La presse, 21 octobre 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B1021 B1 dim.7LP0101B1021 ZALLCALL 67 01:11:06 10/21/01 B Gagnez un week-end de rêve à l'Auberge du Lac Taureau et deux laissez-passer pour assister à la soirée Gala VIP du Salon International de l'Auto de Montréal 2002.Tous les détails dans le nouveau cahier mensuel La Presse de l'auto, DEMAIN 2995116A 7LP0201B1021 b2 lectures dimanche 7LP0201B1021 ZALLCALL 67 01:04:34 10/21/01 B BIOGRAPHIE Pamela et Jim, Jim et Pamela DAVID HOMEL collaboration spéciale «Douce et dépendante.» C'est une définition que peu de femmes réclameraient de nos jours, mais c'est justement celle que lui a donnée un des amis de Pamela Courson.Pamela Courson, qui est-ce encore ?On se souvient bien de Jim Morrison et de son groupe The Doors.Mais il faut être un spécialiste de la culture des années soixante pour reconnaître le nom de cette femme.Pourtant, Pamela a vécu avec Jim Morrison de 1966 jusqu'à sa mort, à Paris, en juillet 1971.Les deux partageaient beaucoup de choses.Le goût de l'autodestruction, le goût de la drogue.Le besoin de transformer le monde en scène pour leurs performances plus ou moins décentes.Une sexualité très publique.Et, paraît-il, ils ont même partagé un amour.Comme le soulignent Jerry Hopkins et Daniel Sugarman (les auteurs du meilleur livre sur le chanteur, Personne ne sortira d'ici vivant), on a versé beaucoup d'encre au sujet de Jim Morrison, mais on a très peu parlé de sa conjointe, qui exerçait une influence considérable sur sa vie et sa carrière.Cette biographie de Pamela Courson est une tentative de remettre les pendules à l'heure en sortant la femme de Morrison de l'ombre.Mais ne soyez pas surpris si Jimmy et son groupe sont omniprésents.L'homme était un monstre, et son énergie envahit le livre de toutes parts.Parler de Pamela Courson sans faire allusion à Morrison, ce serait comme discuter de Roméo sans qu'il soit question de Juliette.Et justement, le livre commence avec ce couplet tiré de Shakespeare : « Car jamais il ne fut histoire de plus de maux/Que celle de Juliette et de son Roméo.» Bon, la comparaison est un peu boiteuse, quoique charmante.Le célèbre couple de Vérone fut séparé par l'hostilité de deux grandes familles, tandis que Morrison et Courson se sont détruits avec application, avec méthode, je dirais, dans un accès de folie qui a duré plusieurs années, et qui a entraîné la souffrance et la déception de leur entourage.Pourquoi un individu chercherait- t-il sa propre destruction ?Depuis le début de la psychologie moderne avec Freud, il y a plus d'un siècle, on se pose la question.On a nommé ce comportement : l'instinct de mort, l'oeuvre de Thanatos.Et Morrison et Courson étaient des spécimens exemplaires ; on dirait qu'ils aspiraient à la mort tout au long de leurs vies.Qui furent brèves, bien sûr.Quant à Pamela Courson, elle semblait condamnée dès le plus jeune âge.Native du nord de la Californie, d'une petite localité qui s'appelle Weed, elle était déjà considérée comme de la mauvaise graine par les mères de ses amies dès l'école primaire.Elle se plaisait à semer le désordre, tout en restant sans émotion, comme si le désarroi qu'elle causait la laissait de glace, et ne lui procurait aucun plaisir.Physiquement, elle frappait par ses cheveux roux et ses taches de son, mais aussi par son aspect malingre.Elle devait souffrir d'anorexie nerveuse.« Parfois, j'avais l'impression qu'elle s'efforçait de disparaître », dit un ami de famille.Même adulte, elle ne pesait pas plus de 45 kilos, ou 100 livres.Mais son petit corps abritait une force hors du commun.Suivre le chemin de l'autodestruction, du lent suicide, exige des forces.Elle avait une grande capacité pour souffrir, et pour faire souffrir les autres.Lorsqu'elle a atterri à Los Angeles à l'âge de 19 ans, elle était tout à fait prête à rencontrer un gars comme Jim Morrison.Après tout, ses amis l'ont décrite comme « une lame glissée dans un luxueux velours ».Los Angeles a toujours été le terminus de l'Amérique.Le lieu où l'on finit quand on a brûlé toutes ses chances ailleurs.Au milieu des années soixante, la ville possédait des énergies explosives, et le long du Sunset Boulevard, la rue des boîtes de nuit, tous les soirs on pouvait assister à la naissance des légendes et des phénomènes.Et les Doors y étaient.Tout était urgent ; il fallait dire tout, et tout de suite.Les Doors n'ont pris que deux semaines pour réaliser leur premier album, qui a fait un tabac.Jim et Pamela ont vécu leur histoire sur cette toile de fond, comme deux enfants laissés sans surveillance, jouant à se faire peur.Ils s'aimaient, mais ils ne pouvaient pas se tolérer longtemps.Cet état est chose commune chez beaucoup de couples, mais Morrison était une star, un homme surexposé, et les enjeux étaient plus grands pour le groupe de rock le plus hot du pays.Tout simplement, Morrison était alcoolique.Malgré tout ce qui circulait à l'époque, il préférait la drogue la plus traditionnelle.Quant à Pamela, ses goûts étaient plus exotiques.Elle s'est donné la mort avec l'aide d'une overdose d'héroïne, moins de trois ans après celle de Morrison, dans sa baignoire à Paris, victime d'une crise cardiaque.Et voilà pour Roméo et Juliette à l'américaine.Pendant qu'à Paris, on admire le tombeau de Morrison au cimetière du Père Lachaise, les cendres de Pamela trouvent repos à Santa Ana, dans le sud de la Californie.Ce livre a pour mission de sortir le nom de Pamela Courson de l'oubli.Je ne pense pas qu'il réussisse.Ce n'est pas la faute de l'auteur.C'est que, finalement, malgré le charisme et l'argent, Morrison et Courson ont choisi un chemin tout à fait banal.\u0001 \u0001 \u0001 LA TRAGIQUE ROMANCE DE PAMELA & JIM MORRISON Patricia Butler, traduction française d'Emmanuel Dazin Le Castor Astral, 278 pages On a versé beaucoup d'encre au sujet de Jim Morrison, mais on a trèspeu parlé de sa conjointe.Nirvana : Krist Novoselic, Kurt Cobain et Dave Grohl.COBAIN Suite de la page B1 Le jeune Kurt sera ballotté de tous bords tous côtés, habitant tour à tour chez son père, sa mère, ses grands-parents, ses oncles et tantes, ses amis (et pendant longtemps, même après le succès de l'album Nevermind, dans sa voiture, une Valiant 1963).Il quitte l'école très tôt, fait les cent coups et autant de métiers, puis trouve le salut en quelques accords de guitare.C'est à l'église, dans un groupe de prières qu'il fréquente brièvement ( ! ) qu'il fera la rencontre de Krist Novoselic, le bassiste de Nirvana.Au-delà des anecdotes sur l'ascension d'un sans-abri fumeur de pot au statut d'icône du rock and roll, Heavier Than Heaven offre un nouvel éclairage sur qui était réellement Kurt Cobain.Un jeune homme ambitieux qui rêvait de consécration, « un misanthrope compliqué et contradictoire », selon Cross, qui n'hésitait pas à haranguer ses imprésarios lorsqu'il jugeait que les vidéoclips de Nirvana n'étaient pas suffisamment diffusés à MTV.Un obsessif-compulsif dont les grandes périodes de dépression étaient noyées, par àcoups d'autodestruction, dans l'héroïne.Une fieffé menteur qui créait lui-même ses légendes pour nourrir son mythe grandissant (son premier spectacle rock n'était pas celui du groupe punk Black Flag mais du chanteur heavy-métal Sammy Hagar).Le jour même où il délogeait Michael Jackson au sommet du palmarès Billboard, quelques heures à peine après une prestation mémorable à l'émission Saturday Night Live, Kurt Cobain était victime d'une surdose.Il passerait ainsi à deux doigts de la mort près de vingt fois en moins de deux ans.Avant de réussir.Tout dans le récit de Charles R.Cross tend vers cette fin tragique, aboutissement calculé d'un jeune père de famille incapable de chasser le malheur.« Son suicide a été réfléchi, croit l'auteur.Il voulait entrer dans la légende.» De facture somme toute classique, linéaire, presque didactique, cette nouvelle biographie s'intéresse moins à l'impact indiscutable de Kurt Cobain sur la musique (et la jeunesse) du début des années quatre-vingt-dix qu'à la vie tendant vers la mort d'un artiste incontournable de l'histoire du rock.On y a apprend toutefois bien des choses sur les coulisses, l'arrièrescène, les tensions au sein de Nirvana.Après la parution de son troisième album, In Utero, le trio était au bord de la dissolution, Cobain se retirant de plus en plus de la société en général et s'éloignant en particulier de ses musiciens.Tout n'était pas rose dans ce groupe qui amalgamait avec brio l'énergie brute du punk et les mélodies efficaces de la pop.L'amitié entre Cobain et Novoselic, comme celle entre Cobain et le batteur Dave Grohl (qui a refusé d'être interviewé par Charles R.Cross), n'était plus qu'animosité et ressentiment.Tensions exacerbées par Cobain luimême.Devant le succès de Nevermind, l'auteur-compositeur avait exigé que son contrat d'enregistrement soit renégocié, afin de lui attribuer tous les droits d'auteur et une majorité des droits de reproduction.Si Heavier Than Heaven profite grandement des extraits troublants du journal intime de Kurt Cobain, la biographie y sacrifie peut-être un regard critique face à Courtney Love, l'ex-chanteuse du groupe Hole qui protège jalousement le patrimoine de son défunt mari.Figure forte et controversée, accusée par certains de tous les torts (les théories du complot ont toujours été liées à la disparition de Cobain), Courtney Love apparaît dans le livre de Charles R.Cross davantage comme une victime consentante des excès de son amoureux qu'une manipulatrice manichéenne assoiffée de pouvoir.Ce qui a fait dire à certains critiques que l'ouvrage de Cross était tendancieux et teinté de compromis.Pour le fan moyen, à qui cette biographie est adressée, Heavier Than Heaven reste un livre triste et bouleversant.Un hommage honnête et touchant à une idole disparue.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 HEAVIER THAN HEAVEN Charles R.Cross Hyperion, 351 pages La pierre tombale de Jim Morrison au cimetière du Père Lachaise à Paris.Glissements de réalité collaboration spéciale Je vous avais mis en garde l'été dernier, mais ça vaut la peine de me répéter.Je viens tout juste de terminer Dérapages, la version française du plus récent recueil de nouvelles de Harlan Ellison.Et j'ai encore été littéralement soufflé par ce livre que je connaissais pourtant déjà par coeur.Harlan qui ?demandez-vous.Vous voyez bien que j'ai raison de me répéter : manifestement, vous n'avez pas porté suffisamment attention.Du reste, mes proches vous le diront, je ne me lasse jamais de parler de mon mentor, écrivain monumental quoique relativement méconnu dans la francophonie en dehors du cercle des lecteurs de science-fiction.Diantre ! J'ai même des amis qui refusent de me recevoir à souper si je ne me suis pas engagé préalablement par acte notarié à ne pas aborder deux sujets sur lesquels je suis intarissable : la musique de Miles Davis et les fictions d'Harlan Ellison.Récapitulons.Après une éclipse de 20 ans, Ellison a amorcé sa résurgence sur la scène littéraire francophone grâce à l'heureuse initiative de son éditeur et ami, Jacques Chambon.En juin dernier, paraissait La Machine aux yeux bleus, une anthologie inédite de quelques mémorables nouvelles de l'ex-enfant terrible des littératures américaines de l'imaginaire.Ce best of n'était qu'une manière de hors-doeuvre, destinée à mettre le lectorat francophone en appétit pour les recueils à venir, puisque Flammarion semble avoir décidé de reprendre l'entreprise laissée en plan par les éditions Humanoïdes associés au début des années quatre-vingt : à savoir, répandre la bonne nouvelle ellisonienne dans toute la francophonie.L'édition originale de Dérapages était le 70e titre d'Ellison, si l'on compte ses romans, ses essais, ses recueils de récits et les nombreuses anthologies qu'il a dirigées.Ce volume réunit 20 nouvelles d'inspiration variée, qui flirtent avec le fantastique, l'allégorie, le réalisme magique, et la science-fiction, même si l'auteur, qui se réclame de Poe, de Kafka et de Borges, rejette cette étiquette qui lui colle à la peau depuis les années soixante.À ces récits en prose s'ajoute le scénario d'un épisode écrit pour le deuxième revival de la série The Twilight Zone à la fin des années quatrevingt, une comédie noire sur le thème du pacte diabolique affublée d'un titre savoureux, Crazy as a Soup Sandwich, auquel la traductrice Hélène Collon n'a hélas pas su trouver de meilleur équivalent qu'Une sacrée case en moins.Cela dit, mis à part les titres qui n'ont pas toujours l'intrigante fantaisie des originaux, il faut saluer la réussite de Mme Collon dont la tâche n'était pas des plus aisées : poète aux images saisissantes et inattendues, virtuose de la rupture de ton, de la navigation entre les divers registres du langage, Ellison n'est vraiment pas un écrivain facile à traduire, ainsi qu'en témoignaient les abominables versions françaises de deux de ses recueils parues chez Marabout il y a une éternité.Outre l'écriture souvent flamboyante, à l'occasion plus intéressante que les intrigues, l'unité de Dérapages tient à la récurrence de certains thèmes, exposée avec la verve coutumière dans cette préface impudique où Ellison relate les deux événements qui ont chambardé son existence au moment de l'assemblage du recueil : le tremblement de terre qui secoua la Californie en 1994 et l'infarctus qui faillit l'emporter quelques mois plus tard.Ayant appris à la dure la précarité de l'existence à laquelle on s'accroche tant bien que mal, Ellison a rassemblé ici des textes qui abordent de front ou de biais ces dérapages par lesquels nos vies, nos souvenirs, notre réel nous échappent parfois si on ne porte pas suffisamment attention.Dans « Tout sauf ça, tout sauf toi », un homme se voit accueilli chez lui par un total inconnu qui aurait été chargé par sa femme de voir à ce qu'il s'en aille sans demander son reste et renonce à sa vie d'avant.Dans « Trop jeune pour quitter sa mère », le narrateur consent à ramener la créature avec laquelle il partage sa vie et qui n'est sans doute pas tout à fait humaine dans les cavernes de son Écosse natale où elle voudrait retrouver les siens.Comme chez Borges (l'une de ses trois influences majeures avec Kafka et Poe), la force des fictions d'Ellison tient davantage de la manière, du point de vue, de l'angle d'attaque que du caractère inédit des arguments.Par exemple, « Un Méphisto en Onyx », la nouvelle centrale du recueil, se présente comme une variation sur une idée de Robert Bloch : Rudy Pairis, un télépathe, se voit confier par l'amour secret de sa vie, procureure de la Couronne, la mission d'entrer dans l'esprit d'un homme qu'elle a fait condamner pour meurtres en série et dont elle s'est par la suite éprise.En choisissant de faire de Rudy un Noir épris d'une Blanche, Ellison revisite par la bande des thèmes sociaux qu'il avait abordés précédemment dans « Daniel White, pour le bien commun », une nouvelle-clé de son recueil réaliste Gentleman Junkie qui lui avait valu les éloges de Dorothy Parker, alors critique dans Esquire.Vous me connaissez, je ne suis pas du genre à abuser de cette tribune pour faire mon auto-promotion, mais si jamais j'ai su piquer votre curiosité à propos de Harlan Ellison, je vous invite à lire l'entrevue que m'a récemment accordée le bonhomme et qui vient de paraître en version abrégée dans le numéro courant du trimestriel Le Libraire (offert gratuitement dans les librairies indépendantes québécoises) et qui sera reprise en version intégrale dans le numéro de novembre de la revue Solaris.Et surtout, je vous enjoins à courir en librairie mettre la main sur Dérapages.Faites bien attention, je ne me répéterai plus.