'École des hautes études commerciales (HEC), souligne que la panique prend le dessus lors d'un drame collectif comme celui qui vient de se produire.Il s'ensuit une transformation des priorités en termes de consommation.« On stocke davantage.On fait des provisions du côté alimentation.On va également stocker des produits de sécurité », dit-il.Publicité et solidarité Outre la panique, la société vit également un phénomène de deuil, indique le spécialiste.Ce qui implique aussi une réorientation des besoins et un transfert des dépenses.« On revalorise les choses les plus fondamentales, les plus essentielles.Il y a moins de dépenses somptuaires, on achète moins de vêtements chers, d'autos et d'autres choses de ce type », déclare M.Nantel.Les Canadiens seront-ils moins touchés par ce vent de prudence ?Chose certaine, le récent sondage Ekos indique que seulement trois personnes sur dix prévoient remettre des dépenses majeures.Évidemment, l'industrie de la publicité va être profondément bouleversée puisqu'elle devra s'adapter aux changements en cours.« Les trames de fond qui étaient derrière la publicité au cours des deux ou trois dernières années vont changer.C'était vraiment une publicité de croissance économique avec des cordes sensibles comme la performance, la réussite, l'argent et l'individualisme.Déjà, on met davantage l'accent sur d'autres valeurs : le bien collectif, la solidarité, l'empathie.C'est à l'opposé de ce que vous avez vu au cours des dernières années », précise M.Nantel.L'industrie culturelle et les artistes seront aussi marqués par les attentats du 11 septembre.On rapporte des lancements de films reportés et d'autres carrément annulés.Les grands studios annoncent que des images seront retravaillées pour faire disparaître de la pellicule les tours jumelles qui ont disparu du paysage new-yorkais.Il faut aussi s'attendre à ce que les films catastrophe cèdent la place aux comédies et aux films romantiques.Et prévoir le retour du patriotisme au grand comme au petit écran.« La défaite du Vietnam a provoqué un certain nombre de choses.Le traitement de cette défaite à travers le « ramboisme », notamment avec Sylvester Stallone, était un mode de récupération de la mémoire et du caractère douloureux de la défaite (.) Je suis à peu près sûr que la machine hollywoodienne va s'y mettre », pense Jean- Guy Lacroix, professeur titulaire en sociologie à l'UQAM.Codirecteur du Groupe de recherche sur les industries culturelles et l'informatisation sociale, M.Lacroix est certain que la production artistique sera affectée par les attentats.« Chaque individu se sent impliqué et s'interroge sur ce qui s'est passé.Et les artistes sont particulièrement sensibles.Alors c'est sûr que sur le plan esthétique il va y avoir des trucs très fortement marqués, mais je ne sais pas trop dans quelle direction ça va aller », dit-il.Une chasse aux sorcières ?Par ailleurs, M.Lacroix craint la censure et redoute l'avènement d'une nouvelle chasse aux sorcières, similaire à celle qui avait fait rage au début de la guerre froide.« On peut penser que certains artistes américains qui vont traiter de la violence, mais pas sur le mode de l'oubli ou de la reconstruction, vont être mis au ban de la société, redoute le professeur.On n'a qu'à penser à ce qu'a dit Bush : soit vous êtes avec nous, soit vous êtes avec eux.On peut s'imaginer ce que ça va donner aussitôt que des artistes américains vont exprimer un doute sur la part de responsabilité des États-Unis et de leur politique étrangère dans ce qui s'est passé.» Cela dit, même si de l'avis de plusieurs, d'importants changements sont en cours, les attentats sont loin d'avoir ébranlé les fondements de notre civilisation comme certains ont pu l'affirmer, tient à préciser l'anthropologue Bernard Arcand, qui enseigne à l'Université Laval.« Une civilisation met des siècles sinon des millénaires à se former et est beaucoup plus solide que ça.On le voit, les gens réagissent tout à fait en conformité avec leurs convictions profondes.Donc, dans un sens, ça réaffirme notre civilisation », dit-il.Le titulaire de la chaire Raoul- Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'UQAM, Charles Philippe David, tient lui aussi a contredire ceux qui crient à la catastrophe.« Non, ce n'est pas l'heure de la guerre des civilisations, signale-t-il.On ne doit pas commencer à paniquer.C'est la première chose qui a été exagérée depuis près de trois semaines : cette appréhension d'une guerre entre l'Occident et le monde islamique ou le monde musulman.» Mais à voir la façon dont les Arabes et les musulmans sont actuellement tous mis dans le même panier, et à constater les centaines d'incidents, graves et moins graves, dont certains membres de leurs communautés ont été victimes depuis les actes terroristes, ne peuton pas croire que notre rapport à l'autre est à tout jamais modifié ?Pas à long terme, soutient Bernard Arcand.« Si je frappe dans mes mains très fortement derrière vous alors que vous pensez que je ne suis pas là, vos épaules vont sauter, votre tête va bouger, votre corps va réagir.L'esprit peut réagir d'une façon aussi incontrôlée.Dans le cas d'un attentat terroriste, dans l'état actuel de notre civilisation, l'esprit va penser : arabe, barbu, turban, etc.Il y a 30 ans, ça aurait peut-être été un Russe.On réagit à toute vitesse sur le stéréotype le plus à portée de la main », explique- t-il.Place à l'optimisme Au contraire, à long terme, M.Arcand pense lui aussi qu'on peut faire preuve d'optimisme.Qu'une fois le calme revenu, la modération et la réflexion prendront le dessus.« Des gens ont mis un bémol et ont affirmé que les Américains ne sont pas sans fautes, souligne le professeur.C'est un discours un peu facile, mais peut-être qu'à un moment donné les Américains vont se dire : pourquoi on nous déteste tant que ça, qu'est-ce qu'on fait qui écoeure le monde à ce point.Et ça peut peut-être amener une réflexion sur l'état de leurs relations avec le monde entier, sur les injustices.Si Charles Philippe David reconnaît que la dynamique des relations internationales risque d'être bouleversée, il ne veut pas se prononcer immédiatement avec précision sur la nature de ce bouleversement.Ni, d'ailleurs, sur la façon dont nos sociétés peuvent changer.« Quand on a décidé que l'URSS devenait ennemie après avoir été amie, le vocabulaire américain a changé et l'anticommunisme a provoqué des descriptions différentes de l'autre, de la menace, de la société américaine, rappelle-t-il.Ça a provoqué aussi des changements d'attitude sur le plan social, le plan culturel, et ainsi de suite.Les événements actuels vont provoquer un peu la même chose.Mais dire que tout cela va changer le système économique, le système politique et le système social, je crois qu'il est beaucoup trop tôt pour l'affirmer de façon catégorique.» Photothèque La Presse Solidarité, un maître mot adopté par les Américains depuis les attentats du 11 septembre dernier. 6LP0301B0929 b03 samedi 29 sept 6LP0301B0929 ZALLCALL 67 01:12:10 09/29/01 B Infernal déblayage Tous ceux qui visitent les lieux de la tragédie du World Trade Center disent la même chose : aucune image télévisée ne permet de mesurer l'ampleur de la destruction.Des deux tours jumelles de 110 étages, il ne reste que des amas hallucinants de fer tordu atteignant plus de 20 mètres de hauteur.Tout le reste a été pulvérisé, y compris le béton, qui devait pouvoir résister à 1500 kg de pression.Les corps ?Il vaut mieux penser à autre chose.Notre correspondant à New York raconte.L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 P L U S B 3 Un bout d'île à réinventer RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK \u2014 L'ex-maire de New York, Ed Koch, est catégorique.Les tours jumelles du World Trade Center doivent être reconstruites exactement comme elles étaient avant d'être détruites par des terroristes.Le réalisateur Woody Allen est du même avis.« Ils peuvent reconstruire selon une esthétique différente, mais je crois que les New-Yorkais désirent que les Twin Towers soient rebâties à l'identique », a dit Allen cette semaine à Paris, où il faisait la promotion de son dernier film.Chuck Schumer, un des sénateurs de l'État de New York, n'est pas d'accord.« Nous ne devons pas bâtir une réplique exacte du World Trade Center, a-t-il dit.Mais nous devons remplacer les tours par quelque chose de grandiose.Ce n'est pas seulement important sur le plan symbolique, mais également sur le plan économique.En attendant que New York se branche, deux artistes et deux architectes proposent de remplacer les tours jumelles par deux jets de lumière qui épouseraient la forme des gratte-ciel disparus.« Les tours de lumière constitueraient un geste artistique immédiat et temporaire qui nourrirait l'espoir, l'unité et la compréhension de la dévastation massive subie par New York et le reste du monde », dit le quatuor sur le site Internet creativetime.org.Tout le monde a son opinion sur ce qui devrait être fait avec l'emplacement dévasté du World Trade Center.À New York, une commission civique devrait être mise sur pied pour étudier la question.Déjà, une douzaine des plus grands cabinets d'architectes de la ville se sont réunis sous une même bannière pour contribuer au débat.Très peu d'architectes semblent entichés de l'idée de rebâtir une réplique exacte du World Trade Center ou de ne construire qu'un mémorial en souvenir des victimes des attentats, comme certains le demandent.« Nous ne devons être ni sentimentaux ni nostalgiques, dit Bernard Tschumi, doyen d'architecture de l'Université Columbia.Le bout de l'île doit être réinventé.» Et quelle forme cette réinvention devrait-elle prendre ?