La presse, 27 octobre 2001, D. Arts et Spectacles
[" 6LP0101D1027 d1 27 OCT 6LP0101D1027 ZALLCALL 67 01:27:55 10/27/01 B aussi à l'affiche : Fabuleuse Californie (514) 496-IMAX imaxvieuxport.com Une présentation de 2991530A 6LP0201D1027 D2 27 octobre 6LP0201D1027 ZALLCALL 67 01:24:20 10/27/01 B D 2 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 2 7 O C T O B R E 2 0 0 1 La porno a-t-elle un sexe?Bad girl dit oui et explique TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a L'affaire Bad girl connait enfin son denouement televisuel ce soir.Apres avoir investi 50 000 $ dans le projet, Tele-Quebec avait recule cinq jours avant la diffusion prevue, en mars dernier.Mario Clement, le directeur des programmes, jugeait que ses habitues de Tele- Quebec n'etaient pas habitues a ce genre d'images.Bad girl traite de la porno au feminin, celle faite par des femmes pour des femmes.On se demande a quelles sortes d'images M.Clement s'attendait pour illustrer le propos.Ce n'est pas Cornemuse.Mais ce n'est pas fait pour les enfants non plus.En tout cas, rien n'a ete censure dans le documentaire de Marielle Nitoslawska, base sur un essai de Nathalie Collard et Pascale Navarro.Et Tele-Quebec n'a pas pris de chance : c'est a 23 h 45 ce soir.Heureusement, c'est le jour ou on gagne une heure.C'est un document interessant avec moult temoignages de femmes et d'hommes sur la porno.Une industrie qui genere des revenus de 10 milliards par an en Californie, raconte l'anthropologue Bernard Arcand.Alors pourquoi les femmes ne profiteraient- elles pas de cette manne ?Au Danemark, le cineaste Lars von Trier a lance Pussy Power, une filiale de porno feminine.Aux Etats-Unis, une productrice fait la palette en offrant une serie de videos sur le plaisir feminin.Les femmes veulent generalement une porno sans violence et qui raconte une vraie histoire, contrairement a la plupart des films pornos traditionnels.Les images du documentaire vous montreront plein d'images revelatrices.Si les gros plans de vulves vous repugnent, ce film n'est pas pour vous.Mais comme l'explique un producteur : personne n'est jamais mort d'une overdose de porno.Les femmes peuvent aussi explorer des attitudes comme le masochisme.Il faut voir la scene du premier film de Catherine Breillat ou une jeune femme est victime d'un garcon qui manipule mechamment un ver de terre.Le film a ete interdit pendant 25 ans en France.La porno feminine est recente.Ainsi que les visites des femmes dans la section hard des clubs video.Il reste beaucoup de chemin a parcourir.Bad girl presente une scene fort comique.Nina Hartley, celle qui a decouvert le filon de la video porno educative, explique la methode pour faire jouir son partenaire.La camera descend et on decouvre qu'elle est en train de proceder a une operation manuelle sur un monsieur tout en faisant son discours.A 23 h 30, Sex-shop a TQS presente un voyage d'un groupe de Quebecois exhibitionnistes a Daytona Beach, en Floride.Cet episode devait etre diffuse en debut de saison, mais la productrice Anne-Marie Losique s'est rendu compte qu'elle n'avait pas obtenu toutes les autorisations des joyeux voyageurs.Concours de fesses et pyjama party sont a l'honneur.Montage rapide sur musique syncopee pour cacher sans doute les visages des gens qui n'ont pas signe la decharge.Pas de discours d'intellectuels ici, mais beaucoup de coups de langues.Incidemment, si vous vous rendez jusqu'a la fin du generique, vous remarquerez que Sex-shop est finance par nos taxes, via les programmes de credits d'impot federal et provincial.Les 7 d'or : Un gars, une fille et votre ami Ardisson CE SOIR A 22 h, TV5 diffuse La 15e Nuit des 7 d'Or, l'equivalent francais de notre Gala des Gemeaux, matine de Gala Metrostar.C'est-adire les choix de l'industrie et ceux du public.L'evenement honore les artisans du PAF (le paysage audiovisuel francais) avec sept animateurs : Michel Drucker, Jean-Luc Delarue, Patrick Sebastien, Christine Bravo, Laurent Ruquier, Daniela Lumbroso et le cher Thierry Ardisson, celui qui ne peut pas pifer l'accent quebecois.On ne risque pas d'entendre notre accent a l'emission, mais il y aura tout de meme du Quebecois la-dedans.Une des personnes selectionnees dans la categorie meilleur auteur ou scenariste est Chantal Renaud pour Fatou la Malienne.Mme Renaud est une Quebecoise qui a commence comme actrice et chanteuse ici .on l'a vue notamment dans L'Initiation .avant de faire carriere comme scenariste en France.Elle affrontera des grandes pointures : les scenaristes de La Bicyclette bleue, des Miserables et de Un pique-nique chez Osiris.Incidemment, Mme Renaud est une amie du premier ministre Bernard Landry, qui est en France a l'heure actuelle.Sera-t-il dans la salle ?Par ailleurs, la serie Un gars, une fille est en lice dans la categorie Meilleure emission de divertissement, choisie par les votes du public.Contre notamment Vivement dimanche de Michel Drucker.Le gala de ce soir montrera des episodes inedits de Un gars, une fille, version francaise.Et des parodies d'emissions.La diffusion en France a egalement lieu aujourd'hui.La longueur n'a pas ete annoncee.En France, ce genre de detail est sans importance.La tendance est a la baisse.SI LA TENDANCE SE maintient, la comedie politique lancee par TVA il y a deux semaines, ne connait pas autant de succes que Cauchemar d'amour , diffuse juste avant.Le premier episode de Si la tendance a attire 1 019 000 spectateurs la semaine derniere.Cette semaine, la maison de sondages Nielsen revele que l'auditoire a chute a 876 000.Juste avant, Cauchemar d'amour avec Marina Orsini attirait 1 284 000 personnes.Grosses pointures demain soir a la tele BEAUCOUP DE CIRCULATION demain soir a la tele.Radio-Canada commence son Gala de l'ADISQ a 19 h 30.Animation de Guy A.Lepage, comme l'an dernier, mais le groupe RBO, qu'on voit beaucoup ces jours-ci, ne viendra pas nous chanter une toune.L'an dernier, Bonjour la police avait fait lever le parterre.A 20 h, TVA contre avec une Comicographie de la populaire humoriste Lise Dion.Et Tele- Quebec honore le journaliste-animateur Paul Arcand au Plaisir croit avec l'usage.Photo ROBERT SKINNER, La Presse c Catherine Breillat, l'une des cineastes qui aborde la sexualite au feminin dans ses oeuvres, figure dans le documentaire Bad Girl, presente aujourd'hui a Tele-Quebec.Son premier film a ete interdit pendant 25 ans en France.CE SOIR 20H30 A TV5 ! Michel Rivard recoit Daniel Boucher ainsi que Edgar Bori et Mara Tremblay 2998749A VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Parlez-moi des hommes.Hockey / Flyers - Canadiens Le Telejournal Nouvelles du sport C.Charron (22:55) A la Maison- Blanche (23:25) Le TVA 18 heures Cinema / MAMAN, JE M'OCCUPE DES MECHANTS (5) avec Alex D.Linz, Olek Krupa Cinema / LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI (4) avec Julia Roberts, Dermot Mulroney Le TVA Sports (23:25) Grands Documentaires / Aux frontieres de la mort Le Septieme Cinema / THX 1138 (3) avec Robert Duvall, Donald Pleasence Cinema / CUBE (4) avec Maurice Dean Wint, Nicole de Boer (21:04) Cinema hors-circuit (22:45) Les Simpson Cinema / LE MASQUE DE ZORRO (4) avec Antonio Banderas, Anthony Hopkins Cinema / LE SUPPLEANT 2: LA FIN DES CLASSES (6) avec Treat Williams, B.D.Wong Le Grand Journal Sex-shop Pulse The Habs.e Talk Exhibit A Mysterious Ways Cold Squad Comedy Now! CTV News Pulse/Sport News Reg.Contact News Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Penguins Hockey / Canucks - Oilers College Football (15:30) ABC News MASH America's Funniest Home Videos Cinema / MY BEST FRIEND'S WEDDING (4) avec Julia Roberts News Access.College Football (15:00) News .Raymond Touched by an Angel Citizen Baines The District E.T.News NBC News Stargate SG-1 Dateline NBC Cinema / IN AND OUT (4) avec Kevin Kline, Joan Cusack Sat.Night The Long Trail.(17:30) As Time Goes Keeping up My Hero Black Adder Rock, Rhythm & Doo Wop Cinema / THE CORN IS.(4) BBC News The Editors Wall Street Mc Laughlin Rock, Rhythm & Doo Wop Chef Red Dwarf BBC News .Lens American Justice Law & Order Cinema / VICTORIA & ALBERT avec Victoria Hamilton, Jonathan Firth Palmares Gueule de star Thema / Vivre aux eclats Cinema / DITES-LUI QUE JE L'AIME (3) avec G.Depardieu (20:20) Palmares Ovation / Van Halen en.Arts, Minds StarTV Wholes.Nights in.The Life & Times of.The Big 30 Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde Teleromans PQ Biographies / Raymond Charette Pierre Legare - Guide de survie Cinema / LA VRAIE.(3) Maroc-zine Le Nostre.Zoom From Egypt Paysage.Vietnam Parse Vision CHAI Mtl The District Teleritmo In Focus Le Monde des affaires Introduction a l'art moderne Einblicke Grammaire .Internet Initiation a l'astronomie Le Monde a la carte How'd they do that?Storm Warning! Battlebots High Tech.Living.Exhibit A Into the Unknown Connection High Tech.Le sport.l'aventure D'ici &.Suivez le.Dominika Cite partant Les plus beaux voyages du.Golfs de.D'ici &.C.Dechambre / Zimbabwe .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) Mentors Honey, I Shrunk the Kids Cinema / HALLOWEENTOWN 2: KALABAR'S.Cinema / CHILDREN OF THE DAMNED (5) Drew Carey Seinfeld Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Mad TV Stargate SG-1 Andromeda The Simpsons Mutant X Heart of.Sat.Night Legendes.Frederic II Serie noire.Dieppe Institutions / Dupuis et Freres Cinema / LA CHASSE AUX SORCIERES (4) avec Peter Boyle, Burgess Meredith Secrets of State (2/3) Gladiatrix Savage Sister Haunted.Cinema / HELTER SKELTER (4) avec G.Di Cenzo, S.Railsback (1/2) War behind the Wire / Colditz The Goods Fashion File .Wheels .Homes Zoo Diaries Dogs, Jobs Tall Ship Chronicles / Diffusion de 2 episodes.Eros Duo Benezra Chic Planete Le Top 20 Musimax Musicographie / S.Bassey Diva Live 2001 / The One and Only Aretha Franklin Musicographie / S.Bassey Box Office Le Cimetiere Buzze Fax Concert Plus: Teen Choice Awards Groove Bouge BBC News Culture Shock Masters of Style / .Galliano @ The End Sat.Report Venture Files Rough Cuts / Shave It Baby.Antiques Roadshow Circuit PME Culture-choc Journal RDI La Facture Enjeux / Ritalin chez les plus vieux Le Telejournal .artistes Un the chez les talibans Zone libre / .mort imminente Sports 30 .Canadiens .circuit Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Sports 30 .Canadiens Hors-jeu Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci Amour et petits bonheurs Inspecteur Barnaby Clocking off Cinema / DANCE ME OUTSIDE (4) avec Ryan Rajendra Black Da Vinci's Inquest Cinema / SCREAM (4) avec David Arquette, Neve Campbell Sir Arthur Conan Doyle's.Robot Wars Relic Hunter Robocop: Prime Directives Cinema / RETURN OF.(6) Hockeycentral Sportscentral Golf / Senior Tour Championship Wrestling: WWF Live Sportscentral Golf Buick Challenge Unique.Volt Pour une chanson Ben Barka: l'equation.(1/2) Cinema / SOLOMON ET LA REINE DE SABA (5) avec Y.Brynner, G.Lollobrigida .(23:25) Maternity Ward / Fertile.Maternity Ward Trading Spaces Supermax Prisons World of Bounty Hunters Trading Spaces Football (15:30) Sportscentre Baseball / Serie mondiale: Yankees - Diamondbacks Sportscentre .(17:00) S.O.S.Fantomes Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique South Park Simpson Henri.gang Cultive et.Pyramide Journal FR2 Union libre / Catherine Jacob Studio TV5 / Daniel Boucher, Mara Tremblay (20:35) La 15e Nuit des 7 d'Or (22:05) Great Canadian Parks National Geographic Cinema / MARATHON MAN (3) avec Dustin Hoffman, Laurence Olivier Cinema / THREE DAYS OF.(3) (22:20) Loi du retour Les Copines C'est mon choix Fascinante Histoire.cerveau Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Trauma / Vie a l'urgence Cite Mag.Les Carnets de l'emploi 90 Minutes P.M Vos finances Quoi d'neuf, Charlemagne?.TV (17:30) Sabrina.Les Aventures de Sinbad Roswell Buffy.(21:40) Worst Witch Addam's.Scary but.Vampire.Buffy the Vampire Slayer Dead Last Scariest Places on Earth Star Trek: Deep Space 9 Star Trek: La Nouvelle Generation X Files/Anthologie X Files L'Ange noir Gr.Documentaires (23:45) Louise Cousineau 18:30 a - PARLEZ-MOI DES HOMMES.Denise Bombardier confesse Lise Dion sur ses amours.18:30 K - LE MASQUE DE ZORRO Film de cape et d'epee avec Antonio Banderas, Anthony Hopkins et Catherine Zeta-Jones.19:00 \\ - SOIREE GERARD DEPARDIEU D'abord un grand documentaire qui suivra l'acteur francais sur quatre tournages.Il se racontera depuis son chateau.Suivra a 20h30 Dites-lui que je l'aime, film qu'il a fait sous la direction de Claude Miller, tire d'un roman de Patricia Highsmith.20:00 3 - TELEROMANS P.Q.Les personnages qui aiment l'affrontement.Il sera notamment question de Scarfo, du Lion et des heros de Victor-Levy Beaulieu.20:30 r - LE MARIAGE DE MON MEILLEUR AMI Pour les fans de Julia Roberts, une comedie romantique qui fait oublier un froid samedi soir.22:00 P - LES 7 D'OR Les prix Gemeaux de la France.23:45 A - BAD GIRL Documentaire sur la porno faite par et pour les femmes.Tele- Quebec avait refuse sa diffusion la saison derniere.Il n'est pas censure.Gerard Depardieu 6LP0301D1027 D3 sam.6LP0301D1027 ZALLCALL 67 01:15:51 10/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 D3 The Gammick THÉÂTRE BILLET m c a s s i v i @ l a p r e s s e .c a Ils avaient tout.Le succès, l'argent, les hordes de groupies.Caustiques et irrévérencieux pour les uns, vulgaires et scatologiques pour les autres, ils ont marqué leur époque d'un humour décapant qui n'a pas été égalé.Un humour pas toujours fin, mais ô combien efficace, intelligent et contagieux.Puis, un jour de 1996, de sa voix nasillarde, Guy A.Lepage a décidé d'animer Besoin d'amour, un talk-show trop mauvais même pour TQS.Bruno Landry a pris les commandes de quiz moins allumés que la famille Slomeau.André Ducharme s'est fait une niche à Fais-moi rire, aux côtés du maître de l'ironie René Simard.Et Yves Pelletier s'est perdu dans la brume d'un film de vampires pas très comique.Le chef Groleau aurait été le premier à le reconnaître : la sauce post-RBO s'est vite gâtée.Comme Bo Derek, Rock et Belles Oreilles s'est retrouvé au rayon des idoles défraîchies.Ses ex-membres, des célébrités à la dérive utilisées comme faire-valoir par des émissions de seconde zone.Si RBO avait fait des petits, Guy, André, Bruno, Richard et Yves (peut-être pas Chantal) auraient fait les frais de sketches insolents de jeunes humoristes se moquant de leurs travers.Heureusement pour eux, on cherche toujours une relève aussi bête, méchante et talentueuse.Car si la plupart des ex-RBO se sont ressaisis (le génie d'Un gars, une fille ne fait pas de doute), ils continuent de se ridiculiser en participant à des émissions gaga telles Partis pour l'été ou La Fureur, ainsi qu'à des campagnes de publicité pour voitures spacieuses et familiales.Le plus grand groupe d'humoristes de sa génération a 20 ans.Vous étiez déjà au courant.Six ans après sa séparation, Rock et Belles Oreilles est plus présent que jamais.Deux disques, quatre cassettes vidéo, des DVD, une musicographie.Rien d'inédit.Et pour mettre l'eau à la bouche du consommateur averti, cinq émissions d'une heure à TVA, consacrées à la télévision, à la musique, à la politique, aux personnages.et à la publicité.Voilà bien le hic.Fidèle au poste lundi dernier, j'ai savouré les extraits de sketches hilarants de The Documentaire.Le hockey des aveugles, Génies en herbe, Snappe pis bourdonne.J'ai regretté la belle époque de ce rendez-vous hebdomadaire de mon adolescence en me gavant de morceaux trop courts mais extrêmement bien choisis.J'ai ri à en oublier la facture « publireportage complaisant » de cette opération de charme qui a poussé même les victimes (Guy Mongrain, Guy Fournier, etc.) à se ranger du côté des bourreaux.Puis, à la pause publicitaire, un concours.Un concours comme les autres, organisé par une revue à potins et une chaîne de restaurants, « avec la chance de gagner un voyage d'une semaine dans le Sud pour deux personnes ».Pour participer, il « suffit de répondre » au test « Comment mangez-vous vos beignes ?» Rien de bien étonnant.Si l'on ne s'étonne pas qu'un concours de mangeurs de beignes Dunkin' Donuts soit organisé avec le magazine 7 Jours et associé à.Rock et Belles Oreilles.Le sergent Bigras et son chien Rex commandités par une multinationale du beigne.Nous voilà bien loin de Bonjour la Police ! The Sketches, The Tounes, The Vidéos, The DVD, The Musicographie, The Documentaire, The Crème puff à la crème anglaise.Et quoi encore ?The Recettes de crastillon bien dégorgé pour le temps des Fêtes ?The Guide de survie aux fusions municipales par Mme Brossard de Brossard, bientôt de Longueuil ?On aimerait nous faire croire que la dernière campagne signée « Gammick international » témoigne d'un sommet d'autodérision.Que seul RBO est capable d'un cynisme aussi féroce.Ce serait fermer les yeux sur une entreprise de séduction commerciale orchestrée selon les règles de l'art par d'ex-pourfendeurs des règles et de l'art.Les zigs de Rock et Belles Oreilles ont fait de la télé, de la radio, des spectacles, des albums.Les voici devenus des gens d'affaires aguerris en quête de nouvelles clientèles.Monsieur Caron a oublié ses bobos pour devenir un as du marketing.« Le public nous a toujours associés à l'humour et souvent à RBO », se targuait la semaine dernière le directeur du marketing de Dunkin' Donuts, Pierre Moreau, pour qui le partenariat entre le fabricant de beignes et le groupe d'humoristes « est des plus naturels ».Et moi qui croyais que RBO se moquait de Dunkin' Donuts.Vingt ans plus tard, l'humour de Rock et Belles Oreilles est toujours aussi efficace.Autant, sinon plus, que sa stratégie de marketing.The Documentaire, cette série-souvenir qui se poursuit lundi prochain, ne m'a donné qu'une envie.Acheter toute la gamme des excellents produits Gammick international.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse © Yves Jacques et Élise Guilbault partageront la scène dans Une journée particulière : « Ce qui est heureux, c'est qu'on a probablement ce qu'il faut pour jouer ces personnages-là à ce moment-ci de nos vies.» Une complicité particulière ÈVE DUMAS À LES VOIR animer depuis deux ans le Gala des Jutra, on croirait qu'Élise Guilbault et Yves Jacques se donnent la réplique depuis la nuit des temps.Pourtant, ils n'avaient auparavant partagé la scène qu'une seule fois.Dix ans plus tard, les voici réunis pour jouer dans Une journée particulière, partition que l'on dirait taillée sur mesure pour le tandem.La pièce, qui fut d'abord un film d'Ettore Scola mettant en vedette Sophia Loren et Marcello Mastroianni, raconte un singulier 24 heures dans la vie d'Antonietta, épouse et mère « modèle », et de Gabriele, ex-animateur de radio congédié en raison de son orientation sexuelle et en route vers un camp de concentration.Mis à part le fait que l'un des deux amants est homosexuel, la particularité de cette histoire d'amour réside dans le fait qu'elle se superpose à une toile de fond politique très chargée, soit l'historique rencontre entre Hitler et Mussolini à Rome en 1938.Quel écho pouvaient bien retrouver dans ce récit d'amour et de fascisme nos deux comédiens québécois ?Celui de l'humanité, tout simplement, et de la parenté sentimentale.« Ce qui est heureux, c'est qu'on a probablement ce qu'il faut pour jouer ces personnages-là à ce moment- ci de nos vies, affirme Élise Guilbault.Il y a quelque chose qui me plaît de dire tous les soirs la vie d'Antonietta.Ce genre de sensibilité-là, de combat intérieur, de retenue, ces espèces de grands sentiments, j'étais mûre pour les dire.Et Serge (Denoncourt, metteur en scène) prend plaisir à entretenir et à confirmer une complicité de jeu qui est extrêmement capitale pour ces deux personnages-là.» « Moi, enchaîne Yves Jacques, au-delà de l'homosexualité du personnage bien sûr, je trouve que ce rôle me va bien parce qu'il est près de moi dans le sens de l'humanité, de la bonté.On m'offre souvent de jouer des méchants, des manipulateurs et là, Serge me fait accoucher une partie de moi-même qu'on ne voit pas souvent au théâtre.» À l'origine, l'idée de réunir à nouveau sur scène ces deux pointures venait de Louise Duceppe, directrice de la compagnie Jean-Duceppe, qui les avait vus animer les Jutra et voulait absolument les voir jouer dans son théâtre.« Les gens ont souvent l'impression qu'on se connaît depuis la nuit des temps », déclare Élise Guilbault.