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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2001-11-26, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0102A1126 A1 LUNDI 1LP0102A1126 ZALLCALL 67 23:50:11 11/25/01 B MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2001 LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC > HULL-OTTAWA > 70¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.1 18e ANNÉE > NO 3 8 > 6 8 PA G E S > 6 C A H IE R S L'ivresse du football Le match n'avait même pas commencé qu'il y avait déjà une forte odeur de bière dans l'air.Martine m'avait avertie.Une vraie beuverie que cette grande fiesta de la Coupe Grey.Le Stade olympique lui-même semblait un peu ivre, tout surpris d'accueillir 65 255 spectateurs et 120 000 bières.Tout Montréal était là, une bonne partie de Winnipeg et de Calgary, aussi, le temps d'un week-end qui a plongé la métropole dans l'univers des chapeaux de cowboys, du combo pancakes/ boulette de boeuf et de la bière au jus de tomates.Notre valeureux stade allait-il tenir le coup?Allait-il ployer sous tant d'émoi?demandaient les méchantes langues, qui s'imaginaient sans peine un premier botté transpercer la toile.Contrairement au stade, j'étais loin d'être ivre, mais quand même surprise de voir notre gros éléphant blanc trembler de tous ses membres.Une ambiance du tonnerre, même si dans ce match qui opposait l'« Ouest à l'Ouest », l'enjeu importait peu, aux yeux des Montréalais.Martine, elle, n'était ni ivre ni surprise.Le football, cette fan de 54 ans connaît.C'est elle-même qui y a initié ses deux grands garçons, me raconte-t-elle fièrement.Martine avait 15 ans, peut-être 16, quand, pour la première fois, elle a assisté à un match de football.C'était au séminaire de Joliette, dans les années 60.Tous les samedis après-midi, les filles du collège allaient encourager les gars.Une façon de flirter.« On était un peu comme des cheerleaders, mais pas aussi sexy! » raconte-t-elle, les yeux tout brillants.À en juger par la réaction des messieurs hier soir, les cheerleaders étaient effectivement difficiles à battre sur ce plan.Ce qui n'empêche pas ces filles, quoi qu'on en dise, d'être autre chose que des « poupounes », précise Martine.Lorsqu'elles ne sont pas sous les feux de la rampe, sachez que ces dames ont des boulots sérieux ou étudient à l'université.Voir FOOTBALL en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Marc Boerigter, des Stampeders de Calgary, marque le premier touché du match de la Coupe Grey.Calgary l'a emporté 27-19 devant 65 255 spectateurs.Autres informations dans le cahier Sports et en page E1.L'hôpital Sainte-Justine aussi aux prises avec l'air vicié Au moins 15 salariés du laboratoire seraient morts du cancer depuis 1998 CLAUDE-V.MARSOLAIS LE PERSONNEL qui travaille au laboratoire central de l'hôpital Sainte-Justine, situé dans le bloc 9, les techniciens et techniciennes de laboratoire, les commis et les secrétaires, sont aux abois.Et pour cause! Depuis 1998, 18 salariées ont contracté le cancer et 15 personnes en sont mortes sur un total de 225 employés.« Une enquête de la CSST a démontré l'existence d'un problème de qualité de l'air.On a détecté entre autres la présence de moisissures de type aspergillus, un champignon verdâtre que l'on retrouve notamment sur le pain moisi.L'organisme a demandé à la direction de modifier le système d'aération qui se trouve sur le toit du bloc, ce qui a été fait.Mais les conduites d'aération, qui datent de la construction de l'hôpital dans les années 1950, n'ont jamais été nettoyées », confie Anik Cormier, présidente du Syndicat des techniciens médicaux de Sainte- Justine.La directrice des services professionnels, le Dr Lucie Poitras, s'est dite consciente du problème et a indiqué que l'hôpital avait dépensé plus de 300 000 $ pour apporter des correctifs au système de ventilation sur le toit.La directrice a expliqué qu'il n'y avait pas de relation entre la présence de l'aspergillus et les nombreux cas de cancer.Voir HÔPITAL en A2 Le Pakistan s'inquiète pour ses ressortissants à Kunduz Le gouvernement pakistanais a manifesté son inquiétude au sujet du sort réservé à ses ressortissants capturés lors de la reddition de Kunduz hier et envoyé une délégation à Kaboul pour négocier les conditions de leur évacuation.Le président de l'Afghanistan, Burhanuddin Rabbani, a pour sa part confirmé hier que la délégation pakistanaise était arrivée dans la capitale.Il a affirmé avoir donné des ordres aux commandants de l'Alliance du Nord les enjoignant de « ne pas blesser ou harceler » ces prisonniers.« Les gens ont peur que nous tuions les étrangers.Ce n'est pas vrai », a dit M.Rabbani lors d'une conférence de presse à Kaboul.Ils seront remis à l'ONU avant d'être renvoyés dans leur pays, a-t-il précisé.En dépit de ces assurances, plusieurs centaines de prisonniers étrangers ont été tués hier lors d'une mutinerie dans la forteresse où ils étaient emprisonnés près de Mazar-e-Charif.Selon un porte parole de l'Alliance du Nord, les étrangers se sont révoltés au lendemain de leur reddition et ils ont tenté d'enfoncer une porte pour s'évader.Ils se sont emparés d'armes pour ensuite affronter leurs gardiens toute la nuit, mais ils ont finalement été matés.Voir PAKISTAN en A4 Des centaines de prisonniers massacrés à Mazar-e-Charif Une société du Massachusetts annonce avoir cloné un embryon humain Arts et spectacles C1-C7 - télévision C2 Auto D11-D14 Bandes dessinées C6 Bridge E7 Décès E7 Éditorial A12 Êtes-vous observateur?E4 Feuilleton C6 Forum A13 Horoscope E2 La Presse Affaires D1-D10 Loteries A2, B8 Monde A10, A11 Mots croisés C6, S10 Mot mystère C6 Petites annonces E4 - immobilier E4 - marchandises E4, E5 - emplois E5 - automobile E5-E7 - affaires D6 Politique A6, A7 Quoi faire E8 M É T É O Voir S16 Ciel variable Maximum 10 > minimum 1 d'après AP et AFP BOSTON \u2014 Des scientifiques du Massachusetts ont annoncé hier avoir réussi le clonage d'un embryon humain, première étape vers la production de cellules souches à des fins thérapeutiques.Les chercheurs de la société privée Advanced Cell Technology de Worcester affirment avoir obtenu un embryon au stade de six cellules en transférant le matériel génétique d'une cellule dans un ovule dont le noyau cellulaire avait été vidé.« Les résultats préliminaires suscitent l'enthousiasme », a déclaré le Dr Robert P.Lanza, l'un des scientifiques travaillant pour la société, qui précise que ces recherches ne visent pas à cloner un être humain.« Ce travail ouvre la voie à un clonage thérapeutique humain qui constituerait une source potentiellement illimitée de cellules immuno-compatibles pour la fabrication de tissus et pour les transplantations.» Dans une étude présentant leurs travaux qui a été publiée hier par le Journal of Regenerative Medicine et décrite en ligne dans Scientific American, les scientifiques précisent avoir réussi à obtenir par les techniques de clonage un embryon au stade de six cellules.L'embryon cloné a été créé en injectant le noyau d'une cellule dans un ovule énucléé.Les chercheurs se sont servis d'ovules donnés pour la recherche.« Nos résultats préliminaires donnent du poids à la théorie selon laquelle la reprogrammation des cellules humaines est possible », a déclaré dans un communiqué le vice-président des recherches d'ACT, Jose Cinelli.« Après plusieurs mois de tentatives, le 13 octobre dernier, nous sommes venus dans notre laboratoire pour voir sous le microscope ( .) les premiers embryons humains produits en utilisant la technique de la transplantation nucléaire, également appelée clonage », a expliqué l'équipe de chercheurs.Voir EMBRYON en A2 Mc Donough sans conteste Alexa Mc Donough a facilement défait hier son adversaire Marcel Hatch lors du vote à la direction du Nouveau Parti démocratique, réuni en congrès à Winnipeg.Mme Mc Donough a récolté 645 voix et Hatch 120.À lire en page A7.Comptant 0$ Dépôt de sécurité 0$ Première mensualité 0$ Offre d'une durée limitée réservée aux particuliers.Sujet au financement et à l'approbation du crédit de GMAC.Conditions applicables à la location seulement.La première mensualité (taxes incluses) est défrayée par General Motors.À la location, transport et préparation inclus, immatriculation, assurance et taxes en sus.Limite de 20 000 km/année.Frais de 12¢ du km excédentaire.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails.22995967100005AA 1LP0201A1126 A2 LUNDI 1LP0201A1126 ZALLCALL 67 22:23:05 11/25/01 B A 2 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 1 > DEMAIN DANS LA PRESSE La mode black Devenue omniprésente dans les cours d'école et les rues de Montréal, la mode black venue directement des ghettos américains est incontournable.Nous vous proposons une excursion dans les coulisses de cette tendance vestimentaire, moyen d'affirmation de la communauté africano-nord-américaine.À lire demain dans le cahier ACTUEL 2 > AUJOURD'HUI SUR CYBERPRESSE > Tous nos essais automobiles cyberpresse.ca/automobile > La façon web de chercher un emploi cyberpresse.ca/emploi > Répondez aux lettres des lecteurs cyberpresse.ca/lecteurs 3 > À VENIR CETTE SEMAINE > Chronique Trois fois par semaine, notre chroniqueur jette son regard sur l'actualité > PME en vedette À la découverte d'une PME, chaque mardi dans La Presse Affaires > Au petit écran Du mardi au samedi, le monde de la télé dans le cahier Arts et Spectacles LOTERIES LA QUOTIDIENNE > À trois chiffres : 4-4-6 > À quatre chiffres : 2-6-7-5 SUITES DE LA UNE HÔPITAL Suite de la page A1 « De l'aspergillus on en trouve partout.Il faut que cela soit surveillé, car il peut être dangereux pour les patients immuno-supprimés qui sont plus sensibles aux infections », dit-elle.La direction de la santé publique de Montréal a été alertée et a même préparé un rapport, mais ses recommandations sont encore confidentielles puisque la responsable du dossier, France Labrèche, n'a pu obtenir une date pour rencontrer la direction de l'hôpital Sainte-Justine et la partie syndicale.L'agente de l'information à la santé publique, Johanne Simard, a fait savoir que l'étude ne porte pas sur l'aspergillus, mais plutôt sur l'incidence des cas de cancer dans les laboratoires de l'hôpital par rapport à ceux dénombrés dans la population en général.Mme Simard a ajouté qu'il n'existe pas de cas documentés démontrant une relation entre l'aspergillus et le cancer dans les établissements publics.Pourtant, note Anik Cormier, depuis plusieurs années, le personnel de laboratoire se plaint constamment de maux de tête, de sinusites et de problèmes respiratoires.Et tous les personnes mortes ont contracté soit des cancers du sein, soit du poumon ou encore du cerveau.« Un de nos collègues était un très bon sportif, non fumeur, et il venait travailler tous les jours en bicyclette.Un bon jour, il s'est mis à saigner de la bouche.Il est allé chez son médecin qui a diagnostiqué un cancer du poumon.Il a succombé très rapidement, il avait 40 ans », confie-t-elle en signalant que la moyenne d'âge des travailleurs morts ne dépassait pas 42 ans.Parmi les 15 personnes mortes, quelquesunes âgées entre 50 et 60 ans, avaient pris leur retraite en 1998, profitant du programme de mise à la retraite.Mais le plus fort contingent se recrutait parmi le personnel actif, des personnes dans la vingtaine et dans la trentaine qui ont été victimes du cancer.Ce qui a le plus traumatisé le personnel, c'est que trois employés travaillant sur le même quart de travail sont morts en un court laps de temps.Mme Cormier se demande si d'autres substances dangereuses ne seraient pas présentes dans les conduits d'aération et qui auraient un lien avec le nombre élevé de cas de cancer.Elle note que la CSST avait entre autres recommandé l'installation d'une hotte de laboratoire supplémentaire, mais la direction n'y a pas encore donné suite.Une chose est certaine, c'est que les techniciens de laboratoire manipulent constamment des produits chimiques et que l'humidité y est plus élevée là qu'ailleurs.Ce n'est pas la première fois que l'hôpital Sainte-Justine est aux prises avec la présence d'aspergillus.L'année dernière, l'hôpital avait procédé au nettoyage du pavillon Charles- Bruneau, qui a ouvert ses portes en 1995, parce qu'on avait trouvé une culture d'aspergillus près d'un ascenseur.La direction s'était engagée à nettoyer les conduites de ventilation du laboratoire au mois de mai, mais, selon Mme Cormier, rien n'a été fait.Elle soupçonne l'hôpital de n'avoir pas les budgets pour procéder au nettoyage.Le directeur des relations publiques de la CSST, Daniel Legault, a confirmé que lors d'une visite d'inspection le 14 février dernier, une équipe spécialisée avait constaté des problèmes mécaniques au niveau de la ventilation, des problèmes de nature biochimique et des dépassements à la norme ASHRAE.Celle-ci prévoit qu'il doit y avoir six changements d'air à toutes les heures dont deux d'air nouveau et non seulement d'air recyclé.« Le comité paritaire en santé et sécurité de l'hôpital où siègent des représentants des syndicats et de la direction devait prendre en charge la problématique et prévoir un plan d'action afin de corriger la situation par des moyens concrets.Quant à nous, nous devons assurer le suivi et nous allons retourner sur place en décembre », affirme Daniel Legault.Un chercheur en santé publique de la faculté de médecine de l'Université de Montréal, Joseph Zayed, note que l'Association canadienne de normalisation ( ACNOR ) recommande le nettoyage des conduites d'aération des édifices publics tous les cinq à dix ans.« Même en adoptant cette norme, on ne peut pas être certain des résultats, car il faut déterminer quelles sont les substances nocives dénombrées et leur ampleur.Il faut ensuite déterminer si elles ont une relation avec l'apparition de certaines maladies.» M.Zayed signale que le nettoyage des conduites et des systèmes d'aération des édifices publics est une opération très coûteuse.« Dans une période où les administrations manquent d'argent, celles-ci ont souvent des choix déchirants à faire et la santé publique peut être reléguée au second plan.» Au moins un autre hôpital a été aux prises avec le champignon aspergillus cette année: le Royal Victoria qui a dû interrompre les activités de son bloc opératoire principal au printemps dernier.Mais d'autres institutions sont également aux prises avec des problèmes de qualité de l'air.La fédération de la santé et des services sociaux ( FSSS-CSN ) a déjà révélé des problèmes au CLSC-CHLSD du Marigot, au Centre Dollard-Cormier, au CHLSD de la Résidence Maisonneuve et au CHLSD Foyer Dorval.FOOTBALL Suite de la page A1 Les flirts adolescents ont passé, mais le football est resté dans la vie de Martine.Les années de collège terminées, elle a continué à s'y intéresser de près.Dans les années 80, elle a emmené ses enfants Félix et Simon assister à des matches au stade.Des moments magiques, se rappelle-t-elle.