Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 2001-10-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 2LP0101A1016 A1 MARDI 2LP0101A1016 ZALLCALL 67 01:05:45 10/16/01 B ALEXANDRE S I R O I S WASHINGTON \u2014 Alors que les Afghans faisaient face aux frappes aériennes les plus intenses depuis le début des bombardements, l'angoisse en sol américain s'est accentuée hier avec la découverte de la bactérie responsable de la maladie du charbon ( anthrax ) en plein coeur de Washington.La bactérie a été détectée dans une lettre suspecte reçue au bureau du leader de la majorité démocrate au Sénat, Tom Daschle.La police du Capitole a expliqué, lors d'un point de presse impromptu, que deux tests préliminaires visant à dépister la bactérie se sont révélés positifs.Lorsque la lettre a été ouverte, en matinée, il y avait plus de 40 employés dans le bureau du politicien démocrate qui est situé tout près du Capitole.Certaines personnes auraient été exposées à la bactérie et les autorités ont aussitôt mis en quarantaine l'ensemble des employés.M.Daschle, qui n'était pas à son bureau à ce moment, s'est dit « extrêmement déçu et en colère ».Le politicien a cependant refusé de livrer des détails sur l'incident afin de ne pas compromettre l'enquête criminelle en cours.Malgré son indignation, il s'est réjoui de l'efficacité des mesures déployées.« Je suis satisfait de voir qu'on peut réagir aussi rapidement et avec succès », a-t-il dit.Outre Washington, les autorités américaines ont découvert la bactérie responsable de la maladie du charbon dans trois villes: New York, Reno au Nevada, et Boca Raton en Floride.Certains médias ont rapporté que la lettre découverte hier aurait été expédiée de Trenton, au New Jersey, à l'instar de la lettre contaminée reçue à New York à la salle des nouvelles du réseau NBC.C'est le président George W.Bush qui, le premier, a alerté les médias de ce nouveau fait hier matin.Il n'a cependant pas confirmé qu'il y avait un lien direct entre la série de lettres suspectes et l'organisation terroriste d'Oussama ben Laden.« Il peut y avoir un lien possible.Nous n'avons pas de données précises pour l'instant, mais il est clair que M.ben Laden est un homme diabolique », a-t-il dit, au sortir d'une rencontre avec le premier ministre italien Silvio Berlusconi.Voir PEUR en A2 Le pays se prépare à toute éventualité JOËL-DENIS BELLAVANCE e t DENIS LESSARD OTTAWA \u2014 Le Canada serait totalement pris au dépourvu s'il devait être la cible d'une attaque aux armes biologiques puisque les autorités médicales au pays ne disposent que d'une mince réserve d'antibiotiques pouvant traiter adéquatement 2000 personnes contre la maladie du charbon ( anthrax ).Au moment même où la psychose provoquée par cette maladie aux États-Unis et ailleurs dans le monde atteignait hier la colline parlementaire après que deux colis suspects y eurent été signalés, le ministre de la Santé, Allan Rock, a convenu aux Communes que son ministère devait accélérer l'achat d'antibiotiques au cours des prochaines semaines, afin d'être prêt à toute éventualité.« Nous avons accumulé des stocks pharmaceutiques et nous allons continuer de le faire », a déclaré le ministre, sans donner plus de précisions.La découverte de ces colis a aussitôt forcé la fermeture d'une portion de l'édifice du centre du parlement de même que l'édifice de l'ouest afin de permettre à une équipe de décontamination du service d'urgence de la ville d'Ottawa d'inspecter les lieux.Au moins une employée de la Chambre a été conduite à l'hôpital d'Ottawa pour des examens plus poussés afin de déterminer si elle a été exposée à la bactérie du charbon.Elle a contracté une irritation cutanée à l'avant-bras après avoir ouvert une enveloppe qui aurait contenu de la poudre blanche, ce que la GRC a nié par la suite.Peu après, un autre cas semblable était signalé dans l'édifice de l'est qui a également été évacué.Voir ÉVENTUALITÉ en A2 PHOTO AP Escorté par les talibans, un photographe d'Associated Press a visité hier la ville de Jalalabad, à l'est de l'Afghanistan.Il a ainsi pu capter la fatigue et l'angoisse d'une jeune Afghane au dixième jour des bombardements américano-britanniques.G I L L E S TOUPIN OTTAWA \u2014 Le gouvernement fédéral a déposé aux Communes hier, dans la foulée de la tragédie du 11 septembre, un projet de loi antiterroriste qui ouvre notamment la porte à la détention préventive \u2014 une nouveauté dans le système judiciaire canadien \u2014 et qui fait fi du « droit au silence » dont jouit pour le moment toute personne en état d'arrestation et soupçonnée d'avoir commis un acte criminel.En présentant hier au Parlement une complexe et volumineuse législation de 171 pages, qui vise à combattre au pays et à l'étranger le terrorisme, la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, a affirmé vouloir « trouver un équilibre entre la nécessité de protéger les Canadiens et Canadiennes et la nécessité de respecter les libertés fondamentales garanties par la Charte canadienne des droits et libertés ».« La liberté, a lancé la ministre, ne doit pas être la prochaine victime du terrorisme.Voir DÉTENTION en A2 MONTRÉAL MARDI 16 OCTOBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 1 1 7e A N N É E > N O 3 5 3 > 7 6 P A G E S > 6 C A H I E R S 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST D U QUÉBEC > HU LL-OTTAWA > 70¢ La peur s'étend à la planète > Le bacille du charbon arrive au Capitole > Une partie du parlement d'Ottawa évacuée Ottawa introduit dans le Code criminel la notion de détention préventive Des analyses et les dernières dépêches sur la guerre au terrorisme: www.cyberpresse.ca/monde >Autres informations, pages A3 à A10 Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Bandes dessinées C6 Bridge E7 Décès E7 Éditorial A16 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton C6 Forum A17 Horoscope E5 La Presse Affaires D1-D17 Loteries A2, A6 Monde A14-A18 Mots croisés C6 Mot mystère C6 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5, E6 - affaires D4 Politique A11 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 15 > minimum 9 Le faible rendement de la Caisse de dépôt plonge le gouvernement Landry dans l'embarras DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Désormais pris au piège par des décisions dont il a bénéficié, le premier ministre Bernard Landry se retrouve aux prises avec un déficit inattendu de plus de 600 millions, qui pourrait bien être balayé sous le tapis au budget d'urgence de début novembre.Selon les informations obtenues par La Presse, la Commission de la santé et de la sécurité du travail ( CSST ) accusera cette année un déficit d'environ 400 millions, auquel il faudra ajouter celui de la Société d'assurance automobile, de près de 200 millions.À ce trou inattendu d'au moins 600 millions, il faut ajouter la flopée de mauvaises nouvelles encaissées par le gouvernement depuis quelques semaines: environ 700 millions de dépenses excédentaires et un manque à gagner d'au moins 600 millions dans les recettes en raison d'une croissance économique moins forte que prévu pour 2001.À moins que le gouvernement redresse la barre des dépenses et qu'Ottawa débloque des transferts inattendus, Québec a dévié pour près de 2 milliards de ses cibles du budget du printemps dernier.Ces deux déficits inattendus, CSST et SAAQ \u2014 comme ceux d'une poignée d'organismes gouvernementaux de bien moindre importance \u2014 ont une même cause.La Caisse de dépôt et placement du Québec, où les caisses de ces organismes sont investies, affichera cette année la pire performance de son histoire: un rendement négatif de 10 %, selon les renseignements transmis la semaine dernière aux dirigeants de ces deux organismes.Le choc est brutal dans ces deux organismes où on avait prévu une croissance d'environ 7 % des placements administrés par la Caisse.Le rendement de la Caisse avait été de 6,2 % l'an dernier, mais son portefeuille a été malmené par la plongée des titres technologiques.Le gouvernement Landry est profondément embarrassé par ce torrent d'encre rouge, parce qu'il doit inscrire ces résultats comme pertes dans ses propres équilibres financiers.D'autant plus que c'est le premier ministre Landry qui, lors du budget de 1998, avait décidé de faire entrer dans le « périmètre comptable » du gouvernement les caisses de la CSST et de la SAAQ \u2014 en même temps que les bilans de 92 organismes de moindre importance.Cette décision avait permis à M.Landry d'annoncer au budget suivant que le déficit zéro avait été atteint un an plus tôt que prévu: dès 1998-1999 au lieu de 1999-2000.L'entrée de la cagnotte de la CSST aux livres du gouvernement l'avait alors grandement aidé à devancer sa marche vers l'équilibre budgétaire.La CSST avait cette année-là inscrit un surplus de 511 millions.Voir RENDEMENT en A11 2LP0201A1016 A2 MARDI 2LP0201A1016 ZALLCALL 67 01:07:47 10/16/01 B A2 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 6 OCTOBRE 2001 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE La surdose d'information Êtes-vous anxieux parce que vous n'avez pas eu le temps de lire tous les journaux du week-end, parce que vous passez plus d'une heure chaque jour à répondre à tous vos courriels quand vous n'êtes pas en train de regarder les bulletins d'information à la télé?Alors vous souffrez peut-être de l'Information Fatigue Syndrome ou d'un type d'anxiété relié à la trop grande quantité d'information qui vous bombarde chaque jour.À lire demain dans le cahier ACTUEL 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > L'année en caricatures cyberpresse.ca/caricatures > Fiches interactives sur l'anthrax cyberpresse.ca/anthrax > Dossier: la semaine de l'alimentation cyberpresse.ca/alimentation 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Le monde des affaires Un sujet d'actualité touchant la vie des entreprises, demain dans La Presse Affaires > Silence.on jazze La programmation de cet événement, jeudi dans le cahier Arts et Spectacles > Vivre en ville Les enjeux électoraux: demain, la prostitution, dans le cahier Montréal Plus LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 7-4-0 > À quatre chiffres : 4-9-8-0 SUITES DE LA UNE PEUR Suite de la page A1 Celui-ci, dont les récentes déclarations au sujet de l'Islam ont soulevé la polémique, lui a promis un soutien « moral et matériel ».La bactérie du charbon pourrait aussi avoir été présente dans les locaux du réseau ABC à New York, a-t-on appris hier soir.Un bébé de sept mois ayant visité ces locaux le 28 septembre a contracté la forme cutanée de la maladie du charbon, a révélé le président d'ABC News, Dave Westin, peu avant 21 h.Une enquête sera nécessaire pour démontrer qu'il ne s'agit pas d'une coïncidence.Sur le plan de la riposte aérienne, même si les États-Unis continuent à détruire avec régularité les infrastructures militaires et les installations de l'organisation d'Oussama ben Laden, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, ne semblait pas totalement satisfait, hier, lors de son point de presse quotidien au Pentagone.M.Rumsfeld semblait avoir du mal à digérer les reportages de plusieurs médias qui, sous la supervision des talibans, visitent des lieux bombardés au cours des derniers jours.Pressé de questions sur la mort de civils à Karoum, à la suite de bombardements ciblant une caverne, M.Rumsfeld a répliqué sèchement aux journalistes.« Ils ne faisaient pas cuire des biscuits dans ces tunnels », a-t-il lancé, affirmant qu'il s'agissait vraisemblablement d'un entrepôt de munitions.Il a estimé que les personnes qui se trouvaient dans cette zone n'étaient probablement pas d'innocentes victimes.Au cours du même point de presse, le général Richard Myers, chef d'état-major interarmées, a pourtant indiqué qu'il ne savait pas encore « exactement » ce qui avait été détruit.« Il faut garder en tête l'essentiel.Et l'essentiel, c'est que des milliers de personnes ont été tuées aux États-Unis lors des attaques terroristes, et qu'encore plus sont menacées chaque jour », a dit M.Rumsfeld.Il a ajouté que lorsque les militaires américains sont en action, « nous devons savoir que des personnes seront blessées », même parmi celles qui ne devraient pas l'être.Les talibans affirment que plusieurs centaines de civils ont perdu la vie à la suite des bombardements.Le secrétaire à la Défense a soutenu que certaines de leurs estimations sont « ridicules » et que leurs leaders, ainsi que ceux de l'organisation d'Oussama ben Laden, sont des « menteurs professionnels ».M.Rumsfeld a par ailleurs annoncé que plus de 68 000 rations de nourriture ont été livrées en Afghanistan ce week-end, ce qui porte à 275 000 le nombre de rations distribuées depuis le début des frappes.Il a répété que cet effort était destiné à démontrer que les États-Unis « supportent » les Afghans.Afin de poursuivre l'opération charme sur le plan international, la conseillère du président Bush pour les questions de sécurité, Condoleezza Rice, a accordé hier une entrevue au réseau Al-Jazira.Aujourd'hui, les 300 millions de téléspectateurs arabes de cette station devraient y voir M.Rumsfeld.« Notre cause est juste, a-t-il dit.Ce que nous faisons est bien, et nous n'avons absolument rien à cacher.» ÉVENTUALITÉ Suite de la page A1 Aux États-Unis, l'administration Bush dispose d'une réserve de 400 tonnes d'antibiotiques qui pourraient permettre de traiter environ deux millions de personnes.Devant la récente multiplication des cas de personnes ayant été exposées à la bactérie du charbon, le secrétaire à la Santé, Tommy Thomps o n , a i n d i q u é que l e gouvernement américain vise à augmenter ses réserves afin de pouvoir traiter au moins 12 millions d'Américains.Aux Communes hier, les partis d'opposition ont fustigé M.Rock, estimant que le ministre de la Santé n'a pas encore élaboré un plan d'urgence permettant de contrer une attaque biologique.« Nous n'avons pas les moyens pour affronter une attaque aux armes bactériologiques.Tout ce que nous pouvons espérer, c'est qu'il n'y en ait pas une, mais nous devons être mieux préparés », a déclaré Diane Ablonczy, critique de l'Alliance canadienne en matière de santé.Le directeur de la santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, s'est quant à lui fait plus rassurant.Tous les médicaments nécessaires pour faire face à une éventuelle infection à la bactérie du charbon sont facilement disponibles, a-t-il souligné.« Il y a une inquiétude qui paraît s'installer.Il est très important que les gens ne se mettent pas à stocker quoi que ce soit.Les gouvernements vont s'organiser pour avoir ce qui est nécessaire.» Le ministère de la Santé est d'ailleurs en train de « réévaluer » la possibilité de refaire des réserves d'antibiotiques, d'antidotes et de respirateurs.Selon la porte-parole du ministre, Renée-Claude Boivin, Ottawa a averti les provinces qu'il mettrait à la disposition des provinces des réserves de médicaments en cas d'épidémie.Dans le cas de la maladie du charbon, le Dr Arruda estime qu'il faut avant tout éviter que les gens cherchent à se faire prescrire un antibiotique pour prévenir une éventuelle, et extrêmement hypothétique, infection à la bactérie du charbon, créant ainsi une pénurie.« Il n'y a jamais eu d'infection à l'anthrax au Québec; tout ce qu'il y a eu, ce sont des canulars.Ils consomment une énergie folle, mais ils nous ont permis de tester nos systèmes », a ajouté le directeur de la santé publique.Contrairement au phénomène observé aux États-Unis, il ne semble cependant pas y avoir eu de ruée vers les pharmacies au Canada.Le nombre de prescriptions pour le Cipro, antibiotique permettant de traiter la maladie du charbon, demeure stable.Tout au plus, certains pharmaciens ont-ils dû répondre à quelques interrogations de patients inquiets.Quelques pharmacies, prudentes, avouent aussi avoir augmenté leurs stocks.Au Pharmaprix avenue du Mont- Royal à Montréal, on a commandé quatre pots de 100 comprimés de Cipro en plus.« Au cas où la folie viendrait », a commenté hier Jean- François Guévin, pharmacien propriétaire.Reste que l'antibiotique n'est vendu que sur ordonnance.Si un client en demandait des quantités supérieures à la normale, le pharmacien demanderait d'entrer en contact avec son médecin.» Ce calme relatif est une bonne nouvelle pour l'Association des pharmaciens du Canada.La semaine dernière, l'association a publié un communiqué, déconseillant justement l'accumulation d'antibiotiques.« Nous avons un gros problème avec la question de la résistance aux antibiotiques.Si les gens commencent à prendre des antibiotiques de manière préventive, ils risquent de développer une résistance, a expliqué hier Janet Cooper, directrice de l'élaboration de pratiques à l'Association des pharmaciens du Canada.Et s'ils développent une telle résistance, l'anthrax pourrait devenir résistant au Cipro.» DÉTENTION Suite de la page A1 En conférence de presse, en compagnie du ministre des Affaires étrangères, président du comité ministériel ad hoc sur la sécurité, John Manley, et du solliciteur général, Lawrence Mac Aulay, Mme Mc Lellan a assuré qu'il n'y avait pas eu de loi, au cours de ses huit années de vie politique, qui avait été soumise à un examen aussi poussé en regard de sa compatibilité avec la Charte canadienne des droits et libertés.« Nous n'avons aucune inquiétude, a affirmé Anne Mc Lellan, quant à notre capacité de défendre ces mesures devant n'importe quel tribunal.» S'il se refuse à définir ce qu'est le terrorisme, en raison de l'absence de consensus international en la matière, le projet de loi ne s'en prend pas moins aux « activités terroristes » et aux « entités ou groupes terroristes » contre lesquels il déploie un impressionnant éventail de modifications au Code criminel.L'« activité terroriste », précise le document, sera une infraction passible de la prison à perpétuité.Et cette infraction sera définie dans le Code en vertu d'une des 10 conventions du protocole contre le terrorisme des Nations unies.Elle sera aussi définie par une action commise au Canada ou à l'étranger « à des fins politiques, religieuses ou idéologiques qui menace la population ou la sécurité nationale en tuant ou en causant des blessures graves ou en mettant en danger la vie d'une personne, en causant des dommages considérables à des biens qui risquent de causer des blessures graves à des personnes ou en perturbant et paralysant des services, installations ou systèmes essentiels ».Le Code criminel sera aussi amendé de façon à donner aux forces de l'ordre un pouvoir « d'arrestation préventive », sans mandat, pour toute personne soupçonnée de terrorisme.