« Mais on n'a pas besoin de se connaître depuis longtemps pour avoir une complicité, complète Yves Jacques.Avec Élise, je sais très bien qu'on peut ne pas se voir pendant six mois et quand on se revoit, c'est comme si on s'était laissés la veille.Moi, j'ai une grande confiance en Élise.Il y a des choses qu'on n'a pas besoin de se dire et qui pourraient prendre des semaines à expliquer à quelqu'un d'autre.» Cette complicité avait porté ses fruits à la scène en 1991 dans la très crue Des restes humains non identifiés et la véritable nature de l'amour de Brad Fraser.Chez Duceppe, on était donc à la recherche d'un texte qui favorise à nouveau (et dans un autre registre), une grande rencontre de comédiens.Une journée particulière \u2014 déjà montée à Montréal, en 1985, au Théâtre du Rideau Vert, avec Jean Besré et Marie Tifo \u2014 s'est montrée la pièce idoine.« Je pense que c'est plus une grande rencontre de personnages qu'un grand texte, déclare Yves Jacques.Les mots n'ont pas autant d'importance que les regards, les silences, l'interprétation et la mise en scène.On voit que c'est un cinéaste qui a écrit ça, les images pèsent plus que les mots.» Ceux qui ont vu le film sorti en 1977 y reconnaîtront sans doute l'histoire, respectée au soupir près dans l'adaptation, mais y trouveront un nouveau souffle, une intensité toute théâtrale que le film ne montrait pas.« Il y a quelque chose de très latin dans la vision de Serge qui, je vous le jure, prend au ventre », explique l'interprète de l'authentique Emma (à la télévision), qui se fera ici la plus napolitaine des Québécoises.« Comme on l'avait vu au cinéma, on s'était dit, Élise et moi, qu'on allait passer un petit automne tranquille à s'envoyer la réplique, mais ce n'est pas du tout le cas ! » affirme Yves Jacques.Comme pour bien des productions théâtrales présentement en cours, il y a eu un avant et un après 11 septembre pour l'équipe d'Une journée particulière, non pas que la direction de la pièce ait changé, mais les mots, le contexte se sont mis à résonner différemment.« Ça confirme qu'on est toujours dans un monde qui n'est pas réglé.C'est terriblement troublant.« Ce qui est troublant pour moi, enchaîne Élise Guilbault, c'est que je me trouve à jouer un personnage dont le mari est fasciste et dont les enfants le seront probablement, parce qu'ils sont élevés comme ça.Quant à Antonietta, elle n'a pas vraiment le choix, parce qu'elle est presque analphabète.C'est compliqué de jouer une fasciste qui ne sait pas les conséquences du fascisme.Mais c'est ce genre d'empathie pour l'humanité qu'on demande généralement aux acteurs.» Bien que l'on pourrait croire à un tandem d'acteurs, la distribution totale d'Une journée particulière est composée de 12 comédiens.Les 10 autres interprètes ne sont sur scène que durant de très courts moments de la pièce, mais il était, de l'avis général, capital de représenter tous les personnages.« La solitude d'Antonietta n'en est que plus grande lorsqu'on la voit entourée de sa grande famille et retourner dans son labeur de femme au foyer à la fin de la pièce », croit Yves Jacques.Celui- ci « redevient » Robert Lepage à compter de décembre pour tourner le solo La Face cachée de la Lune aux États-Unis, en France, en Nouvelle-Zélande et au Japon, si Dieu le veut.UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE d'Ettore Scola, mise en scène de Serge Denoncourt, chez Duceppe du 31 octobre au 8 décembre.Un spectacle du théâtre Magasin en coproduction avec les Coups de Théâtre texte et musique : Jöel da Silva Mise en scène : Marie-Josée Plouffe avec : Joël da Silva et Jean-Luc Éthier www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri 245, rue Ontario Est, Montréal Du 24 octobre au 4 novembre 2001 Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 ou 514 790-1245 1 800 361-4595 La Maison Théâtre présente Informez-vous sur nos ateliers d'initiation aux techniques de l'éclairage au théâtre pour les 8 à 11 ans 2984056A La Tempête de William Shakespeare Comédie fantastique Du 1ernovembre au 1erdécembre 2001 1200, rue de Bleury (Métro Place des Arts) Info/Réservations : (514) 861- 4036 Metteur en scène Yvon Bilodeau Assistante à la mise en scène Gina Couture Avec Frédéric Angers, Vincent Bilodeau, Louis Gagné, Thomas Graton, Caroline Lavigne, Luc Senay, Yves Soutière, Marthe Turgeon Directeurs artistiques Catherine Dominic, Martin Lavigne Concepteurs Louis Gagné, Ginette Grenier, Pierre Lafontaine, Vincent Lefèvre, Luc Prairie Directrice de production et technique Nadyne Deschênes 2988229A L'événement de l'automne ! À voir absolument ! « Des comédiens épatants, une mise en scène vivifiante, un propos aussi drôle que plein de suspense.Un succès, sûrement.» Dominique Lachance , Journal de Montréal « Une comédie totalement délirante\u2026 Un véritable spectacle de variétés\u2026 Et c'est la fête dans la salle.Une fête d'automne.» Jean Beaunoyer, La Presse « Je suis sortie de là survoltée ! On est gâté : on tape du pied, des mains, on chante\u2026 Des comédiens impressionnants.» Louise Deschâtelets, Les Choix de Sophie / Télé-Québec « C'est hilarant, les comédiens sont excellents ! » Sophie Pouliot, En scène / CIBL Une comédie de Marcia Kash Traduction et adaptation Josée La Bossière Mise en scène Serge Denoncourt Sylvie Potvin « Jacqueline Jack Elvis Sauvé » Marie-Chantal Perron « Jessica Pichette » Patrick Hivon « Stéphane Steph Elvis Gendron » Michel Poirier « Ricky Rick Elvis Lamoureux » Maude Guérin «Dolorès Elvis Papineau » Normand Lévesque « Maurice Momo Elvis Moisan » Réservations : 1.888.666.3006 Du jeudi au samedi à 20 h et le dimanche à 15 h 2979669A 6LP0402D1027 D4 27 octobre 6LP0402D1027 ZALLCALL 67 01:28:41 10/27/01 B D4 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 EN BREF Bon premier concert de l'OUM Soirée Racine pour l'École nationale de théâtre LES FINISSANTS et finissantes de l'École nationale de théâtre ont choisi d'explorer l'univers passionnel de Jean Racine en guise de rite de passage.Ils présentent Au coeur du désir, un collage d'extraits choisis de l'oeuvre du grand auteur tragique, conçu et mis en scène par Gervais Gaudreault et Han Masson.Toutes les étapes de ce spectacle (conception du son et des éclairages, décors, costumes, régie, direction technique et direction de production, jeu et mise en scène) sont réalisées par les élèves.Les représentations auront lieu du 6 au 11 novembre, à la salle Ludger-Duvernay du Monument-National.Les billets sont en vente à la billetterie du théâtre ou par téléphone, au 514 871-2224.Ève Dumas CLAUDE GINGRAS L'ORCHESTRE de l'Université de Montréal ouvre sa saison avec un chef invité.Bien qu'il soit actuellement en sabbatique (c'est-à-dire en congé pour un an), le titulaire Jean-François Rivest est présent, au balcon d'une salle Claude-Champagne bien remplie, mais c'est Paolo Bellomia, un élève de Lorraine Vaillancourt, qui le remplace pour ce concert.L'invité n'a pas la tâche facile.Il doit amener un orchestre d'étudiants à traverser sans trop de problèmes trois partitions denses et complexes dont chacune a son style et ses difficultés \u2014 en somme, trois partitions comme en rencontrent régulièrement les orchestres professionnels, et qui sont, dans l'ordre : une toute nouvelle création d'un jeune compositeur d'ici, Félix Frédéric Baril, très exigeante notamment au plan de la rythmique et de la couleur ; l'accompagnement très recherché (avec piano, clavecin, célesta, xylophone, marimba, etc.) du très long Concerto pour alto de Schnittke ; enfin, comme oeuvre principale de la soirée, la première Symphonie de Bruckner, c'est-à-dire une architecture considérable à reconstituer, un climat à installer et maintenir, pendant 50 minutes.Utilisant la partition (chose indispensable ici), Paolo Bellomia dirige, comme son professeur Vaillancourt, sans baguette, sans beaucoup de gestes, et même un peu froidement.Son Bruckner souffre de cette attitude détachée : il ne chante pas.Le premier mouvement découvre d'ailleurs des déséquilibres : on entend tellement certains instruments par rapport à d'autres qu'on se croirait dans une mauvaise salle.Or, Claude-Champagne est la meilleure salle de cette ville.Le jeune chef corrige graduellement la situation et l'OUM projette bientôt une bonne sonorité collective (malgré quelques écarts de justesse des violons et quelques bavures des cuivres).De même, un climat s'installe petit à petit et le finale est plutôt impressionnant.La pièce du jeune Baril n'est hélas ! pas celle qui lui valut en juin le premier prix (4000 $ US) aux BMI Student Composer Awards de New York, mais un « postlude » ajouté depuis.C'est brillant et très coloré, mais peu différent, sauf en plus gros, de ce qu'on entend régulièrement au NEM et à la SMCQ.J'ai déjà écrit « fort ennuyeux et interminable » à propos du Schnittke.Je le pense encore.La jeune Elvira Misbakhova, née en Russie comme son professeur Eleonora Turovsky, a seule rendu la chose écoutable : par sa concentration, l'exactitude de son jeu et son ample sonorité.ORCHESTRE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.Chef invité : Paolo Bellomia.Soliste : Elvira Misbakhova, altiste.Hier soir, salle Claude-Champagne de l'Université de Montréal.Programme : « Rejoindre l'Horizon, Spectres et Fréquences Modulées » (Postlude de la « Symphonie spectrale ») (2001) (création) - Baril Concerto pour alto et orchestre (1977-85) - Schnittke Symphonie no 1, en do mineur (version originale, Linz, 1865-66, édition Robert Haas, 1937) - Bruckner Paolo Bellomia Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968 mise e n scène d e René R i c h a r d Cyr a v e c Andrée Lachapelle James Hyndman Gérard Poirier Dominique Quesnel Frédérique Collin Violette Chauveau Stéphane Simard Évelyne Rompré Yves Amyot Benoît Mc Ginnis Xavier Lamoureux Frédéric Bélanger Patrice Bélanger Jean-Sébastien Lavoie Pascal Patenaude Marie-Hélène Racicot l e s concepteurs Gabriel Tsampalieros Marie-Pierre Fleury Martin Labrecque Nicolas Rollin Georges William Scott Angelo Barsetti une cr é a t i o n d u THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI 3900, rue Saint-Denis, Montréal (métro Sherbrooke) (514) 282-3900 Direction : René Richard Cyr Jacques Vézina www.theatredaujourdhui.qc.ca DU 23 OCTOBRE AU 17 NOVEMBRE 2988219A «Un spectacle-cadeau pour le public ! (\u2026) une mise en scène moderne et dynamique d'Alice Ronfard.» - Voir L'AVARE DE MOLIÈRE CE SOIR 20 H NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES LES 30 ET 31 OCTOBRE, 20 H Mise en scène de Alice Ronfard avec Pierre Collin, Linda Sorgini Henri Chassé, Gabriel Sabourin Maxime Denommée, Jacques Girard Jacques Lavallée, Catherine Florent Geoffrey Gaquere, Jacinthe Laguë Marcel Pomerlo Réservations 866-8668 www.tnm.qc.ca 13 et 14 novembre Ste-Foy - Salle Albert-Rousseau 17 novembre Chicoutimi - Auditorium Dufour 20 novembre Sherbrooke - Salle Maurice-O'Bready 22 novembre Granby - Théâtre Palace 24 novembre Drummondville - Centre Culturel 27 novembre Trois-Rivières - Salle J.Antonio Thompson 30 novembre et 1er décembre Gatineau - Maison de la Culture 4 décembre Laval - Salle André-Mathieu 3000402A L'OLYMPIA - 1004 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission- achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 Avec MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER Une comédie de CLAUDE MEUNIER, JEAN-PIERRE PLANTE, FRANCINE RUEL, LOUIS SAIA, MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER 25 REPRÉSENTATIONS (514) 790-1245 BILLETS DISPONIBLES 2 avril 3 avril 4 avril 5 avril 6 avril Offrez du rire à NOËL !!! 2997798A Pour «NABUCCO» de Giuseppe Verdi Les 3, 5, 8, 10, 14 et 17 novembre 2001à 20h Veuillez noter que la représentation de Nabucco du 3 novembre débutera exceptionnellement à 19 h Avec GAETAN LAPERRIÈRE, Nabucco - SUSAN NEVES, Abigaille - STEF AN SZKAFAROWSKY, Zaccaria MICHELLE SUTTON, Fenena - LOUIS LANGELIER, Ismaele - ANNE SAINT-DENIS, Anna L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN DU GRAND MONTRÉAL sous la direction de CHRISTIAN BADEA Mise en scène : ROBERT TANNENBAUM Décors : CLAUDE GIRARD 2982778A 6LP0501D1027 D5 27 octobre 6LP0501D1027 ZALLCALL 67 01:25:01 10/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 O C T O B R E 2 0 0 1 D 5 MONTRÉAL ÉLECTRONIQUE GROOVE Ni Kid ni Loco, pas tout à fait DJ Prendre son pied avec Bacuzzi ALAIN BRUNET Ni Kid ni Loco.Ni jeune ni fou, pas tout à fait DJ.Rendu célèbre par son Grand Love Story (automne 1997), Jean-Yves Prieur, 37 ans, vient donc spinner ce soir au Montréal Électronique Groove.On aurait espéré en live cet incontournable de la french touch (une étiquette qui le laisse froid, comme vous et moi), puisque c'est ce dont il s'agit sur son nouvel album (Kill Your Darlings, étiquette Yellow), mais bon, rabattons-nous sur ses platines.« Quand je suis DJ, annonce-t-il au bout du fil, ça n'a rien à voir avec quand je fais des disques.Je suis musicien depuis des années (principalement guitariste) et, puisque je fais des disques qu'on a catalogués dans la musique électronique, on m'a demandé du coup d'être DJ.« Je ne savais pas trop ce qu'il fallait faire, je n'avais jamais vu de DJ de ma vie ! Ça ne faisait absolument pas partie de ma culture.Cependant, j'avais beaucoup de bons disques \u2014 j'en collectionne depuis des années.Au début, je jouais surtout en première partie de groupes live ; après quoi, on m'a demandé de jouer dans des clubs.De fil en aiguille, mes sets ont fini par ressembler à ceux que je fais aujourd'hui.Alors, ça sera comment cette fois-ci ?Le même genre que l'autre fois à Montréal (juin 2000).mais avec d'autres disques.» Fort différent du contenu de ses propres albums, doit-on insister.« Totalement différent, toujours avec des instruments et des musiciens.Pour mon premier album, d'ailleurs, j'avais fait une minitournée.J'en ferai une autre l'année prochaine.» \u2014Alors, pourquoi venir en formule DJ ?\u2014 Ça coûte moins cher pour les producteurs, et moi, ça me fait plus de sous, répond- il en riant.Kid Loco, pourtant, n'a rien d'une bête techno à l'assaut des planchers de danse.« Les références de ma musique, corroboret- il, sont plus diverses que groove.J'ai d'abord été guitariste rock, j'ai commencé dans des groupes punk.Le rock est la première musique que j'ai écoutée lorsque j'étais adolescent.J'ai maintenant 37 ans, je ne suis vraiment plus adolescent, ça fait des années que j'écoute de la musique, j'ai intégré plein de choses que je n'écoutais pas quand j'étais gamin.« Je me suis rendu compte que je n'étais pas fan de rock, mais fan de musique tout court.Quand c'est de la bonne musique, c'est de la bonne musique, les catégories sont devenues pour moi des barrières.dont ont besoin les adolescents pour forger leur personnalité.» Trêve de catégories, suggérons tout de même que le psychédélisme sied bien à Kid Loco.Il est d'accord.« Plusieurs genres peuvent s'y croiser : musiques de film, rock, soul, blues, électronique, etc.J'appelle ça psychédélique en référence à la fin des années 60, car tout y était possible ; des groupes de folk greffaient de la musique baroque à leur musique, la soul devenait orchestrée avec des cordes.» Kid Loco ne fait pas dans le pastiche numérisé pour autant.« Recycler la musique d'une autre époque, affirme- t-il, ne m'intéresse pas.Pour être méchant à l'endroit de mes compatriotes de Air, par exemple, je dirais qu'ils recyclent les mauvaises choses.Ils ressemblent à des groupes qui.copiaient Pink Floyd ! Moi, ce que je tends à faire n'est pas tant de reproduire une autre époque que de m'en inspirer.Je ne suis pas non plus Lenny Kravitz.Kid Loco ne tient pas à l'ultramodernisme électronique pour autant.« L'électronique n'est pas une fin en soi, c'est un outil parmi d'autres.» Le nouvel album de notre homme, en fait, est beaucoup plus chanson.Il a embauché, à cette occasion, un certain Tim Keegan, du groupe britannique Departure Lounge, dont il a réalisé l'album.Une chanteuse écossaise, Louise Quinn, s'y commet également.« Mais je n'ai pas voulu faire un best of de chanteurs et chanteuses », tient à souligner le musicien.Et pourquoi, au fait, ces pochettes bardées de filles (ou travestis) à poil ?« Parce que ça me fait marrer, parce que ça me confronte parfois à la censure \u2014 aux États-Unis et en Angleterre, notamment.L'accent ne ment pas, Jean-Yves Prieur est Parisien jusqu'au bout des ongles, incrusté à jamais dans son quartier de Belleville.Ça s'arrête là, au bout des ongles : la plume, elle, ne griffonne que des mots anglais.Pourquoi ?Quelle question.« Parce que c'est comme ça.je n'y ai même pas réfléchi.En fait, c'est comme ça parce que la musique que j'écoute est anglo- saxonne, je n'écoute presque pas de chanson française.Ce qui ne m'empêche pas d'être européen et français.« Je suis américain à 0 %, mais lorsqu'il s'agit de littérature et de musique, c'est plutôt américain et anglais.C'est plus une influence, c'est une culture que je me suis faite par mes choix.C'est ce qui fait que je suis ce que je suis.» Jean-Yves Prieur, alias Kid Loco, se produit ce soir au Club Soda dans le cadre du MEG.ALAIN BRUNET L'IRLANDAIS MARK O'Sullivan est un fou de foot : Flower Lodge est le nom du stade qu'il a fréquenté au cours de son enfance et son adolescence ; Dave Bacuzzi était le capitaine de l'équipe de sa localité.C'est dire sa passion du ballon rond, puisque Bacuzzi est le pseudonyme qu'il a récemment adopté en tant qu'artiste et Flower Lodge, le titre de son plus récent album.Passionné de contrées septentrionales, de surcroît.Une décennie plus tôt, O'Sullivan allait régulièrement rendre visite à des amis suédois qu'il avait fréquentés à l'université.« De voyage en voyage, je me suis rendu compte que j'éprouvais beaucoup moins de problèmes d'asthme là-bas », raconte le musicien, compositeur et leader, établi à Stockholm depuis sept ans.L'air scandinave a vraisemblablement guéri notre homme ; la musique exerce aussi chez lui quelque fonction curative.Chose certaine, la musique de Bacuzzi fait du bien.Très impliqué au sein de la nouvelle scène musicale suédoise, O'Sullivan a fondé son propre label (King Syndrome) en plus de mener les destinées d'un club important de Stockholm : The Good People.« Nous y avons créé des événements qui marchent très bien.Régulièrement nous y regroupons des instrumentistes, chanteurs et DJ, chaque happening s'y avère original.» Rassembleur, certes, d'abord créateur.« Le dub domine ma musique, vous dites ?Je suppose que si, car je suis un gros fan de reggae.Il y a d'autres éléments, bien sûr ; jazz, house, techno, etc.» Pour une deuxième soirée consécutive au MEG, Mark O'Sullivan se produira sur scène aux côtés d'un saxophoniste (Ludvig Rylander) et d'une chanteuse (Emma Holmgren).« J'essaie d'inviter un maximum de musiciens si le budget le permet.Pour Montréal, nous ne pouvions nous permettre de venir à plus de trois personnes.Cela risque, d'ailleurs, de très bien fonctionner ; depuis que nous jouons sur scène, le contenu de Flower Lodge a été considérablement amélioré, nous avons repoussé nos limites.Nous avons conservé les structures de chacune des pièces, nous avons improvisé de nouveaux arrangements.Nous avons, par exemple, greffé de nouveaux éléments sonores, comme par exemple ceux d'un autre disque que j'ai signé sous le pseudonyme Mighty Quark.» L'approche de Mark O'Sullivan n'est pas purement électronique.Il préfère une lutherie mixte, comme c'est le cas de plusieurs formations invitées au Montréal Électronique Groove.« J'aime les machines, mais je joue aussi de la basse et de la guitare.Je ne vois pas pourquoi je me passerais de tous les éléments qui me semblent pertinents au plan créatif.Il n'y a rien de neuf là-dedans, remarquez.Plusieurs croient encore que tout a commencé avec Massive Attack et Tricky alors que, bien avant eux, Miles Davis, Stockhausen ou même les Beatles incluaient des outils électroniques à leurs créations.» Bien dit, non ?BACUZZI se produit ce soir au Club Soda, dans le cadre du MEG.Le Parisien Jean-Yves Prieur, alias Kid Loco, vient spinner ce soir au Montréal Électronique Groove.Pourquoi la formule DJ ?