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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-10-05, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B1005 B1 vendr.5LP0101B1005 ZALLCALL 67 01:07:36 10/05/01 B 5LP0201B1005 B-2 5LP0201B1005 ZALLCALL 67 01:05:02 10/05/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 O C T O B R E 2 0 0 1 BANDE À PART Chats et chiens, à vos bains Agence France-Presse LYON \u2014 Un magasin de la banlieue de Lyon propose le lavage automatique des chiens et chats dans une cabine, un procédé espagnol, a-t-on appris jeudi auprès de ses gérants.Le programme d'une demi-heure environ, est géré par un ordinateur qui contrôle la température de l'eau, l'arrivée d'air, régulièrement renouvelé, et le programme de séchage, explique une employée, Mme Françoise Vestel.L'eau arrive sur l'animal à 37 degrés pour un shampooing à base de jojoba.Suivent le rinçage qui dure quelques secondes, puis le séchage, à température constante pendant vingt minutes.La bête n'est pas frottée afin de protéger sa graisse protectrice et le programme peut s'arrêter à tout moment en cas de problème, précise Mme Vestel.Le magasin JJD propose ce service pour un coût de 15 EUR (environ 20 $) pour les chiens et chats de taille standard, et 25 EUR (environ 35 $) pour les gros chiens.Le magasin précise que seuls sont autorisés les animaux de huit mois à 14 ans, sans problème cardiaque.Ben Laden avale un chiot ! Agence France-Presse RIO DE JANEIRO \u2014 Un boa constrictor de plus de trois mètres, baptisé ben Laden après sa capture par les pompiers, a avalé un chiot de trois mois après lui avoir broyé les os, dans le jardin d'une maison d'un quartier aisé de Rio de Janeiro.« Maintenant, ben Laden va mettre au moins 12 jours à digérer le chiot, un bâtard de pointer », a déclaré jeudi au journal O Dia, le commandant des pompiers, le colonel Marcos Silva.Il a fallu sept hommes pour maîtriser le reptile qui a été placé ensuite dans un zoo de la région.La propriétaire du chiot dévoré a été alertée par les aboiements de sa chienne qui tentait de défendre son petit.1850, Hymus, Dorval (2 rues à l'est du boul.des Sources) (514) 683-8311 50% Incluant Barrymore Concordian Clayton Marcus Key City GRANDE LIQUIDATION DE MEUBLES Tous les canapés, causeuses et fauteuils sont réduits jusqu'à HORAIRE : lundi au mercredi 10 h à 18 h jeudi et vendredi 10 h à 21 h samedi 10 h à 17 h dimanche 11 h à 17 h Livraison et mise en place gratuites Plus de 50 ans au service des Montréalais Sans exception! Photo Dominique Thibodeau L'oeuvre primée de Dominique Thibodeau.On reconnaît la tête de Denis Villeneuve, qui semble enfermée dans un bocal rempli d'eau.La crème de la photo et de l'illustration JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Il n'y a pas de doute, la photo n'a rien d'ordinaire : Denis Villeneuve, oeuvre de Dominique Thibodeau, est un singulier portrait du cinéaste ayant servi à la promotion du film à succès Maelström.On reconnaît la tête du jeune homme, qui semble enfermée dans un bocal rempli d'eau.Un travail d'une grande maîtrise technique, avec sa dose de poésie et les indispensables références au long métrage promu.Rien d'étonnant donc que ce subtil portrait ait valu à son auteure le grand prix, volet photographie, du gala Luxquébec tenu mercredi au Spectrum.Côté illustration, c'est Lino qui a reçu le grand prix pour l'ensemble de son travail et il a obtenu quatre autres trophées.Le public a notamment vu sa signature sur les outils promotionnels de la saison 2000-2001 du théâtre du Quat'Sous, son affiche du Colonel Oiseau ayant été considérée la meilleure de sa catégorie (ex aequo avec Water for Human Kind de Mark Tellock).Organisé pour une quatrième année par les Éditions Info Presse, les Prix Luxquébec se vantent de réunir toute l'industrie de l'image au Québec et de récompenser les photographes et illustrateurs commerciaux (publicité, édition et corporatif).« Le but est de faire la promotion des métiers de l'image », soutient Patrick Lesort, un des instigateurs de la soirée et rédacteur en chef des revues Grafika et Lux.« Il y a une césure entre ces gens et ceux, par exemple, qui participent au Mois de la photo et dont le travail est déjà reconnu comme artistique.» Cette année, pas moins de 240 professionnels ont soumis au moins une oeuvre, pour un total de 1240 images \u2014 des records selon les organisateurs.Malgré cette foule d'images proposées et la panoplie de catégories et sous-catégories qui déroute même le plus averti, certains prix secondaires méritent d'être soulignés.En Nu artistique, le jury a primé Richard Bernardin pour son Organisation spatiale.Pour son reportage à Cuba dans des clubs de boxe pour enfants, Carl Valiquet a obtenu le prix Sport et une mention spéciale du jury.Derrière Lino, Bernardin et Carl Lessard sont repartis les mains presque aussi pleines (trois prix chacun).Comme nouveauté cette année, les organisateurs ont tenu à souligner les métiers connexes à la photographie par l'attribution de quatre prix spéciaux (Direction artistique, Stylisme, Mannequin et Maquillage/ coiffure).Un prix étudiant, le seul doté d'une bourse (500 $), a également été octroyé pour la première fois.Autre innovation, des jurys sélectionnaient les gagnants (10 jurés en photo, 10 en illustration).Avec autant de monde côté décideurs et côté concurrents, faut-il s'étonner qu'un membre du jury, la photographe Brigitte Henry, se retrouve parmi les gagnants (catégorie Portrait) ?Mais, assure Patrick Lesort, tout s'est fait dans la plus grande équité.Un cahier spécial à ne pas manquer demain dans Le privé: Un choix éclairé un La Fédération des établissements de l'enseignement privés (FEEP) regroupe maintenant toutes les associations des secteurs préscolaire, primaire et secondaire.C'est, selon son président Jean-Marc Saint-Jacques, le service par excellence de relations avec le gouvernement.PROMOTION 5LP0301B1005 B3 VENDREDI 5LP0301B1005 ZALLCALL 67 00:59:35 10/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 O C T O B R E 2 0 0 1 B 3 Philippe Starck, designer, bouffon et humaniste TORONTO \u2014 Il a créé des brosses à dents, des brosses à cuvette, des tapettes à mouches.Il a inventé des décors somptueux pour des hôtels dont le Paramount et le Royalton à New York.On lui doit le célèbre presse-citron Juicy Salif (aujourd'hui offert plaqué or) et d'innombrables modèles de chaises.Mais au fond, tout ce que le designer Philippe Starck voulait faire, ce sont des non-produits pour des non-consommateurs.