La presse, 18 novembre 2001, B. Lectures - Arts et Spectacles
[" 7LP0101B1118 B1 18 nov 7LP0101B1118 ZALLCALL 67 01:01:18 11/18/01 B www.cyberpresse.ca OUVREZ UNE FENÊTRE SUR L'ACTUALITÉ QUÉBEC CANADA MONDE CHAQ U E M I N U T E COMPTE 3005963A 7LP0201B1118 B2 - DIMANCHE 7LP0201B1118 ZALLCALL 67 00:55:03 11/18/01 B ADOS Suite de la page B1 Une litterature ala fois mature et adolescente En d'autres termes, les adolescents ont visa- vis la lecture un comportement finalement assez semblable a celui du lecteur moyen.A preuve.On voudrait qu'ils lisent les classiques.Mais combien d'adultes se complaisent entre les pages de Victor Hugo et de Celine ?Chiffres de vente a l'appui, la majorite prefere Marie Laberge et Mary Higgins Clark.On voudrait aussi que les adolescents lisent le bouquin qui leur a ete impose, dans des conditions imposees et dans un temps impose .en vue d'un examen ou de la redaction d'un resume de lecture.Combien, parmi les adultes, se plieraient a une telle discipline ?Combien ont laisse traine un bouquin pendant des mois sur un coin de table, attendant le moment ou ca cliquerait entre eux et l'oeuvre - chose qui n'est peut-etre jamais arrivee ?Ne manquait que le lieu impose.Le voici.Periode de lecture obligatoire.Assis sur une chaise droite, a la bibliotheque.Qui, dans la vraie vie ( !), lit dans ces conditions ?Le divan sur lequel il est possible de se nicher ou le fauteuil inclinable n'est-il pas l'accessoire essentiel aux longues heures de lecture ?Pourquoi pas un Harlequin ?On enseigne aux adolescents a analyser des textes en se disant que, sachant analyser, ils vont savoir ecrire et aimer lire.Mais ca ne marche pas comme ca, poursuit Dominique Demers avec passion.Il faut les prendre ou ils sont et non ou on voudrait qu'ils soient.On voudrait qu'ils lisent Balzac, mais ils ne lisent pas Balzac.Et pourquoi refuser qu'ils fassent le resume d'un roman Frissons ou Harlequin.si, au moins, ils le lisent vraiment ?Et, de toutes manieres, s'ils ont un resume a ecrire, ils ne vont pas prendre le livre qu'ils preferent mais celui qui est le plus facile a resumer.Ou ils vont acheter le travail d'un autre.Lucratif, parait-il, ce trafic-la.Reste qu'elle affiche une grande confiance face au corps enseignant : les gens ne sont pas le probleme, mais leur formation et le systeme.Lequel est en train de changer, affirme pour sa part Michelle Provost, specialiste en pedagogie de la lecture et de la litterature qui travaille regulierement pour le ministere de l'Education .elle est derriere les repertoires et ouvrages de reference Lire et aimer lire et De la lecture a la culture et est actuellement a coordonner l'elaboration du site Livre ouvert dont le premier volet, destine aux classes du primaire, sera lance au printemps.Il reste beaucoup de travail a faire pour eviter le piege de scolariser la lecture, ditelle.Utiliser un roman pour faire de la grammaire et de l'orthographe, c'est abominable.C'est une pratique que nous voulons eliminer.Pour cela, il faut changer la maniere de voir la lecture.et il faut faire confiance aux jeunes, les responsabiliser et ne pas les denigrer.Il faut aussi leur donner la liberte de choix.donc, leur apprendre a choisir au lieu d'imposer.La honte de lire Et leur apprendre a ne pas avoir honte de lire.L'idee .celle de la lecture associee a la honte .est choquante.Elle est pourtant bien reelle, comme a pu le constater Nadine Fortier, consultante pour Communication- Jeunesse (organisme voue a la promotion de la lecture d'oeuvres quebecoises et canadiennes- francaises) et responsable des clubs de lecture que chapeaute CJ, tant au primaire qu'au secondaire.Or, dans ce dernier volet, le programme battait de l'aile.On a voulu savoir pourquoi, grace a une etude menee aupres des enseignants, des bibliothecaires et des jeunes frequentant les ecoles secondaires.Les adolescents nous ont dit que lire marginalise , indique Nadine Fortier, qui a mene l'etude en question.Aux yeux de plusieurs, lire, c'est ne pas avoir de gang et passer pour un nerd alors que faire du sport est valorise, donc valorisant , ajoute Johanne Gaudet, directrice generale de CJ.Les responsables de Communication-Jeunesse ont donc repense les clubs de lecture pour ados en fonction de cela.En rafraichissant, l'an dernier, le nom et le concept : la Livromanie est devenu le Reseau CJ .branche dans tous les sens du terme avec site Internet, magazine, selection annuelle de livres, et activites style sit-in litteraire, rave litteraire et autres activites chapeaute par le theme Lire a l'extreme.La lecture, activite extreme ?Voila qui fait rever.SONIA SARFATI Regle generale, on craint l'adolescent.Pourtant, des hurluberlus decident de s'adresser, beaucoup, a lui.Certains, en lui ecrivant des romans.D'autres, en les publiant.Car la litterature quebecoise pour ados existe.Plusieurs l'ont rencontree.Et, plus que cela, elle est tres bien cotee dans la francophonie.Pourtant, un certain vent de fatigue souffle sur elle.Une situation paradoxale.Digne de l'adolescence, quoi ! C'est d'ailleurs l'age qu'a ce deuxieme temps de la litterature d'ici destinee aux ados : environ 15 ans.En fait, les specialistes considerent Le Dernier des raisins de Raymond Plante, publie en 1986, comme le signe de la renaissance de cette litterature qui battait de l'aile apres avoir connu de beaux jours dans les annees 60 avec les livres de Suzanne Martel (Surreal 3000), de Paule Daveluy (les Sylvette) et quelques autres.Depuis, le Raisin a fait des p'tits et la majorite des editeurs ont tate a ce fruit-la.Aujourd'hui, il existe ici une quinzaine de collections pour ados.Et une variete de genres, souligne Michelle Provost, specialiste en pedagogie de la lecture et de la litterature.Romans historiques, fantastiques, policiers, a portee sociologique, etc.De la variete, donc, pour repondre a des gouts pluriels.A ce sujet, Dominique Demers, specialiste en litterature jeunesse et romanciere parmi les preferees des jeunes, se rappelle le concours Lettre a mon ecrivain ou les ados avaient ete invites a ecrire a leur auteur prefere.C'etait en 1993.Les auteurs les plus souvent nommes ?En tete, Stephen King.Suivi de Lucy Maud Montgomery.Et.d'Emile Nelligan.Il faut leur offrir qualite et diversite , poursuit celle qui, a l'epoque, venait d'amorcer sa trilogie des Marie-Lune - qui a, depuis, fait un malheur aupres des adolescent(e)s.A preuve : pour feter ses 25 ans, Communication- Jeunesse a demande aux gens de lui faire connaitre leur roman prefere et, chez les 13-17 ans, les deux premiers titres etaient La Lumiere blanche d'Anique Poitras et Les Grands Sapins ne meurent pas de Dominique Demers.Deux de ces romans dits miroir qui, annee apres annee, se retrouvent dans les premieres positions des palmares annuels de CJ.Ainsi, meme s'il est loin de constituer l'unique filon des auteurs jeunesse quebecois, le roman- miroir .livre qui reflechit le quotidien .est parmi les plus apprecies des jeunes et (donc ?) exploites par nos ecrivains.Il en va autrement ailleurs.En France, beaucoup de romanciers ecrivent plus pour les adultes prescripteurs que pour les adolescents, affirme Dominique Demers.Au Quebec, nous sommes de facon generale plus pres de notre public.C'est un choix que nous avons fait et qui se concretise dans le travail des Raymond Plante, Marie-Francine Hebert, Michele Marineau, Bertrand Gauthier, etc.Et ce n'est pas un hasard si cela se passe ainsi, ici, ajoute-telle.Notre rapport avec les jeunes est different de celui que les Europeens ont avec les leurs.Nous sommes plus permissifs, plus tolerants, plus ouverts.avec tout ce que cela comporte de positif et de negatif.Nous n'avons pas LA reponse mais nous avons une reponse differente.Elle se lit a travers les ecrits de nos romanciers puisque la litterature jeunesse est, depuis toujours, liee aux valeurs ideologiques d'une societe.Voila pourquoi les historiens, les politiciens, les sociologues devraient en lire davantage ! Mais, chose certaine, cette litterature rejoint aussi les preoccupations des jeunes Europeens .donc, celles des editeurs qui publient pour eux.Louise Mongeau, vice-presidente Developpement et Communications a la courte echelle, en sait quelque chose : A Bologne et a la Foire du livre de Francfort, nous nous faisons regulierement demander des romans pour adolescents, dans la veine du drame social.Du roman-miroir, autrement dit.On dirait qu'en Europe, les gens ont longtemps nie le besoin d'une telle litterature, ajoute Helene Derome, presidente de la maison d'edition.Pour eux, l'adolescent est mur pour les classiques et les livres pour adultes.En effet, il peut l'etre.Mais il peut, en meme temps, avoir envie d'autre chose.De textes dans lesquels retrouver son univers .en pleine metamorphose.Reste que, malgre le succes, ceux qui exploitent ce filon-la montrent des signes d'essoufflement.C'est ce que l'on a remarque a CJ : Il y a moins de titres, certaines collections ont disparu et, meme s'il se fait encore de tres belles choses, la qualite generale a diminue , indique Nadine Fortier, consultante pour l'organisme qui, pendant quatre ans, a fait partie du jury charge d'elaborer la selection de livres soumis aux clubs de lecture 12 ans et plus .En ce qui concerne la quantite, les chiffres vont dans le meme sens : selon les listes de livres recenses par les Services documentaires multimedia (SDM), le roman pour les 12 ans et plus, qui occupait 27 % de la production en litterature jeunesse quebecoise en 1997, n'en representait plus que 25 % en 1998, 19,5 % en 1999 et 18 % en 2000.L'album, par contre, neglige pendant les annees 80 et une partie des annees 90, a la cote ces derniers temps.Le roman serait donc victime d'un retour du balancier.Et puis, la ligne entre l'ecriture pour adolescents et celle pour adultes est si mince que plusieurs auteurs jeunesse decident de la franchir, croit Helene Derome.Ils croient qu'ils iront ainsi toucher un public plus large.De meme que, peut-etre, l'occasion de se reposer : ecrire pour les ados est tres exigeant.Outre les thematiques que nous abordons dans les livres, il y a une question de regard, note Dominique Demers.Un bon auteur jeunesse a un regard a facettes multiples : celui de l'adulte, car il ne doit oublier ce qu'il est ; et celui du jeune qu'il a ete.Ce qu'il ecrit, c'est le roman de quelqu'un qui doit assumer son defi artistique et son age tout en se faisant complice des jeunes - sans tomber dans le racolage .Le mandat n'est pas petit.Surtout quand, comme elle, on croit que chaque livre devrait changer le monde .Une recherche d'absolu qui devrait plaire aux ados.Les ados preferent Stephen King a J.K.Rowling.En toutes lettres collaboration speciale De tous les plaisirs, lire est le plus fou.Ce n'est pas moi qui le dis, mais le volubile Jean- Claude Germain, homme de theatre, historien et mousquetaire de la chose ecrite, qui a fait paraitre aux editions Isabelle Quintin un sympathique petit recueil de chroniques et communications publiees ou prononcees ca et la, et portant justement sur les joies de la lecture.J'ose croire que Patrice Danserau et Sonia Kaleva Anguelova, signataires des deux ouvrages que j'aimerais vous recommander aujourd'hui, souscrivent sans la moindre hesitation au postulat du jovial ex-president du Salon du livre de Montreal.Car leurs livres celebrent chacun a leur maniere le plaisir de lire et de vivre, qui sont a mon sens indissociables.La sortie du Livre d'Eros me donne l'occasion de rattraper un impair commis par inadvertance l'an dernier, a savoir mon impardonnable silence sur Le Livre gourmand, le precedent essai de Patrice Dansereau.Mea culpa, mea maxima culpa.Les publications se suivent, s'accumulent et les imperatifs de la chronique nous obligent parfois a negliger des livres plus que valables au profit de ces autres, qu'on croit incontournables et qui occupent en effet, pendant un temps, l'avantscene de l'actualite.Pour avoir oeuvre dans le milieu pendant des annees, Dansereau connait suffisamment les regles injustes du jeu pour ne pas me tenir rigueur de cet oubli inelegant certes, mais qu'on aurait tort d'interpreter comme un signe de malveillance.Je me rejouis (si, si, j'insiste sur ce mot) de ce que Dansereau recidive cette annee et me permette de vous confier tout le bien que je pense de son travail de moine.Apres nous avoir cause dans son precedent bouquin des plaisirs de la table, voila que cet emerite jouisseur (au sens le plus noble du terme) nous invite en quelque sorte a passer au boudoir.De la chair a la chair, il n'y a meme pas un pas, tout juste un subtil glissement semantique auquel on s'abandonne volontiers.Florilege de meditations coquines sur la sensualite, le sexe et l'amour, agremente de citations tirees des plus belles pages de la litterature erotique d'hier et d'aujourd'hui et de superbes gravures, Le Livre d'Eros temoigne de la finesse d'esprit, de l'humour et de l'erudition hors du commun de cet epicurien convaincu et convaincant.De toute evidence, n'en deplaise a Mallarme, il serait donc possible, voir souhaitable, de lire bien des livres sans en avoir la chair triste.Pour nourrir son vibrant plaidoyer, Dansereau convie a la barre des ecrivains tels que Casanova, Sade, Sacher-Masoch, Anais Nin, Patrick Grainville, Jean-Yves Soucy, Georges Bataille, Pascal Bruckner, Marc Cholodenko, et j'en passe.Livre de cul ?Allons donc ! On cherchera en vain la moindre once de vulgarite dans cette anthologie de la chose et de l'autre chose (ceux et celles qui liront comprendront la nuance) ! Superbement et intelligemment ecrites, les cinquante et quelques rubriques de cet abecedaire du plaisir (d' Abandon a Zizi ) composent une veritable ode a la liberte du corps et de l'imaginaire, un hymne a la gloire de l'enivrement et des dereglements sensuels de tout ordre puisque, ainsi que nous le rappelle Danserau dans son liminaire, l'erotisme ne connait pas d'autre valeur que le plaisir .Y'a de la joie, comme chantait Trenet.Alors, esprits chagrins, priere de s'abstenir.L'abecedaire d'Anguelova Bulgare d'origine, installee au Quebec depuis une trentaine d'annees apres un bref sejour a Cuba, Sonia Kaleva Anguelova a elle aussi choisi la forme de l'abecedaire pour ce premier ouvrage ou elle retrace son itineraire d'immigrante.Resolument autobiographique, son Abecedaire des annees d'exil ne reprend cependant pas le lamento usuel de l'etranger en terre nouvelle, en proie au vague a l'ame, a la nostalgie de la terre natale, loin de la.Habites par un ludisme et une poesie lumineuse, les fragments tour a tour lyriques ou narratifs font la chronique de la decouverte d'un territoire, d'une culture et d'une langue a conquerir, le Quebec, ou Sonia Anguelova a decide de prendre racine en toute connaissance de cause.Au fil des rubriques, l'auteure jette sur ce Quebec des annees du retour a la terre et des utopies contre-culturelles un regard a la fois attendri et amuse.Encore la, pas une once de sensiblerie et pas d'autocongratulation non plus : sans complaisance, Sonia Anguelova partage ses reminiscences des chansons d'Harmonium ou d'Allan Parsons Project, de la revue Main-mise, des virees psychedeliques d'antan, de la peinture de Gustav Klimt, des soirees de poesie en Gaspesie ou ailleurs.Davantage qu'un journal intime, elle nous propose ici un tableau fragmente, kaleidoscopique d'une epoque vue a travers ses yeux de femme sensible a la fragile beaute du monde, a l'appel imperieux de l'amour, a l'espoir, au reve ainsi qu'au devoir de souvenance.Comme de raison, il est question de litterature, Sonia Anguelova ayant elle aussi frequente assidument les livres sans pour autant en attraper la chair triste.(Comme quoi, ce vieux Mallarme aurait du tourner la langue sept fois avant d'accuser la lecture d'etre a la source de son spleen) Evoques au detour d'une phrase, les spectres de Stefan Zweig, Virginia Woolf, Marie Uguay, Jacques Prevert, Saint-Denys Garneau et bien d'autres defilent, histoire de confirmer ce mot de Gaston Miron selon qui on ecrit toujours avec tous les ecrivains qui nous ont precedes .Livre singulier, eminemment personnel, Abecedaire des annees d'exil constitue une remarquable entree en litterature pour l'auteure, dont on surveillera les prochains titres.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LIVRE D'EROS Patrice Dansereau Carte Blanche, 201 pages \u0001 \u0001 \u0001 1.2 ABECEDAIRE DES ANNEES D'EXIL Sonia Kaleva Anguelova Lanctot, 119 pages 7LP0301B1118 B3 - DIMANCHE 7LP0301B1118 ZALLCALL 67 00:53:11 11/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 3 ENTREVUE ROMAN Le Grand Robert pour les gourmets de la langue Les choses de la vie RÉGINALD MARTEL regimartel@videotron.ca Pierre Yergeau est né en Abitibi, province qui lui a inspiré L'Écrivain public, un des romans les plus riches du corpus québécois.Voici La Désertion, qui nous ramène à la même époque, quelque part dans les années trente et peut-être quarante, moins à Amos cette fois, petite ville bourgeoise que ses institutions, évêché et écoles, ont rendue quelque peu arrogante, qu'à Val d'Or, plus rude et plus cosmopolite, où la petite soeur de l'écrivain public Jérémie, Michelle-Anne Hanse, surnommée Mie, vivra ses amours et sa vie avant d'aller lentement mourir près de la rivière des Prairies, dans le silence que sa surdité lui impose désormais.Le parcours serait banal, enfance dans un chantier forestier, études très primaires à Val d'Or, mariage et enfantements \u2014 la vie, quoi, si M.Yergeau ne savait transfigurer cet itinéraire en lui insufflant une magie qui puise tout à la fois dans la réalité pourtant bien prosaïque de ceux qui triment dur pour gagner leur croûte, dans les mystères de la civilisation amérindienne, dans les dramaturgies tragi-comiques du cirque, dans les aléas de la filiation et enfin et surtout dans la mémoire du coeur et du corps.Mie naît dans un campe de bûcherons, d'un père acrobate qu'elle n'a pas connu et de Delphine, chanteuse de cabaret, avec qui elle n'aura de rapports que très ténus.L'univers du bébé, c'est la casserole où elle passe ses jours et ses nuits, juchée au-dessus des fourneaux, sous la surveillance austère de sa grand-mère Tony, bienveillante de monsieur Tchen, immigré chinois qui a travaillé à la construction du chemin de fer transcontinental et qui s'est fait cuisinier.Les premières sensations qui s'offrent à Mie sont d'ordre olfactif et auditif, cochons qu'on étrangle et dont on fait les ragoûts, ruée des forestiers affamés vers les tables.La petite n'a pas d'histoire, sa vie est seulement végétative et pourtant M.Yergeau réussit à investir ce personnage de rien du t o u t , qui e x i s t e à peine, et à lui donner une réalité t r è s p r é - gnante.À travers Mie apparaissent non seulement un lieu et ses habitants, mais encore un univers extrêmement riche et complexe, généralement indéchiffrable et que les protagonistes s'obstinent à interroger et à interpréter quand même, avec peu de moyens, pour arriver peut-être à comprendre ce qu'il en est de leur destin.La manière a peu d'équivalents.Les scènes se suivent dans un désordre apparent, sans chronologie.Il s'en dégage une atmosphère impressionniste, moins floue que mouvante : la chronique de M.Yergeau, qui agit comme porte-parole de Mie, est parfois contredite par le récit qu'en a fait Jérémie, alter ego de l'écrivain.La fillette se désole et proteste, car ce qu'il l'a habitée absolument lui paraît ramené par Jérémie à peu de chose, comme si le grand frère voulait lui enlever la certitude même d'avoir existé \u2014 et que cela en valait la peine.L'écrivain aborde ainsi subtilement la question de la vérité de la fiction.Avec le même savoir-faire, il oppose les préoccupations immédiates des personnages à la situation collective plus vaste dans laquelle elles se manifestent.Bien que La Désertion ne soit pas un roman social, c'est à travers la réalité de l'Abitibi que Mie doit essayer de se comprendre et de comprendre le monde où elle baigne.Les données psychanalytiques ont aussi leur importance.Les bûcherons disent à l'enfant, pour rire, qu'ils vont la manger.Elle trouve cette perspective à la fois terrifiante et attirante.Plus tard, elle sera traversée de sentiments aussi ambigus au moment d'être croquée par celui qui lui fera un enfant et l'épousera.La Désertion est l'histoire d'une dépossession.Quand Mie jette ses dernières poupées, celles avec qui elle dialoguait dans son cirque personnel, l'enfance la quitte irrémédiablement.Quand elle accepte, avec ses compagnes écolières, de jouer le jeu de la dérision en se moquant de tout le monde, elle ne refuse pas de se diminuer, elle qui avait plus d'orgueil.Quand elle se lance dans l'amour et le mariage comme on se jette à l'eau, elle ne sait plus ou ne veut plus faire la différence entre la vie rêvée et les ersatz qui se présentent.La vieille Tony avait raison, qui lui disait : « Tu pourras jamais te satisfaire, petite.Tu pourras jamais combler tous tes désirs.Il faut pas mélanger le jour avec la nuit.Personne viendra à ton secours.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA DÉSERTION Pierre Yergeau L'instant même, 208 pages rlecours@lapresse.ca Sa dernière parution remontait à 1985.C'était un fort ouvrage en neuf lourds volumes, séduisant, bien que savant certes, mais somme toute peu commode.Aussi pour sa remise à jour qui l'enrichit encore de 4000 entrées, Le Grand Robert de la langue française a-t-il subi une toilette en profondeur qui lui donne une jeunesse apte à le démocratiser.Plus que six volumes sur papier bible, assez légers pour tenir dans les mains, qui fait appel à toutes les astuces de maquettistes méticuleux pour présenter le maximum d'information avec la clarté la plus nette.En prime, son prix est moins élevé que pour l'édition précédente et, au Québec, meilleur marché même qu'en France à cause de la marge réduite que prend son diffuseur.Une aubaine à 395 $ en quelque sorte.À la différence de la famille Larousse qui privilégie une approche pédagogique et encyclopédique du langage, Le Robert l'aborde du point de vue de l'histoire, ce qui a pour avantage de donner de l'épaisseur aux mots dont le sens évolue au fil des ans tout comme le génie de ceux et celles qui l'utilisent.