La presse, 15 octobre 2001, C. Arts et Spectacles
[" 1LP0101C1015 C-1 lundi - ARTS 1LP0101C1015 ZALLCALL 67 00:50:55 10/15/01 B Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Michel Côté incarne le candidat Alain Gagnon dans la nouvelle télésérie Si la tendance se maintient : « Un bon gars, bourré de bonnes intentions, mais qui n'est pas àsa place.Il n'est pas assez manichéiste.» MICHEL CÔTÉ Le candidat idéal collaboration spéciale Michel Côté sait déjà pour qui il votera aux élections montréalaises du 4 novembre, mais il se garde bien de le dire ! Le combat que se livrent Pierre Bourque et Gérald Tremblay ne semble pas laisser le comédien indifférent.Si ce n'est pas votre cas, l'arrivée dans la lutte au leadership d'un candidat comme.Michel Côté ou Alain Gagnon, le « deux de pique » qu'il incarne dans la télésérie Si la tendance se maintient (à compter de jeudi, à 21 h, à TVA), pourrait soudainement vous donner le goût à la politique, en ces temps de fusion.« Si la politique n'était pas ce qu'elle est, je voterais pour moi, affirme le comédien.Je crois naïvement pouvoir changer le monde.J'ai encore ce petit côté adolescent en moi.» Certains le voient déjà à l'hôtel de ville ! Pendant la séance de photos, quatre passants lui ont fait savoir qu'ils l'appuieraient sans hésiter.En attendant, il faudra se contenter de son député moustachu de Bellefeuille, à la télévision.Un poste arraché lors d'une élection complémentaire malicieusement menée par le parti provincial d'Extrême Centre.Ses dirigeants ont, en effet, eu l'ingénieuse idée de présenter un candidat du même nom que celui de l'opposition, pour mêler les indécis, les aveugles, les analphabètes et les gens du troisième âge.On nage ici à la fois dans l'absurde et la fiction.Très vite, les supérieurs d'Alain Gagnon n'entendront plus à rire en le voyant multiplier les gaffes et en constatant qu'il n'est vraiment pas gâté côté intellect.Si seulement les médias ne voyaient pas en lui un mouton noir promu à un brillant avenir.« Alain Gagnon est un bon gars, bourré de bonnes intentions, mais qui n'est pas à sa place.Il n'est pas assez manichéiste.» Les têtes dirigeantes de la province peuvent donc se rassurer : elles ne se reconnaîtront pas.« En incarnant ce personnage, je ne voulais désigner personne en particulier.Ce serait limitatif et dommageable.On ne veut pas taper sur un seul politicien, mais sur tous ! » Pour faire rire beaucoup et réfléchir, tout de même, un peu.« Si la tendance se maintient est une critique du milieu politique et des médias.Et la critique peut faire changer les choses, même quand c'est traité avec humour.Je souhaite que cette télésérie (de cinq épisodes) rende les gens vigilants face à ce que les politiciens leur disent.Même si certains méritent d'avoir de la crédibilité et pratiquent encore ce métier par conviction.Je ne les mets pas tous dans le même bain.Mais j'espère que les autres se remettront en question.» Avec un tel sujet en main, il aurait été facile, et presque de mise, de verser dans la caricature, la grosse farce et le quétaine consommé.Il y a une ligne que Michel Côté s'est bien gardé de traverser.« J'ai plutôt tempéré la naïveté de mon personnage.Il faut avoir beaucoup de vérité et d'émotions dans le fond de l'oeil et savoir jusqu'où on peut aller.Pour défendre mon personnage, je devais l'aimer, malgré sa connerie, et comprendre pourquoi il est comme ça.Chaque humain vaut la peine d'être étudié.Il y a un certain degré de surréalisme dans l'histoire, mais ça ne verse jamais dans le slapstick.» Parole de comédien qui a incarné plus d'un hurluberlu en 31 ans de carrière et qu'on prend plaisir à voir dépeigné, les dents avancées et le regard hagard.On n'a qu'à penser à ses personnages dans Cruising Bar, dans Broue et à son homosexuel dans La Petite Vie.Et pourtant.« Si on m'offrait un autre rôle d'homosexuel, de politicien ou de policier (Omertà), je refuserais.Je préfère me priver de travail que d'incarner deux fois les mêmes personnages.De toute façon, j'ai mon pain quotidien d'assuré avec Broue (en cavale depuis 23 ans).Je suis privilégié.Pour vivre, certains acteurs, quatre fois meilleurs que moi, sont obligés d'accepter des rôles qui ne leur conviennent pas.» Michel Côté n'a jamais manqué de travail depuis sa sortie de l'École nationale de théâtre en 1973.Conséquemment, il n'a jamais eu besoin d'un agent pour lui trouver du boulot.« Au début de ma carrière, les agents n'existaient pas.Je négocie une fois par année, simplement.Mes contrats font une page.Moins on est exigeant, plus on récolte en général, car en ayant de bonnes relations avec les techniciens de plateau, on est mieux traité que n'importe qui.De toute façon, le jour où je manquerai de travail, je pondrai des projets.» Comme il l'a fait dans les années 70 avec ses complices de toujours Marc Messier, Marcel Gauthier et sa compagne Véronique Le Flaguais.Ce qui l'a mené à monter Broue, une pièce qu'il présentera encore deux ans tout au plus, à ses dires.« Je suis un Bleuet.Je suis donc un entrepreneur dans l'âme.Monter mes projets m'a permis de me faire connaître.» Observer la faune humaine On le croit à peine lorsqu'il dit avoir d'abord pensé se diriger en droit ou en criminologie, du temps qu'il vivait à Alma.« Je suis le premier des petits-fils de la famille qui a fait son cours classique.Aux yeux de mes parents, j'étais donc le premier qui pouvait aspirer à une profession libérale.Ils n'ont rien dit quand j'ai choisi de devenir comédien.Ils ont même passé une semaine à Montréal pour peinturer mon appartement.Je ne pouvais pas échouer, tout le monde m'appuyait.« Ce métier me permet d'élargir mes horizons et de jouer tous les métiers du monde.Jeune, j'ai toujours observé la faune humaine.Je peux passer des heures assis sur une terrasse à regarder les gens passer et étudier leurs comportements.C'était inévitable d'aller gagner ma vie en entrant dans la peau de ces personnes.Le jour où j'ai décidé de plonger, rien ne pouvait m'arrêter.Si on ne m'avait accepté dans aucune école de théâtre ici, j'aurais étudié en France.» Cela dit par quelqu'un qui est tout sauf un politicien ! « Je souhaite que cette télésérie rende les gens vigilants face à ce que les politiciens leur disent.Même si certains méritent d'avoir de la crédibilité et pratiquent encore ce métier par conviction.» 2990211A 1LP0201C1015 C-2 lundi - ARTS 1LP0201C1015 ZALLCALL 67 00:44:03 10/15/01 B C 2 L A P R E S S E MONT R E A L L UND I 1 5 O C T O B R E 2 0 0 1 THEATRE Francois-Etienne Pare dans le ring CHANTAL GUY collaboration speciale Je n'ai pas de plan de carriere, j'ai confiance en la vie , dit simplement Francois-Etienne Pare.Et la vie semble lui sourire : il vient de remporter le prix Gemeaux de la meilleure animation emission jeunesse pour RDI Junior, une emission sur l'actualite destinee aux jeunes (et parfois eclairante pour les moins jeunes !), diffusee chaque jour a RDI.J'ai failli m'evanouir , avoue Francois Etienne.Je ne pensais pas gagner.Le 17 octobre, au Theatre d'Aujourd'hui, commencent les representations de A force de compter sur quelqu'un ou quelque chose, on en oublie ses tables de multiplication, piece qu'il a ecrite, mise en scene et qu'il interprete.C'est le deuxieme volet d'une trilogie axee sur la thematique de l'identite, entamee avec 16 et (3x7) font 16 j'en ai assez merci presentee en 2000.Il n'en a pas toujours ete ainsi pour le comedien de 32 ans.Plus jeune, il se posait mille et une questions et ne voulait rien dire et rien entreprendre avant d'avoir TOUT compris de la vie.Mechant programme.L'age ingrat n'est jamais celui qu'on pense.L'age ingrat est celui des idees.Quand les idees arrivent, ca chie.C'est ca, l'age ingrat , dit son personnage S.B.dans sa nouvelle piece.S.B., c'est Suri Burin ou Sebastien Benoit.Ca n'a pas vraiment d'importance, puisqu'il est a la recherche de son identite.Et il sera decu.Parce que ce n'est certainement pas sur les autres ou les choses qu'il devra compter pour comprendre qui il est.Il fut une periode ou ca a chie dans la vie de Francois Etienne Pare.C'est arrive au moment ou je me rendais compte que les choses etaient tres complexes et qu'on donnait des etiquettes a tout, raconte-t-il.Je ne me donnais pas le droit de parler, de juger, de faire des affirmations, parce que j'estimais qu'il fallait comprendre avant de parler.Mais il faut se permettre de s'exprimer.On ne peut pas dire qu'il s'est assagi en vieillissant, mais disons qu'il a choisi de canaliser cet aspect de lui-meme dans le theatre et la creation.Pour un jeune homme qui detestait le jeu des apparences, jouer fut pourtant liberateur.On l'a vu dans Lorenzaccio, dans le film Du pic au coeur ; il a ete chroniqueur a L'ete, c'est peche, professeur au college Jean-de-Brebeuf, auteur de pieces pour enfants.Cette polyvalence, il la doit a ses etudes en theatre a l'UQAM qui, selon lui, lui ont permis de s'interesser a tous les aspects de la scene, meme s'il a rale un peu au debut, parce qu'il voulait seulement jouer.Sa piece 16 et (3x7) font 16 j'en ai assez merci est le resultat de son travail de maitrise.Ces titres de pieces a coucher dehors , comme on dit, ne sont pas le resultat d'etudes hautement theoriques.C'etait pour niaiser mon directeur de maitrise qui n'aimait pas mon premier titre, explique-t-il.Finalement, ca