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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Actuel
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-10-19, Collections de BAnQ.

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[" 5LP0101B1019 B1 19 oct 5LP0101B1019 ZALLCALL 67 01:43:05 10/19/01 B 5 gagnants mériteront un sac à dos La Presse GRILLE BLANCHE LA À SURVEILLER DIMANCHE 2997820A 5LP0201B1019 b2 actuel ven 19 octobre 5LP0201B1019 ZALLCALL 67 01:36:14 10/19/01 B B 2 L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 9 O C T O B R E 2 0 0 1 BANDE À PART INDIENNES Suite de la page B1 « En vertu de l'arrêt Corbière, elles devraient par ailleurs avoir le droit de voter au sein de leurs communautés, mais dans les faits, cela n'est pas automatique dans le cas de mode électoral coutumier.» Plusieurs femmes sont donc privées du droit de vote dans leur réserve d'origine.Quant aux impôts, « il faut travailler dans une réserve pour en être exempté », indique Claudine Gros-Louis, qui ne compte plus les fois où elle s'en est fait parler.Mais pourquoi partir de sa communauté d'origine ?« Certaines personnes veulent quitter la pression de leur petit milieu, d'autres veulent s'éloigner d'un agresseur, d'autres encore ont le goût de vivre différemment, d'étudier, de trouver une plus grande variété d'emplois, ou même de s'affirmer comme homosexuelles », indique Judith Morency, une psychologue qui travaille en milieu autochtone sur la Basse-Côte-Nord et en Abitibi, depuis 1995.« C'est un peu comme quelqu'un qui vient des Îles-de-la- Madeleine, qui veut connaître autre chose, sans nécessairement être en fuite », ajoute Carole Lévesque.« Chacune des femmes a ses raisons personnelles de quitter la communauté pour aller vivre en ville, mais c'est toujours avec l'espoir d'une vie meilleure.Un rêve qui, souvent, s'efface vite », regrette Michèle Audette.« Les Amérindiennes qui vont en ville, qui trouvent un emploi satisfaisant et quelqu'un pour s'occuper de leurs enfants, car bien souvent elles sont chefs de familles monoparentales, c'est plutôt rare », corrobore Judith Morency.« Certaines réussissent, et je comprends que les communautés puissent en avoir marre du discours pessimiste.Par contre, des allochtones disent aussi que tout va bien, ce qui est plus inquiétant, puisque ça peut vouloir dire que les fonds alloués vont être réduits.En fait, tout n'est pas noir, ni blanc.Selon différentes études, les femmes autochtones qui vivent hors réserve sont en meilleure santé que leurs compagnes des communautés, en plus d'être davantage scolarisées.Elles sont aussi plus jeunes, et il y a plus de mères seules en milieu urbain qu'ailleurs, d'après Statistique Canada.« L'isolement et le manque de ressources de nombreuses femmes, leur profond dépaysement et la crainte dans laquelle plusieurs vivent quotidiennement » a aussi été noté par les auteures de l'étude Les Femmes autochtones et l'emploi : défis et enjeux des programmes d'employabilité au Québec, publiée par Condition féminine Canada en mai 2001.Et en matière d'emploi, justement ?La plupart se débrouillent, grâce au marché du travail autochtone (des organismes d'aide ou encore des petites entreprises), qui peut servir de tremplin avant d'accéder à un autre type de boulot.Comment leur assurer un bon avenir ?« Il faut implanter des mesures à long terme », croit Michèle Audette, qui propose de revoir les cours d'histoire qui sont offerts aux Québécois, en plus de faire de la prévention dans les communautés, et de mettre sur pied des activités entre femmes autochtones et non autochtones.« Aujourd'hui, les jeunes mères célibataires qui viennent étudier en ville sont débrouillardes, elles trouvent un service de garde, un CLSC, un endroit où aller si les fins de mois sont difficiles.C'est une amélioration.» Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Claudine Gros-Louis Premiers arrivés, premiers servis VENDREDI 19 OCTOBRE \u2014 13 H À 19 H SAMEDI 20 OCTOBRE \u2014 11 H À 18 H Hôtel Ruby Foo's 7655, boul.Décarie Montréal QC (514) 731-7701 Tapis persans Tapis persans et orientaux 100 % tissés à la main Liquidation Spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 États-Unis En raison de l'embargo commercial, une grosse cargaison de tapis destinée normalement aux collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz Persian Rugs pour liquidation immédiate au public.Tous les genres (Qum soie, Tabriz, Nain, Kashan, tapis tribaux, etc.) et toutes les dimensions, de 2 pi x 3 pi à 12 pi x 16 pi et tapis de passage jusqu'à 22 pi de longueur.Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ Tirage le 26 octobre 2001 (La couleur de la voiture gagnée peut être différente, location 2 ans.) Modèle Volkswagen Cabriolet GL 2001 Pour participer, vous devez écouter l'émission Elle & Lui avec Geneviève St-Germain et Benoît Dutrizac du lundi au vendredi, entre 9 h 30 et 11 h 15, pour découvrir l'année mystère.GAGNEZ ce CABRIOLET grâce à CKAC730 et La Presse Remplissez ce coupon de participation publié tous les vendredis jusqu'au 19 octobre 2001 et retournez-le à l'adresse suivante : Concours «Gagnez ce Volkswagen Cabriolet» CKAC730 C.P.7373 Montréal (Québec) H3C 4A5 Nom : Prénom : Âge : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(rés.) : ( ) Tél.