« Nous devons en arriver à un concept pour tout le secteur, répond Tschumi.Si la décision est prise par des comités, ce sera difficile.Les comités ont du mal à créer des concepts clairs.» Plusieurs architectes s'entendent pour dire que la vocation des lieux ne doit plus être limitée à la finance ou aux affaires, comme c'était le cas du World Trade Center.Ils rêvent d'un projet qui ferait également une place à des immeubles à vocation résidentielle, culturelle et touristique.« C'est le temps de profiter de toutes les leçons que nous avons apprises concernant le design urbain », dit Tchumi, tout en exprimant une certaine crainte que le bout de l'île ne devienne un « parc thématique » comme l'est devenu Times Square.Dans leur chute, les tours ont détruit en partie ou en totalité les cinq autres immeubles composant le World Trade Center.Le 3 WTC, qui abritait le Marriot Hotel, n'est plus, de même que le 7 WTC, dont les ruines étaient encore fumantes au milieu de la semaine.Ce qui reste des trois autres immeubles disparaîtra dans le déblayage du terrain de huit hectares appelé Ground Zero, un nom emprunté au vocabulaire militaire pour décrire l'impact d'une bombe atomique.Dans l'horreur inimaginable du 11 septembre, il y aura quand même eu du bon.Les tours jumelles ne sont pas tombées en suivant la trajectoire de la tour de Pise, ce qui aurait alourdi le bilan des attentats.Elles se sont affaissées de manière parfaitement verticale, un étage sur l'autre, comme si la démolition avait été contrôlée.Résultat : les dommages autour du World Trade Center ont été relativement limités.En effet, selon une évaluation préliminaire des ingénieurs de la Ville de New York, aucun immeuble situé à l'extérieur du point zéro n'a subi des dommages qui nécessitent une démolition.Cela vaut notamment pour le 1 Liberty Plaza, une tour de plus de 50 étages située en face du 4 WTC.Dans les jours suivant les attentats, la rumeur voulait que cet immeuble soit sur le point de s'écrouler.Cela dit, comme d'autres tours avoisinantes, le Liberty Plaza aura besoin d'une nouvelle façade, de nouvelles fenêtres et d'un nouveau système de chauffage et de ventilation.Un endroit hanté Jusqu'au milieu de la semaine, à travers les décombres du point zéro, s'élevaient quatre fragments métalliques des tours jumelles.Baptisés « les quatre doigts » par les secouristes, ils donnaient à l'endroit un air gothique.Jeudi, le dernier de ces fragments, celui qui a été photographié le plus souvent depuis le début de la crise, a été renversé le plus délicatement possible.On veut le préserver pour l'inclure plus tard dans le mémorial du 11 septembre 2001.Reste le défi titanesque \u2014 et sans précédent \u2014 de déblayer le point zéro.Le vrai travail ne fait que commencer.À peine 10 % des 1,2 million de tonnes de débris ont été évacués des lieux.Au cours des deux premières semaines, les autorités ont donné la priorité à la recherche de survivants.Mercredi, cette quête a pris fin de manière implicite.Ce jour-là, en effet, New York a commencé à offrir aux familles des disparus la possibilité d'obtenir des certificats de décès.Le maire Rudolph Giuliani a assuré les proches des victimes que les pompiers et les policiers allaient tenter de « récupérer le plus possible de restes humains ».« Mais je dois le dire, on va se trouver dans une situation où nous n'allons pas retrouver un nombre significatif de restes humains.Les gens doivent aussi penser à cela », a-t-il précisé.Le nombre de disparus à New York s'élève à 5960.Pour l'instant, seuls 306 corps ont été retrouvés, dont 232 identifiés.Au cours des neuf ou 12 prochains mois \u2014 la durée prévue du déblayage \u2014, la nature du travail des ouvriers de Ground Zero changera.Les pompiers et les policiers céderont le pas aux opérateurs de grues et de bulldozers, ainsi qu'aux ingénieurs, aux travailleurs de l'acier et aux spécialistes de la démolition, qui tenteront de démêler l'écheveau métallique.Mais la nature des lieux ne changera pas.Le point zéro continuera à être hanté par toutes ces vies qui se sont envolées en fumée.D'après les estimations, les explosions et les incendies provoqués dans les deux tours ont créé des foyers où les températures ont dépassé les 800 degrés Celsius.« Circulez ! Circulez ! » L'enfer.Le mot est revenu sur les lèvres de plusieurs secouristes et volontaires de Ground Zero dans les premiers jours de la tragédie.Pendant que George W.Bush parlait de guerre à Washington, ceux-ci en vivaient une dans les décombres brûlants du World Trade Center.« J'ai eu l'impression de me retrouver en plein milieu d'une guerre », a déclaré Robert Gayer, qui a participé aux efforts de sauvetage les 11, 12 et 13 septembre.Quelques jours plus tard, le secouriste de Long Island était de retour aux abords du point zéro, pour voir et se rappeler.« Le premier jour était indescriptible, a-t-il dit.C'était comme si la nuit était tombée à 11 h du matin.Il y avait tellement de fumée, de suie et de débris.Quand les tours sont tombées, tout le ciment s'est transformé en poudre.C'était l'enfer.« Deux jours plus tard, l'odeur du feu a été remplacée par l'odeur de la mort.» Aujourd'hui, l'odeur de la mort a été remplacée par l'odeur de la cendre.Ground Zero aura moins été un charnier qu'un crématorium.Au milieu de la semaine, les autorités ont réduit encore davantage le périmètre de sécurité autour du lieu funeste.En marchant le long de Broadway, les piétons ne sont plus qu'à un pâté de maisons du World Trade Center.À la hauteur de Liberty Street, ils auraient une vue imprenable sur les décombres si les policiers n'avaient pas tenté d'obstruer leur vue en installant des bâches bleues.« Circulez, circulez », crient les flics pour empêcher les piétons de s'éterniser.Plusieurs d'entre eux s'arrêtent quand même pour prendre des photos, ce qui est officiellement interdit depuis mardi.Selon le maire Giuliani, seuls les photographes de la police ou de la presse peuvent photographier le « lieu d'un crime ».Mais les curieux n'en font qu'à leur tête.L'ordre après le chaos Autour de l'emplacement, la présence policière demeure très visible, de même que celle des soldats de la Garde nationale.Ceux-ci sont postés aux intersections, de même que sous le 4 WTC \u2014 un immeuble partiellement détruit \u2014, où se trouvent 240 millions de dollars en barres d'or et d'argent.Ces barres de métaux précieux \u2014 379 036 onces d'or valant 100 millions de dollars et 30,2 millions d'onces d'argent représentant 140 millions de dollars \u2014 appartiennent au New York Mercantile Exchange (NYMEX), marché financier se trouvant dans le World Trade Center jusqu'aux attentats.« Il n'y a pas de risques de vol, a déclaré John Milkie, un des porteparole du NYMEX.La zone entière est gardée.» En effet, il ne suffit plus de se prétendre prêtres, secouristes ou pompiers pour accéder au point zéro, comme c'était le cas dans les premières heures du drame.Au fil des jours, l'endroit a pris les allures d'un camp militaire où le chaos a été remplacé par l'ordre.Plusieurs ingénieurs de l'armée ont d'ailleurs participé à l'organisation des travaux.Officiellement, la responsabilité du déblayage incombe à New York.Mais la Ville travaille en concert avec une dizaine d'agences gouvernementales, de même que les plus importantes compagnies de construction de la ville.Pas moins de 1000 travailleurs \u2014 et 20 grues \u2014 s'activent sur les lieux de la tragédie, qui ont été divisés en quatre secteurs pour faciliter la coordination.Chaque matin, les responsables des secteurs planifient leur journée au deuxième étage de l'école publique 89, qui se trouve juste au nord du point zéro.Et chaque matin, ils retournent au point zéro, qui n'est pas seulement un lieu de démolition, mais également le lieu d'un crime et un mausolée.On estime à 100 millions par semaine le coût du déblayage des débris du World Trade Center.« Nous n'allons pas retrouver un nombre significatif de restes humains.» Photothèque La Presse Les travaux de déblayage devaient durer six mois.Cette semaine, le maire de New York a confirmé qu'ils prendront deux fois plus de temps. 6LP0401B0929 b04 samedi 29 octobre 6LP0401B0929 ZALLCALL 67 01:02:14 09/29/01 B Irréductibles Afghans Les Afghans ont affronté les conquérants perses, Alexandre le Grand, Gengis Khan et Tamerlan.Ils ont affronté les Britanniques trois fois et les Russes y ont perdu leur âme.Pourtant, les Américains ont aujourd'hui envie d'en découdre avec eux.L'Afghanistan, c'est un territoire à la géographie inhospitalière façonné par des températures extrêmes, entre montagnes et désert.Ils ont affronté les conquérants perses, Alexandre le Grand, Gengis Khan et Tamerlan.Ils ont livré trois guerres aux Britanniques et chassé les Russes sans ménagement.Qui a encore envie d'en découdre avec les Afghans « Le pays des irréductibles », résume dans un ouvrage Rodolphe De Koninck, spécialiste de l'Asie de l'Université Laval.Avec les Kurdes et les Vietnamiens, un des trois groupes humains les plus résistants des deux derniers millénaires, insiste le chercheur, au moment où l'Afghanistan apparaît comme le premier front de la guerre sans merci que George W.Bush a promis de livrer au terrorisme.Ce n'est pas d'hier que ce territoire à plusieurs égards inhospitalier façonné par des températures extrêmes, entre montagnes et désert, sert de champ de bataille.Un territoire de la taille du Texas natal du président américain qui, pourtant, n'a jamais été en soi un objet de convoitise à des fins stratégiques ou économiques.