s'est avere vendeur, car ca pique la curiosite de tout le monde.Dans ses pieces, Francois Etienne Pare s'amuse a epurer les codes de la scene afin de laisser toute la place au texte.Mais c'est plus profond que ca.C'est par souci d'honnetete et d'authenticite.Il trouve la scene trop signifiante.J'essaie encore de reduire les apparences, je ne veux pas donner de signes, dit-il.Tout ce que l'on met sur une scene veut dire quelque chose et je crains que ca ne dise pas ce que ca veut dire.Dans le fond, ce que dit mon personnage, c'est : ne vous fiez pas aux apparences, on peut les manipuler.Ce qui explique son interet pour Rejean Ducharme, Boris Vian, Peter Handke, Ionesco, Beckett.J'ai commence a lire tres tard car adolescent, j'etais enerve, impatient, explique-t-il.Quand j'ai decouvert ces auteurs, je me suis dit : on peut faire ca ?Il est des rencontres salutaires qui ouvrent les vannes de la creation.J'ai tendance a emettre une niaiserie a cote de la plus importante reflexion de la piece.Il faut se permettre d'etre brillant et niaiseux.Question d'integrite, toujours.On n'est jamais ni tout a fait brillant, ni tout a fait niaiseux.C'est a la WWF .ce teleroman pour gars .qu'on doit la carriere de Francois-Etienne Pare.J'ai eu envie de faire du theatre parce que j'aimais regarder la lutte quand j'etais jeune.Le comedien a remporte le prix Pierre-Curzi a sa premiere saison a la Ligne nationale d'improvisation.Le public est maintenant averti, qu'il ne s'etonne pas d'etre envoye au tapis.A FORCE DE COMPTER SUR QUELQU'UN OU QUELQUE CHOSE, ON EN OUBLIE SES TABLES DE MULTIPLICATION, du 17 octobre au 3 novembre 2001 a la salle Jean-Claude-Germain du Theatre d'Aujourd'hui, 3900, rue Saint-Denis.Billets: 514 282-3900.Info: 514 528-5430.Photo DENIS COURVILLE, La Presse c Francois Etienne Pare, l'auteur, metteur en scene et interprete de A force de compter sur quelqu'un ou quelque chose, on en oublie ses tables de multiplication.1045, RUE DES PARLEMENTAIRES CE SOIR 20H CE SOIR : la Charte de la langue francaise, indispensable pour certains et inacceptable pour d'autres; l'education au Quebec, le defi de toujours de Paul Gerin-Lajoie; la vie professionnelle de nos elus avant leur saut en politique.Realisateur-coordonnateur : Andre Lavoie Animatrice : Helene Simard 2989448A VOTRE SOIREE DE TELEVISION Julie Mc Clemens Louise Cousineau 19:30 a LA VIE, LA VIE Une serie qui ne perd rien de son genie semaine apres semaine.La pauvre Marie ( Julie Mc Clemens ) a du mal a se remettre mentalement de sa fausse couche.21:00 A LA TERRE DES AMES ERRANTES Extraordinaire documentaire couvert de prix ou on voit des paysans cambodgiens creuser a la pioche une tranchee pour enfouir un cable de fibre optique.Alors qu'ils n'ont meme pas l'electricite, et meme pas souvent de quoi s'acheter de l'huile a lampe, ils participent a la mondialisation.Pas un mot de prechiprecha, juste une camera braquee sur une situation.22:30 r LE GRAND BLOND Janette Bertrand et Sylvain Cossette.Au Club: Gregory Charles et Laurent Paquin.18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Ce soir q v Objectif emploi (18:30) Virginie La Vie la vie Mon meilleur ennemi L'Or Le Telejournal/Le Point Nouvelles du sport L'Aventure.(23:25) Le TVA 18 heures Ultimatum Mechante Semaine Dans ma camera Un an plus tard / Palmares des ecoles secondaires; Chandler Ally Mc Beal Le TVA Le Grand Blond avec un show sournois / Janette Bertrand Sports / Lot.(23:52) Macaroni tout garni Ramdam Tous contre un Les Choix de Sophie 1045, rue des Parlementaires Cent Titres L'Oeil ouvert / La Terre des ames errantes Tous contre un (23:15) Grand Journal (17:00) Flash / Luce Dufault Fun noir / Luc Guerin Faut le voir pour le croire Cinema / BENEFICE MORTEL (4) avec Peter Horton, Carrie Snodgress Le Grand Journal 110% Flash / Luce Dufault Pulse Who Wants to be a Millionaire?Third Watch / Debut The Sopranos CTV News (23:10) Pulse News (23:40) CBC News: Canada Now This Hour.It's a Living Cinema / OTHELLO avec C.Eccleston, E.Walker The National The National Fortier News ABC News King of the Hill Frasier Who Wants to be a Millionaire?NFL Football / Redskins - Cowboys News CBS News E.T.King of.Yes, Dear .Raymond Becker Family Law News Late (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Third Watch / Debut Crossing Jordan Tonight (23:35) Newshour Bus.Report Profile Antiques Roadshow / Tulsa, Oklahoma Masterpiece Theatre / The Ponder Heart Profile .Masters BBC News Bus.Report Newshour Evolution / The Mind's Big Bang BBC News Charlie Rose Night Court News Radio Law & Order Biography / T.Faye Bakker 100 Centre Street Minute by Minute Law & Order Natacha Atlas Creation / A la recherche de.Ovation / John Williams Paris Modes Cinema / SEDUCING MAARYA (5) avec N.Sen, C.Anvar Frederic Alarie Basse Section Videos Nation.Big Dance Cinema / TEA FOR TWO (5) avec Doris Day, Gordon Mac Rae NYPD Blue Contact Animal / Leopard Africa / Montagnes de la foi Technopolis / .ingenieuses Biographies / Jimmy Hoffa La Femme bionique Cinema / MOGAMBO (4) 3rd Rock Atto.Frasier Friends Gilmore Girls Grand Rabbin de France Crossing Jordan Indo-Mtl.Late (23:35) Histoire des formes urbaines Introduction a la gerontologie Physiologie et Vieillissement D'un parent Christianisme au Moyen Age Branche-toi.qc.ca Maternelle Crocodile Hunter @discovery.ca Wild Discovery .the Wild Great Rivers Frontiers of Construction @discovery.ca .au Canada Plaisirs.D'ici &.Le Quebec.Suivez le guide Lonely Planet / Pays baltes Golfs.D'ici &.Le vent.USA VR .Stevens The Jersey Jett Jackson Alf Honey, I Shrunk the Kids Cinema / PAPER MOON (4) avec Ryan O'Neal, Tatum O'Neal Cinema / TOWER.(22:45) 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Only Joking ou Baseball Hidden Camera ou Baseball Angel ou Baseball Star Trek: Voyager New (17:30) National Bob &.E.T.Boston Public .Raymond Becker Family Law Body, Health Sports Tournants.Duplessis L'Histoire a la une Serie noire / Incendies Institutions.Cinema / LE GUEPIER (5) avec Claude Brasseur, Marthe Keller Odysseys Scattering.Tour of Duty Turning Points / .Sharpeville Golda's List Secrets of State (2/3) The Untouchables Pet Project Dogs, Jobs The Goods Fashion File Extra The Lofters Taking it off Skin Deep .Miracles Birth Stories Extra .Homes Musimax Collection (14:00) Max Musique Musicographie / Mamas &.Generation 70 / 1972 Max Lounge Musicographie / Mamas &.Infoplus d.M.Net M+ 15 ans Hip Hop VJ Pierre Landry Megahitplus 1-2-3 Punk Top Sexy BBC News Bus.News CBC News Health.counter Spin The National Passionate Eye / Shaheed.counter Spin RDI Junior Cap.Actions Bulletin de guerre Le Culte du guerrier Le Telejournal et Le Point Bull.de guerre Le Canada aujourd'hui Bull.de guerre RDS ce soir Sports 30 Entre, lignes Hockey / Rangers - Canadiens Baseball Sports 30 Mag Au nord du 60e Medicopter Le Clown Collection Romance Sexe a New York F/X North of Sixty Queen of Swords Paradise Falls Queer as Folk Cinema / NOBODY LOVES.Highlander First Wave Buffy the Vampire Slayer Sheena, Queen of Jungle Star Trek: Voyager X-Files Sportscentral Hockey.Golf / North American.Hockey.Cool Shots NHLPA's.You Gotta.Sportscentral Hockey.Last Word.Seigneurs.Volt Panorama Chasseurs.la science Cinema / LA BONNE ANNEE (3) avec L.Ventura, F.Fabian Panorama Trading Spaces / New York Daring Capers Trauma - Life in the ER Maternity Ward Critical Incident / 49 Hours.Trauma - Life in the ER Off the Record Sportscentre .Hockey Fitness.WWF Tough Enough WWF Raw Sportscentre La Classe.Nascar.Max Steel .Mimi?A.Anaconda Mega Bebes Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang Des chiffres Pyramide Journal FR2 Complement d'enquete / L'Islam en France Histoires d'iles L'Hebdo / Les Musulmans.Bibliotheca Jrnl (23:03) d.Brilliant.Brainbounce Vista Studio 2 Cinema / AN AUTUMN.Hitler's Lost Sub Imprint Studio 2 L'argent.Les Copines .pour la vie Loi, retour Medecine.Les Copains C'est mon choix.la cigogne Les Copines Femmes Cite Mag Le Guide de l'auto Micro-info Cite Mag Quebec Weekend Cite Mag Le Guide de l'auto L'Homme.Double Vie.galaxie jumelles Dawson .galaxie Vice Versa State, Grace Zack Files Screech.Grizzly.Dragon Ball Freaky.Addam's.Breaker.Radio Active Student.Big Wolf.Treasure Aux frontieres de l'inexplique .nerdz Techno.Invasion Planete Terre Des histoires extraordinaires Alerte Meteo Highlander Les Choix de Sophie (22:45) Cultive et bien eleve (23:45) 1LP0302C1015 C-3 lundi - ARTS 1LP0302C1015 ZALLCALL 67 00:48:11 10/15/01 B LA PRESSE MONTREAL LUNDI 1 5 OCTOBRE 2001 .C3 Dans les flots rouges du sang La techno illimitee de Hakan Lidbo AUJOURD'HUI AU FCMM Kandahar FILM A LA FOIS pudique et bouleversant qui, dans les circonstances actuelles, prend bien entendu une nouvelle dimension.Dans Kandahar, presente en competition a Cannes en mai dernier, le cineaste iranien Mohsen Makhmalbaf relate le periple difficile dans lequel s'engage une journaliste canadienne d'origine afghane (Niloufar Pazira) afin d'aller rejoindre .et secourir .une soeur restee la-bas qui, dans une lettre, a annonce qu'elle mettra fin a ses jours avant la derniere eclipse du soleil du XXe siecle.Par petites touches impressionnistes, a l'aide d'images tristes et belles, et de touchants dialogues livres avec retenue, le cineaste evoque la dure realite que subissent les femmes sous le regime des talibans.Une profonde humanite traverse ce film tourne de facon clandestine.