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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et Spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-11-17, Collections de BAnQ.

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[" 6LP0101D1117 D1 samedi 6LP0101D1117 ZALLCALL 67 02:18:56 11/17/01 B Le Multidictionnaire, version électronique, est en vente chez votre libraire préféré et dans les magasins spécialisés en informatique.Liste des revendeurs sur notre site : www.quebec-amerique.com Le Multidictionnaire sur l'écran de votre ordinateur ?C'est maintenant chose possible ! MULTIDICTIONNAIRE DE LA LANGUE FRANÇAISE 3005011A 6LP0201D1117 D2 17 novembre 6LP0201D1117 ZALLCALL 67 02:08:19 11/17/01 B D2 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 Le Retour : va-t-on se souvenir de Rose et de sa famille longtemps?TELEVISION l c o u s i n e @ l a p r e s s e .c a SPECIAL INTERESSANT et emouvant pour marquer la fin du teleroman Le Retour demain soir, 20 h, a TVA.En realite, le teleroman prend fin mercredi soir prochain, mais on fait des adieux avant : il faut engranger le plus possible durant cette periode de sondages BBM, et il s'agit de contrer la premiere de Stars a domicile avec Veronique Cloutier a Radio-Canada.Oublions la guerre des reseaux : Le Retour n'aura mis qu'une saison avant de devenir un megasucces pour TVA.Delogeant du palmares maison Les Machos de Lise Payette, qui occupait la premiere place.Apres cinq saisons et demie, Le Retour est numero 1 au palmares des teleromans, toutes chaines confondues.Avec autour de 1,7 million de spectateurs.Mado, Rose, Catou, Marielle font maintenant partie de la famille elargie des Quebecois, celle qu'on retrouve avec plaisir dans nos teleromans, et qu'on connait souvent mieux que sa vraie famille.Rita Lafontaine, qui a incarne Rose, le personnage le plus fort du teleroman, affirme dans cette emission speciale : On dit des mots a la place des gens.Voila un des ingredients magiques des auteurs Michel D'Astous et Anne Boyer.Ce don des dialogues qui ressemblent a ce que les gens disent et qui vous font croire que vous etes autour de la table avec eux.A une epoque ou la famille fout le camp, celle-la est essentielle.L'emission de demain presente des fans de la serie.Notamment une dame qui s'est tellement reconnue dans Le Retour .sa mere avait abandonne ses deux filles et son garcon, comme Mado .qu'elle a telephone a TVA pour parler aux auteurs.Ils avaient meme ete eleves par une tante.Il y a eu, dans Le Retour, des merveilles de casting.Notamment Sylvie-Catherine Beaudoin et Sophie Pregent, les deux filles de Mado, qui se ressemblent assez pour qu'on croie qu'elles sont soeurs, et qui sont blondes comme leur mere Mado.Mme Beaudoin, en Catou, la fille ainee la plus revoltee par le depart de sa mere, a manifestement beaucoup reflechi a son personnage et a la valeur du pardon, qu'elle a accorde difficilement, comme tous les fans le savent.Quant a Pierre Rivard, l'acteur qui joue Julien, le fils de Mado, il fait des aveux emouvants sur son propre sens de la famille et son besoin d'avoir un enfant.Benoit Girard, qui joue le role d'Armand Lebeau, et qui a joue dans moult teleromans, m'a etonnee avec son pessimisme : Les gens vont nous avoir oublies dans six mois.C'est ce qui arrive quand un teleroman s'en va .Pas sur.On n'a jamais oublie les petites Jarry de Rue des Pignons.Toutes les familles ont du Retour dans le sang , entend-on dans cette speciale de demain.Et pas seulement les filles, grandes amatrices de teleromans comme chacun sait.Un des grands fans du Retour a La Presse est un journaliste sportif.J'ai hate de voir quel sera son prochain coup de coeur.100 000 $ pour Julie, mais Thierry a eu deux fois plus Julie Snyder a eu 100 000 $ pour imiter Jinny dans les publicites actuelles de la Societe des alcools du Quebec, nous informe une depeche de la Presse Canadienne.Une grosse somme pour quelques jours de travail.Mais c'est deux fois moins que le cachet touche par Thierry Lhermitte l'annee derniere.Hier apres-midi, l'animatrice-productrice rappelait que lorsque Radio-Canada l'a embauchee pour L'Enfer c'est nous autres, elle a decouvert qu'elle gagnait deux fois moins que Michel Desautels qui venait d'animer un talk-show .sans succes .a Radio-Canada.Elle n'a jamais crache sur la publicite.A l'epoque, la campagne de Mastercard m'a permis de payer ma maison , disait-elle hier.On se souvient que la campagne Mastercard avec Julie avait pris fin abruptement lorsqu'elle avait invoque Allah a la blague dans une publicite.Des groupes arabes du Quebec avaient proteste haut et fort.L'agence Marketel, qui produit les publicites, n'a pas eu a chercher longtemps pour trouver Julie Snyder : le president de Marketel, Jacques Duval .le fils de Lionel, pas le chroniqueur automobile .est aussi l'agent de Julie.La campagne a coute 871 812 $.Plus de la moitie de la somme est allee aux reseaux de tele qui la diffusent, les frais de production et de tournage ont totalise 271 000 $, et 100 000 $ sont alles a Julie.A mon avis, le maquillage de Julie la-dedans a l'air de venir des restes de Macha Grenon dans son avant-derniere campagne pour Pharmaprix.Mme Snyder proteste : Tout le monde trouve ca beau ! Sauf moi.Sophie Pregent, Pierre Rivard et Sylvie-Catherine Beaudoin, dans Le Retour, ce megasucces qui quitte les ondes mercredi prochain.VOTRE SOIREE DE TELEVISION 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Parlez-moi./ D.Bigras Hockey / Panthers - Canadiens Le Telejournal Nouvelles du sport C.Charron (22:55) A la Maison- Blanche (23:25) Le TVA 18 heures Cinema / JACK, LE BONHOMME DE NEIGE (5) avec Mark Addy, Kelly Preston Cinema / LE CHACAL (5) avec Bruce Willis, Richard Gere (20:45) Le TVA / Sports (23:55) Grands Documentaires - / Et l'homme descendit du singe Le Septieme Cinema / KOLYA (3) avec Zdenek Sverak, Andrej Chalimon Cinema / CHAT NOIR, CHAT BLANC (4) avec Bajram Severdzan, Srdan Todorovic (21:22) Cinema (23:40) Les Simpson Cinema / L'IMPACT (5) avec Tea Leoni, Robert Duvall Cinema / LE REGLEMENT (5) avec Mel Gibson, Gregg Henry Grand Journal (23:05) Sex-shop (23:35) Pulse The Habs.e Talk Exhibit A: Forensic Science Mysterious Ways Cold Squad Comedy Now! / Joey Elias CTV News Pulse/Sports News Reg.Contact News Sat.Report Sat.Night Hockey / Maple Leafs - Senateurs Hockey / Oilers - Canucks College Football (15:30) ABC News MASH Cinema / A TIME TO KILL (5) avec Matthew Mc Conaughey, Samuel L.Jackson News Access H.College Football (15:00) News .Raymond NCAA Football / Florida State - Florida E.T.News NBC News Stargate SG-1 Cinema / ROCKY (4) avec Sylvester Stallone, Talia Shire Sat.Night The Lawrence Welk Show As Time Goes Keeping up The Vicar.(20:40) Ballykissangel (21:10) Austin City Limits Cinema / WHO FRAMED.BBC News The Editors Wall Street Mc Laughlin Monarch of the Glen Mulberry Allo, Allo Chef Red Dwarf BBC News .Lens American Justice Law & Order Behind Closed Doors.Cinema / COLUMBO - TROUBLED WATERS (5) avec Peter Falk 100 Centre Street Palmares Gueule de star Thema Isabelle Huppert / Une vie pour jouer; Une affaire de femmes L'Ecume des villes / Cadix Ovation / Steve Hill Arts, Minds StarTV Wholes.Chamber Music Collection Buddy Guy: Live at the.Hall Cinema / PLEASURE AT HER MAJESTY'S (4) Sex & the City Samedi PM .pour rire Le Gout du monde Teleromans PQ / Pouvoir.Biographies / Marcel Pepin Show rire avec Lise Dion Cinema / 7 FOIS.PAR JOUR (6) Maroc-zine Le Nostre.Zoom From Egypt Paysage.Vietnam Parse Vision CHAI Mtl The District Teleritmo Le Monde.Le Monde des affaires Introduction a l'art moderne Einblicke Grammaire .Internet Initiation a l'astronomie Le Monde a la carte How'd they do that?Storm Warning! Battlebots High Tech.Living.Exhibit A Into the Unknown Connection High Tech.Le sport.l'aventure D'ici &.Suivez le.Dominika Cite partant Plus beaux voyages.Golfs de.D'ici &.Aventures de C.Dechambre .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) Mentors Honey, I Shrunk the Kids Cinema / ARACHNOPHOBIA (4) Cinema / MUNSTER, GO HOME (5) (22:35) 3rd Rock.Drew Carey Seinfeld Cops America's Most Wanted The X-Files Mad TV Stargate SG-1 .Roddenberry's Andromeda Touched by an Angel Festival of Stars Mutant X Inside Ent.Sat.Night Legendes.Alchimistes Serie noire.Catastrophe aerienne Institutions / Universite.Mtl Cinema / NUREMBERG (4) avec Alec Baldwin, Jill Hennessy (1/2) Secret Safari Canadians / Nell Shipman Treasure Seekers Cinema / THE GUNS OF NAVARONE (4) avec Gregory Peck, David Niven The Goods Fashion File .Wheels .Homes Zoo Diaries Dogs, Jobs The Lofters Matchmaker Family Feuds Eros Duo Benezra Chic Planete Garou Vision Musicographie / Buddy Holly Cinema / LA BAMBA (4) avec Lou Diamond Phillips, Esai Morales Musicographie Box Office Le Cimetiere Buzze Fax Garou Vision Concert Plus / Macy Gray.Groove Bouge BBC News Culture Shock The Queen's Forum 2001 @ The End Sat.Report Venture Files The Passionate Eye Special Antiques Roadshow G20 a Ottawa Culture-choc Journal RDI La Facture Enjeux / Les ados; vivre sans elles Le Telejournal .artistes L'islam face au reve americain Zone libre / Ingrid Betancourt Sports 30 .Canadiens Golf / Championnat.Golf PGA / Coupe du Monde - 3e ronde Tennis Masters Series / Sydney Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Coroner Da Vinci Amour et petits bonheurs Inspecteur Barnaby Clocking off Cinema / HIGH STAKES (6) avec David Foley, Roberta Weiss Da Vinci's Inquest Cinema / HIGH ART (4) avec Ally Sheedy, Radha Mitchell Sir Arthur Conan Doyle's.Robot Wars Relic Hunter Cinema / THE STEPFORD WIVES (4) avec Katharine Ross, Paula Prentiss Cinema Hockeycentral Sportscentral Soccer: English Premier League / Manchester United - Leicester Wrestling: WWF Live Sportscentral Basketball.Unique.Volt Pour une chanson Norman Mailer / Histoires.Cinema / UNE NUIT A CASABLANCA (4) avec les freres Marx Cinema / Choix du telespectateur Junkyard Wars / Gliders Junkyard Wars / Naval.Trading Spaces / Boston Secrets of Forensic Science Supersleuths / Ivan Milat Trading Spaces / Boston .(17:00) Sportscentre Boxing / Lewis - Rahman Boxing / Kostya Tszyu - Zab Judah Sportscentre Tough Enough Cinema / SCOOBY.(17:00) Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique South Park Simpson Henri.gang Cultive et.Pyramide Journal FR2 Union libre / Stomy Bugsy Ferland, Rivard, Belanger Gros Plan Jrnl (23:03) Mot de minuit Great Canadian Parks National Geographic Cinema / ON GOLDEN POND (4) avec Henry Fonda, Katharine Hepburn Cinema / TERMS OF ENDEARMENT (4) Loi du retour Les Copines C'est mon choix Faune humaine (2/3) Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Trauma / Vie a l'urgence Cite Mag.Les Carnets de l'emploi 90 Minutes P.M / Annee sabbatique Vos finances Quoi d'neuf, Charlemagne?.TV (17:30) Sabrina.Les Aventures de Sinbad Roswell Buffy.(21:40) Daring &.Nightmare.Dead Last Buffy the Vampire Slayer Vampire.Scary but.Scariest Places on Earth Chart Attack! Star Trek: Deep Space 9 Star Trek: La Nouvelle Generation X Files/Anthologie X Files L'Ange noir Jean-Pierre Ferland Louise Cousineau 11:00 ! - FOOTBALL UNIVERSITAIRE Voila un des rares sports ou nous avons des gagnants.Les Rouge et Or de l'Universite Laval sont les nouveaux heros et ils se battent ce matin contre les Huskies de l'Universite St.Mary's.18:30 a - PARLEZ-MOI DES FEMMES.Dan Bigras se confesse a Denise Bombardier.19:00 X - GAROUVISION Pour les fideles de Garou, on reprend cette emission diffusee cette semaine.Une premiere heure romantique et acoustique et une suite rock a Musique Plus a 20h.19:00 \\ - SOIREE ISABELLE HUPPERT Les fans de cette actrice voudront d'abord voir ce documentaire sur sa carriere .sa vie privee est rarement evoquee .suivi a 20h du film de Chabrol Une affaire de femmes ou elle est une avorteuse a l'epoque de l'Occupation.19:30 A - KOLYA Film tcheque qui a gagne l'Oscar du meilleur film etranger en 1996.Un musicien tcheque se retrouve avec la garde d'un enfant russe de 5 ans.20:00 3 - TELEROMANS P.Q.Les personnages religieux dans les teleromans permettent de mesurer l'evolution de la societe depuis 50 ans.20:30 P - FERLAND, RIVARD, BELANGER Jean-Pierre Ferland fete ses 40 ans de vie artistique avec Michel Rivard et Daniel Belanger.21:30 0 - ENTREE DES ARTISTES La comedienne Isabel Richer.22:00 0 - GRANDS REPORTAGES Il y a huit millions d'islamistes aux Etats-Unis, a la suite de l'immigration et des conversions et 80% des chauffeurs de taxi de New York sont musulmans.Pourquoi se tourner vers l'islam dans une societe capitaliste? 6LP0301D1117 D3 17 novembre 6LP0301D1117 ZALLCALL 67 02:06:56 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D3 Théâtre pour adoscherche public LE THÉÂTRE POUR ADOS n'est plus ce qu'il était.Exit, ces histoires de sidatiques qui ont contracté le virus alors qu'ils faisaient l'amour non protégé, ces leçons de morale cousues de fil blanc présentées dans la cafétéria de la polyvalente ; bienvenue aux histoires riches, aux mises en scène ingénieuses, aux interprétations troublantes.Bonne chose de faite.Reste maintenant à trouver un public.Perçu négativement par les adultes qui ne le voient pas, le théâtre de création pour adolescents commence à être reconnu au Québec, maintenant qu'il est davantage présenté dans des lieux de diffusion traditionnels.La dernière création du Théâtre Bluff, Le Royaume des Chus, a été acclamée par les critiques de théâtre qui n'auraient jamais accordé d'importance à un spectacle présenté uniquement en milieu scolaire.Au moment de sa disparition, une pièce écrite par Jean-Frédéric Messier pour le Théâtre Le Clou, a aussi reçu d'excellentes critiques.Ce qui est troublant, toutefois, c'est qu'au moment où l'on applaudit la qualité du théâtre pour adolescents, les rares troupes qui se consacrent exclusivement à ce public constatent qu'il est de plus en plus difficile de rejoindre les ados dans leur habitat naturel, l'école.Selon Sarto Gendron, du Théâtre Bluff, l'explication est claire : une fois le défilé de mode et le bal de fin d'année payés, il ne reste plus assez d'argent pour permettre aux élèves du secondaire d'accueillir une troupe professionnelle.Et tant qu'à dépenser une part du budget pour voir une pièce, aussi bien qu'elle soit faite par les élèves de l'option théâtre.On fait ainsi d'une pierre deux coups : l'ensemble des jeunes voit du théâtre et les apprentis comédiens vivent une première expérience.« Au secondaire, le faire est plus important que le voir », affirme Nicole Doucet, directrice de la Maison Théâtre qui présente une création pour adolescents par saison.Au Théâtre Le Clou, on a cessé de faire systématiquement la tournée des écoles ; désormais, on s'adresse directement aux diffuseurs de la province, comme la Maison-Théâtre.Les gens du Théâtre Bluff ont aussi abandonné ce théâtre-commando, où les comédiens débarquent, leur matériel sous le bras, pour présenter leur art dans une cafétéria ou un gymnase.Parce que depuis quelques années, ils se faisaient répondre continuellement qu'il n'y avait plus d'argent dans les coffres.« Je leur aurais présenté un spectacle avec un décor fait de trois cubes noirs et des collants et ils m'auraient dit non de toute façon », affirme Sarto Gendron, qui préfère désormais concevoir des oeuvres esthétiquement plus élaborées, faites pour de vraies salles de spectacles.Les comédiens missionnaires Reste le Théâtre La Cohue qui persiste à faire la tournée des écoles.Parce que, selon Guylaine Laliberté, la fondatrice de cette jeune troupe, si on ne va pas rencontrer les ados en milieu scolaire, une partie d'entre eux ne verra jamais de théâtre.« Et ça, c'est très grave », dit-elle.La décision est noble, mais pas payante : Guylaine Laliberté a récolté 2000 $ pour la dernière production de sa troupe.Un insignifiant salaire de 2000 $ pour ses trois ans de travail à écrire, produire, mettre en scène, interpréter, etc.Alors, pour vivre, elle fait des petits boulots « à côté » ; elle travaille dans un service de garde, donne des cours de théâtre pour adolescents et pour handicapés, fait de la suppléance dans une école.Ce qui fait dire à certains des artistes qui se donnent corps et âme au théâtre pour ados, qu'ils sont un peu missionnaires.« Même si je n'aime pas beaucoup dire ça », précise Monique Gosselin, codirectrice du Clou.Pour elle, comme pour tous les intervenants interrogés, il est primordial de continuer à présenter du théâtre aux adolescents.« C'est essentiel que les jeunes voient du théâtre.Ça leur ouvre des perspectives importantes, ça leur raconte l'histoire (.) et ça développe leur esprit critique », affirme le directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier dont les adolescents représentent environ 80 % de la clientèle.À cet endroit, on présente essentiellement du théâtre de répertoire grand public en matinées scolaires, bien que certaines créations présentées à la salle Fred-Barry soient aussi présentées pour les écoles qui en font la demande.Pour le théâtre antipédagogique Il existe un climat de méfiance envers le théâtre de création pour ados.« La première chose qu'on nous demande quand on approche une école, c'est de quoi parle notre pièce », raconte Guylaine Laliberté, qui explique que les professeurs veulent qu'on leur présente des pièces « à thèmes ».Le suicide, le décrochage, la drogue.Tout cela, avec une fin heureuse.« Chez nous, on fait les pièces d'abord, on trouve les thèmes ensuite », explique Monique Gosselin, du Théâtre Le Clou.On fait pareil chez Bluff et à La Cohue.On écrit la pièce sans contraintes, on l'étudie, puis on dégage des thèmes plus accrocheurs pour les écoles.Mais ce n'est pas tout : Monique Gosselin explique que sa troupe doit aussi offrir des ateliers aux élèves, « des produits dérivés », pour s'assurer d'attirer les diffuseurs qui, eux, devront attirer les écoles.Selon elle, une création pour ados ne peut être présentée seule ; elle doit avoir une valeur ajoutée.Si on amenait les élèves voir une tragédie grecque, le prof d'histoire pourrait faire des liens avec l'époque d'Euripide, mais s'il s'agit d'une oeuvre de Wajdi Mouawad.Le directeur artistique du Théâtre Denise- Pelletier avoue : « Je perds la moitié de mon public si je présente une pièce contemporaine », affirme Pierre Rousseau.C'est exactement ce qui s'est passé avec À toi pour toujours ta Marie-Lou, en septembre.Ce qui est désolant, explique Pierre Rousseau, est que l'école qui boude Denise-Pelletier pour éviter les sacres de la langue de Tremblay n'ira pas voir une pièce de création pour adolescents à la place.Elle ira plutôt au TNM, qui présente quelques matinées scolaires depuis sept ans, pour voir un autre classique, un Molière ou un Shakespeare.« Est-ce que les jeunes vont s'intéresser à la création québécoise plus tard s'ils n'en ont jamais vu ?» demande Pierre Rousseau.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Benoît Vermeulen, Monique Gosselin et Sylvain Scott, les trois directeurs du Théâtre Le Clou : « Chez nous, on fait les pièces d'abord, on trouve les thèmes ensuite.» MUSIQUE Suite de la page D1 D'où la sortie précipitée et répétée d'albums par des artistes qui chantent de la pop ou crachent des rimes sur de la musique rap métal.À 19 ans, la pulpeuse Britney Spears a déjà trois albums à son actif.Son ami de coeur Justin Timberlake en a enregistré quatre en quatre ans avec «N Sync.Les Backstreet Boys, quatre en cinq ans.Ils ont appris des erreurs de parcours des New Kids on the Block qui, au début des années 90, après deux CD multimillionnaires et deux tournées mondiales, avec prestations dans des stades, s'offraient un temps d'arrêt de 18 mois.Autant dire un suicide dans un marché où les produits sont vite déballés, vite consommés, vite oubliés.« La pop fonctionne néanmoins très bien depuis quelques années, car on propose aux jeunes un produit pour se divertir dans l'immédiat, explique Mathieu Houde, coordonnateur des productions de la maison de disques québécoise Audiogram.C'est un divertissement à l'état pur.Ce qui n'est pas mauvais en soi.Mais il y a derrière la promotion d'un artiste pop une volonté davantage mercantile qu'artistique, même si le produit sonne très bien.» « Avec les ados, il faut agir rapidement, car ils se tiennent à l'affût des nouveaux courants, note Denis Routhier, représentant marketing et promotion des médias électroniques de la multinationale Universal.Grâce à Internet, ils s'informent beaucoup.Avant, on étirait une tournée promotionnelle sur six mois ; désormais, on attend de bons résultats en deux fois moins de temps pour éviter que les consommateurs ne passent trop vite à autre chose.On ne tarde pas à lancer à la radio le deuxième extrait d'un album quand le premier ne suscite pas instantanément d'intérêt.Lorsqu'un artiste devient populaire, les ventes de son album vont bon train les trois premières semaines pour chuter ensuite ! C'est pourquoi il est bien de présenter en personne un chanteur qui cible les ados moins de trois mois après la sortie d'un album.» En 1996, le soir d'un concert des Backstreet Boys au Spectrum de Montréal, des représentants de Universal ont loué une autocaravane, fait monter les membres du boys band 98o à bord pour les présenter aux filles qui attendaient impatiemment dehors pour voir Nick, Brian, A.J., Howie et Kevin.« Ils ont signé des autographes, distribué des photos et des échantillons de leur premier album à venir, raconte Denis Routhier.On a créé de la demande.» Quand les artistes sont photogéniques et qu'ils ont un sourire rempli de dents blanches, ce qui est plutôt courant dans ce milieu, ils ont tout pour faire battre des coeurs.et pour battre des records de vente de CD.Pas étonnant qu'EMI approche des magazines pour adolescentes comme Adorable, Cool et Filles d'aujourd'hui lorsqu'un beau chanteur comme David Usher lance un album (son deuxième, vendu jusqu'à présent à 51 000 exemplaires au Canada).En plus de se retrouver, en novembre, sur la couverture de Filles d'aujourd'hui, le chanteur de Moist a chanté à La Fureur, hier soir.« Avec les cotes d'écoute de cette émission, on espère des ventes instantanées », dit Patrick Landry.« Le meilleur outil de marketing demeure l'artiste, note Stéphane Drolet, directeur promotion et marketing au Québec de la maison de disques BMG.Un bain de foule dans un magasin HMV ou à Musique Plus rapporte donc toujours.» Il y avait d'ailleurs (encore) foule devant les locaux de Musique Plus, par un lundi de septembre 2001, quelques heures avant l'arrivée des Backstreet Boys.