Mainmise, 1 janvier 1977, mars
UN PARTY DE POESIE ET DE ROCK des textes inédits de : DENIS VANIER CLAUDE GAUVREAU JOSEE YVON GASTON Ml RON GERALD GODIN NICOLE BROSSARD FRANCE RENAUD FRANCE VEZINA PIERRE LEGER seront récités par Pierrot le Fou à la CASANOUS, 485 ouest Sherbrooke les 3,4 et 5 mars à lOh p.m.Prix d'entrée : $1.00 1 587 ST-DENIS (Près Maisonneuve) TEL.: 845-8887 outremont Edouard Montpetit présentation CfÇQ! EDITORIAL Un spécial extra-terrestres.J'entends déjà les commentaires: "Tiens, encore les gens de Mainmise qui flaillent !" Pourtant, si l'on admet la nécessité d'un méta-message, qu'il nous soit transmis directement ou par "induction", comme dit Paul Chamberland, pour passer sans trop de dommages d'un monde à l'autre, d'un niveau de conscience à l'autre, d'un chakra à l'autre, de l'ère du Poisson à l'ère du Verseau - dépendant du langage ou de la symbolique auxquels on se réfère - les extra-terrestres ont tout naturellement leur rôle à jouer, avec la Cosmogonie Indienne du chaman de Claude Jutra, les Anges ou les Esprits de la Nature de Findhorn, ou lès "bip bip" de la planète Mercure - Les extraterrestres ont leur place dans toutes les cosmogonies, toutes les mythologies, toutes les révélations.Cette place, ils l'ont enfin acquise (durement), dans la nouvelle vision techno-scientifique de l'Univers.et comment nier le fait qu'ils viennent régulièrement faire des pirouettes humoristiques dans le faisceau des I radars des centres d'observation météorologiques ou spatiale ?-"Pourquoi l'humanité a-t-elle été créée ?Avons-nous, individuellement, un sens ?La terre n'est-elle qu'un des trillions de mondes habités ?Qu'est-ce que l'Esprit ?Si l'Esprit existe, comment s'in-tègre-t-il à l'humanité ?Y a-t-il des mondes célestes ?Où sont-ils ?Quelle partie de nous atteindra jamais l'éternité ?Qu'est-ce que l'énergie ?Y a-t-il une matrice commune d'énergie ?L'esprit, le "mind", est-il énergie, ou matière, ou ni l'un ni l'autre ?Quels sont les réseaux d'énergie ?Sommes-nous des récepteurs et des transmetteurs d'énergie, sans plus ?Qu'est-ce que l'amour ?De quelle façon Dieu aime-t-il l'humanité ?Si Dieu est le Créateur, l'Homme pcut-il créer ?Quelle est la relation de Jésus aux mondes spirituels ?Qu'est-ce que la personnalité ?Y a-t-il un libre arbitre ?Qu'est-ce que la mort ?" Si vous êtes concernés par toutes ces questions, écrit la revue américaine COSMIC, lisez l'extraordinaire Cosmogonie d'Urantia.Ou posez-les aux extra-terrestres ?Bonne chance.Michèle Favreau ONT PARTICIPE A CE NUMERO : Christian Allègre, Michel Bélair, Claude Beausoleil, Christian Belleau, Murrav Bookchin, Michel Chevrier, Kathou Cordeau, Paul Chamberland, Normand Décary, Christian DeLaët, Nicolas Devil, Raoul Duguay, Bruno Dostie, André Giguere, Georges Khal, Glen Lucock, Pierre McDuff, Médor Clodomir Sauvé, Michel St-Germain, Pierre Tétreault, Denis Vanier, /osée Yvon, .EQUIPE DE PRODUCTION : Michèle Favreau, Marlyse Piccand, Yves Poissant, Madeleine Hébert, Claude Puff-Puff, Françoise Pere/, Médor, André Roussit PRAXIS LE RETOUR AU VILLAGE.29 Entrevue avec Murray Bookchin, éco-anarchiste.LA TERRE CHE NOUS.35 Les extra-terrestres à Matane ?LES POTS CASSES.36" LA MERE MICHEL.38 La multiplication des plantes f RECHERCHE DOSSIER EXTRA-TERRESTRES.12 Table ronde et autres messages (méta?on sait pas) PAUL CHAMBERLAND.24 (collaboration spéciale de Glen Lucock) LETTRES ET MESSAGES MUSIQUE ¦L'OISEAU-ROCK.6 JLLes extra-terrestres et les autres, par Mllodomir Sauvé.Beau Dommage, nouveau départ, par Bruno Dostie.SPECTACLES.8 Queen et l'OS (Orchestre sympa- thiqu),, par Kathou Cordeau.LES DISQUES.9 Mainmise est publié mensuellement par les Editions Mainmise Inc., filiale a 60 pour cent de la Fondation de Recherche en Ecologie et Alternatives Québécoises Inc.(FREAQ), et distribué par Les Messageries Dynamiques, 775 Lebeau, Montréal (514-332-0680).Dépôt légal : premier trimestre 1977.Courrier de deuxième classe, no 2511.Port de retour garanti par Mainmise.Fondateurs : Jean Basile et Georges Khal.Rédaction, fabrication, administration, abonnements, publicité : Mainmise, 1591 St-Denis, Montréal, (514-843-4792).On peut rencontrer ou rejoindre par téléphone l'équipe de rédaction les lundis ci les jeudis de 13 h.à 17 h.à l'adresse du journal.Mainmise se vend $1.00 l'exemplaire et l'abonnement est de $10.00 par année.Imprimé au Kébek.Mainmise n'est pas responsable des taches de café ou piste de pattes de chats ou tout autre ennui pouvant survenir aux manuscrits ou dessins qui lui sont envoyés.On vous promet de faire attention quand même. Lettres & Messages Aimerai communiquer avec les Mutants de Matane.Vous êtes pas ben loin d'ici, dTAcadie.Des montagnes, des vallées, des rivières nous séparent; comme géographie pittoresque c'est fabuleux.Nous pouvons parler par-dessus, au travers, dans le vent.Lorsqu'on regarde le ciel c'est la même Voie Lactée que l'on voit.Par elle on se rejoint ! Parlons-nous, sans bière comme stimulant.Voyageons avec notre esprit et nos corps, prenons contact avec nous.Nous sommes un.Unissons-nous ! Salut ! Estelle ACADIE 4 février Bonjour les mainmisiens, vous voulez quelques informations sur les extra-terrestres, je vous suggère le Mystère des OVNIs de R.Jack Perrin, éditions Select, vous y trouverez quelques bons flash si ce n'est déjà fait.Personnellement, analysant ce que j'ai appris j'ai pu me rendre compte que les extra-terrestres sont pacifiques disons à 98 pour cent, ce qui n'est pas le cas des humains.Cette violence qui nous habite les empêche de se montrer ouvertement (au grand public).Débarrassons-nous de cette violence (suivons l'exemple de Ghandi) ainsi les OVNIs ne seront plus un mystère.Ben Noir Salut a vous, J'aurais un petit service à vous demander ! C'est à propos d'alimentation naturelle, cé tu possible que vous passiez notre message dans un Mainmise à venir.On aimerait ben ça être capable de contacter quelqu'un qui pourrait nous donner l'adresse du gars qui s'occupe de la COOP St-Louis dans notre bout.LAC DES AIGLES ça se trouve entre Rivière du Loup pis Rimouski dans les terres.Ca arrangerait ben du monde ! Bravo pour Praxis, La Terre Chez Nous, Astrologie, Yoga.On vous lit gaiement, on écrira plus souvent.Jacques Goyette B.R.1095, Rang 1 Lac des Aigles Rimouski, Kébec 21-01-77 Salut Mainmise La Baie James en hiver : hibernation, loisirs.Je m'occupe des loisirs pour le camp Duncan.D'ici, je peux diffuser de l'information.La source de lumière puisée dans ta "revue" est un instrument indispensable pour la planète Duncan.Continue dans le sens de l'énergie universelle, tu es bienvenu.Je compte beaucoup sur le