«Ça coûte moins cher pour les producteurs, et moi, ça me fait plus de sous.» « Quand je suis DJ, ça n'a rien à voir avec quand je fais des disques.» DU 31 OCTOBRE AU 8 DÉCEMBRE www.duceppe.com UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE d'Ettore Scola mise en scène de Serge Denoncourt adaptation de Gigliola Fantoni et Ruggero Maccari traduction de Huguette Hatem Élise Guilbault Yves Jacques France Arbour Pierre Gendron Lise Martin Nicolas Pinson Karine Poulin Daniel Roy Charles-Étienne Burelle Laurent Duceppe-Deschênes Julien Houde Antoine Trépanier-Deschênes concepteurs Louise Campeau François Barbeau Martin Labrecque Stéfane Richard 2996558A coeur SORTIES côté DU 13 NOVEMBRE AU 8 DÉCEMBRE 2001 UNE PRÉSENTATION DE ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE ROGER PLANCHON DÉCOR, COSTUMES ET LUMIÈRES Luciano Damiani MUSIQUE Jean-Pierre Fouquey SON Stéphane Planchon AVEC Roger Planchon Anna Prucnal Claude Lévêque Nathalie Krebs Denis Benoliel Blanche Giraud-Beauregardt René Morard Frédéric Sorba Élise Le Stume Cette manifestation est présentée dans le cadre de la carte blanche aux collectivités territoriales de France au Québec/ la saison.Un spectacle du TNP-VILLEURBANNE, en coproduction avec La Maison de la Culture de Loire-Atlantique et avec le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes, ERAI, le Conseil Général du Rhône et la SPEDIDAM (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Aussi disponible en abonnement : (514) 845-0267 PLANCHON ET LE TNP DE FRANCE À MONTRÉAL, UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER ! d'ANTON TCHEKHOV 18 comédiens, musiciens et danseurs ! 2999857A 6LP0601D1027 D6 sam.6LP0601D1027 ZALLCALL 67 14:40:25 10/29/01 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 HUMOUR À LA RADIO Une gang de malades.ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale En septembre dernier, le paysage de la politique municipale montréalaise a pris de nouvelles couleurs avec l'arrivée de Super Cauchon.Un super héros à la combinaison moulante rose qui a décidé de participer à la course à la mairie.et ainsi mettre des bâtons dans les roues de Pierre Bourque et Gérald Tremblay.Qui est-il ?D'où vient-il ?Né il y a trois ans à l'émission radiophonique de CKOI Midi Morency, Super Cauchon n'en est pas à une niaiserie près.Par défi, simplement, il a passé 96 heures sur un panneau d'affichage publicitaire, 12 heures dans un cercueil, 12 autres plâtré dans un mur de la station CKOI.Il a aussi coupé les ongles incarnés d'une grand-maman pour son anniversaire.Sa plateforme électorale risque de faire beaucoup de vagues.S'il est élu, il promet de défusionner la ville, de construire cinq nouveaux ponts commandités et de retourner la perruque du maire Bourque dans son habitat naturel, comme en fait foi sa campagne publicitaire.« Je veux prouver que n'importe qui peut se présenter comme candidat à la mairie de Montréal », clame le super héros, qui ressemble étrangement à Luc Cauchon, employé de CKOI depuis six ans.« On va sûrement resserrer les règlements après les élections.La signature de 200 citoyens majeurs résidant depuis un an dans l'île suffit pour s'inscrire.Mon programme électoral d'une trentaine de points vient concurrencer ceux de Bourque et Tremblay.Je me pointe partout où ils vont avec un porte-voix.J'attire l'attention des gens qui n'avaient pas l'intention de voter ou de certains qui s'opposent à la fusion.» Et s'il remportait la course à la mairie ?« Il ne l'emportera pas ! répond avec empressement Claude Doyon, directeur de la programmation de CKOI.C'est impossible.Jamais un candidat indépendant n'a gagné.Il propose par contre un programme idéal aux indécis.Nous lui ouvrons la porte pour faire des folies.Les auditeurs aiment ça.» Il faut tout de même être fêlé pour consacrer jusqu'à 30 heures par semaine à une cause perdue d'avance.« On a senti que les auditeurs avaient besoin de ce genre d'humour, dit l'homme derrière Super Cauchon.En accomplissant des exploits loufoques, je sème le doute.Super Cauchon est un épais qui fait de l'humour épais et absurde.Le monde aime que je fasse des choses qui n'ont pas de bon sens.» Humour de malades, humour burlesque.Quand vient le temps de divertir les auditeurs, les radios commerciales comme CKOI et CKMF ne semblent lésiner sur rien.Super Cauchon n'est évidemment pas le seul à déconner en ondes.L'humour épais occupe une place de choix de 6 h du matin à.6 h du matin ! On n'a qu'à penser à l'ado de Réal Béland, aux coups pendables téléphoniques des Justiciers masqués, à ceux de Jean-Claude Gélinas alias Réjean de Terrebonne, aux absurdités des tandems Crampe en masse et Les Denis Drolet, au brigadier de Patrick Groulx et aux folies des Grandes Gueules (meilleure émission radiophonique canadienne, lauréate du Ruban d'or l'an dernier) qui sévissent sur les ondes de CKMF depuis neuf ans ! Le succès des albums de Réal Béland (Meilleur album d'humour cette année à l'ADISQ), de Crampe en masse (Meilleur album d'humour l'an dernier), des Grandes Gueules (troisième au chapitre des ventes cette semaine) et le lancement de celui de Réjean de Terrebonne, lundi dernier, prouvent à quel point le public apprécie les niaiseries à la radio.« Je préfère le terme « humour de malades », précise la grande gueule Mario Tessier.Car « humour épais » rime avec « n'importe quoi », alors que José Gaudet et moi consacrons huit heures à la préparation de chaque émission avec quatre scripteurs.On essaie d'être le Club Med de la radio et de vendre de la bonne humeur.À 16 h, lorsqu'on entre en ondes, on a l'impression d'avoir fait le maximum pour livrer une bonne émission.Il y a beaucoup de travail même derrière la pire des niaiseries.Nous ne faisons pas de l'humour facile, même si notre but premier n'est pas de transmettre un message.» Luc Tremblay, directeur général de CKMF, préfère parler d'humour burlesque.« Un humour probablement moins difficile à produire, juge- t-il.Comme on est limités par le temps, on a recours à des techniques efficaces.D'autre part, CKMF est une radio de masse, et l'humour sur le débat constitutionnel n'intéresse plus grand monde.» Des as du punch « Ce qui fait le succès d'une émission, c'est la chimie dans l'équipe, dit Ghyslain Dufresne, du tandem Crampe en masse en ondes tous les week-ends de 8 h à 10 h, à CKOI depuis 1999.Parfois, les gags sont ordinaires, mais grâce à l'ambiance et l'énergie en studio, on leur donne de la valeur.» Certes, avec des interventions d'au maximum trois minutes, les animateurs ont intérêt à être des as du punch.On mise donc sur l'actualité, les relations amoureuses et le quotidien.« Mon humour à la radio est à peine absurde », note Patrick Groulx qui, depuis décembre 2000, doit lancer un bon gag aux 30 minutes à l'émission matinale C't'encore drôle, à CKMF.« Les auditeurs nous écoutent en moyenne 20 minutes, et je n'ai que 30 secondes pour les faire rire.On privilégie les gags sur l'actualité qui ne nécessitent aucune prémisse.Tout le monde est au courant de la déconfiture de Nortel.C'est un humour moins songé, mais les automobilistes dans le trafic veulent rire sans trop réfléchir.Au début, j'écrivais mes blagues le matin même.Parfois, 30 secondes avant d'entrer en ondes, je n'avais pas encore de punch.Je tombais alors dans la facilité avec un commentaire du genre : Pauline Marois est grosse comme un 18 roues.Je déteste faire ce genre d'humour, mais 200 000 personnes attendent ma blague après le bulletin de nouvelles.Si on qualifie d'épais l'humour pratiqué ici à la radio, comment devrait- on qualifier celui de tous les clones d'Howard Stern aux États- Unis ?demande Marc-Antoine Audet des Justiciers masqués, en ondes tous les soirs à CKMF de 21 h à minuit.« On ne fait pas le dixième de ce qu'ils font, note celui qui a récemment berné Céline Dion en empruntant la voix de Jean Chrétien.Certains animateurs américains lancent des concours où les auditeurs peuvent gagner 10 000 $ s'ils réussissent à faire croire en 10 minutes quelque chose d'incroyable à un proche, du genre : « Maman, je suis devenue actrice porno ! » Quoique.Jean-Claude Gélinas, de l'émission du retour à la maison La Gang de malades, à CKOI, a parfois des remords de conscience après avoir fait dépenser d'innocents clients d'animaleries ou de bars en se faisant passer au téléphone pour le propriétaire d'un toutou ou le chum d'une fille qui attend au bar.Mais il ne regrette pas du tout d'avoir piégé Jean Chrétien en imitant René Angélil un peu après l'accouchement de Céline Dion.« Tous les styles d'humour fonctionnent en radio, pour autant qu'on soit directs, rapides, dit-il.Ce qui ne veut pas dire qu'on est paresseux au niveau de l'écriture.» Encore moins au niveau de la forme physique.Il faut être fait solide pour passer 25 heures dans un réfrigérateur comme l'a déjà fait Super Cauchon ! Mais quand va-til s'arrêter ?« J'ai beaucoup d'autres idées, répond-il.Ça ne fait que commencer ! » «Je veux prouver que n'importe qui peut se présenter comme candidat à la mairie de Montréal» Né il y a trois ans à l'émission radiophonique de CKOI Midi Morency, S uper Cauchon n'en est pas à une niaiserie près.Théâtre Maisonneuve Yannick Nézet-Séguin, chef d'orchestre 29 octobre 2001 514.842.2112 Pour plus d'informations Billetterie : www.orchestremetropolitain.com Orchestre Métropolitain du Grand Montréal 514.598.0870 photo YNS : Marie-Reine Mattera En tournée dans l'île 19 octobre : Pierrefonds 21 octobre : Rivière-des-Prairies 23 octobre : Saint-Laurent 27 octobre : L'Assomption Des paysages nordiques, une musique qui nous ressemble Richard Raymond, piano SIBELIUS - Symphonie no5 BERWALD - Symphonie no 3, «singulière» NIELSEN - Pan et Syrinx GRIEG - Concerto pour piano 2993776A 31 octobre à 20 h 00 Salle Pierre-Mercure «.un spectacle d'une rare qualité .totalement envoûtant.» Voir (514) 987.6919 Claire Gignac, Angèle Laberge, Isabelle Marchand, Rafik Samman et Sylvain Bergeron, direction musicale (514) 523.3095 2999530A Mus Picroa Saison 2001/02 LUNDI, 1er NOVEMBRE, 20 H Salle Maisonneuve, Place des Arts Série ÉMERAUDE LE QUATUOR HAGEN REMPLACÉ PAR LE QUATUOR À CORDES DE MOSCOU Programme Quatuors op.130 (avec la Grande Fugue) et op.132, de Beethoven Dernière heure BILLETS : 25 $, 20 $ 12 $ TAXES NON INCLUSES, REDEVANCES EN SUS PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 3000223A La Presse 27 octobre 2001 Page D7 manquante 6LP0801D1027 D8 sam.6LP0801D1027 ZALLCALL 67 01:18:57 10/27/01 B D8 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 THEÂTRE TÉLÉVISION Jacques Chevalier, le producteur de Montréal ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale NE L'APPELEZ PLUS Jacques Chevalier Longueuil.Il réside depuis quatre ans à Montréal.Ne le qualifiez plus d'humoriste.Monsieur est producteur télé, depuis quatre ans, à Juste pour rire.Sa tâche principale ?Divertir les fans du Festival Juste pour rire avec moult émissions spéciales.D'où la création des Comicographies, ces « vraies fausses biographies d'humoristes ».Après Michel Barrette, au tour de Lise Dion de revenir en arrière sur sa carrière (demain, à TVA, à 20 h).« Comme Dominique Michel et Ginette Reno, Lise Dion fait vibrer le coeur des Québécois, commente Jacques Chevalier.On s'identifie à elle.On lui voue un amour inconditionnel.C'est cliché, mais elle aime vraiment son public et elle apprécie tous les jours son succès.» Inutile de dire que le contenu de sa Comicographie est tout sauf sérieux.Au menu : beaucoup d'extraits de numéros sur scène et des commentaires de tous et chacun (même du point G de Lise Dion !) pas pertinents pour deux sous ! Bref, rien pour motiver les créateurs des Musicographies à Musi Max et de Biography sur A&E à crier au plagiat ! « J'aurais pu pasticher totalement ces émissions, admet Jacques Chevalier.Mais mon budget n'était pas assez élevé.Produire une telle parodie coûterait 250 000 $ l'heure.Depuis cinq ans, au Québec, les sommes investies en télé fondent, et ça paraît.Et comme l'humour est un art considéré facile et sans valeur.Avec les Comicographies, je présente les moments pertinents de la carrière d'un humoriste, mais je ne lésine pas sur les fausses déclarations.Je veux d'abord amuser les téléspectateurs.» C'est d'ailleurs Ginet Robidoux, le moustachu personnage à la voix chevrotante de Jacques Chevalier, qui anime l'émission au chic Mount Stephen Club, à Montréal.Il paraît impossible pour le drôle de producteur de s'éloigner trop longtemps de son médium de prédilection.Pas étonnant que la facture des Comicographies ait tout des sketches auxquels il nous a habitués à l'époque de 100 Limite et Taquinons la planète.Son passé de bouffon à la télévision semble par ailleurs le rattraper.Les inconditionnels de Rock et Belles Oreilles ont, en effet, pu le revoir dans le corps (plus svelte) d'un concurrent de jeu télévisé lundi dernier, lors de la diffusion de The Documentaire à TVA.Il n'avait que 24 ans.Nostalgique ?Pas du tout.« Je ne veux plus être humoriste, dit celui qui a aujourd'hui 39 printemps.J'apprécie la production.Plus jeune, je n'estimais pas la carrière d'humoriste sérieuse et respectable.Comme c'est un milieu peu sécurisant, poursuivre mes études était primordial.J'ai fait un bac en physique, une maîtrise en gestion de projets, en plus d'étudier en musique.pour finalement faire le cave dans la vie ! » Rozon, le patron Mine de rien pendant 10 ans, Jacques Chevalier a tout de même déniché un emploi en physique avant que Richard Z.Sirois ne lui demande d'intégrer l'équipe de 100 Limite, en 1987.Il a travaillé avec Ghislain Taschereau et Pierre Brassard jusqu'à la séparation des Bleu Poudre en 1996.Comme RBO donc, le groupe fêtera ses 20 ans de formation.dans six ans ! Le producteur soulignera-t-il l'événement ?« Je vais célébrer, mais sans les autres ! » Taquiner la planète doit bien lui manquer un peu.« Non.Chaque année, on se demandait si on voulait continuer.Puis un jour, on a décidé de mener des projets séparément.» S'il a aujourd'hui un bureau dans l'édifice du Musée Juste pour rire, c'est à la demande du grand patron.« Je me suis fait prendre par Gilbert Rozon.mais pas physiquement ! J'avais réalisé des capsules pour le Festival Juste pour rire sans l'avoir rencontré auparavant.Lorsqu'on s'est croisés, je lui ai donné mon opinion sur le Festival, et nous avons échangé sur l'humour.Intellectuellement, je m'accorde bien avec lui.Il est obsédé par la qualité et il voue un véritable amour à la comédie.Il m'a engagé pour reconceptualiser les émissions des galas.Puis, j'ai mis sur pied mon premier projet officiel en tant que producteur : le Spécial 15e anniversaire du Festival au Manoir Rouville Campbell d'Yvon Deschamps.Nous avions prévu deux émissions qu'on a finalement regroupées en supprimant toutes les allusions sexuelles dans les présentations et les plans où les gens tenaient un verre de bière (à cause de l'accusation d'agression sexuelle dans une chambre du Manoir).Les humoristes avaient déjà mauvaise presse.Ça n'a pas aidé ! Dommage, car c'est tout ce qu'on a retenu de l'événement.» L'incident a en outre failli mettre un terme à la jeune carrière de producteur de Jacques Chevalier.Car comme d'autres humoristes, il a pensé abandonner le navire.« J'ai réfléchi pendant un mois.Je me sentais mal, car Yvon milite depuis des années pour Le Chaînon et vient en aide aux femmes battues.Dans ce milieu, on n'a que notre crédibilité.Déjà, la réputation de Gilbert Rozon n'était pas à son meilleur.Mais il m'a convaincu que c'était un accident.Je sentais que ça l'avait affecté.À tort ou à raison, c'est un incident isolé pour moi.» Rien pour faire une Comicographie.Titanica (James Hyndman), raconte sa singulière histoire, cependant que Jimmy (Benoît Mc Ginnis) se repose àses côtés.Titanica, l'éléphant blanc ÈVE DUMAS LE TITRE, la distribution, le foisonnement de thèmes abordés annonçaient un programme chargé.On ne savait trop s'il faudrait bientôt crier au génie ou à la supercherie.Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968 se révèle finalement un immense fourre- tout faisant flèche de tout bois.René Richard Cyr a fait appel à Andrée Lachapelle, Gérard Poirier, James Hyndman, Dominique Quesnel, Frédérique Collin, Violette Chauveau, quatre autres comédiens et six figurants, Angelo Barsetti aux maquillages, Gabriel Tsampalieros à la scénographie, Marie-Pierre Fleury aux costumes.Si toutes ces étoiles de la scène et ces champions des coulisses avaient accepté de participer au projet, c'est qu'une graine de génie devait bien poindre quelque part, se disait-on.Mais en donnant à ce premier texte du jeune Sébastien Harrisson (qui n'est pas dépourvu de talent) des moyens qu'il ne méritait peut-être pas, le metteur en scène a plutôt réussi à créer des attentes démesurées qu'une faible partition ne pouvait que décevoir.C'est comme si on avait voulu poser un moteur de Ferrari dans une Lada.Tout ce déploiement d'effectifs, cette surenchère de noms étincelants n'ont pour effet que de faire émerger de ce texte la réelle banalité qui se tapit derrière la complexité d'un récit rocambolesque.Un éléphant blanc, en somme.Les comédiens, bien dirigés, au demeurant, ont beau jouer avec l'énergie du désespoir, ils ne parviennent pas à réchapper du naufrage ce texte un brin ampoulé.Plutôt que de camper leurs personnages, les acteurs sont réduits à les raconter.On n'y croit tout simplement pas.Pas plus qu'à ce récit décentralisé.Dans les docks de Londres cohabitent Titanica (Hyndman), oeuvre d'art vivante prisonnière de sa robe d'acier, Black Jack (Yves Amyot), ex-militaire, Isadora la chef de bande (Quesnel), Jimmy (Benoît Mc Ginnis), un jeune Américain débarqué clandestinement, les spectres d'Edward II (Stéphane Simard) et de la reine Isabelle (Chauveau) et Vivien (Évelyne Rompré), une jeune historienne de l'art naïve.Au deuxième palier, la reine d'Angleterre (Lachapelle), son porte- parole Mr Clark (Poirier) et sa lectrice Maggie (Collin) observent de haut cette racaille qu'ils aimeraient éradiquer.On parle de tout dans ce récit extravagant \u2014 d'Art avec un grand A, de politique, de marginalité, de sang bleu et de sang contaminé, de mort beaucoup plus que de vie, de musique techno, de grandes causes, d'espoirs déçus et de postérité \u2014 mais sans jamais suivre ces pistes jusqu'au bout.À force de vouloir régler le sort de l'humanité, Sébastien Harrisson ne règle rien du tout et permet à peine l'amorce d'une réflexion chez le spectateur, perdu dans tout ce tapage.La mise en scène de René Richard Cyr, bien qu'elle s'apparente à une opération de sauvetage, n'est pas dénuée de qualités.Le directeur du Théâtre d'Aujourd'hui a bien fait son casting et dirigé ses acteurs avec rigueur.Il réussit à faire émerger une certaine clarté de ce sac d'embrouilles.On peut également apprécier la scénographie dichotomique de Gabriel Tsampalieros, opposant les deux principaux niveaux de la pièce de façon très nette et précise, par le truchement d'une passerelle servant de scène aux membres de la monarchie.Les beaux éclairages de Martin Labrecque créent d'agréables tableaux au milieu de la tourmente.TITANICA, LA ROBE DES GRANDS COMBATS, EDMUND C.ASHER, LONDRES, 1968 de Sébastien Harrisson, mise en scène de René Richard Cyr.Au Théâtre d'Aujourd'hui jusqu'au 17 novembre.Photo PIERRE CÔTÉ, La Presse © Jacques Chevalier, l'humoriste devenu producteur télé.Théâtre St-Denis Du 4 au 8 décembre Réservation : 514.790.1111 03 NOV 01 SAINT-JEAN Théâtre des Deux-Rives 450.358.3949 10 NOV 01 SAINT-JÉRÔME Salle Germaine-Guèvremont 450.432.0660 11 NOV 01 SAINT-JÉRÔME Salle Germaine-Guèvremont 450.432.0660 14 NOV 01 LONGUEUIL Théâtre de la Ville 450.670.1616 15 NOV 01 LONGUEUIL Théâtre de la Ville 450.670.1616 21 NOV 01 DRUMMONDVILLE Centre Culturel 819.477.5412 ou 1.800.265.5412 22 NOV 01 TROIS-RIVIÈRES Salle J.