« Quelques filles ont couché devant la station dès le samedi soir, rappelle Ralph Boncy.J'étais très sceptique face à l'attrait des boys bands et à leur musique, mais il faut reconnaître que le genre persiste.» Tous reconnaissent cependant que la popularité de la pop préfabriquée s'estompe.« Elle tend aujourd'hui vers le r'n'b à la Pink (qui a vendu près de 300 000 exemplaires de son premier album au Canada), Janet Jackson et Sisqo, note Stéphane Drolet.Mais Britney Spears, les Backstreet Boys et N Sync ont aussi évolué musicalement.» En fait foi, le premier single du tout nouvel album de Britney Spears, I'm A Slave 4 U, de loin plus lascif que ses précédents succès tels Stronger et Crazy.« On nous promettait, en janvier dernier, le retour du rock, se rappelle Ralph Boncy.Mais nous avons connu une année particulière où tous les genres se sont vivement côtoyés.Ce n'est donc plus que la pop qui déclenche des passions.passagères.La pop-r'n'b de Jennifer Lopez et la soul d'Alicia Keys doivent livrer bataille au rock métal et punk rock de Limp Bizkit, Blink 182, Alien Ant Farm et Crazy Town.D'autant plus qu'aux artistes américains s'ajoutent les québécois comme Yelo Molo (ska), Loco Locass (rap), Réal Béland (humour) ou Jacynthe (pop)qui espèrent faire leur place entre une pochette de Destiny's Child et la bande sonore du film American Pie 2.« Les adolescents ne sont pas fidèles, et on ne peut se battre contre leur infidélité, avoue Pascal Brunet.On peut toutefois les influencer.Acheter des disques est leur priorité.Il faut donc toujours leur proposer quelque chose de nouveau.» « Le marché a énormément changé, dit Mitch De Palma, coordonnateur du marketing de Warner Music au Québec.On cible maintenant davantage les adolescents et les préados.C'est un marché grandissant, car les ados ont de plus en plus d'argent et commencent à consommer de plus en plus tôt.» Imaginez la quantité de produits qu'ils rejettent par année ! « Avec lesados , il faut agir rapidement, car ilss e tiennent à l'affût desnou veaux courants.» Les ados ont un faible pour Linkin Park.Pour le moment.Internet: couteau technologique hyper-cool à double tranchant ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale LES MAISONS DE DISQUES ne peuvent plus nier l'attrait d'Internet (des clones gratuits de Napster, en particulier) sur les adolescents et même les préadolescents.Elles doivent faire avec, même si elles estiment que c'est la première cause de la baisse des ventes de disques, ces dernières années.« Imagine si, dans chaque classe de chaque école, il y a au moins un élève qui télécharge des chansons et qui vend ses CD seulement 5 $ à ses copains », fait remarquer Mitch De Palma, coordonnateur du marketing de Warner Music au Québec.D'après des chiffres de l'Association de l'industrie canadienne de l'enregistrement (CRIA), les ventes de CD ont baissé de 8 % en un an.« Internet aide et nuit à la fois à l'industrie, dit Pascal Brunet, à la promotion et au marketing de la multinationale Virgin.Internet nous fait peut-être perdre des ventes d'albums, mais permet aux jeunes de découvrir d'autres artistes, les radios ne pouvant tout faire jouer.C'est un couteau à double tranchant.» Mais comment convaincre une clientèle peu fortunée d'acheter le disque d'un nouvel artiste en vogue, quand elle peut facilement télécharger ses chansons en quelques minutes, grâce à l'ordi de maman ?« Travailler sur un ordinateur est une des premières choses que les jeunes apprennent, mentionne Stéphane Drolet, directeur, promotion et marketing de BMG Québec.Internet est donc devenu pour nous un outil promotionnel important pour annoncer un nouvel album et des dates de spectacles, par exemple.» Parallèlement, on veut désormais en donner plus au consommateur pour son argent.« On doit développer une véritable imagerie autour de l'artiste pour le rendre désirable en tout temps, dit Stéphane Drolet.Pour que ses fans s'identifient à lui et qu'ils ne puissent se passer de son disque.» « Les multinationales sortent de plus en plus de DVD de vidéoclips notamment qui sont difficilement téléchargeables sur Internet, ajoute Pascal Brunet.C'est plus cher qu'un CD, mais ça rend l'expérience musicale plus grande.L'industrie doit repenser la façon de consommer la musique.Britney Spears 6LP0401D1117 D4 17 nov 6LP0401D1117 ZALLCALL 67 02:02:56 11/17/01 B D 4 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 7 NO V EMB R E 2 0 0 1 EN BREF Un spectacle de la Compagnie Agitez le Bestiaire (Paris) en coproduction avec L'Yonne en scène Mise en scène : Bernard Sultan Distribution : Sophie Hutin, Gwenaël Le Boulluec et Nicolas Vidal www.maisontheatre.qc.ca Métro Berri 245, rue Ontario Est, Montréal Du 7 au 25 novembre 2001 Billets en vente (514) 288-7211 poste 1 ou 514 790-1245 1 800 361-4595 Trois petits chantiers est présenté dans le cadre de France au Québec/la saison Volet international La Maison Théâtre présente La Maison Théâtre est présente au Salon du livre.Place Graffiti 2984062A Tchekhov et les arts visuels ON CROYAIT QUE le Théâtre de l'Opsis avait clôt son Cycle Tchekhov avec la présentation de La Poste populaire russe et de (Oncle) Vania.Mais le voilà qui revient avec un nouvel événement littéraire et plastique.Conjointement avec le centre d'exposition et d'animation en art actuel Plein Sud, à Longueuil, l'Opsis présente l'exposition Des nouvelles de Tchekhov.Sous le commissariat de Bernard Lamarche, elle présente 15 oeuvres tirant leur source de nouvelles du dramaturge et nouvelliste russe.Les Éditions d'art Le Sabord ont pour leur part conçu un ouvrage réunissant les oeuvres et nouvelles.Le livre sera lancé lors du vernissage de l'exposition, le mardi 27 novembre, à 19 h.Le public pourra entendre Catherine Bégin, Jacques Godin, Anne-Catherine Lebeau, François L'Écuyer, Danielle Proulx et Paul Savoie lire des extraits des nouvelles.Des nouvelles de Tchekhov est présentée du 27 novembre au 23 décembre, au 100, rue de Gentilly Est à Longueuil.Trio pour voix humaines DANS LE CADRE de la série Voix Blanches, le Théâtre Face Public présente une nouvelle soirée à mi-chemin entre la lecture publique et le laboratoire.Cette fois, Catherine Allard, Véronique Clusiau et Julie Rivard prêtent leur « instrument » à un grand monologue de Jean Cocteau : La Voix humaine.Elles sont dirigées par Virginie Dubois.L'événement aura lieu à la Balustrade du Monument-National les 22, 23 et 24 novembre, 20 h 30.Réservations : 514 871-2224.Ève Dumas coeur SORTIES côté DU 13 NOVEMBRE AU 8 DÉCEMBRE 2001 UNE PRÉSENTATION DE ADAPTATION ET MISE EN SCÈNE ROGER PLANCHON DÉCOR, COSTUMES ET LUMIÈRES Luciano Damiani MUSIQUE Jean-Pierre Fouquey SON Stéphane Planchon AVEC Roger Planchon Anna Prucnal Claude Lévêque Nathalie Krebs Denis Benoliel Blanche Giraud-Beauregardt René Morard Frédéric Sorba Élise Le Stume Cette manifestation est présentée dans le cadre de la carte blanche aux collectivités territoriales de France au Québec/ la saison.Un spectacle du TNP-VILLEURBANNE, en coproduction avec La Maison de la Culture de Loire-Atlantique et avec le soutien du Conseil Régional Rhône-Alpes, ERAI, l'AFAA, le Conseil Général du Rhône et la SPEDIDAM EN TOURNÉE À LA SALLE ANDRÉ-MATHIEU DE LAVAL, DU 14 AU 16 DÉCEMBRE (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca PARTICIPEZ AU DÉBAT-CONFÉRENCE AVEC ROGER PLANCHON LUNDI 19 NOVEMBRE À 19 H 30 AU RIDEAU VERT d'ANTON TCHEKHOV 18 comédiens, musiciens et danseurs ! PLANCHON ET LE TNP DE FRANCE À MONTRÉAL, UN ÉVÉNEMENT À NE PAS MANQUER ! 3006169A L'OLYMPIA - 1004 rue Ste-Catherine Est, Montréal Billets en vente au théâtre (514) 286-7884 Admission- achats téléphoniques (514) 790-1245 Groupes (514) 527-3644 Avec MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER Une comédie de CLAUDE MEUNIER, JEAN-PIERRE PLANTE, FRANCINE RUEL, LOUIS SAIA, MICHEL CÔTÉ, MARCEL GAUTHIER et MARC MESSIER 25 REPRÉSENTATIONS 10 au 13 AVRIL 2002 - 790-1245 - En vente aujourd'hui à midi DERNIÈRE SÉRIE DE LA SAISON 3005228A mise en scène de Monique Duceppe traduction de Michel Tremblay Michel Poirier Patrice Godin Véronique Le Flaguais Normand Lévesque Pierrette Robitaille Mireille Deyglun Maude Guérin Adèle Reinhardt DÈS LE 31 JUILLET www.duceppe.com « Si vous avez envie d'un bon divertissement, allez-y! » Salut Bonjour, TVA « Un divertissement dynamique » Flash, TQS « Tout le monde sort en chantant Mambo Italiano » Montréal ce soir, SRC « Mélodrame comique à la sauce italienne » Journal de Montréal « Un Mambo réjouissant! » La Presse de Steve Galluccio 3006184A présente l'Orchestre symphonique de Montréal Charles Dutoit, directeur artistique Dimanche en musique avec Nancy Allen Lundy 18 NOVEMBRE, 14 H 30 CHARLES DUTOIT, chef d'orchestre NANCY ALLEN LUNDY, soprano HAYDN, Symphonie no 74 R.STRAUSS, Sechs lieder GOLDMARK, Noces campagnardes Stephen Kovacevich Emanuel Ax Brahms interprété par Kovacevich : « \u2026un heureux mélange de fine poésie et de passion ardente, de sommets de subtile émotion.» (The Daily Telegraph) 20 ET 21 NOVEMBRE, 20 H CHARLES DUTOIT, chef d'orchestre STEPHEN KOVACEVICH, piano RAVEL, Valses nobles et sentimentales NIELSEN, Les Quatre tempéraments (Symphonie no 2) BRAHMS, Concerto pour piano no1 Soirée Brahms 27 ET 28 NOVEMBRE, 20 H HANS VONK, chef d'orchestre EMANUEL AX, piano BRAHMS, Ouverture tragique, Symphonie no 3, Concerto pour piano no 2 Commencez vos Dimanches en musique au restaurant La Rotonde (voisin de la Salle Wilfrid-Pelletier), et obtenez 15% de rabais sur présentation de votre billet.Réservations : (514) 847-6900 OSM 5148429951 Place des Arts 5148422112 514-790-1245 1-800-361-4595 Conférence avant concert, 18 h 30 : Guy Marchand, musicologue f l'émotion fortissimo Soirée du 20: Soirée du 21: Soirée du 27: Soirée du 28: Nancy Allen Lundy Demain ! 3005527A 6LP0501D1117 D5 sam.6LP0501D1117 ZALLCALL 67 02:02:36 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D5 THÉÂTRE Enzo Cormann, le dramaturge-enquêteur ÈVE DUMAS EN FRANCE, Enzo Cormann fait partie du renouveau théâtral.depuis plus de 20 ans.Il a une bonne trentaine de titres à son actif, si l'on comprend ses spectacles musicaux.Il écrit, joue, met en scène, enseigne, bref, il est un homme de théâtre accompli.Au Québec, son théâtre n'a jamais été monté, si l'on exclut une lecture publique de Diktat, présentée lors du Festival de théâtre des Amériques en 1997.L'Espace Go, toujours friand d'auteurs français contemporains, nous présente finalement son Credo.Novembre sera en fait l'occasion ou jamais de découvrir Enzo Cormann.Il était en visite cette semaine pour assurer la promotion de sa pièce montée par Christiane Pasquier.En plus, le Théâtre de la Récidive, qui organise une fois par mois, au théâtre Prospero, une série de lectures publiques, a programmé sa pièce Toujours l'orage pour le 26 novembre.La mise en lecture sera dirigée par Ghyslain Filion.Mais c'est d'abord par Credo que l'on apprivoisera l'univers du dramaturge français de 48 ans.Il s'agit de la deuxième pièce de l'auteur, écrite il y a 20 ans et qu'Enzo Cormann juge assez loin de ses préoccupations actuelles.Néanmoins, il ne renie pas ses oeuvres de jeunesse.« Il y a déjà, dans les premières pièces, la déclinaison de tous les thèmes qui vont revenir par après.Si on fait l'addition des trois premières pièces (Berlin, ton danseur est la mort, Credo et Le Rôdeur) il y a pratiquement tout.» Tout, c'est la dimension « théâtre de l'explication » de l'oeuvre de Cormann, c'est cette préoccupation pour l'humain, le politique, le social, l'Histoire avec un grand H et comment celle-ci « vient percuter l'intime ».« Du point de vue historique et social, Credo est hors contexte.Ce n'est pas une femme rwandaise, par exemple.Ce monologue, par définition très intime, place le spectateur devant une femme (interprétée par Monique Spaziani) qui nous confie des fragments de son quotidien, de son enfance, de ses pulsions sexuelles et meurtrières.Cette femme qui ressemble à tant d'autres lutte contre la solitude et la banalité du quotidien.À ce jour, Enzo Cormann a écrit deux monologues, Credo et Le Rôdeur, une forme qu'il renie depuis.« Je ne crois plus du tout à la forme monologuée parce que j'ai un véritable problème avec le statut de la parole.Je crois très profondément qu'au théâtre, la parole naît d'une nécessité duelle.La parole naît parce que quelqu'un me parle, que je l'écoute et que je lui réponds.Si on prend par exemple La Voix humaine, il y a l'autre, que l'on n'entend pas, mais c'est tout de même une parole adressée.Dans Credo, c'est presque la même chose.L'autre est constitué, mais on ne peut pas savoir si c'est dans l'imaginaire de la femme ou s'il a été un jour concrètement là.» Enzo Cormann aime beaucoup réfléchir sur divers aspects théoriques de la pratique théâtrale.Par exemple, il se penche sur la notion d'assemblée théâtrale.« Moi, ça me fait toujours penser à un tableau de Rembrandt, Leçon d'anatomie, où on voit des médecins entourant un anatomiste de renom en train d'ouvrir un cadavre.Au fond, j'ai toujours cette impression-là, que l'auteur et les acteurs sont délégués par une assemblée qui dit : « Ce soir, c'est vous qui disséquez le cadavre, c'est vous qui procédez à l'examen.» Le cadavre, c'est l'espèce humaine.Évidemment, on n'étudie pas tout à la fois.Des fois, on étudie un bras, le ventre, la tête, donc des fois, c'est la sexualité ; d'autres fois, c'est la paix entre les peuples, c'est la dépendance autoritaire, l'exploitation, les relations de travail.La question étant : comment marche l'espèce humaine ?» De journaliste à dramaturge Son intarissable curiosité devant l'Homme et ses mille mystères a poussé le jeune homme né dans la maison d'un médecin de campagne gascon à faire des études de philosophie, puis à travailler comme animateur de rue et comme journaliste pour le quotidien Libération.En 1980, il a quitté le reportage pour se consacrer entièrement au théâtre et surtout à l'écriture dramatique, après avoir longuement flirté avec la scène comme comédien, à la suite d'un premier rôle (le principal) dans Monsieur de Pourceaugnac de Molière, à l'âge de 10 ans.« Je sentais que j'avais vraiment des velléités d'écriture qui dépassaient franchement le cadre de l'enquête.Je travaillais beaucoup sur le secteur social, j'ai beaucoup couvert la flambée du chômage en France, je faisais des portraits de jeunes chômeurs et avec ces portraits, j'avais envie d'aller plus loin, non pas dans le sens de l'enquête sociologique, mais dans le sens de la fiction.Le théâtre, c'est une sorte d'investigation subjective, c'est un outil de connaissance.» CREDO d'Enzo Cormann, dans une mise en scène de Christiane Pasquier, avec Monique Spaziani, est présentée à l'Espace Go du 20 novembre au 15 décembre.La lecture publique de Toujours l'orage, dans le cadre de Voix du monde : un théâtre pour la paix, a lieu au Théâtre Prospero le lundi 26 novembre 2001, à 20 h.Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Enzo Cormann écrit, joue, met en scène, enseigne.Il est un homme de théâtre accompli.UNE JOURNÉE PARTICULIÈRE d'Ettore Scola mise en scène de Serge Denoncourt adaptation de Gigliola Fantoni et Ruggero Maccari traduction de Huguette Hatem Élise Guilbault Yves Jacques France Arbour Pierre Gendron Lise Martin Nicolas Pinson Karine Poulin Daniel Roy Charles-Étienne Burelle Laurent Duceppe-Deschênes Julien Houde Antoine Trépanier-Deschênes concepteurs Louise Campeau François Barbeau Martin Labrecque Stéfane Richard « C'est une pièce à voir, une excellente pièce.» Flash, TQS « L'amour plus fort que le fascisme.» La Presse « Une journée particulière donne droit aussi au souffle de deux grands comédiens : Élise Guilbault et Yves Jacques.\u2026 lumineuse mise en scène de Serge Denoncourt\u2026 » Journal de Montréal « C'est à voir.» Samedi et rien d'autre, Première chaîne « On retiendra de la production la performance du duo Jacques-Guilbault.La scène presque finale\u2026 est d'une intensité peu commune.» Le Devoir JUSQU'AU 8 DÉCEMBRE www.duceppe.com 2996563A L'HIVER DE FORCE D'APRÈS LE ROMAN DE RÉJEAN DUCHARME © Éditions Gallimard Les concepteurs : Claude Lemelin, Danièle Lévesque Julie Charland, Michel Beaulieu, Jean-Frédéric Messier François Péloquin, Jocelyne Montpetit, Normand Blais Jacques-Lee Pelletier, Matthieu Tessier À l'affiche Réservations : 866-8668 www.tnm.qc.ca En coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques Mise en scène et adaptation de Lorraine Pintal Avec Céline Bonnier Alexis Martin Marie Tifo Anne-Marie Cadieux Pierre Curzi Brigitte Lafleur Monique Mercure 3002536A 6LP0601D1117 D6 17 novembre 6LP0601D1117 ZALLCALL 67 02:02:25 11/17/01 B D6 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 EN BREF THÉÂTRE L'AQM fête ses 20 ans Tchekhov fait la noce L'ASSOCIATION QUÉBÉCOISE des marionnettistes (AQM) a 20 ans.Elle souligne cet anniversaire ce week-end avec Les Rencontres de la marionnette, qui se tiennent à la salle Saint-Sulpice de la Bibliothèque nationale du Québec comprenant rencontres, conférences et réjouissances.Certaines activités sont ouvertes au grand public.L'AQM recevait hier soir en conférence Margareta Niculescu, une grande dame d'origine roumaine qui a beaucoup influencé le développement de l'art de la marionnette.Ce soir, l'iconoclaste New- Yorkais Basil Twist parlera de son art sous-marin.L'AQM regroupe environ 80 praticiens, compagnies, amoureux de la marionnette et diffuseurs, et vise à promouvoir la culture de la marionnette par divers moyens : publication d'un bulletin, conférences, stages, ateliers de formation, échanges à l'étranger.Ève Dumas ÈVE DUMAS TCHEKHOV EN BOULEVARD ?C'est ce que Roger Planchon et sa troupe nous proposent au Théâtre du Rideau Vert, avec Le Chant du cygne et autres histoires.Ce spectacle n'est peut-être pas celui que l'on pourrait attendre d'un homme de sa stature, en visite au Québec pour la première fois, mais il ne s'en dégage pas moins une joyeuse folie bien ficelée.Plutôt que de s'attaquer à une des grandes oeuvres du dramaturge russe, ce qu'un metteur en scène et acteur de sa trempe aurait pu se permettre, Planchon le septuagénaire a humblement choisi de mettre en scène la première pièce de Tchekhov, un tout petit drame contenu en 20 minutes.Depuis l'adolescence, l'homme de théâtre voulait jouer le rôle de Vassili Vassilitch Svetlovidov, ce vieil acteur qui sent venir la fin et se questionne sur son art.À 68 ans, âge vénérable qu'il avait à la création du spectacle, à Nantes, il était fin prêt.Vu la courte durée de la pièce, le metteur en scène a composé une sorte de prologue constitué de courtes nouvelles que Tchekhov écrivait dans les journaux humoristiques, au début de sa carrière, pour faire vivre sa famille.En fin de compte, ce long préambule haut en couleurs se révèle plus intéressant que la pièce de résistance.Après presque deux heures d'histoires d'adultère, de beuveries, de tromperies, de numéros dansés et musicaux, les réjouissances s'arrêtent net, la fanfare se retire et le personnage de Vassili, qui tient tout ça ensemble, se trouve presque seul sur scène pour jouer sa pathétique complainte.La pièce censée nous transporter au coeur du théâtre, rendre la grandeur et misère du métier de comédien, n'émeut pas du tout.On préfère nettement Planchon lorsqu'il joue le comédien saoul et déclare : « Je suis une vieille chaussette », lorsqu'il fait le mari jaloux, trompé avec un Tatar par son épouse exaltée (attachante Anna Prucnal), le coquin cherchant toujours à se faufiler sous les jupes de ses soubrettes, le convive indigné s'adressant au chef de cuisine d'un « approchez, je vais vous injurier ! » Pas du tout prétentieux, ce Chant du cygne.La mise en scène est enlevante, joyeuse, festive.Ils sont 18 sur scène, dont deux musiciens et trois danseurs.On a dû adapter le spectacle pour que cette riche et rutilante machine entre sur le plateau du Rideau Vert (de toute évidence beaucoup trop petit pour accueillir une production de cette envergure).Parfois, les comédiens semblent singulièrement à l'étroit, d'autant plus que le décor ne fait pas dans le minimalisme.C'est un autre illustre personnage du théâtre européen, Luciano Damiani, responsable des grandes scénographies de Giorgio Strehler au Picolo Teatro, qui signe décor, costumes, lumières et accessoires.Les éclairages, surtout froids, évoquent parfois Magritte.D'autres images saisissantes du spectacle nous renvoient à Fellini.Ce sont en définitive les beaux tableaux et l'ambiance de kermesse qui nous resteront de ce sympathique, mais peu significatif passage de Roger Planchon.LE CHANT DU CYGNE ET AUTRES HISTOIRES d'Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Roger Planchon.Ce spectacle du TNP-Villeurbanne, présenté dans le cadre de l'événement France au Québec / la saison, joue au Théâtre du Rideau Vert jusqu'au 8 décembre et se rendra à Laval les 14, 15 et 16 décembre.\u201c \u2026une production très réussie.