(travail) : ( ) Date de l'indice : Réponse : Les règlements du concours sont disponibles à CKAC730.Valeur totale approximative du prix offert :15 000 $.Fac-similés non-acceptés.2990580A 5LP0301B1019 b3 actuel ven 19 octobre 5LP0301B1019 ZALLCALL 67 01:36:04 10/19/01 B L A P R E S S E MONT R É A L V END R E D I 1 9 O C T O B R E 2 0 0 1 B 3 Paroles de femmes MARIE ALLARD Jinny, Josée, Suzy et Michèle.Quatre jeunes collègues de travail, drôles, belles, déterminées, qui se sont réunies dans les locauxensoleillés de l'Association des femmes autochtones du Québec (FAQ), à Montréal, pour parler de leur réalité.Jinny Thibodeau, 30 ans, est née d'un père québécois et d'une mère algonquine originaire de Pikogan, en Abitibi.Après avoir grandi hors réserve, à Québec et à Chicoutimi, elle a entamé un baccalauréat en enseignement, qu'elle termine actuellement à l'Université du Québec à Montréal.Jinny prépare le colloque Skennen'kó :wa (un mot mohawk qui signifie paix), organisé par FAQ en novembre.Josée Buckell, 25 ans, est montagnaise-innue de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean.Elle a quitté sa communauté et sa famille à 12 ans, pour aller faire son cours secondaire, et s'affaire maintenant à terminer un baccalauréat en droit, tout en étant la coordonnatrice du dossier de lutte contre la discrimination et le racisme à FAQ.Suzy Basile, 29 ans, est atikamekw de Wemotaci, en Haute-Mauricie.Placée en famille d'accueil à La Tuque au moment d'aller à l'école secondaire, « comme les délinquants », se rappelle-t-elle, la jeune femme a aujourd'hui en poche une maîtrise en anthropologie, terminée lors d'un séjour au Groenland.Suzy Basile est vice-présidente de FAQ depuis deux ans.Michèle Audette, 30 ans, est née d'un père québécois et d'une mère montagnaise-innue de Uashat Maliotenam, sur la Côte-Nord.Ballotée entre Shefferville, Montréal et Maliotenam depuis son enfance, elle est installée à Montréal depuis une dizaine d'années et est présidente de FAQ depuis trois ans.Comment ces femmes aux parcours divers se sont-elles retrouvées à Montréal ?« Par un concours de circonstances » débute Josée, le visage encadré de ses longs cheveux bruns.« Plus jeune, je ne voyais que les aspects négatifs de ma communauté, les problèmes sociaux qui s'y trouvaient.J'avais envie de partir à l'aventure, d'aller apprendre des choses en ville.Peut-être que c'est l'esprit nomade de mes ancêtres qui ressortait.Maintenant, je suis à Montréal parce que c'est là qu'il y a des opportunités d'emploi, et que je peux y faire avancer la cause autochtone.Mais c'est vraiment étourdissant, comme ville, et je commence à sentir que quelque chose manque au fond de moi.» Jinny, fraîchement débarquée de Chicoutimi, acquiesce.« Je savais ce que c'était, la folie de Montréal, mais vivre ça tous les jours, c'est autre chose », souligne-t-elle, quelque semaines après s'être installée dans la métropole pour travailler au sein de FAQ.Quant à Suzy, elle est aussi arrivée à Montréal récemment, en raison de son mandat.Mais elle précise que cette situation est temporaire, puisqu'elle préférerait retourner dans sa région d'origine.Seule Michèle est montréalaise depuis plusieurs années.« J'ai quitté ma communauté pour fuir le malaise et le racisme », indique- t-elle.D'abord exclue de Maliotenam en raison de son mariage avec un Blanc, la mère de la jeune femme avait réintégré la communauté après son divorce, exposant par le fait même ses enfants métissés à la raillerie et au rejet.« À Montréal, chez mon père, on me considérait comme indienne, tandis que dans la communauté, chez ma mère, j'étais la Blanche », indique la présidente de FAQ.Résultat ?« Une fois rendue pour de bon à Montréal, au moment d'aller au cégep, je me suis retrouvée perdue comme ça ne se peut pas.Je n'avais plus d'identité.Heureusement, le Centre d'amitié autochtone de Montréal m'a prise comme je suis et m'a aidée.» Au point où Michèle a voulu aider les autres à son tour.Les femmes autochtones sont-elles toujours confrontées au racisme à Montréal ?Oui et non, puisque la composition multiethnique de la métropole québécoise estompe les différences.« On me prend pour une Asiatique, une Mexicaine, une Libanaise », énumère Michèle en souriant.Il n'en demeure pas moins qu'en dehors des communautés, « il faut toujours s'expliquer, réfuter les préjugés , dit Josée.Quand les gens parlent des autochtones, c'est pour mentionner les taxes qu'ils ne paient pas, le braconnage, les fous qui brûlent leur maison.Il est rare qu'ils veulent en savoir davantage.« Moi, quand j'ai le malheur de dire que je suis autochtone, et qu'on me sort tout ça, je réponds que je vis par moi-même depuis l'âge de 17 ans, que j'ai toujours eu deux emplois, que je n'ai jamais arrêté l'école, et que je ne serais pas rendue où je suis aujourd'hui si je n'avais pas eu un peu d'aide », rétorque Jinny.Suzy, elle, a pu faire partie de la majorité, lors de son séjour au Groenland, un territoire principalement peuplé par les autochtones.« Goûter à ça une fois dans sa vie, surtout peu après la crise d'Oka, ça renippe le pompon ! assure-t-elle en riant.Au moment des troubles d'Oka, tous les autochtones ont été mis dans le même bain, on avait tous une arme, on était tous méchants.Ça a été une période assez heavy metal.» Mais comment font-elles pour préserver leur identité au milieu de la foule ?« Je ne fais ni perlage ni danse de la pluie, ce qui ne m'empêche pas d'être autochtone », ironise Josée.« En quittant les communautés pour aller étudier, il est certain que l'on perd des plumes au niveau de la culture.Mais on sait qu'on veut perpétuer des valeurs comme le partage, la collaboration et l'entraide », poursuit la jeune Montagnaise.