-Antonio Thompson 819.380.9797 23 NOV 01 QUÉBEC Salle Albert-Rousseau 418.659.6710 24 NOV 01 QUÉBEC Salle Albert-Rousseau-18h30 418.659.6710 24 NOV 01 QUÉBEC Salle Albert-Rousseau-21h30 418.659.6710 30 NOV 01 DONNACONA Salle Luc-Plamondon 418.285.0059 01 DÉC 01 SAINTE-MARIE Auditorium Polyvalente Benoit-Vachon 418.387.2200 04 DÉC 01 MONTRÉAL Théâtre St-Denis 514.790.1111 05 DÉC 01 MONTRÉAL Théâtre St-Denis 514.790.1111 06 DÉC 01 MONTRÉAL Théâtre St-Denis 514.790.1111 07 DÉC 01 MONTRÉAL Théâtre St-Denis 514.790.1111 08 DÉC 01 MONTRÉAL Théâtre St-Denis 514.790.1111 14 DÉC 01 SAINT-HYACINTHE I.T.A.450.778.3388 15 DÉC 01 ST-HUBERT Polyvalente Mgr.A.M.Parent Admission 514.790.1245 20 JAN 02 MONTRÉAL-NORD Salle Désilets 514.325.0150 03 FÉV 02 LAVAL Salle André-Mathieu 450.667.2040 08 FÉV 02 JOLIETTE Salle Roland-Brunelle 450.759.6202 14 FÉV 02 BELOEIL Centre Culturel 450.464.4772 15 FÉV 02 BELOEIL Centre Culturel 450.464.4772 22 FÉV 02 GRANBY Le Palace 450.375.2262 ou 1.800.387.2262 08 MAR 02 MONT-LAURIER Auditorium Polyvalente St-Joseph 819.623.1833 09 MAR 02 SAINT-JOVITE Salle Anna-Archambault 819.425.8531 15 MAR 02 ST-JEAN Théâtre des Deux-Rives 450.358.3949 26 MAR 02 TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne 450.492.4777 27 MAR 02 TERREBONNE Théâtre du Vieux-Terrebonne 450.492.4777 11 MAI 02 SHAWINIGAN Salle Philippe-Filion 819.539.6444 30 MAI 02 L'ASSOMPTION Théâtre Hector-Charland 450.589.9198 poste 5 COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET COMPLET 2982699A La Presse 27 octobre 2001 Page D9 manquante 6LP1001D1027 D10 27 octobre 6LP1001D1027 ZALLCALL 67 01:25:32 10/27/01 B D10 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 L'ADISQ Les dossiers chauds ne manquent pas ALAIN BRUNET À L'AUBE D'UN sérieux ralentissement économique, à l'heure de l'instabilité planétaire, à la veille de son grand party télévisé, l'industrie québécoise de la musique se porte plutôt bien.Au point de s'en péter les bretelles ?Pas tout à fait.D'abord, des statistiques encourageantes.Au cours des six premiers mois de l'année, la part des entreprises québécoises de disques sur le marché québécois a augmenté jusqu'à atteindre 25,6 %.Sur 5,9 millions de disques achetés au Québec, donc, 1,5 million ont été produits par des Québécois.« Cette croissance serait principalement liée au phénomène des ventes massives de compilations.ce qui n'est pas nécessairement une bonne nouvelle pour la musique originale », estime Jacques Primeau, président de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ).Plus tôt cette semaine, la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Diane Lemieux, affirmait pourtant dans un autre quotidien que « l'industrie de la chanson n'a jamais été en aussi bonne santé ».Or, la part des entreprises québécoises sur le marché québécois a déjà atteint les 30 % en 1993 pour décliner tout au cours de la précédente décennie ; en 1998-99, elle était aux alentours de 20 %, la voilà maintenant à 25,6 %.D'autres statistiques toutes fraîches (tirées d'une étude en cours qui sera bientôt rendue publique par la Société de développement des entreprises culturelles) indiquent en outre que les ventes de disques de toutes provenances au Québec (et non strictement d'origine québécoises) représentent 24,8 % du marché canadien.Au cours des six premiers mois de l'an 2000, en fait, les Québécois avaient consommé 5,7 millions d'albums comparativement à 5,9 millions au cours de la même période en 2001 ; en résulte une augmentation de 200 000 exemplaires.de toutes provenances.« Nous nous réjouissons de cet état de fait.Maintenant, le grand défi qui se présente à nous, c'est que le consommateur québécois puisse acheter davantage de disques québécois », de commenter Solange Drouin, directrice générale de l'ADISQ.« Il y a donc place à l'amélioration », conclut à son tour Jacques Primeau.Et pour qu'il y ait amélioration, les gens de l'ADISQ estiment que les politiques culturelles sont plus nécessaires que jamais.Celle sur le droit voisin, notamment, d'où la mise en oeuvre d'un système de perception de ce droit par la Société de gestion collective des droits des producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes du Québec (SOPROQ), créée par l'ADISQ.« Après plus de dix ans de négociations, nous avons émis les premiers chèques à nos sociétaires, les premiers en Amérique du Nord à percevoir de telles redevances », annonce fièrement Jacques Primeau.Du côté du gouvernement québécois, la mise en place de crédits d'impôts destinés au milieu de l'humour est une victoire que savoure encore l'ADISQ.« Contrairement à ce que plusieurs pensent encore, j'affirme qu'un humour en santé encourage les producteurs à prendre plus de risques du côté de la musique et de la chanson », soutient Jacques Primeau.Toujours au chapitre de l'humour, on se souviendra de la petite commotion créée par le président de l'ADISQ au gala de l'an dernier.Ses remerciements fervents au Parti libéral du Canada pour ses promesses avaient alors contrasté avec ses exigences à l'endroit au gouvernement québécois quant au dossier des crédits d'impôt sur l'humour.et choqué le gratin ministériel du gouvernement péquiste.À l'ADISQ, on affirme que la poussière est retombée.« La preuve que ça n'a pas eu de conséquences, soutient Jacques Primeau, c'est que notre principale revendication a été entendue au gouvernement québécois avec qui nous entretenons d'excellentes relations.Cela dit, je persiste à croire que nous devons faire valoir nos revendications auprès du gouvernement fédéral.Jusqu'à nouvel ordre, nous y payons des taxes, et ce gouvernement a un rôle majeur à jouer dans notre secteur.» À l'ADISQ, d'ailleurs, les yeux se tournent de nouveau vers le gouvernement fédéral.« Cette promesse électorale du Parti libéral, rappelle Solange Drouin, était d'injecter 106 millions $ supplémentaires dans notre secteur sur une période de quatre ans.Jusqu'à maintenant, 28 millions avaient été attribués par le gouvernement élu.Cette première somme de 28 millions était vouée à une série de mesures importantes (aide aux auteurs-compositeurs, artistes- interprètes, infrastructures collectives, etc.), mais ne touchait pas la base même des revendications de l'ADISQ, c'est-à-dire la consolidation des entreprises culturelles.« Or, nous apprenions hier que le ministère du Patrimoine canadien lançait finalement le programme des entrepreneurs de la musique, programme géré par Téléfilm Canada et doté d'un budget de 23 millions $ répartis sur trois exercices financiers.Pour nous, c'est un pas dans la bonne direction.Bien sûr, la totalité des sommes accordées aujourd'hui ne correspond pas aux sommes promises lors de la campagne électorale fédérale ; il reste encore 55 millions pour atteindre l'objectif.Il est clair que l'ADISQ poursuivra son travail pour atteindre cet objectif.Plan d'action de l'ADISQ Quoi qu'il advienne, le plan d'action de l'ADISQ pour les mois à venir comprend les dossiers suivants, à commencer par le financement des entreprises.« Maintenant qu'on connaît l'intention (fédérale) de mettre en place un programme de soutien aux entrepreneurs musicaux, il faut rapidement jeter les bases de ce programme qui mènera à une consolidation de l'industrie », indique Solange Drouin.Secundo, le gouvernement québécois sera de nouveau interpellé, notamment aux plans du développement des salles de spectacles et de la professionnalisation de nos entreprises.Tertio, le dossier de l'exportation serait particulièrement urgent dans le contexte de la mondialisation culturelle.« Nous avons fait de bons coups à l'étranger, mais nous n'avons pas vraiment de stratégie d'exportation », explique Jacques Primeau.Quatrièmement, le virage numérique doit être négocié, croit le président de l'ADISQ.« Puisque les jeunes consomment de plus en plus en dehors du circuit traditionnel (téléchargement gratuit), le produit pour adulte a pris plus de valeur sur le marché.Résultat, les producteurs sont moins enclins au risque du côté des marchés jeunesse.Il ne faut donc pas nous exclure de nouvelles façons de consommer la musique.En cinquième lieu, la sphère municipale intéresse aussi l'ADISQ au plus haut point.« Dans le contexte de l'arrivée des nouvelles villes fusionnées, nous mettons de l'avant un projet précis : Quartier des spectacles, qui vise à mieux structurer le centre-ville montréalais, dont le nombre de sièges représente la moitié de ceux disponibles à Broadway, ce qui n'est pas rien.» Enfin, le dossier de la diversité culturelle est pris très au sérieux par les hautes instances de l'ADISQ.« Nos actions, estime Solange Drouin, perdraient tout leur sens si les accords internationaux de commerce nous empêchaient de mettre en place des politiques culturelles.Dans ce contexte, le gouvernement fédéral est en train de faire un examen de sa politique sur la radiodiffusion, des audiences auront lieu tout l'automne.C'est vraiment un dossier pilier pour notre avenir.» Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Solange Drouin et Jacques Primeau, respectivement directrice générale et président de l'ADISQ.LA PAROLE AUX RADIOS Le pour et les contre P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale « JE NE VAIS PLUS à l'ADISQ, lance Guy Brouillard, directeur musical de CKOI.C'est pas que je sois frustré, c'est juste que je suis tanné de voir que rien ne change.» En passant en revue la dernière année, quelque chose comme un panier de crabe s'est ouvert.En compagnie de quatre directeurs musicaux (Roger Laurendeau de CITÉ Rock-Détente, Guy Brouillard de CKOI, Hughes Sweeny de Bande à part/Radio-Canada et Maurice Bolduc de CIBL), nous avons voulu mesurer si la liste des artistes et chansons en nomination au gala de l'ADISQ reflétait bien le paysage musical du Québec.« Je trouve que oui », dit Roger Laurendeau, de CITÉ, qui souligne qu'à l'exception de deux artistes, Stefie Shock et Gabrielle Destroismaisons, ceux sélectionnés par l'ADISQ ont été diffusés à son antenne, Isabelle Boulay et Garou en tête.À l'opposé, Maurice Bolduc, directeur musical de CIBL, souligne que « seuls Daniel Boucher, Stefie Shock et Marie-Jo Thério tournent » à l'antenne de sa radio communautaire.Idem pour Hugues Sweeny, de Bande à part, qui ne croit pas que les mises en nomination correspondent intégralement à l'industrie, relevant qu'au moins 150 productions indépendantes sont parues l'an dernier.« De façon générale, ça illustre bien l'année, soutient de son côté Guy Brouillard, directeur musical de CKOI.Surtout la catégorie des chansons de l'année, très grand public.Mais il y en a qui, quant à moi, n'ont pas lieu d'être là parce qu'elles ont eu peu d'impact sur le public.» Une opinion qui va à l'encontre de celle de Roger Laurendeau.Hugues Sweeny et Guy Brouillard déplorent le conservatisme dont fait preuve l'association en déterminant la liste des interprètes et de la chanson de l'année.Trop semblable à ce qu'on a connu par le passé, toujours les mêmes artistes qui reviennent sur le podium.Par contre, on trouve rafraîchissant d'y voir apparaître des noms comme ceux de Marie-Jo Thério et Stefie Shock.Vives réactions La première catégorie qui soulève de sérieux doutes est celle de la révélation de l'année.Sont en nomination : Gabrielle Destroismaisons, Loco Locass, Stefie Shock.et deux humoristes, Martin Matte et Michel Mpambara.Un peu comme comparer des pommes et des oranges ?Tous s'insurgent contre l'intrusion des humoristes dans cette catégorie.Pourquoi, dans ce cas, ne pas faire une catégorie pour l'humour et une autre pour la musique ?Manque-t-il à ce point de révélations en une année ?Si la catégorie ne concerne pas CITÉ Rock-Détente, CIBL et Bande à part sauraient dresser une liste exhaustive.« De plus, insiste Hugues Sweeny, 50 % de la musique qu'on fait jouer est franchement accessible.Urbain Desbois, c'est pas alternatif, c'est de la chanson ! » Les catégories des albums de l'année \u2014 populaire, pop-rock, rock et, dans une moindre mesure, rock alternatif \u2014 ont également suscité de vives réactions auprès des intervenants.Seul le représentant de CITÉ Rock-Détente semble y trouver son compte.« À voir les nominations dans la catégorie rock, je me dis qu'il devrait y avoir un prix softrock », ironise Hugues Sweeny, qui considère aussi la catégorie rock alternatif comme un incroyable fourre-tout.« Je suis content que les Chiens aient gagné (album de l'année-rock alternatif), mais pour moi, ç'aurait dû être dans la catégorie rock.Et Vénus 3 (rock alternatif), c'est de la pop.» Sa définition de rock alternatif ?Groovy Aardvark ou les Vulgaires Machins.Ce n'est pas du métal ou du hardcore, simplement du rock alternatif, insisite-t-il.Mais selon Guy Brouillard, ces catégories d'album de l'année sont en fait le résultat de tractations de la part des principaux intéressés.« Ce sont les catégories les plus niaiseuses parce que les gens choisissent en fonction de qui sera en nomination.Est-ce que tel gros artiste sera en nomination dans la catégorie rock ?Oui ?Alors, pour avoir plus de chances d'avoir un Félix, je vais mettre mon album dans la catégorie populaire.» Ainsi, il se demande bien quelle est la différence entre Stefie Shock (pop-rock) et Okoumé (rock).Et Gabrielle Destroismaisons n'auraitelle pas dû être dans la catégorie album populaire de l'année, plutôt que dans pop-rock, malgré qu'elle fasse une pop plus dance ?Le rock est une catégorie qui, en réalité, n'a de rock que son titre.De plus, deux des intervenants se demandent pourquoi la catégorie album de l'année- rock ne comporte que de quatre mises en nomination, comme s'il ne paraissait pas assez de disques rock dans une année.Par ailleurs, on salue la présence de catégories qui sont le reflet de nouvelles tendances : album de l'année-hip hop et album de l'année-électronique.Un cercle fermé Surtout, pour trois des intervenants, l'ADISQ est un cercle fermé de décideurs qui votent entre eux.Une pratique qui est perçue comme incestueuse.Ils rappellent, notamment, que les producteurs de disques ont droit de vote, même pour leurs propres artistes.Une situation difficilement contournable, compte tenu de la petite taille de notre industrie.Le vieux débat fait toujours rage : devrait-on appuyer les artistes déjà établis ou encourager les nouvelles têtes ?Le manque de diversité, le conservatisme dont l'industrie fait preuve, ce qui empêche le showbiz de se renouveler.Hugues Sweeny se fonde sur le succès, aussi inattendu qu'historique, de Nirvana, en 1991.« Comment ça se fait que ç'a « pogné » ?On ne sait pas, mais on a vu que les gens voulaient écouter autre chose.Pour beaucoup d'entre eux, ça leur a permis de découvrir d'autres musiques.Ainsi, la solution serait de proposer d'autres styles musicaux, d'autres groupes.« Je serais d'ailleurs étonné de mesurer à quel point les gens sont insatisfaits », ajoute Sweeny, qui se réjouit de voir Loco Locass ouvrir le gala de l'ADISQ demain.Mais pour Guy Brouillard, qui a été membre du comité artistique du gala pendant quatre ans, l'événement devrait représenter les tendances populaires.« On devrait mesurer l'impact d'un artiste ou d'un groupe en fonction des ventes de disques et de billets.Et je ne suis pas certain que Loco Locass ait encore réussi à s'imposer.C'est un groupe qui a beaucoup de talent et de potentiel, mais il manque encore quelque chose pour accrocher le grand public.» Sur la question de la diversité, Maurice Bolduc se fait plus fataliste, persuadé que, malgré les critiques, rien ne bougera.Les arguments de l'ADISQ n'ont pas changé depuis des années : pour être considéré dans le gala, il faut débourser pour devenir membre de l'association.« Alors, qu'est-ce qu'on fait ?se demande Hugues Sweeny.Est-ce qu'on encourage les gens à acheter les même affaires ou à développer leurs goûts musicaux ?» ADISQ La liste des nominations et la possibilité de voter au Gala de l'ADISQ à : www.cyberpresse.ca/adisq 6LP1101D1027 D11 27 octobre 6LP1101D1027 ZALLCALL 67 01:18:08 10/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 O C T O B R E 2 0 0 1 D 1 1 ARTS VISUELS Performances d'Halloween TOUT UN PROGRAMME, cette Halloween : 24 heures de performances, dès 6 h 33(!) mercredi 31 jusqu'à 6 h le lendemain matin.Avec en prime, une table ronde le 1er novembre, à midi.Ouf ! Organisé par Studio 303, en collaboration avec un autre centre de Toronto (le 7a11d), Récipro Cité réunit 13 artistes performeurs d'ici (Victoria Stanton, Josée Tremblay), de la Ville reine (Paul Couillard) et de Vancouver (Tagny Duff).Une réunion qui se veut très critique envers la société de consommation : des lieux passants seront investis, en l'occurrence les vitrines de magasins (symbole suprême de la consommation par le regard).L'événement débute à Elle Corazon (176, rue Bernard Ouest) pour se poursuivre, à partir de 23 h, à Anticorps (4832, boul.Saint-Laurent) où les actions prendront une tout autre allure, plus lugubre, plus « adulte », plus festive.On s'attend à ce que le public, déjà transformé par son déguisement d'occasion, entre aisément dans le jeu.Info : 514 393-3771.Dix ans de B-312 POUR SON DIXIÈME anniversaire, la galerie B-312 s'est dotée cet automne d'une programmation bien spéciale.Pour la première exposition de la saison, les fondateurs du centre logé au 4e étage du 372, rue Sainte-Catherine Ouest, ont été invités à se pencher sur la production des dix dernières années.Résultat : une exposition réunissant les oeuvres de cinq artistes (Marie-France Brière, Karelee Fuglem, Francine Savard, Claire Savoie, Andrea Szilasi) et une mini rétrospective sur le thème du temps, sorte de regard sur notre époque.Jusqu'au 3 novembre.Mardi 6 novembre, à 19 h, une table ronde abordera le thème de la mémoire, contemplé sous divers angles (théorique, artistique, scientifique).Seront réunis : Olivier Asselin, historien de l'art intéressé par la représentation du passé en art contemporain, Raphaëlle de Groot, artiste à la démarche fondée sur la cueillette de données, et Dominique Petit, chercheuse spécialisée dans le sommeil.L'exposition qui suivra (à compter du 10 novembre) se tournera, elle, vers l'avenir avec les débuts solo d'une jeune artiste, Céline B.La Terreur.Pour bien entamer un autre dix ans.Info : 514 874-9423.Jérôme Delgado collaboration spéciale François Carrier Trio SOIRÉE AUDACIEUSE The Robert Cray Band [iks] JEUDI 1er NOVEMBRE, 20h SPECTRUM VENDREDI 23 NOVEMBRE, 20h SPECTRUM 22, 23, 24 NOVEMBRE, 20h30 THÉATRE LA CHAPELLE 28,50 $ 15,50$ 17,00$ et 20,00$ taxes incluses MARDI 30 OCTOBRE, 20h CLUB SODA Billets en vente au Club Soda (514) 790-1111 SOIRÉE BLUES Uri Caine et PENNY LANG MICHAEL J.BROWNE SON TOUT NOUVEAU CONCERT Kelly Joe Phelps jusqu'à 33% de rabais BILLETS INDIVIDUELS EN VENTE au Spectrum, sur le réseau Admission ou au (514) 790-1245, www.admission.com INFORMATIONS: (514) 871-1881 / 1-888-515-0515 www.montrealjazzfest.com Forfait Le Jazz 3 CONCERTS POUR 53,50 $ FRANÇOIS CARRIER TRIO BRANFORD MARSALIS QUARTET MOLLY JOHNSON QUARTET Forfait L'éclectique 5 CONCERTS POUR 75 $ IKS THE ROBERT CRAY BAND KELLY JOE PHELPS SEX MOB KHALED ET HAKIM + taxes et frais de service JUSQU'À 25% de rabais + taxes et frais de service Les forfaits sont en vente uniquement au guichet du Spectrum Certaines restrictions s'appliquent.Quantités limitées.FORFAITS MD en collaboration avec avec la participation de MD Automne 2001 Avec invité spécial STEVEN BERNSTEIN'S SEX MOB \"DOES BOND\" VENDREDI 16 NOVEMBRE, 20h, CABARET LES REBELLES DU JAZZ NEW-YORKAIS 16,50$ + taxes et frais de service DIMANCHE 9 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ «L'UNE DES PLUS BELLES VOIX DU JAZZ CANADIEN» Molly Johnson Quartet JEUDI 6 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 37,50$ Avec JEFF \"TAIN\" WATTS (batterie), JOEY CALDERAZZO (piano), ERIC REVIS (basse) DANS L'INTIMITÉ DU SPECTRUM, L'EXTRAORDINAIRE SAXOPHONISTE Branford Marsalis Quartet Première partie: STEVE AMIRAULT SOLO Première partie: CORAL EGAN & ALEX CATTANEO jusqu'à 33% de rabais JUSQU'À 30% de rabais Une co-production du Théâtre La Chapelle Billets en vente au Théâtre La Chapelle (514) 843-7738 Billets en vente au Cabaret Music Hall (514) 845-2014 NOUVEAU CONCERT CE MARDI! Billets en vente à la porte 11,95 $ GAGNANT DE 5 GRAMMY AWARD CE JEUDI ! Première partie: RAY BONNEVILLE 3000222A saison season 1er décembre 2001 Ballet Atlantique (FRANCE) La Danse du temps 22 au 26 janvier 2002 Dulcinée Langfelder & cie Victoria 7 au 16 février 2002 Sinha Danse Loha +Thok 9 au 13 avril 2002 PPS Danse Strata 25 au 27 avril 2002 Rennie Harris Puremovement (É.-U.) Répertoire Abonnement disponible jusqu'au 10 novembre 300, boul de Maisonneuve Est BILLETS : (514) 987-6919 · ADMISSION : (514) 790-1245 Jusqu'à 30% de réduction ! « Un beau mélange où théâtre, danse et cirque sont orchestrés de main de maître.» \u2014 Aden, Paris Et après on verra bien\u2026 Cies Anomali - Hendrick Van Der Zee 8, 9, 10 novembre · 20 h de Guy Alloucherie et Laurent Letourneur 2997256A 7 CHANTEURS ET LES 100 MUSICIENS DE L'OSM RÉUNIS SUR UNE MÊME SCÈNE ! VENDREDI 9 NOVEMBRE 2001, 20 H Simon Leclerc, chef d'orchestre et arrangeur avec Richard Charest, Sylvain Cossette, France D'Amour, Gabrielle Destroismaisons, Daniel Lavoie, Luck Mervil et Mario Pelchat COMPLET 9 NOVEMBRE SUPPLÉMENTAIRE 7 NOVEMBRE OSM 5148429951 Place des Arts 5148422112 514-790-1245 1-800-361-4595 présentés par APPELEZ DÈS MAINTENANT ! présente l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique f l'émotion fortissimo Max et Jules de Bouledogue Bazar Le Bazar symphonique DIMANCHE 4 NOV.2001, 13 H 30 ET 15 H 30 THÉÂTRE MAISONNEUVE DE LA PLACE DES ARTS ANDRÉ MOISAN chef d'orchestre FRANCE PARENT ET CHARLES GAUDREAU comédiens Représentations bilingues Âge recommandé : 5 à 12 ans PETITES OREILLES, GRANDE MUSIQUE! 