« Le Grand Robert donne une représentation de la langue telle que l'honnête homme un brin cultivé peut avoir à la parcourir », explique Pierre Varrod, directeur général des Dictionnaires Le Robert.C'est donc à la fois l'institution d'enseignement, la bibliothèque, le centre de documentation, le professionnel du langage sans compter l'épris du français qui représentent le marché cible de cette grande aventure lexicographique.La famille des dictionnaires Le Robert, rappelons- le, a commencé dans les années cinquante, avec la parution en fascicule et durant une quinzaine d'années du Dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, une initiative de Paul Robert, vite entouré d'une équipe de collaborateurs avec au premier chef Alain Rey qui a présidé à l'actuelle refonte.Ce qui distinguait déjà le Robert des autres dictionnaires, à savoir, ses indispensables renvois, ses références étymologiques et ses innombrables citations deviennent au fil des ans l'atout essentiel qui fait de chaque parution du Petit ou du Grand Robert le rendez-vous des gourmets du français.Ce sont souvent ces citations tirées à la fois de la littérature, des périodiques et même des journaux qui éclairent des définitions autrement aussi synthétiques qu'abstraites, encore trop souvent l'apanage d'ouvrages concurrents.Par exemple, au mot-vedette Taliban, non seulement écrit-on qu'il s'agit d'un membre d'un mouvement afghan islamiste intégriste et armé dont la politique est l'application stricte et intégrale de la loi coranique, on fait suivre la définition d'un long extrait d'article de journal qui résume le comportement de l'Occident à leur égard depuis 10 ans.De quoi, en somme, mieux comprendre la tragédie présente.Les lexicographes du Grand Robert se penchent depuis déjà fort longtemps sur les nuances que les mots prennent selon les régions de la francophonie.Ainsi en est-il du mot Gruger qui, en France, est devenu un des nombreux synonymes de duper alors qu'il prend chez nous le sens de ronger ou d'éroder.Cela toutefois donne lieu à quelques quiproquos franchement cocasses, par bonheur peu nombreux : à Cretons, on nous donne la définition peu ragoûtante suivante : Résidus de la fonte des graisses d'animaux.Pains de cretons servant d'aliments pour chiens.Le tout est appuyé de citations dont celle de Jean-Yves Soucy qui laisse pantois le lecteur étranger qui n'a jamais eu le plaisir d'apprécier ce plat traditionnel : Goûte ces cretons, Mathieu.(.) -Y a pas à dire, c'est bon.M.Varrod a pris bonne note de cet impair gastronomique qui ne doit en rien diminuer l'à-propos d'un ouvrage si respectable et respectueux à tant d'autres égards.Le Robert fait aussi bien attention à la codification des mots empruntés.On sera ainsi bien intéressé par consulter le tableau qui recense l'ensemble des mots arabes qui fait aujourd'hui partie intégrante de la langue.C'est évidemment l'anglais qui préoccupe le plus.« Le langage est le miroir de la puissance d'un peuple, note M.Verrod.Elle est, hélas, proportionnelle à son pouvoir.» Les Québécois sont bien sûr confrontés tous les jours à cette vérité brutale.Voilà qui explique, on l'a souvent dit et écrit, leurs sains réflexes défensifs qui fait trop souvent défaut aux Français.Cela dit, il y a aussi parfois incompréhension de la dynamique complexe qui préside à la vie d'une langue.Si Le Grand Robert n'hésite pas à intégrer Courriel à son corpus malgré le rejet du terme par l'Académie française, il refuse Clavardage, mot qui fait ici son petit bonhomme de chemin.C'est Tchatche qui emporte l'adhésion parce qu'il existe déjà dans le parler marseillais dans le sens de disposition à s'exprimer facilement, sans compter que son orthographe suggère une prononciation qui rappelle le mot anglais que clavardage tentait de traduire.Ce type d'adaptation n'est pas unique quand on pense à Tchao qui dérive de l'italien Ciao.Que l'OLF se le tienne pour dit ! Malgré ses 80 000 entrées, on cherchera en vain le mot Défusion dans Le Grand Robert.M.Varrod n'écarte pas qu'il s'y trouve un jour, si ce terme devait cerner une réalité nouvelle.Peut-être Jean Charest y verra-t-il l'occasion de laisser sa marque.LE GRAND ROBERT DE LA LANGUE FRANÇAISE Collectif sous la direction d'Alain Rey Paris 2001, six volumes, 13 440 pages Photo RÉMI LEMÉE, La Presse « Le Grand Robert donne une représentation de la langue telle que l'honnête homme un brin cultivé peut avoir à la parcourir », explique Pierre Varrod, directeur général des Dictionnaires Le Robert.LITTÉRATURE DU VOISIN Une dette à rembourser Au coeur du nouveau roman de J.M.Coetzee, écrivain sud- africain, il y a une dette à rembourser.Celle des Blancs à l'égard des Noirs en Afrique du Sud, à la suite des années d'apartheid.Aussi celle des hommes à l'égard des femmes.Les personnages de Coetzee, le professeur David Lurie et sa fille Lucie, tentent chacun à leur façon de rembourser leur dette à l'histoire.D'expier leurs fautes, mais aussi les fautes d'un système qu'ils n'ont pas créé, mais dont tous les deux ont profité par leur statut même de Blanc.Mais ce ne sera pas facile.Une dette si grande, qui repose sur des siècles d'oppression, ne se rembourse pas si vite, et surtout pas par quelques individus bien intentionnés.D'où le grand pessimisme de Disgrâce, ce brillant roman qui arrive en traduction française deux ans après avoir gagné plusieurs prix prestigieux en Angleterre et aux États- Unis.Tous les écrivains ont en tête un livre dont ils auraient aimé être l'auteur.Le livre qu'ils auraient souhaité écrire.Chez moi, c'est clair : j'aurais voulu être l'auteur d'En attendant les Barbares, un roman de Coetzee sorti en 1987.On trouve tout à l'intérieur de ce court récit : la relation entre l'exercice du pouvoir politique et la domination sexuelle, l'histoire d'un homme vertueux qui perd sa moralité au contact d'un système pourri.On pourrait en dire autant du nouveau roman de Coetzee : aride et pessimiste, il nous transporte jusqu'aux confins des possibilités du comportement humain.C'est aussi un livre post-apartheid, post-règlement de comptes.Donc, la revanche en est un des thèmes majeurs.Elle se manifestera sous plusieurs formes, et elle choisira ses victimes comme bon lui semble.Le héros de Disgrâce, David Lurie, 52 ans (neuf ans de moins que l'auteur), double divorcé, pense avoir « résolu la question de sa vie sexuelle de façon plutôt satisfaisante » en payant une jeune femme une fois tous les jeudis après-midi pour partager quelques moments d'intimité avec lui.Mais, bien sûr, il n'en est rien.La femme qu'il paie n'est qu'une ombre, et Lurie est professeur, donc entouré de belles jeunes filles avides d'expériences.Le grand tabou de notre temps, après l'inceste, ce sont des relations sexuelles entre professeurs et étudiantes.Un tabou que Lurie n'hésite pas à briser avec Mélanie Isaacs, une fille ordinaire qu'il juge pas brillante mais pas nulle, pas bête mais pas motivée.Quoique harcelé par la passion \u2014 il songe même à la castration comme moyen de guérison radicale \u2014 en fin de compte David Lurie est peu attaché aux objets de ses désirs.Après avoir convoité Mélanie, il a peur qu'elle veuille vivre avec lui.Comme pour beaucoup d'entre nous, la poursuite a plus de charme que la conquête.La jeune Mélanie est féministe, elle lit Adrienne Rich et Toni Morrison et Alice Walker, un régime universitaire typique pour une étudiante en lettres de nos jours, mais toute sa rectitude politique ne l'empêche pas de céder aux avances du professeur Lurie.Leur amour a pourtant quelque chose de désincarné.« Ce n'est pas un viol, pas tout à fait, mais sans désir, sans le moindre désir au plus profond de son être.Comme si elle avait décidé de n'être qu'une chiffe, de faire la morte au fin fond d'elle-même le temps que ça dure.» Bon, la passion n'est peut-être pas son point fort, mais Mélanie Isaacs a quand même une autre motivation : la revanche.Bientôt, le professeur Lurie se retrouve devant le comité universitaire qui enquête sur le harcèlement sexuel.Lurie n'offre aucune défense, comme s'il attendait ce moment où l'accusation tombe sur lui.« Elle a l'âge de savoir ce qu'elle veut », dit-il de sa dulcinée.Le comité, pourtant composé de ses semblables, s'acharne sur lui.Leur procédure est assez stalinienne : que Lurie plaide coupable ne leur suffit pas, il faut qu'il avoue ses torts sur la place publique, on veut faire de lui un exemple, un symbole.Homme entier, homme intransigeant, Lurie préfère prendre la porte.Honni, objet de tous les commérages, il cherche refuge chez sa fille Lucy qui a choisi d'habiter en rase campagne, dans un coin assez désolé.Elle a aussi choisi de vivre sans hommes dans sa vie.Lucy, la raideur même, ne se nourrit que de principes.Elle a décidé de vivre avec les Noirs, dans des conditions semblables à eux, histoire d'expier les fautes commises par des générations de Blancs, ses ancêtres.Mais la violence s'acharne sur ceux qui essaient de vivre selon les bons principes.Lucy et son père se retrouvent victimes d'une attaque dont je ne dévoilerai pas les détails.Après l'exil et le bannissement, voilà qu'un autre déshonneur tombe sur Lurie et surtout sur sa fille.Mais Lucy ne demande pas justice pour le crime dont elle est victime \u2014 elle voit ses mauvais traitements comme des actes compréhensibles de la part de la population noire de son pays.Comme si elle leur devait son âme et son corps pour les années d'apartheid.La dette collective, l'impossibilité de vivre avec les crimes du passé \u2014 Coetzee n'a pas froid aux yeux.Toute son oeuvre est une enquête remarquable sur notre siècle, et une clef pour le comprendre.\u0002 \u0002 \u0002 Les Anglais arrivent au Lion d'or ! Au chic cabaret de l'est de la ville, le Quebec Writers' Federation va décerner ses prix littéraires pour les meilleures oeuvres (selon leurs jurys) écrites en anglais par des Québécois.Une excellente occasion de faire du tourisme littéraire, et voir comment se comporte le voisin.Le tout se passe le jeudi, 29 novembre, à 19h.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 \u0001 DISGRÂCE J.M.Coetzee traduction française de Catherine Lauga du Plessis, Seuil, 252 pages Une invitation de Une présentation de Offrez un livre tout neuf à un enfant défavorisé durant le temps des fêtes Au Salon du livre de Montréal et dans toutes les librairies participantes (514) 289-1178 ou 1 800 361-9142 www.fqa.qc.ca FILL_57P 7LP0401B1118 B4 - DIMANCHE 7LP0401B1118 ZALLCALL 67 00:55:21 11/18/01 B LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE BEAUX LIVRES Les Prix du Le roman d'amour du bel exil Québec en album Belle histoire, que celle d'un certain Mauricio Gomez-Ravel, né à Puerto Rico, et qui va s'exiler en France, changer de nom, devenir un Français : Mauricio Ravel.Histoire qui se superpose à celle de son auteur, Eduardo Manet, né à Cuba, exilé en France, devenu Français.Belle histoire, qui commence bien.Le jeune Mauricio naît en 1957 dans une belle maison avec jardin et piscine, dans une famille d'artistes très célèbres : la mère, Sarah, se promène à Cuba, aux États-Unis, à Porto-Rico, avec le père, chanteur de boléro et danseur gominé.Lui, le jeune Mauricio, se demande dès le début de cette histoire quelle peut bien être son identité exacte : est-il vraiment un descendant, par sa mère, du compositeur Maurice Ravel (celui du Boléro) ?Puisque, comme par hasard, lorsqu'il rêve il le fait en français \u2014 alors qu'il parle espagnol La mère, cette magnifique fofolle de Sarah, qui croit en Dieu et se passionne pour la littérature (la poésie surtout), sera une sorte de muse pour son fils, qui l'admire de tout son amour.Et puisqu'elle ne veut pas recommencer à écrire, c'est lui qui le fera.Il a quinze ans, il écrit, il découvre la passion.Le voilà épris d'une actrice de la télévision, célèbre et adulée.En même temps, le voici passionné par la révolution pré-castriste qui secoue la Caraïbe.Mais dans cette enfance heureuse, soudain, les malheurs vont surgir.La mère meurt d'un cancer.Le père décide d'émigrer aux États-Unis, ce pays ennemi de la révolution, ce pays qui représente le « capitalisme sauvage ».Le FBI se mêle de ce qui le regarde : ce jeune Portoricain de bonne famille est un trublion, un ennemi de l'État.Tant de tristesses accumulées font écrire : « À mes pieds, la mer s'étendait à l'infini.J'étais seul au monde.Sans Dieu ni mère, sans père ni patrie.» Alors, le solitaire décide de s'exiler, tout en sachant très bien ce qui l'attend : changer de langue, changer de nom, changer peut-être même de passé, changer d'Histoire.Il part pour la France, il devient là-bas Mauricio Ravel.T o u t c o m m e Eduardo Manet, exilé de Cuba, devenu Français, marié à une Française.Ainsi ce roman, qui est une fiction-biographie, ne parle que de ce qui importe à Manet : l'exil, ses pièges et ses bonheurs.C'est un long poème à l'oubli, celui des origines, au renoncement, mais aussi à l'amour fou pour l'autre, le différent, le choisi \u2014 en l'occurrence la France.Mauricio Ravel, nouveau Français, va s'imprégner de Paris, de ses rues, de ses artistes, de sa littérature, de ses us et coutumes, jusqu'à cultiver ses défauts.C'est le lot de tous les exilés du monde, ceux du moins qui ont voulu leur exil et tâchent de l'assumer de leur mieux.Tout en sachant, comme l'auteur le dit, que même des millénaires passés dans l'eau ne feront jamais d'un tronc d'arbre un crocodile.Il resterait à raconter ici comment Mauricio Ravel rencontre une certaine Begonia Etcheverri, une Basque espagnole.Alors qu'il rêve, en la regardant distraitement, à une chanson (un peu débile, mais très Caraïbe) que chantait son père : Nous les hommes des îles, Nous regardons les femmes/La Femme/Nous la buvons des yeux/ Nous la déshabillons du regard/Nous ne l'écoutons pas/Nous ne voulons pas savoir.Et Begonia est en train de faire une conférence sur la « préhistoire basque » et de traduire en basque les Elégies de Duino ! Comment peut-on s'intéresser à la préhistoire basque, malgré les Elégies de Duino ! Mais on peut regarder, écouter Begonia, rêver, et admirer cette « tigresse au repos » dont on va tomber amoureux avec une lenteur et une fougue (ensemble) toutes tropicales.Il resterait, oui.Mais ce serait difficile, car l'écriture de Manet est inimitable, autant que facile à trahir.C'est parfois baroque, pourtant réaliste, c'est direct en coup de poing et soudain tendre, c'est toujours sensuel.On a beaucoup aimé.L'auteur prétend, pour sa part, qu'il eût aimé avoir la « sagesse du singe » qui fait semblant de n'avoir rien vu, rien entendu, et qui sait se taire.Heureusement qu'il n'en a rien fait.Eduardo Manet est l'un des invités d'honneur du Salon du livre.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 LA SAGESSE DU SINGE Eduardo Manet Grasset, Paris, 297 pages En 1922, le Québec se dote d'une loi pour encourager la production d'oeuvres littéraires ou scientifiques.Dès l'année suivante, les premiers prix sont remis.On les appelle alors les prix David, en l'honneur de l'instigateur de ce projet de loi, le député libéral Athanase David.Parmi les premiers récipiendaires, le Frère Marie Victorin.Cinquante-cinq ans plus tard, le gouvernement de René Lévesque va créer les Prix du Québec, remis depuis, à chaque année, à des artistes et des scientifiques qui se distinguent dans leurs disciplines respectives.Chaque prix porte le nom d'une personnalité qui a marqué sa discipline.Ainsi, en 1977, Jacques Ferron reçoit le prix David, Jacques Genest reçoit le prix Marie-Victorin, Léon Dion reçoit le prix Léon-Guérin, Léon Bellefleur reçoit le prix Paul-Émile-Borduas et Félix Leclerc reçoit le prix Denise-Pelletier.Pour souligner le 25e anniversaire de la création des Prix du Québec \u2014 prix qui seront remis le 20 novembre cette année \u2014 le gouvernement québécois vient de faire paraître un ouvrage de référence, une publication en deux tomes qui retrace l'histoire des prix et présente les portraits des lauréats récipiendaires.Un premier livre présente les scientifiques, dont Gérard Bouchard, Armand Frappier, Charles Taylor, Benoît Lacroix, Fernand Dumont ; un second, les artistes, dont Jean-Claude Labrecque, Jean-Louis Roux, Françoise Sullivan, Michel Goulet, Marcel Dubé, Frédéric Back, Marc Favreau.On pourra consulter cet ouvrage dans les bibliothèques du Québec.Stéphanie BÉRUBÉ LOUIS HAMELIN Roman 228 pages 22,50 $ © Martine Doyon www.editionsboreal.qc.ca Boréal le joueur de flûte SIGNATURES AU SALON DU LIVRE DE MONTRÉAL Vendredi 16 : 17 h à 18 h Samedi 17 : 16 h à 17 h Dimanche 18 : 16 h à 17 h Stand nO 177 3004645A Zola, belle deuxième époque RUDY LE COURS La rédaction des Rougon-Macquart aura pris 20 ans à la vie d'Émile Zola.Vingt ans au cours desquels il connaîtra succès et scandale, s'affirmera comme le plus grand romancier français de la fin du XIXe siècle et peut-être le plus grand du siècle tout court et se fera d'irréductibles adversaires.La préparation des vingt romans qui raconte l'histoire naturaliste d'une famille sous le Second empire est écrite à une période, dite la Belle Époque, où la France s'industrialise tout en pansant les plaies laissées par la défaite aux mains de la Prusse, qui a amputé l'Hexagone de l'Alsace et de la Lorraine.Dans le deuxième volet du triptyque biographique monumental qu'Henri Mitterand consacre à l'auteur de Germinal et de l'Assommoir, au créateur de Nana et de l'abbé Mouret, on a droit non seulement à la narration méticuleuse de la vie d'un homme aussi grand que son oeuvre mais aussi à la peinture chatoyante d'une époque que d'aucuns nostalgiques jugent sans pareille.L'ouvrage de Mitterand puise abondamment dans les dix tomes de la correspondance de Zola, co-éditée, rappelons-le par les Presses de l'Université de Montréal.C'est ce qui permet au biographe de donner beaucoup de chair au célèbre écrivain polémiste et de se démarquer de tant d'autres écrits sur Zola qui paraissent régulièrement.Qui plus est, Mitterand fait partie de ceux qui connaissent le mieux les textes de Zola, les ayant préfacés et annotés pour la collection La Pléiade et pour l'édition prestigieuse du Cercle du livre précieux.Au surplus, faut-il l'ajouter car chaque tome dépasse allègrement le millier de pages, l'écriture de Mitterand est elle aussi empreinte de poésie et de couleurs qui n'est pas sans rappeler la peinture impressionniste que Zola a tant défendue alors qu'elle était persiflée.La facture soignée de l'édition avec nombre de photos et de reproductions de peintures impressionnistes font de l'ouvrage non pas seulement une colossale biographie mais, somme toute, un brillant exposé sur une tranche flamboyante de l'Histoire de France.Pour le tome troisième, Mitterand nous réserve la trilogie des Trois villes, Les Quatre Évangiles, l'affaire Dreyfus, et une mort suspecte.