La presse, 7 octobre 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B1007 B 1 livres 7LP0101B1007 ZALLCALL 67 01:24:23 10/07/01 B 2993353A 7LP0201B1007 b2 lectures dimanche 7LP0201B1007 ZALLCALL 67 01:18:05 10/07/01 B HARRY Suite de la page B1 ENTREVUE Douglas Kennedy, un Ricain amer Mme Baker en a recupere les droits, et quatre titres (Le Neveu du magicien, L'Armoire magique, Le Cheval et son ecuyer et Le Prince Caspian, des 9 ans) sont deja publies en Folio Junior.Mais nous n'aurions pas pu les lancer si fort et si vite sans Harry , resume celle qui reconnait que ses suggestions ayant un pied dans le fantastique sont, ces derniers temps, particulierement bien accueillies par Gallimard.Ce n'est donc pas un hasard si l'excellent cycle des sorciers Chrestomanci de Diana Wynne Jones (Les Magiciens de Caprona, Ma soeur est une sorciere, Les Neuf Vies du magicien et La Chasse aux sorciers, des 11 ans) seront edites ou reedites, la plupart des cet automne, en Folio Junior.Pas un hasard non plus si de nouvelles series fantastiques apparaissent hors collection chez Gallimard.Hors collection et en grand format, pour attirer l'oeil et l'adulte.Il en est alle ainsi avec la formidable trilogie Les Royaumes du Nord de Philip Pullman et avec Harry Potter des qu'il a connu la notoriete que l'on sait.Il en va maintenant ainsi avec Les Secrets d'Aramanth et, des novembre, Les Esclaves de la Seigneurie (des 12 ans), premiers volets du triptyque Le Vent de feu de William Nicholson (coscenariste du film Gladiator) qui entraine les lecteurs, avec force et profondeur, dans un univers fascinant ou tous ne vivent que pour les examens qui leur assurent bienetre materiel et promotion sociale ; avec L'Elue de Lois Lowry (des 12 ans) .auteure du Passeur .qui est un roman fort, aux images inoubliables tant dans la beaute que dans la douleur de cette petite brodeuse dont le fil du destin se marie a celui de son peuple ; et avec Le Malefice, de Cliff Mc Nish (des 10 ans), premier titre d'une trilogie ou une fillette elue (encore une !) est emportee par une sorciere dans le monde de glace sur lequel elle regne.pour l'instant.Et puis, disons que l'auteur francais semble tres interpelle, ces derniers temps, par les univers fantastiques.Gallimard, par exemple, vient de lancer .toujours hors collection .Qadehar le Sorcier, premier tome d'une trilogie (quoi d'autre !) intitulee Le Livre des Etoiles et signee Erik L'Homme (des 11 ans), qui se deroule dans le Pays d'Ys, terre qui s'est detachee de la France il y a 800 ans et se trouve a mi-chemin entre l'Hexagone et le Pays Incertain.Or, qui dit mi-chemin dit allers et retours.Pensons egalement a Serge Brussolo et Franck Krebs.Cote edition, ils sont publies dans des formats semblables a ceux que l'on destine aux grands.Cote redaction, ils ont opte pour des heros portant des noms a consonance anglaise.Le premier ne s'en cache pas : Peggy Sue est americaine parce que les jeunes consomment americain.Par contre, il a affirme a moult reprises qu'elle est nee dans son esprit et s'est concretisee par un contrat avec Plon avant que la tornade Harry Potter ne fasse de si lucratifs ravages.Voici donc Peggy Sue et les fantomes (des 12 ans), dont le deuxieme tome arrivera bientot en librairie.L'idee de base ?Les fantomes sont en fait nos createurs, ont droit de vie et de mort sur nous et ne se genent pas pour l'exercer.La seule a pouvoir les contrer est une ado de 14 ans, protegee par un charme mais vulnerable par famille interposee.Ainsi, dans Le Jour du chien bleu, les Invisibles inciteront entre autres les parents a manger leurs enfants.Et dans Le Sommeil du demon, Peggy Sue affrontera un ogre qui retient ses proches prisonniers d'un mirage.On le voit, Brussolo carbure a l'inventivite et utilise la recette qui a servi Perrault et Grimm, nappant le tout d'une sauce Stephen King et l'assaisonnant d'un caustique, lui, tres brussolien .Quant a Franck Krebs, auteur de Tom Cox et l'imperatrice sanglante (Seuil, des 12 ans), son oeuvre est d'inspiration typiquement rowlingienne .a moins qu'il ne soit ne sous le signe de la coincidence.Imaginons (puisqu'il l'a fait), un garcon qui se croit comme les autres mais qui est en fait un sorcier.Et pas n'importe lequel : le descendant d'une lignee puissante.Lui seul peut venir a bout du Maitre des tenebres.Mais pour cela, il devra passer des epreuves.Un air dont plusieurs notes rappellent celles de Harry Potter.Il faut par contre admettre que Franck Krebs fait les choses avec talent.Il y a une atmosphere prenante dans le premier tome de cette serie de sept romans .tiens, donc ! Finalement, notons que les Editions du Rocher ont decide d'explorer la litterature jeunesse en achetant les droits d'une serie de huit romans de John Bellairs, Kevin et les magiciens.Le premier titre, La Pendule d'Halloween (des 10 ans), nous arrivera ces jours-ci, donc a temps pour l'Halloween .meme si la fete en question est accessoire dans cette introduction au destin d'un gamin trop gros et orphelin qui est expedie chez son oncle Jonathan.Lequel est, accessoirement magicien.Un gentil magicien, aux prises avec des collegues beaucoup plus sombres d'intentions.La nouvelle vie de Kevin ne sera pas de tout repos.Bref, de quoi se mettre sous la dent en attendant le prochain Harry Potter (prevu, en anglais, pour le milieu de l'annee prochaine).Mais aussi, de quoi risquer la saturation chez les editeurs.Et l'indigestion chez les consommateurs.ALINE APOSTOLSKA collaboration speciale Les Francais l'appellent Doudou et en effet, l'homme est charmant.Quarante-six ans, souriant et elegant, il allonge une poignee de main franche sur un ton badin, mais concentre.Timide alors, malgre la bonhomie et l'habitude consommee des entrevues, ce subtil jeu de revelation et de camouflage.Mais Douglas Kennedy ne semble pas preoccupe par ces strategies : ses reponses depassent le seul cadre de son dernier roman : S'affirmer comme individu dans la collectivite, traquer les conformismes et les compromissions, c'est le privilege et la responsabilite de l'ecrivain , dit-il dans un francais impeccable, integre en 18 mois.Verite, responsabilite et morale personnelle, engagement et individuation, sont en effet les themes de l'oeuvre de Douglas Kennedy.Auteur de theatre et de recits de voyage remarques, il devient celebre avec la publication de Cul-de-sac dans la Serie Noire, puis surtout L'Homme qui voulait vivre sa vie, en 1998.L'enthousiasme du public confirme celui de la critique et Les Desarrois de Ned Allen, en 2000, fait egalement l'unanimite.La Poursuite du bonheur, qui s'inscrit dans la meme veine de l'envers de la societe sinon du reve americain, s'annonce deja un best-seller : C'est mon sixieme livre, analyse-t-il, et j'ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir fait mouche des le premier, ce qui m'aurait peut-etre condamne a ne plus ecrire.Arrive a Dublin il y a 24 ans, pour 11 jours , il n'a plus quitte l'Europe et vit aujourd'hui, avec sa femme et leurs deux enfants, entre Londres et Paris.La double adresse sur sa carte de visite en temoigne.Mais, malgre tous les exces et contradictions americains qui constituent le sujet de ses livres, le New- Yorkais n'est-il pas nostalgique ?Y aller me suffit, dit-il, mais New York n'est pas l'Amerique, comme Londres n'est pas l'Angleterre.Heureusement ! rajoute-t-il en eclatant de rire.Se sent-il Europeen pour autant ?Je suis, je serai toujours americain, meme si ma femme est irlandaise et mes enfants anglais, surtout ma fille ! Il est vrai que nos choix ne decident pas de ceux de nos enfants : Ma fille m'a precise recemment qu'elle etait heureuse d'avoir plusieurs passeports, de la famille aux Etats-Unis et de vivre dans plusieurs lieux, mais qu'elle se sentait anglaise, definitivement ! Alors, a scruter ainsi la face nocturne des Etats- Unis, est-il un Ricain amer ?Je dis toujours que l'Amerique c'est Charlie Parker et le Ku Klux Klan, Noam Chomsky et Mc Carthy, Woody Allen et George W.Bush, l'idealisme et le puritanisme, c'est les deux cotes de la medaille en meme temps.Vivre en Europe me permet de regarder mon pays de loin.Avec lucidite ?En tout cas comme un individu, pas seulement comme un Americain.L'erreur n'est pas americaine D'un livre a l'autre, c'est en effet une certaine double inconstance occidentale qui eclate, en meme temps que la double vie de ses heros masculins.Ainsi Ben Bradford, riche avocat, bon pere bien marie de L'Homme qui voulait vivre sa vie, qui, a faire le mort dans une vie parfaite ou pas une heure creuse n'est accordee a son etre, finit accule a tuer l'amant de sa femme, en fait a tuer celui qu'il ne pouvait plus supporter d'etre.Ainsi Ned Allen, caricature de publicitaire yuppie wasp impitoyable, qui, lui aussi bien marie et riche, echoue sur le bucher des vanites une fois vire de son job pour exces de zele, et de chez lui pour infidelite.Decidement, l'erreur n'est pas americaine, et l'erreur majeure que denonce Kennedy est le regne du fauxsemblant et la disparition de l'integrite individuelle dans les mirages du groupe, familial, professionnel ou national.Evidemment, avoir place son dernier roman a l'epoque du maccarthysme, c'est d'emblee mettre les pieds dans le plat de l'ambiguite.A la poursuite du bonheur est un titre ironique, dit-il.Le bonheur ne peut pas etre une version imposee par l'ideal conformiste.La construction de ce dernier livre est plus complexe et subtile encore que celle des precedents, car Kennedy y ajoute le theme de la transmission de la memoire intergenerationnelle.Flushing Meadows, 1992.Kate Malone, mere quadragenaire divorcee et desorientee, enterre sa mere.Une femme d'environ 70 ans, belle, vive, ne la quitte pas des yeux puis insiste pour la rencontrer, finit par lui envoyer un album de photos et meme le journal de sa vie.Cette femme, Sara Smythe, journaliste et ecrivaine, cette femme formidable fut la maitresse de son pere, Jack Malone, journaliste de l'armee americaine, heros irremplacable de la jeune Kate, magnifie par sa mere et par sa mort prematuree, avant qu'elle n'atteigne sa deuxieme annee.A travers ce magnifique dialogue de femmes, la double memoire americaine, collective et filiale, s'ouvre enfin.Oui, Jack s'etait autorise au bonheur, et Kate se trouve ainsi confortee dans ses propres ressentiments vis-a-vis de sa mere, mais il a aussi participe a la delation collective et denonce son ami le plus cher.Il n'est donc plus qu'un homme ordinaire.Magnifique et imparfait comme l'Amerique d'apres-guerre, et d'aujourd'hui sans doute.L'ecriture est fort simple mais la portee puissante, et liberatrice.Douglas Kennedy lui, comme ecrivain et comme individu, n'a pas failli.Je ne peux le quitter sans lui demander comment il a accueilli les images de destruction de Manhattan.Evidemment, il est terrasse.Je hais les fanatismes ! dit-il avec force.Tous les fanatismes, quelle que soit leur justification.Le fanatisme, c'est le triomphe de la societe sur l'individu, et c'est la mort.Photo MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse c Douglas Kennedy L'erreur majeure que denonce Kennedyest le regne du fauxsemblant et la disparition de l'integrite individuelle dans les mirages du groupe, familial, professionnel ou national.Moi aussi, je chante l'Amerique collaboration speciale S'il faut en croire Sergio Kokis dans son magnifique Kaleidoscope brise, l'Amerique du Sud serait un ersatz de la Grande Amerique , cet Eldorado dont revent depuis des siecles les Europeens.Comme toujours chez l'ecrivainpeintre d'origine bresilienne, le constat tient a la fois de la lucidite et de l'ironie.Kokis sait que la decrepitude de la moitie australe du continent est en partie consequence de l'imperialisme brutal de Washington, qui a su trouver chez les elites de nombreux pays d'Amerique latine des complices pour l'application de sa Big Stick Policy.Le reconnaitre posement, meme au lendemain des attentats du 11 septembre dernier, ne revient pas a excuser le terrorisme sanguinaire ni a sombrer dans l'antiamericanisme primaire, n'en deplaise a Denise Bombardier, l'Andre Arthur de la bourgeoisie bien-pensante, qui n'en est pas a un raccourci de la pensee pres.Le triomphe tonitruant de l'imperialisme etatsunien, comme la decadence de l'Amerique latine, voire de tout le tiers-monde .qu'on nous propose de systematiser au moyen d'ententes visant a confirmer la preseance de l'economie de marche sur toute autre valeur humaine .font partie des themes implicites de deux parutions recentes et fort interessantes.Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de fiction plutot que d'etudes sociopolitiques.On sent cependant la volonte de donner une voix a ces damnes de la terre, pour reprendre la formule de Frantz Fanon, sans pour autant sombrer dans le miserabilisme qui n'est rien qu'un avatar du mepris.Avec Les Oiseaux de verre (La courte echelle 2000), Andree Laberge s'etait imposee comme l'une des plus prometteuses recrues du roman quebecois actuel.Malgre le registre hebertien de son livre, Laberge y faisait entendre une petite musique personnelle que l'on retrouve avec plaisir dans son deuxieme opus.Ecrit pour les femmes et les enfants de la Bolivie (dixit Laberge), L'Aguayo met en scene une jeune orpheline prenommee Maria.Ravissante metisse abandonnee en bas age par sa mere, elle grandit dans un orphelinat de La Paz, protegee par la soeur directrice de l'institution.Enfant, Maria aime la poesie et reve de prendre la plume pour raconter les gens qui l'ont faite, peindre son pays.Contrainte de quitter l'orphelinat a 17 ans, Maria est engagee comme femme de menage dans un hotel chic que frequentent les etrangers de passage a La Paz.Le patron, caricature de macho latino, la harcele pour lui faire comprendre qu'elle gagnerait plus d'argent si elle consentait a offrir son corps aux clients de l'etablissement comme ses consoeurs.Elle refuse, par fidelite a ses ideaux qu'elle porte dans son aguayo, cette couverture epaisse qui sert de baluchon.Puis, un jour, elle rencontre Alcides, un ingenieur quebecois d'origine bolivienne venu superviser un projet minier.Egalement passionne de poesie (au grand desespoir de son collegue carrieriste et cynique), Alcides s'eprend de la belle metisse.Presentee en alternance du point de vue de Maria et de celui du collegue anonyme d'Alcides, leur histoire d'amour tragique sur fond de prostitution, de violence et d'exploitation du proletariat par le capital transnational, constitue la trame de ce roman a l'ecriture fluide, hantee par les vers magnifiques des tenors de la poesie bolivienne du XXe siecle.En depit de son cote fleur bleue, L'Aguayo frappe par la beaute des personnages et la pertinence de son propos.Andree Laberge pretend avoir ecrit ce livre pour expliquer a sa fille adoptive son pays d'origine.La petite pourrait difficilement demander a sa mere un cadeau plus emouvant, plus necessaire.Professeur de litterature a l'universite Laval, Vincent Nadeau connait l'Amerique latine, ayant vecu et enseigne en Colombie puis au Mexique et ayant egalement adopte une fillette de la-bas.(Je n'insiste pas, de peur de conferer a cette chronique des allures de carnet mondain.) De sa vie sud-americaine, Nadeau s'etait inspire dans son roman La Fondue (L'Hexagone, 1991), une intrigue diplomatique mettant en scene une Suissesse pas mal deluree.Apres un best-seller (Nous irons tous a Metis-sur-Mer, XYZ 1993) et des recits puises dans sa jeunesse franco-ontarienne (Riviere des Outaouais, Prise de parole 1994), ce touche-a-tout revient a ses amours latino-americaines avec Chevere !, un recueil de tres breves nouvelles (une a deux pages maximum), ou il prete lui aussi sa voix aux sans-paroles.Le resultat, ne machons pas nos mots, est ni plus ni moins que brillant et l'interjection du titre, Chevere ! (c'est genial !), fort a propos.Ces joyaux de concision, aussi finement ciseles que les plus precieuses pieces de joaillerie, s'enfilent en un chapelet d'une beaute rare et nous font entendre une Colombie fiere malgre les humiliations quotidiennes.Avec une oreille juste et un petit accent espagnol fort habilement rendu, Nadeau passe la parole a des gens de toutes spheres de la societe colombienne, pour composer une mosaique plus vraie que nature de ce pays plus complexe qu'on aurait tort de reduire a un antre de narcotrafiquants.On sent le plaisir du conteur et l'art du dramaturge, qui sait saisir en une couple de paragraphes, quelques repliques ou un extrait de monologue interieur l'essentiel de ces vies brisees, nourries de reves le plus souvent decus.Moins glorieuse que la belliqueuse patrie de George W.Bush, cette Amerique a elle aussi droit de cite : c'est notre voisine, notre soeur.Voila pourquoi il faut remercier Laberge et Nadeau d'avoir su, a l'instar du poete Langston Hughes, nous faire entendre ces autres voix essentielles.