\u201d Le Devoir \u201c \u2026un d'Artagnan au charisme tout simplement phénoménal\u2026 \u201d La Presse Le Chant du cygne et autres histoires, du Français Roger Planchon : peu significatif, malgré de beaux tableaux et une ambiance de kermesse.Théâtre ESPACE GO 4890, boul.Saint-Laurent à Montréal.Réservations : (514) 845-4890 www.espacego.com Photographie : Jean-François Bérubé _ design : stéphane parent Avec la participation d' présente avec la collaboration de du 20 novembre au 15 décembre 2001 À 20 h du 20 novembre au 8 décembre à 20 h 30 du 11 au 15 décembre d'Enzo Cormann mise en scène de Christiane Pasquier avec Monique Spaziani 3005376A LA BELLE DE MATS EK Directeur artistique Gradimir Pankov p r é s e n t e Avec le Cullberg Ballet Riksteatern MUSIQUE P.I.TCHAIKOVSKI 22 AU 24 NOVEMBRE 2001 Billets (514) 842-2112 PLACE DES ARTS AU BOIS DORMANT 3001371A Le retour! de Claude Meunier et Louis Saia du 31 janvier au 3 février www.duceppe.com Les voisins OFFREZ LES VOISINS À NOËL 3004340A La Presse 17 novembre 2001 Page D7 manquante 6LP0801D1117 D8 17 novembre 6LP0801D1117 ZALLCALL 67 02:02:46 11/17/01 B D 8 L A P R E S S E MONT R E A L S AME D I 1 7 NO V EMB R E 2 0 0 1 DISQUES De la radio au salon: passent-ils le test?ISABELLE MASSE collaboration speciale LES HUMORISTES QUI font des leurs a la radio se sont donne le mot.En moins d'un mois, les Grandes Gueules, les Mecs comiques, Jean-Claude Gelinas et Real Beland, qui sevissent a CKOI ou CKMF, tous les jours de la semaine, ont decide de se faire une place entre nos CD de Celine Dion et Ginette Reno, en lancant chacun leur album.Tiens, tiens, juste au moment ou belle-maman dresse sa liste de cadeaux de Noel.Il risque donc d'y en avoir pour tous les gouts sous le sapin : chansons droles, personnages droles, coups de telephone droles.pour autant que l'humour occupe une place significative dans votre quotidien et, surtout, que les bouffons susmentionnes aient l'habitude de vous faire rigoler ! Comment les departager ?Dans quel ordre les critiquer ?Classons simplement les albums selon leur duree.47 minutes, 21 secondes (plus portion interactive) A p r e s les spectacles, les emissions de tele et radiophoniques (a C O O L l'an dern i e r e t presentem e n t a C K O I ) , les Mecs comiques se lancent dans la chanson.Avec On chante toujours mieux dans not'char, ces neo-tenors de l'humour nous offrent 22 titres qui ecorchent tous les genres musicaux.Du country au disco.Du rap aux airs qui ont fait les belles annees de La Soiree canadienne.Rit-on a l'ecoute de Wrap le rap, Barbie Toutoune et Le reel d'Henrietta ?On sourit plutot.Louis Morissette, Jean-Francois Baril et Alex Perron ont recupere tout ce qui nourrit leur quotidien de jeunes adultes et ce qui a marque leur adolescence : conventum, seances au gym et toutes ces soirees passees a se demander Qu'est-ce qu'on fait a soir ?Sans aucune pretention.Mais sans non plus fouiller les sujets abordes.Certaines chansons sont particulierement bien produites, comme Le Martien disco et Noel chez les Noel, un hymne gospel a rendre jalouses les chorales black de Brooklyn.Et les autres ?A leur ecoute, on souhaite le retour au plus vite des Mecs a la television.Leurs chansons prenant toute leur signification lorsque livrees deguises et enrobees de mimiques, comme a La Fureur, vendredi dernier.63 minutes, 54 secondes Avec ses coups pendables au telephone, commis pour le compte de CKOI depuis quelques annees, Jean-Claude Gelinas n'invente rien.Les serveuses des Dunkin' Donuts, les preposes au service a la clientele de Procter and Gamble, les animateurs de lignes ouvertes et nos artistes n'ont toutefois qu'a bien se tenir, car l'imagination de l'humoriste est sans limites.D'autant plus qu'il a un fort penchant pour l'absurdite.Dote d'un sens de la repartie aiguise et d'un cerveau qui roule en quatrieme vitesse, Jean-Claude Gelinas est outille pour pincer sans difficulte ses proies.Du moins, celles qu'on peut entendre sur son CD J'travaille pas en cochon.Plusieurs s'esclaffent lorsqu'il emprunte la voix de son alcoolo Rejean de Terrebonne (bien qu'il ne soit pas toujours drole), son animateur de radio hyperactif Jocelyn Gagne ou son Conrad Dionne pour qui le marketigne is the best tigne , sans douter qu'il se moque d'elles.Certains gags nous font (malheureusement) realiser a quel point certaines madames ont peur de passer pour des ignares au telephone.Comme celle a qui il apprend que certains types de pissenlits sont bons pour la recuperation.mais qui le savait deja ! 73 minutes, 49 secondes Avec Le Disque, les Grandes Gueules nous servent, ni plus ni moins, une emission du retour a la maison.Mais toute une emission, compte tenu qu'ils ont grave sur leur CD une vingtaine de leurs meilleurs numeros presentes a CKMF, entre 16 h a 18 h, depuis neuf ans.Stephane Sansoucy, Ti-Rouge, Jocelyne et Claire Voyante sont evidemment au rendez-vous, et la folie est omnipresente.Cette folie qui fait qu'on se tord de rire, meme coince sur un pont apres une journee de travail, et ce, que leurs gags (qui volent a tous les niveaux) soient reussis ou non.Que seraient effectivement les Grandes Gueules sans les rires (communicatifs) de Jose Gaudet et Mario Tessier ?Pas etonnant que leur quotidienne ait ete sacree Meilleure emission radiophonique d'humour au Canada, en 2000 et 2001.N'y manquent que les bulletins meteo et les rapports sur la circulation ! La question maintenant : d'une ecoute a l'autre, prefererait-on entendre une autre serie de sketches, comme a la radio ?Tant qu'a payer 15 $.74 minutes, 24 secondes Gagner un Felix (Meilleur album humour), ca change pas l'monde, sauf que.ca donne le gout de sortir un deuxieme CD rapidement ! Avec La Bulle a Real, tome 2, Real Beland nous propose un autre tour de montagnes russes dans son coco.L'ecoute des 32 sketches et chansons de l'album (la plupart entendus a CKOI) nous convainc qu'il a grandi sur une autre planete.Son ado ne decevra pas les ados.Ni son employe du bidon ministere des Aliments du Quebec qui en fait faire de belles a des poissons joints au telephone.Comme Jean-Claude Gelinas, l'humoriste montre a quel point certains craignent de passer pour des ignorants devant des inconnus.qu'ils ne voient pas ! Le constat est triste, mais le resultat, parfois hilarant.On rit lorsque Beland reussit a faire croire a une dame au bout du fil qu'elle passe presentement la tele.Enc o r e une fois, il nous prouve que la realite peut depasser la fiction et que l'imagination est loin de lui faire defaut.Malheureusement, certains gags sont maladroitement montes ou s'etirent inutilement.Pourquoi nous imposer Le reve du nouveau personnage pendant 12 minutes ?Serieux.\u0001\u0001\u00011.2 J'TRAVAILLE PAS EN COCHON Rejean de Terrebonne (Jean-Claude Gelinas) Passeport/Select \u0001\u0001\u00011.2 LE DISQUE Les Grandes Gueules Radar \u0001\u0001\u0001 ON CHANTE TOUJOURS MIEUX DANS NOT'CHAR Les Mecs comiques Musicor \u0001\u0001\u0001 LA BULLE A REAL, tome 2 Real Beland Octant / Select PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse c Dany Turcotte et Dominique Levesque, de vieux complices, sont de retour.HUMOUR Levesque et Turcotte, les inseparables JEAN BEAUNOYER LE SPECTACLE Levesque et Turcotte sous observation a bien failli ne jamais avoir lieu.Dominique Levesque et Dany Turcotte avaient serieusement songe a la separation apres 300 representations de Levesque et Turcotte arrivent en ville.Dominique Levesque ne pouvait plus tenir le coup.Il ne dormait plus, ne mangeait plus le jour d'un spectacle, vivait un trac incontrolable.Et ne pensait plus remonter sur scene.Son partenaire Dany Turcotte s'etait resigne et avait decide de preparer un spectacle solo avec l'aide de son ami Dominique, dans le role de metteur en scene.En travaillant sur ce show solo, on s'est apercu que nos meilleures idees exigeaient deux humoristes, racontait Dany Turcotte.Je ne pouvais plus le presenter.J'ai aide Dominique a combattre son stress en lui faisant comprendre que les gens venaient nous voir parce qu'ils nous aiment.Je sais que c'est tout simple, mais Dominique, qui est un perfectionniste, croulait sous la pression et angoissait a l'idee de commettre la moindre erreur sur scene.On s'est parle longtemps, et Dominique a change d'attitude.Il a compris qu'on pouvait se permettre de se tromper et que ce n'etait pas si grave.Il faut savoir que Levesque a l'esprit d'un chercheur scientifique qui regle tous les numeros au quart de tour.C'est lui qui concoit et prepare les effets speciaux.Il a deja mis quatre mois de travail sur un numero de dix minutes qui parodiait une emission de Janette Bertrand avec ses invites autour de la table.Nous avons recours au lip-synch, precise Dany Turcotte et, dans ce sketch, nous avions trafique la bande sonore de la voix de Bernard Derome avec des lames de rasoir pour lui faire dire n'importe quoi, et meme le faire sacrer.Malgre tout ce travail, le numero n'avait pas tellement marche.Alors, le duo a decide d'y aller mollo et de s'amuser davantage sur scene.J'ai appris a gerer mon stress, confie Dominique Levesque.Apres avoir vecu une separation avec ma femme, qui vit actuellement en Europe avec notre enfant, je n'avais pas envie de me separer, en plus, de mon compagnon de scene.Cette separation aurait ete une tres mauvaise affaire.Le duo Levesque et Turcotte est actuellement au sommet de sa popularite.Jamais la demande n'a ete aussi forte, avec 180 spectacles prevus d'ici le mois d'aout.C'est notre plus forte tournee, poursuit Turcotte, alors qu'on reserve deux soirs plutot qu'un dans les regions.Notre nouveau spectacle sera presente dans 110 villes differentes du Quebec et on reve d'un show a Natashquan, mais il faudra y aller avec une version unplugged parce qu'il n'y a pas de grandes salles bien equipees la-bas.Le duo d'humoristes s'amene a Montreal apres avoir presente pas moins d'une soixantaine de spectacles en province.Habituellement, c'est l'inverse qui se produit, alors que les artistes amorcent leur tournee a Montreal afin de mieux vendre leur spectacle en region.Ca fait 15 ans que nous sommes en campagne electorale dans toutes les petites villes du Quebec, note Dany Turcotte.A chaque tournee, on rencontre les gens des petites municipalites, on echange, on se parle et on revient.Dans le nouveau spectacle, que Dominique Levesque considere comme le plus abouti techniquement, le duo Levesque et Turcotte ramene quelques personnages : le Proprietaire de bloc, qui a decide de se porter acquereur d'un prestigieux camping.sur le bord de l'autoroute ; un Dany Verveine transforme, semble-t-il, par son dernier voyage au Japon ; la Vieille Dame, qui celebre ses 100 ans et nous raconte le dernier siecle a sa facon, ou encore le riche et meprisant Robert Bouvier Bernois, qui a decide de venir en aide aux plus demunis.avec toujours autant de mepris.De nouveaux personnages feront leur apparition, comme le gambler de video-poker ou le testeur de medicaments.Un numero qui promet : celui de l'aimable representant de la Societe des drogues du Quebec, apres sa legalisation.Un jeune homme bien vetu avec cravate, veston, attache-case dans le genre vendeur d'assurances.En somme, un quatrieme spectacle qui semble particulierement acheve par les.inseparables Levesque et Turcotte.LEVESQUE ET TURCOTTE SOUS OBSERVATION, au Theatre Saint-Denis du 20 au 24 novembre, 20h ; info : 514 790-1111.3006014A 3006176A 6LP0901D1117 D9 17 novembre 6LP0901D1117 ZALLCALL 67 02:04:48 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D9 DISQUES Dubé, le lion dompté P H I L I P P E RENAUD collaboration spéciale UN SOIR, APRÈS un spectacle de Noir Silence, une fan s'aventure en coulisses.après un brin de jasette avec le chanteur, elle laisse tomber : « Coudon, t'es ben plate, toi ! » \u2014 Comment ça, je suis plate ?répond Jean- François Dubé.\u2014 Quand je te regarde sur scène, t'es revendicateur, énergique.et là, t'es trop calme ! C'est à ce moment-là qu'il a réalisé que le public n'avait peut-être pas une juste image de sa personne.C'était déjà le début de la fin de l'aventure Noir Silence.À l'écoute de Le Lion dompté, premier album solo de Dubé, on comprend pourquoi il a laissé Noir Silence, une formule pourtant gagnante.Lentement, sa personnalité musicale se détachait de celle des autres.« Quand un groupe débute, il a trois buts.Un : avoir des chansons à la radio ; deux : partir en tournée ; trois : faire un disque.Une fois que t'as atteint ça, les idéaux des membres commencent à diverger.» Ce n'est qu'au troisième album de Noir Silence que Jean-François réalise que, musicalement, il n'y a plus de concession à faire.« Je n'étais plus sur la même longueur d'ondes qu'eux.Alors, tant qu'à être un boulet et à nuire au band autant qu'à mon épanouissement, j'ai décidé de quitter.» Soulignons qu'ils se sont quittés en bons termes \u2014 les membres de Noir Silence étaient tous au lancement du Lion dompté mardi dernier.Ainsi, pour le Beauceron, il était temps de passer à autre chose.Fini le rock : ce premier album solo baigne dans les guitares acoustiques et les chansons qui bercent.Certes, quelques solos de guitares électriques se glissent dans les arrangements assaisonnés d'influences celtiques, mais la facture est beaucoup plus mature, plus calme que le rock de son ancien groupe.Un son plus près de ce qu'il est vraiment, quoi.Introspection Attablé dans un café, au lendemain du lancement du Lion dompté, l'auteur-compositeur et interprète affiche un air très détendu.Celui qui avait fourni à Noir Silence la plupart de ses hits parle avec l'assurance d'avoir trouvé sa voie musicale, d'avoir fait de son mieux en onze chansons.« Cet album-là, ça m'a pris presque deux ans pour le faire, explique-t-il.J'ai choisi de prendre mon temps pour prendre du recul sur ce que je faisais.Ça arrivait parfois, en tournée avec le groupe, où je réalisais que j'aurais dû faire autrement telle ou telle chanson, y ajouter tel punch.Ainsi, je voulais laisser le temps à la chanson de vieillir pour qu'elle soit parfaite.» Dubé ajoutera qu'en plus du temps nécessaire à la réalisation de l'album, il avait besoin de temps pour lui-même.« J'avais une grosse recherche personnelle à faire, une sorte d'introspection.Je voulais être certain de présenter Jean-François Dubé, et non un chanteur quelconque, révolutionnaire.Je me suis demandé pourquoi je faisais ce métierlà, ce que j'aimais faire, ce je n'aimais pas faire.Tout ça pour avoir un peu plus le contrôle de mon univers.» Ce fan du vieux Dylan et de la Bottine Souriante nous présente un album qu'il juge très personnel, à commencer par le titre : « Ma mère ne sera pas d'accord, mais je crois que je me suis assagi.» La Rue des Oblats, il l'a habitée, dans la basse-ville de Québec.Idem pour Bury, petit village près de Sherbrooke qui sert de décor à la chanson La Foire de Bury.Et L'Amiral Planète témoigne de sa passion pour les BD.« C'est un album avec des chansons personnelles, dans la mesure où je voulais présenter qui j'étais vraiment.Je crois que je me serai accompli le jour où, en gardant mon côté personnel, j'écrirai une toune comme le faisait Brel.Là, je pourrai mourir en paix ! » De belles mélodies, mais.SI NOIR SILENCE, dépouillé de celui qui avait fourni au groupe ses principaux succès, s'est difficilement remis de la scission, il devrait en aller autrement de Dubé.En 11 chansons, l'auteur-compositeur et interprète vogue sur un son folk-rock celtique et doux dont on reconnaît la sincérité.Dubé ne réinvente pas la roue avec ses arrangements chaleureux mais convenus, mais il sait écrire de belles mélodies.Sa voix juste et un peu rugueuse \u2014 comme on semble les aimer au Québec \u2014 porte bien.Le seul défaut, qui n'est pas négligeable, se situe sur le plan des textes.Un enchaînement cahoteux d'images, des thèmes maladroitement abordés : Dubé n'a visiblement pas la plume encore bien aiguisée.Mais à l'écoute du Lion dompté, on garde tout de même espoir pour la suite des choses.\u0001\u0001\u0001 LE LION DOMPTÉ Jean-François Dubé Disques Présence / DEP Philippe Renaud collaboration spéciale « C'est un album avec des chansons personnelles, dans la mesure où je voulais présenter qui j'étais vraiment.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Jean François Dubé, ex-Noir Silence, lance sa carrière solo avec Le Lion dompté, un album très personnel.Marcel Beaulieu, Fabiana Bravo, Luretta Bybee, Gianna Corbisiero, Alain Coulombe, Eduardo del Campo, Alexandra Deshorties, Tonio Di Paolo, Lyne Fortin, Oziel Garza-Ornelas, Greer Grimsley, Marc Hervieux, William Joyner, Jeffrey Kneebone, Gaetan Laperrière, Kurt Lehmann, Marie-Josée Lord, Mariateresa Magisano, Richard Margison, Agathe Martel, Monia Massetti, David L.Michael, Aprile Millo, Gigi Mitchell-Velasco, Mark Nicolson, Linda Roark-Strummer, Audrey Stottler, Daniel Sumegi, Indra Thomas, Joseph Wolverton, Maria Zifchak 6LP1001D1117 D10 sam.6LP1001D1117 ZALLCALL 67 02:03:09 11/17/01 B D10 LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 DISQUES Document d'archives AUTANT LE DIRE tout de suite : la compilation Nigeria 70 : The Definitive Story of 1970's Funky Lagos represente un colossal travail de documentation, aussi passionnant qu'instructif.Une equipe de ferus d'afrobeat s'est consacree pendant un an a retracer l'histoire de ce genre musical ne au Nigeria dans les annees 60 et popularise par le charismatique Fela Anikulapo Kuti.Sur deux disques, le label Afro Strut compile les pieces les plus representatives d'une flopee de groupes plus ou moins obscurs ayant defini de genre, lequel est inspire par les musiques traditionnelles (comme le juju), le funk, le jazz ou le reggae.Une exotique fusion de saveurs qui se deguste encore mieux avec le livret, tres detaille.Nigeria 70 est une incontournable genealogie de l'afrobeat en 23 chansons, toutes soigneusement annotees.De plus, un documentaire audio de pres de 80 minutes .grave sur un troisieme CD ., vient completer ce voyage musical historique, juteusement groovy et energique.Pour tout apprendre de l'afrobeat, c'est Nigeria 70 qu'il vous faut ! \u0001\u0001\u0001\u00011.2 NIGERIA 70 Artistes varies Afro Strut / Fusion III Philippe Renaud collaboration speciale Sir Paul: la resurrection ON CROYAIT qu'il avait tout dit, epuise sa banque de melodies gagnantes, rendu depuis longtemps son dernier souffle de talent pur pop.Eh bien non.Apres une mauvaise passe (le deces premature de sa femme et une suite de disques sans grand interet), Paul Mc Cartney est de retour avec son meilleur album depuis des lustres.Le gentil Beatle aurait-il ete fouette par la perte de Linda ?Chose certaine, il ya longtemps que Sir Paul n'avait semble aussi inspire.Voix fraiche, flair melodique : l'un apres l'autre, ses nouveaux refrains vous cajolent l'oreille sans tomber dans le quetaine ou le rechauffe.L'autre surprise vient de la production, melange chaleureux de pop classique et d'arrangements inventifs.Victime de son abondance (16 chansons, incluant Freedom enregistree live au Madison Square Garden pour les victimes du 11 septembre !), Driving Rain n'est peut-etre pas parfait sur toute la ligne.Mais la magie opere et l'ensemble s'ecoute avec un plaisir renouvelable.Plus qu'un bon disque de Paul, parlons d'un veritable soubresaut creatif.Considerant que George ne va tres bien, on ne manquera pas de sauter sur cette tres bonne nouvelle.\u0001\u0001\u0001\u0001 DRIVING RAIN Paul Mc Cartney Capitol / EMI Jean-Christophe Laurence On se laisse desirer.PULP EST UN GROUPE ambitieux.Et We Love Life, septieme et plus recent compact du groupe britannique, est un album ambitieux.D'ordinaire une formidable machine a fabriquer des tubes, Pulp prend ici un autre virage, plus recherche, plus profond, plus complexe.Bien sur, il y a ici quelques melodies dans l'engrenage (The Trees, Bad Cover Version), mais dans l'ensemble, We Love Life est un travail riche en arrangements, axe sur les envolees sonores du realisateur Scott Walker (le Phil Spector des British), qui n'a pas lesine avec les cuivres, les cordes symphoniques, les claviers, et tout ce qui lui est tombe sous la main.Les ambitions du monsieur vont parfois un peu loin, et Pulp se perd a l'occasion dans des chansons inutilement longues et pretentieuses.Mais bon.Il est quand meme ici question de Pulp, l'un des fleurons de la pop anglaise, et ces quelques tares ne gachent en rien le menu propose.C'est vrai, We Love Life n'est pas du calibre du precedent This Is Hardcore .l'album d'une carriere, rien de moins .mais il s'agit quand meme d'un album de pop grandiose, qui se laisse desirer et qui finit par seduire au fil des ecoutes.\u0001\u0001\u0001\u0001 WE LOVE LIFE Pulp Island / Universal Richard Labbe Enfin detache du paternel AU COURS de ses premieres annees de carriere, le constat etait le suivant : Femi Kuti faisait tout mieux que son defunt paternel, mais.Plus droit au plan moral (la plupart de ses rimes engagees en temoignent), plus professionnel, mieux organise.et moins inspire que papa Fela.Ses premiers enregistrements (dont Shoki Shoki, paru il y a trois ans) se resumaient en une forme amelioree d'afrobeat nigerian.Avec Fight to Win, cependant, on decouvre un Femi definitivement affranchi.En phase avec le contexte actuel, il a invite Mos Def et Common a un petit contrepoint hip hop, des musiciens branches tel Money Mark, y ont ete convoques, sans compter l'etoile montante R&B Jaguar Wright.L'esthetique paternelle est enfin transcendee.\u0001\u0001\u0001\u0001 FIGHT TO WIN Femi Kuti Barclay / Universal Alain Brunet Etats glauques DANS LA TOURMENTE n'est pas un album de dissidents socio-politiques, mais plutot celui d'etres sensibles largues dans une societe ou ils n'ont jamais trouve leur compte.L'ecriture de Richard Gauthier n'y est pas particulierement fine (comme c'etait le cas a l'epoque des French B), sa voix grave et sa presence physique m'ont toujours semble plus determinantes que ses rimes et jeux de mots faciles .genre la vie vaut-elle d'etre vaincue.Cela etant, le recepteur finit par etre impregne de ces ambiances glauques malgre l'indigence poetique qui en caracterisent les rimes.Les guitares (rock, planantes et meme country) de Roger Miron sont belles, les melodies bien senties, la realisation d'Eric Goulet etoffe a souhait ces humeurs existentielles.\u0001\u0001\u00011.2 DANS LA TOUR MENTE Dans la tourmente Cosak / Local Distribution Alain Brunet L'alarmisme de Jerry Snell LA PREMIERE ecoute laisse une impression quelconque.La seconde, non.Car l'alarmisme de Jerry Snell, quadragenaire enrage tel un adolescent attarde, est bel et bien fonde.La conjoncture actuelle ne reveille-telle pas la dissidence chez nombre de citoyens des pays riches ?Jerry Snell n'en est-il pas l'illustration artistique ?Sur disque, donc, l'ex-Carbone 14 fait de l'art folk-rock (assez corrosif pendant certains passages) en denoncant les presidents qui baisent leurs ministres, la tele qui baise le public, les armes de destruction massive made in USA, la guerre sainte et autres mensonges sacres.Au terme de deux decennies de desillusion, Jerry Snell a peut-etre raison de brandir le poing.\u0001\u0001\u00011.2 CASH Jerry Snell La Tribu / DEP Alain Brunet Un genie essouffle?MAIS QU'ARRIVE-T-IL avec Richard D.James, le chou-chou des pointus de l'electronique ?Le fameux Aphex Twin, initiateur d'un genre de techno abstrait et excitant, souvent imite mais rarement egale, serait-il en panne de creativite ?Drukqs, le dernier album, n'est pas mauvais en soi : on retrouve, eparpille sur deux CD, l'essence du son Aphex.Le drum & bass a tendance hardcore epileptique y est toujours, les melodies naives et structures surprenantes, la tangente ambiante.Les fans ne seront pas depayses.Et puis, certains morceaux etonnent par leur dimension paisible et impressionniste, comme ces quelques references a Erik Satie (de courtes plages de piano, parfois prepares, des ritournelles calmes et harmonieuses).Seulement, on cherche la direction dans ce disque, le fil conducteur, et les nouvelles idees.Sur Drukqs, malgre de tres bons moments, on a l'impression que le genie s'est plagie lui-meme.De la part de n'importe quel autre artiste, nous aurions ete satisfaits ; de la part d'Aphex Twin, les fans ne pourront qu'etre un peu decus.