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 ZOLA, TOME II.L'HOMME DE GERMINAL 1871-1893 Henri Mitterand Fayard, Paris, 2001 ; 1192 pages, dont 140 documents iconographiques Littérature de jeunesse (texte) Christiane Duchesne Jomusch et le troll des cuisines Dominique et compagnie Littérature de jeunesse (illustrations) Bruce Roberts Fidèles éléphants Les éditions Les 400 coups Traduction (de l'anglais au français) Michel Saint-Gemain No Logo : La Tyrannie des marques Leméac Éditeur Romans et nouvelles Andrée A.Michaud Le ravissement Les éditions de L'instant même Poésie Paul Chanel Malenfant Des ombres portées Les Éditions du Noroît Théâtre Normand Chaurette Le Petit Köchel Leméac Éditeur / Actes Sud Études et essais Renée Dupuis Quel Canada pour les Autochtones?La fin de l'exclusion Les Éditions du Boréal 7LP0501B1118 B5 - DIMANCHE 7LP0501B1118 ZALLCALL 67 00:52:40 11/18/01 B L A P R E S S E MONT R E A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 L E C T U R E S B 5 ESSAI Normand Lester: des conservateurs financaient Adrien Arcand CLAUDE-V.MARSOLAIS L'an dernier, le scandale du financement secret des Minutes du patrimoine par le gouvernement federal avait eclabousse la direction de Radio- Canada.Un de ses journalistes, Normand Lester, avait decouvert qu'Ottawa consacrait 7,2 millions a la realisation des 52 Minutes et d'autres emissions speciales diffusees a la television d'Etat mais que le nom du ministere du Patrimoine ou celui d'autres ministeres federaux n'etaient pas indiques comme commanditaires de ces productions, contrevenant au code de la maison.Mais la direction de Radio-Canada n'avait pas autorise Lester a pousser son enquete plus loin.Estimant que les Minutes du patrimoine servaient surtout a blanchir l'histoire du pays a l'aide de ces gelules de propagande , et se doutant que les accusations de fascistes et de neo-nazis proferees par l'intelligentsia canadienne-anglaise a l'endroit des Quebecois francophones visaient des imperatifs politiques, il decida de s'interesser a l'autre cote de la medaille, au cote noir et sanglant du Canada anglais.En quelque sorte apporter un dementi au mensonge par omission que constitue ce projet de lessivage historique , ecrit-il dans l'ouvrage qu'il vient de lancer sous le titre Le Livre noir du Canada anglais aux editions Les Intouchables.Si la plupart des evenements retenus par Lester ont deja ete signales par les historiens quebecois, celui qui concerne Adrien Arcand surprend.Signalant le malin plaisir qu'ont les commentateurs anglophones a associer les Quebecois au parti politique fasciste d'avant-guerre d'Adrien Arcand, l'auteur rappelle que le chef fasciste etait avant tout un federaliste et un anglophile.Il en remet en revelant pour la premiere fois que le chef conservateur, Richard Bedford Bennett, avait finance les deux journaux d'Adrien Arcand, Le Miroir et Le Goglu qui vehiculaient de la propagande antisemite et qui entreprirent une vigoureuse campagne en faveur de Bennett permettant a ce dernier de prendre le pouvoir en juillet 1930.Selon l'auteur, Arcand et son associe, Joseph Menard, recevront 18 000 $ pour leurs services, soit 193 376 $ en dollars d'aujourd'hui.Un peu plus tard, ils reclameront 65 900 $ au Parti conservateur pour avoir organise des assemblees electorales.Aux elections de 1935, les conservateurs verseront 27 000 $ (359 284 $) a Arcand.Le successeur de Bennett, Mackenzie King, sera lui aussi antisemite et il se plaira, dans son journal intime, a faire l'eloge d'Hitler.Il ne faut pas se surprendre qu'il ait endigue pendant la Seconde Guerre le flot de refugies juifs qui fuyaient le regime nazi.En fait, le Canada ne fit entrer que 4400 Juifs, le plus petit nombre de tous les pays d'immigration.La face cachee de l'histoire canadienne Analysant les grands evenements qui ont marque notre histoire depuis la Conquete, Normand Lester affirme dans le prologue de l'ouvrage que le Canada anglais s'est rendu coupable de crimes, de violations des droits humains, de manifestations de racisme et d'exclusion envers tous ceux qui n'avaient pas le bonheur d'etre Blancs, Anglo-Saxons et protestants .Lester commence par la deportation des Acadiens en 1755.Il accuse le gouverneur de la Nouvelle- Ecosse de cette epoque, Charles Lawrence, qu'il decrit comme un criminel de guerre, d'avoir ourdi un projet de purification ethnique afin de s'emparer des plus belles terres de Nouvelle-Ecosse, occupees par les Acadiens.Il raconte que c'est au colonel Robert Monckton, considere comme un heros par les Anglo-Canadiens et a qui on a donne le nom de la ville qui abrite la seule universite acadienne, que l'on doit d'avoir fait, a la maniere nazie, cette operation qui consistait a incendier les villages acadiens et a executer les familles des insoumis qui s'etaient refugies dans les bois.Plus tard apres la reddition de Quebec en 1760, afin d'eliminer les nations indiennes alliees des Francais telles les Shawnee, Delaware et Mingo, ils inventerent, pour la premiere fois dans les annales de la guerre, la guerre biologique en s'assurant que des couvertures infestees par la variole tombent dans leurs mains.L'auteur revisite les Rebellions de 1837-1838, analyse les evenements qui ont conduit a l'incendie a Montreal du Parlement Uni en 1849 par des extremistes anglophones ; la pendaison de Riel qui illustre une nouvelle fois l'arrogance dominatrice envers le Quebec francais et le role de l'Ordre d'Orange qui, a titre de mouvement fanatique et intolerant, s'est toujours oppose a l'emancipation des francophones et plus tard a celle des juifs.Lester consacre un chapitre aux crimes du Canada anglais a l'endroit des Japonais pendant la Seconde Guerre, et qui a constitue la plus importante deportation de l'histoire du Canada apres celle des Acadiens.On sait que le gouvernement conservateur de Brian Mulroney leur presenta en 1988 des excuses officielles pour la violation de leurs droits et le traitement injuste qu'ils ont subi.Mais les Acadiens n'ont toujours pas eu droit a des excuses officielles de la Grande-Bretagne et du Canada.Dans l'epilogue, Lester soutient que le dessein des Minutes du patrimoine est de faire croire que francophones et anglophones vivent dans une societe d'admiration mutuelle dans l'espoir de susciter la creation d'une identite canadienne qui soit fondee sur autre chose que l'assurance- maladie, surtout au Canada anglais.Il est impossible d'ecrire une histoire nationale qui fasse consensus parce que, en fait, il y a deux histoires nationales, differentes et antagonistes.Il est plus facile de concocter des capsules televisees a l'eau de rose vantant les grands Canadiens et les mirifiques realisations du pays que de parler des forfaits, des injustices, du mepris, de la discrimination dont ont ete l'objet les Canadiens francais et les autres minorites au Canada , conclut- il.Lester estime qu'il faudra bien un jour que les Canadiens anglais acceptent le fait que les Quebecois forment un peuple distinct et que ce n'est pas en les demonisant qu'on va se les reconcilier.Il faudrait mettre sur pied une commission de reconciliation nationale comme cela a ete fait en Afrique du Sud , croit-il.\u0001 \u0001 \u0001 1.2 LE LIVRE NOIR DU CANADA ANGLAIS Normand Lester Les Editions des Intouchables 304 pages Phototheque La Pressec Normand Lester signale que le fasciste Adrien Arcand etait avant tout un federaliste et un anglophile.GUILLAUME VIGNEAULT Roman 270 pages .22,50 $ c Martine Doyon www.editionsboreal.qc.ca Boreal Ce deuxieme roman confirme la voix de l'ecrivain qui elargit son registre et peaufine son style.Chantal Guy La Presse chercher le vent SIGNATURES AU SALON DU LIVRE DE MONTREAL Vendredi 16 : 18 h a 19 h Dimanche 18 : 16 h a 17 h Stand nO 177 3004640A EXPOSITIONS .La nuit a lire debout .Reliure d'art La Tranchefile .Livres comme l'air .La revue murale de poesie 15 au 19 novembre 2001 a la Place Bonaventure Adultes : 6 $ > Aines : 4 $ > Etudiants : 3 $ (Taxes incluses) Destination Livres www.salondulivredemontreal.com HEURES D'OUVERTURE : Jeudi au dimanche 9 h a 22 h / Lundi 9 h a 18 h LE CARREFOUR DU VOYAGE COLLECTE DE SANG > le vendredi 16 novembre OFFREZ UN LIVRE NEUF A UN ENFANT La garderie Le grand roulement peut s'occuper des petits de 2 a 10 ans les vendredi, samedi et dimanche / 3 $ l'heure Programme complet au Salon du livre de Montreal et sur le site internet 3002453A 2999281A 7LP0601B1118 B6 - DIMANCHE 7LP0601B1118 ZALLCALL 67 00:57:10 11/18/01 B BEAUX LIVRES Un guide du MBA Amérique: l'autre siècle MARIO ROY Le XXe siècle s'est véritablement terminé, non le premier janvier 2000 ou 2001 \u2014 on ne ressuscitera pas cette querelle sémantique ! \u2014 mais bien le 11 septembre dernier, comme chacun s'en rend tristement compte aujourd'hui.En Amérique, la transition a été, est-il besoin de le dire ?extrêmement brutale.Aussi, c'est avec un étrange détachement, comme si on se trouvait face à une préhistoire parfaitement révolue, qu'on feuillette America/Le Siècle en photos, un album de 800 pages publié au Québec par Libre Expression.Ce gros livre est étonnamment peu coûteux pour un ouvrage du genre, une cinquantaine de dollars.Cela explique sans doute la qualité moyenne de la reproduction.Mais n'explique pas la disposition parfois un peu alambiquée des légendes, qui peut susciter une certaine impatience.Ces réserves étant émises, le voyage dans le temps vaut tout de même le prix du ticket.Les photos sont tirées du fonds Getty Images.Et elles couvrent plus que le siècle, en fait, puisque la plus ancienne (si on excepte l'autoportrait de Robert Cornelius, 1839, reproduit à titre anecdotique) est une vue en pied du sixième président des États-Unis, John Quincy Adams, datant de 1845.D'ailleurs, tout le premier chapitre, consacré aux images de la seconde moitié du XIXe siècle, est certainement une des plus pittoresques du bouquin en raison de son côté folklorique : des chariots de la conquête de l'Ouest à l'urbanisation naissante, ces images sont de véritables icônes, irréfutables.Car, plus on s'approche de la fin (les 12 dernières photos constituent une sorte d'essai sur les festivités de l'an 2000), plus l'ensemble peut sembler brouillon.Ce n'est pas la faute des concepteurs : c'est ainsi que se présente l'Histoire trop proche pour qu'on ait eu le temps de la décortiquer, de l'analyser et de la comprendre.Telle ou telle image en particulier a-t-elle un sens qui résistera au temps ?Cette très belle photo de Sigourney Weaver dans Alien, par exemple ?Ou ce cliché à la Paris- Match de John Kennedy Junior et Carolyn Bessette ?Ou celui, très posé, des vedettes de.Alerte à Malibu, dont son ?! ?! ?À prime abord, les portraits sont les images qui « passent » le moins bien.Et on leur préférera les scènes de la vie ordinaire : les classiques lumières du Times Square au début du siècle ; la famille cajun désargentée de Crowley, en Louisiane ; les clowns du Maryland sous l'affiche « Keep America Beautiful ».Walter Cronkite, sans doute le plus célèbre journaliste du siècle aux États-Unis, signe un court avant-propos dans lequel il rappelle que, chez les Américains, et malgré les images parfois très dures que le livre renferme, « l'optimisme est un trait national ».Or, il va certainement en falloir des masses en ce siècle nouveau.\u0001 \u0001 \u0001 AMERICA / LE SIÈCLE EN POTOS photographies : Getty Images textes : Martin W.Sandler Libre Expression Montréal, 2001, 800 pages JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale «Moi même, je devais consulter des livres des années cinquante e t soixante », avoue Guy Cogeval, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal.Jusqu'à récemment, il n'avait accès à aucune publication rassemblant la collection de l'établissement qu'il dirige depuis 1998.Mais cette situation est chose du passé.François Debiesse, président de la Fondation BNP Paribas, l'aile de la banque du même nom vouée au mécénat, était de passage dans la métropole le mois dernier pour lancer un énième album consacré à un grand musée.Un énième, mais un premier hors d'Europe.Que le MBA ait été l'heureux élu de cette banque de mécènes pour leur première incursion en Amérique soit la somme d'une suite de circonstances \u2014 dont les liens d'amitié unissant messieurs Cogeval et Debiesse \u2014 n'entache en rien la valeur du document.Surtout qu'en étant édité en français et en anglais (publications distinctes), le simplement intitulé Le Musée des beaux-arts, Montréal se retrouve parmi une prestigieuse série s'adressant autant à des spécialistes (les étudiants français en histoire de l'art s'en serviraient abondamment) qu'à un grand public.Abondamment illustré, dans un papier des plus souples, résistant et donc facilement malléable \u2014 oubliez les lourds et épais catalogues qu'on ose à peine feuilleter \u2014, cet album est un petit bijou et pas seulement un beau livre d'images.Divisé en six sections, selon les grands axes de la collection du musée (cultures anciennes, art européen d'avant 1800, art européen moderne, art canadien, art contemporain, arts décoratifs), le livre est aussi fait pour être lu.Sans être trop pointus, ni uniquement vulgarisateurs, les textes jettent un regard frais sur l'histoire d'un organisme plus que centenaire, sur la valeur de ses pièces et sur le comment de ses acquisitions.Ainsi, il est fascinant d'apprendre qu'un des principaux fonds du MBA jusque dans les années cinquante, le legs Tempest, était destiné à l'achat de tableaux étrangers, « à l'exclusion d'oeuvres américaines ou anglaises trop coûteuses par rapport à leur qualité ».Le lecteur montréalais ne doit toutefois pas s'attendre à découvrir que des anecdotes comme celle-là.Les mises en contexte de la réalité canadienne, et pas seulement artistique (« Le Grand Nord canadien est habité par des Inuits », bla-blabla), révèlent que l'album est avant tout destiné à un public européen \u2014 pour ne pas dire français.« Il ne fallait surtout pas oublier l'art amérindien, les Français adorent », expliquait François Debiesse.Sans cette touche d'exotisme, les mécènes se seraient-ils intéressés à notre cher musée ?Entamée en 1987, cette série d'albums comprend des lieux aussi notoires que le Musée Picasso d'Antibes ou le Musée Gustave Moreau de Paris.Devenus une tradition pour BNP Paribas, les lancements s'effectuent à un rythme de deux publications par année.Outre Montréal, l'honneur revient en 2001 à l'Île de la Réunion où un fonds Ambroise Vollard (le marchand d'art du début du XXe siècle) est à la base d'un petit musée.Une année décidément très exotique.Orné en couverture d'un détail d'Octobre, le tableau très prisé de James Tissot acquis en 1927, l'album montréalais a été réalisé avec le plus grand soin.Loin d'être exhaustif, il présente tout de même un nombre impressionnant de reproductions, toutes parfaitement identifiées (incluant l'acquisition) et respectant les forces de la collection.La peinture de James Wilson Morrice figure ainsi de belle façon tout comme la collection Lilian et David M.Stewart dont le Musée est l'heureux propriétaire depuis l'an dernier.Le livre s'avère donc un parfait exemple de ce qui se répand dans les murs des deux pavillons de la rue Sherbrooke, permettant de faire connaître le MBA à ceux qui se trouvent de l'autre côté de l'océan.Et pour les amateurs locaux, de savoir ce qui est conservé chez soi \u2014 et d'en être fiers ?\u2014 faute de mieux : visiter les lieux.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 1/2 LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS, MONTRÉAL Fondation BNP PARIBAS, 136 pages, 2001 Le Québec a maintenant son Beau livre GÉRALD LeBLANC On est toujours mal à l'aise de voir un premier ministre, en l'occurrence Bernard Landy, écrire la préface et présider au lancement d'un livre, en l'occurrence Histoire du Québec de Jacques Lacoursière.Surtout qu'il s'agit d'un vrai Beau Livre, comme on nomme les livres d'art, où les peintures et la poésie relatent, tout autant que le texte, l'histoire du Québec.On y trouve 30 reproductions de tableaux, tirés du Musée du Québec et choisis par son directeur, John Porter, collées une à une à la main et présentés par l'historien de l'art David Karel.Une riche collection mettant en vedette les Krieghoff, Leduc, Suzor-Coté, Lemieux, Pellan, Borduas, Ferron, Fortin, Riopelle et autres grands pinceaux d'ici.Aussi 31 poèmes, choisis et présentés par Jean Royer, de Louis Fréchette, Émile Nelligan, Anne Hébert, Gérald Godin, Gaston Miron, Félix Leclerc, Marie Uguay et autres belles plumes du Québec.Sans oublier le récit de Jacques Lacoursière, maitre- vulgarisateur de notre passé, et l'édition haut de gamme à 5000 exemplaires numérotés de Henri Rivard, grand maitre de B e a u x - L i - vres.Un merveilleux cadeau des fêtes et un beau souvenir du Québec « en habits du dimanche » selon l'expression du premier ministre Bernard Landry qui ne manquera sans doute pas l'occasion de l'offir à ses visiteurs.\u0001 \u0001 \u0001 \u0001 HISTOIRE DU QUÉBEC Jacques Lacoursière 2001, 200 pages, 135 $ INVITENT 200 PERSONNES et À LA PREMIÈRE DE LE JEUDI 6 DÉCEMBRE À 19H AU CINÉMA STAR CITÉ e?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?@@h?e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?@@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?@@ ?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?e e?@@g @@g @@g @@g @@g @@g @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ @@ CONCOURS L'INCONNU DE LAS VEGAS 2388 rue Beaubien Est, suite 101, Montréal, Qc H2G 3H2 NOM ADRESSE VILLE CODE POSTAL TÉL.JOUR TÉL.SOIR ______ prière d'écrire lisiblement le coupon sera publié du 13 au 18 novembre 2001 le tirage aura lieu le 26 novembre à midi 100 gagnants recevront une invitation pour deux par la poste la valeur des prix est de 2400$ les facsimilés ne sont pas acceptés règlements disponibles chez Communication Popcorn FILM EN ATTENTE DE CLASSIFICATION L'INCONNU DE LAS VEGAS 4825, avenue Pierre de Coubertin métro Viau version française de OCEAN'S ELEVEN 3004503A 2998854A AVEZ-VOUS LU?Tofu tout flamme Texte : Gaétan Chagnon Illustration : Philippe Germain La mère de Cybèle a décidé d'arrêter de fumer pour la 108e fois.le bonheur de sa fille durera-t-il ?Pourtant, cette fois-ci, ça semble être la bonne.Il y a tout un mystère là-dessous.Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 30 Pour les 6 à 9 ans 80 pages / 7,95 $ Soulières éditeur La picote du vendredi soir Texte : Nathalie Ferraris Illustration : Paul Roux Si on regarde notre émission de télé favorite, ses personnages peuvent-ils nous transmettre la picote ?En tout cas, l'humour de ce roman est contagieux.Coll.ma petite vache a mal aux pattes no 31 Pour les 6 à 9 ans 64 pages / 7,95 $ Soulières éditeur Lettres québécoises la revue de l'actualité littéraire RETOURNER À : LETTRES QUÉBÉCOISES : 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 Téléphone : (514) 525.95.18 Télécopieur : (514) 525.75.37 Courriel : xyzed@mlink.net Recevez en prime Un été en Provence de Danielle Dubé et de Yvon Paré (valeur 25 $) avec un abonnement d'un an à Lettres québécoises NOM: .ADRESSE : .VILLE : .CODE POSTAL : .TÉL.: .CI-JOINT 20 $ POUR UN ABONNEMENT D'UN AN : .CHÈQUE .Ò .Á NO: .EXP.: .SIGNATURE : .DATE : .3000329A 7LP0701B1118 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B1118 ZALLCALL 67 00:59:10 11/18/01 B LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 B7 SALON DU LIVRE S'illustrer au Salon STÉPHANIE BÉRUBÉ Tout le monde sait qui est l'auteur d'Harry Potter, mais qui connaît le nom de celui qui a fait les dessins des livres ?La question, lancée par un illustrateur, est pertinente.Et évocatrice.Cette année au Salon du livre, les illustrateurs sont particulièrement présents.En plus des Stéphane Poulin, Pierre Pratt et Dominique Jolin de ce monde qui prennent un temps fou à signer signets et bouquins, à faire des petits dessins pour leurs admirateurs, l'Association des illustrateurs du Québec s'est réservé un espace où l'on peut voir des artistes en pleine création.« Les livres pour enfants sont vendus à cause des dessins, mais ce sont les auteurs qui reçoivent tout le crédit », affirme le dessinateur Alain Salesse, qui était de passage au stand de l'Association, un endroit caché tout au fond du Salon où l'on a aménagé un petit café.Sur les murs, on a affiché des originaux à côté des livres dans lesquels on retrouve ces mêmes dessins.Selon Alain Salesse, des gens sont surpris de voir que les dessins qui se retrouvent dans leurs livres ont vraiment été faits par quelqu'un, par quelqu'un en chair et en os.L'illustratrice Ninon, qui a fait deux séances de dédicace au Salon, est d'accord : « À l'ère de l'informatique, les gens croient que les dessins sont tous faits à l'ordinateur », dit-elle.Ninon est l'une des deux seules, et chanceuses, artistes québécoises à avoir travaillé pour la maison du Rouergue, une maison d'édition française qui fait des livres pour enfants qui plaisent tout autant aux adultes.Le livre de Ninon, Bon pour le coiffeur (à offrir à tous les coiffeurs pour Noël) raconte l'histoire d'un petit garçon qui doit aller se faire couper les cheveux, la belle affaire.Subtilement irrévérencieuses, les illustrations enchanteront les enfants qui comprendront tout au premier degré et amuseront les plus vieux qui trouveront d'autres sens à l'histoire.Il faut voir la joie de la mère qui apprend qu'elle peut laisser sa progéniture deux heures chez le coiffeur et prendre la poudre d'escampette du côté des boutiques.Vache à souhait.Et comme le garçonnet laissé à lui-même doit attendre deux heures en ligne chez le coupeur de cheveux, il trouve ça long.Très long.Si long que le livre suggère au lecteur de tourner une page à toutes les demi-heures afin de vraiment réaliser à quel point c'est long d'attendre.« Alors j'ai ajouté des détails pour que les lecteurs en aient pour leur argent », raconte l'illustratrice.Pour ce livre, Bon pour le coiffeur, Ninon a eu un rare privilège : elle a fait d'abord les dessins et l'auteur a ensuite écrit son texte.La liberté totale.Les livres du Rouergue que l'on trouve au Salon se font rares dans les librairies du Québec.Selon une libraire, il est difficile de les tenir en magasin car, aussi beaux soientils, ils se vendent peu.Le hic avec ces magnifiques albums est qu'un adulte qui flanche pour l'un d'eux hésitera peut-être à débourser plus de 20 $ pour un album de dessins qu'on peut lire en moins d'une demi- heure, alors qu'on en a pour des heures avec un roman.« Mais un album, on ne lit pas ça tout d'un trait, réplique Alain Salesse.C'est un peu comme un livre de pensées pour adultes, on peut lire une page par jour.Qui est-ce qui lit le Yi-king tout d'un trait ?» La lecture en cadeau est de retour TOUT COMME l'année dernière, le Salon du livre accueille les organisateurs de la campagne La lecture en cadeau qui ramassent des livres pour enfants, uniquement des livres neufs, et les font parvenir à des enfants défavorisés.Afin de s'assurer que le livre parvienne à bon port, l'enfant, ou l'adulte, qui envoie le bouquin, peut y joindre une carte postale qui sera remplie par son nouveau propriétaire et retournée au généreux donateur.Nelly Arcan cultive le mystère CHAQUE SALON du livre a ses vedettes.Parmi celles de 2001, incontestablement, la jeune auteure Nelly Arcan dont le passé intrigue plus d'un lecteur.Nelly est-elle ou n'est-elle pas cette jeune fille qui se raconte dans Putain, le livre qu'elle a écrit ?La belle auteure se plaît à cultiver le mystère, un excellent moyen pour faire parler d'elle.Hier, lors de sa deuxième et dernière séance de signature au Salon, en plus de la file de lecteurs qui attendaient une dédicace, Putain en mains, il y avait autour du bureau où s'exécutait Nelly Arcan un petit attroupement.« Je veux la voir », pouvait-on entendre autour de Nelly.Les gens s'approchaient, s'étiraient le cou (car il y avait foule), jetaient un coup d'oeil, faisaient part de leurs commentaires, la plupart portant sur la beauté de la jeune femme, et continuaient leur chemin.On avait vu ce qu'il y avait à voir, Nelly.Le prochain ouvrage de Mlle Arcan s'intitulera-t-il Voyeur?Retrouvez d'autres textes de même que les horaires et la programmation du Salon du livre dans notre dossier spécial à www.cyberpresse.ca/salonlivre Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © Jean-Luc Benoziglio, sans doute le moins sérieux des écrivains français.Un romancier comique traduit la Bible! JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale JEAN-LUC BENOZIGLIO, romancier français, traducteur de la Bible ! Stupéfaction chez ses amis, dont nous sommes.Est-ce sérieux ?Mais comment est-ce arrivé ?« Simplement, dit-il.Par Echenoz, un ami, qui m'a proposé de faire partie de la fine équipe \u2014 une cinquantaine d'écrivains et d'exégètes \u2014 qui devait s'efforcer de traduire la Bible, de façon moderne, mais en essayant de lui donner cette variété de tons qui fait l'un de ses charmes.Puisque la Bible nous est parvenue de plusieurs sources, à plusieurs âges, avec des écritures évidemment différentes.» Benoziglio, que nous avons toujours tenu pour le moins sérieux des écrivains français, s'est donc attelé à la traduction, en particulier du Deutéronome, des Juges (qu'il appelle joliment Les Chefs \u2014 traduction tout à fait raisonnable, d'après l'hébreu), et puis aussi du livre d'Abdias, et de la Lettre aux Hébreux, et des deux Lettres de Pierre.Seigneur ! Nous n'en sommes pas encore revenus, et la lecture de ces textes nous a ravis : c'est très bon, très agréable, à la fois léger et très profond, nous aurions dû nous en douter, mécréants que nous sommes.