« Puis, en s'impliquant dans une association, par exemple, on en vient à se forger une identité qui n'est plus juste huronne, algonquienne ou montagnaise, mais autochtone de toutes les nations.C'est très intéressant », ajoute Michèle.Cette nouvelle identité n'empêche pas les enfants, dont ceux de la présidente, de s'exclamer : « Regarde, Maman, un vrai Indien ! » quand ils voient des hommes en costume à plumes, dans les pow-wow.Photos ARMAND TROTTIER, La Presse © « Je ne pourrai jamais totalement m'acclimater à Montréal, indique Josée Buckell.Il me manque quelque chose, au fond de moi.Plus ça va, plus j'ai le goût de repartir vers ma communauté.» « Dans les années 70, beaucoup de femmes ont dû quitter de force leurs communautés, parce qu'elles avaient marié des non-autochtones », remarque Michèle Audette, présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec.« Ma mère parle algonquin, mais elle ne me l'a jamais enseigné », dit Jinny Thibodeau, qui a commencé à se plonger dans la culture autochtone lors d'un cours optionnel pris.à l'université. 5LP0401B1019 B4 vendredi 5LP0401B1019 ZALLCALL 67 01:36:23 10/19/01 B B4 LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 9 OCTOBRE 2001 Le retour d'André Arthur.sur Internet! LA GUERRE d'Algérie revient hanter la conscience des Français de temps en temps.Le web français n'est pas exclu de la discussion et on peut ainsi voir deux événements ce week-end concernant ce conflit.D'abord samedi, le site du Sénat français présente en rediffusion un débat intitulé : « Pour en finir avec la guerre d'Algérie » au site de la Chaîne parlementaire en direct (www.assemblee- nat.fr/lcp).Première diffusion samedi, 10h30, et seconde diffusion dimanche à 12h30.Si vous aimez les débats, les émissions intellectuelles comme les Français savent si bien les faire, vous devriez en profiter pour regarder de plus près la programmation de cette chaîne télé qui diffuse en direct sur le Net.Des heures et des heures de débats et de discussions.\u0001 \u0001 \u0001 SECONDE DISCUSSION sur la guerre d'Algérie, cette fois dimanche à 10h30 au site de Wanadoo (www.wanadoo.fr/discussions) avec une invitation à interviewer vous-même une brochette d'historiens sur le sujet.Vous vous demandez encore pourquoi ce conflit a été si longtemps occulté ?Pourquoi il resurgit sporadiquement ?Les experts pourront éclairer votre réflexion.\u0001 \u0001 \u0001 LE SITE Windows Media (www.windowsmedia.com) présente ces jours-ci la pièce musicale qui annonce le retour de la chanteuse Jewel.Absente de la scène musicale depuis quelque temps, il faut se rappeler que son dernier album remonte à 1998.Alors en attendant la sortie du nouveau CD, vous pourrez patienter avec la pièce Standing Still.\u0001 \u0001 \u0001 PETITE ANECDOTE médiatique en terminant : le célèbre animateur de tribune téléphonique André Arthur est revenu à la radio tout dernièrement avec une émission en provenance de Québec, mais diffusée dans la grande région montréalaise sur les ondes de CJMS 1040 (www.cjms.ca).Ce qui est particulier dans cette histoire, c'est que les auditeurs du « Roi Arthur » qui voudraient l'écouter dans sa ville, à Québec même, ne peuvent le faire que par Internet pour le moment en passant par le site Web de la station de radio montréalaise.Et comme en font foi les témoignages que l'on retrouve déjà au site de CJMS, il semble que cela permet également à l'animateur de faire rayonner ses propos un peu partout dans le monde.Bruno Guglielminetti collaboration spéciale Le parcours pénible des femmes autochtones marginalisées MARIE ALLARD FEMMES autochtones marginalisées.Trois mots qui évoquent l'abus d'alcool et de drogue, la prostitution, les sans-abri, la misère croisée boulevard Saint-Laurent ou rue Sainte-Catherine, à Montréal.« Ces femmes en détresse sont très visibles, mais elles ne représentent qu'une proportion absolument minime des femmes autochtones de la métropole », indique Carole Lévesque, professeure responsable du domaine d'études peuples autochtones à l'INRS-Urbanisation, Culture et Société.Minoritaires, assurément, ces femmes ont néanmoins un besoin criant de services.Or, comment les aider sans savoir qui elles sont ?Une recherche sur les femmes autochtones et la marginalisation, que termine actuellement Mylène Jaccoud, professeure responsable de l'unité Minorités et autochtones du Centre international de criminologie comparée, s'est intéressée à la question.« Nous avons cherché à reconstruire le processus de marginalisation de ces femmes, de leur point de départ à leur point d'arrivée, en utilisant ce que l'on appelle un récit de vie », explique Mme Jaccoud, à propos de l'étude menée en partenariat avec l'Association des femmes autochtones du Québec, le Foyer d'hébergement pour femmes autochtones de Montréal et le Centre d'amitié autochtone de Montréal.Au total, 10 femmes âgées de 25 à 45 ans, originaires d'un peu partout au Québec (et même de Colombie- Britannique, dans un cas) ont été recrutées, qui dans un parc, qui dans la rue, qui dans un organisme autochtone, afin de participer à l'enquête.« La population qui nous intéresse ne se retrouve pas dans les recensements, elle est extrêmement mobile, fragile et vulnérable.Elle ne vient à Montréal que de façon transitoire, sous forme d'allers-retours entre la ville et la communauté, dans bien des cas.En conséquence, il était parfois difficile de réaliser plusieurs entrevues avec ces femmes », relate Mme Jaccoud.En échange de cigarettes, de tickets de bus ou d'argent, les 10 femmes ont tout de même accepté de se prêter au jeu.Les résultats ?