« Dans ce temps-là, on n'avait pas peur que le stade tombe! » Pour s'assurer que les fistons aient la piqûre, Martine leur a acheté leur premier ballon et leur a montré comment jouer.« C'était ma façon de les avoir juste à moi.Pour les garçons, le père est toujours le héros, alors que la mère est l'autoritaire, celle qui dit: fais tes devoirs! Le football m'a permis de créer une relation de complicité avec mes gars.» Quand les billets de la Coupe Grey ont été mis en vente l'année dernière, Martine a tout de suite dit à son mari Claude, qui n'aime pas le football: « Je vais emmener les gars! » Claude l'a découragée.« Ils n'aimeront pas ça », a-t-il lancé, catégorique.Un mensonge d'amoureux.Les gars avaient déjà eu l'idée d'offrir à leur mère des billets.Et Claude savait.À Noël, quand elle a déballé le cadeau de ses enfants, Martine a d'abord pensé, un peu déçue, que ses enfants lui avaient offert une tuque.Elle trouvait ça un peu bizarre comme cadeau.Mais bon, c'est l'intention qui compte.\u2014 Voyons, maman, regarde ! Il y a l'emblème des Alouettes dessus! lui a dit Félix.- Ah ! oui, tiens, c'est les Alouettes , a remarqué Martine en secouant la tuque.Trois billets en sont tombés.La maman, qui n'avait encore jamais assisté à une Coupe Grey, était aux anges.Évidemment, Martine aurait préféré que les Alouettes soient de la partie.Blue Bombers ou Stampeders, pour elle, c'est du pareil au même.Mais elle n'aurait donné sa place pour rien au monde, hier soir.Ne serait-ce que pour l'atmosphère dans un stade qui n'a pas tremblé depuis belle lune et pour se délecter en direct d'un spectacle où se mêlent brutalité et finesse d'exécution, ça vaut la peine d'être là, dit Martine.Et surtout, surtout, d'être là, au stade, avec Félix et Simon, à manger des hot- dogs en regardant le football, comme lorsqu'ils étaient petits.Le bonheur.EMBRYON Suite de la page A1 Dans une autre expérience, les scientifiques disent par ailleurs avoir réussi à pousser encore plus loin le développement d'ovules par la technique dite de la parthénogénèse.Ils ont exposé 22 ovules humains à des produits chimiques qui ont changé leur concentration en ions.Six des ovules ont alors formé des embryons d'une dizaine de cellules, des blastocystes.Il s'agit de travaux préliminaires, ont souligné les chercheurs, qui dans aucune des expériences n'ont obtenu les cellules souches convoitées.Ces cellules qui se développent dans l'embryon peuvent produire tous les types de tissus cellulaires de l'organisme.Ces recherches visent à fabriquer des cellules souches à des fins thérapeuthiques, en vue de mettre au point des traitements du diabète, de maladies cardiaques ou de nombreux autres affections.Plusieurs États, dont la Californie, ont interdit le clonage humain.Quant au Congrès, il examine l'idée d'imposer une telle interdiction.Lors de l'émission Fox News Sunday, le leader de la majorité démocrate au Sénat, Tom Daschle, s'est dit inquiet et a jugé « déconcertantes » les informations sur les recherches d'Advanced Cell Technology.« Je pense que cela va dans la mauvaise direction », a-t-il dit.Au Vatican, la première réaction est venue de Mgr Tarcisio Bertone, secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi, l'institution dirigée par le cardinal Joseph Ratzinger.« Nous ne savons pas encore exactement de quel type de processus il s'agit et s'il peut être défini comme un véritable clonage humain, a déclaré Mgr Bertone.Une série de vérifications scientifiques sont encore nécessaires.» Le prélat a rappelé à cette occasion la condamnation par le Vatican de tout clonage humain.En France, le généticien Axel Kahn a observé que la société Advanced Cell Technology était « coutumière du fait ».« Elle avait déjà annoncé il y a environ un an et demi qu'elle avait cloné un hybride, une chimère entre une vache et un embryon humain par un transfert de noyau d'une cellule humaine dans un ovule de vache », a-t-il dit.« Et puis, il s'était révélé que c'était un amas à peu près indifférencié de cellules, elle n'était pas parvenue à reproduire cela.» « Qu'il y ait des expériences de clonage embryonnaire, on le sait très bien, que ces expériences aient un début de succès c'est vrai aussi, mais quel est l'état de cet embryon?» a-t-il demandé.« Est-ce que cet embryon peut vraiment être à la source de cellules à utilisation thérapeutique, voire même est- ce qu'il pourrait se développer en bébé?On n'a aucune indication pour le dire à partir de cette annonce qui est aussi tout à fait publicitaire.PHOTO AP Michael West, président de la société Advanced Cell Technology 1LP0301A1126 A-3 Lundi 1LP0301A1126 ZALLCALL 67 13:46:38 11/26/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 A 3 ACTUALITÉS CRASH À ZURICH Un Montréalais au nombre des victimes MARIE ALLARD La chute, samedi soir, d'un avion de Crossair qui assurait la liaison entre Berlin et Zurich a fait 24 victimes, dont un Canadien.« Vingt-quatre corps ont été retrouvés.Il n'y a donc plus de personnes portées disparues », a annoncé hier la police cantonale zurichoise, après avoir fait état, dans un premier temps, de dix morts, neufs blessés et quatorze disparus.C'est l'ambassade du Canada en Suisse qui a confirmé qu'un Montréalais avait perdu la vie lors de l'écrasement.« La famille, qui a été contactée, a demandé de ne pas communiquer l'identité de la victime », a dit hier Reynald Doiron, porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Ottawa.Une source anonyme a cependant révélé à la Presse Canadienne que ce Montréalais était un employé de Bombardier, père de jeunes enfants.« La liste des passagers est établie, bien sûr, mais je ne peux en dire plus », a pour sa part indiqué à La Presse Olivier de Sybourg, du Bureau d'enquêtes des accidents d'aviation (BEAA) suisse.Jointe à Zurich, où elle se remettait des émotions vécues à bord du vol LX3597 de Crossair, la survivante Jacqueline Badran a dit à La Presse qu'elle n'avait pas rencontré le passager canadien.« Mme Badran, qui est très fatiguée, tient à souligner que les avions, c'est de la merde, et qu'il vaut mieux prendre le train », a ajouté un homme qui traduisait ses propos, depuis son domicile zurichois.Neuf survivants Au total, neuf passagers de l'avion de type Jumbolino Avro RJ 100 ont survécu à l'accident, dont deux membres d'équipage qui ne sont ni le pilote, ni le copilote, ces derniers ayant péri dans la catastrophe.Deux des survivants sont dans un état critique, trois sont dans un état stable, tandis que les quatre autres, dont Mme Badran, ont obtenu leur congé de l'hôpital hier.Parmi les 33 personnes à bord se trouvaient 13 Allemands, dont une Germano- Américaine, la chanteuse pop Melanie Thornton.Originaire de la Caroline du Sud, la chanteuse de 33 ans avait connu un grand succès avec le groupe d'Euro-Dance La Bouche, au milieu des années 1990.Elle avait entrepris une carrière solo (essentiellement en Allemagne et en Suisse) il y a un an, et devait lancer aujourd'hui un disque de Noël, Wonderful Dream (Holidays Are Coming).Deux des trois membres du groupe féminin Passion Fruit, populaire en Allemagne, sont aussi parmi les victimes.Les autres personnes à bord étaient dix Suisses (dont les cinq membres d'équipage), trois Israéliens (deux médecins réputés, Yaakov Matzner, 54 ans et Amiram Eldor, 59 ans, ainsi qu'un membre des autorités de la ville de Tel Aviv, Avishai Berkman, 50 ans), deux Hollandais, un Autrichien, un Suédois, un Espagnol, un Ghanéen et le Canadien mentionné précédemment.« Le communiqué de presse de la compagnie aérienne Crossair mentionne des Canadiens, au pluriel », a précisé Reynald Doiron.« Il n'y a cependant rien, pour le moment, qui confirme qu'il y aurait eu plus d'un Canadien à bord.Notre ambassade à Berne garde le contact avec la compagnie aérienne et les autorités suisses pour déterminer s'il y a ou non d'autres Canadiens parmi les survivants ou les victimes.» Crossair n'a pas encore publié la liste des passagers, toutes les familles n'ayant pu être prévenues.Boîtes noires retrouvées Les cause de la chute du quadrimoteur dans une forêt proche de l'aéroport de Zurich-Kloten, peu après 22 h samedi, n'ont pas encore été établies.Les deux boîtes noires de l'avion, qui ont été retrouvées parmi les débris du cockpit, pourront peut-être révéler pourquoi l'avion volait très bas, ce qui aurait entraîné son écrasement, le deuxième de la compagnie Crossair en autant d'années.L'appareil, qui avait subi un contrôle le 16 novembre, devait subir une révision plus importante en janvier.Au moment de l'accident, il tombait de la pluie mêlée de neige entre les villes de Birchwil et Bassersdorf, où est tombé l'avion.Le pilote comptait utiliser la piste 28, qui était réputée difficile d'accès et qui n'était employée régulièrement que depuis un mois.Les deux pistes utilisées auparavant avaient été délaissées après que le ministre des Transports suisse eut accepté de limiter le bruit causé par les avions au-dessus de l'Allemagne voisine.Il était cependant prévu que ces pistes, plus accessibles, puissent servir lors d'intempéries.Le pilote de l'appareil (un employé de Crossair depuis 1979, a précisé André Dozé, le président de la compagnie aérienne suisse), n'a cependant pas demandé à changer de piste.Les autorités de l'aéroport de Zurich-Kloten ont indiqué que les communications étaient normales jusqu'à ce que l'avion disparaisse soudainement des radars.Aucun indice ne laisse croire qu'il pourrait s'agir d'un acte terroriste, ce qui n'a pas empêché le président de la confédération suisse, Moritz Leuenberger, de lancer un appel à la cohésion.« Nous souffrons tous, le pays souffre, le canton de Zurich souffre, Crossair souffre », a déclaré Moritz Leuenberger, pour qui la Suisse ne doit pas céder à la résignation.Après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, la Suisse a connu une tuerie au Parlement de Zoug (un canton suisse) le 27 septembre, la débâcle de Swissair en octobre, un incendie dans le tunnel routier du Gothard le 24 octobre, puis la chute du Jumbolino de Crossair.« Mais quand cela finirat- il donc ?» s'est interrogé le président.(Avec la collaboration de PC et AP) Photo AFP © La chute, samedi soir, d'un avion de Crossair qui assurait la liaison entre Berlin et Zurich a fait 24 victimes.Ci-dessus, l'une des survivantes de la tragédie, Myriam Wettstein, réconfortée par son conjoint à l'hôpital de Zurich.Photo AP © Les deux bo Îtes noires de l'avion, qui ont été retrouvées parmi les débris du cockpit du Jumbolino Avro Rj 100, pourront peut-être révéler pourquoi l'avion volait très bas, ce qui aurait entraîné son écrasement.Les jeux d'argent toujours populaires au pays L I A LÉVESQUE Presse Canadienne Pas moins de huit Canadiens sur 10 jouent à des jeux d'argent, principalement à la loterie.C'est ce qui ressort d'un sondage Léger Marketing, réalisé auprès de 1504 Canadiens, dont la Presse Canadienne a obtenu les résultats.La proportion de joueurs est à peu près constante dans toutes les provinces ou régions du pays, variant de 74 % en Alberta à 84 % dans les Prairies.Au Québec, la proportion de gens qui jouent à des jeux d'argent atteint 83 %.Au cours du dernier mois, les joueurs québécois ont opté davantage pour les billets de loteries (79 %), puis le casino (27 %), le bingo (16 %), les machines de loterie vidéo (9 %) et très peu pour les courses de chevaux, soit 2,5 %.Au pays, ce sont les Québécois qui s'intéressent le moins aux courses de chevaux.En Ontario et en Colombie-Britannique cependant, les courses de chevaux dépassent même les vidéopokers.En Alberta et dans les provinces atlantiques, on joue autant au bingo qu'au casino.Portrait de joueurs L'attrait pour la loterie est plus grand chez les 55 à 64 ans, qui achètent régulièrement des billets dans une proportion de 30 %.Le jeu de bingo attire davantage les femmes que les hommes.Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les gens de 65 ans et plus, voire de 55 à 64 ans, ne sont pas de plus grands joueurs de bingo que les autres catégories d'âge.Chez Loto-Québec, le porte-parole Jean- Pierre Roy explique ce phénomène par l'avènement des bingos en réseau, avec des lots de plusieurs dizaines de milliers de dollars, qui ont attiré une clientèle beaucoup plus diversifiée qu'avant.Les machines de loterie vidéo attirent un peu plus les jeunes de 18 à 24 ans, 15,6 % affirmant y jouer.M.Roy explique cette tendance par le fait que c'est à cet âge que l'on se retrouve le plus souvent dans les bars, donc plus souvent exposé aux machines de loterie vidéo.Problèmes liés au jeu Un faible pourcentage de citoyens admet avoir déjà emprunté de l'argent pour pouvoir jouer, soit 2,7 % des Canadiens et 2,8 % au Québec.Peu de citoyens avouent être des joueurs compulsifs, soit 2,4 % des Canadiens et 5 % des Québécois.Dans le cadre du Forum sur le jeu pathologique, qui a eu lieu récemment à Montréal, on mentionnait plus souvent une proportion de 2,1 % de joueurs pathologiques au Québec.Chez Loto-Québec, M.Roy se dit étonné d'une proportion de 5 % au Québec.« Les études que je connais ne disent pas que le taux de jeu pathologique est plus élevé au Québec que dans les autres provinces canadiennes.Il est soit équivalent, soit un peu plus bas, dans certains cas.» Il avance cependant une explication possible, celle voulant qu'aux 2,1 % de joueurs pathologiques, l'on peut aussi ajouter les 2,4 % de personnes à risque de le devenir, selon l'étude du chercheur Robert Ladouceur, de l'Université Laval, un expert en la matière.On approcherait ainsi des 5 % enregistré au Québec.De son côté, M.Claude Bilodeau, qui dirige la maison portant son nom, dédiée au traitement des joueurs pathologiques, croit plausible ces 5 % de joueurs pathologiques au Québec.« C'est quelque chose qui ne me surprendrait pas.J'ai toujours dit qu'il y a beaucoup plus de gens qu'on croit qui ont des problèmes.» M.Bilodeau attribue le phénomène du jeu pathologique essentiellement aux appareils de loterie vidéo, beaucoup plus accessibles au Québec qu'ailleurs, selon lui.La propension à se définir comme joueur compulsif est plus élevée chez les Québécois, les francophones, les travailleurs manuels (5,1 %) et les 18 à 24 ans (5,6 %).Le sondage a été réalisé du 25 au 30 septembre, auprès de 1504 adultes au Canada, dont 366 au Québec.Il compte une marge d'erreur pour le Canada de 2,6 %, 19 fois sur 20. 