« Avant, a expliqué John Manley, si nous recevions des informations sur des personnes qui se préparaient à commettre un acte terroriste, nous ne pouvions pas faire grand-chose, sinon attendre et les surveiller.Avec les mesures introduites aujourd'hui, nous serons en mesure d'empêcher des actes terroristes.» Le projet de loi prévoit que la durée de la détention préventive peut aller jusqu'à 72 heures.La loi actuelle sera également modifiée afin de faire comparaître devant un juge toute personne possédant des renseignements relatifs à une enquête en cours sur un crime terroriste.Cette personne n'aura plus droit au silence et sera tenue de divulguer cette information.En échange, la loi interdit que l'individu interrogé soit incriminé à partir des informations qu'il aura divulguées.La nouvelle loi permettra également l'établissement d'une liste des organisations ou des groupes qui ont collaboré à des activités terroristes.Elle considérera comme étant des « actes criminels » la fourniture ou la collecte de fonds dans l'intention de commettre des actes terroristes ( peine maximale de 10 ans ).La participation ou la contribution à un groupe terroriste sera également passible de 10 ans de prison alors que la peine pour avoir facilité des activités terroristes sera de 14 ans d'emprisonnement.Ceux qui enseigneront les méthodes terroristes seront passibles de l'emprisonnement à perpétuité alors que ceux qui hébergeront ou cacheront un terroriste risqueront de passer 10 ans derrière les barreaux.Toutes ces peines devront être purgées consécutivement.La nouvelle loi facilitera également la radiation ou le rejet de statut d'organisme de bienfaisance aux organisations charitables qui seraient liées au terrorisme.Pour faire face à une éventuelle recrudescence de cas d'application de la loi, la ministre de la Justice a annoncé hier qu'elle nommera une quinzaine de nouveaux juges à la Cour fédérale.Au chapitre de la surveillance électronique, le projet de loi facilitera considérablement la vie aux policiers et aux services secrets.Ceux-ci n'auront plus besoin de prouver que la surveillance électronique est un « dernier recours » pour faire progresser une enquête.Au lieu de 60 jours, comme c'est le cas actuellement, les autorisations d'interception des communications ( téléphoniques, Internet ou autres ) seront valables pour une année.Le Service canadien du renseignement de sécurité ( SCRS ) pourra également intercepter des communications étrangères qui entrent ou sortent du Canada, ce qui n'est pas permis par la loi actuelle.Ottawa modifiera également la Loi sur les secrets officiels, créant de nouvelles infractions pour contrer les activités de collecte de renseignements menée par des puissances étrangères et des groupes terroristes.De plus, pour protéger certains renseignements, la Loi sur la preuve au Canada sera amendée de façon à interdire leur divulgation lors de procédures devant les tribunaux et de façon ainsi à protéger l'intérêt national. 2LP0302A1016 A3 Mardi 16 2LP0302A1016 ZALLCALL 67 01:09:04 10/16/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 6 OCTOBRE 2001 A3 LA GUERRE AU TERRORISME TERRORISME Les alertes à la poudre blanche se multiplient dans le monde Quatorze Américains ont contracté le bacille du charbon à ce jour Le droit canadien en terrainmin é LOUISE LEDUC LE PROJET DE LOI contre le terrorisme déposé hier à la Chambre des communes par la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, crée de dangereux précédents aux yeux d'avocats et de défenseurs des droits de la personne.« En droit international, la définition même d'un terroriste est une question très controversée, a commenté hier André Paradis, directeur général de la Ligue des droits et libertés.C'est un terrain miné sur lequel on ne s'avance pas habituellement.Le Canada saura-t-il distinguer un dissident politique d'un terroriste ?» Julius Grey, avocat et professeur de droit à Mc Gill, n'est pas plus rassuré.En entrevue téléphonique, il a rappelé « que dans toute l'histoire de l'humanité, tout pouvoir a engendré ses abus ».Or, s'inquiète- t-il, les pouvoirs que le gouvernement canadien s'octroie sont ici énormes.« La question de la détention préventive, du droit donné au gouvernement de déterminer quels groupes sont terroristes ou pas m'apparaissent particulièrement troublants.Et que dire des coudées franches données à la filature et à l'écoute électronique, qui sont déjà rampants et qui portent déjà grandement atteinte à notre vie privée ?» À son avis, le gouvernement aurait peut-être été justifié d'adopter de nouvelles mesures dans les aéroports et les ports, voire de déposer une loi dont l'application serait limitée à six mois ou un an.« De légiférer si rapidement, sans recul aucun, m'apparaît hautement dangereux.On se trouve certes dans une période trouble, mais c'est justement dans ces moments-là que l'on se doit de respecter les règles qui garantissent les libertés publiques.Le criminaliste Jean-Claude Hébert abonde dans le même sens.« De telles lois ont besoin d'être mûries, d'être débattues publiquement et d'être discutées en commission parlementaire.Dans le cas présent, on sera ensuite pris pour de bon avec une loi déposée à toute vapeur sans grande réflexion.» Parmi les aspects préoccupants de cette loi se trouve au premier chef selon lui la mise à mal du droit au silence, « qui n'était peutêtre pas un droit reconnu comme tel, mais une valeur bien ancrée dans notre tradition.Qu'un juge soit désormais autorisé à interroger un suspect en audition extraordinaire, ça ne s'était pas vu au Québec depuis l'entrée en vigueur des chartes.Le témoin n'aura d'autre choix que de répondre et de risquer ainsi de s'auto-incriminer.» Me Hébert voit aussi à l'horizon de sérieux problèmes de définition.« De nouvelles catégories de crimes reposeront sur des concepts aussi flous que la discrimination.Or, il n'est pas facile de déterminer ce qu'est réellement la discrimination.La Cour suprême le sait bien, elle qui se débat avec ces questions depuis des années.» d'après Agence France-Presse et Presse Canadienne Les alertes à la poudre blanche se multiplient aux États-Unis, mais aussi au Canada, en Europe et au Moyen-Orient.Cependant, les seuls cas de maladie du charbon signalés jusqu'à présent concernent des Américains.Depuis le début du mois d'octobre, deux personnes ont contracté la maladie \u2014 l'une d'elles en est décédée \u2014 et 12 personnes ont contracté le bacille, sans toutefois en être incommodées.L'inquiétude a rejoint le Capitole hier, lorsqu'une femme travaillant pour le chef de la majorité au Sénat, Tom Daschle, a été en contact avec le bacille en ouvrant son courrier.Plusieurs employés du Sénat sont présentement sous antibiotiques et une enquête a été ouverte pour déterminer d'où provenait la lettre en question.D'autres lettres contaminées ont été signalées depuis une semaine dans une succursale de Microsoft à Reno, au Nevada et à la chaîne de télévision NBC à New York, où une employée a contracté une forme cutanée de la maladie du charbon.L'enfant d'un employé de la chaîne de télévision américaine ABC a aussi été contaminé par la bactérie après avoir visité le 28 septembre les bureaux de la station à New York, a annoncé hier soir ABC sur son site Internet.La chaîne n'a pas divulgué davantage d'informations sur la santé de l'enfant.Le cas le plus grave est cependant celui de Robert Stevens, éditeur photo pour le tabloïd Sun à Boca Raton, en Floride.L'homme de 63 ans est mort le 5 octobre d'une forme respiratoire du bacille du charbon, après avoir manipulé une lettre qui aurait été reçue le 19 septembre.Elle était adressée à l'actrice Jennifer Lopez, aux bons soins du Sun, et contenait une poudre bleutée.Deux collègues de M.Stevens ont aussi contracté la maladie sans toutefois la développer.Des tests ont également démontré que cinq autres personnes travaillant pour American Media aussi été en contact avec le bacille.D'autres cas de poudre suspecte envoyée par lettre, dont l'une au New York Times, n'ont pour leur part montré aucune trace de bacille du charbon.Alertes à Montréal Dans la seule région de Montréal, le Service de police de la CUM (SPCUM) a reçu, depuis le 11 septembre, plus de 200 appels incluant alertes à la bombe, colis suspects, enveloppes suspectes, etc.Jusqu'à présent, aucun appel n'était fondé, a confirmé hier le relationniste du SPCUM Yannick Ouimet.La crainte du courrier piégé est telle que Vision mondiale a dû diffuser un communiqué pour rassurer la population, indiquant que ses lettres envoyées à près de 800 000 foyers au pays, ne contenaient que des semences potagères et une sollicitation de dons.Les envois ont suscité de vives inquiétudes chez les destinataires.À Sainte-Foy, une simple demande d'emploi a provoqué un branle-bas de combat considérable dimanche, au restaurant chinois Kongnan de la Place Laurier à Sainte-Foy.La propriétaire du restaurant a reçu une enveloppe en provenance de Malaysia qu'elle n'a pas ouverte.Une fois prévenue, la sûreté municipale de Sainte-Foy a fait appel à ses pompiers, à la Sûreté du Québec, à la Gendarmerie royale du Canada ainsi qu'à Santé Canada.L'enveloppe suspecte ne contenait finalement qu'une demande d'emploi provenant d'une personne qui se trouve présentement en Malaysia.L'inquiétude gagne l'Europe De la poudre suspecte a été découverte au centre de tri du courrier de la chancellerie allemande hier à Berlin.Deux employés étaient présents au moment de la découverte.Une porte-parole du gouvernement a cependant indiqué que leur santé ne semblait pas en danger, mais que « toutes les mesures de sécurité nécessaires ont été prises ».D'autres lettres contenant de la poudre ont aussi été signalées à Paris, à Liège (Belgique), en Lituanie, en Estonie et à Bâle (Suisse).Dans tous les cas, des analyses ont été demandées mais les autorités croient qu'il s'agit de canulars.Israël craint d'être une cible Le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, a réaffirmé hier qu'Israël « se prépare pour une attaque d'armes non conventionnelles \u2014 biologiques, chimiques ou atomiques ».Israël a débloqué 10,5 millions de dollars américains pour compléter les stocks d'antibiotiques nécessaires pour faire face à une éventuelle attaque biologique.Une alerte à la maladie du charbon a d'ailleurs eu lieu hier à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel- Aviv.Les résultats des analyses ne sont pas encore connus.Israël craint d'être la cible d'actes terroristes plus particulièrement depuis qu'Oussama ben Laden a juré qu'«Israël ne connaîtra pas la sécurité tant que les Palestiniens ne pourront pas vivre en sécurité».Des analystes soutiennent cependant que ce soutien de ben Laden à la cause palestinienne n'est qu'une manoeuvre de circonstance pour mobiliser les masses arabes et menacer les régimes de la région.« Ben Laden se fiche totalement de la cause palestinienne et même de la cause irakienne, mais il cherche à mobiliser les masses arabes avec lesquelles il n'a jamais eu de contacts », affirme le chercheur Alexandre Del Valle, qui dirige en France la revue Géostratégiques.Photo PC Le Canada n'échappe pas aux enveloppes suspectes qui ont semé l'inquiétude aux États-Unis, en Europe et au Moyen-Orient au cours des dernières semaines.Hier, c'était au tour du parlement d'Ottawa d'être évacué en partie.Un colis suspect a été découvert et une employée a souffert d'irritation cutanée après avoir ouvert une enveloppe.Les points saillants de la loi antiterrorisme VOICI LES ÉLÉMENTS principaux du projet de loi antiterrorisme C-36 déposé hier à la Chambre des communes par la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan : > Peines d'emprisonnement de 10 ans jusqu'à perpétuité pour les personnes qui entraînent les terroristes, qui participent aux activités de groupes terroristes, qui financent ces groupes ou qui les hébergent > Détention préventive de personnes soupçonnées d'être des terroristes, avant même que des crimes ne soient commis > Assouplissement du recours à l'écoute électronique par les policiers ; > Identification des groupes terroristes actifs au Canada; > Gel et saisie des biens des terroristes ; > Prélèvements d'échantillons d'ADN chez les terroristes ; > Obligation pour les personnes possédant des informations sur des groupes terrorist renseignements en cour; > Ratification de deux conventions des Nations unies contre le terrorisme.Le FBI craint des attaques au camion piégé d'après Presse Canadienne et Associated Press WASHINGTON \u2014 Les États-Unis craignent de nouvelles attaques terroristes, cette fois par l'entremise de camions transportant des matières dangereuses.Le FBI recherche entre 25 et 35 hommes arabes détenteurs de permis de transport de matières chimiques dangereuses.Les autorités sont en état d'alerte en raison des parallèles inquiétants établis entre la façon dont ces permis ont été obtenus et l'approche utilisée par les terroristes qui ont perpétré les attentats du 11 septembre.Les individus recherchés parlent peu ou pas l'anglais et ils ont fréquenté une école de conduite de Denver, au Colorado, ces deux dernières années.Ils ont tous payé leurs cours comptant et aucun n'a par la suite cherché d'emploi, ce que les autorités américaines trouvent extrêmement suspect.Des agents du FBI ont visité les lieux la semaine dernière, en notant certains noms.Complots déjoués Quatre projets terroristes antiaméricains auraient été déjoués depuis le 11 septembre en dehors des États-Unis.Selon les autorités américaines, les attentats projetés concernaient l'ambassade des États-Unis à Paris, un bâtiment américain en Turquie, des édifices diplomatiques au Yémen et un autre de l'OTAN à Bruxelles.Environ 225 personnes ont été interpelées relativement à ces complots.Des indices donnent toutefois à penser que certaines cellules terroristes pourraient s'apprêter à frapper.Interrogé sur l'ampleur de la menace, un responsable du FBI l'a comparée aux célébrations du millénaire en décembre 1999, quand la CIA et d'autres agences de renseignements avaient identifié et déjoué entre cinq et 15 projets d'attentats.Ceux-ci auraient visé un hôtel en Jordanie et l'aéroport de Los Angeles.Plusieurs partisans d'Oussama ben Laden avaient été interpellés dans différents pays.Les autorités américaines affirment que plusieurs indices montrent que certaines cellules terroristes \u2014 de l'Algérie à l'Afghanistan \u2014sont actuellement en pleine effervescence.Elles sont unies dans leur admiration pour ben Laden et ses appels à combattre les Américains.Rien ne prouve toutefois qu'elles travaillent main dans la main.Les autorités policières américaines affirment avoir des preuves que des hommes originaires du Proche-Orient ont surveillé des endroits tels que des centrales nucléaires, des aéroports, des ambassades ou des lieux touristiques. 2LP0401A1016 a4 mar 2LP0401A1016 ZALLCALL 67 01:03:53 10/16/01 B A 4 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 LA GUERRE AU TERRORISME AIDE FINANCIÈRE Washington souhaite mettre la pédale douce Associated Press WASHINGTON \u2014 Après la générosité qui a suivi les attentats du 11 septembre dernier, le gouvernement Bush et certains élus du Congrès américains tentent à présent de mettre un frein aux aides financières octroyées aux secteurs en difficulté.Des groupes hôteliers aux compagnies aériennes en passant par d'innombrables d'entreprises, gouvernements locaux et États prient le Congrès de leur allouer des subventions.Des députés ont estimé que le montant total des demandes pourrait atteindre des dizaines de milliards de dollars, probablement plus de 100 milliards.« Donnez-moi le nom d'une industrie et vous pouvez être sûr qu'elle est venue nous demander de l'aide », note le sénateur démocrate Kent Conrad.Les législateurs ne chôment pas non plus.Les sénateurs Jon Kyl et Zell Miller veulent mettre en place des crédits d'impôt de 500 dollars par personne afin d'encourager les voyages touristiques.Le sénateur Harry Reid souhaite obtenir plus de 30 milliards de dollars afin d'améliorer autoroutes et autres moyens de transports.Quant aux sénateurs Edward Kennedy et Bill Frist, ils ont proposé le déblocage de 1,4 milliard de dollars pour préparer le pays à d'éventuels attentats bactériologiques.Le Congrès a approuvé le déblocage d'un fonds d'urgence de 40 milliards de dollars pour réparer les dégâts et soutenir la sécurité intérieure et l'armée.Quinze milliards de dollars ont également été alloués à l'industrie aéronautique pour l'aider à faire face à ses nombreuses difficultés.Les élus au Congrès mettent à présent au point de nouveaux projets pour stimuler une économie plutôt morose.Les républicains ont proposé un plan de 100 milliards de dollars qui comporte des baisses d'impôts.Le projet démocrate peut, quant à lui, atteindre les 120 milliards de dollars, principalement en dépenses gouvernementales.« Le seau était plein.On peut se permettre quelques fuites », note le directeur du budget à la Maison Blanche Mitchell Daniels, faisant référence à l'excédent budgétaire prévu jusqu'à récemment.Une liste impressionnante de secteurs entiers et d'entreprises ont demandé de l'aide : de l'industrie du voyage à l'île de Hawaï, qui dépend beaucoup du tourisme, en passant par la compagnie ferroviaire Amtrak, les restaurants, les aéroports, les assurances, les banques et d'autres encore.Les compagnies des eaux qui desservent plus de 160 millions de personnes ont ainsi demandé une aide de 5 milliards de dollars pour protéger leurs réseaux d'adduction et leurs sites de traitement des eaux usées.De son côté, Amtrak a demandé 3,1 milliards de dollars pour améliorer la sécurité dans ses wagons.Personne ne sait quel en sera le montant total, mais les dépenses commencent à inquiéter les élus tant républicains que démocrates.Ils se rendent compte que l'excédent budgétaire de 176 milliards de dollars prévu en août risque fort à présent de se transformer en déficit de plusieurs dizaines de milliards de dollars.Photo AP © Un policier monte la garde dans les rues Karachi au Pakistan, devant des vitrines barricadées.Malgré l'appel à la grève générale lancé par les islamistes, une grande partie des commerces et des entreprises de la plus grande ville du pays sont restés ouverts.Une grève générale inégalement observée au Pakistan Associated Press ISLAMABAD \u2014 Des milliers de petits commerçants avaient fermé boutique hier au Pakistan dans le cadre d'une grève générale lancée par des groupes islamistes pour protester contre le soutien du gouvernement à la campagne américaine en Afghanistan.Pratiquement toutes les échoppes étaient fermées à Quetta, près de la frontière afghane, tout comme le quartier commerçant de Jacobabad (Sud), une ville située près de la base aérienne de Shahbaz où sont stationnés des soldats américains.Mais à Karachi, la plus grande ville du pays, une grande partie des commerces et des entreprises restaient ouverts, même si cinq manifestants ont été blessés dans des affrontements avec les forces de l'ordre.Certaines boutiques avaient fermé à Lahore (Est) où un policier a été blessé par un jet de pierre.Un manifestant a par ailleurs été abattu à Hyderabad (Nord).Plusieurs formations islamistes ont lancé ce mot d'ordre de grève générale pour protester contre la décision du président Pervez Musharraf de soutenir les opérations militaires américaines contre le régime des talibans et le réseau terroriste d'Oussama ben Laden.La grève générale était également observée en signe de protestation contre la visite à Islamabad du secrétaire d'État américain Colin Powell, a souligné le maulana Samiul Haq, chef du Conseil de défense afghan, une coalition de 35 groupes islamiques protalibans.