« Oh, si j'avais pu choisir, dit-il, j'eusse sans doute préféré ne m'occuper que de l'Ancien Testament.Mais je suis très heureux ainsi.Et très heureux aussi d'avoir collaboré avec trois Québécois, Léo Laberge, André Myre, Jean-Paul Michaud.Assez paradoxal, et amusant, de travailler en se servant du courrier électronique, sur un texte si ancien ! » On sait que chacun des écrivains traducteurs était accompagné dans son travail par un exégète, un savant, un connaisseur, qui lui livrait la traduction mot à mot, de l'hébreu, du grec, voire de l'araméen.Cette Bible est une merveille, dont nous vous avons déjà parlé ici même, et Benoziglio semble être l'un de ses meilleurs interprètes.Le Deutéronome, par exemple, qu'il faut lire et relire avec ce plaisir presque voluptueux qui provient d'une langue rajeunie, claire, soudain présente, moderne, poétique.Et puis, voilà autre chose : il se trouve que Jean-Luc Benoziglio vient d'écrire un roman, superbe, drôle, très drôle, fascinant, qui s'intitule La Pyramide ronde.Qu'est-ce à dire ?Est-ce l'influence de la Bible qui lui a glissé dans l'esprit l'histoire de ce pharaon monothéiste ?« Ah, non, croyez-moi.Les deux livres ont paru au même moment.Je m'étais seulement dit que j'allais essayer, pour une fois, d'écrire un de ces fameux romans historiques que je suis incapable de « pondre ».C'est devenu cette histoire invraisemblable.» On aurait pu s'en douter.Donc, un certain Aménophis IV, pharaon de son métier (dur, dur métier, on est entouré d'une bande de conseillers, d'esclaves, de scribes, dont le plus gentil est bête comme ses pieds), décida un beau jour de ne plus adorer qu'un dieu unique et solaire : Aton.Et, en conséquence, il se fit appeler Akhénaton \u2014 serviteur d'Aton.Voilà ce que raconte l'Histoire, c'était paraît-il durant la XVIIIe dynastie, vers l'année 1350 avant Jésus.Intéressant ! Cette « invention » d'un Dieu ressemble trait pour trait à celle de Moïse (dans le Deutéronome, justement).Je dis invention pour sonder le coeur de Bénoziglio, l'agacer un peu, et je demande : L'Homme a-t-il inventé Dieu ?« J'en suis, m'avoue-t-il, à peu près convaincu.Quoi qu'il en soit, ce Monsieur a inventé le pharaon le plus farfelu de l'Histoire.Et sa cour, et sa famille, et ses amours (alouette), et son obsession : construire une pyramide ronde.Ronde comme le dieu-soleil.Un drame, ouais, nommé désir, écrit-il.Ceci pour vous donner une idée des anachronismes, des calembours, des noms rigolos dont il va parsemer son roman invraisemblable.Ainsi, le scribe du pharaon s'appelle Sté-no, son successeur sera le jeune Daktil-ho.Un des rêves du pharaon sera de construire un palais plus grand encore que celui de Théo-Ces-Ku, le tyran des Subkarpatik.Le grand-prêtre s'appelle Khonsil d'Otrante.L'architecte Leu Corbû.Et il y a un pigeon voyageur très subtil, qui se nomme Chrô- Nopost.Assez, c'est trop, on a compris.Bénoziglio n'est pas sérieux.On le savait.Pourtant, pourtant.À côté de ces farces et attrapes, notre pharaon accomplit de grandes choses.La première, donc, cette invention d'un dieu unique.La deuxième, l'invention de l'écriture, pour remplacer les hiéroglyphes un peu trop compliqués.Il se surpasse.Or, c'est ce qu'on appelle le « paradoxe de Béno » dans les meilleures officines littéraires, il n'y croit pas.Il doute que tout cela puisse survivre.C'est un comique désespéré (comme tous les comiques).Lisons Benoziglio.Nous y trouverons une raison de vivre, légère, profonde, tout à la fois.C'est de la bonne littérature.Photo ARMAND TROTTIER, La Presse © L'illustrateur Rogé Girard travaille au stand Illustration Québec où l'on peut voir des artistes à l'oeuvre.M.Girard a profité de sa présence au Salon pour avancer les dessins de son prochain livre, Un gnome à la mer (texte de Marie-Danielle Croteau) sous le regard attentif d'Ève Lambert et Josiane Lampron qui passaient par là.L'auguste présence de Calixte de Nigremont.CHANTAL GUY collaboration spéciale CALIXTE DE NIGREMONT (notez la particule) se promène dans les allées du Salon du livre comme s'il était dans les jardins de Versailles.L'art de briller dans les salons, il connaît.En courtisan professionnel (on le surnomme le Prince des aristocrates), il rend à chacun de ses interlocuteurs les honneurs qui lui sont dus et, du coup, vous tenez votre rang.De gré ou de force.Calixte de Nigremont cultive suffisamment d'égards pour que vous vous sentiez de la noblesse.« La devise de ma famille est : Ne me parlez de rien qui soit petit », lance-t-il, avec superbe, bien entendu.Jeudi soir, à la Soirée du livre en fête où tous les éditeurs et quelques écrivains étaient attablés, Calixte de Nigremont a surpris tout le monde en maître de cérémonie.Tout de dentelles vêtu, bijoux sur main gantée, chauve et poudré, il asséna au public \u2014 dans la plus pure tradition du « bel esprit » à la mode au XVIIIe siècle \u2014 une furieuse leçon de savoir-vivre à coup de jeux de mots et de tirades bien ciselées.et bien impertinentes (évitons de dire « baveuses », ça manquerait de classe.) À son bras, sa bonne amie et écrivaine Christiane Duchesne, trois fois lauréate du prix du Gouverneur général.C'est un peu grâce à elle que l'on a du sang bleu cette année au Salon.« J'ai parlé de lui à Francine Boies, directrice générale du Salon, mais on se méfie toujours un peu de mes folles idées », dit-elle.Toujours est-il que sa prestation au festival Coup de coeur francophone a convaincu les décideurs du Salon du livre de l'importance de sa présence dans ce haut lieu de la culture.En France, Calixte de Nigremont possède déjà une jolie réputation, lui qui, « à la suite d'un revers de fortune, traîne sa carcasse sur les routes de France et de Navarre ».On le voit un peu partout officier dans les grandes cérémonies, comme ce fut le cas pour l'inauguration de l'Olympia ou pendant la Coupe du monde de football en 1998, pour n'en nommer que deux.Coup de foudre réciproque pendant la Foire de Bruxelles où ils se sont rencontrés, Calixte de Nigremont est devenu par la suite « le » muse de Christiane Duchesne, alors en panne d'inspiration pour son nouveau roman qui devrait être publié chez Boréal l'automne prochain.« Nous nous émaillerons », lui avait dit Calixte en guise d'au-revoir.Cinq jours plus tard, c'était fait.Modernité oblige, c'est donc par courriels que s'est créée entre eux une noble correspondance, fort littéraire, chacun de son côté de l'Atlantique.Résultat : Christiane Duchesne a publié en février dernier Le Premier Ciel ou lettre à monsieur de Nigremont chez Leméac, dans une nouvelle collection nommée Ici l'Ailleurs, dirigée par Aline Apostolska.C'est dans ce petit livre \u2014 une centaine de pages savoureuses \u2014 que vous découvrirez l'impressionnant arbre généalogique de Calixte de Nigremont, qui remonte au moins jusqu'aux Croisades, de même que l'écriture parfaitement maîtrisée de Christiane Duchesne, si vous ne la connaissiez pas déjà.« C'est un jeu de trampoline littéraire », explique Calixte pour décrire cet échange épistolaire fructueux entre lui et Christiane.« Nous nous envoyons en permanence des perches et nous écrivons.C'est du plaisir brut.Vous êtes en quelque sorte Sartre et moi Beauvoir », lance-t-il à sa protégée qui le protège tout autant.« Tout le monde m'envie cet exercice », affirme l'écrivaine, qui n'est pas peu fière de cette amitié prestigieuse.Nostalgiques du baise-main et de la joute verbale, vous pourrez rencontrer « le » muse de Christiane Duchesne au kiosque de Leméac aujourd'hui à 13 h où la dame sera en séance de signature.Ce seront ensuite les enfants qui profiteront de son auguste présence pendant la Nuit à lire debout, une « torture » que Calixte de Nigremont accepte de subir la tête haute.Le sacrifice ne lui fait pas peur : l'une de ses illustres ancêtres, sainte Émérentienne de Nigremont, fut, à ce qu'on dit, bouillie dans du saindoux par une tribu africaine.Photo ARMAND TROTTIER © L'écrivaine Christiane Duchesne et « son » muse, Calixte de Nigremont, en séance de signature au Salon du livre. 7LP0801B1118 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B1118 ZALLCALL 67 00:54:14 11/18/01 B Des comme lui, il n'y en a pas beaucoup.Tous les registres, toutes les epoques, un gros physique, l'enfance de la balle, la danse, le cirque, les arts martiaux.Des roles hors normes, des roles varies pour Vincent Cassel.Le point avec le magazine Premiere.Q C'est quoi un bon acteur ?R Jouer la comedie, c'est pas grand-chose.Il y a des petites phrases qui me reviennent, comme ce que disait Jouvet : Un peu de fantaisie dans son art, un peu d'art dans sa fantaisie.C'est pas serieux et en meme temps c'est primordial ; c'est leger et en meme temps on a l'ambition de toucher des choses profondes.C'est un paradoxe permanent, et faire l'acteur, c'est apprendre a se deplacer la-dedans.Q Tu recois beaucoup de scenarios ?R Pas mal.Mais j'en lis tres peu.Je trouve ca chiant, surtout quand ils sont mauvais.Laurent Gregoire ( son agent ) lit beaucoup pour moi.Encore une fois, c'est pas tres definissable, mais je sens quand il faut y aller ou pas.Q Tu dis que les Etats-Unis ne t'attirent pas, mais c'est quand meme la que le gros business se passe.Si on te dit : On te donne trois millions de dollars pour faire un film la-bas ?R Deja, je crois que les Americains t'appellent pas en te disant : Je vais te filer trois millions de dollars si tu viens faire un fim.Ils te disent plutot : T'es content de faire un film avec nous ?Alors, tu vas prendre 2,50 francs et tu vas fermer ta gueule.En fait, ce qui m'emmerde, c'est de faire l'Americain .J'aurais beaucoup de mal a aller me faire passer pour ce que je ne suis pas.Qui plus est pour aller jouer le mechant ; je veux bien faire le mechant quand j'aurai fait le gentil.La solution, alors, c'est de faire un Francais gentil en anglais ; et ca, c'est Bob Morane.Bob Morane ( qu'il devrait incarner a l'ecran ), ce serait le premier heros francais international.C'est ecrit par des Belges mais il est francais.Chercher la femme DANS LES MOHICANS DE PARIS, d'Alexandre Dumas, le policier Jackal constate : Il y a une femme dans toutes les affaires ; aussitot qu'on me fait un rapport, je dis : Cherchez la femme ! On la cherche et, quand on l'a trouvee, on ne tarde pas a trouver l'homme ! Robert Henry.Ces mots qui font l'amour VOTRE SOIREE DE TELEVISION B8 LA PRESSE MONTREAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 LES UNS ET LES AUTRES Cassel dans tous ses registres Vincent Cassel ZOOM FLASH L'initiation du jeune Hagman Larry Hagman n'a certainement pas toujours ete un modele de vertu.Mais, comme il le raconte dans sa recente biographie intitulee Hello Darlin' : Tall ( and absolutely True ) Tales About My Life, il lui est deja arrive de payer une prostituee pour ne pas faire l'amour.Alors qu'il avait 16 ans, son pere, un tres viril avocat texan plutot porte sur la bouteille, avait decide qu'il etait temps que le jeune Larry perde son pucelage.Aussi lui avait-il organise un rendez-vous avec une prostituee de la petite ville mexicaine de Piedras Negras.Mais au lieu de s'executer, le jeune homme refila a la fille un billet de cinq dollars supplementaire pour qu'elle monte a la chambre avec lui sans passer a l'acte, et qu'elle dise ensuite a son pere et a ses amis attables dans le saloon quel male il etait.La tragedie de l'Indianapolis BARRY LEVINSON prepare un film sur la tragedie de l'Indianapolis, navire de la marine americaine qui achemina, en 1945, jusqu'a l'ile de Tinian, la bombe atomique qui fut plus tard lachee sur Hiroshima.Quelques jours apres, torpille au large des Philippines par un sous-marin japonais, le vaisseau coula, laissant 900 survivants aux prises avec les requins, qui firent un carnage.Quand les secours arriverent, il ne restait plus que 316 hommes d'equipage vivants.Parmi les rescapes, le capitaine du bateau, qui fut condamne pour n'avoir pas suffisamment zigzague pour eviter les torpilles.Le magazine Premiere precise qu'avant d'interpreter ce role, Mel Gibson tournera d'abord Signs, de M.Night Shyamalan Thes de stars ILS AIMENT LE THE.Tous ont en effet ete surpris en pleine degustation dans un des etablissements Mariage Freres installe dans un quartier chic de Paris.Claude Lelouch a une predilection pour la variete Earl Grey, Fanny Ardant craque pour le poisson roti au the vert japonais, Jean-Michel Jarre est un adepte de la Snob Salade servie avec une vinaigrette au the et accompagnee de the fermente.Quant a Isabelle Adjani, elle a un faible pour le the rouge d'Afrique du Sud.E X P R E S S BARBARA SINATRA, qui ne parvient pas a trouver preneur pour la maison de son defunt Frank a Beverly Hills, au prix de 15 millions de dollars, a fouille dans son entrepot pour en extraire plusieurs souvenirs personnels du crooner, qu'elle a disposes dans la maison, esperant que ca pourra faciliter la vente.Sandra Bullock ayant finalement refuse d'incarner Wonder Woman dans un film tire de la fameuse bande dessinee, le role a ete propose a Jennifer Aniston.SOURCES : Film Review, Globe, Gala, Star Gerard Depard ieu A huit ans, j'etais dans rue la nuit et je passais ma premiere nuit blanche.J'ai eu la chance d'avoir des parents qui avaient beaucoup d'autres enfants, et qui me faisaient confiance.Mais je n'ai pas eu une education dite normale .J'ai eu une education sans interdits.Les interdits, je me les suis faits moi-meme, la vie me les a donnes.Le drame, c'est que je ne suis pas alle a l'ecole.J'aurais vraiment voulu y aller.Mais finalement, maintenant, je me dis Est-ce que c'est bien necessaire ?Parce que je pense que la vie a ete ma meilleure ecole.Cine Live Larry Hagman VOUS DITES.POP-CORN >>> JE NE FAIS PLUS DE CLAPS, MAINTENANT.Uniquement a la fin, pour la synchro.Mais, sinon, je tourne tout le temps.Si la scene ne fonctionne pas, j'interromps les acteurs, je leur parle et on recommence, sans arreter de filmer, sans jamais dire coupez , sans passer par tout ce ceremonoial.Coline Serreau >>> JE N'AIME PRATIQUEMENT que les vieux films.D'ailleurs, le monde du cinema semble aujourd'hui beaucoup moins excitant de ce qu'il devait etre dans les riches annees 50, 60 et 70.Les films que je regarde en boucle sont ceux avec Steve Mc Queen, qui est mon idole.Je connais par coeur tous ceux dans lesquels il apparait.Cela dit, avec mon pere, quand j'etais petit, on regardait aussi beaucoup de westerns.James Cagney, John Garfield, Edward G.Robinson ; ces types-la sont tous mes modeles.Mark Wahlberg >>> JE NE CHERCHE PAS a plaire en tant que femme, mais plutot en tant qu'actrice.Plus un personnage est complique ou ambigu, plus il me plait.Il est un miroir dans lequel se reflete toute la complexite du monde.Isabelle Huppert Andre Dede Fortin 18h00 18h30 CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC VD VDO Le Telejournal Decouverte / Les rayons X; mechantes coccinelles Les Beaux Dimanches / Stars a domicile - Roch Voisine, Gabrielle Destroismaisons (1/3) Les Beaux Dimanches / Les Boys - La 3e Periode Le Telejournal Sport (22:31) Cinema / LES FEUX DE LA RAMPE (2) (22:56) Le TVA 18 heures Les Gags Comicographie Jean-Michel Anctil Le Retour, une histoire de famille Cinema / UNE BOUTEILLE A LA MER (5) avec Kevin Costner, Robin Wright Penn N'ajustez pas votre secheuse Malcolm Boston Public Le plaisir croit avec l'usage / Sonia Vachon Spectacle / Hotel des horizons avec Pierre Collin, Louison Danis Chasseurs d'idees / Les Autochtones (23:15) Les Nouveaux Records Guinness Cinema / LA BLONDE DE MON PERE (5) avec Julia Roberts, Susan Sarandon Cinema / POUVOIR D'EXECUTER (5) avec Clint Eastwood, Gene Hackman Pulse Travel, Travel Degrassi: The Next Generation 21C Alias Cinema / IN LOVE AND WAR avec Callum Blue, Barbora Bobulova CTV News Pulse/Sport News News CFL Football (16:00) Canada: A People's History / In an Uncertain World (1976-90) Da Vinci's Inquest Sunday Report Venture counter Spin Sunday News ABC News Cinema / THE FACTS OF LIFE REUNION avec Mindy Cohn Alias The Practice News Pretender Friends 60 Minutes Education of Max Bickford Cinema / IN LOVE AND WAR avec Callum Blue, Barbora Bobulova ER NBC News Dateline NBC The Weakest Link Law & Order: Criminal Intent U.C.Undercover Sports.Red Green .Wildlife Briding Trail Naturescene Nature / Animals Behaving.American Masters / Quincy Jones Frame.Mystery! / Touching Evil BBC News The Red.Noah's Ark Phil Collins Live in Paris Dave Matthews Band.Newport Jazz Festival 2001 BBC News Cinema / EVERY.(17:00) 100 Centre Street Nero Wolfe The Nightclub Years Law & Order Auteur libre Style et.Jacques-Henri Lartigue.Palmares Le Retable.Metropolis Cinema / LES FEUX DE L'ETE (4) avec Paul Newman Nicolas Age Arts, Minds Tangled.Visions from the Wilderness Cinema / MR.MOM (5) avec Michael Keaton, Teri Garr Cinema / THE PAPER (22:45) Show rire avec Lise Dion Hors Serie / Les Maitres et les Dements Filiere D / Chiens au travail Cinema / LA FENETRE (6) Noir, monde Zoom 60 Minutes Education of Max Bickford Soul Call Algerie.U.C.Undercover Sportivi in diretta L'Economie des territoires.Introduction a la mecanique Utilisation des psychotropes 2001 - CRM Odyssey Einblicke .substances psychotropes Quartier.Showcase / Going Ballistic Sunday@discovery .Showcase / Elephant.Showcase / Ele Tele Storm Warning! Sunday@discovery SOS Vacances D'ici &.Avventura .romantique .tendres Belles villes du monde Travel.D'ici &.D'eglises.quartiers .(17:55) Lulu (18:40) .(19:05) .Heartbeat Your Big Break Cinema / THE FOUR SEASONS (4) avec Carol Burnett Cinema (22:50) NFL Football / Redskins - Broncos (16:00) King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Ripley's Believe it or not Global News .Sunday Supermodels The X-Files The Practice AG Vision Sports Chasseurs de tresors.Nil Assassinats.Lumumba Face cachee.Sacrificio Cinema / NUREMBERG (4) avec Alec Baldwin, Jill Hennessy (2/2) Canadians / Nell Shipman The Richest Little Girl.Secrets of the Dead Cinema / KING DAVID (5) avec Richard Gere, Edward Woodward For Valour The Goods Fashion File .for Love .Families .Miracles Birth Stories Tall Ship Chronicles Taking it off Skin Deep .Miracles Birth Stories Musicographie (17:30) Musicographie / Andy Gibb Musicographie / Selena Musicographie / Dede Fortin Musicographie: John Lennon SPAM d.Sugar Ray / Music in High.Box Office Concert Plus / Nelly Furtado Concert Plus / Macy Gray M+ 15 ans Groove BBC News Foreign.Disclosure counter Spin Sunday Rep.Venture The Passionate Eye Special / .Mandela (2/2) .Roadshow 5 sur 5 Journal RDI RDI a l'ecoute La vie privee de Nelson Mandela Le Telejournal/ Le Point RDI a l'ecoute Sec.Regard Enjeux / Les ados; vivre sans elles Football (16:00) Sports 30 Sport Golf PGA / Coupe du Monde - derniere ronde Sports 30 Coupe du Monde de ski .Canadiens Direction: Sud Saint-Tropez, sous le soleil Brigade speciale L'Hopital Chicago Hope Frequence Crime Chroniques de San Francisco Prime Suspect Cinema / DEAD SILENCE (5) avec J.Garner, L.Davidovich Trailer Park Drop.Beat Further Tales from the City Cinema / COR BLIMEY Beastmaster Earth: Final Conflict Star Trek: Enterprise Cinema / EARTH GIRLS ARE EASY (5) avec Geena Davis, Jeff Goldblum .(23:15) Sportscentral Wrestling: WWF Heat Canadian Finals Rodeo World Grand Prix Darts Sportscentral Wrestling: WWF Heat Unique.Volt Panorama Un air de.Impact.meteorite du monde Cinema / ACCATTONE (3) avec Franco Citti, Franca Pasut Panorama Profils Space - The Final Junkyard Junkyard Wars / Building.Very best of the World's worst Drivers High Speed Pursuit .World's worst Drivers TSN Profile Sportscentre .Boxing NFL Primetime NFL Football / Rams - Patriots Sportscent.Sacre Andy! Dechiqueteurs Archie.Dilbert Scooby Doo Road.Simpson Henri.gang La Clique Quads! Simpson Henri.gang Chroniques.Roma.Journal FR2 Vivement dimanche / Bernard-Henri Levy .(21:05) Campus, le magazine de l'ecrit (21:35) Jrnl (23:03) Ecrans.It's a Living Vox The Tribe Reach for.The History of Tom Jones, a Foundling Vanity Fair Diplomatic.Imprint Vivre a deux Les Copines Quand la vie est un combat Medecine.secondes Loi du retour Les Copains Le sexe dans tous ses ebats Eros et Compagnie Quoi d'neuf, Charlemagne?Vos droits Acces.com Qui renove! Parole et Vie Question Sante Cite Mag.Sur la colline .TV (17:30) Sabrina.Le Monde perdu Dawson La vie a cinq .(21:40) Brothers.So Little.State of.Cinema / BARBIE IN \"THE NUTCRACKER\" (5) .Scholars Final Cut Radio Active Syst.Crash Shadow.My Family L'Ange noir Andromeda Alerte Meteo Mission Zed Vie sans frontieres Millennium Le TVA (23:45) Louise Cousineau 9:30 K - TQS A.M.Reprise de l'emission de vendredi matin ou on a fete le 64e anniversaire de Jean-Pierre Coallier.12:00 X - TRAGEDIES DU ROCK A compter de midi, 12 heures consecutives de Musicographies consacrees a des artistes fauches par la mort.Ca commence par Milli Vanilli; a 21h, ce sera Dede Fortin et a 23h, John Lennon.17:00 3 - ANIMAUX AU TRAVAIL Le sujet n'est pas nouveau, mais on affirme que ce document l'est.Il sera question des sauveteurs, des chiens aux chameaux.19:30 a - STARS A DOMICILE Premiere d'une nouvelle serie animee par Veronique Cloutier ou des fans ont la surprise de rencontrer leur vedette preferee.Avec Roch Voisine, Gabrielle Destroismaisons, Boom Desjardins, Daniel Belanger, Daniel Boucher et Mario Pelchat.20:00 r - LE RETOUR: UNE HISTOIRE DE FAMILLE Le teleroman le plus populaire de l'heure quittera les ondes cette semaine.Une heure d'emotion avec les comediens, les auteurs, le realisateur et meme des fans.21:00 a - LES BOYS 3: PLOGUE Pour vous preparer a la sortie du film, une heure sur le tournage.21:30 A - HOTEL DES HORIZONS La seule piece de theatre adaptee pour la tele de la saison.En Gaspesie, quatre personnages se retrouvent dans un hotel a confronter leurs peurs et leur fragilite.Oeuvre du Gaspesien Reynald Robinson.21:30 K - POUVOIR D'EXECUTER Bon film de et avec Clint Eastwood dans lequel il est un cambrioleur, temoin d'un meurtre crapuleux de la femme d'un milliardaire.Avec Gene Hackman. 