1LP0401A1126 A4 26 novembre 1LP0401A1126 ZALLCALL 67 21:37:58 11/25/01 B La France préviendrait « très vite » le Québec de toute menace terroriste MICHEL DOLBEC Presse Canadienne PARIS \u2014 Si la France est informée d'une quelconque menace terroriste au Québec, elle préviendra sans tarder les autorités québécoises.Le ministre québécois de la Sécurité publique, Serge Ménard, a obtenu cette « assurance » au cours de la mission d'une semaine qu'il vient d'effectuer à Paris dans le but d'accroître la coopération policière entre la France et le Québec, particulièrement en matière de lutte au terrorisme.« Je rentre complètement rassuré, a déclaré M.Ménard.Si jamais il y a une menace sur le Québec, on va le savoir très très vite.» Cette assurance, le ministre ne l'a pas obtenue du premier venu, mais du juge d'instruction « antiterroriste » Jean-Louis Bruguière, avec lequel il a eu jeudi un entretien de trois heures.Cela n'est pas négligeable : pour s'y être intéressés depuis longtemps, les policiers français possèdent une fine connaissance des réseaux et des mouvances islamistes en France et ailleurs dans le monde.Dans les semaines qui ont précédé l'attentat du 11 septembre, ils avaient même prévenu les Américains que quelque chose se préparait sur leur territoire, une information que les agents de la CIA n'avaient pas jugée sérieuse, ont rapporté les médias.Dans le passé, les enquêtes du juge Bruguière l'ont amené au Canada \u2014 à Montréal notamment, parfois décrite, comme Toronto d'ailleurs, comme une plaque tournante du terrorisme islamiste.Pour l'instant, la métropole québécoise n'apparaîtrait « pas comme une cible ».« Mais il ne faut pas qu'elle soit vue non plus comme un maillon faible », a noté le ministre Ménard.La coopération entre la France et le Québec ne se limitera donc pas à un coup de téléphone, même crucial, en cas de coup dur.Parce qu'il sait que « les enquêteurs québécois ont autant à apprendre des Français que des Américains, sinon plus », le ministre de la Sécurité publique veut intensifier les contacts.Il a convenu de développer ce « nouveau champ de coopération » avec le ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, avec lequel il s'est entretenu à deux reprises.Les rencontres ont été brèves, le ministre Vaillant devant faire face en ce moment à un conflit syndical très dur avec les policiers français, mais elles ont été « très productives ».PAKISTAN Suite de la page A1 Le porte-parole des forces armées pakistanaises, le général Rashid Qureshi, avait indiqué la veille que le gouvernement négociait avec la coalition dirigée par les Américains et le Comité international de la Croix-Rouge pour assurer l'évacuation de ses ressortissants de la province de Kundoz.Personne ne sait exactement combien de Pakistanais ont traversé la frontière pour aller combattre aux côtés de leurs « frères » talibans et des miliciens étrangers d'Oussama ben Laden, mais la presse d'Islamabad a fait état du départ de 10 000 volontaires depuis le début de la guerre.De nombreux témoignages ont confirmé la présence de miliciens pakistanais à Kunduz et environ 600 d'entre eux étaient parmi les quelque 2000 hommes qui ont abandonné les rangs des talibans pour se rendre au cours des derniers jours.Plusieurs chefs religieux pakistanais ont demandé à leurs fidèles d'aller mener le djihad contre les Américains et des milliers d'élèves des madrasas ( écoles coraniques ) ont répondu à cet appel.Des combattants bien entraînés du Cachemire sont venus se joindre à eux.Le mollah Sufi Muhammad avait notamment franchi la frontière avec une troupe de plusieurs milliers d'hommes pour revenir deux semaines plus tard avec seulement une trentaine de ceux- ci.Le mollah et ses compagnons ont été arrêtés en arrivant au Pakistan et condamnés à trois ans de prison pour possession illégale d'armes à feu.« Ces gens-là ont violé la loi en se rendant en Afghanistan sans la permission du gouvernement et sans les documents requis.Mais nous faisons tout ce que nous pouvons afin de les évacuer pour des motifs humanitaires », a ajouté le général Qureshi.Ceux qui reviendront au pays devront faire face à la justice du Pakistan, a prévenu le général.S'ils sont remis entre les mains de l'ONU, ils seront jugés en vertu des lois internationales, a-t-il dit.Selon lui, le gouvernement du Pakistan a multiplié les efforts pour éviter un nouveau massacre comme celui qui s'est produit à Mazar-e- Charif lorsque les forces de l'Alliance ont pris la ville.Des centaines de talibans, dont un nombre indéterminé de Pakistanais, ont alors été tués.Le Pakistan a par contre nié avoir dépêché des avions militaires à l'aéroport de Kunduz afin de permettre aux volontaires pakistanais de s'échapper avant l'entrée des forces antitalibans dans la ville.Un officier de l'Alliance avait affirmé la veille qu'environ 400 Pakistanais avaient réussi à fuir grâce à un véritable pont aérien entre Kunduz et la frontière pakistanaise.Les États-Unis ont déclaré qu'une telle opération était impossible puisqu'ils contrôlaient l'espace aérien afghan.De nombreux témoins vivant dans les environs de l'aéroport ont cependant affirmé à des journalistes étrangers qu'ils avaient vu des avions se poser la nuit à plusieurs reprises.Ils ont précisé qu'ils avaient ensuite observé un grand nombre de véhicules abandonnés à proximité de la piste.Un porte-parole du gouvernement pakistanais a néanmoins soutenu que « toutes ces histoires étaient de pures fabrications de la presse indienne » qui avaient malheureusement été reprises par des médias étrangers.Il semble qu'on ne saura jamais exactement combien il y avait de talibans et de combattants et étrangers dans Kunduz puisque les chiffres ont variés entre 10 000 et 15 000 pendant le siège.Un commandant taliban qui s'est rendu au cours de la fin de semaine, Mahkoumi Said Ramrandin, a dit que le nombre de combattants allait diminuant et qu'il était passé de 5000 à 2000 en peu de temps. 1LP0501A1126 A5 - LUNDI 1LP0501A1126 ZALLCALL 67 20:46:04 11/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 Q U É B E C A 5 L'historien Marcel Tessier, Patriote de l'année «En se battant sur le plan de la mémoire, il prépare l'avenir», déclare Guy Bouthillier RAYMOND GERVAIS À SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU hier, un premier ministre du Québec a pour la première fois assisté à une cérémonie en hommage aux Patriotes de 1837-38 qui se déroule annuellement à cet endroit depuis plusieurs décennies.Hier, ils étaient près de 700 à participer à cette journée commémorative.Malgré la pluie parfois diluvienne, près de 300 personnes se sont réunies au pied du monument élevé à la mémoire des Patriotes, tandis que 400 ont assisté au dîner des Patriotes.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, (SSJB) a profité de l'occasion pour nommer l'historien Marcel Tessier, Grand Patriote 2001.Guy Bouthillier, président de la SSJB, a expliqué que cette reconnaissance soulignait à la fois le talent de vulgarisateur de l'historien québécois qui a enseigné l'histoire durant 35 ans, en plus d'animer une chronique d'histoire à la télévision.« Historien, écrivain et grand défendeur de la mémoire du peuple canadien français, M.Tessier est le choix unanime de la SSJB.En se battant sur le plan de la mémoire, il prépare l'avenir.Un peuple qui n'a plus de passé, est un peuple qui n'a plus d'avenir.Il est un grand patriote et porteur de notre espérance.Il nous dit : « nous avons un passé, nous aurons donc un avenir.Et nous aurons un avenir tant que nous ne laisserons personne mépriser notre passé ».M.Tessier s'est dit très honoré par le geste de la SSJB.« Pour moi, c'est extraordinaire qu'on me compare aux Patriotes, surtout lorsqu'on sait ce qu'ils ont fait.On n'arrive même pas à leur cheville.Je suis tombé en amour avec l'histoire du Québec et j'essaie de défendre les Québécois autant que je peux.Plus les gens vont connaître l'histoire, plus ils vont comprendre que nous avons droit nous aussi d'avoir notre propre pays ».Le lauréat a déploré que, durant plusieurs années, l'histoire du Québec n'a pas été enseigné, ni au primaire, ni au secondaire, ni au cégep et ni à l'université.« Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps », a-t-il lancé.Prenant la parole lors du dîner des Patriotes, Bernard Landry qui participait à l'événement pour la première fois en tant que premier ministre, mais non en tant que député de Verchères, a expliqué « que c'était bien d'avoir nommé un historien.L'histoire est une discipline très importante pour que les peuples sachent d'où ils viennent et pour leur permettre de savoir où ils vont.M.Tessier a bien servi la patrie comme pédagogue, à la télévision.Il ne recule pas devant les efforts pour expliquer notre histoire ».M.Landry a ajouté : « Les Patriotes ont été des démocrates qui ont contribué à instaurer la liberté au Québec, partiellement, parce que le Québec n'est pas libre comme il souhaiterait l'être, mais ils nous ont fait faire une étape très importante ».Le député du Bloc québécois dans Verchères, Stéphane Bergeron, a rappelé qu'il y avait encore aujourd'hui, comme en 1837, des patriotes qui risquaient leur liberté, leur santé et leur réputation pour qu'un certain nombre de choses adviennent.Il a cité le journaliste Normand Lester qui, à sa façon, est un patriote.M.Lester, qui est journaliste à Radio-Canada, a été suspendu avec solde récemment à la suite de la publication de son livre Le Livre noir du Canada anglais.M.Landry a d'ailleurs invité les Québécois à lire le volume de M.Lester.Photo ROBERT SKINNER, La Presse © L'historien Marcel Tessier a été nommé Patriote de l'année par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.DEPUIS 1959 192, rue St.Zotique est, au coeur de la Petite Italie 279-5585 La Bijouterie Italienne est fière de vous offrir la tradition d'excellence en horlogerie.Vous méritez ce qu'il y a de mieux au monde\u2026une Rolex.Le PQ perd un militant de longue date SÉBASTIENRODRIGUE e t RAYMOND GERVAIS LE PRÉSIDENT du comité des affaires internationales du Parti québécois, décrit comme un « grand nationaliste », Paul-André Quintin, est décédé, samedi, des suites d'un cancer du cerveau.Âgé de 58 ans, M.Quintin, qui enseignait la philosophie à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), combattait le cancer depuis un an.Le premier ministre Bernard Landry le connaissait depuis très longtemps.« Il était d'abord un philosophe et un indépendantiste de la première heure.Ce qui l'a conduit à adopter l'amour de la patrie et la liberté de la patrie.Je tiens à offrir mes sincères condoléances à son épouse et à ses filles », a déclaré hier M.Landry.Guy Bouthiller, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, a pour sa part précisé qu'une soirée d'amitié et d'adieu aura lieu la fin de semaine prochaine à la Maison Ludger-Duvernay.M.Bouthiller a qualifié M.Quintin de « grand nationaliste ».« Il croyait fortement à la contribution sociale et c'est ce qui le motivait dans tous ces gestes, autant dans des organismes communautaires que dans le mouvement souverainiste », a confié à La Presse Ercilia Palascio, conjointe de Paul- André Quintin.La vice-présidente du PQ, Marie Malavoy, le dépeint comme un être fougueux et passionné.« Il était un de ceux le plus préoccupé par la place du Québec dans le monde », dit-elle.M.Quintin s'était surtout intéressé à la mondialisation depuis quelques années.Il avait d'ailleurs présenté, en compagnie de Marie Malavoy, le mémoire du PQ à la commission des institutions de l'Assemblée nationale lors de la consultation sur le Québec et la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA).« Il était préoccupé par les dérapages de la démocratie avec la mondialisation », mentionne Mme Palascio.Paul-André Quintin est un militant souverainiste de la première heure, d'abord membre du RIN puis du PQ.Aux yeux de Marie Malavoy, il incarnait l'aile gauche du PQ.« Il s'inquiétait de la mondialisation, des dangers pour l'environnement, pour l'uniformisation de la culture », soutient-elle.« Il trouvait important, note sa conjointe, que le Québec devienne un pays parmi le concert des nations.» 3004239A La retraite, dossier prioritaire pour la FTQ Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 Les travailleurs prennent de l'âge et leurs préoccupations font aujourd'hui une large place à la gestion des caisses de retraite, comme l'indiqueront cette semaine les 1500 délégués de la FTQ en congrès à Québec.Pour la centrale syndicale, ce dossier est devenu prioritaire « alors que trop de personnes âgées n'ont comme unique revenu de retraite le minces prestations de la pension de sécurité de vieillesse du fédéral et de la Régie des rentes du Québec », rappelle la centrale dans un document de travail.Pour toutes ces raisons, les congressistes de la FTQ réunis cette semaine à Québec seront invités à exiger des gouvernements qu'ils maintiennent et améliorent les régimes publics et universels.Choix de 6 couleurs d'encre La dernière innovation en écriture de Le stylo de poche à gel d'encre ION conçu également pour se porter au cou, dans votre sac à main ou votre porte-documents.29$ Les plus grandes marques aux meilleurs prix \u0001 977, rue Sainte-Catherine Ouest \u0001 Montréal (niveau métro à la Maison Simons) \u0001 Carrefour Laval, Promenades Saint-Bruno \u0001 Brossard \u0001 Place Laurier (Sainte-Foy) Tél.: (514) 284-1295 w w w.s t y l o .c a D901 2999216A 1LP0601A1126 A6 26 novembre 1LP0601A1126 ZALLCALL 67 20:36:05 11/25/01 B MANDELA CITOYEN D'HONNEUR Les libéraux n'ont pas invité Brian Mulroney JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 L'opposition aux Communes dénonce l'attitude partisane du premier ministre Jean Chrétien qui n'a pas daigné inviter Brian Mulroneyà la récente cérémonie faisant de Nelson Mandela, l'ancien président de l'Afrique du Sud, citoyen d'honneur du Canada.Tant l'Alliance canadienne que le Parti conservateur estiment que M.Mulroney aurait dû être aux premières loges lors de cette cérémonie historique compte tenu du rôle déterminant qu'a joué l'ancien premier ministre conservateur dans l'isolement économique et diplomatique du régime d'apartheid en Afrique du Sud et dans la libération de M.Mandela.Selon des informations obtenues au cours des derniers jours, M.Mulroney était prêt à remuer ciel et terre afin de participer à cet hommage rendu à celui qui a accédé pacifiquement à la présidence de l'Afrique du Sud à la suite de sa libération et qui a remporté le prix Nobel de la paix en 1993.Il attendait simplement l'invitation du bureau du premier ministre, mais celle-ci n'est jamais venue.