numéro de février.Cet abonnement est un premier pas et j'espère pouvoir t'aider à pénétrer plus largement sur le Territoire.A bientôt, lâche pas.Claude Ouellet Je suis assis dans une cuisine dans un deuxième itage au-dessus de la rue St-Jean à Québec (en face de moi, sur le mur une carte du Québec - Kebek (2 mètres par environ 2.5 mètres où manquent la Gaspésie, la Côte Nord, le Labrador toi et moi et nous), CKRL-MF à gauche et à droite, le Mainmise de janvier 77, no.66 dont je viens de lire les textes Québec au boutt de toutt et Findhorn : l'Utopie réalisée.Depuis le début (octobre 70) que je vous lis en tant de changements chez vous et chez moi, de sorts individuels en sorts collectifs, plus personnalisants, je salue cette naissance du refus de la mort par ces essais d'écriture descriptive de l'Utopie.J'entends par Utopie, l'Homme-Femme, Femme-Homme communiant dans l'Enfant éternel ouvert aimant de tout son corps-âme-esprit, terre-intelligence du coeur-savoir-connaissance.Le Verbe se mature à travers ses incarnations par quelques pistes comme Chemins de la Vie.A Mainmise vous en écrivez des faits.La culture pour être nouvelle vivante doit être celle de l'union de l'Esprit et Matière, un Amour semblable à Findhorn.J'affirme que Celui que nous nommons de tous les noms se cherche à nous .départir mieux pas nos bas et nos hauts transfigurants.Nous sommes partis pour nous contenir chacun entier dans ce Corps d'Amour tant cherché depuis la Création de ce monde, un Corps de Terre et le Corps de l'Univers.Que de pays à manger et à changer O Merci.Salut.Bertrand 367 St-Jean, apt.2 J'aimerais garder un ou deux enfants de 3 ou 4 ans une période de 1 mois et plus.Je vis à la campagne dans une belle grande maison chaude et très propre, j'ai un petit garçon de 3 ans et demi.On a toute notre nourriture organique (viande et légumes).Ecrire à Michelle Tremblay, chemin Gos-ford, St-Julien, Comté Frontenac, Kébek.St-Julien est à 20 milles avant Thetford Mines.Pension $150 par mois.le 27/1/77 Salut ! Je tiens d'abord à vous féliciter pour le travail que vous faites en réussissant à publier régulièrement Mainmise qui est un exemple de courage et de ténacité.Je crois que Mainmise est en train de devenir l'étoile polaire culturel de la contre-culture.C'est pourquoi je m'abonne avec joie et que j'aimerais que vous fassiez passer la petite annonce suivante espérant découvrir d'autres gens ayant les mêmes buts : Nous sommes 2 tigres de 38 ans exilés à la Baie James pour ramasser le fric nécessaire pour s'acheter un fond de terre.Notre but est de construire nos maisons et de s'autosuffire.Nous avons 4 années d'expérience sur une terre et sommes à la recherche d'un site dans Beauce Nord ou Dorchester.On se cherche d'autres têtes de pipe prêts à essayer le trip (hommes ou femmes décidés) c'est pour l'été prochain.Les premiers contacts se feraient nécessairement par correspondance.Salut, nous vous aimons.Jacques C.Page Merri Favreau Ecole J : Rousseau Radisson Baie James, LG2, JOY 2V0 alio Mainmise Les jours s'allongent et de plus en plus sur les visages s'éveillent l'instinct des equinoxes.Par chez nous, le soleil levant ressemble au couchant.Le Temps de la grande Débâcle de nos esprits arrive bien vite.L'été nous a inspiré, l'automne nous a fait pensé et l'hiver fait agir.J'ai suivi le' rythme des saisons et créé du rythme un tempo, des poèmes et manuscrits.Au printemps, le réveil de notre terre, notre soleil et tout et tout répondent à un message.Donc je répond à cet éveil : je veux publier mon manuscrit, écrit pour mon peuple inspiré par les saisons et vécu dans les rythmes.Mais le message est souvent difficile à passer, les maisons d'éditions refusent 999 manuscrits sur mille.Alors une petite-recette-de-diffu-sion-à-messages-du-printemps me serait soulageante.Merci et salut à tous les mainmises vivant dans chaque coeur.Nicole de Québec P.S.: Jules Verne a écrit un livre sur l'indépandance du Kébek : Le Pavillon Noir, édité je crois chez QuébecAmérique (pas sûre).Salut ! Salut Mainmise.Encore la vieille histoire du svastika à l'envers (no.67 l'entretien avec Francis Brunei).Je veux bien que le svastika à droite soit le seul valable en Inde, puisque Francis Brunei nous le dit; mais avant de croire qu'Hitler eût pu éviter tous les désastres de sa carrière en tournant la croix gammée de bord, il faut faire un petit exercice de magie critique.Demandons-nous donc : 1.si tous les peuples à svastika ont été du même avis que Brunei et l'initié qui envoya la lettre d'avertissement au Chancelier en 1935; 2.et si, au fait, le svastika à gauche a toujours porté malheur.Un examen même rapide du meilleur document occidental sur le sujet (Thomas Wilson, "The Swastika", Annual Report of the Smithsonian Institution, tranche Report of the U.S.National Museum pour l'année 1894 mais publié en 1896) démontre qu'on a toujours orienté le svastika des deux façons.On y trouve des exemples tirés de partout, de chez les Chinois, les Grecs, les Etrusques, les Gaulois, les Nordiques, les Anglais, les Lappons, les Mayas, plusieurs autres peuples des Amériques, et enfin quelques autres d'ailleurs.Je prends 90 illustra- tions au hasard et je compte 48 à droite pour 42 à gauche.Les deux genres de svastika se trouvent souvent sur le même objet.Voilà donc la réponse à la première question.Il se peut quand même que ces anciens aient été moins sages qu'on veut le croire aujourd'hui, qu'ils se soient bêtement trompés dans 47 pour cent des cas, et qu'ils se soient attirés toutes sortes de badloques en mangeant leur ragoût dans des bols décorés avec le svastika gaucher.Pour la seconde question je me réfère à un seul témoignage, celui de la guerre Finno-Russe de 1939-40.A l'époque le svastika n'avait encore rien de honteux : c'était le symbole des armées finlandaises et il était peint en gros traits sur les avions et les chars blindés.Or la Finlande est envahie en 1939 et, par miracle, elle tient bon.Malgré le désavantage numérique de 48 contre 1 (et souvent de 100 contre un pour ce qui était du matériel de guerre), malgré les succès récents des Russes dans les pays baltes et en Pologne, malgré l'hostilité des voisins tant fascistes que socialistes, la Finlande réussit à repousser l'ennemi.La Finlande, c'est le Vietnam des Neiges.Et sa croix gammée était bel et bien tournée à gauche, en tous points identique à celle des Nazis.Si la puissance des symboles eut de quoi à faire avec la guerre Finno-Russe (et ce ne serait pas l'explication la plus farfelue des événements de 39-40), il faut penser que la croix gammée est au moins 48 fois plus forte que l'étoile démocratique.L'histoire