« Contrairement à d'autres études qui ont porté sur l'urbanisation des autochtones, il ressort dans nos données préliminaires que Montréal a, à certains égards, un rôle favorable dans la vie de ces femmes », constate Mylène Jaccoud.Les ressources, plus nombreuses et diversifiées dans la métropole, tant au niveau de l'hébergement que de l'aide alimentaire, peuvent donner un coup de pouce aux femmes autochtones.« Autre aspect fort intéressant, note la professeure, Montréal permet à certaines femmes de se sentir protégées d'un racisme dont elles sont victimes dans leur communauté, après avoir épousé un non-autochtone, par exemple.» Ces femmes ont, par ailleurs, un point de départ commun.« Toutes ont vécu dans des milieux socioéconomiques difficiles, avec des problèmes comme la violence », dit Mme Jaccoud.Cette constatation a le mérite de souligner que le parcours de ces femmes n'est pas formé d'une existence agréable puis d'une chute menant à la marginalisation, mais plutôt d'une série de hauts et de bas, dans diverses sphères de leurs vies.Quant aux raisons de la venue de ces femmes autochtones à Montréal, elles sont variables.« Certaines ont fui la violence d'un conjoint, d'autres ont accompagné le leur alors qu'il décidait de tenter sa chance en ville, puis se sont séparées et se sont retrouvées démunies, indique Mme Jaccoud.Nous en avons aussi rencontré une qui a voulu s'amuser dans la grande ville.Elle a été arrêtée par la police, alors qu'elle était ivre, et est restée à Montréal.» Au moment de l'enquête, certaines des femmes interrogées étaient en voie de sortir de la misère, en occupant des appartements subventionnés, par exemple.« Mais il reste que la plupart des programmes gouvernementaux de lutte contre l'itinérance passent par l'insertion professionnelle, et que la barre est très haute pour ces femmes », souligne la professeure.« Aux prises avec des problèmes de boisson, de drogue, de violence conjugale, travailler est leur dernier souci .» La solution ?« Pourquoi n'innoverait- on pas avec ce que ces femmes ont autour d'elles ?» demande Mylène Jaccoud.Ainsi, les enfants eus alors que la femme était adolescente pourraient servir à motiver une reprise en main, au lieu d'être vus comme un fardeau.« Pourquoi ne pas mettre sur pied des activités traditionnelles qui permettraient à ces femmes de retrouver leurs racines, au lieu de leur offrir des emplois précaires et aliénants ?» ajoute la professeure.« Ce ne serait pas lucratif dans un premier temps, mais cela pourrait servir de transition.Il faut être novateur dans nos approches.» ENCAN PUBLIC MARCHANDISES SAISIES POUR DÉFAUT DE PAIEMENT Tapis persans et orientaux de grande valeur, noués à la main en Iran, Turquie, Russie, Inde, au Cachemire et dans le Caucase, en pure soie, laine, coton et autres fibres naturelles.Plusieurs autres tapis persans traditionnels, en plus de : ROLEX, CARTIER, PIAGET OR - DIAMANTS - BIJOUX SOLITAIRES, BAGUES, BRACELETS, ETC.ROLEX PRESIDENT POUR HOMME, OR JAUNE 18 CARATS, AVEC DIAMANTS BLOOMSBURY AND BUTTERFIELD - MEMBRE DE LA CERTIFIED APPRAISERS GUILD OF AMERICA Date : Le dimanche 21 octobre 2001 - Encan à 14 h Inspection publique et inscription à compter de 13 h Endroit : Holiday Inn Pointe-Claire, 6700, route Transcanadienne Autoroute 20 Ouest jusqu'au boul.Saint-Jean Nord, à gauche sur chemin Holiday Chaque lot est adéquatement étiqueté.Catalogue officiel fourni.Identification adéquate exigée à l'inscription.Commission d'achat de 15 % en sus.Certains articles peuvent être sujets à un minimum.Sous réserve d'ajouts ou de retraits.Bloomsbury and Butterfield Auctioneers Appraisers Ltd.1 800 396-9236 ROLEX YACHT MASTER POUR HOMME, PLATINE ET ACIER INOXYDABLE ARTICLES DÉDOUANÉS - TAXES ET DROITS D'IMPORTATION ACQUITTÉS Magnifique tapis de grande qualité en soie, noué à la main BMW X5 2000 Une épave ambulante Des chaînes en or vieilles de 400 ans Associated Press BOZEMAN, Montana \u2014 Si le tyrannosaure rex était redoutable, sa vie ne devait pas être une sinécure et l'animal devait souvent ressembler à une épave ambulante, si l'on en croit un chercheur américain.« Ils boitaient, avaient des plaies purulentes, des maladies, devaient se préoccuper de nourrir leurs petits et des ennuis que pouvaient leur causer d'autres T-Rex », affirme le paléontologue Robert Bakker.M.Bakker fonde ses conclusions sur les travaux d'Elizabeth Rega, une scientifique de la Western University à Pomona en Californie, qui a étudié les maladies anciennes chez l'homme et a commencé à appliquer ses connaissances aux dinosaures il y a quelques années.Agence France-Presse TAMPA \u2014 Cinq chaînes en or d'une valeur de 600 000 à un million de dollars, découvertes à l'ouest de Key West (Floride), pourraient provenir d'un galion espagnol ayant sombré en 1622 dans un ouragan, a indiqué hier une porte-parole d'une société spécialisée dans la chasse aux trésor à l'origine de la découverte.Selon Abraham Lopez, chef du service archéologique de Mel Fisher Enterprises à Miami, qui a découvert les chaînes mardi matin, à une cinquantaine de kilomètres de Key West, celles-ci pourraient provenir du Nuestra Señora de Atocha.Un groupe de plongeurs, travaillant à partir d'un bateau appartenant à l'entreprise Fisher, a trouvé l'or dans le sable à environ 600 mètres de profondeur, a indiqué la porteparole Dana Langolf.Quatre des cinq chaînes ont 150 cm de long et pèsent approximativement 100 grammes chacune.La cinquième, qui mesure 180 cm, pèse 629 grammes.L'origine des chaînes a été établie grâce à un manifeste du Nuestra Señora de Atocha, trouvé à Séville (Espagne) par un historien travaillant pour Mel Fisher.Ce qui a permis de comparer les numéros de série de la cargaison avec ceux de l'or trouvé au large de la Floride. 