7LP0901B1118 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B1118 ZALLCALL 67 01:00:15 11/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 B 9 ARTS ET SPECTACLES LE BAL FASCINATION Toute une envolée au Musée des beaux-arts ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale C'est une pluie de papillons blancs qui a accueilli les invités du traditionnel Bal du Musée des beaux-arts de Montréal, hier soir, vers 19 h.Faisant du coup oublier la froide température de l'automne.Les sourires n'ont pas tardé à se dessiner sur les visages des 830 hommes et femmes présents.Tous élégants.Il y avait de quoi célébrer ! Baptisé Fascination, l'événement d'un chic reconnu couronne la campagne annuelle de financement du Musée des beaux-arts.En cette année où on a lancé de tous bords tous côtés que l'économie roule au ralenti, le comité organisateur n'était pas peu fier d'avoir récolté 600 000 $.Soit 170 000 $ de plus qu'en l'an 2000.« Nous avons tordu des bras ! a lancé en riant Marie-José Ménard, coprésidente du comité organisateur du Bal, avec Jocelyne Monty.La cause est exceptionnelle.Les gens sentent qu'il y a un renouveau au Musée.Et le Bal du Musée, c'est LE bal de Montréal.Nous sommes allés chercher des donateurs très généreux.» Parmi eux : la Banque de Montréal, Bell Canada, Jean-Coutu, Bombardier, Gaz Métropolitain, Métro, la SAQ, Réno-Dépôt et SNC-Lavalin.Est-ce l'affluence marquée de visiteurs au Musée des beaux-arts, cette année, qui a convaincu les entreprises et les particuliers d'être si généreux ?« Nous avons accueilli 630 000 personnes, note Guy Cogeval, directeur du Musée.On doit cette hausse notamment à l'exposition Picasso érotique (présentée l'été dernier).» Les invités avaient donc une double raison de célébrer.« C'est une année exceptionnelle, a lancé Robert Guy Scully, maître de cérémonie.Votre devoir maintenant est de vous amuser.Je vous le souhaite ! » Un menu pour Cendrillon Comment ne pas avoir le coeur à la fête ?Pour l'occasion, sept salles du Musée avaient été transformées en somptueuses salles à manger, serties de feuillus.Pas étonnant qu'il ait fallu une semaine pour métamorphoser l'intérieur du bâtiment de la rue Sherbrooke.Outre les 2000 papillons blancs suspendus, les invités ont eu droit à un tour de chant de la diva Natalie Choquette, et leur estomac, à un repas quatre services imaginé par la traiteur Denise Cornellier, sacrée il y a deux ans Étoile de la gastronomie Charton Hobbs.Au menu.question de vous donner le goût de commanditer l'événement l'an prochain : Semoule de choux-fleurs, oeufs de poissons volants au parfum de coriandre et huile de crustacés, crevettes, pétoncles et homard en entrée ; Parmentier de pommes de terre à l'huile de truffe blanche, canard confit et julienne de légumes au beurre de fois gras, en repas principal.Cendrillon aurait été aux petits oiseaux.ou plutôt aux petits papillons ! Photos ARMAND TROTTIER, La Presse © Une pluie de papillons et une haie d'honneur formée de 14 muses attendaient les 830 invités hier soir, au Musée des beaux-arts.Ci-contre (de gauche à droite), on reconnaît Jocelyne Monty (coprésidente du comité organisateur du Bal), son mari Jean C.Monty (président de BCE), l'honorable Louise Harbour (juge à la Cour suprême du Canada et présidente d'honneur de la soirée), Jacques L.Ménard (président de la Banque de Montréal, Québec) et sa femme Marie-José Ménard (l'autre coprésidente du comité du Bal).ce soir 19 h Avec Julia Roberts et Susan Sarandon Une famille recomposée.et le drame ! 3005721A LE PLAISIR CROÎT AVEC L'USAGE CE SOIR 20H Suzanne Lévesque reçoit Sonia Vachon et ses coups de coeur Natalie Choquette, Jean-Pierre Ferland, La Chicane, Martine St-Clair\u2026 1 Gémeaux ! 2989533A 7LP1001B1118 B-10 dimanche - ARTS 7LP1001B1118 ZALLCALL 67 00:58:59 11/18/01 B B 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 EN BREF SPECTACLES Nouvelle présidente à la Cinémathèque MONIQUE SIMARD a été élue cette semaine à la tête du nouveau Conseil d'administration de la Cinémathèque québécoise, succédant ainsi au cinéaste Jean Beaudry.L'ancienne syndicaliste siégeait déjà au conseil d'administration de la Cinémathèque depuis octobre 2000.Après avoir été députée pour le Parti québécois, Monique Simard s'est tournée vers la production cinématographique.Sa compagnie, Productions Virage, se spécialise dans les films et vidéos à caractère social.Salles de répertoire KANDAHAR Cinéma du Parc (3): 13h, 14h45, 16h30, 18h15.MULHOLLAND DRIVE Cinéma du Parc (1): 13h30, 16h15, 19h, 21h45.PROMISES Cinéma du Parc (2): 13h30, 15h35, 17h40, 19h45.SHINING (THE) Cinéma du Parc (2): 21h45.STANLEY KUBRICK: A LIFE IN PICTURES Cinéma du Parc (3): 20h30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Dim., 15h30, Jérôme Ducharme, guitariste: Sor, Torroba, Britten; Frédérique Vézina, soprano: Strauss, Liszt, Purcell.Série Début.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15h30, Konstantin Lifschitz, pianiste.Ballades op.10 (Brahms), Pastorale et Fantaisie et Toccata (Martinu), Sonate D.959 (Schubert).Ladies' Morning Musical Club.CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13h, Ensemble Tango Vivo.PLACE DES ARTS (Salle Wilfrid-Pelletier) Dim., 14h30, Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutoit.Nancy Allen Lundy, soprano.Symphonie no 74 (Haydn), Lieder op.68 (Strauss), La Noce campagnarde (Goldmark).Dimanches en musique.ÉGLISE ST.PHILIP (Montréal-O.) Dim., 15h, Linda Ibberson, soprano, Claude Bernier, organiste.Bach, Handel, Purcell.SALLE CLAUDE-POTVIN (Laval) Dim., 14h, ven., 20h, Die Zauberflöte (Mozart).Théâtre d'Art lyrique de Laval.Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Une journée particulière, d'Ettore Scola.Mise en scène de Serge Denoncourt.Adapt.de Gigliola Fantoni et Ruggero Maccari.Trad.de Huguette Hatem.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Le Chant du cygne, d'Anton Tchekhov.Adapt.et mise en scène de Roger Planchon.Textes français de Lily Denis, Madeleine Durand, Edouard Parayre, André Radiguet et Elsa Triolet.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20; dim., 15h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Hiver de force, d'après le roman de Réjean Ducharme.Mise en scène et adaptation de Lorraine Pintal.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Les trois mousquetaires, d'Alexandre Dumas.Adapt.de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Fernand Rainville.Jeu.et ven.: 20h; sam., 16h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) De la vie, entre autres choses, trois courtes pièces de Yvan Bienvenue.Mises en scène d'Antoine Laprise: 19h30.LA LICORNE (4559, Papineau) Le rire de la mer, de Pierre- Michel Tremblay.Mise en scène de Marie Charlebois.Mar.à ven., 20h; mer., 19h; sam., 16h et 20h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Histoire ancienne, de David Ives.Trad.de Frédéric Blanchette et Catherine-Anne Toupin.Mise en scène de Frédéric Blanchette.Dim., lun., 20h.GESÙ (1200, Bleury) La Tempête.Mise en scène de Yvon Bilodeau: 20h.THÉÂTRE PROSPERO (salle intime, 1371, Ontario E.) Clovis dans la fleur de l'âge, de et avec Guillaume Lemée.Dirigé par Marie Élaine Savoie: 20h.SALLE DU THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Le Ventriloque, de Larry Tremblay.Mise en scène de Claude Poissant.Présentation du Théâtre PàP.Du mar.au sam., 20h.MONUMENT-NATIONAL (1182, St-Laurent) La Mort des mots, de Pierre- Olivier Pineau.Mise en scène de Julien Blais: 20h30.AU HORS-BORD (3655, St-Laurent, espace 104) Me My Lee Miller, portrait bidule d'une femme photographe, de Carole Nadeau.Du jeu.au sam., 20h30.THÉÂTRE ROUGEMONT (370, rang de la Montagne) Auj., 15h, À la recherche d'Elvis, de Marcia Kash.Trad.de Josée La Bossière.Mise en scène de Serge Denoncourt.Avec Maude Guérin, Patrick Hivon, Normand Lévesque, Marie-Chantal Perron, Michel Poirier et Sylvie Potvin.SALLE JEAN-GRIMALDI DU CÉGEP ANDRÉ-LAURENDEAU (La Salle) Variations énigmatiques, d'Éric- Emmanuel Schmitt.Avec Guy Nadon et Michel Rivard: 20h.THÉÂTRE LIONEL-GROULX (100, Duquet, Ste-Thérèse) Le pays lointain, de Jean-Luc Lagarce.Mise en scène de François Rancillac.Avec 11 comédiennes et comédiens: 20h.Pour enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) 3 petits chantiers.Mise en scène de Bernard Sultan.Avec Sophie Hutin, Gwenaël Le Boulluec et Nicolas Vidal: 13h et 15h.(3-6 ans).AUDITORIUM JEAN-BAPTISTE MEILLEUR (Repentigny) Le Jardin de Babel.Présentation de Corporation C'Jeune: 13h30.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Les Fabulettes: 14h.Variétés CASINO DE MONTRÉAL Richard Abel.Mar., mer., jeu.: 13h30.- Danse Sing, revue musicale de Sophye Nolet: 21h, sauf lun.THÉÂTRE OUTREMONT Daniel Lemire: 20h.THÉÂTRE CORONA (2490, Notre-Dame O.) Yvon Deschamps: 20h.PETIT CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Letzhava: 20h30.KOLA NOTE (5240, av.du Parc) La compagnie Noche Flamenca: 20h30.LE PETIT MEDLEY (6206, St-Hubert) Gill & Jo: 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Jacques Rochon: 21h.QUAI DES BRUMES (4481, St-Denis) Antoine Berthiaume: 21h30.UPSTAIRS (1254, Mackay) Trio Ben Monder et Brian Hurley: 20h30.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Soirée de contes avec Lise Renaud, Marc Bolduc et Denise Boire: 19h30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Géraldine Hunt: 20h THÉÂTRE H.-CHARLAND (L'Assomption) Bet.E.Stef: 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne) Anne Sylvestre: 20h30.GVISA GÉNÉRAL (Version française de Monsters, Inc.) Distribué par BUENA VISTAPICTURES DISTRIBUTION ©DISNEY/PIXAR BANDE SONORE ORIGINALE DISPONIBLE SUR DES JEUX « MONSTRES INC.», VIDÉO ET SUR ORDINATEUR, SE RUENT DIRECTEMENT VERS VOTRE ÉCRAN PERSONNEL , gagnants d'un OscarMD « Un tour de force! « Monstres, Inc.» est amusant et drôle! » - Roger Ebert, CHICAGO SUN-TIMES « Deux fois bravo! » - EBERT & ROEPER « Provoquera des rires fous! Facilement l'un des meilleurs films de l'année! » - Neil Rosen, NY1 ANS + VIOLENCE MAGOG.MAISON DU CINEMA CARNAVALCHATEAUGUAY.SHERBROOKE.CINÉ-ENTREPRISE CINEMA DU CAP CINÉ-ENTREPRISE BIERMANS SHAWINIGAN FLEUR DE LYS GRANBY CINÉMA CAPITOL DRUMMONDVILLE.FLEUR DE LYS CINÉMA 9 TROIS-RIVIERES CINÉMA PINE STE.ADELE.CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD.CINÉMA ST.LAURENT SOREL-TRACY.CAPITOL ST.JEAN LE CARREFOUR 10 JOLIETTE.GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE CARREFOUR DU NORD ST.JEROME CINEPLEX ODEON DORION CARREFOUR CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.CINEPLEX ODEON DELSON PLAZA CINÉ-ENTREPRISE ST.BASILE CINEPLEX ODEON BOUCHERVILLE CINEPLEX ODEON ST.BRUNO FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO CENTRE-JACQUES-CARTIER 14.MEGA-PLEX GUZZO MD TASCHEREAU 18.LES CINÉMAS GUZZO MD STE.THERESE 8.LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8.GROUPE MATHERS ST.EUSTACHE.MEGA-PLEX GUZZO PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .AMC THEATRES FORUM .FAMOUS PLAYERS DORVAL 4.MEGA-PLEX GUZZO SPHERETECH 14.FAMOUS PLAYERS MD COLISÉE .KIRKLAND LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10.LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11.FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTREAL.FAMOUS PLAYERS ANGRIGNON.MEGA-PLEX GUZZO TASCHEREAU 18.MEGA-PLEX GUZZO MD PONT-VIAU 16 MD FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINEPLEX ODEON CAVENDISH.FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT.À L'AFFICHE! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS PRÉSENTÉ EN SON THX 3005503A «CE FILM EST SENSATIONNEL.' \u201dLES MEILLEURES SCÈNES DE COMBAT DEPUIS LE FILM \u2039TIGRE ET DRAGON\u203a».Jermaine Linton, MTV RADIO www.shallowhalmovie.com ©2001 TWENTIETH CENTURY FOX version française de «SHALLOW HAL» «LE FILM LE PLUS AMUSANT QUE J'AI VU DEPUIS LONGTEMPS.INTELLIGENT ET MIGNON.» - Richard Roeper, Ebert & Roeper - EBERT & ROEPER LES CINÉMAS GUZZO DES SOURCES 10 .LES CINÉMAS GUZZO LACORDAIRE 11 .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .CINÉMA PINE STE-ADÈLE .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .FAMOUS PLAYERS DORVAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO SPHERETECH 14 .FAMOUS PLAYERS PARAMOUNT .FAMOUS PLAYERS COLISÉE KIRKLAND .CINÉPLEX ODÉON CAVENDISH (Mail) .CINÉPLEX ODÉON CÔTE-DES-NEIGES .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .FAMOUS PLAYERS COLOSSUS LAVAL .FAMOUS PLAYERS STARCITÉ MONTRÉAL .MÉGA-PLEXTM GUZZO PONT-VIAU 16 .CINÉ-ENTREPRISE ST-BASILE .LES CINÉMAS GUZZO STE-THÉRÈSE 8 .CINÉMA ST-EUSTACHE .GALERIES ST-HYACINTHE ST-HYACINTHE .CAPITOL ST-JEAN .CARREFOUR DU NORD ST-JÉRÔME .MÉGA-PLEXTM GUZZO TASCHEREAU 18 .LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8 .CINÉMA DE PARIS VALLEYFIELD .MÉGA-PLEXTM GUZZO JACQUES CARTIER 14 .LES CINÉMAS LANGELIER 6 .CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE .CINÉPLEX ODÉON CHÂTEAUGUAY ENCORE .CINÉPLEX ODÉON PLAZA DELSON .CINÉPLEX ODÉON CARREFOUR DORION .CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) .CINÉPLEX ODÉON QUARTIER LATIN .CINÉPLEX ODÉON ST-BRUNO .CINÉ-ENTREPRISE PLAZA REPENTIGNY .LAISSEZ-PASSER REFUSÉS VERSION ORIGINALE ANGLAISE VERSION FRANÇAISE À L'AFFICHE! .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS! GVISA GÉNÉRAL 13 ANS + .SON DIGITAL CONSULTEZ LES GUIDESÀ L'AFFICHE! HORAIRES DES CINÉMAS! version française de THE ONE 3005658A TUNNEL (sous-titre français) (13+) Dim.au Jeu.1:40,5:10,9:00 LA CHAMBRE DU FILS (v.française) (G) Dim.au Mar.12:15,3:00,5:20,7:40,9:55 LA LOI DU COCHON \u0002 (13+) Dim.au Jeu.7:30,9:50 SOUS LE SABLE (13+) Dim.au Mar.1:10,4:10,7:05,9:40 Mer.& Jeu.7:40,10:00 INNOCENCE (v.française) (G) Dim.au Jeu.1:25,4:30,7:10,9:30 13 FANTÔMES \u0002 (13+) Dim.au Mar.1:15,4:15,7:15,9:40 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN\u0002(G)Dim.au Jeu.12:45,3:35,6:40,9:25 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0002(G) Dim.au Jeu.12:10,2:45,5:10,7:30,9:50 LE SEUL (13+) Dim.au Jeu.1:20,4:20,7:10,9:20 L'HOMME QUI N'ÉTAIT PAS LÀ (13+) Dim.au Jeu.1:00,3:45,6:50,9:30 LA MAISON SUR LA FALAISE\u0002(G) Dim.au Jeu.1:05,4:00,7:00,9:55 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.au Jeu.12:45,1:30,3:30,4:30,6:40, 7:20,9:15,10:05 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.10:30,12:00,12:15,12:30,1:00,1:45,3:15,3:30,3:45,4:15,5:00,6:30,6:45, 7:00,8:15,9:45,10:00,10:15 Lun.au Jeu.12:00,12:15,12:30,1:00,1:45,3:15,3:30,3:45,4:15,5:00,6:30,6:45, 7:00,8:15,9:45,10:00,10:15 JEUX D'ESPIONNAGE\u0002 Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Mer.& Jeu.12:15,1:00,3:15,4:00,6:15,7:00,9:15,9:55 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN\u0002(G) Dim.& Mar.4:20,7:00,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:40 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE \u0002 (G) Dim.& Mar.1:15 MONSTRES, INC.\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:40,1:00,3:00,3:10,5:00,5:20,7:00,7:30,9:00,9:30 Lun.& Jeu.7:00,7:30,9:00,9:30 DRAME FAMILIAL \u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.12:45,2:55,5:00,7:15,9:25 Lun.& Jeu.7:15,9:25 LE SEUL (13+) Dim.au Mar.7:05,9:00 LE VOL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:25,4:00,7:20,9:40 Lun.& Jeu.7:20,9:40 LA MAISON SUR LA FALAISE (G) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:20,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 HAL LE SUPERFICIAL\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:50,4:15,7:05,9:35 Lun.& Jeu.7:05,9:35 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 4 ÉCRANS Dim.9:15,9:30,12:00,12:15,12:30,1:00, 3:15,3:30,3:45,4:00,6:30,6:45,7:00,9:45,10:00,10:15 Lun.& Jeu.6:30,6:45,7:00,9:45,10:00,10:15 Mar.& Mer.12:00,12:15,12:30,1:00,3:15,3:30,3:45,4:00,6:30,6:45,7:00,9:45, 10:00,10:15 JEUX D'ESPIONNAGE\u0002 Laissez-passer refusés Mer.1:40,4:25,7:10,9:50 Jeu.7:10,9:50 AMELIE Sub-Titled (G) Dim.& Mar.1:10,4:05,6:35,9:15 Lun.6:35,9:15 INNOCENCE (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:25,3:45,6:55,9:00 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:00 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:45, 3:00,5:05,7:15,9:30 Lun.Mer.& Jeu.7:15,9:30 HEIST (13+) Dim.& Mar.1:30,4:00,6:50,9:20 Lun.6:50,9:20 Mer.& Jeu.6:50,9:15 SHALLOW HAL (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:15,3:50,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 LIFE AS A HOUSE (G) Dim.& Mar.1:00,3:55,6:40,9:10 Lun.6:40,9:10 Mer.& Jeu.6:35,9:10 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE \u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.9:15,12:00,12:15,3:15,3:30,6:30,6:45,9:45,10:00 Lun.Mer.& Jeu.6:30,6:45,9:45,10:00 Mar.12:00,12:15,3:15,3:30,6:30,6:45,9:45,10:00 SPY GAME \u0002 Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:40,9:20 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN \u0002 (G) Dim.& Mar.1:15,4:05,6:45,9:15 Lun.6:45,9:15 Mer.1:15,6:45 Jeu.6:45 K-PAX \u0002 (v.o.Anglaise) (G) Dim.& Mar.1:20,3:55,6:40,9:30 Lun.6:40,9:30 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.au Mar.7:15,9:50 13 FANTÔMES \u0002 (13+) Dim.& Mar.12:40,2:50,6:40,8:55 Lun.6:40,8:55 Mer.4:05,9:15 Jeu.9:15 LE SEUL \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.12:55,3:15,7:05,9:25 Lun.& Jeu.7:05,9:25 THE ONE \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:10,3:20,6:50,9:05 Lun.& Jeu.6:50,9:05 SHALLOW HAL\u0002(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05,3:35,6:35,9:00 Lun.& Jeu.6:35,9:00 LE VOL \u0002 (13+) Dim.& Mar.12:35,3:15,7:00,9:35 Lun.7:00,9:35 Mer.& Jeu.7:15,9:50 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:25,3:40,6:55,9:20 Lun.6:55,9:20 Mer.1:20,3:55,6:40,9:30 Jeu.6:40,9:30 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.9:00,12:00,12:15,12:30,1:00,3:15, 3:30,3:45,4:15,6:30,6:45,7:00,9:45,10:00,10:15 Lun.& Jeu.6:30,6:45,7:00,9:45,10:00,10:15 Mar.& Mer.12:00,12:15,12:30,1:00,3:15,3:30,3:45,4:15,6:30,6:45,7:00,9:45, 10:00,10:15 JEUX D'ESPIONNAGE\u0002 Laissez-passer refusés Mer.1:25,4:15,6:55,9:40 Jeu.6:55,9:40 SPY GAME\u0002 Laissez-passer refusés Mer.12:35,3:15,7:00,9:35 Jeu.7:00,9:35 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN Sub-Titled (G) Dim.1:50,4:30,7:00 Lun.& Jeu.7:30 Mar.1:50,4:30,7:00,9:25 Mer.7:00,9:25 SOUS LE SABLE (13+) Dim.2:20,4:50,7:05 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:20,4:50,7:05,9:30 Mer.7:05,9:30 INNOCENCE (v.française) (G) Dim.2:10,4:25,7:15 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.2:05,4:40,7:10 Lun.& Jeu.7:30 Mar.2:05,4:40,7:10,9:40 Mer.7:10,9:40 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.2:00,4:20,7:25 LA MAISON SUR LA FALAISE (G) Dim.1:45,4:35,7:05 Lun.& Jeu.7:35 Mar.1:45,4:35,7:05,9:35 Mer.7:05,9:35 UN CRÂBE DANS LA TÊTE (G) Dim.2:15,4:45,7:20 Lun.& Jeu.7:40 Mar.2:15,4:45,7:20,9:40 Mer.7:20,9:40 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN (G) Dim.Mar.& Mer.1:25,3:55,7:00,9:35 Lun.& Jeu.7:00,9:35 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:05,3:05,5:05,7:00,9:00 Lun.7:00,9:00 Jeu.7:10,9:00 DRAME FAMILIAL (13+) Dim.& Mar.1:15,3:25,5:35,7:40,9:45 Lun.7:40,9:45 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:35 LE SEUL (13+) Dim.au Jeu.9:50 UN CRÂBE DANS LA TÊTE (G) Dim.Mar.& Mer.1:20,3:30,5:40,7:50,9:55 Lun.& Jeu.7:50,9:55 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:10,3:40,7:05,9:40 Lun.& Jeu.7:05,9:40 LE VOL (13+) Dim.Mar.& Mer.1:35,4:00,6:55,9:20 Lun.6:55,9:20 Jeu.7:20,9:40 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 4 ÉCRANS Dim.12:30,1:00,1:30,2:00,3:30,4:15, 4:30,5:15,6:30,7:30,8:30,9:25 Lun.& Jeu.7:00,8:00,9:00 Mar.& Mer.1:00,1:30,2:00,3:30,4:15,4:30,5:15,6:30,7:30,8:30,9:25 JEUX D'ESPIONNAGE Laissez-passer refusés Mer.1:15,3:50,6:50,9:45 Jeu.7:15,9:45 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.4:10,9:40 Lun.& Mar.9:40 DRAME FAMILIAL (13+) Dim.1:30,4:00,7:20,9:35 Lun.au Jeu.7:20,9:35 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.10:00,1:00, 3:00,5:00,7:00,9:00 Lun.au Jeu.7:00,9:00 LE SEUL (13+) Dim.1:40,7:20 Lun.& Mar.7:20 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.1:20,3:45,6:50,9:25 Lun.au Jeu.6:50,9:25 LE VOL (13+) Dim.1:10,4:00,7:10,9:30 Lun.au Jeu.7:10,9:30 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.9:00,9:15,10:30,12:00,12:15,1:45, 3:15,3:30,5:00,6:30,6:45,8:30,9:45,10:00 Lun.au Jeu.6:30,6:45,8:30,9:45,10:00 JEUX D'ESPIONNAGE Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:00,9:40 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN (G) Dim.au Mar.9:10 13 FANTÔMES (13+) Dim.1:00,3:50,7:05 Lun.& Mar.7:05 Mer.& Jeu.7:35 MONSTRES, INC.(G) Laissez-passer refusés Dim.10:20,12:30, 2:40,5:00,7:15,9:30 Lun.au Jeu.7:15,9:30 DRAME FAMILIAL (13+) Dim.12:50,3:00,5:05,7:25,9:25 Lun.au Jeu.7:25,9:25 LE SEUL (13+) Dim.1:10,7:35 Lun.& Mar.7:35 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.10:10, 12:40,4:00,6:55,9:35 Lun.au Jeu.6:55,9:35 LE VOL (13+) Dim.3:40,9:40 Lun.au Jeu.9:40 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.9:00,12:00,12:15,3:15,3:30,6:30,6:45,9:45 Lun.6:30,6:45,9:45 Mar.au Jeu.6:30,6:45,9:45,10:00 JEUX D'ESPIONNAGE Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:05,9:50 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.12:10,2:40,5:00,7:20,9:40 Lun.& Mar.7:20,9:40 Mer.& Jeu.9:40 13 GHOSTS (13+)Dim.2:30,9:20 Lun.& Mar.9:20 LE SEUL (13+) Dim.12:40,2:50, 5:30,7:35,9:30 Lun.& Mar.7:35,9:30 Mer.& Jeu.7:30,9:25 HAL LE SUPERFICIAL (G) Laissez-passer refusés Dim.12:30,3:00,5:15,7:30,9:50 Lun.& Mar.7:30,9:50 Mer.& Jeu.7:10,9:30 LE VOL (13+) Dim.12:20,7:10 Lun.& Mar.7:10 Mer.& Jeu.7:20 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE (G) Laissez-passer refusés Dim.12:00,3:15,6:30,9:45 Lun.au Jeu.6:30,9:45 JEUX D'ESPIONNAGE Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:00,9:35 K-PAX\u0002 (G)Dim.& Mar.1:35,4:20, 7:00,9:35 Lun.7:00,9:35 THE ONE \u0002 (13+) Dim.Mar.& Mer.1:00,3:00,5:00,7:10,9:10 Lun.& Jeu.7:10,9:10 DOMESTIC DISTURBANCE \u0002 (13+) Dim.& Mar.1:25,3:25,5:25,7:25,9:25 Lun.7:25,9:25 HEIST\u0002(13+) Dim.Mar.& Mer.1:40,4:10,7:20,9:45 Lun.& Jeu.7:20,9:45 SHALLOW HAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.Mar.& Mer.1:20,4:00,6:55,9:20 Lun.