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 L'AGUAYO Andree Laberge La courte echelle, 196 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 1.2 CHEVERE ! Vincent Nadeau Danielle Shelton / Adage, 108 pages 7LP0301B1007 b3 lectures dimanche 7LP0301B1007 ZALLCALL 67 01:17:39 10/07/01 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 7 O C T O B R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ROMAN Un paradis qui devient l'enfer RUDY LE COURS Le theme qui m'obsede entre tous (c'est) celui de la premiere rencontre entre des civilisations differentes, l'instant de la decouverte qui contient en germes toutes les passions et toutes les difficultes a naitre , ecrit Jean-Christophe Rufin a propos des sources de son fort beau roman Rouge Bresil.Cette obsession lui a deja inspire L'Abyssin, majestueuse narration de l'ambassade improbable de sujets de Louis XIV aupres du Negus.La recidive a pour theme l'etablissement d'une colonie francaise au Bresil, aux abords de ce qu'il est commun d'appeler aujourd'hui Rio de Janeiro.C'etait en 1555, sous le regne d'Henri II ou, plus exactement, entre Cartier et Champlain, deux navigateurs celebres qui ont eu le grand tort de s'egarer au Nord.L'expedition de trois navires, commandee par Villegagnon, un chevalier de Malte davantage illumine qu'eclaire, avait pour but de consolider une colonie en France antarctique, terre a la fois sauvage et voluptueuse, deja connue des Normands, des Anglais, des Espagnols et des Portugais qui s'y disputaient des comptoirs de negoce et de traite avec les naturels.Pour faire revivre cette epopee oubliee et donner davantage de relief a son obsession, Rufin a imagine deux beaux personnages, Just et Colombe, deux adolescents .on disait alors deux enfants .orphelins de petite noblesse dont les regents n'auront de meilleure occasion de s'en defaire pour s'emparer de leurs terres que de les confier a l'expedition.A l'epoque, on croyait les enfants capables d'entrer en contact plus facilement avec les naturels dont on craignait les rites cannibales.On appelait truchements ces intermediaires.A bord de trois vaisseaux s'embarqueront des artisans, des militaires, des forcats et des gueux, certains volontaires, le plus grand nombre conscrits.Comme dans tout bon roman, il y aura aussi des vilains et meme un espion venitien pour le compte des Portugais.Car c'est la une des forces de Rufin que d'avoir tisse, a la maniere de son modele Alexandre Dumas, une robuste trame romanesque en la dotant des elements qui permettent les rebondissements meme si la narration reste lineaire.Le tout est livre dans une langue generalement tres elegante faisant appel aux jolis mots anciens de metiers, d'outils, de realites sociales, aux sens oublies de concepts dont il retablit le genie aux detours d'une phrase porteuse de sagesse humaniste ou de reflexion sociale.Si Rufin envoute son lecteur par la description de la rencontre initiale, il sait aussi le faire reflechir sur l'indomptable betise humaine, ecueil incontournable sur lequel se brisent les grandes aventures, meme celles mues par les objectifs les plus nobles de leur temps.Au coeur de cette betise, Rufin decrit le proselytisme religieux comme son ferment le plus fielleux.Dans L'Abyssin, jesuites et franciscains n'en finissaient plus d'en decoudre, qui au nom d'une casuistique intrigante, qui au nom de l'orthodoxie des preceptes de Jesus, avec pour resultats que leur dogmatisme respectif risquait a tout moment de compromettre l'ambassade, deja hautement risquee.Dans Rouge Bresil, Rufin parait tres inspire dans sa peinture d'une Eglise catholique decadente, dechiree entre son obscurantisme intrinseque grace auquel elle maintient sous son ascendant les couronnes les plus serties, et entre l'influence grandissante parmi ses brebis des idees liberales de la Renaissance.Tout cela ne pouvait se conjurer que dans le torrent de sang qui devait souiller la fin du XVIe siecle.Il decrit la France antarctique comme la generale avant la presentation hexagonale de la tragedie meurtriere des guerres de religion.Dans cette prefiguration, Villegagnon, Just et Colombe font figure d'allegorie.Le premier, devot qui eprouve bien des difficultes a maintenir son autorite sur la fragile colonie dont les membres preferent les vertus du tabac, la volupte des naturelles que des negociants avaient reduites a l'esclavage sexuel ou le repos a l'ombre des sycomores a la taille des pierres ou a l'equarrissage des poutres de bois bresil.Persuade que le redressement moral doit servir de mortier a sa petite troupe, il conclut que le concours de gens droits et moraux peut seul lui venir en aide.Il reussit a faire parvenir une depeche a Calvin, ne se doutant pas que l'arrivee de renforts huguenots va porter un coup fatal a la France antarctique.S'ensuivra une soif aveugle de vengeance que Villegagnon ne saura etancher qu'en trucidant le plus grand nombre d'heretiques, lorsque de retour en douce France.C'est durant ces evenements que Colombe et Just deviennent adultes.La premiere aura tot fait de rejeter ce monde d'hypocrisie et de sang, attiree par la vie des sauvages, plus proche des corps, des sens et de ce qui lui parait vrai.En revanche, elle sera outree par la cruaute de certaines de leurs moeurs avant de comprendre qu'elles sont tout droit inspirees de leurs simples observations de la nature.Just assistera, abandonne par sa soeur, dechire entre l'eveil de ses sens, sa foi non confessionnelle et sa loyaute envers Villegagnon son guide et precepteur, a la metamorphose du chevalier de Malte.Il incarne le flottement qui sevit alors que l'Histoire bascule.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 1.2 ROUGE BRESIL Jean-Christophe Rufin Gallimard, Paris 2001, 551 pages Le celebre ecrivain francais Louis-Ferdinand Celine.ENTRETIENS A la defense de Louis-Ferdinand Celine Photo ALAIN ROBERGE, La Presse c Le nouveau roman de Jean-Christophe Rufin (notre photo) a pour theme l'etablissement d'une colonie francaise au Bresil, aux abords de ce qu'il est commun d'appeler aujourd'hui Rio de Janeiro.E L I A S LEVY collaboration speciale Quarante ans apres sa mort, le celebre ecrivain francais Louis-Ferdinand Celine continue de susciter de vives polemiques et d'exacerber les passions dans les cenacles litteraires.Abhorre par ses contempteurs, qui lui reprochent d'avoir sombre dans un antisemitisme delirant et d'avoir collabore etroitement avec les nazis pendant les annees noires de l'Occupation, adule par ses tres nombreux admirateurs, qui ne cessent de louer son immense genie litteraire, Celine fait toujours couler beaucoup d'encre.Tres attendu depuis longtemps, le temoignage de sa veuve, Lucette Destouches, aujourd'hui agee de 90 ans, a ete publie recemment aux Editions Grasset sous la forme d'un livre d'entretiens avec l'ecrivaine Veronique Robert (Celine secret).Pour comprendre Celine, Andre Malraux disait qu'il fallait se rapprocher de Lucette Destouches car elle seule en avait une connaissance instinctive.Compagne pendant un quart de siecle (de 1936 a 1961) d'un grand ecrivain et d'un homme acariatre, Lucette Destouches egrene quelques souvenirs qui revelent des aspects meconnus de la vie et de la personnalite insaisissable de Celine.Tout ce qu'on dit et on raconte sur Celine, ce ne sont que des graffittis sur un mur.Mais le batiment est la et il tient.Celine etait un sentimental, un fetichiste qui gardait tout, meme la vieille casserole cassee de sa mere.J'ai mis 25 ans a le connaitre.Il est plus facile a comprendre qu'a expliquer car, le plus souvent, il disait le contraire de ce qu'il pensait.Il ne voulait pas montrer sa tendresse, alors il agressait, meme avec moi il a ete horrible.Toute ma vie avec lui, c'est comme si on m'avait casse du verre dans le coeur.Il etait comme une fleur dont je devais sans cesse tenir la tige droite.Je l'ai completement maintenu , raconte cette ancienne danseuse qui epousa Celine en 1943.Plus d'un demi-siecle apres, Lucette Destouches est toujours resolument convaincue que l'ecrivain fut le bouc emissaire d'une campagne de denigrement sciemment orchestree par ses detracteurs, en l'occurrence les communistes et les Juifs.Elle etaye une explication inopinee .pour ne pas dire choquante ! .pour clarifier une enigme qu'aucun biographe ni aucune des innombrables gloses de l'oeuvre celinienne ne sont parvenus a resoudre.L'antisemitisme invetere de Celine, qui jaillit avec vehemence de ses pamphlets sulfureux .Bagatelles, L'Ecole des cadavres et Les Beaux Draps .ne serait, d'apres elle, que la resultante de la folie de persecution qui rongeait l'ecrivain.J'ai connu Celine en 1936, au moment du Front populaire, et sans arret, on a eu peur de la mort.Des communistes menacaient de le tuer, apres ce sont des Juifs qui s'y sont mis.On a ete traques comme des rats.Il y a dans ce livre des pages tres emouvantes sur l'amour passionnel que Lucette Destouches a voue a Celine.Je ne cherchais pas le bonheur avec lui, j'aspirais simplement a le rendre moins malheureux.Tout au long de ma vie sans Celine, j'ai voulu le defendre, et ca a ete mon unique et immense force , confie-t-elle.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 CELINE SECRET Lucette Destouches, Entretiens avec Veronique Robert Editions Grasset, 2001, 167 pages ESSAI Autopsiedel'industriedela mort L I L I A N N E LACROIX A28 ans, Sebastien St-Onge est litteralement fascine par la mort.A tel point qu'il a produit une maitrise sur le sujet, qu'il y consacre presentement ses etudes de doctorat en sociologie et qu'il vient meme de publier L'Industrie de la mort, un petit livre tres songe qui se penche sur l'evolution au Quebec de la facon de disposer de nos defunts, de l'epoque pas si lointaine des croque-morts au regne actuel des thanatologues-thanatopracteurs, de l'exposition a domicile aux mega-centres funeraires, du rituel impose par l'Eglise jusqu'aux rites funeraires a la carte et a la chapelle multiconfessionnelle adaptable sur mesure a tous les besoins.J'ai enterre plusieurs des miens dans les dernieres annees, explique-t-il, y compris mon pere.Un jour, lors de funerailles en milieu rural, j'ai ressenti un malaise.Comment une societe qui a tourne abruptement le dos a l'Eglise pouvait-elle encore majoritairement reconduire ses morts dans un lieu et dans une institution qu'elle ne frequente pratiquement plus ?Des considerations philosophiques qui ne l'ont jamais quittees et qui s'imposent de facon recurrente et par moments un peu lourde dans l'ouvrage, M.St-Onge est passe a l'evolution financiere de l'industrie de la mort.C'est la que le livre devient captivant.Comment le pretre est relegue au statut de commis a section spirituelle par une industrie qui offre des services de plus en plus complets et diversifies, comment les entreprises familiales se transforment en multinationales de la mort, le trajet sur lequel nous amene l'auteur est fascinant.Saviez- vous, par exemple, que la multinationale americaine Stewart Enterprises, par l'entremise de ses deux plus importantes succursales au Quebec, Urgel Bourgie et Lepine Cloutier (une veritable institution dans la region de Quebec), detient 25 % du marche funeraire quebecois et a traite a elle seule plus de 58 % de l'ensemble des deces quebecois survenus au cours de la derniere annee ?Quant aux deux plus importantes entreprises familiales de Montreal, Magnus Poirier et Alfred D'Allaire, elles ont du emboiter le pas et creer des mega-centres reunissant tous les services funeraires sous un meme toit.Il ne s'agit pas la d'une mode passagere, estime l'auteur, qui precise qu'en 1998, seulement 8000 des 15 000 defunts ont fait une halte dans la nef d'une eglise.Les tendances individualistes prennent une envergure sans precedent.Ainsi, le Groupe Victoriaville, l'une des plus importantes multinationales de produits funeraires commemoratifs en Amerique du Nord, a lance la Collection Signature, une nouvelle gamme de produits qui permet aux membres de la famille endeuillee d'exprimer leurs sentiments en ecrivant directement sur le cercueil.La Collection Cameleon, elle, permet aux vivants d'apporter, grace a des elements interchangeables, la touche finale a la derniere etape de la fabrication du cercueil.Chaque famille fait maintenant ses adieux a sa facon, en jouant du piano, en choisissant les chants et les textes de la ceremonie, en faisant temoigner des parents et des amis, en ornant le monument funeraire d'une statuette de golfeur.ou tout bonnement en optant, comme 30 % des clients a Quebec et Montreal, pour les dispositions minimales , une expression elegante que les croque-morts designent beaucoup plus crument par l'expression direct au four .Un voyage sans escale de la morgue au crematorium.Cette tendance au congediement des morts a la sauvette atteint son comble a Chicago ou l'entreprise funeraire vient cueillir le corps dans un sac en plastique et vous fait un jour parvenir une document pour vous confirmer que le corps a ete incinere, les cendres dispersees et que des prieres ont ete dites ! ! ! Plus rien ne souligne qu'un des notres vient de tomber, sauf la page de necrologie si on y a recours.Les gens meurent de plus en plus seuls et la detresse de nos contemporains face a la mort est palpable , declare l'auteur.Le crematorium connait une vogue de plus en plus grande.Ainsi, chez Lepine Cloutier, de la totalite des arrangements prealables contractes, plus de 90 % des clients ont choisi la cremation comme mode de disposition du corps.Alors que les grandes multinationales sortaient a peine d'une veritable orgie d'acquisitions effrenees de salons funeraires, les liquidites se sont mises a manquer.La financiarisation de la mort ne (pouvait) attendre la venue du death boom (.), les chefs de file de l'industrie funeraire (sont donc alles) au devant du temps, a la rencontre de la mort.Les arrangements prealables venaient de naitre a grande echelle, mettant la mort sous contrat avant qu'elle ne survienne vraiment.Les entreprises seront fin pretes lorsque des millions de personnes passeront de vieillards a moribonds , lance M.St-Onge.Certains trouvent l'ouvrage un peu cynique, admet l'auteur, mais j'ai tout simplement decrit la realite.Tout est planifie aujourd'hui.Selon lui, a travers la disposition des morts, on peut en apprendre enormement sur notre societe.Le sujet n'est pas facile, le livre n'est pas exactement ole-ole, mais selon l'auteur, il s'adresse a tout le monde, a tous ceux qui sont preoccupes par la question de la mort.Et il n'y a pas d'age pour ca .Et l'avenir dans tout ca ?Comparativement aux 55 965 deces survenus au cours de l'annee 1999, la societe quebecoise devrait disposer de 101 383 cadavres au terme de l'annee 2045.En 1999, le College de Rosemont, qui offre le programme d'etudes collegiales en techniques de thanatologie, recevait 206 demandes d'admission pour seulement 38 places disponibles.L'industrie de la mort n'a jamais ete aussi vivante.Ecrit essentiellement a partir du memoire de maitrise, a l'exception de l'introduction et de la conclusion remaniees pour etre plus digestibles, ce court ouvrage nous apprend plein de choses fascinantes sur une industrie assez meconnue.Le passage constant d'un style simple et direct (surtout quand il est question de chiffres) a un style plus academique et un peu touffu est toutefois un peu agacant.On dirait pratiquement qu'on a affaire a deux auteurs qui se relaient.Ceci dit, le livre est assez original, assez instructif et bizarrement assez rafraichissant pour qu'on passe par-dessus ce petit detail.\u0001 \u0001 \u0001 L'INDUSTRIE DE LA MORT Sebastien St-Onge Editions Nota bene, 177 pages, 2001 Photo PIERRE McCANN, La Presse c En 1998, seulement 8000 des 15 000 defunts ont fait une halte dans la nef d'une eglise.FILL54 FILL54 7LP0401B1007 b4 lectures dimanche 7LP0401B1007 ZALLCALL 67 01:18:17 10/07/01 B ENTREVUE EN BREF Café et pensée L'ENGOUEMENT pour la philosophie, largement illustrée par le succès du Monde de Sophie (Jostein Gaarder, 1991), ne semble pas près de s'éteindre.Et les événements récents ne peuvent que rendre plus urgente encore la recherche de sens : « Tous les hommes par nature désirent savoir », selon Aristote.Ainsi, la maison Libre Expression a-t-elle acquis les droits locaux d'un ouvrage britannique qui devient en français une Histoire de la philosophie, superbement produit (dans la plus pure lignée des ouvrages de table à café.), ce qui n'empêche pas sa valeur documentaire d'être tout-à-fait adéquate.L'illustration dépasse le convenu et l'évident, une recherche visiblement poussée à ce chapitre ayant permis de déterrer des images souvent inusitées, parlantes, et fort belles.Le complément bibliographique constitue en soi une sorte de pensebête des ouvrages incontournables, pour ceux qui voudront pousser plus loin l'exploration.Pour mémoire.QUELQU'UN a eu l'idée de regrouper, en une sorte d'anthologie, des textes autobiographiques de 24 auteurs canadiens parmi les plus célèbres, de Thimothy Findley à Margaret Atwood, de Michael Ondaatje à Michael Ignatieff.Le recueil est divisé en quatre parties qui nous promènent des expériences initiatiques aux mémoires tragiques, chaque texte étant précédé de notes biographiques brèves, mais bien faites.Et on ne trouvera à reprocher à l'ouvrage, une brique de 582 pages, qu'une typographie ne péchant pas par excès de lisibilité.Le livre s'ouvre sur un texte de Mordecai Richler, dont la disparition récente a pour effet de faire redécouvrir, davantage que le polémiste, le formidable écrivain qu'il fut.A Sense of the Ridiculous fut d'abord publié dans la New American Review en 1968 et contient tout l'humour et la finesse de regard dont Richler est capable.Mario Roy \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE Bryan Magee Libre Expression, Montréal, 2001, 240 pages \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 THE VINTAGE BOOK OF CANADIAN MEMOIRS collectif, réuni par George Fetherling Vintage, Toronto, 2001, 582 pages Louise Leblanc et la barbarie à l'échelle humaine SONIA SARFATI «Je trouve que l'être humain n'évolue pas vite.Les sociétés font des progrès, grâce aux lois, grâce à la conscientisation de certains groupes et individus.Mais il existe encore un fond de barbarie dans beaucoup, beaucoup d'hommes.» Genre qui inclus les femmes.Ainsi parlait la romancière Louise Leblanc, la veille de l'attentat qui a ébranlé New York, l'Amérique.Le monde.Louise Leblanc qui, dans Un grain de barbarie, fouille dans les retranchements de l'âme humaine.La guerre dont elle parle ici est celle qui mijote dans le coeur des hommes.Elle a, pour l'évoquer, patiemment remué dans « ces petites choses qui fermentent et qui, dès qu'elles peuvent éclater, éclatent », fouillé dans « les animosités entre les gens lorsqu'elles sont exacerbées par le temps, les frustrations ».Louise Leblanc l'admet : elle est un peu désabusée par le genre humain.Un « désabusement » empreint d'indulgence, toutefois, pour ceux et celles sur lesquels elle pose ce regard fortement teinté d'ironie et de dérision qu'ont découvert les lecteurs de 37 1/2 AA, son premier roman \u2014 qui lui a d'ailleurs valu, en 1983, le prix Robert-Cliche.Cela pour dire qu'Un grain de barbarie n'est pas un roman amer.En fait, on y pouffe de rire souvent.D'un rire qui s'échappe même si, dans l'absolu, la situation est plus pathétique que drôle.Elle est ainsi, Louise Leblanc.Capable de s'amuser \u2014 et d'amuser ses lecteurs \u2014 du terrible et du côté sombre des gens, qu'elle assaisonne d'absurde.Bref, le temps de ce nouveau livre, elle est devenue voyeuse.A entendu, par le trou d'une serrure virtuelle, les conversations entre un vieil homme acariâtre et ses enfants.A tendu une oreille fictive aux disputes continuelles d'un couple dont le fils est plein d'un idéalisme meurtri.A saisi au vol les propos racistes et petits de l'épicière du quartier sur ses clients.Le parti pris de la romancière, pour présenter l'intérieur de ces têtes : le dialogue.Il y en a beaucoup \u2014 de têtes et de dialogues.Pas de description.