5LP0501B1019 B5 vendredi 5LP0501B1019 ZALLCALL 67 01:42:17 10/19/01 B LA PRESSE MONTRÉAL VENDREDI 1 9 OCTOBRE 2001 B5 Marmota vancouverensis : un siffleux pascomme lesautres MICHEL BELLEMARE collaboration spéciale COMBIEN y a-t-il de marmottes dans les campagnes du Québec ?Bonne question.Combien y a-t-il de marmottes dans l'île de Vancouver ?Eh bien, il y en a 30, 35 tout au plus ! Histoire d'une espèce en voie de disparition.Lorsque, il y a deux ans, deux marmottes se sont échappées du jardin zoologique de Calgary, il n'était pas question de ne pas les retrouver.Les deux larrons étaient de rares spécimens de la lignée Marmota vancouverensis, des bestioles mieux connues sous le nom de marmottes de l'île de Vancouver.L'espèce, en voie de disparition, compte entre 30 et 35 individus en liberté et 47 en captivité, dans les zoos de Toronto et de Calgary ainsi que dans une ferme de Langley, en Colombie- Britannique.Il y a 100 ans, on en comptait entre 600 et 800 spécimens dans l'île de Vancouver, en liberté.Heureusement, après plusieurs semaines dans la nature, les deux fuyards ont été retrouvés, dans un fossé.Sur la planète, il y a 14 espèces de marmottes, principalement dans l'hémisphère nord.Au Canada, il y en a quatre : la marmotte à ventre jaune (Marmota flaviventris) qui vit dans les régions désertiques, la marmotte siffleuse (Marmota caligata) qui siffle plus que les autres espèces et qu'on retrouve près de Whistler en Colombie-Britannique (elle a donné son nom à cette localité), la marmotte commune (Marmota monax) que l'on connaît ici au Québec et la marmotte de l'île de Vancouver (Marmota vancouverensis).Chacune de ces espèces a ses caractéristiques propres.Comparée à la marmotte du Québec, par exemple, Marmota vancouverensis se distingue par sa couleur, plus brune que rousse et par des taches de couleur crème sur le front et le thorax.Son squelette aussi est différent, notamment son crâne.Mais, les caractéristiques de l'espèce, selon Andrew A.Bryant, biologiste en chef à la Fondation pour la sauvegarde de la marmotte, sont le comportement de cette marmotte et sa structure démographique.« Les marmottes communes sont très territoriales, solitaires et agressives même en certaines situations.Les jeunes de cette espèce partent vite du cocon familial.Elles se dispersent.Elles n'ont pas vraiment de structures sociales.La marmotte de l'île de Vancouver, elle, est plutôt très sociale.Elle vit en famille, en clan.Les jeunes ne quittent pas la famille avant l'âge de deux ans », explique le chercheur.En fait, le comportement de cette britanocolombienne est dicté par son environnement, restreint et particulier.L'île de Vancouver est, en grande partie, couverte de forêts, de collines et de vallées.La région a été marquée par l'industrie forestière, notamment, par la coupe à blanc qui, bien que révolue, y a longtemps été pratiquée jusqu'à provoquer la disparition presque totale de Marmota vancouverensis.« Le problème est particulier, explique Andrew Bryant.La coupe d'arbre massive a fait en sorte que les marmottes ne s'y retrouvent plus .» Normalement, les jeunes marmottes qui quittent le foyer, situé au faîte d'une colline, vont s'établir au sommet d'une colline voisine et y fondent leur propre famille.La coupe massive d'arbres dans l'île de Vancouver a créé un environnement uniforme, c'est-à-dire que les sommets de collines ressemblent maintenant aux vallées, aussi dégarnies.« Les jeunes marmottes ne ressentent plus le besoin d'aller ailleurs, là où leurs prédécesseurs allaient.Elles restent là où elles sont, dans la colline, dans la vallée.Cela menace le cycle de reproduction.Et, en plus de cela, comme les marmottes, même peu nombreuses, sont concentrées dans des aires peu étendues, elles constituent de bonnes proies pour les aigles, les cougars, les loups », explique le docteur Bryant.Les jeunes ne partent plus et ne vont plus se reproduire ailleurs, là est le problème, là réside la solution.« Nous comptons essayer de réintroduire les jeunes marmottes dans leur habitat naturel.Maintenant que la coupe à blanc est terminée, les sommets de collines sont en très bon état, mais les marmottes ne peuvent y aller d'elles mêmes ».Le groupe du Dr Bryant a fait construire un complexe au mont Washington près de Courtenay dans l'île de Vancouver pour la reproduction en captivité et pour la réinsertion des marmottes dans leur habitat naturel.Un projet de 1,2 million, financé en partie par les gouvernements, le public et l'entreprise privée.Deux vétérinaires y travailleront.Le centre a ouvert ses portes pour l'Action de grâces cet automne et a reçu sa première marmotte quelques jours plus tard.Andrew Bryant ne voit pas pourquoi son projet ne fonctionnerait pas : « Après la Seconde Guerre, en Europe de l'Ouest, les populations de marmottes ont pratiquement été décimées.Les gens étaient affamés et les chassaient.Ça a été le cas de la marmotte alpine.Dans les années 1950-1960, des groupes de chasseurs ont eu l'idée de réimplanter la marmotte dans ses habitats d'origine.