« Tout ce que je fais, c'est offrir du bonheur », affirme Philippe Starck.Mercredi soir à Toronto, on célébrait le designer français qui recevait les honneurs au World Leaders Festival.Et Starck avait le coeur à la fête.Tellement qu'il ne voulait plus quitter la scène après son petit mot de remerciement.« Le programme est fini », a fait savoir l'animatrice de la soirée, après un moment de discussion, peut-être avec l'espoir que Starck cesse de faire le clown et que l'hommage se termine enfin.« On va continuer.Ça m'a pris huit heures d'avion pour venir ici », a répondu le designer, sous les applaudissements de la foule.Starck-le-bouffon s'est emparé du micro à la manière d'un prédicateur et a permis aux gens qui se trouvaient dans la salle, toutes sortes de gens, de lui poser des questions, toutes sortes de questions.Alors les fans, ceux qui avaient payé cher leurs billets, ont pu lui parler.Et Starck, généreux, a pris un temps fou pour répondre aux questions de ceux qui l'apprécient.Au festival torontois, on a présenté Philippe Starck comme le plus important designer du siècle.Il est peut-être aussi le plus contesté.Selon Pierre Doze, le réalisateur du film Le Très Particulier Philippe Starck, si le designer ne fait pas l'unanimité, c'est beaucoup parce qu'il ne s'est pas enfermé dans une tour d'ivoire, parce qu'il accepte de créer des objets pour les masses, pas seulement pour les élites.Starck a fait la décoration des appartements de François Mitterrand au palais de l'Élysée en 1983, il fait des chaises qui se vendent plus de 1000 $ pièce, vrai, mais il a aussi conçu des objets pour les catalogues européens La Redoute et 3 Suisses.Il est actuellement associé à la compagnie américaine Target qui vend des meubles à assembler à la maison, à des prix très abordables.En entrevue avec La Presse, aussi loquace que devant les caméras, mais moins rocambolesque, le designer explique qu'il ne veut pas faire de la création simplement pour ajouter un objet supplémentaire sur les tablettes des commerces.Selon lui, plus de 80 % de la production générale a été faite pour voler l'argent des poches des consommateurs.Starck se rebelle : il veut faire des non-produits, des choses qui n'ont pas été fabriquées que pour le profit, pour les non-consommateurs, des gens qui se posent des questions avant d'acheter un objet.« Si vous voulez acheter un presse- citron, autant acheter mon presse- citron, raconte-t-il.Il ne presse pas plus ou pas moins bien les citrons, mais comme il a une tête incroyable, quand vous allez recevoir votre belle-mère pour la première fois et que vous ne saurez pas quoi lui dire dans la cuisine, pendant que les hommes regardent la télévision, elle va vous dire « Oh ! comme il est drôle ton presse-citron.Qu'est-ce que c'est ?» C'est ce genre de service qu'on rend.» Maisons sur mesure Philippe Starck a 12 maisons, « des petites maisons, sans électricité et sans eau courante », dit-il, pour minimiser la chose.Il choisit la maison dans laquelle il vit selon son humeur et la création sur laquelle il travaille.« Très peu de gens comprennent qu'un lieu est avant tout un environnement physiologique.(.) À un moment, il y a un endroit où vous vous sentirez bien et un autre endroit où vous sentirez mal, affirme Starck.Moi je suis un spécialiste de ça : un spécialiste de lecture et de création de lieux physiologiques.Je suis un spécialiste de la sémiologie des formes et des matières.Dans cet esprit, Starck a conçu Yoo, un projet qui permet à l'acheteur d'avoir entre les mains un environnement qui lui ressemble parfaitement.Avant de prendre possession de sa maison, le nouveau propriétaire doit remplir un questionnaire qui déterminera son profil type afin qu'il ait une maison qui lui convient.« Je n'aime pas la décoration, affirme Philippe Starck.Je pense que vivre dans la décoration de quelqu'un d'autre, c'est très dangereux.Quand on est riche, on peut s'offrir un décorateur et on est condamné à vivre dans les névroses de son décorateur.Quand on a moins d'argent, on peut vivre dans un endroit où il y a beaucoup d'erreurs physiologiques.Pauvres ou riches, on est un peu perdu.» Avec une maison Yoo, le consommateur aura des conseils sur les couleurs et les matières à utiliser, mais les choix qui s'offriront à lui correspondront tous à son type de personnalité.Avec la décoration privée, Starck procède donc à l'inverse de ce qu'il a fait pour la décoration pour des lieux publics.Selon lui, décorer un hôtel, c'est offrir un environnement d'évasion, de rêve.Parfait, en conséquence, pour un décor très fort.Si fort que le spectateur sera obligé de devenir acteur lorsqu'il se trouve dedans.« Les gens reviennent chez eux et se disent qu'ils ont vu quelque chose, qu'ils ont vécu quelque chose.Ils se disent que dans cet endroit, ils étaient plus sexy, plus intelligents.(.) J'essaie de me servir des hôtels comme des machines à réveiller.» L'espace privé, au contraire, doit être simple et être le reflet de celui qui l'habite.« Et si quelqu'un ne peut pas faire son intérieur luimême, c'est qu'il a un problème.Dans ce cas, il faut d'abord qu'il se soigne et après on verra pour son appartement.Donc, ce n'est pas un décorateur qu'il doit appeler, c'est un docteur.» Plus tôt cette année, Philippe Starck a annoncé que Montréal aurait aussi droit à des appartements Yoo.Depuis, pas de nouvelles.« Je ne crois pas que ce projet soit arrêté », dit-il, sans pouvoir donner ni de date ni de lieu où les Montréalais pourront vivre dans du Starck.Les esthètes devront prendre leur mal en patience : le designer doit d'abord refaire la décoration des trains Eurostar, incluant les gares et les uniformes des agents de bord.Il travaille aussi sur son projet de nourriture biologique, et sur une centaine autres, dont la plupart ne le satisferont pas.« Tout ce que je fais, c'est de la merde », déclare-t-il avec fracas, avant d'ajouter que, tout de même, à 52 ans, il aspire à faire mieux.Photo STEVEN WRIGHT, Harbourfront center Philippe Starck veut faire des non-produits, des choses qui n'ont pas été fabriquées que pour le profit, pour les non-consommateurs, des gens qui se posent des questions avant d'acheter un objet.Ci-dessus, un presse- citron et une tasse qu'il a créés.Tirage le 26 octobre 2001 (La couleur de la voiture gagnée peut être différente, location 2 ans.) Remplissez ce coupon de participation publié tous les vendredis jusqu'au 19 octobre 2001 et retournez-le à l'adresse suivante : Concours «Gagnez ce Volkswagen Cabriolet» CKAC730 C.P.7373 Montréal (Québec) H3C 4A5 Pour participer, vous devez écouter l'émission Elle & Lui avec Geneviève St-Germain et Benoît Dutrizac du lundi au vendredi, entre 9 h 30 et 11 h 15, pour découvrir l'année mystère.GAGNEZ ce CABRIOLET grâce à CKAC730 et La Presse Modèle Volkswagen Cabriolet GL 2001 Nom : Prénom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) : ( ) Tél.