\u0001\u0001\u00011.2 Marc-Andre Lussier La caissiere veut aller a la mer CE PREMIER LONG METRAGE d'un realisateur croate de 26 ans, Dalibor Matanic, raconte l'aventure grincante d'une caissiere de supermarche qui veut amener en vacances pres de la mer sa fillette aux poumons fragiles.Melant l'humour et la tendresse a la description d'un milieu aux limites du sordide, Matanic capte l'attention en depit de moyens visiblement modestes.\u0001\u0001\u0001 Luc Perreault Va savoir JACQUES RIVETTE, l'un des derniers grands maitres de la Nouvelle Vague offre ici une comedie inspiree, jeune d'esprit, campee dans le milieu theatral.On y relate le parcours emotif d'une jeune comedienne francaise (Jeanne Balibar) installee en Italie qui, a la faveur d'une tournee la ramenant a Paris, doit confronter une histoire sentimentale brusquement interrompue trois ans plus tot.Fortement marque par la personnalite des interpretes (fidele a son habitude, Rivette part d'une ebauche afin de construire ensuite son recit avec les acteurs), Va savoir, dont la duree est de deux heures trente a peine (autant dire un clip dans le langage de Rivette !) figurait parmi les grands favoris a Cannes.D'ou il est pourtant rentre bredouille.Outre Jeanne Balibar, magnifique, ce film met en vedette Jacques Bonnafe et Sergio Castellito, tous deux en tres grande forme.\u0001\u0001\u0001\u0001 Marc-Andre Lussier La Pianiste TOUT COMME LES FILMS precedents du cineaste autrichien Michael Haneke (Benny's Video, Funny Games, Code inconnu), dont les oeuvres, du moins jusqu'a maintenant, ont ete mal distribuees a Montreal, La Pianiste n'est pas un film sympathique.Dans la mesure ou on y explore des territoires troubles et violents dans lesquels certains prefereront ne pas s'aventurer.Isabelle Huppert (prix d'interpretation a Cannes pour ce role) est stupefiante dans la peau d'une elegante musicienne classique qui ne peut s'empecher de s'abandonner a ses pulsions voyeuristes a caractere sexuel.Adapte du roman d'Elfriede Jelinek, ce film, qui a seme la controverse sur la Croisette, derange, fascine et captive de bout en bout.En plus de la recompense a Huppert, La Pianiste a aussi valu a Benoit Magimel un prix d'interpretation, et au cineaste, le Grand prix special du jury.\u0001\u0001\u0001\u0001 Marc-Andre Lussier Carrement a l'Ouest JACQUES DOILLON nous entraine dans un marivaudage dont il a le secret entre un voyou sans manieres et deux filles qu'il a invitees dans la suite d'un chic hotel.Faite de subtils chasses-croises, d'abandons et de reculs, cette seance de seduction sera fertile en paroles sinon en actes.\u0001\u0001\u00011.2 Luc Perreault P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale MERCREDI SOIR a la Societe des arts technologiques (SAT, la nouvelle niche du Media Lounge), attendez- vous a ce que vos oreilles subissent une lidbosuction en profondeur.Les fans de musique electronique attendent impatiemment la premiere prestation montrealaise du producteur suedois aux mille visages, le meconnu Hakan Lidbo.Pour resumer sa feuille de route, aussi longue qu'heteroclite, indiquons d'abord que Lidbo provient de la musique rock et ne possede pas d'experience de DJ.Musicien aventurier, fin bricoleur de hits de planchers de danse, ce Suedois de 36 ans s'adonne tout autant a la composition de trames sonores, notamment pour des troupes de danse.Toutefois, ce qui retient l'attention .hormis bien sur ses chansons irresistibles et funky ., c'est l'etendue de son spectre techno : Lidbo peut autant vous pondre la plus latine des bombes house de planchers de danse (comme pour le label garage anglais Loaded) qu'un album de techno minimal et noize (le son clics & cuts) pour des labels aussi exigeants que Mille Plateaux ou Force Tracks.Mine de rien, cette faculte d'ubiquite sur la planete electronique n'est pas donnee a tous.Je crois en fait que je suis plutot libre, d'un point de vue artistique , justifie-til.En musique, mon principal interet reside dans le style plutot que dans sa melodie ou son texte, affirme Lidbo, rejoint chez lui en Suede.J'apprecie les belles melodies, j'adore la musique pop.Mais les chansons qui m'ont le plus marque sont celles qui apportaient quelque chose de nouveau dans les sonorites et le style.Les Sex Pistols, Kraftwerk, Yello, la premiere fois que j'ai entendu ces groupes, c'a ete important ! Ce que j'aime, c'est de composer des chansons qui s'ecoutent a plusieurs niveaux.Par exemple, des chansons pour danser qui, toutefois, ont un interet lorsqu'on s'arrete pour les ecouter.Je mets beaucoup d'efforts sur la construction rythmique de mes pieces, pour que ce soit original et recherche.Il y a beaucoup de detail dans la structure et dans les sons, c'est tres stimulant pour le cerveau ! Contrairement a plusieurs de ses confreres qui se produiront dans le cadre du Media Lounge, Hakan Lidbo n'utilise pas d'ordinateurs.Pas assez fiable, pense-t-il.Plutot, il assemble un genre de systeme analogue portatif autour d'un petit synthetiseur rouge de conception suedoise.A cela est greffe une enregistreuse huit pistes, une console et un vocoder.Ce sera assez clubby, annonce Lidbo, et plutot deep.Un techno rapide, bizarre, un peu acid car j'aime beaucoup les sons acides.Assez abstrait, aussi : il n'y a pas vraiment de lignes de basses comme on s'y attend generalement.Et ces temps-ci, je suis influence par la scene UK garage.Voila de quoi piquer notre curiosite L'univers kitsch de Felix Kubin CE SOIR, au Media Lounge, un energumene du nom de Felix Kubin presentera son univers kitsch et morbide qui evoque la musique de films de suspense de serie Z.L'Allemand (d'origine tcheque) fait evoluer sa pop electronique a l'aide d'un orgue, d'un synthetiseur et d'un arsenal de bebelles.Sa biographie se lit comme un polar echevele et fumant, cataloguant ses prestations exclusives devant l'aristocratie d'Europe et lors de messes sataniques.En un mot : debile.Nous y serons.En premiere partie, Herri Kopter, l'ami de Jerome Miniere, le DJ Christian Miron et les ambiances video de K-Project.La soiree debute a 23 h, au 305, rue Sainte-Catherine Ouest.Retrouvez nos articles, nos critiques et toute la programmation du Festival du nouveau cinema et des nouveaux medias a cyberpresse.ca/fcmm CINEMA MAISON JEAN-CHRISTOPHE GRANGE ecrit des polars a l'americaine.Du suspense, du sang.Et, en guise de troisieme s , de la substance .plus que du sexe.Il en allait ainsi des Rivieres pourpres, le roman qui l'a revele au grand public .meme si ses fans, les vrais, l'avaient deja suivi le long du Vol des cigognes.Mais, et ca ses fans le savent aussi, si le romancier est un artiste de l'intrigue et un maitre dans l'art d'amener des pistes eloignees au depart a se croiser, il monte un echafaudage si parfaitement prenant qu'il lui est difficile d'en denouer toutes les pieces sans faire un peu de casse.Resultat : des finales qui ne sont pas a la hauteur des preliminaires.Ce qui n'empeche pas l'aventure d'etre bien au-dessus de la moyenne.Il en va ainsi des Rivieres pourpres .le film, dont le romancier a cosigne le scenario avec le realisateur Mathieu Kassovitz, pour ensuite le mettre dans la gueule et les pattes des excellents Jean Reno et Vincent Cassel.Resultat : un thriller a l'americaine.Du suspense, du sang.Et de la substance.Un propos, quoi.Plutot emmele en fin de parcours .peut-etre parce que tire par les cheveux .mais haletant et palpitant.De vie comme de mort.Polar haut de gamme, donc, Les Rivieres pourpres s'ouvre sur deux enquetes.D'une part, Max Kerkerian, flic-et-voyou, travaille sur une affaire de profanation de cimetiere.D'autre part, Pierre Niemans, inquietant et celebre pour de sombres motifs, est envoye dans une ville universitaire situee dans les Alpes pour eclaircir un meurtre atroce.Certaines scenes sont, ici, dans le registre difficilement oubliable.Mieux vaut etre prevenu.Bref, les deux hommes, personnages fabuleux (qui, a eux seuls, meritent le detour par le roman pour en decouvrir plus a leur sujet), aboutiront sur une meme piste.Pas claire, la piste.Mais o combien fascinante.Car les rivieres pourpres dont il est ici question sont celles qui coulent dans les veines.\u0001\u0001\u0001\u0001 LES RIVIERES POURPRES Thriller de Mathieu Kassovitz.Avec Jean Reno, Vincent Cassel, Nadia Fares, Dominique Sanda.Sortie: 16 oct.(VHS et DVD) EN VRAC \u0001\u0001\u0001 ANGEL EYES Drame de Luis Mandoki.Avec Jennifer Lopez, James Caviezel, Sonia Braga.Sortie: 16 oct.(VHS et DVD angl./fr.) ELLE PEUT PORTER des vetements ! Et meme un gilet pare-balles ! La precision s'imposait puisque Jennifer Lopez nous a habitues au style chair-et-canon.Dans Angel Eyes, elle change de look, puisque incarnant une policiere.En uniforme et menottes pour vrai.Elle use des deux, dans les rues ou elle travaille.Car elle est a son affaire, la petite.Cela lui permet d'evacuer la violence qui couve en elle.Peutetre tient-elle de son pere, qui avait la main leste.C'est un des filons du drame.L'autre est celui qui commence le jour ou, de sa voix et de son regard, elle a oblige un mourant a rester de ce cote-ci du monde.Quand il la retrouve, il la sauve a son tour.Mais s'il y a coup de foudre, il y a aussi coups de tete et coups du destin pour ces deux ames a la derive dont les secrets tomberont les uns apres les autres.Comme les vetements.