2999532A 3000445A L'ÉQUIPE SPECTRA PRÉSENTE LE VOYAGE PAUL PICHÉ Billets en vente au guichet du Théatre Outremont, aux comptoirs Admission 1248 av.Bernard Ouest (514)495-9944 MÉTRO OUTREMONT DERNIÈRE CHANCE ! 30 novembre Théâtre Outremont 3000416A 6LP1201D1027 d12 samedi 6LP1201D1027 ZALLCALL 67 14:40:52 10/29/01 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 DISQUES les 20, 21, 23, 24, 25 novembre à 20h30 Gagnant du Félix 2001 dans la catégorie Compilation- Réédition- Anthologie Par téléphone: (514) 844-2172 / (514) 790-1245 ou à la billetterie du Monument-National, 1182, boul.St-Laurent 2999905A Voix de fée IL Y A environ deux ans, au lancement de l'album Puisqu'en oubli, mon collègue Richard Labbé avait écrit de Catherine Lambert qu'elle avait une voix de fée.Aujourd'hui, alors que sort son deuxième album, c'est encore l'expression qui la résume le mieux.Oui, Catherine Lambert a une voix de fée.Une voix juste, diaphane et comme détachée de ces contingences humaines que sont le temps et l'espace, la douleur ou la passion.Ni céleste ni angélique, mais plutôt un brin surnaturelle, cette voix peut relater des amours anciennes nées aussi bien en Syrie qu'en France, en Andalousie ou en Bulgarie, il y a sept ou 15 siècles, sans que ces airs ne prennent une seule ride.Appuyée par les arrangements à la fois respectueux et inventifs du guitariste Dominique Lanoie et du percussionniste Patrick Graham (qui signent également trois beaux instrumentaux sur l'album), la voix de Catherine semble flotter dans l'air, faite pour se pencher sur le berceau des nouveau-nés ou suspendre le mauvais sort, alléger l'âme ou apaiser la colère des dieux.Aussi discrète qu'une vraie fée, Catherine Lambert peut également influencer de façon bénéfique le destin des humains qui voudront bien l'écouter.\u0001\u0001\u0001\u0001 CATHERINE LAMBERT Catherine Lambert La Tribu / Dep Marie-Christine Blais collaboration spéciale Un autre direct au coeur NOIR DÉSIR avait pris l'habitude de nous balancer ses guitares furibondes et ses poésies politiques en pleine gueule.Sur Des visages, des figures, le plus grand groupe rock français (sinon francophone) calme le jeu et investit des territoires qu'il avait peu explorés jusqu'à maintenant : la lenteur, l'acoustique et l'électronique.Enrichissement salutaire d'une palette mélodique autrefois restreinte.Noir Dés' assure la transition en montrant qu'il sait encore faire du bon bruit avec sa fureur sur Son style 1, Lost et Le Grand Incendie, titre prémonitoire ou Bertrand Cantat annonce : « Y'a le feu partout, emergency.Babylone, Paris s'écroulent.New York City.(.) T'entends les sirènes, elles sortent la grande échelle.» Coïncidence, l'album est paru en France le jour des attentats.Signalons aussi les collaborations avec Brigitte Fontaine sur L'Europe, long poème free et engagé, et avec Manu Chao sur Le vent l'emportera.En route pour la joie ! \u0001\u0001\u0001\u0001 DES VISAGES, DES FIGURES Noir Désir Barclay / Universal Alexandre Vigneault collaboration spéciale Ozzy en forme, Wylde aussi ON CROYAIT Ozzy mort.Mort ou pas fort, c'est selon.Récents spectacles plutôt ordinaires, voix de plus en plus faible, rien de neuf depuis un bon sept ans, bref, Ozzy semblait fin prêt pour le grand cimetière des has-been.Mais, surprise, ce bougre d'homme n'a pas croqué sa dernière chauve-souris.Car le vieux guignol du métal est en forme et en voix sur Down To Earth, sa toute récente galette.Tout est là : grosses guitares de feu, refrains accrocheurs, réalisation solide et, en prime, Ozzy qui nous fait les gros yeux méchants dans la pochette.Malgré les apparences, le grand-père du métal n'est pas si fou ; il a eu la bonne idée de ramener le guitariste Zakk Wylde dans le décor, mec dont les riffs et solos incendiaires figurent avantageusement sur les 11 titres au menu.En fait, ce retour en forme d'Ozzy n'aurait pas été possible sans le retour en forme de Wylde, maître de la six-cordes à qui on a offert un rôle de premier plan sur Down To Earth.Ozzy, lui, est resté fidèle à ce qu'il fait de mieux : du rock musclé, des notes comme lui seul peut en pousser, et quelques ballades vraiment étonnantes.Toujours inspiré, le bonhomme ?On répond par un gros oui tout en faisant le signe du diable de la main droite.\u0001\u0001\u0001\u0001 DOWN TO EARTH Ozzy Osbourne Epic / Sony Richard Labbé Voir suite en page D14 3000463A 6LP1301D1027 d13 samedi 6LP1301D1027 ZALLCALL 67 01:15:03 10/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 O C T O B R E 2 0 0 1 D 1 3 GUY A.Suite de la page D1 Notre interviewé évite d'aborder cette question de front, on s'en doute bien.« À partir du moment où tu décides d'animer un gala, justifie-t-il, tu ne remets pas en question ceux qui en sont le fondement.L'an dernier, toutefois, je m'étais exprimé contre le monde de la promotion, mais il y avait dans ma « sortie » un clin d'oeil complice aux professionnels qui exercent ce métier.Dans la même optique, j'ai préparé cette année un autre numéro sur l'industrie.» Demain soir, donc, Guy A.Lepage ouvrira les hostilités comme un seul homme.Il faut évidemment s'attendre à quelques uppercuts bien placés.Le grand cirque télévisé comprendra ensuite la remise de 16 Félix correspondant à des catégories grand public (album de l'année pop, chanson de l'année, interprète de l'année, etc.), on rendra hommage à un vétéran de notre showbiz (dont on tient à taire l'identité), huit numéros seront livrés en direct \u2014 y chanteront Garou, Gabrielle Destroismaisons, Jorane, La Chicane, Loco Locass, Claire Pelletier, Martin Deschamps, Marie-Jo Thério et Zachary Richard.On apprendra, par ailleurs, que le concept du traditionnel potpourri interprété par un artiste de la relève a été modifié.Encore là, botus et mouche cousue, comme diraient les frères Dupondt.Au chapitre des numéros de production, le gala de l'ADISQ est un « gros talk-show » qui repose sur des choix déchirants.À ce titre, l'animateur est particulièrement fier de la sélection de cette année.« C'est audacieux, c'est plus à gauche, lance-t-il sans ambages.L'an dernier, on était pris avec des incontournables, à cause de l'impact énorme de ces artistes au cours des mois précédents.Cette année, la majorité des artistes sélectionnés ont à peu près le même impact sur le marché, ce qui nous donnera l'occasion de promouvoir différents styles.Personnellement, je trouve cette sélection plus intéressante, plus représentative des tendances actuelles en musique.« Si on réussit à intéresser un million et demi de spectateurs avec une majorité d'artistes dont ils ne connaissent que le nom, si quatre ou cinq de ces artistes en sortent reconnus par le grand public, une bonne part de notre mission aura été accomplie.» Manque flagrant de variétés Le rôle du gala de l'ADISQ, soulève en outre Guy A., est semblable à celui que jouaient naguère les talk-shows des télés généralistes.Une ère révolue, déplore-t-il.« Marc Labrèche présente de nouveaux artistes à l'occasion, Patrice L'Écuyer le fait un peu, c'est à peu près tout.On n'a presque plus d'émissions qui présentent des artistes de la chanson.» Assise à ses côtés, la productrice exécutive du gala corrobore et renchérit.« Le manque de variétés sur les chaînes généralistes de la télé, affirme Louise Laplante, est flagrant.Pourtant, le gala est un exemple assez probant de l'intérêt que la chanson québécoise peut susciter auprès du grand public ; lorsqu'un show de télé est bien fait avec de vrais moyens, le public est au rendez-vous.Et il n'est pas fermé aux nouveaux artistes : l'an dernier, la présence de Daniel Boucher au gala de l'ADISQ a été déterminante pour sa carrière.Le retour des variétés à la télévision généraliste est donc une bataille qu'on doit mener.» Généraliste, glisse-t-on à la productrice exécutive, est un mot clé.à double tranchant ; le manque flagrant de Félix « pointus » remis en direct (musiques du monde, rock alternatif, techno, hip hop, classique, etc.) doit-il immanquablement être compensé par les numéros de production plus audacieux ?Quoi qu'il advienne, notre Guy A.national se propose de témoigner de la diversité des Félix remportés hors d'ondes \u2014 rock alternatif, hip hop, musiques du monde.« J'ai encore un petit côté radio communautaire ; je vais donc intégrer dans mes présentations les lauréats hors d'ondes.C'est important que les gens sachent que Loco Locass a gagné dans sa catégorie parce que Loco Locass, c'est bon ! Ça mérite d'être dit, souligné.» « Nous croyons, ajoute Louise Laplante, qu'il est plus intéressant de découvrir un nouvel artiste à travers une performance qu'en recevant un trophée.C'est dans cette même optique que nous avons produit En route vers l'ADISQ, qui a attiré 200 000 téléspectateurs.» Et le gala de l'ADISQ ?L'an dernier, ses cotes avaient grimpé à 1,4 million de téléspectateurs, ce qui le positionnait bon deuxième après celui des Olivier (plus de 1,85 million), en avance sur les Gémeaux (1,2 million).L'humour, doit-on en déduire, se maintient au sommet de la variété québécoise parce qu'il est moins exposé à la concurrence internationale.« Ce qu'il faut retenir de toute cette opération, conclut la productrice exécutive, c'est que le milieu du disque et du spectacle québécois se donne les moyens de faire son plus gros show de l'année.Tout le milieu pousse à la roue pour faire en sorte que ça devienne cette immense machine qui mobilisera dimanche l'expertise d'environ 200 professionnels.C'est beaucoup de monde.» Reste donc à Guy A.de gérer la circulation, rester à l'affût de chaque intervention au cas où il y aurait matière à commentaire.« Il y a 50 ou 60 possibilités qu'il s'y passe quelque chose », prévoit-il, mais.il pourrait en être autrement.« Il m'est arrivé d'assister à des galas qui ne levaient pas à cause des gagnants.C'est la moindre des choses de préparer une intervention, même si t'as pas de chances de gagner.Un Félix, c'est un bouquet de fleurs, on n'est pas obligé de te le donner.Alors, sois capable de dire un petit merci.» Souvent, le monde de la chanson manque de mots lorsqu'il est temps de parler, suggère-t-on à l'animateur, qui réplique illico, baveux et hilare : « Souvent, le monde de la musique manque de.musique ! » Ça promet.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Guy A.Lepage : « À partir du moment où tu décides d'animer un gala, tu ne remets pas en question ceuxqui en sont le fondement.» 34e 2 nov.3 nov.4 nov.présente MA PREMIÈRE PLACE desARTS 8E ÉDITION QUI ?Vous êtes auteur-compositeur et / ou interprète et chantez en français OÙ ?Au Studio-théâtre Stella Artois de la Place des Arts QUAND ?Les lundis soirs de janvier à juin PRIX À GAGNER ! PRIX DISTINCTION STELLA ARTOIS \u0001 PRIX DISTINCTION RENÉ MALO PRIX HYDRO-QUÉBEC \u0001 PRIX RADIO-CANADA \u0001 PRIX OFQJ RENSEIGNEMENTS et INSCRIPTION Jusqu'au 15 novembre (514) 285-4343 Concours 2989020A BILLETS EN VENTE AU GUICHET DU SPECTRUM, AUX COMPTOIRS ADMISSION ET AU (514) 790-1245 Vendredi 2 novembre au Spectrum Dernière chance de voir Coeur Fidèle en spectacle GAGNANT DU FÉLIX ARTISTE DE LA FRANCOPHONIE S'ÉTANT LE PLUS ILLUSTRÉ AU QUÉBEC LAVAL: 22 NOVEMBRE LACHINE: 23 NOVEMBRE LA PRAIRIE: 24 NOVEMBRE ST-JÉRÔME: 30 NOVEMBRE JOLIETTE: 1ER DÉCEMBRE SHERBROOKE: 7 DÉCEMBRE VALLEYFIELD: 22 MARS DRUMMONDVILLE: 29 MARS L'ASSOMPTION: 5 AVRIL SEPT-ILES : 13 AVRIL BAIE-COMEAU: 14 AVRIL RIMOUSKI: 17 AVRIL GASPÉ: 19 AVRIL NEW-RICHMOND: 20 AVRIL ST-JEAN: 26 AVRIL 3000420A 3000410A ANNE SYLVESTRE PARTAGE DES EAUX 30, 31 OCT., 1er, 2, 3 NOV.à 20h00 THÉÂTRE ESPACE GO, 4890, boul.St-Laurent, Montréal Billets en vente à l'Espace Go : (514) 845-4890 et sur le réseau ADMISSION : (514) 790-1245 Une co-production LES ARBRES VERTS et PRODUCTIONS MICHELINE SARRAZIN INC.En première partie EMMA LA CLOWN 25 octobre > Hull 26 octobre > Châteauguay 27 octobre > Beloeil 28 octobre > Ste-Thérèse 6 novembre > Trois-Rivières 7 novembre > Joliette 10 novembre > Ste-Geneviève 13 novembre > L'Assomption 14 novembre > Sherbrooke 15 novembre > Longueuil 16 novembre > St-Jean-sur-Richelieu 18 novembre > Terrebonne 22 novembre > Sept-Îles 23 novembre > Baie-Comeau EN TOURNÉE CET AUTOMNE Photo : Suzanne Langevin Au piano PHILIPPE DAVENET SUPPLÉMENTAIRE 4 NOVEMBRE COMPLET COMPLET 2988243A 2998854A 6LP1402D1027 d14 samedi 6LP1402D1027 ZALLCALL 67 01:27:12 10/27/01 B D14 .LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 POUR PRENDRE VOTRE PLACE, LISEZ LE MODE D'EMPLOI.en collaboration avec MODES D'EMPLOI, une nouvelle serie de 4 fascicules gratuits de 12 pages pour ceux et celles qui veulent ameliorer leur emploi ou qui en cherchent un.Publies les samedis dans La Presse.Les quantites etant limitees, composez le (514) 285-6911 pour vous abonner ou reservez des maintenant votre exemplaire de La Presse aupres de votre marchand de journaux.Samedi 3 novembre: Le repertoire des metiers et professions Samedi 10 novembre: La carte de l'emploi Samedi 17 novembre: Le manuel de la formation Samedi 24 novembre: Le protocole de communications 3000470A DISQUES Grande musicalite SURTOUT ne pas confondre avec Sam Phillips, fondateur des studios Sun et decouvreur d'Elvis Presley.Cette Sam Phillips-la serait plutot dans la famille des chanteuses folk contemporaines, pas trop loin de Suzanne Vega.Une discographie peu abondante (quatre disques en 10 ans) mais digne de respect, pour sa rigueur artistique, sa qualite et des arrangements souvent brillants .concoctes par son T-Bone Burnett de mari.Fan Dance ne fait pas exception : malgre son registre vocal limite (dans la technique, pas dans l'emotion), Sam Phillips livre une douzaine de chansons poignantes aussi depouillees que sophistiquees, ou guitare acoustique, banjo, clavecin, violoncelle, maracas et autres percussions au son boise se croisent avec bonheur.Le mythique Van Dyke Parks (Beach Boys periode Smile, U2, Fiona Apple), le tordu Marc Ribot (Tom Waits) et l'inevitable T-Bone Burnett (qui signe tous les morceaux) participent a ce disque folk d'une grande musicalite, a la fois actuel et traditionnel, confidentiel et universel.\u0001\u0001\u0001\u0001 FAN DANCE Sam Phillips Warner Jean-Christophe Laurence Artisanat KID LOCO, cette fois, suggere le coup fatal : Kill Your Darlings, rien de moins.Avant l'execution (le Kid blague, n'ayez crainte), une minette anglo (Louise Quinn) a ete conviee a miauler une paire de requiem finement ciseles, indolents a souhait, dont les references puisent dans toutes les decennies de pop et de rock culture depuis les sixties.Sur la majorite des pieces, toutefois, un paisible matou (Tim Keegan) se frotte a des esthetiques vocales connues .JJ Cale, Lou Reed.Pas une rime en francais, vous vous en doutez bien, french touch oblige.De toute evidence, ce disque est celui d'un perfectionniste qui fait alterner spleen instrumental (Horsetown In Vain), laid back sudiste (Three Feet High Reefer), ballades soul-rock sur fond numerique (A Little Bit Of Your Soul), pop lascive bardee de violons en conserve (I Can't Let It Happen To You), blues pompe a l'harmonica et la slide guitar rugissante.Artisanat neopsychedelique, si je peux me permettre.\u0001\u0001\u0001 1.2 KILL YOUR DARLINGS Kid Loco Yellow / Warner Alain Brunet Finesse haitienne BEETHOVA OBAS est Haitien de Port-au-Prince, mais aussi citoyen du monde en proie a d'incessantes migrations.Digne de mention, ce disque de cet artiste excellent (lance en catimini l'ete dernier par le label montrealais Nuits d'Afrique, d'ou la pertinence de vous en rappeler l'existence) a ete realise par Mario Canonge, pianiste antillais tout aussi doue que son employeur, complice de longue date de l'auteur-compositeur-interprete.S'y deploient rara, compa, rythmes sacres et profanes d'Haiti.Guitares bresiliennes et jazz tropical ponctuent les rimes parfois cyniques, parfois candides, parfois lascives, contemplatives, ou meme vindicatives.A travers ces errances entre Brooklyn, Montreal, la Ville lumiere ou l'Ile magique, Planet La fait resplendir une grande ame.Y jaillissent les rimes d'un Haitien capable d'eveiller les consciences avec une douceur extreme.\u0001\u0001\u0001 1.2 PLANET LA Beethova Obas Disques Nuits d'Afrique Alain Brunet Le groove de l'Ouest canadien ! VANCOUVER n'a pas une importante scene electronique, mais ses productions valent la peine d'etre ecoutees.Depuis quelques annees, le label Nordic Trax regne sur le son deep-house de son patelin.Post+Beam, le deuxieme album de Gavin Froome, navigue sans jamais devier dans les eaux calmes de la house et du jazz synthetique.La production insiste par ici sur les cymbales pour faire plaisir aux danseurs, par la sur la melodie et la basse pour l'auditeur de salon.De toute evidence, Post+Beam se veut un disque pour toutes les occasions et tous les publics.Seul inconvenient : a vouloir menager les tympans des melomanes, on finit par produire un album qui manque de relief, ou toutes les pieces se ressemblent.Certes agreable, la musique de Froome se fond dans les productions que le label Guidance de Chicago lancait il y a quatre ou cinq ans.C'est bien, mais pas nouveau.Gavin Froome et le directeur de Nordic Trax, Luke Mc Keehan, seront au Jingxi ce soir (avec Rollercone et Saturnin), dans le cadre du MEG.\u0001\u0001\u0001 POST + BEAM Gavin Froome Nordic Trax / Fusion III Philippe Renaud collaboration speciale 6LP1501D1027 D15 27 octobre 6LP1501D1027 ZALLCALL 67 01:16:33 10/27/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 2 7 O C T O B R E 2 0 0 1 D 1 5 EXPOSITION René Derouin, le revenant JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale APRÈS UNE RÉTROSPECTIVE au Musée des beaux-arts et l'obtention du prix Borduas, la même année de surcroît (1999), il n'était plus vraiment attendu.Surtout qu'il a atteint l'âge de jouer son rôle de grand-père (65 ans cette année).On l'imaginait retraité, ou du moins en retrait, dans un coin reculé des Laurentides ou du Mexique.Et voilà que René Derouin réapparaît, trois fois plutôt qu'une : aux galeries Simon Blais et Circa à Montréal et à la galerie Estampe Plus de Québec.Quatre fois même, si on tient compte de la sortie cet automne du livre Pour une culture du territoire, synthèse des symposiums organisés par le prolifique artiste depuis 1996.Derouin avoue avoir longuement souffert à l'arrivée de l'an 2000.Dans une entrevue à La Presse (31 décembre 1999), il se demandait même s'il avait un avenir.« J'étais très insécure, insiste-t-il aujourd'hui.C'est très difficile de traverser cette phase, se dire : est-ce que j'ai autre chose qui s'en vient ?Il n'y en a pas beaucoup qui la traversent, c'est trop dur.Il faut accepter au départ de se remettre en question et d'être angoissé.» Bien qu'il n'ait pas arrêté de voyager (séjours à Barcelone et, bien sûr, à Mexico, qu'il fréquente depuis 40 ans), sa remise en question, il l'a vécue en retournant aux sources.« J'ai dessiné, dessiné, dessiné.Pour retrouver le plaisir de faire quelque chose, comme un jeune artiste.» Chez Simon Blais, l'austérité du dessin se retrouve étalée sur des panneaux presque plats.En fait, ce sont des bois-reliefs, composés d'une multitude de surfaces irrégulières, dans une organisation presque chaotique.Dans des ensembles entre la murale aztèque et la carte géographique, la ligne apparaît sinueuse, le territoire morcelé.Lac Doré, Lac Labelle, Mont-Laurier : les titres ne laissent aucun doute quant à l'environnement du graveur, établi depuis quelque temps à Val-David.Au centre Circa, si deux oeuvres murales sont dans la même veine, c'est l'installation-titre La Ligne dormante qui s'impose.Composée de neuf bassins au-dessus desquels sont suspendues des pièces sculptées, elle apparaît même comme la nouvelle signature Derouin, connue plutôt pour son horizontalité.L'attachement de l'artiste à la nature étant du domaine public, on ne s'étonne pas de (re)voir des références au monde aquatique.En céramique ou en pierre, les figurines ressemblent étrangement à des poissons, presque squelettiques.ElleS rappellent aussi Migrations, les 19 000 sculptures que son auteur avait larguées dans le fleuve Saint- Laurent en 1994.« C'est ma solution de l'après largage, explique Derouin qui n'hésite pas à qualifier de tragique le geste de 1994.