(Dit-il en croisant les doigts derrière son dos.) \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 DÉRAPAGES Harlan Ellison Flammarion Imagine, 365 pages 7LP0301B1021 b3 lectures dimanche 7LP0301B1021 ZALLCALL 67 01:07:33 10/21/01 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ENTREVUE ROMAN Pierre Godin: La vie tumultueuse d'un biographe La vie s'en va, doucement REGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Gilles Archambault a accoutume de ne pas surprendre ses lecteurs.C'est en connaissance de cause qu'ils lui deviennent et restent fideles, au prix parfois d'une lassitude passagere.Peut-etre la forme tres classique de l'oeuvre explique-t-elle ce besoin et ce plaisir qu'ils ont de se retrouver en terrain connu, loin des modes et procedes qui relevent du divertissement a l'exclusion de l'art.Le jeu n'est pas absent pour autant des nouvelles que l'ecrivain propose cet automne sous le titre Comme une panthere noire, emprunte a Alain Grandbois ; il se cache seulement, souvent entre les mots d'un dialogue qui suggere plus qu'il ne dit la derision que peut supporter la gravite du propos.J'ai ecrit les nouvelles qui suivent dans le projet arrete de constituer un ensemble de textes qui se repondraient , ecrit M.Archambault en page liminaire.Elles se repondent en effet, ces 17 nouvelles, et se repetent un peu.Il est ainsi relativement facile de dessiner le portrait-type du protagoniste.A 50 a n s , i l a perdu a peu pres toutes ses illusions.Q u e l q u e s femmes l'ont aime et il le leur a mal rendu, il a eu des enfants qu'il n'a pas pris le temps de cherir, sa vie professionnelle a cesse de l'interesser et il ne sort plus guere de chez lui, enclin plutot a lire ou rever, c'est-a-dire a ne rien faire.Sans trop se fustiger pour une aussi pietre performance, il se declare incompetent en tout ce qui importe et lui importe : amour, paternite et amitie.La vieillesse qui s'insinue en lui est l'age des bilans.Il se demande s'il a ete heureux, pour le plaisir un peu douloureux de s'entendre dire non.Incapacite naturelle, simple malchance ou coupable negligence ?Un peu tout cela et peut-etre autre chose, qui ne lui apparait pas clairement.Il ne rejette pas pour autant son passe tout entier, car ce n'est pas sans melancolie qu'il se rappelle ses jeunes annees.Tout semblait possible alors, y compris le bonheur, ce qui rend plus amer le constat du temps perdu.Que peut-il esperer des annees qui viennent ?La vieillesse est un naufrage, il le sait deja, mais il craint la mort plus encore, parce qu'elle marque la fin du desir.Il rejoint en cela les protagonistes de la plupart des romans de M.Archambault, hommes d'une generation qui songe rarement au suicide : la vie est moche, mais elle reste un don precieux.Des etres d'un caractere autre combattraient le mal de vivre en recourant au cynisme.Le protagoniste de Comme une panthere noire, sous ses divers avatars, en est incapable.Promeneur infatigable, il peut encore s'emerveiller du spectacle, dans la rue ou dans les parcs, de beautes qui, pense-t-il avec une certaine hauteur, echappent a tout le monde.Malgre son pessimisme, il vit ainsi des instants de grace.Quant aux femmes trop peu et trop mal aimees qui ont traverse sa vie, il leur a pardonne les petites mesquineries de la vie quotidienne.Elles lui inspirent desormais une tendresse emue et il suffirait de presque rien .une once de confiance en soi et en l'avenir .pour qu'il se mette a les aimer de nouveau.Mais voila : La vie s'en est allee doucement , dit, desole, le promeneur du Petit homme qui marche .Dans les nouvelles de M.Archambault tout est douceur, la meme ou on attendrait colere et recriminations.Les protagonistes s'aiment ainsi, inaptes au bonheur mais ouverts a l'idee du bonheur.Pour les autres, s'ils ont cette chance.On se demande un peu ce qu'ils diront quand ils auront 60, 70 ans.Avant, ils avaient l'age de leur createur ; maintenant, ils trainent un peu derriere.Parions qu'ils sauront encore, malgre leur je parfois un peu hypertrophie, seduire les lecteurs par leur facon de dire, avec une elegance raffinee, leur difficulte d'aimer, de vivre et de vieillir.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 COMME UNE PANTHERE NOIRE Gilles Archambault Boreal, 168 pages j l e p a g e @ l a p r e s s e .c a Quand tu fais ce genre de travail, tu te fais des ennemis , explique Pierre Godin, l'auteur de la biographie de Rene Levesque dont le troisieme tome L'Espoir et le Chagrin, 1976-1980, vient de paraitre chez Boreal.Le premier tome, Un enfant du siecle, 1922-1960, lui a valu la reprobation de membres de la famille Levesque.Ils n'ont pas aime que soient reveles certains traits de caractere de la mere de Rene.Elle y est presentee comme une femme libre et tres deluree.Le deuxieme tome, Heros malgre lui, 1960-1976, a derange les admirateurs de Rene Levesque qui auraient prefere ne rien savoir de la vie sexuellement trepidante de celui qui etait alors chef du Parti quebecois.Ils n'ont pas aime non plus apprendre l'existence de sa fille illegitime.Godin les appelle les gardiens du temple .Et le troisieme tome, qui revele des choses genantes pour Claude Morin, lui a-t-il valu des poursuites de la part de l'ancien ministre des Affaires intergouvernementales Non, mais un courriel, precise l'auteur.M.Morin ne semble pas si fache que ca.Il en deduit meme que les lecteurs comprendront qu'il n'a jamais trahi le Quebec.M.Morin ajoute que c'est ce qui est le plus important pour lui quand il pense a ses enfants et ses petits-enfants.Moi je donne les faits, poursuit Godin, et sa version a lui est la.A cote de celle des autres.Je n'ai pas aborde ca de maniere manicheenne.Dans son message, l'ancien ministre dit aussi que c'est lui qui a propose de faire une confession par ecrit pour proteger Rene Levesque et non Levesque qui l'y aurait oblige et il remet en question le temoignage de Louise Beaudoin, entre autres.Selon Pierre Godin, certains collegues de Levesque cites dans le livre ont peut-etre cherche a noircir Morin de maniere a proteger l'image du chef.En tout cas, c'est ce que pretendent certaines personnes qui lui ont telephone apres avoir lu L'Espoir et le Chagrin.Levesque a l'air d'etre le dindon de la farce dans cette histoire, dit-il.Un chef d'Etat doit tout savoir.Il doit savoir ce que font ses ministres.Mais Levesque ne croyait pas aux espions, il faisait toujours des blagues la-dessus.Pierre Godin a donc quelques ennemis nouveaux depuis qu'il raconte l'histoire de l'ancien premier ministre du Quebec.On n'ecrit plus les biographies d'hommes publics comme autrefois, dit-il.Pas comme Rumilly pour Duplessis par exemple.Ici, c'est l'omerta quand il s'agit de la vie privee des politiciens.Mais aujourd'hui, il faut incarner une biographie.On ne peut plus faire abstraction de la vie personnelle des elus.La television les a transformes en vedettes.Les Americains ont lance le nouveau modele.Mais il faut savoir jusqu'ou on peut aller.C'est tres delicat.Le danger, c'est de blesser des gens sans le vouloir.C'est un terrain perilleux.Le making-of Pierre Godin, qui fut journaliste entre autres a La Presse, au Devoir, au Jour, a Radio-Canada, a Tele-Quebec.qui a fait pousser des tomates en serre dans sa periode hippie (de 1974 a 1978), travaille depuis 1992-1993 a la biographie de cet homme qui a incarne mieux que tout autre le besoin d'affirmation des Quebecois.Le succes de la biographie qu'il avait consacree a Daniel Johnson en 1990 l'avait surpris.Il avait l'intention de s'attaquer un jour a celle de Levesque.Aussi la proposition de l'editeur Pascal Assathiany est-elle tombee dans un terrain fertile quand elle lui fut faite.Rene Levesque etait mort depuis cinq ans, cela nous donne un certain recul , dit-il.Il ne ferait jamais la biographie de quelqu'un qui pourrait la lire.Et les acteurs etaient toujours vivants pour la plupart.Comme le Parti quebecois se trouvait dans l'opposition a ce moment-la, c'etait le temps de recueillir des temoignages.Une fois au pouvoir, ces gens-la n'auraient certainement pas parle autant ou dit les memes choses.Le biographe a donc ramasse toute sa matiere vivante en deux ans.Et il s'est mis a rassembler tout ca.Dans son petit bureau de la nouvelle maison qu'il vient d'acquerir a Saint-Lambert .toujours avec sa compagne Micheline Lachance, elle aussi journaliste et biographe (Julie Papineau) .Godin a range toute cette matiere sur des etageres.Des feuilles de carnet de steno remplies de notes (quand les temoins ne veulent pas etre enregistres), des retranscriptions a la machine, des dossiers divers.a portee de main et de l'ordinateur pour la redaction du quatrieme tome qu'il a deja entreprise.Tout le plan de la biographie est fait depuis le debut sur des cartons montrant d'un cote les evenements importants, de l'autre, les sources correspondantes.Sinon je ne m'y retrouverais plus.Tout ce que je dis dans cette biographie est fonde sur une source.Il n'y a rien d'invente.Mais c'est lui, l'ancien journaliste engage, qui ecrit.Il y a donc un peu de son ame la-dedans.Un federaliste n'aurait pas utilise les memes adjectifs par exemple.N'y a-t-il pas un danger, quand on etend un sujet sur autant d'annees, que l'interet diminue, que la perception change ?Le temps modifie- t-il la perspective qu'il a luimeme de son sujet et de l'epoque ?Non, dit Pierre Godin.Je ne peux pas faire ce travail en pensant a aujourd'hui.L'epoque dont on parle n'a pas change elle.Et les faits sont les faits.Rene Levesque est un homme de son temps.Il est mort en 1987, il est date.J'ecrirais la meme chose aujourd'hui.Par contre, s'il faisait de la fiction, sans doute que son regard aujourd'hui ne serait pas le meme qu'il y a dix ans.J'aimerais refaire tout ca d'une maniere personnelle, peutetre fictive.Ces annees-la je les ai dans ma tete.Faire un livre de fiction sur fond historique reel.Au fait, c'est de l'histoire du Quebec qu'il s'agit.Godin estime que le journalisme est la meilleure formation que l'on puisse avoir pour s'attaquer a ce genre de biographie.Au fond, c'est comme un long reportage.Un reportage qu'il croyait faire en deux ans.Et qu'il n'a pas encore termine.Enough is enough , soupire- t-il pourtant.Le metier de biographe nourrit-il son homme ?Le premier tome de la biographie de Rene Levesque s'est vendu a 25 000 exemplaires, explique Godin.Le deuxieme qui faisait plus de 700 pages et depassait les 40 $ s'est vendu un peu moins bien.Le troisieme tome est deja en reimpression.Godin estime que ce travail lui a rapporte environ 100 000 $ jusqu'ici qu'il faut etaler sur sept ans.Mais il y a des a-cotes.Le biographe travaille actuellement a une teleserie consacree a Rene Levesque.Un grand documentaire qui s'etendra sur trois ou quatre heures et que l'on verra a Tele- Quebec.On peut difficilement survivre au Quebec en ecrivant des biographies.Et tout cas des biographies de politiques.Il faut donc faire autre chose aussi.Lui continue son job de journaliste high class a la pige.Et il vit a deux, comme il le rappelle souvent.Photo PIERRE McCANN, La Presse c Pierre Godin, biographe de Rene Levesque.BARBE Suite de la page B1 Quand il est mort, ca faisait deja un bout de temps que j'avais commence a reflechir sur ma propre difficulte de vivre, sur mon idealisme, sur mon vieillissement.Dede Fortin etait un miroir dans lequel je pouvais me regarder.Ce livre est un tremplin pour reflechir sur nous.Barbe s'interesse essentiellement a la vie publique d'Andre Fortin, ne en 1962 a Saint-Thomas-Dydime, au nord du Lac-Saint-Jean.De sa vie avant Julie, premier succes des Colocs, on n'apprend presque rien.Sauf son desir immense de conquerir Montreal, l'echec cuisant de son premier projet de video clip, la depression nerveuse qui a suivi et son job de monteur dans une salle de nouvelles.Un travail dur, qui laisse des traces : Toutes les horreurs du monde qu'on voit a la tele.On ne voit pas tout.La camera n'arrete pas de tourner apres deux minutes.Ce qu'on ne montre pas, c'est bien pire , dira-t-il plus tard.Les courts chapitres suivants survolent la carriere des Colocs, racontent quelques anecdotes et effleurent les demons interieurs de Dede : sa difficulte a vivre sa celebrite, sa coquetterie paradoxale, son impossible quete du grand amour, ses exces et ce degout de lui-meme qui finira par le prendre, sinon le tuer.Barbe raconte en quelques flashes les jours qui ont precede le suicide du chanteur et explore surtout le lourd heritage qu'il laisse a tout un chacun, a commencer par ses proches, ses amis, ses admirateurs.Comment pouvons-nous vivre, si ceux que nous admirons, ceux qui nous font tant de bien baissent les bras et se tuent, s'interroge-t-il ?Le reve de tous ceux qui ne frequentent pas le show business, c'est d'obtenir la gloire, d'etre connu.Mais le reve n'est pas si beau que ca, juge Barbe.Nos modeles de reussite .l'argent, la jeunesse eternelle, la popularite .ne sont pas de si grandes reussites que ca.La preuve, c'est que Dede n'etait pas heureux.D'une certaine facon, Dede Fortin est un pretexte qui permet a l'auteur de presenter sa philosophie de vie, de questionner le sprint quotidien qui est notre lot a tous et de creuser l'appel vers la mort qui apparait comme la solution, lorsque toutes les certitudes foutent le camp.Il y a un sentiment de vide dans la vie, c'est une donnee fondamentale de notre existence.Si on le savait, si on nous apprenait a vivre dans le flou, peut-etre qu'on ne se tuerait pas , croit-il.Barbe profite d'ailleurs de ce bouquin pour faire etalage de sa propre experience.Le ton est souvent proche de la confession.Il raconte sa propre descente aux enfers, evoque son combat contre l'alcoolisme et avoue des tentatives de suicide.La place importante qu'occupe son drame personnel dans le livre lui confere un caractere narcissique qui agace un peu.L'auteur replique que c'est le propre de cette nouvelle collection appelee Resonnances aux editions Lemeac, consacree aux chanteurs et aux musiciens.On ne s'efface pas, c'est une donnee de base, affirme- t-il.Ca me convenait parce que je ne pouvais reflechir Andre Fortin qu'a partir de ce que moi je vivais et comprenais.C'est a partir de mon propre appel vers la mort que je pouvais imaginer ce que lui ressentait.Barbe insiste : Autour de Dede Fortin n'est pas une biographie et n'est pas un livre de journaliste.C'est un bouquin ecrit a la premiere personne ou l'auteur se mouille jusqu'au cou.Une de mes theses, c'est qu'on ne parle pas assez de suicide, de la difficulte de vivre, poursuit-il, alors je n'allais quand meme pas m'effacer ! J'ai ecrit ce petit livre pour dire cela : nous ne savons pas vivre.Et il est de toute urgence que nous apprenions , ecrit-t-il a la fin de son essai.Des pistes pour apprendre a vivre ?Accepter de vieillir, apprendre a vivre dans l'absence de certitudes, preferer la mesure aux exces et.faire des enfants.Le bouquin de Barbe est tout plein du plaisir qu'il a a etre pere.C'est un peu banal, c'est cliche, mais c'est vrai , dit-il.Aurait dit la meme chose a l'epoque ou il sevissait chez Voir ou a La Bande des six ?Non.Aurait-il pourfendu une telle conclusion ?Je ne sais pas.Probablement , avoue-t-il.Mais bon, il met en application l'un des nouveaux principes qu'il propose : il accepte de vieillir et profite de tous ses ages.Je ne pense pas que le suicide soit un acte courageux.Je pense que choisir de vivre l'est plus, affirme Barbe.Dede Fortin etait quelqu'un qui faisait du bien et ce serait bien mieux s'il etait encore vivant ! \u0001\u0001\u0001 AUTOUR DE DEDE FORTIN Jean Barbe Lemeac, 120 pages Fill01 7LP0401B1021 B4 21oct 7LP0401B1021 ZALLCALL 67 01:07:15 10/21/01 B LITTERATURE ETRANGERE A la recherche d'une enfance collaboration speciale La vie de Michel del Castillo fut atroce.Son enfance surtout.Et ses livres, presque tous, traites comme des romans, nous ont toujours laisses sur cette image virgilienne, lorsque Enee s'enfuit de Troie qui brule : Je m'acheminai ; portant toute la charge de mon geniteur sur mes epaules, je m'efforcai vers les hauteurs .Pour Michel del Castillo, comme pour tout le monde, les geniteurs sont deux.Mais ceux-la, ils se valent, en horreur.Il y a quelque chose de monstrueux au royaume de Castillo.A travers ses livres, ses romans, Michel del Castillo a passe le plus clair de sa vie d'ecrivain a nous raconter une enfance si etrange, deux personnages si troublants que, chaque fois, nous avions du mal a le croire.Les romans ?Entre autres : Tanguy, La Gloire de Dina, Rue des Archives, Le Manege espagnol, La Nuit du decret, Le Crime des peres, Mon frere l'idiot, De pere francais.Deja ces livres nous esquissaient une jeunesse sans amour, l'histoire d'un oublie de l'amour.Voici aujourd'hui Les Etoiles froides.Il y aura trois volumes, c'est le premier, qui raconteront, encore et toujours, cette charge monstrueuse des geniteurs.En commencant par la mere.C'etait une republicaine espagnole.Tres belle.Mariee trois fois, elle avait d'abord abandonne trois enfants, trois fils, avant de donner le jour a Michel .qu'elle va abandonner aussi ! (On vous le dit gentiment : tenez-vous a la rampe, ce n'est rien encore).Appelons-la Clara, comme dans ce livre .son vrai nom etait Candida.Le pere est francais, plutot de droite, bourgeois, et tres preoccupe par ses affaires .Lorsque Clara et le jeune Michel se refugieront en France, apres la guerre d'Espagne, en 1939, l'excellent pere va denoncer sa femme aux autorites de Vichy : elle le gene dans ses projets affairistes, c'est une vilaine Espagnole de gauche.On la met dans un camp de concentration, avec son fils.Ils s'evaderont tous les deux, en 1941.Il a huit ans.Alors, Clara l'abandonne ! (Etes-vous toujours accroche ?) Cet enfant abandonne a Montpellier va etre expulse en Allemagne.