\u0001\u0001\u0001 CATS AND DOGS (V.F.: CHATS ET CHIENS) Comedie fantaisiste de Lawrence Guterman.Avec Alexander Pollock, Jeff Goldblum, Elizabeth Perkins.Sortie: 16 oct.(VHS et DVD angl./fr.) UNE PRECAUTION a prendre avant de glisser Cats and Dogs dans le magnetoscope (attention, ca mord !) : ne pas etre en compagnie d'une personne qui est aux chats (maniere de parler) ni de tout exemplaire de felins .meme en peluche : ca pourrait vexer les premiers et donner des idees aux seconds.Parce que les affreux matous (garanti : ils le sont plus encore si consommes avec des gens qui, eux, sont aux chiens) qui rodent dans cette comedie n'ont qu'un fantasme : prendre le controle de la planete.Pour cela, un ecueil et bien des canines : les chiens, meilleurs amis de l'homme qu'il protege sans que celui-ci s'apercoive de quoi que ce soit.En particulier quand ces humains sont ceux de la famille Brody, au coeur de l'intrigue, qui ne voient rien, n'entendent rien, ne comprennent rien.Ce qui est mieux pour leur sante mentale.\u0001\u00011.2 RAT Comedie fantaisiste de Steve Barron.Avec Pete Postlethwaite, Imelda Staunton, Frank Kelly.Sortie: 16 oct.(VHS et DVD angl.) IL ETAIT UNE FOIS un homme qui aimait boire une (bonne) biere au bar du coin, miser sur des chevaux (surtout les gagnants), et sa femme (dans presque tous ses etats).Trois amours.Dans l'ordre indique.Sauf qu'un soir, en arrivant au domicile familial, il se retrouve dans la peau d'un rat.Ni plus ni moins.Un rat blanc ( Normal, il avait la peau blanche , fait remarquer l'epouse pas si infortunee) avec une longue queue (sur laquelle la dame n'emet aucun commentaire).Mais, bon ! La famille fait avec.Jusqu'a ce qu'un journaliste s'incruste, avec la ferme intention d'ecrire cette incroyable histoire.Et monsieur Rat de se retrouver malmene par sa douce et tendre qui, livrant ses etats d'ame au scribe, fait le point sur son quotidien.Et le poing tout court.Ca s'appelle Rat.C'est sans pretention.Et ca se consomme avec ou sans chat.\u0001\u0001\u0001 THE LIFE AND TIMES OF HANK GREENBERG Documentaire d'Aviva Kempner.Sortie: 16 oct.(VHS et DVD angl.) FAUT ETRE AMATEUR de baseball pour apprecier The Life and Times of Hank Greenberg.Ou, plus largement, amateur d'histoire tout court.Apres tout, meme si celle-la se deroule dans un cadre (quatre buts donc quatre coins, quoi !) sportif, elle fait partie de l'Histoire.Celle des Etats-Unis ou, en ces annees 30, ce qui etait noir, communiste ou juif etait suspect.Greenberg etait juif.Et grand joueur de baseball .pas seulement parce qu'il mesurait 6 pieds 4 pouces.Aviva Kempner retrace ici sa carriere, melant extraits d'archives a temoignages d'anciens joueurs, de sa famille, de fans tels Walter Matthau et Don Shapiro.Et d'evoquer sa rencontre avec Jackie Robinson, sa decision de respecter les fetes juives (meme s'il n'etait pas religieux) et, ainsi, de rater des matches importants, et ses records .apres tout, c'est aussi de sport qu'il s'agit ! Chansons d'espoir Paul Piche, Daniel Belanger, Jim Corcoran, Luc Picard Marc Dery, Alain Lamontagne et ce n'est qu'un debut.Mercredi 17 octobre Spectrum de Montreal 20hres Aux profits des actions de Medecins du Monde aupres des refugies Afghans Cout du billet: 25$ Billets en vente .Spectrum de Montreal .Reseau admission .Medecins du Monde (514) 843-7875 2996938A 2988648A 1LP0401C1015 C-4 lundi - ARTS 1LP0401C1015 ZALLCALL 67 00:48:40 10/15/01 B C 4 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 5 O C T O B R E 2 0 0 1 DANSE Le côté sombre de l'être humain STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale AVEC LES Ombres, Jean-Pierre Perreault reprend son concept d'installation chorégraphique, initié pour la première fois en 1994 avec L'Instinct.L'expérience brouille quelque peu les règles de jeu habituelles entre interprètes et spectateurs.D'abord, le spectacle se déroule en continu, sur une période de quatre heures et le théâtre laisse entrer les spectateurs, par petits groupes, à trois moments précis de le soirée.Libre à eux de rester le temps qu'il leur plaira.Ensuite, les spectateurs sont isolés, un par un, dans de petits cubicules aux allures de confessional, installés directement sur les bords de la scène.Devant nous, des êtres vont s'épier, se chercher, se heurter et s'enlacer désespérément, dans un immense appel de l'autre.Et nous, dans notre petit cubicule, bien à l'abri du regard des autres spectateurs, nous assumons tranquillement notre rôle de voyeur.Comme bien des oeuvres de Jean- Pierre Perreault, Les Ombres baigne dans une ambiance triste-amère où il sonde, comme à son habitude, le côté sombre de l'être humain.Si le décor de L'Instinct était tout en teintes chaudes et ambrées, celui de Les Ombres se décline en noir et gris.Les recoins noirs de la scène cachent des êtres qui, au milieu de leurs valises, ne semblent ni partir, ni revenir, mais qui sont prisonniers du néant.Mille fois, le temps semble suspendre son vol quand deux êtres se trouvent, quand un petit instant de grâce vient s'immiscer, sans crier gare, dans cette envahissante noirceur.Des airs de piano un peu mélo flottent dans l'air, accentuant le sentiment de solitude.En contraste, le pas des danseurs martèle régulièrement le sol, comme autant de cris de sourde violence et de révolte.Parfois, les murs de l'Espace chorégraphique, sied coin Sherbrooke et de Lorimier, laissent filtrer la rumeur de la ville, ce qui ramène brusquement, pour nous, ces êtres fantômatiques à la réalité.Malheureusement, en raison de sa longueur, Les Ombres s'étiole par instants et perd souvent de son intensité.Et si, tout à coup, un interprète passe furtivement devant notre loge, que l'on sent la brise créée par un troupeau de danseurs qui s'élance dans une course folle autour de la scène, ou que l'ombre d'une des immenses colonnes du décor nous plonge momentanément dans le noir, ces moments de rapprochement entre danseurs et spectateurs se font trop rares.L'action clairsemée se déroule souvent au milieu de la scène et il devient vite très difficile pour le spectateur d'appréhender le vaste espace qui s'étend devant lui.Difficile aussi de rester dans cet univers froid et morose sans qu'un grand vide se forme dans le creux de notre ventre.LES OMBRES de Jean-Pierre Perreault.Jusqu'au 20 octrobre à l'Espace chorégraphique, 2022 Sherbrooke Est.Renseignements: 514 525-2464.Les comédiens du Théâtre des Fonds de Tiroirs défendent fort honorablement le texte de Réjean Ducharme, revampé et mis en scène, 33 ans plus tard, par Frédéric Dubois.THÉÂTRE Un Cid pétillant MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale Ô plaisir, ô rêve, ô jeunesse bénie ! Ce pastiche à l'envers du célèbre vers de Corneille s'applique bien au Cid maghané de Réjean Ducharme présenté par le Théâtre des Fonds de Tiroirs à la salle Fred- Barry jusqu'au 20 octobre.Trente-trois ans après sa création, le texte de Ducharme, inspiré de l'austère Cid de Corneille, ravit encore les jeunes spectateurs et touche les moins jeunes par sa « bravura » et son effervescence.Comment résister à ce Rodrigue en shorts qui crie à tout propos « Qu'ils viennent les maudits si c'est pas des peureux ! », à l'Infante qui ressemble à une reine Élisabeth sur l'acide, à la multiplication de références sexuelles tout à fait dans l'esprit des années 1960-70, à Don Castillo qui appelle sa « Môman » quand il pleure sur sa vieillesse et émeut vraiment la salle pendant un court instant ?Dans un décor digne des pires sous-sol de banlieue d'il y a 30 ans, les jeunes comédiens poussent même le comique jusqu'à porter chacun une étiquette autocollante avec le nom de leur personnage, afin de souligner le caractère soi-disant compliqué des drames épiques Fondé en 1995, le Théâtre des Fonds de Tiroirs a développé un style qui se résumerait par « faire beaucoup avec peu » : peu d'espace, peu de moyens, beaucoup d'idées, beaucoup d'énergie.Dans un tout petit décor éclairé par quelques lampes des années 1970, la troupe a en effet misé sur la multiplication à toute vapeur des entrées et sorties, sur des costumes hauts en couleurs, sur le jeu très physique des acteurs et sur la manière de dire le texte admirablement joualisé par un tout jeune Ducharme d'alors 26 ans.Sous la direction du metteur en scène Frédéric Dubois, les sept jeunes comédiens passent sans problème du joual au français élégant du XVIIe siècle, mais également du mode réaliste au mode déclamatoire dans un même souffle, ce qui n'est pas une mince affaire et donne une grande musicalité à l'ensemble.Parlant musicalité, on remarquera l'apport indéniable du musicien Pascal Robitaille au rythme de la pièce, à l'aide de ses nombreux instruments de percussion et de quelques réparties bien placées.On soulignera également la pertinence de ce Cid maghané malgré le passage du temps.Cette « parodie en 14 rideaux écrite pour être jouée en costumes d'époque dans des meubles de 1967 », telle que décrite par Ducharme lui-même, pose encore et toujours les questions fondamentales du Cid : le don de la vie reçu des parents accorde-t-il à ces derniers le droit de mort sur leurs rejetons pour des questions dites d'honneur ?Et qu'est-ce que l'honneur, si ce n'est le synonyme poli du mot « pouvoir », qu'on