« Je voulais que le lecteur ait accès directement aux personnages, par l'intermédiaire de leurs pensées, de leurs monologues intérieurs et, surtout, de leurs échanges verbaux.Un peu comme s'il les rencontrait dans un lieu public et saisissait des bribes de conservations.» Pour lier cette sauce aux nombreux ingrédients, un narrateur non omniprésent.Il fait des apparitions ici et là, entre deux chapitres.« Il rétablit les choses ponctuellement », indique la romancière.Mais demeure mystérieux quant à son identité.Est, en fait, la clé de l'intrigue.Car intrigue il y a.Amorcée dès les premiers mots.« J'ai longtemps vécu seul.Puis ils sont venus.» Et, comprend-on, il ne les a pas laissé repartir.Qui est-il ?Où sontils, tous, prisonniers ?Pourquoi sont-ils là ?On saura tout sur tous, au bout de quelque 300 pages qui, après le prologue, s'attardent entre autres sur les rapports entre le vieux Napoléon Lebel (père d'un fils et de deux filles très intéressés à sa supposée fortune) et le jeune Nicolas ( f i l s d ' u n h o m m e e t d'une femme qui ne savent pas se parler sans hurler.et pas parce qu'ils sont sourds).« J'avais, au départ, cette idée d'un vieillard et d'un jeune, d'une confrontation de l'être humain à des âges opposés.Mais le vieillard avait des enfants et le jeune, des parents.Les autres personnages se sont donc greffés à ce tandem et.finalement, ils ont pris plus d'importance que j'imaginais.D'où ces voix multiples, qui ne deviennent pas cacophonie car chacune a trouvé son ton.Il faut dire que Louise Leblanc a pris le temps pour les placer sur sa portée.Un grain de barbarie n'est pas oeuvre spontanée : si elle a enchaîné 37 1/ 2 AA, Pop Corn et Le Sang de l'or, elle s'est éclipsée une dizaine d'années de la scène littéraire.En tout cas, celle qui divertit les adultes.Entretemps, elle a mené de front deux séries de romans pour enfants parmi les préférés des jeunes lecteurs \u2014 les Sophie et les Léonard, publiées à la courte échelle.« J'ai vraiment été happée par la littérature jeunesse, dit-elle.Au début, par inquiétude, parce que je ne savais pas si j'étais capable d'écrire pour les enfants.Puis, parce que ça m'a plu.Beaucoup.» Et puis, il y avait les contrats d'écriture ou de recherche pour la télévision.Et la vie.Qui accapare.Trop pour se plonger dans un projet demandant un long souffle.Tel un roman pasde- jeunesse.En fait, elle a posé les premiers jalons d'Un grain de barbarie il y a cinq ans.Posant le manuscrit, le reprenant.Le reposant, le prenant encore.« Il a eu le temps de se déposer en moi et mes personnages, de s'imposer.Ils se sont développés, par eux-mêmes, au fur et à mesure de l'écriture.» À laquelle elle s'est véritablement attelée il y a un an et demi.Décidée à en finir.Sans avoir de plan détaillé, contrairement à son habitude.La mosaïque qui résulte de sa démarche n'est toutefois pas bouillonne.Colorée, oui.Éclatée, oui.Mais formant un paysage qui se tient, Louise Leblanc ayant joué avec les destins à la manière d'un Robert Altman \u2014 donc, en tirant des fils des quatre horizons pour les nouer en fin de parcours.Les nouer.pas d'un noeud coulant\u2014 mais presque.UN GRAIN DE BARBARIE Louise Leblanc Flammarion Québec, 316 pages Photo JOSÉE LAMBERT, collaboration spéciale Louise Leblanc parle de guerre, celle qui mijote dans le coeur des hommes.La science, l'amour et les autres démons du siècle JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On dit dans le poulailler littéraire parisien que le roman de Michel Braudeau intitulé L'Interprétation des singes devrait avoir un prix.Tout ce que l'on peut vous dire ici \u2014 c'est moins futile \u2014 c'est qu'il s'agit d'un magnifique roman.Un roman ambitieux, volant très loin et beaucoup plus haut que le derrière des Madames et des Messieurs \u2014 ce sujet principal, inépuisable et finalement très ennuyeux, des romans dont on parle aujourd'hui.L'ambition est d'abord dans les thèmes choisis : il s'agit de manipulations génétiques, de transformation des corps, de greffes esthétiques.Tout ceci inspiré par les travaux d'un célèbre professeur russe, Serge Voronoff, qui au début du siècle greffait sur des hommes des organes de singe.Y compris des organes sexuels.Cela s'appelle des xénogreffes.Michel Braudeau va inventer un disciple de ce Voronoff.Un certain André-Pierre Prévôt.Nous y reviendrons.Essayons d'abord de simplifier l'intrigue, ou l'aventure.Le roman est vaste, long, presque 700 pages, ce qui d'emblée nous semble décourageant (vous savez mon goût pour les romans courts \u2014 sauf chef-d'oeuvre), mais dès les premières lignes, un charme opère, celui du récit, extrêmement bien fait, prenant, généreux.Et l'on ne peut plus quitter ces pages qui content, racontent, commentent, des événements étonnants.Un homme, Aliocha, le narrateur, est journaliste dans un quotidien français.On le voit s'installer près de Meudon, en banlieue parisienne, probablement dans le but de mener une enquête qui concerne une clinique, la clinique de Belleville.Très privée.Dirigée par le professeur Michel Sarastre.Dans laquelle on dit que des personnages célèbres viennent se faire opérer.Pour l'esthétique, sans doute, mais aussi contre le vieillissement.Peut-être leur greffe-ton du singe ?Qui sait.C'est que ce Dr Sarastre semble un bien vilain personnage.Dès le début de l'histoire, dans une scène horrible, nous l'avons vu assassiner un jeune homme, Saïd, avec l'aide de deux comparses.Et, à la clinique, nous découvrons assez rapidement qu'il se livre à des expériences de greffe, plutôt étranges.De plus, il semble faire partie d'une secte, le Rayon vert, qui voudrait changer plus que les corps, les âmes.Si ce n'est déjà fait.Ce n'est pas fini.Aliocha découvre qu'il s'est passé des choses dans cette clinique.Un certain Damien, auquel Sarastre a inoculé un petit peu de cervelle de singe, serait-il en réalité son fils ?Une certaine Hermione, très belle et très aimée de Damien, serait-elle la fille de Sarastre ?Non : cette Hermione serait plutôt la fille d'un certain Quentin, assistant du Dr Sarastre, opéré lui aussi, et qui fut l'amant de Madame Sarastre.Ouf.Comme on le voit, ce roman emmêle les grandes questions de la fin du siècle : l'homosexualité (très présente), les sectes, la biologie et les sorciers (apprentis ou non), la génétique, l'animalité de la race humaine, l'érotisme, l'inceste, et une enquête policière qui tournera parfois au cauchemar le plus démoniaque.Lorsque le Dr Sarastre, prisonnier de cette secte qui veut l'utiliser à ses fins, s'exilera en Extrême-Orient, croyant pouvoir y travailler tranquille, le journaliste Aliocha se fera nommer correspondant à Bangkok afin d'essayer de venir à bout de son enquête.Pour essayer de comprendre.Il retrouvera là les deux magnifiques amants de ce roman : Hermione et Damien.Car il s'agit aussi d'un merveilleux roman d'amour.Une foule de personnages se mêlent, s'aiment et se haïssent dans cette histoire.On n'essaiera pas de vous les présenter.C'est un monde en destruction, le nôtre, un charnier, un désastre, des ruines dans lesquelles Aliocha fouille, du mieux qu'il peut.Et l'écriture est si belle et si bonne, à la fois facile et complexe, que l'on voudrait n'en pas perdre une goutte.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 L'INTERPRÉTATION DES SINGES Michel Braudeau Roman Stock, Paris, 681 pages 7LP0501B1007 b5 lecture dimanche 7LP0501B1007 ZALLCALL 67 01:18:45 10/07/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 O C T O B R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Le malheur total d'Hector de Saint-Denys Garneau RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Nos poètes, nous les aimons tragiques.Et morts, par suicide ou au bout de leur folie.Quand plus personne ne lit des poèmes, Émile Nelligan et Hector de Saint-Denys Garneau ont encore la cote, grâce aux professeurs des cégeps, ces mal-aimés de l'institution littéraire qui s'obstinent par leur création et leur enseignement à inscrire la littérature dans l'air des jours.François Charron, peintre et poète, fut de ceux-là.Il consacre aujourd'hui à Garneau, peintre et poète, un ouvrage imposant, L'Obsession du mal.De Saint-Denys Garneau et la crise identitaire au Canada français.Ce n'est pas une biographie au sens strict, mais un essai qui vise à cerner, dans l'oeuvre et dans la vie, ce qui a contribué au malheur total de l'auteur de Regards et Jeux dans l'espace, son unique recueil.Tout à la fois, l'essayiste reconstitue le spectacle désolant de la société canadienne-française de l'entre-deux-guerres, enfermée dans le culte du passé, la peur de l'étranger et un catholicisme stérilisant, société incapable de penser son présent et son avenir.En d'autres temps, M.Charron aurait convié Marx à l'exercice ; il recourt cette fois à Freud principalement, qu'il semble avoir reçu sans restriction, accessoirement à René Girard et à quelques autres penseurs contemporains.Il y a quelque audace, si la chose est encore possible, dans cette stratégie d'exploration qui laisse de côté les méthodes littéraires actuelles ou conventionnelles.La psychanalyse ne sert pas qu'à soigner les névroses et peut-être à les guérir.Elle est un instrument utile pour qui veut comprendre ce qui s'agite dans les profondeurs des êtres.M.Charron a cru utile de consacrer les 50 premières pages de son livre aux méthodes et ambitions de cette discipline.Interdit de l'inceste, scène primitive, tout le lexique y passe et ce n'est pas une lecture aisée, car rien de ce qui y est affirmé ne trouve encore, à ce stade de l'écriture, de repères précis dans l'oeuvre même de Garneau.Une fois la leçon apprise, on entre enfin dans le vif du sujet, la souffrance d'un poète déchiré entre un idéalisme lourdement imposé par l'Église (et ses filiales, école et État) et les besoins criants de tout être sexué.Garneau est le produit de son époque.M.Charron étend donc son champ d'enquête à la société elle-même, que l'oppression a spoliée des conditions mêmes de la pensée et de la culture.Le ton est polémique, il ne cache en rien les liens étroits que l'auteur a tissés avec l'oeuvre, depuis sa découverte déjà lointaine de la modernité poétique de Garneau.Ainsi fustige-t-il avec fureur, comme si l'insulte datait d'hier, un Valdombre qui reçut Regards et Jeux dans l'espace de façon odieuse, un Jacques Ferron qui a osé se moquer du poète, non pas dans un texte critique, mais dans un roman ! D'autres critiques, dont le catholique Gilles Marcotte, n'échappent pas à la prose vengeresse de l'essayiste, tandis qu'un autre, dans un contexte de dénonciation du nationalisme et de qui le soutenait, trouve grâce pour avoir reconnu tardivement le caractère profondément pathologique de l'itinéraire spirituel de Garneau.Plus subtilement et dans un autre registre, l'auteur conteste lui aussi le nationalisme canadienfrançais, pour ce qu'il portait de foncièrement réactionnaire.On voit ainsi passer des personnages qui ont eu dans l'univers littéraire un certain poids, les Claude Hurtubise, Jean Le Moyne ou Robert Élie entre autres, compagnons de Garneau qui ont mieux traversé, sans sombrer donc dans la névrose, la misère morale et intellectuelle de leur temps.Ensemble ils ont examiné de grandes questions : place de Dieu dans la Cité, sujétion ou non de l'art à la morale, primauté de l'esprit sur le corps ou résolution fusionnelle de leur opposition.M.Charron n'a pas tort de qualifier leur attitude d'« humanisme théocentrique », ce qui est tout de même ironique chez des adeptes du personnalisme.Les interrogations des fondateurs de La Relève peuvent sembler aujourd'hui dépassées, la laïcité ayant trouvé à se construire et à s'imposer dans les rapports sociaux et dans les consciences individuelles \u2014 ce qui n'interdit pas le triomphe des nouveaux imposteurs, chiromanciens, tireurs de cartes et autres astrologues.Il faut comprendre, et l'essai de M.Charron le rappelle sans cesse, que jusqu'aux années cinquante et même au-delà, il était risqué de penser librement, c'est-à-dire de penser tout court.La Relève, bien qu'elle ne fût guère révolutionnaire selon M.Charron, fut une des fissures, dans l'édifice de domination par l'Église de la vie collective et individuelle des Québécois, qui préparèrent la Révolution tranquille.De Saint-Denys Garneau, mort en 1943, avant même la parution de Refus global, allait abandonner ces luttes et débats pour vivre à Sainte-Catherine de Fossambault une mort à luimême et à son art qui est une tragédie objective.Nos meneurs d'âmes ont gagné.Le poète était de médiocre constitution physique, ce qui a pu expliquer sa dépendance matérielle envers ses parents : il n'a jamais pu exercer un métier.Dépendance affective surtout, vis-à-vis de sa mère, ce qui l'aurait empêché de se construire et d'acquérir maturité et autonomie.M.Charron s'étend longuement, et de façon assez convaincante, sur cet inachèvement pathétique de la personnalité de Garneau.La fragilité du jeune homme explique qu'il a pu, malgré un besoin et un désir de liberté aussi vifs que chez quiconque, sombrer dans l'univers morbide de la faute.Il avait honte de ses désirs, de ses pulsions, parce qu'ils étaient une insulte à Dieu, qui le priverait de salut.On voit ce qu'a pu lui inspirer la réalisation réelle ou imaginaire de ces désirs : honte du corps et du sexe et suspicion envers les femmes, dont il savait pourtant célébrer, comme artiste, les attraits et la beauté.Garneau fut-il vraiment le pécheur qu'il disait être ?On imagine mal les jeunes filles catholiques de son milieu se jeter dans son lit avec ferveur et abandon.Ce n'est pas ce que suggèrent les lettres que le poète leur adressait.Ou alors ce bourgeois raffiné allait-il au bordel ?Il n'est pas interdit de penser \u2014 faute se savoir avec qui, comment et combien de fois Garneau s'est livré aux inquiétants délices de la chair \u2014 que son puritanisme névrotique était assez virulent pour lui faire confondre le désir et l'acte.Une biographie plus conventionnelle éclairerait peutêtre cet aspect, dont l'essai de M.Charron ne dit rien.Le travail de l'essayiste est imposant.Il est parfois répétitif aussi, car il s'agissait de traquer dans divers domaines, les lectures de Garneau par exemple (Mauriac, Baudelaire et autres), ce qui a pu se passer dans le plus intime de lui-même pour qu'il fasse oeuvre d'abord, qu'il la rejette ensuite et s'enferme enfin dans la solitude du lieu originel.Il fallait mettre en contexte aussi le désastreux et très court voyage en France, dont Garneau est revenu dans un état de délabrement psychologique profond.Tenter de dire enfin comment a pu naître, moderne et ouverte au monde, une oeuvre que tout empêchait.Loin de toute sécheresse universitaire, mais non sans rigueur, cet essai se révèle une affaire de passion, accolade fraternelle d'un poète d'aujourd'hui qui a une dette de reconnaissance envers celui qui d'une certaine manière l'a mis au monde.L'Obsession du mal invite à une relecture du Journal posthume et du recueil de poèmes, lecture qui gagne à être concomitante à celle de l'essai, si on veut mieux comprendre les passages de lettres et les vers cités ici et là.Le travail d'édition est assez soigné, mais on aurait apprécié un index onomastique.\u0001 \u0001 \u0001 L'OBSESSION DU MAL François Charron Les Herbes rouges, 592 pages Garneau fut-il vraiment le pécheur qu'il disait être ?On imagine mal les jeunes filles catholiques de son milieu se jeter dans son lit avec ferveur et abandon.Ce n'est pas ce que suggèrent les lettres que le poète leur adressait.Ou alors ce bourgeois raffiné allait-il au bordel ?Hector de Saint-Denys Garneau CURIOSITÉ Pourquoi écrire?JOCELYNE LEPAGE Pourquoi écrire ?C'est la question qu'a posée Victor-Lévy Beaulieu à une cinquantaine d'auteurs \u2014 romanciers, poètes, dramaturges, journalistes, auteurs de téléromans, chansonniers \u2014 qui avaient une soixantaine de pages pour y répondre.