« Le drame de l'Afghanistan, c'est un peu qu'il a toujours été une zone charnière ou le point de frottement des grandes puissances », explique Jacques Lévesque, professeur de science politique à l'UQAM.Il fallait soit le traverser pour étendre son royaume, comme l'ont fait Perses et Mongols, soit s'assurer sa neutralité dans un délicat équilibre géopolitique, comme à l'époque de la rivalité anglorusse ou de la guerre froide.Ce territoire était déjà peuplé au nord il y a 50 000 ans, comme en témoignent certaines découvertes archéologiques.Au VIe siècle avant Jésus-Christ, ses premiers conquérants furent les Perses.Et déjà, les tribus pré-afghanes faisaient la vie dure à l'empire achéménide des Darius.En l'an 330 avant Jésus-Christ, c'est au tour d'Alexandre le Grand de mettre la main sur l'Afghanistan dans sa conquête de l'Asie.Le Macédonien fonde les trois principales villes du pays, Kaboul, Kandahar et Hérat.Il met le pays en contact avec le monde méditerranéen, mais Alexandre fait face lui aussi à des révoltes tribales incessantes.Après sa mort, plusieurs royaumes se disputent son empire asiatique, dont l'Afghanistan.Le pays connaît alors son époque bouddhiste, une ère dont les talibans, les intégristes islamistes présentement au pouvoir à Kaboul, ont rasé un des plus précieux vestiges, en mars dernier, en dynamitant les deux bouddhas de pierre géants de la province de Bamiyan.Plusieurs siècles auparavant, en 400 après Jésus-Christ, ce sont les Huns blancs qui s'étaient attaqués à la culture bouddhique lors de leur invasion du pays.Un tournant dans la résistance Après l'arabisation, c'est au IXe siècle que survient l'islamisation de l'Afghanistan sous le règne de la dynastie turque des Ghaznévides et particulièrement du roi Mahmud, qui fait du pays un haut lieu de la civilisation islamique.La mort de Mahmud marque le début d'un déclin qui aboutira en 1220 à l'invasion de Gengis Khan et ses Mongols.« C'est dès ce moment-là que débute la cohésion de la résistance des peuples de la région autour de l'islam, explique Rodolphe De Koninck.Mais si Gengis Khan laisse le pays à feu et à sang, l'islam s'est relevé.» Un autre conquérant, héritier du grand Khan, prendra l'Afghanistan à la fin du XIVe siècle : Timur Lang (Tamerlan).Mais déjà l'islam est incontournable.Le nouveau maître s'y convertit.En 1504, un de ses descendants, le roi Babur, prend Kaboul et étend l'empire moghol jusqu'à l'Inde.Cette dynastie laissera à l'histoire des monuments aussi importants que le Taj Mahal.Au XVIIIe siècle, une autre grande rivalité marquera l'histoire de l'Afghanistan, celle qui oppose les empires britannique et russe.Deux guerres anglo-afghanes en résulteront jusqu'en 1880, quand les Britanniques s'assurent le contrôle des relations extérieures de l'Afghanistan.En 1893, les Anglais en font un État tampon entre leur empire et celui des Russes.Ce n'est qu'au terme d'une troisième guerre anglo-afghane que l'Afghanistan conquiert son indépendance complète en 1919.Les émirs afghans qui se succèdent à l'époque entreprennent de moderniser le pays, mais en 1929, Amanullah, qui s'est proclamé roi, s'attire l'opposition de groupes religieux en incitant les femmes à abandonner le voile et les hommes à porter des vêtements occidentaux.Il doit fuir le pays.Quelques années plus tard, en 1933, le roi Zahir prend un pouvoir qui n'échappera plus à la famille royale avant quatre décennies.Son premier ministre, le prince Däoud, donnera une nouvelle impulsion à la modernisation du pays avec l'aide de l'URSS.Mais l'influence grandissante de l'ours soviétique inquiète le roi qui en 1963 remplace Däoud.Dix ans plus tard, ce dernier le dépose lors d'un coup d'État et abolit la monarchie.Président de la nouvelle république, Däoud est assassiné en 1978 lors d'un coup d'État communiste.Le 25 décembre 1979, c'est l'invasion soviétique.Le Vietnam de l'armée rouge, en fait, qui prend fin avec la retraite de 1989.De la guerre civile qui suivra émergeront, victorieux, en 1996, les intégristes talibans.Ironiquement, des siècles de résistance n'ont pas vraiment développé une conscience nationale afghane, de sorte qu'il est difficile aujourd'hui de parler de « peuple » afghan, note Jacques Lévesque.L'ethnie dominante a beau être pachtoune (et composer la majorité des forces des talibans), elle ne forme encore que 40 % de la population du pays, composée aussi de Tadjiks (25 %), Hazara (19 %) et autres groupes minoritaires comme les Ouzbeks.Et si l'islam apparaît comme un élément rassembleur, il faut savoir que les musulmans y sont divisés entre sunnites (84 %) et chiites (15 %).Le pays est sorti exsangue des dernières années de guerre.Son économie décimée repose surtout sur l'agriculture, notamment la culture illégale de l'opium, dont l'Afghanistan, selon la CIA, est le premier producteur mondial.L'espérance de vie de la population (46 ans) y est parmi les plus basses au monde ; la mortalité infantile y atteint des sommets (147 morts par 1000 naissances).Le taux d'alphabétisation stagne autour de 30 %.L'Afghanistan n'a certes pas besoin d'une nouvelle invasion.Mais quand on a survécu à la fureur de Gengis Khan.Un territoire de la taille du Texasnatal du président américain George W.Bush Photothèque La Presse L'armée rouge a goûté à la médecine de la guérilla afghane.Les Soviétiques sont entrés en Afghanistan en 1979, les Afghans les en ont chassés 10ans plus tard. 6LP0501B0929 b05 samedi 29 sept 6LP0501B0929 ZALLCALL 67 01:03:06 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 P L U S B 5 La force de frappe En prévision d'une éventuelle intervention militaire en Afghanistan, les Forces armées américaines comptent déjà sur plus de 500 avions de combat près de l'éventuel théâtre d'opérations.Cet imposant déploiement stratégique et tactique pourrait être la source d'une puissante explosion de feu.Notre journaliste analyse l'arsenal des États-Unis.Le premier avion perdu par les Américains en Afghanistan n'avait pas de pilote.Les talibans prétendent l'avoir abattu, mais le Pentagone dit laconiquement avoir « perdu le contact » avec le drone, un petit appareil télécommandé utilisé entre autres pour des missions tactiques de reconnaissance et d'espionnage.Un avion de « tourisme », si on veut, mais sans « touriste » dedans.L'aviation américaine compte deux types d'appareils sans pilote qui peuvent transmettre, en temps réel, images et données pendant 24 heures consécutives : le Global Hawk et le Predator.Contrairement à ce que pourrait indiquer son nom méchant, le Predator ne transporte pas d'armement (le Global Hawk non plus) ; les pilotes de combat s'opposeraient à une telle addition qui les priverait du plaisir ultime du kill.Coût approximatif d'un drone : 3 millions.Pendant ce temps, quelque part au Missouri, le pilote de bombardier stratégique B-2 Spirit ne s'éloigne pas à plus d'une minute de son « aile volante », monstre technologique de 865 millions de dollars, indétectable au radar, d'où son nom de « furtif » (stealth).Le B-2 peut charger dans ses soutes 25 tonnes d'armement dont 16 bombes de précision de 2000 livres chacune.Une fois lâchés, ces missiles seront guidés jusqu'à leurs cibles respectives par les signaux satellites du Global Positioning System (GPS).Par tous les temps, 24 heures sur 24.Entre le Predator indiscret et le mortel Spirit, une trentaine de types d'appareils se trouvent sur la liste de l'un ou l'autre des états-majors des quatre armes américaines ; ensemble, l'aviation, la marine, l'armée et les marines comptent plus de 15 000 appareils.Il y a plusieurs façons de classifier les avions, civils ou militaires.Ils sont d'abord à ailes fixes ou hélicoptères, avec des rotors qui permettent le vol à la verticale.De par leur grosseur, ils sont dits légers, moyens ou lourds, et à court, moyen ou long rayon d'action.Ils peuvent aussi être divisés selon la nature de leur propulsion : moteur à hélices, moteur à réaction (jet) ou une combinaison des deux (turbopropulseur) comme le Hercules, le vieux cargo ventru du film Raid sur Entebbe.Les appareils militaires se divisent en avions de combat \u2014 chasseurs, bombardiers, gunships, hélicoptères d'attaque, etc.\u2014 et en avions de service, général (cargo) ou spécialisé comme le KC-135 Stratotanker, un avion-citerne de ravitaillement en vol qui distribue en huit minutes, et à 400 milles à l'heure, autant de fuel qu'Ultramar en une journée.