\u0001\u0001\u00011.2 DRUKQS Aphex Twin Warp/Sire/Warner Philippe Renaud collaboration speciale Williams tel qu'en lui- meme LES ADMIRATEURS de John Williams se trouveront ici en pays de connaissance.Pour rendre la magie de Harry Potter and the Philosopher's Stone, le compositeur americain accouche d'une partition evocatrice, dont les atmospheres musicales semblent puisees a memes les films a caractere fantastique du complice de toujours Spielberg.On pense parfois a Indiana Jones bien sur, mais surtout a E.T.et a Hook.Ca tonne, ca tonitrue, ca tapisse mur a mur, ca souligne au gros crayon gras le moindre mouvement avec force notes symphoniques.L'ensemble ne suinte pas la subtilite mais se revele neanmoins efficace.Vous pouvez parier quelques balais sur la nomination de Williams aux prochains Oscars.Notez que cet enregistrement, d'une duree de 73 minutes, arrivera dans votre salon accompagne d'un CD-Rom sur lequel se trouvent quelques autres supplements .Genereux en sorcier.\u0001\u0001\u0001 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE Warner Sunset / Atlantic Marc-Andre Lussier Revoici Eagle-Eye.IL Y A TROIS ANS, Eagle-Eye Cherry avait un peu etonne l'univers pop avec Save Tonight, tube planetaire qui nous avait rappele combien ce type etait bien plus que le fils du jazzman Don Cherry et le frere de la chanteuse Neneh Cherry.Trois ans plus tard, quoi de neuf pour Eagle-Eye?Bien peu.Sur Present / Future, le fils de et le frere de foule le meme terrain, celui de la pop-rock melodique au possible.Genre couplet-refrain-couplet, avec deux ou trois references folk et blues pour completer le portrait.On devine qu'Eagle-Eye ne gagnera jamais des prix d'originalite, que ce son passe-partout tres FM ne fera pas epoque.Mais dans le genre, il faut reconnaitre que le petit connait les ficelles, qu'il sait bien s'entourer .soeur Neneh est de l'aventure, tout comme Carlos Santana .et qu'il chante avec une voix douce qui finit par nous bercer.En un mot: agreable.\u0001\u0001\u0001 PRESENT / FUTURE Eagle-Eye Cherry MCA / Universal Richard Labbe Enrique, piege a filles SUR LA POCHETTE de son nouveau disque, Enrique Iglesias pose la bouche en coeur, l'oeil langoureux, avec une barbe de deux jours.Pas de doute, il doit etre un de ces rebelles au coeur tendre, comme on en voit tant dans les magazines de mode.Le contenu ?Aussi original que le contenant : une suite de ballades tchickaboum en plastique, des paroles trouvees dans le scrap book d'une agence de rencontre, un petit accent exotique (c'est toujours bon pour les fantasmes) et une voix qui gemit, qui gemit, qui gemit.Attention : piege a filles ! Derriere ses allures de grand sensible en chaleur, Iglesias fils degage autant d'emotion qu'une assiette de calmars frits.Et la, on n'est pas tres gentil pour les calmars.Alors que Julio pere mamourait ses chansons a toutes les femmes du monde, fiston ne semble chanter que pour lui en se trouvant donc beau devant le miroir.Bien entendu, les radios adoreront et ce disque devrait marcher tres fort sur l'ensemble du reseau mierda internacional.C'est le triste lot de notre epoque.\u00011.2 ESCAPE Enrique Iglesias Interscope / Universal Jean-Christophe Laurence Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse c Mes Aieux (Stephane Archambault, Marc-Andre Paquet, Eric Desranleau, Marie-Helene Fortin et Frederic Giroux) : un groupe qui reecrit le folklore en y ajoutant une bonne dose de rigolade et un soupcon d'engagement.Folklore ludique ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration speciale MES AIEUX n'a rien d'une gang de puristes.Trop pop pour etre lie a la vague neo-traditionnelle facon Batinses, trop folklorique pour porter le sceau pop sans autre epithete, le quintette rigolo a le cul entre deux, trois et meme quatre chaises musicales, au croisement de La Bottine souriante, Village People, Beau Dommage et.Andre Gagnon ! Pas possible, croyez-vous ?Comment decririez- vous un groupe forme d'un Indien, d'un coureur des bois, d'un ange, d'un cure et d'un diable capable de monter La Prison de Londres sur une structure disco piquee a Andre Gagnon et de la rendre avec force harmonies vocales ?L'aventure de Mes Aieux a debute vers 1996 par une grosse blague.Un trip de colocs qui gossaient des versions funky de chansons folkloriques autour d'une couple de bieres.L'idee de renover notre patrimoine chansonnier en le remettant au gout du jour s'est peu a peu imposee.Jusqu'a devenir assez serieuse pour que les cinq joyeux drilles commettent un premier album, Ca parle au diable, sorti de nulle part l'an dernier.Ils remettaient les couverts cette semaine en lancant leur petit deuxieme, Entre les branches.Deux albums en deux ans, le rigolo quintette aurait-il desormais l'ambition de faire carriere ?Disons que c'est un hobby serieux ou un job a temps partiel pas payant, lance en riant Stephane Archambault, auteur et chanteur principal du groupe.Parce qu'on s'investit beaucoup dans Mes Aieux.Personnellement, c'est la-dessus que je passe le plus de clair de mon temps.Legerement plus moderne que son predecesseur, Entre les branches reecrit le folklore en y ajoutant une bonne dose de rigolade.Le celebre conte du violoneux en prend pour son rhume dans Le Yabe est dans la cabane, ou le fils de Dieu fait fuir Lucifer en giguant en canissons .Chanson grivoise, Juste et bon relate de facon romancee l'idylle vraie entre un cure et une de ses fideles brebis.On a un peu change l'histoire, parce que le cure en question est encore vivant , glisse Stephane.J'aime beaucoup les histoires de famille qui se passent de generation en generation, avoue-t-il.Parce que si elles durent, c'est qu'il y a un fond de verite.Je suis toujours a l'affut de ca.Tout le monde a un oncle nebuleux qui etait presque mort et qui a ressuscite.La demarche de folkloriste est serieuse, mais la maniere est ludique.Stephane, qui incarne Max dans La Vie, la vie en plus d'etre le frere du dramaturge Francois Archambault, a une plume agile et un sens de la chute qu'il met au service d'un humour frivole.Je raconte des histoires et ca me suffit.Je ne cherche plus la metaphore a mille piastres , dit-il.Des amuseurs publics, Mes Aieux ?Je n'hais pas ca, il n'y a rien de pejoratif la-dedans.Mais je ne voudrais pas n'etre qu'un clown , signale-t-il.Entre les branches compte en effet quelques chansons plus serieuses.Qui nous mene ?s'inspire du Sommet des Ameriques, Tout seul (a repondre), traite notamment de la pollution et du desengagement social.L'un des problemes de notre societe, c'est que tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut faire des actions concretes, mais personne ne passe a l'action , deplore Stephane.Mes Aieux ne fait toutefois pas la morale.Disons qu'il militent de facon festive, comme Tryo, Manu Chao ou la Chango Family.Pas pour une question de mode, plutot pour faire echo a un vieux principe de theatre chinois disant que pour toucher les gens, il faut d'abord les faire rire.Toutes leurs tragedies commencent par une scene comique, dit Stephane, parce que lorsqu'on arrive au theatre, notre carapace est fermee et que le rire ouvre cette carapace-la.C'est un peu ce qu'on fait : on fait ouvrir les bras et quand c'est le temps de fesser, on fesse ! N'ayez crainte, ils savent mesurer leurs coups.Ils frappent juste assez fort pour etre pris au serieux.Et ca marche. 6LP1102D1117 D11 17 novembre 6LP1102D1117 ZALLCALL 67 02:20:00 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D 1 1 DANSE Nature décevante STÉPHANIE BRODY collaboration spéciale L'UNION DE LA DANSE et de la sculpture peut donner lieu à des images d'une grande beauté visuelle.Dans Aube et Crépuscule, la dernière collaboration d'Anne-Marie Giroux et du sculpteur Jérôme Poirier, le résultat est décevant.Explorant les relations entre l'être humain et les éléments naturels que sont le métal, la pierre et le bois, Giroux a joué la carte de la facilité, s'en tenant à des images et à une gestuelle de premier niveau.Quelques beaux moments, tout de même, et d'ingénieuses trouvailles que la chorégraphe n'explore malheureusement qu'en surface.Dans Aube et Crépuscule, l'homme se fond à la matière : homme de métal, homme de pierre et homme de bois.Même l'environnement sonore rappelle les bois et les marais.Giroux et Poirier ont imaginé d'intéressants appendices pour réussir cette alchimie.Dans la première section, représentant le métal, les bras de Rachel Harris, Robert Meilleur et Maya Ostrofsky sont prolongés par de longs cônes métalliques pointus, un stratagème qui n'est toutefois pas sans rappeler Bras de plomb de Paul-André Fortier.De robots à la gestuelle brisée et saccadée, les danseurs se transforment soudain en preux chevaliers qui, lance à la main, défendent l'honneur de leur belle.Des images un peu faciles, il faut l'avouer.Et ces attitudes, utilisées à outrance, deviennent vite lassantes.Par contre, Giroux utilise habilement les différences de taille entre la toute petite Ostrofsky et le grand Meilleur.Et durant d'émouvants instants, un torse se cambre et la chair daigne se jouer du froid métal.Deuxième tableau : le monde de pierre.Ostrofsky, nue sur une grosse roche, prend des airs de grenouille au soleil.Pendant de longs moments, des lueurs chaudes et ambrées glissent sur son dos : beau, mais déjà vu.Tout à coup, la chose, mi-humain mi-minéral, esquisse un ample mouvement et, belle surprise : elle se tient en fait dans une mince couche d'eau.Mais Giroux se perd dans les poses de statues grecques au lieu d'exploiter l'élément de l'eau, inhabituel et intéressant.Troisième tableau : le monde de bois.Meilleur porte aux mains d'étranges branchages qui le font ressembler à Edward Scissorhands.Et qu'est-ce qu'il fait ?Eh bien ! il se tord et se balance comme un arbre au vent, sur des sonorités de bûche craquelant dans l'âtre.Signés Sonia Bélanger, les éclairages tendent à masquer les corps et les formes.Quand on veut mettre en valeur la matière même du corps, muscles, peau et contours, ils sont pourtant primordiaux.Or, ici, les jets de lumière, sensés rappeler les lueurs de l'aube et du crépuscule, sont composés d'étranges teintes délavées de rose, de vert et de bleu, très barbe à papa.La lumière laisse trop souvent les corps dans une noirceur morne, sans en sculpter les détails.Il arrive même qu'on ait de la difficulté à distinguer les prothèses-sculptures qui ornent les bras des danseurs, tant ils sont perdus dans la pénombre.Dommage.AUBE ET CRÉPUSCULE, d'Anne-Marie Giroux, à l'Agora de la danse, ce soir à 20h ; info : 514 525-1500.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le deuxième concert de la saison des Boréades s'est déroulé hier à la chapelle Notre-Dame- de-Bonsecours.MUSIQUE Cosset mais Lully aussi Rachel Harris, dans Aube et Crépuscule.GUY MARCEAU collaboration spéciale Ce fut une courte mais belle soirée « Chez les Visitandines », hier à la chapelle Notre- Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux- Montréal le temps d'un office religieux pour le deuxième concert de la saison des Boréades.Pendant une heure tout au plus, nous étions vers 1695 en compagnie des soeurs de la Visitation dans une sobre messe à cinq voix de François Cosset, mais qu'un motet à une voix de Lully a un peu éclipsé.Le concert présentait, en oeuvre principale, Super flumina Babylonis une messe française de François Cosset (v.1610-ap.1664), compositeur peu connu mais qui travailla notamment à Notre-Dame de Reims et Notre-Dame de Paris.On avait donc reconstitué un office religieux dans un couvent français du XVIIe siècle en intercalant judicieusement aux parties de l'ordinaire de la messe (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus et Agnus Dei) des pièces vocales ou instrumentales de compositeurs français du temps ou contemporains de peu.Hervé Niquet, chef, organiste et spécialiste de musique baroque (Le Concert Spirituel) était l'invité des Boréades dans le cadre de la saison de la France au Québec et six sopranos s'étaient jointes à l'ensemble : Teresa van der Hoeven, Dominique Cousineau, Dorothéa Ventura, Devon Wastle, Danièle Forget et Éthel Guéret.Chantant assises (sans trop de vibrato), autour du positif d'où dirigeait Hervé Niquet, les sopranos ont offert de très beaux moments, honorant la sobre polyphonie de la messe de Cosset et encore plus le O Dulcissime Jesu de Lully, petit motet pour trois sopranos (deux par voix) et basse continue avec son ornementation plus riche et éclatante.Nous sommes à l'office, ne l'oublions pas, et l'austérité du moment ne se prête pas aux grandes effusions.Mais la musique est belle, les voix assez justes dans les unissons et nulle part la direction soutenue de Niquet ne génère l'ennui.Fait à noter, la messe est chantée en latin et la prononciation est française (« sanctus » plutôt que « sanctous »).Un détail peut-être, mais c'est ce genre de détails qu'apporte Hervé Niquet à la réalisation globale de cette reconstitution qui fera l'objet d'un enregistrement ATMA en 2002.Entre le Gloria et le Credo, un Kyrie à six voix de Pierre Bouteiller (instrumental) montre Francis Colpron à son meilleur à la petite flûte à bec autant que ses collègues Susie Napper, violoncelle, et Hélène Plouffe, violon.D'ailleurs, Hélène Plouffe sera impeccable dans la Chaconne tirée de la Simphonia V pour violon et basse continue de Nicolas Clérambault durant l'Offertoire.Aux voix, un relâchement s'est fait sentir dans les derniers motets (le Laudate pueri notamment) avec des mélismes et des aigus moins précis mais rien pour vraiment ternir ce qui précédait.Le dernier motet à une voix Domine, Domine de Jean-François Lalouette a offert un des rares a capella de la soirée sur un faux-bourdon au positif.L'oeuvre est peut-être moins brillante que celles de Lully mais plus éclatante que celle de Cosset.Le concert qui avait commencé sur le son des cloches de la Chapelle s'est terminé par une ovation des quelque 250 personnes venues entendre les chants des couventines, trop peu programmés en concert.Voilà qui est rétabli.Super flumina Babylonis, O Dulcissime Jesu, Simphonia V, Laudate pueri, a capella.DÉCÈS D'ALINE GÉLINAS Au coeur du corps ALINE APOSTOLSKA collaboration spéciale NOTRE COLLÈGUE Aline Gélinas s'est éteinte jeudi, le 15 novembre, à 42 ans, des suites d'un cancer qui l'aura « accompagnée » depuis 1995, de phases de rémission en phases de propagation, la résistance obstinée succédant à une forme de sérénité.« Elle a lutté comme rarement on le fait, avec lucidité et courage, mais aussi avec philosophie, avec son âme », dit la directrice de l'Agora de la danse, Francine Bernier.Le ton est d'ailleurs aussi affectif que respectueux chez ceux qui ont côtoyé la journaliste, critique de danse, titulaire d'une maîtrise en danse à l'UQAM.Tous s'accordent pour souligner que le langage du corps l'intéressait avant tout, et bien que mime ellemême (elle a créé avec la compagnie Omnibus), sa force était aussi dans la capacité à trouver les mots pour dire le corps avec le coeur, et aussi avec la compétence que lui donnait une connaissance multiforme du milieu de la danse, mais aussi du théâtre.Une professionnelle rigoureuse et sensible qui s'est longtemps attachée, dans ses articles (dans les cahiers de théâtre Jeu, Le Devoir, La Presse et Voir) ses présentations, ses conférences, à faire comprendre la danse \u2014 québécoise, en particulier \u2014 et l'ouvrir au grand public.Directrice artistique de l'Agora de la Danse entre 1993 et 1997, Aline Gélinas aura jeté les bases de ce qu'est aujourd'hui devenu ce lieu-carrefour de la danse québécoise.« Elle m'a appris à regarder un spectacle de danse, souligne Francine Bernier.Ensemble, nous avons défini les bases de ce que devait devenir le Studio de l'Agora, mais elle n'aura pas vraiment eu le temps de tout mettre en place.» Une vie courte, mais riche, qui aura jeté des bases pour que d'autres prennent le relais et creusent le sillon, en souvenir de tout le coeur qu'elle n'aura cessé de mettre dans ses mots.Les funérailles auront lieu lundi le 19 novembre, 11 h, à l'église Sainte-Cécile (7390, rue Henri-Julien) Drummondville 8 mars Rimouski 16 mars Baie Comeau 18 mars Québec 20 mars Sherbrooke 22 mars Gatineau 23 mars Shawinigan 24 mars Rouyn-Noranda 27 mars St-Jean-sur- Richelieu 29 mars A B C EN TOURNÉE Billets en vente au guichet du Spectrum ou sur le réseau Admission au (514) 790-1245 (www.admission.com).9 MARS MÉTROPOLIS BILLETS EN VENTE CE SAMEDI À MIDI ! A B C Un don de 2$ par billet vendu sera remis au Club des petits déjeuners du Québec et Ford doublera le montant final.3005539A Aline Gélinas 6DU1201D1117 ARTS SPECTACLES 6DU1201D1117 ZALLCALL 67 01:59:52 11/17/01 B D12 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 Un cadeau qui va droit au coeur.Spectacle-bénéfice au profit du Fonds de Recherche de l'Institut de Cardiologie de Montréal Le samedi 15 décembre à 14 h à la Place des Arts.Forfaits famille disponibles à des coûts avantageux.Renseignements et réservations : (514) 593-2525.Un ballet Nault / Tchaïkovski.Orchestre sous la direction de Gilles Auger.3005322A APPEL DE MISES EN CANDIDATURE PRIX DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL POUR LES ARTS DE LA SCÈNE LA PLUS HAUTE DISTINCTION ARTISTIQUE ATTRIBUÉE AU CANADA LES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ ARTISTIQUE ET LES PARTICULIERS SONT INVITÉS À SOUMETTRE DES MISES EN CANDIDATURE POUR LES PRIX DE 2002.Les Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène récompensent le talent et les réalisations exceptionnelles d'artistes canadiens de premier rang oeuvrant dans les disciplines suivantes : le théâtre, la danse, la musique classique et l'opéra, la musique populaire, le cinéma et la radiotélédiffusion.Huit prix sont accordés chaque année : six Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène pour la réalisation artistique; le Prix Ramon John Hnatyshyn pour le bénévolat dans les arts de la scène; et le Prix du Centre national des Arts pour une réalisation exceptionnelle au cours de la saison précédente.(Nota : Les mises en candidature ne seront pas acceptées pour ce dernier prix, le lauréat étant choisi par le conseil d'administration du CNA.) DATE LIMITE DE SOUMISSION : le 15 janvier 2002 Pour de plus amples renseignements ou pour vous procurer un formulaire de mise en candidature et la brochure explicative, prière de vous adresser aux bureaux de la Fondation des PGGAS : tél.(613) 241-5297, télécop.(613) 241-4677, courrier élec.nominations@ggpaaf.com, ou visitez le site Internet des Prix : www.bell.ca/prixgg.LES GRANDS ARTISTES MÉRITENT DE GRANDS HONNEURS.Présentés par en collaboration avec 3004891A Courez la chance de gagner un week-end au Westin Resort Tremblant avec un repas chez Soto, restaurant japonais, et une paire de billets pour Casse-Noisette ou l'un des 12 forfaits famille pour le spectacle de Casse-Noisette ! www.c a s s e - n o i s e t t e .com Nom Âge Adresse Ville Province Code postal Téléphone maison Téléphone bureau Courriel Les annonces du concours paraîtront les 15, 17, 20, 22, 23 et 24 novembre 2001.Le tirage aura lieu le 3 décembre 2001 à midi, aux bureaux des Grands Ballets Canadiens de Montréal.La valeur totale approximative des prix est de 2 878 $.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Les règlements sont disponibles à La Presse.Complétez le coupon et envoyez-le à l'adresse suivante : Concours « Un week-end féerique !» 4816, rue Rivard, Montréal, Québec H2J 2N6 Un week-end féerique! 3004487A 6LP1301D1117 D13 17 nov 6LP1301D1117 ZALLCALL 67 02:06:22 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D13 A U T O M N E 2 0 0 1 Bet e & Stef Alain Caron P R I N T E M P S 2 0 0 2 18 Nov.L'Assomption > (450) 589-9198 Théâtre Hector-Charland Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel Lennoxville > (819) 822-9692 Théâtre Centennial Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville Ste-Geneviève > (514) 626-1616 Salle Pauline-Julien Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux-Terrebonne 23 Nov.24 Nov.29 Nov.1er Déc.8 Déc.30 Janv.Joliette > (450) 759-6202 Salle Roland-Brunelle Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville Lennoxville > (819) 822-9692 Théâtre Centennial Ste-Thérèse > (450) 434-4006 Salle du Collège Lionel-Groulx Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux-Terrebonne Ste-Geneviève > (514) 626-1616 Salle Pauline-Julien Baie-Comeau > (418) 295-2000 Théâtre de Baie-Comeau 7 Fév.9 Fév.14 Fév.23 Fév.2 Mars 8 Mars 3 Avril Bernard Primeau Jazz Ensemble 13 Mars Joliette > (450) 759-6202 Salle Roland-Brunelle Beloeil > (450) 464-4772 Centre culturel L'Assomption > (450) 589-9198 Théâtre Hector-Charland Ste-Geneviève > (514) 626-1616 Salle Pauline-Julien Ste-Thérèse > (450) 434-4006 Salle du Collège Lionel-Groulx Longueuil > (450) 670-1616 Théâtre de la ville Baie-Comeau > (418) 295-2000 Théâtre de Baie-Comeau Terrebonne > (450) 492-4777 Théâtre du Vieux-Terrebonne 16 Mars 22 Mars 6 Avril 11 Avril 18 Avril 19 Avril 26 Avril Cette année.AZZ Prenez la route du 2988236A 3005600A 33e édition Félicitations à la lauréate Régine Robin Berlin c hantier s Essai sur les passés fragiles Stock www.v i l l e.montreal.qc.ca/culture Grand Prix du livre de Montréal 2 O O 1 3001138A MD Automne 2001 VENDREDI 23 NOVEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ et PENNY LANG MICHAEL J.BROWNE \u201c.CET EXTRAORDINAIRE GUITARISTE ÉTAIT ENSORCELANT.