« M.Mulroney a joué un rôle crucial dans la libération de M.Mandela.Il aurait dû être invité.Mais M.Chrétien joue dur en politique et il le fera jusqu'à la fin de sa carrière », a déclaré à La Presse le chef de l'Alliance canadienne, Stockwell Day.M.Mulroney a tout de même pu transmettre de vive voix ses meilleurs voeux à l'ancien président de l'Afrique du Sud lors d'un entretien téléphonique dimanche dernier, soit 24 heures avant que M.Mandela soit fait citoyen d'honneur du Canada.M.Mulroney entretient toujours des relations amicales avec M.Mandela.Les deux hommes ont encore eu l'occasion de casser la croûte ensemble il y a environ cinq mois alors que M.Mulroney effectuait un voyage d'affaires en Afrique du Sud.« Je crois qu'il aurait été approprié qu'il soit invité.Je suis heureux de savoir qu'il a au moins pu parler à M.Mandela au téléphone », a déclaré le chef du Parti conservateur Joe Clark, qui était ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Mulroney au moment de la lutte contre le régime d'apartheid.Le sénateur indépendant Marcel Prud'homme, qui a siégé pendant près de 30 ans à la Chambre des communes avant d'être nommé au Sénat par M.Mulroney, aurait aussi reconnu que l'ancien premier ministre a joué un rôle de premier plan dans la libération de M.Mandela.« Nous ne serions pas ici sans les conservateurs parce que M.Mandela ne serait pas ici sans eux », aurait déclaré M.Prud'homme à certains pendant la cérémonie honorant l'ancien président de l'Afrique du Sud, aujourd'hui âgé de 83 ans.En faisant de lui un citoyen d'honneur du Canada, le gouvernement Chrétien a voulu reconnaître la contribution exceptionnelle de Nelson Mandela à l'avancement des droits de l'homme.Députés, ministres, sénateurs ainsi que les diplomates en poste à Ottawa ont été invités à cette cérémonie sans précédent.Dans le but de mettre fin au régime d'apartheid qui dirigeait le pays depuis des décennies, M.Mulroney avait employé tous ses talents de négociateur afin de convaincre les pays membres du Commonwealth d'exclure l'Afrique du Sud de ses rangs jusqu'à ce qu'il accorde les mêmes droits et libertés à la population noire et libère M.Mandela.Ce faisant, M.Mulroney n'avait pas hésité à se frotter à la Dame de fer, Margaret Thatcher, alors première ministre de la Grande- Bretagne, qui s'opposait farouchement à toute mesure visant à isoler l'Afrique du Sud.Par l'entremise d'amis qui lui sont proches, M.Mulroney a fait savoir qu'il aurait aimé assister à la cérémonie honorant Nelson Mandela qui a eu lieu lundi dernier au Musée canadien des civilisations à Hull.Selon ses proches, M.Mulroney ne comprend pas l'acharnement dont fait preuve le Parti libéral à son endroit depuis qu'il a quitté la politique en 1993.« M.Chrétien semble déterminé à réduire à néant tout ce qu'a fait Brian Mulroney durant ses années au pouvoir.C'est de la petite politique à son pire, mais cela ne m'étonne pas de lui », a soumis la sénatrice conservatrice Marjory Le Breton, une amie proche de l'ancien premier ministre.« Il semble évident que M.Chrétien déteste deux personnes.L'une est Brian Mulroney et l'autre est Paul Martin », a-t-elle ajouté.Photo PC L'ex-premier ministre Brian Mulroney.NP1211101 Copyright 2001.Sears Canada Inc.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU DIMANCHE 9 DÉCEMBRE 2001, DANS LA LIMITE DES STOCKS rabais 45-50% PNEUS ROADHANDLERMD VOYAGER LX Série n° 63000.Soldé, à partir de 69,49 ch.P175/70R13.Détails complets chez Sears Soldé, à partir de6499 Ch.P155/80R13.PNEUS BLIZZAK WS-50 Série n° 20000.Autres formats, soldé 83,99-145,99 ch.Marchandise en stock seulement Soldé, PNEUS ROADHANDLER VOYAGER LX Dimensions Soldé, ch.P185/70R14 77,49 P195/70R14 80,99 P205/70R14 93,99 P215/70R14 99,99 P205/70R15 88,49 P215/70R15 93,49 P185/65R14 89,99 P205/65R15 92,49 P205/60R15 96,49 P225/60R16 109,99 Autres formats aussi en solde à partir de6499 Ch.P155/80R13.PNEUS MICHELINMD ARCTIC ALPIN Série n° 16000.Autres formats, soldé 72,99-155,99 ch.Marchandise en stock seulement MC GARANTIE DE 160 000 KM CONTRE L'USURE AVANT 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Sherbrooke Est Montréal (514) 640-5010 3002657A 1LP0701A1126 A-7 Lundi 1LP0701A1126 ZALLCALL 67 20:52:05 11/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 C ANA D A A 7 Victoire facile pour Alexa Mc Donough SOINS DE SANTÉ Mike Harris semonce Ottawa SCOTT EDMONDS Presse Canadienne WINNIPEG \u2014 Alexa Mc Donough a facilement défait son unique adversaire, Marcel Hatch, hier, lors du vote à la direction du Nouveau Parti démocratique (NPD), dont les délégués étaient réunis en congrès à Winnipeg.La dirigeante néo-démocrate a récolté 645 voix, tandis que M.Hatch, un concepteur graphique de Vancouver également coprésident du caucus de la formation socialiste, n'en a recueilli que 120.« Je demande à tous les membres du parti qu'ils fassent preuve de solidarité, qu'ils fassent en sorte que nous quittions ce congrès unis dans notre résolution à continuer sur notre lancée et à poursuivre notre construction », a déclaré Mme Mc Donough à la suite de l'annonce du résultat du scrutin.Des 765 votes exprimés, 84,3 % se sont révélés en faveur de Mme Mc Dounough, et 15,7 % pour M.Hatch.Cinquième leader du NPD fédéral, et ce depuis depuis octobre 1995, Mme Mc Donough s'est retrouvée en difficulté après que son parti n'eut récolté que 13 sièges et 8,5 % du vote populaire en novembre 2000, lors de la dernière élection fédérale.Elle a toutefois affirmé que les membres de sa formation ne croyaient pas que la question de la direction devait être réglée en tout premier lieu.« Nous sommes à mi-chemin d'un processus de renouvellement, et le parti lui-même a décidé que le leadership n'était pas un problème pour le moment », a-t-elle déclaré.Les délégués ont décidé en fin de semaine de poursuivre le processus actuellement en cours.Plus de 1200 d'entre eux s'étaient inscrits en vue du congrès de la fin de semaine, soit le double du nombre tout d'abord attendu par les organisateurs de l'événement.Il est vrai cependant que l'avenir du NPD était en jeu.Un groupe d'activistes et de dirigeants syndicaux souhaitaient obtenir la scission du parti, puis la création d'une nouvelle entité encore plus à gauche.Ils ont perdu cette bataille, samedi, mais pas nécessairement la guerre, puisque le député de Vancouver, Svend Robinson, a promis de poursuivre la lutte de l'intérieur afin d'obtenir les changements jugés nécessaires.« Nous ne partirons pas », a lancé M.Robinson.KEITH L E S L I E Presse Canadienne TORONTO \u2014 Les libéraux de Jean Chrétien représentent la menace la plus importante à l'universalité des soins de santé au Canada, estime le premier ministre de l'Ontario, Mike Harris, dans une allocution qu'il doit prononcer aujourd'hui au Canadian Club d'Ottawa.À l'occasion de ce discours, dont des extraits ont été obtenus par Broadcast News, service radio anglais de la Presse Canadienne, M.Harris ne mâche pas ses mots.« La menace la plus importante à l'universalité des soins de santé dans ce pays provient du refus par le gouvernement fédéral libéral d'assumer sa juste part des coûts liés aux soins de santé », lance-t-il.Sans entrer dans les détails, le premier ministre ontarien prévient que les provinces aux finances serrées pourraient être contraintes de se tourner du côté du secteur privé et d'imposer un ticket modérateur afin d'assurer certains services médicaux.« Comme toutes les autres provinces, l'Ontario ne sera plus en mesure de compenser le manque à gagner fédéral, lors du budget de l'an prochain », avance-t-il dans ce discours.M.Harris demande en outre à Ottawa qu'il recommence à contribuer au moins 18 % du financement des soins de santé, dans le cadre du budget qu'il déposera le mois prochain, s'il souhaite que les provinces attendent les travaux de la Commission sur l'avenir des soins de santé au Canada, présidée par Roy Romanow, ancien premier ministre de la Saskatchewan.« Ce serait un minimum urgent, immédiat, afin d'assurer le maintien de notre système de soins de santé, tandis que nous attendons que Roy Romanow dépose son rapport de plusieurs millions de dollars », juge-t-il.Par ailleurs, le premier ministre ontarien reproche au gouvernement fédéral de s'attribuer une part du mérite en terme de santé, au moyen de « communiqués de presse (empreints) d'autosatisfaction » et d'« annonces visant à épater ».Il compare toutefois sa conduite (le gouvernement fédéral) à celle d'un beau-frère près de ses sous, au moment de payer la facture, à la suite d'un repas en famille au restaurant.« Lorsque la facture arrive, Ottawa quitte la table pour se rendre à la salle de bain, laissant aux provinces le soin de payer », affirme M.Harris.Photo PC © Après sa victoire, Alexa Mc Donough a invité les membres du NPD à faire de preuve de solidarité.ce soir 21h WARRIORS L'Impossible Mission 1er de 4 épisodes Warriors est une série basée sur le témoignage de 95 Casques bleus envoyés en Bosnie.Pas un soldat n'avait plus de 24 ans.Durant des mois, ils ont été spectateurs d'une guerre qui n'était pas la leur.Condamnés à ne pas agir, ils en sont revenus profondément blessés d'avoir trop vu mourir.Acclamée par la critique et le public européens, Warriors est une oeuvre qui bouleverse et qui dérange.3005079A 1LP0801A1126 A8 - LUNDI 1LP0801A1126 ZALLCALL 67 19:45:02 11/25/01 B De St-Vincent- Missions impossibles de-Paul à Nicosie La campagne antiterroriste américaine venait à peine de commencer en Afghanistan que le Canada offrait déjà de participer à une éventuelle force de paix dans le pays.« Pour faire notre part », expliquait le premier ministre Chrétien, qui venait à peine de dire au revoir à quelque 2000 marins et aviateurs partis joindre la flotte américaine dans le golfe Persique.Il y a deux semaines, le ministre de la Défense annonçait le déploiement prochain de 1000 soldats de la Force d'intervention rapide « pour établir des corridors humanitaires ».Quelques jours plus tard, cependant, ce n'est plus certain : « La situation sur le terrain n'est pas assez stable », « nos troupes, légères, pourraient se retrouver sous le feu ».Washington hésite, l'Alliance du Nord veut être consultée.Le gouvernement canadien montre beaucoup d'empressement à participer à toutes sortes d'opérations, de guerre comme de paix.« Le problème de l'Armée, ce ne sont pas les généraux, c'est le gouvernement ! » nous dira un officier qui a vu neiger sur plusieurs continents.« On essaye de suivre les Américains mais on n'est pas capable.Faudrait arrêter, réfléchir.» Les Forces canadiennes (FC) ne disposent pas d'assez de personnel pour remplir toutes les missions que leur assigne le gouvernement.Depuis 1989, les FC sont passées de 89 000 à 60 000 membres, mais on leur demande « d'accomplir plus de tâches qu'à n'importe quel autre moment depuis la guerre de Corée » (1950-53).Il y a d'abord les opérations de combat de grande envergure \u2014 toujours menées par les États-Unis \u2014 comme la présente campagne antiterroriste, la guerre du Golfe (1991) et la campagne du Kosovo (1999).Puis, à répétition et sur de longues périodes, des missions de paix de moins en moins traditionnelles : Bosnie- Herzégovine, Croatie, Somalie, Haïti, Timor oriental.Viennent ensuite ces missions, fréquentes mais imprévisibles, que les militaires appellent « aide au pouvoir civil ».En cas de catastrophe naturelle, principalement \u2014 inondations au Saguenay et au Manitoba, verglas à Montréal et en Montérégie \u2014, ou quand le « pouvoir civil » n'est plus, selon les gouvernements, en mesure de maintenir l'ordre (crise d'Oka en 1990) ou de se maintenir lui-même en tant que pouvoir légitime (« l'insurrection appréhendée » d'octobre 1970, au Québec).Beaucoup de travail donc et pas assez de monde pour le faire, c'est la conclusion unanime.Et les troupes sont fatiguées.Dans le Rapport sur les plans et priorités de 2001-2002, le ministre de la Défense affirme d'ailleurs que le Canada doit « choisir avec soin les opérations de paix internationales » dans lesquelles il est prêt à s'engager, comme il doit « bien évaluer la durée » de ces engagements.Soulignons, à cet égard, que le Canada maintient en Bosnie une force importante (présentement 1700 soldats) depuis bientôt 10 ans.Deux solutions Pour les militaires, il y a deux solutions possibles et le choix est urgent : ou le gouvernement réduit ses engagements internationaux ou il débloque les sommes nécessaires pour augmenter ses forces « polyvalentes et aptes au combat ».Tout porte cependant à croire que le gouvernement n'ira, à court terme, ni dans un sens \u2014 « Il faut faire notre part » \u2014 ni dans l'autre \u2014 « Coûte cher, l'Armée ! ».Entre-temps, selon plusieurs sources internes autant qu'externes, il manque aux Forces canadiennes entre 4000 et 5000 hommes et femmes pour atteindre son effectif autorisé de 60 000, et ce manque touche principalement l'Armée, le service le plus sollicité à cause de sa nature et de sa « flexibilité ».Pour pallier, on fait appel à la Réserve, une institution dont la structure et le rôle sont remis en question depuis plus de 40 ans.Le présent « Plan stratégique de restructuration de la Réserve », en marche depuis quelques années déjà, est encore loin de son application.« Dans la phase 1, nous voulons stabiliser les effectifs de la Réserve à 15 500 personnes.On est presque là », nous explique le brigadier- général Marc Caron, commandant du Secteur Québec de la Force terrestre (SQFT) de l'Armée, à Longue-Pointe (Montréal).Le SQFT comprend une formation de la Force régulière (le 5e Groupe- brigade mécanisé, à Valcartier : environ 5000 hommes) et deux brigades de la Réserve d'environ 2000 personnes chacune.La 34e Brigade a son quartier général à Montréal et compte une douzaine d'unités dans l'ouest du Québec tandis la 35e Brigade (QG à Québec) va vers l'est jusque dans le Bas du Fleuve.La Réserve est équipée « légèrement » : les régiments blindés (Trois-Rivières, Hull, Sherbrooke) ont le véhicule à roues Cougar et l'artillerie s'entraîne avec des canons « semblables aux vrais » ; quant aux unités d'infanterie, elles utilisent le transporteur de troupes blindé Grizzlie mais n'ont pas d'armes lourdes.Les unités sont composées principalement d'étudiants à qui on garantit 40 jours d'emploi par année (un week-end chaque mois plus les mardis soirs) auxquels s'ajoute un entraînement estival de quatre à huit semaines.Selon leurs compétences et leur disponibilité, ces « soldats de week-end » peuvent aussi être appelés à travailler à temps plein dans les unités et les états-majors de la Force régulière.Et, dans le concept de « Force totale » que le Canada veut mettre de l'avant, ils font désormais partie intégrante de toute mission à l'étranger.