« Nous avons demandé à nos sympathisants de faire pression sur le gouvernement pakistanais et forcer Musharraf à renvoyer les forces américaines chez elles », a dit cet homme dont les autorités ont levé hier l'assignation à résidence.Environ 500 personnes détenues préventivement au cours du week-end à Jacobabad ont également été relâchées hier contre la promesse qu'elles resteraient pacifiques, a précisé le chef de la police locale Akhtar Shah.Cela n'a pas empêché des manifestants de se masser près de la ville placée sous haute surveillance.Troubles à venir Des troubles sont en effet à prévoir à l'occasion des obsèques de Mukhtar Khosio, un manifestant tué dimanche.Son père, le maulana Shabir Khosio, est revenu sur son appel au Jihad de la veille, en exhortant hier la population à conserver son calme.À Peshawar, certaines boutiques et sociétés avaient ouvert normalement, mais des étudiants de madrassas (écoles coraniques) ont proféré des menaces et les commerçants se sont pliés au mot d'ordre de grève.Les forces spéciales ont en tout cas pris position aux carrefours à bord de blindés.Près d'une mosquée en centre-ville, ils étaient environ 200 à écouter le discours enflammé d'un dirigeant islamiste.« Nous allons faire de l'Afghanistan le cimetière des Américains et de leurs alliés », a-t-il dit la voix brisée.« Si l'Amérique veut qu'on lui livre Oussama, qu'elle nous livre le président Bush : il est responsable du meurtre d'innocents.» Si deux policiers ont été tués dans la nuit d'hier devant une mosquée chiite à Karachi, on ne sait pas si leur mort est liée aux manifestations antiaméricaines.Les tensions entre chiites et sunnites sont courantes dans la ville.2987205A 2LP0501A1016 a5 ben mardi 16 octobre 2LP0501A1016 ZALLCALL 67 01:03:07 10/16/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 6 OCTOBRE 2001 A5 LA GUERRE AU TERRORISME Blair plaide à son tour pour la création d'un État palestinien Soucieux de rallier le monde arabe et musulman à sa croisade antiterroriste, le premier ministre britannique, Tony Blair, a plaidé hier pour la création d'un État palestinien, après avoir reçu Yasser Arafat dans son bureau de Londres.« L'issue que nous souhaitons, c'est une paix juste dans laquelle Israéliens et Palestiniens coexisteront chacun dans leur propre État, sûr, viable et capable de prospérer », a dit M.Blair, après un entretien d'une heure et demie à Downing Street avec le leader de l'Autorité palestinienne.M.Arafat a réclamé une reprise immédiate des pourparlers de paix avec Israël et la création d'un État palestinien, avec Jérusalem comme capitale.« Nous ne demandons pas la lune, nous demandons que les résolutions des Nations unies soient appliquées », a-t-il dit.La paix au Moyen-Orient est devenue un enjeu majeur pour Tony Blair, qui tente de rallier le monde arabe à la coalition occidentale contre Oussama ben Laden et les talibans de l'Afghanistan.Le premier ministre britannique revient tout juste d'une tournée dans la région, au terme de laquelle il a compris que le terrorisme ne pourra être éradiqué tant que le problème palestinien ne sera pas résolu.M.Blair estime que ben Laden, accusé d'être à l'origine des attentats contre les États-Unis, tente de conférer une légitimité à sa cause en invoquant la question palestinienne.« Oussama ben Laden ne parle pas pour les Palestiniens.» En fait, il les menace, en se servant d'eux pour faire la guerre à l'Occident, a dit le premier ministre.M.Blair a ajouté que les attaques contre New York et Washington n'ont pas motivé son appel à la relance des pourparlers au Moyen- Orient, que l'enjeu était « important en lui-même, sans égard à ce qui est arrivé le 11 septembre ».Reste que l'invitation lancée à M.Arafat peut sembler être une sorte de récompense pour sa condamnation immédiate des attaques terroristes, le mois dernier.Lors de la guerre du Golfe, en 1991, M.Arafat avait pris parti pour l'Irak.Cette fois, il a bravé les sentiments antiaméricains de nombreux Palestiniens pour soutenir Washington et Londres.M.Arafat a sévèrement réprimé une manifestation anti-bombardements à Gaza, le 8 octobre.Trois protestataires ont été tués par la police palestinienne \u2014 une première depuis le début de l'Intifada, il y a un an \u2014 et des centaines d'autres ont été blessés.M.Arafat espère que son audience auprès de M.Blair lui ouvrira la porte de la Maison-Blanche.Le président George Bush a refusé jusqu'à présent de le rencontrer, alors qu'il a reçu Ariel Sharon à deux reprises.Depuis le 11 septembre, toutefois, M.Bush s'est lui aussi prononcé pour la création d'un État palestinien.La visite de M.Arafat à Londres a enragé plusieurs Israéliens, qui perçoivent le leader de l'Autorité palestinienne comme un terroriste jamais repenti qui utilise la crise internationale à ses propres fins politiques.Mais la pression est énorme sur M.Sharon, qui a essuyé une rebuffade des États-Unis après les avoir accusés de déserter Israël et de vouloir apaiser les Arabes en leur cédant du terrain, comme l'avaient fait les Occidentaux à l'endroit des nazis avant la Deuxième Guerre mondiale.Ces deux derniers jours, Israël a promis de relâcher la pression en retirant ses troupes des territoires occupés à Hébron, mais a envoyé un tout autre message en assassinant deux militants du groupe islamique Hamas en 24 heures.Certains Palestiniens ont accusé Israël d'inciter à la violence pour saboter la visite de M.Arafat à Londres.Ce ne fut manifestement pas le cas.La longue poignée de main entre M.Blair et M.Arafat devant le 10, Downing Street redémarrera, espère-t-on, un processus de paix presque mort.Mais les observateurs estiment qu'il faudra beaucoup plus de pressions diplomatiques, impliquant les États-Unis, le reste de l'Europe et les Nations unies, pour qu'une réelle percée soit possible.Photo FIONA HANSON, PA Une fois prise la traditionnelle photo devant le 10 Downing Street \u2014 avec le premier ministre Tony Blair \u2014Yasser Arafat a rencontré l'archevêque de Canterbury, Mgr George Carey, au palais Lambeth.La prochaine étape de la tournée du leader palestinien le mènera en Irlande où il rencontrera le premier ministre Bertie Ahern.Rumsfeld accuse les talibans de mentir L'UNICEF craintque des milliers d'enfants afghans meurentde faim cethiver Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a qualifié de « ridicules » les chiffres de victimes civiles dues aux bombardements donnés par les talibans en Afghanistan, qu'il a qualifiés de « menteurs invétérés ».« Nous savons que la direction des talibans et Al-Qaeda sont des menteurs invétérés », a déclaré le ministre lors d'une conférence de presse, affirmant que la milice au pouvoir avait montré à des journalistes ce qu'elle voulait leur montrer, non pas ce qu'ils voulaient voir.Indiquant aussi que les avions américains avaient largué des tracts pour la première fois dimanche pour expliquer la position des États-Unis, M.Rusmfeld a déclaré : « Certains des chiffres qu'ils donnent sont absolument ridicules.» Il a reconnu que certains bombardements américains avaient tué des civils par erreur.Les talibans ont affirmé hier que les bombardements avaient tué au moins 300 civils à travers le pays en une semaine.Agence France-Presse ISLAMABAD \u2014 Jusqu'à 100 000 enfants pourraient mourir en Afghanistan cet hiver si des vivres en quantité suffisante ne leur parviennent pas dans les six prochaines semaines, a déclaré hier l'UNICEF.Le porte-parole de l'UNICEF à Islamabad, Éric Laroche, a précisé que son organisation avait besoin de 36 millions de dollars pour mener à bien son « travail d'urgence de base » en Afghanistan mais qu'elle n'avait reçu que la moitié de cette somme.« Au moins 100 000 enfants mourront en Afghanistan cet hiver à moins que des vivres ne leur parviennent en quantité suffisante au cours des six prochaines semaines », a affirmé M.Laroche au cours d'une conférence de presse.À l'instar d'autres responsables humanitaires, le porte-parole a souligné que l'hiver approchant, d'importantes chutes de neige allaient isoler de nombreux civils dans des zones reculées d'Afghanistan.Il a en outre cité la sécheresse, la poursuite de la guerre civile et les récents bombardements américains parmi les menaces qui pèsent sur les enfants d'Afghanistan.« Si vous êtes un enfant né en Afghanistan aujourd'hui, vous courez 25 fois plus de risques de mourir avant l'âge de cinq ans qu'un Américain, un Français ou un Saoudien », at- il dit.M.Laroche a rappelé que la moitié des enfants d'Afghanistan étaient déjà mal nourris et que 300 000 enfants mouraient chaque année de causes qui auraient pu être évitées dans le pays.Une autre porte-parole du système des Nations unies, Stephanie Bunker, a également qualifié hier la crise humanitaire en Afghanistan de « situation d'urgence la plus sérieuse et la plus complexe » de l'histoire.Elle a indiqué que six millions d'Afghans avaient un urgent besoin d'aide et qu'il y avait en outre 1,5 million de personnes déplacées à l'intérieur même du pays.La communauté internationale dispose de « six semaines » avant l'arrivée de l'hiver pour faire parvenir l'aide dont les Afghans ont besoin, a-t-elle dit.Selon Mme Bunker, les frappes aériennes déclenchées le 7 octobre par les États-Unis contribuent à la crise humanitaire.« Les frappes de missiles rendent notre travail plus difficile ».L'autre facteur, a-t-elle ajouté, c'est l'insécurité croissante en Afghanistan où les talibans se sont emparés de bureaux d'agences non gouvernementales au cours de la semaine écoulée.Une importation exclusive d'Europe pour La Lingère.C'est la richesse du superbe motif cachemire tissé dans une ratine pur coton moelleuse en tons de marine, olive et bordeaux ou chocolat et olive sur fond sable.Serviette jacquard cachemire 9.99 Nappe feuilles cuivrées 14.99 Chaude ambiance d'automne, riche motif de feuilles cuivrées imprimées sur un fond damier en coloris de prune, olive, safran et sapin pour une nappe pur coton.60 x 84 pouces 19.99, 60 x 104 pouces 24.95 Serviette de table 2.99 52 x 70 pouces Tapis tissé carreaux déco 6.99 24 x 36 pouces C'est une touche colorée que vous apporterez à toutes les pièces de la maison avec nos tapis en pur coton tissé en carreaux dans des combinaisons de safran, orange, olive et prune ou fuchsia, améthyste, orange et bordeaux.Format 30 x 48 pouces 9.99 Bain 27 x 52 pouces 2987615A 2LP0601A1016 a6 ben mar 16 octobre 2LP0601A1016 ZALLCALL 67 01:06:49 10/16/01 B A 6 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 LA GUERRE AU TERRORISME Le jeu doit rester un jeu Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Tirage du 2001-10-15 Tirage du 2001-10-15 Tirage du 2001-10-15 NUMÉRO: 031256 Le rude hiver afghan, allié des talibans RON KAMPEAS Associated Press WASHINGTON \u2014 « Le Vietnam avec de la neige.» C'est ce qui pourrait attendre des soldats américains envoyés dans des opérations terrestres en Afghanistan.La rigueur de l'hiver pourrait leur rendre la vie dure alors qu'elle devrait constituer un avantage pour des combattants talibans aguerris.En janvier, un froid pénétrant tombe sur Kaboul avec des températures bien au-dessous de zéro et un manteau neigeux d'un trentaine de centimètres.Les combattants talibans s'habillent pourtant à peu près de la même façon qu'en été : veste légère et pantalon ample.« Les Afghans sont des combattants très résistants en hiver, souligne l'expert Alex Alexiev.Certains sont pieds nus.On ne voit ça nulle part ailleurs.» Une opération terrestre américaine pourrait suivre la phase des frappes aériennes afin de mettre en déroute les talibans.La 10e division de montagne, une unité d'élite réputée, venue de Fort Drum dans l'État de New York, a pris position en Ouzbékistan.Des forces spéciales plus réduites ont été envoyées en reconnaissance en Afghanistan.Les Américains peuvent profiter des leçons apprises à leurs dépens par les Soviétiques.Ceux-ci « sont arrivés en décembre 1979 de l'Ouzbékistan, où l'hiver est assez doux », souligne M.Alexiev.Ils manquaient de vêtements d'hiver, ce qui les a démoralisés.La chaîne montagneuse de l'Hindou Kouch qui parcourt le nord-est du pays comme une épine dorsale a constitué un terrain particulièrement redoutable pour les Russes.En hiver, la boue y rend les routes impraticables et désavantage les allogènes.Elle a permis à l'Alliance du Nord, l'opposition armée aux talibans, de repousser la milice fondamentaliste.Mais elle menace également de mettre en échec toute tentative des hommes de feu le commandant Massoud pour avancer dans l'autre sens vers Kaboul.Léonid Gritsiouk, un ancien sergent soviétique qui a servi en Afghanistan en 1985-86, raconte que son entraînement l'avait préparé à des températures extrêmes mais pas au froid pénétrant de l'Hindou Kouch.Les moudjahidines semblaient en revanche peu affectés.« Ils étaient tellement habitués au climat humide des montagnes que je ne crois pas qu'ils remarquaient combien il faisait froid », raconte-til.Les Soviétiques, coincés dans leurs bases par la boue, devenaient des proies faciles.« Les moudjahidines nous tiraient dessus, mais nous ne les poursuivions pas », souligne Gritsiouk.Après le retrait soviétique, les factions moudjahidines qui se sont battues pour le pouvoir durant la guerre civile de 1992 à 1995 observaient une trêve tacite durant l'hiver.Mais les talibans n'ont, eux, jamais respecté ce « gentleman's agreement ».Ils ont fait leur première grande percée au nord de Kaboul en décembre 1996 lors d'une attaque qui a surpris une Alliance du Nord qui s'attendait à une trêve hivernale.D'anciens généraux soviétiques estiment que les stratèges du Pentagone sous-estiment le climat et la détermination des talibans.« Les montagnes sont difficiles à atteindre, souligne le général Alexandre Popov.Le niveau de préparation physique doit être très élevé.» Un aspect de l'hiver afghan favorise les forces d'invasion qui ont la maîtrise des airs : par temps froid, il règne une grande visibilité.« Des forces spéciales peuvent être facilement acheminées par hélicoptère au-dessus des cols pour soulager l'Alliance », souligne Michael Rubin, un expert américain.Mais Andy Messing, directeur du Conseil de défense nationale, un groupe de réflexion géostratégique américain, souligne que les hautes altitudes obligeront à réviser à la baisse la capacité de transport des hélicoptères Blackhawk.Une guerre de longue durée pourrait devenir un « Vietnam avec de la neige », prévient-il.par KAUFMANN de SUISSE BIJOUX ET MONTRES - DEPUIS 1954 2195, RUE CRESCENT, MONTREAL (514) 848-0595 À PALM BEACH, FL.210 WORTH AVE.www.kaufmanndesuisse.com Magnifique bague \u201cFlowing Lines\u201d avec diamant rond de 5,14 carats.Photo ALEXANDER DEMIANCHUK Pendant que les alliés se préparent à la guerre d'hiver, les Ouzbeks, eux, posent des barbelés en attendant la venue des talibans.ELLE ADORE LES SORTIES DE GROUPE VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM VROUM INFORMEZ-VOUS AU SUJET DU PROGRAMME MAZDA POUR LES DIPLÔMÉS.Tests effectués par la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) des É.U.Le modèle illustré peut différer et est utilisé à titre indicatif seulement.Certains équipements illustrés peuvent être offerts en option ou de série sur d'autres modèles.\u2020Offre réservée aux particuliers et portant sur les Mazda MPV 2001 neuves.Financement consenti par l'entremise de la Banque de Nouvelle-Écosse.Sur approbation du crédit.Exemple de financement à l'achat : 10 000 $ au taux de 0,9%; 36 paiements de 281,65$; coût d'emprunt de 139,40$; total à payer de 10139,40$.Autres taux de financement disponibles.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Les stocks peuvent varier selon les concessionnaires.Voir un concessionnaire participant pour les détails.Aucune combinaison d'offres possible.Offre d'une durée limitée à compter du 1er septembre 2001.Garantie complète de 3 ans ou 80000 km et de 5 ans ou 1 km sur le groupe motopropulseur.Renseignez-vous sur le programme d'assistance routière Mazda, offert gratuitement avec toutes nouvelles Mazda.CARACTÉRISTIQUES DE SÉRIE : Banquette de 3e rangée rabattable sous le plancher et pouvant être orientée vers l'arrière Sièges de 2e rangée Side-by-SlideMC amovibles Climatiseur Coussins de sécurité avant (coussins latéraux en option) Radio AM/FM stéréo avec lecteur CD Glaces des portes latérales pouvant être abaissées, une exclusivité de Mazda Lauréate du GUIDE DE L'AUTO 2001 de sa catégorie pour une deuxième année consécutive.DE FINANCEMENT À L'ACHAT JUSQU'À 36 MOIS Protection contre les impacts latéraux CINQ ÉTOILES Mazda MPV 2990281A 2LP0701A1016 a7 mar 2LP0701A1016 ZALLCALL 67 01:03:16 10/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 A 7 Défection de 4000 talibans MALADIE DU CHARBON Début de psychose en France ?Associated Press DOUCHANBE, Tadjikistan \u2014 Tandis que de nouveaux combats étaient signalés dans le nord de l'Afghanistan, un représentant des forces d'opposition aux talibans a affirmé hier que près de 4000 miliciens sous les ordres de Kori Khaidullo s'étaient rendus dimanche au général Ato Mukhammad, l'un des commandants de l'Alliance du Nord qui combat la milice fondamentaliste.Cette reddition s'est déroulée près du village de Sangchorak, au nord-ouest de la capitale Kaboul, dans la province de Sar-e-pol, selon Abdul Valud, attaché militaire de l'ambassade afghane à Douchanbe au Tadjikistan.Des groupes de 20 à 50 combattants talibans font défection presque chaque jour, a-t-il ajouté.Par ailleurs, le service de presse des gardes-frontière russes au Tadjikistan a annoncé hier que ses hommes avaient observé une bataille de chars de trois heures dans la nuit entre les talibans et les forces de l'Alliance du Nord à cinq kilomètres de la frontière.Les troupes russes ont également vu des combats à l'artillerie d'une demiheure un peu plus loin le long de la frontière.L'agence de presse Interfax-militaire, qui cite une source proche du commandant de l'Alliance du Nord Mohammed Fahim, a rapporté que des unités de l'Alliance bombardaient un groupe de talibans près de Taluquan dans la province de Takhar.Selon l'agence, les forces d'opposition ont saisi plusieurs sections de la route principale entre Sherhan-Banda à la frontière avec le Tadjikistan et l'Ouzbékistan et Konduz.Le contingent des talibans dans cette région compte 3500 hommes et 14 chars.DÉBUT DE psychose à la maladie du charbon en France ?Il est trop tôt pour le dire : les appels téléphoniques qui se sont multipliés hier en France (comme en Suisse et en Allemagne) peuvent se révéler l'oeuvre des habituels amateurs de ce genre de canular (sévèrement réprimé depuis quelque temps par les tribunaux).Quant aux « enveloppes suspectes » qui ont justifié hier la mise en observation de 55 personnes, rien ne dit à l'heure actuelle qu'elles contenaient une substance nocive, encore moins la bactérie de la maladie du charbon.Il n'en reste pas moins que quatre bâtiments officiels ont été évacués hier, en région parisienne.Une administration non identifiée à Évry, en grande banlieue.