Ça a marché.Près des deux tiers des marmottes vivant en Suisse, en France, en Autriche, aujourd'hui, sont des descendantes des marmottes « réimplantées ».www.marmots.org www.marmotburrow.ucla.edu La Marmota vancouverensis ou marmotte de Vancouver.T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q, cette dernière a priorité.Le jeu doit rester un jeu Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotion.Tirage du 2001-10-17 Tirage du 2001-10-17 Tirage du 2001-10-17 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 000 000,00 $ 5/6+ 10 58 158,20 $ 5/6 190 2 448,70 $ 4/6 12 508 71,30 $ 3/6 232 209 10,00 $ Ventes totales: 13 776 234 $ Prochain gros lot (appr.): 5 000 000 $ Numéro complémentaire: 11 Numéro complémentaire: 20 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 2 25 000,00 $ 5/6 8 500,00 $ 4/6 815 50,00 $ 3/6 16 332 5,00 $ Ventes totales: 585 042,50 $ Tirage du 2001-10-18 Tirage du 2001-10-17 NUMÉRO: 728576 Tirage du 2001-10-18 Tirage du 2001-10-18 NUMÉRO: 380229 GAGNANTS LOT 52 192,31 $ SÉLECTIONS GAGNANTS SÉLECTIONS GAGNANTS Chaque BMW 325i est échangeable contre un chèque de 50 000 $.Si une sélection crée plus de 5 gagnants, ceux-ci se partageront une cagnotte de 250 000 $.BMW 325i 2002 (seule catégorie gagnante: 6/6) LOTS BONIS Les basketteuses polonaises en slip Agence France-Presse VARSOVIE \u2014 Les responsables de la Ligue polonaise du basket-ball féminin inviteront les joueuses à troquer leurs shorts traditionnels contre des slips, à la demande de la télévision publique, a annoncé à l'AFP le président de la Ligue, Wieslaw Zych.« Nous ne pensons pas à la même révolution qu'avait observée le volley-ball féminin, mais nous estimons que les shorts de nos basketteuses sont un peu démodés et nous les inviterons à découvrir un peu leurs belles jambes longilignes », a indiqué M.Zych.Les fabricants de maillots, avec lesquels la Ligue polonaise collabore, ont déjà proposé plusieurs modèles de slips pour la nouvelle saison, a-t-il ajouté.Le quotidien Super Express a publié, hier, une photo grand format d'un derrière de joueuse vêtu d'un maillot moulant et sexy.« Ce changement nous a été suggéré par la télévision publique », a précisé M.Zych.www.academieculinaire.com LES COURS DE CUISINE DE L'ACADÉMI E CULINAIRE 360, rue du Champ-de-Mars, Montréal Stationnement public métro Champ-de-Mars A p p e l e z - n o u s (514) 393-8111 Promotion spéciale : Invitez un ami à moitié prix! CE SOIR: les deux principaux candidats à la mairie de Montréal se rencontrent.Les citoyens se prononcent.Et vous, quel est votre point de vue ?Faites-le nous savoir, cliquez sur telequebec.tv Animatrice : Anne-Marie Dussault Réalisation : Gaëtan Lavoie DROIT DE PAROLE CE SOIR 20H 2998665A La Presse 19 octobre 2001 Page B6 manquante 5LP0701B1019 B-7 5LP0701B1019 ZALLCALL 67 01:35:52 10/19/01 B LA PRESSE MONTREAL VENDREDI 1 9 OCTOBRE 2001 B7 SUR LE POUCE Grilled cheese etsculpt ures P H I L I P P E RENAUD collaboration speciale L'AUTRE JOUR, une femme m'a dit quelque chose de tres gentil : I feel like home here ! , avance Francois, l'un des proprietaires du tout nouveau cafe Le Depanneur, qui a ouvert boutique il y a a peine deux semaines rue Saint-Viateur, un peu a l'ouest du boulevard Saint-Laurent.C'est vrai qu'on s'y sent bien dans ce Depanneur, qui n'a absolument rien a voir avec le repaire des conserves poussiereuses et des frigos a biere que l'on suppose.C'est plutot une salle un peu baroque, aux couleurs chaudes, meublee d'objets rafistoles, ramasses dans les depots et ventes-debarras.De la decoration au cafe au lait, en passant par la limonade et les grilled cheese au fromage jaune (que les proprietaires entendent elever au sommet de l'art gastronomique !), tout est fait a la main, souvent avec l'aide d'amis et meme de leur toute jeune clientele.Le Depanneur est ne de la rencontre de Stephane et Francois.Le premier, sculpteur, cherchait un endroit pour exposer et vendre ses creations.Il decide de louer l'espace laisse vacant par un ancien.depanneur, au 12, rue Saint-Viateur Ouest, avec l'idee d'en faire une galerie d'art.Mais c'etait un peu cher de loyer pour moi tout seul , raconte Stephane.Alors qu'il commencait les travaux, il rencontre Francois, un Montrealais qui, apres avoir parcouru la Gaspesie, revient en ville pour y denicher du travail dans la construction.On s'est fait confiance tout de suite , dit ce dernier.Les deux nouveaux potes finissent de retaper l'endroit, assez defraichi merci, a en juger par les photos prises avant le debut des travaux.Tout est recycle pour embellir le Depanneur : le comptoir et les tables ont ete faits avec des bases de futon.Les colonnes sont placardees avec les planches de caisses de vin.Le vieux four pour faire chauffer les pizzas et le grilled cheese a ete trouve dans la rue.Et l'affiche de Hitchcock, c'est un client qui nous l'a apportee ! Ce sont les gens qui commandent le menu, revele Francois.Par exemple, l'autre jour, un client voulait des biscuits avec son cafe.Le lendemain, j'ai achete des biscottis.On vient d'ouvrir, alors on s'adapte ! Bientot, il y aura de la soupe et du chili sur la carte, menu qu'ils raffineront lorsqu'ils agrandiront leur cuisine, derriere le comptoir.Enfin, les proprietaires attendent leur permis d'alcool.Ce ne sont pas les idees qui manquent aux deux protagonistes : par exemple, vous pouvez avoir votre espresso pour emporter dans un petit pot de verre qui se ferme hermetiquement.Vous achetez le cafe et le flacon puis, chaque fois que vous repassez, vous apportez votre propre pot ! Le Depanneur, en plus d'offrir de l'excellent cafe et quelques assiettes a prix tres modique, a sa vocation artistique : exposition de peintures et de