& Jeu.6:55,9:20 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE \u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.Mar.& Mer.12:00,12:15,3:15, 3:30,6:30,6:45,9:45,10:00 Lun.& Jeu.6:30,6:45,9:45,10:00 SPY GAME\u0002 Laissez-passer refusés Mer.1:10,3:50,7:00,9:35 Jeu.7:00,9:35 BLACK KNIGHT\u0002 Laissez-passer refusés Mer.12:45,2:50,4:55,7:05,9:05 Jeu.7:05,9:05 LE FABULEUX DESTIN D' AMÉLIE POULAIN\u0002(G) Dim.& Mar.1:30, 4:05,6:55,9:30 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:30 MVP 2: UNE MERVEILLE VERTICALE \u0002 (G)Dim.& Mar.12:30,2:35,4:45 JOUR DE FORMATION \u0002 (13+) Dim.au Mar.6:55,9:30 13 FANTÔMES \u0002 (13+) Dim.& Mar.12:05,2:25,4:40,7:10,9:35 Lun.Mer.& Jeu.7:10,9:35 L'HOMME QUI VIENT DE LOIN \u0002 (G) Dim.& Mar.1:15,4:00,7:00,9:40 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:40 MONSTRES, INC.\u0002 (G) Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.& Mar.12:10,12:20,2:25,2:35, 4:35,4:45,7:00,7:10,9:10,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,7:10,9:10,9:20 VIDOCQ (v.française) (13+) Dim.au Jeu.7:10,9:25 LE SEUL \u0002 (13+) Dim.& Mar.12:10,2:15,4:30,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 DRAME FAMILIAL \u0002 (13+) Dim.& Mar.12:25,2:30,4:35,7:05,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:25 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.1:25,3:50,7:00,9:25 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:25 UN CRÂBE DANS LA TÊTE\u0002(G) Dim.& Mar.12:15,2:25,4:40,7:05,9:15 Lun.Mer.& Jeu.7:05,9:15 LE VOL\u0002(13+) Dim.& Mar.12:00, 2:20,4:40,7:00,9:20 Lun.Mer.& Jeu.7:00,9:20 LA MAISON SUR LA FALAISE\u0002(G) Dim.& Mar.1:15,3:55,6:55,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:55,9:35 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0002 (G)Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 3 ÉCRANS Dim.& Mar.12:10,12:20,3:15,3:25, 6:20,6:30,9:15,9:25 Lun.Mer.& Jeu.6:20,6:30,9:15,9:25 HARRY POTTER AND THE PHILOSOPHER'S STONE \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.& Mar.12:20,3:25,6:30,9:35 Lun.Mer.& Jeu.6:30,9:35 JEUX D'ESPIONNAGE \u0002 Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.6:50,9:30 13 FANTÔMES (13+)Dim.1:15, 3:15,5:15,7:15,9:15,11:15 Lun.& Mar.7:15,9:15 Mer.& Jeu.7:15 LE SEUL\u0002 (13+) Dim.1:20,3:20, 5:20,7:25,9:35,11:45 Lun.& Mar.7:25,9:35 Mer.& Jeu.9:35 HAL LE SUPERFICIAL \u0002 (G) Laissez-passer refusés Dim.1:00,3:25,7:00,9:25,11:40 Lun.au Jeu.7:00,9:25 LE VOL\u0002(13+)Dim.1:05,3:30, 7:05,9:30,11:45 Lun.au Jeu.7:05,9:30 HARRY POTTER À L'ÉCOLE DES SORCIERS\u0002 (G)Laissez-passer refusés Á L'AFFICHE SUR 2 ÉCRANS Dim.12:45,1:00,3:45,4:00,6:45,7:00, 9:45,10:00 Lun.au Jeu.6:45,7:00,9:45,10:00 JEUX D'ESPIONNAGE \u0002 Laissez-passer refusés Mer.& Jeu.7:10,9:45 HORAIRE VALIDE DU NOVEMBRE 18 AU NOVEMBRE 22 3005661A 7LP1101B1118 B-11 dimanche - ARTS 7LP1101B1118 ZALLCALL 67 00:59:23 11/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 B 1 1 Une crise d'asthme aiguë emporte l'actrice Charlotte Coleman Associated Press LONDRES \u2014 L'actrice Charlotte Coleman, qui jouait Scarlett, la colocataire de Hugh Grant dans Quatre mariages et un enterrement, a succombé à une crise d'asthme aiguë à Londres à l'âge de 33 ans, a annoncé sa famille hier.C'est sa mère, l'actrice Ann Beach, qui a découvert mercredi le corps inanimé de la jeune femme dans son appartement.Charlotte Coleman a été conduite d'urgence à l'hôpital où sa mort a été constatée dès son arrivée.Charlotte Coleman Elle souffrait d'asthme depuis des années, mais n'avait jamais été victime d'une crise aiguë auparavant.Charlotte Coleman était une actrice professionnelle depuis des années lorsqu'elle a accédé à la notoriété pour son rôle de Scarlett dans Quatre mariages et un enterrement, un grand succès de l'année 1994.Photo GRACIEUSETÉ DU MUSÉE McCORD EN BREF Au musée Mc Cord, un sujet énigmatique et une expo qui l'est tout autant.EXPOSITION Déjà un premier record pour Harry Potter LOS ANGELES \u2014 À sa première journée sur les écrans de cinéma, le film Harry Potter fracasse un record.Selon le distributeur Warner Bros., les spectateurs américains ont dépensé vendredi 31,3 millions US pour voir le film.Il s'agit d'un record de revenus pour une première journée, record qui était détenu par le film La Guerre des étoiles \u2014 La Menace fantôme, qui avait totalisé 28,5 millions à sa première journée de projection en 1999.Au rythme où vont les choses, il est possible que le film Harry Potter puisse briser un autre record détenu depuis 1997 par Le Parc jurassique, celui du meilleur résultat au cours des trois premières journées de projection.Le film est présenté dans 3672 salles des États-Unis et projeté sur 8200 écrans, soit le quart des écrans américains, un autre record.Des centaines de milliers d'amateurs ont rempli les salles dès les premières séances, proposées par certains cinémas dès minuit dans la nuit de jeudi à vendredi.Des écoliers n'ont pas hésité à faire des queues de plusieurs heures pour voir le film avant d'aller en classe vendredi.d'après AP et AFP Les internautes se ruent sur l'épisode II de La Guerre des étoiles NEW YORK \u2014 L'épisode II de La Guerre des étoiles, dont le sous-titre est Attack of the Clones (L'Attaque des clones), qui ne sortira sur les écrans qu'en mai 2002, fait déjà un tabac chez les internautes qui se précipitent sur le site Starwars.com pour en découvrir les premières images.Le trafic sur ce site a augmenté de 115 % cette semaine, avec 342 000 visiteurs contre 159 000 la semaine précédente, selon le service de mesure d'audience Nielsen / Net Ratings.Le site a attiré un public masculin à 82 %.« La Guerre des étoiles est depuis longtemps l'une des forces les plus puissantes d'Hollywood sur Internet.Après tout, c'est la sortie de la bande- annonce de l'épisode I, en 1998, qui a lancé le phénomène créé par le film sur le web », explique Jarvis Mak, analyste chez Net Ratings.Reuters Les Vikings en Amérique: une histoire mal éclairée JÉRÔME DELGADO collaboration spéciale UN MILLÉNAIRE ! Oui, 1000 ans que les premiers Européens ont foulé le sol américain.Bien avant Christophe Colomb et ses émules, bien avant Jacques Cartier et sa découverte du froid canadien, des Vikings ont exploré des terres où vivaient déjà des populations autochtones.La toute nouvelle exposition au musée Mc Cord, Le Grand Cercle: premier contact \u2014 les Vikings et les Skraelings à Terre-Neuve et au Labrador, dépoussière cette inusitée rencontre, longtemps exclue des manuels d'histoire.Conçue par le musée de Terre-Neuve, l'expo tient à célébrer cet anniversaire millénaire en soulignant qu'à la fin du XXe siècle, dans les années 60 en fait, c'est un couple de chercheurs norvégiens, les Ingstad, qui a découvert un premier camp viking à l'Anse aux Meadows.Une espèce de boucle bouclée.Fascinant comme sujet, tellement il est auréolé de mystère.La fascination tombe malheureusement à plat.Coincée entre l'obligation d'emprunter le guide audio (au discours monotone et interminable) et la volonté des muséologues à boucler la boucle, la mise en place des quelques reliques (outils, bijoux et armes en ivoire, en pierre, en os ou en bois) ne réussit pas à illustrer ce choc de cultures si appréhendé.Déjà, le titre laisse entrevoir l'opacité de l'exposition.Skraelings ?C'est le mot viking désignant les populations autochtones, ancêtres plus ou moins directs des différents peuples d'aujourd'hui.Le Grand Cercle ?C'est la boucle que les concepteurs gardent en tête et qui va au-delà des découvertes des archéologues norvégiens : en explorant l'Atlantique Nord, les Vikings auraient sorti de l'isolement le dernier coin de terre (et de mer) du globe.L'humain venait de compléter son tour du monde.Ainsi, la première salle veut rappeler qu'avant l'odyssée nord-atlantique, le reste de la planète avait déjà été visité au moins une fois.Une entrée en matière assez confuse entre le texte d'introduction sur la nomination viking de ces nouvelles terres et des objets vieux de 4000 ans \u2014 2000 av.J.-C.! La dernière salle, tout aussi peu pertinente, est un fourre-tout du XXe siècle, du coup d'oeil sur les autochtones d'aujourd'hui à l'aperçu des différentes recherches sur les Vikings en Amérique.En comptant un autre espace sur le passage des Basques en mers canadiennes (vers 1550), il ne reste plus grand place pour l'historique rencontre à la base de l'exposition.Il faut dire que les traces du face-à-face Viking-Skraeling ne sont pas monnaie courante.Si rares et précieux, plusieurs des objets exposés s'avèrent être des répliques.La réunion de quelques artefacts originaux sous une même vitrine pourrait épater les connaisseurs, faire briller les yeux de l'archéologue averti.Le commun des mortels, qui s'émerveille avec du spectaculaire, n'y verra qu'une accumulation de reliques, faute d'être vraiment capable de distinguer la pièce unique de la copie.Ni démonstration scientifique ni exposition didactique, ou un peu des deux à la fois, Le Grand Cercle tourne à vide.À qui, vraiment, s'adresse-t-elle ?Certes, le grand public est le principal visé, mais pourquoi se fier aveuglément au guide audio pour la démythification d'un sujet aussi énigmatique ?Plutôt que de s'étendre sur l'avant et l'après des Vikings, il aurait été plus raisonnable de se concentrer sur ces années de rencontres si particulières (1000-1250).Les objets à exposer peuvent être peu nombreux, le catalogue démontre comment aborder le sujet autrement \u2014 thématiquement (par groupes ethniques) plutôt que chronologiquement.Une présentation plus soignée et l'expo aurait gagné en clarté.N'aurait-il pas fallu souligner, par exemple, ce qui distinguait les Vikings, qui travaillaient le métal et la laine, des Skraelings ?Bref, l'histoire, si fascinante, reste énigmatique.LE GRAND CERCLE: PREMIER CONTACT\u2014LES VIKINGS ET LES SKRAELINGS À TERRE-NEUVE ET AU LABRADOR, au Musée Mc Cord, 690, rue Sherbrooke Ouest, jusqu'au 2 avril.Info: 514 398-7100.G É N I E S EN HERBE # 964 En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., genies@fqjr.qc.ca F-ROME 1 Qui fut le fondateur et premier roi de Rome ?2 Qu'était le cloaca maxima, construit à Rome sous Tarquin l'Ancien ?3 Quel héros romain, dit le borgne, passa à l'histoire au sixième siècle av.J.-C.pour avoir défendu le seul pont traversant le Tibre ?4 Quel nom donne-t-on aux souterrains de Rome où les chrétiens se réunissaient en secret ?5 À quel dieu le sanctuaire de Cumes était-il dédié ?G-INSTRUMENTS DE MUSIQUE INUSITÉS 1 Quelle était la forme particulière de la guitare de Bo Diddley 2 Quel physicien russe a donné son nom à un des seuls instruments de musique que l'on joue sans le toucher ?3 Quelle oeuvre d'art était requise, en plus de quatre percussions, pour jouer Calder Piece d'Earle Brown ?4 Quel objet utilisé pour la lessive sert d'instrument rythmique dans la musique cajun ?5 Quelle structure architecturale, située à l'embouchure du canal Lachine, fut utilisée comme résonateur dans une série de concerts en 2000- 2001 ?Gardien de buts A-MYTHOLOGIE 1 Quel titan fut condamné à se faire ronger quotidiennement le foie par un aigle ?2 Quel peuple précolombien, qui avait Cuzco comme capitale, vénérait Viracocha, qui créa l'homme avec de l'argile 3 Dans la mythologie scandinave, quel instrument utilisé pour invoquer la foudre appelle- t-on mjolnir ?4 Sous quelle forme représentait- on le dieu égyptien Sébek (un indice, Astérix et Obélix ont failli lui être sacrifiés lors de leur visite chez Cléopâtre) ?5 Quel guerrier, fils du dieu Lug, est le héros d'une des plus grandes épopées de la mythologie celte irlandaise ?D-GARDIENS DE BUTS 1 Quel numéro 1 des Black Hawks de Chicago détient le record du plus grand nombre de parties consécutives devant le filet, soit 502 ?2 Quel joueur gardait les buts de la France lors de la finale du mondial de 1998 ?3 Dans quelle équipe Félix Potvin évoluait-il dans la Ligue Junior Majeure du Québec, avant d'être repêché par Toronto 4 À la conquête de combien de coupes Stanley, Jacques Plante a-t-il participé pendant ses années avec le Canadien 5 Quel gardien de buts fut le premier joueur soviétique à être admis au temple de la renommée de la LNH ?H-IDENTIFICATION D'UN PERSONNAGE 1 Peintre français né à Paris en 1848 et mort à Gennevilliers en 1894.2 Il devint ami avec Monet et Renoir à Argenteuil.3 D'abord influencé par Courbet et Manet, il prendra le chemin de l'impressionnisme, favorisant les scènes de la vie courante.4 Mécène des impressionnistes, il légua sa collection personnelle à l'État.D'abord au musée du Jeu de Paume, elle est aujourd'hui au musée d'Orsay.B-INVENTIONS 1 À quel type d'invention, utilisée quotidiennement, associez- vous le nom de Linus Yale ?2 Quel était le métier de John Napier qui publia les premières tables de logarithmes ?3 Quel homme, dont le papa avait inventé le voyage organisé, finança la création du premier funiculaire, situé sur les flancs du Vésuve ?4 Qui fut le premier à décrire le fonctionnement du levier, au IIIe siècle av.J.-C.?5 Quel pays lança le premier missile en 1943 ?Savant grec E-SCIENCES 1 Quelle est l'étoile la plus proche de la Terre après le Soleil 2 Quel botaniste britannique fit la découverte du mouvement désordonné des particules lorsqu'elles sont plongées dans un liquide ?3 Quel nom porte le type de lepton, sans masse ni charge électrique, qui voyage à la vitesse de la lumière ?4 Quelle science étudie la création d'organes artificiels ?5 Quelle science était le domaine d'étude de l'écrivain Isaac Asimov ?C-BEAUX MOTS ANGLAIS Associez le mot anglais à son équivalent français.1 Hullaballoo 2 Gobbledygook 3 Topsy-turvy 4 Jabberwocky 5 Knick-knack A sans dessus dessous.B brouhaha.C babiole.D chimère, monstre imaginaire.E charabia.Isaac Asimov SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7DU1201B1118 DIMANCHE 7DU1201B1118 ZALLCALL 67 00:52:24 11/18/01 B B12 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 Nom : Prénom : Adresse : App.: Ville : Code postal : Tél.(dom.) : Tél.(trav.) : Prénom et nom du bébé : Fille Garçon Date de naissance : Prénoms et noms des parents : Ci-joint un chèque ou mandat-poste de 36,95 $ à l'ordre de La Presse, ltée.OU Je souhaite effectuer le paiement de 36,95 $ par carte de crédit : Visa Master Card No de la carte de crédit : Date d'expiration : / / Signature : Les bébés de l'année 2001 GRATUITEMENT Hâtez-vous ! Le samedi 29 décembre prochain La Presse regroupera dans un cahier spécial, les photos des enfants nés au cours de l'année 2001.Que vous soyez parent, grand-parent, oncle, tante ou ami, faites connaître à tous nos lecteurs ce petit trésor né au cours de l'année 2001.Présentez-nous votre précieux chérubin en réservant dès maintenant votre espace pour seulement 36,95 $ (taxes incluses) et vous recevrez : Cartes La Puce-à-porter, d'une valeur de 30 $.La Puce-à-porter adore aller magasiner.Il suffit de la présenter pour payer vos achats.Valide chez Les Ailes de la Mode et les boutiques du Groupe San Francisco.Non monnayable, non remboursable.Remplissez le coupon ci-dessous et retournez-le, avec la photo qui ne doit pas excéder 5 po sur 7 po et qui ne pourra être retournée.La Presse, petites annonces, Les bébés de l'année, 7, rue Saint-Jacques, Montréal (Québec) H2Y 1K9 Votre bébé à la première page du cahier Votre bébé court la chance de faire la une du cahier Les bébés de l'année 2001.Parmi toutes les demandes reçues, un tirage au sort déterminera la photo du bébé qui sera en première page couleur de ce cahier spécial.Les parents de notre vedette recevront, quant à eux, un encadrement de cette page.DE PLUS .ou Courez la chance de gagner : Règlements disponibles à La Presse Un ensemble cinéma maison.RCA - téléviseur 36 \u201c RCA - magnétoscope VHS 4 têtes Hi-Fi RCA - lecteur DVD/DC numérique JVC - récepteur Dolby numérique DTS Energy - ensemble de 5 enceintes satellites Energy - enceinte d'extrêmes-graves Une valeur de 4400 $ L'un des cinq forfaits famille aux Suites Tremblant.Deux nuits pour 2 adultes et 2 enfants dans une suite une chambre à coucher.4 billets de ski de 2 jours chacun ou 4 passeports plein-air été + 4 accès aux piscines et bains tourbillons de l'Aquaclub La Source.Une valeur de 800 $ par forfait Toujours 9,00 $ sur présentation de ta carte étudiant au moment de l'achat FOCUS (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:30, 5:10, 7:45, 10:15 LUN-JEU 2:30, (5:10), 7:45, 10:15 BLACK KNIGHT (Sujette à l'obtention du classement) (COMMENCE MERCREDI) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) MER-JEU 1:30, 2:15, (4:00), (4:45), 7:00, 7:45, 9:30, 10:15 LIFE AS A HOUSE (G) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 1:30, 2:15, 4:30, 5:15, 7:15, 8:00, 10:00 LUN 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 8:00, 10:00 MAR-JEU 1:30, 2:15, (4:30), (5:15), 7:15, 8:00, 10:00 LE VOL (13+) (Version française de THE HEIST) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX DIM) DIM 2:15, 4:45, 7:15, 9:45 LUN-JEU 2:15, (4:45), 7:15, 9:45 MONSTRES, INC.(G) (Version française de MONSTERS, INC.) (2 ÉCRANS) DIM 12:30, 1:00, 2:45, 3:15, 5:00, 5:30, 7:15, 7:45, 9:30, 10:00 LUN-JEU 2:15, 2:45, (4:30), (5:00), 7:00, 7:30, 9:15, 9:45 THE MAN WHO WASN'T THERE (13+) DIM 1:50, 4:35, 7:25, 10:10 LUN-JEU 1:50, (4:35), 7:25, 10:10 SEXY BEAST (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:30, 5:15, 7:30, 9:45 LUN-MAR 2:30, (5:15), 7:30, 9:45 MER-JEU 2:25, (5:15), 7:30, 9:50 BREAD & TULIPS (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 2:05, 4:35, 7:05, 9:40 LUN-JEU 2:05, (4:35), 7:05, 9:40 K-PAX (G) (2 ÉCRANS) DIM 1:30, 2:15, 4:45, 5:30, 7:30, 8:15, 10:15 LUN-JEU 1:30, 2:15, (4:45), (5:30), 7:30, 8:15, 10:15 MULHOLLAND DRIVE (13+) DIM 1:45, 5:15, 8:30 LUN-JEU 1:45, (5:15), 8:30 WAKING LIFE (G) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:20, 4:50, 7:25, 9:50 LUN-JEU 2:20, (4:50), 7:25, 9:50 INNOCENCE (G) DIM 2:25, 5:00, 7:15, 9:30 LUN-JEU 2:25, (5:00), 7:15, 9:30 FROM HELL (13+) (2 ÉCRANS) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:30, 2:30, 4:15, 5:15, 7:00, 8:00, 9:45 LUN-MER 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 7:00, 8:00, 9:45 JEU 1:30, 2:30, (4:15), (5:15), 8:00 SORTI DE L'ENFER (13+) (Version française de FROM HELL) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:00, 4:45, 7:30, 10:15 LUN-MAR 2:00, (4:45), 7:30, 10:15 RIDING IN CARS WITH BOYS (G) DIM 1:30, 4:30, 7:30, 10:30 LUN-MAR 1:30, (4:30), 7:30, 10:30 MER-JEU 1:35, (4:30), 7:35, 10:30 IRON MONKEY (13+) DIM 2:10, 4:20, 7:10, 9:20 LUN-JEU 2:10, (4:20), 7:10, 9:20 THE DEEP END (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 1:45, 4:15, 7:00, 9:25 LUN-MAR 1:45, (4:15), 7:00, 9:25 AMÉLIE (G) (SOUS-TITRES EN ANGLAIS) DIM 1:40, 4:25, 7:05, 9:55 LUN-JEU 1:40, (4:25), 7:05, 9:55 (13+) (ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX) DIM 2:30, 5:05, 7:30, 10:00 LUN-JEU 2:30, (5:05), 7:30, 10:00 dans toutes les salles de cinéma www.amctheatres.com www.moviewatcher.com Obtenez des entrées gratuites ! Devenez membre Movie WatcherMD dès aujourd'hui ! ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX = AUCUN LAISSEZ-PASSER ACCEPTÉ Nom : Adresse : App.: Ville : Code postal : Téléphone (jour) : ( ) (soir) : ( ) Présenté par: LA PRESSE et l'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL vous invitent au concert « CHANTONS NOËL avec l'OSM» AVEC MARIO PELCHAT, MARIE-MICHÈLE DESROSIERS LES PETITS CHANTEURS DE LAVAL ET GREGORY CHARLES SOUS LA DIRECTION DE ROLF BERTSCH Vous pourriez gagner l'une des 25 paires de billets pour le concert supplémentaire du 13 décembre à la basilique Notre-Dame.Ce concours a lieu du 17 au 21 novembre 2001.La valeur totale des prix offerts est de 1500$.Les gagnants seront avisés par téléphone et devront réclamer leur prix avant le 10 décembre 2001.Les fac-similés ne sont pas acceptés.Aucun achat requis.Non-échangeable.Règlements du concours disponibles à l'OSM.Remplissez le coupon de participation et retournez-le avant le 30 novembre 17 h, ou déposez-le vous-mêmes dans les boîtes prévues à cette fin à la billetterie de l'OSM.Concours « Chantons Noël avec l'OSM » 260 boul.de Maisonneuve Ouest, 2e étage Montréal QC H2X 1Y9 Tirage le 3 décembre 2001, 17 h.OSM 5148429951 3006440A 7LP1301B1118 B-13 dimanche - ARTS 7LP1301B1118 ZALLCALL 67 00:53:00 11/18/01 B L A P R E S S E MONT R É A L D IMANCHE 1 8 NO V EMB R E 2 0 0 1 B 1 3 Les débuts de l'enseignement de la danse à Montréal SOUVENIRS - SOUVENIRS C'EST EN 1895 qu'on a commencé à enseigner la danse à Montréal, nous apprenait Jean Béraud, le 17 août 1945, en soulignant le cinquantième anniversaire de l'événement.Les 24 et 25 novembre 1945, en effet, un spectacle de ballet et de Music-Hall, au Monument-National, marquait le cinquantenaire du studio Lacasse.En septembre 1895, M.Lacasse, sur les conseils d'Elzéar Roy, fondateur des Veillées de Famille, renonça à la carrière d'instituteur pour s'installer comme professeur de danse à la salle Saint-Laurent, à l'angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Vitré.Il devait, par la suite, se rendre chaque année à New York pour se tenir au courant des pas nouveaux.Au bout de quelques années, la danse avait une telle vogue que l'on vit jusqu'à 400 couples évoluer à la salle Notre-Dame, voisine alors du Château de Ramezay et depuis longtemps rasée par un incendie.En 1931, le fils du fondateur, Maurice Lacasse, devait partir pour Londres, avec l'intention d'y faire carrière de danseur de ballet, mais la succession de son père était alléchante et à l'enseignement des danses modernes, il ajouta celui du ballet.Notes sur la littérature IL Y A UN SIÈCLE, on ne tenait pas de chronique littéraire comme telle dans notre journal, mais il arrivait qu'un dénommé A.D.Decelles rédige de longues « notes sur la littérature » comme ce fut le cas, le 17 novembre 1900.C'est que, écrivait- il ce jour-là, on s'occupait alors beaucoup de la présence des « Canadiens dans le roman anglais, la nouvelle et les récits de voyages ».Par « Canadiens », il fallait entendre les « Canadiens français » et par « roman anglais », les romans de langue anglaise.Et Decelles de se réjouir que le Canada français soit devenu un champ d'exploration pour les romanciers, qu'ils soient de Londres ou de Toronto.Plus loin, Decelles commentait la conversion de l'écrivain français Paul Bourget au catholicisme, qui avait produit, dit-il, « un émoi bien légitime dans le monde des lettres ».