À Paris, une agence des impôts, la Caisse des dépôts et consignations.et le Collège de France, vénérable institution universitaire située dans le Quartier latin.De source officieuse, 55 personnes ont été placées en observation dans la journée d'hier, dont 34 à Paris.Et la mystérieuse « poudre blanche » avec laquelle elles auraient été en contact est actuellement analysée : les résultats ne sont pas attendus avant 48 heures.Justement pour tenter de tuer dans l'oeuf ce qui pourrait devenir une vraie psychose au bacille du charbon (anthrax), le ministre français de la Santé, Bernard Kouchner, a rapidement fait une déclaration aux journalistes pour affirmer avec force : « Il n'y a aucun cas de maladie du charbon en France, aucun cas, authentifié, diagnostiqué, avéré.Il n'y a même pas de signe clinique.» Mais, comme en même temps on affirme que les examens en laboratoire ne seront pas concluants avant deux jours, ce démenti n'est pas pour l'instant totalement convaincant.À Paris, on attend également les résultats des analyses faits en Suisse après la réception le 9 octobre d'une lettre suspecte au siège du géant pharmaceutique Novartis.Là aussi il y a des délais, et le verdict est attendu vendredi.Si psychose il devait y avoir en France, il s'agirait d'un tournant, car, depuis le 11 septembre, une fois un peu retombée la forte émotion des premiers jours, la vie a repris son cours habituel en France.Et ce d'autant plus que, contrairement à la Grande-Bretagne, qui fait cavalier seul aux côtés des États- Unis, la France est pour l'instant très en retrait pour ce qui est des opérations militaires en cours.Les opposants à la guerre sont donc peu mobilisés, d'un côté.De l'autre, la France, contrairement à d'autres époques, ne fournit pas de prétexte particulier aux terroristes pour frapper sur son sol \u2014 à condition, bien sûr, qu'il y ait une logique identifiable dans la stratégie terroriste.Jusqu'à la révélation faite hier sur les alertes au bacille du charbon à Paris, personne ne se préoccupait vraiment du sujet.Preuve que la France \u2014 qui a déjà connu de vraies campagnes terroristes dans les 15 ou 20 dernières années \u2014continue de vivre comme si de rien n'était : les restaurants, qui avaient connu un vrai creux de la vague dans les 10 jours suivant le 11 septembre, affichent de nouveau complet.Et les syndicats des chemins de fer, métro et bus, toujours actifs pour débrayer, ont lancé pour aujourd'hui un préavis de grève, qui devait gravement perturber les transports à Paris, et dans les grandes villes, jusqu'à demain matin.L'opposition gagne du terrain Associated Press ISLAMABAD, Pakistan \u2014 L'un des porte-parole de l'opposition afghane, Mohammed Ashraf Nadeem, a déclaré hier que ses « troupes se trouvaient à 5 km de l'aéroport de Mazar-e-Charif », dans le nord du pays, à l'issue de violents combats avec les milices talibanes.Le régime de Kaboul, en butte aux bombardements américains depuis le 7 octobre, n'a pas commenté.« L'opposition gagne du terrain », affirme Mohammed Ashraf Nadeem.La minorité ethnique ouzbek est majoritaire à Mazar-e-Charif, la plus importante ville du nord du pays, dont les talibans, sunnites et issus de l'ethnie pachtoune pour la plupart, ont pris le contrôle en 1998.Départs de Montréal.Les prix sont pour des aller simples (Canada) et aller retours (USA, Europe, Mexique et Caraïbes), sont sujets à des limites d'inventaire et peuvent varier selon les dates de départs.Nouvelles réservations seulement.Places limitées.Réservations modifiables moyennant des frais mais non remboursables.Les taxes, frais aéroportuaires, surcharges sont en sus pour les destinations canandiennes.Les frais aéroportuaires sont en sus pour les destinations européennes, américaines, mexicaines et des Caraïbes.Contactez votre agent de voyages ou 514 866-3333 1 866 377-3030 www.canada3000.com CANADA Calgary 2 VOLS PAR JOUR 209$ Edmonton 2 VOLS PAR JOUR 219$ Halifax 3 VOLS PAR JOUR 99$ Ottawa 1 VOL PAR JOUR 79$ St.John's 4 VOLS PAR JOUR 189$ Thunder Bay 2 VOLS PAR JOUR 119$ Toronto 8 VOLS PAR JOUR 99$ Vancouver 3 VOLS PAR JOUR 219$ Winnipeg 1 VOL PAR JOUR 179$ USA Fort Lauderdale 3 VOLS PAR SEMAINE 199$ Los Angeles 3 VOLS PAR SEMAINE 563$ Orlando DÉPART SAMEDI 199$ EUROPE Londres (GATWICK) DÉPART MARDI 599$ Malaga DÉPART MERCREDI 599$ Paris 6 VOLS PAR SEMAINE 499$ MEXIQUE Acapulco DÉPART VENDREDI 779$ Cancun DÉPART DIMANCHE 599$ Puerto Vallarta DÉPART VENDREDI 799$ CARAÏBES Cayo Coco DÉPART DIMANCHE 478$ Guardalavaca DÉPART DIMANCHE 599$ La Havane DÉPART LUNDI / SAMEDI 609$ La Romana DÉPART VENDREDI 709$ Puerto Plata DÉPART SAMEDI 599$ Punta Cana DÉPART SAMEDI 699$ Santo Domingo DÉPART SAMEDI 689$ Varadero DÉPART DIMANCHE 478$ aller simple à partir de : aller-retour à partir de : aller-retour à partir de : aller-retour à partir de : aller-retour à partir de : 29 oct au 5 nov 27 oct au 4 nov 23 au 30 oct départ entre le 7 et 21 nov départ entre le 20 et 27 oct départ entre le 4 jan et 1 fév départ entre le 4 nov et 16 déc départ entre le 4 jan et 1 fév 28 oct au 3 nov départ entre le 4 nov et 16 déc départ entre le 3 nov et 17 déc départ entre le 4 jan et 1 fév départ entre le 3 nov et 15 déc départ entre le 3 nov et 15 déc départ entre le 3 nov et 15 déc 28 oct au 3 nov DITES BONJOUR aux bas tarifs.2996640A La VIDÉOCONFÉRENCE.voyage pour vous ! \u0001 Coupez les frais de déplacement \u0001 Allégez votre horaire \u0001 Communiquez souvent, instantanément et en toute confidentialité Contactez-nous pour plus d'informations VENTE-INTÉGRATION-LOCATION DE SALLES Consultez notre site cev.ca TORONTO (416) 216-6790 OTTAWA (613) 276-2565 QUÉBEC (418) 659-1011 MONTRÉAL (514) 521-8253 HALIFAX (902) 491-4284 2997075A La Presse 16 octobre 2001 Page A8 manquante La Presse 16 octobre 2001 Page A9 manquante 2LP1001A1016 A-10 MARDI MONDE 2LP1001A1016 ZALLCALL 67 01:04:01 10/16/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 LA GUERRE AU TERRORISME Raids massifs des Américains sur Kaboul SAID MOHAMMAD AZAM Agence France-Presse KABOUL \u2014 L'aviation américaine a mené hier sur Kaboul ses raids diurnes les plus massifs depuis le début des frappes en Afghanistan, qui en sont àleur deuxième semaine, alors que les informations sur des victimes civiles se multiplient.Parallèlement, les combats semblent s'intensifier au sol entre les forces des miliciens talibans et celles de l'opposition, qui a revendiqué une percée majeure vers la ville d'importance stratégique de Mazar-e-Charif, dans le nord de l'Afghanistan.Les avions américains ont lancé hier leurs raids de jour les plus intensifs sur Kaboul depuis que les opérations militaires ont débuté le 7 octobre, a rapporté le correspondant de l'AFP dans la capitale af ghane.Plusieurs vagues successives d'avions ont survolé Kaboul, et au moins 10 fortes explosions ont été entendues autour de la ville.Chaque vague d'avions a entraîné des tirs de la défense antiaérienne des talibans.Aucune information n'était disponible sur d'éventuelles victimes.Un énorme nuage de poussière était visible près de l'aéroport, déja pilonné à de nombreuses reprises par l'aviation américaine.La prolongation des frappes rend dramatique la situation de la population de Kaboul, privée de sommeil et qui vit dans la peur.Les plus aisés sont partis à la campagne, et seuls les plus pauvres sont restés.Des raids ont aussi eu lieu dans la journée dans la région de Jalalabad, la grande ville de l'est de l'Afghanistan.Au moins 10 explosions ont été entendues dans les environs de Jalalabad après 8h30, heure locale.« Deux bombes sont tombées sur notre quartier général militaire à l'est de l'aéroport de Jalalabad », a déclaré à l'AFP le ministre taliban Haji Attiqullah Azizi.La multiplication des frappes entraîne celle des erreurs de tir faisant des victimes civiles.Une porte-parole de l'ONU, Stephanie Bunker, a ainsi annoncé hier à Islamabad que cinq personnes avaient été tuées lorsqu'une bombe était tombée vendredi près d'un marché à Mazar- e-Charif, dans le Nord.Les talibans, les miliciens islamiques au pouvoir à Kaboul, font quotidiennement état de nombreuses victimes civiles, mais leurs affirmations sont la plupart du temps invérifiables de source indépendante.Hier, Abdul Hanan Hemat, directeur de l'agence Bakhtar, contrôlée par les talibans, a déclaré que 12 civils avaient été tués et 32 autres blessés à Qala Nau, capitale de la province de Badghis, dans le nordouest du pays.Selon ce responsable taliban, une zone résidentielle de la ville a été touchée lors d'un raid nocturne.Mais Ismaïl Khan, un des chefs militaires de l'Alliance du Nord, la coalition antitaliban, a affirmé que ces victimes n'étaient pas des civils.Joint par téléphone satellitaire, Ismaïl Khan a déclaré à l'AFP que ce raid américain avait en fait atteint une installation militaire, « faisant 20 tués et 30 disparus présumés morts dans les rangs talibans ».En tout cas, la poursuite des frappes aériennes a amené le Pakistan voisin à exprimer son inquiétude, quelques heures avant l'arrivée à Islamabad du secrétaire d'État américain Colin Powell.Au cours des discussions avec M.Powell, « nous soulignerons une nouvelle fois que les objectifs devraient être clairement ciblés dans cette campagne et qu'il faut veiller à éviter toute victime civile », a dit le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Riaz Mohammad Khan.« La prolongation des opérations est aussi une source d'inquiétude pour nous », a déclaré le porte-parole.Arrivé en fin de journée, M.Powell doit rencontrer aujourd'hui le président pakistanais, le général Pervez Musharraf, et le ministre des Affaires étrangères Abdul Sattar.Les forces américaines se sont engagées à détruire le réseau en Afghanistan d'Oussama ben Laden, le fondamentaliste d'origine saoudienne qu'ils accusent d'être le responsable des attentats terroristes du 11 septembre aux Etats-Unis.Les Américains frappent aussi le potentiel militaire des talibans pour les punir de leur refus répété de leur livrer ben Laden.Sur le terrain, un porte-parole de l'opposition a déclaré à l'AFP que les forces antitaliban se trouvaient hier à quelque cinq kilomètres seulement de Mazar-e-Charif et que d'intenses combats étaient en cours.Selon ce porte-parole, Mohammad Ashraf Nadeem, ces forces attaquaient les positions des talibans sur des collines situées à l'est de l'aéroport de Mazar-e-Charif, capitale de la province de Balkh, proche de l'Ouzbékistan.« Nous entrerons à Mazar très bientôt », a-t-il affirmé.Photo AP Le commandant Patrick revenait de mission hier à bord de son F-14 sur le porte-avions américain USS Enterprise qui mouille dans la mer d'Oman.Les marchés ne sont pas reposants.Profitez-en pour relaxer et faire travailler votre argent.La Banque Nationale est un tremplin pour des placements sûrs et certains.Nos produits à capital garanti et nos programmes diversifiés de placement sont payants, présentement et pour longtemps.Qu'attendez-vous pour vous détendre ?Contactez un conseiller de la Banque Nationale à l'une de nos succursales ou au METTEZ-VOUS À LEUR PLACE.1 888 TELNAT-1 www.bnc.ca EN CE MOMENT, CERTAINS INVESTISSEURS SONT PLUS À L'AISE AVEC LEURS PLACEMENTS.2995631736A La couverture de CNN exaspère les Pakistanais KARL MALAKUNAS Agence France-Presse ISLAMABAD \u2014 CNN règne en maître au Pakistan, mais la couverture de la « guerre au terrorisme » par la chaîne américaine exaspère de plus en plus les téléspectateurs pakistanais.Des millions de Pakistanais sont accrochés à la couverture 24 heures sur 24 des opérations militaires américaines en Afghanistan par le géant mondial de l'information télévisée.La réputation de rapidité de CNN, l'absence de rivaux locaux, un accès facile par câble ou satellite et l'implication directe du Pakistan dans la crise actuelle ont contribué à attirer de nouveaux spectateurs vers la chaîne.Mais ce qui est perçu comme un parti pris pro-américain et la couverture jugée démesurée d'émeutes, qui sont le fait d'une petite minorité d'islamistes pakistanais, suscitent un ressentiment croissant dans tout le pays.Des slogans anti-CNN ont été lancés lors de certaines manifestations de rues au Pakistan, selon des témoins, et la façon dont la chaîne relate les événements continue d'être au centre de toutes les discussions des élites d'Islamabad.« Beaucoup de monde regarde CNN, mais la chaîne nous décrit comme des gens obtus, chauvins, ayant la gâchette facile, bref comme des gens effrayants », dit Zainab Omar, consultante âgée de 31 ans travaillant dans la capitale pakistanaise.« Nous ne sommes pas comme ça.Nous sommes des gens chaleureux et hospitaliers.Mme Omar affirme que la couverture des événements par CNN contribue à accentuer les antagonismes plutôt qu'à les réduire.« Ils devraient faire preuve d'un peu plus de modération.Ils devraient tenter de construire des ponts entre les gens et les cultures, plutôt que de les opposer », dit-elle.Pour Simbal Khan, universitaire et spécialiste des questions d'Asie centrale, CNN est en train de s'aliéner les Pakistanais en concentrant sa couverture sur la violence et en ignorant presque totalement ses raisons.« Ils sont les premiers à annoncer des nouvelles et lorsqu'il y a eu les premières frappes, ils ont été les premiers à montrer des images.Ils font ça très bien, et c'est pour ça que tant de gens regardent CNN.En revanche, pour ce qui est de l'analyse en profondeur de ce qui se passe au Pakistan et en Afghanistan, ils font preuve d'une négligence totale », estime Mme Khan.Selon elle, le public aux États-Unis est luimême victime du caractère superficiel de la couverture de CNN et cela affecte des pays comme le Pakistan parce que, dans ses options de politique étrangère, le gouvernement américain exploite parfois « l'ignorance » d'une bonne partie de sa population.C'est pourquoi les chaînes comme CNN ont, selon Mme Khan, « un devoir moral » de fournir une couverture qui aille beaucoup plus en profondeur.« La critique fondamentale qui est lancée aux Américains dans le monde entier porte sur leur niveau d'arrogance et leur insensibilité par rapport à ce qui se passe ailleurs qu'aux États-Unis », estime cette spécialiste pakistanaise.Et avec la couverture des événements au Pakistan et en Afghanistan par CNN, « ils ne règlent pas le problème, ils le perpétuent ».Le seul rival sérieux de CNN au Pakistan est la chaîne Fox News du magnat de presse australien Rupert Murdoch.Shireen Mazari, directrice de l'Institut d'études stratégiques d'Islamabad, a lancé récemment une attaque cinglante contre les médias occidentaux et contre leur vision de la liberté de parole, s'en prenant plus particulièrement à Fox News et à la Voice of America, la radio financée par le gouvernement américain.« Il y a soudain un flot de vitriol qui est craché par ces médias contre le programme nucléaire du Pakistan et contre l'armée pakistanaise », a-t-elle écrit dans le quotidien national en langue anglaise The News.« Et il faut garder à l'esprit le fait que ce que les médias occidentaux orchestrent a un lien direct avec les informations que leur donnent leurs gouvernements », a-t-elle souligné.Selon Mme Mazari, « la notion de « média libre » est un mythe largement répandu, comme on peut le voir dans la manière dont les médias occidentaux traitent la crise af ghane ».découvrez notre nouveau cadre Profitez du plus haut standard confort des Laurentides dans le nouveau décor du Manoir Saint-Sauveur, votre destination détente de l'automne.Nouveau! Spa du Manoir 11 cabines - Soins complets Forfaits disponibles Chambre à partir de 64,50$ par personne, occ.double 1 800 361.0505 www.manoir-saint-sauveur.com 2996639A 2LP1101A1016 A-11 2LP1101A1016 ZALLCALL 67 01:05:13 10/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 A 1 1 Chrétien prédit une victoire complète sur les terroristes JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Le premier ministre Jean Chrétien a prédit hier que le Canada et ses alliés remporteront « une victoire complète » sur les groupes terroristes qui déstabilisent toute la planète depuis les attentats meurtriers du 11 septembre.M.Chrétien a ainsi donné le coup d'envoi au débat à la Chambre des communes portant sur la participation militaire du Canada à la coalition internationale contre le terrorisme dirigée par les États- Unis.Le premier ministre a prononcé son discours quelques heures après que la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, eut déposé aux Communes un projet de loi antiterroriste qui donne des pouvoirs accrus aux policiers et impose des peines sévères à tous ceux qui participent à des actes terroristes.« Nos ennemis ont commis une erreur fatale de jugement.Ils ont pris notre liberté pour de la faiblesse.Ils ont pris notre ouverture et notre générosité pour de la mollesse.Ils ont pris nos valeurs pour un manque de fermeté.Nous allons leur donner tort, sur toute la ligne », a déclaré le premier ministre sur un ton solennel.Durant son discours, M.Chrétien a énuméré l'ensemble des mesures de sécurité que son gouvernement a mises en oeuvre depuis les événements tragiques du 11 septembre.Il a aussi défendu le projet de loi antiterroriste, estimant qu'il respecte les droits et libertés garantis par la Charte canadienne tout en donnant de nouveaux outils aux forces policières pour faire échec au terrorisme.Le premier ministre a tout de même admis que le projet de loi avait été rédigé à la hâte et a invité les députés à l'examiner soigneusement au cours des prochains jours avant de l'adopter.M.Chrétien a aussi invité les Canadiens à reprendre leur vie normale, faisant valoir que cela constituerait en soi une première victoire sur les terroristes.« La lutte à venir ne conduira pas à une reddition sans condition ni à des défilés de la victoire.Mais les victoires seront innombrables.Ce seront les victoires quotidiennes de la vie normale », a affirmé M.Chrétien.En tout, le Canada a décidé d'envoyer 2000 militaires, six navires de guerre, des hélicoptères Sea King et six avions pour prêter main-forte aux États-Unis et à la Grande-Bretagne qui ont entrepris dimanche la deuxième semaine de bombardements contre l'Afghanistan.Hier, M.Chrétien a indiqué que le Canada réévaluera son effort de guerre si les États-Unis décidaient d'attaquer l'Irak de Saddam Hussein, longtemps soupçonné d'avoir commandité des attentats terroristes contre des intérêts américains.