de l'Hindou et de la Kaiserin est jolie, mais le svastika n'avait pas besoin de suivre un chemin si bizarre pour se faire connaître en Europe centrale et nordique; il servait de symbole à des groupes nationalistes autrichiens lorsqu' Hitler était étudiant à Vienne, au début du siècle.Enfin un flâneur de musée comme le jeune Adolf (dont l'ambition suprême était d'entrer aux Beaux-Arts) pouvait voir des douzaines de bijoux, de pièces de poterie et de monuments germaniques où le svastika à droite ou à gauche figurait comme motif principal, son importance magique étant évidente de par le fait qu'il accompagnait souvent des inscriptions runiques.Le groupe Para Manoir Rouville-Campbell Mont St-Hilaire 467-0237 mainmise no 68 Lettres & Messages Salut, Merci pour ce que vous faites tous.L'arrivée mensuelle de Mainmise nous donne l'énergie d'appoint qui nous manque dans notre isolement pour nous harmoniser aux vibrations de plus en plus rapides des temps qui viennent.Continuez donc aussi longtemps qu'il vous sera possible.Répondez, si vous avez le temps.Avec vous, en pensée.François Longchamp Corraterie 5 1211 Genève 11, Suisse ORA * ORA * ORA * ORA Merci à tous les groupes qui nous ont fait parvenir leur texte.Nous prions les autres mouvements qui ont l'intention de nous envoyer un exposé de le faire incessamment.Voici la liste des groupes que nous avons reçus et qui seront publiés à partir du mois prochain : Centre Québécois de Psychosynthèse, 3496 Marlowe, Montréal, tél.488-4494 Enseignement Mazdaznan Bernard de Monceaux, Yves de Montigny tél.273-5354 Maison d'Unité, Georgette Maud 923 Tessin, apt.8, Sherbrooke J1I 3B1' tél.819-563-5812 Institut de Métaphysique Appliquée Nominingue, Québec JOW 1 RO tél.819-278-3288 Village Planétaire, 300 E.Villeneuve tél.284-0223 Centre Anubis Schenuda, 6933 A Christophe-Colomb, tél.334-7268 Ordre Rosicrucien A.M.O.R.C., Château d'Ormonville, Le Tremblay, 27110 Le Neubourg, France Boule de Neige, 374 Galt Ouest, Sherbrooke.Tél.567-8795 Groupe Para, Manoir Campbell, Mont-St-Hilaire.Tél.467-0237 Société de Développement pour Auro-ville, 4461 St-André, Montréal.Tél.524-7445 Sorel, par un chouette dimanche de février.Saluts enneigés aux hivernants.Pourtant bien enveloppée dans ce bel hiver, voilà t'y pas que je devine l'été et, que j'me dis, il doit bien y avoir, dans un grand pays comme ça, un coin de terre avec dessus, du monde sympathique qui aurait besoin, aux alentours du mois d'août, de deux bras de plus (pour ne mentionner que ça), question de les faire travailler aux besognes de la ferme (ou quelque chose d'approchant).Aussi, avec un prétexte aussi piètre (s'il en faut un), je me propose d'aller vivre un temps et peut-être même plus, avec et parmi des gens pas trop "flaillés" (s'il vous plaît.), mais en amour avec la "mère Nature".Comme message à faire passer, c'est bien court direz-vous, mais "pour-de-plus-amples-renseignements" on peut toujours s'écrire, ou se rencontrer, je suis ouverte à beaucoup d'offres.Deuxio : Dans un autre ordre, j'aimerais entrer en contact avec, soit quelqu'un qui a déjà obtenu une amélioration sensible de la vue avec la technique de rééducation visuelle du Dr.Bates, soit avec un opto-métriste intelligent, partisan de cette méthode, qui pourrait, en quelque sorte devenir une espèce de guide pour moi (charlatans et profiteurs, s'abstenir).Mille mercis aux très nombreux main-misiens^ et autres frères du même acabit qui ne manqueront pas, J'EN SUIS SURE, de répondre.Sur ce, je vous salue bien bas et je vous dis : "soyez heureux !" Francine Gélinas tél.514-742-7950 88A, Provost(surtout aPrès 7:00 p.m.) Sorel, Québec Le 15 janvier 1977 A qui de droit Bravo à toute l'équipe de Mainmise, pour votre excellent travail (l'ère du Verseau fait ses preuves).Je viens de vous découvrir dans le numéro de janvier.J'ai enfin mis la main sur un journal qui a du bon sang.Je vous écrie pour vous suggérer un sujet, pour le prochain Mainmise : L'Ere du Verseau.Je vous en parle ici un peu."De la violence à la paix et l'armonie" — à mon sens, cette phrase, caractérise la transition qui s'opère actuellement sur la planète sous l'impulsion de l'Ere du Verseau, ère dans laquelle nous sommes de- puis février 1962.L'observation du ciel nous a appris que le soleil semble décrire autour de la terre, un immense cercle dans une durée temporelle de 25,900 années.Ce cercle, appelé le Zodiaque, est divisé en 12 périodes ou "ère".Chacune de ces périodes est symbolisée par la constellation dominante dans le ciel, et représente une durée de 2160 ans.Une ère est un cycle particulier dans l'évolution de la terre et de l'humanité.L'ère du ver-seau succède l'ère des poissons qui a été marquée par la naissance ae Jésus.Dans chaque cycle, il y eut 12 Sauveurs, ou Messies, ou Guides du Monde.Donc, lorsque nous parlons de la Seconde Venue, nous sommes très en deçà de la vérité.Nous pourrions parler d'Abraham, de Moïse, de Bouddha, du Christ et de maints autres, mais il convient de noter •que, dans chacun des cycles de l'existence du monde, il faut qu'il y ait un Guide du Monde, pour chacun des signes du zodiaque.Un Guide survient d'abord sous un signes, puis sous tous les autres, jusqu'à ce que, sous tous ces signes, il y ait eu 12 Guides.Dans ce cycle de Kali (ou verseau) où nous sommes présentement, nous approchons du onzième Guide.Il y en aura encore un avant que ce cycle se termine et que nous entrions véritablement dans l'Age d'Or.Tout autour de nous et dans le monde, les événements, reflets d'un monde troublé, nous montrent que l'homme n'a pas encore trouvé la paix intérieure dont il a pourtant grand besoin.Les nouvelles tragiques qui nous arrivent, parfois tronquées, par les voies de l'information, ne sont que le reflet de l'immaturité de chacun d'entre nous.Nous croyons que la violence qui nous est extérieure n'est pas de notre tait, nous croyons souvent que la violence qui sévit à l'autre bout de la terre nous est étrangère, et que nous n'en sommes aucunement responsable.Mais il ne faut pas oublier que toutes les vie de la terre ne font qu'une seule vie.Tout dans l'univers manifesté est lié.Nous sommes tous responsables.Le vieux monde s'accroche dans une dernière convulsion à ses valeurs, à ses connaissances (qu'il veut garder jalousement), à son progrès et au bonheur qu'il croit avoir atteint par le côté matériel de ses sciences et autres conceptions matérialistes.Le vieux monde croit, par son développement matériel, ses sciences, ses acquis matériels, avoir eu accès définitivement au bonheur.Mais en fait, toutes ces possessions terrestres n'ont fait que l'enchaîner, car en regard de cet avancement matériel effréné, il a perdu toute conscience, par son aveuglement, de la réalité et la véritable nature de la vie.Ce monde, au terme de son cycle, a perdu son équilibre, il a perdu conscience de sa vraie nature.Mais si au regard de cette ère écoulée, il est en perte de vitesse, il retrouve conformément à l'impulsion de l'ère nouvelle, un équilibre progressif par les jeunes générations du monde entier qui bousculent sans arrêt les piliers d'un monde périmé, ou si vous préférez — borner.La communication, est là une attitude, une psychologie essentiellement Verseau.Il faut espérer qu'elle saura résoudre nos grandes crises assez tôt pour éviter un nouveau déluge - dernier acte de l'Eau furieuse des Poissons agonisants.