\u201d Kelly Joe Phelps François Carrier Trio \u201c UN JAZZ EMPORTÉ PAR LE VENT, FOUGUEUX ET INDOMPTABLE \u201d 22, 23, 24 NOVEMBRE, 20h30 THÉATRE LA CHAPELLE 17,00$ et 20,00$ taxes incluses Uri Caine Avec invité spécial Une co-production du Théâtre La Chapelle Billets en vente au Théâtre La Chapelle (514) 843-7738 JEUDI 6 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 37,50$ Avec JEFF \"TAIN\" WATTS (batterie), JOEY CALDERAZZO (piano), ERIC REVIS (basse) DANS L'INTIMITÉ DU SPECTRUM, L'EXTRAORDINAIRE SAXOPHONISTE Branford Marsalis Quartet Première partie: STEVE AMIRAULT SOLO DIMANCHE 9 DÉCEMBRE, 20h SPECTRUM 15,50$ \u201c L'UNE DES PLUS BELLES VOIX DU JAZZ CANADIEN \u201d Molly Johnson Quartet Première partie: CORAL EGAN & ALEX CATTANEO BILLETS INDIVIDUELS EN VENTE au Spectrum, sur le réseau Admission ou au (514) 790-1245, www.admission.com INFORMATIONS: (514) 871-1881 / 1-888-515-0515 www.montrealjazzfest.com FRANÇOIS CARRIER TRIO BRANFORD MARSALIS QUARTET MOLLY JOHNSON QUARTET Le forfait est en vente uniquement au guichet du Spectrum Certaines restrictions s'appliquent.Quantités limitées.MD en collaboration avec avec la participation de + taxes et frais de service Forfait Le Jazz 3 CONCERTS POUR 53,50 $ jusqu'à 33% de rabais JUSQU'À 25% de rabais + taxes et frais de service 3005985A S A I S O N 1 9 9 7 / 1 9 9 8 Un grand film commenté sur scène par VINCENT HALLEUX.RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT! (514) 521-1002 DE L'EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL : 1 800 558-1002 une présentation de SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU / Théâtre des Deux Rives / 17 NOVEMBRE LONGUEUIL / Salle Pratt & Whitney Canada / 21 au 25 NOVEMBRE LAVAL / Salle André-Mathieu / 5 au 11 DÉCEMBRE MONTRÉAL / Théâtre L'Olympia / 12 au 16 DÉCEMBRE MONTRÉAL / Salle Pierre-Mercure / 17 au 20 DÉCEMBRE ÉGALEMENT EN VENTE CHEZ 2998246A www.lesgrandsexplorateurs.com F r a n ç o i s Morency Photo : Camirand photographe Mise en scène : Guy Lévesque AU MONUMENT NATIONAL 1182, BOULEVARD SAINT-LAURENT Monument National 514.871.2224 Réseau Admission 514.790.1245 Groupes Forfaits VIP 514.845.2322 Une production 17 NOVEMBRE et 23-24 NOVEMBRE CE SOIR ! « Un spectacle particulièrement bien rodé, sans faille, sans bavure (.) Il y a chez Morency un questionnement qui n'est pas sans rappeler les meilleurs monologues d'Yvon Deschamps.» - J.Beaunoyer, La Presse « Une valeur sûre.Vous allez bien vous amuser.» - C.Vachon, Salut Bonjour « François Morency nous offre une bonne performance faite de numéros qui portent.» - P.Wilhelmy, TVA « François Morency provoque le délire ! » -Jacques Samson, Le Soleil « Tout un performeur ! » -Pierre O.Nadeau, Le Journal de Québec « Mission accomplie, l'athlète du stand-up surpasse toutes les attentes avec un deuxième solo tonifiant ! » -Linda Tremblay, CITF « Bon raconteur, il réussit à nous entraîner dans son univers de délire.» -Julie Bélanger, CHIK 3005325A 6LP1401D1117 D14 17 novembre 6LP1401D1117 ZALLCALL 67 02:09:33 11/17/01 B D14 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 SALON DU LIVRE Seuls dans la foule Chaque année, le Salon du livre a ses vedettes.Des auteurs qui ont vendu beaucoup de livres durant l'année précédant l'événement, des gens qu'on a vus aux émissions littéraires à la télévision, entendus à la radio.Cette année, ces vedettes s'appellent Marie Laberge, Nelly Arcan, Guillaume Vigneault.Hier après-midi, Denis Monnette, Raffaëla Anderson, Chrystine Brouillet et Michel Tremblay rencontraient leurs nombreux admirateurs.Mais il y a aussi les autres, les auteurs pour qui le Salon n'est pas toujours une partie de plaisir.Vous passez près d'un stand où se trouve, assis, souvent seul, un auteur.Vous savez qu'il s'agit d'un auteur à la carte qu'il porte autour du cou et qui le désigne comme tel.Vous ne le connaissez ni de visage ni de nom.Vous baissez les yeux, pour voir l'ouvrage qui se trouve sur sa table, vous ne l'avez jamais vu dans les pages littéraires de votre journal.Vous levez les yeux pour noter quelle est sa maison d'édition, vous n'en n'avez jamais entendu parler.Le scénario est un peu apocalyptique, tout de même.Il reste que certains auteurs sont cruellement laissés à eux-mêmes dans leur stand au Salon du livre.André Truand, auteur du roman Une douzaine de beignes pour le sergent et des Féeriepéties, passe le temps en aidant les gens qui travaillent au stand de sa maison d'édition.Il place les livres sur les tablettes, conseille les gens sur leurs achats en prenant bien soin de vanter son propre ouvrage.Tout cela en gardant un oeil sur le bureau qui lui est réservé afin que personne ne lui vole sa chaise.« Quelle que soit la position du stand de votre éditeur, vous aurez fatalement devant vous une Chrystine Brouillet ou une Marie Laberge signant au rythme de trois dédicaces/minute », affirme André Truand qui conseille aux « auteurs pas connus » d'afficher néanmoins « l'air décontracté et serein de l'auteur se réjouissant du succès de ses pairs ».Le conseil fait sourire Ronald King, journaliste aux sports à La Presse, qui a signé une adaptation française du livre de Danny Gallagher, De Jackie Robinson à Felipe Alou.Le jour où il s'est présenté au Salon du livre pour sa séance de dédicaces, il s'est rendu compte que son stand était situé à côté de celui de.Arlette Cousture ! C'était il y a quelques années.Lorsqu'on lui demande de qualifier son expérience, il choisit le mot « inconfortable ».« Les gens ralentissent en passant devant toi, ils te regardent, puis ils repartent », raconte M.King.Pourquoi accepter de se livrer à un tel exercice, alors ?« Parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont travaillé pour produire ce livre.Tu ne peux pas les décevoir », affirme Ronald King, qui a tout de même vendu six livres lors de son passage au Salon.Dont deux à des amis et un à son cousin.Geneviève Pigeon, attachée de presse pour la maison d'édition L'Instant même, concède que pour un auteur qui n'a pas joui d'un grand rayonnement médiatique, le Salon du livre est d'abord un bon moyen de jaser avec sa famille qui se sera déplacée pour venir lui dire bonjour.Mais il s'agit aussi d'une excellente occasion de rencontrer d'autres auteurs, de créer un réseau.Au stand de L'Instant même, les auteurs ne passent jamais plus d'une heure derrière leur bureau et ne sont pas laissés à eux-mêmes.Rien de mieux qu'une personne assise toute seule pour faire fuir les lecteurs potentiels.« C'est vrai que c'est très intimidant », dit Geneviève Pigeon.Le mieux, donc, est de s'assurer d'avoir deux, trois personnes autour du bureau.Aujourd'hui, André Truand retourne au Salon, au stand Stanké, où il vient de publier Féeries noires.Et en plus de signer des livres, son éditeur lui a réservé la scène du Carrefour du Voyage afin qu'il chante une petite demi-heure, dès 14 h.« Je vais aller faire un fou de moi », dit l'auteur, qui s'adonnera à une petite séance de signature une fois le tour de chant terminé.Et s'il n'y a pas foule à son stand, on pourra probablement le trouver, plumeau à la main, en train de donner un coup de main aux employés de chez Stanké.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © Le lauréat du Grand Prix de la biographie, Jacques Côté, entouré, de gauche à droite, d'Alain De Repentigny, Marie-France Bazzo, Jacques Godbout et Pascal Assathiany.Jacques Côté rafle le Grand Prix La Presse de la biographie L'auteur et professeur abordera la vie de Wilfrid Derome, l'Eliot Ness du Québec JOCELYNE LEPAGE JACQUES CÔTÉ, auteur de polars et professeur de littérature au cégep de Sainte-Foy, est le lauréat du premier Grand Prix La Presse de la biographie.Il a reçu hier la moitié de la bourse qu'il a gagnée \u2014 soit 15 000 $ \u2014 les 15 000 $ restants lui seront remis une fois le livre terminé.En écoutant Jacques Côté expliquer comment il s'est pris de passion pour le docteur Wilfrid Derome, on comprend que le projet ait séduit le jury composé de Marie-France Bazzo, animatrice à la radio de Radio-Canada, Alain de Repentigny, directeur des pages culturelles à La Presse et Pascal Assathiany, PDG des éditions du Boréal, partenaire du journal dans cette aventure.La biographie sera donc publiée chez Boréal.Vingt-sept projets avaient été soumis depuis l'annonce de la création de ce prix en avril.« Le docteur Wilfrid Derome (qui a exercé la profession de pathologiste de 1910 à 1931) a été le fondateur du premier laboratoire de médecine légale en Amérique et fut l'un des trois experts dans le domaine sur le continent.On lui doit nombre de premières d'ailleurs.Il fut le premier, par exemple, à présenter la preuve que l'on peut mesurer le degré d'alcool dans le sang.Il jouissait d'un grand prestige, aussi bien dans la population qu'auprès des spécialistes.» Le grand patron du FBI, J.Edgar Hoover, viendra le visiter à Montréal.Et il ne sera pas le seul, explique l'auteur.Son laboratoire servira de modèle à ceux du FBI et de la police de Chicago, aux prises avec la pègre.Au début du siècle, un pathologiste (Derome a été formé en France) était un généraliste.On demandait le témoignage du docteur non seulement pour obtenir des preuves scientifiques, mais aussi pour établir l'état de santé mentale des accusés.Les journaux, friands de procès à l'époque pré-télé, parlaient régulièrement du docteur Derome.« Lire les reportages de l'époque, c'est fascinant, dit l'auteur.C'est comme lire du polar.» L'oubli Alors comment se fait-il qu'on ait oublié cet homme si important ?« Je ne peux qu'émettre des hypothèses », dit Jacques Côté, qui trouvera sans doute la réponse en poussant ses recherches.« Il s'arrangeait bien avec les libéraux qui lui permettront d'ouvrir son laboratoire.Son successeur en a arraché, lui, avec Duplessis.Il faut dire aussi qu'au Québec, on souffre de trous de mémoire.On avait tout avec le docteur Wilfrid Derome pour créer un mythe à la Eliot Ness qui lui, n'a pas fait le quart de ce qu'il a écrit.» Mais il n'est pas complètement oublié, rappelle- t-il.L'édifice Parthenais où se trouvent les installations du Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale porte le nom d'édifice Wilfrid-Derome depuis le printemps dernier et le Musée de la civilisation à Québec, qui s'occupe de la collection du docteur Derome, prépare une exposition sur lui.Dans le premier numéro de la revue Alibis consacrée au polar, Côté présente d'ailleurs un portrait fort intéressant du docteur Derome.Avec sa bourse qui lui permet de consacrer plus de temps à ses recherches, Jacques Côté compte bien sortir ce héros de l'ombre.« Sans cette bourse, j'aurais mis quatre ou cinq ans avant de mener mon projet à terme », dit-il.En remettant le Grand Prix de la biographie à Jacques Côté hier au Carrefour Voyage, Alain de Repentigny a dit que le jury avait été frappé par la diversité des projets soumis, et par l'enthousiasme des candidats.Plus tard, en entrevue, il s'avouera déçu par la querelle que mène l'éditeur Jacques Fortin, PDG de Québec-Amérique, au sujet de ce Grand Prix qui associe La Presse à une maison d'édition en particulier, Boréal.M.Fortin, dans une lettre ouverte, dit craindre que cela n'enlève des auteurs à leurs éditeurs.Il a même démissionné de l'Association nationale des éditeurs de livres, estimant ne pas avoir son appui dans cette affaire.« C'est dommage, déplore Alain de Repentigny.La Presse a mis énergie et argent (20 000 $) dans cette aventure proposée par Pascal Assathiany en toute bonne foi.Notre objectif, c'est de faire connaître des gens qui ont eu un impact sur le Québec.C'est aussi pour nous une manière d'encourager la création littéraire.On devrait appuyer ça plutôt qu'alimenter une chicane inutile.» Pour sa part, Jean Pettigrew, directeur d'Alire, maison de Québec spécialisée dans le polar, le fantastique et la science-fiction et luimême ancien éditeur chez Québec-Amérique, ne voit pas de problème à laisser son auteur, Jacques Côté, publier chez Boréal.« On a aussi une collection essais chez nous où la biographie du docteur Wilfrid Derome aurait eu sa place.Mais je considère que Boréal a plus de moyens que nous pour pousser cette biographie.C'est bien ce prix, pour un projet spécifique.En plus, ça attire l'attention sur l'auteur », dont le prochain polar, Le Rouge idéal, doit sortir au printemps 2002 aux éditions Alire.Salon du livre D'autres entrevues à www.cyberpresse.ca/salonlivre Ne jamais oublier Bhopal SOPHIE DOUCET collaboration spéciale IL S'IDENTIFIE À LA FOIS à Hemingway et à mère Teresa.Il a ému des millions de lecteurs avec La Cité de la joie et remet ça cette année avec Il était minuit cinq à Bhopal, autopsie de la plus grande catastrophe industrielle de l'histoire.L'auteur Dominique Lapierre est au Salon du livre de Montréal pour une dernière séance de signature cet après-midi, entre 14 h et 15 h.Nous l'avons rencontré hier.En se rendant à Bhopal, il y a environ trois ans, pour financer une clinique gynécologique, Dominique Lapierre ne s'attendait pas à avoir le choc de sa vie.En 1984, cette superbe ville au coeur de l'Inde avait été victime d'un accident industriel.Une usine américaine de pesticide, l'Union Carbide, avait laissé s'échapper un nuage de gaz toxique qui avait fait entre 16 000 et 30 000 morts et 500 000 blessés.L'auteur en avait déjà entendu parler, mais ne se doutait pas que, quinze ans après la catastrophe, la population en subissait encore les conséquences.« J'ai constaté que 150 000 personnes, en grande majorité déshéritées, souffraient de désordres médicaux.Il y avait énormément de cancers, d'enfants mal formés, de déficiences respiratoires, de cécités, de maladies gastro-intestinales.J'ai senti la rage monter au fond de mon coeur et je me suis dit : je dois raconter cette histoire.» Avec son coauteur Javier Moro, Dominique Lapierre s'est alors glissé dans les bidonvilles construits le long de l'usine.C'est ainsi qu'il a fait la connaissance de survivants, parmi lesquels l'attachante Padmini, dont on suit le destin tout au long du livre, et l'ancien lépreux Ganga Ram.« J'ai fait des heures et des heures d'entrevues, j'ai partagé leur vie, mangé leur nourriture, bu l'eau empoisonnée qu'ils boivent et dormi dans leurs pauvres masures, avec des rats.» « Parfois, les tragédies n'ont pas de visage.Moi, je voulais prendre mes lecteurs par la main et leur faire rencontrer tous ces gens formidables ! Je pense que si on ne s'implique pas comme ça, si on n'essaie pas de raconter les histoires de l'intérieur, le lecteur reste à la surface.» Il était minuit cinq à Bhopal nous mène à la catastrophe de 1984 en faisant d'efficaces allers-retours entre l'histoire des petites gens de Bhopal et celle des ingénieurs américains sincèrement heureux d'implanter en Inde leur savoir scientifique.On découvre la cascade de négligences qui vont mener à la tragédie.Toutes dues à la rationalisation budgétaire.« J'ai reçu 7500 lettres de lecteurs ! » dit Dominique Lapierre.Parmi ses correspondants, des industriels qui le remercient de les mettre en garde, le président Chirac et le premier ministre Lionel Jospin.Ce dernier était justement en train de lire le livre, en avril dernier, lorsque la ville de Vimy, dans le nord de la France a été menacée par des gaz qui s'échappaient d'obus datant de la Première Guerre mondiale.« Il a fait évacuer la population en catastrophe, par l'armée, en pleine nuit ! » raconte Dominique Lapierre.Si son livre arrive à conscientiser les gens de l'importance de prendre toutes les précautions possibles pour éviter d'autres désastres comme celui de Bhopal, Dominique Lapierre est heureux.« À la suite de l'accident industriel survenu à Toulouse il y a quelques semaines, une enquête a révélé qu'il y a en France 1209 sites à haut risque au milieu de populations.C'est vrai pour le Canada et les États- Unis aussi ! » Aujourd'hui, Il était minuit cinq à Bhopal est un best seller en France, en Espagne et en Italie.Mais les victimes de la catastrophe industrielle du coeur de l'Inde n'ont reçu aucune compensation ni même des excuses.« Le pire, c'est qu'il n'y a jamais eu de procès.Et l'homme qui était président de l'usine est toujours en fuite.Nous n'avons pas réussi à le retrouver au cours de notre enquête », dit Dominique Lapierre.Une partie des droits d'auteur que reçoit l'auteur pour ce livre est directement versée à Bhopal, pour financer la clinique gynécologique qui vient en aide aux femmes et bientôt la distribution d'eau potable.« Je demande aux gens d'offrir mon livre à Noël, parce que c'est un livre d'amour ! » Photo MICHEL GRAVEL, La Presse © Il était minuit cinq à Bhopal est un best-seller en Europe, mais les victimes de la catastrophe industrielle indienne sur laquelle se penche l'auteur Dominic Lapierre n'ont reçu aucune compensation. 6LP1501D1117 D15 17 nov 6LP1501D1117 ZALLCALL 67 02:18:00 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D15 Éric Godin, le créateur JEAN BEAUNOYER ÉRIC GODIN A décidé de boucler la boucle, en exposant au Musée Juste pour rire, jusqu'au 30 décembre, une centaine de portraits de son petit bonhomme à quatre poils, qui fête ses 15 ans.Godin qui échappe à toutes les étiquettes, même si on le considère illustrateur, concepteur, caricaturiste, artiste peintre, conteur, créateur de décors, selon les milieux, semble le plus heureux et le plus libre des artistes.On peut parler d'un véritable créateur, constamment à la recherche de nouvelles idées et de nouveaux projets.Rien que des projets emballants.On l'a connu comme illustrateur éditorial de l'hebdo culturel Voir pendant 10 ans, avec la naissance du bonhomme à quatre poils qu'il a toujours refusé de nommer.Puis, ce fut la télévision où il présentait une capsule quotidienne d'illustration éditoriale sur les ondes de TVA et LCN.Mais Éric Godin est déjà ailleurs avec un autre projet de télévision et d'autres expositions.Créateur dans le sens le plus vaste du terme, Godin a déjà vendu de ses peintures à des acheteurs du monde entier.Il a déjà meublé, en toute liberté, le salon d'accueil d'une agence de voyages, conçu la page couverture du bottin téléphonique, sculpté des personnages, des meubles, des décors pour la télé, écrit des histoires fantastiques, dessiné des affiches pour différents théâtres et quoi encore.« À mon sens, restreindre la création à une seule chose, c'est la tuer à long terme, me confiait-il plus tôt cette semaine en installant ses peintures au Musée Juste pour rire.Le médium, ce n'est qu'une technique et l'artiste devrait explorer toutes les disciplines.Au fond, l'important, c'est de trafiquer quelque chose.» Et il a si bien trafiqué qu'il a remporté de nombreux prix en graphisme, illustration et peinture.De plus, il écrit des contes pour enfants en plus de concevoir plusieurs sites Internet pour eux et pour les adultes.J'oubliais qu'il a enseigné son art à l'université et au collège sans avoir pour autant terminé ses études en design graphique à l'UQAM.GODIN, RÉTROSPECTIVE 1986-2001, au Musée Juste pour rire, 2111, boul.Saint-Laurent Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Éric Godin expose une centaine de toiles au Musée Juste pour rire.4, rue Saint-Paul Est Vieux-Montréal Tél.: (514) 393-1999 www.yveslaroche.com Exposition du 21 novembre au 2 décembre 2001 Vernissage le mercredi 21 novembre à partir de 17 h 03 \u201c Eh bien! Dansez maintenant.\u201d Cullen .Liardi .Migacz SYLVAIN TREMBLAY MAINTENANT À LA GALERIE LYDIA MONARO Rendez-vous avec l'artiste les 24 et 25 novembre de 11 h à 17 h 34, rue Saint-Paul Ouest Montréal QC H2Y 1Y8 Téléphone : (514) 849-6052 www.galerielydiamonaro.com 690, Sherbrooke O., Mtl.Métro Mc Gill ou autobus 24 (514) 398-7100, poste 234 www.musee-mccord.qc.ca À ne pas manquer BOUCLIERS VIKINGS atelier bilingue Le dimanche 18 novembre, 13 h 30 Basculez dans l'univers des vaillants Vikings et fabriquez un bouclier inspiré de leur mythologie ! Servez-vous de l'écriture runique pour le personnaliser.Adultes 10 $, enfants 5 $ CONCERT APÉRO Nouvelle série de concerts avec l'ensemble ARION Le jeudi 22 novembre, 18 h (bilingue) Ce premier concert de la série présente L'offrande musicale de Johann Sebastian Bach avec Claire Guimond, flûte baroque, Chantal Rémillard, violon baroque, Betsy Mac Millan, viole de gambe, et Hank Knox, clavecin.Après le concert, rencontrez les musiciens et les amis en prenant un rafraîchissement dans l'Atrium du Mc Cord.Adultes 12 $ RÉSERVEZ TÔT ! Photo : Tony O.R., Islande Le grand cercle : premier contact Les Vikings et les Skraelings à Terre-Neuve et au Labrador Une exposition itinérante réalisée par le Musée de Terre-Neuve, et le Gouvernement de Terre-Neuve et du Labrador.VIKINGS NOUVELLE EXPOSITION 3000509A 3004490A 6LP1601D1117 D16 17 novembre 6LP1601D1117 ZALLCALL 67 02:01:14 11/17/01 B D 1 6 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 7 NO V EMB R E 2 0 0 1 DISQUES NOUVELLES DU DISQUE Le géant Heppner Hommage à Horowitz LA MARQUE suédoise BIS sort un « Hommage à Horowitz » du pianiste russe Valery Kuleshov.Comme lors de son récital à Montréal la saison dernière, Kuleshov joue des compositions et des arrangements de son célèbre aîné.Deux Gioconda LE BULLETIN mensuel de Distribution Pelléas annonce deux nouvelles versions de La Gioconda, de Ponchielli.De chez Myto, un live du « Met » de 1946 au cast de légende : Zinka Milanov, Richard Tucker, Risë Stevens, Leonard Warren et Margaret Harshaw, avec Emil Cooper au pupitre.De Fonè, une version plus récente, de 1997, qu'on promet sans coupure, avec Giovanna Casolla et des chanteurs moins connus.Rééditions de Solomon TESTAMENT vient de reprendre, de EMI, l'intégrale des cinq Concertos pour piano de Beethoven gravés à Londres dans les années 50 par Solomon, ce pianiste britannique, né Solomon Cutner, qui fit carrière sous son seul prénom.Claude Gingras CLAUDE GINGRAS BEN HEPPNER se produisait cette semaine au bénéfice de l'OSM et, pourrait-on ajouter, à son propre bénéfice puisque tous les airs qu'il chantait jeudi soir figurent, comme par hasard, sur un disque mis en vente il y a quelques jours.Enregistré à Londres l'été dernier pour Deutsche Grammophon, marque avec laquelle le ténor canadien est maintenant sous contrat, le disque est composé exclusivement d'airs d'opéras français.On en comptait cinq au concert ; on les retrouve tous sur le disque, avec huit autres, pour un grand total de 13.En fait, il y a 12 airs d'opéras.Heppner chante d'abord cinq Berlioz, tirés des Troyens, de La Damnation de Faust, de Benvenuto Cellini et de Béatrice et Bénédict.À la toute fin, il reviendra à Berlioz, plus précisément à l'orchestration avec choeurs que fit le compositeur de La Marseillaise, et ce après avoir chanté le célèbre « Rachel, quand du Seigneur », de La Juive, de Halévy, trois Massenet et trois Meyerbeer dont le grand air de L'Africaine dans la version originale française.Il faut, bien sûr, prendre ce programme pour ce qu'il est : une rétrospective de l'opéra français du XIXe siècle, où des créations géniales comme Les Troyens voisinent avec des Massenet et Meyerbeer qui ont bien vieilli.Mais ce propramme, Ben Heppner l'a choisi, ou tout au moins endossé, et il y apporte une conviction totale.La prise de son reproduit d'ailleurs tout à fait l'impression du concert : celle d'une voix gigantesque, conduite avec générosité, musicalité, émotion, intelligence, et même du raffinement.Bien qu'il ne parle pas français couramment, l'ancien choriste anonyme de la Colombie-Britannique prononce correctement, en général.Si la couleur exacte n'y est pas, on comprend quand même tous les mots.Voix gigantesque, ai-je dit.Comme la plupart des ténors dramatiques, et ce à cause d'une inévitable lourdeur de la voix, Heppner connaît quelques problèmes à l'aigu.Autour du sol et du la, la voix est souvent forcée et même légèrement détimbrée.Ce malaise est particulièrement évident dans l'air de Sapho, de Massenet, qu'on aurait d'ailleurs dû éliminer parce qu'il offre peu d'intérêt au départ.Certains airs sont assortis de choeurs énergiques.