« Nous avons un engagement à l'heure actuelle.Si nous devons revoir notre engagement, nous allons le faire en tant que pays indépendant », a déclaré M.Chrétien en réponse aux questions des partis de l'opposition aux Communes.Tant le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe que le chef du NPD, Alexa Mc Donough, ont demandé au premier ministre Chrétien de clarifier la position du gouvernement après que le ministre de la Défense, Art Eggleton, eut déclaré en fin de semaine que le Canada appuierait les États-Unis « jusqu'au bout ».Notre prix est plus bas Offres d'une durée limitée réservées aux particuliers, s'appliquant aux Malibu neuves sélectionnées 2002 en stock telles que décrites ci-dessus.Photo à titre indicatif seulement.À l'achat, préparation incluse, transport (830$), immatriculation, assurance et taxes en sus.Le prix d'achat inclut un crédit de livraison et ne peut être jumelé à aucun autre programme incitatif d'achat ou de location à l'exception des programmes de la Carte GM, des Diplômés et de GM Mobilité.Le concessionnaire peut fixer son propre prix.Sujet à l'approbation du crédit de GMAC.Paiements mensuels basés sur un bail de 48 mois avec un versement initial ou échange équivalent de 2 742 $.Transport et préparation inclus.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Dépôt de sécurité de 325$ et première mensualité exigés à la livraison.Frais de 12¢ du km après 80000 km.Une commande ou un échange de véhicules entre concessionnaires peut être requis.Pour plus de renseignements, voyez votre concessionnaire participant, visitez le gmcanada.com ou faites le 1 800 463-7483.Moteur V6 3,1 L de 170 HP alliant performance et économie d'essence Boîte automatique 4 vitesses avec surmultipliée Climatiseur Système de freinage antiblocage aux 4 roues Suspension indépendante et roues de 15 po Régulateur de vitesse Lecteur CD Verrouillage des portes automatique et programmable avec dispositif antiverrouillage Vitres, rétroviseurs et coffre à commandes électriques Dispositif antivol PASSLock Télédéverrouillage des portes Banquette arrière à dossier divisé 60/40 rabattable Verrouillage de sécurité pour enfants aux portes arrière Moulures latérales Chauffe-moteur Protection antidécharge de la batterie Système d'échappement en acier inoxydable Volant inclinable Assistance routière ou268$/mois location 48 mois 19998$ 2989139A RENCONTRE LORD-LANDRY Le Nouveau-Brunswick manque de médecins ANDRÉ PÉPIN CARAQUET, NOUVEAU-BRUNSWICK \u2014 La formation de nouveaux médecins, le prolongement vers le Québec d'une conduite de gaz naturel ainsi que la construction d'une route à quatre voies entre Rivièredu- Loup et Edmundston sont les principaux sujets abordés aujourd'hui lors d'une rencontre entre les premiers ministres Bernard Lord (Nouveau-Brunswick) et Bernard Landry (Québec).La rencontre se déroule à Québec.Plusieurs ministres francophones du Nouveau-Brunswick accompagnent le premier ministre.Il sera également question de tourisme et d'échanges culturels.Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Elvy Robichaud, souhaite voir un plus grand nombre d'étudiants en médecine de sa province admis dans les universités du Québec.Actuellement, il y a une limite de quelques étudiants, alors que le Nouveau- Brunswick manque cruellement de jeunes médecins.Des hôpitaux situés principalement dans les zones rurales doivent fréquemment fermer les portes des urgences, les médecins n'étant pas disponibles pour offrir des services adéquats.Les problèmes liés à l'énergie préoccupent également le Nouveau-Brunswick.Le gouvernement Lord a déjà signé une entente avec le Québec pour prolonger le gazoduc transportant du gaz naturel de l'Île-de-Sable en Nouvelle-Écosse vers le nord.Mais l'entreprise Maritimes and Northeast refuse pour l'heure ce prolongement vers le Québec qui permettrait de relier tout le réseau canadien.Enfin, l'élargissement de la route transcanadienne, entre Edmundston et Rivière-du-Loup, permettrait une meilleure circulation des produits entre les deux provinces et faciliterait le flux touristique.Bernard Lord et ses ministres voudront également aborder la question de la sécurité dans les aéroports, depuis qu'un avion d'Air Canada, qui devait joindre Fredericton, a été cloué au sol à Toronto, en fin de semaine dernière.M.Lord sera accompagné du ministre de la Santé, Elvy Robichaud, du ministre du Tourisme, Paul Robichaud et du ministre du Mieux-Être, Percy Mockler.Labelle: la victoire du PQ confirmée Presse Canadienne LE DÉPOUILLEMENT judiciaire confirme la victoire du Parti québécois dans la circonscription de Labelle lors de l'élection partielle du 1er octobre dernier.Le Parti libéral avait déposé une requête devant la Cour du Québec pour que soit effectué un décompte des votes.Le candidat péquiste Sylvain Pagé remporte donc la victoire dans Labelle avec 97 voix de majorité sur son adversaire libéral Jean-Pierre Miljours.RENDEMENT Suite de la page A1 L'année suivante, elle a permis à M.Landry d'inscrire des recettes de 631 millions et de 649 millions au dernier exercice.La SAAQ apportait 31 millions de recettes en 1998, 39 millions en 1999 et 121 millions l'an dernier.Cette décision avait suscité de vertes critiques de la part de la CSST où on estimait que le gouvernement ne devait pas comptabiliser ces recettes.On plaidait que les surplus de 1998 n'étaient pas éternels et que les fluctuations des caisses en période difficile pourraient poser des problèmes à un gouvernement qui devait composer avec une loi antidéficit.« Ces jours-là sont arrivés, cela va maintenant affecter la marge de manoeuvre gouvernementale », a-t-on confié à La Presse.En accord avec le vérificateur général, M.Landry, alors titulaire des Finances, avait mis de côté toutes ces réticences et atteint son déficit zéro un an plus tôt, prenant tout le monde par surprise avec ce tour de passepasse comptable.Pour le vérificateur général, Guy Breton, il est impossible pour le gouvernement de revenir en arrière.Depuis des années, au nom de la transparence, M.Breton réclamait que ces caisses soient inscrites aux livres.« Ils ont répondu à notre demande au moment où cela faisait leur affaire », rappelle à La Presse le chien de garde des finances publiques.Maintenant que le balancier revient, il serait inacceptable qu'on veuille modifier à rebours les règles comptables, prévient-il.Le gouvernement Landry pourrait être tenté de balayer sous le tapis cette mauvaise nouvelle dans son prochain budget, attendu pour le début novembre \u2014 officiellement la CSST et la SAAQ doivent déposer leur bilan auprès du gouvernement à la toute fin de l'année 2001.La Caisse de dépôt n'est pas tenue non plus de déclarer son rendement avant la fin de l'année.Pour le vérificateur général, il y a passablement d'inconnues quant à la façon et le moment où Québec inscrira ces déficits dans ses équilibres financiers.La règle générale veut que l'on donne le tableau le plus fidèle possible de la situation, quitte à la préciser par la suite \u2014 en octobre, on rentre encore des données tardives sur l'année 2000-20001, observe M.Breton. 2LP1201A1016 A-12 2LP1201A1016 ZALLCALL 67 01:00:53 10/16/01 B Les organismes de charité et le terrorisme Depuis hier, et jusqu'à demain, plus de 600 délégués de 48 pays sont à Montréal pour trouver des moyens de contrer le phénomène du blanchiment d'argent, qui sert le crime organisé et le terrorisme.Dans la foulée des événements du 11 septembre, La Presse s'est penchée sur différents aspects de la fraude.CHARITÉ BIEN ordonnée commence par soi-même.C'est aussi vrai pour le terrorisme, qui parvient à détourner à ses propres fins des fonds amassés sous le couvert d'organismes de charité.Le problème était connu depuis quelques années, mais manifestement on n'y voyait pas d'urgence.Le 11 septembre a changé la donne et forcé le gouvernement à changer ses priorités et revoir ses lois.Hier, la ministre de la Justice Anne Mc Lellan annonçait un projet de loi antiterroriste qui devrait donner plus de pouvoirs à la police et criminaliser la collecte de fonds destinés à financer des attentats terroristes.Actuellement, on ne connaît pas exactement l'ampleur du financement du terrorisme par le biais des organismes de charité.Des chiffres de 10 à 15 milliards ont été avancés.Dans l'espoir de contrer ce phénomène, le gouvernement voudrait aussi faire adopter la loi C-16 (en vertu de la Loi sur l'impôt), qui ferait perdre son statut à tout organisme de bienfaisance qui finance une organisation terroriste.Si la loi C-16 a déjà trouvé plusieurs détracteurs, il en est pour dire que le projet a ses qualités.François Prudhomme, fiscaliste associé chez Ernst & Young, et bien au fait du fonctionnement des organismes de charité, est de ceux-là.« Revenu Canada est capable de contrôler la collecte de fonds au Canada, mais c'est après, quand l'argent est envoyé, qu'il est difficile de dire à quoi il a servi en réalité », explique- t-il.« Prenez un organisme de charité qui va avoir comme mission d'aider les pauvres en Afghanistan.L'organisme peut bien avoir des factures pour démontrer qu'il a acheté des couvertures et de la nourriture pour ce pays.Mais estce que c'est vraiment ce qui a été livré ?Et est-ce que ça a été livré à des pauvres ?C'est très difficile d'en faire la preuve, et c'est clair que Revenu Canada n'a pas les ressources pour enquêter sur ce genre de dossiers à l'étranger.» Selon M.Prudhomme, la loi C- 16 va donner beaucoup de pouvoir au gouvernement.« Si Revenu Canada a des soupçons sur l'utilisation des fonds d'un organisme de charité, les preuves sont souvent très difficiles à obtenir.Des fois, quand on est capable d'obtenir ces preuves, c'est qu'elles proviennent peut-être de services de renseignement, et qu'il pourrait être dangereux de divulguer ces informations, soit pour la sécurité du public en général ou de certains informateurs.C'est peut-être même des éléments qui ne seraient pas admissibles en preuve, selon la loi de la preuve.Avec C-16, ils pourront mettre en preuve des données qui ne le seraient pas autrement.Les règles de preuve traditionnelles ne seront pas requises.D'autre part, Revenu Canada n'aura même pas besoin de montrer toute la preuve à l'autre partie.» Porte ouverte pour les abus Le député fédéral John Bryden, qui a beaucoup travaillé sur le sujet, répète depuis longtemps que le dossier des organismes de charité et des organismes sans but lucratif est une porte ouverte pour les abus de toutes sortes.Mais selon lui, la loi C-16 est inadéquate.Le principal problème, croit-il, est que le gouvernement fédéral n'exige pas de rapport financier adéquat.N'importe qui peut remplir les formulaires à peu près n'importe comment, surtout chez les petits organismes.Or, dit M.Bryden, ce sont souvent les petits organismes qui causent des problèmes.Selon lui, tous les organismes, petits ou gros, devraient être obligés d'avoir recours à des experts comptables indépendants pour produire leurs rapports.« Ces professionnels ont les connaissances et les capacités pour le faire, et ils ont des réputations à protéger.Juste cette petite chose simple aurait beaucoup d'impact », dit-il.Une autre des lacunes qu'il voit dans la loi C-16 est le fait que les organismes sans but lucratif ne sont pas visés.Rien à faire Un policier à la retraite qui a déjà enquêté dans ce domaine se rappelle des difficultés auxquelles il a fait face.« Notre enquête faisait suite au rapport du SCRS, dans lequel on soulevait le problème du financement du terrorisme.Nous avions un doute sur un organisme en particulier, et nous voulions le prouver.Nous avons donné 100 $ à l'organisme de charité en question, et nous avons eu un reçu.Où allait l'argent, on ne le sait pas, mais on soupçonnait le financement du Hezbollah.On n'a pas poussé plus loin notre enquête parce que de toute façon, nous n'aurions rien pu faire.Au Canada, il n'y a pas de loi qui détermine quelles sont les organisations terroristes.Donc, même si on avait eu toute la preuve, on n'aurait pas pu déposer d'accusations criminelles », conclut l'homme qui veut garder l'anonymat.Le projet de loi annoncé hier, s'il finit par être adopté, devrait remédier à ce genre de difficultés.À la GRC, on refusait d'émettre des commentaires, hier.Paul Marsh, porte-parole à Ottawa, a toutefois indiqué que la GRC avait « activement participé » à l'élaboration du projet de loi et qu'elle l'appuyait.L'idée d'une loi omnibus antiterroriste, qui mettrait à contribution plusieurs pays, est aussi envisagée.Cette loi permettrait de définir les organisations terroristes, de dresser une liste de celles-ci, et de criminaliser les activités et campagnes de financement qui visent à aider les terroristes.Mais pour l'instant, tout cela en est encore à l'état de projet.Photo PC © La ministre de la Justice Anne Mc Lellan a annoncé hier un projet de loi antiterroriste qui devrait notamment criminaliser la collecte de fonds destinés à financer des attentats terroristes.Offres de milles-bonis : pour profiter de ces offres de milles-bonis, vous devez être membre Aéroplan au moment du voyage.Le double des milles Aéroplan s'applique aux milles réguliers seulement.Les offres s'appliquent si vous achetez un billet réservé en classe J, C, Y, M, B, T, H ou V, pour tout vol régulier assuré par Air Canada, Air Canada Régional inc.(faisant affaire sous les raisons sociales de Air BC, Air Nova, Air Ontario et Canadien Régional), Central Mountain Air et Air Georgian Limited (faisant affaire sous la raison sociale d'Air AllianceMD) ; pour les vols d'Air Canada à quatre chiffres assurés par Calm Air et Air Labrador; pour les vols assurés par Mexicana entre Mexico et Toronto ou Montréal, et réservés en classe J, D, Y, M ou S; et pour les vols assurés par United Airlines entre Toronto et Chicago, Denver ou San Francisco, entre Vancouver et Chicago, Los Angeles ou San Francisco ou entre Calgary et San Francisco, et réservés en classe F, A, Y, B, M ou H.D'autres conditions s'appliquent.Milles-bonis pour Toronto: 1500 milles-bonis Aéroplan aller-retour - ou deux vols allers simples - au départ, en transit ou à l'arrivée de l'aéroport International Pearson de Toronto.Pour être admissible aux milles-bonis additionnels, la mention «Toronto» ou le code aéroportuaire YYZ doivent apparaître sur votre billet.Maximum de trois allers-retours ou 4500 milles-bonis.50 semaines dans le sud: le concours Aéroplan s'adresse à tous les résidents du Canada ayant atteint l'âge de la majorité dans leur province de résidence et qui sont membres Aéroplan au moment du voyage admissible.Vous devez acheter un billet réservé en classe J, C, Y, M, B, T, H ou V, pour tout vol régulier assuré par Air Canada, Air Canada Régional inc.(faisant affaire sous les raisons sociales de Air BC, Air Nova, Air Ontario et Canadien Régional), Central Mountain Air et Air Georgian Limited (faisant affaire sous la raison sociale d'Air AllianceMD) ; pour les vols d'Air Canada à quatre chiffres assurés par Calm Air et Air Labrador.Aucun achat requis.Les gagnants doivent répondre correctement à une question réglementaire d'arithmétique.La valeur totale approximative de chaque prix est de 3000$ CAN.Pour obtenir le règlement complet du concours ou pour savoir comment participer sans achat, visitez le site www.aircanada.ca, ou faites parvenir une enveloppe-réponse affranchie à: «Vagues de milles Aéroplan en double», 1250, boul.René-Lévesque O., bureau 3650, Montréal (Québec) H3B 4W8.MDAéroplan, Vacances Air Canada et Air Alliance sont des marques déposées d'Air Canada.Faites des milles et des milles avec Aéroplan! Du 15 septembre au 15 décembre 2001.Réservez par Internet en peu de temps: www.aircanada.ca ou communiquez avec votre agent de voyages ou Air Canada au: 1 888 247-2262 Service aux personnes malentendantes (ATS):1 800 361-8071 Double des milles pour toutes destinations ! Doublez vos milles AéroplanMD, quelle que soit la destination, autant de fois que vous le voulez.50 semaines dans le sud à gagner ! Avec toute réservation, courez automatiquement la chance de gagner l'un des 50 voyages de rêve d'une semaine pour deux personnes à Cuba, au Mexique, à la Barbade, à Las Vegas ou en République dominicaine, gracieuseté de Vacances Air CanadaMD.1500 milles-bonis pour, depuis ou par Toronto! Accumulez 1500 milles-bonis lors de vos trois premiers vols passant par l'aéroport Pearson de Toronto.2986767A 2LP1302A1016 a13 actus mar 16 octobre 2LP1302A1016 ZALLCALL 67 01:08:54 10/16/01 B Blanchiment: l'inaction des gouvernements dénoncée ANDRÉ CÉDILOT Le Canada et les autres pays ont-ils la volonté politique de réellement faire front commun pour légiférer efficacement afin de dépister l'argent sale, si utile aux narcotrafiquants et aux terroristes internationaux C'est la question qui émerge de la première journée de la Conférence internationale sur le blanchiment d'argent tenue hier à Montréal.C'est la deuxième fois depuis 1998 que la métropole est le siège de cet événement réunissant 600 policiers et experts d'une quarantaine de pays.En raison des terribles attentats du 11 septembre aux États-Unis, il va sans dire que le thème de la conférence, « Ensemble pour combattre le crime organisé » est d'actualité, a rappelé le sous-commissaire de la GRC, René Charbonneau.« L'état de crise actuel nous fait comprendre les responsabilités de chacun dans la lutte contre le blanchiment d'argent, qu'il s'agisse des gouvernements, des tribunaux, des policiers, des entreprises et des citoyens du monde », a-t-il dit, lors d'un bref entretien avec La Presse.À entendre des conférenciers tels Cheril Bassiouni, de l'Université De Paul, aux États- Unis, Stewart Stern, du FBI, et le brigadier Riaz Ullal Khan Chib, du Pakistan, une seule et grande vérité s'impose : l'action ou l'inaction dépend étroitement de la politique.À preuve, les politiciens sont sur la sellette un peu partout dans le monde.La pression des États-Unis et de leurs alliés est énorme, tandis que les citoyens sont grandement inquiets, d'autant plus qu'ils ont l'impression que les autorités ont réagi trop tard, qu'elles sont désarçonnées.Résultat : comme au Canada, on prend des mesures d'urgence, on passe des lois en catastrophe, pour le meilleur et pour le pire, sans trop se soucier de ce qu'il adviendra sur le plan judiciaire.Dans le contexte actuel, cela vaut sans doute pour le terrorisme, mais l'onde de choc passée, les policiers ne se font pas d'illusions.Ce n'est pas demain qu'un tribunal pénal international sera créé afin de juger narcotrafiquants et terroristes, comme c'est le cas pour les criminels de guerre.En attendant, de l'avis du sous-commissaire Charbonneau, qui a presque fait le tour de la planète durant ses trois ans à la tête la police des drogues au Canada, les pays pourraient, sans abdiquer leur souveraineté, prendre des mesures pour uniformiser certaines lois, de façon à faciliter le travail d'entraide internationale.Pour sa part, un autre officier de la GRC a fait état des complications inextricables auxquelles doivent se soumettre les enquêteurs au moment de demander de l'aide à l'étranger.