(Si, si, cela se faisait aussi.) Il en reviendra en 1945, pour etre rendu a l'Espagne, qui le mettra en maison de correction pour cinq ans.Ce qui signifie la famine, la maladie.Mais un jesuite andalou et un franquiste aragonais vont lui sauver la vie.Il reussit a passer la frontiere francaise et s'en va voir son pere a Paris (pas rancunier, cet enfant, se dit-on).Le papa, toujours excellent, lui cache que la maman est a Paris, bien vivante.Il lui dit qu'elle est morte.Michel finira un jour par apprendre la verite, retrouvera sa mere en 1955 et ce ne seront pas des retrouvailles de bonheur.Le bonheur, c'est sans doute pour les autres.Ainsi donc, Michel del Castillo commence dans ce premier volume d'une trilogie par s'en aller a la recherche de la mere : Clara del Monte.Dont le pere, Don Francisco, richissime espagnol, malade, ademi paralyse, se fait subjguer par son infirmiere, Mercedes, qu'un amant vient rejoindre chaque soir.Complot des amants : Mercedes se fera epouser par Francisco del Monte.Elle mettra au monde une fille : Clara.Cette Clara devient vite genante.On la met en pension loin, en France.C'est une dure-a-cuire, une sensuelle, une ravageuse, un danger pour les autres pensionnaires, elle s'enfuit, rentre a Madrid, se marie a l'age de 15 ans, a un enfant et il lui suffit de huit mois pour plaquer le mari et le fils et s'enfuir en compagnie de deux jumeaux, Juan et Nolito, aussi ravageurs qu'elle, qui seront tous les deux ses amants.Et l'un d'eux, Nolito, lui donnera deux autres enfants ! (Ah! il faut etre solide pour ne pas tomber.) Scandale a Madrid, evidemment.Et la guerre civile va eclater.Et les deux jumeaux sont plutot franquistes, alors que leur amante est plutot de l'autre bord.Et bref, on s'en va vers des horreurs.Clara rencontrera le pere, le Francais, le futur denonciateur, et Michel naitra, en 1933.Ouf.Essayez de comprendre pourquoi un pere denonce sa femme, pourquoi une mere abandonne son enfant, pourquoi tout le monde ment, pourquoi personne n'aime.Bien sur, c'est le fond des choses.L'inaccessible fond.C'est un livre chaud, brulant.Comme une etoile froide ?\u0001 \u0001 \u0001 1.2 LES ETOILES FROIDES Michel del Castillo Stock, Paris, 402 pages ENFANTS Des traces a suivre SONIA SARFATI Gallimard Jeunesse multiplie les facons de passer la connaissance aux jeunes de maniere aussi pertinente qu'allechante.L'austerite n'a donc pas place dans la toute nouvelle collection Sur les traces, qui est au croisement du documentaire facon Decouvertes et de la fiction facon Chefs-d'oeuvre universels .deux series classiques de l'editeur francais.Entierement en couleurs, ces Traces a suivre, actuellement au nombre de six, entrainent les lecteurs dans le sillage de Moise (raconte par Pierre Chavot, illustre par Jean-Michel Pavet), d'Aladdin (Thierry Aprile, Francois Place), du roi Arthur (Claudine Glot, Philippe Munch), d'Ulysse (Marie-Therese Davidson, Philippe Poirier), des dieux d'Egypte (Olivier Tiano, Christian Heinrich) et des fondateurs de Rome (Philippe Castejon, Vincent Desplanches).Entre les chapitres du recit tres illustre et vulgarise par differents auteurs qui ont opte pour l'efficacite plus que pour le style, apparaissent des doubles pages encyclopediques comprenant photos et explications qui traitent de l'Italie antique, l'ancienne Egypte, la Grece antique, les civilisations medievale et arabo-musulmane, l'histoire des Hebreux.Bref, des fondements de notre histoire.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 COLLECTION SUR LES TRACES 6 tomes, Gallimard Jeunesse, des 10 ans CURIOSITE 2998207A Quebec Twist! ALEKSI K .LEPAGE collaboration speciale LES ANNEES YEYE, celles des fameuses boites a gogo de Michele Richard, le Quebec s'en souvient comme de ce matin.Lui est-il seulement permis de les oublier deux minutes que regulierement les etalages du disquaire sont regarnies de reeditions des Classels, des Hou-Lops, des Gendarmes et autres Excentriques.De tous ces groupes .ou ni les paroles ni les musiques ne comptaient autant que les habits .celui des Jaguars aura ete l'un des plus audacieux et, curieusement, l'un des moins prolifiques (deux 33 tours, ca ne remplit pas une discotheque !).Les Jaguars ont ete (faute de mieux, diraient les mechants) les rois du twist instrumental au Quebec, les kings du surf ; un groupe canadien-francais equivalent au celebre The Ventures americain.Ils ont eu leur moment de gloire, mais rarement leur a-t-on rendu les honneurs qu'ils meritent.Accro des vieilles annees soixante et des annees cinquante .bien qu'il soit ne lui-meme en 1965 .Gregoire Bouchard remedie a cette situation grace a cet ouvrage, Planet Twist, hommage vibrant, colore et plein d'un humour tendrement psychotronique.Car Bouchard aime les Jaguars et l'epoque ou ceux-la vecurent.Les magnifiques 62 pages d'illustrations montrent un passe trop beau pour etre vrai, les annees soixante vues par quelqu'un qui ne peut que les imaginer.Bien que publie chez Zone Convective, son livre n'est pas tant une bede qu'une histoire illustree, celle d'Arthur Cossette et de sa bande qui, un soir de fevrier 1961, dans un sous-sol d'Arvida, donnerent naissance au groupe mythique, dont on apprend beaucoup.Le succes des Jaguars .on hesite presque a le croire .fut bien reel et bien grand.Des collectionneurs dements s'arracheraient aujourd'hui les rarissimes copies de figurines Jaguars (sitot lancees, sitot retirees ; la compagnie de jouets ayant utilise illegalement des modeles G.I.Joe !).Il parait que certains casse-croute perdus servent toujours le fameux Jaguar Burger (dont un fana particulierement atteint possederait encore un original datant des annees soixante dans son congelateur !) Pour tout dire, Bouchard a realise la quelque chose d'extremement plaisant a l'oeil.Il exploite a peu pres toute la palette des pastels, du vert-pistache au rose-Quick aux fraises, en passant par l'orange Julep, et son souci du moindre detail force l'admiration.Plaisant a l'oeil et eminemment divertissant.Les Jaguars sont racontes comme on raconte les Beatles, avec serieux et enthousiasme.Bouchard fait de leurs mesaventures une tragedie, de leurs reussites un triomphe et de leur histoire une legende ! Un autre bon coup de Zone Convective.A ceux qui twistent encore sur de la musique instrumentale , il est aussi conseille de se procurer la compilation des grands succes des Jaguars (l'integrale pratiquement) parue recemment chez Disques Merite et disponible un peu partout.\u0001\u0001\u0001\u0001 PLANET TWIST La mythique et fabuleuse histoire des JAGUARS ! Gregoire Bouchard Zone Convective, 62 pages Philosophie politique 300 pages .29,95 $ Une oeuvre immensement riche, instructive, eclairante, ecrite par un esprit philosophique de tout premier ordre, animee par une perspective humaniste.Charles Taylor Times Literary Supplement WILL KYMLICKA LA CITOYENNETE MULTICULTURELLE Une theorie liberale du droit des minorites Traduit de l'anglais (Canada) par Patrick Savidan www.editionsboreal.qc.ca Boreal 2994362A 2998854A 7LP0501B1021 b5 lectures dimanche 7LP0501B1021 ZALLCALL 67 01:06:31 10/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ENTREVUE LITTÉRATURE QUÉBÉCOISE Un jeu sur les identités L'art de se réparer CHANTAL GUY collaboration spéciale La mine légèrement brouillée, enchaînant cigarettes et allongés, Guillaume Vigneault est au début de son blitz d'entrevues pour la parution de son deuxième roman, Chercher le vent.« Je sais que je ne me remettrai pas à écrire avant deux mois, ou peut-être deux semaines, si tout le monde m'ignore », ditil en regardant par la fenêtre du café Byblos, rue Laurier, pas très loin du bar où il travaille.Mais il est tout de même soucieux de son public.« C'est clair, je veux être lu, dit-il sans complexe.Je n'ai pas cette expérience-là d'écrire sans vouloir être lu.C'est un processus trop laborieux et industrieux pour que je le fasse pour moi seul.Je ne vaux pas cette somme de travail-là.» Il reçoit un appel sur son cellulaire (« victime de mon époque », dit-il pour s'excuser.).Son livre vient de sortir de l'imprimerie.« J'ai hâte de le voir ! lancet- il, enthousiaste.Le premier, je le prends, j'écris UN dans la première page de garde.Celui-là est à moi.Il faut bien avoir des petits rituels.» Le premier roman est peut-être le plus difficile à écrire.Il se crée souvent dans le flou, une espèce de trop-plein que l'écrivain apprend à circonscrire, à dompter, à maîtriser.Une fois publié, c'est la naissance de l'auteur, c'est-à-dire du personnage public et de ses lecteurs.C'est ce qui est arrivé à Guillaume Vigneault avec Carnets de naufrage l'an dernier.Il est jeune, il est beau, il a du talent, son premier roman a reçu un accueil exceptionnel.Il est le fils d'un poète célèbre.Tout cela est impardonnable pour quiconque cherche des poux.Tout au long de cet entretien, il mesure la portée de ses mots.Il réfute, tempère, ne sait pas, hésite, abandonne, questionne, analyse.Sont-ce les cicatrices de son expérience médiatique récente qui le poussent à se surveiller ainsi ?« C'est tellement qui je suis de conceptualiser, d'analyser, laisse-t-il tomber.Tout ce qu'on fait, finalement, c'est peut-être pour dépasser les zones sécuritaires de notre nature.Moi, ma zone sécuritaire, c'est la tête.C'est là que je suis vraiment en sécurité.» Déclaration intéressante lorsqu'on connaît l'écriture de Vigneault, très proche des sens et de l'intime.Làdessus, tous les critiques ont été unanimes à saluer le style très sensuel (et très réussi) de l'écrivain, ce qu'il ne renie pas d'ailleurs.Chercher le vent devait s'intituler Les Trahisons nécessaires, mais il trouvait ce titre un peu trop cérébral.« C'était un titre efficace mais qui conceptualisait peutêtre à l'excès le moteur du roman.Les Trahisons nécessaires, ça faisait un peu trop roman intellectuel français.Je ne trouvais pas ça honnête, parce que ce n'est pas un roman de ce genre.Je le sens beaucoup plus comme un roman américain.De toute façon, je n'aime pas les titres comme Sens de la vie.Je préfère de beaucoup les titres sensibles comme L'Odeur du café de Dany Laferrière.Tout le monde comprend ce dont il est question.» C'est maintenant au tour de Chercher le vent d'amorcer sa carrière.Ce que l'auteur devra vivre à présent, c'est la comparaison, mais il connaît déjà.Il est le fils de Gilles Vigneault.Cette fois, c'est à luimême qu'il se mesure.Et les attentes sont grandes.« Il se peut qu'il y ait plus de gens qui préfèrent le premier au deuxième, mais moi, j e préfère l e deuxième.Je suis content de ce qu'il a donné.J'ai conscience de l'avoir écrit en ayant connaissance de mes moyens, que je serais plus construit, plus solide.Avec Jack Dubois Il a raison de se sentir plus en confiance.Chercher le vent reprend les mêmes thèmes que Carnets de naufrage \u2014 la rupture amoureuse, la douleur, le doute et la fuite que cette rupture provoque, la reconstruction de soi qui s'ensuit \u2014 en les approfondissant.Cette fois, nous ne sommes plus seulement dans l'hébétude ou le choc de la rupture, tel que le vivait Alex, narrateur du premier roman.Le nouveau personnage créé par Vigneault, Jack Dubois (36 ans, photographe et pilote de brousse) est rendu plus loin.D'ailleurs, il n'a pas subi le départ de son aimée, il l'a provoqué par une trahison qu'il accepte de commettre presque par noblesse.D'où le premier titre, Les Trahisons nécessaires.Incapable de se pardonner ou de se faire pardonner un accident de parcours, il endosse si pleinement la responsabilité du drame qu'il en fait son chemin de croix.« C'est ça qui m'intéresse, confie l'auteur.Comment on se répare, comment on se pense, après une catastrophe personnelle.Et comment, au bout du compte, une catastrophe peut devenir une opportunité.Le narrateur du deuxième roman, comme celui du premier, se retrouve vraiment ailleurs, à sa grande surprise.Et il se rend compte que cette situation n'est pas de la pure perte.» Jack Dubois est dans une zone grise où il attend de poursuivre le fil de sa vie, de reprendre son envol.Simplement, il attend la bonne occasion, le bon moment.« Sa grande erreur, son grand malheur, c'est qu'il ne trouve pas ça important la suite de sa vie à lui », croit Vigneault.C'est Nuna \u2014 rencontrée au hasard sur les routes de l'errance en compagnie de son ami Tristan \u2014 qui le lui offrira cette chance, non sans qu'il ait repoussé quelques fois la date de ce nouveau départ.« Il met le bonheur à l'épreuve, explique l'auteur.Mes personnages sont des romantiques cyniques.Ou des idéalistes désabusés qui espèrent encore.Ils s'en veulent toujours de leurs élans kitsh, ils s'en veulent d'y céder, parfois.Ce qu'on souhaite secrètement, peut-être, c'est d'être heureux après avoir épuisé notre réserve de cynisme.Je ne veux pas le bonheur plat, je veux le bonheur malgré tout, c'est là que je le trouve beau.Si je partageais quelque chose avec mes narrateurs, ça ressemblerait à ça.» On a beaucoup associé Carnets de naufrage à ce genre que l'on nomme « l'autofiction », parfois sur un ton de reproche.Certes, ce premier roman recoupait beaucoup la vie de son auteur, qui ne voit pas là matière à débat.« Ça me fait un peu rager, je trouve ça très simpliste comme définition, juge-t-il.Et puis, dans le mot autofiction, il y a le mot fiction.Mais j'estime que le biographique est une matière aussi riche et malléable que la fiction.C'est un matériau aussi valable, pas plus, pas moins.Dans Carnets de naufrage, il y avait beaucoup d'affaires autobiographiques, mais il n'y a rien que je n'ai pas considéré comme un matériau avant d'en faire usage.» Malgré tout, pour Chercher le vent, Vigneault a basculé un peu plus du coté de la fiction.« J'ai peut-être plus habilement maquillé le biographique.Ce n'est pas un effort particulier de distance par rapport au premier roman que d'aller jouer dans d'autres zones, de m'attaquer à d'autres choses et d'autres lieux qui me semblaient plus féconds pour ce que je voulais dire.» Ceux qui ont aimé Carnets de naufrage (et ils ont été plusieurs) ne seront pas déçus par Chercher le vent, peu importe les inquiétudes de l'auteur.Ce deuxième roman confirme la voix de l'écrivain qui élargit son registre et peaufine son style.Guillaume Vigneault, comme Jack Dubois, est lui aussi rendu plus loin.« Le roman, c'est une forme d'état présent de la question, croit-il.Si je l'écrivais maintenant, je ne le ferais pas de la même manière.CHERCHER LE VENT Guillaume Vigneault Éditions Boréal, 268 pages ÉLISABETH BENOIT L'écrivaine d'origine japonaise Aki Shimazaki publiait en 1999 Tsubaki, un premier roman en français, et la première de trois (jusqu'ici.) petites plaquettes consacrées à décrire, sous différents points de vue, les événements d'une même histoire familiale.Ainsi, dans Tsubaki, une femme nommée Yukiko se révèle à sa fille Namiko par le biais d'une lettre posthume dans laquelle il est question de son père (le grand-père de Namiko), qu'elle avoue avoir empoisonné \u2014 il est mort durant la Deuxième Guerre mondiale, le jour du bombardement de Nagasaki \u2014 et de la maîtresse de celui-ci, une certaine madame Takahashi.Dans Tsubame, qui vient de paraître, le lecteur remonte dans le temps (et dans l'histoire de madame Takahashi), au moment du Kanto-daïshinsai, du nom du tremblement de terre qui frappe le Japon en 1923 et sème la panique.Les autorités japonaises profitent alors de la confusion pour provoquer le massacre de 5000 à 6000 Coréens (notes de fin de volume).Tsubame est d'abord raconté par Yonhi Kim, une jeune Coréenne devenue orpheline à la suite du massacre.Prise en charge par un prêtre (surnommé Tsubame, ce qui signifie hirondelle), elle devient légalement japonaise et garde le secret absolu sur son identité.Après un saut dans le temps de 59 ans, le lecteur retrouve madame Takahashi, alias Yonhi Kim, maintenant grand-mère, qui a toujours en sa possession la seule preuve de son origine, le journal de sa mère, qu'elle lui a laissé le jour du Kanto-daïshinsai et qui est rédigé en une langue (le coréen) que madame Takahashi est désormais incapable de déchiffrer.