À cet égard, La Marseillaise, choix de circonstance ici (sinon en concert), couronne le disque d'une façon absolument triomphale.Au pupitre, Myung-Whun Chung obtient de l'Orchestre Symphonique de Londres un accompagnement chaleureux et nuancé qui sonne parfaitement « français ».Ce jeune chef coréen s'inscrit indiscutablement dans la meilleure tradition occidentale.\u0001\u0001\u0001\u0001 BEN HEPPNER, ténor, Choeur London Voices et Orchestre Symphonique de Londres dir.Myung- Whun Chung Air d'opéras de Berlioz, Halévy, Massenet, Meyerbeer Deutsche Grammophon, 4713722 3006307A 3 spectacles 3 lieux Dix Versions Compagnie Käfig 28 novembre au 1er décembre 20 h Usine C « Le hip-hop est une formidable source d'énergie et un bain de jouvence pour l'avenir de la danse.» (Le Figaro) Ateliers animés par la Compagnie Käfig Informations: 514 521 4198 Buff a rd Schmid Pern e t t e Käfig Le Sacre du printemps et Suites Compagnie Schmid Pern e t t e 21 au 24 novembre 20 h Studio de l'Agora de la danse Énergie rock.Gestuelle finement ciselée.Sur scène : deux pianistes, deux danseurs.Une dynamique incroyable.Un hommage à Nijinski et à Stravinski, aux compositeurs Louvier, Ligetti et Debussy.Dans le cadre de l'événement France au Québec / la saison FORFAITS DISPONIBLES Musée d'art contemporain de Montréal 185, rue Sainte-Catherine Ouest T : 514 847 6226 Agora de la danse 840, rue Cherrier T : 514 525 1500 Usine C 1345, ave Lalonde T : 514 521 4493 Billets en vente également au Réseau ADMISSION T : 514 790 1245 Good Boy A l a i n Buff a rd 15 au 17 novembre 20 h Musée d\u2018art contemporain de Montréal Cherche à nous faire toucher du doigt les états organiques de l'homme dans toute sa richesse et sa pluralité.« [\u2026] le danseur contemporain par excellence.» (Le Monde) DERNIÈRE REPRÉSENTATION À NE PAS MANQUER EXPOSITIONS La nuit à lire debout Reliure d'art La Tranchefile Livres comme l'air La revue murale de poésie 15 au 19 novembre 2001 à la Place Bonaventure Adultes : 6 $ > Aînés : 4 $ > Étudiants : 3 $ (Taxes incluses) Destination Livres www.salondulivredemontreal.com HEURES D'OUVERTURE : Jeudi au dimanche 9 h à 22 h / Lundi 9 h à 18 h LE CARREFOUR DU VOYAGE COLLECTE DE SANG > le vendredi 16 novembre OFFREZ UN LIVRE NEUF À UN ENFANT La garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 à 10 ans les vendredi, samedi et dimanche / 3 $ l'heure Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site internet 3002453A 6LP1701D1117 D17 17 novembre 6LP1701D1117 ZALLCALL 67 02:02:17 11/17/01 B L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 7 NO V EMB R E 2 0 0 1 D 1 7 EXPOSITION ARTS VISUELS Pas de vernissage En temps de guerre UN CERTAIN JOUR de septembre, tout a, paraît-il, basculé.Le milieu artistique montréalais, lui, a pourtant continué son petit train-train, les expositions de cet automne ont toutes eu lieu comme prévu.L'art contemporain serait-il insensible ?Aurait-on dû faire quelque chose ?La galerie René Blouin, pour qui « l'art constitue un outil de réflexion pour entamer un voyage au fond des choses », a réuni de façon impromptue cinq artistes autour du thème de Ganesh, déité hindoue protectrice des foyers.Au centre Articule de la rue Berri, la vidéaste Diyan Achjadi présente Guise, un travail autour de la violence et de sa diffusion médiatique, des installations fortement imprégnées de motifs militaires.Quant à l'artiste Joceline Chabot, elle se remet en question.« Je suis perturbée par l'inutilité de l'art \u2014 ou devrais-je dire de l'artiste ?\u2014 dans des moments troubles », écrit-elle.Préoccupée, songeuse, elle a ressenti le besoin d'en parler et organise donc une rencontre pour débattre sur le « pourquoi faire de l'art maintenant ».Au centre Skol, 460, rue Sainte-Catherine Ouest, mardi à 19 h.Info : 514 398-0767.Le Mexique vu par Inter et Parachute HASARD OU REFLET d'un réel rapprochement ?Qui sait, mais deux revues québécoises d'art contemporain consacrent leurs numéros d'automne au Mexique.En fait, l'une d'elles, Inter, éditée à Québec, complète son spécial Latinos del Norte, amorcé dans le numéro précédent à l'occasion du voyage à Mexico de 32 artistes québécois.Bilingues, les 41 pages offrent un retour \u2014 critique ?\u2014 sur l'événement tenu au printemps.En retour, on s'attend à ce que des Mexicains viennent exposer à Québec en 2002.Le numéro de Parachute, Mexico, est davantage tourné vers la pratique artistique dans la mégapole de 20 millions d'habitants.L'occasion de faire le point, sans l'être de façon exhaustive, sur l'art et la société mexicains par la voie de spécialistes \u2014 le critique Cuauhtémoc Medina agit comme rédacteur invité.La publication s'ouvre d'ailleurs par un entretien avec Carlos Monsiváis, un des grands penseurs et chroniqueurs politiques mexicains, un des rares du moins à garder ses distances avec tout parti.Un lancement tout spécial de ce numéro est d'ailleurs sensé se tenir à Mexico dans les jours qui viennent.Vernissages CHRISTIANE CHASSAY (358, rue Sherbrooke E.) : A Question of Space d'Andrew Dutkewych Campbell, aujourd'hui à 14 h.CIRCA (372, rue Sainte-Catherine O.) : oeuvres de Josée Fafard, de Fred Holland, d'Édith Normandeau et Julie Dallaire, aujourd'hui à 15 h.Jérôme Delgado collaboration spéciale JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini, dit l'expression consacrée d'un certain sport.En l'étirant un peu, l'adage pourrait bien servir le milieu des arts, en particulier dans un contexte d'exposition.Tant que le vernis n'est pas appliqué, pas question de vernissage.L'oeuvre ne sera montrée au public qu'en temps et lieu, une fois seulement que l'artiste aura mis sa dernière touche.Rose-Marie Goulet, elle, n'en a rien à cirer de cette convention.Ou plutôt si : elle s'en inspire pour faire l'exact contraire.Du moins, c'est ce qui émane de son plus récent projet en cours à la maison de la culture Côte- des-Neiges.Un projet en construction, évoluant semaine après semaine, véritable work in progress désigné par un simple et étrange titre, S'.Visiter ce lieu, c'est comme voir les dessous de la création.Les murs offrent bien quelques dessins, mais ceux-ci ont plus l'air d'esquisses et de plans directifs d'une oeuvre à venir.Les gens peuvent bien avoir à enjamber des objets au sol, ça ne ressemble pas à une sculpture.Et puis, l'artiste se trouve sur place, chose étonnante lorsqu'on n'a pas affaire à l'art performance.« Il m'intéressait de réfléchir au où et au comment d'une oeuvre, à partir de quel moment une oeuvre devient oeuvre », explique l'auteure de Nef pour quatorze reines, l'installation hommage aux victimes du drame de l'école Polytechnique.« Je n'impose pas mon oeuvre, tout dépend du regard que chacun porte sur les choses.Pour moi, il n'y a pas d'étape finale.» « L'espace discursif fait partie du processus », dit celle pour qui toute conversation sert la démarche artistique.Elle prend donc le temps de répondre aux questions, alors qu'elle devrait s'atteler à sa table de travail.En ce début de novembre, l'aire d'exposition a des airs d'atelier, de salle en montage.Tout ce désordre, Rose- Marie Goulet y tient, ne se gênant pas pour étaler, bien au milieu, poussière et restes de coroplast.Il ne faut pas croire que l'absence d'oeuvre finie découle du manque de propos.Au contraire, Goulet a un plan bien précis.Reconnue pour investir les lieux où elle travaille \u2014 « j'essaie de dialoguer avec le site, de l'interroger, je ne le nie pas », dit-elle \u2014, elle s'apprête ici à transformer l'endroit, à prime abord très éclairé, en une pièce obscure.Inspirée par cette salle d'exposition et par l'acte de regarder, elle bâtit une immense structure à partir des lettres d'un mot clé, annoncé par le « S' » du titre.S'il ne peut lire l'oeuvre, le spectateur doit l'imaginer.Pour l'aider : plans et dessins sur le mur, et la maquette, à découvrir parmi d'autres de l'artiste, entreposées dans une sorte de réserve personnelle.Étape initiale à chaque projet de Goulet, la maquette devient ici non seulement une pièce de collection à contempler, mais l'élément postmortem de son travail.Entre l'installation non réalisée et celle éphémère, grand nombre des propositions de cette abonnée à l'art public \u2014 à chaque année depuis 1992, le paysage québécois s'enrichit d'une de ses oeuvres \u2014 n'existent plus que sous ce format miniature.Des conventions et normes, Rose-Marie Goulet s'en moque.Ses interventions dans l'espace urbain ne se font d'ailleurs pas sans ironie : il s'agit pour elle d'identifier un langage homogène et accepté par tous pour le modifier subtilement, le transgresser dans ses lois et sa logique.À l'été 2000, dans le cadre de l'exposition extérieure D'un millénaire à l'autre, son Passage protégé, droit de passage proposait une série de pictogrammes qui contrastait avec la signalisation déjà présente.Dans la salle d'exposition, à la sortie de l'ascenseur, le panneau interdisant de fumer en a soufflé à Goulet une foule d'autres, tout aussi politically correct(protection de l'eau potable, des planètes.), et qui ne manquent pas de sarcasme.Trop communs, ils deviennent même invisibles, en parfaite harmonie avec leur environnement.Bien que ces panneaux intègrent mal le projet S', du moins dans la facture plastique, ils illustrent à quel point Rose-Marie Goulet prend un malin plaisir à pointer notre façon de voir.« Il faut s'attarder sur les choses.Si on ne prend pas le temps, rien ne nous arrive », croit-elle.Regarder, savoir regarder, une question de patience.Pas fini tant que ce n'est pas fini ?À en croire Goulet, dans les arts visuels, c'est le spectateur qui a le dernier mot.S', de Rose-Marie Goulet, à la maison de la culture Côte- des-Neiges, jusqu'au 2 décembre.Info : 514 872-6889.Rose-Marie Goulet présente son work in progress sous le titre S' à la maison de la culture Côte-des-Neiges.« Il m'intéressait de réfléchir au où et au comment d'une oeuvre, à partir de quel moment une oeuvre devient oeuvre.» AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Le goût du bonheur © Johanne Mercier www.editionsboreal.qc.ca Boréal signatures au stand nO 177 : Jeudi 15 : 17 h 30 à 19 h 30 Vendredi 16 : 12 h 30 à 14 h 30 et 18 h 30 à 20 h 30 Samedi 17 : 11 h à 13 h, 14 h 30 à 16 h 30 et 17 h 30 à 19 h 30 Dimanche 18 : 10 h 30 à 12 h 30, 14 h 30 à 16 h 30, et 17 h 30 à 19 h 30 Lundi 19 : 15 h à 16 h 30 Places limitées : demandez votre coupon au stand Boréal.Un coupon par personne.MARIE LABERGE 2999907A 6LP1801D1117 D18 sam.6LP1801D1117 ZALLCALL 67 02:04:15 11/17/01 B D18 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 OPÉRA L'opéra nouveau GUY MARCEAU collaboration spéciale POUR LES COMPOSITEURS d'aujourd'hui, l'opéra est certainement le chemin le moins fréquenté.José Evangelista, compositeur bien connu chez nous, s'y est pourtant aventuré avec son complice Alexis Nouss, linguiste et traducteur.Et c'est avec Chants Libres, compagnie lyrique de création de Pauline Vaillancourt, qu'ils présentent, en première mondiale, un opéra nouveau : Manuscrit trouvé à Saragosse.Manuscrit trouvé à Saragosse est d'abord un étrange roman fantastique du Polonais Jan Potocki (1761-1815), historien, chercheur, archéologue, libre penseur, ethnologue et grand explorateur qui a laissé de nombreux récits de ses voyages en Europe, en Asie et en Afrique.Écrit durant les 20 dernières années de sa vie, le roman, véritable histoire à tiroirs, campe un héros, Alphonse Van Worden, capitaine aux Gardes wallonnes, envoyé en mission par le roi d'Espagne.Il connaîtra, en 66 jours, une traversée en forêt aux multiples péripéties qui sont autant d'épreuves initiatiques.Ses rencontres avec des êtres étranges et maléfiques (revenants, vampires, divinités, etc.) ébranleront ses propres valeurs, sa propre réalité.Il relate ses aventures dans un manuscrit qui sera perdu, puis retrouvé.Paraissant bien avant « Manuscrit trouvé dans une bouteille » d'Edgar Allan Poe, le roman de Potocki a valu à son auteur le titre de précurseur et maître du genre fantastique.« La genèse du roman de Potocki est un roman en soi, explique José Evangelista.D'abord, il a été écrit en français, puis traduit en polonais.La version française a été perdue, puis plagiée et le roman a subi de nombreuses modifications non autorisées.J'ai lu la version partielle du roman publiée en 1958 et ce n'est qu'en 1989 qu'il est paru en français dans sa totalité.» Depuis, José Evangelista a nourri le projet d'en faire un opéra et a fait appel à Alexis Nouss pour adapter le roman en un livret.« Avant de venir s'installer au Québec, Alexis Nouss était conteur en France.Il connaît ces mondes-là.On a travaillé ensemble pour le spectacle La Porte (1987) qui est aussi une histoire dans une histoire, dans une histoire ! Pour Manuscrit trouvé à Saragosse, il a eu l'intelligence de conserver le texte de Potocki et le langage savoureux de la fin du XVIIIe.C'est le romantisme, alors c'est tout le charme du fantastique et des mondes anciens.Évidemment, le roman fait près de 700 pages et l'opéra dure 1h45.On a dû faire des choix.» Pauline Vaillancourt, directrice artistique du projet affirme que cet opéra est dans les plans de Chants Libres depuis plus de cinq ans.Une sorte d'histoire à tiroirs due à de nombreuses contingences qui n'ont pas permis de le faire avant aujourd'hui.Chanté en français, Manuscrit trouvé à Saragosse réunit une distribution imposante : dix musiciens (dans la fosse) de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) dirigés par Walter Boudreau et neuf chanteurs (Monique Pagé, Christina Tannous, Claudine Ledoux, Pascal Mondieg, Hugues Saint-Gelais, Marko Hubert, Vincent Ranallo, Josep Miquel Ribot et Bernard Levasseur-Alphonse).Wajdi Mouawad signe la mise en scène et Axel Morgenthaler, la scénographie et la conception d'éclairages.« Sauf Alphonse, explique Pauline Vaillancourt, les huit autres incarnent quelque 30 personnages dans une vingtaine de scènes ou tableaux.» Pour la musique, José Evangelista a joué le tout pour le tout.« J'ai voulu refléter la diversité stylistique du roman.Alphonse rencontre des êtres de plusieurs cultures et religions et l'opéra fait entendre une douzaine de styles musicaux différents : des pastiches du XVIIIe siècle ou de grégorien, des musiques traditionnelles espagnoles, vraies ou inventées, grecques, islamiques, des chants juifs, séfarades, ashkénazes.» « José Evangelista utilise vraiment la voix, la ligne mélodique très très près du texte avec beaucoup de rythme.L'histoire est chantée, mais aussi racontée.» Visuellement, Pauline Vaillancourt parle de scénographie d'éclairages.« Axel Morgenthaler a littéralement sculpté l'espace avec les éclairages pour styliser chaque scène et lui donner une couleur qui identifie l'action ou le personnage.Et Wajdi Mouawad a trouvé chaussure à son pied dans ce labyrinthe, à faire interagir les personnages et agencer les divers éléments scéniques par toutes sortes de trouvailles.Il en a fait une version très théâtrale et ludique, presque chorégraphique.Et comme les personnages se succèdent rapidement, on utilise davantage des accessoires que de grands costumes.» Alors, avec l'opéra Manuscrit trouvé à Saragosse, exit la diva qui meurt dans les bras de son amant ou les histoires du genre « passe-moi le beurre », me dit-elle.« L'histoire est dense, les aventures nombreuses comme les Mille et Une Nuits, et la qualité littéraire du livret nous a emmenés dans une approche plus théâtrale de l'opéra.» J'ai assisté à une répétition et le public peut s'attendre à un spectacle subtil et très surprenant.À l'image de la facture unique du roman de Potocki, Manuscrit trouvé à Saragosse est vraiment un opéra unique en son genre.Mais il faudra y aller pour en savoir plus.MANUSCRIT TROUVÉ À SARAGOSSE, opéra de José Evangelista sur un livret d'Alexis Nouss.Présenté par Chants Libres et la SMCQ les 22, 23 et 24 novembre à 20 h à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.Info : 514 987-6919 Photo DENIS COURVILLE, La Presse © Alphonse Van Worden (Bernard Levasseur, baryton) écoute le récit d'un possédé, Pacheco (Pascal Mondieig, ténor), que cherche àexorciser L'ermite (Josep Miquel Ribot, basse), au début de l'opéra Manuscrit trouvé à Saragosse .2998854A 3004959A 6LP1901D1117 D19 sam.6LP1901D1117 ZALLCALL 67 02:01:05 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D19 À L ' A F F I C H E CETTE SEMAINE Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Une journée particulière, d'Ettore Scola.Mise en scène de Serge Denoncourt.Trad.de Huguette Hatem.Avec Élise Guilbault, Yves Jacques, France Arbour, Pierre Gendron, Lise Martin, Nicolas Pinson, Karine Poulin, Daniel Roy, Charles-Étienne Burelle, Julien Houde, Laurent Duceppe-Deschênes et Antoine Trépanier-Deschênes.Du mer.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.Jusqu'au 8 déc.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Le Chant du cygne, d'Anton Tchékov.Adapt.et mise en scène de Roger Planchon.Textes français de Lily Denis, Madeleine Durand, Edouard Parayre, André Radiguet et Elsa Triolet.Avec Roger Planchon, Anna Prucnal, Claude Lévêque, Nathalie Krebs, Denis Benoliel, Blanche Giraud-Beauregardt, René Morard, Elise Le Stume et Frédéric Sorba.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Hiver de force, d'après le roman de Réjean Ducharme.Mise en scène et adapt.de Lorraine Pintal.Avec Céline Bonnier, Alexis Martin, Marie Tifo, Anne-Marie Cadieux, Pierre Curzi, Brigitte Lafleur et Monique Mercure.Mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Auj., 20h, Six Personnages en quête d'auteur, de Luigi Pirandello.Trad.de Marco Micone.Mise en scène de Wajdi Mouawad.Avec Marie-Josée Bastien, Peter Batakliev, Éric Bernier, Paul Buissonneau, Muriel Dutil, Marie- Josée Gauthier, Robert Lalonde, Claude Lemieux, Hélène Loiselle, Igor Ovadis, Christiane Pasquier, Marc-André Piché, Michelle Rossignol et Sacha Samar.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Auj., 20h, Titanica, la robe des grands combats, Edmund C.Asher, Londres, 1968, de Sébastien Harrisson.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Andrée Lachapelle, James Hyndman, Gérard Poirier, Dominique Quesnel, Frédérique Collin, Violette Chauveau, Stéphane Simard, Évelyne Rompré, Yves Amyot, Benoît Mc Ginnis.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Les Trois Mousquetaires, d'Alexandre Dumas.Adapt.de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Fernand Rainville.Avec Carl Béchard, Suzanne Bolduc, Gary Boudreault, Louis Champagne, Normand D'Amour, Anne- Marie Desbiens, Maxim Gaudette, Dominique Leduc, Raymond Legault, Joël Marin, Louis- David Morasse, Jean Petitclerc, Myriamk Poirier, Manon St-Jules, Marc St-Martin et Robert Vézina.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) De la vie, entre autres choses, trois courtes pièces de Yvan Bienvenue.Mises en scène d'Antoine Laprise.Avec Francine Beaudry, Jean-Guy Bouchard, Paul-Patrick Charbonneau, Martin Desgagné et Caroline Lavoie: 19h30.Jusqu'au 24 novembre.GESÙ (1200, Bleury) La Tempête, de William Shakespeare.Mise en scène de Yvon Bilodeau.Avec Frédéric Angers, Vincent Bilodeau, Louis Gagné, Thomas Graton, Caroline Lavigne, Luc Senay, Yves Soutière et Marthe Turgeon.Présentation de la compaghie de théâtre Longue Vue: 20h.Jusqu'au 1er décembre.THÉÂTRE LA LICORNE (4559, Papineau) Le Rire de la mer, de Pierre-Michel Tremblay.Avec Christian Bégin, Marie Charlebois, Patrice Coquereau, Pier Paquette et Isabelle Vincent.Du mar.au ven., 20h; mer., 19h; sam., 16h et 20h.Jusqu'au 8 décembre.THÉÂTRE LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Dès dim., 20h, Histoire ancienne, de David Ives.Trad.de Frédéric Blanchette et Catherine- Anne Toupin.Mise en scène de Frédéric Blanchette.Avec Frédéric Blanchette et Catherine- Anne Toupin.Production du Théâtree ni plus ni moins.Dim.et lun., 20h.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Clovis dans la fleur de l'âge, écrit, mis en scène et interprété par Guillaume Lemée, dirigé par Marie Élaine Savoie: 20h, sauf dim.Jusqu'au 24 novembre.THÉÂTRE PROSPERO (1371, Ontario E.) Dès mer., 20h, Requiem pour un con, de Brigitte Saint-Aubin.Avec Valérie Cantin, Richard Lemire, Marika Lhoumeau, Josée Rivard.Du mar.au sam., 20h.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Le Ventriloque, de Larry Tremblay.Mise en scène de Claude Poissant.Avec Nathalie Mallette, Frédéric Desager, Nathalie Claude et Daniel Parent.Présentation du Théâtre PàP.Du mar.au sam., 20h.Jusqu'au 8 déc.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Dès mar., 20h, Credo, d'Enzo Cormann.Mise en scène de Christiane Pasquier.Avec Monique Spaziani.Du mar.au ven., 20h (jusqu'au 8 décembre); 20h30 (du 11 au 15 décembre) MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) La Mort des mots, de Pierre-Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais: 20h30.Jusqu'au 24 novembre.AU HORS-BORD (3655, St-Laurent, espace 104) Me My Lee Miller, portrait bidule d'une femme photographe, de Carole Nadeau.Du jeu.au sam., 20h30.Jusqu'au 24 novembre.SALLE JEAN-GRIMALDI DU CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU (1111, Lapierre, La Salle) Dim., 20h, Variations énigmatiques, d'Éric Émmanuel Schmitt.Avec Guy Nadon et Michel Rivard.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONFMAN (5170, Côte-Ste-Catherine) Dès mar., 20h, Salt-Water Moon, de David French.Mise en scène de Chris Abraham.Avec Allan Hawco et Nicole Underhay.Du lun.au jeu., 20h; sam., 20h30; dim., 19h; mat.: mer.et dim., 15h.Jusqu'au 9 décembre.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardin, L'Assomption) Mar., 20h, Le Pays lointain.Production du Théâtre du Binôme.THÉÂTRE DE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne, Rougemont) Auj., 20h; dim., 15h, À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (600, Richelieu, Beloeil) Dim., 15h, Le Garçon aux sabots, de Marie- Line Laplante.Mise en scène de Denis Lavalou.Avec Marcelo Arroyo, Philippe Ducros, Thai-Hoa Le, Chimwemwe Miller, Marc Nadeau et Carl Poliquin.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Dim., 20h, Le Pays lointain, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de François Rancillac.Avec Patrick Azam, Corinne Darmon, Yann de Graval, Marc Ernotte, Yves Graffey, Christine Guênon, Gaël Lescot, Adama Niane, Laurent Prévost, Frédérique Ruchaud et Bénéficte Wenders.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Auj.et dim., 13h et 15h, Trois Petits Chantiers.Mise en scène de Bernard Sultan.Avec Sophie Hutin, Gwenaël Le Boulluec et Nicolas Vida.Présentation de la compagnie Agitez le Bestiaire.