« Notre objectif est 20 % de réservistes dans chaque mission, indique le Général Caron.En Bosnie, présentement, ils comptent pour 16 % (des 1700 soldats déployés).Je suis très content de l'apport de la Réserve.» Mais un problème se pose : plusieurs réservistes, formés et compétents, ne peuvent quitter leur emploi civil pendant six mois sans risquer de le perdre.Contrairement à ses alliés, le Canada n'offre aux employeurs civils aucune compensation pour le temps que les employés-réservistes passent sous les drapeaux.Le « deal » Canada : « Risquez votre vie pour votre pays ET perdez votre job » ! DANIEL LEMAY Au lunch, deux jeunes caporaux (caporales ?) du 12e Régiment blindé du Canada \u2014 mon ancienne unité, le 12e RBC \u2014 , expliquent qu'elles ont hâte de partir pour la Bosnie, en mars.L'une parce qu'elle veut travailler avec le nouveau véhicule blindé Coyote, qui voit dans la nuit et le brouillard et détecte « l'ennemi » à 20 kilomètres.L'autre, à son deuxième « tour » là-bas, parce qu'elle découvrira un nouveau camp dans une nouvelle région.Sans parler des indemnités d'éloignement, de logement et de mission dangereuse qui montent à 1000 $ par mois.« Ça, je ne touche pas à ça ».Six mois, 6000 $ en caisse.On a vu pire.Nous avions hâte, nous aussi, d'aller à Chypre.Pas pour les indemnités, mais pour sortir de Valcartier, voir du pays et, ma foi, participer à quelque chose que nous croyions utile.C'était la grande époque du Canada champion de la paix.Les Grecs d'un bord, les Turcs de l'autre, nous autres, Bérets bleus sur la Ligne verte, pour empêcher le grabuge.Fin 76.On était à se préparer pour notre séjour à Chypre (prévu d'avril à octobre 1977) quand un imprévu \u2014 la vie de soldats est bourrée d'imprévus \u2014 est venu « disturber » notre entraînement, déjà entamé par l'immense opération de sécurité des Jeux olympiques à l'été de 76.« Aide au pouvoir civil.Prison de St-Vincent-de- Paul.Départ dans 48 heures.» Okay.Une émeute dans la prison ou une grève des gardiens ou les deux, c'est flou.Je me rappelle juste qu'un matin d'octobre 76, la troupe 1 de l'escadron A du 12e Régiment blindé du Canada, commandée par le lieutenant Lemay, a pris position dans les miradors et autour du Centre de détention correctionnelle, un pénitencier à sécurité plus que maximale, mais ouvert avant d'être complété, à cause de circonstances exténuantes.En voyant débarquer le Cavalier Caron, un blondinet de 17 ans à peine plus grand que sa carabine, les boys avaient sifflé : « Aye ! Veux-tu être mon jeune ?» La clientèle de « ma » prison était composée de la gang la plus hard du Vieux Pen.Des meurtriers pour la plupart dont le « boss » était Michel Blass, le frère de Richard, de violente mémoire.Clientèle de choix.En cas de tentative d'évasion, on devait « neutraliser » le fuyard (i.e.lui tirer dans les jambes).« Lieutenant, y'a deux gars qui s'embrassent dans la cour.» « Laissez-les faire ! » Nous avons été relevés le 23 décembre.Joyeuses Fêtes.Début avril, nous débarquions dans « l'Île de l'Amour ».Le contingent canadien avait à cette époque la responsabilité de Nicosie, la capitale.Nous avions nos quartiers dans l'ancien secteur des ambassades, abandonné à la suite de l'invasion de la partie nord de l'île par l'armée continentale turque en 1974.Les hommes habitaient le Ledra Palace, un ancien hôtel quatre étoiles qui donnait, côté piscine, sur le secteur turc, et, côté jardin, sur le secteur grec.Ce qui a fait dire à un journaliste en visite que Chypre était « le Club Med de l'Armée ».Commentaire d'un compagnon d'armes : « Au Club Med, y'a des filles pis on mange pas juste du criss de mouton ! » La vie était belle quand même, quoique routinière.Notre secteur était tranquille : « R.A.S.», rien à signaler, sauf les provocations des Turcs, dont le secteur nous était interdit, et les jérémiades des Grecs, que nous nous retrouvions toujours à « protéger ».Pendant l'été, Makarios est mort, le leader religieux et politique des Chypriotes grecs.« Aujourd'hui, même les chiens pleurent », m'avait dit un cafetier.Pendant quelques jours, nous avons troqué le béret bleu pour le casque de la même couleur.Les Turcs, qui savaient tout le monde sur le nerf, s'amusaient à charger leurs armes quand nous passions devant leurs positions : clic-clic ! À part ca, « R.A.S.».« Lieutenant, les Grecs disent que les Turcs leur tirent des roches.» « Laissez-les faire.» Nous sommes revenus en octobre, heureux et décorés de la médaille de paix de l'ONU, ma seule.« In the Service of Peace ».Plusieurs années plus tard, les Casques bleus de l'ONU gagnaient le prix Nobel de la paix.Et je suis toujours, à ce jour, le seul « nobélisé » de La Presse.Les Forces canadiennes n'ont jamais eu autant de tâches et si peu de personnel.Et les ordres de déploiement continuent d'arriver.Dans le dernier article de cette série, notre journaliste, lui-même un ancien militaire, scrute l'éventail des missions et l'apport de la Réserve.Photo ALAIN ROBERGE, La Presse© Le brigadier-général Marc Caron, commandant du secteur Québec de la Force terrestre.L'avenir de l'automobile Et un nouveau modèle au V8 de 5 L, la ML500, qui produit 288 ch et dont le couple atteint 325 lb-pi.La Classe M 2002.Un véhicule dont vous pouvez exiger plus en matière de sécurité, de luxe et de performances que de tout autre.Pour connaître l'adresse du concessionnaire le plus proche, composez le 1 800 387-0100 ou rendezvous à notre site Internet www.mercedes-benz.ca.rideaux de protection pour la tête livrés de série sur un VUS, qui recouvrent les vitres avant et arrière du côté affecté, faisant de la Classe M le seul utilitaire sport doté de 8 coussins gonflables.La climatisation automatique à la fine pointe de la technologie, avec capteur de soleil.Les phares de type projecteur en verre transparent, dont l'allure est aussi impressionnante que la portée.LA CLASSE M 2002.Plus de luxe.Plus de commodité.Plus d'innovations en matière de sécurité.Plus de caractère.Plus de raisons de l'admirer.Plus de façons d'être gâté et protégé.Plus de puissance.La Classe M 2002 vous fait bénéficier de tant de nouveautés qu'en fait, nous n'avons pas la place de toutes vous les montrer.Parmi celles-ci, citons les seuls coussins- .La nouvelle Classe M 2002 améliorée de 1092 façons.UNE VALEUR 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Antibrouillards Pare-chocs avant intégrés incorporé à la carrosserie Capteur de soleil Lampe intérieure modifiée Puissance de refroidissement accrue Cendrier arrière éclairé Grille de radiateur Porte-tasses arrière ISOFIX avec point améliorés d'attache supérieur (Système LATCH) Vitres à ouverture et fermeture express Rétroviseurs plus propres grâce à des modifications extérieures Poignées de portières plus élégantes Contrôle de la ventilation et de la répartition de l'air à l'arrière Fonction mémoire pour les rétroviseurs extérieurs Porte-tasses réglables Chauffage et refroidissement améliorés Bouches d'aération arrière réglables individuellement Bouches d'aération arrière intégrées Haut-parleurs d'aigus dans les portières avant Soufflerie arrière supplémentaire Bouches d'aération arrière distinctes Système de contrôle modulaire (MCS) modifié Activation automatique du feu arrière Pare-chocs à contours inférieurs Éclairage à réduction automatique Système de son Bose perfectionné, en option Éclairage automatique du tableau de bord Éclairage de repérage Éclairage de sécurité Bouches d'aération dans le puits du conducteur 3 nouveaux coloris Système extérieurs Parktronic optionnel Poignées du hayon plus élégantes Réservoirs d'huile modifiés Coussins des sièges arrière modifiés Conduit d'aération arrière modifié Plaque d'identification modifiée Plafonnier modifié Toit ouvrant modifié Écran thermique modifié Remplisseur d'huile modifié Câble du démarreur modifié Amortisseurs modifiés Jambe de force de la suspension modifiée Châssis modifié Essieu avant modifié Barre de protection avant modifiée Conduit du système de freinage Plaque modifié protectrice modifiée Ensemble de verrouillage modifié Pare-boue optionnels modifiés Antenne du téléphone modifiée Capteur central des coussins gonflables modifié Épurateur d'air modifié Caisson de la batterie modifié Module de refroidissement modifié Protège-carter modifié Pneus toutes saisons Unité de relais modifiée Trousse de premiers soins modifiée Ceintures pour passagers modifiées Commande de la colonne de direction modifiée Système d'échappement modifié Pompe de circulation modifiée Triangles d'avertissement modifiés Réflecteur modifié Dispositif d'avertissement modifié Unité des pédales modifiée Radiateur modifié 4 haut-parleurs modifiés Système de phares assisté Contrôle optimisé des vitesses Moteur V8 de cylindrée accrue Colliers de durite modifiés Essieu arrière modifié Dossiers arrière modifiés Réduction du bruit du vent Prise électrique arrière 3003454A 1LP0901A1126 A9 26 novembre 1LP0901A1126 ZALLCALL 67 22:05:29 11/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 A 9 LES TALIBANS EN DÉROUTE Les marines aux portes de Kandahar Un Américain et des dizaines de talibans tués dans un camp de prisonniers Agence France-Presse MAZAR-E-CHARIF \u2014 La chaîne de télévision américaine ABC a annoncé la présence de marines américains en Afghanistan.« Des marines sont sur le terrain, près de Kandahar, et ils devraient être entre 1200 et 1600 lundi (aujourd'hui) », a indiqué ABC, citant des sources au Pentagone.Ces marines seraient à bord de deux navires amphibies qui se trouveraient en mer d'Arabie, a précisé ABC, ajoutant que leur premier objectif serait d'atteindre l'aéroport près de Kandahar avant de s'attaquer à d'autres cibles talibanes.Un porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel David Lapan, a refusé de commenter ces informations.Par ailleurs, un américain a été tué hier lors de violences qui ont fait des dizaines de morts dans un camp de prisonniers talibans, près de Mazar-e-Charif, dans le nord de l'Afghanistan.Selon des témoignages, des affrontements ont éclaté dans ce camp contrôlé par les forces du général ouzbek Rachid Dostam lorsque des talibans, notamment des étrangers, se sont saisis des armes de leurs gardiens.Les forces du général Dostam ont fait intervenir des chars et l'aviation américaine a bombardé ce camp pour mettre fin à la révolte.Cette explosion de violence intervient alors que les talibans ont évacué leur dernier bastion dans cette région, la ville de Kunduz et elle présage mal de l'issue des discussions politiques inter-afghanes qui commencent aujourd'hui à Bonn.Le Pentagone a assuré qu'aucun militaire américain n'était porté manquant mais n'a pas exclu que l'Américain dont la mort a été annoncée par des témoins puisse appartenir à d'autres services américains.La chaîne de télévision ABC, citant des sources gouvernementales, a pour sa part annoncé que l'homme était « affilié à la CIA ».Il s'agirait du premier décès d'un américain participant aux opérations militaires en Afghanistan, commencées le 7 octobre dernier.Selon l'interprète afghan d'une télévision allemande, Ulugbek Orgashevdit, un taliban « s'est suicidé en faisant exploser une grenade, ce qui a tué des commandants qui se trouvaient autour.Après, les autres talibans ont profité de l'affolement pour s'emparer des armes et la fusillade a commencé ».Il y a eu « beaucoup de tués, peut-être une centaine », a affirmé Ulugbek Orgashevdit, mais ce chiffre n'a pu être confirmé.Le correspondant de l'hebdomadaire américain Time, Alex Perry, a indiqué qu'outre l'Américain tué, un autre serait en difficulté.« Il y aurait 300 à 400 morts parmi les talibans à présent », a-t-il affirmé.Ben Laden près de Jalalabad Un nombre indéterminé de membres des forces spéciales et des services de renseignements américains se trouvent en Afghanistan avec comme mission de localiser Oussama ben Laden.Selon la presse américaine, ben Laden a été repéré récemment dans la région de Jalalabad (Sud-Est), où il se cache dans un réseau de tunnels et de grottes.Washington veut également éviter que des combattants étrangers \u2014 des Arabes, des Pakistanais ou des Tchètchènes \u2014 associés aux talibans ou dans les rangs du réseau Al-Qaeda de ben Laden puissent se lancer de nouveau dans des opérations antiaméricaines.Photo REUTERS Un soldat de l'Alliance du Nord se prépare à affronter les talibans, à la frontière de la province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan.Seulement chez votre concessionnaire Chrysler Dodge JeepMD Association publicitaire des concessionnaires Chrysler Dodge JeepMD du Québec ou louez à 0de financement à l'achat jusqu'à 48 mois sur toutes les Dodge Caravan 2002 245$ Options de location de 48 mois offertes Mensualités 297$ 350$ Comptant initial 2399$ 0$ Location de 48 mois.Comptant initial de 4 775 $ ou échange équivalent.Transport et taxe sur le climatiseur inclus.1sur votre liste d'idées-cadeaux.Admirez la Dodge Caravan 2002.Comparez %\u2020 Conduisez le véhicule le plus vendu au pays.par mois.Fier commanditaire de l'équipe olympique canadienne 2002.Pour votre tranquillité d'esprit, tous les modèles Chrysler, Dodge et JeepMD 2002 offrent une garantie de 5 ans/100 000 km sur le groupe motopropulseur et une assistance routière de 5 ans/100 000 km.No \u2020 0% de financement à l'achat jusqu'à 48 mois sur toutes les Dodge Caravan 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groupes poursuivront leurs pourparlers informels.Sur les 21 sièges prévus pour les représentants afghans, 11 sont réservés à l'Alliance du Nord, dont les forces contrôlent Kaboul et une large partie de l'Afghanistan, à l'exception de Kandahar, toujours aux mains des talibans.Trois autres délégations, dont une envoyée par l'ex-roi Mohammed Zaher Shah, se partageront les 10 sièges restants.Dans ce pays sans pouvoir central depuis la fuite des talibans de Kaboul, le 13 novembre dernier, « l'idéal serait que nous sortions de cette conférence avec un accord sur un conseil exécutif chargé d'assurer la transition », a observé Hans-Joachim Daerr, émissaire spécial du gouvernement allemand, avant de gagner Bonn hier avec les délégués de l'Alliance du Nord.Cette équipe est conduite par Younus Qanooni, actuel chef de la sécurité à Kaboul.Dans ce régime intérimaire, dont les bases doivent être jetées à l'occasion de ces premières négociations, le conseil envisagé serait composé de 15 membres et constituerait l'ossature d'un gouvernement d'union nationale.L'ONU s'est prononcée pour la mise en place d'une administration provisoire qui dirigerait le pays pendant une période de deux ans et rédigerait une nouvelle constitution avant de passer la main à un gouvernement élu.Une fois formé, le conseil devrait à son tour désigner une assemblée représentative des différentes factions pour la réunion d'une loya jirga, chargée de décider de l'avenir du pays.