(travail) : ( ) Date de l'indice : Réponse : Les règlements du concours sont disponibles à CKAC730.Valeur totale approximative du prix offert :28 000 $.Fac-similés non-acceptés.2990578A 5LP0401B1005 B4 - VENDREDI 5LP0401B1005 ZALLCALL 67 00:59:43 10/05/01 B Selon le géologue Jacques Collina-Girard, L'Atlantide ne se trouverait pas dans le triangle des Bermudes, aux Açores, à Madère ou aux Canaries, comme l'ont laissé entendre tant de rumeurs, mais bien au large du détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l'Espagne.Ici une version en dessin animé de la cité mythique, telle que présentée dans le film de Walt Disney Atlantis The Lost Empire, lancé sur les écrans en juin dernier.YVES MISEREY Le Figaro Un géologue français vient de localiser l'île engloutie de l'Atlantide à l'ouest du détroit de Gibraltar, à l'endroit précis où Platon l'avait située.Une hypothèse qui n'avait jamais été envisagée.Vous voulez savoir où se trouve l'Atlantide ?Alors, lisez Platon ! C'est l'étonnante leçon que l'on pourrait tirer de l'étude(1) menée au large du détroit de Gibraltar par Jacques Collina-Girard (CNRS/Université Aix-Marseille).En remontant le fil du temps, ce géologue qui est préhistorien, mais aussi spécialiste de morphologie marine et passionné de plongée, a découvert que, dans la région des Colonnes d'Hercule, à l'époque et à l'endroit indiqués par Platon, il s'est produit toute une série d'événements collant parfaitement avec le mythe de l'Atlantide (voir encadré).Retour au texte donc : l'Atlantide se trouve dans le détroit de Gibraltar.À l'ouest du bras de mer qui sépare l'Europe et l'Afrique, précise Jacques Collina-Girard.Là et non pas au large de Santorin, dans le triangle des Bermudes, aux Açores, à Madère, à côté de l'île d'Héligoland (Suède) ou aux Canaries.En effet, tous ceux qui ont rêvé un jour de découvrir cette île mythique n'ont jamais été en panne d'imagination.« Tous les coins de la planète ont été cités un jour ou l'autre comme site probable de l'Atlantide.Le fond des mers n'est pas plat.Il y a des îles partout », souligne Philippe Bouysse, de la Commission de la carte géologique du monde, qui connaît l'Atlantide comme sa poche.On a même longtemps cru qu'elle avait sombré au beau milieu de l'océan Atlantique.Une théorie aujourd'hui abandonnée.« Il y a 50 ans, on ne connaissait pas la dérive des continents.On imaginait alors que les continents européen et américain étaient reliés par des ponts géologiques et que ceuxci s'étaient effondrés », justifie Jacques Collina- Girard.On sait aujourd'hui que ça ne s'est jamais produit.Le chercheur a été mis sur la piste de l'Atlantide au cours d'une mission de prospection archéologique sur la côte marocaine.En étudiant les mouvements de population entre l'Afrique et l'Europe au cours de la préhistoire, il s'est aperçu que la physionomie du détroit avait été profondément modifiée par les variations du niveau de la mer (+135 mètres en 20 000 ans).Au dernier maximum glaciaire, il était beaucoup plus étroit.À l'ouest, dans une sorte de petite mer intérieure, se trouvait un archipel dominé par une île de 14 kilomètres de long sur 5 km de large.L'« île de Spartel », du nom du banc de haut-fond qui culmine aujourd'hui à 56 mètres, qui a disparu sous les eaux en 9000 avant J.-C.« C'est la première fois que l'on avance cette hypothèse.Du point de vue géologique elle est parfaitement exacte », reconnaît Philippe Bouysse.Mais 40 ans passés à décortiquer tout ce qui s'écrit sur l'Atlantide ont rendu ce dernier plutôt sceptique.« Plus ça va, moins je crois à son existence réelle.Ce n'est qu'un mythe », confie- t-il.Pourtant, l'histoire de l'île de Spartel reconstituée par le chercheur marseillais a beaucoup de points communs avec celle racontée par Platon qui, lui-même, la tenait des Égyptiens.C'est ainsi qu'il y a 11 000 ans, la lente remontée des niveaux de la mer, après l'ère postglaciaire, s'est accélérée pour atteindre deux mètres par siècle.Or, c'est justement à cette époque que Platon situe la disparition de l'Atlantide.Le changement climatique correspond aussi à une crise profonde : les chasseurs de la fin du paléolithique qui avaient supplanté les Homo sapiens archaïques et les néandertaliens dans cette région du monde, avaient mis au point des outillages très perfectionnés.Or ils ont tout perdu en devant abandonner les îles et les côtes où ils s'étaient installés.Le mythe de l'Atlantide garde le souvenir de cette catastrophe, estime le chercheur.Mais il faut reconnaître que tout ne correspond pas parfaitement au récit de Platon.L'île de Spartel est minuscule alors que le disciple de Socrate la décrit « plus grande que la Libye et l'Asie réunies ».Et les spécialistes relèveront sans doute encore quelques anachronismes.Mais cette étude aura eu au moins le mérite de montrer du doigt le « nouveau mystère de l'Atlantide ».« Pourquoi n'avoir jamais cherché ce monde englouti là où nous l'indique explicitement le célèbre philosophe ?Pourquoi l'avoir cherché systématiquement là où il ne l'indiquait pas ?On attend des explications.1.Comptes rendus de l'Académie des Sciences, vol 333, 2001.B 4 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 O C T O B R E 2 0 0 1 Platon avait retrouvél' Atlantide Un géologue français situe le continent perdu à l'ouest de Gibraltar Le récit du philosophe Dans le Timée, Platon situe la disparition de l'Atlantide vers 9500 à 9000 av.J.-C.Ce texte a alimenté l'imagination de nombreux aventuriers et amateurs de mystères.Voici les principaux extraits : > On pouvait alors traverser cet océan car il s'y trouvait une île devant ce détroit que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Héraclès (le détroit de Gibraltar, NDLR).Cette île était plus grande que la Libye et l'Asie réunies.De cette île, on pouvait alors passer dans les autres îles et de celles- ci gagner tout le continent qui s'étend en face d'elles et borde cette véritable mer.> Car tout ce qui est en deçà du détroit dont nous parlons ressemble à un port dont l'entrée est étroite, tandis que ce qui est au-delà forme une véritable mer et que la terre qui l'entoure a vraiment tous les titres pour être appelée continent.> Mais dans le temps qui suivit, il y eut des tremblements de terre et des inondations extraordinaires, et, dans l'espace d'un seul jour et d'une seule nuit néfastes, tout ce que vous aviez de combattants fut englouti d'un seul coup dans la terre, et l'île Atlantide, s'étant abîmée dans la mer, disparut de même.> Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cette mer-là est impraticable et inexplorable, la navigation étant gênée par les basfonds vaseux que l'île a formés en s'affaissant.ATLANTIDE, par Sir Gerald Hargraves (1958) SOUTHERN COMFORT, EN QUÊTE DES SOEURS PAPIN, I LOVED YOU (THREE ROMANCES), MISSING ALLEN, PROMISES, S.P.I.T.:SQUEEGEE PUNKS IN TRAFFIC, WARRIOR OF LIGHT\u2026 AKERMAN KAURISMAKI STRAUBHUILLET SEYRIG WATKINS WENDERS PARADJANOV ANTONIONI BOURDIEU PASOLINI DE OLIVEIRA KUBRICK GASSMAN\u2026 2991177A La libertéa rendu l'air de Moscou irrespirable Agence France-Presse MOSCOU \u2014 La ville de Moscou souffre de multiples pollutions, dont la plus importante est due aux gaz d'échappement des voitures, et les perspectives d'amélioration sont faibles, pour cause de passivité législative et gouvernementale.C'est du moins l'opinion du ministre de l'Environnement de la capitale russe, Leonid Botchine, qui ne mâche pas ses mots pour critiquer le gouvernement fédéral.« La Russie est le dernier grand pays du monde civilisé qui utilise encore exclusivement de l'essence avec plomb et fabrique des voitures sans pot catalytique », a dit Botchine devant la presse, en déplorant l'attitude « deux poids, deux mesures » de son pays, qui exporte des voitures conformes aux normes écologiques modernes.Selon lui, l'adoption d'une loi introduisant l'essence sans plomb n'est pas une priorité du gouvernement fédéral russe.La pollution varie selon les endroits, mais dans les environs des grands axes embouteillés, la concentration de l'oxyde d'azote est souvent deux fois supérieure au maximum admis, reconnaît- il.La chute du communisme et l'ouverture relative des frontières ont fait monter en flèche le nombre de Moscovites propriétaires de quatre roues, qu'ils soient russes ou importés.Les larges avenues de la capitale russe, jadis quasiment vides, connaissent des embouteillages quotidiens et l'avenir est tout aussi bouché, même si le maire Iouri Loujkov a lancé la construction d'un nouveau boulevard circulaire.Avant que celui-ci soit achevé, l'augmentation du nombre des véhicules annulera son effet bénéfique sur la circulation.La municipalité de Moscou fait pourtant beaucoup pour améliorer la situation de ses dix millions d'habitants, a souligné le responsable.Ainsi, l'hiver qui vient (et qui durera au moins cinq mois) verra le lancement d'un nouveau programme de déneigement utilisant exclusivement des agents non polluants, la neige sale enlevée des rues sera retraitée dans des installations spéciales utilisant la chaleur des usines électriques au lieu d'être jetée directement dans la rivière Moskova.L'autre rivière traversant la ville, la Iaouza, très polluée, fera l'objet d'un programme de réhabilitation.Et la pression des autorités sur les nombreuses usines encore présentes dans Moscou finit par les forcer à mettre des filtres sur leurs cheminées.Dans le même ordre d'idées, la ville a décidé de recréer une « police écologique », forte de 1100 hommes et dirigée par un colonel, Konstantin Polouda.Mais l'efficacité de celle-ci dépendra en grande partie de la législation et des règlements, actuellement « insuffisants » ou « trop doux », a reconnu le colonel Polouda.Ainsi, dans le souci louable d'éviter des bouchons, en juin 1999 le ministère de l'Intérieur a interdit aux policiers de vérifier l'état technique des véhicules qu'ils arrêtent sur la voie publique.La police écologique avait déjà été mise en place dans la capitale russe à titre expérimental en 1996, mais elle a été supprimée en août de l'année dernière pour cause de tiraillements entre la ville et le ministère de l'Intérieur.« Je ne connais pas d'autre pays où l'homme respire aussi librement », disait à propos de l'URSS le refrain d'une vieille chanson stalinienne, se rappelle Igor Andreev, un Moscovite presque octogénaire.« À l'époque, on était choqué par ce mensonge ridicule.Maintenant, surtout quand on reste bloqué dans un bouchon, au milieu de nuages bleuâtres, on lui donne un autre sens.» La Russie est le dernier grand pays du monde civiliséqui utilise encore exclusivement de l'essence avec plomb. 5LP0501B1005 B-5 5LP0501B1005 ZALLCALL 67 01:02:09 10/05/01 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 O C T O B R E 2 0 0 1 B 5 Un autre visage de Mexico CONCERT DE la chanteuse folk Lucinda Williams au site House of Blues (www.hob.com) dès 15 h cet après-midi.Pendant 24 heures, vous pourrez visionner un spectacle enregistré au House of Blues Sunset Strip en juillet dernier.Elle y présente des pièces de son dernier album Essence, des pièces de son premier album Ramblin' on My Mind ainsi que de son meilleur disque, Car Wheels on a Gravel Road.\u0001 \u0001 \u0001 POUR CEUX qui ont le goût de profiter de leur branchement haute vitesse au bureau ou à la maison et qui voudraient voir un peu de création cinématographique sur le Web, je vous conseille un petit tour au site Atom- Films (www.atomfilms.com) qui présente ces jours-ci, en plus de sa sélection régulière, un film mexicain qui met en vedette l'actrice Salma Hayek.Le film intitulé Sweet Release (Sistole Diastole) du réalisateur Carlos Cuarsn présente l'histoire d'une famille qui verra son monde chambardé après des révélations troublantes.Le film permet de découvrir un visage peu connu de Mexico, puisque l'action se déroule sur un bateau qui traverse les jardins flottants de la ville.Quant à Salma Hayek, je vous mets au défi de la reconnaître.\u0001 \u0001 \u0001 ET SI vous désirez regarder une production québécoise, visitez le site Silence on court (www.silenceoncourt.tv) où dernièrement, les films Baiser d'enfant et La Petite Histoire d'un homme sans histoire semblent attirer bien du monde.Le premier s'interroge sur les limites que peut avoir l'amour d'un adulte envers un enfant et le second nous présente les découvertes d'un homme au fil de sa vie.De très beaux courts métrages.\u0001 \u0001 \u0001 SI LA LECTURE vous intéresse et que vous lisez l'anglais, vous pourriez découvrir les trois nouveaux auteurs que publie le site Web américain i Publish (www.ipublish.com).Ce site du groupe Time Warner Books publie ainsi les premiers textes des auteurs qui semblent les plus prometteurs.La dernière moisson inclut : Suzanne Allain, Margo Piece Dorksen et E.E.Knight.Trois auteurs parmi un groupe de 3000 candidats qui ont participé au premier concours.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale NON ! DITES DONC OUVERT Lundi de l'Action de grâce! 