À leur tour, les fighters \u2014 leur appellation commence par F dans la nomenclature alphanumérique de l'OTAN \u2014 seront désignés selon leur rôle : intercepteurs s'ils combattent les avions ennemis (F-15 Eagle), avions d'attaque au sol (F- 15 E Striking Eagle), chasseursbombardiers (F-14 Tomcat) ou polyvalents (F-16 Fighting Falcon, F- 18 Hornet) s'ils peuvent remplir, bien ou mal, un ensemble de missions.L'appellation stealth désigne par ailleurs ces appareils furtifs (et coûteux) dont la technologie a permis de réduire au minimum la « signature ».Grosso modo, des formes sans arêtes vives (comme le « triangle » du F-117 Stealth Fighter) et l'emploi de matériaux composites les rendent difficilement détectables au radar ; la capacité des réacteurs de rejeter les gaz à basse température minimise la « signature » infrarouge ; quant à la « signature » sonore, elle est quasiment nulle, les furtifs ne faisant pratiquement « aucun train ».Ni vu ni connu.Pour comprendre les nouvelles, toutefois, et le jargon euphémique des gens du Pentagone, la division stratégique/tactique peut s'avérer utile.La stratégie concernant la conduite générale d'une opération, les avions sont dits stratégiques si leur emploi, ou leur simple déploiement, peut influer sur l'issue d'une guerre ; le superbombardier B-52, avec ses 60 000 livres de bombes et son immense rayon d'action, est une arme stratégique, comme le cargo lourd Galaxy qui peut transporter six hélicoptères Apache ou 360 soldats.La tactique, elle, se joue sur une portion du grand théâtre d'opérations et concerne l'ensemble des moyens « locaux » (armements, troupes) mis au service de la stratégie.Les combats de chasseurs (dogfights), les raids héliportés et autres actions concentrées dans l'espace et le temps relèvent de la tactique.Déploiement stratégique En prévision de l'opération Enduring Liberty \u2014 le concept de « Justice infinie » n'aura duré qu'une semaine \u2014, le Pentagone continue donc son plus imposant déploiement stratégique et tactique depuis la guerre du Golfe il y a 10 ans.Si l'on sait encore peu de choses des déploiements de troupes terrestres (infanterie, forces spéciales et aéroportées), un recoupage conservateur des informations disponibles nous mène à croire que les Américains compte déjà sur plus de 500 avions de combat près de l'éventuel théâtre d'opérations.Depuis la fin de la Tempête du désert, ils ont toujours maintenu chez leurs alliés du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar, Oman) au moins une centaine d'avions de combat, des chasseurs surtout, pour patrouiller les no-fly zones, les espaces aériens interdits à l'aviation de Saddam Hussein au nord et au sud de l'Irak.Dans ce premier rôle d'interdiction, le F-15 Eagle, champion de la « supériorité aérienne » qui même avec 12 tonnes d'armement peut développer assez de puissance pour accélérer en montant à la verticale.Puissant mais dur sur le gaz, comme un Cadillac 61.À cette chasse s'ajoutaient les appareils (environ 150) de l'aéronavale de deux porte-avions toujours de garde dans la région ; au cours des derniers mois, le Carl Vinson était dans le golfe Persique et l'Enterprise, dans l'océan Indien.Au lendemain des attentats du 11 septembre, le Pentagone a de suite ordonné le transfert d'une centaine d'avions de toutes sortes, dont des escadrons de bombardiers stratégiques B-52, toujours actifs après 50 ans de service, qui ont rejoint la base anglo-américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien.À ce nombre, il faut encore ajouter les appareils à bord des deux autres porte-avions récemment dépêchés dans la région : le Theodore Roosevelt (arrivé en Méditerranée de Norfolk, Virginie) et le Kitty Hawk (rappelé cette semaine du Japon).Selon sa classe, un porte-avions embarque entre 60 et 90 appareils, la majorité sous le commandement de la US Navy, le reste sous le commandement des Marines.Alignés sur la plate-forme ou parqués, ailes relevées, dans les cales des carriers : F-14 Tomcat au vaste rayon d'action, F-18 Hornet, avions de surveillance (Hawkeye), de lutte antisous- marine (Viking) et de brouillage électronique (Prowler) ; avions de lutte anti-sous-marine Viking et hélicoptères de toutes sortes.Les porte-avions et leur escorte \u2014 à 4 milliards et demi l'unité, on comprendra que les géants de la classe Nimitz (95 000 tonnes) ne voyagent pas seuls \u2014 sont le « gros bâton » de la stratégie militaire américaine.L'auteur et historien militaire Tom Clancy voit dans le Carrier Battle Group « la force militaire la plus utile en temps de crise », « mélange optimal de bateaux (15), d'avions, de personnel (6000 à 15 000) et d'armes » autour du porte-avions dont le premier rôle est « d'être vu », avec ses escadrons prêts à décoller.Certains talibans du milieu et du bas de la hiérarchie combattante n'ont pas attendu le décompte final avant de se joindre aux centaines de milliers de civils afghans qui fuient vers les frontières (fermées) du Pakistan et de l'Iran.Pour remplacer les déserteurs, le commandement taliban aurait décidé d'enrôler les jeunes garcons que la fermeture des écoles coraniques a livrés à une malsaine oisiveté.« The Thousand Hour War », la portion aérienne de la guerre du Golfe, avait duré 40 jours (et l'opération terrestre, 100 heures), mais l'aviation pourtant sophistiquée de Saddam Hussein n'y était déjà plus après quatre jours.En Afghanistan, la notion de « supériorité aérienne » prend un tout autre jour dans cet affrontement « asymétrique » où, face à la plus puissante aviation du monde, la force aérienne afghane se résume, dans le meilleur des comptes, à environ 75 appareils abandonnés par les Soviétiques : une dizaine de chasseurs- bombardiers SU-22, une demi- douzaine de chasseurs Mig-21, 10 hélicoptères de transport et 40 avions cargo.Les talibans n'ayant pas la réputation d'être trop techno, on peut aussi douter du degré de préparation « tactique » de leurs maigres moyens.Mais tout cela n'a finalement aucune importance.« Aucune opération aérienne ne pourra détruire toutes les bases terroristes », a expliqué au magazine Time le majorgénéral Alexander Lyafhovski, un ancien de l'armée soviétique qui a servi en Afghanistan.« Les bombardements n'auront pas plus d'effets en termes d'intimidation (.) L'arme la plus efficace en Afghanistan est l'argent.Quand on était làbas, on se disait : « On ne peut conquérir ce pays ; on peut juste l'acheter.» Voilà peut-être une nouvelle avenue stratégique pour George W.Bush qui ne veut pas, de toute facon, « lancer des missiles de 2 millions sur des tentes vides de 10 $.» Sources : Associated Press, Jane's Aircraft Recognition Guide ; Jim Clancy : Carrier, Every Man a Tiger.Photothèque La Presse Un chasseur polyvalent F-18 Hornet (photo du haut) survole le porteavions Carl Vinson avant d'aponter.Les États-Unis ont quatre « Carrier Battle Groups » en alerte entre la Méditerranée et l'océan Indien.Les hélicoptères de combat Apache accompagneront les troupes terrestres, le cas échéant.Un bombardier stratégique B-2 Stealth s'approvisionnant en vol à un Stratotanker.L'aile volante est le joyau de la US Air Force.Joyau coûteux : 865 millions chacun. 6LP0601B0929 B6 sam.6LP0601B0929 ZALLCALL 67 00:59:23 09/29/01 B 6LP0701B0929 B7 sam.6LP0701B0929 ZALLCALL 67 00:59:17 09/29/01 B 6LP0801B0929 b08 samedi 29 sept 6LP0801B0929 ZALLCALL 67 01:02:25 09/29/01 B La fin des grands travaux aéroportuaires?Le ciel de demain devait être peuplé de super gros-porteurs et le sol parsemé d'aéroports toujours plus grands, construits pour accueillir le flot toujours plus délirant de leurs passagers.Il y a quelques mois à peine, l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) affirmait que 2,5 milliards de personnes se déplaceraient en avion en 2010 \u2014 presque un milliard de plus qu'aujourd'hui.Le genre de prévisions ayant poussé les autorités aéroportuaires à lancer de vastes chantiers partout dans le monde, de Hong Kong à Halifax.En Asie, les aéroports les plus récents ont été qualifiés de pharaoniques, que ce soit à Osaka, Shanghai, Pékin, Séoul ou Kuala Lumpur.À Paris, on parle toujours d'en construire un troisième, bien que Roissy-Charles-de-Gaulle ait déjà été agrandi en 1997.À Amsterdam, on investira deux milliards pour doter Schiphol d'une nouvelle piste et d'une nouvelle aérogare.En Amérique du Nord, où le mouvement s'amorce, la facture s'annonçait tout aussi salée.Dix milliards de dollars américains pour la réfection du très engorgé aéroport Kennedy de New York.Un milliard pour Newark.Deux milliards et demi pour Dallas/Fort Worth.Au Canada, quatre milliards et demi pour agrandir l'aéroport torontois Pearson.C'était avant que trois avions détournés par des terroristes fassent plus de ravages qu'une bombe.Depuis, les économistes de l'OACI sont retournés à leurs calculatrices.Et des experts conseillent déjà de remiser les marteaux sous peine de se retrouver avec des coquilles qui demeureront à moitié vides.« Il ne faut pas construire des terminaux.Au contraire ! tranche Maurice Marchon, spécialiste de la conjoncture à l'École des hautes études commerciales (HEC).Les attentats démontrent qu'il vaut mieux développer les technologies de télécommunications.Pourquoi se déplacer quand on peut faire du business chacun à sa place ?» « Le trafic aérien n'augmentera pas comme prévu, renchérit Harry Gow, qui préside le groupe de pression Transport 2000 Canada.Quand un accident frappe l'imaginaire, l'impact perdure.Il y a 30 ans, un gros avion s'est écrasé à Saint-Jérôme et les gens ont évité de voler entre Montréal et Toronto pendant une bonne dizaine d'années.Tout le monde prenait le train.» En plus d'avoir peur, les gens ne voudront pas attendre, ajoute M.Gow pour qui les voyageurs sont déjà las de se battre pour les chariots à bagages, las de faire la file et de rater leur correspondance.« S'il faut arriver à l'aéroport deux heures plus tôt qu'avant pour subir les contrôles, mieux vaudra prendre l'auto ou même le train pour voyager entre Montréal et Québec ou Ottawa.Certains trajets vont donc perdre l'essentiel de leurs voyageurs », dit-il.Depuis les attentats, les ventes ont effectivement augmenté de 40 % chez Via Rail et de 35 % chez Greyhound, une compagnie d'autocars, tandis que le trafic aérien baissait de moitié.« Le bon côté, c'est que le problème d'engorgement des aérogares se réglera tout seul, commente M.Gow.Tant mieux, si les passagers se mettent à circuler en autobus à l'intérieur du pays, ça fera de la place pour ceux qui doivent aller à Paris.» On craint toutefois que certains transporteurs disparaissent à tout jamais, d'autant plus que les nouvelles mesures de sécurité coûtent cher.Cette semaine, Air Canada annonçait déjà la suppression de 9000 emplois et l'élimination d'un vol sur cinq.Deux jours plus tôt, Air Transat annonçait 1300 mises à pied et l'élimination de 35 vols par semaine.L'ensemble des transporteurs de l'IATA prévoient perdre 7,5 milliards cette année.Vive le train Que faire ?Changer de cap, répond Harry Gow, convaincu qu'il est temps de suivre l'Europe et d'investir dans les chemins de fer et les trains à haute vitesse.