À cette question-là et à une autre : « Comment écrivez-vous ?» Ce qui a donné naissance à une nouvelle collection aux éditions Trois-Pistoles, qui sortiront huit de ces petits livres cet automne.Le premier est signé François Barcelo, Écrire en toute liberté.Les autres laisseront parler Madeleine Gagnon, Philippe Haeck, Lili Gulliver, Lise Bissonnette, Raoul Duguay, Hugues Corriveau, Yvon Paré.Dans quelques années, cet ensemble donnera un portrait de groupe des auteurs québécois.Déjà, l'éditeur, qui a lu plusieurs manuscrits, peut en tirer quelques grandes lignes.« Ils se sont presque toujours mis à écrire à partir d'un événement marquant, dit Victor-Lévy Beaulieu.Madeleine Gagnon a vu une amie se noyer ; Barcelo a appris que son père brûlait les livres écrits par sa mère pour se chauffer ; Corriveau a été envoyé très jeune chez le psychanalyste ; Yvon Paré est devenu écrivain parce qu'il louchait quand il était petit et devait faire des exercices avec ses yeux, il s'est mis à lire.» Quant à Victor-Lévy Beaulieu, son immigration à Montréal depuis Trois-Pistoles et la polio dont il a été victime sont à l'origine de sa prolifique carrière.Dans le premier ouvrage paru, Écrire en toute liberté, François Barcelo se penche avec humour sur le sort d'écrivain qu'il s'est réservé après avoir travaillé une vingtaine d'années dans la publicité.Il ne sait pas pourquoi il écrit, dit-il, mais il écrit, trois livres par année pour des éditeurs différents, pour se faire plaisir et parce qu'il y trouve « une liberté totale dont (il) abuse totalement ».Il croit tenir sa vocation de sa mère, qui publia un livre avant de se retrouver à l'hôpital psychiatrique.Elle était la soeur de Marc-Aurèle Fortin et son fils l'a très peu connue.Barcelo donne toutes sortes de détails sur l'équipement dont il se sert pour écrire (la marque de ses trois ordinateurs, le titre des dictionnaires intégrés qu'il utilise.).Il a même la générosité de nous dire combien il gagne par année.« Si je fais le total des droits d'auteur, des bourses, des prix, des indemnisations et des cachets, j'en arrive à 15 000 $ environ de revenus annuels nets.Ce n'est pas beaucoup.Mais il y a dix ans, je n'en gagnais que la moitié.Et rien ne m'interdit de penser que, dans dix ans encore, j'an gagnerai le double.» Quel genre de livres il écrit ?« N'importe quoi ! » répond-il à la question qu'il pose lui-même.Sans plan, sans savoir à quel éditeur tel ouvrage est destiné.« Une fois le premier jet terminé, je compte les morts violentes.S'il y en a beaucoup, je l'envoie à Patrick Raynal (Série noire) ; s'il y en a peu ou pas du tout, à un autre éditeur.» Barcelo découvre les aventures qui arrivent à ses personnages à mesure qu'il les écrit.C'est un automatiste.Ceux qui lisent ses livres ne sont peutêtre pas très nombreux (il vend un millier d'exemplaires par titre et pas toujours \u2014 mais c'est là le sort de la plupart des romanciers établis, imaginez les autres) retrouveront dans ce petit ouvrage l'auteur original, drôle, inattendu qu'ils ont aimé dans Agenor, Agenor, Agenor et Agenor, Chiens sales, Moi, les parapluies et de nombreux autres publiés dans la Série noire (Gallimard), chez Libre Expression ou encore dans la collection roman-jeunesse de Québec-Amérique.Et ils auront l'impression qu'il leur fait des confidences en toute liberté.ÉCRIRE EN TOUTE LIBERTÉ François Barcelo Éd.Trois-Pistoles, 119 pages 2995154A François Barcelo 2993483A 7LP0601B1007 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B1007 ZALLCALL 67 01:19:42 10/07/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 Beaucoup pensent qu'il n'est pas drole.Erreur, David Duchovny, qui fait le clown dans Evolution, sait tout autant jouer d'un esprit potache que manier un insaisissable humour pince-sans-rire.Le point avec lui a partir de questions des lecteurs du magazine Cine Live.Q Comptez-vous rejouer un personnage sinistre, comme dans Kalifornia ?R Je ne suis pas a la recherche d'un mechant a jouer, bien que ces roles soient parfois beaucoup plus interessants pour un acteur.Quand on n'est pas psychopathe, c'est toujours amusant de pretendre l'etre.Quant au souvenir de Kalifornia, c'etait mon premier role principal.C'est comme tout ce qu'on fait en debut de carriere, j'y repense avec nostalgie, un peu comme quand je pense a la fac.Q Quitter X-Files, etait-ce une liberation ?R Oui, car aujourd'hui j'ai du temps pour faire tout ce que je veux.Je n'ai plus a passer dix mois de l'annee sur une seule serie.Mais ce sentiment de liberte ne vient pas d'avoir quitte le personnage, la serie ou les gens.C'est juste une histoire de temps retrouve, en quelque sorte.C'etait en fait tres dur de partir.J'ai passe huit ans sur cette serie, avec ce personnage, et je m'impliquais de plus en plus dans l'ecriture et la realisation des episodes.Mulder ( son personnage ) me manque, quand meme.Q Allez-vous tourner un film avec votre femme (Tea Leoni .Jurassic Park III ) ?R Je ne sais pas.D'un cote ce serait genial d'avoir un emploi du temps identique, qui permette de ne pas se quitter du tout, mais d'un autre cote, il semble qu'il y ait encore quelques tabous a surmonter en couple.Il y a aussi parfois un manque d'alchimie, je ne sais pas pourquoi.Peut-etre parce que jouer la comedie c'est mentir et qu'il est difficile de mentir a ceux avec qui on est habituellement le plus honnete.Et le public n'a pas non plus l'air passionne par ce genre de reunion.Il prefere voir deux etrangers faire semblant de faire l'amour.( rires ) >>> MON MOMENT prefere, lors du tournage d'un film, c'est la preparation.Lorsque vous recevez le scenario et que vous commencez a penser et a sentir les choses comme le ferait votre personnage.On sent l'inspiration venir.Bridget Fonda >>> JE PENSE etre un modele pour ma generation.En tout cas, je l'espere.Je travaille dur, j'essaye d'etre la meilleure personne qui soit, j'aime ce que je fais.Ce sont les qualites d'un modele.Je sais qu'il est dur de grandir et de trouver des personnes sur lesquelles on peut prendre exemple.Je serais fiere qu'on prenne exemple sur moi.Jennifer Love Hewitt LES UNS ET LES AUTRES L'univers de David Duchovny ZOOM FLASH Flambeur Eric Rohmer .Vous avez dit recemment vous considerer comme un cineaste du present.Dans quelle mesure pensez-vous l'avoir ete avec L'Anglaise et le duc ?Je pense que cela me va assez bien.Un cineaste du passe est un cineaste qui ne reflete pas correctement la realite.Un film dans lequel il y a beaucoup d'effets de montage, de mouvements d'appareils donne une impression de recul, de passe.Quand il y a en revanche un filmage particulier avec des plans en temps reel, sans montage, on a davantage une impression de present.Et ce n'est pas parce que l'on evoque le passe que cela ne peut pas etre pour autant un film du present.Cine Live Jack Nicholson VOUS DITES.Pause cafe DE NOS JOURS, la pause-cafe touche, selon certains sondages, entre 74 et 94 pour cent des travailleurs aux Etats-Unis et au Canada.Cette habitude, nee en Amerique du Nord au debut des annees 1940, date de beaucoup plus longtemps et est passee de l'Arabie a la Turquie, puis a l'Europe.Robert Henry rappelle dans Petites histoires savoureuses des mots que l'on mange que dans l'Angleterre du XVIIIe siecle, comme dans l'Amerique coloniale, de nombreuses transactions commerciales s'effectuaient dans les cafes.C'est ainsi que la celebre compagnie d'assurances Lloyd's de Londres naquit dans un cafe, comme d'ailleurs le premier foyer de la Bourse de New York fut le cafe Tontine, situe dans Wall Street.POP-CORN VOTRE SOIREE DE TELEVISION - DIMANCHE Anne-Marie Losique Louise Cousineau 9:30 K SCULLY LE MONDE Etrange rencontre: l'invitee est Anne-Marie Losique.13:30 a SECOND REGARD Les gens d'Outremont vont apprecier un topo sur les cabanes, ces constructions temporaires erigees par les Juifs a ce temps-ci de l'annee.15:00 a LA MAIN AU COLLET Un Hitchcock charmant avec Grace Kelly et Cary Grant.Tourne sur la Cote d'Azur ou Grace allait faire la connaissance du prince Rainier.19:00 K POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR Delicieuse comedie romantique avec Jack Nicholson et Helen Hunt, qui ont tous deux recu un Oscar pour leur performance.Version francaise de As Good as it Gets, l'histoire d'un ecrivain misanthrope ( il deteste meme les chiens ) et d'une serveuse.19:30 a LA SOIREE DU HOCKEY: 50 ANS D'EMOTION Claude Meunier anime cette emission de 90 minutes qui evoquera une epoque ou tout le monde regardait religieusement le hockey.Plein de sequences d'archives, notamment une vieille pub d'Yvon Deschamps, avant sa celebrite, ou il vantait le service Esso.20:00 t LES EMMY AWARDS La presentation des trophees de la television americaine a ete retardee par les attentats.Et les organisateurs ont exige un code vestimentaire affaires plutot que plaisir.Ellen De Generes anime et Walter Cronkite ouvrira avec un topo sur l'importance de l'information.22:00 \\ LA STRADA Le chef-d'oeuvre de Fellini avec Anthony Quinn et Giuletta Masina.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Le Chainon manquant Les Beaux Dimanches / La Soiree du hockey.50 ans d'emotions Les Beaux Dimanches / Violons d'enfer Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / PETITS ARRANGEMENTS.(3) (22:55) Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire - Gala Cinema / JERRY MAGUIRE (4) avec Tom Cruise, Cuba Gooding Jr.Le TVA Sports (23:25) N'ajustez pas votre secheuse Malcolm Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Sylvain Cossette Cinema / TENDRESSE ORDINAIRE (3) avec Esther Auger, Jocelyn Berube Chasseurs d'idees / Zaki Laidi (23:03) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR (4) avec Jack Nicholson, Helen Hunt Cinema / A CORPS CONSENTANT (5) avec Linda Fiorentino, Daniel Baldwin (21:45) Pulse Travel, Travel Alias The 53rd Annual Primetime Emmy Awards CTV News Pulse News HTTV News Cinema / CHILD.(17:00) Canada: A People's History / The Great Transformation Da Vinci's Inquest Sunday Report Venture Reflections Canada.News ABC News Cinema / DOCTOR DOLITTLE (4) avec Eddie Murphy Alias The Practice News Pretender Friends 60 Minutes The 53rd Annual Primetime Emmy Awards ER NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent U.C.Undercover Sports.Red Green .Wildlife Birding Trail Naturescene Africa / Love in the Sahel American Matters / Goldwyn Mystery! / Second Sight BBC News Redwall Ballykissangel Philadelphia Performs / The Philadelphia Orchestra 100th.Reduced Shakespeare BBC News Cinema Cinema / PRIDE.(4) (13:00) Law & Order Cinema / THE GREAT SANTINI (4) avec Robert Duvall Travels.Law & Order News Radio Auteur libre Style et.Creation / Noa Ovation / Festival du cirque.Metropolis Cinema / LA STRADA (1) avec Giulietta Masina, Anthony Quinn Tom Cruise & Nicole Kidman Arts, Minds Rodin The Other Side of the Picture Cinema / GREASE (5) avec John Travolta, Olivia Newton-John Cinema / DIRTY DANCING Mon pays mes humours Hors Serie Filiere D / LE VIOL, UN CRIME DE GUERRE.Documentaire Cinema / LOVE-MOI (4) Noir, monde Zoom 60 Minutes Soul Call Algerie Express U.C.Undercover Sportivi in diretta L'Economie des territoires.Introduction a la mecanique Utilisation des psychotropes 2001 - CRM Odyssey Einblicke .substances psychotropes Quartier.How'd they do that?Sunday@discovery Discovery's Sunday.Discovery's Sunday.Storm Warning! Sunday@discovery SOS Vacances D'ici &.Avventura .romantique .tendres Plus belles villes du monde Travel.D'ici &.D'eglises.quartiers .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / JAMES AND THE GIANT PEACH (3) Cinema / GREEN CARD (4) (22:25) NFL Football / Packers - Buccaneers (16:00) Cinema / THERE'S SOMETHING ABOUT MARY (4) avec B.Stiller, C.Diaz The X-Files Ripley's Believe it or not Global News .Sunday Search King.Hill Simpsons Malcolm.Outer Limits The Practice Agvision.Sports Chasseurs de tresors / Graal Assassinats.Che Guevara Face cachee.Sacrificio Cinema / CHACAL (3) avec Edward Fox, Michel Lonsdale The Canadians Spying on Saddam Secrets of the Pharaohs (1/3) Cinema / 1492: CONQUEST OF PARADISE (5) avec Gerard Depardieu, Armand Assante The Goods Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories Always a Bridesmaid .Miracles Birth Stories Midnight.Tom Jones Generation 70 / 1970 Musicographie / D.Osmond Musicographie / M.Osmond Chic Planete Duo Benezra Musicographie / D.Osmond SPAM d.Backstreet Boys Live @ M+ Box Office Concert Plus: musique sans frontiere M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge Target America Sunday Report Venture The Passionate Eye Sunday Showcase Antiques.Francophonies d'Amerique Journal RDI Maisonneuve.Zone libre / L'Affaire Rocancourt Le Telejournal Culture-choc Maisonneuve.Sec.Regard Francophonies d'Amerique NFL Football (16:00) Sports 30 Monde du sport Golf PGA / Championnat Michelob - derniere ronde Sports 30 F1 Magazine .extreme Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / HAVEN - PART 1 (4) avec Natasha Richardson More Tears Drop.Beat Further Tales from the City Cinema / RAVENOUS (4) Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / THE SERPENT AND THE RAINBOW (4) avec Bill Pullman, Cathy Tyson .(23:15) Sportscentral Wrestling: WWF Heat 2001 NASCAR / UAW-GM Qualilty 500 Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.Francophonies d'Amerique Cinema / LA TERRE TREMBLE, EPISODE DE LA MER (2) .(23:35) Monster Machines Junkyard Wars Hyperspace / Life Hyperspace / Survival Hyperspace / Destiny Hyperspace / Life Golf: 2001.Sportscentre That's Golf NFL Primetime NFL Football / Panthers - 49ers Sportscentre Sacre Andy! Mega Bebes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang .d'en haut Roma, Roma Journal FR2 Vivement dimanche / Nicolas Sarcozy .(21:05) Campus, le magazine de l'ecrit Journal belge Ecrans.Superteach.Vox The Tribe Reach for.Cinema / ROMERO (4) avec Raul Julia, Richard Jordan Micawber Diplomatic.Imprint Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi du retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Quoi d'neuf, Charlemagne?Vos droits Acces.com Parole et Vie Question Sante / Trisomie 21 Cite Mag.Sur.colline .(17:30) Sabrina.Sept Petits Monstres Dawson La vie a cinq .(21:40) C.Brown Rugrats Brothers.Screech.Saddle Club Caitlin's.S.Holmes Final Cut Radio Active System.Shadow.My Family L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Mission Zed Vie sans frontieres Millennium Grand Journal (23:45) Les invites a une reception chez Jack Nicholson ont ete ahuris de le voir jeter dans le feu de foyer des poignees de billets de cinquante et de cent dollars.J'ai tellement d'argent que je ne vivrai jamais assez vieux pour tout le depenser, alors pourquoi ne pas en bruler un peu ! leur a-t-il dit.Ca m'amuse de le regarder flamber et de voir la tete des gens lorsqu'il part en fumee.Faut ce qu'il faut POUR TOURNER I Spy a Vancouver, Eddie Murphy a exige qu'on lui trouve une maison de 15 000 pieds carres, pas un de moins, pour loger sa femme, ses enfants, les gardiennes et tout le personnel qui l'entoure.Il fallait aussi que la maison ait un superbe panorama, une piscine, san soublier une salle de projection.Les producteurs n'ont trouve qu'une seule villa qui satisfaisait toutes ses exigences, et elle n'etait pas a louer, mais a vendre : 10 millions de dollars.Finalement, a force de negociations, les producteurs ont reussi a convaincre le proprietaire de la leur louer 500 000 $ pour cinq mois.Le cri primal BRAD PITT et Jennifer Aniston ont ete reveilles au beau milieu de la nuit par des hurlements d'animal blesse.Croyant qu'il s'agissait peut-etre d'un coyote estropie, ils furent d'abord tentes de lui porter secours, mais devant les risques de l'operation ils jugerent plus prudent d'alerter une societe de protection des animaux.Lorsque les agents arriverent sur les lieux, ce fut pour constater que l'animal en question etait un gars saoul que sa femme venait de quitter et qui hurlait sa douleur a la nuit.Le temps des strings TOM JONES a l'habitude de voir les filles lui lancer leurs petites culottes pendant ses spectacles.Dernierement, pendant une representation en Californie, le manege s'est reproduit et ramassant un minuscule Gstring blanc, le chanteur de 61 ans, s'est arrete pour commenter la chose.Chaque fois que je suis interviewe, on me demande si les femmes me lancent toujours leurs sous-vetements, laissant entendre, sourire en coin, que le temps passant et mes admiratrices prenant de l'age les petites culottes devaient etre de plus en plus grandes.Comme vous pouvez le constater, elles sont plutot de plus en plus petites.E X P R E S S MARK WAHLBERG a-t-il trouve une nouvelle facon de faire la cour aux filles ?Inspire par son role dans La Planete des singes, il a en tout cas ete vu dans un bar de Los Angeles poussant des cris de singe devant un parterre de jeunes beautes medusees.Rob Marshall fait actuellement passer des auditions a New York en vue d'une version cinema de la comedie musicale Chicago qu'il tournerait au debut de 2002.Catherine Zeta-Jones, qui a entame sa carriere comme chanteuse et danseuse, jouerait je role de Velma, l'une des deux heroines meurtrieres de cette histoire, qui se deroule pendant la prohibition, dans les annees 20.Depuis sa separation d'avec Elizabeth Hurley, Hugh Grant a sorti avec 50 autres femmes .oui 50 .mais aucune, dit-il, ne lui a inspire le grand amour.SOURCES : Movieline, Star, Glamour, Studio, Globe 7LP0701B1007 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B1007 ZALLCALL 67 01:19:29 10/07/01 B LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 B7 Ouverture d'une retrospective Andy Warhol a Berlin Il y eut la mefiance, puis enfin la confiance, mais soudain la souffrance.2993886A Agence France-Presse BERLIN .Pres de 160 oeuvres du pape americain du pop art , Andy Warhol, font depuis hier l'objet d'une vaste retrospective a la Neue Nationalgalerie de Berlin, qui se poursuivra jusqu'au 6 janvier.Plusieurs des oeuvres d'Andy Warhol (1930-1987), peintures, dessins et films provenant de collections privees et de musees du monde entier .notamment du Museum of Modern Art de New York .sont montrees pour la premiere fois au public.La serie des Treize hommes les plus recherches est ainsi reunie au complet pour la premiere fois depuis 35 ans.La retrospective ne se veut pas une succession d'icones, mais plutot une presentation de l'ensemble de l'oeuvre de l'artiste, qui a sa place dans l'histoire de l'art, a souligne le commissaire de l'exposition, Heiner Bastian.Je voulais montrer Warhol en le detachant du pop art , a-t-il declare.Toutefois, on peut notamment admirer les 32 versions des celebres boites de soupe Campbell's et les series de photos de presse reprises par l'artiste montrant des catastrophes, comme Accident de voitures, Suicide, Chaise electrique ou Bombe atomique.Les grandes figures des annees 1960, comme la paire realisee sur Elvis Presley prenant la pose du cow-boy ou encore le Mao multicolore seront aussi presentees.LE PLAISIR CROIT AVEC L'USAGE CE SOIR 20H Suzanne Levesque recoit Sylvain Cossette et ses coups de coeur Michel Courtemanche, France D'Amour, Nancy Dumais, Rene Simard 1 Gemeaux ! 