5 JOURS SEULEMENT! Aujourd'hui à mardi! NE PAYER ABSOLUMENT RIEN! Pas même les taxes! Ce week-end de l'Action de grâce, demandez-nous comment ENCORE PLUS GRAND! UN AN! POUR NON NON S.A.C.Le solde, toutes les taxes applicables et tous frais additionnel sont dus dans un an.Tous les articles sont disponibles jusqu'à épuisement des stocks.Les prix, termes et conditions peuvent varier selon les régions.La sélection peut varier d'un magasin à l'autre.Les remises «Emportez» ne sont pas disponibles sur certains articles.Voir en magasin pour connaître les régions où la livraison est assurée.Non applicable sur les achats antérieurs et sur les articles démarqués.Renseignez-vous en magasin pour toute modalité de paiement.Un acompte de 25 pour cent est requis pour les commandes spéciales.À L'ACOMPTE! AUX PAIEMENTS! 2988817A 5LP0601B1005 B6 - VENDREDI 5LP0601B1005 ZALLCALL 67 01:01:58 10/05/01 B B 6 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 5 O C T O B R E 2 0 0 1 MARTHA Suite de la page B1 Au fil des ans, le nom de Martha Stewart est presque devenu une expression consacrée.Il n'est pas rare d'entendre : « Je vais faire ma Martha Stewart » ou « C'est mon petit côté Martha Stewart ».Et tout le monde connaît au moins une personne de son entourage qui a tenté une fois dans sa vie un petit bricolage inspiré par Martha : une couronne de glace pour le temps des Fêtes, des boules de vignes illuminées suspendues à un arbre, un centre de table pyramidal formé de citrons et d'oranges givrées.« On peut dire qu'elle a montré aux Américains comment mettre la table, elle leur a inculqué un certain cérémonial », remarque Denise Courteau.« Le problème, c'est qu'elle présente toujours les choses comme si c'était très simple à réaliser, note la sociologue Francine Descarries de l'Université du Québec à Montréal.Or on se doute bien qu'elle a une horde d'employés qui travaillent pour elle et qui réalisent tous ces bricolages.Avant, on fabriquait notre petite couronne de Noël avec elle en regardant la télé.Aujourd'hui, l'entreprise a dépassé les bornes.Ses normes sont devenues inaccessibles.» Martha Blancheville Blonde, souriante, d'une élégance décontractée, Martha Stewart incarne à la perfection l'Américaine de la côte Est avec ses pantalons marine, sa chemise à rayures et ses mocassins en cuir souple.Elle est « de bon goût », comme le sont aux États-Unis la famille Kennedy et le designer Ralph Lauren.« Elle a en quelque sorte inventé un pedigree et un passé à l'Amérique qui n'avait pas de famille royale », souligne la conseillère en relations publiques Denise Courteau.« Dans une Amérique sauvage, elle incarne une sorte de folklore complètement faux », estime pour sa part l'animatrice Marie-France Bazzo.Quand elle raconte son enfance dans une petite ville du New Jersey, elle évoque la nostalgie de quelque chose qui n'a jamais vraiment existé.Dans les années 1950 et 1960, la vie était loin d'être facile.Les travaux ménagers étaient durs physiquement.Le discours de Martha relève à mon avis du fantasme.Elle s'adresse davantage à la superwoman fatiguée qui sommeille en nous.» « Martha Stewart fait penser à la femme des années 1950, remarque Marie-José Des Rivières, du Musée de la civilisation.La manière est différente, mais le fond demeure le même.Il y a un petit côté éducatif chez elle qui n'est pas sans rappeler l'encyclopédie populaire de la Canadienne française.» En entrevue à l'émission de fin de soirée Charlie Rose, en octobre 1999, Martha Stewart déclarait : « J'ai répondu à un souhait, pas seulement le mien, mais celui de chaque ménagère, soit celui d'élever le niveau du travail domestique, de le revaloriser.Nous, les femmes, voulions toutes nous sauver de la maison et décrocher un emploi bien payé qui nous permettrait de payer quelqu'un d'autre qui ferait ces travaux domestiques à notre place.Nous avons finalement compris que tout ça était digne de notre attention.» Martha Stewart serait-elle antiféministe « Je dirais qu'elle est plutôt rétrograde, suggère Leslie Regan Shade, qui a déjà donné un cours sur les femmes et les médias à l'Université d'Ottawa.Elle est la personnification de la « classe moyenne supérieure blanche », l'Amérique de George W.et Laura Bush.» « Elle incarne une perspective réactionnaire revue à la moderne croit pour sa part la sociologue Francine Descarries qui enseigne à l'Université du Québec à Montréal.Elle n'a pas de visées antiféministes mais les effets pervers de son discours peuvent l'être.Elle a remonté la barre des attentes à l'endroit des femmes en leur disant qu'elles pouvaient tout faire.Avec elle, on est passé des travaux ménagers à l'art ménager.Ce que nous dit Martha Stewart, c'est que les travaux ménagers sont en fait des loisirs qui n'ont rien de monotone.Je suis d'avis qu'il y a quelque chose de faux chez elle qui mène les femmes à développer des complexes.MSO NYSE Derrière le sourire un peu figé et les yeux de glace de Martha se cache une redoutable femme d'affaires.À la tête d'un véritable empire médiatique, Martha Stewart Living Omnimedia, coté en Bourse (MSO) depuis octobre 1999, Martha Stewart a généré, pour l'année 2000 seulement, des revenus de plus de 285 millions US.Le matin de son entrée en Bourse, la reine Martha avait dressé une immense tente blanche ornée de feuilles d'automne devant l'édifice du New York Stock Exchange.Au menu : scones, croissants et brioches aux fines herbes.Wall Street s'en souvient encore.Son empire, dont le siège social est maintenant situé dans un quartier à la mode, le Meat Packing District, comprend quatre magazines (Martha Stewart Living, Weddings, Baby et Kids) une trentaine de livres sur la cuisine et la décoration, des chroniques diffusées dans les quotidiens dans l'ensemble des États- Unis, une émission de télé, des chroniques radio, des participations à The Today Show (l'émission matinale du réseau NBC) ainsi qu'une liste impressionnante de produits dérivés (dont sa collection de linge de maison en vente dans la chaîne de magasins à rayons KMart et des cassettes de bruits d'ambiance pour l'Halloween), sa marque de peinture ainsi qu'une entreprise de marketing direct du nom de Martha Stewart by Mail.En juin 1996, le prestigieux magazine Time la nommait une des 25 personnes les plus influentes aux États-Unis.Sur son site Internet, on détaille l'impressionnant liste de distinctions accumulées au fil des ans.Martha est décidément très forte.« Avec Oprah Winfrey, il n'y a pas de doute que c'est l'une des personnes les plus influentes dans le milieu des médias aux États-Unis, note Lesley Shade, de l'Université d'Ottawa.D'un point de vue strictement économique, on ne peut pas s'empêcher d'applaudir sa réussite.