« C'est la voie de la sagesse.Le train ne permet pas aux terroristes de prendre les passagers en otages.Ce serait un peu difficile de prendre un TGV français et de le lancer contre les immeubles de la Défense ! Des Basques ont déjà essayé d'en faire exploser un, mais un seul wagon a sauté, les autres ont poursuivi leur chemin comme si de rien n'était.» Au Canada, par un heureux hasard, le ministre fédéral des Transports décidait l'an dernier d'accorder 400 millions à Via Rail pour assurer un service plus rapide et fréquent.La société de la Couronne a notamment acheté 139 wagons et 12 locomotives, ce qui pourrait réduire le trafic automobile \u2014 et donc le smog \u2014 dans le corridor Québec-Windsor.« Il faut continuer dans cette voie, estime M.Gow.En vue d'un développement durable, autant développer des modes de transport moins polluants et moins bruyants que dépenser sans compter pour rétablir le trafic aérien.» D'après l'OACI, laisser les avions cloués au sol serait au contraire désastreux.« L'aviation civile est vitale pour l'économie des régions.Pour certains pays, c'est une vraie bouée de sauvetage », plaide son porte-parole, Denis Chagnon.« Il faut rétablir la confiance des passagers, sinon, les hôtels, les restaurants vont en souffrir, renchérit Dale Doreen, directeur du programme d'aviation internationale à Concordia.Il faut mettre le prix pour rétablir le trafic, sinon les gens vont perdre leur emploi, d'autres industries vont être touchées.Bref, on s'aligne vers une énorme récession.» Les bons côtés de la baisse du trafic Moins d'avions dans le ciel ?Tant mieux ! se réjouit-on ici et là tandis que l'industrie s'inquiète.Il y a bien sûr les riverains, excédés du grondement continuel des moteurs.Et les environnementalistes, qui étouffent en pensant aux gaz à effet de serre émis par ces ogres à carburant.Il y a aussi tous les experts qui craignaient que les catastrophes se succèdent dans les cieux engorgés.À en croire une étude des Forces armées canadiennes, en laissant le trafic aérien doubler d'ici 15 ans, il fallait s'attendre à connaître deux tragédies majeures par année.Depuis 1997, des avions ont d'ailleurs frôlé la collision à quatre reprises dans le ciel canadien (dont deux appareils de Lufthansa).D'autres études menées par Boeing évoquent la possibilité d'un accident par semaine d'ici 2010.D'autant plus que l'équipement des contrôleurs aériens américains est jugé « invraisemblable » par le président de l'IATA, Pierre Jeanniot.Des logiciels de la FAA dateraient même de 1960.Pour l'historien et spécialiste d'aéronautique français Bernard Thouanel, c'est donc « une bêtise d'envisager la construction d'un troisième aéroport à Paris ».« La course au profit se fait au détriment des règles de sécurité », a-t-il déclaré l'an dernier au quotidien Le Figaro.Qui dit trafic infernal dit aussi retards.Quand les décollages et les atterrissages s'enchaînent sans répit, le moindre ennui technique risque en effet de perturber toute la chaîne.En Europe, un vol sur quatre a ainsi été retardée en 1999.Aux États-Unis, la même année, 2149 avions par jour s'envolaient avec plus de 15 minutes de retard, dont 30 % des vols de l'aéroport O'Hare de Chicago.Un aéroport si achalandé, que les lignes y convoitant une case horaire doivent participer à une loterie.Quant aux aérogares, transformées en fourmilières, elles seraient également moins sûres.« C'est plus facile de se perdre dans la foule, de mener à bien ses desseins malveillants quand il y a beaucoup de monde », observe Harry Gow.Il y a sept ans, par exemple, les services d'immigration canadiens s'inquiétaient de voir des criminels leur filer entre les doigts, se disant dépassés par le flot de passagers envahissant l'aéroport Pearson de Toronto.The sky is the limit, croyaient les gens de l'aviation civile.Eux qui prédisaient que ce ciel, immense, serait deux fois plus encombré d'ici 15 ans.Eux qui ont déjà entrepris de dépenser des milliards de dollars pour préparer leurs aéroports à recevoir des millions de passagers additionnels.Au lendemain des attentats du 11 septembre, l'atterrissage est maintenant brutal.Les attentats démontrent qu'il vaut mieux développer les technologies de télécommunications.Prudence pancanadienne MAINTENANT QU'ON REMET en question l'explosion du trafic aérien, les grandes villes canadiennes iront-elles de l'avant avec l'agrandissement de leurs aéroports ?« Il faut réviser les projets n'ayant pas encore débuté.Il ne faut pas jeter l'argent en l'air », estime le président du groupe de pression Transport 2000, Harry Gow, convaincu que les passagers n'ont pas envie de financer des travaux inutiles.À Toronto et Ottawa, les améliorations aéroportuaires coûtent 10 $ par passager.À Calgary, 12 $.À Montréal, 10 $ ou 15 $, selon qu'ils embarquent à Mirabel ou Dorval.Que fera-t-on à Toronto, où l'on a mis 10 ans à faire accepter de gigantesques travaux de 4,4 milliards de dollars ?« Il est trop tôt pour décider », répond le porte- parole de l'aéroport Pearson, Peter Cregg.« Peu importe la baisse de trafic, il faut au moins remplacer les infrastructures désuètes.Mais nous sommes flexibles : le projet a été conçu en plusieurs phases qui s'étendent sur 10 ans.» Les gestionnaires torontois comptent notamment ajouter deux nouvelles pistes, un nouveau terminal et 12 600 places de stationnement.De quoi accueillir 50 millions de passagers par an, contre 30 millions aujourd'hui.À Ottawa, plus de 300 millions doivent être consacrés d'ici 2004 à la construction d'une nouvelle aérogare, de nouveaux quais d'embarquement et de nouvelles aires de stationnement.« Il faut aller de l'avant.Le problème est immédiat », affirme en interview le porte-parole des autorités aéroportuaires, Laurent Benoît.L'an dernier, l'aéroport d'Ottawa a reçu 30 % de passagers de plus que sa capacité (3,4 millions contre 2,8).« Un petit ralentissement ne nous dérangerait pas, on est dépassés », a déjà déclaré M.Benoît.Dorval défend un projet d'agrandissement beaucoup plus modeste, son budget ayant récemment fondu de 500 à 180 millions.L'idée de construire une jetée internationale a alors été mise en veilleuse tandis que la construction d'une jetée transfrontalière était ralentie.« Le projet n'est pas du tout remis en question (par les attentats) », assure la porte-parole d'Aéroports de Montréal (ADM), Jacqueline Richard.« On anticipe toujours une hausse de passagers de 2,5 % par année », ditelle bien que l'augmentation du trafic aérien se soit globalement révélée bien moins fulgurante à Montréal qu'ailleurs (voir tableaux).« Dorval devrait profiter des événements pour réviser un plan bâclé, mais il ne peut échapper aux travaux », confirme Harry Gow.Sinon, Dorval risque d'être totalement déclassé avec ses longues files et ses corridors vétustes.L'an dernier, un responsable d'Air France affirmait même qu'il s'agissait de l'escale nord-américaine la moins prisée de toutes.Peu avant les attentats, les autres aéroports canadiens avaient aussi annoncé ou amorcé de grands travaux, qui risquent d'être réévalués.Que ce soit à Winnipeg (où la facture doit s'élever à 200 millions), Halifax (90 millions), Edmonton (entre 265 et 300 millions) et Calgary (316 millions).L'aéroport de Vancouver a déjà subi une cure de rajeunissement de 260 millions en 1996. 6LP0901B0929 b9 SAMEDI 6LP0901B0929 ZALLCALL 67 01:05:25 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 B 9 ENCANS La SQ démantèle un autre réseau de drogue ENCAN PUBLIC QUIPEMENT BEIGNERIE / CAF / BAR LAITIER (ANCIENNE FRANCHISE DUNKIN DONUT) Le mercredi 3 octobre 2001, à 10 h 30 au 1755, des Laurentides, Vimont, Laval (au nord de l'autoroute 440) Pour une liste détaillée et des photos, consultez notre site Internet : www.encansbaril.com Inspection : Mardi 2 octobre 2001 de 10 h à 16 h Conditions : Frais d'encan 10 % Dépôt : 25 % argent comptant ou chèque visé Balance : Argent comptant ou chèque visé BARIL, BLANCHETTE INC.Commissaires-priseurs Tél.: (450) 464-9899 Téléc.: (450) 464-9734 Presse Canadienne DOSQUET \u2014 La Sûreté du Québec a mis un terme aux activités d'une véritable PME spécialisée dans la culture du « Québec Gold » et parrainée par les Hells Angels en procédant à l'arrestation de son patron et de ses six employés, à Dosquet, en Chaudière-Appalaches, jeudi.La tête dirigeante de cette petite entreprise clandestine, Alain Laquerre, 41 ans, de même que ses deux subalternes, Chantale Olivier, 38 ans, et Maude Poirier, 23 ans, ont comparu hier au palais de justice de Québec, pour répondre à des accusations de production de cannabis.Laquerre, un résidant de Saint-Agapit qui, selon la SQ, travaillait autrefois dans le giron des motards Outlaws avant de changer de camp, était dans la mire des policiers depuis deux ans.Chantale Olivier avait fait aménager le sous-sol de sa maison, à Dosquet, pour assurer la transformation des plants de marijuana en « produit fini » destiné à la vente.Quant à Maude Poirier, elle s'avère la conjointe d'un membre des Damners Downtown, le club-école des Hells Angels à Québec.