À cause du stigmate dont sont alors frappés, au Japon, les citoyens d'origine coréenne, son vrai nom, Yonhi Kim, n'est d'ailleurs plus qu'un nom secret, jamais prononcé, pas même devant son défunt mari, monsieur Takahashi, le père adoptif du fils qu'elle a eu avec le père Yukiko (dont il est question dans Tsubaki).Aki Shimazaki, dont le français n'est pas la langue maternelle, raconte cette histoire dans une langue belle, simple et concise, évocatrice et assez peu descriptive, bien qu'il soit fréquemment question, en ouverture des courts chapitres de Tsubame, du bruit de la pluie, des fleurs de pêchers qui commencent à s'épanouir, ou encore des fruits verts qui apparaissent entre les feuilles des arbres.Les saisons, le climat, le vent et la pluie, toutes ces choses qui touchent la peau de Yonhi, qu'elle décrit ou qu'elle nomme, enrobent un mystère, le sien.Car la narratrice se raconte sans se révéler, avec une attitude à la fois très différente et très proche de la froideur.On réalise en effet à la fin du livre qu'en fait on ne connaît presque rien d'elle, presque rien sur sa façon de bouger, de parler.On sait qu'elle marche beaucoup pour oublier, qu'elle semble avoir l'habitude de s'incliner légèrement pour saluer les gens.Mais on n'apprécie pleinement ce mystère que si on a lu Tsubaki (je n'ai malheureusement pas lu Hamaguri), un récit plus intrigant que Tsubame dans lequel madame Takahashi est décrite sous un angle complètement différent.Une grande partie de l'art de Aki Shimazaki semble en effet résider dans sa façon de jouer sur l'identité de ses personnages, un procédé favorisé par le passage d'un roman à l'autre.\u0001 \u0001 \u0001 TSUBAME Aki Shimazaki Leméac / Actes Sud, coll.Un endroit où aller, 123 pages Photo MARTIN C.CHAMBERLAND, La Presse © Guillaume Vigneault 2998205A Essai, 144 pages 19,95 $ Croire aux droits, c'est croire à la politique, c'est croire au dialogue plutôt qu'à l'affrontement, au compromis plutôt qu'à la violence.MICHAEL IGNATIEFF LA RÉVOLUTION DES DROITS Traduit de l'anglais (Canada) par Jean Paré www.editionsboreal.qc.ca Boréal 2994367A GUILLAUME VIGNEAULT Roman, 270 pages 22,50 $ © Martine Doyon www.editionsboreal.qc.ca Boréal Le désir est un combustible dangereux.chercher le vent 2994359A 7LP0601B1021 B6 21 octobre 7LP0601B1021 ZALLCALL 67 01:08:13 10/21/01 B B6 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 2 1 OCTOBRE 2001 LES UNS ET LES AUTRES Les singes de Tim Burton Deja riche d'un bestiaire personnel allant du Martien psychedelique a la chauve-souris nevrosee, Tim Burton s'est aussi attaque aux singes.Pense-bete avec le magazine Cine Live.Q Quel genre de piege avez-vous tenu a eviter en vous lancant dans votre Planete des singes ?R J'ai accepte de realiser le film a la condition expresse qu'il ne s'agisse pas d'un remake au sens litteral du terme.Je ne me serais jamais lance dans une telle aventure autrement.Je crois qu'on aurait une meilleure chance de survivre en sautant du haut de l'Empire State Building qu'a une attaque de fans de La Planete des singes en colere.Je suis un fan de l'original qui, quoi qu'on en pense, peut presque passer pour un film parfait.Alors je suis parti du point de vue qu'il fallait revisiter les themes du roman de Pierre Boulle en pensant a un public nouveau.Ce qui m'a enleve un certain poids des epaules.Q Comment s'est deroule le processus ?R C'est la nature derangeante du materiau qui m'a plu : on est force de s'interroger, de se poser des questions sur la theorie de l'evolution, l'impact de Darwin, les convictions religieuses, le racisme.Allons-nous en progressant ou, au contraire, notre civilisation est-elle en train de regresser ?Q Certains vous reprocheront de ne pas avoir approfondi davantage la complexite des relations entre Mark Wahlberg et Helena Bonham Carter.R Vous voulez parler d'eventuels rapports sexuels ?Aux dernieres nouvelles, cela aurait constitue de la bestialite et je ne tenais pas a me retrouver en prison ! J'ai trouve plus efficace de laisser planer le doute, d'evoquer subtilement ce sentiment, cette attirance non reciproque qui m'a semble plus reelle et plus emouvante dans le cadre de l'histoire.ZOOM Jeremy Irons Le mauvais accueil de Lolita, il y a quatre ans, m'a atteint.Je me suis senti demotive, surtout apres ma pietre sortie dans Le Masque de fer l'annee suivante.Alors j'ai fait une pause.Je me suis mis a reconstruire mon chateau en ruine en Irlande.Mais j'avais besoin d'argent, alors j'ai accepte Donjons et dragons dont je ne suis pas fier.Aujourd'hui, le chateau est restaure et je peux retourner sur les tournages l'esprit plus leger.Studio VOUS DITES.Faire table rase CONSIDERER COMME NULLES et rejeter en bloc des idees, des conduites adoptees precedemment.Le Robert des expressions note que l'image du support sur lequel rien n'a encore ete ecrit, grave, appartient a la tradition philosophique classique ( Leibniz, Descartes, Locke ) et meme aristotelicienne.La table rase ( en latin tabula .planche, tablette .rasa ) symbolise l'esprit humain avant toute representation et repose sur la conception de l'esprit comme un espace ou s'inscrivent des signes.Dans la langue courante, faire table rase equivaut a peu pres a changer radicalement ses idees ou son comportement anterieur , avec la valeur dynamique de renouvellement complet, de depart a zero .POP-CORN >>> DANS UNE VIE D'ACTRICE, il y a ce qu'on suscite et ce qu'on provoque.J'aime explorer les pulsions meurtrieres.Les monstres m'attirent.Isabelle Huppert >>> EN TANT QUE PRODUCTEUR, scenariste, realisateur et interprete de la majorite de mes films, j'estime avoir la responsabilite de mes actes a l'ecran, de leur influence sur le jeune public.Pas question d'exercer sur eux une mauvaise influence.C'est pourquoi quand j'accepte de tourner un film, que ce soit a Hollywood ou a Hong- Kong, j'impose mes conditions : pas de sexe, pas de cruaute.Jackie Chan VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Bioterrorisme; vaccination.meningite Cinema / LA VIE EST BELLE (3) avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi Beaux Dimanches (21:40) Le Telejournal Nouvelles du sport Cinema / LES LUMIERES DE LA VILLE (1) (22:55) Le TVA 18 heures Les Gags Juste pour rire - Gala Special Histoires de filles / Les Peurs Cinema / VOUS AVEZ UN MESSAGE (5) avec Tom Hanks, Meg Ryan Le TVA / Sports N'ajustez pas votre secheuse Malcolm Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Patrick Huard Cinema / LA QUARANTAINE (5) avec Monique Mercure, Roger Blay Chasseurs.(23:27) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / AUSTIN POWERS AGENT SECRET 00SEXE (4) avec Mike Myers, Heather Graham Cinema / L'OEIL DE FEU (4) avec Pierce Brosnan, Sean Bean Pulse Travel, Travel Degrassi: Next Generation 21C / Debut Alias Law & Order: Criminal Intent The Sopranos CTV News (23:11) Pulse News (23:41) Cinema / SUSPECT.(17:00) Canada: A People's History / Hard Times (1929-1940) Da Vinci's Inquest Sunday Report Music without Borders News ABC News Cinema / LIAR, LIAR (4) avec Jim Carrey, Maura Tierney Alias The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Education of Max Bickford Cinema / THE JENIFER ESTESS STORY avec L.San Giacomo ER NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent U.C.Undercover Sports.Red Green .Wildlife Birding Trail Naturescene Africa / Leopards of Zanzibar Ella Fitzgerald: Something to Live for Mystery! / Second Sight.BBC News Red Skelton On the Ballykissangel Trail Great Performances / J.Bell Hollywood Musicals of the 1940's BBC News Cinema Cinema / REVENGE (17:00) 100 Centre Street Biography / Diana: Portrait.Cinema / VICTORIA & ALBERT - PART 1 avec V.Hamilton Law & Order Auteur libre Style et.Palmares Cinema / LA VIE EST BELLE (3) avec Nicoletta Braschi Creation / Fernando Botero Ovation / Zachary Richard Bons.M.Douglas & C.Zeta-Jones Arts, Minds The Devil you Know: Inside the Mind of.Cinema / PELICAN BRIEF (4) avec Julia Roberts, Denzel Washington Cinema Mon pays mes humours Hors Serie / L'Anthropologie medicolegale Filiere D / LES NUITS DE TOKYO.Documentaire Cinema / Y'A PAS DE MAL.Noir, monde Zoom 60 Minutes Education of Max Bickford Soul Call Algerie.UC Undercover Sportivi in diretta L'Economie des territoires.Tout ce qu'automobilistes.Utilisation des psychotropes 2001 - CRM Odyssey Einblicke .substances psychotropes Quartier.How'd they do that?Sunday@discovery .Sunday Showcase .Sunday Showcase Storm Warning! Sunday@discovery SOS Vacances D'ici &.Avventura Romantique .tendres Plus belles villes du monde Travel.D'ici &.D'eglises.quartiers .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / TOWER OF TERROR (6) Cinema / DECEIVED (4) avec Goldie Hawn NFL Football (16:00) Seinfeld Baseball / Series de championnats: Mariners - Yankees Ripley's Believe it or not Montreal Mayor's Debate Supermodels King of the Hill The Simpsons The X-Files The Practice Global Sunday Sports Chasseurs de tresors Assassinats.Aldo Moro Face.Chaise electrique Cinema / LE CHANT DU BOURREAU (4) avec Tommy Lee Jones, Eli Wallach (2/2) Escape from Colditz Golda's List Secrets of the Pharaohs (3/3) Cinema / THREE DAYS OF THE CONDOR (3) avec R.Redford, F.Dunaway Historylands The Goods Fashion File .for Love .Families Tall Ship Chronicles / Diffusion de 2 episodes.Taking it off Skin Deep Tall Ship Chronicles Midnight.T.Jones.Generation 70 / 1972 Musicographie / Frank Sinatra Cinema / THE RAT PACK (5) avec Ray Liotta, Joe Mantagne SPAM d.Raw Spice / Presentaiton.Box Office Shaggy Live.Music Without Borders / Spectacle benefice BBC News Foreign.Hot Type Mansbridge Benmergui in Banff Sunday Report Venture The Passionate Eye / Kim Campbell: Through a Looking Glass 5 sur 5 / Debut Journal RDI Maisonneuve Zone libre / .pharmaceutiques Le Telejournal Culture-choc Maisonneuve Sec.Regard Enjeux / Etre Noir au Quebec Le Monde.Sports 30 .circuit Baseball / Series de championnats: Diamondbacks - Braves OU Mariners - Yankees Sports 30 .circuit En forme.Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / JOE'S WEDDING (6) avec D.W.Moffett, Kate Vernon More Tears Drop.Beat Further Tales from the City Cinema / BREAKING.(2) Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / MAD MAX BEYOND THUNDERDOME (4) avec Mel Gibson, Tina Turner .(23:15) Sportscentral Wrestling: WWF Heat 2001 Women's Tennis Association Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.L'Ordre de Jacques Cartier Cinema / LE VOLEUR DE BICYCLETTE (1) avec L.Carrel Panorama Profils The Gizmo Show Junkyard Wars / .Artillery Labor & Delivery Maternity Ward / Fertile.Maternity Ward Labor & Delivery .Boxing Sportscentre That's Golf NFL Primetime Boxing Sportscentre SPGA Golf .(17:00) S.O.S.Fantomes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang .d'en haut Roma.Journal FR2 Vivement dimanche / Helene Segara .(21:05) Campus, le magazine de l'ecrit (21:35) Jrnl (23:03) Ecrans.Superteach.Vox The Tribe Reach for.Cinema / EAT DRINK MAN WOMAN (4) avec Sihung Lung Vanity Fair (22:05) Diplomatic.Imprint Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi, retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Quoi d'neuf, Charlemagne?Vos droits Acces.com Parole et Vie Question Sante Cite Mag.Sur.colline .TV (17:30) Sabrina.Sept Petits Monstres Dawson La vie a cinq .(21:40) Sitting.So Little.Brothers.Screech.Saddle Club Caitlin's.Road.Final Cut Radio Active Syst.Crash Shadow.My Family L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Mission Zed Vie sans frontieres Millennium Le Grand Journal (23:45) Louise Cousineau 9:30 K - SCULLY LE MONDE Bob rencontre Gerald Tremblay ce matin et Pierre Bourque dimanche prochain.11:00 a - 5 SUR 5 Nouvelle emission d'information animee par Bernard Derome ou M.et Mme Public peuvent poser des questions.Bernard et son groupe trouvent les reponses.18:30 a - DECOUVERTE Il sera notamment question d'anthrax super-puissant, de vaccin contre la meningite et d'autres sujets chauds.19:00 3 - L'ANTHROPOLOGIE MEDICO-LEGALE Kathy Reich est une Americaine qui fait des recherches policieres sur les restes humains du Quebec.Et elle ecrit des polars fort courus.19:30 a - LA VIE EST BELLE Quel beau film! Roberto Benigni realise et interprete cette ode au bonheur de vivre dans les pires conditions, celles-ci etant un camp d'extermination.Si vous voulez voir le film en italien avec sous-titres, c'est a ARTV.20:00 A - LE PLAISIR.Decouverte de l'univers culturel de Patrick Huard.Parmi les invites: Eric Lapointe, Sylvain Cossette, Rita Lafontaine, Michele Barbara Pelletier et Les Respectables.20:00 r - SPECIAL HISTOIRES DE FILLES Si vous aimez cette comedie, vous en aurez une double portion.21:35 P - CAMPUS John Le Carre, le maitre du roman d'espionnage, en entrevue avec Guillaume Durand.Photo AP Roberto Benigni FLASH Harcelement Anthony Hopkins n'a eu aucun mal a se defaire de ses ennemis dans Le Silence des agneaux et dans Hannibal, mais il a du recourir aux forces de l'ordre pour avoir raison d'une femme de 5 pieds et quatre pouces, pesant 280 livres, qui le harcelait depuis des semaines pour finir par frapper furieusement a la porte de sa residence de West Hollywood, refusant de partir tant qu'il ne l'aurait pas embrassee et qu'il ne lui aurait donne un autographe.Mais elle n'a obtenu ni l'un ni l'autre, preferant filer avant l'arrivee des policiers qui ont maintenant son signalement.Perruques CATHERINE ZETA-JONES et Penelope Cruz ont chacune empoche un cachet de pres de un million de dollars pour enregistrer une annonce de shampoing exclusivement destinee au marche japonais.Mais comme les producteurs ne trouvaient pas leurs chevelures assez attrayantes, ils eurent recours a des doublures portant perruque pour certaines prises de vue.Des couches pour Seinfeld JERRY SEINFELD filait dans Long Island au volant de sa Porsche, sa fille de 10 mois dument attachee dans son petit siege, lorsque la necessite d'un changement de couche s'imposa soudain.Le premier magasin auquel il s'est arrete etait justement en rupture de stock a ce rayon.Mais le reconnaissant, devant son air depite, une mere qui venait juste d'acheter le dernier paquet de couches offrit a Seinfeld de le partager avec lui en echange d'un autographe, ce qu'il s'empressa d'accepter, commentant en riant : C'est incroyable ! Il y a a peine deux ans, j'etais la plus grosse vedette de la tele et me voici en train de fricoter un marche pour avoir des couches ! Un reve ! LA MERE de Julia Roberts, Betty Lou Motes suit religieusement a peu pres tous les soaps de la television.Aussi, pour lui faire plaisir, Julia a-t-elle tire quelques ficelles pour qu'elle soit invitee sur le plateau de tournage de sa serie preferee, Days of Our Lives ou elle a effectivement rencontre ses vedettes preferees.Et pour couronner le tout, on lui a meme confie un petit role dans un des episodes de la serie.E X P R E S S EN ATTENDANT Ocean's, Eleven et pour passer le temps d'ici le remake de Solaris, Steven Soderbergh s'est mis en tete l'idee de tourner la suite de Sexe, mensonges et video son premier film prime a Cannes, en 1989.Robert De Niro jouerait un obsede compulsif et agoraphobe dans Scare Guys.L'homme, qui travaille comme therapeute sur le Net pour ne pas avoir a sortir de chez lui, tombe amoureux d'une femme flic et doit quitter sa maison pour la premiere fois depuis six ans.Quincy Jones est fier d'avoir Michael Caine pour frere astral , comme il dit.Ils sont en effet nes le meme jour du meme mois de la meme annee a la meme heure.Norman Jewison va realiser un film sur la vie du plus celebre seducteur du cinema, Rudolph Valentino, intitule Baciami Rudy.Le bikini blanc qui a immortalise Ursula Andress dans le premier James Bond, Dr.No, s'est vendu 60 000 $ aux encheres.S'il avait su que la maison de son enfance a Andover, Massachusetts, allait etre demolie pour faire place a une villa de trois millions de dollars, Jay Leno soutient qu'il ne l'aurait jamais vendue.SOURCES : Allure, Globe, Premiere, Star Anthony Hopkins 7LP0701B1021 B7 21 octobre 7LP0701B1021 ZALLCALL 67 01:10:16 10/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 