ne veut perdre sous aucun prétexte ?Et qu'est-ce que le pouvoir, anyway, quand l'âge vient de toute façon réduire nos prétentions et nos moyens ?Que ces questions soient posées dans un décor de sous-sol « cheap » par une fille en « hot pants » donnent évidemment une autre allure au Cid : elles sont plus compréhensibles et font certainement moins peur au public d'ici \u2014 c'était vrai il y a 33 ans, c'est encore vrai aujourd'hui.On regrettera tout de même que la fin de la pièce, assez confuse et vaseuse, oblitère finalement ces réflexions au profit du seul comique.Quoique même cela se justifie peut-être : n'est-ce pas le problème de l'Amérique du Nord que d'enterrer ses angoisses sous le rire, le bruit et la vitesse ?Est-ce la véritable conclusion à tirer de l'adaptation de Ducharme ?Cette réserve mise à part, varlopé tout à la fois par la langue québécoise et les références contemporaines, ce Cid maghané par Ducharme et revampé par Dubois demeure une pièce pertinente, drôle et souvent surprenante, très bien défendue par le Théâtre de Fonds de Tiroirs, particulièrement actuelle dans son illustration sans fard des conflits de génération entre personnes âgées, babyboomers et jeunes gens.LE CID MAGHANÉ de Réjean Ducharme, mis en scène par Frédéric Dubois.Distribution: Éva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie-Christine Lavallée, Tova Roy, Fabien Cloutier, Christian Michaud, Ludger Côté, Pascal Robitaille.Environnement sonore: Pascal Robitaille.Décor, costumes et éclairages: Yasmina Giguère.Une production du Théâtre des Fonds de Tiroirs présentée à la salle Fred-Barry, 19h30, jusqu'au 20 octobre.Infos: 514 253-8974.Spectacle échevelé pour pièce inachevée ÈVE DUMAS AU COURS DE sa carrière, André Brassard a monté l'oeuvre de Genet dans sa totalité, ou presque.Restait Elle, pièce inachevée écrite vers 1955 et finalement créée et publiée en 1989, trois ans après la mort de l'auteur.Cela valait-il la peine de tirer ce manuscrit incomplet du fond de tiroir dans lequel Genet l'avait abandonné ?On peut en douter.Mais ne disqualifions pas totalement cette oeuvre que Genet a laissée à l'état d'esquisse et qui, à la lecture, procure tout de même un certain plaisir dans la légère subversion de son propos et le burlesque de sa situation.C'est plutôt la production du Théâtre de l'Utopie qui est en cause.Brassard aurait signé pas moins de six mises en scène des Bonnes, convaincu chaque fois qu'il pouvait faire mieux.Sa première tentative avec Elle laisse certainement place à amélioration.Le fan de Genet semble cette fois avoir pris le texte au pied de la lettre.Aucune fantaisie dans la mise en scène ni dans la scénographie.On aurait espéré plus de drôlerie et plus de sauvagerie.La pièce s'y prête puisqu'elle décrit une grotesque séance de photographie officielle dont le pape est mannequin \u2014 ou pantin, c'est selon.C'était le prétexte universel qu'avait trouvé Genet pour se lancer dans une réflexion sur le pouvoir de l'image, sur ses mensonges et ses dangers.Aujourd'hui, peut-on encore souhaiter choquer \u2014 du moins au Québec \u2014 en se moquant du Saint Père ?Si peu, si peu.Aussi eût-il été plus efficace, afin d'actualiser le propos, de décoller un peu de l'univers ecclésiastique qui se matérialise ici par de lourdes soutanes, une monumentale porte ornée, une maquette miniature du Vatican et la bande sonore la plus clichée qui soit.Le discours sous-jacent sur la suprématie de l'image, véhiculé par les faux-semblants de la religion, passe à peine.On peut aussi se questionner sur le choix de cette très jeune distribution, constituée de comédiens qui ont tous fait leurs preuves ailleurs, mais très peu adéquats pour défendre ce texte.À la création, au Festival de Parme, la grande Maria Casarès tenait le rôle du Pape.On ne peut bien sûr pas comparer, ce serait trop injuste \u2014 d'autant plus qu'on n'y était pas ! Mais Miro, jeune et efflanqué, ne fait pas le poids.Il n'a ni la stature ni l'âge nécessaires pour attaquer un tel personnage et parvient à peine à soutenir son accent.Danny Gagné, dans le rôle du Photographe, cabotine du début à la fin.Simone Chevalot, charmante garçonne, s'en tire un peu mieux en Huissier.Marcelo Arroyo, en Cardinal, parvient momentanément à nous tirer de notre ennui, surtout par son costume incongru de pêcheur du dimanche.Le résultat est donc un spectacle sans contrastes, plat comme la sainte hostie.Comment un grand metteur en scène comme André Brassard a-t-il pu créer un spectacle aussi inachevé, plus encore que le texte ?Voilà qui laisse très perplexe.ELLE de Jean Genet, mise en scène d'André Brassard, avec Marcelo Arroyo, Simone Chevalot, Danny Gagné, Miro et Simon Rousseau.Une production du Théâtre de l'Utopie présentée au Théâtre Prospero jusqu'au 4 novembre.Photo GUY BORREMANS, gracieuseté de l'Espace chorégrahique de la Fondation Jean-Pierre Perreault.Les danseurs Anne Bruce Falconer, Denjamin Hatcher, David Kilburn et Daniel Soulières, dans un passage de la chorégraphie Les Ombres de Jean-Pierre Perreault.Lacaille et Hercule: une amitié éprouvée, mais retrouvée.2993896A La Presse 15 octobre 2001 Page C5 manquante 1LP0601C1015 C-6 lundi - ARTS 1LP0601C1015 ZALLCALL 67 00:46:14 10/15/01 B C 6 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 5 O C T O B R E 2 0 0 1 MUSIQUE SPECTACLES Salles de répertoire ABC AFRICA Cinéma du Parc (1): 17h.DURIAN DURIAN Cinéma du Parc (1): 21h.ERRANCE (courts métrages) Cinéma du Parc (2): 21h30.FASSBINDER WAS THE ONLY ONE Cinéma du Parc (1): 17h30.KANDAHAR Cinéma du Parc (1): 19h.PIANO TEACHER (THE) Cinéma du Parc (3): 17h.RESPIRER (SOUS L'EAU)/ LA DAME DE CHANDOR Cinéma du Parc (3): 19h25.SAUVAGE INNOCENCE Cinéma du Parc (1): 14h30.TURANDOT PROJECT Cinéma du Parc (2): 19h30.VA SAVOIR Cinéma du Parc (3): 13h30.VOYAGE À KAFIRISTAN Cinéma du Parc (3): 21h35.WE JUST TELLING STORIES Cinéma du Parc (2): 15h.Musique UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Carol Gutknecht, soprano.Musique américaine: 20h.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) 24 Poses (Portraits), de Serge Boucher.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Sylvain Bélanger, Louison Danis, Hugo Dubé, Michel Dumont, Marc Legault, Roger Léger, Adèle Reinhardt et Guylaine Tremblay.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.TNM (84, Ste-Catherine O.) L'Avare, de Molière.Mise en scène de Alice Ronfard.Avec Pierre Collin, Linda Sorgini, Henri Chassé, Gabriel Sabourin, Maxime Denommée, Jacques Girard, Jacques Lavallée, Catherine Florent, Geoffrey Gaquere, Jacinthe Laguë et Marcel Pomerlo.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Une si belle chose, de Jonathan Harvey.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Marc Beaupré, Isabelle Roy, Marie-France Lambert, Hugues Fortin et Frédérick de Grandpré.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim.: 15h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins e.) Six personnages en quête d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josée Bastien, Pater Btakliev, Éric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie-Josée Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Hélène Loiselle, Igor Ovadis, Marc-André Piché et Sacha Samar: 20h.THÉÂTRE D.-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) À toi, pour toujours ta Marie- Lou, de Michel Tremblay.Avec Jean-Jacqui Boutet, Lise Castonguay, Jasmine Dubé et Linda Laplante.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Le Cid maghané, de Réjean Ducharme.Mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Éva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie-Christine Lavallée, Tova Roy, Ludger Côté, Christian Michaud, Fabien Cloutier: 19h30.LA LICORNE (4559, Papineau) La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Trad.de Fanny Britt.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La terre est tellement grande., de Margaret Mc Brearty.Mise en scène de Nadia Drouin.Dim.et lun., 20h.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Pourquoi Benerdji s'est-ilsuicidé?, de Nâzim Hikmet.Trad.de Munevver Andac.Misen lecture et lu par Wajdi Mouawad: 20h.AUDITORIUM DE L'HÔPITAL STE-JUSTINE (3175, Côte-Ste-Catherine) Dave veut jouer Richard 111, extraitsde Richard 111, de William Shakespeare.Avec Daniel Brière, Salomé Corbo et Dave Richer.Présentation du Nouveau Théâtre expérimental.Du mar.au sam., 20h30.Relâche dim.et mer.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario) Venise, de Paul Pourveur.Mise en scène de Jean Antoine Charest.Avec Marie Eve Bertrand: 20h.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Le Laquais, de Anton Tchékov.Mise en scène d'Alexandre Marine.Trad.de Anne-Catherine Lebeau.Avec Hélène Bourgeois Leclerc, Stéphane Brulotte, Patrice Gagnon, Karyne Lemieux, Vitali Makarov et Frédéric Paquet: 20h, sauf lun.et mar.; dim., 16h.UNION FRANÇAISE (429, av.Viger E.) Hamlet-Machine, de Heiner Müller.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Marc Béland, Céline Bonnier, Annie Berthiaume, Louise de Beaumont, Gaétan Nadeau, Line Naud, Guy Trifiro et François Trudel: 21h.USINE C (1345, av.Lalonde) Jimmy, créature de rêve, de Marie Brassard: 20h.