Ça m'avait figé.La Ligne dormante est la renaissance, une nouvelle vie.Ce sont des poissons hybrides, c'est une fantaisie ludique, rien de morbide.C'est ma nouvelle issue.» L'issue est symbolisée ici par la sortie de l'eau de ces petites pièces, comme attrapées à la ligne par Derouin, grand amateur de pêche.Le concept parle par lui-même ; le temps dira si l'artiste aura vraiment pris une nouvelle avenue.René Derouin est parti, dans la vingtaine, sous d'autres horizons.Bien qu'il n'était pas le seul à s'expatrier, il se démarquait par le choix de sa destination.« Les gens ne comprenaient pas pourquoi le Mexique.On ne pensait qu'à Paris.» Ces nombreux va-et-vient à Mexico, et plus récemment à Oaxaca, ville du Sud-Ouest, lui ont permis de découvrir la nord-américanité des deux pays et alimentent sa création encore de nos jours.La petite salle de Circa a d'ailleurs été réservée à une oeuvre hybride de 1987-1989, retrouvée récemment par son auteur.Intitulée Los Maestros (en référence à une grève des enseignants mexicains), cette pièce, bien que détériorée par le temps, a tout un impact et peut se lire de multiples façons.Mais surtout, elle annonce le Derouin des années 90 et réunit ses réflexions sur la notion du territoire qui le hante encore dans ce nouveau millénaire.« Le dernier territoire, c'est après le fait national, après les frontières.Moi, le restant de mes jours, je veux vivre sur un seul territoire, le territoire de la culture.» FRAGMENTS DU TERRITOIRE, galerie Simon Blais, 4521, rue Clark, jusqu'au 10 novembre.Info : 514 849-1165.LA LIGNE DORMANTE, galerie Circa, 372, rue Sainte-Catherine Ouest, jusqu'au 10 novembre.Info : 514 393-8248.FRAGMENTS DE TERRITOIRES, galerie Estampe Plus, 19, rue Saint-Pierre (Québec), jusqu'au 15 novembre.Info : 418 694-1303.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Devant la Ligne dormante, René Derouin pose, satisfait d'avoir trouvé une solution au largage de ses figurines dans le fleuve Saint-Laurent.« J'en subissais les conséquences, je vivais comme figé.» Organisée par le CCA et le Whitney Museum of American Art, avec la collaboration du Museum of Modern Art de New York.Avec le soutien de Elise Jaffe et Jeffrey Brown, de la Graham Foundation for Advanced Studies in the Fine Arts et de la Fondation Daniel Langlois pour l'art, la science et la technologie.Centre Canadien d'Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec 514 939 7026 www.cca.qc.ca Heures d'ouverture du musée : mardi au dimanche, 11h à18 h; jeudi, 11h à 20h du17 octobre 2001 au 20 janvier 2002 Michael Moran, Sans titre, 1993.Esplanade du Seagram Building, New York,1954-1958; Mies van der Rohe, architecte.© Michael Moran mies en amérique 3000559A 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca Simplement Montréal coup d'oeil sur une v i l l e unique Activités d'Halloween LE FANTÔME DE MOLIÈRE AU MUSÉE chasse au trésor Le samedi 27 octobre, 13h30 L'esprit de Molière plane sur le Musée.En effet, différents costumes des personnages de ses pièces y sont exposés.Mais son fantôme a bien du mal à prendre sa place parmi les sorcières et autres monstres de l'Halloween.Prenez part à la chasse au trésor pour l'aider à retourner dans son époque! DES LANTERNES GRIMAÇANTES atelier bilingue Le dimanche 28 octobre, 13h30 Pour l'Halloween, décorez vos fenêtres d'une lanterne de votre invention.Faites naître du métal à repousser des monstres ricanants, des chats mystérieux et autres esprits fantastiques.Les enfants de moins de sept ans devront être aidés par leurs parents ou un adulte accompagnateur.Adultes 10 $, enfants 5 $ RÉSERVEZ TÔT ! En 1861, les tramways tirés par des chevaux ont fait leur apparition dans les rues de Montréal.Et c'est en 1894 qu'ils furent électrifiés.Aujourd'hui, il fait beau dans le métro.sous les rues de la ville ! Venez admirer plus de 800 objets de la célèbre collection du Mc Cord et plongez au coeur même de l'expérience riche et diversifiée de notre ville.Berri/Uqam Sherbrooke Mont-Royal Laurier 2999753A 6LP1601D1027 d16 samedi 6LP1601D1027 ZALLCALL 67 01:15:32 10/27/01 B D16 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 DISQUES Les autres pianistes CLAUDE GINGRAS DEUX PIANISTES québécois sont constamment en vedette, au concert et au disque.Pas nécessaire de les nommer, bien sûr.Mais ils ne sont pas les seuls.Au chapitre du concert, Richard Raymond, par exemple, se produit cinq fois ces jours-ci avec le Métropolitain.Côté disques, l'entreprise récente la plus audacieuse est certainement celle de Lucille Chung, qui consacre un disque de près d'une heure à György Ligeti, cet Autrichien d'origine hongroise qui, à 78 ans, fait encore bonne figure aux premiers rangs de l'avant-garde.Pour le piano, Ligeti a composé deux livres d'Études extrêmement difficiles, l'un de six Études (de 1985), l'autre de huit Études (de 1994), tous deux joués par Marc Couroux à la SMCQ en 1996.Ligeti semble avoir entrepris un troisième livre : on compte déjà une 15e Étude créée cette même année 1996 par Pierre-Laurent Aimard et, par ailleurs, la marque L'Empreinte Digitale annonce 17 Études de Ligeti par le pianiste turc Toros Can.Lucille Chung a choisi le deuxième livre, c.-à-d.les Études nos 7 à 14.Au lieu de nous donner aussi le premier livre, elle complète son disque avec des pages plus anciennes : les deux petits Capriccios de 1947, la brève Invention de 1948 et le recueil de onze pièces intitulé Musica ricercata, de 1953.La pianiste de 28 ans montre une étonnante affinité pour cette musique.Elle y apporte solidité technique, relief, sens du coloris, humour même, ainsi qu'un scrupuleux respect des dynamiques (Ligeti passe de huit « piano » à huit « forte » !) et même des minutages indiqués.Et elle est servie par une exceptionnelle prise de son.Ainsi, a-t-on jamais entendu un suraigu de piano aussi clair et précis ?Marc Couroux ne reprend pas au disque son exploit du concert ; il propose plutôt des pièces de quatre jeunes compositeurs canadiens.Celles de Sean Ferguson et James Harley s'inscrivent dans le prolongement des Études de Ligeti.Il y a davantage d'originalité dans Chute- Parachute, où Michel Gonneville mêle adroitement piano et son pré-enregistrés, et dans Fantasia stravagante, de Jean Lesage, à l'allure de vaste et bruyante improvisation.En plus traditionnel, c'est Chopin par Richard Raymond, déjà nommé, et Fauré et Chopin par Anne-Marie Dubois.Raymond joue les 19 Valses habituelles (certains en jouent un peu plus).Brio exclusivement dans les pièces rapides, affectation dans les pièces lentes ; quelques bons moments ne rachètent pas cette lecture finalement sans intérêt.Anne-Marie Dubois, à la carrière plus discrète, phrase Fauré avec une élégante clarté (Ballade, Thème et variations) et interroge Chopin (Sonate op.35, Andante spianato et Grande Polonaise brillante) avec une énergie rafraîchissante, malgré des moyens techniques limités et un piano un peu clinquant.Pour compléter, deux disques de raretés.Surtout connu comme critique musical, Gustave Samazeuilh (1877-1967) fut aussi compositeur et laissa des pièces pour piano auxquelles Stéphane Lemelin est probablement le seul à s'intéresser aujourd'hui.Tantôt debussyste, tantôt d'une délicate naïveté, cela est bien tourné, agréable même, et joliment joué.Anna-Marie Globenski s'est plutôt intéressée aux compositeurs canadiens d'autrefois, comme Calixa Lavallée (l'auteur d'O Canada) ou encore ce Sabatier d'origine allemande qui fut pianiste de concert et cet autre Allemand, Molt, organiste à Québec, qui alla visiter Beethoven à Vienne.Il n'y a pas là que de la musique de salon ; à l'occasion, du presque Chopin et même une Marche funèbre, hommage à Pie IX qui vaut bien certains Alkan.Et tout est joué avec une rare conviction.Enregistrements récents de six pianistes LUCILLE CHUNG : Ligeti Dynamic, CDS-358 \u0001\u0001\u0001 MARC COUROUX : Gonneville, Ferguson, Harley, Lesage ATMA, ACD 2 2180 \u0001\u0001 RICHARD RAYMOND : Chopin Analekta, FL 2 3158 \u0001\u0001 ANNE-MARIE DUBOIS : Fauré, Chopin Société Nouvelle d'Enregistrement, SNE-638-CD \u0001\u0001\u0001 STÉPHANE LEMELIN : Samazeuilh ATMA, ACD 2 2210 \u0001\u0001\u0001 ANNA-MARIE GLOBENSKI : « Le Piano romantique au Canada » Société Nouvelle d'Enregistrement, SNE-648-CD À SURVEILLER DEMAIN En octobre, 100 gagnants mériteront un exemplaire du livre LE BON MOT DÉJOUER LES PIÈGES DU FRANÇAIS de Jacques Laurin et un t-shirt La Presse.2999126A NOUVELLES DU DISQUE Symphoniesde Bernstein LEONARD SLATKIN et l'Orchestre Symphonique de la BBC entreprennent chez Chandos une série d'enregistrements consacrés à Leonard Bernstein.Un premier disque comprend les deux premières de trois Symphonies du musicien américain : la Symphonie no 1, dite Jeremiah, avec mezzo-soprano, et la Symphonie no 2, dite The Age of Anxiety, avec piano.Les solistes : Michelle De Young, mezzo, et James Tocco, pianiste.La Symphonie no 3, dite Kaddish, qui suivra, comporte une partie pour récitant.Bernstein lui-même avait enregistré ces oeuvres, signant jusqu'à trois gravures différentes de la Jeremiah : avec Nan Merriman, plus tard avec Jennie Tourel, et finalement avec Christa Ludwig.Inéditsde Vivaldi ON CROYAIT que les quelque 220 concertos pour violon de Vivaldi avaient tous été enregistrés au moins une fois chacun.Sony annonce comme inédits au disque les six concertos qu'elle vient de sortir, joués par le violoniste italien Giuliano Carmignola et l'Orchestre Baroque de Venise. 6LP1701D1027 D17 sam.6LP1701D1027 ZALLCALL 67 01:22:00 10/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 D17 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Dès mer., 20h, Une journée particulière, d'Ettore Scola.Miuggero Maccari.Trad.de Huguette Hatem.Avec Élise Guilbault, Yves Jacques, France Arbour, Pierre Gendron, Lise Martin, Nicolas Pinson, Karine Poulin, Daniel Roy, Charles-Étienne Burelle, Julien Houde, Laurent Duceppe-Deschênes et Antoine Trépanier-Deschênes.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Auj., 15h et 20h, Une si belle chose, de Jonathan Harvey.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène d'Éric Jean.Avec Marc Beaupré, Hugues Fortin, Isabelle Roy.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Six Personnages en quête d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josée Bastien, Peter Batakliev, Éric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie-Josée Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Hélène Loiselle, Igor Ovadis, Christiane Pasquier, Marc-André Piché, Michelle Rossignol et Sacha Samar: 20h.Jusqu'au 17 novembre.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968, de Sébastien Harrisson.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Andrée Lachapelle, James Hyndman, Gérard Poirier, Dominique Quesnel, Frédérique Collin, Violette Chauveau, Stéphane Simard, Évelyne Rompré, Yves Amyot, Benoît Mc Ginnis.Mar.au sam., 20h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (salle Jean- Claude Germain, 3900, St-Denis) À force de compter sur quelqu'un ou quelque chose, on en oublie ses tables de multiplication, de François-Étienne Paré.Présentation du Théâtre de la LNI: 20h.Jusqu'au 3 nov.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Auj., 19h30, Le Cid maghané, de Réjean Ducharme.Mise en scène de Frédéric Dubois.Avec Éva Daigle, Marie-France Desranleau, Marie-Christine Lavallée, Tova Roy, Ludger Côté, Christian Michaud, Fabian Cloutier.- Dès mar., 20h, De la vie, entre autres choses, trois courtes pièces de Yvan Bienvenue.Mises en scène d'Antoine Laprise.Avec Francine Beaudry, Jean-Guy Bouchard, Paul-Patrick Charbonneau, Martin Desgagné et Caroline Lavoie.GESÙ (1200, Bleury) Dès jeu., 20h, La Tempête, de William Shakespeare.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Frédéric Angers, Vincent Bilodeau, Louis Gagné, Thomas Graton, Caroline Lavigne, Luc Senay, Yves Soutière et Marthe Turgeon.Présentation de la compaghie de théâtre Longue Vue.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, rue Papineau) Auj., 20h, La Reine de beauté de Leenane, de Martin Mc Donagh.Trad.de Fanny Britt.Mise en scène de Martin Faucher.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.- Dès mar., 20h, Cyberjack, de Michel Monty.Mise en scène de Michel Monty.Avec Michel Cardin, Stéphane Demers, Christian Bégin, Louis Champagne, Stéphane Crête, Eellen David, Roger Larue, Dominique Leduc, Chi Long, Anick Matern, Sylvie Moreau, Patricia Perez, Brigitte Poupart et Robert Vézina.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Venise, de Paul Pourveur.Mise en scène de Jean Antoine Charest.Avec Marie Eve Bertrand: 20h.Jusqu'au 3 novembre.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Auj., 20h, La Poste populaire russe, d'Oleg Vogaev.- Auj., 20h, Vania, d'Howard Barker à partir d Oncle Vania, de Tchékhov.AUDITORIUM JUSTINE LACOSTE-BEAUBIEN DE L'HÔPITAL STE-JUSTINE Auj., 20h30, Dave veut jouer Richard III, extraits de Richard III, de William Shakespeare, conception de Dave Richer, Alexis Martin et Jean-Pierre Ronfard.Avec Danièl Brière, Salomé Corbo et Dave Richer.Présentation du Nouveau Théâtre Expérimental.THÉÂTRE DU LIEU (5455, Iberville, # 111) Auj., 20h30, Vernissage, de Vaclav Havel.Mise en scène de Luc Roberge.Avec Frédéric Boivin, Isabelle Ross et Michel Savard.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Dès mar., 20h30, La Mort des mots, de Pierre- Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais.USINE C (1345, av.Lalonde) Eko, de Kobol.Marionnettes: 20h.Jusqu'au 3 novembre.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Variations sur un temps, de David Ives.Trad.de Maryse Warda.Mise en scène de Benoit Dagenais, assisté de Victoria Cayuela.Avec Émilie Bibeau, Stéphanie Blais, Caroline Bouchard, Bénédicte Décary, David-Alexandre Després, François Gadbois, Olivier Morin, Jean-François Nadeau et Sophie Vaillancourt: 20h, sauf dim.Jusqu'au 3 novembre.THÉÂTRE DE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont) À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Du jeu.au sam., 20h; dim., 15h.Jusqu'au 18 novembre.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj., 15h; dim., 13h et 15h, Le Magasin des Mystères, de Joël da Silva.Mise en scène de Marie-Josée Plouffe.Avec Joël da Silva.(8 à 11 ans) THÉÂTRE DE L'ESQUISSE (L'Imprévu, 1650, Marie-Anne E.) Auj.et dim., 16h30, Contes pour l'Halloween, avec Sylvi Belleau.(5 à 10 ans) COLLÈGE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Dim., 14h, les Fabulettes, d'Anne Sylvestre (5 ans et plus) Danse PLACE DES ARTS (salle Maisonneuve) Auj., 14h et 20h, La Dame de pique, d'après la nouvelle d'Alexandre Pouchkine.Chorégraphie de Kim Brandstrup.Adapt.et musique originale d'après l'opéra La Dame de pique, de Tchaïkovski.Création des Grands Ballets canadiens de Montréal.TANGENTE (840, Cherrier E.) Auj., 20h30; dim., 19h30, In, de Joe Hiscott (concept, vidéo et performance), et Indestructible Dances, de Sara Porter.Avec Megan Andrews, Susan Lee, Monica Gan et Sara Porter.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Auj., 20h, Scènes d'intérieur, de Sylvain Émard.Avec Nathalie Blanchet, Marc Boivin, Sandra Lapierre, Parise Mongrain, Blair Neufeld et Michael Trent.Musique CONSERVATOIRE (4750, Henri-Julien) Colloque Musique/Technologie.Auj., 13h, 14h30, 16h, 17h15, conférences, forums.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Ensemble baroque.Dim., 13 h, Frédérique Vézina, soprano.Strauss, Purcell, Nin, Liszt.Mer., 12 h 30, Kevin Komisaruk, organiste.Byrd, Bull, Sweelinck, van Noordt.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 20 h, Ensemble de percussions de Mc Gill.Dir.D'Arcy Philip Gray.Chavez, Farberman, Riley.Dim., 15 h 30, Pieter Wispelwey, violoncelliste, et Dejan Lazic, pianiste.Sonate op.38 (Brahms), Sonate op.119 (Prokofiev), Sonate pour violoncelle seul (Kodaly).Ladies' Morning Musical Club.Ven., 20h, Orchestre symphonique de Mc Gill.Dir.Alexis Hauser.Kinza Tyrrell, pianiste.Concerto brandebourgeois no 4 (Bach), Symphonie no 102 (Haydn), Rhapsodie sur un thème de Paganini (Rachmaninov), suite no 2 de Daphnis et Chloé (Ravel).SALLE PIERRE-MERCURE Auj., 20h, Orchestre symphonique des Jeunes de Montréal.Dir.Louis Lavigueur.Benoit Loiselle, violoncelliste.Ouverture de La Forza del destino (Verdi), Concerto pour violoncelle (Elgar), Symphonie no 3 (Écossaise) (Mendelssohn).Mer., 20h, La Nef.Musiques pour Jeanne la Folle.Festival Beethoven: Louis Lortie, pianiste.Dim., 14h30, Sonates op.26, op.28, op.27 nos 1 et 2.Lun., 20 h, Sonates op.10 nos 1 et 3, op.54, op.57 (Appassionata).Mar., 20h, Sonates op.14 no 1, op.90, op.101, op.106 (Hammerklavier).Jeu., 20h, Sonates op.109, op.110, op.111.PLACE DES ARTS (Studio-Théâtre) Auj., 20h, Hommage à Lionel Daunais.Clermont Tremblay, baryton.Au piano: Nancy Pelletier.THÉÂTRE LA CHAPELLE Colloque Musique/Technologie.Auj., et dim., 20h, concerts.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Dim., 14 h, Orchestre Métropolitain du Grand- Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Bénéfice, Fondation Jules-et-Paul-Émile Léger.Moldau (Smetana), Beau Danube bleu (Strauss), Peer Gynt (Grieg) (extraits).Lun., 19 h 30, Orchestre Métropolitain du Grand Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Richard Raymond, pianiste.Symphonie no 3 (Singulière) (Berwald), Pan et Syrinx (Nielsen), Concerto pour piano (Grieg), Symphonie no 5 (Sibelius).Jeu., 20 h, Quatuor à cordes de Moscou.Quatuors op.130 et op.132 (Beethoven).Pro Musica.GRAND SÉMINAIRE Dim., 15 h, Yves Cuenot, organiste.Rameau, Charpentier, Boëly, Balbastre, Couperin.ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Dim., 15 h, Choeur de l'église.Dir.Bruce Wheatcroft.Palestrina, Vaughan Williams, Stanford, Parry.CHAPELLE DU BON-PASTEUR Dim., 15 h 30, Louise Pellerin, hautboïste, Luc Beauséjour, claveciniste, René Gosselin, contrebassiste.Handel, Lassonde, Bach.Mer., 20 h, Vincent Boucher, claveciniste, Virginie Dulude-Trudel, harpiste.Scarlatti, Daveluy.Ven., 22 h, Jazz nocturne.Ensemble Dan Noseworthy.ÉGLISE SAINT-LÉON (Westmount) Dim., 20 h, Choeur et Orchestre du Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Coronation Anthems, ext.de Solomon et Jephtha (Handel).UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim, 20 h, Ensemble Kore.Marie-Annick Béliveau, mezzo-soprano, André Ristic, pianiste.Villeneuve.Mar., 20 h, Chanteurs d'Orphée et Ensemble instrumental.Hambraeus.Ven., 12 h 15, Philippe Bélanger, organiste.Healey, Bach.SALLE DES JMC Lun., 9 h 30 et 14 h, Louise Pellerin, hautboïste: master-class.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Claude Blanchard.Du mer.au dim., 21h.Jusqu'au 4 novembre.- Richard Abel.Mar., mer., jeu., 13h30.Jusqu'au 29 novembre.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Partage des eaux, avec Anne Sylvestre: 20h.Jusqu'au 3 novembre.MAISON ST-GABRIEL (2146, place Dublin) Auj.et dim., de 13h à 16h, Les Quêteux vous attendent., avec François Lavallée, Jean- Marc Massie et Éric Michaud.PATRO LE PRÉVOST, MAISON DE LA CULTURE VILLERAY/ST-MICHEL/PARC EXTENSION (7355, av.Christophe-Colomb) Auj., 20h, Contes d'Afrique noire, avec Hassane Kassi Kouyaté, Taxi Conteur et Ndiouga Sarr.MAISON DE LA CULTURE POINTE-AUXTREMBLES (14001, Notre-Dame E.) Auj., 20h, Le Gaélique et le Chaman, avec Mike Burns et Bob Bourdon; dim., 14h, La Légende de Ronan Keradalan, avec Patrick Ewen.MAISON DE LA CULTURE CÔTE-DES-NEIGES (5290, chemin de la Côte-des-Neiges) Dim., 15h, Tom petit homme, avec Philippe Campiche et Étienne Privat.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, À bout de souffle.Série Les Dimanches du conte.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC (2550, Ontario E.) Dim., 20h, Les Bretelles de l'imaginaire, avec Jocelyn Bérubé, Hassane Kassi Kouyaté, Jeanne Ferron et Bobv CABARET DU ROY (363, de la Commune E.) Auj., 23h, Contes tziganes, avec Jeanne Ferron.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Auj., 20h, Richard Séguin; jeu.et ven., 20h30, Daniel Boucher.813 (Ontario E.) Du Temps d'antennes, de et avec Nathalie Derome; 20h.Jusqu'au 28 octobre.CAFÉ EUROPÉEN (1560, Ste-Catherine O., 3e étage) Auj., 10h à 18h, convention Beatles avec les groupes Gschola Musica et The Beat Makers.MAISON DE LA CULTURE FRONTENAC Auj., 20h, Charles Wizen et Jazz à cordes; 22h, Zubot et Dawson; dim., 20h, Éric Longsworth avec Daniel Mille et Pierre Tanguay; 22h, Vanassexette; mar., 20h, Carole Therrien; 22h, Karin Plato et Bill Coon; mer., 20h, Mike Goudreau et le Boppin's Blues Band; 22h, Michael Jerome Browne; jeu., 20h, David Restivo; 22h, Quartette de Carl Naud; ven., 20h, Harold Faustin; 22h, Quintette Dawn Thomson.CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 20h30, Björn.CABARET (2111, St-Laurent) Mer., jeu., ven., 20h, Dorice Simon.