B 7 Un ballet sombre STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale LE DESTIN EST parfois cruel pour les ambitieux.La Dame de Pique, la superproduction qui ouvrait la saison des Grands Ballets canadiens de Montréal jeudi soir à la Place des arts, relate l'histoire d'Hermann, un simple soldat de l'armée russe prêt à toutes les bassesses pour arracher à une vieille comtesse déchue son secret pour gagner aux cartes et ainsi grimper dans l'échelle sociale.Pour quelques secondes de triomphe, il aura brisé bien des vies autour de lui, y compris la sienne.Inspirée d'une nouvelle de l'écrivain russe Alexandre Pouchkine, cette histoire de destins tragiques et d'ambition déchue a été revue et corrigée spécialement pour les GBCM par le chorégraphe Kim Brandstrup, assisté d'une très talentueuse équipe de concepteurs.Le ballet intégral en sept actes qui en résultent dépoussière certainement le genre, entre autres par l'usage d'une gestuelle nettement moderne, reléguant aux oubliettes la pantomime exagérée.Mais ce sont surtout les fascinantes et envoûtantes ambiances virtuelles créées par The Brothers Quay, Sylvain Robert et Jimmy Lakatos, qui volent la vedette.Moins décors qu'environnements impressionnistes, celles-ci se déclinent en une superposition de couches diaphanes qui confèrent à chaque scène une profondeur et une atmosphère uniques.Si la danse et la chorégraphie demeurent souvent relativement simples, c'est la conjonction de ces éléments avec l'aspect visuel qui rend plusieurs scènes mémorables.La Dame de Pique est un ballet sombre et inquiétant.Malheureusement, les premières scènes, qui établissent les fondements de l'histoire, traînent souvent en longueur.Il arrive même que l'ajout d'éléments superflus empêche de bien saisir les pivots dramatiques qui font basculer le cours de l'action.Ainsi, si Hermann attire la jeune et naïve Lisa, dame de compagnie de la comtesse, lors d'une balade au parc, toutes les allées et venues des badauds qui entourent les protagonistes détournent notre attention des sinistres tractations.Et que dire de cette interminable scène de la soirée au ballet qui tend à nous faire perdre le fil de l'histoire, sans toutefois y ajouter autre chose qu'un superficiel divertissement ?Il faut cependant souligner ici que, le soir de la première, le subtil flirt entre Lisa, interprétée par Anik Bissonnette, et Hermann, interprété par Mario Radakovsky, était tout à fait suave.Ensuite, est-il vraiment nécessaire que la comtesse se perde si souvent et si longtemps dans ses souvenirs de jeunesse, outre la scène cruciale où elle se souvient avoir reçu le secret des cartes du perfide St-Germain ?Soit, ses réminiscences sont souvent accompagnées de magnifiques effets visuels, mais elles rendent l'action redondante et même un peu fade.Malgré un départ un peu lent et maladroit, les trois dernières scènes, présentées après l'entracte, denses, justes et serrées, donnent lieu à de magnifiques moments d'émotion.Le délire d'Hermann lors des funérailles de la comtesse, dont il vient de causer la mort par ses machinations sans scrupules, prend des allures de sabbat surréaliste.Le désarroi du jeune homme est beaucoup plus émouvant lorsqu'il est interprété par Mario Radakovsky, qui se laisse totalement submerger par les visions cauchemardesques.D'ailleurs, les deux distributions de La Dame de Pique offrent des interprétations très différentes.Si le Hermann de Radakovsky est fou et hagard, celui d'Olivier Wecxsteen est calculateur et froid.La Lisa d'Anik Bissonnette est troublante de fragilité et plus nuancée que celle de Heidi Rood.C'est avec tout son corps que Bissonnette tombe éperdument amoureuse d'Hermann et qu'elle sombre dans le désarroi le plus total lorsqu'elle comprend enfin qu'il s'est servi d'elle.La chimie entre Radakovsky et Bissonnette atteint d'ailleurs son paroxysme lors de cette scène déchirante.Aucune pantomime insistante ne vient troubler la subtilité avec laquelle Radakovsky indique son désintérêt grandissant pour Lisa et la façon dont cette dernière en prend peu à peu conscience.Dansée par Radakovsky et Bissonnette, cette scène vaut à elle seule le détour.Et lorsque, par la magie des projections, une eau noire et tourmentée semble engloutir la malheureuse, le bonheur du public est à ce point à son comble que celui-ci éclate en retentissants applaudissements.La précision du jeu de Wecxsteen rend cependant certains éléments dramatiques plus facile à saisir.Ainsi, la descente aux enfers de Hermann, pendant la dernière scène, « aux mains » de cette cruelle carte qu'est La Dame de Pique, est beaucoup plus limpide lorsqu'elle est jouée par Wecxsteen.Son jeu des derniers instants, alors que la folie gagne lentement son corps, est touchant de cruauté.La Dame de Pique des Grands ballets canadiens de Montréal.Jusqu'au 27 octobre au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts.La Dame de Pique ouvrait la saison des Grands Ballets canadiens de Montréal, jeudi soir.LOUISEVILLE CINEMA PIXEL MAGOG.LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS TROIS-RIVIERES CARREFOUR DU NORD ST.JEROME GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE MAISON DU CINEMA SHERBROOKE.CINÉMA 9 BIERMANS SHAWINIGAN ROCK FOREST CARNAVALCHATEAUGUAY.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.LES CINÉMAS GUZZO STE.THERESE 8.CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINEPLEX ODEON BROSSARD CINEPLEX ODEON ST.BRUNO CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6.CINEPLEX ODEON QUARTIER LATIN FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .VERSION FRANÇAISE MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.CINÉMA PINE MD STE.ADELE.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.CINEPLEX ODEON CAVENDISH.FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.FAMOUS PLAYERS FAMOUS PLAYERS 8POINTE CLAIRE.FAMOUS PLAYERS COLISÉE .KIRKLAND FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX « SUPER DRÔLE! » Claudia Puig/USA TODAY « DES RIRES, RIEN QUE DES RIRES.\u201d UN DES MEILLEURS FILMS DE L'ANNÉE.» Joel Siegel/GOOD MORNING AMERICA « Willis et Thornton ont une chimie des plus drôlement stimulantes.» Marshall Fine/GANNETT NEWS SERVICE « \u2018Bandits' est crevant! » Bill Diehl/ABC RADIO NETWORKS «.Metteur en scène Barry Levinson est à son plus astucieux et à son meilleur.» Richard Schickel/TIME BRUCE WILLIS BILLYBOB THORNTON CATE BLANCHETT BANDE SONORE COMPRENANT: BOB DYLAN, BONNIE TYLER, FIVE FOR FIGHTING, PETE YORN, JIMMY PAGE & ROBERT PLANT, MARK KNOPFLER EN MAGASIN MAINTENANT 2997946A «DREW BARRYMORE NOUS OFFRE LA MEILLEURE INTERPRÉTATION DE SA CARRIÈRE.» Bill Bregoli, WESTWOOD ONE RADIO «LE PREMIER FILM À NE PAS MANQUER DE LA SAISON! DRÔLE, CHARMANT ET INCROYABLEMENT ÉMOUVANT.» Mark S.Allen, UPN-TV, SACRAMENTO DISTRIBUÉ PAR LES FILMS COLUMBIA TRI STAR DU CANADA AU VOLANT AVEC LES GARS version française de RIDING IN CARS WITHBOYS CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .CINÉMA 9 GATINEAU .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .CINÉMA GALERIES AYLMER .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .LES CINÉMAS GUZZO LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA LAURIER VICTORIAVILLE .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.SON DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE GVISA GÉNÉRAL LAISSEZ-PASSER REFUSÉS LE DERNIER CHÂTEAU DREAMWORKS PRÉSENTE ROBERT REDFORD JAMES GANDOLFINI «LE DERNIER CHÂTEAU» UNE PRODUCTION ROBERT LAWRENCE PRODUCTIONS, INC.MARK RUFFALO CLIFTON COLLINS, JR.ET DELROY LINDO MUSIQUE JERRY GOLDSMITH PRODUIT PAR ROBERT LAWRENCE SCÉNARIO DE DAVID SCARPA ET GRAHAM YOST RÉALISÉ PAR ROD LURIE ET LE DERNIER CHÂTEAU UN CHÂTEAU NE PEUT AVOIR QU'UN ROI version française de THE LAST CASTLE «INSPIRANT ET HÉROÏQUE.LE DERNIER CHATEAU EST UN FILM À NE PAS MANQUER.» - Pat Collins, WWOR CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! VERSION FRANÇAISE FAMOUS PLAYERS CARR.ANGRIGNON .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .CINÉMA ST-EUSTACHE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ HULL .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉ-ENTREPRISE CINÉMA DU CAP .CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉMA 9 GATINEAU .CINÉ-ENTREPRISE FLEUR DE LYS GRANBY .LE CARREFOUR 10 JOLIETTE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉMA 9 ROCK FOREST .MAISON DU CINÉMA SHERBROOKE .CINÉMA ST-LAURENT SOREL-TRACY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .FAMOUS PLAYERS VERSAILLES .CINÉMA BIERMANS SHAWINIGAN .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .FLEUR DE LYS TROIS-RIVIÈRES O.SON DIGITAL À L'AFFICHE! VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS 13 ANS + 2998175A « Palpitant.Un thriller qui a du style.» Lou Lumenick, New York Post (version française de «From Hell») « Un thriller pour conclure tous les thrillers.Wow! Une pièce de maître.» Larry King, CNN ((vveerrssiioonn ffrraannççaaiissee ddee «DDoonn''tt SSaayy AA Woorrdd»)) aussi à l'affiche en version originale anglaise CONSULTEZ LES HUIDES HORAIRES DES CINÉMAS CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .FAMOUS PLAYERS CENTRE LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .VERSION FRANÇAISE 13 À L'AFFICHE! VIOLENCE ANS + (version française de «Joy Ride») «DE VRAIES MONTAGNES RUSSES.» Kevin Thomas, LOS ANGELES TIMES FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS GUZZO PARADIS .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .SON À L'AFFICHE! DIGITAL VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE LAISSEZ-PASSER REFUSÉS CINÉMA CARNAVAL CHÂTEAUGUAY .LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! VIOLENCE ANS + CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON BROSSARD .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .CINÉMAS AMC LE FORUM 22 .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .SON DIGITAL À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES HUIDES HORAIRES DES CINÉMAS VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE VIOLENCE ANS + LAISSEZ-PASSER REFUSÉS 2998197A Toujours 8,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat RIDING IN CARS WITH BOYS (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:30, 4:30, 5:30, 7:30, 8:30, 10:30 LUN-JEU 1:30, 2:30, (4:30), (5:30), 7:30, 8:30, 10:30 SORTI DE L'ENFER (13+) (Version française de FROM HELL) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:45, 2:30, 4:30, 5:15, 7:30, 8:15, 10:15 LUN-MAR 1:45, 2:30, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:15 MER 1:45, 2:30, (4:30), (5:15), 8:15 JEU 1:45, 2:30, (4:30), (5:15), 7:30, 8:15, 10:15 MY FIRST MISTER (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:10, 4:55, 7:40, 10:20 LUN-JEU 2:10, (4:55), 7:40, 10:20 THE UNCLES (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 3:00, 5:25, 7:45, 10:05 LUN-JEU 3:00, (5:25), 7:45, 10:05 IRON MONKEY (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:45, 5:00, 7:15, 9:30 LUN-JEU 2:45, (5:00), 7:15, 9:30 JOY RIDE (13+) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:30, 4:00, 5:00, 7:00, 8:00, 9:30, 10:15 LUN-MAR 1:30, 2:30, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 9:30, 10:15 MER-JEU 1:30, 2:30, (4:00), (5:00), 8:00, 10:15 JOUR DE FORMATION (13+) (Version française de TRAINING DAY) DIM 2:15, 4:45, 7:30, 10:30 LUN-JEU 2:15, (4:45), 7:30, 10:30 MAX KEEBLE'S BIG MOVE (G) DIM 2:45, 4:45, 7:00 LUN-JEU 2:45, (4:45), 7:00 HEARTS IN ATLANTIS (G) (2 ÉCRANS) DIM 2:15, 4:45, 7:15, 9:45 LUN-JEU 2:15, (4:45), 7:15, 9:45 THE DEEP END (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:20, 4:50, 7:20, 9:50 LUN-JEU 2:20, (4:50), 7:20, 9:50 OUR LADY OF THE ASSASSINS (16+) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:20, 4:45, 7:10, 9:35 LUN-JEU 2:20, (4:45), 7:10, 9:35 THE GLASS HOUSE (13+) DIM-JEU 9:15 LE FABULEUX DESTIN D'AMÉLIE POULAIN (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:30, 4:05, 7:00, 9:45 LUN-JEU 1:30, (4:05), 7:00, 9:45 THE CURSE OF THE JADE SCORPION (G) DIM 2:35, 4:55, 7:35, 10:10 LUN-JEU 2:35, (4:55), 7:35, 10:10 AMERICAN PIE 2 (13+) DIM 2:00, 4:35, 7:05, 9:25 LUN-JEU 2:00, (4:35), 7:05, 9:25 RUSH HOUR 2 (G) DIM 2:15, 4:30, 7:10, 9:30 LUN-JEU 2:15, (4:30), 7:10, 9:30 MOULIN ROUGE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:35, 4:20, 7:10, 10:00 LUN-JEU 1:35, (4:20), 7:10, 10:00 (13+) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:15, 2:00, 4:00, 5:00, 7:00, 8:00, 10:00 LUN-MAR 1:15, 2:00, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 10:00 MER 1:15, 1:45, (4:00), (4:30), 7:00, 8:00, 10:00 JEU 1:15, 2:00, (4:00), (5:00), 7:00, 8:00, 10:00 dans toutes les salles de cinéma www.amctheatres.com www.moviewatcher.com Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ 2993919A LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE CE SOIR 20H Suzanne Lévesque reçoit Patrick Huard et ses coups de coeur Sylvain Cossette, Sylvie Moreau, Mario Pelchat, Les Respectables\u2026 1 Gémeaux ! 2989460A 7LP0801B1021 B8 21 octobre 7LP0801B1021 ZALLCALL 67 01:05:48 10/21/01 B B 8 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 www.derekzoolander.com VERSION FRANÇAISE GVISA GÉNÉRAL DÉCONSEILLÉ AUX JEUNES ENFANTS 2998944A Il y a un quart de siècle, l'Union des écrivains Souvenirs-souvenirs Il y a vingt-cinq ans ces jours-ci, Jacques Godbout avait lancé, lors de la Rencontre québécoise internationale des écrivains, l'idée de créer une Union québécoise des écrivains.Et le 23 octobre 1976, Réginald Martel avait annoncé qu'un comité de travail avait été formé, autour de Jacques Godbout, André Major et Pierre Morency pour définir les buts de l'organisation de la nouvelle union, qui devait finalement voir officiellement le jour en 1977.Martel, qui avait assisté aux premiers palabres, résumait ainsi ce qu'avaient dit ses promoteurs : « Pour que ça marche, il faudrait s'en tenir aux questions professionnelles.Les questions à court terme.Si c'est une association d'écrivains péteux de bretelles, je ne suis pas intéressé.Un simple secrétariat pour rejoindre les écrivains, ce serait drôlement utile.Oui, surtout une organisation de services.Parce que si c'est politique, il y aura fractionnement et donc, pas de cohésion possible.Il faut éviter le club privé pour que les gens ne se sentent pas écartés.Mais il ne faut pas aller chercher tout le monde.» Lamothe avec un « vrai » cowboy Tous les amateurs de musique western du Québec savent que Willie Lamothe fut sans doute celui qui, de tous les « cowboys chantants québécois », remporta le plus de succès.Mais sans doute ne se souvient-on pas tellement qu'il y a un demi-siècle, plus précisément le 19 octobre 1951, il avait figuré, au Forum de Montréal, alors le temple du hockey en Amérique du Nord, avec son idole Maurice Richard, aux côtés de nul autre que Gene Autry qui, à l'époque, avec Roy Rodgers, était la grande étoile des films westerns au grand écran, la télévision n'ayant pas encore gagné nos murs.Willie Lamothe et Rita Germain, sa compagne sur scène, avaient été invités à se produire par Gene Autry lui-même, après que celui-ci eut appris que Montréal comptait un cowboy canadien-français.La Presse avait alors écrit que « Willie Lamothe est un chanteur fort populaire.Il a déjà, depuis longtemps, parcouru nos régions et il compte des milliers d'admirateurs, aussi bien à la campagne qu'à Montréal, chantant régulièrement sur la scène de plusieurs théâtres et à la radio.» Les Jérolas à un tournant Il y a trente ans, les Jérolas (Jérôme Lemay et Jean Lapointe) étaient toujours ensemble.Même qu'ils partaient pour Paris où ils devaient faire la première partie du spectacle de Dalida, alors fort populaire.Reste que, comme l'écrivait Yves Leclerc dans un long texte qu'il leur consacrait dans le cahier Spec du 21 octobre 1971, ils étaient en train de tout revoir leur plan de carrière, sans qu'il soit toutefois question, du moins publiquement, de séparation.Avant même de partir, ils réalisaient que Paris, où ils ne s'étaient pas produits depuis cinq ans, n'avait plus la même importance pour eux.Ils ont fini par se faire assez bien à l'idée que leur carrière était ici et que les aventures internationales risquaient de n'être que des à-côtés agréables, mais sans suite.» Et Leclerc d'ajouter que « les Jérolas semblent sur le point de réviser leur attitude à l'égard de la télévision.Jusqu'ici, ils la considéraient comme « mangeuse de textes et de matériel » et ils craignaient qu'en s'y montrant trop souvent ou trop longtemps, ils découragent leur public d'aller les voir en spectacle.Aujourd'hui, ils se rendent compte que d'autres comiques peuvent avoir même des séries régulières sans que cela empêche leurs admirateurs d'aller les applaudir en personne.» Enfin, « une autre chose qu'ils découvrent, c'est que les comiques ont la vie plus longue qu'ils ne pensaient », pouvait-on lire dans notre journal, il y a au moins 30 ans.TUNNEL (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:40,5:25,9:05 L'ANGE DE GOUDRON (G) Dim.au Jeu.12:00,2:15,4:40,7:00,9:20 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:40,3:00,5:20,7:40,9:50 UNE JEUNE FILLE \u0001 (G) Dim.au Mer.1:15,3:35,6:45,9:15 Jeu.1:15,3:35,9:55 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Dim.au Mer.1:05,3:35,6:55,9:15 Jeu.1:05,3:35,9:40 MARIAGES (G) Dim.au Mer.1:00,7:15 Jeu.1:00 LA RÉPÉTITION\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:20,2:45,5:10,7:35,9:55 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.au Jeu.1:20,3:40,7:05,9:40 HEUREUX HASARD\u0001(G) Dim.au Jeu.12:05,2:30,4:55,7:05,9:25 LA LOI DU COCHON\u0001(13+) Dim.au Jeu.12:10,2:35,5:00,7:20,9:50 LIONS DE CANNES 2001 (v.o.Anglaise)(G) Dim.au Jeu.1:30,4:00,7:00,9:30 UNE POIGNÉE D'HERBE (13+) Dim.au Jeu.3:10,9:45 BANDITS \u0001 (v.française) (G) Dim.au Jeu.12:30,3:30,6:30,9:30 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Dim.au Jeu.1:10,4:10,6:50,9:35 LE DERNIER CHÂTEAU \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:30,12:45,3:30,3:45,6:30, 6:45,9:25,9:40 AU VOLANT AVEC\u0001 Laissez-passer refusés Dim.au Jeu.12:25, 3:25,6:40,9:45 SOUS LE SABLE (13+) Dim.au Jeu.12:15,2:40,5:05,7:25,10:00 LE FABULEUX DESTIN\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:20,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 UN CRIME AU PARADIS (G) Dim.Mar.