« Le réseau est chapeauté par les Hells », a indiqué l'agent Richard Gagné, porte-parole de la SQ.Les quatre autres employés appréhendés jeudi, des jeunes hommes âgés de 20 à 28 ans, seront appelés à comparaître ultérieurement, par voie de sommation.AVIS LÉGAUX - APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS APPEL D'OFFRES CHRDL AGRANDISSEMENT ET RÉAMÉNAGEMENT RC-F pour cardiologie, pneumologie, inhalothérapie et polycliniques Projet No 0701-0102-02 MODIM 735 (imputation 5610) Propriétaire : Centre Hospitalier Régional de Lanaudière (CHRDL), 1000, boulevard Ste-Anne St-Charles-Borromée (Joliette) Québec J6E 6J2 Architecte : Pierre Hétu, architecte PIERRE HÉTU EXPERT-CONSEIL INC.435, boulevard Ste-Anne, bureau 203 Joliette (Québec) J6E 5A1 Ingénieurs : ALBERT PIETTE ET ASS.INC.157, Papineau, Joliette (Québec) J6E 2K8.Le Groupe Forces SENC 19, St-Charles-Borromée Sud, bureau 105 Joliette, (Québec) J6E 4S8 Le Centre Hospitalier Régional de Lanaudière (CHRDL), propriétaire, ayant son siège au 1000, boulevard Ste-Anne à St-Charles-Borromée (Joliette), demande des soumissions pour les travaux d'agrandissement et réaménagement au rez-dechaussée du bloc F, et pour des travaux de réaménagement au soubassement du bloc F de son immeuble principal à St-Charles-Borromée.INFORMATIONS Les documents contractuels pourront être obtenus par les entrepreneurs généraux au CHRDL, à l'adresse mentionnée ci-dessus, au bureau de M.Robert Chouinard, coordonnateur du projet, au rez-de-chaussée de l'aile C, local RC-C-4 (téléphone 450-759-8222, poste 2113), sur rendezvous seulement, à compter du mardi 25 septembre 2001 (entre 9 et 12 heures, 13 et 16 heures), contre un chèque visé non remboursable de cinquante dollars (50 $) émis à l'ordre du propriétaire.Ce chèque devra être remis au Bureau des comptes du CHRDL, local RC-A-59 au rez-dechaussée de l'aile A, avant de prendre les documents.GARANTIE DE SOUMISSION Les soumissions devront être accompagnées soit d'un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de cent vingt mille dollars (120 000 $), valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d'ouverture des soumissions, soit d'un chèque visé au montant de soixante mille dollars (60 000 $) fait à l'ordre du propriétaire, soit d'obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur nominale est de soixante mille dollars (60 000 $).CLÔTURE DES SOUMISSIONS Les soumissions seront reçues au CHRDL, à l'adresse mentionnée ci-dessus, local RC-C-4, rez-de-chaussée de l'aile C, jusqu'à dix heures (10 h), heure en vigueur localement, le mardi 16 octobre 2001, pour être ouvertes publiquement le même jour et à la même heure.CONDITIONS Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires au Québec, lorsqu'un accord gouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou territoire visé par cet accord et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.VISITE GUIDÉE DES LIEUX Une visite guidée des lieux où seront réalisés les travaux est prévue pour le lundi 1er octobre 2001 à 10 heures.Les entrepreneurs généraux et les sous-traitants intéressés par cette visite guidée devront se présenter au local RC-F-307 au rezde- chaussée de l'aile F, avant l'heure ci-dessus mentionnée.Tous les soumissionnaires, entrepreneurs généraux et sous-traitants seront considérés comme ayant visité les lieux.Aucune réclamation pour manque de connaissance des lieux ne pourra être soumise ni acceptée.Jean-Claude Préville CHRDL Le 21 septembre 2001 Note: Consultez les Règlements adoptés en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux (S5.r1.1).ENCAN PUBLIC Samedi 6 oct.2001 à 9 h 30 ENCAN INTÉRIEUR Plus de 100 unités - 1993 à 2001 AUTOS / VANS / PICK-UPS (Plusieurs avec balance de garantie du manufacturier) Chaque véhicule soumis à un essai routier.Mandats : Banques - Caisse pop.- Inst.fin.Syndics de faillite - Grossistes - Saisies légales et vente sous contrôle de justice (aucun véhicule de particulier) LISTE PARTIELLE Acura Intégra 2000 Ford 350XLT 1999 (15 passagers) Chevrolet Biscayne 1959 INSPECTION ET VÉRIFICATION PAR LES ACHETEURS Le vendredi 5 oct.2001 de 12 h à 20 h CONDITIONS : Dépôt de 10 % à l'adjudication (min.500 $) Les Enchères Automobiles de Laval inc.2380, montée Masson, Laval H7E 4P2 Tél.: (450) 666-1254 Fax : (450) 666-8129 www.groupefournier.com APPEL DE PROPOSITIONS No 01-516 OUTIL DE GESTION DE L'OFFRE CLIENT POUR LA SOCIÉTÉ DES CASINOS DU QUÉBEC INC.CLÔTURE: LE 15 OCTOBRE 2001, 11 H, HEURE LOCALE Casiloc Inc., filiale de Loto-Québec, désire recevoir des propositions relativement à un outil de gestion de l'offre client pour la Société des casinos du Québec inc., dont l'objectif consiste à optimiser ses activités promotionnelles auprès de la clientèle selon une approche «Gestion des relations clients» («CRM» / «Customer Relationship Management»).Les fournisseurs peuvent obtenir l'information sur l'appel de propositions en visitant le site Internet de l'entreprise: www.loto-quebec.com ou en se présentant à: Direction de l'approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 18e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Du lundi au vendredi entre 9 h et 12 h et entre 13 h 30 et 16 h Émis le 29 septembre 2001 SÉANCE PUBLIQUE D'INFORMATION Le président du conseil d'administration, M.Jean-Marie Thibault, et la directrice générale, Mme Madeleine Roy, ont le plaisir d'inviter la population de la région de Montréal à une séance publique d'information.DATE: 22 octobre 2001 HEURE: 17 h LIEU: CENTRE DOLLARD-CORMIER 950, rue de Louvain Est Montréal (Québec) H2M 2E8 AVIS PUBLIC DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITTE TALARICO INC.SERONT VENDUS PAR: ENCAN LE: MARDI 2 OCTOBRE 2001 À 10 h 30 ADRESSE: 2485, RUE LÉGER, VILLE LASALLE (QUÉBEC) INSPECTION: LE LUNDI 1ER OCTOBRE 2001 DE 9 h 30 À 16 h 30 Machinerie et équipement : Presse hydraulique 2 tonnes - Unité de vérification pour système hydraulique - Presse mécanique - Pièces de rechange - Plate-forme de chargement - Scie radiale MAKITA - Chariot en métal - Presse 2 tonnes TALOC - Support pour presse et moteur - compresseur à air DEVILBISS - Perceuse à colonne DELTA - Casier en métal - Étagères en métal - Pièces de rechanges - Perceuse MAKITA - Ciseau électrique MILWAUKEE - Scie sauteuse BLACK & DECKER - Scie circulaire SKILL - Armoire pour papeterie PROSOURCE - Soudeuse à l'arc LINCOLN - Ponceuse MAKITA - Établi en métal - Perceuse KING - Outils assortis et plus.Mobilier de bureau : Système d'alarme DSC - Postes de travail LACASSE - Chaises en cuir - Chaîne stéréo JVC - Causeuse en cuir - TV 27 pouces JVC - Meuble TV - Vidéo HIFI - Lecteur DVD - Ampli - Hauts parleurs - Cinéma maison - Cuisinière FRIGIDAIRE - Hotte VENMAR - Réfrigérateur DANMBY - Bureau exécutif - Crédences - Cadres - Articles de bureaux - Classeurs en métal - Chaises secrétaire - Coffre- fort GARDEX - Étagères en métal - Coffre à clés - Équipements de Maintenance - Bureau de réception - Photocopieur RICOH - Classeur PROSOURCE - Calculatrices - Four micro-ondes - Réfrigérateur bar VIKING - Armoires - Déchiqueteur - Table de salle à manger - Chaises exécutifs - Tranche-papiers LPL et plus.Équipement informatique : 10 ordinateurs 500 MHZ et plus - Moniteurs - Imprimantes LASER HP - Haut-parleurs - Écran plat - Tables informatiques - Modem USR 56K - Hub SUPER STACK - Ordinateur Macintosh - Imprimante Canon - Fire wall - Clavier - Souris et plus.SERVEUR MICRO SYSTØME SUN, SYSTØME T L PHONIQUE NORTEL 9 STATIONS CHARIOT L VATEUR LECTRIQUE TOYOTA 12 PIEDS VULCAN 4520 LBS CHARIOT YALE LECTRIQUE 5000 LBS TRANSPALETTE LECTRIQUE.CONDITIONS: 25% COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ I FRAIS D'ACHETEUR 10% ENCAN ENCAN (514) 949-6677 www.imperialauctions.com AVIS Conformément à l'article 48 de la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction, l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec - APCHQ - a déposé trois exemplaires de la convention collective conclue pour le secteur résidentiel au Greffe du bureau du Commissaire général du travail, vendredi le 21 septembre dernier.Dans l'affaire de la propposition de : COOPÉRATIVE DES PRODUCTEURS DE NOUVELLES VIANDES VIVENDA 119, route 271 Dosquet (Québec) G0S 1H0 AVIS AUX CRÉANCIERS D'UNE ASSEMBLÉE AVIS est par la présente donné que la compagnie- débitrice susdite a déposée entre nos mains une proposition le 24 septembre 2001 : que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 octobre 2001 à 13 h 30 à l'Hôtel Le 4 Saisons, sortie 191, Autoroute 20, Notre-Dame-du-Bon- Conseil (Québec).DATE de Montréal, ce 28 septembre 2001.PFEIFFER & PFEIFFER INC.syndic ADRESSE : 1085, St-Alexandre #400 Montréal (Québec) H2Z 1P4 TÉL.: (514) 393-8122 Courriel : pfeiffer@total.net AVIS PUBLIC DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE : LÉONARD VEILLEUX LTÉE (RÉNOVATION) SERONT VENDUS PAR : ENCAN LE : MERCREDI 3 OCTOBRE 2001 À 10 H 30 AU : 245, CHEMIN DE LA BEAUCE À BEAUHARNOIS (QUÉBEC) INSPECTION : LE 2 OCTOBRE 2001 DE 9 H 30 À 16 H QUINCAILLERIE-RÉNOVATION-ÉQUIPEMENT MATÉRIEL ROULANT INVENTAIRE : PEINTURE - PORTES - FENÊTRES - CLOUS - VIS - ACCESSOIRES - BOIS - PANNEAUX - MOULURES - DOCKS CHEMINÉES - OUTILS - SALLE DE BAIN - BOIS POUR PLANCHER - GOUDRON POUR TOIT - APPROX.250 BALLASTS POUR NÉON - ETC.