À vous de continuer, (n.d.l.r.: c'est déjà fait, dans notre numéro de décembre 76) Jean Rivest Je cherche désespérément les numéros 53 et 58 de Mainmise.S'il vous plait, si vous les avez en votre possession et n'en avez plus besoin, écrire à Henri Jacob, 919 Avenue Abitibi, Val d'Or, Que.J9P 2C4 Le 5 février 1977 Au sujet de la musique québécoise, j'ai l'impression que les influences, c'est une bonne chose - on dit beaucoup de mal de tous les groupes qui "sonnent" comme Gentle Giant, Genesis ou Pink Floyd.Mais ça, c'est un phénomène tout-à-fait vrai.Ya toujours eu la même chose, même dans la musique classique Beethoven y est pas sorti tout seul d'un chou dans un jardin - il a eu ses maîtres et ses influences - Mozart, même s'y avait juste douze ans, y avait ses maîtres - c'est pas à douze ans que t'inventes un style qui va révolutionner cinq siècles de musique.Toute époque connaît de grandes explosions de feu nouveau.Notre époque a connu cette explosion, en musique, à la fin des années soixante.Et les grands, qui ont parti tout un nouveau style et un nouvel univers, tel qu'Emerson et Gentle Giant ou les Beatles vont influencer encore pour très longtemps ce que nous autres on fait, mis à part le folklore et ses diverses adaptations.Est-ce parce que ça vient d'Europe, et que nous on est plongé dans le Nouveau Monde et son espace pur, réceptif et immaculé ?Est-ce parce qu'Emerson a étudié dix ans de temps à l'Académie Royale de Musique, à Londres, avec Wakeman, qu'il avait, à sa disposition, tous les orchestres philarmoniques d'Europe, pour faire sa technique et jammer avec eux, autant qu'il voulait, pour construire son bagage de base ?Ou que les gars de Gentle Giant sont partis du même contexte.Eux autres vont continuer dans leur direction, nous on va prendre ce qu'ils nous offrent, sans se sentir offensés de se le dire - on est pas tombé avec la dernière neige, mais on a un sacré bout de chemin à faire, il est tout blanc et pur.Guy N.B.: Et pour finir, la crème fouettée sur le dessert, une citation d'un "grand" compositeur : " MAINTENANT VOUS AVEZ PU VOIR DE QUOI NOUS SOMMES CAPABLES : IL VOUS RESTE A VOULOIR.ET SI VOUS AVEZ LA VOLONTE, ALORS NOUS AURONS UN ART." Richard Wagner, après son opéra "Das Ringder Niebelûngen" SI L'ART PROVOQUE AU COEUR DE L'HOMME DE NOUVELLES ASPIRATIONS SI L'ART DEVIENT L'OUTIL DU VIVANT PRESENT EN NOUS SI L'ART PERMET DE SONDER LE POULS DE NOTRE ESPRIT SI L'ART EST L'EXPRESSION POETIQUE DE L'ACTION DU VIVANT EN NOUS PERÇU INSTINCTIVEMENT SI L'ART EST L'EXPRESSION L'ESPERANCE DE CE QUE NOUS AVONS A DEVENIR JE L'APPELLERAI JE FERMERAI LES YEUX JE ME LAISSERAI NOURRIR ET SI L'ESPRIT VIENT A SOUFFLER JE DEVIENDRAI OUVRIER OUVRIER CONSCIENT mainmise no 68 L'extra-terrestre est souvent là, quelque part, perdu, au fond des décors hallucinoides du rock progressif; les mutants freaks, les robots à la mode, les zombis du "simple de tous les jours", chacun sait ça.Il est là; si l'on veut, on le prendra pour un thème science-fiction-nesque mais, cela, en sachant que Micromégas de Voltaire date de 1752.Quant à nous, sans pouvoir remonter jusqu'en 1962 où "Stranger in a strange land" du romancier américain Robert Heinlein circulait fanatiquement dans les milieux hippies de la west coast (et l'on sait que Bowie s'en souviendra avant de s'embarquer dans le film "The man who fell to earth"), reculons jusqu'en 68 en plein jardin du temps du flower power, époque de fantasmagorie, de chimères.d'illusions.Histérique, extravagant, c'est d'abord l'ovni, l'UFO : Hendrix, et ses invasions excentriques, à bord de l'album "Axis : bold as love", un morceau cinglé qui n'a rien perdu de saugrenu.L'UFO c'est aussi, à Londres, une borte où débute un band au bord de la panique psychédélique d'alors : Pink Floyd."Interstellar Overdrive", "Astronomy Domine", et bien sûr "A saucerful of secrets", classiques qui n'ont plus besojn de présentations et qui restent parmi les chefs d'oeuvre du temps.Mais le temps passe et des allusions évidentes l'on saute aux évidences allusives : 1969, King Crimson et son "Moonchild" aérien côtoyant les délires schizoi'des du XXIe siècle, les cours fabuleuses, les fantasmes.Mais l'extra-terrestre se désintégre un certain laps, abandonné pour des thèmes plus percutants, plus branchés dans la vie, engagés, certes.Puis viennent les démences, les fracas : 71, "Tarkus" d'Ernerson Lake & Palmer, Hawkwind (grrr) et ses sagas interplanétaires de métal et d'acide et, très loin, galactique, I "Alpha Centauri" de Tangerine Dream, fresque galactique, hymne extra-terrestre.et, chers amis, le temps passé et je vais très vite et j'en oublie certainement, voilà 72 : "Watcher of the skies" et le Genesis de l'inégalable "Foxtrot" et ses décors d'apocalypse grandiose.et cela sans compter les spectacles faramineux du temps, dont n'a-t-on pas titré dans "Rythme & Musique" (défunte tentative québécoise) que • "Genesis, c'est une soucoupe volante" ?N'importe qui, sachant compter sur ses doigts ou L'EXTRA-TERRESTRE ilijjMk ET "' '%L'OISEAU ROCK ailleurs devinera que j'arrive à 73 et l'extra-terrestre alors ?Presque partout ! Jusque dans Jethro Tull et ses "mysterious lights seen in the sky / flashing" et pfff ! Voilà Le Orme, "Felona & Sorona", singulier raffiné album concept album italien et ses deux peuples aux confins des constellations, espèces d'histoire au suspense pathétique, "partie" pour le moins, et que les freaks londoniens goûteront traduit par Peter Hamill (lui-même et Van der Graaf assez délirants mais qui n'ont pas chanté directement l'extra-terrestre).Incidemment, Le Orme reveiendra à la charge l'année suivante dans un "In concerto" (live) où le dérègelement total des sens si cher à Rimbaud sera per-cuté : "Truck of Fire" (intra : 17 min.et demie, morceau : 4 et 45).L'humour flyé donnera Gong, un band bizarre à demi français très doué qui zigzaguera de "Flying Tea