2988125A VOTRE SOIREE DE TELEVISION - LUNDI Bruno Landry Louise Cousineau 17:00 K MAISON DE REVE Si le tirage de la maison de 900 000 $ vous interesse, c'est maintenant.19:00 r MECHANTE SEMAINE Les mechants Rock et Belles Oreilles commentent l'actualite de la semaine derniere.Le sergent Bigras (Bruno Landry)commentera l'action policiere lors de l'eviction des squatteurs, Guy A.Lepage redeviendra Mme Brossard de Brossard pour parler de showbiz et Yves Pelletier s'attaquera aux partielles.19:30 a LA VIE, LA VIE La serie la plus satisfaisante de la tele.19:30 r DANS MA CAMERA On verra Michele Richard en velo.19:30 0 MAISONNEUVE Le juge Richard Therrien, qui a ete suspendu de ses fonctions il y a cinq ans pour avoir omis de reveler une condamnation pour laquelle il avait obtenu un pardon, accorde sa premiere entrevue.Il vient d'etre readmis au Barreau.20:00 a MON MEILLEUR ENNEMI Comme cette emission a ete ecrite il y a plusieurs mois, on peut penser que les auteures sont cosmiques puisqu'on y trouvera un jeune homme d'origine arabe accuse de terrorisme.20:00 X MUSICOGRAPHIE L'histoire de Cat Stevens, auteur et interprete de plusieurs extraordinaires chansons qui a tout abandonne quand il est devenu musulman.22:00 t THE SOPRANOS Episode de la deuxieme serie en reprise.Mais c'est toujours aussi bon et Marc Labreche a conge ce soir.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir Chateaux made in U.S.A.Virginie La Vie la vie Mon meilleur ennemi L'Or Le Telejournal/Le Point Nouvelles du sport L'Aventure.(23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum Mechante Semaine Dans ma camera Un an plus tard / Radiologistes; Second Cup Ally Mc Beal Le TVA Musicographie / Diane Dufresne Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Cent Titres Cinema / COMME ON FAIT SON LIT (4) Documentaire Les Choix de Sophie Tous contre un Cultive et bien eleve Maison de reve Flash / Garou Fun noir / Gildor Roy Faut le voir pour le croire Cinema / LA MAISON BLEUE (5) avec Jena Malone, Ted Levine Le Grand Journal Hors-Jeu Flash / Garou Sexe et Confidences Pulse Who Wants to be a Millionaire?The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent The Sopranos CTV News Pulse/Sport News News Football (16:00) This Hour.It's a Living Cinema / HARRY'S CASE avec Brian Markinson, Adam Beach The National The National Omerta III News ABC News King.Hill Frasier Who Wants to be a Millionaire?NFL Football / Rams - Lions News CBS News E.T.King of Queens Yes, Dear .Raymond Becker Family Law News Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.The Weakest Link Dateline NBC Crossing Jordan Tonight (23:35) Newshour Bus.Report Profile Antiques Roadshow / Tulsa, Oklahoma Masterpiece Theatre / The Merchant of Venice Profile BBC News Bus.Report Newshour Evolution BBC News Charlie Rose Cinema / COLUMBO - REST IN PEACE, MRS.COLUMBO (5) Biography / Melissa Gilbert 100 Centre Street Minute by Minute Law & Order New York Tango Creation / Photographies.Ovation / .Voix bulgares Paris Modes / La Beaute Cinema / MEMOIRES DE FEMMES (3) avec Sheila Florance Denis Lepage Quintet - Jazz Videos Jeni Le Gon: Living in.Cinema / INTRODUCING DOROTHY DANDRIDGE (4) avec Halle Berry NYPD Blue Contact Animal Africa / Les Voix de la foret Technopolis / Villes assiegees Biographies / D.Washington La Femme bionique Cinema / LA MACHINE.(4) 3rd Rock Atto.Frasier Friends Gilmore Girls Grand Rabbin de France Crossing Jordan Indo-Mtl.Late (23:35) Histoire des formes urbaines Introduction a la gerontologie Physiologie et Vieillissement De la craie.Christianisme au Moyen Age Branche-toi.qc.ca Maternelle Crocodile Hunter / Galapagos @discovery.ca Wild Discovery / Hokkaido .the Wild Great Rivers Frontiers of Construction @discovery.ca .au Canada Plaisirs.D'ici &.Le Quebec.Suivez le guide Lonely Planet / Pays baltes Golfs.D'ici &.Le vent.USA VR .Stevens The Jersey Jett Jackson .Honey, I Shrunk the Kids Cinema / BETSY'S WEDDING (5) Cinema / WESTWORLD (4) (22:35) 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Malcolm in the Middle Love Cruise Angel Star Trek: Voyager News (17:30) National Bob &.E.T.Raymond Becker Family Law Body, Health Sports Tournants.Crise d'octobre L'Histoire a la une Serie noire / Autobus de.Institutions.cimetieres Cinema / LES GRIFFES DU LION (3) avec Simon Ward Odysseys Scattering.Tour of Duty Turning Points Kidnapped: Frank Sinatra Jr Secrets of State (1/3) The Untouchables Pet Project Dogs, Jobs The Goods Fashion File Extra The Lofters Taking it off Skin Deep .Miracles Birth Stories Extra .Homes Musimax Collection (14:00) Max Musique Musicographie / Cat Stevens Generation 70 / 1971 Max Lounge Musicographie / Cat Stevens Christina Aguilera: My.d.Specimen M+ 15 ans Hip Hop VJ Pierre Landry Megahitplus 1-2-3 Punk Top Sexy BBC News Bus.News CBC News: Canada Now Massoud, the Afghan The National The Passionate Eye Benmergui in Banff RDI Junior Entree des.Journal RDI Maisonneuve Le Wonderland Club Le Telejournal et Le Point Maisonneuve Les Renifleurs d'avenir Vivre ici RDS ce soir Sports 30 Entre, lignes Omnium de quilles en double Championnat.billard WPA Cette semaine.Sports 30 Kickboxing Au nord du 60e Medicopter Le Clown Collection Romance Sexe a New York F/X North of Sixty Queen of Swords Paradise Falls Queer as Folk Cinema / ALL OVER ME (4) Highlander First Wave Buffy the Vampire Slayer Sheena, Queen of Jungle Star Trek: Voyager X-Files Sportscentral Hockey.Castrol Superseries Hockey.Cool Shots NHLPA's.You Gotta.Sportscentral Hockey.Last Word.Seigneurs.Volt Panorama Chasseurs.la science Cinema / L'AVENTURE C'EST L'AVENTURE (4) avec L.Ventura Panorama Trauma - Life in the ER My Father's Killer: 48 Hours Trauma - Life in the ER Maternity Ward Behind the Fear.Trauma - Life in the ER Off the Record Sportscentre .Hockey Classic.Kickboxing - Battle 2K WWF Raw is War Sportscentre La Classe.Nascar.Max Steel .Mimi?A.Anaconda Mega Bebes Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang Hist.d'iles Pyramide Journal FR2 Complement d'enquete / Malaise a l'hopital Faits divers / Dans les yeux.Bibliotheca Jrnl (23:03) d.Brilliant.Brainbounce Vista Studio 2 Cinema / .LEARNING The Battleships / Terror.Imprint Studio 2 L'argent.Les Copines .pour la vie Loi, retour Medecine.Les Copains C'est mon choix .la cigogne Les Copines Femmes Cite Mag Le Guide de l'auto Micro-info Cite Mag Quebec Weekend Cite Mag Le Guide de l'auto L'Homme.Double Vie.galaxie jumelles.Dawson .galaxie Vice Versa State, Grace Zack Files Screech.Grizzly Tales Dragon Ball Freaky.Addam's.Breaker.Radio Active Student.Big Wolf.Treasure Aux frontieres de l'inexplique .nerdz Techno.Invasion Planete Terre Des histoires extraordinaires Alerte Meteo Highlander Histoires d'iles 7LP0802B1007 B-8 dimanche - ARTS 7LP0802B1007 ZALLCALL 67 01:25:24 10/07/01 B B8 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 Une 10e édition difficile, mais intéressante STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale Hier soir prenait fin le 10e Festival international de nouvelle danse de Montréal.Cette grande fête du corps, placée cette année sous le sceau de l'exploration, aura réuni quelque 500 artistes en provenance de huit pays et attiré environ 120 producteurs étrangers.Le nombre de billets vendus, soit environ 23 000, s'est maintenu à un niveau similaire à celui des années précédentes, malgré une programmation plus imposante.Il faut aussi souligner que cette édition anniversaire s'étalait sur trois fins de semaine au lieu de Chantal Pontbriand deux, pour tenter de rallier des milliers de nouveaux spectateurs non initiés à la danse.Cette tactique devait, entre autre, contribuer à atteindre l'objectif de 30 000 billets vendus que s'était fixé le FIND.Selon sa directrice générale Chantal Pontbriand, ce manque à gagner serait en partie dû aux événements du 11 septembre qui auraient entaché la pré-vente de billets.Etmalgré le ralentissement des ventes, le FIND aura quand même été un lieu de rencontre et de réflexion sur l'avenir de la danse.Des coups de coeur Parmi nos coups de coeur, soulignons l'incroyable et délectable I said I, de la compagnie Rosas, véritable tour de Babel de théâtre, de musique et de danse.Et parlons de PASTForward, le merveilleux hommage du White Oak Dance Project aux artistes du Judson Church : merci à Mikhaïl Baryshnikov d'avoir permis à une toute nouvelle génération de comprendre le rôle de ce groupe d'artistes qui a révolutionné la danse au XXe siècle.Autre découverte amusante : l'Allemand Thomas Lehmen et sa pièce mono subjects.Lehmen et son équipe ont habilement provoqué une réflexion de fond sur la notion d'illusion au théâtre, avec juste ce qu'il fallait d'humour et d'autodérision pour éviter de verser dans le piège de la démonstration fastidieuse.Plusieurs festivaliers ont aussi eu le souffle coupé par la danse cristalline et vraie du chorégraphe et interprète anglais Russell Maliphant, qui a su faire briller le corps dans la plus grande sobriété.Autres petits moments de bonheur, mentionnés ici à la volée : le surprenant monologue de Mark Eden- Towle dans le lumineux Encyclopeodia / Compilation de la québécoise Lynda Gaudreau ; la réaction spontanée des spectateurs qui ont lâché leur fou lors du spectacle The Show Must Go On de Jérôme Bel ; la force incroyable des danseurs de Merce Cunningham qui sait encore émouvoir avec sa danse purement abstraite ; et enfin, mentionnons le très révélateur jeu-questionnaire qu'a fait subir la belge Christine De Smedt à des jeunes Montréalais recrutés pour participer à l'expérience 9X9.D'ailleurs, aucune autre édition n'aura autant impliqué activement le public, le poussant à remettre en question la passivité de son rôle traditionnel.Ainsi, plusieurs chorégraphes, comme Christine De Smedt ou Jérôme Bel, ont même fait appel à des interprètes non professionels.et des déceptions En tête de liste des déceptions, on ne peut passer sous silence le consternant Cenizas du chorégraphe français Daniel Larrieu, pourtant rempli de flash intéressants, mais si mal exploités.Avec Con forts fleuve, le Français Boris Charmatz tentait sciemment de ne pas passer la rampe, mais toute expérimentation est-elle nécessairement bonne à présenter au public ?Le El Trilogy de Trisha Brown avait pourtant si bien commencé, mais il en a perdu plus d'un au détour, à moins d'être un réel fan de jazz actuel.Cette mouture très sobre du FIND ne fut certes pas une édition facile, les propositions s'adressant moins à la part émotive du spectateur qu'à son intellect.La programmation nous a, entre autres, fait découvrir tout un réseau de jeunes chorégraphes européens qui, comme le soulignait Chantal Pontbriand, « interrogent le corps de façon très stricte, sans faire de concessions ».Suite à une décennie ou plus de productions « rentre-dedans », frôlant parfois le spectacle rock, la danse semble entrée dans une phase de gestation et le FIND 2001 a su nous initier à ce retour du balancier : une danse intime, près de corps, qui questionne la pratique même de cet art, le rapport à l'autre et la notion de « spectacle ».En ternimant, soulignons que le Prix du public, octroyé par vote populaire, a été remis en fin de soirée hier à Russell Maliphant lors de la grande fête de clôture de cette édition anniversaire.Voir autre texte sur le FIND en page B11 Le spectacle Tensions de Paul-André Fortier, pour le choc pulsionnel et vibratoire qu'il a provoqué, fut l'un des bons moments de ce 10e FIND.L'objectif du Grand Labo est atteint ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale S'IL FAUT DU TEMPS pour digérer tous les univers, toutes les émotions, produits par la multiplicité du FIND 2001, la première impression restera celle du contraste, le souvenir violent et juxtaposé de moments de pure magie et de parfaite déception.Une telle opposition est rare et marque sans doute les grandes années : le thème du Grand Labo a produit le meilleur et le moins bon, mais a toujours induit l'interrogation.Si le but était de jeter des bases pour l'orientation future de la nouvelle danse, alors le but semble atteint.Des coups de coeur Au rang des coups de coeur, Le cri du monde de Marie Chouinard, pour l'impact de foudre organique ; Biped de Merce Cunningham, pour les formes magiques qui ne quitteront plus notre mémoire cellulaire ; Luna de Ginette Laurin, pour la poésie profonde et atemporelle ; O Rumo do Fumo de Vera Montero, pour l'éclat de rire qui jaillit de l'absurde ; Continuos project \u2014 Altered daily du Quatuor Knust, inoubliable découverte d'une philosophie de vie légère et profonde ; Muzz de Sarah Chase, pour l'écriture sensible et nostalgique qui nous renvoie à notre mémoire intime ; Compilation de Lynda Gaudreau, pour l'univers unique donné dans un concentré plus intéressant que lorsque les composantes sont dissociées ; Tensions de Paul-André Fortier, pour le choc pulsionnel et vibratoire ; 9X9 de Christine de Smedt, mais c'est bien sûr ! quelle géniale idée fraîche et fine ; Les Ombres de Jean-Pierre Perreault, pour le tableau vivant que l'on n'a pas fini de retourner voir ; Con forts fleuves, de Boris Charmatz, pour l'inconfort audacieux et sauvage et le dernier, et non le moindre, I said I qui consacre l'unicité et la maturité d'Anne Teresa de Keersmaeker.et des déceptions Il faut aussi, sans complaisance, citer au rang des déceptions majeures, Les Lieux de là de Mathilde Monnier, pour le discours convenu ; Cenizas de Daniel Larrieu, qui en est resté à l'extrême surface ; El Trilogy de Trisha Brown ou la perfection sans saveur émotive ; The Show Must Go On de Jérôme Bel, vaine recherche de scandale ; le Haman/Navas Project, finalement trop narcissique, et 24x Caprices, de Manon Oligny, qui gagnera peut-être à mijoter encore.Mais surtout, merci aux créateurs, programmateurs et organisateurs pour cette démonstration parfaite de ce qui ressort de ces contrastes : Montréal capitale de la nouvelle danse ?Oui, Yes.Nos articles sur le Festival international de nouvelle danse sont disponibles à www.cyberpresse.ca/find Voyage virtuel Transportez-vous en 2020 dans une station orbitale et vivez une aventure virtuelle à l'intérieur du corps humain.À l'aide de votre console, contrôlez le déroulement du jeu.Une expérience à vivre en famille ! Règlement disponible sur demande.Prix : une valeur approximative de 1 700 $.1 877 496-4724 (514) 496-4724 Centredes Sciencesde Montreal.com EMBARQUEMENT GRATUIT au Ciné-jeu IMMERSION Les 6, 7 et 8 octobre seulement Le Ciné-jeu IMMERSION GRATUIT à l'achat d'un billet pour un film IMAX ou pour les EXPOSITIONS INTERACTIVES du Centre des Sciences de Montréal au Vieux-Port.2992914A 7LP0902B1007 B-9 dimanche - ARTS 7LP0902B1007 ZALLCALL 67 01:25:53 10/07/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 B9 Björk live : la symphonie islandaise P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale NEW YORK \u2014 La ville est fragile, a-t-on récemment découvert.Car sinon, aurait-on autant craqué pour les spleens orchestrés de Björk, qui venait présenter son nouveau concert aux New-Yorkais jeudi et vendredi soir dernier ?Lors du deuxième spectacle de l'espiègle Islandaise, nous pouvions palper l'émotion à fleur de peau, tant chez la chanteuse que parmi les 5000 spectateurs assis à l'intérieur du Radio City Music Hall.Avec plus de 60 musiciens sur scène, Björk s'est surpassée en douceur, en finesse et en richesse, réconfortant pendant quelques instants l'âme encore fumante de son auditoire.Très peu volubile durant cette 1 h 45, Björk n'a surtout pas placé un seul mot à propos des événements du 11 septembre.Ce n'est pourtant pas par détachement : elle a déjà résidé à Manhattan, elle a accueilli une New-Yorkaise dans son groupe \u2014 la harpiste Zeena Parkins, qu'on peut apprécier sur Vespertine, dernière livraison de Björk.New York lui tient à coeur.Mais puisqu'on dit qu'une image vaut mille mots, et que Vespertine est comme un majestueux film, alors autant laisser la musique nous suggérer des paysages infiniment moins désolants que le « Ground Zero ».La première moitié du concert fut justement une sorte de recueillement.Tout à fait dans l'esprit de Vespertine (mot tiré de vêpres, prière), album qui a constitué \u2014 avec Homogenic \u2014 l'essentiel des 45 premières minutes.Nous n'avions qu'à nous fermer les yeux, et nous étions envoûtés, d'autant plus qu'au niveau des projections, c'était assez statique : des images de banquises superposées.Il en était tout autrement sur scène, vous vous en doutez bien.