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h, 69 Sleaze Alley; dim., 21h, Eleni Mandell; lun., 20h, Soul Manifesto; mer., 17h, Beau Cavannah et The Broken Hearted.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Mer., 20h30, Nigel Mack et The Blues Attack; jeu., 19h30, Eagle-Eye Cherry.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Jeu.et ven., 21h, Jocelyn Bérubé.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h, Pierrot Fournier chante Brel.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mer., 21h30, Caribbean Report.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) Auj., 20h, François Morency.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Mario Fredette et René Buisson; jeu.et ven., René Buisson et Serge Lachapelle: 22h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj., Jilda Salome; lun., Friends; mar., Yannick Rieu; mer., soirée Effendi; jeu., le Mile- End Jazz Quartet; ven., J Fand the Junk Yard Dogs: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., ven., 22h, Louis Alarie.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Alain Legault; dim., 22h, Jacques Rochon chante Reggiani; lun., 21h30, Tomas Jensen chante Renaud, Desjardins; mar., 21h30, Didier Dumoutier et son accordéon; mer., 21h30, Roger Genois chante Brassens, Moustaki, Dubois, Desjardins; ven., 22h, Marie Frenette.VERRE BOUTEILLE (211, Mont-Royal E.) Lun., 20h30, Luc de Larochellière; mar., 21h, Norouet.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Alex Sohier et Félix Leroux.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Yelo Molo et le duo Stéphane Labonté.BARON DE TAILLON (408, Taillon E.) Ven., 20h, Claude Prieur.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe Likwid.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., dès 21h, Denis Sirois.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dim., lun.et mar., 20h, Quartette Geraldine Hunt; mer., dès 20h, Joane Desforges; jeu., de 19h à 22h, Billy Georgette; ven., sam., de 19h à 22h, Coral Eagan et Steve Amirault; jeu., ven., sam., dès 22h, Charlie Biddle.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., 22h30, Madcaps.MAISON DU PRESSOIR (10865, du Pressoir) Mar., 20h, Contes mutagènes, avec Jean- Marc Massie.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Jean-Louis- Millette, 180, de Gentilly E., Longueuil) Auj., 20h, Trio Éric Longsworth accompagé de Daniel Mille.THÉÂTRE DE LA VILLE (salle Pratt & Whiney, 150, de Gentilly E., Longueuil) Mer., 20h, François Massicotte.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj.et dim., 20h, Martin Matte.O'BLUES (7567, boul.Taschereau, Brossard) Auj., dès 21h, Jo Hell et The Red Roosters.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Sylvie Laliberté - Oeuvre de politesse et Shirin Neshat.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Piranèse-Goya: Roma Fantastica et le Sommeil de la raison: oeuvres de la Fondation Antonio Mazzotta, Francisco Goya et Jake et Dinos Chapman: Les Désastres de la guerre et Les Grandes Misères de la guerre de Jacques Callot.Du mar.au dim., de 11h à 18h.- (pavillon Michal et Renata Hornstein) - Exposition Aluminium et design.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 11h à 21h.Jusqu'au 4 nov.GALERIE D'ART - MUSÉE DES BEAUXARTS DE MONTRÉAL (1390, Sherbrooke O.) Exposition Le Choix des galeries.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., de 12h à 16h; dim., de 13h à 17h.Jusqu'au 25 oct.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Mystères des Mochicas du Pérou.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Saint-Laurent, du village à la ville: retrouvez le coeur, Coussins à dentelle, La Terre dans tous ses états.Du mer.au dim., de 12h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Ste-Charles) Exposition Un enfant.un rêve.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Auj.et dim., de 12h à 17h, exposition Le Corps cartographié, oeuvres de Ted Hiebert, James Mc Govern, Nicle Sanches et Helena Wadsley.ARTOTHÈQUE (5720, St-André) Auj., de 11h à 17h, exposition Montréal, à l'époque des rivières oubliées.ATELIER CIRCULAIRE (70, Molière E.) Oeuvres de René Donais et Frédéric Penelle.Du lun.au ven., de 10h à 17h.Jusqu'au 16 nov.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Paroles ailées, oeuvres de Louise Prescott.Du mar.au sam., de 9h à 17h.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Auj., de 12h à 17h, photographies de Crystal Collins, peintures de Janice Mc Nab, vidéos de Rosalind Nashashibi et Kate Gray.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Exposition Jeu d'aimants: Une installation de Medium.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h.CENTRE DE DESIGN DE L'UQAM (1440, Sanguinet) Expositions Atmosphères, photographies de Serge Paré, Martin Riendeau et Marc Montplaisir, et Motifs.Jusqu'au 11 novembre.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste- Catherine O., espace 444) Oeuvres de René Derouin.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 10 novembre.CENTRE DES ARTS ACTUELS SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Dorion Berg, Kristen Roos et Brigitte Archambault.Mar.au sam., 12h à 17h.GALERIE B-312(372 , Ste-Catherine O., espace 403) Auj., de 12h à 18h, dessins de Geneviève Rocher.Exposition Remettre ça, oeuvres de Michel Boulanger, Marthe Carrier, Marc Desjardins, Johanne Gagnon, Marie-France Brière, Karelee Fuglem, Francine Savard, Claire Savoie et Andrea Szilasi.Du mar.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 3 novembre.GALERIE BERNARD (90, av., Laurier O.) Oeuvres de Shitta Caiserman- Roth, Yvette Froment, Giuseppe di Leo, Jean Gaudet, Jacques Léveillé et Eric Slutsky.Du mar.au ven., de 11h à 17h; sam., de 12h à 17h.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres de René Derouin.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.Jusqu'au 10 novembre.GALERIE DARE DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Exposition Room + Board.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Exposition Au Seuil du présent.Du lun.au ven., de 10h à 18h; sam., de 11h à 17h.Jusqu'au 31 octobre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Claude-Philippe Benoit.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 3 novembre.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Jacques Payette.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, St-Alexandre) Oeuvres de Marc-Antoine Nadeau.Du mer.au ven., de 12h à 18h; sam., de 12h à 17h.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Installation de John Mingolla.Du mar.au ven., de 13h à 18h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu'au 28 octobre.GALERIE ENTRE CADRE (4895, St-Laurent) Oeuvres des artistes de l'atelier du frère Jérôme, dont Marguerite Voyer et Hélène Lussier.GALERIE F.52(482 6, St-Denis) Exposition État de choc, oeuvres de Sébastien Cliche et Chantale Grenon.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, Laurier O.) Oeuvres de Yu Xiaoyang.GALERIE GORA (3903, St-Hubert) Oeuvres de Fredrico Lepe, Angel Ignacio Suarez-Fernandez, Raidel Cabrena-Medina et Alexis Calzadilla-Garcell.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 3 novembre.GALERIE NOEL GUYOMARC'H (137, Laurier O.) Exposition Portraits de famille et autres clichés, bijoux de Josée Desjardins.Mar., mer., de 11h à 18h; jeu., ven., de 11h à 19h30; sam., dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 11 novembre.GALERIE ICARI (55, Mt-Royal O.) Exposition Personne, oeuvres de Claude Bouchard.Jusqu'au 2 novembre.GALERIE KLIMANTIRIS (742, Décarie) Auj.et dim., peintures de Michel Coatanroch.GALERIE WALTER KLINKHOFF (1200, Sherbrooke O.) Dès mar., oeuvres de Danielle Lanteigne.Lun.au ven., 9h30 à 17h30; sam., 9h30 à 17h.GALERIE LAMOUREUX RITZENHOFF (1428, Sherbrooke O.) Oeuvres de Miklos Ragan et Christian Maltais.GALERIE YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Johanne Cullen, André Leblanc et Heidi Tailler.Jusqu'à lundi.GALERIE ELENA LEE (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Koen Vanderstukken.Du mar.au ven., de 11h à 18h.Jusqu'au 13 novembre.GALERIE D'ART LEONARD ET BINA ELLEN (1400, de Maisonneuve O.) Auj., de 13h à 17h, exposition Raymonde April: tout embrasser.GALERIE LE ROYER (51, St-Paul O.) Oeuvres de Pierre Bédard, Marilyn Reim et Gilles Pelletier.Jusqu'au 5 novembre.GALERIE LES IMPATIENTS (100, Sherbrooke E.) Exposition Les Clandestins, photographies de Mario del Curto.Du mar.au ven., 10h à 17h; sam.et dim., 13h à 16h.Jusqu'à demain.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Sculptures en bois de Jean- Louis Slezak.Jusqu'au 28 octobre.GALERIE LIEU OUEST (372, Ste-Catherine O.) Dès mer., photographies de Robert Bédard.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Exposition Vitrine d'automne.Du lun.au mer., de 10h à 18h; jeu., ven., de 10h à 21h.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Oeuvres de Nicole Payette.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 24 octobre.GALERIE NORDHEIMER (383, St-Jacques O.) Peintures de Paul V.Beaulieu, Serge Lemoyne, Laurent Bonet et Roger Ricard.Jusqu'à lundi (fermé le dimanche).GALERIE PARCHEMINE (50, St- Paul O.) Oeuvres de René Lemay, Zhang He, Zoltak, Montoya, Tchakedjian.10h à 18h.GALERIE PORT-MAURICE (8420, boul.Lacordaire) Oeuvres de Jean-François Berthiaume.Lun., de 13h à 21h; mar., mer., jeu., de 10h à 21h; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 27 octobre.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O.) Exposition Damiers, oeuvres de Lise Boisseau.Du mer.au sam., de 12h à 17h.GALERIE LILIAN RODRIGUEZ (372, Ste- Catherine O., espace 405) Photographies et installation de Barbara Claus.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 27 octobre.Voir À L'AFFICHE en D19 6LP1801D1027 D18 sam.6LP1801D1027 ZALLCALL 67 14:41:36 10/29/01 B D18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 Élégance du décor etde la cuisine Le vin du 48e Nord FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Au Témiscamingue, à Ville-Marie, dans l'île du Collège, un vignoble prend racine.Les premiers vins qui en sont issus, à une latitude que l'on ne pourrait sans doute repousser, ont été présentés à l'occasion du troisième Salon des vins, bières et spiritueux de l'Abitibi-Témiscamingue, à Val-d'Or, en fin de semaine dernière.Implanté sous forme expérimentale, il y a cinq ans, avec 42 cépages, le vignoble Des Ducs poursuit son chemin avec sept cépages qui donnent de bons espoirs.Ces viticulteurs nordiques présentaient un blanc, un rouge, un rosé à l'appréciation des visiteurs du Salon de Val-d'Or.Et le Blanc de Duhamel a été servi lors de tous les événements de cette fin de semaine.D'une envergure raisonnable, mais accueillant tout de même une cinquantaine d'exposants, le Salon des vins de Val-d'Or complète sa présentation avec une série de conférences et de dégustations.Ce programme parallèle qui s'étoffe un peu plus chaque année attire un public fervent.Et des conférenciers venus cette année d'aussi loin que du Portugal avec Mario Neves de la Maison Aliança et du sud de la France avec Bernard Cazes du Domaine Cazes.Sur le thème « La Magie des saveurs », le Salon des vins de Vald'Or intègre dans la gamme de ses exposants quelques producteurs régionaux de nourritures solides.Le Cru du Clocher, cheddar de Lorrainville, l'esturgeon fumé de la Poissonnerie Témis, le caviar doré de corégone de Laniel, l'agneau des Douceurs du Berger faisaient partie de cette vitrine régionale.Le Salon de Val-d'Or fonctionne d'une manière particulière.Tous les profits de cette activité sont versés au Centre d'études supérieures Lucien-Cliche afin de créer des programmes qui inciteront les jeunes à poursuivre leurs études collégiales et universitaires dans la région.Toute l'organisation de ce salon est assurée par une équipe.de bénévoles.C'est aussi sur le bénévolat que reposent l'organisation, la préparation et le service du souper gastronomique qui se tient tous les ans depuis dix ans à Macamic.Et c'est aussi pour recueillir des fonds que ce souper existe.Il a été créé pour sauver la gare de cette petite ville.Classée maintenant monument historique, elle devrait bientôt abriter un musée de la colonisation.Cette gare est la seule qui ait été conservée sur toute la ligne ferroviaire qu'ont empruntée tous ceux qui sont allés défricher ces terres.Elle a une valeur patrimoniale incontestable que veulent préserver les descendants de ces bâtisseurs.Ce sont les élèves en cuisine et en service de la restauration du Centre régional de formation en alimentation et en tourisme de la commission scolaire du Lac-Abitibi, à La Sarre, qui ont préparé et servi ce repas organisé par le Comité d'initiatives industrielles, commerciales et touristiques de Macamic.FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS La salle est pleine.Et, d'un seul coup, la salle se vide ! C'est l'heure de la projection du film.Le Café Méliès vit au rythme de l'horaire du cinéma Ex-Centris.Le Café Méliès n'est pas nouveau.Il a longtemps habité, un peu plus au sud, dans une salle de cinéma plus petite.Plus petite en superficie.Il loge maintenant dans ce grand et bel édifice et sa vocation a suivi un chemin parallèle.Il n'est cependant pas lié corps et âme à son nouveau partenaire.S'il est vrai que l'on peut y dîner, y souper, confortablement, avant ou après les séances de cinéma, on peut fort bien considérer le Café Méliès comme un restaurant autonome.On ne composera pas son menu de la même façon, dans l'un ou l'autre cas.Ce qui est certain, c'est que personne n'aurait le goût de manger du pop corn et d'en répandre les odeurs dans ce lieu respectable.Que l'on veuille se contenter d'un plat ou d'un dessert, la carte a été composée pour que l'on puisse toujours satisfaire l'appétit du moment.Le soir, un menu complet ne peut être pris qu'à la carte, la table d'hôte ne semble pas être de rigueur dans ce contexte particulier.La carte a été composée pour pouvoir être désarticulée et chaque plat présenté l'est dans une bonne portion.Ce qui n'exclut pas la qualité de la présentation.L'esthétisme du lieu se reflète à table.Une soupe aux tomates était proposée en entrée du jour.Une belle préparation alliant tomate et fenouil pour le fond, feuilles d'épinard alanguies pour la garniture : couleur rosée, texture lisse sans être crémée, petite pointe d'acidité parfumée.En plat du jour, l'aile de raie suivait.Déployée sur fond d'assiette blanche, la chair, tendre et douce, se détachait en longues languettes cuites juste ce qu'il fallait.Cependant, ni beurre blanc ni poivre rose n'accompagnait ce poisson, mais de fines lamelles de kumquat mettaient un zeste d'agrumes agréablement différent.Une purée de céleri rave jouait le rôle de garniture, parfaite en saveur, étonnante dans sa présentation.Le dessert du jour était inattendu et bienvenu : de belles figues fraîches tiédies à peine, pourpres et roses, accompagnées d'un yogourt de chèvre ferme émaillé de lamelles d'amandes, le tout ponctué de framboises parfumées.Le saumon mariné à l'aneth comme un gravlax est à la carte, servi avec un caviar de saumon, présenté spectaculairement.Les papilles et l'oeil sont satisfaits.Sous le nom de « rôti de pétoncles », cinq noix de ce coquillage sont assemblées et ceinturées de langues de prosciutto, à la façon d'un tournedos.C'est un vrai rôti qui laisse le pétoncle doux et moelleux.Il était servi sur un lit de petites lentilles très savoureuses.Les amateurs de chocolat et de belles pâtisseries ne peuvent pas ignorer ce gâteau au chocolat noir fondant présenté à la manière d'un cannelé.Le Café Méliès est un beau restaurant, un bistrot très élégant qui vit, en aire ouverte, au rez-dechaussée de l'Ex-Centris, un peu à l'abri de l'animation tout en y participant.Café Méliès 3530, boulevard Saint-Laurent 514 847-9218 Ouverture : tous les jours de 8 h à 1 h dumatin.Table d'hôte du midi jusqu'à 15 h.Carte du soir à partir de 18 h.Entre 15 h et 16 h, sandwiches et salades Fumée : deux sections Soupe aux tomates, fenouil et épinard Saumon mariné à l'aneth Aile de raie, beurre blanc au poivre rose et kumquat Rôti de pétoncles et prosciutto Figues tièdes et yogourt de chèvre Gâteau chocolat au fondant de Modène bf Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 84 $ La réflexion vienten mangeant FRANÇOISE KAYLER LIVRES Comme tous les livres qui portent la signature Découvertes Gallimard, celui-ci est beau.Chatoyant même.Très vivant.Ses nombreuses illustrations incitent à tourner les pages pour aller de découverte en découverte.L'illustration n'est pas un piège à illusion.Le texte, en noir et blanc, est aussi solide que la photo en couleurs.Le titre reprend l'aphorisme de Brillat Savarin : « Dis-moi ce que tu manges, et je te dirai ce que tu es.» Ce que suggère cette phrase, que l'on répète maintenant comme un proverbe, c'est que « l'alimentation, acte fondamental, quotidien et vital, est aussi un support privilégié de rites sociaux et de convivialité, contribuant fortement à la construction de l'identité individuelle et collective ».Deux photos illustrent ce propos : celle d'un visage d'enfant, la bouche ouverte avec, dedans, deux insectes ; celle d'un plat représentant l'esthétisme culinaire français selon le gastronome Jules Gouffé (1867).Deux identités culturelles.En sondant tous les courants alimentaires au cours des siècles et partout dans le monde, l'auteur ne perd jamais le fil conducteur qui l'amènera jusqu'aux crises que l'on connaît actuellement.Partant du simple acte de manger pour se nourrir, passant par le « savoirmanger », puis par le fait de « manger selon sa condition », étudiant les phénomènes « d'appropriation des denrées nouvelles par la cuisine » et reconnaissant le passage de « la cuisine à l'art culinaire », on arrive à la conclusion que le « rapport de l'homme à la nourriture a été bouleversé par l'industrialisation et la mondialisation ».Même si les crises de la listeria, du poulet à la dioxine, de la vache folle sont évoquées dans ce livre, tout n'est pas noir.Dans le chapitre intitulé « Qualité et sécurité sanitaire des aliments », l'auteur affirme même que l'alimentation dans les pays industrialisés est bien plus sûre qu'hier.La mise en place des programmes assurant la traçabilité des produits livrés aux consommateurs fait partie de la mise en place des « démarches qualité ».Le livre se termine sur les questions : « Que mangerons-nous demain » dans les pays riches et dans les pays pauvres ?Comment nourrir l'humanité en préservant la planète ?On ne trouvera pas les réponses dans ce petit ouvrage, mais des éléments étoffés de réflexion.Et l'on pourrait méditer sur cette réflexion de Claude Fischler à partir de cette phrase qui revient de plus en plus souvent : on ne sait plus ce qu'on mange.