Pot" et qu'hanteront les gnomes à la Tolkien (Le Seigneur des Anneaux) psychédéliques, mi-cosmiques.Mais 1974, c'est aussi, c'est surtout, l'indescriptible Magma, le détraqué, le sublimement capoté savant monstrueux Magma et ses invasions d'habitants d'Ork, sa cabbale atlantidesque, son langage aberrant, son monde désaxé d'extrême-avant-garde quasi-insoutenable et dont le summum est certes le "live" paru récemment.Enfin, l'import est arrivé et vous l'entendrez probablement jamais à la radio.trop pété.Ange, un autre groupe de France, et qui comptait parmi les progressifs habiles de cette époque, bourré de SF, présente un extra-terrestre assez spécial : le Messie ! Mais, ce mois-ci, c'est bourré à craquer et j'ai déjà gardé les superbes nouveaux albums de Jethro Tull, de Peter Gabriel, (ouais.), le "live" de Gentle Giant (et des surprises pour le mois prochain), qui sortent trop près de mon implacable deadline, et je vais finir en vous rappelant "L'étoile" de Pollen, parmi les extra-terrestres québécois (sinon le seul et donc le meilleur et le plus pourri) et qui nous relient à ces bons amis des astres, et merde, pas l'espace de vous causer du superbe album d'Ander-son (de Yes), le très esthétique "Olias of Sunhillow".et nous arrivions l'an dernier ! Hé! Hé! Tout au plus, puis-je terminer en vous signalant, c'est la tradition, cet extrait surprenant de mon baptistère : Clodomir Sauvé RETARD : 2 heures 12 Chom-fm et Donald K.Donald vous présentent, un jeudi 10 février, pour 21 heures (!), un concert du quintette britannique Renaissance, un band pompier et raffiné qui tient du féerique et du naif, très doux, mignon, qui n'est pas venu depuis 1975.Il y a une foule transie que le froid dardille, un type fracasse une vitre à coups de bâton, devant, sur la doite, exaspéré; l'on applaudit, content.On s'écrabouille à qui mieux-mieux, et glacé comme un quartier de viande, abasourdi, dégoûté, j'entre enfin à 21 heures 56, resté bien que les nombreux furieux, découragés, quittant, m'aient invité à les suivre.Je ne décernerai pas le prix du meilleur étronc de l'année tout de suite, mais bien honnêtement la tentation est là.Pour une société qui se prétend civique et dont la musique aurait apparemment adouci les moeurs, qui met des crucifix sur le devant des auditoriums, laisser souffrir les gens de ne pas entrer avec une demie-heure avant l'heure indiquée sur le billet, alors que le vent scie et que les gens congèlent, diarrhée ne me semble pas une hyperbole.Le spectacle a débuté à 23 heures 12, après qu'on nous eût asphixiés de vieux Beatles de 65 puis de classiques amorphes, pendant qu'on installe les éclairages (!).On nous prend pour des imbéciles, des autruches, des crapets-soleil ou quoi ?Un tiers du public hue lorsque Renaissance arrive sur scène.Il y a plein de feed-back et alors on peut pas se consoler en s'imaginant qu'un couple en métro ne s'en tire pas à moins de $16.pour se faire foutre sa gueule.On débute avec un vieux morceau, habile et quétaine, très sophistiqué (snob idiot plus virtuosité vocale) et vient le moment des excuses.Je pourrais pas vous dire avec certitude que c'est la faute de Renaissance mais j'ai cru comprendre, en passant, ces mecs là pas un seul mot, pas un seul merci en français de la soirée.et puis bon, on passe sur un bon succès "Mother Russia" (pour calmer la foule ?) aux vocalises faramineuses et puis c'est le 6 mainmise no 68 CONCERT : 1 heure 16 pouding bien connu^ par les disques de synthé aux sons agréables, les jeux d 'éclairage, les variations alertes de la basse, les emplois fréquents de bandes pré-enregistrées, les solos de guitare acoustique romantiques, les solos de piano (okay, je sais, ça fait "soli", mais seulement pour ceux qui n'ont pas lu le paragraphe 294 de la grammaire Grévisse), les ballades à l'eau de rose, la cohésion d'une musique bien domestiquée, pas violente, gentille.Une impression de jeunes talents Catelli matures, incarnant l'idéal "clean cut", accrochés sur le trip des "belles chansons" jouées avec grâce, émane.Mademoiselle Haslam éblouit la foule avec sa voix archangélique, branlant dans sa robe immaculée simili-coupe renaissance.Pauvre rêveur qui croyait trouver ce soir un soupçon de pureté, loin des turpitudes du monde, tu vois bien que I 'oasis de Renaissance n'est qu'un mirage.Ils sortent à minuit 17, on applaudit mollement un long laps, puis, une chanson de rappel, égale au spectacle égal à ce qu'ils avaient déjà fait à l'Outremont, égaux aux disques égaux entre eux, aux chansons égales : la naiveté enfantine, mélodieuse, attardée.Résultat, tout s'allume et s'achève à minuit 28.On nous prend pour des sacs à patates, des concombres, des moutons mous, peut-être ?Mais merde de bordel de bachibouzoucs arriérés ! Quand cesseront donc ce mérpis de l'être qui dehors frissonne et cette grotesque exploitation de gens de bonne foi ?Quand ?Je n'y crois plus beaucoup pour ma part, seul, sans qu'il y ait même un zig pour m'écrire et m'encourager, je peux rien.alors glacez-vous les pieds, faites-vous écrabouiller, allez donner vos $7 au TRS, moi, je dis plus rien.Et Giant et Genesis qui s'en viennent.ah ! pourvu qu'ils ne nous gâchent pas ça, pourvu ! Pourvu ! Mais.c'que j'suis imbécile ! On a déjà passé la nuit dehors pour les billets (.), ouf ! Le Forum ! On est sauf.pour un bout de temps.Clodomir Sauvé L'OS : JUSQU'A LA MOELLE L'Orchestre Sympathique, qui jouait à l'Imprévu à la fin de janvier, est composé de JEAN VANASSE au vibraphone, xylophone, congas et super-sparadrap antidérapant à l'index droit; FRANCOIS RICHARD à la flute traversière, piano électrique et fender; MATHIEU LEGER (pas encore canonisé, dit-il) s'occupe des tambours, et CHRISTOPHER FLEISCHNER à la basse (Chris accompagnait Nicole Croisille dans sa tournée au Québec et à la Place des Arts).Etaient présents autour de la bouteille de champagne promise : Yves Caron des Productions de la Plug Rose, à Jonquières, Vallier April, graphiste, ami de Conventum et de Claude Puff-Puff, Michel Bédard, du chic Café Campus, ainsi que votre humble servante.On pouvait apercevoir Charles-ô-Bar-beau, en première rangée, qui faisait un merveilleux écouteur-observateur muet.L'OS a débuté avec une piece assez intempestive, question de se réchauffer, à la suite de laquelle venait une mélodie bourrée de poésie et de sauvagerie.Ensuite, "Citronnade", une composition du vibraphoniste Vanas-se, d'où les sparadraps.Puis, un rythme espagnol vint donner à chacun une chance de s'exécuter librement.Arrive un "Mirage", pièce remarquable par la composition de ses éléments.Un titre à retenir : "OUMALAYA ou LES 132 CARIBOUS", une