« L'on s'est demandé si ses volumes paraîtraient (dorénavant) avec cette mention : « Revus, corrigés et surtout expurgés », car, ajoutait le chroniqueur du temps, « quelque haute idée que l'on ait du style de M.Bourget, l'on ne peut se dissimuler que ses oeuvres de début n'offrent que trop de pages d'une lecture dangereuse.Ses héroïnes évoluent dans le cadre des garçonnières et des boudoirs trop méticuleusement décrits.» La salle de concert CE N'EST PAS D'HIER que l'on réclame une grande salle de concert de prestige pour Montréal.Il en était encore plus question à l'époque où l'on devait se contenter de l'auditorium de l'école Le Plateau ou de la scène de quelques grands théâtres de Montréal comme le His Majesty's pour présenter des concerts.Ainsi, le 22 novembre 1930, une grande page complète d'annonces, commanditée entre autres par le Canadian Institute of Music, le Conservatoire National de Musique, le Cercle Musical, la Société Canadienne de Musique, la Musicians' Protective Association et divers commanditaires privés, en réclamait une et affirmait que « Napoléon 1er, dans une lettre fameuse, écrivait à Cambacérès, chancelier de l'Empire : Donne de la musique au peuple : la musique par son pouvoir sur les passions populaires est un moyen de gouvernement.Les nations modernes donnent toutes le spectacle de semblables préoccupations, les gouvernants du monde entier subventionnent généreusement et souvent construisent aux frais du peuple d'immenses vaisseaux, presque toujours remarquables au point de vue architectural.La difficulté que l'on rencontre à Montréal depuis vingt-cinq ans, pour en arriver enfin à posséder une bonne salle de concert, nous crée comme peuple, une mauvaise réputation à l'étranger.Mais nous croyons que cet état de choses va changer.» Une famille de musiciens LES MÉLOMANES d'aujourd'hui ont pour la plupart oublié le nom de Gustave Gagnon.Pourtant, quand il est décédé, il y a plus de 70 ans, Léo-Pol Morin, qui tenait à l'époque la chronique musicale de notre journal (22 novembre 1930) avait écrit : « Le Canada vient de perdre un de ses plus éminents musiciens et l'un des plus illustres survivants d'une génération qui, il y a une soixantaine d'années (bref aux alentours de 1870) réussit à ennoblir la profession du musicien en terre canadienne.Il va rejoindre dans l'histoire ses aînés et amis d'autrefois, son frère Ernest Gagnon, son beau-frère Paul Letondal, les Lavigne, Dessane, Ducharme, Panneton, Couture, Romain-Octave Pelletier, qui furent avec lui les pionniers de notre vie musicale.Ces noms-là, et quelques autres, sont désormais inscrits au frontispice de la musique canadienne.Ernest Gagnon exerçait déjà sa profession au temps où son jeune frère Gustave faisait des études en France et en Belgique.Il était en 1864 organiste à la Basilique de Québec.Gustave lui succéda en 1876 et y demeura jusqu'en 1915, époque à laquelle son fils Henri monta à son tour à la tribune.Au Séminaire et aux Écoles Normales de Québec, les Gagnon dirigent, depuis trois quarts de siècle, l'éducation musicale de la jeunesse.Leur nom est à jamais inscrit dans l'histoire de notre musique.» Remplissez la grille et le coupon de participation.Retournez le tout avant 17 h, le mercredi 5 décembre 2001 à l'adresse indiquée.Un tirage au sort, parmi tout le courrier reçu, déterminera les gagnants.Ces personnes devront avoir rempli correctement la grille.Les règlements du concours sont disponibles à La Presse.La solution de la Grille Blanche sera publiée le mercredi 12 décembre dans le cahier des Sports et la liste des gagnants le vendredi 14 décembre 2001 dans l'édition régulière de La Presse.Pour participer GRILLE BLANCHE LA Nom: Âge: Adresse: App.: Ville: Code postal: Tél.(rés.): Tél.(travail): Courriel : Concours « GRILLE BLANCHE 18 11 01 » La Presse, Ltée C.P.11618, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 5W5 5gagnants mériteront un magnifique sac à dos La Presse.PM40 7LP1401B1118 B14 - DIMANCHE 7LP1401B1118 ZALLCALL 67 00:55:32 11/18/01 B B14 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 Le père Noël existe bel et bien CERTIFICATS DE NAISSANCE Québec multiplie les bourdes MARIE-ANDRÉE AMIOT LES DENTS claquant de froid, les orteils engourdis et les petites bousculades pour trouver une place de choix ont été vite oubliés hier midi quand est enfin apparu le gros bonhomme rouge à la fin de son défilé.« Il est là ! Maman, il est là ! » criaient les petits glaçons emmitouflés dans leur habit de neige.Avec le temps frisquet qu'il faisait hier, les parents étaient aussi heureux de voir apparaître le père Noël que leurs enfants.Massés en rang d'oignon le long de la rue Sainte-Catherine, ils étaient 350 000 de tous les âges à attendre le père Noël, cinquante mille de plus que l'an dernier.« On a noté une forte augmentation entre les rues Atwater et Guy », a confirmé le commandant Pierre Brochet qui a ajouté qu'aucun incident n'était venu troubler la fête.L'organisateur de l'événement, la Société de développement commercial, était aussi fort satisfait de son défilé.« C'était une belle fête, très réussie », a confirmé le directeur général, Maurice Boucher.Le défilé a pris deux heures et demie entre le départ rue Atwater et l'arrivée rue Saint-Urbain.À un point fixe, les spectateurs se laissaient distraire pendant 30 minutes par 500 lutins, musiciens et autres personnages animés.« Nous avons privilégié l'approche animation et interactivité plutôt que les grands chars allégoriques », a précisé M.Boucher.Pour les petits qui n'avaient pas la chance de se trouver au premier rang, le spectacle semblait bien loin.À moins d'être juché sur les épaules d'un parent.Ou de faire comme Julie (deux ans et des poussières) et de s'asseoir tout en avant, à même le bitume.Même les bénévoles qui l'enjoignaient de retourner sur le trottoir n'ont pas eu beaucoup de succès.« Je reste ici », a déclaré la petite, bien déterminée à ne pas céder sa place aux grands.Comme ses petits amis, Julie voulait voir le père Noël.« On a de la chance, a confié sa voisine de 10 ans, ici au moins, c'est le vrai.» \u2014 Les autres.?\u2014 Des aides, a-t-elle expliqué, l'oeil complice.C'est pas pareil.Pour Marc-Olivier (presque trois ans), ses cousines Sabrina et Jessica (quatre et six ans), pas de doute dans leur esprit : il n'y a qu'un seul père Noël et il est venu hier spécialement pour leur souhaiter Joyeux Noël, les ho-ho-ho plein la voix.Devant le square Phillips, une quinzaine d'enfants attendaient eux aussi en compagnie de leurs parents.Pour eux, le défilé revêtait une toute autre importance.Confinés à l'hôpital à cause d'une maladie grave, une vingtaine d'employés bénévoles d'Urgences Santé les avaient accompagnés pour leur permettre d'assister au défilé.Certains surveillaient les activités à partir d'une poussette adaptée, comme la petite Chloé Handfield, atteinte du syndrome Smith-Lemly- Opitz, une maladie rare qui cause des malformations.Philippe Cox, 6 ans, était couché sur une civière et attendait bravement le père Noël.Ses parents, venus de Chicoutimi avec sa petite soeur Laura, étaient encore sous le choc du diagnostic reçu il y a trois semaines.« On nous a dit qu'il avait la forme la plus virulente de la maladie, la leucémie non lymphoblastique aiguë, explique sa mère, Nadia Blackburn.Ça ne se guérit pas comme une grippe.» Les petites voisines de Philippe, Myriam Cyr, un petit bout de femme atteinte du syndrome d'Apert et Vanessa Rose, souffrant de malformations cardiaques, surveillaient attentivement la rue.C'est la quatrième année que les bénévoles d'Urgences-Santé assistent des enfants malades dont certains sont en phase terminale.L'an dernier, deux petits n'ont pas survécu jusqu'à Noël.Grâce à des dons du public, les enfants ont reçu 125 $ en cadeaux.Les centres hospitaliers Sainte-Justine et Montréal pour enfants, 1000 $ chacun.Mais malades ou pas, peu d'enfants ont rédigé leur fameuse liste au père Noël.Si Alexandre Tremblay et Frédéric Therrien savent exactement ce qu'ils vont demander à Noël (un camion téléguidé), et Marc-Olivier «un cracteur, une auto de olicier et un étoptère» (traduction : tracteur, policier et hélicoptère), des dizaines d'enfants interrogés au hasard ne savent toujours pas.« Peut-être ont-ils déjà tout à la maison ?» raisonne un père.Jusqu'à quel âge croit-on encore au père Noël ?La question est superflue quand on a cinq, sept ou dix ans.Même les adultes la trouvent vaguement ridicule.« Le père Noël ?Évidemment qu'on y croit, la preuve, c'est qu'il est là ! » a confirmé hier un jeune grand-père venu voir le défilé du père Noël rue Sainte-Catherine.Avec son épouse et leurs petits-enfants de deux ans et demi et de huit mois, ils ont bravé le froid et l'humidité pour LE voir.Après deux heures et demie d'attente, IL est finalement arrivé.Heureusement, car le petit Guillaume ne se possédait plus.Catherine s'était endormie depuis belle lurette dans sa poussette, bien au chaud sous sa couverture.\u2014 Croyez-vous qu'elle s'en souviendra ?\u2014 J'espère ! On nous dit que les enfants n'oublient pas les méchancetés qu'on leur a faites, pourquoi ne se souviendraient-ils pas des belles choses de la vie ?La plupart des jeunes parents en étaient à leur première expérience.C'est qu'entre 1969 et 1994, il n'y a pas eu de défilé de Noël.Les grands-parents se rappellent.« Je suis venue toute petite, quand le père Noël venait de Dupuis et Frères et de Eaton, a raconté une grand-mère.C'est une expérience à ne pas rater.» RAYMOND GERVAIS MALGRÉ LA série de mesures annoncées le mois dernier par le gouvernement du Québec visant à resserrer l'émission des certificats de naissance, le système éprouve toujours des ratés.Pourtant, le ministre Joseph Facal, ministre responsable du Bureau de l'état civil, avait dit que Québec prendrait les moyens nécessaires pour éviter la fraude, demandant même à Ottawa de ne plus accepter les demandes de passeport ou de citoyenneté sur la base de certificats de naissance et de baptême délivrés par les autorités religieuses, alléguant que ces documents étaient aisément falsifiables et que leur délivrance n'était pas soumise à des règles très strictes.Or, voilà que ce sont des fonctionnaires du bureau du Directeur de l'état civil qui font des erreurs en délivrant les certificats de naissance.Cette semaine, un journaliste de La Presse qui avait demandé un certificat de naissance pour lui-même, a reçu le certificat de naissance d'une autre personne.Jacques Saint-Laurent, le directeur de l'état civil, a expliqué que l'erreur s'était produite au moment où les données fournies par le requérant, ont été recopiées à l'ordinateur par le préposé.Selon M.Saint-Laurent, une erreur dans la transcription de l'année de naissance à l'ordinateur est à l'origine de l'établissement du certificat de naissance erroné.Le fonctionnaire a inscrit le nom de famille du demandeur, suivi de son premier prénom ainsi que la date de naissance, mais a fait une erreur de transcription.Par malheur, le registre a reconnu un individu portant le même nom de famille et le même prénom avec la date de naissance transcrite par le préposé.Même si le lieu de naissance était différent, ainsi que les deux autres prénoms, le nom du père et de la mère, le préposé n'a rien remarqué d'anormal et a fait établir le certificat de naissance.M.Saint-Laurent a reconnu que le préposé aurait dû vérifier toutes les données fournies par le requérant, afin de s'assurer que les données à l'ordinateur correspondaient bien à celles de la demande remplie par le requérant.Le Directeur de l'état civil a précisé que ce genre d'erreurs était peu commune, reconnaissant toutefois qu'elles pouvaient se produire.À la suite de cet événement, une note de service a été transmise à tout le personnel par le directeur, rappelant l'importance de vérifier toutes les données, afin d'éviter que des personnes qui pourraient être mal intentionnées se retrouvent en possession d'un certificat de naissance qui n'est pas le leur.Photo ROBERT SKINNER, La Presse© Bien emmitouflés, les enfants n'ont pas espéré en vain l'arrivée du père Noël.La joie était aussi vive chez les parents qui, eux aussi, y croient.TÊTES D'AFFICHE Le CLSC et l'hôpital d'Argenteuil ont mené à bien leur campagne de financement, les coprésidents d'honneur, Frances Hammond, et Georges-Hébert Germain, ayant annoncé qu'ils avaient atteint leur objectif et recueilli 700 000 $ auprès des donateurs.Cet argent sera affecté à l'achat d'un tomodensitomètre plus communément appelé « scanner ».\u0001 \u0001 \u0001 Pierre Sabourin Le président de la Fondation de l'hôpital du Sacré- Coeur de Montréal, Pierre Sabourin, était heureux d'annoncer, au terme du dixième galabénéfice qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Pierre Karl Péladeau (Quebecor), que l'événement qui marquait le 25e anniversaire de la fondation hospitalière et le 75e anniversaire de l'hôpital du Sacré- Coeur, a généré des revenus de plus de 200 000 $.Les profits de cette activité-bénéfice seront affectés à l'achat d'équipements médicaux, ainsi qu'à la réalisation de projets spéciaux et de programmes de perfectionement.\u0001 \u0001 \u0001 Paule Doré Des textes signés Marie Laberge, Michel Tremblay, Arlette Cousture, Marie- Claire Blais, Janette Bertrand, Raymond Lévesque et d'autres auteurs québécois, seront lus puis vendus à l'encan le lundi 26 novembre, à la Maison de la culture Frontenac (2550, rue Ontario), pour financer le service d'hébergement Saint-Denis.Le tout est sous la présidence d'honneur de Paule Doré, vice-présidente et chef de la direction de CGI.Liront ces textes portant sur le thème L'Autre : Isabel Richer, Aubert Pallascio, Dominique Pétin (porte-parole du service d'hébergement pour jeunes), Normand Canac- Marquis (parrain de l'événement), etc.Coût pour la soirée : 30 $.Renseignements : (514) 790-1245, ou 1-800-361-4595 (www.admission.com).\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation du collège Montmorency (Laval) a clôturé sa campagne majeure de financement avec des dons et engagements de près de deux millions de dollars, soit beaucoup plus que l'objectif de 1,5 million fixé en 1998, devait déclarer le président de la fondation collégiale, Gérard Proulx (Banque Nationale), en annonçant ces résultats.\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation du Centre hospitalier régional de Lanaudière (Joliette) a retiré plus de 110 000 $ de la tenue de son tournoi de golf annuel qui était placé sous la coprésidence d'honneur de Paul Malo (Filochrome), et Jean-Claude Berlinguet (directeur général du CHRDL).\u0001 \u0001 \u0001 Rémi Marcoux Le milieu des affaires a contribué pour 250 000 $ à la campagne de financement du Centre international de résolution de conflits (CIRCM), organisme qui forme des jeunes à une technique pour éviter que des conflits entre jeunes ne dégénèrent.Menée par Rémi Marcoux, président du conseil et chef de la direction du groupe Transcontinental, cette campagne de financement a dépassé son objectif.\u0001 \u0001 \u0001 Jean-Guy Langelier Le sixième tournoi de golf de la Caisse centrale Desjardins, qui s'est tenu sous la d'honneur de Jean-Guy Langelier, président et chef de l'exploitation de la Caisse, a permis d ' a m a s s e r 30 000 $, somme qui a été répartie entre la Fondation Marie-Vincent, la Fondation pour enfants diabétiques, et la Maison des greffés.\u0001 \u0001 \u0001 En cette Année internationale des bénévoles, le Centre canadien d'étude et de coopération internationale (CECI) souligne, dans son bulletin d'information, le travail de ses membres engagés dans des projets d'aide et de développement à l'étranger, dont de la région de Montréal : Suzanne Champagne (développement rural) en République de Guinée ; Louis Laroche (du CIRCM) actuellement en Bolivie ; Danielle Bergeron, en Bolivie pour coordonner l'action du CECI dans ce pays ; Nathalie Michel, au Cambodge pour l'amélioration de la situation de la femme ; Than Hoa (de Sainte-Thérèse) au Vietnam pour aider une communauté locale ; et Mireille Alexandre (de Saint- Bruno) au Niger pour aider à l'alphabétisation.\u0001 \u0001 \u0001 C'est le jeudi 6 décembre, à l'hôtel Omni, que se tiendra le gala dixième anniversaire de la Fondation québécoise de la migraine et des céphalées.L'activité se déroulera sous la présidence d'honneur de Johanne Berry, présidente du groupe Télé-ressources.On profitera de l'occasion pour rendre hommage à feu le Dr Jacques Meloche, fondateur et premier directeur de la Clinique de la migraine de Montréal, lequel a consacré plus de 20 ans de sa vie à cette cause.Coût : 200 $.Renseignements : (514) 331-8207 ou 1-800-463-TETE.\u0001 \u0001 \u0001 Jean-Pierre Léger La faculté vétérinaire de l'Université de Montréal et le collège Macdonald de Mc Gill mènent une campagne de financement sous l'égide de Jean- Pierre Léger (rôtisseries Saint- Hubert), et à laquelle ont déjà contribué les rôtisseries Saint-Hubert (150 000 $), Olymel-Flamingo (100 000 $) et son PDG Réjean Nadeau, la Fédération des producteurs d'oeufs de consommation du Québec, représentés par Michel Gauvin, ayant fait parvenir un engagement de 50 000 $.\u0001 \u0001 \u0001 Le Centre canadien d'architecture est redevable à un comité présidé par Marc Desjardins (P & R Desjardins construction) d'avoir obtenu 57 000 $ en dons d'entreprises du milieu du bâtiment, du design, de l'architecture et de l'ingénierie.Les fonds amassés ont été remis à la directrice générale de la fondation du CCA, Danielle Sauvage.\u0001 \u0001 \u0001 Soeur Simone Cournoyer, de Sorel, est la première lauréate du Mérite en philanthropie, prix créé par l'Association des fondations d'établissements de santé du Québec (AFESAQ), en cette Année internationale des bénévoles, pour souligner l'importante contribution de personnes bénévoles au bon fonctionnement de fondations hospitalières.Cet honneur devrait rejaillir sur les communautés religieuses qui ont constamment soutenu les hôpitaux québécois, devait signaler Claude Béland, nouveau président de l'AFESAQ.\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation de l'hôpital Notre- Dame de la Merci, en guise de remerciement pour un don de 25 000 $ de la caisse populaire Saint-Joseph de Bordeaux, a décidé de nommer la bibliothèque médicale de l'hôpital Bibliothèque médicale Caisse populaire Saint-Joseph de Bordeaux.\u0001 \u0001 \u0001 L'Association professionnelle des technologistes médicaux du Québec a décerné son prix Goutte d'or au Centre hospitalier régional de Lanaudière pour la conception d'un module de travail ergonomique à l'intention des cytologistes qui doivent se pencher sur des échantillons pour dépister des cellules cancéreuses.Cette réalisation est le fruit d'un travail d'équipe et de la collaboration avec une firme privée.\u0001 \u0001 \u0001 La Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher (Longueuil) vient de mettre en branle, en collaboration avec La Capitale services conseils, une offre de plans d'assurance sur la vie au bénéfice de la fondation hospitalière.Jusqu'au 24 décembre, on mènera donc une campagne de sollicitation en faveur des dons planifiés par assurancevie et legs testamentaires, nouvelle formule que sont en voie d'adopter plusieurs fondations hospitalières.\u0001 \u0001 \u0001 Steven Clément La boutique Maison Lambert, de Saint-Lambert, a tenu un défilé de mode, placé sous la présidence d'honneur du couturier Philippe Dubuc, au terme duquel le propriétaire de la boutique, Steven Clément, en a remis les profits (7000 $) au représentant de la Fondation Charles- Bruneau, Pierre Bruneau (TVA).\u0001 \u0001 \u0001 Kraft, fidèle fournisseur de Moisson Montréal, la banque alimentaire du Grand Montréal, faisait récemment don de 12 000 tablettes Bizzcuit Oreo M.Christie.En recevant ce nouveau don, le directeur des opérations chez Moisson Montréal, Jean-Pierre Mailhot, a formulé le souhait de voir beaucoup d'autres entreprises de l'industrie agroalimentaire emboîter le pas pour mener la lutte contre la faim.\u0001 \u0001 \u0001 Le premier tournoi de golf de la Société Pierre Boucher, qui s'est tenu sous la présidence d'honneur de Pierre Gauthier, a permis de remettre 24 400 $ à la Société canadienne du cancer.\u0001 \u0001 \u0001 Le Dr Guy Sauvageau est le lauréat 2001 du prix Marcel-Piché, remis par l'Institut de recherches cliniques de Montréal pour souligner la carrière de l'un de ses chercheurs.Le Dr Sauvageau dirige l'unité de recherche en génétique moléculaire des cellules souches à l'IRCM.Ses activités de recherche sont reconnues par l'octroi de nombreuses bourses et subventions.\u0001 \u0001 \u0001 Concours d'écriture de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, qui nous donne pour thème : Que signifierait pour vous un remède au diabète juvénile ?Le concours se déroulera tout au long de novembre, Mois du diabète.Comme prix, on offre un séjour de vacances en République Dominicaine.Renseignements : Concours Une lettre pour un remède, Fondation de la recherche sur le diabète juvénile, 6363, route Transcanadienne, bureau 208, Montréal (Québec) H4T 1Z9, (www.jdrf.ca) \u0001 \u0001 \u0001 Vincent Bilodeau C'est sous la présidence d'honneur du comédien Vincent Bilodeau, et de Patrice Lareau (Andersen), que se tiendra, le 7 décembre au Tennis 13 de Laval, le 3e tournoi Kattie Roy Duguay, dont les profits sont remis à l'hôpital Sainte-Justine.Coût : 200 $.Renseignements : (514) 817-5678, ou (450) 687-9913, poste 224.Le public qui voudrait assister au tournoi pourra y rencontrer le ministre de l'Éducation François Legault, ou le journaliste Jean-François Lépine, ou encore des artistes comme André Robitaille, Martin Drainville, etc.