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne) À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Maude Guérin, Patrick Hivon, Normand Lévesque, Marie-Chantal Perron, Michel Poirier et Sylvie Potvin.Du jeu.au sam., 20h; dim., 15h.CÉGEPDE ST-HYACINTHE (salle Léon-Ringuet, 3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) L'Éveil du printemps, de Frank Wedekin.Mise en scène de Michel Monty: 20h, sauf dim.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Richard Abel.Mar., mer., jeu.: 13h30.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Funny Brasska, Gwenwed, Eyeinside et Tomas Jensen: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Étienne Langevin et François Valade: 21h.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) François Morency: 20h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) No Bnad Lands: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Tomas Jens en chante Renaud, Desjardins: 21h30.VERRE BOUTEILLE (2112, Mont-Royal E.) Luc de Larochellière: 20h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: dès20h.Pennetier, Pasquier, Pidoux: une moitié de concert CLAUDE GINGRAS MALGRÉ UNE PRESTATION qui ne fut pas sans nuages, le trio réunissant le pianiste Jean-Claude Pennetier, le violoniste Régis Pasquier et le violoncelliste Roland Pidoux continue de prendre la place qu'occupait précédemment le Trio Beaux-Arts auprès des amateurs de musique de chambre montréalais et plus particulièrement des fidèles du LMMC, où il se produisait pour la sixième fois hier après-midi.Bon début de concert avec l'un des Haydn les plus connus, le Sol majeur et son fameux rondo final « all'ongarese » (c.-à-d.« en style hongrois »).Nous sommes ici en pleine spécialité du TBA et les comparaisons sont inévitables.Les instrumentistes français font de cette musique une chose plus neutre, moins « viennoise », et pourtant tout aussi expressive.L'équilibre des trois instruments est respecté et toutes les reprises sans exception sont exécutées (la partition en compte 15, la plupart très brèves).Seules réserves : quelques écarts de justesse chez le violoniste et un tempo beaucoup trop rapide pour le presto final qui, ainsi précipité en quelque « prestissimo molto », perd tout son caractère.Le reste du concert est un remake pur et simple : les trois musiciens (aujourd'hui la cinquantaine avancée) avaient joué le Chausson et le Tchaïkovsky au même concert du LMMC le 11 novembre 1990, avec l'op.99 de Schubert comme entrée en matière.Fallait-il vraiment reprendre les deux mêmes oeuvres, au surplus contemporaines puisque créées toutes deux la même année 1882 à quelques jours d'intervalle ?Chose certaine, ce sont deux oeuvres que les visiteurs connaissent sur le bout des doigts, les ayant d'ailleurs enregistrées il y a quelques années : le Chausson chez Harmonia Mundi, le Tchaïkovsky chez Lyrinx.Le Chausson demeure un problème : voici une oeuvre très travaillée, de forme cyclique et de caractère franckiste, mais infiniment trop longue (43 minutes hier) pour les quelques idées qui y sont exprimées.Mon commentaire n'a pas changé : bavard et interminable.En même temps, je m'étonne de l'envergure de l'interprétation proposée : une sonorité quasi orchestrale monte des trois instruments se complétant, le mouvement lent est sombre et soutenu et le contrastant finale est frais et sautillant.Le Tchaïkovsky est carrément mauvais.Jusqu'à présent, Pennetier avait eu tendance à jouer un peu fort.Dans le Tchaïkovsky, il dépasse les bornes et vient bien près de casser le piano, tout simplement.Pourquoi tant d'agressivité ?Fausses notes chez le pianiste (et d'autant plus frappantes (!) qu'elles sont fortississimo !), nouveaux problèmes de justesse chez le violoniste au schmalz digne de Stéphane Grappelli, mêmes problèmes d'intonation jusque chez le violoncelliste : bref, c'est la bousculade, que ne rachètent pas quelques beaux moments d'accalmie.Au finale, les musiciens font la très longue coupure de 140 mesures autorisée dans la partition.Personne ne s'en plaint.et personne ne réclame de rappel.En somme, une moitié de concert, un moment moins heureux dans la carrière de trois musiciens très valables qu'on espère néanmoins retrouver.TRIO PENNETIER-PASQUIER-PIDOUX (Jean-Claude Pennetier, piano; Régis Pasquier, violon; Roland Pidoux, violoncelle).Hier après-midi, Pollack Hall de l'Université Mc Gill.Présentation: Ladies' Morning Musical Club.Programme: Trio no 39, en sol majeur, Hob.XV:25 (c.1795) - Haydn Trio en sol mineur, op.3 (1881-82) - Chausson Trio en la mineur, op.50 (1881-82) - Tchaïkovsky 2995934A TUNNEL (sous-titre français) (13+) Lun.au Jeu.1:40,5:25,9:05 L'ANGE DE GOUDRON (G) Lun.au Jeu.12:00,2:15,4:40,7:15,9:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Lun.au Jeu.12:40,3:00,5:20,7:40,9:50 UNE JEUNE FILLE (G) Lun.au Jeu.1:15,3:35,6:45,9:15 ZOOLANDER (v.française) (G) Lun.au Jeu.12:15,2:25,4:45,7:10,9:35 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.au Jeu.1:05,3:35,6:55,9:40 MARIAGES (G) Lun.au Jeu.12:10,2:35,5:10,7:15,9:40 LA RÉPÉTITION (13+) Lun.au Jeu.12:20,2:45,5:10,7:35,9:55 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Lun.Mar.& Jeu.12:00,1:20,2:25,3:40,5:00,7:05,7:20,9:25,9:45 Mer.12:00,1:20,2:25,3:40,5:00,7:20,9:25,9:45 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.12:05,2:30,5:05,7:30,10:00 LA LOI DU COCHON (13+) Lun.au Jeu.12:10,2:35,5:00,7:20,9:50 MVP 2 (G) Lun.au Jeu.12:25,2:40,4:50,7:05 LE MOUSQUETAIRE (G) Lun.au Jeu.9:10 LIONS DE CANNES 2001 (v.o.Anglaise) (G) Lun.au Jeu.1:30,4:00,7:00,9:30 UNE POIGNÉE D'HERBE (13+) Lun.au Jeu.1:25,4:05,6:55,9:20 BANDITS (v.française) (G) Lun.au Jeu.12:30,3:30,6:30,9:30 NE DITES RIEN (13+) Lun.au Jeu.1:10,4:10,6:50,9:35 LE MOUSQUETAIRE (G) Lun.au Jeu.9:00 LE FABULEUX DESTIN (G) Lun.& Jeu.7:00,9:40 Mar.& Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 L'ENJEU (G) Lun.& Jeu.7:25,9:45 Mar.& Mer.12:25,2:50,5:10,7:25,9:45 UN CRIME AU PARADIS (G) Lun.& Jeu.7:40,9:50 Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:40,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.& Jeu.7:15,9:30 Mar.& Mer.12:30,2:45,5:00,7:15,9:30 ZOOLANDER (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:10,9:10 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.1:35,4:15,7:05,9:35 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:30,9:35 Mar.& Mer.1:15,3:20,5:30,7:30,9:35 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:25,9:40 Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:25,9:40 MVP 2 (v.française) (G) Lun.& Jeu.6:55JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:00,9:40 Mar.& Mer.1:15,4:10,7:00,9:40 BANDITS (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:05,9:45 Mar.& Mer.1:10,4:05,7:05,9:45 DON'T SAY A WORD (13+) Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.6:45,9:25 Mar.1:20,3:50,6:45,9:25 HEARTS IN ATLANTIS (G) Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:00 Mar.1:15,3:30,6:40,9:00 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:05 Mar.1:00,3:00,5:00,7:00,9:05 MAX KEEBLE (G) Lun.Mer.& Jeu.6:50,8:55 Mar.12:55,2:55,4:55,6:50,8:55 TRAINING DAY (13+) Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 Mar.1:00,3:45,6:30,9:20 JOY RIDE (13+)Laissez-passer refusés Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 Mar.1:30,3:55,7:05,9:30 IRON MONKEY (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:10 Mar.1:25,3:20,6:55,9:10 BANDITS (v.o.Anglaise) (G) Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:15 Mar.1:05,4:00,6:35,9:15 THE OTHERS (G) Lun.au Jeu.9:15 LE FABULEUX DESTIN (G) Lun.& Jeu.6:40,9:10 Mar.& Mer.1:15,4:05,6:40,9:10 LE MOUSQUETAIRE (G) Lun.au Jeu.8:45 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:00,9:20 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.& Jeu.6:35,8:50 Mar.& Mer.1:20,3:35,6:35,8:50 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.6:35,9:10 Mar.& Mer.1:25,3:55,6:35,9:10 DON'T SAY A WORD (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.6:40,9:05 Mar.& Mer.1:05,3:30,6:40,9:05 JOY RIDE (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:15,9:25 Mar.& Mer.12:40,2:50,5:05,7:15,9:25 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.6:30,9:05 Mar.& Mer.1:10,3:50,6:30,9:05 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:25,9:35 Mar.& Mer.12:45,3:00,5:10,7:25,9:35 MVP 2 (G) Lun.& Jeu.7:10 Mar.& Mer.1:00,3:15,5:20,7:10 MVP 2 (v.o.Anglaise) (G) Lun.& Jeu.6:30 Mar.& Mer.12:30,2:30,4:30,6:30 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:20,9:30 Mar.& Mer.12:55,3:05,5:15,7:20,9:30 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.6:50,8:55 Mar.& Mer.12:35,2:40,4:45,6:50,8:55 LE FABULEUX DESTIN Sub-Titled (G) Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:50,4:30,7:00,9:25 Mer.7:00,9:25 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:35 UNE JEUNE FILLE (G) Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:15,4:35,7:10,9:30 Mer.7:10,9:30 LA RÉPÉTITION (13+) Lun.& Jeu.7:50 Mar.2:30,4:50,7:30,9:40 Mer.7:30,9:40 LA LOI DU COCHON (13+) Lun.& Jeu.7:35 Mar.2:10,4:25,7:15,9:20 Mer.7:15,9:20 HEUREUX HASARD(G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:45 Mar.2:15,4:45,7:20,9:35 Mer.7:20,9:35 BANDITS (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:30 Mer.7:10,9:35 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Lun.au Jeu.8:00,10:00 LE FABULEUX DESTIN (G) Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 NE DITES RIEN (13+) Lun.