« Quand le conseil sera approuvé par la loya jirga, l'équipe au pouvoir devra céder le pouvoir », a d'ores et déjà précisé l'ancien président afghan Burhanuddin Rabbani.Les talibans seront logiquement absents de cette conférence.En revanche, les Pachtounes, ethnie majoritaire en Afghanistan, ne seront pas représentés en tant que tels, bien que des membres de cette communuauté figurent dans les quatre délégations. 1LP1001A1126 A10, lundi, MONDE 1LP1001A1126 ZALLCALL 67 21:51:04 11/25/01 B A 1 0 L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 MONDE PROCHE-ORIENT Les envoyés US débarquent en pleine violence IBRAHIM BARZAK Associated Press GAZA \u2014 La nouvelle mission de médiation entre Israéliens et Palestiniens que doivent entamer aujourd'hui deux émissaires américains s'annonce pour le moins délicate, au vu des nouvelles violences qui avivent les tensions entre les deux parties.Des hélicoptères israéliens ont attaqué tôt hier matin les services de sécurité palestiniens dans la bande de Gaza, suite à la mort d'un soldat israélien tué dans une attaque au mortier, selon les deux parties.Quelques heures plus tard, un jeune Palestinien de 14 ans a été tué près de Bethléem, en Cisjordanie, dans des tirs de soldats israéliens sur des manifestants.Tsahal a assuré que ses hommes avaient été contraints d'ouvrir le feu pour disperser les assaillants.C'est dire si la tension est vive alors que le sous-secrétaire d'État américain William Burns et le général en retraite du corps des Marines Anthony Zinni doivent arriver dans la région aujourd'hui, afin d'obtenir des deux parties la fin des violences et la relance des discussions de paix.Les deux hommes doivent s'entretenir avec le premier ministre israélien Ariel Sharon et son ministre des Affaires étrangères Shimon Pérès.Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, en visite dans des pays arabes, ne devrait pas être de retour avant mercredi.Mais hier, au Caire, il a émis de vives critiques, estimant que les Palestiniens étaient victimes d'une « agression continue » et « délibérée » de la part du gouvernement israélien.En outre, le ministre palestinien de l'Information Yasser Abed Rabbo a déclaré qu'il n'y aurait pas de trêve tant que des observateurs internationaux ne seraient pas envoyés dans la région.« Israël est pleinement responsable de la destruction du cessez-le-feu », a-til dit.Ariel Sharon a de son côté assuré dans la journée qu'Israël « ferait tous les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu », ajoutant cependant que la situation avait valeur de test concernant les intentions de Yasser Arafat au sujet des négociations de paix.Les raids des hélicoptères israéliens menés dans la matinée dans la bande de Gaza ont fait deux blessés légers à Khan Younès, dans le sud.Plus de 12 missiles ont été tirés sur un poste des forces de sécurité palestiniennes, selon des témoins.À Deir el-Ballah, dans le centre du territoire, le bureau régional du Fatah de Yasser Arafat a été touché, tout comme le quartier général de la police navale palestinienne de Sudaniye, dans le nord de la bande de Gaza.Plusieurs hélicoptères Apache ont aussi survolé la ville de Gaza, selon des témoins.Ces frappes aériennes ont été lancées quelques heures après la mort d'un soldat israélien dans une attaque au mortier contre la colonie juive de Kfar Darom, près de Khan Younès, durant laquelle deux autres soldats ont été blessés.Dans un communiqué, le mouvement radical palestinien Hamas a revendiqué la responsabilité de cette attaque, survenue au lendemain de la mort du chef de son aile militaire pour la Cisjordanie, tué par des tirs de missiles israéliens.Le porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que ces raids aériens avaient été menés en représailles aux multiples attaques au mortier perpétrées par des Palestiniens contre des colonies juives de la bande de Gaza ces dernières semaines.Par ailleurs, la police israélienne est entrée hier dans un quartier arabe de Jérusalem, arrêtant 10 personnes et en interrogeant 350 autres.Elle a justifié cette opération par des incidents impliquant des tirs et des jets de pierre.Quand l'armée d'Israël détruit maisonset vergerspales tiniens « Je veux que M.Bush vienne voir qui sont les terroristes » ADEL ZAANOUN Agence France-Presse DEIR EL-BALAH, bande de Gaza \u2014 Quand Souleimane Tawashi est allé se coucher samedi soir, il a prié pour un lendemain paisible.Mais dans la nuit, sa maison surplombant la colonie juive de Kfar Darom, dans la bande de Gaza, a été rasée par des chars israéliens.La famille Tawashi contemple avec consternation les décombres de ses trois maisons, situées près de la localité palestinienne de Deir el-Balah, au milieu d'un champ d'oliviers et de palmiers dévasté par l'armée israélienne, intervenue en riposte à des tirs palestiniens.« Les soldats israéliens sont venus après les tirs, vers deux heures du matin, ils nous ont obligé à quitter nos maisons », raconte Souleimane, 64 ans.« L'armée israélienne a tout détruit, nos fermes, nos oliviers.Elle ne nous a rien laissé », dit-il en tentant de retenir ses larmes.« Je veux que Bush (le président américain, George W.Bush) vienne voir qui sont les terroristes », poursuit- il estimant que « le gouvernement (du premier ministre israélien Ariel) Sharon est plein de criminels inhumains ».L'armée israélienne a confirmé hier avoir attaqué durant la nuit et à l'aube des positions palestiniennes dans la bande de Gaza, à la suite de tirs de mortier contre Kfar Darom.La branche armée du mouvement radical islamiste palestinien Hamas a revendiqué ces tirs, qui ont tué un soldat Israélien et blessé deux autres militaires.« Nous ne savons pas avec exactitude de quelles maisons les tirs d'obus de mortier sont partis, mais je peux vous assurer que les commandants qui ont conduit l'opération ont été prudents et ont essayé de ne blesser personne », a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne, en parlant de la destruction des maisons palestiniennes.« Nous étions presque endormis quand nous avons entendu les bulldozers et les chars arriver et puis nous avons commencé à nous enfuir.Les enfants dormaient.Ils se sont mis à pleurer quand nous les avons emmenés », raconte Amina Tawashi, la soixantaine.« Ils ont coupé tous nos beaux arbres, pourtant jamais il n'y a eu de tirs de notre maison.Ils ont monté cette accusation de toutes pièces pour détruire davantage de maisons », accuse-t-elle.« Nous avons eu le temps de ne rien prendre et nous n'avons plus rien.Voilà la politique de Sharon, il ne s'inquiète pas de savoir s'il détruit des maisons, des familles, des jeunes ou des vieux », dit-elle.Sa petitefille de 11 ans, Boudour, explique qu'elle n'a plus une seule affaire pour aller à l'école.« Je ne vais pas à l'école aujourd'hui car mes vêtements et mes affaires d'école étaient dans la maison.J'ai vu des bulldozers, ils ont rasé ma maison, il y avait en plus beaucoup de chars et ils tiraient », raconte-t-elle.Photo AP Sara El-Tawashi, dont la maison et le verger ont été détruits froidement, en pleine nuit, par l'armée israélienne, qui avait demandé aux occupants de sortir au préalable.L'Irak dit non aux « sanctions intelligentes» FAROUK CHOUKRI Agence France-Presse BAGDAD \u2014 L'Irak s'attend à une reconduction du programme « pétrole contre nourriture » qui pourrait être toutefois entravée par son refus de toute tentative de modification du régime des sanctions de l'ONU.« La tendance générale à l'ONU va vers une reconduction de l'accord sans modification », a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie irakienne Naji Sabri, en estimant que toute modification unilatérale de l'accord par le Conseil de sécurité signifiait son « annulation ».« Toute modification effectuée sans le consentement de l'Irak signifie l'annulation du programme », a-t-il dit.« Il s'agit d'un accord entre l'Irak et le secrétariat général de l'ONU et si une des deux parties souhaite modifier ses clauses, elle doit préalablement obtenir le consentement de l'autre partie », a ajouté M.Sabri.La phase actuelle de l'accord, une dérogation à l'embargo autorisant l'Irak à exporter depuis 1996 du brut sous contrôle international pour acheter des vivres, s'achève début décembre.L'Irak avait suspendu en juin ses exportations de brut pour plus d'un mois pour protester contre une révision des sanctions proposée par Washington et Londres, mais qui avait été abandonnée face à l'opposition de la Russie.Bagdad redoute une relance par la Grande-Bretagne et les États-Unis de cette révision, dite de sanctions « intelligentes », lors des débats qui doivent s'ouvrir début décembre à l'ONU pour une reconduction de l'accord humanitaire pour six mois.« Personne ne nous a parlé jusqu'à présent de modification ou d'amendement.Si le secrétariat général de l'ONU, sous la pression américaine et britannique, souhaite le modifier sans consulter l'Irak cela signifie qu'il veut annuler l'accord », a ajouté M.Sabri.Il a accusé Washington et Londres de « chercher à utiliser cet accord pour imposer de nouvelles restrictions sur l'Irak et ses échanges commerciaux avec ses voisins ».« Logiquement tout changement décidé par l'ONU doit être vers la levée de l'embargo et non pas vers un renforcement du régime injuste des sanctions », en vigueur depuis 1990, date de l'invasion du Koweit par l'Irak, a estimé M.Sabri.Le chef de la diplomatie britannique Jack Straw a déclaré qu'une version modifiée du projet de « sanctions intelligentes » était en examen, notamment avec la Russie, dans un récent entretien publié par le quotidien arabe al-Hayat.« L'administration américaine et la Grande-Bretagne cherchent à mettre à profit la conjoncture internationale pour imposer leurs projets agressifs, notamment celui des sanctions «' intelligentes ».Mais l'Irak maintient son refus dont il ne déviera pas jusqu'à la levée de l'embargo », a pour sa part déclaré à l'AFP Kassem Saad Hammoudi, responsable du parti Baas au pouvoir à Bagdad.M.Straw a assuré que la nouvelle version du projet était « améliorée, et va dans le sens de l'aide humanitaire. 1LP1101A1126 A11, lundi, MONDE 1LP1101A1126 ZALLCALL 67 22:18:59 11/25/01 B L A P R E S S E MONT R É A L L UND I 2 6 NO V EMB R E 2 0 0 1 MOND E A 1 1 HONDURAS Le conservateur mène dans les sondages de sortie des urnes Associated Press TEGUCIGALPA \u2014 Fatigués de la criminalité et de la misère, quelque 3,4 millions d'électeurs honduriens étaient appelés aux urnes hier pour choisir leur nouveau président entre le candidat de la droite conservatrice Ricardo Maduro, donné largement favori dans les sondages, et celui du Parti libéral au pouvoir Rafael Pineda.La plus importante chaîne de télévision du pays, Televicentro, a annoncé qu'un sondage de sortie des urnes attributait comme prévu une large avance à Ricardo Maduro.Le sondage, réalisé par Mediciones Sociales, attribue au candidat conservateur 56,6 % des voix exprimées par 92 000 électeurs interrogés.Son adversaire récoltait 38,94 % de ces voix.Dans ce pays d'Amérique centrale de 6,5 millions d'habitants ravagé par l'ouragan Mitch en 1998, la campagne électorale a essentiellement porté sur les moyens de lutte contre la misère et la violence, et sur l'amélioration des services de santé, notamment pour lutter plus efficacement contre le sida.Dans ce contexte, le candidat du Parti national, Ricardo Maduro, homme d'affaires de 54 ans, a fait campagne sur le thème de la « tolérance zéro » à l'égard des criminels.Il s'est engagé en cas de victoire à mener une campagne de répression contre les gangs sévissant dans le pays, qui comptent plusieurs dizaines de milliers de membres.Face à lui, le candidat du pouvoir, Rafael Pineda, ancien enseignant de 71 ans, a promis de donner la priorité à l'améliorarion des services publics, à commencer par l'éducation, grâce à l'argent récolté dans la lutte gouvernementale contre la fraude fiscale.Trois autres candidats étaient en lice pour l'élection présidentielle.Les premiers résultats partiels des différents scrutins sont attendus aujourd'hui.EXPRESS INTERNATIONAL Ulster Nouvelles émeutes UN HOMME a été blessé par balle à la poitrine et un autre plus grièvement à la tête par des projectiles lors des nouvelles émeutes qui ont éclaté dans la nuit de samedi à hier entre habitants catholiques et protestants de Belfast, a rapporté la police d'Irlande du Nord.Les émeutiers ont lancé des cocktails Molotov en direction des policiers et des militaires qui tentaient de les séparer dans le secteur de la North Queen Street, ligne d'affrontement habituelle entre les deux communautés.Les violences ont éclaté peu après 4 h du matin quand les forces de l'ordre ont voulu empêcher une cinquantaine de protestants d'entrer en territoire catholique.\u2014 d'après AP Brésil Syndicaliste assassiné UN DES DIRIGEANTS de la Centrale unique des travailleurs (CUT-gauche), Aldanir Carlos do Santos, président du Syndicat des travailleurs de l'électricité (Sintergia), a été assassiné samedi d'une balle dans la tête à Rio, a-t-on appris hier de source policière.Santos, 39 ans, qui briguait l'investiture à Rio du Parti des travailleurs (PT, gauche) pour les élections législatives d'octobre 2002, a été tué samedi soir à Bangu, dans la zone nord de la ville, au retour d'une réunion politique.La voiture du syndicaliste a été abordée à un feu rouge par trois hommes, dont l'un lui a tiré une balle dans la tête, selon un compagnon de Santos qui se trouvait avec lui dans la voiture.\u2014 d'après AFP Amazonie Réserve « internationale » ?UN MANUEL SCOLAIRE de géographie américain présente l'Amazonie brésilienne comme une « réserve internationale », affirmait hier l'influent quotidien de Rio, O Globo.Le journal se demande « si le ministre brésilien de la Défense, Geraldo Quintao, est au courant de la chose ?».Les militaires brésiliens sont particulièrement chatouilleux en ce qui concerne la souveraineté de l'Amazonie.La forêt amazonienne couvre quatre des quelque cinq millions de km2 que forment les neufs États fédérés brésiliens de la région dite « Amazonia Legal » (60 % du territoire brésilien).Elle abrite un tiers des forêts tropicales de la planète et elle est le plus grand bassin d'eau douce du monde.