(3 à 6 ans) AUDITORIUM JEAN-BAPTISTE MEILLEUR (777, boul.Iberville, Repentigny) Dim., 13h30, Le Jardin de Babel.Présentation du Théâtre de l'Oeil.Danse PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Jeu., ven., 20h, La Belle au bois dormant, création du Cullberg Ballet Riksteatern, Suède.Chorégraphie de Mats Ek.Mise en scène de Lena Wennergren-Juras.Présentation des Grands Ballets canadiens.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Auj., 20h, Plus que ça c'est trop, avec Kha Héloïse Rémy et Katie Ward.TANGENTE (840, Cherrier E.) Jeu., ven., 20h30, Novembre, de Laurence Lemieux.Avec Bill Coleman, Laurence Lemieux, Mark Shaub et Daniel Villeneuve.Série des majeurs.STUDIO DE L'AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier E.) Auj., 20h, Aube et Crépuscule, d'Anne-Marie Giroux.Avec Rachel Harris, Robert Meilleur et Maya Ostrofsky.MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN (185, Ste- Catherine O.) Auj., 20h, Good Boy, d'Alain Buffard.PISCINE-THÉÂTRE (840, Cherrier) Jeu., ven., 18h, À la Cercania, de Audrey Dunn, et 25 juin 2001, quand l'amour décide de faire son tabarnak de nid ailleurs, de Johnathan Richard.Musique CHAPELLE DU BON-PASTEUR Auj., 10 h et 13 h 30, Concours OSM (cordes).Finale.Dim., 15 h 30, Jérôme Ducharme, guitariste: Sor, Torroba, Britten; Frédérique Vézina, soprano: Strauss, Liszt, Purcell.Série Début.Mar., 20 h, Chambristes du Conservatoire.Beethoven, Ruzdjak, Brahms.ÉGLISE ST.ANDREW AND ST.PAUL Auj., 10 h, Marie-Claire Alain, organiste.Master- class: Jehan Alain.JARDIN BOTANIQUE Auj., 14 h, Chambristes du Conservatoire.Bach, Bruckner, Haydn, Schubert.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Auj., 17 h, Concours de concertos de Mc Gill.Finale.Dim., 15 h 30, Konstantin Lifschitz, pianiste.Ballades op.10 (Brahms), Pastorale et Fantaisie et Toccata (Martinu), Sonate D.959 (Schubert).Ladies' Morning Musical Club.Lun., 20 h, Orchestre de jazz de Mc Gill.Mar., 20 h, Ensemble de musique de chambre de Mc Gill.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Auj., 17 h, Kenneth Martinson, altiste, Olga Gross, pianiste.Clarke, Britten, Bowen; 19 h, Baroquen Voyces.Dim., 13 h, Ensemble Tango Vivo.Mer., 12 h 30, Patrick Wedd, organiste.Telemann, Hindemith, Guilmant.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Auj., 20 h, Nabucco (Verdi).Opéra de Montréal.Dernière.Dim., 14 h 30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Nancy Allen Lundy, soprano.Symphonie no 74 (Haydn), Lieder op.68 (Strauss), La Noce campagnarde (Goldmark).Dimanches en musique.Mar.et mer., 20 h, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Stephen Kovacevich, pianiste.Valses nobles et sentimentales (Ravel), Symphonie no 2 (Les Quatre Tempéraments) (Nielsen), Concerto pour piano no 1 (Brahms).Grands Concerts.ÉGLISE ST.PHILIP (Montréal-O.) Dim., 15 h, Linda Ibberson, soprano, Claude Bernier, organiste.Bach, Handel, Purcell.PLACE DES ARTS (Salle Maisonneuve) Lun., 20 h, Quatuor à cordes Kodaly.Quatuor op.77 no 1 (Haydn), Quatuor (Verdi), Quatuor op.59 no 2 (Beethoven).Pro Musica.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Mar., 20 h, Ensemble de musique ancienne de Mc Gill.Mer., 20 h, Ensemble de pianos Ostinato.Gianneo, Guastavino, Castro.Ven., 12 h 15, Lucie Beauchemin, organiste; 20 h, Ensemble de saxophones de Mc Gill.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Mar., 20 h 30, Paul Edmund Davies, flûtiste.Telemann, Fauré, Caplet, Poulenc, Taffanel, Ridout, Mozart, Chaminade.Master-class publique, 13 h 30.ÉCOLE VINCENT-D'INDY Mer., 20 h, Paul Galbraith, guitariste.Sor, Haydn, Debussy, Bach.MAGASIN OGILVY (Salle Tudor) Jeu.et ven., 11 h et 17 h 45, I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Grieg, Holst, Sibelius, Britten.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE Jeu., 19 h 30, Ensemble instrumental, Karina Gauvin, soprano.Trio pour violon, clarinette et piano (Krenek), Fantaisie pour violon et piano (Schoenberg), Chansons (Weill), Sonate pour piano no 2 (Sessions), Sonate pour clarinette et piano (Bernstein), Fontana Mix (Cage).Festival de musique de chambre.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Jeu., 20 h, Ensemble de flûtes Alizé, avec danse.Dir.Véronique Lacroix.Frigon, Gilbert, Palacio-Quintin, Doolittle, Tremblay, Ubertelli, Wilder.Entrée libre.ÉGLISE IMMACULÉE-CONCEPTION Ven., 20 h, Choeur Mélodium, avec orchestre.Dir.Martin Dagenais.Daniel Taylor, haute- contre, Meredith Hall et Raphaëlle Paquette, sopranos, Frédéric Antoun, ténor, Alain Duguay, baryton.Stabat Mater (Pergolesi), Dixit Dominus (Handel).CHAPELLE NOTRE-DAMEDE- BON-SECOURS Ven., 20 h, Luc Beauséjour, claveciniste.Partitas (Bach).SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Auj., 20h, dim., 14h, ven., 20h, Die Zauberflöte (Mozart).Théâtre d'Art lyrique de Laval.ÉGLISE SAINT-LAURENT (805, boul.Sainte-Croix) Auj., 20 h, Orchestre Symphonique de l'Isle.Dir.Stewart Grant.Dvorak, Mozart, Beethoven.PAVILLON DES ARTS (Sainte-Adèle) Auj., 20 h, La Chapelle de Montréal.Dir.Yannick Nézet-Séguin.Vivaldi.ÉGLISE ST.CLARE OF ASSISI (Longueuil) Jeu., 20 h, Orchestre Symphonique de la Montérégie.Dir.Marc David.Handel, Pachelbel, Mozart, Albinoni, Grieg, Champagne.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Richard Abel.Mar., mer., jeu., 13h30.Jusqu'au 29 novembre.- Danse Sing.Mise en scène de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.PLACE DES ARTS (Cinquième Salle) Mer., 20h, Martine St.Clair.THÉÂTRE ST-DENIS Auj., 20h, Garou.LE NOUVEAU CLUB SODA (1225, St-Laurent) Auj., 20h, Telles qu'elles, avec Clodine Desrochers, Gloria Polcari, Juanita-Marie Franklin, Martine Gaumond, Audrey Mackenzie.THÉÂTRE OUTREMONT (1248, Bernard O.) Auj.et dim., 20h, Daniel Lemire.THÉÂTRE LA CHAPELLE (3700, St-Dominique) Auj., 20h, Ten, There, Here, de Tedi Tafel; mar.et mer., 19h, Le Zen dans l'art de l'improvisation, ateliers, avec le Trio François Carrier; jeu., ven., 20h, Trio François Carrier.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Yvon Deschamps: 20h.Jusqu'au 1er décembre.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) Ven., 20h, Kelly Joe Phelps.PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Auj., 20h30, Luc Cousineau; mar.et mer., 20h, La belle est dans ton camp, avec Élise Velle; jeu., 20h, Raphaël Torr chante Dassin.CABARET (2111, St-Laurent) Ven., 20h, Stefie Shock.USINE C (1345, av.Lalonde) Auj., 20h, Elektra 2001.Présentation de l'ACREQ.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 21h, Turbo et The Drop-Outs; dim., 20h30, Letzhva; mer., 20h, Vincent Vallières; jeu., 21h, Tom Wilson et Emm Bryner; ven., 21h, Voodoojazz.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Lun., 19h30, Sylvain Luc et Robert Godin; mer., 20h30, Big Jack Johnson.SALLE JEAN-GRIMALDI DU CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU (La Salle) Ven., 20h, Mario Pelchat.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) Auj., dim., mar.et mer., 20h30, la compagnie Noche Flamenca.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., François Aubert; dim., Sonny Wolf et Mojo Boogie Band; lun., Étienne Langevin et François Valade; mar., les Zapartistes; mer., John Mc Gale: 21h.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) Auj., Richard Lachapelle et Michel Lévesque; jeu.et ven., Éric Desranleau et Michel Lévesque: 22h.L'ESCOGRIFFE (4467, St-Denis) Auj, la Révolte; mar., Yannick Rieu; mer., hommage à Charlie Parker et Dazzy Gillespie; jeu., le Mile-End Trio; ven., les Broches à Foin: 22h.LA PETITE BOÎTE (2001, Rosemont) Auj., ven., 22h, Marie-France.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Auj., 22h, soirée Brassens avec Jean Viau et Pat Lebel; dim., 21h, Jacques Rochon; lun., 21h30, Tomas Jensen; mar., 21h30, Raphaël Torr et Bonjour Nostalgie; mer., 21h30, Steph Gagnon Blues Band; ven., 22h, les Copines d'abord.VERRE BOUTEILLE (211, Mont-Royal E.) Auj., 21h, Rebecca Dô; lun., 20h30, Luc de Larochellière; mer., 21h, Indigo Mood.BALATTOU (4372, St-Laurent) Mar., 21h30, Jorge Martinez; mer., 21h30, Caribbean Report.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj., 20h, Alex Sohier et Dany Pouliot.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., 20h, groupes Yelo Molo et Dominic Grenier.ALIZÉ (900, Ontario E.) Auj., 21h, Placard et Jérémi Mourand; lun., ligue d'improvisation Globale; mar., Caroline Nadeau; mer., jeu., ven., semaine jazz Effendi: 21h.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Auj., Gitans de Sarajevo; dim., Antoine Berthiaume; lun., soirée de poésie de femmes; mer., Finaldi: 21h30.LE ZEST (2100, av.Bennett) Lun., 20h, Prodyge, Tri Stomato et Kulcha Connection.VEILLÉES DU PLATEAU (2275, St-Joseph E.) Auj., 20h30, groupe Entourloupe.UPSTAIRS (1254, Mackay) Auj., 22h; dim., 20h30, Trio Ben Monder avec Brian Hurley; mer., 20h, Duo Coral Egan; jeu., 20h, Duo Michael Golden.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Dim., 19h30, soirée de contes avec Lise Renaud, Marc Bolduc et Denise Boire.PUB ST.PAUL (124, St-Paul E.) Auj., 20h, groupe The Prisonners.LE VA-ET-VIENT (3706, Notre-Dame O.) Auj., dès 21h, Tomas Jensen.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Dim., lun.et mar., 20h, Quartette Geraldine Hunt; mer., dès 20h, Joane Desforges; jeu., de 19h à 22h, Billy Georgette; ven., sam., de 19h à 22h, Coral Eagan et Steve Amirault; jeu., ven., sam., dès 22h, Charlie Biddle.SOFA (451, Rachel E.) Auj., 22h30, O.N.E.THÉÂTRE HECTOR-CHARLAND (225, boul.l'Ange-Gardien, L'Assomption) Dim., 20h, Bet.E.& Stef.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Auj., 20h30, Lise Dion; dim., 20h30, Anne Sylvestre; jeu.et ven., 20h30, Claude Dubois.MANOIR ROUVILLE-CAMPBELL (La Boîte à Yvon, Mont St-Hilaire) Auj., 20h, Passion baroque, avec Louise Marcotte et Luc Beauséjour.Oeuvres de Bach, Mozart, Handel, Vivaldi.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (600, Richelieu, Beloeil) Ven., 20h, Bet.E.& Stef.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Auj., 20h, Violons d'enfer, avec Angèle Dubeau et La Pietà.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Jim Corcoran.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, rue Galt Ouest) Auj., 20h30, Vincent Vallières.CABARET-THÉÂTRE DU VIEUX ST-JEAN (190, Laurier, St-Jean-sur-Richelieu) Auj., 20h, Michel Mpambara.Expositions MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN Expositions Shirin Neshat, Regards croisés - la collection du FRAC des Pays de la Loire, et BGL -À l'abri des arbres.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 18h à 21h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Piranèse-Goya: Roma Fantastica et le Sommeil de la raison: oeuvres de la Fondation Antonio Mazzotta, Francisco Goya et Jake et Dinos Chapman: Les Désastres de la guerre, Les Grandes Misères de la guerre de Jacques Callot, Vie secrète/ Secret Life et sculptures portables.Du mar.au dim., de 11h à 18h.GALERIE D'ART (Musée des beaux-arts de Montréal, 1390, Sherbrooke O.) Exposition Nouveaux artistes.Mar., jeu., ven., de 11h à 16h; mer., de 11h à 17h; sam., dim., de 12h à 16h.Jusqu'au 14 décembre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D'ARCHÉOLOGIE ET D'HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Mystères des Mochicas du Pérou.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition Paysage à porter: l'art de Fortin à travers la mode.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu'au 2 décembre.MUSÉE D'ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions La Terre dans tous ses états, Arts anciens et traditions artisanales du Québec et mouchoirs de dentelles.Du mer.au dim., de 12h à 17h.MAISON SAINT-GABRIEL (2146, place Dublin, Pointe-Ste-Charles) Exposition Un enfant.un rêve.ARTICULE (4001, Berri, espace 105) Oeuvres de Diyan Achjadi.Livres de Inguna Elere, Helen Gregory, Rebecca Anweiler, Carl Ruttan, Loren Williams, Robert Tanguay, Gray Fraser et Jacques Fournier.Du mar.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 16 décembre.BORDUAS (207, Laurier O.) Gravures et oeuvres sur papier de Bergeron, Cloutier, Franzini, Heywood, Jolicoeur-Côté, Klein, Lancelot, Mc Call, Riopelle, Rochon, Turvosky et Zabeïda.LA CENTRALE - GALERIE POWERHOUSE (460, Ste-Catherine O., espace 506) Oeuvres de Pushpamala N et Sheela Goawda.Du mar.au sam., de 12h à 17h.CENTRE ARTS NDG (5800, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jesus Bejar et Hyun Jou Lee.Mer.au ven., 12h à 18h; sam., dim., 12h à 17h.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions Jeu d'aimants: Une installation de Medium et Mies en Amérique.Du mar.au dim., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h.CENTRE D'EXPOSITION CIRCA (372, Ste-Catherine O., espace 444) Oeuvres de Julie Dallaire, Edith Normandeau, Josée Fafard et Fred Holland.Du mer.au sam., de 12h à 17h30.Jusqu'au 15 déc.CENTRE DE CRÉATIVITÉ DES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Exposition Métissage et sacré.CENTRE DES ARTS ACTULES SKOL (460, Ste-Catherine O., espace 511) Oeuvres de Cynthia Girard, Luciano Vinhosa et Hélène Sarrazin.Mar.au sam., 12h à 17h.CENTRE DES ARTS CONTEMPORAINS DU QUÉBEC (4247, St-Dominique) Installations de Rino Côté et Michel Hébert.Mar.au ven., 10h à 17h; sam., 12h à 17h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Affiches de films polonais.GALERIE ARTEVISTA (372, Ste- Catherine O.) Oeuvres de Nicolas Morin.GALERIE ROGER BELLEMARE (372, Ste-Catherine O., suite 502) Oeuvres de Barbeau, Comtois, Gaucher, Leduc et Molinari.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Oeuvres sur papier de Jean Mc Ewen.Du mar.au sam., de 10h à 17h30.GALERIE D'ARTS CONTEMPORAINS (2165, Crescent) Rétrospective Jean-Paul Riopelle.Du lun.au ven., de 10h à 18h; sam., de 11h à 17h.GALERIE DARE DARE (460, Ste-Catherine O., espace 505) Exposition Room + Board.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 24 novembre.GALERIE DAZIBAO (4001, Berri, espace 202) Oeuvres de Nalini Malani et Anand Patwardhan.Du mar.au sam., de 12h à 17h.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres d'Olivier Longpré, James Lahey et Michael Smith.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE ERIC DEVLIN (1407, St-Alexandre) Oeuvres d'Oliver Dorfer.Du mer.au ven., de 12h à 18h; sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 1er déc.GALERIE D'ART D'OUTREMONT (41, av.St-Just) Photographies de Geneviève Chicoine.Mar.au ven., 13h à 18h; sam., dim., 13h à 16h.GALERIE ENTRE CADRE (4895, St-Laurent) Oeuvres des artistes de l'atelier du Frère Jérôme, dont Cécile Savignac et Doris Bellefeuille.GALERIE GALA (5157, St-Laurent) Oeuvres de J.C.Vilallonga, G.Fucito, A.Pellan, S.Levasseur.Jusqu'au 30 novembre.GALERIE GORA (3903, St-Hubert) Oeuvres d'Adrian Moldovan et Piscoya.Du mar.au sam., de 13h à 18h.Jusqu'au 27 nov.GALERIE WALTER KLINKHOFF (1200, Sherbrooke O.) Auj., de 9h30 à 17h, oeuvres de Renée Durocher.GALERIE LES MODERNES (372, Ste-Catherine O., espace 424) Peintures de Louis Boudreault.Voir À L'AFFICHE en D21 le DIMANCHE de 9h à MIDI AVEC JEAN SASSEVILLE ET ANNE-MARIE WITHENSHAW le DIMANCHE de 18h à 19h AVEC Mélanie gagné SEMAINE DU 18 novembre 2001 Nom: Adresse: Tél.: Position n 1: Top 30 angl.Postez à: Concours Lara Fabian CKMF -1717, boul.René-Lévesque est, bureau 120, Mtl, Qc H2L 4T9 (Règlements disponibles à CKMF.Fac-similés non-acceptés.) Complétez le coupon ci-dessous et postez-le à CKMF.Tirage le vendredi 23 novembre 17h www.radioenergie.com SD: Semaine Dernière CS: Cette Semaine 2 Rêver mieux Daniel Bélanger 1 Sous le vent Garou et Céline Dion 3 Cambre tes hanches Les Respectables 8 Pas besoin de frapper Sylvain Cossette 7 Le petit castor Yelo Molo 3 De la terre à la lune Okoumé 9 Comme géminés Stéfie Shock 4 Celle que tu n'es pas Nicola Ciccone 10 Les p'tits pouvoirs Richard Séguin 11 SEXCITE-MOI Dubmatique et éric lapointe ?Dig in 2 Lenny Kravitz In the end 5 Linkin' Park Family Affair 6 Mary J.Blige Hero 4 Enrique Iglesias How you remind me 3 Nickelback What's going on 10 All Star Tribute Stuck in a moment you 7 can't get out of U2 Tragedy 8 Marc Anthony Trouble 9 Coldplay I'm already there 12 Lonestar Analyse 11 The Cranberries Pacific coast party 17 Smash Mouth Peaceful world 16 John Mellencamp God gave me everything 18 Mick Jagger Get the party started 19 Pink Hunter 14 Dido Can't get you out of my head 22 Kylie Minogue Side 21 Travis Amazing 13 Madonna Answer the phone 23 Sugar Ray Life is a rollercoaster 26 Ronan Keating Overcome 25 Live You rock my world 15 Michael Jackson Black black heart 27 David Usher All rise 29 Blue Smooth criminal 20 Alien ant farm My sacrifice 30 Creed MOOLA MOOLA - Jordy Birch SEXUAL REVOLUTION - Macy Gray n 1 sd CS sd GAGNEZ L'UNE DES 5 PAIRES DE BILLETS POUR ASSISTER AU SPECTACLE DE LARA F A B I A N L E LUNDI 26 NOVEMBRE DANS LE STUDIO É N E R G I E MOLSON DRY Anglophone Francophone 6LP2001D1117 D20 sam.6LP2001D1117 ZALLCALL 67 02:14:22 11/17/01 B D 2 0 L A P R E S S E MONT R É A L S AME D I 1 7 NO V EMB R E 2 0 0 1 Restauration hybride Le cassoulet de Jonquière FRANÇOISE KAYLER GASTRONOTES Sommes-nous à la veille de connaître une nouvelle chicane de clochers à propos du cassoulet ?Ce plat, on le sait, est la gloire de la cuisine occitane.Il est intouchable.À condition que, sous le terme de cassoulet, on distingue celui de Castelnaudary, celui de Toulouse et celui de Carcassonne.Voilà que nous avons « notre » cassoulet.Celui que Daniel Pachon prépare à Jonquière.Cet exhubérant fils de Carcassonne installé au Québec depuis 30 ans est resté fidèle à ce plat emblème au point d'avoir créé avec son frère, cuisinier comme lui mais exerçant son art au Japon, l'Académie universelle du cassoulet ! Il répand la bonne nouvelle à titre de grand maître Cassoulet.Les deux frères ont codifié leur recette.Emprunte-t-elle à l'une ou à l'autre des sacro-saintes traditions ?Probablement.De toute façon, un cassoulet, c'est une épopée.Chez Pachon, on ne craint pas de défendre ses opinions.Ce qui est important, c'est que deux constantes soient respectées : les haricots blancs et une longue cuisson.On ajoutera à cela le service en « cassoles » de terre, puisque le nom du contenu vient de celui du contenant.Notre grand maître base son cassoulet sur deux viandes, celle du porc et celle du canard.Le premier fournit le pied, le jarret, l'épaule et la chair de la saucisse.Le second livre sa graisse, ses cuisses et ses gésiers confits.Quant au haricot, c'est le lingot disponible ici qui est utilisé.L'importation du vrai haricot serait trop onéreuse.Mais si un jardinier avait la tentation de le faire pousser ici, le cuisinier en serait très heureux.Du temps, de la patience, le respect des étapes à suivre, Daniel Pachon ne déroge pas à la règle.« Le cassoulet, il faut le faire comme il faut, sinon.cela ne vaut pas la peine.» Cuisson douce « à frisson », pendant des heures sur le feu.Transfert lorsque le tout est onctueux dans la terrine qui ira au four pour y soupirer encore longtemps.Jusqu'à ce qu'une croûte s'installe.Le gratin doit se former naturellement : la chapelure est interdite.La recette est longue.Elle est tout entière et bien expliquée dans la revue Flaveurs qui vient de paraître.Daniel Pachon, grand maître Cassoulet, organise régulièrement chez lui, à la Villa Pachon, des repas réservés au service du cassoulet.Il se déplace, aussi, pour servir cet illustre plat.Il était à Oka à la fin du mois dernier, où il a régalé 130 convives à l'occasion d'un brunch mémorable.Midi, c'est l'heure idéale pour servir ce plat.Un cassoulet, ce n'est pas lourd.Mais ce n'est pas léger, léger.Une petite marche digestive ne nuit pas.Prosper Montagné, grand cuisinier né à Carcassonne, disait : « Le cassoulet est le dieu de la cuisine occitane : Dieu le père, celui de Castelnaudary, Dieu le fils, celui de Carcassonne, et le Saint-Esprit, celui de Toulouse.» FRANÇOISE KAYLER RESTAURANTS C'est comme à Paris.C'est comme à New York.Ce sont les réflexions que l'on entend à propos de ce nouveau restaurant du Vieux- Montréal installé au rez-de-chaussée de l'un de ces beaux petits hôtels qui sont en train de régénérer le quartier historique.Sans doute.Mais pourquoi ?Baptisé Cube, ce restaurant brise la conception que l'on a d'une restauration mise au service de la qualité de la table, du talent et du travail des cuisiniers.Le décor d'ambiance, le décor de la table, le service sont habituellement conçus pour servir d'écrin à l'assiette.On est tout à fait à l'opposé de cette situation dans ce restaurant où l'on a l'impression que la cuisine n'est qu'un accessoire, où le design prime.Un design froid.Plafond très haut, salle immense, le décor respecte l'architecture de l'édifice et la pureté de ses lignes.L'absence d'éléments décoratifs, l'absence de couleur, accentuent l'image que l'on peut se faire.d'un cube.Ces caractéristiques se retrouvent sur la table et sur les objets qui la meublent.Elles se retrouvent, aussi, dans la forme et le format des assiettes et c'est un cauchemar au moment de desservir les tables.Pourquoi a-t-on poussé les tables les unes contre les autres ?Pourquoi a-t-on mis de si grandes assiettes sur d'aussi petites tables ?Tout est serré, tassé, dans ce Cube.Avec pour résultat un service de table très difficile à mener professionnellement.Avec pour résultat un environnement tellement bruyant que l'on peut avoir hâte que le prochain plat arrive pour partir.