& Mer.2:00,4:25 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE (G) Dim.9:00 Lun.au Jeu.6:55,9:00 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Dim.au Jeu.7:05,9:35 HEUREUX HASARD\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:15,3:20,5:30,7:30,9:35 Lun.& Jeu.7:30,9:35 VIRÉE D'ENFER\u0001 (13+)Dim.Mar.& Mer.12:45,3:00,5:15,7:25,9:40 Lun.& Jeu.7:25,9:40 MVP 2 \u0001 (G) Dim.12:55,2:55,4:55,6:55 Mar.& Mer.12:55,2:55,4:55 JOUR DE FORMATION\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:10,7:00,9:40 Lun.& Jeu.7:00,9:40 BANDITS\u0001 (v.française) (G) Dim.Mar.& Mer.1:10,4:05,7:05,9:45 AU VOLANT AVEC Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05, 4:00,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 SORTI DE L'ENFER\u0001Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:25,4:15,7:15,9:45 Lun.& Jeu.7:15,9:45 LE CIEL SUR LA TÊTE (G) Dim.Mar.& Mer.12:30,2:50,5:10,7:30,9:50 Lun.& Jeu.7:30,9:50 LE DERNIER CHÂTEAU \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:55,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 DON'T SAY A WORD (13+) Dim.& Mar.1:20,3:50,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 HEARTS IN ATLANTIS (G) Dim.au Jeu.8:55 SERENDIPITY (G) Dim.& Mar.1:10,3:35,6:55,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:00 MAX KEEBLE (G) Dim.& Mar.1:15,3:30,6:45 Lun.Mer.& Jeu.6:45 TRAINING DAY (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:20 IRON MONKEY (13+) Dim.& Mar.1:25,3:20,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 BANDITS (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:05,4:00,6:40,9:15 Lun.Mer.& Jeu.6:40,9:15 RIDING IN CARS Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:55,3:40,6:25,9:10 Lun.Mer.& Jeu.6:25,9:10 FROM HELL Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:00,3:55,6:35,9:05 Lun.Mer.& Jeu.6:35,9:05 LE FABULEUX DESTIN\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:15,4:05,6:40,9:10 Lun.& Jeu.6:40,9:10 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G)Dim.9:20 NE DITES RIEN\u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:55,6:35,9:05 Lun.& Jeu.6:35,9:05 DON'T SAY A WORD \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.2:55,8:55 Lun.& Jeu.8:55 JOY RIDE \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.3:35,9:15 Lun.& Jeu.9:15 JOUR DE FORMATION\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:50,6:30,9:05 Lun.& Jeu.6:30,9:05 VIRÉE D'ENFER\u0001(13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:20,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 MVP 2 (G) Dim.12:40,2:50,5:00,7:00 Mar.& Mer.12:40,2:50,5:00 SERENDIPITY (G) Dim.Mar.& Mer.12:50,6:50 Lun.& Jeu.6:50 HEUREUX HASARD (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,7:10 Lun.& Jeu.7:10 LE DERNIER CHÂTEAU \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05,4:00,6:40,9:25 Lun.& Jeu.6:40,9:25 SORTI DE L'ENFER\u0001Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:30,3:15,6:30,9:10 Lun.& Jeu.6:30,9:10 FROM HELL\u0001 Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:00,3:40,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 AU VOLANT AVEC\u0001Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:45,3:30,6:45,9:30 Lun.& Jeu.6:45,9:30 RIDING IN CARS \u0001 Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.12:35,3:25,6:35,9:20 Lun.& Jeu.6:35,9:20 LE FABULEUX DESTIN Sub-Titled (G) Dim.1:50,4:30,7:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:50,4:30,7:00,9:25 Mer.7:00,9:25 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.2:00,4:20,7:25 LA LOI DU COCHON (13+) Dim.2:10,4:25,7:15 Lun.& Jeu.7:35 Mar.2:10,4:25,7:15,9:20 Mer.7:15,9:20 HEUREUX HASARD (G) Dim.2:15,4:45,7:20 Lun.& Jeu.7:45 Mar.2:15,4:45,7:20,9:35 Mer.7:20,9:35 BANDITS (v.française) (G) Dim.2:05,4:40,7:10 SORTI DE L'ENFER Laissez-passer refusés Dim.1:55,4:35,7:10 Lun.& Jeu.7:40 Mar.1:55,4:35,7:10,9:40 Mer.7:10,9:40 SOUS LE SABLE (13+) Dim.2:20,4:50,7:05 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:20,4:50,7:05,9:30 Mer.7:05,9:30 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:00,3:30,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 Mar.& Mer.2:00,4:30,7:05,9:35 NE DITES RIEN (13+) Dim.1:15,3:45,7:15,9:50 Lun.& Jeu.7:10,9:30 Mar.& Mer.2:15,4:45,7:15,9:50 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.1:05,6:50 Lun.& Jeu.7:20 Mar.& Mer.2:05,6:50 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.3:40,9:25 Lun.& Jeu.9:45 Mar.& Mer.4:35,9:25 MVP 2 (G) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00 Mar.& Mer.2:00,4:15 HEUREUX HASARD (G) Dim.1:25,3:35,6:45,9:15 Lun.& Jeu.7:15,9:15 Mar.& Mer.2:40,4:50,6:45,9:15 LA LOI DU COCHON (13+) Dim.9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 BANDITS (v.française) (G) Dim.1:30,4:05,7:10,9:55 AU VOLANT AVEC Dim.1:10,3:50,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 Mar.& Mer.2:10,7:00,9:45 SORTI DE L'ENFER Dim.1:35,4:10,7:20,9:50 Lun.& Jeu.7:20,9:50 Mar.& Mer.2:20,4:50,7:20,9:50 LE DERNIER CHÂTEAU (13+) Dim.1:20,4:00,6:55,9:40 Lun.& Jeu.7:10,9:40 Mar.& Mer.2:35,6:55,9:40 LE CIEL SUR LA TÊTE (G) Dim.1:40,3:55,7:25,9:55 Lun.& Jeu.7:25,9:55 Mar.& Mer.2:25,4:40,7:25,9:55 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:40,7:10 Lun.au Jeu.7:10 NE DITES RIEN (13+) Dim.1:50,4:15,7:10,9:30 Lun.au Jeu.7:10,9:30 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Dim.2:00,4:20,7:20,9:20 Lun.au Jeu.7:20,9:20 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Dim.2:00,4:20,7:30,9:45 Lun.au Jeu.7:30,9:45 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Dim.4:10,9:40 Lun.au Jeu.9:40 BANDITS (v.française) (G) Dim.1:30,4:10,7:00,9:30 LE DERNIER CHÂTEAU (13+) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.au Jeu.6:50,9:35 SORTI DE L'ENFER Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:50,7:00,9:40 Lun.au Jeu.7:00,9:40 AU VOLANT AVEC Laissez-passer refusés Dim.1:10,3:50,6:50,9:35 Lun.au Jeu.6:50,9:35 NE DITES RIEN (13+) Dim.& Mar.1:15,7:15 Lun.7:10 Mer.& Jeu.7:15 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.1:30,4:00,7:10 Lun.7:25 Mar.1:30,4:00,7:10,9:45 Mer.& Jeu.7:10,9:45 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.3:40 Mar.3:40,9:40 Mer.& Jeu.9:40 HEUREUX HASARD (G) Dim.1:35,4:05,7:20 Lun.7:30 Mar.1:35,4:05,7:20,9:50 Mer.& Jeu.7:20,9:50 BANDITS (v.française) (G) Dim.1:10,3:45,7:00 LE FABULEUX DESTIN (G) Dim.1:20,3:50,7:05 Lun.7:05 Mar.1:20,3:50,7:05,9:35 Mer.& Jeu.7:05,9:35 AU VOLANT AVEC Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:55,6:45 Lun.7:00 Mar.1:00,3:55,6:45,9:25 Mer.& Jeu.6:45,9:25 SORTI DE L'ENFER Laissez-passer refusés Dim.1:05,3:35,6:50 Lun.7:15 Mar.1:05,3:35,6:50,9:20 Mer.& Jeu.6:50,9:20 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Dim.3:40,9:30 Lun.7:40 Mar.& Mer.9:30 NE DITES RIEN\u0001 (13+)Dim.1:30,7:10 Mar.& Mer.7:10 Jeu.7:40 HEUREUX HASARD (G) Dim.1:35,3:25,7:20,9:15 Lun.& Jeu.7:45 Mar.& Mer.7:20,9:15 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.1:20,3:40,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:30 Mar.& Mer.7:05,9:25 VIRÉE D'ENFER (13+)Dim.1:25, 3:20,7:15,9:10 Lun.& Jeu.7:35 Mar.& Mer.7:15,9:10 SORTI DE L'ENFER Laissez-passer refusés Dim.1:15,3:35,7:00,9:20 Lun.& Jeu.7:25 Mar.& Mer.7:00,9:20 DON'T SAY A WORD (13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:10,7:00,9:45 Lun.& Jeu.7:00,9:45 SERENDIPITY\u0001(G) Dim.Mar.& Mer.1:30,3:25,5:20,7:20,9:25 Lun.& Jeu.7:20,9:25 TRAINING DAY \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:30,4:35,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 JOY RIDE \u0001 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:45,4:20,7:15,9:20 Lun.& Jeu.7:15,9:20 CORKY ROMANO \u0001 (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,3:35,5:35,7:40,9:50 Lun.& Jeu.7:40,9:50 RIDING IN CARS \u0001 Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,4:15,6:55,9:35 Lun.& Jeu.6:55,9:35 THE LAST CASTLE \u0001 (13+) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:15,4:00,6:45,9:30 Lun.& Jeu.6:45,9:30 NE DITES RIEN (13+) Dim.9:25 Lun.au Jeu.6:55,9:25 JOUR DE FORMATION (13+) Dim.au Jeu.1:10,3:50,7:05,9:45 VIRÉE D'ENFER (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:20,7:15,9:20 HEUREUX HASARD (G) Dim.au Jeu.1:05,3:15,7:25,9:40 MVP 2 (G) Dim.1:25,3:30,7:00 Lun.au Jeu.1:25,3:30 BANDITS (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:30,4:00,7:10,9:50 LE DERNIER CHÂTEAU (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:45,9:30 AU VOLANT AVEC Dim.au Jeu.1:15,3:55,6:50,9:35 SORTI DE L'ENFER Dim.au Jeu.1:20,4:00,7:20,9:55 LES AUTRES \u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:40,7:10,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:25 LE MOUSQUETAIRE \u0001 (G) Dim.& Mar.2:15,7:05 Lun.Mer.& Jeu.7:05 LE FABULEUX DESTIN \u0001 (G) Dim.& Mar.1:30,4:05,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 PEARL HARBOR\u0001(v.française) (G) Dim.8:50 COEURS PERDUS EN ATLANTIDE\u0001 (G) Dim.& Mar.12:00,2:15,4:30,7:00,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 UN CRIME AU PARADIS \u0001 (G) Dim.& Mar.12:05,4:30,9:20 Lun.Mer.& Jeu.9:20 NE DITES RIEN \u0001 (13+) Dim.& Mar.1:25,3:55,7:10,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:40 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:20,2:35,4:40,7:10,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:20 HEUREUX HASARD\u0001 (G) Dim.& Mar.12:15,2:20,4:30,7:00,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:15 LA LOI DU COCHON \u0001 (13+) Dim.& Mar.12:10,2:30,4:50,7:05,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:30 MVP 2\u0001(G) Dim.12:30,2:35,4:45,6:50 Mar.12:30,2:35,4:45 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Dim.& Mar.1:20,4:10,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 BANDITS\u0001(v.française) (G)Dim.& Mar.1:15,4:05,7:00,9:35 LE CIEL SUR LA TÊTE \u0001 (G) Dim.& Mar.12:00,2:20,4:40,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 THE LAST CASTLE \u0001 (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 LE DERNIER CHÂTEAU \u0001 (13+) Dim.& Mar.1:00,3:45,6:50,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:35 SORTI DE L'ENFER \u0001 Dim.& Mar.1:20,4:10,6:50,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:50,9:25 AU VOLANT AVEC\u0001 Dim.& Mar.1:05,3:50,6:55,9:40 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:40 HEUREUX HASARD \u0001 (G) Dim.1:10,3:10,5:10,7:10,9:10,11:10 Lun.au Jeu.7:10,9:10 VIRÉE D'ENFER \u0001 (13+) Dim.1:00,3:00,5:00,7:00,9:00,11:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 JOUR DE FORMATION \u0001 (13+) Dim.1:00,3:30,7:00,9:30,11:55 Lun.au Jeu.7:00,9:30 BANDITS\u0001(v.française) (G)Dim.1:05,3:35,7:05,9:35,11:55 AU VOLANT AVEC Dim.1:05,3:45,7:05, 9:45,12:15 Lun.au Jeu.7:05,9:45 SORTI DE L'ENFER Dim.1:10, 3:35,7:10,9:35,12:00 Lun.au Jeu.7:10,9:35 HORAIRE VALIDE DU OCTOBRE 21 AU OCTOBRE 25 2998177A À L'AFFICHE DÈS LE 2 NOVEMBRE! Remplissez ce bon de particpation et envoyez-le à l'adresse suivante: L'HOMME QUI N'ÉTAIT PAS LÀ / ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM C.P.282, Succ.B, Montréal, QC H3B 3J7 Nom: Adresse: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : Téléphone (soir) : Cette annonce est publiée dans La Presse du 16 au 21 octobre.Le tirage aura lieu le 25 octobre.Les gagnants recevront leur prix par la poste.Les facsimilés ne sont pas acceptés.Valeur totale des prix: 2 000 $.Règlements disponibles chez Alliance Atlantis Vivafilm.COUREZ LA CHANCE DE GAGNER UN DES 100 LAISSER-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE LE JEUDI 1er NOVEMBRE invitent 200 personnes à la première Billy Bob THORNTON Frances McDORMAND James GANDOLFINI Un film de JOEL COEN et ETHAN COEN Les réalisateurs de « Fargo» (Version française de THE MAN WHO WASN'T THERE) 2997367A 7LP0901B1021 B9 21 octobre 7LP0901B1021 ZALLCALL 67 01:09:33 10/21/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 B 9 Metropolis : Fritz Lang remixé! Mightykat, enfant de notre scène P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale C'EST PROBABLEMENT involontaire, mais le lancement du premier album mixé de la DJ Mightykat revêt quelque chose de symbolique.Parce qu'il sera lancé ce soir, lors de la soirée de clôture du Média Lounge, la branche musicale du Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias (FCMM), lequel célèbre son cinquième anniversaire en tant qu'événement phare de la scène électronique expérimentale et minimale.Mightykat, comme tant d'autres artistes montréalais, doit beaucoup à l'audace du programmateur Alain Mongeau.Ce dernier a rendu accessible tout un pan de la musique électronique au public montréalais.Il a tissé et entretenu des liens avec les musiciens d'Europe, des États-Unis et du Québec.Il a semé les encouragements sur la terre fertile du talent local.Confidence, le premier album de la DJ de 27 ans, témoigne du chemin parcouru par la scène électronique montréalaise.Il s'agit du premier CD à paraître sur Haute Couture portant également la marque de Hautec, branche plus expérimentale du label des Jardiniers.Comme si Hautec, après avoir courtisé les DJ avec des galettes en vinyle, sentait le moment venu au grand public \u2014 aujourd'hui plus réceptif au house et au techno pointilleux \u2014 d'avoir accès aux Akufen, Deadbeat, DJ Champion et consorts.De plus, il s'agit du premier témoignage audio de Mightykat, une amoureuse de la musique électronique qui a rôdé dans l'arrière- scène pendant quelques temps avant de frotter elle-même du disque et de l'aiguille, il y a trois ans.« Alain Mongeau, Martin Dumais (des Jardiniers, patron de Haute Couture/Hautec), je les connais depuis longtemps, raconte Mightykat.J'ai eu la chance de jouer assez tôt dans des petits partys, entre amis.» Derrière son passage de l'avant à l'arrière des tables tournantes, il y a eu les coups de pied au derrière de DJ Maüs, que Mightykat considère un peu comme son mentor.« Elle m'avait dit ça comme ça, avant même que je commence à mixer : toi, tu va devenir une bonne DJ ! » Elle ne s'est pas trompée, Maüs.Après les partys privés vint le Jingxi, le High Bar, puis le Laïka, devenu son deuxième chez-soi si on peut dire, où cette entrevue a d'ailleurs été réalisée.Son talent de mixeur qui s'est vite révélé au public montréalais féru de house minimal et de tech-house.Mightykat ne se gêne pas pour dire que l'entourage dans lequel elle a trempé a influencé sa musique.