« Sur le plan des affaires, c'est un succès, reconnaît la sociologue Francine Descarries.Mais je ne crois pas que sa personnalité de femme d'affaires soit tellement reconnue.La population en général connaît la Martha Stewart qui confectionne des biscuits, pas la Martha Stewart de Wall Street.» Martha, ce fabuleux objet de moquerie Dans le numéro d'octobre du magazine Esquire consacré aux femmes qu'on aime « Women We Love » Martha Stewart se retrouve sous la rubrique « Plaisirs honteux » (Guilty Pleasures) ou « Ces femmes qu'on a honte d'aimer ».Avec son côté obsessionnel, Martha Stewart est devenue au fil des ans une source intarissable pour les humoristes de tout crin.Comment faire autrement ?Ses conseils frisent parfois le ridicule : collectionner des torchons à vaisselle, classer ses nappes avec des polaroïds afin de les identifier plus facilement, classer ses boutons par forme et par grosseur dans des petits pots de verre étiquetés maison.« Elle a déjà consacré une émission complète à l'art du repassage, remarque en riant Denise Courteau, une « marthaphile » qui n'a pas perdu son sens critique.Dans les années 1990, le magazine Is Martha Stewart Living parodiait avec beaucoup d'à propos le mensuel Martha Stewart Living, la bible des « marthaphiles » de ce monde.Parmi les reportages bidon proposés dans cette revue humoristique, on pouvait lire : « Comment fabriquer son eau » ou encore « Quoi servir quand on reçoit le pape à dîner ?» À la même époque, Donna Lypchuk, auteure de la chronique Necrophile dans l'hebdomadaire alternatif torontois eye, publiait une chronique intitulée : Êtes-vous atteint de la maladie Martha Stewart ?Lypchuk énumérait quelques symptômes auxquels on pouvait reconnaître une personne gravement atteinte : \u2014 Vous faites flotter des bougies dans des bols de punch ; \u2014 Vous polissez et cirez vos feuilles de laitue avant de les déposer dans un bol ; \u2014 Vous conservez des boules de neige au congélateur au cas où vous en auriez besoin pour concevoir un centre de table à la dernière minute ; \u2014 Dans votre frigo, chaque morceau de fromage est classé et identifié par un petit drapeau indiquant son pays d'origine ; \u2014 Chaque fleur de votre jardin est enveloppée de raphia ; \u2014 Enfin, vous dormez à l'extérieur de la maison, dans une tente, pour ne pas défaire votre lit si parfait.« C'est vrai que Martha Stewart dépasse souvent les bornes, souligne Denise Courteau.Moi je l'appelle la « hot glue gun freak » (la maniaque du fusil à colle).Il faut savoir en rire.» Martha Stewart a beaucoup de qualités mais il semblerait que son sens de l'autodérision soit très peu développé.En 1996, le réseau ABC aurait subi les foudres de la reine Martha après que cette dernière eut appris qu'on songeait à produire un sitcom intitulée Style and Substance, comédie de situation dans laquelle l'actrice Kathleen Turner aurait interprété un personnage fortement inspiré de Martha Stewart.Quelques années plus tard, le réseau de télévision Showtime envisage de porter au petit écran le livre Martha Stewart-Just Dessert : the Unauthorized Biography, un ouvrage hilarant signé Jerry Oppenheimer dans lequel on révélait les côtés moins parfaits de la personnalité de Martha, comme sa propension à piquer de véritables crises de nerfs quand les choses ne se déroulent pas comme elle l'a prévu.Il semble que la présidente de Omnimedia ait une fois de plus fait jouer ses contacts pour éviter que le projet ne se réalise.Sinon, elle aurait probablement dit : « It's not a good thing.» Tout le monde connaît au moins une personne de son entourage qui a tenté une fois dans sa vie un petit bricolage inspiré par Martha.Photothèque La Presse © Le problème avec Martha Stewart, selon certains, c'est qu'elle présente toujoursleschos escomme si c'était trèss imple à réaliser.TURPIN HANEKE DE OLIVEIRA RIVETTE DENIS MEKAS WATKINS DOILLON HERZOG MAKHMALBAF CUARÓN LYNCH KUNUK ROHMER SOKOUROV BREILLAT WENDERS KIAROSTAMI GARREL AKERMAN KUBRICK PASOLINI HARTLEY FASSBINDER CANTET ANTONIONI RECHENZENTRUM EBOMAN THE USER\u2026 2991178A Londres vient à Paris Agence France-Presse PARIS \u2014 De nouveaux créateurs en provenance de Londres, comme Stella Mc Cartney, Alexander Mc Queen ou Hussein Chalayan, ont choisi Paris pour présenter leurs collections prêt-à-porter printemps-été 2002, décidés à se faire un nom dans une ville qui les connaît déjà.Stella Mc Cartney, 30 ans, et Alexander Mc Queen, 31 ans, ont suivi le même parcours : diplômés de la fameuse St.Martin's School of Arts de Londres, ils ont dirigé le style de deux maisons françaises pendant quatre ans (Chloé et Givenchy respectivement).Tous deux en sont partis récemment pour monter leur propre griffe, grâce à un partenariat avec le groupe italien Gucci.Ces deux fortes personnalités présenteront leurs collections sous le signe de cette nouvelle alliance, le 6 octobre pour le « Bad Boy » et le 8 octobre pour la fille de l'ex-Beatle qui affirmait il y a peu être contrainte de venir défiler à Paris, plutôt qu'à Londres, parce que « c'est là que les affaires se font ».Hussein Chalayan, consacré deux fois créateur britannique de l'année, est sorti de la St.Martin's school en 1993 et a présenté dès l'année suivante des collections.Ce Chypriote turc de 30 ans, qui travaille autant les matières que la structure, aime collaborer avec des artistes, qu'ils soient architectes, danseurs ou designers.Ses présentations sont plus des performances artistiques que des défilés tapageurs.Même quand il transforme du mobilier en vêtement ou présente des modèles en sucre glace.Le cas de Phoebe Philo, 27 ans, est différent.La nouvelle directrice artistique de Chloé travaille à Paris depuis avril 1997 dans cette maison.Elle était la principale collaboratrice de Stella Mc Cartney, rencontrée sur les bancs de la St.Martin's School.Le passage de l'ombre à la lumière est une bénédiction pour cette jeune femme superbe et déterminée.Le couple anglo-brésilien Suzanne Clements et Ignacio Ribeiro est également un habitué de Paris depuis qu'il assure le style d'une autre griffe française, Cacharel.Leur présence à Paris cette saison pour leur propre collection est due aux événements survenus aux États-Unis : comme cinq autres stylistes, ils ont refusé de défiler pendant la London Fashion Week, juste après les attentats.Le Gallois Julien Macdonald a maintenu sa présentation londonienne, mais comme beaucoup de ses compatriotes, il travaille aussi pour une grande griffe parisienne, Givenchy, où il a succédé à Alexander Mc Queen.En juillet, il présentait sa première collection couture.Le 10 octobre, ce sera au tour du prêt-à-porter.Et rêve sans doute comme tous les autres de suivre les traces du Britannique le plus envié de Paris, John Galliano, la star de Dior.Photothèque La Presse © De nouveaux créateursen provenance de Londres, comme Alexander Mc Queen, cidessus, ont choisi Paris pour présenter leurscollectionsprêt-à-porter printempsété 2002. 