à moins d'être venu là pour parler, pour voir et pour être vu.Et pourtant ! La cuisine au Cube est l'une de celles que l'on cite.Légume oublié, légume sans grade, un tout petit topinambour en robe d'apparat était servi en guise d'amuse-gueule.Pieuvre et calmar, travaillés, composés, présentés sur un plat long avec deux rondelles d'une pomme de terre nommée et un soupçon d'olives noires ouvraient le repas avec élégance.Réunissant des éléments de haut goût, champignons sauvages et cheddar vieilli, dans une coque de pâte fine qui retenait le jus, la tarte aux champignons n'en était pas une au sens courant du terme.L'huile de truffe, plus que présente, gênait la dégustation.D'une grande qualité de viande, de cuisson et de préparation, la côte de veau était splendide.La chair rose était adoucie par la présence discrète, mais efficace, d'un fromage.doux.Grillée, elle évoluait, en saveurs, du pourtour à l'os.Un cassoulet de légumes racines l'accompagnait.Petit plat et petite chapelure sur le dessus, cela ne justifiait pas l'utilisation du mot.Par contre, les légumes étaient d'un fondu fondant inhabituel.Le plat de poisson relevait plus d'une juxtaposition d'éléments que d'une composition culinaire.Le bar était beau, bien grillé ; les palourdes étaient mignonnes ; les tomates cerises étaient douces ; les haricots étaient tendres ; la chair de merguez, heureusement, était discrète.Au moment du dessert, la crème brûlée accompagnée d'une petite compote d'agrumes aurait eu du charme si elle n'avait pas été servie tiède.Le sorbet à la poire et le chutney de raisins valait plus que la préparation compacte qui supportait la poire.Cube 355, rue Mc Gill Tél.: 876-CUBE Ouverture : du lundi au vendredi de 11 h 30 à 14 h 30 ; samedi et dimanche de 11 h 30 à 14 h 30 : brunch.Tous les soirs de 18 h à 23 h.Fumée : deux sections Pieuvre et calmars marinés froids, pomme Rose Finn, olives noires Tarte aux champignons, vieux Cheddar, roquette, huile de truffe Côte de veau grillée, farcie, cassoulet de légumes racines Bar rayé grillé, palourdes, merguez, tomates cerise, haricots tachetés Flado aux poires, sorbet à la poire, chutney de raisins Crème brûlée à la vanille, compotée de fruits Camomille Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 107 $ À LIRE : d'autres critiques de restaurant dans la page Saveurs du cahier Actuel le vendredi Joindre l'utile à l'agréable FRANÇOISE KAYLER LIVRES Le temps de l'année où l'on fait des cadeaux approche.Cadeaux utiles, cadeaux inutiles, cadeaux casse-tête parfois.Cadeaux succès-garanti quand il s'agit d'un livre de cuisine bien choisi.La « cuisine de A à Z », l'idée n'est pas nouvelle.Cependant, sur ce thème, le Larousse de la cuisine facile réussit à renouveler le genre, à actualiser le propos autant que la forme.On le présente comme « le livre de cuisine facile le plus complet pour débuter, réussir et improviser en toutes circonstances ».Il pourrait, en effet, être utile à ceux qui en sont à leurs débuts aussi bien qu'à ceux qui, un peu lassés de tout, en panne d'inspiration, cherchent sans trouver.Comme tous les livres portant la marque de cet éditeur, c'est un beau livre et un livre qui, sans l'afficher, a la valeur d'un ouvrage d'enseignement.Le propos des premières pages est d'ailleurs explicite : on y présente la manière d'utiliser le livre.Intitulé La Cuisine pratique, le premier chapitre est un cours de cuisine rapide où les explications sont directes, claires et précises.On y traite de matériel culinaire, avec une spécification sur l'équipement minimal qu'il faut avoir quand on débute.On y présente les produits indispensables à avoir à demeure.Le tableau des produits saisonniers ne peut nous être utile, mais celui des « équivalences des mesures impériales et métriques » nous rendra service.Sous la rubrique « Préparation et cuisson des produits », les tableaux consacrés aux différentes coupes des animaux de boucherie, et les conseils de cuisson qui les suivent, seront d'utiles points de repères pour faire un choix intelligent au rayon des viandes.Cinq cents recettes.elles se suivent de A à Z.La dinde suit la crevette et la fraise, le foie gras.Chaque sujet occupe deux pages, donnant dans un seul coup d'oeil le goût de tout lire, le goût de tout essayer.Deux photos présentent l'une le produit et l'autre le plat réalisé.Quatre ou cinq recettes différentes, mais ne présentant pas de grandes difficultés d'exécution, complètent l'illustration.Dans le cas des viandes, les recettes suivent les coupes.Une idée de menu, des conseils pour la réussite sont donnés.Un chapitre distinct donne, photos à l'appui, le déroulement de l'exécution des recettes de toutes les préparations de base, sauces, pâtes, etc.LAROUSSE DE LA CUISINE FACILE, 500 recettes pour maîtriser les bases, Larousse Petit déjeuner lun.au ven.jusqu'à midi et le brunch tous les sam.et dim.jusqu'à 1h.FINE CUISINE ITALIENNE Pour réservations : (514) 289-1930 1471, rue Crescent, Montréal Réservez dès maintenant pour votre \u201c party \u201c de Noël au coeur du centre-ville Lounge intime avec D.J.Table d'hôte tous les soirs à partir de 17,95$ jusqu'à 27,95$ Menus de groupe selon votre budget disponible 111, rue Saint-Paul est, Vieux-Montréal Tél.: (514) 861-4562/ Tarif spécial pour le STATIONNEMENT Soirée inoubliable tout en écoutant notre pianiste et magistral son du FADO Service de navette FESTIVAL D'AUTOMNE DU PORTUGAL Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.N0080 La suggestion du chef FESTIVAL DE L'AUTOMNE Spectacle de Fado Cadeau en céramique pour les dames QUELQUES SPÉCIALITÉS Les fruits de mer (homard, crevettes, palourdes, moules, poisson sur bisque de homard) Le riz de canard au four La poire pochée au Porto Restaurant Tarif spécial pour le stationnement Pour réservation, voir notre annonce dans cette section.Résrvez pour vos party des fêtes.Menue spécial pour cette occasion.Menue de famille pour Noël et souper gala pour le réveillon du jours de l'an.N O U V E A U à V i l l e S t - L a u r e n t Fine cuisine italienne Ambiance chaleureuse Ouvert du lundi au samedi Licence complète MENU VARIÉ Table d'hôte à partir de1595 $ Choix de vin excellent Service excellent 5291, boul.Henri-Bourassa Ouest St-Laurent Réservations : (514) 337-6664 auVAUQUELIN (Vieille France) Ce samedi dès 18 h Super repas spectacle1595$ Aznavour, Piaf, Leclerc, Vignault.Réserv.: (514) 845-1575 Le 25 novembre à 18 h En vedette le Ténor Perry Canestrari le Souper concert Rés : (514) 335-5892 52, rue Saint-Jacques, Vieux-Montréal PASTA MIA SOUPER DANSANT Les samedis soirs Menu 4 services à partir de 22$ Réservez pour le réveillon du jour de l'An 3002454 Fine cuisine italienne Réservations : (514) 765-9626 301, chemin du Golf, Île-des-Soeurs (stationnement) Restaurant Réservations : (514) 866-3175 39, rue Saint-Paul Est, Vieux-Montréal www.restaurantduvieuxport.com 2150 $ p.p.Rôti de boeuf fruits de mer salades déjeuner desserts et plus! 1495$ p.p.(Enfants moins de 10 ans 7,95 $) Tous les dimanches de 10 h à 15 h Trio de la mer Filet de saumon frais de l'Atlantique grillé au jus de citron, brochette de 6 crevettes et brochette de 6 pétoncles Servi avec riz et légumes frais Soupe du jour, salade maison et choix de desserts GRAND SPÉCIAL DE NOVEMBRE Stationnement à l'arrière disponible BRUNCH DU DIMANCHE SOUPER DANSANT AU VIEUX PORT Chaque vendredi et samedi soir, venez souper et danser aux Rythmes fascinants du duo acclamé Goldie & Dr Sax.La maison des délices Cuisine szechuan, cantonnaise, thaï, nouilles et pâtisseries NOUVEAU M & M Légende 6080, chemin Côte-des-Neiges (coin Linton) (514) 731-7788 Plus de 100 choix 10 % de réduction sur présentation de cette annonce.Veuillez réserver pour vos \u201c partys \u201d des fêtes. 6LP2101D1117 D21 sam.6LP2101D1117 ZALLCALL 67 02:00:53 11/17/01 B LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 D21 Le style Drouhin et des bordeaux 2000 DU VIN On dit, et répète, que 2000 fut un grand millésime pour les vins de Bordeaux.Pour certains, il est même à ranger dans la catégorie des millésimes exceptionnels, et donc du même niveau que, par exemple, 1989, 1982, etc.On a pu s'en faire une idée le mois dernier, à l'occasion de la visite, à Montréal et à Québec, d'une importante délégation de viticulteurs du Libournais, région qui regroupe entre autres les appellations Saint-Émilion, Pomerol, Lalandede- Pomerol, Fronsac et Canon- Fronsac.Car ceux-ci avaient apporté dans leurs bagages non seulement des vins des deux précédents millésimes (1999 et 1998), mais également des échantillons de leurs 2000 tirés des fûts.Il y avait foule, bien sûr, et les gens, tout en jouant du coude, se marchaient sur les pieds.N'empêche, il était à peu près possible de goûter, malgré la forte rumeur des conversations \u2014 conditions qui font sourciller, et avec raison, beaucoup de dégustateurs, car les risques d'erreur s'en trouvent amplifiées.Goûtés ainsi, côte à côte avec des 1999 et des 1998, les 2000 avaient tous une évidente parenté.En bref : les vins sont très colorés, et violacés à ce stade, avec de superbes bouquets très mûrs, aux notes de petits fruits noirs à l'eaude- vie, et des bouches charnues, denses, aux saveurs éblouissantes, sur des tannins tendres, onctueux.Autrement dit, si les vins, une fois mis en bouteilles au printemps ou au début de l'été, ressemblent véritablement à ce qu'on pouvait déguster ce jour-là, il ne fait pas de doute qu'il s'agit là d'un très grand millésime.Et qu'il dépasse, par l'ampleur, la qualité des arômes, la noblesse et le velouté de texture, les deux précédents, c'est-à-dire 1999 et 1998, ce dernier étant toutefois un très bon millésime, de facture classique, pour cette région du Bordelais.Arrivé un peu tard, après le travail, je ne pus goûter le célèbre Saint-Émilion Château Angélus.dont il ne restait plus une goutte.Restait cependant du Saint-Émilion 2000 Château Figeac, qui, à mon sens, était le meilleur de la dizaine de 2000 que j'ai personnellement goûtés alors.À la fois soyeux, éclatant, très serré, mais en finesse, il possède une texture veloutée remarquable, et des arômes de petits fruits noirs irrésistibles.En fait, on dirait presque un Pomerol.\u0001\u0001\u0001\u0001(\u0001) Serré lui aussi, compact, le Saint-Émilion 2000 Château Chauvin a les même arômes, une très belle texture, quoique sans l'extrême finesse de Figeac.Grand vin également.\u0001\u0001\u0001\u0001 Le Saint-Émilion 2000 Château Quineault L'Enclos se situe dans le même régistre que le précédent.Avec encore plus de matière, d'opulence, et un boisé aux notes discrètes de noix de coco.\u0001\u0001\u0001\u0001 Enfin, le Saint-Émilion 2000 Château Laroque est très proche du précédent, superbe lui aussi, avec un peu moins de chair et d'ampleur.Grand vin lui aussi.\u0001\u0001\u0001\u0001 Également très beaux, et notés \u0001\u0001\u0001(\u0001), tous des 2000 encore là : Lalande-de-Pomerol Château Haut- Gougeon ; Canon-Fronsac Château Coustolle ; Saint-Émilion Château Dassault et le Fronsac 2000 Château La Fleur Vincent, très charmeur, d'une minuscule propriété de un hectare.Un Madiran Nouvellement inscrit au répertoire général, le Madiran 99 Odé d'Aydie comblera les amateurs de vins éminemment concentrés.D'une couleur presque impénétrable, son bouquet, pour l'instant peu intense, a visiblement beaucoup d'ampleur, néanmoins.La bouche, elle, est énorme, très compacte, puissante, avec des saveurs franches et des tannins très serrés.Mais qui réussissent l'exploit de ne pas être agressifs.C, 610196, 15,75 $, \u0001\u0001(\u0001) $($) 5-6 ans au moins.Le style Drouhin Toutes les grandes maisons de Bourgogne qui sont à la fois propriétaires de vignes et négociants (elles achètent donc aussi des raisins, des moûts ou même des vins déjà vinifiés), toutes ont leur style, auquel elles cherchent à rester fidèles d'un millésime à l'autre.Ces styles tiennent à beaucoup de facteurs, dont les méthodes de culture de la vigne (qu'elles observent elles-mêmes et demandent de suivre aux vignerons dont elles achètent la production), la quantité de raisins produite à l'hectare, la manière de vinifier, les techniques d'élevage en fûts, etc.Fondée en 1880, la Maison Joseph Drouhin, qui possède 65 hectares de vignes (ce qui est énorme pour la Bourgogne), a ainsi son style à elle.Un style marqué de retenue, sans jamais.d'esbrouffe, et caractérisé davantage par l'élégance, la finesse, que par la concentration.Tout son vignoble est cultivé de manière biologique (sans donc d'engrais chimiques ni de pesticides), et même en biodynamie dans le cas des 15 hectares d'un de ses fleurons, le Beaune Clos des Mouches.Autre trait caractéristique : l'usage du bois y est modéré, l'apport de bois neuf étant de seulement 30 % pour ce qui est du Beaune blanc Clos des Mouches.Même pour le Montrachet Marquis de Laguiche, qui appartient à cette famille, mais dont s'occupe Drouhin depuis 1947, les fûts neufs ne représentent que 40 % des fûts utilisés.« « On n'est pas des charpentiers, on est des vignerons », dit mon père », raconte Frédéric Drouhin, fils de Robert Drouhin et désormais directeur général de cette maison, qui a fait goûter récemment une bonne gamme de ses vins.> Le Chablis 2000 Drouhin est remarquable.Plutôt léger, harmonieux, très Chablis par ses nuances minérales délicates.Ses saveurs sont pures, avec un boisé à peu près imperceptible.C, 199141, 20,95 $, \u0001\u0001\u0001 $$($), à boire, 1-2 ans environ.> Chablis 1998 Domaine de Vaudon.Du niveau d'un premier cru.Bouquet distingué, très Chardonnay, aux notes de fleurs jaunes, ce que suit une bouche délicatement boisée, aux arômes.quasi-floraux.Fin, et beaucoup de grâce.S, 893156, 29 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$($), à boire, 1-2 ans.> Chassagne-Montrachet 98.La même élégance que le précédent, mais avec un boisé plus marqué sans qu'il soit intempestif, des saveurs insistantes, des arômes encore là de fleurs jaunes.Équilibré, très bien fait.Mais bien cher.S, 880765, 66 $, \u0001\u0001\u0001(\u0001) $$$$($) 4-5 ans.> Beaune Clos des Mouches 99.Un grand classique, mais hélas ! désormais très cher.Un bouquet ample, au boisé pour l'instant très présent, avec quelque chose comme des notes minérales rappelant le silex.Volumineux et imposant en bouche.Excellent.« Je commence à boire le Clos des Mouches à cinq ans d'âge », disait ce soir-là Frédéric Drouhin.S, 880716, 98 $, \u0001\u0001\u0001\u0001 6-7 ans environ.> Beaune 99 Clos des Mouches.Le rouge, du même clos.La couleur est soutenue, le bouquet de très bon volume, mais retenu, peu expressif.Le vin se révèle en bouche.Une bouche charnue sans qu'elle soit très concentrée, aux saveurs franches, sur de beaux tannins de qualité, sans dureté.Excellent.S, 507939, 64,25 $, \u0001\u0001\u0001\u0001 $$$$($) 5-6 ans au moins.Un retour À signaler enfin le retour attendu du Almansa Castillo de Almansa Reserva 96 Bodegas Piqueras, d'Espagne, élaboré avec principalement du Tempranillo (60 %) et du Monastrell (40 %), autre variété propre à l'Espagne.Rappelant un peu la Bourgogne par ses odeurs et ses saveurs, assez fortement boisé (mais pas trop), moyennement corsé, il est peu tannique et à boire.Et le prix est très doux.C, 270363, 11,60 $, \u0001\u0001(\u0001), à boire, 1-2 ans.À LIRE : la chronique Le Vin de Jacques Benoit dans le cahier Actuel le vendredi À L'AFFICHE Suite de la page D19 PLUS QUE QUELQUES-UNES EN STOCK AVEC FINANCEMENT À PARTIR DE 1.9 % Pourquoi attendre New Beetle 2001 5441, rue St-Hubert Tél.: (514)274-5471 popular@popular.qc.ca Laurier 3004598A GALERIE D'ARTYVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Johanne Cullen, Donald Liardi et Janusz Migacz.Jusqu'à lundi.GALERIE LUZ (Édifice Belgo, 372, Ste-Catherine O., espace 420) Sculptures de Dominique Morel.Du mer.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 12 décembre.GALERIE OLIVIER MARTIN (4021, Dandurand) Auj., de 10h à 17h; dim., de 12h à 17h, exposition Vitrine d'automne et oeuvres de Frédéric Désaulniers.GALERIE OPTICA (372, Ste-Catherine O., espace 508) Oeuvres de Jayashree Chakravarty, Bhupen Khakhar et Anand Patwardhan.Du mar.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 15 décembre.GALERIE 418 (372, Ste-Catherine O.) Oeuvres de Joanna Nash.Du mer.au dim., de 12h à 17h.Jusqu'au 25 novembre.GALERIE RICHELIEU (7903, St- Denis) Pastels et peintures de Zhong Jian Qiu et Zhong Guo Gang.Jusqu'au 2 décembre.GALERIE SAINT-DIZIER (20, St- Paul O.) Oeuvres de Viviane Case-Fox, Claude St-Jacques et Marc Tetro.Jusqu'au 29 novembre.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Élène Gamache.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.Jusqu'au 23 novembre.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O, bur.320) Exposition Interviewing the Cities.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D'ART (1460, Sherbrooke O.) Sculptures Inuit.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres sur papier de Mireille Morency-Lay.Lun.au sam., 10h à 18h; dim., 12h à 17h.OBORO (4001, Berri, espace 301) Exposition Une pratique profane: art récent en Inde.Du mar.au sam., de 12h à 17h.OBSERVATOIRE (372, Ste-Catherine O., espace 426) Oeuvres de Michael Campbell.Du mer.au sam., de 12h à 17h.Jusqu'au 8 décembre.QUARTIER ÉPHÉMÈRE (angle Duke et Ottawa) Oeuvres de Neil Budzinski, Isabelle Hayeur, Alexandra SÀ.Jusqu'au 31décembre.Faites le test officiel de qualification de la Dictée des Amériques qui paraît dans le de La Presse d'aujourd'hui.Meilleur jeu Prix Gémeaux Partenaire majeur : www.dicteedesameriques.com Vous pourriez participer à la grande finale du 6 avril 2002 à l'Assemblée nationale du Québec.150 trios Bescherelle 30 Correcteur 101 160 Petit Larousse illustré 5 Grand usuel Larousse 3003245A jour La bonne nouvelle du ! La valeur totale des prix offerts est de 1500 $.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.Les gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Ces personnes recevront automatiquement leur prix par la poste dans un délai de 2 semaines.Jusqu'au 17 novembre 2001, nous publierons quotidiennement les noms de 15 gagnants abonnés à La Presse.Abonnez-vous Voici les chanceux d'aujourd'hui Mme Boyer d'Anjou M.Ayotte de Montréal M.Dubé de St-Bruno M.Brochu de Montréal M.Côté de Montréal M.Campeau de Beloeil M.Guizzetti de Montréal M.Joli de Montréal M.Chartrand de Montréal M.Sperano de Montréal et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.(514) 285-6911 Pour appels interurbains seulement : 1 800 361-7453 Mme Lacourse de Brossard Mme Theavy Ly de St-Hubert Mme Francoeur de St-Lambert Mme Gervais de Chambly M.Théoret de Roxboro La Presse vous offre la chance de gagner un ensemble dégustation Beaujolais Villages Nouveau, comprenant une bouteille et deux verres, signé Georges Duboeuf.Produit d'importation offert exclusivement aux lecteurs de La Presse.3005003A 6LP2201D1117 D22 sam.6LP2201D1117 ZALLCALL 67 02:04:27 11/17/01 B D22 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 1 7 NOVEMBRE 2001 JAZZ Le beau risque de Sylvain Lelièvre ALEXANDRE VIGNEAULT collaboration spéciale JUILLET 2000 au Gesù.Sylvain Lelièvre se présente à son premier rendez-vous galant avec le Festival international de jazz de Montréal.Ses doigts flottent sur son Steinway, sa voix traînante se pose sur ses « accords fuckés » préférés.Derrière lui, cinq complices font résonner ses chansons à coups de notes noires et bleutées.Lelièvre jazze, le public tombe sous le charme et en redemande.Sans l'invitation du FIJM, on n'aurait peut-être jamais eu droit au spectacle Versant jazz, que le poète et prof de littérature présente à compter de mercredi au Lion d'or.« Il s'est passé quelque chose de magique ce soir-là dans la salle et sur la scène, se rappelle l'artiste.Comme si c'était ce que j'avais envie de faire depuis longtemps et que le public attendait lui aussi que je le fasse.» Qu'y a-t-il de plus beau que la rencontre de deux désirs Le doute étant la seule religion qu'il pratique, Lelièvre s'est quand même méfié.Il a attendu avant de sauter aux conclusions.Il a d'abord repris la formule à Québec, à la demande du Grand Théâtre.Confronté à un autre succès, il a dû admettre que le chemin se traçait tout seul ; il devait verser dans le jazz, la musique qui a accompagné son adolescence à Limoilou.Lelièvre jazz ?Rien de moins qu'une évidence.Cette musique fait partie de son langage depuis toujours.Réécoutez seulement son grand classique Marie-Hélène ou bien Fleurs de grésil, Hiroshima et Le Croque-Mort à coulisse.Ça jazze, en catimini ou à pleins cuivres, longtemps avant le virage « négocié » sur Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves et affirmé avec ses sensuelles et douillettes Choses inutiles.« La matière était là », acquiesce le principal intéressé.Versant jazz arrive à point dans la carrière de Lelièvre, qui s'étend sur presque 40 ans.Parce qu'il avait besoin d'un projet stimulant pour suivre la récente réédition de ses huit premiers vinyles en un beau coffret de quatre DC l'an dernier (d'ailleurs couronné par un Félix, au dernier gala l'ADISQ).« J'avais peur de devenir inlassablement l'interprète de ma propre anthologie, confie-t-il.Ça ne me tentait pas.Je n'arrivais pas à voir mes 60 ans dans cette perspective- là.Je me suis dit qu'il fallait trancher dans le vif, qu'il fallait prendre un risque.» Du point de vue artistique, le risque est calculé.Parce qu'il avoue lui-même connaître un regain de popularité depuis Les Choses inutiles.« La courbe de vente des billets est ascensionnelle par rapport à mon dernier spectacle », signale-t-il.Du point de vue financier et logistique, c'est une autre paire de manche puisque l'artiste prend tout sur ses épaules.« C'est une somme de chapeaux \u2014 et de travail \u2014 inouïe à la fin de la journée.» Dans son nouveau spectacle, Lelièvre fait le tour de son jardin.Quatorze chansons tirées de son vaste répertoire (dont l'incontournable Marie-Hélène), six pièces instrumentales.Tout ça s'amalgame, se fusionne.et swingue plus que le show créé après Les Choses inutiles.« Je n'ai que trois cuivres, mais ça sonne ! » assure-t-il, une étincelle dans l'oeil.Sa poésie ne risque-t-elle pas d'étouffer sous une telle profusion d'instruments et d'arrangements ?Il semble que non.« Les paroles n'y perdent pas, au contraire, elles y gagnent, juge-t-il.Mon écriture est assez serrée et peut-être que 35 chansons denses, c'est trop pour le monde.Si, tout à coup, on arrête de mettre des mots et on commence à jammer, ça passe tout seul.» Une semaine avant la première, le chansonnier s'affairait à mettre la dernière main à son spectacle.Il faut que tout soit au poil, parce que les trois représentations prévues au Lion d'or seront enregistrées en vue d'un album live à paraître en février \u2014 c'est un bonheur rien que d'y penser.Il peaufine jusqu'à ce qu'il reste juste assez de place pour de légers défauts, parce qu'il trouve la perfection inhumaine.« J'aime quand ça accroche de temps en temps, dit-il.Ça tombe bien parce que je n'ai pas la prétention de la virtuosité.» Son prochain album studio ?Il n'y pense pas encore.Ça dépendra de la durée de vie de Versant jazz.Comme Lelièvre aime jouer souvent, de préférence dans de petites salles, son nouveau spectacle risque de voyager longtemps.VERSANT JAZZ, avec Sylvain Lelièvre, les 20, 21, 23, 24 et 25 novembre, 20 h 30, au Lion d'or ; info : 514 844-2172.Photo RÉMI LEMÉE, La Presse © Versant jazz, le nouveau spectacle de Sylvain Lelièvre, fera l'objet d'un disque live à paraître en février.www.cyberpresse.ca OUVREZ UNE FENÊTRE SUR CYBERPRESSE NOUVELLES ANNONCES CLASSÉES CHATS ET FORUMS HOROSCOPE MÉTÉO MOTEURS DE RECHERCHE CHAQ U E M I N U T E COMPTE 3004716A "]
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