\u0001 \u0001 \u0001 Élection d'un nouveau conseil d'administration pour l'Association des fondations d'établissements de santé du Québec, dont la présidence a été confié à Claude Béland.Il sera assisté à l'exécutif de Denis Frenière (Fondation Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe), Denis Rhéaume (Fondation du Centre hospitalier universitaire de Québec), Norbert Gagnon (Fondation hôpital Haut-Richelieu), et Suzanne Carrière (Fondation du centre hospitalier des Vallées-de-l'Outaouais).\u0001 \u0001 \u0001 En tournée au pays, la chorale Kabigan (« ami » en tagalog), de Manille (Philippines), qui représente la fondation du même nom qui vient en aide aux enfants de la rue, un organisme partenaire des Oeuvres du cardinal Léger, sera à l'oratoire Saint-Joseph pour un concert en compagnie des Petits chanteurs du Mont-Royal, le 1er décembre.Renseignements : (514) 495-2409, poste 126 (www.leger.org). 7LP1501B1118 B15 Sciences 7LP1501B1118 ZALLCALL 67 00:58:04 11/18/01 B SCIENCES LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 B15 CAPSULES Le saumon qui brille dans le noir DES PÊCHEURS de l'Alaska ont été bien étonnés lorsqu'ils ont sorti de l'eau, l'été dernier, un saumon fluo.Les résidants auraient même craint, selon le New Scientist, que cette bizarre apparition soit le signe d'une contamination de la mer de Bering par des déchets nucléaires.Selon Ted Meyers, du ministère américain des Pêches à Juneau, capitale de l'Alaska, la fluorescence serait le résultat d'une bactérie.Cette bactérie fluo serait même plus répandue qu'on ne l'imagine, mais on la remarque rarement à ces latitudes, pendant les six mois où le soleil ne se couche pas.Quand l'esprit joue aux dés DIEU NE JOUE pas aux dés, avait dit Einstein.Mais notre cerveau, lui, oui.Des neurologues viennent de découvrir des groupes de neurones qui, face à un même stimulus, vont réagir différemment d'une fois à l'autre, comme s'ils tiraient à pile ou face.« Une sorte de roulette cérébrale », a résumé Roger Carpenter, de l'Université de Cambridge, en Angleterre.Et assez étonnamment, ce coup de dé pourrait contribuer à la survie de l'individu.« Un gnou pourchassé par un lion a davantage de chances de s'en tirer s'il saute au hasard de gauche à droite », plutôt que de suivre un parcours prévisible.Il en est de même de plusieurs activités humaines : ainsi, le joueur de tennis, qui a intérêt à être aussi imprévisible que possible.Un robot dans la tête AIMERIEZ-VOUS vous faire opérer par un robot ?L'un d'eux est en train de préparer ses instruments au Centre médical Queen de Nottingham, en Angleterre.Et pas pour n'importe quelle opération : le cerveau, rien de moins.Le Path- Finder, qui a l'allure banale d'un de ces robots d'usines dotés d'un seul bras, est conçu pour prélever un ou des fragments de tissus de notre cerveau, à l'endroit précis où aurait été localisée une tumeur.Ou pour implanter des électrodes à un endroit tout aussi précis, chez des patients atteints, par exemple, de la maladie de Parkinson.Bref, le but n'est pas de lui faire faire une opération délicate \u2014 pas encore \u2014, mais plutôt de l'envoyer à un endroit prédéterminé, avec une précision de l'ordre du millimètre \u2014 supérieure, donc, à ce qu'une main humaine pourrait accomplir.Aux dernières nouvelles, aucun patient humain n'avait encore osé passer sous son bistouri.Une tête que j'aime UNE STRUCTURE cérébrale profonde s'affole quand on rencontre une personne agréable.Et c'est ce qui aiderait à ancrer le souvenir de cette personne dans notre mémoire.Cette partie du cerveau est appelée striatum ventral.Chez l'animal, cette région est activée dans l'attente d'une récompense agréable.Dans le cas de l'humain, selon un article publié dans la revue Nature, la récompense serait « sociale », la personne aperçue pouvant nous procurer une amitié, une occasion d'affaires.ou un coup de foudre.Alzheimer : nouvelle piste DES CHERCHEURS américains ont mis en évidence, sur des cellules humaines et de souris, un nouveau mécanisme par lequel certains médicaments anti-inflammatoires, comme l'ibuprofène, pourraient réduire le risque de développer la maladie d'Alzheimer.Ces travaux, publiés dans la revue Nature, suggèrent que certains médicaments de la famille dites des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), auraient un impact direct sur la formation anormale de dépôts de protéine (amyloïde-béta, AB42) dans le cerveau, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer.Les résultats obtenus offrent un espoir de développer des médicaments contre ces dépôts anormaux dans le cerveau, mais sans les effets secondaires des traitements anti-inflammatoires (saignements gastro-intestinaux, problèmes rénaux.), selon les chercheurs.\u2014 Agence Science-Presse et Agence France-Presse Photo AP Les attaques au bacille du charbon, dissimulé dans des enveloppes, ont amené de nombreux employés des postes, à travers le monde, à adopter des mesures de protection extraordinaires.Un siècle de bioterrorisme Agence Science-Presse ON AVAIT pourtant eu bien du temps pour s'y préparer, à ce « terrorisme biologique » ou « bioterrorisme » qui nous frappe maintenant à coup d'enveloppes parfumées à l'anthrax.Il y a en effet près d'un siècle que des armées occidentales, les premières, les ont mises sur pied : les Allemands s'en sont servi au début de 1915, poussant les Britanniques et les Français à les utiliser à leur tour avant la fin de cette même année.Les historiens estiment à 100 000 les soldats tués par ces gaz (il y en a eu jusqu'à 17 sortes, ce qui témoigne d'une recherche scientifique aussi soutenue que désolante) et jusqu'à un million de blessés.Le Protocole de Genève, en 1925, a rendu hors-la-loi l'utilisation d'armes biologiques ou chimiques en temps de guerre, mais n'est jamais vraiment parvenu à empêcher leur fabrication ni leur utilisation.C'est davantage l'expérience traumatisante vécue par les militaires eux-mêmes qui les a empêchés de réutiliser ces produits lors de la Deuxième Guerre mondiale.Du moins, sur le champ de bataille : les nazis, eux, ne s'en sont pas privés dans les camps de concentration.Selon la Fédération américaine des scientifiques, des armes chimiques auraient été utilisées dans 11 affrontements depuis 1918, généralement par des déversements aériens.Les Japonais en ont utilisé en Chine pendant la Deuxième Guerre mondiale ; les Espagnols et les Italiens, en Afrique du Nord ; les Britanniques, en Russie en 1919 ; et bien sûr, les Américains, avec leur tristement célèbre Agent orange, pendant la guerre du Vietnam.On est loin des fanatiques talibans.Les armes biologiques proprement dites \u2014 virus ou bactéries, comme l'anthrax ou bactérie du charbon \u2014 sont en théorie bannies, en vertu d'un autre traité, signé en 1975.Les armes chimiques sont quant à elles \u2014 toujours en théorie \u2014bannies depuis janvier 1993, en vertu d'un autre Protocole, qu'ont signé 130 pays, qui interdit non seulement leur production mais aussi leur entreposage.Mais plus le temps passait, et moins c'étaient les États qui inquiétaient : on l'a vu avec la secte japonaise Aoum, qui a relâché un gaz mortel, le sarin, dans le métro de Tokyo en 1995, tuant 12 personnes et en blessant des milliers en quelques minutes.On a soupçonné, dans les années 80, une faction du groupe allemand Armée rouge d'avoir développé la toxine du botulisme : on en a en tout cas retrouvé des traces en 1984 dans une maison de Paris, lors d'une saisie.Enfin, une secte religieuse américaine a réussi à empoisonner les bars à salade de 10 restaurants de l'Oregon avec de la salmonelle, expédiant plus de 700 personnes à l'hôpital.Leur objectif était.d'influencer les résultats d'une élection locale.Certes, développer une arme biologique (par exemple, une superbactérie contre laquelle il n'y aurait pas de parade) pose d'immenses difficultés : il faut une expertise biomédicale de pointe, un laboratoire doté de beaucoup, beaucoup d'argent et de la toute dernière technologie.Un « savant fou » ne peut pas créer cela tout seul dans son garage.ou au fond d'une caverne d'Afghanistan.Et rien ne garantit que le virus ou la bactérie se développera comme on le souhaite.Une arme chimique, en revanche, comme le gaz sarin, présente moins d'obstacles.L'entreposer en toute sécurité en pose davantage.Et la transporter, encore plus.Mais avec des fidèles prêts à mourir pour leur cause.Photo AP Une rue qui pourrait changer de nom.C'est en tout cas le voeu pour le moins légitime qu'ont exprimé ses résidants, à Fayetteville, en Caroline du Nord.Les armes biologiques proprement dites sont en théorie bannies, en vertu d'un autre traité, signé en 1975.Photo AFP Cette lettre contenant de la poudre contaminée au bacille du charbon a été reçue au quotidien New York Post.L'hormone de l'obésité aurait un rôle plus important qu'on le croyait RICK CALLAHAN Associated Press INDIANAPOLIS \u2014 Contrairement à ce que l'on pensait, un traitement par la leptine, hormone naturelle impliquée dans le contrôle du poids, pourrait aider de nombreuses personnes obèses à maigrir, même si elles en sécrètent déjà, selon une nouvelle étude parue dans la revue scientifique Nature.Le traitement par la leptine a déjà permis de maigrir à des personnes qui ne sécrétaient pas de leptine du fait d'une anomalie génétique.Mais cette anomalie ne touche qu'un tout petit groupe.Pour mener leur nouvelle étude, les chercheurs ont étudié treize personnes dont le taux de leptine était simplement insuffisant, équivalent à la moitié nécessaire pour avoir un poids normal.Ces patients étaient porteurs d'une anomalie génétique.Selon les résultats, les trois quarts des membres de ce groupe se sont révélés obèses, contre un quart des personnes appartenant à un groupe de contrôle.Autrement dit, une quantité importante, mais insuffisante de cette hormone peut conduire à l'obésité, au même titre que son absence totale, selon les chercheurs.« Les scientifiques avaient coutume de dire que l'obésité n'était pas liée à la quantité de leptine fabriquée, dans la mesure où vous en aviez.Notre travail prouve le contraire », explique Stephen O'Rahilly, de l'Université de Cambridge en Angleterre.Selon lui, cette étude suggère qu'un traitement par la leptine peut non seulement aider les rares personne qui n'en fabriquent pas du tout, mais aussi celles qui en ont insuffisamment.Une partie des experts ne s'expliquent toutefois pas pourquoi certaines personnes sécrétant une petite quantité de leptine sont obèses, environ 25 % selon certaines estimations.Pour d'autres, l'étude portant sur treize personnes seulement n'apporte aucune preuve de l'efficacité du traitement.« Ce qui est gênant, c'est qu'ils essayent de généraliser un résultat obtenu sur un tout petit groupe », a observé Tim Moran, professeur de psychiatrie à l'Université Johns Hopkins.Découverte en 1994, la leptine est normalement sécrétée par les cellules graisseuses (adipocytes).Elle signale au système régulateur situé dans le cerveau quelle est la quantité de graisse dans le corps.Quand le cerveau des souris sent le plein de leptine, il permet aux rongeurs de moins manger et d'être plus actifs.À l'inverse, quand la quantité de leptine est jugée insuffisante, les rongeurs augmentent leur poids ou libèrent plus de cellules graisseuses pour stimuler la sécrétion de cette hormone. 7LP1601B1118 B16 Oiseaux dimanche 7LP1601B1118 ZALLCALL 66 18:18:48 11/17/01 B B16 LA PRESSE MONTRÉAL DIMANCHE 1 8 NOVEMBRE 2001 À TIRE-D'AILE De tous les oiseaux forestiers de chez nous, le mésangeai du Canada est de loin le plus familier.Chasseurs, pêcheurs, canotiers, randonneurs font partie de ses fréquentations qui ne sont pas désintéressées, il faut bien le dire.Voilà bien longtemps que le mésangeai a appris que ces bipèdes sont d'excellents pourvoyeurs de nourriture et il n'hésitera pas à suivre un nouveau venu dans son territoire pour fraterniser.L'odeur d'un feu de camp, un coup de fusil ou le bruit d'une hache sur un tronc d'arbre vont aussi l'attirer.Grand amateur de randonnées, François Boissineau, de Saint-Jeansur- Richelieu, raconte qu'au cours d'une récente excursion en montagne, au nord de Saint-Urbain, non loin de Baie-Saint-Paul, un couple de mésangeais s'est manifesté dès que les excursionnistes se sont montrés.Dix minutes après la rencontre, les oiseaux ont eu droit à une brève collation.Les quelques bouts de pain furent manifestement appréciés puisque les mésangeais ont suivi les randonneurs durant une heure et demie.«Lors d'un bref repos, il m'a suffi de mettre la main dans mon sac à dos pour que les deux oiseaux s'approchent à deux pas et qu'ils se perchent sur mon bras pour quémander», dit-il.Photographe à La Presse et grand amateur de pêche, Armand Trottier mentionne pour sa part que lorsqu'il arrive à son chalet d'été, situé sur la rive d'un grand lac en Haute-Mauricie, les mésangeais ne sont jamais au rendez-vous.Mais lors de sa première excursion pour aller taquiner le doré, cinq kilomètres plus loin, les oiseaux se présentent en famille sur le bord de l'eau, à quelques dizaines de mètres de l'embarcation.S'il se déplace avec son hors-bord pour aller pêcher ailleurs, quelques minutes plus tard, la petite famille fera son apparition à nouveau.Ils pourront suivre l'embarcation un long moment.Et surprise, les geais se présentent ensuite au chalet pour réclamer leur pitance.«Cette année, à chaque séjour, les mêmes oiseaux, un couple et ses trois petits, se sont adonnés au même rituel.J'ai même appris rapidement à les distinguer les uns des autres et à constater que chacun avait sa propre personnalité.L'un d'eux était particulièrement goinfre.» Des glandes salivaires bien spéciales Dans son ouvrage publié au cours des années 40, Life Histories of North American Jays, Crows and Titmice, Arthur Cleveland Bent cite de nombreux témoignages démontrant la grande familiarité du mésangeai du Canada, même au début du siècle, une époque où on ne se gênait pas pour le tirer au fusil.Non seulement le corvidé n'hésitera- t-il pas pour entrer dans un chalet ou une tente afin de trouver de la nourriture, mais il profitera de toutes les occasions qui se présentent pour saisir de quoi manger dans une assiette, allant même jusqu'à chiper du bacon d'une poêle.On l'a vu atterrir sur le bord d'un canot en marche, poussant même l'audace, chemin faisant, jusqu'à grignoter une carcasse de castor qui s'y trouvait.Il mangera aussi du poisson fraîchement capturé.S'il est le moindrement affamé, l'oiseau omnivore grignotera presque tout ce qui lui tombe dans le bec, des insectes aux souris en passant par du lichen, des baies et même du cuir.Le mésangeai amasse énormément de nourriture en fin d'été et l'automne afin de l'entreposer un peu partout, ce qui lui permet habituellement de passer l'hiver sans trop de problèmes alimentaires.Il est d'ailleurs doté de grosses glandes salivaires dont il enduit sa nourriture afin de mieux coller son butin dans ses cachettes.Jadis appelé geai gris ou geai du Canada, le mésangeai a reçu son nouveau nom au début des années 90, lors de la publication des Noms français des oiseaux du monde par la Commission internationale des noms français des oiseaux.C'est que ce geai figure dans une classe à part parmi les corvidés, explique Normand David, directeur général de l'Association des groupes d'ornithologues et membre de cette commission.Non seulement ressemble- t-il à une mésange géante, mais il est aussi très apparenté à deux autres mésangeais qui existent dans le monde, notamment le mésangeai imitateur, une espèce qui vit en Scandinavie et en Russie.Présent de l'Alaska jusqu'aux provinces maritimes et la Nouvelle- Angleterre, au sud, jusqu'en Californie, l'Arizona et le Colorado, le mésangeai du Canada affectionne chez nous la forêt boréale de conifères ou mixte, jusqu'à la limite des arbres.Il est presque absent des basses-terres du Saint-Laurent en amont de Québec, nous dit par ailleurs l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec.L'oiseau vit en couple, qui serait formé pour la vie, ou en famille.Son vol est gracieux et silencieux.C'est un niche-tôt.Déjà en mars ou au début avril, même par grands froids, il est en train de couver ses oeufs, habituellement au nombre de trois ou quatre.Ce n'est pas un migrateur, mais on a parfois observé des mouvements de plusieurs dizaines, voire quelques centaines d'individus en route vers le sud du Québec.Tout un « moineau » que mon perroquet gris.Sa façon de manifester son intelligence a parfois de quoi surprendre.Son vocabulaire n'a guère pris de l'ampleur au cours des derniers mois, mais il manifeste un goût certain pour la musique.Récemment, Gri-Gri a ajouté à son répertoire musical les quelques notes très typiques du célèbre concerto d'Aranjuez pour guitare ainsi que le fameux air de Carmen de Georges Bizet, « L'amour est un oiseau rebelle ».Malheureusement, il ne fait que m'imiter quand je siffle des extraits de ces oeuvres, de façon très approximative, d'ailleurs.Mais souvent, après avoir écouté lui-même la musique, son interprétation devient nettement supérieure à la mienne.De quoi être jaloux ! Voilà d'ailleurs une leçon intéressante pour tout amateur de perroquets.Si vous sifflez régulièrement, comme je le fais, votre oiseau aura tendance à siffler, lui aussi, au lieu de parler.Même situation si votre préféré est élevé avec d'autres oiseaux.Gri-Gri imite donc à la perfection toute la gamme de cris de ma callopsitte, ce qui n'est pas un cadeau.Mais il reste un oiseau adorable, qui a de plus en plus de caractère.Lors du souper, il regagne sa cage située dans la salle à dîner.Selon notre rituel, quand les agapes sont terminées, Gri-Gri peut en sortir afin de jouer avec ma tendre moitié.Mais voilà que tout récemment, il a commencé à faire preuve d'impatience quand le souper se prolonge au-delà du délai habituel.Au début, il s'agissait de quelques cris doux toujours suivis d'un mouvement du bec afin de vérifier si la porte de la cage était toujours fermée.Le manège pouvait se répéter à deux ou trois reprises.Aujourd'hui, si on ne répond pas positivement à son appel, il grimpe dans son plat, s'installe les deux pattes dedans, et par grandes poignées, si on peut dire, il lance les graines par-dessus bord.La première fois qu'il a agi ainsi, nous avons immédiatement ouvert la porte en trouvant la chose plutôt cocasse.Grave erreur ! Il a appris la leçon.Maintenant, à tous les soirs, dès qu'il n'obtient pas satisfaction, Gri-Gri s'installe dans son plat et commence à jeter ses graines un peu partout.Et si la porte ne s'ouvre pas immédiatement, il recommence.Inévitablement, il faut sortir le balai.J'espère régler la situation prochainement en laissant un minimum de graines à Gri-Gri pour souper.Il est aussi question de lui couper les vivres pendant que nous mangeons.Pas de tout repos, le perroquet.Mésangeai du Canada cherche amis Photo ARMAND TROTTIER, La Presse© Le mésangeai du Canada est l'un de nos oiseaux sauvages les plus familiers.Les protestations de Gri-Gri Photo PIERRE McCANN, La Presse © Gri-Gri vers l'âge de six mois, quand son petit caractère ne s'était pas encore manifesté.LE CARNET D'OBSERVATION Vols d'outarde « J'AI UNE ROULOTTE installée à Saint- Charles-sur-Richelieu et j'y ai passé la fin de semaine du 9 au 11 juin, écrit Francine Simard de Joliette.Durant tout le weekend, il y a eu des volées d'outardes.Parfois jusqu'à 50 oiseaux se sont posé sur le lac.N'était-il pas tard en saison pour observer encore ces oiseaux ?» Pas vraiment.En réalité, depuis plusieurs années déjà, de nombreuses bernaches du Canada passent l'été avec nous, dans la grande région de Montréal, le long du Saint-Laurent.Et on peut en voir de nombreuses volées, parfois des centaines d'individus à la fois.Plusieurs de ces palmipèdes sont des oiseaux considérés comme résidants.On en retrouve des milliers en Ontario, notamment dans la région du Upper Canada Village, non loin de Montréal, et bon nombre d'entre eux viennent faire du tourisme chez nous durant l'été.Le nombre d'outarde qui nichent dans la région de Montréal est aussi en hausse constante depuis quelques années.Enfin, il faut rappeler que la bernache du Canada se reproduit habituellement vers l'âge de trois ans.Or une foule d'oiseaux immatures qui vivent aux États-Unis, notamment dans les États limitrophes, arrivent chez nous au début de juin et passent la belle saison le long du couloir fluvial.Ces oiseaux, ils sont des milliers, muent aussi sur le fleuve, une période où ils sont incapables de voler durant deux semaines.Oiseaux rares en vue LE SITE INTERNET de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues (www.aqgo.qc.ca souligne la présence de plusieurs oiseaux rares ou inusités ces jours-ci dans la région de Montréal.Déjà quelques harfangs des neiges sont signalés dans le sud du Québec depuis quelque temps, mais au début de la semaine, on observait deux spécimens notamment le long de l'autoroute 30 Ouest, dans le secteur de Varennes, ainsi que près de la tour de contrôle de l'aéroport de Saint-Hubert.Mardi dernier, un grèbe esclavon, une espèce aquatique fort jolie, du moins en période estivale, s'était installé près de la Pointe-du-Moulin, à l'Île-Perrot.Appelé jadis grèbe cornu, cet oiseau est considéré comme vulnérable au Québec puisqu'il ne niche qu'aux Îles-de-la-Madeleine.Et on n'en compte qu'une quinzaine de couples.Jadis chassé pour son plumage qui servait à orner les chapeaux, le grèbe esclavon a aussi l'étrange habitude de manger quelques- unes de ses plumes pour faciliter sa digestion.Lundi, c'était un grèbe jougris qui était observé, cette fois sur la rivière de Prairies, près de Lachenaie.Plutôt confiné au centre et dans l'ouest du pays, ce grèbe ne niche qu'en Abitibi, plus particulièrement dans la région de Rouyn-Noranda.D'ailleurs, la premières fois qu'on a observé des bébés jougris au Québec ne remonte qu'en 1982.Les jeunes se laissent souvent transporter sur le dos de leurs parents et parfois disparaissent complètement sous leurs plumes.Photo BERNARD BRAULT, La Presse © Les bernaches du Canada sont signalées de plus en plus souvent dans la région de Montréal au cours de l'été.D'ailleurs plusieurs outardes immatures nous arrivent des États-Unis pour passer la belle saison parmi nous."]
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