pièce jazzée aussi amusante que la dernière qui raconte l'histoire d'un fleuve qui a eu des problèmes.L'OS, que ce soit oeil secret ou ovule silencieuse, c'est certes sympathétique et que tous ceux qui les ont aimés leur souhaitent la sortie prochaine d'un disque.?.Pourquoi pas ! kathou j.cordeau QUEEN : LA SUPREMATIE BRITANNIQUE S'AFFAIBLIT Le dernier spectacle de QUEEN, présenté au Forum de Montréal le 26 janvier 1977, chevauchait entre une journée aux courses et une nuit à l'opéra.Ce concert a plu à plusieurs, n'a pas enchanté certains et a laissé quelques-uns dans l'indifférence.Mais tous sont venus vérifier et voir s'il était toujours aussi vrai que les Anglais avaient encore ce pouvoir aristocratqiue supérieur aux Américains.Beatles, Stones, Queen, Genesis sont de petites formations à haute performance.Ce sont des groupes entiers, parachevés, ayant une image, un son, un effet bien caractérisés.Pourtant, c'est chose connue, le consommateur de paroles et de musique n'est jamais satisfait.Les dévoreurs de forum réclament le succès du dernier ou de l'avant-dernier long-jeu sortant (la "Bohemian Rhapsody" étant à "A night at the Opera" ce que "Somebody to Love" est à "A day at the Races"); et vu que la scène déshabille les illusions suscitées lors de l'écoute du disque, que la technique de la salle n'a rien à voir avec celle du studio d'enregistrement, que les choeurs vocaux deviendraient en tournée un accessoire embarassant, QUEEN, dans tout son art de bien vouloir faire les choses, se vit dans l'obligation de compenser les manques et es trous par du champagne et des fleurs.Pour sauver la face ?Et Mercury criera en français : "Mesdames, Messieurs, nous avons surtout de la musique pour vous !" Le côté théâtral de QUEEN est particulièrement intéressant.Les costumes de Mercury définissent ses talents de danseur et de chanteur, ses humeurs et ses phantasmes de magicien.Il commande toute la machine royale; il fait sauter des eclairs et de la fumée (gadgets visuels périmés); c'est lui le bohème de la rhapsodie, l'acrobate, le tourbillon, le danseur de ballet, le pianiste au coeur brisé, l'amoureux, le noir et le blanc.C'est lui l'aguichant, le promeneur, le prophète, le charmeur, le vocalis-te, l'auteur, le pantomime, l'admirateur contemplé.FREDDIE MERCURY, 30 ans, né à Zanzibar, élevé aux Indes, graphiste designer diplômé du Ealing School of Arts, devenu la reine de QUEEN qu'il forma avec Brian et Roger.BRIAN MAY, guitare, voix, auteur-compositeur, 24 ans, signe du Cancer, possède un B.Se.en physique, en plus d'avoir été astronome pendant quatre ans.Il a lui-même construit sa guitare à partir d'un âtre centenaire.ROGER TAYLOR, batterie, percussion et voix, est un Lion de 24 ans, qui joue depuis l'âge de 12 ans et fut un membre fondateur de Queen.JOHN DEACON, basse électrique, 25 ans, né à Leicester, s'est joint au groupe en 1971.QUEEN a toujours travaillé absolument sans synthéti seur ! Leur classicisme dépasserait-il la fiction ?Ou ne serait-il que de l'imitation bien enrobée comme une botte de chocolats de fantaisie, qui veut plaire mais finalement laisse choir.?Ils ont fait, dans l'ordre : "Somebody to Love" leur plus grand hit à l'heure actuelle, "White Man" avec le gong, les vocalises de "Now I know, now I know", avec un effet stéréo qui se noyait dans l'immensitude du Forum; suivirent la fameuse rhapsodie, "Stonecoal Crazy" avec stroboscopes, "Jesus of the night", "Liar" qui copiait Led Zeppelin, d'une certaine façon, et la valse du Millionnaire.QUEEN au Forum, un dommage injustifiable, un son minable au début, mais une finale et des rappels pour lesquels la reine elle-même se serait sans doute levée.En ce qui concerne la première partie, THIN LIZZY, pas la peine de parler de ce tapage primitif et vulgaire, de vieux rockers dont la minceur du nom est proportionnellement relative à l'épaisseur du bruit.kathou j.cordeau mainmise no 68 "Un autre jour arrive en ville", nouveau depart pour Beau Dommage, nouvelle culture pour le Québec ! je ne pense pas que le nouveau Beau Dommage, Un autre jour arrive en ville", soit un chef-d'oeuvre.Mais je trouve, d'abord, que c'est un bien meilleur disque que le précédent; "Où est passée la noce ?", et surtout qu'il représente pour Beau Dommage un nouveau départ excessivement prometteur.En tant que "nouveau départ", d'ailleurs, , c'est pour toute la musique québécoise qu'il se révèle intéressant à la condition que l'on se passionne le moindrement pour le futur du "rock'n roll".Mais qu'est-ce que le "rock'n roll" ?Sauf "Samedi soir", aucune des dix chansons de ce disque n'a vraiment le "beat" rock'n roll au sens strict.Mais sauf les deux chansons de Marie-Michèle, toutes s'inscrivent dans ce genre dont les Beatles et les Stone ont défini la deuxième génération, qui porte aussi l'empreinte, pour Beau Dommage, que lui ont laissée des groupes américains comme the Byrds et dont un Bruce Springsteen est en train de définir la troisième génération.Comment ne pas voir, en effet, qu'une chanson comme le "Marie-Chantale" de Pierre Bertrand et Pierre Huet reprend à son compte le modèle classique du "gars du peuple" qu'engueule la "fille de la haute" si caractéristique du rock et dont le "Play with Fire" de Nanker Phelge, popularisé par les Stone, est sans doute l'exemple le plus frappant.Mais dans ce cas, la mandoline, le parfum "country" et l'humour dans lequel se délaye l'agressivité d'un chanteur qui n'est pas aussi sûr de lui que Mike jagger, évoque la bonhommie et les climats "nouvelle frontière" du groupe de Roger McGuinn.Par ailleurs, il est difficile de ne pas voir aussi que le "Un autre jour arrive en ville" de Michel Rivard, est aussi une fresque à là Bruce Stringsteen dans lequel le rock'n roll est devenu moins une faconde se comporter qu'une façon de penser.Mais Springsteen est-il un nostalgique ?On l'a dit, comme la critique quotidienne, qui a disposé de ce nouveau Beau Dommage avec une rapidité à me faire frémir, l'a encore dit de ce nouveau Beau Dommage.Qu'est-ce que la culture ?Celle que nous avons hérité de nos ancêtres européens, millénaire, fait évidemment tellement partie de nous que nous ne la remarquons même plus.S'en inspirer, comme nous le faisons constamment, n'est donc jamais taxé de nostalgie.Nous ne remarquons même plus, à vrai dire, à quel point ce passé multi-séculaire est encore omniprésent.Mais comme la culture américaine en est, elle, à ses premiers balbutiement, que, de toute façon, elle n'est même pas encore prise pour une culture, et que de surcroît, surtout pour des québécois comme nous, elle reste aussi inconnue que méconnue, nous ne la voyons pas