« Si on est ce qu'on mange, et si on ne sait plus ce qu'on mange, alors on ne sait plus qui on est.» DIS-MOI CE QUE TU MANGES., Anne- Lucie Raoult-Wack, Découvertes Gallimard, Art de vivre 2996106A Not Found 2996106A 1381, boul.Renè-Lévesque est (Face à Radio-Canada) Tél.: (514) 523-2483 Promotion : voyage en Italie RSVP pour vos party des Fêtes à partir de Table d'hôte 5 services 15,95$ Stationement gratuit avec coupon Cuisine typique italienne Restaurant PASTA MIA Fine cuisine italienne DîNER DANSANT Les samedis soirs avec orchestre TABLE D'HÔTE à partir de 22$ Réservations : (514) 765-9626 301, chemin du Golf, Île-des-Soeurs (stationnement) de réduction sur repas pour 2 personnes les mardis et vendredis soirs En vigueur jusqu'au 31 décembre 2001 5$ Livraison gratuite du dim.au jeu.dans la région de Montréal Menu livraison Paella végétarienne 47,95 $ (légumes) Paella Valenciana 49,95 $ (fruits de mer et poulet) Paella Pollo y Chorizo 49,95 $ (poulet et saucisse) Paella Cordero y Chorizo 49,95 $ (agneau et saucisse) pour 5 pers.taxes incluses (514) 849-2030 3456, av.du Parc Place des Arts À VOLONTÉ À partir de 10,95 $ Moules Crevettes Langoustines Crabes des neiges Samedi à partir de 14,95 $ Incluant : comptoir à salades, comptoir à desserts, soupe, crème glacée et fruits frais 2515, boul.Le Corbusier, Laval (450) 688-5515 Festival de fruits de mer MENUS D'AFFAIRES TOUS LES MIDIS Cette annonce vaut 5 $ de rabais sur un repas pour deux, les mardis, mercredis et jeudis soirs et 3 $ les vendredis et dimanches soirs.Non valide les jours fériés.1.Saumon frais, sauce hollandaise 2.Rognons de veau à la moutarde 3.Crevettes grillées à l'ail 4.Médaillons de veau bordelais 5.Combiné de crevettes, pétoncles et langoustines 6.Combiné de langoustines, crevettes et cuisses de grenouilles 7.Magret de canard aux canneberges 8.Foie de veau au vinaigre balsamique 9.Filet d'agneau aux herbes de Provence 10.Rôti de boeuf au jus 11.Suprême de poulet au Grand Marnier 12.Cervelle de veau grenobloise 1000, boul.Gouin Ouest (juste à l'est du boul.l'Acadie) (514) 337-3540 Salle pour réception Fermé le lundi 12 CHOIX À 14,95$ RESTAURANT LA DONNA Spécialité italienne Ouvert du mardi au dimanche de 17 h à 23 h 401, boul.Harwood, Dorion (450) 424-1220 TOUS LES VENDREDIS ET SAMEDIS SOIRS RESTAURANT DU VIEUX-PORT PR SENTE R SERVATIONS : (514) 866-3175 WWW.RESTAURANTDUVIEUXPORT.COM 39, RUE SAINT-PAUL EST, VIEUX-MONTR AL S TATIONNEMENT DISPONIBLE ¸ L ARRIØRE Brunch du dimanche Poissons frais, steaks, fruits de mer, homards vivants.Goldie&Dr Sax Venez souper et danser aux rythmes fascinants du duo Goldie et Dr Sax 2992330A Missingfiles that are needed to complete this page: 2996106A 6LP1901D1027 D19 sam.6LP1901D1027 ZALLCALL 67 01:19:47 10/27/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 D19 Cinq mille cépages! DU VIN Il existe sur terre environ.5000 variétés de raisins utilisées pour faire du vin, toutes de l'espèce vitis vinifera.À lui seul, le pays le plus réputé pour la qualité de ses vins, la France, en cultive au moins 200.L'Italie, encore davantage, soit environ un millier, dont à peu près 400 se retrouvent dans sa législation sur les appellations ! Comment s'y retrouver dans ce monstrueux) dédale ?À moins d'y trouver un intérêt particulier, par exemple encyclopédique, la très grande majorité des amateurs ne s'intéressent qu'aux vins élaborés avec les meilleurs cépages, au nombre d'au plus une cinquantaine (1).Ce sont, comme on dit, les cépages « nobles », quoique les auteurs qui ont écrit sur le sujet ne s'entendent pas forcément sur le nombre et l'identité des variétés en question.Ainsi, pour certains, il faut réserver le qualificatif « noble » aux cépages reconnus, qui ont donc fait leurs preuves depuis longtemps.Tels, pour les rouges, le Cabernet Sauvignon, le Merlot, le Pinot noir et la Syrah.Et pour les blancs le Chardonnay, le Riesling, le Sauvignon blanc et le Sémillon.D'autres estiment que cette façon de voir est trop limitative (avec raison, à mon sens), et qu'il faut aussi considérer comme des cépages nobles toutes les variétés qui donnent des vins aux odeurs et aux saveurs nettes.Et, dans les meilleurs des cas, dotés d'un bon potentiel de garde.Principal cépage des Madirans rouges, le Tannat, très riche en couleur et en tannins, peut ainsi revendiquer lui aussi, de toute évidence, le titre de cépage noble.Car, sous l'impulsion d'un groupe de vignerons résolus, il a, pour ainsi dire.acquis ses lettres de noblesse.Autre exemple : le Pinot blanc, lequel, règle générale, n'est pas tenu en Alsace pour un cépage noble.Mais erronément selon toutefois certains viticulteurs, qui jugent pouvoir faire des vins de grande qualité avec cette variété, à la condition que la vigne soit cultivée dans les sols adéquats.Beaucoup de vins, comme on sait, sont élaborés avec un seul cépage.Et tout autant, sinon davantage, avec deux, trois, quand ce n'est pas quatre ou cinq cépages ! Dans les vignobles où l'on peut cultiver théoriquement plusieurs ou de nombreux cépages, la tendance actuelle, toutefois, est de s'en tenir aux meilleurs.L'appellation Châteauneuf-du- Pape, pour ce qui est de ses vins rouges, en est un très bon exemple.Théoriquement, 13 cépages (on l'a souvent noté) peuvent entrer dans son élaboration, mais, en pratique, la plupart de ses viticulteurs utilisent avant tout le Grenache, puis, dans certains cas, un peu de Syrah et de Mourvèdre, parfois aussi une petite quantité de Cinsaut.Exemple encore plus étourdissant : les portos rouges, pour lesquels au moins 28 cépages sont autorisés.Mais, dans ce cas également, on se limite de plus en plus à ceux qui donnent les meilleurs résultats, au nombre de cinq (Touriga Nacional, Tinta Roriz, Tinta Barroca, Tinta Cao et Touriga Francesa).Enfin, il ne faut pas croire que les vins faits avec une seule variété sont nécessairement moins complexes que les autres.Ainsi, avec le temps, les bourgognes rouges (on les élabore avec seulement du Pinot noir), de même que les meilleurs vins de Syrah de la vallée du Rhône, notamment l'Hermitage et le Côte Rôtie, sont susceptibles d'acquérir une étonnante complexité (2).Même chose, par exemple, pour les grands vins blancs de Chardonnay de Bourgogne, et ceux de Riesling d'Alsace, d'Allemagne et d'Autriche.Inversement \u2014 question de tradition, de sols, mais aussi à cause de la nature des cépages concernés \u2014, beaucoup de vignobles font essentiellement des assemblages.(Dans la plupart des cas, chaque cépage est vinifié séparément, et l'assemblage se fait une fois les vinifications terminées.) Les bordeaux rouges, mais également de plus en plus les meilleurs rouges de Californie, en sont des exemples parfaits, puisqu'on y trouve assemblés, communément, jusqu'à quatre variétés (Cabernet Sauvignon, Merlot, Cabernet franc et Petit Verdot).Enfin, le grand art est atteint, pour ces vins d'assemblage, lorsqu'aucune variété ne domine.autrement dit quand le résultat surpasse chacune des parties ! « Avec les grands vins de Bordeaux, on ne pense pas aux cépages, on pense au vin », disait un jour à ce sujet, dans une interview à La Presse, le grand connaisseur anglais Michael Broadbent.Et même chose pour les grands portos millésimés, peut-on ajouter.Des vins Vin élaboré avec seulement de la Syrah, le Crozes-Hermitage 98 Belle Père et Fils, lui, affiche.ses couleurs.Bien coloré sans qu'il soit opaque, son bouquet, d'ampleur moyenne, est net, typé Syrah (les fruits noirs dominent, avec des notes délicates rappelant les olives noires).Vin moyennement corsé, il a tout autant de netteté dans les saveurs, sur des tannins de qualité, tendres.S, 863795, \u0001\u0001(\u0001) $$ à boire, 2-3 ans.Plus cher (c'est un bourgogne !), le Savigny-les-Beaune La Dominode 1er cru Jadot tiendra cependant la route plus longtemps.Et il ne décevra pas les amateurs de bourgognes rouges costauds ! Car ce vin, à la robe soutenue pour ce vignoble, affiche un bouquet pénétrant, dense, comme un concentré de petits fruits rouges, avec une bouche tout aussi affirmée, corsée, aux saveurs intenses, sur des tannins fermes.Bref, plus de puissance que de finesse, comme ce semble être toujours le cas pour ce 1er cru.S, 868885, 36,75 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($) 6-7 ans environ.Autre vin monocépage, le Vallée de Curico Chardonnay 99 Montes Alpha, du Chili et d'une maison réputée, est du genre à susciter des débats passionnés.Car il est très marqué par le bois, à la californienne, avec tous les arômes qui s'ensuivent : beurre, fumée, fruits exotiques, etc.et une bouche dense, onctueuse, moelleuse à cause de son boisé.S'abstenir si on n'aime pas le bois dans les blancs ! S, 390203, 23,55 $, \u0001\u0001 $$($), à boire, 1-2 ans ?Inversement, des viticulteurs d'un peu partout, et même de France, accouchent parfois, si on peut dire, de vins d'assemblages inusités.Tel le Touraine-Mesland 99 Château Gaillard, élaboré avec surtout du Gamay (60 %), mais aussi du Cabernet Franc (25 %) et du Malbec (15 %).Résultat, un vin à la robe bien transparente, au bouquet simple et plaisant, tout en fruits rouges, et plutôt léger en bouche, souple, aux saveurs franches.À boire bien frais comme un beaujolais.S, 861567, 14,65 $, \u0001(\u0001) $($), à boire.Autre assemblage pas si fréquent : le Chardonnay et le Sauvignon blanc, comme c'est le cas pour le Toscana IGT 2000 Fumaio Banfi, à la robe légèrement verdâtre, genre Sancerre, lui aussi tout en fruit au nez, avec une note de groseilles blanches, également plutôt léger, un brin sucré (mais pas trop), et à l'acidité en même temps bien dosée.À boire à grandes lampées comme le précédent.S, 854562, 14,90 $, \u0001(\u0001) $($), à boire.1.L'ouvrage à consulter et à lire pour tout savoir sur le sujet est Le Livre des cépages (Hachette), de Jancis Robinson.2.Pour le Côte Rôtie, les viticulteurs sont autorisés à utiliser également jusqu'à 20 %de Viognier, un cépage à raisins blancs, et non pas seulement de la Syrah.2997620A À L'AFFICHE Suite de la page D17 GALERIE ROME ANTICS (6751, St-Laurent) Peintures de Monique Marelli Amir, Dina Azuelos, Fiby Autmezguine Benchaya, Alegria Benamron, Josy Benoualid, Mercedes Betito, Hilda Chetrit, Sol Cohen, Janine Penyer, Jeanette Ptito et Anny Serfaty Medalsy.Jusqu'au 10 novembre.GALERIE SOUS LE PASSE-PARTOUT (5276, av.Notre-Dame- de-Grâce) Oeuvres de François Houtin.Du mer.au sam., de 12h à 18h.Jusqu'au 3 novembre.GALERIE TREMBLAY-MONET (460, Ste- Catherine O., espace 300) Dès mer., exposition En pleine face, peintures de Daniel Poirier.Mer.au sam.12h à 17h.GALERIE TROIS POINTS (372, Ste-Catherine O., espace 520) Dessins, estampes et multiples de Sylvain Bouthillette.Du mer.au ven., de 12h à 18h.GALERIE TURENNE (1474, Sherbrooke O.) Oeuvres de Giunta et tableaux anciens.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Peintures de G.Jost, H.Jones, L.Scott, Karo, A.Kachkin, T.Lacasse, F.Couture, G.Beauchemin, S.Germanov et M.Vodanovic.Mar.au ven., 10h à 17h30; sam., 10h à 17h.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O, bur.320) Exposition Interviewing the Cities.GALERIE YERGEAU DU QUARTIER LATIN (2060, Joly) Oeuvres d'Alessandro Mangiarotti et Luci Mastropasqua.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE ZEKE (3955, St-Laurent) Auj.et dim., oeuvres de Bertrand Lavoie.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Oeuvres de Harlan House A.R.C.Jusqu'au 31 octobre.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Gravures originales contemporaines et mixmedia.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 31 octobre.MUSÉE DE LACHINE (110, ch.de La Salle) Oeuvres d'Ashley Miller.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu'au 16 décembre.OBORO (4001, Berri, espace 301) Auj., de 12h à 17h, oeuvres de Paul Woodrow et Alan Dunning.OBSERVATOIRE 4 (372, Ste- Catherine O., espace 426) Oeuvres d'Éric Llhareguy et Alain Bornain.Du mer.au sam., 12h à 17h.Jusqu'au 3 nov.OCCURENCE (460, Ste-Catherine O., espace 307) Exposition Autels de fortune, oeuvres de Serge Murphy.Du mer.au sam., de 12h à 17h.STUDIO ERNEST-CORMIER (3450A, St- Urbain) Auj., 14h à 19h, exposition Les Inclassables.RÉSERVATIONS AU (514) 392-2708 Le raffinement dans toutes ses nuances Expérimentez une gastronomie au summum de son art ; découvrez une carte de vins exceptionnelle ; laissez-vous servir avec distinction.Au restaurant Nuances du Casino de Montréal.2986375A 6LP2001D1027 D20 sam.6LP2001D1027 ZALLCALL 67 01:17:30 10/27/01 B D20 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 27 OCTOBRE 2001 Vous ne perdez rien pour attendre.DUO Desjardins Capital garanti La combinaison qui vous laisse la liberte d'action pour saisir les occasions qui se presenteront sur le marche, tout en optimisant le rendement sur votre placement des maintenant.Le DUO Desjardins est compose a 50% d'Epargne rachetable, ce qui vous donne acces a des liquidites en tout temps, et a 50% d'Epargne a terme Gestion active Desjardins, un placement diversifie qui allie performance et stabilite.Ne perdez pas de temps: informez-vous a votre caisse des aujourd'hui ou appelez au 1 800 CAISSES.Offre d'une duree limitee.D'autres options de placement alliant souplesse et securite sont aussi offertes.www.desjardins.com DISQUES La Comtesse Harmonia, alias Joe Bocan, dont le premier album sera lance lundi.La chanteuse harmonieuse MARIE-CHRISTINE B L A I S collaboration speciale CHAQUE GENRE musical connait ses moments forts ou il se renouvelle.Il y a une dizaine d'annees, la chanson a texte reprenait du mieux avec Desjardins et Leloup.Il y a trois ans, le rock quebecois connaissait a son tour une heureuse cure de rajeunissement.Cette annee, c'est la musique pour enfants qui semble vivre un petit boum bienvenu.Loin du gnangnan et des trucs vachement mignons, c'est generalement de la vraie bonne musique que proposent actuellement aux plus jeunes Annie Brocoli, Fanchon et ses Musichiens, Poileplume.et la Comtesse Harmonia, alias Joe Bocan, dont le premier album est lance lundi.La Comtesse Harmonia est nee il y a deux ans, quand Joe Bocan s'etait produite aux Franco Folies de Montreal avec sa belle voix, sa belle robe et ses chansons pas betes, tirees principalement de Pin- Pon et du repertoire d'Anne Sylvestre, sans oublier une poignee de chansons originales.Depuis, Joe Bocan a d'abord caresse l'idee d'une emission de tele pour finalement realiser l'album de La Comtesse Harmonia fait le tour du monde, constitue de 11 chansons dont neuf des textes sont signes par Joe Bocan, a l'exception d'une reprise de Do re mi, de La Melodie du bonheur.Ici, on salue bien bas la fille capable de trouver le temps d'ecrire des chansons tout en etant la mere a temps plein de trois enfants : Charlotte, neuf ans ; William, six ans ; Samuel, trois ans.Le point commun entre mes disques pour adultes et celui de la Comtesse me semble evident, explique avec un beau sourire Joe Bocan.Tous veulent conscientiser.Oui, je sais que c'est un mot qui fait peur.Mais il y a moyen de le faire sans etre lourd ou didactique, avec beaucoup de fantaisie .ce que je ne me permettais pas sur les albums pour adultes .et aussi beaucoup d'amour pour le monde qui nous entoure.Tu veux un exemple ?demande Joe Bocan.Prends une chanson comme J'aime, qui est une chanson sur l'ecologie que je chantais deja en spectacle.Je passais d'abord des sucons aux enfants, puis je leur demandais ce qu'ils avaient fait des petits papiers d'emballage.Ensuite, je leur faisais simplement remarquer comme notre Terre etait belle et comme je l'aimais.Et, plutot que de parler de la protection des forets et de l'eau, je chantais le bonheur de grimper dans des arbres, de se baigner dans un lac, etc.Je parle donc d'ecologie, mais sans jamais dire ecologie.J'aime mieux dire Terre, arbre, lac, soleil, beaute.Meme demarche par rapport a la tolerance entre les etres, qu'elle aborde notamment dans les chansons Sur la Terre ronde et Je reve de faire le tour du monde, ou elle n'a pas peur de parler des enfants de l'Asie qui ont faim, par exemple : Ce sont des chansons faites pour le dialogue entre les enfants et les adultes, apres.Pour qu'ils nous posent des questions.C'est meme pour cela que j'ai fait une chanson qui s'intitule Pourquoi ?(en duo avec sa fille Charlotte).Elle est d'abord inspiree d'une question de mon fils William, a qui je disais toujours on fera ca demain .Ben, c'est quand demain ?On est toujours aujourd'hui , m'a-t-il repondu une fois (rires).La chanson est donc faite de questions sur le temps, la grossesse, la mort.et sur pourquoi il faut aller dormir (rires).D'ailleurs, s'il y a d'autres albums de la Comtesse, on y trouvera sans doute toujours une chanson intitulee Pourquoi ?, avec d'autres questions.C'est pour cela aussi que je n'ai pas eu peur, par exemple, d'utiliser parfois des mots comme symbiose : si on ne sait pas ce que ca veut dire, on va chercher, c'est tout, comme je cherche moimeme constamment des explications a donner a mes enfants.Bien des parents apprecieront egalement les musiques bien faites de Luc Campeau et de Guy Saint- Pierre, que ce soit le son tres 1960 de Pour m'amuser, le tango qui devient doo-wop dans Le Chef Farinella, les rythmes antillais de J'ai trop de toutous, le country de Pourquoi ?, les sonorites bresiliennes de Sur la Terre toute ronde, sans oublier les versions rock, western et disco de Do re mi ! On y trouvera egalement Laissemoi t'aider, une belle chanson d'amour a l'intention des mamans : On dit souvent a nos enfants qu'on les aime, mais eux aussi nous aiment.Je me rappelle mon Samuel me serrant dans ses bras pour me consoler quand il n'avait que deux ans.J'avais envie que nos enfants puissent chanter leur amour, eux aussi.A ceux qui s'interrogeraient sur la chose, oui, Joe Bocan tout court existe toujours.Il est meme question d'un album pour adultes au printemps prochain, concu avec la meme equipe que l'album La Comtesse d'Harmonia, donc chapeautee par Luc Campeau et Guy Saint- Pierre.On s'en rejouira en se souvenant que ces deux musiciens avaient travaille avec Joe pour le spectacle Vos plaisirs et le mal, qui avait remporte le Felix du spectacle pop rock de 1989.Je ne sais toujours pas ce qui etait le plus inoubliable de ce show : la piscine sur la scene du Spectrum, l'helice geante sur laquelle Joe Bocan se faisait attacher avant de tourbillonner ou les spectateurs dans la salle qui avaient apporte des jumelles pour la zyeuter de pres ! C'etait en tout cas tout a fait dans la lignee des chansons pour enfants de la comtesse harmonieuse, 12 ans plus tard : Je commence a voler / Dans mes idees, dans mes pensees / Sur un nuage, je vais planer / J'invente un monde pour m'amuser ! Timbaland et Sparxxx font mouche LA COMPARAISON avec Eminem est inevitable pour une raison toute simple : Bubba Sparxxx est un rappeur blanc.Il n'oeuvre toutefois pas dans les memes spheres et ne suscitera jamais autant l'ire que Slim Shady.Ce gros gaillard, issu du meme patelin que R.E.M.(Athens, en Georgie), a ete repeche par le label Beat Club Records, la niche du genial Timbaland.Le faiseur de beats s'est adjuge six chansons sur ce premier album de Sparxx, deployant une imagination aussi percutante que rafraichissante.Des Take Off, sur un air d'influence slave, section de cordes a l'appui, le jeune rappeur etend sa voix calme, son debit repose avec assurance.Les autres productions signees Timbaland (Ugly, Bubba Talk, Lovely.) frappent par l'audace de leurs rythmes, par leur groove rampant et frenetique.Organized Noize (Outkast) et 11th Hour Entertainement .pour la comique Any Porch .donnent aussi un coup de pouce a ce rappeur du Sud.Attitude originale, son eclate .avec le banjo, l'influence de Prince (Well Water) et les rythmes crus ., Bubba Sparxxx livre ici un premier album d'une impressionnante consistance.\u0001\u0001\u0001\u0001 DARK DAYS, BRIGHT NIGHTS Bubba Sparxxx Beat Club/Interscope/Universal Philippe Renaud collaboration speciale Question d'equilibre.LITTLE ZAB 2 ne semble pas aussi reussi que son premier volet.On n'y trouve pas la coherence de l'album precedent, un des meilleurs de Yannick Rieu.Cela etant, au moins trois pieces s'y averent tres inspirees, le groove de la deuxieme piece au programme (Eric M) est tout simplement irresistible.Le caractere anguleux de la suivante (David M) mene a croire que le musicien a encore progresse en tant que compositeur resolument contemporain.On passe ensuite de la tete aux couilles (Marc M), le beat lent et les chaudes expirations du tenor completent un superbe triple.Le reste de l'album est fort bon, mais la recherche qui s'en degage me semble parfois hirsute malgre la complexite et la rigueur des structures (Groove 2, Groove 6), malgre la legerete de certains passages (Pour Trenet).Question d'equilibre.\u0001\u0001\u0001 1.2 LITTLE ZAB 2 Yannick Rieu Effendi Alain Brunet Pour les fans POURQUOI CHANGER quand tout va tres bien ?Cette simple question pourrait etre la devise des Cranberries, groupe irlandais qui accouche ici d'un cinquieme album parfaitement previsible.Zero experimentation, zero changement et zero surprise a l'horizon.C'est du Cranberries tout crache, c'est-a-dire un genre de rock sage, aux guitares qui montent tres rarement le ton.Un rock toujours mene par la voix typiquement tyrolienne de Dolores O'Riordan.Plus on ecoute et plus on a l'impression d'avoir deja entendu tout ca auparavant.Analyse, deuxieme titre au programme, evoque au plus haut point Dreams, le premier tube du quatuor en terre americaine.Pas mauvais, pas genial, plutot juste assez bon, comme une glace au soleil.Les Cranberries ne vont pas s'attirer de nouveaux fans avec ca, mais ils vont, en revanche, faire plaisir aux fideles de la premiere heure.C'est deja ca.\u0001\u0001\u0001 WAKE UP AND SMELL THE COFFEE The Cranberries MCA / Universal Richard Labbe "]
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