sculptures et bientot, des concerts de chanson.Photo ROBERT NADON, La Presse c De douces melodies de jazz bercent la salle du restaurant Le Grain de sel.Bistro mollo FREDERIC CHABOT collaboration speciale La rue Sainte-Catherine offre de tout, pour tous les gouts, mais certains estomacs affames hesiteront a s'aventurer a l'est du Village.Pourtant, apres le pont Jacques-Quartier, on retrouve bel et bien quelques restos de quartier, plus populaires aupres des gens qui travaillent dans le coin de ceux qui y habitent.La preuve : le midi, ces restaurants sont tres frequentes et le soir, suffisamment deserts pour fermer en debut de semaine.Le week-end arrive, ils deviennent parfaits pour une paisible soiree.De douces melodies de jazz bercent la salle du restaurant Le Grain de sel.Seul le rare fracas des casseroles ou des assiettes s'echappant de la cuisine ouverte brise occasionnellement la quietude qui regne dans la salle.Le decor porte les traces de l'histoire de ce restaurant qui existe depuis une vingtaine d'annees.Les styles s'y confrontent.Des globes presque Art deco, suspendus par des chaines, se melent aux halogenes.Les oeuvres tres francophiles de photographes tels Doisneau rivalisent avec les airs tres dinner americain de la tuile blanche ponctuee de losanges noirs.La table d'hote tient en une seule page.Elle propose une creme de legumes et une salade ainsi que huit plats.Quatre entrees supplementaires sont egalement offertes (5,25 a 5,95 $).Difficile de jubiler devant une creme de legumes, mais on appreciera de celle-ci la note de cresson vivifiante.Ici, la salade se parfume a l'huile de truffe, rien de moins.L'absence d'acidite dans la vinaigrette lui donne toute la liberte de nous envouter, mais laisse la laitue sans vie.Une brunoise de poivron rouge decore l'assiette, mais trouble le parfum de la truffe.Parmi le choix d'entrees supplementaires, le poireau vinaigrette et le bouquet de crevettes semblent moins invitants par une fraiche soiree d'automne.On prefere la rusticite du hareng fume et le reconfort du chevre chaud.La genereuse tranche de chevre affine repose sur l'habituel crouton.Un bouquet de laitue sert de lit et de jeunes pousses d'herbes laissent echapper leur parfum.Tout autour, des morceaux de fruits decorent l'assiette, donnant a ce plat des allures de salade de fruits.On apprecie les raisins pour la finale, mais que faire de ces tranches de fraises ou de figue de Barbarie sans saveur ?Quant aux des de melon et d'ananas, ils ne contribuent d'aucune facon a soutenir ou a complimenter le fromage.Le hareng fume profite bien du solide soutien offert par les capres et les tranches d'oignons.La pomme de terre permet d'amortir cette robustesse et la julienne de carottes apporte une finale croquante et rafraichissante.Encore une fois, la garniture de fruits semble egaree, comme ces des d'ananas qu'on ne voudrait jamais marier a la pomme de terre ou au hareng.Quand arrivent les plats, les fruits sont moins envahissants, sauf pour le confit de canard a l'orange.On retrouve au menu les lieux communs de la formule bistro, comme le ris de veau, la bavette, le lapin et un saute de bison aux allures de boeuf bourguignon.Au restaurant Le Grain de sel, on fait de la bavette une specialite et on lui donne le nom de Maitre-Queux une tres vieille appellation pour designer le maitre cuisinier.Le maitre cuisinier Hop Lam Dao y va effectivement de son grain de sel et fait mariner la bavette dans un melange de sauce soya, de gingembre et de quelques autres ingredients dont lui seul detient le secret, nous dit-on.Ce sejour ajoute au boeuf de la profondeur, voir meme des notes de gibier, et une etrange impression de sucre-sale.Pour son plat de lapin, Hop Lam Dao utilise uniquement les epaules, la partie la plus coriace, et le menu les annonce aux olives noires .Par un tour de force, il les transforme en de succulentes bouchees moelleuses, presque confites.La viande est a peine arrosee du jus de cuisson, parfume aux cinq epices.C'est sans regret que l'on ne retrouvera aucune trace des olives noires, ce plat etant parfaitement savoureux en soi.L'accompagnement est commun aux deux assiettes, ce qui pourrait simplifier le travail de la cuisine.Mais sa complexite multiplie les manipulations.On y retrouve haricots, carottes, poivrons et champignons.Ajoutee a tout cela, une demi-tomate recouverte de chapelure au parfum etrangement anise est ramollie au microondes plutot que rotie au four.Sans oublier un troncon de courgette, farci a la compote d'oignon, dont l'aigre-doux jure avec la legere verdeur de la cucurbitacee.L'ensemble est decore de jeunes pousses et d'une fleur, tous fanees par la chaleur des legumes.Beaucoup d'efforts pour peu d'effet.Au dessert, rien de surprenant a retrouver les cremes brulee et caramel.Le menu se prolonge avec d'autres classiques de bistro generalement prepares extra-muros comme le palais royal et le gateau succes .Le trois chocolats est forme d'une superposition de mousses de chocolats au lait, blanc et noir qui s'avale tout rond, sans trop de convoitise.Par contre, l'espresso ferait l'envie de bien des restaurants italiens.Les origines du chef marquent de facon agreable cette cuisine de bistro francais.Mais cette cuisine porte aussi les traces d'une epoque ou l'arrivee du kiwi allait permettre l'addition de fruits exotiques dans la confusion la plus totale.L'ambiance empreinte de sobriete et de tranquillite qui regne dans la salle, s'accorderait volontiers a une cuisine plus epuree.2375, rue