du même oeil.Le rock'n roll, par exemple, est resté pour la plupart une mode éphémère, et en faire encore aujourd'hui ne peut être que céder à une nostalgie des années cinquante.Mais si au contraire on est imbu de littérature, de cinéma et de musique américains, on voit mieux à quel point les chansons d'un Bruce Springsteen, par exemple, prennent tout leur sens et toute leur cohérence par référence à ce nouvel univers culturel.Springsteen dialogue — au sens où chaque nouvelle époque de l'art dialogue avec les précédentes dans la pensée de Malraux — avec le rock'n roll des années cinquante comme Proust dialoguait avec Balzac ! Tant qu'à parler de la critique quotidienne, relevons une autre de ses assertions.Ce dernier Beau Dommage par Bruno Dostie serait "bourgeois".Il est encore un peu raide, c'est vrai, et j'y reviendrai.Mais pour le reste, peut-on avoir fait disque plus dialectique et, de ce point de vue, disque si peu "bourgeois" ?On constate d'abord, en effet, que tout le disque est construit autour de deux oppositions.Une première opposition entre la pensée et les pieds, pour reprendre le vocabulaire de "Ca fait longtemps.", entre la tête et la sensualité.L'autre opposition est construite autour du rêve et du divertissement, dont avec la danse, le cinema, etc., chacune des chansons explore un aspect, et la conscience sociale pleinement assumée.L'homme qui a peur de "Tout va bien", qui voudrait croire que, justement, tout va bien, est confronté à la réalité de "Un autre jour arrive en ville" : la pollution, la solitude, la peur, l'hypo- Michel Hinton, Réal Desrosiers, Marie-Michèle Desrosiers Michel Rivard et Pierre Bertrand chez Ben's.En passant de la bière d'epinette au coke, les enfants de Jean-Baptiste se découvrent enfants de la gazéline ! crisie des rôles qu'on joue, et la lutte des classes.Toutes les chansons, par ailleurs, soutendent des conflits : entre les sexes, entre les générations, et entre les classes.En même temps, en tant que créateur, Beau Dommage vit les mêmes.contradictions au niveau de l'expression.A l'origine, les membres de Beau Dommage sont issus de la civilisation des cours classiques évoquée dans "Tout va bien", et ce qu'ils avaient fait jusqu'ici, c'était de la chanson (un dialogue qui se faisait plus avec Félix Leclerc qu'avec Bruce Springsteen !).En abordant le rock'n roll, ils changent d'interlocuteurs et s'attaquent à un conflit qui existe entre le langage conscient cartésien traditionnel et une forme d'expression plus sensuelle qui atteint son paroxysme dans "Le coeur sur la corde raide", mais qu'on sent à travers toutes les plages, sauf les deux de Marie-Michèle, qui restent des chansons traditionnelles.Et puisque j'en parle, Marie-Michèle est pour moi le grand "down" de ce disque.Si sa voix reste une partie indispensable du son Beau Dommage, et qu'elle rentre aussi dans le groupe par sa contribution aux chansons des gars, ces deux chansons de soliste l'isolent au contraire du groupe.Les gars ne lui rendent pas la politesse de faire des "ou ou" derrière elle, tandis que sa voix se détache au premier plan, alors que dans les autres chansons Michel Richard et Pierre Bertrand ont fondu la leur dans ces autres voix que sont celles des instruments.Mais dans "Contre Lui" et dans "Berceuse pour moi toute seule", même l'instrumentation renoue avec le climat "chanson française" de "Où est passée la noce" et ces deux plages brisent la cohérence sonore du présent disque.Il est vrai, par contre, que sur ce disque où Beau Dommage se découvre une sensibilité Rolling Stone — ne se disent-ils pas prêts à se battre .pour "aut'chose" sur "Seize ans en soixante-seize" ! — , Marie-Michèle peut se sentir rejetée.Par rapport au thème, d'ailleurs, ses deux chansons ne sont pas totalement gratuites."Contre lui" forme un couple avec "Cinéma".Elle vit en effet dans la première un drame bourgeois de film français où finirait sans doute l'héroine de "Cinéma" si elle réalisait son rêve.Et, comme cette dernière, par sa déchéance, exprime l'aliénation de l'artiste, Marie-Michèle dans "Contre lui", exprime sans doute l'aliénation des spectatrices solitaires du cinéma.De son côté, "Berceuse pour moi toute seule", couplée à "Marie Chantale", est un peu la chanson de la fille riche dépitée de "Marie Chantale" qui, une fois son "gars de l'est" parti, s'assied toute seule à son Steinway et se console.Mais, ceci dit, ses deux chansons restent plates.Je ne le dis pas pour dénigrer Michel Hinton, en tous cas, qui a signé la musique de "Contre lui".Au contraire, je me réjouis de son arrivée dans Beau Dommage."Contre Lui" ne déparerait pas un autre disque, et son jeu, au piano ou à l'orgue, est tout simplement brillant.Avec Rivard, meilleur guitariste que jamais, et Pierre Bertrand qui se surpasse à la basse et se révèle le meilleur chanteur de Beau Dommage, Hinton contribue en effet au nouvel équilibre de ce groupe qui devient vraiment, et justement, un "groupe" avec ce disque.Si Marie-Michèle est le "down" de "Un autre jour arrive en ville", Pierre Bertrand en est la meilleure surprise.Il nous donne sur "Samedi Soir", "Marie Chantale" et "Ca fait longtemps." le meilleur chant que nous ait jamais donné Beau Dommage.Et si Rivard se dépasse lui aussi, il réussit moins bien que Bertrand à chanter "lousse" et dégage moins de sensualité avec son approche plus calculée.A quoi s'ajoute d'ailleurs le ton plus littéraire de ses textes, par contraste avec ceux de Pierre Huet qui paraft ici moins soucieux de bien écrire que sur "Où est passée la noce ?" et qui n'en écrit.que mieux.Et ce que je dis de la façon de chanter s'applique aussi à la façon de composer, les deux tounes de Pierre Bertrand se distinguant de celles de Rivard par les mêmes qualités d'efficacité émotive, si je puis dire.Peut-être ce nouveau Beau Dommage me donne-t-il l'envie d'être pour eux ce que l'ex-critique de Rolling Stone, John Landau, est devenu pour Bruce Springsteen, mais je terminerai en parlant du son.Avez-vous remarqué en effet à quel point "Never too tender" d'Offenbach, "L'Heptade" d'Harmonium et ce nouveau disque de Beau Dommage reste terne par rapport à n'importe quel disque américain qu'on fait jouer tout de suite après.Est-ce d'avoir été tous les trois mixés à Toronto ?En tous cas, on a beau monter le volume, ça ne sort pas comme ça devrait.Et pire, on sent que même à un volume adéquat, ça ne remplirait pas la pièce comme il faut, et que toutes ces plages manquent de chair et d'énergie.C'est peut-être en définitive que tous ces groupes en sont encore au stade de l'Outre-mont et qu'il leur reste encore à relever le défi de remplir le