\u2014 d'après AFP Cuba Garnir la pharmacie LE PRÉSIDENT cubain Fidel Castro a indiqué qu'il maintiendrait une « discrétion totale » sur les négociations en cours pour l'achat de médicaments et d'aliments aux États-Unis afin de faire face aux conséquences de l'ouragan Michelle.« Tout progresse normalement, mais on ne peut rien dire de définitif jusqu'à ce que la marchandise soit à la disposition de la population », a-t-il ajouté.Malgré l'embargo américain contre le régime castriste, les États-Unis avaient proposé leur aide peu après le passage de l'ouragan, qui a causé la mort de cinq personnes et fait des dizaines de milliers de sinistrés le 4 novembre, selon les chiffres des autorités cubaines.\u2014 d'après AFP TCHÉTCHÉNIE Le président croit au mérite de la négo Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Akhmed Zakaïev, émissaire du président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov, a affirmé hier qu'il n'y avait pas, concernant la Tchétchénie, de problème qui ne puisse trouver de solution au cours de négociations avec Moscou.« Je suis sûr qu'il n'y a pas de problème qui ne puisse trouver de solution à une table de négociations », a affirmé Zakaïev, depuis son hôtel d'Istanbul (Turquie), dans un entretien à la télévision russe NTV, diffusé hier soir.Akhmed Zakaïev a rencontré le 18 novembre à l'aéroport international de Moscou un représentant du Kremlin, Viktor Kazantsev.Il s'agissait de la première rencontre de ce type depuis le début de l'opération « antiterroriste » des forces russes en Tchétchénie lancée le 1er octobre 1999.Zakaïev a confirmé qu'il considérait que cette rencontre avait été « très constructive ».À l'issue de la rencontre, il avait déjà estimé que les discussions avaient « marqué l'ouverture d'une nouvelle page pour l'arrêt de l'effusion de sang en Tchétchénie », ajoutant qu'elles allaient, selon lui, « avoir des résultats positifs ».« Nous nous sommes écoutés et avons échangé nos idées non pas sur la poursuite, mais sur le règlement du conflit », a-t-il indiqué, soulignant qu'il ne voyait pas dans cette rencontre « un geste de propagande à l'intention de l'extérieur, de la communauté internationale, mais une volonté réelle d'en finir ».Moscou a, pour sa part, minimisé la portée de cette rencontre, indiquant qu'il ne s'agissait nullement de négocier la structure politique de la Tchétchénie, mais seulement d'obtenir que les rebelles déposent leurs armes.En revanche, Zakaïev n'a pas voulu dire comment les chefs de guerre Khattab et Chamil Bassaïev avaient accueilli ses discussions avec Kazantsev, assurant, selon NTV, que « ça n'avait pas d'importance ».2999673A 1LP1201A1126 A12LUNDI 1LP1201A1126 ZALLCALL 67 18:52:11 11/25/01 B A12 LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2001 Les irréductibles profs Voici le premier d'une série de deux textes sur l'équité salariale.k g a g n o n @ l a p r e s s e .c a Il est plutôt rare que le gouvernement et les syndicats fassent chorus : c'est arrivé la semaine dernière dans le dossier de l'équité salariale.Québec et les syndicats représentant tous les travailleurs de l'État se sont entendus pour poursuivre les discussions sur l'équité, afin d'en arriver à des compensations salariales qui feront consensus.Tous les syndicats ?Excluons les irréductibles enseignants qui, pensant résister à l'envahisseur, se cantonnent en fait dans une stratégie perdante.Pour comprendre le problème qui a causé des maux de tête aux parents la semaine dernière, il faut remonter dix ans en arrière.À l'époque, le gouvernement fait ses premiers pas vers l'équité.Il met en branle un processus de relativité salariale qui octroie un classement à chaque emploi.Certaines centrales, comme la CSN, rejettent ce processus qui dévaloriserait les emplois traditionnellement féminins.D'autres acceptent de jouer le jeu.Après des années de négociations, les enseignants se retrouvent au rangement 20, au niveau des criminologues.Insatisfaits, les profs réclament plutôt le rangement 21, au niveau d'un ingénieur.Survient alors la loi que personne n'attendait : l'équité salariale.Qui vient bouleverser le processus, puisque l'évaluation des emplois est désormais soumise à des normes strictes.La Commission de l'équité salariale, qui doit se prononcer sur le programme de relativité, juge que la méthode de Québec comporte bel et bien des lacunes.Le résultat, on l'a vu mercredi dernier.En employeur responsable, Québec accepte de s'asseoir avec ses syndicats pour s'entendre sur des correctifs salariaux, qui, conformément à la loi, seront rétroactifs.Cette attitude a été saluée par tous les syndicats.Sauf la CSQ.Qui refuse d'embarquer dans les nouveaux pourparlers et s'accroche à ses vieilles revendications.C'est ridicule.Le rangement salarial que réclament les profs n'existe plus, tout simplement parce que l'ancienne échelle du gouvernement a été effacée.L'équité salariale dont Québec conviendra avec ses syndicats établira une nouvelle échelle, où les enseignants pourraient faire des gains.Pourquoi la CSQ s'isole-t-elle ainsi ?Parce qu'elle a vu trop grand.Au principe de l'équité, elle a voulu accrocher d'autres revendications, probablement légitimes, mais qui n'ont rien à voir avec cet enjeu.Au premier chef, le nombre d'heures de travail.La CSQ affirme que cette question fait partie de l'équité salariale : elle soutient donc que le gouvernement paie ses profs moins que ses fonctionnaires parce qu'il fait preuve d'un préjugé sexiste face à une profession majoritairement féminine.Cet argument ne tient pas.Le gouvernement reconnaît moins d'heures aux profs parce qu'ils bénéficient de cinq semaines de vacances annuelles de plus que les fonctionnaires.Les profs répliquent, et c'est probablement vrai, que leurs semaines plus étendues durant l'année compensent pour ces congés.La revendication se défend, mais de grâce, ne l'assimilons pas à l'équité salariale.\u0001 \u0001 \u0001 L'autre problème, c'est que la CSQ a subordonné le sort des 84 000 enseignants de la province à celui des 1500 professeurs de cégep qu'elle représente.Pour que tous ses membres bénéficient des dividendes de l'équité, la CSQ soutient que la tâche de professeur, de la maternelle au cégep, constitue une seule catégorie d'emploi, où les femmes dominent.Or, la réalité est plus complexe.Les femmes sont majoritaires au primaire et au secondaire.Pas au cégep, où on retrouve une majorité d'hommes.Prétendre que tous ces enseignants font le même travail ne tient pas debout.Les horaires, les tâches et même la formation sont différentes.Mais la CSQ s'est obstinée.Contrairement à la CSN, qui représente dix fois plus de profs dans les cégeps, et qui reconnaît depuis toujours que ceux-ci ne forment pas une catégorie à prédominance féminine.Après avoir, pendant des années, assimilé ces enjeux à l'équité salariale, la CSQ a entretenu de tenaces illusions chez ses membres.Et maintenant, la centrale ne peut plus se permettre de perdre la face en arrêtant les moyens de pression pour entamer, avec les autres syndicats, de nouvelles discussions sur l'équité.Mais comme les irréductibles professeurs ne disposent pas encore de la potion magique, ils devront bien, un jour, rendre les armes.Paul Bordeleau, collaboration spéciale Droits réservés RÉPLIQUES Les tensions linguistiques en Belgique résolues de façon paisible ALAIN COOLS MARK DARRAS BERNARD FALMAGNE e t ANTONIO GARCIA Les auteurs sont respectivement Consul général de Belgique, attaché économique et commercial de la Région flamande, attaché économique et commercial de la Région wallone et attaché économique et commercial de la Région de Bruxelles-capitale.DANS LA CHRONIQUE de Lysiane Gagnon du 22 novembre 2001, intitulée : « Mot mystère et propos confus », nous lisons le passage suivant : « La Belgique reste un foyer de tensions linguistiques dont on n'a aucune idée au Canada.À comparer au mur de haine et de mépris qui sépare les Wallons des Flamands, les rapports entre francophones et anglophones, au Canada, sont un jardin de roses.» Les tensions linguistiques en Belgique ont toujours pu être canalisées par des négociations entre l'État fédéral, les Communautés et les Régions.Elles ont abouti à des réformes successives qui accordent une large autonomie aux entités fédérées.Ces réformes ont été adoptées par un Parlement démocratiquement élu.À quelques incidents locaux près, ce processus s'est déroulé de façon pacifique, voire paisible.Nous ignorons les sources sur lesquelles Madame Gagnon s'est fondée pour écrire les commentaires précités.Ils ne correspondent en rien à la situation telle que les soussignés la connaissent et la vivent quotidiennement.Une évidence J'ai bien parlé de tensions, ce qui n'exclut aucunement que ces tensions se résolvent de manière pacifique.En en parlant, je ne faisais que refléter ce qui est apparu évident aux yeux de tous ceux qui, comme moi, ont séjourné en Belgique, rencontré des universitaires, des journalistes, des politiciens et des gens « ordinaires » des deux côtés de la « frontière » linguistique, et constaté qu'effectivement, les tensions y sont incomparablement plus vives qu'au Canada.L.G.Unibroue n'achète pas de médailles! ANDRÉ DION L'auteur est président d'Unibroue DANS UNE LETTRE ouverte publiée en vos pages dimanche dernier, M.Mario D'Eer, professionnel de la dégustation des bières, s'en prend à Unibroue en l'accusant d'avoir acheté les médailles récemment obtenues par certains de nos produits lors de compétitions mondiales de dégustation de bières.Qui plus est, il profite de cette entrée en matière pour non seulement décrier la méthodologie d'un concours qui est internationalement reconnu et dont il utilise pourtant les résultats pour nous pourfendre, mais aussi pour appuyer une requête visant seulement à faire apparaître la date de fabrication du produit.Pourquoi faire simple quand c'est si facile de rendre ça compliqué Débutons par le concours.S'il n'y croit pas, qu'il le décrie sur la place publique comme tel.Il n'a pas besoin de partir en guerre contre un produit particulier.Cependant, j'aimerais attirer votre attention sur le fait que M.D'Eer n'a jamais réagi aux médailles accordées à Duvel et autres produits qui se seraient classés devant nos produits lors d'une autre compétition.où nos produits n'étaient même pas en compétition ! Car c'est bien de cela qu'il s'agit.M.D'Eer compare des produits qui n'ont jamais été confrontés l'un à l'autre en utilisant des résultats d'années antérieures.Pour faciliter la compréhension de sa démarche, nous pourrions dire qu'il compare la médaille d'or accordée aux Jeux olympiques de Montréal à un athlète dans une discipline donnée à celle obtenue quatre ans plus tard lors d'autres Jeux olympiques à un autre athlète qui pratique la même discipline.Oui, nous pouvons comprendre que ce second athlète n'a peut être pas obtenu le même résultat, étant jugé par des personnes différentes, dans une situation différente, un environnement différent, etc.Est-ce que sa médaille d'or vaut moins pour ça ?Est-ce que le titre de champion mondial des pilotes de Formule 1 de Mika Hakkinen vaut moins que celui de Michael Schumacher parce qu'à l'époque, il a obtenu moins de points que l'actuel champion ?Je pense que poser la question donne la réponse.Pour sa seconde interrogation, il serait sûrement intéressant de comprendre pourquoi M.D'Eer nous fait part de sa difficulté à trouver des produits Unibroue de « grande fraîcheur », tout en affirmant que l'absence de date ne lui permet pas de « savoir s'il achète un produit frais, âgé ou trop âgé » ?Pourtant, comme pour toute personne qui se présente comme un professionnel de la dégustation des bières, M.D'Eer sait sûrement que chacune de nos étiquettes comprend la mention de la date de soutirage, en conformité avec les règles édictées par le gouvernement canadien selon la formule suivante : le mois, le jour, l'année ; les mois étant identifiés par les lettres de A à L.Ainsi, on pourra lire K 20 1 sur un brassin du 20 novembre 2001.Unibroue a toujours suivi de façon exemplaire l'évolution de ses produits puisque sa réputation lui vient d'une habitude de mise en marché de produits « haut de gamme ».Nous trouvons dommage que certaines personnes décrient notre image de marque en tentant d'y introduire des facteurs d'appréciation qui leur sont propres et qui ne reflètent d'aucune façon la réalité de notre industrie.En espérant que la prochaine dégustation ne soit pas aussi amère.Charriage! p g r a v e l @ l a p r e s s e .c a Il arrive que des projets de loi déclenchent des passions.Surtout chez ceux qui sont visés par les mesures proposées.Mais il est plus rare que des dispositions visant à améliorer le sort de toutes les parties concernées réussissent à provoquer la colère de tout le monde.D'où l'importance d'en poursuivre l'examen avec la plus grande attention.C'est un euphémisme que de parler de colère dans le cas du projet de loi 26, déposé par la ministre, Louise Harel, pour modifier les règles du jeu en matière d'habitation locative au Québec.Il serait plus pertinent, ici, de parler de confusion ou de charriage évident chez les propriétaires et chez leurs locataires éventuels.La principale pomme de discorde tient à des nouvelles balises à considérer en matière d'enquête de crédit.Il s'agit, en théorie, de protéger les propriétaires en leur donnant les moyens de s'assurer que les frais de location seront régulièrement acquittés.Mais aussi de garantir aux futurs locataires des règ informations exigibles afin de respecter leur droit à la vie privée et la confidentialité des renseignements personnels devant être considérés comme non pertinents quant à la capacité de payer son loyer.Pour les premiers, les limites fixées sont intolérables parce qu'elles nient leur droit légitime de s'enquérir de la solvabilité de locataires éventuels.Avec pour seules données, le nom, l'adresse actuelle, celui du présent propriétaire et la date de naissance, déplorent-ils, pas possible d'évaluer le degré de confiance qu'il convient d'accorder à un inconnu auquel on confiera, peut-être pour longtemps, la jouissance de l'appartement convoité.D'où la nécessité de connaître le nom de son employeur, le dossier de crédit, le statut familial et d'autres données permettant de savoir à qui on a à faire.Peut-être bien.Sauf que rien n'assure que les renseignements souhaités ne serviraient pas en bout de ligne de prétextes à une discrimination dans une société où la Charte des droits est le fondement même de son fonctionnement harmonieux.Et que rien ne permet d'affirmer qu'un « mauvais payeur » en matière de crédit ou encore qu'un assisté social n'aurait pas à coeur de garder les siens à l'abri en payant scrupuleusement son loyer.Alors quand on voit des propriétaires soutenir sans rire, dans une lettre au président Bush, que la loi en question les priverait des moyens de combattre le terrorisme en les forçant à louer à n'importe qui, on peut se demander qui a envie de se moquer de qui.