À la gauche de la chanteuse se dressait un îlot de circuits, de moniteurs, de claviers et d'ordinateurs.C'était le poste de travail du couple américain Matmos, qui répandait les structures rythmiques avec la délicatesse chirurgicale qu'on leur connaît (ils étaient à Montréal lors du dernier Mutek, en juin).Zeena Parkins, qui, en plus de la harpe, se chargeait du glockenspiel et de l'accordéon, était à droite de la chanteuse.Devant Björk, une corbeille remplie de musiciens.Une section de cordes imposante \u2014 près de 40 archets \u2014 et une dizaine de cuivres.Derrière elle, un choeur de 11 chanteuses du Groenland, vêtues de costumes traditionnels \u2014 et parmi elles, une chanteuse inuit québécoise (mais si! ).Björk est montée sur scène en robe blanche à plumes qui rappelait le cygne gravé sur la photo de la pochette de Vespertine.Elle a actionné une boîte à musique pour laisser échapper Frosti (l'instrumentale de Vespertine).L'orchestre a répondu par un extrait de Dancer in the Dark, puis la petite Islandaise s'est lancée dans All is Full of Love.Nus pieds, Björk se donnait corps et âme dans ces chansons, parcourant la scène délicatement.L'orchestre était faste, les arrangements satinés magnifiaient les neuf chansons de la première partie \u2014 une collection de douceurs tirées des trois derniers albums.Avec sa voix criarde, mais retenue sur les petits grognements, nous avons eu droit, entre autres, à Harm of Will sans apport électronique, puis à Cocoon qui, elle aussi, nous faisait goûter pleinement à l'orchestre \u2014 que nous aurions toutefois préféré muni de davantage de cuivres.Le son était sans reproche dans l'immense Radio City Music Hall, et les éléments électroniques se fondaient à merveille avec les arrangements orchestraux et les choeurs.Pour ce qui est de la folie, nous l'avons pleinement goûtée en deuxième moitié du concert.Cette fois, Björk est remontée sur scène avec une robe rouge à crinoline en plumes.Introduction en islandais, puis la puissante Isobel (de Post), aux arrangements refaits.Il y manquait de tambour, les rythmes étaient effacés et les violons prenaient toute la place.Mais Björk avait décidé de mettre le feu, et cela compensait.Après Isobel, incursion dans son premier album solo (Debut) avec Venus as a Boy.Elle a enchaîné avec Pagan Poetry \u2014 l'une des plus belles de Vespertine \u2014, Possibly Maybe (sans les choeurs), puis, retour dans le rythme appuyé avec Hyperballad (Post), qui lui valut sa première ovation debout.Trois chansons ont été interprétées en rappel, dont Human Behavior (Debut) ainsi qu'une inédite.C'était sublime de bon goût, de recherche et d'émotion.En sortant du Radio City Music Hall, le temps était doux et nous étions apaisés de s'être recueillis auprès de la plus jolie et intelligente des prêtresses pop.Photothèque La Presse © Björk a séduit les New-Yorkais qui avaient pris place à l'intérieur du Radio City Music Hall.www.derekzoolander.com VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS 2993611A Orgue et Couleurs: concert final CLAUDE GINGRAS BIEN QUE comportant encore quelques événements complémentaires, le troisième Festival Orgue et Couleurs donnait son dernier grand concert hier soir devant un substantiel auditoire, à l'église du Saint-Nom-de-Jésus.L'organisateur de l'événement et organiste du lieu, Régis Rousseau, avait réuni pour l'occasion des musiciens originaires de la même région que lui, le Saguenay-Lac- Saint-Jean.L'orchestre régional, réduit ici en « formation de chambre » d'une quinzaine de musiciens, était dirigé par son chef Jacques Clément.Ajouté au programme original, le bref Handel d'entrée fut exécuté rondement.(En passant, Solomon (et non « Salomon ») est un oratorio et non un opéra et le compositeur signait son nom « Handel » et non « Haendel ».) Entendu ensuite, le Divertissement de Pierre Mercure met au premier plan un quatuor à cordes, mais la disposition des musiciens et la réverbération du lieu empêchaient de le bien entendre.Les membres du Quatuor Alcan étaient d'ailleurs simples musiciens d'orchestre pour le concert entier.Anonymes, ils l'étaient doublement puisque le feuillet remis à la porte omettait complètement le Alcan dans les notices biographiques et ne donnait même pas le nom des musiciens.Peu à dire sur l'exécution, où on entendait plus de dissonances que n'en a mises le compositeur.Le chef Jacques Clément fut pourtant attentif à tout, comme il le fut jusqu'à la fin du concert.Denis Bluteau, flûte-solo associé de l'OSM, joua le K.314 de Mozart d'une façon impeccable, mais sans l'étincelante virtuosité qui transformerait ce concerto qui n'est pas à l'origine pour flûte mais pour hautbois.Les cadences étaient celles de Jean-Pierre Rampal.Présenté comme une grande nouveauté, le Concerto pour piano à quatre mains du Tchèque Jan Antonin Leopold Kozeluch (ou Kozeluh), contemporain de Mozart, avait été joué chez nos Musici en 1991 par le Duo Crommelynck (mort, depuis, par autostrangulation !).L'oeuvre de 23 minutes n'offre aucun autre intérêt que de faire briller le jeu d'ensemble de Claire Ouellet et Sandra Murray.Fin de soirée avec le Concerto de Poulenc.Le chef, les cordes, les timbales et Régis Rousseau à l'orgue de choeur de 20 jeux s'écoutent bien et traversent la partition avec soin, mais sans expression particulière.Celle-ci viendra à la toute fin lorsque l'organiste appellera, d'en bas, les jeux éclatants du grand orgue de 70 jeux du jubé.TROISIÈME FESTIVAL ORGUE ET COULEURS.Concert de clôture hier soir, église du Saint-Nom-de-Jésus d'Hochelaga-Maisonneuve.Orchestre symphonique du Saguenay- Lac-Saint-Jean (formation de chambre), Quatuor à cordes Alcan, Denis Bluteau, flûtiste, Claire Ouellet et Sandra Murray, duo-pianistes, Régis Rousseau, organiste.Chef d'orchestre : Jacques Clément.Programme : « Arrival of the Queen of Sheba », de l'oratorio « Solomon » (1749) \u2014Handel ; « Divertissement » pour quatuor à cordes et orchestre à cordes (1957-58)\u2014Mercure ; Concerto en ré majeur pour flûte et orchestre, K.314 (1778) \u2014Mozart ; Concerto en si bémol majeur pour piano à quatre mains et orchestre\u2014 Kozeluch ; Concerto en sol mineur pour orgue, orchestre à cordes et timbales (1938) \u2014Poulenc.LES AUTRES \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:05,6:50 TUNNEL \u0001 (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:40,5:25,9:05 L'ANGE DE GOUDRON (G) Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:45,7:10,9:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:20,7:40,9:50 UNE JEUNE FILLE \u0001 (G) Dim.au Jeu.1:15,3:35,6:55,9:20 LA VIERGE \u0001 (sous-titre français) (16+) Dim.au Jeu.3:45,9:20 ZOOLANDER\u0001 (v.française)(G) Dim.au Jeu.12:15,2:30,4:45,7:10,9:35 NE DITES RIEN\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.1:10,1:30,4:00,4:30,6:50,7:05,9:30,9:40 Mer.1:10,4:00,4:30,6:50,7:05,9:30,9:40 Jeu.1:10,4:00,6:50,9:30,9:40 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001(G) Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mer.12:05,1:00,2:40,3:30,5:05,6:55,7:30,9:30,9:55 Jeu.12:05,1:00,2:40,3:30,6:55,9:30,9:55 MARIAGES (G) Dim.au Jeu.12:10,2:35,5:10,7:15,9:40 LA RÉPÉTITION\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:20,2:45,5:10,7:35,9:55 VIRÉE D'ENFER\u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Mar.Jeu.12:00,1:20,2:25,3:40,5:00,7:00,7:20,9:25,9:45 Mer.12:00,2:25,3:40,5:00,7:00,7:20,9:25,9:45 HEUREUX HASARD\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:05,2:30,5:05,7:30,10:00 LA LOI DU COCHON\u0001 (13+) Dim.au Jeu.12:10,2:35,5:00,7:20,9:50 MVP 2 \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:15,2:40,4:50,7:00 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:10 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:00 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.au Mer.4:30,9:30 Jeu.9:30 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.au Mer.2:00,7:20 Jeu.7:20 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Dim.au Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Jeu.7:00,9:40 L'ENJEU \u0001 (G) Dim.au Mer.12:25,2:50,5:10,7:25,9:45 Jeu.7:25,9:45 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.au Mer.1:00,3:15,5:20,7:40,9:50 Jeu.7:40,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.au Mer.12:30,2:45,5:00,7:15,9:30 Jeu.7:15,9:30 ZOOLANDER\u0001(v.française) (G) Dim.au Mer.1:05,3:05,5:05,7:10,9:10 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:35,4:15,7:05,9:35 Jeu.7:05,9:35 HEUREUX HASARD\u0001(G)Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:15,3:20,5:30,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:45,3:00,5:15,7:25,9:40 Jeu.7:25,9:40 MVP 2 \u0001 (v.française) (G) Dim.au Mer.12:55,2:55,4:55,6:55 JOUR DE FORMATION\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:15,4:10,7:00,9:40 Jeu.7:00,9:40 PRINCESS DIARIES (G) Dim.au Mar.1:10,3:45 CAPT.CORELLI'S MANDOLIN (13+) Dim.au Jeu.6:35,9:10 HARDBALL (G) Dim.au Mar.1:30,4:00,6:55,9:15 Mer.& Jeu.6:55,9:15 DON'T SAY A WORD (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.1:00,3:40,6:45,9:25 Mer.& Jeu.6:45,9:25 HEARTS IN ATLANTIS (G) Dim.au Mar.1:15,3:30,6:40,9:00 Mer.& Jeu.6:40,9:00 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.1:05,3:05, 5:05,7:05,9:05 Mer.& Jeu.7:05,9:05 MAX KEEBLE (G) Dim.au Mar.12:55,2:55,4:55,6:50,8:55 Mer.& Jeu.6:50,8:55 TRAINING DAY (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:45, 3:35,6:30,9:20 Mer.& Jeu.6:30,9:20 JOY RIDE (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mar.12:50,2:50, 5:00,7:15,9:30 Mer.& Jeu.7:15,9:30 THE OTHERS \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:15 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Dim.au Mer.1:15,4:05,6:40,9:10 Jeu.6:40,9:10 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.au Jeu.8:45 GLASS HOUSE (13+) Dim.au Jeu.9:20 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Mer.12:50,3:20,7:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Dim.au Mer.1:20,3:35,6:35,8:50 Jeu.6:35,8:50 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:25,3:55,6:35,9:10 Jeu.6:35,9:10 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:05,3:30,6:40,9:05 Jeu.6:40,9:05 JOY RIDE\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:40, 2:50,5:05,7:15,9:25 Jeu.7:15,9:25 JOUR DE FORMATION\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:10,3:50,6:30,9:05 Jeu.6:30,9:05 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:45,3:00,5:10,7:25,9:35 Jeu.7:25,9:35 MVP 2 (v.o.Anglaise) (G) Dim.au Mer.12:30,2:30,4:30,6:30 Jeu.6:30 MVP 2Dim.au Mer.1:00,3:15,5:20,7:10 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:55,3:05,5:15,7:20,9:30 Jeu.7:20,9:30 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.12:35,2:40,4:45,6:50,8:55 Jeu.6:50,8:55 CRÈME GLACÉE, CHOCOLAT ET AUTRE CONSOLAT (G) Dim.& Mar.2:20,4:40,7:05,9:25 Lun.2:20,4:40,7:05 Mer.7:05,9:25 Jeu.7:30 LE FABULEUX DESTIN Sub-Titled (G) Dim.& Mar.1:50,4:30,7:00,9:25 Lun.1:50,4:30,7:00 Mer.7:00,9:25 Jeu.7:30 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.& Mar.2:00,4:20,7:25,9:30 UNE JEUNE FILLE (G) Dim.& Mar.2:15,4:35,7:10,9:30 Lun.2:15,4:35,7:10 Mer.7:10,9:30 Jeu.7:40 LA RÉPÉTITION (13+) Dim.& Mar.2:30,4:50,7:30,9:40 Lun.2:30,4:50,7:30 Mer.7:30,9:40 Jeu.7:50 LA LOI DU COCHON (13+) Dim.& Mar.2:10,4:25,7:15,9:20 Lun.2:10,4:25,7:15 Mer.7:15,9:20 Jeu.7:35 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.2:15,4:45,7:20,9:35 Lun.2:15,4:45,7:20 Mer.7:20,9:35 Jeu.7:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G)Dim.1:30,3:50,7:10,9:20 LES AUTRES (G) Dim.Mar.& Mer.9:00 Jeu.9:30 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:00,3:30,7:05,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 Jeu.7:05,9:35 NE DITES RIEN (13+) Dim.1:15,3:55,6:55,9:30 Mar.& Mer.2:15,4:45,6:55,9:30 Jeu.7:00,9:30 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.1:35,4:00,7:15,9:40 Mar.& Mer.2:35,4:50,7:15,9:40 Jeu.7:15,9:40 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.1:40,4:00,7:30,9:45 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:30,9:45 Jeu.7:30,9:45 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.1:05,3:40,6:50,9:25 Mar.& Mer.2:05,4:35,6:50,9:25 Jeu.7:00,9:25 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.1:20,3:25,7:25,9:35 Mar.& Mer.2:20,4:25,7:25,9:35 Jeu.7:25,9:45 MVP 2 (v.française) (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00 HEUREUX HASARD (G) Dim.1:25,3:35,6:45,9:15 Mar.& Mer.2:40,4:50,6:45,9:15 Jeu.7:15,9:15 LA LOI DU COCHON (13+) Dim.1:10,3:20,7:20,9:50 Mar.& Mer.2:10,4:20,7:20,9:50 Jeu.7:20,9:50 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.& Lun.1:40,4:10,6:50,9:20 Mar.au Jeu.6:50,9:20 NE DITES RIEN (13+)Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:20, 3:45,7:00,9:25 Mar.au Jeu.7:00,9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.& Lun.1:40,4:00,7:10,9:30 Mar.au Jeu.7:10,9:30 ZOOLANDER (v.française) (G) Dim.& Lun.1:50,3:50,7:10,9:15 LA CHAMBRE DU FILS \u0001 (G) Dim.& Lun.2:00,4:10,7:00,9:10 Mar.au Jeu.7:00,9:10 HEUREUX HASARD\u0001(G) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:10,3:10,5:10,7:20,9:35 Mar.au Jeu.7:20,9:35 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:00,3:10,5:15,7:30,9:40 Mar.au Jeu.7:30,9:40 JOUR DE FORMATION\u0001(13+) Laissez-passer refusés Dim.& Lun.1:30,4:00,6:50,9:20 Mar.au Jeu.6:50,9:20 BLONDE ET LÉGALE (G) Dim.& Mar.3:50,9:30 Lun.3:50 Mer.& Jeu.9:30 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:05, 3:55,7:15,9:45 Lun.1:05,3:55,7:15 Mer.& Jeu.7:15,9:45 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.& Mar.1:10,3:25,7:25,9:55 Lun.1:10,3:25,7:25 Mer.& Jeu.7:25,9:55 ZOOLANDER(v.française) (G) Dim.& Mar.1:30,3:40,5:40,7:40,9:40 L'ENTRE-MONDES (13+) Dim.au Mar.1:40,7:30 Mer.& Jeu.7:30 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:00,3:45,6:55,9:35 Lun.1:00,3:45,6:55 Mer.& Jeu.6:55,9:35 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:15, 3:30,5:35,7:45,10:00 Lun.1:15,3:30,5:35,7:45 Mer.& Jeu.7:45,10:00 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:25,3:35,5:45,7:50,9:50 Lun.1:25,3:35,5:45,7:50 Mer.& Jeu.7:50,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.1:45,3:45,7:10,9:10 Lun.1:45,3:45,7:35 Mar.& Mer.7:10,9:10 Jeu.7:35 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:40,3:55,7:05,9:15 Lun.1:40,3:55,7:30 Mar.& Mer.7:05,9:15 Jeu.7:30 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Dim.1:50,3:40,5:30,7:15,9:05 Lun.1:50,3:40,5:30,7:45 Mar.& Mer.7:15,9:05 Jeu.7:45 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:30,3:50,7:00,9:20 Lun.1:30,3:50,7:25 Mar.& Mer.7:00,9:20 Jeu.7:25 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:35,3:30,5:25,7:20,9:25 Lun.1:35,3:30,5:25,7:40 Mar.& Mer.7:20,9:25 Jeu.7:40 TWO CAN PLAY THAT GAME\u0001 (G) Dim.au Mer.1:45,4:30,7:25,9:30 Jeu.7:25,9:30 GLASS HOUSE \u0001 (13+) Dim.au Mer.1:40,4:20,7:30,9:50 Jeu.7:30,9:50 ZOOLANDER\u0001(G) Dim.au Mer.1:50,4:00,7:35,9:35 Jeu.7:35,9:35 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:40,4:10,7:00,9:45 Jeu.7:00,9:45 SERENDIPITY \u0001 (G) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:20,3:20,5:20,7:20,9:25 Jeu.7:20,9:25 TRAINING DAY \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:30,4:35,7:05,9:40 Jeu.7:05,9:40 JOY RIDE\u0001 (13+)Laissez-passer refusés Dim.au Mer.1:00,3:05,5:10, 7:15,9:20 Jeu.7:15,9:20 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.au Jeu.1:00,3:40,6:45,9:30 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Jeu.8:00,10:00 NE DITES RIEN (13+) Dim.au Jeu.1:15,3:55,6:55,9:35 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.au Jeu.1:20,3:45,7:00,9:25 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.au Jeu.1:30,4:00,7:10,9:15 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:50,7:05,9:45 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:20,7:15,9:20 HEUREUX HASARD (G) Dim.au Jeu.1:05,3:15,7:25,9:40 MVP 2 (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:25,3:30,6:30 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE\u0001(G) Dim.au Mar.1:00,3:40 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.au Jeu.9:10 LES AUTRES\u0001(G) Dim.au Mar.12:05,2:25,4:40,6:55,9:15 Mer.& Jeu.6:55,9:15 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.au Mar.12:05,2:25,4:45,7:05,9:30 Mer.& Jeu.7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Dim.au Mar.1:30,4:05,6:50,9:25 Mer.& Jeu.6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS\u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.6:55,9:10 L'ENJEU\u0001(G) Dim.au Mar.12:00, 2:25,4:45,7:00,9:20 Mer.& Jeu.7:00,9:20 CHATS ET CHIENS\u0001 (G) Dim.au Mar.12:20,2:20 PEARL HARBOR\u0001(v.française) (G) Dim.au Mar.4:30,8:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Dim.au Mar.12:00,2:15,4:30,7:00, 9:15 Mer.& Jeu.7:00,9:15 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Dim.au Mar.1:30,4:00,6:55,9:25 Mer.& Jeu.6:55,9:25 ZOOLANDER \u0001 (v.française) (G) Dim.au Mar.12:30,2:30,4:30,7:00, 9:10 UN CRIME AU PARADIS \u0001 (G) Dim.au Mar.12:20,2:30,4:40,7:05, 9:20 Mer.