& Jeu.7:00,9:30 Mar.& Mer.2:15,4:45,6:55,9:30 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.& Jeu.7:15,9:40 Mar.& Mer.2:35,4:50,7:15,9:40 UN CRIME AU PARADIS (G) Lun.& Jeu.7:30,9:45 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:30,9:45 JOUR DE FORMATION (13+) Lun.& Jeu.7:00,9:25 Mar.& Mer.2:05,4:35,6:50,9:25 VIRÉE D'ENFER (13+) Lun.& Jeu.7:25,9:45 Mar.& Mer.2:20,4:25,7:25,9:35 MVP 2 (G) Lun.& Jeu.6:30 Mar.& Mer.2:00,4:15,6:30 HEUREUX HASARD (G) Lun.& Jeu.7:15,9:15 Mar.& Mer.2:40,4:50,6:45,9:15 LA LOI DU COCHON (13+) Lun.& Jeu.7:20,9:50 Mar.& Mer.2:10,4:20,7:20,9:50 BANDITS (v.française) (G) Lun.& Jeu.7:10,9:45 Mar.& Mer.2:30,4:55,7:10,9:45 LE FABULEUX DESTIN (G) Lun.au Jeu.6:50,9:20 NE DITES RIEN (13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.7:00,9:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.au Jeu.7:10,9:30 ZOOLANDER (v.française) (G) Lun.au Jeu.7:10,9:15 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.7:20,9:35 VIRÉE D'ENFER (13+)Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.7:30,9:40 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Lun.au Jeu.6:50,9:20 BANDITS (v.française) (G) Lun.au Jeu.7:00,9:30 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Lun.7:40 Mar.1:20,3:50,7:20,9:50 Mer.& Jeu.7:20,9:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.7:45 Mar.1:50,4:10,7:30,9:45 Mer.& Jeu.7:30,9:45 ZOOLANDER (v.française) (G) Lun.8:00JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Lun.7:35 Mar.1:40,4:20,6:55,9:35 Mer.& Jeu.6:55,9:35 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Lun.7:50 Mar.2:00,4:40,7:05,9:25 Mer.& Jeu.7:05,9:25 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.7:55 Mar.1:10,3:15,5:00,7:25,9:30 Mer.& Jeu.7:25,9:30 BANDITS (v.française) (G) Lun.7:30 Mer.& Jeu.7:00,9:40 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:10,9:10 NE DITES RIEN (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:05,9:15 HEUREUX HASARD (G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:15,9:05 JOUR DE FORMATION (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.7:00,9:20 VIRÉE D'ENFER (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:40 Mar.& Mer.7:20,9:25 TWO CAN PLAY THAT GAME (G) Lun.& Jeu.9:50 Mar.& Mer.4:30,9:50 GLASS HOUSE (13+) Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.1:40,7:30 ZOOLANDER (G) Lun.& Jeu.7:35,9:30 Mar.& Mer.1:50,4:00,7:35,9:30 DON'T SAY A WORD (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:00,9:45 Mar.& Mer.1:40,4:10,7:00,9:45 SERENDIPITY (G) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:20,9:25 Mar.& Mer.1:30,3:25,5:20,7:20,9:25 TRAINING DAY (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:05,9:40 Mar.& Mer.1:30,4:35,7:05,9:40 JOY RIDE (13+) Laissez-passer refusés Lun.& Jeu.7:15,9:20 Mar.& Mer.1:45,4:20,7:15,9:20 CORKY ROMANO (G) Lun.& Jeu.7:40,9:35 Mar.& Mer.1:35,3:35,5:35,7:40,9:35 HEURE LIMITE 2 (G) Lun.au Jeu.9:10 LES AUTRES (G) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:15 Mar.12:05,2:25,4:40,6:55,9:15 LE MOUSQUETAIRE (G) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 Mar.12:05,2:25,4:45,7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN (G) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 Mar.1:30,4:05,6:50,9:25 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Lun.au Jeu.6:55,9:10 PEARL HARBOR (v.française) (G) Lun.Mer.& Jeu.8:00 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 Mar.12:00,2:15,4:30,7:00,9:15 DON'T SAY A WORD (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:25 Mar.1:30,4:00,6:55,9:25 ZOOLANDER (v.française) (G) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:10 UN CRIME AU PARADIS (G) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:20 Mar.12:20,2:30,4:40,7:05,9:20 NE DITES RIEN (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:20 Mar.1:25,3:55,6:50,9:20 VIRÉE D'ENFER (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 Mar.12:20,2:35,4:40,7:00,9:15 HEUREUX HASARD (G) Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 Mar.12:15,2:20,4:30,7:00,9:15 LA LOI DU COCHON (13+) Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 Mar.12:10,2:30,4:50,7:05,9:30 MVP 2 (v.française) (G) Lun.Mer.& Jeu.7:05 MVP 2 (G) Mar.12:30,2:35,4:45,7:05 JOUR DE FORMATION (13+) Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 Mar.1:20,4:10,6:55,9:30 BANDITS (v.française) (G) Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 LE JOURNAL D'UNE PRINCESSE (G) Mar.1:00,3:40 CHATS ET CHIENS (G) Mar.12:20,2:20 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Lun.au Jeu.7:05,9:30 NE DITES RIEN (13+) Lun.au Jeu.7:15,9:40 HEUREUX HASARD (G) Lun.au Jeu.7:10,9:10 VIRÉE D'ENFER (13+) Lun.au Jeu.7:00,9:00 JOUR DE FORMATION (13+) Lun.au Jeu.7:00,9:30 BANDITS (v.française) (G) Lun.au Jeu.7:05,9:35 HORAIRE VALIDE DU OCTOBRE 15 AU OCTOBRE 18 2995986A 1LP0701C1015 C-7 lundi - ARTS 1LP0701C1015 ZALLCALL 67 00:44:44 10/15/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 1 5 O C T O B R E 2 0 0 1 C 7 EXPOSITION Pas de révolution JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale NOYAU CENTRAL du Mois de la photo, le Marché Bonsecours paraissait inévitable cette année : quatre expositions programmées, dont deux collectives desquelles on attendait beaucoup.À regret, l'ensemble déçoit, le détour valant tout de même la peine pour quelques pièces.Projects For a Revolution : avec un titre comme celui-ci, on s'attend d'une manifestation, artistique ou non, à ce qu'elle bouscule les us et coutumes, qu'elle remette en cause les acquis.L'exposition intitulée de la sorte ne semble pourtant pas à la base d'une quelconque révolution.Ni esthétique ni sociale, ni rien.Le visiteur est plutôt confronté à un mini chaos où domine l'art vidéo : l'accrochage, confus, ne laisse respirer aucun des onze travaux rassemblés, lesquels s'entremêlent dans une compétition visuelle et sonore à n'en plus finir.Si c'est le côté anarchique d'une révolution qui a inspiré cette expo, c'est (presque) réussi, mais pour ces « projets », on espérait quelque chose de plus orienté.La révolution n'est pas ici le résultat d'un groupuscule, mais de luttes individuelles.C'est peut-être là le constat d'une époque.Dans ce sens, une oeuvre comme celle de Johanna Billing, Project For A Revolution \u2014 visiblement la source du titre général \u2014, en est le meilleur exemple.Dans cette vidéo de 15 minutes, des jeunes dans la vingtaine attendent, comme le spectateur, que quelque chose se passe.Une salle de classe désordonnée, regards vides et absence de communication pointent le désengagement et le désarroi qui affligent ladite génération X.La révolution sera très tranquille.Ce vide et ce non-contenu se retrouvent chez d'autres : des photographies de Sanna Sarva sur l'intégration des immigrants aux nombreuses pièces désertes filmées par Jonas Dahlberg dans un long travelling, tout semble inhabité.Inaudible et inaccessible, l'installation de Sophie Tottie, avec ses deux écrans face au mur, était-elle nécessaire ?Chez Mats Hjelm, c'est de l'incapacité de l'être humain à prôner amour et paix dont parle sa vidéo Man to Man.Mêlant archives (de conflits armés surtout), entrevues, images originales et musiques emballantes chantées par Yma Sumac, l'oeuvre est étonnamment d'actualité.Peu importe si les États- Unis ne cherchent pas vraiment à connaître les raisons de la haine qu'ils suscitent chez les extrémistes musulmans, Hjelm leur en donne des pistes \u2014 entre autres dans la bouche d'un leader noir américain.La contestation de l'ordre établi est autrement plus évidente chez Mark Lewis, pourtant exclu de l'exposition dite révolutionnaire.L'artiste canadien propose trois vidéos anti-Hollywood où il isole des formes propres au langage cinématographique au point où elles deviennent la raison d'être de l'oeuvre.Épurées de toute narration, les images offrent une multitude de choses à voir.Vraiment étonnant.Troisième expo, celle des soeurs Jane et Louise Wilson, Parliament, une décapante intromission « image et son » dans les coulisses du pouvoir.Quatre écrans, bruits assourdissants, le visiteur est totalement noyé dans cette petite salle où défilent une série d'images du Parlement britannique.Sans personnages ni récit, l'édifice, voire l'appareil gouvernemental, apparaît inhumain, froid et hors de son temps.Finalement, l'autre expo de groupe, Les Intrus, s'annonçait fort originale.Six artistes en résidence cet été au centre Est-Nord-Est de Saint-Jean-Port-Joli étaient ensuite sensés investir l'extérieur du Marché Bonsecours.Le tout s'avère un peu mince, hormis deux trois cas : l'album grand format de Serge Clément (à feuilleter, oui, oui), la photo d'Annette Merkenthaler qui se marie bien à l'architecture en pente du secteur et, peut-être, l'installation en boîte de Claire Savoie.Mais la confrontation urbain-rural attendue s'avère plutôt une simple exposition de paysages bucoliques.Le Pouvoir de l'image, thème de ce septième Mois de la photo qui tire à sa fin, était-il réduit à ne répéter que ce que la peinture a fait il y a si longtemps ?PROJECTS FOR A REVOLUTION, divers artistes; PARLIAMENT de Jane et Louis Wilson; CENTRALE, NORTH CIRCULAR, SMITHFIELD de Mark Lewis; LES INTRUS, divers artistes.Marché Bonsecours, jusqu'au 21 octobre.Info: 514 390-0383.Parliament des soeurs Jane et Louise Wilson : un édifice inhumain, froid et hors de son temps.