ÉQUIPEMENT : SECTIONS CENTRALES ET MURALES POUR MAGASIN - MACHINE À CLEF ILCO - CAISSE ENREGISTREUSE - (2) MÉLANGEURS À PEINTURE - COMPTOIR CAISSE - OUTILS VARIÉS - BANC DE SCIE KING - ENVIRON 10 SECTIONS REDY RACK - ETC.BUREAUX : BUREAUX - CHAISES - FILIÈRES - FA - PHOTOCOPIEUR - ORDINATEUR - (RÉSEAUX AVEC TERMINAUX) - COFFRE-FORT GARDEX - FONTAINE D'EAU - ETC.MATÉRIEL ROULANT : CHARIOT ÉLÉVATEUR CATERPILAR 80 BEAM EXTENSIBLE 8 000 LB - TRACTEUR MF 2500 - 4 CYL.DIESEL AVEC FOURCHE ET GODET 6 000 LB 14' - CAMION GMC TOP K.C.K.1991 DIESEL - CATERPILLAR BOITE OUVERTE, INSPECTÉE 07/01 - CAMION FORD F-250 1987, 6 CYL.PLATEFORME - CAMION GMC 1987, 6 CYL.DOMPEUSE.VEUILLEZ AUSSI NOTER NOTRE ENCAN DE RÉNOVATION GRATTON & FRÈRES À ST-ADOLPHE-D'HOWARD LE 10 OCTOBRE CONDITIONS: 25% COMPTANT À L'ADJUDICATION SOLDE PAYABLE COMPTANT OU PAR CHÈQUE VISÉ I FRAIS D'ACHETEUR 10% ENCAN ENCAN (514) 949-6677 www.imperialauctions.com SERVICE DES ACHATS ET DU GÉNIE APPEL D'OFFRES SOUMISSION 01-16 AGRANDISSEMENT ET RÉNOVATION La première banlieue DE LA FUTURE ÉCOLE DE CANOTS Des soumissions cachetées, marquées «Soumission 01-16 \u2014 Agrandissement et rénovation de la future école de canots», adressées à M.Paul Roy, ing., Directeur du Service des achats et du génie, retournées dans les enveloppes fournies par la Ville à cet effet, seront reçues à la Ville de Lachine, 1800, boulevard Saint-Joseph, Lachine (Québec) H8S 2N4, jusqu'à 12 h (midi), le mercredi 17 octobre 2001, et elles seront ouvertes immédiatement après l'heure limite, dans la salle du Conseil.Les soumissions doivent être accompagnées d'un dépôt minimum de dix pourcent (10 %) de la valeur totale de la soumission, payable à la Ville de Lachine, sous forme de chèque visé ou de cautionnement de soumission valide pour une période de 60 jours.Cette garantie de soumission devra être échangée par l'adjudicataire du contrat pour un cautionnement d'exécution et un cautionnement des obligations pour gages, matériaux et services, chacun égal à cinquante pourcent (50 %) du montant total du contrat.La confirmation que cette caution sera fournie devra être remise avec la soumission.Seuls les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires au Québec et détenant une licence requise en vertu de la loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction (L.R.Q., c.B.-1.1) sont autorisés à soumissionner.Toute la documentation pertinente sera disponible moyennant un dépôt de cent dollars (100 $), NON REMBOURSABLE, à compter du lundi 1er octobre 2001, aux bureaux du Service des achats et du génie, au Centre technique, 2200, rue Saint-Antoine, Lachine (Québec) H8S 1V6.La Ville de Lachine ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et n'encourt aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.PAUL ROY, ing.Lachine le 29 septembre 2001. 6LP1001B0929 B10SAMEDI 6LP1001B0929 ZALLCALL 67 01:09:37 09/29/01 B CORSE Pie IX Jospin maintient son plan malgré le retrait des nationalistes d'après AFP PARIS \u2014 Le premier ministre français, Lionel Jospin, a maintenu hier son plan destiné à mettre un terme à la violence en Corse, en dépit de la décision des indépendantistes de suspendre leur participation à ce projet.« L'assemblée de Corse a massivement approuvé ces orientations, qui ont été traduites dans un projet de loi que le Sénat va, après l'Assemblée nationale, examiner.Le gouvernement n'a évidemment aucune raison de ne pas continuer dans cette direction », a déclaré M.Jospin aux parlementaires socialistes réunis à Nantes.Jeudi soir, une caserne de gendarmerie a été mitraillée à l'arme automatique à partir d'une voiture en marche, près de Bastia, dans le nord de la Corse.Cette action, qui n'a pas été revendiquée, est intervenue après la décision, dans la nuit de mercredi à jeudi, des indépendantistes de la coalition Corsica nazione (nation corse) de suspendre « tout soutien au processus, actuellement dévoyé ».Pour l'un des huit élus de cette coalition à l'assemblée de Corse, l'avocat Jean-Guy Talamoni, principal interlocuteur du gouvernement, cette décision a été prise pour dénoncer l'interpellation, à la fin de la semaine dernière, de neuf personnes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'un dirigeant nationaliste, Jean-Michel Rossi, en août 2000.Certains des interpellés avaient été mis en cause par un autre dirigeant nationaliste, François Santoni, auteur d'un livre sur l'assassinat de Rossi, avant d'être lui-même tué par balles en août dernier.« J'ai toujours dit qu'il convenait que la légalité républicaine prévale en Corse et que les auteurs de crimes seraient recherchés, arrêtés et jugés », a dit M.Jospin.Il a affirmé que « le gouvernement n'a aucune part dans la conduite des enquêtes, qui relèvent, en toute indépendance, de la responsabilité des juges ».« Les actes judiciaires relatifs à ces enquêtes ne peuvent donc faire l'objet d'aucune discussion avec le gouvernement », a-t-il ajouté, s'adressant implicitement aux indépendantistes corses.Vingt homicides et 94 attentats à l'explosif ont été commis depuis le début de l'année en Corse, dont la population ne comprend que 260 000 habitants, très majoritairement, selon les sondages, opposés à toute idée d'indépendance.À Paris, les adversaires du projet de loi gouvernemental (notamment l'opposition de droite), qui estiment que la décision des indépendantistes pourrait être suivie d'une nouvelle flambée de violence dans l'île méditerranéenne, ont demandé l'abandon de ce projet ou du moins la suspension de la discussion parlementaire.15 millions $ soins recherche enseignement Bérengère Cyr, traitée en ophtalmologie, soutenue par Nicole Ménard de la Banque de Montréal, Stephen T.Molson de la Fondation Molson, François Duffar du Groupe Cossette Communication inc.et Laurent Beaudoin de Bombardier inc.De la médecine familiale aux soins spécialisés, en passant par l'enseignement et la recherche, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont veut se donner les moyens.Les moyens de répondre aux besoins qui changent, les moyens de relever les défis qui évoluent, les moyens de grandir, de grandir de toutes nos forces.Et de s'engager pour la vie.Joignez-vous à ces quatre Compagnons de Maisonneuve-Rosemont et à leurs collègues Claude Blanchet de la Société générale de financement du Québec, Robert Chevrier de la Société de gestion Roche inc., André Desmarais de Power Corporation du Canada, Pierre H.Lessard de METRO INC., Brian M.Levitt de Osler, Hoskin & Harcourt, L.Jacques Ménard de BMO Nesbitt Burns, Jean C.Monty de Bell Canada Entreprises et participez à notre campagne de développement en composant le 514 252-3435.de toutes nos forces Grandissons 2992726A EXPRESS INTERNATIONAL Népal 187 otages libérés LES REBELLES maoïstes du parti communiste du Népal ont annoncé hier qu'ils allaient relâcher 187 personnes retenues en otages depuis plusieurs mois, en signe de bonne volonté dans le cadre des pourparlers de paix qu'ils mènent avec le gouvernement.Le premier ministre, Sher Bahadur Deuba, avait demandé aux responsables maoïstes de relâcher tous les otages, dont 72 policiers enlevés au début de l'année dans l'extrême nord-ouest du Népal.Au début de la semaine, il avait également appelé la guérilla à ne plus commettre d'enlèvements et à ne plus se livrer au racket des hommes d'affaires.À la fin d'août, le gouvernement avait de son côté relâché 200 rebelles.Les maoïstes se sont soulevés en 1996 pour tenter de renverser la monarchie constitutionnelle, au prix de combats et d'attentats qui ont fait quelque 1800 morts.\u2014 d'après AFP Argentine Ancien juge arrêté L'ANCIEN juge argentin Victor Hermes Brusa, qui figure sur une liste de 18 personnes accusées par le juge espagnol Baltasar Garzon d'avoir participé à la répression pendant la dictature (1976-1983), a été arrêté hier matin après s'être rendu à la justice.L'ex-juge Brusa et 17 policiers et militaires font l'objet d'un mandat d'arrêt international lancé par le juge Garzon, qui a demandé leur extradition dans le cadre de l'instruction d'un procès pour génocide, terrorisme et tortures perpétrés en Argentine.Brusa avait été destitué au mois de mai 2000 par le Conseil supérieur de la Magistrature.Il avait été dénoncé par des survivants des camps de concentration de la dictature pour avoir permis d'infliger des tortures à des détenus alors qu'il était secrétaire d'un tribunal de Santa Fé, dans le centre-ouest du pays.\u2014 d'après AFP Algérie Autre marche kabyle LA COORDINATION des villages et des tribus de Kabylie a décidé hier d'organiser une marche à Alger le 5 octobre, pour remettre une liste de revendications, a-ton appris hier auprès de responsables de ce groupe.Réunis en conclave pendant plus de 24 heures à Fréha en Grande Kabylie, à l'est d'Alger, la Coordination des archs (anciens) a opté, après de vives et âpres discussions, pour que des délégués se rendent dans la capitale et apportent la liste, adoptée le 11 juin à El Kseur, une ville de Petite Kabylie.Elle comprend 15 revendications principales pour tenter de résoudre la crise qui a éclaté dans cette région à la fin d'avril.La présidence algérienne avait demandé le 23 septembre à la Coordination de remettre sa plate-forme aux autorités.\u2014 d'après AFP Nobel Annan favori LE COMITÉ Nobel norvégien a choisi hier le nom du lauréat du prix Nobel de la paix 2001, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan faisant d'ores et déjà figure de favori parmi les 132 candidats en lice cette année.« Le comité a pris une décision et cette décision sera annoncée le 12 octobre », a laconiquement affirmé Geir Lundestad, directeur de l'Institut Nobel.Le nom du vainqueur est traditionnellement un secret extrêmement bien gardé jusqu'au jour de l'annonce officielle.