& Jeu.7:05,9:20 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Dim.au Mar.1:25,3:55,6:50,9:20 Mer.& Jeu.6:50,9:20 VIRÉE D'ENFER\u0001(13+) Dim.au Mar.12:20,2:35,4:40,6:55,9:15 Mer.& Jeu.6:55,9:15 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Dim.au Mar.12:15,2:20,4:30,7:00,9:15 Mer.& Jeu.7:00,9:15 LA LOI DU COCHON \u0001 (13+) Dim.au Mar.12:10,2:30,4:50,7:05, 9:30 Mer.& Jeu.7:05,9:30 MVP 2\u0001 (v.française) (G) Dim.au Mar.12:30,2:35,4:45,7:05 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Dim.au Mar.1:15,4:05,6:50,9:30 Mer.& Jeu.6:50,9:30 FOLIES DE GRADUATION 2\u0001(13+) Dim.& Lun.1:10,5:20,9:30 Mar.au Jeu.9:30 HEURE LIMITE 2 \u0001 (G) Dim.& Lun.3:15,7:25,11:35 Mar.au Jeu.7:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE \u0001(G) Dim.& Lun.1:05,3:30,7:05,9:30,11:50 Mar.au Jeu.7:05,9:30 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Dim.& Lun.1:10,3:35,7:10,9:35,11:50 Mar.au Jeu.7:10,9:35 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Dim.& Lun.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10,11:10 Mar.au Jeu.7:10,9:10 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Dim.& Lun.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Mar.au Jeu.7:00,9:00 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Dim.& Lun.1:00,3:30,7:00,9:30,11:55 Mar.au Jeu.7:00,9:30 HORAIRE VALIDE DU OCTOBRE 7 AU OCTOBRE 11 2993667A 7LP1001B1007 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B1007 ZALLCALL 67 01:20:15 10/07/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 O C T O B R E 2 0 0 1 SPECTACLES Les débuts « intéressants» du TNM Salles de répertoire AMERICAN RHAPSODY Cinéma du Parc (3): 15h15.BULLY Du Parc: 17h, 19h30, 21h40.DANSE DU GUERRIER (LA) Cinéma ONF: 19h30.DR STRANGELOVE Cinéma du Parc (1): 20h.JAY AND SILENT BOB Cinéma du Parc (2): 21h50.KOKORO Cinémathèque: 20h30.LULUMBA Cinéma du Parc (2): 17h45.MADE Cinéma du Parc (2): 21h50.SILHOUETTES - GERRON Cinémathèque: 19h.SCORE (THE) Cinéma du Parc (1): 19h30.SLOGANS Cinéma du Parc (1): 17h40.SOIRÉE DE CLÔTURE Cinémathèque: 18h.SOURCE (LA) Cinémathèque: 18h30.SUPERMAN II Cinéma du Parc (1): 15h.Musique SALLE PIERRE-MERCURE Festival Beethoven: Louis Lortie, pianiste, James Ehnes, violoniste, Jan Vogler, violoncelliste.14h30.CHRIST CHURCH Irina Voro, pianiste : 13h.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Dim., 14h, Élèves de l'Institut Nazareth et Louis-Braille.GRAND SÉMINAIRE Dim., 15h, Yves-G.Préfontaine, organiste.ST-PIERRE-APÔTRE (Visitation/R.-Lévesque) J.Ladouceur à l'orgue: 15h.Théâtre LA PETITE LICORNE La terre est tellement grande.: Dim., lun., 20h.THÉÂTRE LA CHAPELLE Le Laquais.Dim., 16h.THÉÂTRE ROUGEMONT À la recherche d'Elvis: 15h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE L'Homme, Chopin et le petit tas de bois: 13h, 15h.(4-7 ans) Variétés CABARET DU CASINO Mississippi Queen : 21h.KOLA NOTE Black Umfolosi: 21h.LA PLACE À CÔTÉ Soirée flamenco: 20h.LA PETITE BOÎTE Daniel Thibaud: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Soirée Brel - T.Fortuit: 21h.CAFÉ LUDIK Swift Years: 21h.LE SERGENT RECRUTEUR Maux d'amour et choses grivoises: 19h30.LE ZEST (2100, Bennett) Zeugma: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: dès 20h.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Reggie Jonas: 20h30.SOUVENIRS - SOUVENIRS DANS DEUX JOURS, il y aura exactement un demi- siècle que le Théâtre du Nouveau Monde faisait ses débuts avec la présentation de L'Avare, de Molière, sur la scène du Gesù.Jean Béraud, le grand critique de théâtre qui fit carrière pendant tant d'années à La Presse, avait alors parlé d'un intéressant début pour la troupe.Jean Gascon jouait le rôle titre et assurait la mise en scène.Mais si Jean Béraud, homme tout en nuances, avait parlé d'une « soirée intéressante, spectacle extrêmement soigné et jeu de qualité », il avait également écrit ceci : « M.Gascon, en plus d'assumer cette charge écrasante, a dirigé l'interprétation : on a longuement répété, tout est vraiment au point, mais sur un ton académique auquel je préfère bien souvent la spontanéité et le naturel.Comment, pourtant, expliquer que ce spectacle donné rondement en deux heures, y compris l'entracte, ait paru par moments ennuyeux ?» Et d'ajouter : « J'avoue que pour ma part cet avare qui s'entoure de si nombreux domestiques me paraît, « aux jours d'aujourd'hui, peu vraisemblable ».Cela dit, Jean Béraud avait rendu hommage à l'homogénéité de toute cette jeune troupe, parmi laquelle on notait les Robert Gadouas, Jean-Louis Roux, Guy Hoffmann, Gabriel Gascon et Ginette Letondal.Mais il avait déploré que « la plupart des interprètes adoptent de jolies voix flûtées sur un diapason supérieur à leur parler habituel ».Nat King Cole au Forum DUKE ELLINGTON, Sarah Vaughn et Nat « King » Cole, trois des rois du jazz des années 50, se sont produits sur la scène du Forum, le 7 octobre 1951 et comme l'écrivait deux jours plus tard Raymond Guérin, « ce ne sont vraiment pas des artistes de petit calibre ».Selon Guérin, « ils ont été très bons, surtout Duke Ellington, dont la suave personnalité convenait fort agréablement à ses fonctions de maître de cérémonie.Son orchestre n'est pas aujourd'hui l'organisme formidable qu'il fut autrefois, mais il renferme quand même d'excellents instrumentistes, et les « arrangements » de Ellington, eux, ne changent pas : ce sont toujours des beaux modèles d'orchestration, bien équilibrés, techniquement parfaits.» De Sarah Vaughn, Guérin écrit que « c'est une chanteuse exceptionnellement douée.Et qui possède une expérience très riche : voix douce, accents sincères, chauds.» Enfin, Nat « King » Cole était en bonne forme.« Il a obtenu un franc succès.Il a prouvé qu'il était demeuré un des interprètes les plus consommés du jazz.» André Laurendeau au TNM ON SE SOUVIENT encore d'André Laurendeau au Québec, comme journaliste et ex-rédacteur en chef du Devoir, comme homme politique et chef de l'éphémère Bloc populaire à Québec et comme coprésident, dans les années 60, de la fameuse commission d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.Mais peu savent qu'il fut aussi dramaturge et que l'une de ses pièces, Deux Femmes terribles, fut jouée au Théâtre du Nouveau Monde, il y a 40 ans.Jean Béraud écrivit alors (10 octobre 1961) que la pièce avait été accueillie par le public de première, « avec le respect que mérite le journaliste et homme de lettres très estimé, de façon très polie sinon enthousiaste.C'est que cette étude de mariages mal tournés, avec deux femmes, trois faudrait-il dire, se disputant le coeur d'un ami déchu, si l'on peut y voir un brillant essai littéraire, a peu de qualités qui puissent répondre de sa valeur dramatique.» Félix Leclerc et l'écriture IL Y A QUARANTE ANS, Félix Leclerc lançait ses Calepins d'un flâneur.Et le célèbre poète-troubadour de s'exclamer : « Ce qu'il faut pour écrire ?L'hiver, la solitude, un grenier et de la peine.Et encore.Elle est si difficile à pratiquer qu'on va bientôt la ranger avec les vertus.» Jacques Keable écrivait, le 5 octobre 1961 que « c'est de fait le carnet d'un flâneur qui flâne surtout entre deux occupations bien réglées ».Leclerc, lui, ajoutait : « Il s'agit de pensées qu'on ramasse dans le fond de sa main.un ramassis d'idées.» ©2001 Twentieth Century Fox Film Corporation.« ENFIN, UN THRILLER QUI FAIT FRISSONNER.» Elizabeth Einstein « TOUS DROITS RÉSERVÉS » LE FILM #1 AU CANADA! « Wow! Une pièce de maître.» Larry King, CNN « Un thriller dans la plus pure tradition de Hitchcock! » Rex Reed, THE NEW YORK OBSERVER CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA ST-EUSTACHE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .SON DIGITAL À L'AFFICHE! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS 13 VIOLENCE ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! (version française de «Don't Say A Word») «UN THRILLER TERRIFIANT ET ÉLECTRISANT.» Joe Leydon, SAN FRANCISCO EXAMINER (version française de «Joy Ride») CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS À L'AFFICHE! .SON DIGITAL 13 VIOLENCE ANS + CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .13 À L'AFFICHE EXCLUSIVEMENT ! ANS + .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! 2993798A GVISA GÉNÉRAL Déconseillé aux jeunes enfants n i c o l e k i d m a n V.f.de « The Others » GVISA GÉNÉRAL V.f.de RUSH HOUR 2 PRÉSENTE Ame\u2018lie GVISA GÉNÉRAL AUDREY TAUTOU MATHIEU KASSOVITZ version originale française avec sous-titres anglais UUnn ffiillmm ddeeJJEEAANN-PPIIEERRRREE JJEEUUNNEETT un film de Barbet Schroeder VIOLENCE ANS + L A S TANZA D E L F I G L I O un film de NANNI MORETTI UN FILM DE ÉRIK CANUEL SCÉNARIO ET DIALOGUES DE JOANNE ARSENEAU V.F.DE SERENDIPITY HEEUREEUXHASARD Fanny Mallette Un film de Françis Leclerc une jeune fille à la fenêtre Palomar V.F.DE MVP2-MOST VERICAL PRIMATE GVISA GÉNÉRAL CONSULTEZ LES GUIDES- HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES- HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES- HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES- HORAIRES DES CINÉMAS! CONSULTEZ LES GUIDES- HORAIRES DES CINÉMAS! 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VIOLENCE ANS + GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL GVISA GÉNÉRAL 2995035A Invitent 200 personnes à une représentation du film Courez la chance de gagner un des 100 laissez-passer doubles.La Pianiste/ Remstar Distribution/ 85 St-Paul Ouest, Montréal (Québec) H2Y 3V4 Nom Adresse Ville Code Postal Tél (Jour) (soir) Remplissez ce bon de participation et envoyez-le à l'adresse suivante : Tirage de 100 laissez-passer doubles le 11 octobre 2001.Les fac-similés seront refusés.Valeur approximative du prix: 1200.00$.Les règlements seront disponibles chez Remstar.DÈS LE 22 OCTOBRE www.remstarcorp.com GRAND PRIX DU JURY PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE PRIX D'INTERPRÉTATION MASCULINE FESTIVAL DE CANNES 2001 2992933A Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat JOUR DE FORMATION (13+) (Version française de TRAINING DAY) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 2:00, 4:45, 7:30, 10:15 MAR-JEU 2:00, (4:45), 7:30, 10:15 FUNNY GIRL (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 1:30, 5:00, 8:30 MAR-JEU 1:30, (5:00), 8:30 MAX KEEBLE'S BIG MOVE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 1:30, 3:45, 6:00, 8:00, 10:15 MAR-JEU 2:45, (5:00), 7:30, 9:45 MVP 2: MOST VERTICAL PRIMATE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 12:45, 2:45, 5:00, 7:30, 9:45 MAR-JEU 2:15, (4:30), 7:00, 9:15 HEARTS IN ATLANTIS (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM-LUN 2:00, 2:45, 4:30, 5:15, 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 MAR-MER 2:00, 2:45, (4:30), (5:15), 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 JEU 2:00, 2:45, (4:30), (5:15), 7:45, 10:15 THE DEEP END (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 2:20, 4:50, 7:20, 9:50 MAR-JEU 2:20, (4:50), 7:20, 9:50 OUR LADY OF THE ASSASSINS (16+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM-LUN 2:20, 4:45, 7:10, 9:35 MAR-JEU 2:20, (4:45), 7:10, 9:35 THE GLASS HOUSE (13+) DIM-LUN 1:55, 4:30, 7:05, 9:40 MAR-JEU 1:55, (4:30), 7:05, 9:40 ROCK STAR (13+) DIM-LUN 2:25, 4:55, 7:30, 10:05 MAR-JEU 2:25, (4:55), 7:30, 10:05 LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM-LUN 1:30, 4:15, 7:15, 10:00 MAR-JEU 1:30, (4:15), 7:15, 10:00 THE CURSE OF THE JADE SCORPION (G) DIM-LUN 2:20, 4:40, 7:05, 9:30 MAR-JEU 2:20, (4:40), 7:05, 9:30 SESSION 9 (13+) DIM-LUN 3:10, 5:30, 7:50, 10:10 MAR-JEU 3:10, (5:30), 7:50, 10:10 CAPTAIN CORELLI'S MANDOLIN (13+) DIM-LUN 1:30, 4:25, 7:15, 10:05 MAR-JEU 1:30, (4:25), 7:15, 10:05 GHOST WORLD (13+) DIM-LUN 2:15, 4:50, 7:25, 10:00 MAR-JEU 2:15, (4:50), 7:25, 10:00 AMERICAN PIE 2 (13+) DIM-LUN 3:00, 5:20, 7:40, 10:05 MAR-JEU 3:00, (5:20), 7:40, 10:05 RUSH HOUR 2 (G) DIM-LUN 1:15, 3:30, 5:45, 8:00, 10:20 MAR-JEU 3:30, (5:45), 8:00, 10:20 LEGALLY BLONDE (G) DIM-LUN 3:00, 5:25, 7:40, 9:55 MAR-JEU 3:00, (5:25), 7:40, 9:55 KISS OF THE DRAGON (16+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 2:10, 4:35, 7:00, 9:25 MAR-JEU 2:10, (4:35), 7:00, 9:25 MOULIN ROUGE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 4:20, 7:10, 9:55 MAR-JEU 1:30, (4:20), 7:10, 9:55 (13+) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM-LUN 1:30, 2:30, 4:00, 5:00, 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 MAR-JEU 1:30, 2:30, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 9:30, 10:30 dans toutes les salles de cinéma www.amctheatres.com www.moviewatcher.com Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ Prix réduits non valides le lundi 8 octobre 2001.2993860A 7LP1101B1007 B-11 dimanche - ARTS 7LP1101B1007 ZALLCALL 67 01:22:39 10/07/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 7 O C T O B R E 2 0 0 1 B 1 1 ANNE TERESA DE KEERSMAEKER Suivons les Stereomovers Un aria pour la liberté d'être P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale « Ça nous arrive souvent, à la fin de nos concerts, comme celui qu'on a donné à la SAT récemment, de nous faire demander : mais vous sortez d'où, vous deux ?» Pour le registre, indiquons d'abord qu'Alexandre Dionne, 23 ans, et Simon Roy, 22 ans, sortent de Laval et qu'il y a à peine 10 mois, ils y étaient toujours, plongés dans l'obscurité et l'indifférence.Aujourd'hui, ils se produiront devant plus de 10 000 danseurs, dans le cadre de l'événement Black & Blue, avec un violoniste et des projections pour en mettre plein la gueule.« On veut que les gens se souviennent de nous en sortant du Stade », prêche Alexandre.Dans le cercle de la musique électronique locale \u2014 lequel prend de l'expansion lentement, mais très sûrement \u2014, ces deux collègues qui évoluent sous le nom de Stereomovers commencent depuis peu à faire tourner les têtes.Et pas n'importe lesquelles, comme nous le verrons sous peu.Mais avant, voici la petite histoire.« On joue ensemble depuis sept ans, mais on est dans la musique depuis plus longtemps.C'est vraiment une passion ! » commence Alex.Avec Simon, ils ont formé leur premier groupe, du rock progressif s'il vous plaît, « avec beaucoup de projections ! » « Progressivement, dit Alex, on s'est orienté vers des beatbox, des chansons plus lentes, genre trip-hop, en y mettant beaucoup d'expérimentation.» « Et des groupes comme Yes ou Genesis, c'est pas mal dans les mêmes années que Tangerine Dream et Kraftwerk, rappelle Simon, en évoquant ces influences.On se rapprochait peu à peu.» Puis, un jour, Alex débarque au Sona.Pour assister au concert de Gus Gus, avec Lamb en première partie.Le déclic qui allait les mener à la musique électronique, mais toujours en chérissant l'idée d'un groupe.« À ce moment-là, on écoutait Underworld, The Orb, Orbital, des artistes techno qui s'affichaient comme des groupes.» Avec une nouvelle idée en tête \u2014 celle de faire danser les gens \u2014 ils ont fait leur petit bout de chemin.Ils se sont endettés en achetant ordinateurs, boîtes à effets, claviers, qu'ils entassaient à la maison.Un nom de groupe est trouvé : Stereomovers.Après quelques temps d'expérimentation dans l'underground lavallois (lire : le soussol de leurs parents), la paire sent qu'il est temps de proposer son house progressif très tribal à la planète techno.« On a brûlé un nombre incroyable de CD, dit Alex.On les a envoyés dans le monde entier, jusqu'à Tokyo même ! On avait confiance.» En janvier dernier, un obscur label allemand, UCMG, les met sous contrat.Un jour, un vinyle d'une de leurs chansons atterrit dans la boîte aux lettres : c'est le début de la consécration.« Notre chanson s'est retrouvée dans des palmarès en Allemagne et en Italie.Mais on attend toujours d'être payés.» Pas grave, le nom Stereomovers a fait du chemin, jusqu'aux oreilles des organisateurs du Black & Blue.Puis de Saeed & Palash, deux respectés DJ house de Washington, qui viennent de les accueillir au sein de leur écurie, Addictive.Du sérieux, cette fois : un premier single est prévu pour bientôt, lequel sera suivi d'un album complet.Depuis, plusieurs DJ montréalais demandent qu'on leur brûle un CD, histoire de glisser une « toune » dans leurs sets.Luc Raymond, Alain Vinet et Nic B.endossent les Stereomovers.Leurs spectacles \u2014 comme celui présenté ce soir, puis celui prévu pour le MEG \u2014 ne manquent pas de délier les jambes des danseurs, séduits par leurs ambiances planantes, par leurs rythmes appuyés et les fortes mélodies de leurs chansons.C'est de là qu'ils sortent, pour ceux qui se le demandent.Mais encore, le plus intéressant, dans cette belle histoire, est de voir jusqu'où ils iront.ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale D'UNE ANNÉE À L'AUTRE, on attend la dernière création d'Anne Teresa de Keersmaeker, sans aucun doute l'une des importantes chorégraphes de la scène mondiale actuelle.On l'attend ou on la redoute, ces deux attitudes, apparemment contradictoires prouvant la même chose : dès lors que l'on a eu une fois le privilège de voir son univers, on ne l'oublie plus.Que l'on ait adoré ou haï l'expérience, on n'y sera jamais indifférent.L'oubli de l'indifférence, la demi-mesure vague, voilà bien la seule réaction que ne peut provoquer une création de la compagnie Rosas.La présentation de I said I au Théâtre Maisonneuve, en première nord-américaine dans le cadre du Festival international de nouvelle danse 2001, en a fait une nouvelle démonstration : il s'agit d'une oeuvre majeure, unique, bouleversante.Sur une scène qui évoque un hangar en chantier, avec de chaque côté deux formes de musiques jouées live \u2014 d'un côté le DJ Grazzhoppa et le saxophoniste Fabrizio Cassol, de l'autre un ensemble de cordes, violon et contrebasse, et un piano, \u2014 qui chacune interprète un aspect du monde d'aujourd'hui, les dix extraordinaires interprètes de Rosas \u2014 physiques, langues, nationalités tout à la fois confondues et spécifiées \u2014 offrent un opéra conceptuel, violent, exubérant et dérangeant, à la bigarrure du monde contemporain.Le texte de Peter Handke, Autoaccusation, qui trace les mots d'un homme qui passe en revue tout ce qui fait de lui un individu, c'est-à-dire les actes, pensées, gestes, révoltes et turpitudes qui le rendent inconforme à l'organisation sociale, est dit par les interprètes chacun dans leur langue, et projeté sur l'écran accroché au-dessus des spectateurs.Des objets du quotidien, des scènes de rapprochement puis de rejet, des moments d'harmonie de groupe puis des solos qui se changent en duos et en trios, des moments de grâce et de douceur, échappés d'une cacophonie de musique contemporaine parfois insupportable pour les tympans, tout un monde où l'individu cherche sa place dans la masse, trouve un instant d'existence puis replonge dans l'indifférencié, un monde déstructuré mais remarquablement orchestré par la chorégraphe, vous saute à la figure, agresse vos sens et s'imprègne dans votre rétine, pour toujours.La fusion parole-musique-mouvement- espace est poussée à un point de perfection tel que tout paraît parfaitement improvisé et « naturel ».Le culturel dompté à ce point retourne au naturel, et c'est précisément ce que questionne le texte de Handke, et c'est le propos central de la pièce.Quand vous sortez de ce spectacle qui finit sur une sorte d'apothéose, vous n'êtes pas en paix, loin s'en faut ! Vous êtes complètement « boosté ».I said I est un aria, un hymne composé pour la liberté et le courage de se transformer.Une oeuvre, une vraie, merveilleusement réussie, parce qu'elle dépasse les limites du convenu et vous entraîne là où vous ne pensiez pas vous rendre.Anne Teresa de Keermaeker est sans doute l'une des plus importantes chorégraphes de la scène mondiale actuelle.G É N I E S EN HERBE #958 A- DESSERTS 1 Quelle marque américaine de chocolat créée en 1780 a pour logo, encore aujourd'hui, l'image de sa cofondatrice, est encore en usage aujourd'hui?2 Quelle cantatrice australienne a donné son nom à une sorte de toast et à un dessert aux fruits?3 Quelle ville française est reconnue pour ses bonbons appelés bêtises?4 Quels fonctionnaires de l'Antiquité chinoise ont donné leur nom à un gâteau fait de pâte biscuitée et de ganache au chocolat?5 Avant d'être des desserts, que sont la réglisse et la guimauve?En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca C- HISTOIRE POLITIQUE 1 À quel politicien soviétique doit-on la politique de Perestroïka?2 Qui dirigeait l'URSS lors de la crise des missiles de Cuba?3 Sous quel nom fut connu Harold A.Russell, chef du contre-espionnage anticommuniste au M16 britannique, qui fit défection en URSS en 1963?4 Quel politicien serbe supprima le statut de province autonome du Kosovo?5 Quel traité économique fut signé entre les pays du bloc soviétique la même année que la fondation de l'OTAN?Politicien soviétique F- MUSIQUE 1 À quel groupe cubain associez- vous les noms d'Ibrahim Ferrer et de Compay Segundo?2 Quel duo français de musique électronique est formé de Nicolas Godin et de Jean-Benoit Dunckel?3 Que signifie en français le titre de la chanson Livin' la Vida Loca?4 Quel pionnier de la musique punk américaine est décédé en avril 2001, à l'âge de 49 ans?5 Quel est le titre du troisième album de Kevin Parent?B- MÉTAUX 1 Quel métal est extrait du «wolfran», qui lui donne son symbole atomique : «W»?2 Quels sont les deux métaux qui entrent dans la frabrication d'un huard canadien?3 Quel métal fut nommé en l'honneur d'un personnage de la mythologie, condamné à la faim éternelle?4 En quel métal très résistant la compagnie Apple construit-elle ses modèles d'ordinateurs portables G4?5 Le silicate de quel métal utilise-t-on en joaillerie (lorsqu'il est cubique) comme imitation bon marché du diamant?D- INVENTIONS ET DÉCOUVERTES 1 Quel Écossais découvrit par erreur que le feu permet de rendre le caoutchouc plus résistant, ce qui ne l'empêcha pas de mourir pauvre?2 Sous quel autre nom connaissons- nous mieux le syndrome d'adaptation générale du docteur Selye?3 De quel jeu ésotérique «Parker Brothers» achètent- ils les droits en 1966, tout en transférant sa production à Salem, Massachusetts?4 Quelle découverte hématologique valut à Karl Landsteiner le prix Nobel de Médecine en 1930?5 Quelle invention, classique de la vie sociale de banlieue des années 50, doiton à Daniel Tupper et Brownie Wise ?G- FÊTES 1 Quel évènement diplomatique fêtait son 300e anniversaire à Montréal pendant l'été 2001?2 Quelles fêtes romaines de la fécondité étaient présidées par des hommes déguisés en loups?3 Quelle fête mondaine donna son nom à une émission de variétés animée par Michelle Richard et Serge Laprade?4 Quelle fête américaine fut créée par le docteur Maulana Ron Karenga en 1966 pour que les noirs américains puissent célébrer leur héritage africain à Noël?5 Quel poète est l'auteur des «Fêtes galantes»?E- CHAUSSURE À SON PIED 1 Quelles chaussures furent dérobées par l'employé félin du marquis de Carabas?2 Quelle ville européenne, réputée pour son cuir, nous a donné le mot «cordonnier » ?3 Quel nom donne-t-on à la chaussure de cuir dont le bout pointe vers le haut, portée par les hommes des pays d'Afrique du Nord?4 Quel designer new-yorkais est le «cordonnier» fétiche des héroïnes de la comédie Sex and the City?5 Quel personnage historique était le fils de Berthe au grand pied?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Réalisateur de film d'animation français né à Neuilly en 1905.2 Il commença dans la publicité et réalisa Go chez les oiseaux et L'épouvantail.3 Jacques Prévert écrivit pour lui quelques scénarios.4 C'est de cette collaboration que naquit son film le plus célèbre : Le Roi et Hans Selye l'oiseau.SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES Mort de la veuve d'Oskar Schindler Associated Press FRANCFORT \u2014 La veuve de l'industriel allemand Oskar Schindler, Emilie, qui aida son époux à sauver des centaines de juifs qui échappèrent grâce à eux aux camps de concentration nazis, est morte à l'âge de 93 ans, a annoncé sa biographe Erika Rosenberg.Emilie Schindler s'est éteinte vendredi soir dans un hôpital de Strausberg aux environs de Berlin, où elle avait été admise le 21 juillet dernier pour une maladie grave, a fait savoir l'écrivain.La cause exacte de son décès n'a pas été communiquée mais les médias avaient parlé d'une crise cardiaque lorsqu'elle avait été hospitalisée. 7LP1201B1007 B12 dimanche 7LP1201B1007 ZALLCALL 67 01:16:55 10/07/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 7 OCTOBRE 2001 Pierre Lussier: une histoire d'amour avec le cardinal À TIRE-D'AILE Originaire de l'Outaouais, à deux pas de la réserve Papineau- Labelle, Pierre Lussier est un homme des bois.Amateur de pêche et grand chasseur devant l'Éternel, il se souvient encore de cet épisode de jeunesse quand il avait acheté « une petite 22 » usagée avec son frère pour 5 $.S'il a couru les bois durant des années et travaillé sur une multitude de chantiers de construction pour gagner sa vie, Pierre Lussier a délaissé le travail et la forêt.Âgé de 55 ans, des difficultés d'équilibre et des problèmes neurologiques dans une jambe l'empêchent de travailler et le confinent à la retraite depuis un petit moment.Mais son goût de la nature est enraciné à jamais.Il est devenu un passionné des oiseaux.Résidant du quartier Hochelaga-Maisonneuve, il se rend au Jardin botanique presque quotidiennement, à partir du printemps, dès que le beau temps le permet.« Impossible de se lasser, dit-il.Ici la nature est toujours en changement et c'est la place idéale pour observer une foule d'oiseaux ».M.Lussier fait beaucoup plus que les observer.Il les photographie, les nourrit et leur parle.À tel point que depuis quelques années, durant la période de reproduction, plusieurs carouges à épaulettes viennent manger dans sa main.Dix-sept, pour être plus précis, cinq mâles, qui se sont d'abord prêtés au jeu, puis depuis deux ans, 12 femelles ont décidé, elles aussi, de profiter de la manne, toujours des arachides décortiquées et légèrement broyées, jamais salées.Il en achète pour 20 $ par mois.Depuis deux semaines, l'émule de François d'Assise réussit aussi à faire venir dans sa main deux cardinaux, un exploit quand on sait à quel point ces oiseaux sont farouches.D'ailleurs, il s'agit de jeunes d'une deuxième couvée dont le plumage est en train de virer au rouge.Même s'ils se sont approchés à trois ou quatre centimètres de sa main, leurs parents n'ont jamais daigné prendre un bout d'arachide de ses doigts.« J'avais entendu dire qu'un amateur avait déjà réussi à nourrir des cardinaux à la main.Je voulais donc relever le défi.» L'hiver dernier, à la suite de la parution de son livre en français, Nourrir les oiseaux dans sa main (éd.De l'Homme), l'Américain Hugh Wiberg avait confié au cours d'une entrevue à La Presse qu'après des décennies d'expérience, il n'avait jamais réussi à « apprivoiser » un cardinal.Trop farouches, disait-il.Mercredi dernier, à deux pas des aménagements alpins, au Jardin botanique, il fallait voir Pierre Lussier parler à ses préférés.L'appel s'est fait entendre rapidement.Deux minutes après notre arrivée, voilà que les deux jeunes venus d'on ne sait où se mettent à sauter de branche en branche pour finalement se servir dans sa main où déjà se relaient sans cesse les mésanges à tête noire.Un des jeunes se contente de prendre les graines à partir d'une branche.Moins farouche, le second s'installe carrément dans la main ou sur un doigt et prend tout son temps pour prendre sa pitance.Plus tard, même la femelle se présente sur les lieux, mais elle se tient à l'écart.S'il est bien fier de son coup, M.Lussier raconte qu'au début ce sont les parents qu'il tentait d'attirer.D'abord en jetant des morceaux d'arachides par terre, ensuite en les incitant à s'approcher davantage en déposant les graines sur un banc.Puis un jour, il réalise que les parents se sauvent avec les arachides pour les donner à leurs petits installés à l'abri, plusieurs mètres plus loin.« À ce moment-là, j'ai redoublé d'énergie pour nourrir les parents afin que leurs petits s'habituent au goût des arachides.Je me consacrais à eux au moins quatre heures par jour ».Puis ce fut le choc : les parents se mettent à chasser les petits afin de conserver leur territoire.Les jeunes, affamés, sont attirés par la main bien garnie, mais la peur naturelle leur dicte de se tenir éloignés.Au même moment, les mésanges profitent de l'occasion pour s'empiffrer, toujours sous l'oeil attentif des deux jeunes.Puis, manifestement encouragés par un estomac qui crie famine et par le va-etvient des mésanges, les deux cardinaux décident eux aussi de se mettre à table.Le bon Samaritain les nourrit plusieurs heures par jour, beau temps, mauvais temps, et va même les accompagner jusqu'à leur dortoir en début de soirée.D'ailleurs, « ses » cardinaux sont si familiers qu'ils n'ont pas hésité à manger dans ma main.Une passion à partager Car M.Lussier aime bien partager sa passion.Quand il en a l'occasion, il donne quelques arachides aux enfants de passage pour que les mésanges mangent dans leur main, ce que les uns et les autres apprécient, dit-il.Il fera aussi de même avec des handicapés en fauteuil roulant.« Mon plus grand plaisir est de voir des handicapés qui nourrissent les oiseaux pour la premières fois.Leur regard s'allume immanquablement.Et souvent, à la fin de leur brève expérience, ils me disent : si vous saviez comme cela m'a fait du bien.» Au fil des semaines, l'homme aux cardinaux suit les allées et venues de la faune du Jardin botanique.Il pourra vous dire notamment que les étourneaux sansonnets sont partis dans le sud après avoir dormi par milliers dans une touffe d'arbres, près du jardin alpin, qu'un cormoran vient faire son tour depuis quelques temps dans l'étang du nouveau jardin des Premières Nations pour se mettre quelques poissons dans le bec, qu'au même endroit, les canards sauvages ne se gênent pas eux non plus pour venir manger goulûment ses cacahuètes.D'ailleurs, ils sont peut-être plus nombreux depuis le début de la saison de chasse il y a 15 jours.Peut-être savent-ils aussi que Pierre Lussier a troqué depuis longtemps le fusil pour une poignée d'arachides.PHOTOS PIERRE McCANN Si Pierre Lussier réussit à nourrir des carouges à épaulettes dans sa main depuis quelques années, son dernier exploit a été réalisé il y a deux semaines : de jeunes cardinaux se sont perchés sur ses doigts pour déguster des arachides.Ce qui n'est pas évident quand on sait à quel point cet oiseau est farouche.En hiver et en été C'est au cours de l'hiver, quand les besoins énergétiques des oiseaux sont plus grand en raison du froid, qu'il est habituellement plus facile d'amener les volatiles à manger dans notre main.Les mésanges sont de ceux qui se laissent « apprivoiser » le plus facilement, même s'il faut faire preuve de patience et de doigté.Les sittelles se laissent aussi tenter aisément.Plusieurs autres espèces ont décidé de manger dans la main un jour ou l'autre et le nom de certaines peut surprendre : gros-bec errant, moqueur polyglotte, bruant à gorge blanche, bruant à couronne blanche, tarin des pins (anciennement appelé chardonneret des pins), pic chevelu, pic mineur, durbec des pins, geai bleu, mésangeai du Canada (anciennement appelé geai gris ou geai du Canada, roitelet à couronne rubis, junco ardoisé, sizerin flammé et même le pic flamboyant.Par ailleurs, plusieurs autres oiseaux deviennent aussi familiers au cours de l'été, et vont chiper de la nourriture dans la main, habituellement pour nourrir leurs petits.Là encore, certains noms étonnent.C'est le cas notamment du merlebleu de l'Est, du bruant indigo, du moqueur chat, du merle d'Amérique, du bruant familier, du viréo aux yeux rouges ou encore de la grive des bois, indique la liste établie par The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds.Le colibri à gorge rubis est aussi de ceux qui iront à l'occasion se percher sur un doigt pour accéder à une mangeoire.Je me souviens d'une chronique, il y a quelques années, au sujet de jeunes colibris qui n'hésitaient pas à se blottir dans le creux des mains d'enfants, à la Conception, dans les Laurentides.Un des protégés de M.Lussier est sur le point de revêtir son plumage rouge.C'est en observant les mésanges manger dans sa main que les jeunes cardinaux ont décidé de faire de même, dit-il.LE CARNET D'OBSERVATION Cris de détresse LOUISE Mongeau signale qu'elle a enfin réussi à se débarrasser des centaines d'étourneaux qui avaient établi un dortoir chez elle, à Repentigny, au début de septembre.Elle s'est procuré une cassette de cris de détresse d'étourneaux achetée au Centre de la conservation de la faune ailée (coin Marseille et Beaugrand), au prix d'une douzaine de dollars.« On installait deux haut-parleurs sur le gazon et quand les oiseaux avaient commencé à s'installer, entre 19 h et 19 h 30, nous faisions jouer l'enregistrement à grand volume non sans avoir averti au préalable nos voisins, d'ailleurs tous favorables à l'initiative.» Dès que les oiseaux entendaient les cris, ils s'enfuyaient dans un tintamarre épouvantable.Mais parfois ils revenaient quelques minutes plus tard.La cassette était utilisée quatre à cinq fois par soirée, une à deux minutes à chaque occasion, durant une quinzaine de jours d'affilée, sauf par temps de pluie.Les oiseaux ont finalement décidé de quitter définitivement l'endroit pour s'installer plusieurs centaines de mètres plus loin.Mme Mongeau raconte qu'à la suite de son expérience, un voisin habitant à plusieurs rue de chez elle s'est empressé d'acheter la cassette à son tour.Un dortoir d'oiseaux l'avait déjà obligé à couper trois grands arbres situés au-dessus de sa piscine.Un arbre « à oiseaux » : l'olivier de Bohème PLUSIEURS arbres sont reconnus pour attirer les oiseaux.L'amélanchier et le sorbier d'Amérique sont probablement les plus connus.Une autre espèce est tout aussi intéressante.Il s'agit de l'olivier de Bohème, ou Elaeagnus angustifolia, de son nom scientifique.À la fin août et en septembre, des myriades d'oiseaux envahissent le spécimen qui pousse chez moi.Des étourneaux, bien sûr, mais aussi de nombreux merles, des pics et des jaseurs d'Amérique.En prime, cet arbre donne en juin une multitude de grappes de petites fleurs jaunes très parfumées, une odeur perceptibles à des mètres de distance.Au cours de l'été, ces fleurs se transforment en petits fruits verdâtres qui rappellent l'olive, d'où son nom populaire.Il s'agit d'un arbre à croissance qui atteint environ 10 mètres de haut.Signalons que le mois d'octobre est encore propice pour transplanter des arbres, à plus forte raison s'ils ont poussé en pot.Il s'agit aussi d'une époque de l'année où les pépiniéristes liquident souvent leur stock, parfois à demi-prix.Il n'y a pas que les mésanges à tête noire et les cardinaux qui apprécient les arachides de Pierre Lussier.Ces colverts sauvages de l'étang du jardin des Premières Nations, au Jardin botanique, s'en donnent à cour joie quand le bon Samaritain est de passage."]
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