5LP0701B1005 saveurs 5oct.5LP0701B1005 ZALLCALL 67 01:01:47 10/05/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 5 OCTOBRE 2001 B7 SUR LE POUCE TV dinners indiens MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale LE RESTAURANT s'appelle Asian, mais n'a rien de chinois puisqu'on y sert de la nourriture indienne.Et son propriétaire, Mohan Tewari, n'a a priori rien d'un cuisinier, mais réussit pourtant des plats délicieux.Né au Punjab et arrivé ici en 1979 alors qu'il est au tout début de la vingtaine, Mohan devient agent immobilier.Il lui arrive fréquemment de boire un bon chaï (thé indien) délicatement épicé dans un petit resto situé dans ce quartier que certains appellent « Little India », rue Jean-Talon Ouest, près du boulevard de l'Acadie.Et puis, il y a deux ans et demi, par un étrange concours de circonstances, ce père de quatre enfants devient propriétaire dudit resto : « Je ne savais même pas faire un thé, explique-t-il en riant.Quand mes trois premiers clients sont entrés, je me suis réfugié à l'arrière du restaurant, j'ai attendu qu'ils se lassent et partent, puis j'ai couru fermer la porte à clé derrière eux.Pourquoi, mais pourquoi avais-je acheté un restaurant ?» Soutenu par sa femme Barbara \u2014 elle aussi Indienne élevée ici depuis l'âge de deux ans \u2014 Mohan cesse de travailler pendant quelques mois et se met à apprendre la cuisine indienne ! Le résultat aurait pu être catastrophique, il est au contraire délicieux Dans le minuscule restaurant sans prétention mais repeint régulièrement (« je sais que c'est important pour les gens d'ici », dit Mohan), on vous sert avec le sourire des classiques comme le poulet au beurre (mais à la façon de Mohan, sans trop d'oignons et avec peu de beurre !), le kabbab mais avec des sauces de sa confection et de goûteux samosas (petits chaussons aux légumes).Même les pâtisseries allient la tradition indienne et la personnalité créatrice du propriétaire : petits gâteaux sucrés aux pistaches, au fromage, aux carottes ou.à la citrouille Laissez-moi toutefois vous entretenir des « thalis ».Ah ! les thalis, qui pourraient évoquer à première vue les TV dinners (ces repas complets indiens sont en effet servis dans des assiettes métalliques à compartiments).si les TV dinners étaient bons pour la santé et bons tout court ! Véritable repas de base en Inde, les thalis végétariens proposent généralement deux portions de légumineuses (pois chiche, lentilles, etc.), une portion de légumes, du riz basmati, une salade et du pain nan, ce succulent pain cuit dans un four tandoori.C'est savoureux, c'est nutritif et c'est pas cher : 4 $ (taxes incluses) pour un « veg thali », 5 $ pour un « non veg ».Même là, la touche de Mohan est particulière : ses thalis sont relevés sans être « hot ».Les plats sont confectionnés le jour même.Enfin, à l'instar des autres petits restaurants indiens du coin, il peut vous concocter un buffet complet à des prix défiant toute concurrence.Ne vous fiez pas à la pancarte « Fermé » placée sous la fenêtre de « Asian » : c'est qu'une des portes est condamnée.Empruntez plutôt celle du 975, pour y savourer un petit peu d'Inde, juste en face d'une pharmacie Jean Coutu ! Raclette chez le beau-frère FRÉDÉRIC CHABOT collaboration spéciale Si le jour le soleil réussi encore à nous réchauffer, les soirées se font désormais fraîches.C'est le temps de sortir les petites laines et de reprendre contact avec des nourritures réconfortantes.C'est aussi le temps de retrouver les amis négligés au cours des vacances estivales et des week-ends à la campagne.Se retrouver autour d'un caquelon ou d'une raclette permettra de s'accorder ce chaleureux moment de convivialité.Du fromage fondu, un bouillon savoureux pour la fondue chinoise, une huile neutre pour la bourguignonne, des viandes fraîches et quelques légumes.Difficile à rater, difficile aussi de se faire remarquer.Donc pas d'exploit gastronomique en vue.L'ardeur du réchaud et le défilé des fourchettes sont les uniques prétextes pour prendre le temps de manger avec ceux qu'on aime.Avec l'achat de son premier gril à raclette il y a 15 ans, Gilles Coutu s'est découvert une passion pour ce plat de fromage fondu.C'est avec beaucoup de conviction et d'entregent que cet ancien livreur de bière partage sa passion avec les clients de son restaurant « Le passionné de la raclette et fondue » (sic).Son concept est unique, affirme-t-il candidement.Il a décidé d'offrir plus que la simple assiette de fromage fondu accompagnée des habituels grelots, viande des Grisons, cornichons et oignons marinés.Chacune des tables est équipée d'un « four » à raclette électrique.Sous l'élément chauffant, on loge les coupelles remplies de fromage à faire fondre.Sur le dessus, l'élément chauffant est recouvert d'un gril où l'on fait cuire les légumes d'accompagnement et la viande choisie.Le choix est très varié, les prix aussi : de la saucisse italienne à 12,95 $ jusqu'à la raclette de la mer (moules, crevettes, pétoncles, lotte) à 32,95 $ en passant par le porc, le boeuf, le poulet, la viande des Grisons et.le tofu ! Une autre section met à l'honneur des viandes plus exotiques : cheval, cerf de Virginie, wapiti, sanglier, bison, autruche.Le repas débute par une gracieuseté de la maison, un petit pain fourré d'une trempette aux épinards.Il s'agit en fait d'une crème sure au goût de soupe en poudre mélangée à quelques feuilles d'épinards blanchies et grossièrement découpées.Une recette sans doute imprimée sur le sachet de soupe.Pas d'entrées au menu.Seul un choix de potage du jour, salade verte ou César accompagne chacun des plats principaux.La très savoureuse crème de poireaux est rehaussée d'un motif en forme de toile d'araignée plus que déjà vu, dessiné à la crème sure colorée au curry.Cette touche excite les papilles, mais perpétue un style de présentation suranné.La salade verte utilise deux coquilles de raddichio pour former une boule renfermant de fines feuilles de laitue arrosées d'une vinaigrette à la structure complexe, mais aplanie par une note sucrée.Un large éventail de légumes complète les assiettes : grelots en tranches, bouquets de brocoli et de chou-fleur, poivrons trois couleurs, courgette, oignon rouge, champignons et mange-tout à la queue taillée en pointes, un souvenir de la nouvelle cuisine.Trois sauces à base de mayonnaise commerciale auraient davantage leur place auprès d'une fondue bourguignonne qu'avec du fromage.La première est tomatée (ou ketchupée ?), la seconde moutardée et la troisième garnie d'échalotes, les trois sans intérêt.En plus des fondues chinoise et bourguignonne, le passionné offre deux fondues au fromage, dont la savoyarde.Mais s'offrir une deuxième sorte de fondue à une même table exige un plan de réaménagement complet avec installation d'un second réchaud sur la table voisine.La fondue savoyarde amalgame plusieurs fromages dans un fluide parfaitement lisse qui ne se sépare pas et ne fige pas.On en profite donc jusqu'au dernier croûton d'un pain qui pourrait être de meilleure qualité.Arrivé au dessert, la fondue au chocolat aurait pu être plus attirante après une légère fondue chinoise.Mais la richesse des fromages éprouve le plus costaud des foies et celui-ci n'a aucune chance de survivre à l'attaque de la guimauve enrobée de chocolat.