« C'est différent d'un pays à l'autre.Certains collaborent facilement, mais le plus souvent, les procédures sont lourdes et complexes.Parfois, par simple tracasserie ou malveillance, il faut étaler le dossier au grand complet », a souligné le sergent d'étatmajor Pierre Camiré.Selon le policier, dans certains cas, il faut des mois, voire des années, avant d'avoir une réponse.Dans l'intervalle, l'argent que la GRC veut saisir se volatilise.Des enquêtes qui coûtent des millions de dollars sont par conséquent paralysées ou carrément bousillées.Sans entrer dans le détail, il a rappelé le cinglant refus des autorités du Liechtenstein \u2014 « un pays en plein milieu de l'Europe », a-t-il insisté \u2014 de collaborer à l'enquête sur le gang de Morris Mayers.De 1995 à 1997, ces narcotrafiquants ont blanchi 86 millions.« Ils n'ont jamais daigné répondre à notre demande, ni même expliqué les motifs de leur refus de coopérer », a souligné le sergent Camiré.Autre cuisant échec : dans son enquête sur le richissime clan des Caruana/Cuntrera, la GRC a fait chou blanc.En raison de la lenteur des échanges avec les Bahamas, elle n'a pu mettre la main sur un certificat de placement de 600 000 $ US.« On a reçu une réponse 11 mois plus tard.L'argent, il va sans dire, avait été encaissé depuis longtemps », a-t-il dit.À la décharge des autorités bahamiennes, ce dossier concernant ces narcotrafiquants siciliens associé à la mafia montréalaise est resté six mois sur un bureau à Ottawa, sans qu'on s'explique pourquoi.Conférence sur le blanchiment Consultez notre dossier sur le volet web du blanchiment d'argent à: www.cyberpresse.ca/blanchiment Harris refuse de confirmer ou nier sa démission 2996784A Presse Canadienne TORONTO \u2014 Le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, a refusé de commenter les rumeurs de sa démission, hier.M.Harris a même refusé de dire s'il pensait ou non mettre un terme à sa carrière politique.« J'ignore où vous avez pêché cette histoire-là », a répondu M.Harris aux journalistes qui l'interrogaient, hier soir, à l'Assemblée législative de la province.CFTO News, une station torontoise affiliée au réseau CTV, a été la première à annoncer que M.Harris remettait son avenir politique en question.Et le réseau anglais de la Société Radio-Canada est allé un peu plus loin en affirmant qu'il était sur le point de démissionner.Selon CBC News, qui citait une source proche du premier ministre conservateur, M.Harris quitterait ses fonctions pour des raisons personnelles.M.Harris a révélé le mois dernier qu'il tentait de se réconcilier avec son épouse Janet, dont il vivait séparé depuis le mois d'août 1999.Les deux réseaux ont indiqué que M.Harris annoncerait probablement ses projets d'avenir dès aujourd'hui ou demain.LOGEMENT Moins pire qu'en Ontario et en C.-B.L I A LEVESQUE Presse Canandienne BIEN QUE LA SITUATION toute récente en matière de logement soit préoccupante, une étude des 50 dernières années laisse voir que le Québec s'est mieux tiré d'affaire que l'Ontario et la Colombie-Britannique.Une recherche intitulée « Étude comparative de la législation sur le contrôle des loyers au Canada entre 1950 et 2000 » conclut à un net avantage du Québec à ce chapitre.L'étude a été réalisée par l'économiste Jean-Claude Thibodeau et est publiée par la Régie du logement et la Société d'habitation du Québec.Entre autres constatations, l'étude révèle que le taux d'inoccupation des logements a été « systématiquement supérieur au Québec par rapport à ceux des deux autres provinces », ce qui laisse entendre que le marché répond mieux à la demande des locataires.Par exemple, en 1996, le taux d'inoccupation était au Québec de 6,3 %, comparativement à 1,2% en Ontario et à 1,1 % en Colombie-Britannique.De même, le loyer moyen était moins cher au Québec, soit 506 $ en 1996, comparativement à 679 $ en Ontario et 704 $ en Colombie-Britannique.L'auteur de l'étude s'est basé sur le dernier recensement disponible, en 1996.2990801A 2LP1401A1016 A-14 MARDI MONDE 2LP1401A1016 ZALLCALL 67 01:04:23 10/16/01 B A 1 4 L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 MONDE La faim dans le monde, un «génocide silencieux » La FAO reporte à l'an prochain le Sommet mondial contre la faim prévu début novembre à Rome d'après AFP ROME \u2014 À la veille de la 20e Journée mondiale de l'alimentation, un rapporteur de l'ONU a qualifié hier la faim dansle monde de « génocide silencieux » et de « crime contre l'humanité », estimant que les effortspour éliminer la malnutrition ont échoué.Jean Ziegler, rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, a déclaré que 100 000 personnes meurent chaque jour de la faim et de ses effets, en dépit de données du PAM (Programme alimentaire mondial) indiquant qu'il y a assez de ressources pour nourrir 12 milliards de personnes, soit le double de la population actuelle de la planète.« Il n'y a là ni fatalité ni loi supérieure ou décret de Dieu, il y a assassinat.Pour chaque victime de la faim, il y a un assassin, nous sommes en face d'un massacre délibéré, quotidien, qui se fait dans une sorte de normalité glacée », at- il dit dans une conférence de presse à Genève.« Demain, Journée mondiale de l'alimentation, il n'y a rien à célébrer », a-t-il dit.De nombreuses manifestations marqueront cette Journée organisée par l'Organisation de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).Au même moment, la FAO annonçait le report à juin 2002, avec l'accord des pays membres, de son Sommet mondial contre la faim prévu début novembre à Rome.Le directeur général Jacques Diouf a consulté les 49 pays membres du Conseil de la FAO et recueilli leur feu vert, selon la FAO.Le sommet devait réunir plus de 180 chefs d'État et de gouvernement du 5 au 9 novembre à Rome, où la FAO a son siège depuis 1951.Le sommet était destiné à faire le bilan des efforts dans la lutte contre la faim et la malnutrition dans le monde, depuis un précédent sommet en 1996.Les bombardements dirigés par les Américains en Afghanistan en représailles aux attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis ont scellé le sort du sommet.Dans un rapport qui doit être présenté à l'Assemblée générale à New York le 5 novembre, Ziegler écrit : « Le rapporteur spécial estime que le génocide silencieux perpétré par la faim est un crime contre l'humanité car le monde n'a jamais été aussi riche et pourrait aisément nourrir la planète.Ziegler a rappelé que les gouvernements s'étaient mis d'accord en 1996 sur l'objectif de réduire le nombre des victimes de la famine et de la malnutrition chronique de moitié en 15 ans.« Le résultat a été que non seulement les efforts pour réduire la faim ont échoué, mais que la faim a augmenté, a-t-il dit.Ziegler a demandé que soit mise en place une protection juridique de l'approvisionnement en nourriture durant les conflits armés.Il faut « interdire d'utiliser la famine comme méthode de combat contre les personnes civiles », et aussi les déplacements forcés.Le respect des règles en matière d'assistance humanitaire doit être aussi assuré, afin que l'aide ne soit pas bloquée, détournée ou retardée, a-t-il dit.Le rapport estime que les règles commerciales de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont injustes et que les pays en développement doivent bénéficier d'une protection spéciale assurant leur sécurité alimentaire.Le PAM rappelait entre-temps que la faim frappe plus de 300 millions d'enfants de façon chronique dans le monde, dont une majorité de fillettes, « Il y a plus de 300 millions d'enfants dans le monde aujourd'hui qui souffrent de faim chronique.Environ 170 millions d'entre eux vont à l'école l'estomac vide et ne reçoivent aucune nourriture durant la journée, tandis que 130 millions ne vont même pas à l'école », dit le PAM.« Certains exploitent l'ignorance et les enfants pauvres sont les plus vulnérables », a dit Catherine Bertini, directrice générale du PAM, affirmant que « nourrir et éduquer les enfants représente la clé qui permet de réduire le fossé entre riches et pauvres ».Le PAM est un organisme spécialisé de l'ONU qui fournit des rations alimentaires aux écoles des pays en développement et qui nourrit actuellement plus de 12 millions d'enfants dans 54 pays.Pour en savoir plus : www.cyberpresse.ca/ alimentation «Le rapporteur spécial estime que le génocide silencieux perpétré par la faim est un crime contre l'humanité car le monde n'a jamais été aussiri che et pourrait aisément nourrir la planète.» Photo AFP Le rapporteur spécial Jean Ziegler.Frappes aériennes abkhazes contre la guérilla Le vote de la colère contraint de la Rua à gouverner l'Argentine en solitaire N I K O L A Ï TOPOURIA Agence France-Presse ZOUGDIDI, Géorgie \u2014 Des hélicoptères ont pris part hier aux combats contre la guérilla géorgienne et tchétchène dans le territoire séparatiste d'Abkhazie, dans l'ouest de la Géorgie, alors que le président géorgien Édouard Chevardnadzé interpellait la Russie.« La clé d'une amélioration des relations russo-géorgiennes se trouve dans le règlement du conflit abkhaze », a dit Chevardnadzé, se déclarant prêt à rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine « à Tbilissi, à Moscou, où dans n'importe quelle autre ville ou pays ».Il a précisé « ne pas mettre en doute la sincérité » de la Russie lorsqu'elle dit respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie.Tbilissi, qui accuse Moscou d'avoir soutenu en sous-main les séparatistes abkhazes, a exigé vendredi le retrait des forces d'interposition russes de la région.Sur le terrain, un responsable de la guérilla, un Géorgien dénommé Omari, a affirmé que ses hommes s'étaient emparés hier du funiculaire de la « capitale » Soukhoumi et affrontaient l'armée abkhaze dans un quartier périphérique.Les autorités abkhazes n'ont pas confirmé ces informations et ont formellement démenti celles diffusées par la télé géorgienne selon lesquelles la guérilla avait pris complètement Soukhoumi.Par ailleurs, deux hélicoptères MI-8 des forces abkhazes ont effectué des frappes contre un groupe de combattants géorgiens et tchétchènes dans les gorges de Kodor, zone « frontalière » entre le territoire abkhaze et le reste de la Géorgie, a dit au téléphone le « vice-ministre » de la Défense abkhaze Garri Koupalba.Il a ajouté que les forces abkhazes allaient mener des opérations de « ratissage » pour éliminer les centaines de combattants entrés dans cette région montagneuse et boisée au début du mois depuis le territoire géorgien.Selon des responsables de la guérilla, une dizaine de soldats des forces abkhazes ont été tués au cours des derniers combats.Une information impossible à vérifier de source indépendante.Le chef d'un groupe de combattants géorgiens, s'identifiant par son seul prénom, Guéorgui, a affirmé que les Abkhazes étaient militairement soutenus par la Russie.« D'où viennent les hélicoptères abkhazes, les roquettes, l'artillerie lourde qui nous bombardent ?», s'est-il interrogé.Moscou a, pour sa part, annoncé le renforcement du contrôle de sa frontière avec l'Abkhazie pour empêcher toute incursion de combattants tchétchènes, dont un groupe se dirigerait vers le Caucase russe.À Tbilissi, le président géorgien s'est dit « prêt à offrir à l'Abkhazie les droits les plus larges » au sein de la Géorgie.Mais l'ex-ministre des Affaires étrangères de Mikhaïl Gorbatchev a prévenu qu'en cas d'échec des négociations, et en dernier recours, la Géorgie « emploiera obligatoirement la force » pour récupérer le territoire.L'Abkhazie a déclaré son indépendance en 1992 et l'a défendue pendant un conflit d'un an.d'après AFP BUENOS AIRES \u2014 Arrivé pratiquement à la moitié de son mandat présidentiel, Fernando de la Rua devra gouverner pendant deux ans en solitaire face à un Parlement dominé par l'opposition péroniste et face au mécontentement social qui s'est traduit dimanche dans les urnes par un niveau jamais atteint du « vote de la colère ».Autant que la victoire sans appel du Parti justicialiste aux législatives et sénatoriales, l'ampleur du « voto bronca » qui s'est manifesté dans les urnes a surpris.Les mécontents ayant voté blanc ou nul \u2014 pour ben Laden, le footballeur paraguayen José Luis Chilavert ou Marilyn Monroe \u2014 ont formé le premier parti de la capitale et de la province de Santa Fé.Ils étaient en deuxième position dans la province de Buenos Aires où, derrière Eduardo Duhalde, les blancs et nuls ont comptabilisé plus du double des suffrages de l'ancien président Raul Alfonsin, dont la seule consolation aura été d'être quand même élu au Sénat au bénéfice de la règle de la minorité.Dans la province industrialisée de Cordoba, le « vote de la colère » a pris la troisième place du scrutin, un résultat surprenant dans ces provinces qui représentent plus de 70 % de l'électorat.En revanche, les analystes divergent sur la signification de ce vote qu'ils attribuent autant à une défiance des Argentins envers leur classe politique qu'à la déception provoquée par la crise économique et sociale qui secoue le pays.Dimanche, le « voto bronca » a été sept fois plus important que lors des précédentes consultations alors que, parallèlement, celui des abstentions, avec quelque 23 %, était lui aussi au-dessus de la moyenne.La presse argentine a souligné dans ses premiers commentaires que la politique économique de Domingo Cavallo était responsable de la débâcle, selon Clarin, alors que Pagina/12 (gauche) s'en est pris au gouvernement qui a oscillé « entre autisme et solitude ».Ce dernier thème faisait l'objet des commentaires car, dans ses propres rangs maintenant clairsemés, Fernando de la Rua ne dispose pas des appuis nécessaires pour mener une politique condamnée par les urnes et que ni Raul Alfonsin, opposé à tout nouvel ajustement fiscal, ni Rodolfo Terragno, son ex-chef de cabinet élu à Buenos Aires, ne veulent cautionner.Le président et son ministre de l'Économie devront défendre pied à pied tout projet de loi avec le Parti justicialiste, commençant par le budget 2002 qui n'a toujours pas été adopté, même si les nouveaux élus n'entreront en fonction que le 10 décembre.Selon le sociologue Torcuato Di Tella, « il conviendrait que le futur chef de cabinet (premier ministre) soit issu des rangs du péronisme mais pas de son plus haut niveau car aucun des éventuels « présidentiables » ne voudra se charger d'assumer les dommages » d'une nouvelle aggravation de la situation.Le PJ dispose de plusieurs têtes d'affiche en vue de la présidentielle de 2003 qui sont les gouverneurs des trois plus grandes provinces : Carlos Ruckauf (Buenos Aires), José Manuel de la Sota (Cordoba) et Carlos Reutemann, l'ancien pilote de Formule 1 (Santa Fé).Bien qu'il ait écarté sa candidature, le triomphe de Eduardo Duhalde l'a remis en selle dans cette course mais le plus étonnant reste que Carlos Menem, depuis sa prison, a fait savoir qu'il entendait participer à la compétition.L'ancien président était candidat suppléant au poste de sénateur dans sa province de La Rioja pour une élection qui a vu la nette victoire de son frère Eduardo, ancien président du Sénat.Pour l'instant, Eduardo Menem a fait savoir qu'il siègera à la Chambre haute, mais qu'il pourrait « remettre son siège à la disposition de son parti si celui-ci lui en fait la demande ».Photo REUTERS Fernando de la Rua CHRISTIN AUTOMOBILE Inc.12 011, Sherbrooke Est, Pointe-Aux-Trembles (514) 640-1050 CLERMONT CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC Inc.5363, rue St-Denis, Montréal (514) 279-6301 DÉCARIE CHEVROLET OLDSMOBILE Ltée 925, boul.Marcel-Laurin, Saint-Laurent (514) 744-6401 GOHIER PONTIAC BUICK Inc.3333, Jarry Est, Montréal (514) 376-4220 GRAVEL PONTIAC BUICK CADILLAC Inc.1000, boul.Île des Soeurs, Verdun (514) 769-5353 HAMEL PONTIAC BUICK GMC Ltée 9455, boul.Lacordaire, St-Léonard (514) 327-3540 HARLAND PONTIAC BUICK Inc.955, boul.Montréal-Toronto, Dorval (514) 631-2051 LES AUTOMOBILES HOCHELAGA MAISONNEUVE Inc.3700, Ste-Catherine Est, Montréal (514) 526-4471 LABELLE PONTIAC BUICK Ltée 11251, Notre-Dame Est, Montréal Est (514) 645-1651 PARKWAY PONTIAC BUICK Inc.9595, Trans-Canada Highway, Saint-Laurent (514) 333-7070 PLAZA CHEVROLET OLDSMOBILE CADILLAC Inc.10480, Henri-Bourassa O., Saint-Laurent (514) 332-1673 ÎLE DE MONTRÉAL : 2990802A 2LP1501A1016 A-15 MARDI MONDE 2LP1501A1016 ZALLCALL 67 01:02:57 10/16/01 B L A P R E S S E MONT R É A L MA R D I 1 6 O C T O B R E 2 0 0 1 MOND E A 1 5 Accord sur les priorités économiques de l'APEC ELISABETH ZINGG Agence France-Presse SHANGHAI \u2014 Les hauts responsables des 21 pays et territoires de la région Asie-Pacifique ont tenu, hier à Shanghai, leur dernière réunion préparatoire, se mettant d'accord sur les principaux dossiers économiques de leur Sommet, tout en laissant de côté la question de l'élaboration d'une déclaration antiterroriste.Alors que la réunion, entourée d'impressionnantes mesures de sécurité, devait à l'origine durer deux jours, elle s'est achevée dès hier soir, les responsables du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) s'étant mis d'accord sur les documents qui devraient être signés à l'issue du sommet qui se déroulera samedi et dimanche.« Nous sommes parvenus à un accord sur les principaux sujets » a déclaré le vice-ministre chinois des affaires étrangères Wang Guangya, qui présidait la réunion, alors que des centaines de policiers et soldats armés de fusils AK47 se déployaient dans les rues de Shanghai.À l'ordre du jour figuraient le renforcement des mécanismes de libéralisation du commerce et des investissements ainsi que le lancement d'un nouveau cycle de discussions commerciales multilatérales le mois porchain à Doha (Qatar), mais également des questions aussi diverses que l'agriculture, les ressources humaines ou la promotion de l'Internet parmi les pays membres de l'APEC, ont indiqué plusieurs délégués.La mise en place d'un consensus sur un texte antiterroriste, souhaité par les États-Unis, pourrait s'avérer plus délicate, le sujet n'ayant guère été évoqué hier qu'en coulisses.Le président américain George W.Bush assistera au sommet où il tentera d'obtenir un large soutien à la guerre qu'il a déclarée contre le terrorisme et aux frappes lancées contre l'Afghanistan.« L'APEC est avant tout une organisation économique, mais il est normal que la lutte contre le terrorisme y soit évoquée » a relevé Wang, estimant que toute déclaration devait comporter une condamnation vigoureuse du terrorisme ainsi qu'un engagement à renforcer la coopération internationale.Un délégué malaysien a estimé que la lutte antiterroriste ne devait pas dominer le sommet.« Je ne pense pas qu'il s'agisse du forum approprié » a-t-il déclaré.Frappés de plein fouet par la récession, des pays asiatiques redoutent que les questions économiques ne soient relayées au second plan à Shanghai.Quant aux deux pays de l'APEC à majorité musulmane, la Malaysia et l'Indonésie, ils ont des réticences face aux frappes américaines contre l'Afghanistan.Pour tenir compte de ces préoccupations, la Chine, qui organise pour la première fois un sommet de l'APEC, s'est efforcée de maintenir les priorités économiques.