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Après un an de travaux de rénovation, le Centre d'histoire de Montréal a récemment recommencé à accueillir des visiteurs.MUSÉE Montréal à la loupe MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration spéciale La statue originale de l'amiral Nelson, des cartes anciennes d'Hochelaga quand elle comptait à peine 2500 habitants, des bruits de marché public ou de métro, une boîte de savon Barsalou, une affiche d'Expo 67, un billet pour monter à bord d'un des petits « chars urbains » (tramways) qui sillonnaient Montréal il y a encore 40 ans : autant de petites traces de toutes sortes réunies au Centre d'histoire de Montréal afin d'évoquer notre ville et son évolution, mieux, de nous inviter à la regarder pour ce qu'elle est, un lieu où l'histoire est quotidienne.Le Centre d'histoire de Montréal vient tout juste de rouvrir ses portes après un an de travaux de rénovation et de réaménagement en profondeur \u2014 on remarquera avec plaisir que, désormais, les portes et les fenêtres ne sont plus bouchées, mais bien ouvertes sur le Vieux-Montréal.« Ça faisait partie de notre volonté de vivre au même rythme que la ville, explique Jean-François Leclerc, responsable du Centre.Après tout, il suffit que vous mettiez les pieds en dehors du Centre pour poursuivre votre visite.On vit tous les jours dans cette histoire, le Centre attire simplement l'attention sur certains de ses éléments.En effet, la nouvelle démarche du Centre, situé dans une ancienne caserne de pompiers depuis les années 80 place d'Youville, dans le Vieux-Montréal, est fondée sur le rapport intime et émotif que les Montréalais entretiennent avec leur environnement urbain.C'est en quelque sorte un centre d'interprétation, non des pommes ou des abeilles, mais bien de notre ville, de ses habitants, ses habitudes, ses langues, ses quartiers, ses conflits aussi puisqu'ils ont contribué à la singularité de son caractère.Le nouveau réaménagement de l'exposition permanente ne manquera pas de surprendre par son caractère multimédia et par le degré d'intimité qu'il exige.Au rez-de-chaussée, cinq îlots retracent cinq grandes périodes de la ville, chacun des îlots comprenant illustrations ou photos d'époque, objets, maquettes, bande sonore, mais surtout beaucoup de textes et d'explications.On visite ces îlots seul, en prenant le temps de lire ici et là, d'apprendre un détail, de retenir un nom ou une date, selon notre bon vouloir.Si on est accompagné d'enfants, on aura plutôt intérêt à attirer leur attention sur les différentes bandes sonores ou, par exemple, sur l'emplacement du Centre d'histoire signalé par une flèche sur des cartes de plus en plus complexes, depuis celle de l'îlot 1535-1759 à celle de l'îlot 1950-2000.Au 1er étage, c'est encore une expérience intime qui nous est proposée, axée cette fois sur les Montréalais du XXe siècle.Outre la reproduction d'un tramway (seul élément conservé de l'aménagement antérieur), on se déplace dans des décors à échelle humaine, soit un salon, une cuisine, un bureau, un vestiaire d'usine et un petit commerce, pour y écouter et voir sur grand écran des Montréalais de toutes origines et de tous âges évoquer leur quartier, leur travail, leur identité.Au sortir de chacune de ses petites salles, se trouvent des vitrines sous lesquelles on voit le bâton de Jackie Robinson (premier joueur noir de la ligue de baseball, au sein de l'équipe des Royals de Montréal) ou les souliers de course que portait Bruny Surin lors de sa victoire à Séville en 1999, la baguette du chef d'orchestre Wilfrid Pelletier ou une des robes d'été de Bobinette.Tout cela, encore une fois, pour regarder Montréal à travers une loupe, avant de retourner dans ses rues.Si on en prend le temps, l'expérience est fascinante et étonnamment touchante.Le deuxième étage est voué aux expositions temporaires, et celle qui occupe l'endroit mériterait d'y demeurer longtemps.Après avoir traversé une passerelle vitrée qui nous permet de voir les toits du Vieux-Montréal, l'expo Plus que parfaites, chroniques du travail en maison privée 1920-2000, se penche en effet sur celles qu'on a appelé servantes, bonnes, domestiques, aides familiales, gouvernantes, nannys, dames de compagnie, etc.À l'aide de photos, de lettres, de petites annonces, d'extraits d'entrevues et de figurines, Raphaëlle de Groot présente là un incroyable portrait de ces femmes à la fois exploitées et aimées, indispensables et pourtant parfois négligées, membres de la maisonnée sans être membres de la famille.Encore là, il faut prendre le temps de lire, d'écouter, de se pencher sur une vitrine où sont réunis des dizaines d'objets minuscules avec lesquelles l'aide familiale est en contact dans une maison (succès garanti avec les enfants, cette vitrine).Il faut prendre le temps de lire une liste de jeunes femmes issues des camps de concentration de 1939-1945 qui ont obtenu asile au Québec en 1948 à condition de consacrer une année de leur vie à servir dans des maisons privées ou des hôpitaux \u2014 elles ont été 31 900 à le faire.Ou une annonce de Bell Canada qui incite les propriétaires à installer un téléphone dans leur cuisine car « Après tout, personne ne désire écouter les conversations de sa servante ; ni lui refuser l'usage du téléphone ».Ou une petite annonce tirée de La Presse du 17 septembre 1910 : « On demande une bonne personne de confiance de la campagne, veuve ou vieille fille, désirant se faire un chez-soi.Devra être catholique, position permanente, famille privée ».CENTRE D'HISTOIRE DE MONTRÉAL, 335, Place d'Youville, Vieux-Montréal, 514 872-3207 ou www.ville.montreal.qc.ca/chm \u2020\u2020Financement à l'achat de 0 %/1,8 %/1,8 % applicable à tous les nouveaux modèles de 3-portes Lanos S 2001 / berlines Nubira 2001 / Leganza 2001 pour un terme de 48 / 36 / 36 mois.Taux de financement spéciaux à l'achat offerts également sur tous les modèles, pour des termes allant jusqu'à 60 mois.Exemple de financement pour 10 000 $ à un taux de 0 %/1,8 % :48 / 36 mensualités de 208,34 $ / 285,13 $;coût d'emprunt de 0 $ / 264,68 $, pour un total de 10 000 $ / 10 264,68 $.L'offre de financement ne peut être combinée à d'autres offres.Compte tenu du fait que le concessionnaire ne s'est pas prévalu de la prime d'encouragement offerte par le fabricant, le taux d'intérêt réel pour les Lanos/Nubira/Leganza est de 9,12 % / 8,46 % / 8,61 %.Offert seulement par l'entremise de Primus Financial Services et des concessionnaires Daewoo participants, pour une période limitée.Sous réserve d'une approbation de crédit.Le prix au comptant des nouvelles 3-portes Lanos S 2001, des berlines Nubira SX 2001 et des Leganza SX 2001 comprend la prime d'encouragement accordée aux concessionnaires par le fabricant.Transport et préparation (795 $), immatriculation et taxes en sus.Le concessionnaire peut vendre le véhicule à un prix inférieur.Offre d'une durée limitée.Visitez le concessionnaire pour de plus amples détails.COMPOSEZ LE NUMÉRO SANS FRAIS 1 877 290-3500 POUR SAVOIR OÙ SE TROUVE LE CONCESSIONNAIRE DAEWOO LE PLUS PROCHE OU VISITEZ NOTRE SITE www.daewooauto.ca Tous les modèles offrent la garantie du groupe motopropulseur 5 ans/100 000 km et l'assistance-dépannage 3 ans (kilométrage illimité).Daewoo Léveillé 501, boul.Terrebonne Terrebonne (450) 471-4118 Daewoo St-Hyacinthe 5765, boul.Laurier St-Hyacinthe (450) 778-5765 (514) 327-5765 Daewoo Trois-Rivières 3851, boul.Royal Trois-Rivières (819) 374-4441 Daewoo West Island 10333, boul.Gouin Ouest Roxboro (514) 684-9709 Daewoo Lajeunesse 8065, rue Lajeunesse Montréal (514) 273-7771 Daewoo Sherbrooke 969, rue Haut-Bois Rock Forest (819) 563-0003 Daewoo Longueuil 400, boul.Roland-Therrien Longueuil (450) 928-3000 Daewoo de Laval 650, boul.St-Martin Est Laval (450) 629-6262 Daewoo Gatineau 346, boul.Gréber Gatineau (819) 561-6669 Daewoo Houle 12230, rue Sherbrooke Est Montréal (514) 640-5010 Direction assistée Deux coussins gonflables Chaîne stéréo AM/FM/lecteur de cassettes Sony avec 4 haut-parleurs Boîte manuelle 5 rapports Lave-glace et essuie-glace de lunette Banquette arrière rabattable 60-40 Et plus encore\u2026 Consommation d'essence - 5,9 L/100 KM (48 milles/gallon) sur l'autoroute Climatiseur Phares antibrouillard Lève-vitres électriques et verrouillage électrique des portes Chaîne stéréo AM/FM/CD Sony avec 6 haut-parleurs Rétroviseurs extérieurs électriques et chauffants Boîte manuelle 5 rapports Moteur 2,0 litres DACT 4 cylindres à 16 soupapes Deux coussins gonflables à puissance réduite Et plus encore\u2026 Boîte automatique 4 rapports Climatiseur Lève-vitres électriques et verrouillage électrique des portes Chaîne stéréo AM/FM/CD Sony avec 6 haut-parleurs Régulateur de vitesse Accès sans clé et alarme de sécurité Deux coussins gonflables à puissance réduite Et plus encore\u2026 0 % FINANCEMENT À L'ACHAT OU JUSQU'À 48 MOIS PRIX AU 15 400 $ COMPTANT 1,8 % FINANCEMENT OU À L'ACHAT PRIX AU 19 000 $ COMPTANT 1,8 % FINANCEMENT OU À L'ACHAT Les Daewoo 2002 arrivent bientôt ! PRIX DE LIQUIDATION SUR LES MODÈLES 2001 3-PORTES LANOS S 3-PORTES LANOS S NUBIRA SX LEGANZA SX Modèle CDX PRIX AU 10 900 $ COMPTANT 2993509A 2994499A La Presse 15 octobre 2001 Page C8 manquante "]
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