« Tous les artistes sur le disque, je les connais, je les aime et je les respecte beaucoup ! » Lors de son voyage de perfectionnement en Angleterre et en Allemagne, elle a joué avec Swayzak et retrouvé Marcus Nikolaï, deux artistes influents de la scène minimale et tech-house.« Jamais je ne croyais pouvoir sortir un album aussi rapidement, concède Mightykat, en mesurant sa chance.C'est vrai que mon ascension a été assez rapide.Mais je crois que j'ai encore beaucoup à apprendre, je découvre encore beaucoup de choses.Mais de la musique, j'en mange et je sais enfin que ma place est là-dedans.» Lancement ce soir (21h) à la SAT (305, rue Sainte-Catherine Ouest), avec Safety Scissors, Maüs et Mike Shannon.Entrée : 4 $.P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale NOS DEUX musiciens et cinéphiles avertis \u2014 dissimulés sous le nom de Wetfish \u2014 reviennent au Musée d'art contemporain avec une version améliorée de leur relecture du classique de Fritz Lang.Le fameux Metropolis sera présenté aujourd'hui dans le cadre du Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias, en lieu et place de New York, tel qu'originalement prévu.« Lorsque l'organisation de Québec-New York nous avait approchés pour refaire un muet, raconte Sandro Forte, le film s'est en quelque sorte imposé à nous.Dans le choix de films que nous avions proposés, il s'agit du premier à avoir fait l'unanimité.Et puis, l'histoire veut que Fritz Lang se soit trouvé dans la baie d'Hudson deux ans avant le tournage de son film.En regardant New York de son bateau, il a eu l'idée de Metropolis.» Qu'à cela ne tienne, les discussions menées depuis cet été avec l'organisation du FCMM ont débouché à cette présentation.Une version refaite à neuf de leur première relecture (présentée en 1999 à l'Impérial) du classique allemand.« Disons que la version de 1999 était un premier jet, conçoit James Duhamel, l'autre moitié de Wetfish.Le travail que nous allons présenter dimanche est un deuxième montage, inspiré du premier.Il y a beaucoup d'améliorations, on s'est fait plaisir avec celui-là.» Alors que la première tentative projetait la version la plus connue du film (un montage de deux heures présenté depuis les années 70, précise Sandro), cette nouvelle version de Metropolis est carrément un remix.Présenté sur plusieurs écrans (un central, deux latéraux), le duo s'est aussi permis d'éditer le film, d'y enlever les intertitres pour les remplacer, à l'occasion, par des sous-titres.Quelques effets de coloration, des audaces au niveau de l'enchaînement des scènes, ayant pour résultat une version plus punchée et un peu allégée.« Cette fois-ci, indiquent-ils, on s'est attaqué à l'image, en relation avec la musique.D'un côté comme de l'autre, il y a eu une réinterprétation.» Mais le travail le plus important s'opère au niveau de la musique.La bande sonore a été élaborée, arrangée spécialement pour l'occasion.À partir du premier jet réalisé en 1999, Wetfish est retourné en studio pour enregistrer une version « définitive » de la musique (laquelle paraîtra sous forme de DVD), en compagnie notamment de Sébastien Croteau (chants de gorges) et Patrick Graham (percussionniste de Ramasutra).Le film Metropolis a stimulé l'imagination de plusieurs musiciens, notamment Philip Glass (qui en a fait une trame sonore) et le maître du techno de Detroit Jeff Mills (un bon album de techno, qui colle néanmoins mal au film lui-même).Wetfish allie sa musique et ses structures électroniques \u2014 supervisées par Duhamel \u2014 à des lignes mélodiques jouées au piano, au violoncelle, et renforcées par des percussions live et la voix profonde de Croteau.« On a aussi voulu rendre un hommage à la musique de film, qui est un art à part entière, insiste Sandro Forte.La musique est originale à 95 %, mais on fait un clin d'oeil à Georges Delerue, le compositeur favori de Truffaut », un clin d'oeil qui prend la forme du thème de Le Mépris de Godard, celui-là qui a été récupéré pour la pub télé de l'exposition Picasso érotique, du Musée des beauxarts.Avis aux puristes du muet, le travail de Wetfish ne se veut pas une appropriation de l'oeuvre de Lang.« On ne sent pas du tout qu'on fait un sacrilège, souligne Forte.C'est plutôt une forme de respect pour ce grand cinéaste.On est content de faire redécouvrir ce film, peut-être même à un nouveau public.» Un film qui, presque 70 ans plus tard, fascine encore les foules.« C'est à cause des références à la religion ou à la lutte des masses, croit James Duhamel.Et au niveau du montage, de la façon de filmer, c'était très innovateur.Et même pour un public varié, au niveau de l'esthétique, il y a quelque chose de très futuriste, d'encore très actuel.À l'époque pour eux, c'était de l'expérimentation.Mais pour nous, aujourd'hui, ça demeure du beau cinéma, avec de bons effets.» METROPOLIS, de Wetfish, aujourd'hui à 16h et 21h, au Musée d'art contemporain.Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Mightykat G É N I E S EN HERBE #960 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F- CINÉMA FRANÇAIS 1 Qui interprétait le rôle-titre dans le film La Femme Nikita de Luc Besson?2 Quel coréalisateur de La Cité des enfants perduest l'auteur du quatrième volet de la série Alien?3 À quel musicien le film Le Roi danse est-il en partie consacré?4 Quelle série de massacres non résolus sert de toile de fond au film Le Pacte des loups?5 Quel acteur est la vedette des films Doberman et Le Libertin?A- QUÉBEC EN LUTTE! 1 Sous quel nom les Québécois connaissaient-ils celui que les Français nommaient Dédé le catcheur, de son vrai nom André-René Roussimoff?2 Quel champion lutteur d'origine polonaise fut aussi un commentateur télévisé émérite dans les années 1980?3 Quel lutteur, qui connut la gloire avec son frère, fut un temps président de la Ligue de hockey junior majeure du Québec?4 Sous quel nom connaissons- nous mieux le lutteur Lionel Giroux?5 Quel lutteur fut aussi animateur d'une émission télévisée où il interprétait un pirate?5 Quel collectif racontait l'histoire de celui qui est né à côté de chez Jésus dans le film The Life of Brian ?D- TÊTE 1 Quelle partie de la tête de l'animal donne son nom à celui qui manque de savoir- vivre?2 Qui était à la tête du CIO lors des jeux de Montréal?3 Quel mot d'ancien français, signifiant tête, désigne aujourd'hui celui qui dirige?4 Quelle partie de la tête, resemblant à des cornes de plumes, différencie les chouettes des hiboux?5 Quel film, qui remporta l'Oscar de 1991, arborait le papillon nommé Sphinx tête de mort sur son affiche?B- CAPITAINE 1 Quel personnage accompagnait généralement le capitaine Bonhomme dans ses aventures?2 Sous quel nom est mieux connu le bluesman québécois Pierre Leith?3 Quel groupe britannique était dirigé par le Captain Sensible?4 Quelle série animée mettait en vedette un groupe rock féminin qui cohabitait avec une boule de poil du paléolithique?5 Quel poète américain du XIXe siècle est l'auteur de Oh Captain, my Captain?E- DIRECTION, MARS! 1 Quelles deux sondes, dont le nom rend hommage aux explorateurs scandinaves, furent envoyées vers Mars en 1976 et 1977?2 Quel gaz forme 95,3 % de l'atmosphère de Mars et une bonne partie de chacune de nos expirations?3 Quel est l'équivalent grec du dieu Mars?4 Quelle sonde américaine réussit finalement à se poser sur Mars et à prendre des photos du sol en 1997?5 Quelle lune de Mars donna son nom aux deux vaisseaux soviétiques inhabités qui tentèrent d'y atterrir sans succès en 1989?Actrice française?G- C'EST LA FIN! 1 Quel était le nom du dernier empereur chinois?2 Qui est l'auteur de la pièce Fin de partie?3 Qui fut le dernier roi de Rome, avant l'institution de la république?4 Quel adjectif désigne ce qui est avant-dernier?5 Quelle bataille, annoncée maintes fois, entre autres dans l'Apocalypse, verra l'affrontement final des forces du bien et du mal?C- RELIGIONS DANS TOUS SES ÉTATS 1 Qui tenait la vedette avec Michel Serrault dans le film de Jean Yanne: Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ?2 Quel nom partagent l'ange de la mort dans la tradition musulmane et le chat de Gargamel, ennemi juré des Schtroumpfs?3 Quel nom donne-t-on à la lecture marxiste du christianisme née dans les années 60 en Amérique du Sud?4 Quelle congrégation religieuse doit son nom aux quolibets provoqués par l'alcoolisme de l'ex-mari de la fondatrice, Marguerite d'Youville?H- IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Homme politique algérien né à Marnia, en 1916.2 Il fit ses débuts dans l'armée française, dans laquelle il combattit pendant la deuxième Guerre mondiale.3 En 1952, il se joint au Front de Libération Nationale et sera un joueur important dans l ' i n - dépendance de l'Algérie.4 Fait prisonnier par la France en 1956, il ne sera libéré qu'en 1962.Cette même année, il devient le premier président de l'Algérie indépendante.Auteur?GEN21OE SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1001B1021 B10 21 octobre 7LP1001B1021 ZALLCALL 67 01:06:59 10/21/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 2 1 O C T O B R E 2 0 0 1 DICTIONNAIRE DES MOTS CROISÉS Lise Beaudry - 19,95$ Noms propres et communs 2 mots 7, chemin Bates, Outremont (Québec) H2V 1A6 Tél.:(514) 270-1746 www.quebecoreditions.com Pour réussir toutes vos grilles En vente dans les librairies et les bons magasins 2994720A - 115 - Du côté sud, à l'extrémité du Service de consultation externe, on trouvera un édifice séparé des autres: une chapelle où l'on célébrera les naissances et les décès.Les plans actuels prévoient un vitrage, un peu comme celui d'une serre.Au rez-de-chaussée de la chapelle, il y aura un bassin pour les parturientes3 .Le tout sera recouvert d'un grand dôme de verre.Les gens pourront s'élever à l'intérieur de celui-ci et s'y faire projeter ce qu'ils désirent (par exemple, ce qu'ils souhaitent voir avant de mourir) sur le dôme qui surplombera leurs têtes.Un sentier partira de cet édifice en direction ouest, vers un grand champ de blé.Les visiteurs descendront graduellement vers celui- ci, jusqu'au niveau des épis.Du côté opposé au Service de consultation externe s'élèvera une série de bâtiments en l'honneur d'actes de la vie quotidienne tels la moisson et les repas.On pourra soigner à cet endroit les déséquilibres sensoriels chroniques.Comme le Service de consultation externe, la quasi-totalité des bâtiments dont la façade tourne le dos à la cour sera intégrée dans un monticule de terre.La structure des espaces principaux sera similaire à celle des os de l'aile d'un oiseau.En soutenant escaliers, toboggans et clinique, chaque poutre et chaque montant auront une utilité bien définie dans leur aménagement spatial.À l'extrémité sud se dressera une tour réservée aux douches, et à d'autres chambres pour le personnel et les patients.Le dessus de la tour offrira une combinaison de château d'eau et d'observatoire.Des plantes grimpantes de la région pousseront autour de celui-ci afin de conserver la fraîcheur de l'eau.À l'extrémité du sommet de la tour, on conservera dans un grand coffre un assortiment d'éléments gonflables qui feront fonction de boîte à surprise lors d'événements spéciaux.Ces éléments imiteront la forme d'un bonnet d'âne ou de fou du roi.En bas, le long de la tour, sera construite trouvera la clinique d'oto-rhino-laryngologie.Chacune de ses salles d'examen sera conçue de manière à expliquer aux visiteurs la fonction des organes qu'ils sont venus faire traiter.Par exemple, dans la salle d'oto-rhino, ils pourront toucher un tympan de la taille d'une timbale d'orchestre.S'ils ont besoin des soins d'un oculiste, ils entreront dans une pièce en forme d'énorme globe oculaire.Ils pourront également «toucher» les éléments qui changent la lumière en impulsions électriques.L'espace, situé entre les deux rangées de bâtiments, créera une série de cours, la première formant un cercle défini par des monticules de terre qui s'effileront jusqu'au sol, vers l'extrémité nord des bâtiments.À travers les deux rangées de bâtiments, une cour en coin partira du périmètre du cercle vers l'entrée du Service de consultation externe.Là, ce coin explosera en gerbe pour descendre dans une cour carrée, recouverte de gravier.(Sous les escaliers un tunnel reliera le Service de consultation externe au reste de l'Institut.) À l'intérieur de la plus grande cour gravillonnée, un long rectangle gazonné, parfaitement plat, sera utilisé pour toutes sortes de jeux.une grande serre où des bassins de décantation débordant de plantes recycleront les eaux usées pour en faire de l'eau potable et un riche compost utilisable dans les jardins.Elle affectera la forme d'un sphinx accroupi.L'intérieur rappellera l'estomac de Monstro (la baleine où Pinocchio s'est retrouvé enfermé).Une telle disposition permettra aux patients de visualiser de manière vivante la fonction de la pièce.Au nord de la serre et de la tour se trouveront les cuisines, où le personnel et les patients prépareront les aliments recueillis dans les jardins de Gesundheit.Le long de celles-ci s'ouvrira une salle à manger en forme de basilique, structurée autour d'arbres de douze mètres de haut, que l'on aura ramassés dans la forêt et dont on aura conservé branches et écorce.Les endroits où les branches se rejoignent créeront des ponts et des observatoires, des lofts et des balcons.Au bout de cette construction, on découvrira une cheminée monumentale et, au-dessus de celle-ci, un étage réservé à la danse et à diverses activités récréatives.Au nord de la salle à manger, on 3.M.Sellers fait ici allusion aux adeptes de la Méthode Leboyer, où la parturiente accouche dans un bain d'eau tiède.(N.D.T.) À S U I V R E © Les Éditions internationales Alain Stanké, 2000 ROM21OE BEN LA DÉVEINE FRANK ET ERNEST PEANUTS PHILOMÈNE GARFIELD FERDINAND 7LP1102B1021 B11 21 octobre 7LP1102B1021 ZALLCALL 67 01:13:01 10/21/01 B LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 2 1 OCTOBRE 2001 .B 1 1 SPECTACLES Le film belge Pauline et Paulette prime au Caire Agence France-Presse LE CAIRE .Le film belge Pauline et Paulette de la realisatrice Lieven Debrauwer a obtenu hier le prix du meilleur film de la 25e edition du festival international du film du Caire.Le deuxieme prix a ete decerne au film roumain God kisses us on the mouth everyday du realisateur roumain Sinisa Dragin qui a obtenu egalement le prix du meilleur realisateur.Le film iranien La moitie cachee de la realisatrice Tahimeh Milani a obtenu le prix special du jury pour la creation artistique.Tahimeh Milani avait ete arretee fin aout en Iran, puis relachee debut septembre, apres que le contenu de son film eut ete mis en cause par les autorites iraniennes.Le long metrage, termine cette annee, evoque les souvenirs d'une femme mariee a travers une liaison romantique avec un rebelle, apres la revolution islamique de 1979 en Iran.Le prix Naguib Mahfouz pour la premiere oeuvre a ete attribue au realisateur neerlandais Tjebbo Penning pour son film Morlang.L'Americain Cameron Crowe a obtenu le prix du meilleur scenario pour son film Almost famous alors que le prix du meilleur acteur a ete attribue au Neerlandais Paul Freemon pour sa performance dans Morlang.L'Iranienne Niki Karimi a obtenu le prix de la meilleure actrice pour son role dans La moitie cachee.Le film egyptien Memoires d'une adolescente de la realisatrice Innas Al-Deghaidi a obtenu le prix du meilleur long metrage arabe.Salles de repertoire AVEC UN GRAND A - L'ENFER DE L'AGE D'OR Cinematheque quebecoise (salle Fernand- Seguin): 19h.BROTHERS QUAY 11 Cinematheque quebecoise (salle Claude- Jutra): 18h30.DE LA VIE DES MARIONNETTES Cinematheque quebecoise (salle Claude- Jutra): 20h30.Danse PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) La Dame de pique, concept et choregraphie de Kim Brandstrup, adapt.et musique originale de Gabriel Thibaudeau, d'apres l'opera La Dame de pique, de Tchaikovski.Creation des Grands Ballets Canadiens de Montreal.Mar., mer., jeu., 20h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Charmaine Leblanc: 19h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, David Carle, baryton.CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Dim., 15h30, Claire Ouellet, pianiste.Beethoven, Schumann, Liszt.SANCTUAIRE DU SAINT-SACREMENT (500, Mont-Royal E.) Dim., 14h, Ensemble instrumental Appassionata.Dir.Daniel Myssyk.Vivaldi, Mozart, Mendelssohn, Chostakovitch.