À première vue, les crêpes normandes constituent une solution de rechange plus légère.En effet, de frais quartiers de pommes garnissent de fines crêpes parfumées au zeste de citron.Mais celles-ci baignent dans une trop généreuse sauce aux allures de sucre à la crème.On aurait pu espérer plus de légèreté du gâteau mousse choco-framboise, mais la pâte est dense et la mousse au chocolat s'est transformée en ganache ferme.Sous l'ardeur des grils, l'endroit se remplit rapidement d'une fumée qui imprègne les vêtements.Mais notre passionné s'agite : il change lui-même les grils encrassés, ouvre une fenêtre ici, entrebâille une porte là.La carte des vins est limitée, mais il s'assure de nous faire savoir que son cellier leur garantit une température parfaite.Tout cela dans un décor un tantinet rococo soutenu par des airs de Tom Jones.Comme notre meilleur beau-frère, il veut bien faire et s'occupe de tout avec tant d'amabilité qu'on a hâte que la neige arrive pour profiter de sa bonté après une journée à dévaler les pentes.5308, boulevard Saint-Laurent (514) 276-8743 plats : 12,95 à 42,95 $ table d'hôte : 11,95 à 24,75 $ mercredi au dimanche : 16h à 23h \u0001\u0001\u0001 PRONTO, 2351, rue Jean-Talon Est (514) 376-0281 C'est en périphérie de la Petite Italie que ce resto de quartier vous invite à prendre place à l'une de ses tables dressées avec goût.Une fois attablé, on est accueilli avec quelques antipasti, le temps de faire son choix parmi une courte table d'hôte du jour, caffè e dolce inclus.Une formule honnête et sans chichi, mais sans relief non plus.Pour > L'excellence du parmesan qui rehausse les quelques préparations élémentaires.Des cuissons maîtrisées qui donnent lieu à de l'espadon d'un moelleux comparable à celui de la guimauve.Contre > Un menu dont l'italien se perd dans un sabir de troisième génération, la sauce dijonnaise et les escargots à la provençale.$$ \u0001\u0001\u0001 Déjà visité pour vous Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Asian, 975, Jean-Talon Ouest.Ouvert de 11 h à 23 h tous les jours.Infos : (514) 279-7171 La maturité des tannins LE VIN QU'EST-CE QUI FAIT la différence entre vins blancs et vins rouges ?La couleur, bien sûr, mais surtout les tannins, c'est-à-dire ces matières végétales au goût plus ou moins amer et astringent, qu'on trouve également dans le thé, les artichauts, etc.Chose importante à retenir : les substances colorantes (les anthocyanes, dit-on) et les tannins appartiennent à la même famille \u2014 les polyphénols.Ensemble, ce sont eux qui confèrent au vin rouge non seulement sa couleur, mais également sa texture, cette « épaisseur », peut-on dire, donnant l'impression que le vin rouge a.une troisième dimension.Dimension dont est dépourvu le vin blanc.Et plus l'été est chaud, plus le vin devient riche à la fois en substances colorantes et en tannins.Autre phénomène assez peu connu : tout mûrit (ou pas !) dans le raisin, y compris les tannins et la rafle (la partie boisée qui tient les raisins en grappe).Dans les grands millésimes, par temps sec et chaud, les tannins atteignent ainsi leur pleine maturité, ils n'ont plus rien de vert, d'herbacé, d'astringent.Les vins rouges ont alors le gras, la tendreté qui sont considérés comme une qualité essentielle des meilleurs vins.Résultat, même des propriétés extrêmement prestigieuses, par exemple le Domaine de la Romanée Conti, à Vosne-Romanée, en Bourgogne, n'hésitent pas en pareil cas à vinifier leurs vins rouges avec une partie de la rafle.Alors que, normalement, on enlève toute la rafle (c'est l'éraflage, appelé aussi l'égrappage) pour éviter, précisément, les odeurs et les saveurs herbacées et amères.« Un peu de rafle, si elle est bien mûre, apporte aux vins une complexité qu'ils n'auraient pas autrement », ai-je déjà entendu dire par Aubert de Villaine, cogérant du Domaine de la Romanée-Conti.Les oenologues disent en pareil cas que la « maturité phénolique » est atteinte.Car, il faut le noter, des raisins peuvent être très riches en sucre et apparemment bien mûrs, sans que les tannins, eux, soient parvenus à leur maturité.Enfin, selon le grand oenologue bordelais Émile Peynaud, ce sont les pépins qui sont les composants des raisins les plus riches en tannins (65 % du total), suivis de la rafle (22 %) de la pellicule (12 %) et enfin de la pulpe (1 %).Un Côtes de Bourg Bordeaux rouge d'un millésime modeste, le Côtes de Bourg 97 Château Guerry, à la belle robe grenat-pourpre passablement soutenue, toujours jeune, est un vin étonnamment réussi pour le millésime.D'ampleur moyenne, son bouquet, bien typé bordeaux, a de la classe et des nuances (fruits rouges, tabac, notes boisées discrètes, etc.).Et la bouche suit, de corps moyen, peu tannique, équilibrée, avec des saveurs qui ont conservé toute leur fraîcheur.S, 417055, 17,05 $, \u0001\u0001(\u0001) $$, à boire, 1-2 ans.DEMAIN : Du côté de l'Espagne Dégustés pour vous > Touraine Gamay 2000 Domaine Rin du Bois.Vin rouge vinifié à la façon des beaujolais.Plutôt léger, simple, avec une note végétale au nez comme en bouche due manifestement à la rafle.Correct.C, 527291, 11,40 $, \u0001(\u0001) $, à boire.> 1ères Côtes de Blaye 2000 Château Bertinerie.Un bordeaux blanc léger, bien fait, à l'acidité bien dosée, au nez de Sauvignon blanc.Et, tant mieux, sans rien d'herbacé.S, 707190, 13,35 $, \u0001\u0001 $($) à boire, 1 an.> Bordeaux Supérieur 99 Domaine de l'Île Margaux.Un classique du marché québécois.Riche en couleur, avec un bouquet de fruits noirs relevé de notes boisées, mais qui semblait unidimensionnel goûté côte à côte avec le Côtes de Bourg 97 Château Guerry.Passablement de corps, tannique, avec de l'astringence.Quand même bien.C, 043125, 20 $, \u0001\u0001 $$, 2-3 ans.> Cabernet Sauvignon Napa Valley 98 Newton Vineyard.Un.blockbuster à l'américaine.Presque noir, avec un bouquet monumental, de fruits noirs surtout, agrémenté de diverses nuances.Très dense en bouche, compact, puissant.S, 551259, 75,50 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) , 5-6 ans au moins. La Presse 5 octobre 2001 Page B8 manquante "]
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