À l'inverse, les défenseurs des locataires n'aident pas leur cause en criant au meurtre parce qu'on demande leur date de naissance \u2014un renseignement tout à fait confidentiel, évidemment ! \u2014 et le nom de l'employeur pour faire une enquête de crédit qui ait un peu de sens.Sans parler de ce lien pas évident entre l'insuffisance de logements sociaux appartenant à l'État et l'interdiction pour des propriétaires de choisir à qui ils loueront un appartement.À charriage, charriage et demi ! 1LP1301A1126 A13LUNDI 1LP1301A1126 ZALLCALL 67 18:59:12 11/25/01 B LA PRESSE MONTRÉAL LUNDI 26 NOVEMBRE 2001 A13 Les experts Minute Rice La couverture de l'actualité exige « un expert », n'importe lequel, pourvu qu'il ait un titre, un diplôme et l'air de connaître son sujet MICHEL FORTMANN e t STÉPHANEROUSSE L Les auteurs sont respectivement professeur au Département de science politique de l'Université de Montréal et professeur au Département de science politique au Collège Glendon de l'Université York.ILS SONT PARTOUT .Personne ne peut les ignorer depuis le 11 septembre.Les « analystes- experts universels » sont là, incontournables dans le cadre des émissions qui couvrent l'actualité internationale, indispensables durant les bulletins d'information ou les émissions de ligne ouverte, nous les retrouvons au petit déjeuner dans les pages éditoriales de nos journaux ou durant les émissions du matin à la radio.Ce phénomène n'est pas nouveau et nous en sommes témoins lors de chaque grand événement international.Après tout, n'est-il pas normal de nous faire expliquer une actualité fort complexe par ceux qui en savent plus ?Et n'est-ce pas le rôle des universitaires de diffuser l'information et la connaissance ?Mais, au fait, en savent-ils vraiment plus ?La crise que nous vivons depuis le 11 septembre présente, en effet, des caractéristiques qui minent le terrain de ceux qu'on surnomme les « pundits ».Nous avons affaire à des événements extrêmement diversifiés, qui se déroulent sur l'ensemble de la planète et dans un climat hautement incertain.Idéalement, pour commenter de façon compétente la situation actuelle, il faudrait disposer à la fois d'un expert en terrorisme, d'un spécialiste des affaires militaires, d'un ethnologue, d'un chimiste, d'un linguiste, d'un biologiste, d'un criminaliste, d'un théologien de l'islam et peut-être d'un psychiatre.Pouvons- nous imaginer un individu qui réunirait toutes ces connaissances spécialisées ?Poser la question, c'est y répondre, surtout dans un contexte où les informations détaillées sont rares.Commenter la crise du 11 septembre et ses suites est donc un exercice de haute voltige durant lequel un généraliste (historien ou politologue) évolue constamment sur le fil ténu de ses connaissances, risquant à tout moment de sombrer dans le ridicule.Est-il possible de s'en tirer sans mal ?Peut-être, mais les pièges sont légion.Les auteurs de ce texte savent de quoi ils parlent, puisqu'ils ont souvent succombé à l'appel de l'« expertmanie », et c'est en grande partie ces expériences personnelles qui dictent les réflexions qui suivent.Il ne s'agit pas ici de condamner l'intervention des experts dans les médias, mais d'en souligner les risques et les excès.Une kalachnikov?Un des dangers les plus fréquents qui guettent l'expert est d'avoir à s'exprimer sur un sujet qui lui est étranger, particulièrement lorsqu'il s'agit d'un domaine professionnel qui exige des connaissances techniques précises.Les questions militaires, de ce point de vue, sont particulièrement glissantes et on n'ose penser aux sourires goguenards de nos concitoyens en uniforme lorsqu'ils entendent des civils s'exprimer doctement sur des sujets qui ne leur sont pas tout à fait familiers.Combien d'universitaires civils peuvent sérieusement prétendre évaluer l'efficacité des opérations militaires en Afghanistan, alors que la plupart ne sauraient pas distinguer une kalachnikov d'une matriochka ?Un article du National Post annonçant que les CF-18 canadiens défendaient « l'espace aérien » canadien avec des bombes et des missiles airsol Maverick illustre le genre d'énormités que l'on entend parfois.L'espace aérien ?Avec des bombes ?Ce sont des cibles terrestres que l'on attaque de cette façon ! L'une des meilleures est celle d'un analyste qui annonçait, sans rire, au début des combats en Afghanistan, que les vaisseaux canadiens dans l'océan Indien ne couraient pas grand risque, puisque la marine afghane n'était pas très puissante.Les amiraux talibans ont dû être fort insultés ! Cet exemple met en évidence le fait que la culture générale peut également faire défaut à nos commentateurs.Dans le même ordre d'idées, il convient de rappeler que certains analystes sont surtout experts dans l'art de potasser leurs dossiers en quelques heures ou moins ! Ceux que l'on entend aujourd'hui analyser les combats en Afghanistan sont bien souvent les mêmes qui commentaient la guerre du Golfe en 1991, les bombardements anglo-américains en Irak, l'intervention de l'OTAN au Kosovo et les opérations au Timor oriental, donc des régions et des conflits très différents, dont la compréhension exige généralement une expérience du terrain et des connaissances qu'ils n'ont pas.Comment fait-on ?La formule est simple.Il suffit de survoler l'actualité du jour et de consulter quelques annuaires spécialisés pour espérer donner l'impression que l'on connaît l'Afghanistan comme sa poche.Pour cinq minutes d'antenne, l'illusion \u2014 on l'espère \u2014 tiendra toujours, d'autant plus que les journalistes n'ont pas intérêt à ternir l'image de leur invité.Trop cynique nous direz-vous ?Pas vraiment.En fait, il y a deux types d'experts : les vrais (pas trop rares, heureusement), ceux qui, lorsqu'ils parlent du Liberia et de l'Asie centrale, le font en connaissance de cause : ils y ont été et ils ont souvent consacré leur vie à étudier les problèmes qui occupent l'actualité quelques jours par an.Et il y a les autres, ceux que l'on a appelé sous la pression des événements parce que la couverture de l'actualité exige « un expert », n'importe lequel, pourvu qu'il ait un titre, un diplôme et l'air de connaître son sujet.On serait tenté de dire que si la restauration a ses fast food, les médias ont leurs experts Minute Rice, prêts en cinq minutes.Un autre danger réside dans la tentation, toujours présente, de sortir sa boule de cristal.Les journalistes raffolent des scoops, et il est fréquent qu'au terme d'une entrevue on se voie poser la grande question : « Que vat- il arriver demain ?» C'est tellement flatteur, que beaucoup ne résistent pas à l'envie de jouer les Nostradamus.Les experts de salon ressemblent en effet aux astrologues sur trois points : ils adorent prédire l'avenir, ils ont généralement tort.et ils ont la mémoire courte en ce qui concerne leurs erreurs.L'histoire contemporaine est ainsi jonchée de prévisions qui se sont révélées fausses.Certains événements cruciaux, par contre, n'ont été prévus par personne.L'exemple le plus frappant est certainement la fin de la guerre froide, qu'aucun politicologue n'avait vu venir.L'un des auteurs de ce texte a lui-même été victime de la tentation coupable de prédire l'avenir.En février 1991, à la veille de l'attaque américaine sur le Koweit, il a publié un article intitulé : « L'offensive terrestre contre l'Irak ne sera pas une promenade ».Mal lui en prit : l'opération Desert Sabre a été effectivement « une promenade ».Une relation ambiguë Certains aspects du phénomène prêtent à une réflexion sérieuse touchant à la qualité de l'information qui nous est transmise.Médias et experts entretiennent en effet une relation ambiguë, qui est plus fondée sur une convergence d'intérêts que sur une éthique de l'information : les médias ont besoin d'experts affublés de titres ronflants pour accroître la crédibilité d'une émission ou simplement pour meubler du temps d'antenne (parlez-en aux réalisateurs des chaînes d'information continue).L'expert, de son côté, (surtout lorsqu'il s'agit d'un universitaire), capitalise sur sa visibilité pour des raisons financières et professionnelles.Après tout, il vit souvent de subventions et le fait d'être une « star » des médias constitue un atout sur ce plan.De plus, passer à la télé ou à la radio contribue, pour des raisons mystérieuses, à asseoir la crédibilité d'une personne, même si la vacuité de ses propos tendrait plutôt à la discréditer.À ce chapitre, on peut se demander si un individu est invité dans les médias parce qu'il est réellement un expert ou s'il est considéré comme un expert parce qu'il est invité dans les médias.Y a-t-il une façon de remédier à cet état de choses ?Probablement pas, dans un monde où l'emballage est bien souvent plus important que le contenu.Les médias ont certainement leur part de responsabilité, mais une chose nous paraît claire : c'est aux experts eux-mêmes que revient la responsabilité de définir honnêtement leur champ de compétence et de s'y tenir.Le professionnalisme d'un commentateur, dans ce sens, devrait se mesurer non pas au nombre d'entrevues données, mais au nombre de celles qu'il refuse d'accorder ! Si l'on admet que ce qui fait la qualité d'un universitaire, c'est en grande partie son esprit critique, il ne faut pas oublier que cet esprit doit aussi s'appliquer à son propre travail.Un autre danger réside dans la tentation, toujours présente, de sortir sa boule de cristal.Une idiotie, selon les chasseurs Une réaction injustifiée Grâce à notre nouvelle rubrique R.S.V.P., les lecteurs peuvent acheminer les commentaires qu'ils adressent aux décideurs\u2014ministres, hauts fonctionnaires, patrons, chefs syndicaux\u2014 au sujet d'une question qui concerne la société.En leur nom, La Presse exigera une réponse du destinataire.MARCEL BOUCHARD L'auteur chasse depuis depuis 50 ans LORSQUE J'AI LU dans la chronique de Pierre Gingras sur l'avenir de la chasse au cerf de Virginie le week-end dernier, j'ai crû sincèrement que M.Gingras errait en mentionnant le projet d'instituer une chasse dans la zone 7 en utilisant le fusil.Je me suis informé pour apprendre que cette idiotie existe vraiment.Le fusil n'est pas une arme pour gros gibier, il est imprécis et très dangereux lorsqu'il est utilisé avec des chevrotines ou des balles uniques pour du tir à longue distance.En fait tous les chasseurs qui ont la moindre connaissance sur l'usage et le respect des armes à feu savent d'emblée que le fusil est une arme à très courte portée.La possibilité de blesser fatalement sans récupérer une bête tirée avec un fusil est énorme.La majorité des fusils de chasse peuvent contenir 5 coups.Imaginez un tireur faisant feu 5 fois sur un cerf en fuite en utilisant des chevrotines.Le résultat est que 40 projectiles incontrôlés menacent tout ce qu'il se trouverait dans cette direction.Si par malheur le cerf est touché à plus de 60 mètres, i l sera de toute façon perdu définit i v e m e n t .Dans les zones 5, 6 et 8 nord, il a été décidé il y a quelques années de freiner l'augmentation du troupeau de cerfs en permettant l'utilisation des armes à chargement par la bouche.Ces armes exigent autant de précautions que les arcs.Contrairement à la carabine de gros calibre, le chasseur est limité à un seul coup, il doit s'assurer de pouvoir toucher la cible, et pour ce faire va attendre les conditions idéales de distance et de position avant de tirer.L'arme possède toute la précision et la puissance pour accomplir le travail recherché, très peu de cerfs sont perdus et il n'y a pas de pétarade de coups imprécis.La majorité des chasseurs sont convaincus que cette arme est la réponse lorsqu'un besoin important de contrôle de la population est nécessaire.De plus, la chasse est une activité dont les retombées économiques sont importantes, et ce à un temps de l'année où les revenus du tourisme sont à leur plus bas.Il est impératif que les gestionnaires de la faune considère l'économie parmi les facteurs importants qui doivent motiver leur décision.Les règlements qui régissent la chasse doivent contribuer à éliminer les abus, les pratiques rétrogrades, les gaspillages et la sécurité de tous.La chasse c'est aussi des revenus pour les hôtels, les restaurants, les garagistes, les pourvoyeurs, les guides de chasse et les marchands de sport.Tous ces gens paient des impôts et en font bénéficier toute la communauté.L'utilisation du fusil est contraire à ces objectifs et ne respecte pas l'éthique que tous les chasseurs doivent s'imposer.Si cette décision est maintenue, elle devra être boycottée avec vigueur.LOUIS AUBRY L'auteur est vice-président au Développement et à l'aménagement de la faune DE LONGUE date, le fusil est une arme autorisée pour la chasse au cerf dans la majorité des juridictions de l'Amérique du Nord.Dans certains États densément peuplés, c'est même une des seules armes à feu permises pour la chasse au cerf.C'est une arme qui possède des caractéristiques balistiques plus qu'adéquates pour une pratique éthique de la chasse au cerf.Elle est jugée moins dangereuse que les carabines car elle a une portée beaucoup moindre.C'est donc une arme dont l'utilisation est favorisée dans les milieux habités.Cependant, comme toutes les autres catégories d'armes, le fusil possède ses limites.Il revient au chasseur, et c'est là une de ses responsabilités premières, de bien connaître ces limites et de les respecter.Ce sujet fait d'ailleurs l'objet d'une formation particulière à l'intérieur du cours sur la sécurité et le maniement des armes à feu que doit réussir le chasseur pour être qualifié à la chasse.Le chasseur doit donc viser une récolte rapide et efficace de l'animal, et ce quelle que soit l'arme utilisée.En ce sens, nous sommes confiants que la très grande majorité des chasseurs sont responsables et respectueux du gibier qu'ils chassent.La chasse au cerf entraîne d'importantes retombées économiques pour les régions.Contrairement à d'autres types d'armes plus spécialisées, le fusil est à la portée d'un grand nombre de chasseurs.L'autorisation d'utiliser le fusil vise à faciliter l'accès à la chasse à un plus grand nombre de citoyens, tout en permettant une meilleure mise en valeur de la ressource.Photo ROBERT MAILLOUX, La Presse © Un cerf de Virginie La Presse 26 novembre 2001 Page A14 manquante "]
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