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montreal.Dir.Charles Dutoit.Chantal Juillet, violoniste.Symphonie no 68 (Haydn), Concerto pour violon (Liebermann), Symphonie no 8 (Inachevee) (Schubert), Suite no 2 de L'Oiseau de feu (Stravinsky).Dimanches en musique.UNIVERSITE McGILL (Redpath Hall) Dim., 15h, Joanne Kolomyjec, soprano.Au piano: Janina Fialkowska.Melodies de Balakirev, Rubinstein, Rachmaninov, Rimsky-Korsakov, Glinka, Borodine, Glazounov, Cui, Tchaikovsky.GRAND SEMINAIRE Dim., 15h, Marc-Andre Doran, organiste.Grigny.ECOLE VINCENT-D'INDY Dim., 15h30, Henri Brassard, pianiste, et quatuor a cordes.Quatuor op.16 (Beethoven), Quatuor (Debussy), Quintette op.81 (Dvorak).Benefice, Fondation Vincent-d'Indy.Theatre THEATRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) L'Avare, de Moliere.Mise en scene de Alicr Ronfard.Avec Pierre Collin, Linda Sorgini, Henri Chasse, Gabriel Sabourin, Maxime Denommee, Jacques Girard, Jacques Lavallee, Catherine Florent, Geoffrey Gaquere, Jacinthe Lague et Marcel Pomerlo.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THEATRE DU RIDEAU VERT (4664, St- Denis) Une si belle chose, de Jonathan Harvey.Trad.de Maryse Warda.Mise en scene d'Eric Jean.Avec Marc Beaupre, Isabelle Roy, Marie-France Lambert, Hugues Fortin et Frederick de Grandpre.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim.: 15h.THEATRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins e.) Six personnages en quete d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scene de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josee Bastien, Pater Btakliev, Eric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie-Josee Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Helene Loiselle, Igor Ovadis, Marc-Andre Piche et Sacha Samar: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Le Cid maghane, de Rejean Ducharme.Mise en scene de Frederic Dubois.Avec Eva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie- Christine Lavallee, Tova Roy, Ludger Cote, Christian Michaud, Fabien Cloutier.Ven.: 19h30.LA LICORNE2.3 (4559, Papineau) La Reine de beaute de Leenane, de Martin Mc Donagh.Trad.de Fanny Britt.Mise en scene de Martin Faucher.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La terre est tellement grande., de Margaret Mc Brearty.Mise en scene de Nadia Drouin.Dim.et lun., 20h.ESPAGO GO (4890, St-Laurent) La Poste populaire russe, de Oleg Bogaev.Du mar.au sam., 20h.- Vania, d'Howard Barker, a partir d Oncle Vania de Tchekhov: 22h30.Presentation du Theatre de l'Opsis.YING CHEN, DANY LAFERRIERE, ALBERTO MANGUEL, KEN WIWA, MOSES ZNAIMER Passages vers le Canada LES AUTEURS CANADIENS PARTAGENT LEURS HISTOIRES D'IMMIGRATION PRESSE Le recueil de nouvelles paraitra bientot dans La Presse.TELEVISION Les entretiens avec les auteurs sont diffuses le lundi sur Book Television et le mercredi sur Canadian Learning Television.WEB Partagez votre propre histoire d'immigration sur le site www.passagesverslecanada.com Un projet educatif de l'Institut Dominion.2999105A .Remplissez la grille et le coupon de participation.Retournez le tout avant 17 h, le mercredi 7 novembre 2001 a l'adresse indiquee.Un tirage au sort, parmi tout le courrier recu, determinera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.Les reglements du concours sont disponibles a La Presse.La solution de la Grille Blanche sera publiee le mardi 13 novembre dans le cahier des Sports et la liste des gagnants le vendredi 16 novembre 2001 dans l'edition reguliere de La Presse.Pour participer Nom: Age: Adresse: App.: Ville: Code postal: Tel.(res.): Tel.(travail): Courriel : Concours GRILLE BLANCHE 21 .10 .01 La Presse, Ltee C.P.11618, succursale Centre-ville, Montreal (Quebec) H3C 5W5 5gagnants meriteront un magnifique sac a dos La Presse.PM17 7LP1201B1021 B12 - DIMANCHE - WEZ0 7LP1201B1021 ZALLCALL 67 01:05:41 10/21/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 2 1 OCTOBRE 2001 Le canard noir: le plusabondant au Québec À TIRE-D'AILE Nouvelles encourageantes cette année au sujet du canard noir : la période de reproduction a été propice et, cet automne, le nombre de jeunes par adulte était de 2,7, selon les chiffres préliminaires provenant des stations de baguage du Service canadien de la faune.L'an dernier on n'avait compté que 1,1 jeune par adulte, soit la plus basse proportion de jeunes dans la population depuis une quinzaine d'années.Par contre, ce chiffre a déjà atteint un sommet de 6,9 jeunes en 1995.Comme c'est le cas chez une foule d'oiseaux, la productivité de l'espèce varie considérablement d'une année à l'autre, fluctuations surtout attribuables au temps qui sévit quand les oeufs sont sur le point d'éclore.Chez le canard noir, l'éclosion de tous les oeufs de la couvée survient habituellement dans une période de quelques heures, après quoi les petits quittent tous le nid ensemble.Ce sont des oiseaux nidifuges.(Le terme nidicole s'applique pour les oisillons qui restent au nid jusqu'au moment de leur envol, comme le merle d'Amérique, par exemple).Un temps pluvieux et froid durant cette période critique provoque habituellement de véritables hécatombes chez les petits.Non seulement les oisillons inexpérimentés doivent-ils alors trouver leur nourriture dans des conditions défavorables, mais le duvet qui recouvre leur petit corps ne suffit plus à les protéger adéquatement contre le froid, et cela en dépit de la protection de leur mère.Il n'en reste pas moins que, malgré le taux de mortalité qui peut parfois atteindre 90 % des oisillons, des prédateurs naturels qui s'en prennent aux oeufs (mouffettes, renards, corneilles, ratons laveurs) ou aux jeunes (rapaces, brochets) et de sa place importante au tableau de chasse, le canard noir reste le canard le plus répandu au Québec, explique Daniel Bordages, biologiste au Service canadien de la faune (SCF).Les inventaires réalisés cet été par le personnel du SCF indiquent que les effectifs atteignaient environ 240 000 couples nicheurs, dont la moitié se retrouve en forêt boréale, le territoire où les données sont recueillies.En raison justement des fluctuations des taux de reproduction, la population avait baissé à 120 000 couples en 1993, mais elle était de 315 000 au printemps 2000.Il faut rappeler aussi que, même si des restrictions importantes ont été imposées aux chasseurs en 1990, (une limite de deux canards noirs par jour au lieu de six), cette espèce figure encore dans le peloton de tête du tableau de chasse.L'an dernier, par exemple, le colvert maintenait toujours la première position avec 30 % de la récolte totale de canards au Québec suivi de la sarcelle d'hiver (sarcelle à ailes vertes) et du noir.L'année précédente, par contre, à cause d'une plus grande productivité de l'espèce, le canard noir se retrouvait au deuxième rang parmi les canards abattus (19,2 % soit 49 000 oiseaux) après le colvert (30 % : 76 000 oiseaux) et avant la sarcelle d'hiver (13 % : 32 000 oiseaux).Signalons par ailleurs que 75 % des oiseaux abattus au cours de l'automne sont des jeunes de l'année.Un oiseau autrefois très rare au Québec Le canard noir se distingue de son proche cousin, le canard colvert, par son plumage brun très foncé, presque uniforme sur tout le corps sauf la tête et le cou qui sont plus pâles, par ses pattes rougeâtres ou brunes et par le miroir (partie inférieure de l'aile) d'un bleu très foncé métallique.Autre trait caractéristique : une ligne noire traverse l'oeil à partir du bec jusqu'à l'arrière de la tête.Le palmipède s'identifie aussi en vol par la blancheur du dessous de ses ailes, très contrastante par rapport au coloris de l'ensemble du plumage.Pour sa part, le colvert mâle a une livrée très particulière, avec son cou vert délimité par une ligne blanche, sa poitrine marron, son miroir bleu ciel délimité par deux lignes blanches et son plumage brun pâle et gris.Le canard mâle noir et les femelles des deux espèces peuvent toutefois être confondus assez facilement.Maman colvert est cependant beaucoup plus pâle et le miroir bleu est aussi délimité par deux bandes blanches, souvent perceptibles quand l'oiseau est au repos.Les deux espèces sont de taille semblable, mais leur aire de nidification diffère.Au moins la moitié de la population de canards noirs se reproduit dans la forêt boréale, alors qu'une infime partie des colverts niche dans le même milieu.Le noir niche aussi dans la taïga et dans la vallée du Saint-Laurent.Mais dans le couloir fluvial, les effectifs ont considérablement baissé au cours des dernières décennies et c'est le canard colvert qui domine aujourd'hui.Le nombre total de canards (les deux espèces confondues) reste toutefois similaire à ce qu'il était dans le passé.Il y a une trentaine d'années, le colvert était tellement rare au Québec que les ornithologues amateurs se déplaçaient pour aller observer les rares spécimens qui étaient signalés.Les raisons de cette progression ne sont pas encore très claires.On croit que le colvert est plus agressif pour occuper un habitat qui lui convient.À une certaine époque, les scientifiques avançaient que les femelles noires étaient subjuguées par les mâles colverts beaucoup plus flamboyants que leurs cousins.Si bien que les oiseaux d'origine étaient progressivement remplacés par des hybrides.Mais selon le biologiste Bordages, des études plus approfondies ont démontré clairement que le processus d'hybridation affectait autant une espèce que l'autre, les femelles colverts et noires ne se gênant pas l'une et l'autre pour accepter les avances de leurs cousins respectifs.Un isolement géographique Répandu dans le nord de l'hémisphère boréal, aussi bien en Europe qu'en Asie et en Amérique du Nord, le canard colvert est l'ancêtre de nos canards domestiques.Au cours des millénaires, le colvert serait devenu une espèce distincte dans l'est de l'Amérique du Nord, en raison de son isolement géographique, le colvert étant confiné à l'origine aux prairies de l'Ouest.Cela expliquerait d'ailleurs la grande parenté génétique des deux espèces et la facilité avec laquelle elles peuvent se reproduire entre elles.Typiquement nord-américain, le canard noir est répandu dans l'est de l'Ontario mais, dans la région des Grands Lacs, il aurait cédé la place au colvert depuis un bon moment.Le Québec compte pour la moitié de la population globale, les Maritimes, pour 35 %.On retrouve 10 % des effectifs dans les États limitrophes du Maine, du New Hampshire, du Vermont et de New York.Dans la forêt boréale québécoise, la moitié des couples nicheurs s'installe sur les rives de petits lacs de moins de 10 hectares alors que l'autre moitié affectionne plus particulièrement les abords des ruisseaux et des rivières.Chaque couple produit de six à 12 oeufs par année.Les petits se nourrissent surtout d'insectes aquatiques, mais vont progressivement manger des plantes aquatiques en vieillissant.Les jeunes peuvent se reproduire le printemps suivant leur naissance et c'est la femelle qui s'occupe des petits.Les canards noirs suivent deux voies migratoires distinctes, les oiseaux de l'Ontario et de l'Abitibi passant au-dessus des Grands Lacs pour se rendre du Michigan jusqu'au Tennessee, mais surtout dans le Wisconsin.Les oiseaux nichant plus à l'est se dirigent vers les marais côtiers de l'Atlantique, à partir de la Nouvelle Écosse et les États de la Nouvelle- Angleterre.Mais c'est le New Jersey qui en accueille le plus grand nombre.Photo Canards Illimités Même si sa productivité peut fluctuer considérablement d'une année à l'autre, le canard noir reste le canard le plus abondant au Québec.Au printemps dernier on comptait environ 480 000 nicheurs et la productivité estivale s'évalue cette année à environ 2,7 jeunes par adulte.L'éclosion de tousles oeufs survient habituellement dansune période de quelqueshe ures, aprèsquo i lesp etits quittent tousle nid ensemble.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Le canard colvert reste l'espèce la plus abondante au tableau de chasse au Québec, notamment parce que l'espèce est surtout chassée dans la vallée du Saint-Laurent, là où se reproduit la presque totalité de l'espèce au Québec.Semblable aux canards noirs, la femelle colvert se distingue notamment par son miroir (la partie inférieure de l'aile) de couleur bleu ciel et limité par deux bandes blanches.LE CARNET D'OBSERVATION Un dimanche de roitelets BEAUCOUP de roitelets, dimanche dernier, chez moi, à l'occasion de la migration.Au cours de cette journée de grands vents, il en est passé des dizaines sur le terrain, à voleter sans cesse de branche en branche, en quête d'insectes ou de larves.Nichant presque exclusivement dans les forêts de conifères, ces oiseaux enjoués et minuscules (à peine sept grammes) sont toujours en mouvement, si bien qu'il est difficile de les observer un long moment avec des jumelles, même s'ils sont peu farouches.Dimanche, je n'ai pu voir que des roitelets à couronne dorée, même s'ils voyagent habituellement en compagnie du roitelet à couronne rubis, une autre petite créature sympathique.Le trait caractéristique qui distingue les deux espèces est cette ligne noirâtre de part et d'autre de la tête et ce sourcil blanc au-dessus de l'oeil présent chez le roitelet à couronne dorée et absent chez son cousin.Chez le premier, la couronne est constituée d'un trait jaune vif chez la femelle et orangé chez le mâle.Parfois la tache orange est située à l'arrière du trait jaune et à peine visible.Le roitelet à couronne rubis mâle possède une tache rouge sur la tête mais elle est souvent très difficile à voir.La migration des parulines touche actuellement à sa fin, sauf dans le cas de la tardive paruline à croupion jaune.Par contre, les grives des bois, les bruants à couronne blanche, les juncos ardoisés et les bruants à gorge blanche sont en pleine effervescence.Desoiesdesneigesà Saint-Jean LA MIGRATION des palmipèdes est loin d'être terminée et de nombreuses oies des neiges et bernaches du Canada sont signalées, tout près de Montréal, sur le Richelieu, à Saint-Jean, indique Pierre Bannon, responsable de la compilation des oiseaux inusités pour la Société québécoise de protection des oiseaux.Suffit de passer le pont de l'autoroute 35, à Saint-Jean, et de prendre la rue Cayer qui mène au bord de l'eau.Les oies peuvent parfois être observées à quelques mètres de distance seulement, et même sur le bord de l'eau, à l'occasion.En fin de semaine dernière, Pierre Bannon a aussi observé à cet endroit six oies de Ross dont deux jeunes avec leurs parents, un fait rarement sinon jamais signalé au Québec.Cette espèce niche dans le nord-ouest du Canada et transite habituellement dans l'Ouest pour hiverner en Californie.D'autres oiseaux aquatiques commencent aussi à arriver dans la région de Montréal, signale l'ornithologue amateur, notamment les huards, les grèbes et les macreuses.Moqueur roux en vue MARIO DÉRY, de Daveluy, près de Drummondville, s'interroge sur la présence d'un couple de moqueurs roux près de chez lui, des oiseaux qu'il n'avait jamais vus auparavant dans son patelin.Oiseau d'un roux éclatant comme le dit avec justesse, Roger T.Peterson dans son guide Les Oiseaux de l'est de l'Amérique du Nord, le moqueur roux passe rarement inaperçu, d'autant plus qu'il n'est pas abondant.Ce bel oiseau à longue queue, à la poitrine beige bariolée de nombreux traits bruns, et au bec recourbé est pourtant assez commun dans le sud-ouest du Québec, au sud du Saint-Laurent ainsi que dans les Basses- Laurentides.On peut en apercevoir assez régulièrement sur la Rive-sud de Montréal.Répandu dans l'est du continent à partir des Rocheuses jusqu'à la côte atlantique, et du sud du Canada jusqu'au golfe du Mexique, le moqueur roux affectionne les champs en régénération.Il émet un chant délicat, particulier, moins aigu que celui du moqueur polyglotte.Côté imitation, il est moins talentueux que son célèbre cousin, mais sait reproduire le chant ou le cri du cardinal rouge, du pic flamboyant, de certains troglodytes et du merle d'Amérique, de l'oriole de Baltimore, du carouge à épaulettes, du bruant vespéral, du bruant des prés et du .moqueur polyglotte.Un spécimen a aussi pu apprendre à dire quelques mots et même des phrases.Si le moqueur roux n'est jamais abondant, on le rencontre fréquemment au sud du Québec, notamment dans la grande région métropolitaine.Illustration extraite de Les Oiseaux de l'est de l'Amérique du Nord, publié chez aux éditions Broquet, avec l'autorisation de l'éditeur."]
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