Sainte-Catherine Est (514) 522-5105 Table d'hote : 16,95 a 24,95 $ Lundi au vendredi : 11h30 a 14h Jeudi au samedi : 18h a 22h \u0001\u0001\u00011.2 Deja visite pour vous FANDANGO, 3807, rue Saint-Andre, (514) 526-7373 Enfin un restaurant mexicain qui offre autre chose qu'une banale nourriture de gringos.Question de ne pas trop effrayer les nouveaux clients, le menu propose des entrees en matiere campees en territoire connu et se poursuit par des plats qui mettent en vedette toute la richesse et la diversite de la cuisine du Mexique.Tout ca dans une chic ambiance de bistro sans sombrero ni salsa endiablee.Pour > L'exquise selection de margaritas au jus de lime fraichement pressee.L'experience du perro salada (chien sale) ou luttent pamplemousse, sel et tequila.La diversite des piments et la complexite des mole.Contre > La modestie des garnitures qui accompagnent les plats.$$ \u0001\u0001\u00011.2 Photo REMI LEMEE, La Presse c Au Depanneur, ou l'on se sent comme chez soi.Ici Stephane, en pleine operation grilled cheese.Degustes pour vous Des lecons d'humilite California 2000 Merlot Delicato.Bien colore, c'est un vin a ce point boise, et aux odeurs de sciure de bois si insistantes, que son bouquet ne se modifie pas, meme 12 heures apres que le vin a ete verse.En meme temps, il a de la matiere, des tannins veloutes.Mais que de bois ! Il faut aimer le genre.C, 520148, 13,80 $, \u0001\u0001 $( $) a boire, 1 an.Merlot 98 Vallee de Curico Montes Alpha.Vin chilien egalement tres marque par le bois, aux odeurs de cuir, d'aliments fumes, etc., avec en meme temps un beau fruit.Plus que moyennement corse, sur des tannins tendres.Et distingues.De la classe, du style.S, 564617, 23,55 $, \u0001\u0001\u0001 $ $( $), 3-4 ans.Minervois 99 Chateau Coupe Roses.Vin blanc fait avec 100 % de Roussanne, un des cepages les plus aromatiques du sud de la France.Or paille, tres colore, volumineux, tres boise .mais le fruit est la, bien qu'il soit domine par le bois., avec des aromes de fruits jaunes confits, de tilleul, de concentre de citron.Encore la, il faut aimer le genre.S, 894519, 16,95 $, \u0001\u0001 $ $, a boire, 1 an ?Beaujolais 2000 Petits fruits rouges Mommessin.Un beaujolais plutot leger, aux odeurs qui font penser a ces bonbons en forme de poissons rouges.Simple et facile.A boire bien frais.C, 313734, 12,95 $, \u0001(\u0001) $( $), a boire.LE VIN LE VIN est professeur d'humilite , diton souvent.Impossible d'y echapper.Tous les amateurs qui pratiquent la degustation a l'aveugle en savent quelque chose ! Car, ainsi, il n'est pas rare qu'on se trompe magistralement.On vous sert un vin de la vallee du Rhone, et vous croyez deguster un bordeaux du Medoc.Ou l'inverse.De meme, il n'est pas rare de s'imaginer qu'on goute un vin de Riesling, alors qu'il s'agit d'un vin de Sauvignon blanc, par exemple un Sancerre, de la Loire.Etc.Autre situation frequente : le degustateur a beau humer, puis humer de nouveau, et humer encore un certain vin rouge, disons de Grenache (genre Chateauneuf- du-Pape), il n'arrive pas a identifier le cepage.Tout en ayant l'intime conviction que c'est la un vin fait avec une variete qui lui est familiere.Des qu'on lui annonce que c'est du Grenache, il en reconnait les aromes, et s'etonne de ne pas avoir pu y arriver a l'aveugle.C'est ainsi ! Phenomene qui complique le tout : les vins d'aujourd'hui, blancs et rouges, de vignobles et de pays differents, ont souvent tendance a se ressembler de plus en plus.Style international , dit-on de tels vins.Facile, donc, a l'aveugle de prendre un Chardonnay de Californie particulierement distingue pour un bourgogne blanc de haut niveau, un Cabernet Sauvignon italien pour un Cabernet Sauvignon de Californie ou meme un bordeaux rouge, etc.Mais meme en sachant quel vin on deguste, tout en en ignorant par exemple le millesime, il arrive au meilleur degustateur de faire des bourdes enormes.Bourdes qu'explique bien souvent, faut-il dire, le potentiel de garde parfois etonnant de certains vins.Exemple probant : deguste de la sorte a Bordeaux, au debut des annees 90, par un groupe de plusieurs personnes, un vin de Pomerol (je ne me souviens plus de quel chateau, malheureusement), et tout en n'etant pas declinant, paraissait avoir un age certain.Les plus audacieux avancerent que c'etait sans doute un vin des annees 60, et donc vieux de quelque 30 ans.On montra alors la bouteille.C'etait un vin de plus de 50 ans.un 1937, un millesime pourtant bien moyen.Et il avait tenu ! C'est de la sorte, a force d'erreurs, de meprises, que le vin rend humble.Car comment faire montre de pretention alors qu'on sait que le vin risque a tout moment de vous rabattre le caquet ?Y a-t-il un lien de cause a effet ?Je l'ignore, mais toujours est-il que les plus grands viticulteurs sont pour la plupart des gens humbles, sans pretention.Et c'est bien ainsi.Un vin d'Espagne Le Yecla Castano Dominio Espinal, d'Espagne, a la robe partiellement orangee, etait un vin deja evolue dans le millesime 98.Le 99, qui le remplace, est au contraire dans sa premiere jeunesse.D'un pourpre soutenu, fonce, son bouquet de fruits rouges, aggremente de notes boisees bien peu marquees, est encore tres retenu.Et la bouche, plutot austere, tannique, relativement corsee, et pour l'instant batie tout d'une piece, est une bonne indication comme quoi il peut tenir la route quelques annees sans probleme.C, 378208, 11 $, \u0001\u0001 $, 2-3 ans au moins. La Presse 19 octobre 2001 Page B8 manquante "]
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