« Nous voulons que la région se rétablisse, qu'elle puisse avoir davantage de croissance économique, et nous souhaitons montrer aux autres régions que l'Asie-Pacifique reste confiante dans son avenir économique » a indiqué Wang Guangya.Audace Prudence Il en faut de l'audace et de la prudence pour faire fructifier plus de 100 milliards de dollars d'actif.Il en faut pour investir sur les cinq continents, dans les secteurs économiques les plus prometteurs.Chez CDP Capital, la plus grande équipe spécialisée au Canada met son audace et sa prudence à profit.De solides qualités qui nous placent parmi les meilleurs gestionnaires de fonds en Amérique.cdpcapital.com 2994311A saviez- Le Conseil de la coopération du Québec vous Les coopératives québécoises : un chiffre d'affaires de 12 milliards $ 2996701A Offres valides sur les modèles Cavalier, Sunfire, Alero et Grand Am 2002 en inventaire.Voir détails et conditions sur place.Taux d'intérêt applicable à la location, voir détails et conditions sur place.t Pour achat au comptant, voir détails et conditions sur place.LE RELAIS CHEVROLET OLDSMOBILE, Ltée 9411, avenue Papineau, Montréal (514) 384-6380 ROYAL CHEVROLET OLDSMOBILE Inc.8000, boul.Newman, La Salle (514) 595-5666 RIVE-SUD : ACTUEL PONTIAC BUICK CADILLAC Inc.5959, boul.Cousineau, St-Hubert (450) 443-5959 LES AUTOMOBILES CANDIAC Inc.30, Route 132, Delson (450) 632-2220 GRAVEL CHEVROLET OLDSMOBILE Ltée 5900, boul.Marie-Victorin, Brossard (450) 466-2233 RIVE-SUD PONTIAC BUICK GMC Inc.395, rue St-Charles Ouest, Longueuil (450) 670-1440 VISION CHEVROLET OLDSMOBILE Ltée 150, boul.Taschereau, Laprairie (450) 659-5471 LAVAL : BOURASSA PONTIAC BUICK Ltée 1601, boul.St-Martin Est, Laval (450) 382-2122 CONTACT PONTIAC BUICK Inc.3670, autoroute Laval Ouest, Laval (450) 682-3670 LEFEBVRE CHEVROLET OLDSMOBILE Inc.3710, autoroute Laval Ouest, Laval (450) 687-3123 2990803A 2LP1601A1016 a16 mardi 2LP1601A1016 ZALLCALL 67 01:07:01 10/16/01 B A16 LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 6 OCTOBRE 2001 L'équilibre a p r a t t e @ l a p r e s s e .c a En préparant le projet de loi antiterroriste déposé hier à la Chambre des communes, la ministre de la Justice, Anne Mc Lellan, a visiblement beaucoup travaillé pour parvenir à l'équilibre nécessaire entre l'efficacité policière et le respect des droits fondamentaux des Canadiens.Il faudra certes examiner plus attentivement ce projet de loi de 150 pages, et attendre l'avis des spécialistes, mais à première vue, elle semble y être parvenue.Le projet de loi consiste en une série de changements destinés à faciliter le travail des policiers et des services secrets contre les groupes terroristes.Certains de ces changements touchent à des aspects fondamentaux du droit criminel.Ainsi, le projet de loi crée un pouvoir « d'arrestation préventive » de toute personne soupçonnée de terrorisme.Une personne pourrait donc être arrêtée, non parce qu'on croit qu'elle a commis une acte terroriste, mais parce qu'on la soupçonne d'être sur le point de commettre un tel acte.Le terroriste en puissance devrait comparaître devant un juge dans les 24 heures, et le juge pourrait lui imposer soit une liberté surveillée, soit une détention supplémentaire de 48 heures.Si le projet de loi était adopté, le procureur général pourrait amener devant un juge une personne dont on pense qu'elle sait des choses susceptibles de faire progresser une enquête en cours sur un crime terroriste.Cette personne serait tenue de répondre aux questions des policiers, bien avant d'être accusée de quoi que ce soit.Il s'agit là d'une brèche importante dans le principe du droit au silence.Ces deux nouvelles dispositions susciteront de vifs débats dans les milieux juridiques.Les policiers multiplieront-ils les arrestations préventives ?Traîneront-ils devant les tribunaux tous les témoins craintifs ou récalcitrants ?Mme Mc Lellan et ses fonctionnaires ont souligné hier que ces nouvelles procédures seraient encadrées de près par les tribunaux.Tout de même, il faut se donner un peu de temps pour en évaluer la portée.Divers crimes commis à des fins terroristes seront désormais punis plus sévèrement.Quiconque est mêlé de près ou de loin aux activités d'un groupe terroriste sera passible d'une peine maximale de dix ou de 14 ans.Les leaders de groupes terroristes seront passibles de l'emprisonnement à perpétuité.On ne se fait pas d'illusion : ces peines n'arrêteront pas les kamikazes.Mais elles pourraient faire réfléchir ceux qui les aident à mener leur folie à bout.La définition du terrorisme proposée par le projet de loi fera aussi l'objet de débats.Certains craindront que les autorités ne l'utilisent pour empêcher des activités politiques dissidentes.Cependant, le gouvernement paraît avoir pris les précautions nécessaires, en excluant du terrorisme les activités menées dans le cadre de grèves ou de manifestations légales.\u0001 \u0001 \u0001 Les attentats du 11 septembre ont démontré que l'Amérique n'est pas à l'abri d'attaques terroristes, que les terroristes ne reculent ni devant la mort ni devant l'horreur, et que les forces de l'ordre semblent démunies devant ce nouveau phénomène.Le projet de loi déposé hier indique que le gouvernement du Canada prend la menace terroriste au sérieux, et est prêt à donner rapidement aux policiers et aux services de renseignements les armes dont ils ont besoin.En même temps, Mme Mc Lellan montre qu'elle est consciente du risque d'ouvrir la porte à d'éventuels abus.À cet égard, les Canadiens resteront toujours protégés par la Charte canadienne des droits.Pas question, a dit la ministre hier, d'invoquer la clause nonobstant.Malgré l'urgence, le gouvernement semble disposé à laisser le Parlement étudier minutieusement le projet de loi.Il faut souhaiter que la partisanerie n'empêchera pas les députés de faire leur travail avec sérieux.Mais surtout avec célérité, compte tenu de la gravité de la situation, et sachant d'avance que la nouvelle loi fera l'objet d'un nouvel examen parlementaire trois ans après son adoption.Serge.Chapleau@lapresse.ca Droits réservés OPINION Bush et Blair sont en train de perdre la guerre de la propagande NORMAN SPECTOR L'auteur a été chef de cabinet du premier ministre Brian Mulroney durant la guerre du Golfe.Il a aussi été ambassadeur du Canada en Israël et premier représentant du Canada auprès de l'Autorité palestinienne à Gaza.Nos dirigeants devraient comprendre qu'il ne s'agira pas d'une autre guerre « à la CNN ».UN GRAND POLITICIEN m'a dit un jour qu'il n'avait jamais eu à attendre les résultats d'un sondage pour savoir s'il allait perdre une élection.Il calculait plutôt le nombre de candidats qui lui demandaient de ne pas se rendre dans leur comté durant la dernière semaine de campagne.La semaine dernière, les dirigeants de l'Arabie Saoudite ont demandé à Tony Blair, le premier ministre britannique, de ne pas venir dans leur royaume.C'était là un autre signe que nous sommes en train de perdre la bataille des mots dans cette guerre contre le terrorisme.Tony Blair et George Bush ont été étonnés lorsque le réseau de langue arabe Al-Jazira a diffusé la réplique immédiate d'Oussama ben Laden à la déclaration de guerre faite par le président américain.Maintenant qu'il a démontré qu'il est prêt à utiliser des armes de destruction massive, il est grand temps qu'ils le prennent au mot.Nous n'avons pas affaire ici à un criminel mais plutôt à un homme qui croit fermement défendre l'islam contre les infidèles terroristes (c'est-à-dire nous) qui reçoivent l'appui d'hypocrites (l'Arabie Saoudite, entre autres).Son attrait est celui d'un mutaka'shef, noble ascète qui, tel le Prophète, emploie sa fortune à défendre l'islam.Pour de nombreux musulmans, ben Laden s'élève au-dessus de leurs leaders actuels.Censure D'après le premier ministre Chrétien, il ne poursuit pas un objectif territorial mais, dans sa langue fleurie, il paraît terriblement déterminé à débarrasser le Moyen- Orient et le Golfe persique de toute influence non musulmane.Et, tandis que nos dirigeants répètent sans cesse que nous ne sommes pas en guerre avec l'islam, il semble évident que quelqu'un, parlant au nom de cette religion et de cette civilisation, croit être en guerre avec nous.De plus, si les actes qu'ont commis des tueurs kamikazes contre d'innocents civils n'ont rien à voir avec le vrai islam, où sont les fatwas justifiant qu'il soit tué avant qu'il ne commette d'autres atrocités contre nous ?Nos dirigeants devraient maintenant comprendre qu'il ne s'agira pas d'une autre guerre « à la CNN ».Malheureusement, la Maison- Blanche a décidé de faire pression sur les chaînes américaines pour qu'elles censurent les messages provenant d'Al-Quaeda (bien que les missives contaminées à l'anthrax soient pires, surtout depuis que les quotidiens de langue arabe ont commencé à publier des critiques virulentes des journalistes canadiens).Samedi dernier, les réseaux de télévision n'ont diffusé qu'un résumé du message enregistré par ben Laden qui ressassait en grande partie les thèmes habituels.Voilà pourquoi peu d'Américains ont appris qu'il a ajouté le nom de Bill Clinton à sa liste de « criminels et de croisés sionistes », malgré le rôle qu'a joué l'ancien président pour persuader Israël de reconnaître l'État palestinien et de partager avec lui la ville de Jérusalem.Aujourd'hui, c'est Tony Blair qui encourage fortement les médias à censurer eux aussi le réseau Al-Jazira après avoir répondu pour la première fois à ben Laden sur ses ondes et avoir été rudement interpellé par l'interviewer Sami Haddad.Il aurait mieux fait de s'adresser d'abord aux deux millions de musulmans de Grande-Bretagne pour voir si un infidèle citant des vers du Coran saurait persuader les croyants que ben Laden fait fausse route.En dépit de son charme et de son éloquence, Blair n'est pas le bon porte-parole dans le monde arabe.Dans son premier message enregistré, ben Laden a appuyé sa lutte sur des événements survenus 80 ans auparavant, alors que la France et la Grande-Bretagne morcelaient son puissant univers islamique en pays artificiels comme l'Arabie Saoudite.Lorsque Haddad aborda la question de la Palestine, dont son pays avait autrefois la responsabilité, Blair a dit qu'il approuvait son indépendance.Il aurait pu rappeler que les gouvernements arabes avaient rejeté cette idée en 1947, qu'Israël avait renouvelé son offre l'an dernier et qu'Arafat l'avait refusée.Il aurait également pu souligner que ben Laden veut que l'État de la Palestine remplace, et non côtoie, celui d'Israël.Les attaques d'Al- Quaeda ne visent pas à mettre fin à l'occupation : son lieutenant égyptien a collaboré à l'assassinat du président Anouar al-Sadate après qu'il ait récupéré le moindre grain de sable dont Israël s'était emparé durant la guerre de 1967.Son crime a été de signer un accord de paix avec l'État juif.Éviter les questions troublantes de ben Laden Nous avons tous regardé ailleurs lorsque son successeur a transformé les complaintes des Égyptiens en ressentiment contre les États-Unis et Israël.Aujourd'hui, ni Blair ni Bush ne contestent la thèse du complot qui veut qu'Ariel Sharon serait l'un des responsables des attaques contre le World Trade Centre.Ils ne contredisent même pas la Syrie et l'Iran, deux supporters du terrorisme, lorsqu'ils décrivent les agents du Hamas comme étant des « défenseurs de la liberté » et Israël comme État terroriste.Et ils tenteront maintenant de nous faire oublier que Yasser Arafat n'a rien fait pour empêcher les tueurs kamikazes de faire sauter une pizzéria ou une discothèque, tuant les jeunes qui s'y trouvaient, avant qu'ils ne deviennent, le 11 septembre dernier, son problème de relations publiques.Comme plusieurs leaders du monde arabe, Blair et Bush préfèrent diriger l'attention sur le besoin évident d'un État palestinien, ce qui leur permet d'éviter les questions troublantes de ben Laden sur l'Iraq ainsi que ses questions embarrassantes sur l'Arabie Saoudite.Mieux encore, ils n'ont pas à expliquer pourquoi ils appuient des régimes antidémocratiques, voire même répressifs, et d'autres qui font peu d'efforts pour combattre le terrorisme et qui vont même jusqu'à l'encourager.Nos dirigeants sont en train de perdre cette guerre de propagande en dépit de leur grand avantage en matière de communications de masse.Et malgré la censure de l'Occident qui met l'accent sur les demi-vérités et sur les messages confus, le message clair de ben Laden continuera à être entendu sur le réseau Al-Jazira.Pitié pour la santé k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Les économistes de la banque TD ont livré une bien mauvaise nouvelle, vendredi, aux réseaux québécois de l'éducation et de la santé.Le gouvernement du Québec, handicapé par une croissance anémique, devra opérer des compressions budgétaires dès l'an prochain s'il veut éviter de présenter un budget déficitaire.Les économistes de la TD sont formels.Les revenus perçus par Québec seront beaucoup moins élevés que prévu parce que la croissance ne dépassera que légèrement la barre du un pour cent.Grâce à la réserve de 950 millions, le budget sera équilibré cette année.Mais l'an prochain, deux options s'offrent à Québec : couper dans les dépenses ou afficher un déficit qui dépasserait le milliard pour 2002-2003, puis de 400 millions l'année suivante.Nous avons déjà écrit que, tant à Québec qu'à Ottawa, les gouvernements devraient tenter le plus possible de s'en tenir au déficit zéro.Ce qui laisse ouverte, pour la prochaine année, la porte des compressions de dépenses.Mais où couper ?Cela fera partie des choix douloureux qu'on devra faire à Québec, d'autant plus difficiles que le gouvernement est en fin de mandat et voudra éviter de prendre des décisions impopulaires.Dans les arbitrages complexes qui s'effectueront au conseil des ministres, le gouvernement devrait accorder la priorité absolue au réseau de la santé.Il faut éviter à tout prix de pénaliser ce réseau.Une nouvelle ronde de compressions aurait des effets catastrophiques sur les salles d'urgence, les listes d'attente et l'état de santé du personnel soignant.Elle ne pourrait s'effectuer sans coupures de services à la population.Mais surtout, ces coupes viendraient handicaper les réformes capitales qui sont en train de s'implanter dans le réseau.Il faut mettre correctement en place les groupes de médecine familiale, le CHUM et la carte à puce : autant de projets structurants pour l'avenir du réseau de la santé.Couper les fonds à ce moment-ci, ce serait répéter les erreurs de l'ère Rochon, où le virage ambulatoire a déraillé faute de fonds.Mais, s'il y a compressions, quelqu'un devra payer.Le second budget de l'État, l'éducation, sera probablement mis à contribution.Là aussi, les choix seront déchirants.Pour maintenir le financement de la santé, faudra-t-il mettre sur la glace, de façon temporaire, certains éléments de la réforme de l'éducation ?Des initiatives comme la fin du redoublement des élèves \u2014 qui exige des ressources supplémentaires pour l'encadrement des enfants en difficulté \u2014 pourraient écoper.Les manuels scolaires, les laboratoires au primaire, les nouveaux ordinateurs, tout cela devra peut-être, malheureusement, attendre.Malgré les promesses récentes du président du Conseil du trésor, Sylvain Simard, Québec devra aussi s'interroger sur les engagements du Sommet de la jeunesse, qui coûteront 800 millions au cours des deux prochaines années.Mais c'est ici que la logique financière se bute aux considérations politiques.Le Parti québécois a toujours considéré les jeunes comme une clientèle privilégiée, et, conséquemment, évité de prendre des mesures qui pourraient lui déplaire.C'est pourquoi on évitera probablement de toucher aux engagements du sommet.C'est pourquoi on n'évoquera même pas le dégel des frais de scolarité.Quoiqu'il en soit, on ne devrait pas prendre ces décisions au détriment de la santé.George W.Bush 2LP1701A1016 a17 mardi 2LP1701A1016 ZALLCALL 67 01:07:16 10/16/01 B LA PRESSE MONTRÉAL MARDI 1 6 OCTOBRE 2001 A17 LYSIANE GAGNON l g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Charest récolte ce qu'il a semé Au lendemain des élections partielles qui ont coûté deux circonscriptions sur quatre au Parti québécois, le sociologue Maurice Pinard, le plus respecté des sondeurs québécois, estimait que le Parti libéral avait 10 points d'avance par rapport au PQ.À en juger par le sondage SOM que La Presse publiait samedi, l'écart est encore plus prononcé, ce qui, à moins bien sûr d'un changement radical de la donne politique, annonce que le gouvernement Landry s'achemine vers une défaite retentissante.\u0001 \u0001 \u0001 Le PLQ mène haut la main, avec 41,6 % des intentions de vote, contre 31 % pour le PQ, l'ADQ s'en tirant avec 15,1 % des voix.Une fois les indécis répartis, les libéraux mènent avec 49,4 %, devançant les péquistes par 15,8 points de pourcentage \u2014 bref, un balayage spectaculaire.Rappelons qu'à cause de la concentration d'une forte partie de son vote dans la région montréalaise, le PLQ doit avoir six points de plus que le PQ avant de commencer à humer l'odeur de la victoire.Mais une fois ce seuil atteint \u2014 et à plus forte raison quand l'écart est de plus de 10 points \u2014 les circonscriptions commencent à tomber comme les pommes à l'automne.Autres données susceptibles d'inquiéter vivement le gouvernement, le PLQ et le PQ sont maintenant à égalité auprès de l'électorat francophone, qui était majoritairement acquis au PQ depuis le départ de Bourassa.Et le taux de satisfaction, que l'on croyait encore relativement élevé, semble avoir baissé.Près de trois Québécois sur quatre sont insatisfaits de la gestion des services de santé, et même au sujet de l'économie, théoriquement le point fort du premier ministre Landry, on compte 55,5 % d'insatisfaits.