« Mon sentiment intime se porte sans hésitation sur Kofi Annan, éventuellement avec l'ONU, a déclaré Stein Toennesson, directeur de l'Institut de recherche pour la paix d'Oslo.En raison de ses qualités personnelles mais aussi en raison de la crise internationale actuelle et parce que le prix Nobel fête cette année son centenaire.» \u2014 d'après AFP 6LP1101B0929 B11DIMANCHE 6LP1101B0929 ZALLCALL 67 01:09:30 09/29/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 9 S E P T EMB R E 2 0 0 1 MOND E B 1 1 24 heures à Gaza «La paix, ça se fait à deux, d'égal à égal» PIERRE-LUC BRASSARD collaboration spéciale BANDE DE GAZA \u2014 « Nous sommes en colère, personne ne travaille et beaucoup n'ont même pas un morceau de pain à manger », lance Abu Youssef.Cet individu qui harangue la foule, et qui porte ici un nom d'emprunt, n'est pas un militant du mouvement intégriste Hamas, mais un vieil homme respecté du camp de réfugiés de Jabaliya, dans la bande de Gaza.Là où la première Intifada a commencé en décembre 1987.Abu Youssef parle un anglais un peu hésitant, certainement appris à l'époque où la Palestine était encore sous mandat britannique.Nous sommes vendredi matin, juste avant la prière hebdomadaire.Un de ses camarades sirote un thé à la menthe sur le trottoir.Jabaliya respire le calme, c'est un des rares moments où les ruelles poussiéreuses de ce camp de réfugiés sont désertes.Mon guide me présente à ces deux hommes qui semblent être des compagnons de toujours : « Il est journaliste canadien et il veut savoir ce que pensent les Palestiniens du cessez-le-feu décrété par Yasser Arafat et Ariel Sharon.» Abu Youssef se lève et tend la main.Droit ans les yeux, il dit : « Tout le monde veut la paix, personne n'aime les tracas, mais on veut tout simplement vivre dignement.J'ai six garçons qui restent à la maison et qui n'ont pas de travail parce qu'Israël n'autorise plus un ouvrier palestinien sur son territoire depuis près d'un an.On devra bientôt voler son voisin pour survivre.C'est ce que veut Sharon ou quoi ?» La discussion se poursuit encore quelques minutes.De plus en plus de curieux s'attroupent autour de nous.Les shebabs (jeunes) écoutent respectueusement leur « vieux » qui adresse la parole à un étranger en anglais.Quant à la soi-disant trêve, Abu Youssef est catégorique : « Quel cessez-le-feu ! Israël continue à tuer nos enfants, à détruire nos maisons et à ravager nos vergers.» Nous nous quittons sur ces mots pour poursuivre notre tournée.Et puis, comme une rumeur, beaucoup d'enfants intrigués par notre présence nous lanceront fièrement « Welcome to Gaza ».L'Intifada doit continuer « La révolte des pierres doit se poursuivre, mais nous devons pour l'instant respecter le cessez-le-feu », estime Mohamed Issa, un enseignant d'une cinquantaine d'années.Assis autour de quelques sacs de blé au beau milieu d'un entrepôt à moitié vide, Mohamed discute avec un groupe d'amis et de parents en attendant l'heure de la prière.Habitué à parler en public, c'est lui qui se prête au jeu de l'interview.D'entrée de jeu, Mohamed souligne que l'Intifada doit permettre de réaliser quatre objectifs : la fin de l'occupation israélienne, le démantèlement des colonies juives, la création d'un État indépendant avec pour capitale Jérusalem- Est et enfin la reconnaissance du droit au retour des réfugiés palestiniens.Pour lui, ces objectifs ambitieux peuvent être atteints uniquement par la lutte des pierres, car dit-il, mi-figue mi raisin, « elles sont saintes ».Mohamed croit encore qu'il faut laisser le processus diplomatique suivre son cours.« Mais si cela n'aboutit pas, on devra reprendre les armes », ajoute-t-il méthodiquement.Au fil de la conversation, plusieurs « spectateurs » se greffent au groupe de discussion improvisé.« Nous n'avons que des pistolets et de vieilles kalashnikov, on ne peut pas parler de cessez-le-feu, s'indigne un jeune Palestinien pressé d'intervenir.Qui utilisent des tanks, des missiles, des hélicoptères de combats et des avions de chasse F-16 ?Ce sont les Israéliens, pas nous ! ».« Ariel Sharon, reprend Mohamed.affirme respecter le cessez-le-feu, mais c'est faux ; à la moindre incartade, ils (les soldats israéliens) nous tirent dessus.En plus, l'occupation et la colonisation sont des agressions quotidiennes, on ne peut vivre constamment dans l'humiliation et sous le contrôle d'une armée étrangère.» Gaza, prison à ciel ouvert Dans la bande de Gaza, les conditions de vie étaient déjà très précaires avant l'Intifada.Elles le sont davantage aujourd'hui.Cette minuscule bande de terre de 50 kilomètres de long sur 15 de large compte plus de 1,2 million de personnes, dont la majorité vit dans des camps de réfugiés dans des conditions misérables.La bande est totalement coupée du reste de la Cisjordanie et même du territoire israélien.Seule une poignée de dignitaires palestiniens, les diplomates et les étrangers, peuvent y entrer et en sortir.La bande est hermétiquement clôturée, électrifiée.Les Gazaouis sont enfermés.Certains comparent Gaza à une immense prison à ciel ouvert.Avant la révolte, environ 100 000 ouvriers allaient travailler tous les jours en Israël ; ils sont maintenant sans emploi et sans argent depuis près d'un an.L'armée israélienne est omniprésente dans la bande parce qu'elle occupe encore un tiers du territoire en raison de l'existence d'une quinzaine de colonies juives.La protection des 5000 colons juifs nécessitent tout un arsenal et complique la vie des Palestiniens.À cause des barrages militaires aux abords des colonies, la bande de Gaza est divisée en trois zones rendant les déplacements et les échanges commerciaux très difficiles entre le Nord et le Sud.De nombreuses attaques palestiniennes visent régulièrement les colonies transformées en véritables forteresses entourées de barbelés, de blocs de béton et de miradors où vivent quelques colons en quasi autarcie.Mais lorsque ceux-ci se déplacent, c'est tout la bande qui est paralysée.L'armée a resserré son dispositif sécuritaire et répressif et réplique à toute attaque par des incursions en zones autonomes, des bombardements et la destruction de maisons et de vergers qui peuvent servir d'abris aux tireurs palestiniens.Pour la grande majorité des Palestiniens, ce cessezle- feu ne tiendra pas longtemps.Selon le secrétaire général du Fatah pour la Cisjordanie, Marouan Barghouti, un consensus existe au sein de toutes les factions politiques, y compris les intégristes du Hamas et du Jihad islamique : cette trêve implique un arrêt des opérations à partir des zones palestiniennes autonomes mais pas celles contre l'armée israélienne et les colons dans les territoires occupés.Gaza n'a pas l'esprit à la fête Après une série d'entretiens dans la ville, Ibrahim, 22 ans, mon guide d'un jour, propose un temps d'arrêt dans une cafétéria, place Saladin, au centre de Gaza.À la sortie du restaurant de fortune, on est surpris par une foule qui scande des slogans et récite des versets du Coran.« Non, ce n'est pas une manif, c'est le cortège funèbre d'un autre shahid (martyr), tué la veille par l'armée israélienne près d'une colonie », dit simplement mon accompagnateur cachant mal son dégoût.Quelques instants plus tard, la foule bruyante qui accompagne le cortège et qui brandit des banderoles du Hamas et du Jihad s'est dispersée.À ma demande, cette journée à Gaza va se terminer à la plage publique, qui est déserte.Pourtant la mer est belle et le temps superbe.« C'est simple, explique Ibrahim, les Gazaouis n'ont pas un sou pour les divertissements et surtout, dit-il, comment peut-on avoir l'esprit à la fête quand on enterre tous les jours des morts ?» Avant de nous séparer, Ibrahim laisse soudain son rôle de guide qui répète ce que les autres disent pour me confier ce que lui pense de tout ça.« Les Israéliens veulent tout à la fois : la paix, la sécurité et la terre sans se soucier de ce que l'on veut nous, Palestiniens.Il y aura des périodes de calme suivies d'affrontements, mais il n'y aura pas de paix durable tant que les Israéliens n'auront pas compris que la paix, ça se fait à deux, d'égal à égal.» Photothèque La Presse © Des protestataires palestiniens évacuent un camarade blessé lors d'un affrontement avec les troupes israéliennes hier, à Khan Yunis, dans la bande de Gaza.À l'achat de 25 $ ou plus de produits Fashion Fair, vous recevrez cette prime exclusive de 7 articles : rouge à lèvres, ton Earth crème démaquillante sans parfum lotion rafraîchissante n° 2 sans parfum lotion hydratante sans parfum pinceau à lèvres de luxe pochette de ton bronze petit miroir Une prime par personne, s'il vous plaît.Tant qu'il y en aura.Offre en vigueur jusqu'au 14 octobre.BEAUTÉ à la baie Prime Fashion Fair Les produits de beauté Fashion Fair sont offerts à la Baie : rue Sainte-Catherine O., Galeries d'Anjou et Rideau.C'est nouveau et c'est de Fashion Fair! Fond de teint Fast Finishmc C'est une crème qui prend l\u2018aspect d'une poudre et qui ne tache pas! Pour tous les types de peau.S'applique facilement Tient longtemps Ne change pas de couleur Formule légère Offert en 12 nuances 10,8 g, 30 $ Fashion Fair seulement @ la Baie Autre nouveauté de la saison la collection Elements de Fashion Fair des teintes mode assorties pour maquiller les lèvres et les paupières.Rouge à lèvres 14,50 $ Crayon contour des lèvres 11,50 $ Brillant à lèvres automatique 13,50 $ Ligneur liquide 13,50 $ TRANSFORMEZ VOS ACHATS DE TOUS LES JOURS EN RÉCOMPENSES DOUBLEMENT PRATIQUES, VOS CARTES DE CRÉDIT LA BAIE ET ZELLERS VOUS DONNENT ACCÈS À UN PLUS GRAND CHOIX! POUR DES SUPER ARTICLES\u2026 CLIQUEZ ET LE TOUR EST JOUÉ! J'aime, j'achète! AMASSEZ RAPIDEMENT DES POINTS EN UTILISANT VOTRE CARTE LA BAIE OU ZELLERS.OBTENEZ 25 POINTS ADDITIONNELS POUR PRESQUE CHAQUE DOLLAR DÉPENSÉ.Amassez des points dans tous les magasins de la Compagnie de la Baie d'Hudson : la Baie, Zellers, Déco Découverte ou hbc.com Les sociétés de détail de la Compagnie de la Baie d'Hudson - la Baie, Déco Découverte, Zellers et Zellers Select - acceptent désormais les cartes de crédit la Baie et Zellers dans tous leurs magasins, pour toutes vos emplettes.Des exceptions s'appliquent.2988937A «Mais si cela (le processus diplomatique) n'aboutit pas, on devra reprendre les armes» La Presse 29 septembre 2001 Page B12 manquante "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.