\u0001 \u0001 \u0001 On sait que les gouvernements se battent eux-mêmes, mais cette vieille règle a des limites.La qualité de l'opposition a tout de même quelque chose à voir aux malheurs des partis au pouvoir ! Au fédéral, le gouvernement Chrétien n'aurait certainement pas remporté aussi facilement un troisième mandat s'il avait fait face à une opposition officielle unie et bien organisée.C'est l'ineptie de l'Alliance et la faiblesse congénitale des conservateurs, autant que l'indolente satisfaction de l'électorat envers un gouvernement qui n'a pas trop brassé la cage, qui a permis au gouvernement Chrétien de rester au pouvoir.Or, au Québec, dans les médias à tout le moins, on a singulièrement tendance à sousestimer le PLQ.La victoire libérale de Mercier pouvait toujours, il est vrai, être attribuée à des facteurs très spécifiques, très locaux.Mais le score inattendu du PLQ aux dernières élections partielles, de même que les confirmations apportées par les derniers sondages, ne peuvent plus être le fruit du hasard.On consent donc, du bout des lèvres, à donner au PLQ le crédit d'avoir monté une organisation efficace et recruté de bons candidats.comme si cela s'était fait à l'insu, ou en dépit, de Jean Charest.Probablement sous l'influence des habiles « spin doctors » du PQ, la rumeur court que le PLQ avait « caché » Jean Charest lors des partielles, autrement dit que le parti aurait gagné malgré son chef.Tout cela est ridicule.Jean Charest n'est pas le politicien le plus populaire de l'histoire contemporaine du Québec, loin de là.Mais il a été extraordinairement présent durant les partielles, faisant plusieurs tournées dans chacune des quatre circonscriptions.Renseignements pris, il a passé cinq jours dans Laviolette, cinq jours dans Jonquière, cinq jours dans Blainville et six jours dans Labelle.Si un parti réussit à recruter des candidats intéressants, s'il réussit à les convaincre de faire le saut en politique, s'il réussit à mobiliser ses militants et à mettre sur pied des organisations efficaces, c'est tout de même en bonne partie attribuable au chef du parti ! Cela montre qu'il a pu inspirer confiance à tous ces gens-là.Rendons donc à César ce qui est à César.Jean Charest est en train de récolter, tant dans les sondages qu'aux « partielles », ce qu'il a semé : depuis deux ans, il multiplie les tournées en province, en dehors de Montréal et Québec, dans le vaste territoire francophone qui détient la clé du pouvoir.Il rencontre la presse locale, les notables, les électeurs.Ce patient travail de terrain se fait dans l'ombre, en dehors des projecteurs et à l'insu de la presse nationale, qui l'imagine absent de la scène.Quoiqu'il puisse être bon orateur quand le contexte s'y prête, M.Charest ne se distingue pas par son charisme, ni par son aisance à discuter de grands concepts ou à imaginer de grandioses visions d'avenir.C'est un homme pragmatique, cependant, qui sait que les élections se gagnent circonscription par circonscription.Les péquistes auraient tort de le sous-estimer.\u0001 \u0001 \u0001 Mais pour l'instant, les péquistes, démoralisés à bon droit par l'avalanche de mauvaises nouvelles, sont retombés dans leur éternel dilemme : où placer la souveraineté, devenue handicap électoral ?À l'avant-plan ?Au frigo ?Au congélateur ?Et que faire du référendum, ce mot qui est en train de devenir tabou tant il fait peur à l'électeur ?Nous reviendrons sur le sujet.PHOTOTHÈQUE, La Presse « On oublie trop facilement certains types d'entreprises qui vont, elles aussi, être frappées de plein fouet par la situation actuelle.On peut penser ici aux entreprises oeuvrant dans des secteurs stratégiques comme la bio-pharmaceutique avec ses laboratoires de recherche, les entreprises manufacturières liées au domaine militaire ou encore les télécommunications et les services publiques (eau, électricité, gaz, transport public).» Entreprises québécoises: quoi faire dans la tourmente?MICHEL A .RATHIER Spécialiste des questions stratégiques et organisationnelles préoccupant nos entreprises, l'auteur est directeur principal chez Secor, un des plus importants cabinet-conseil indépendant au Canada.Dans une période trouble comme celle que nous connaissons, les entreprises peuvent en profiter pour rajuster leur tir.LA LITANIE DES effets économiques de la catastrophe du 11 septembre ne cesse de s'étirer.Certains secteurs d'activités déjà structurellement fragiles, tel le transport aérien ou encore des secteurs plus sensibles aux aléas de la confiance des consommateurs comme l'hôtellerie, les services touristiques, le divertissement, le commerce de détail, se retrouvent aujourd'hui dans une variété d'états allant du déclin accéléré à la stagnation, reflétant la confusion, l'insécurité et surtout l'incertitude.Aux centaines de milliards de dollars de pertes s'ajoutent déjà plus de 145 000 mises à pied.Et ce seulement aux É.-U.! Le président Bush lui-même ne cesse d'entonner un appel patriotique à dépenser.C'est que le commerce de détail vit déjà à son tour des baisses de 20 % à 30 % pour une gamme diversifiée de biens et services tant essentiels que luxueux.Les frappes ont commencé, l'état de guerre s'installe et la psychose de guerre s'empare de l'Amérique tout entière.Plus près de nous.Certains effets directs de la tragédie de New York se font déjà sentir sur notre environnement d'affaires.L'accentuation des difficultés pré-11 septembre accablant nos transporteurs aériens \u2014 Air Canada, Air Transat \u2014 a conduit ces entreprises à accélérer des mises à pied déjà pressenties par certains, et ce, depuis longtemps déjà.L'état de crise vécu ou appréhendé chez plusieurs transporteurs aériens vient à son tour affecter tout notre secteur aéronautique et mettre des entreprises autrement en santé, telle Bombardier, sur un pied d'alerte, s'imposant ainsi des rationalisations qui risquent d'affecter des milliers de familles.La cascade des annulations de voyages va de son côté taxer la performance de notre secteur touristique, un domaine normalement vigoureux : annulations de grandes conférences, baisse du taux d'occupation de plus de 50 % dans l'hôtellerie, effets sur la restauration, le transport, le commerce de détail, baisse de revenus de taxes pour nos pouvoirs publics, etc.Par ailleurs, les mesures accrues de sécurité vont de toute évidence avoir un impact direct sur ce qu'il en coûte pour « faire des affaires » : augmentation du temps de voyagement des biens et des personnes, intensification des tracasseries bureaucratiques (douanes, contrôles accrus), affectant ainsi les coûts de vente pour nos entreprises exportatrices.Tous ces irritants vont notamment frapper de nombreuses activités transfrontalières, notamment le secteur du conseil, de la vente et du marketing, de l'entretien et de la maintenance, sans oublier tout le secteur du transport terrestre.On oublie trop facilement d'autres types d'entreprises qui vont, elles aussi, être frappées de plein fouet par la situation actuelle.On peut penser ici aux entreprises oeuvrant dans des secteurs stratégiques comme la bio-pharmaceutique avec ses laboratoires de recherche, les entreprises manufacturières liées au domaine militaire, les télécommunications et les services publiques (eau, électricité, gaz, transport public, lieux de culte et de divertissement), qui devront elles aussi réviser et actualiser toutes les questions de sécurité physique de leurs équipements, de leur personnel et de leur périmètre de production et de gestion.Ces révisions exigeront des dépenses en capital à même les budgets prévus pour l'année en cours, déplaçant le lancement de projets plus porteurs.Quant à la vigueur de nos dépenses en consommation, même si historiquement le mois d'octobre demeure un mois relativement sage, nous pouvons anticiper un ralentissement qui risque d'être plus prononcé, puisque la confiance des consommateurs demeure tout de même très ébranlée.Tous ces effets sur notre environnement d'affaires ne seront pas aussi immédiatement percutants mais se feront néanmoins bien sentir.Et ils viendront malheureusement s'ajouter à un paysage économique déjà frappé par des ajustements structurels : le crash des bourses technologiques des derniers mois, la chute aux enfers de Nortel, la fermeture de GM, et maintenant des mises à pied chez Quebecor.Un environnement d'affaires a toujours deux côtés En contrepartie, certains secteurs de notre économie vont connaître des changements plus positifs.Ainsi, si le secteur aérien demeure très affecté, les sociétés de transport terrestre (autobus, train) connaîtront certainement un regain d'achalandage.D'autres domaines pourraient même connaître, à terme, une stimulation vigoureuse de leurs activités.Pensons aux entreprises du textile, de l'équipement de transport, de l'électronique, de l'informatique et même de l'agro-alimentaire, qui ont des liens avec le domaine de la défense civile et militaire.Et que dire des entreprises de sécurité privée (gardiennage, équipement, conseils) qui verront elles aussi, ces retombées positives générer des recettes additionnelles.(.) Le « cocooning », ce phénomène de la fin du dernier siècle, où le consommateur se retrouvait davantage à vivre ses loisirs dans son foyer que sur la route, risque à son tour de revenir en force puisque nous nous sentirons plus en sécurité dans notre cinéma maison que sur les plages de Cuba.De bonnes nouvelles pour les commerces de détail axés sur la rénovation et l'électronique.Sans oublier le tourisme intérieur qui connaîtra aussi une vigueur inégalée, excès de cocooning des prochains mois et faiblesse de la devise canadienne aidant.Par ailleurs, on ne peut ignorer les « avantages » que procurent fatalement un ralentissement économique.Les entreprises utiliseront mieux leurs actifs productifs, les consommateurs assainiront leur bilan et l'économie sera plus forte lors du prochain rebondissement.Enfin, les taux d'intérêts et conséquemment le coût en capital accessible à nos entreprises, n'auront jamais été aussi favorables depuis les quarante dernières années.Carpe diem ! ou l'avenir appartiendra à ceux qui sauront faire preuve de vision et de leadership.Des leçons à tirer Quelles leçons tirer pour nos dirigeants d'entreprise ?Comment s'adapter rapidement à tous les changements à venir ?Les approches à ces questions peuvent être nombreuses et variées.Une fois établi le diagnostic, les chefs d'entreprise doivent cibler trois types d'actions : > Créer un sentiment d'urgence, sans ajouter à la psychose collective.Les chefs d'entreprises ont le pouvoir de rallier leur état major autour d'un dessein commun consistant à mesurer l'impact des turbulences sur leur entreprise respective et à procéder rapidement à une adaptation vigoureuse de leurs activités de manière à parer aux coups et à saisir les opportunités qui émergent.Le danger est de tomber dans la complaisance et le repli en cherchant à se recroqueviller au lieu de bondir.> Revoir leur vision d'avenir.Si la mission distinctive de chacune de nos entreprises est toujours adaptée à ce nouvel environnement, chaque chef d'entreprise se doit de rapidement valider la vision d'avenir qu'il réserve pour celle-ci et l'ajuster aux nouvelles conditions d'affaires.Cette validation viendra certainement apporter des modifications au positionnement que chaque entreprise a adopté, ainsi qu'aux stratégies retenues pour mettre en oeuvre cette vision.Nos leaders d'affaires vont devoir créer une coalition interne au sein de leur organisation.Cette coalition favorisera ainsi l'émergence d'un consensus nécessaire autour du plan de mise en oeuvre de leur nouvelle vision d'avenir.> Resserrer les liens avec ses clients.Comme jamais auparavant, les clients et les consommateurs auront besoin de leadership pour rétablir la confiance ébranlée en nos institutions et nos entreprises.Les clients et consommateurs de chacune de nos entreprises doivent se retrouver au coeur de cette nouvelle vision d'avenir et les leaders doivent mobiliser tous leurs employés autour de ce projet de rapprochement.Nos chefs d'entreprises ne peuvent rester passifs devant les perturbations que nous connaissons.Nos leaders économiques ont le pouvoir de mettre de l'avant des projets de rationalisation de leurs opérations, et personne ne pourra leur reprocher d'agir témérairement avec les ressources d'une organisation qu'ils ont le mandat de gérer en bon père de famille.D'autres, plus visionnaires, feront preuve de leadership et de responsabilité.Ils chercheront ainsi à réduire les effets négatifs de ces nouvelles conditions d'opération.Ils viseront de plus à gérer à l'avantage de leurs clients, de leurs employés et de leurs actionnaires, le changement qui les perturbe et les opportunités qui émergent.Ils sauront eux aussi mobiliser les travailleurs et les consommateurs qui sont sous leur responsabilité et ils contribueront enfin à leur manière à rétablir un climat de confiance.Il ne s'agit pas de se frotter les mains devants les épreuves de notre société, mais d'exploiter des opportunités qui émergent, au profit d'un plus grand nombre.Le « cocooning » risque de revenir en force puisque nous nouss entironsplus en sécurité dans notre cinéma maison que sur les plages de Cuba. 2LP1801A1016 A-18 MARDI MONDE 2LP1801A1016 ZALLCALL 67 01:00:38 10/16/01 B Koizumi s'excuse au nom du Japon sans convaincre les Coréens du Sud d'après AFP et AP SÉOUL \u2014 Le premier ministre Junichiro Koizumi a offert hier les plus complètes excuses jamais présentées par un dirigeant japonais àla Corée du Sud pour les brutalités de la période coloniale, mais sa visite à Séoul s'est heurtée àde vives manifestations de rue et àun boycottage de parlementaires.« Je présente sincèrement mes excuses pour la souffrance et la peine que le Japon a imposées au peuple coréen sous le régime colonial japonais », a déclaré Koizumi lors d'une visite dans une ancienne prison de l'armée et de la police impériales transformée en musée du souvenir.Il effectuait une visite d'une journée à Séoul destinée à apaiser un regain de tension avec la péninsule, colonisée entre 1910 et 1945 par le Japon.Des centaines de manifestants ont protesté contre sa venue au musée de Sodaemon, sur les lieux où des Coréens qui luttaient pour leur indépendance ont été torturés et exécutés.Criant des slogans dans des haut-parleurs, ils ont réussi à couvrir en partie sa voix, mais Koizumi n'a pas interrompu son discours.Des milliers de policiers antiémeutes ont tenu les manifestants à distance, mais des échauffourées ont eu lieu tandis que les manifestants brûlaient des drapeaux japonais et des effigies et portaits du premier ministre.Des oeufs ont été lancés sur le cortège, sans l'atteindre, alors que des dizaines d'étudiants extrémistes ont tenté de franchir les barrages de police ou de se coucher sur la chaussée.« Quel est l'intérêt de s'excuser 100 fois ?Seul un acte concret accompagnant une excuse est important », a souligné Yang Migang, dirigeante d'un groupe qui s'occupe des « femmes de confort », contraintes de servir comme esclaves sexuelles pour les soldats japonais pendant la guerre.Au parlement, la visite de Koizumi s'est heurtée à l'hostilité de l'opposition conservatrice, majoritaire depuis l'éclatement de la coalition gouvernementale le mois dernier.Koizumi a dû annuler une visite prévue à l'Assemblée nationale devant les menaces de l'opposition de manifester s'il s'y rendait.Pour le Grand Parti national, principale formation au Parlement sud-coréen, « le 15 octobre restera un jour d'humiliation dans notre histoire ».La visite à Séoul de Koizumi suit d'une semaine un voyage à Pékin où il a également présenté ses excuses pour la guerre d'agression du Japon contre la Chine.Les relations entre le Japon et ses voisins immédiats ont été récemment tendues par une série d'incidents où ils voient les signes d'une résurgence du nationalisme nippon.La Corée du Sud a accusé Tokyo de vouloir blanchir le passé du Japon impérial en approuvant l'utilisation d'un nouveau manuel scolaire d'histoire à relents révisionnistes.Koizumi lui-même a jeté de l'huile sur le feu en se rendant en août dans un sanctuaire shintoïste de Tokyo où est honorée la mémoire des morts à la guerre, dont des criminels de guerre condamnés après la reddition de 1945.« Le Japon et la Corée du Sud doivent coopérer pour que le passé ne se répète plus jamais », a dit Koizumi qui a déposé une gerbe devant un monument aux morts de la lutte pour l'indépendance.« Aujourd'hui, j'ai beaucoup réfléchi et j'ai présenté de profondes excuses.Cela a été une expérience utile », a ajouté le premier ministre japonais, reçu par le président Kim Dae-jung.Koizumi a proposé la mise en place d'un groupe d'historiens des deux pays.Kim a accepté cette proposition mais demandé au Japon de suivre l'exemple allemand en enseignant à son peuple les atrocités commises pendant la Seconde Guerre mondiale.Les discussions ont porté sur le regard du Japon sur son passé, la lutte antiterroriste, la Corée du Nord, le conflit sur la pêche et la prochaine Coupe du monde de football, dont les deux pays se partagent l'accueil.Photo AFP Drapés dans le drapeau de leur pays, des nationalistes sud-coréens transportent un cercueil arborant le portrait du premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, pour protester contre sa visite à Séoul.EXPRESS INTERNATIONAL TERRORISME Droits de l'homme LE CENTRE international de réhabilitation des victimes de la torture (IRCT), dont le siège est à Copenhague, a demandé hier au secrétaire général de l'ONU Kofi Annan de former une alliance globale en faveur des droits de l'homme tout en luttant pour mettre un terme à la terreur.« Les gouvernements qui soutiennent la guerre contre le terrorisme ne doivent pas exploiter la situation présente pour violer impunément les droits de l'homme dans leurs propres pays », a déclaré le secrétaire général d'IRCT, Jens Modvig, au cours d'une conférence de presse à Copenhague sur le thème « Les droits de l'homme et le Proche-Orient ».\u2014 d'après AFP CONGO Autre faux départ ?LE DIALOGUE intercongolais, pour promouvoir la réconciliation après trois ans de guerre et d'occupation, élargi aux principaux pays de la région, s'est ouvert hier à Addis- Abeba, en Éthiopie.Mais le maître de Kinshasa Joseph Kabila et les principaux chefs de la rébellion ont boudé la séance inaugurale.Kabila entendait ainsi réclamer la participation de la milice alliée des Mai-Mai, à représentation égale avec les six autres groupes invités aux pourparlers.Il a expliqué qu'il viendrait pour le « vrai début » des discussions.Sur les 330 délégués prévus au départ, seuls 80 participeront à la première semaine de ces pourparlers, censés durer 45 jours.\u2014 d'après AP SYRIE Opposants menacés DEUX DÉPUTÉS et opposants syriens, Riad Seif et Maamoun al- Homsi, ont été accusés d'avoir voulu « changer la Constitution par des moyens illégaux », un crime punissable d'une peine allant de cinq ans de prison à la réclusion à perpétuité, ont indiqué hier leurs avocats.Ils font partie d'un groupe de 10 opposants arrêtés entre début août et début septembre.Seif, 54 ans, et Homsi, 45 ans, seront jugés par la Cour criminelle de Damas.Les huit autres seront jugés par la Haute Cour de sécurité de l'État, dont les jugements sont sans appel.\u2014 d'après AFP CÔTE-D'IVOIRE Bédié de retour L'ANCIEN président ivoirien Henri Konan Bédié est retourné hier dans son pays, pour la première fois depuis qu'il a été chassé du pouvoir par le coup d'État du général Robert Guéi en décembre 1999.Konan Bédié est arrivé à Abidjan en provenance de Paris, où il était en exil depuis sa fuite le 26 décembre.Des responsables gouvernementaux ont indiqué que le président déchu participerait au Forum de réconciliation nationale, qui s'est ouvert mardi dernier à Abidjan.\u2014 d'après AP "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.