Forum : de son comme de monde, c'est lié (!.) présente en spectacle à rOutremont Billets (sieges res) en vente de midi a lOhOOau cmema OUTREMONT 1248 BERNARD W.277-4145 Une production Beau Bec monique le/rac chante félix leclerc samedi I2mars à7h30etl0h $4.bruce cockburnTcano gilles valiquette vendredi I8 mars samedi 19mars I samedi 26 mars à8h30etllh $4.50làl0h $4.1à7h30 $4.8 mainmise ,,,(10^ PINK FLOYD ANIMALS Columbia JC 34474 En sortant du fameux concert panique capotant de l'autostade (26 juin 75), PINK FLOYD avait déchu dans mon estime et "Wish you were here" était à mon sens leur plus mauvais disque, venu trop tard et plus rudimentaire que les autres.Avec "Animais" je m'attendais au pire et quand j'ai mis les écouteurs et que j'ai goûté quelque peu je me suis dis : "Ah ! wow ! c'est du gros rock.pas mal flyé !" Voilà pour les en-dessous du monde ob-tif (.).C'est un retour aux sources de leur bifurcation, du temps du film 'La Vallée', du côté un de "Meddle", et peut-être aussi de "Dark side of the Moon" que le nouvel "Animals" présente au premier look, et bref, dépendant du point de vue, on pourra également songer qu'ils se répètent (et Bach aussi se répétait !).Pink Floyd ca sonne Pink Floyd, t'sais.Mais bientôt le machin décolle, devant nous : un bestiaire allégorique où brillant le Floyd développe sa mythologie; tiens, voilà les complaintes de chien de Meddle qui prennent une dimension plus symbolique; voici les oiseaux de l'album Umma-gumma lointains qui ont la tristesse des souvenirs qu'on peut garder de ces temps-là, etc.etc., la charge émotive est très forte.Lorsqu'on connaît l'importance qu'ont eue dans la musique et la poésie les bestiaires fabuleux, et jusque chez le poète Guillaume Apollinaire (!), ce flash de Floyd est encore plus saisissant.C'est un album plutôt assez heavy, heavy exactement comme je le dirais du "The lamb lies down." de Genesis, impression que confirme probablement la juxtaposition abstraite du Lamb de Genesis et du "Sheep" de Floyd.C'est heavy; qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?Les circonstances actuelles, le monde actuel sont heavy.La lugubre pochette avec l'usine mégalo-monstrueuse et le décor navrant, conçue par Waters, pour un album qui parle d'animaux, est tout à fait dans cet état d'esprit : Pink Floyd alarmé des horreurs de cette époque, satire, charge.Un trip acide, une réalité très dure à ne pas rejeter, Pink Floyd accentue toujours sa sortie de l'intérieur (l'univers dans la tête dans la matière) vers l'extérieur (la société, les types de gens, le système); après "Time" & "Money", "Welcome to the machine", une espèce de fabliau moderne raide avec les chiens, les cochons et les moutons, bourré de ce corrosif pop sarcastique dont le meilleur exemple au XIle siècle serait le Roman de Renart.Les textes de Roger Waters sont d'une qualité qui peut surprendre, l'utilisation de procédés réthoriques tels que l'anaphore (non non, freakez pas, c'est très amusant ces bidules-là) ajoute au caractère martelant de l'ensemble.Mais il y a les accalmies, des vols planés, des moments de voix naturelles, éparpillées comme une espèce de ponctuation dans les diverses catégories de lames de rasoir que poignarde la guitare."Animais" semble à "Meddle" ce que "Still Life" de Van der Graaf est à "Pawn Hearts", il y a la même chute : surgisse-ment déchiré et présence de l'idée de la mort prononcée, un son plus brut, une attaque plus directe.du rock décadent pourri de feeling, diminution du rôle des claviers, simplification des beats, etc.Ce sont probablement les ruines, je suis d'accord, mais Pompéï de même.Et finalement, je me le demande, qu'avons-nous peur de reconnaitre dans ces ruines sinon l'échec d'une génération à transformer le monde ?Clodomir Sauvé PULSAR POLLEN Decca SKL R5228 Ca fait déjà un bout de temps que vous vous êtes pas laissé tenter par un nouveau groupe et alors vous vous apercevez peut-être que la sclérose vous menace.Les disques sont plus chers que jadis, bien sûr, et jadis on pouvait s'essayer parfois, rien qu'en regardant la pochette ! Alors vous feuilletez une revue, comme ça, la tête un peu penchée, en fumant une cigarette peut-être, en jetant un coup d'oeil sur les publicités et vous tombez sur la critique de l'album "Pollen" par Pulsar, un engin spatial de France.Le type vous dit que c'est original (mais bien sûr selon l'angle où l'on regarde), bourré de passes cosmiques, avec des voix en pantoufles insolites, des riffs superbes qui se défont, qui se déforment et partent.une guitare ouatée qui semble sortir d'un synthétiseur, qui sonne assez Sensation Fix, groupe italien plutôt flyé.Des synthés ARP qui crépitent des vagues océaniques, des cymbales qui passent, une flute traversière qui vient mettre des hirondelles, puis c'est le retour de Gilbert Gandil qui mélope en se servant énormément, intelligemment de l'écho, ce qui l'apparente techniquement du Pink Floyd, c'est vraiment très bien fait, ça a un bon feeling "gelé" et c'est étrange et poétique.Mais si, comme moi, vous vous êtes déjà fait fourrer en vous fiant à un critique, vous hésitez.Vous jetez un coup d'oeil autour de vous, puis vous continuez, le type écrit que bien sûr, entendre courir un bonhomme haletant cinq secondes c'est reconnaître plagié maître Yes du temps de "Fragile", mais Yes lui-même le tenait du Pink Floyd d' "Ummagumma", album avec lequel Pulsar a incidemment quelques analogies lointaines.Les textes, trois français contre un anglais, sont d'un goût très moderne, mélange très intérieur de symbolisme philosophique à texture surréaliste, doué, et sont l'oeuvre d'un poète (François Artaud) et non pas ces rimettes de musiciens qu' "amour et toujours" font encore bander.L'enregistrement est très doux, moelleux pour être plus abstrait et c'est un album qui n'est ni dur (hard rock) ni lourd (heavy rock) mais davantage langoureux et onirique, ni garoché ni rushant (comme on dit à Ottawa) mais plus précisément méandreux et mélancolique.Pulsar c'est la jonquille du jardin progressif français (Ange en étant la fleur de paradis -!—) et c'est à coup sûr une acquisition intéressante pour l'amateur qui se bouche pas les yeux dans un cercle réduit.CKOI—fm, qui décidément se distingue, fait tourner quelquefois ces cinq compositeurs superbes, vous pouvez peut-être vous faire une meilleure idée, mais.cela vaut la peine, selon je minuscule (l'avantage de n'être pas un "I" Canadian).L'import (made in England !) de Pulsar est là, derrière sa pochette noire minable.il vous attend probablement.Clodomir Sauvé GARY WRIGHT THE LIGHT OF SMILES WEA BS-2951 Heureusement pour lui Gary Wright est demeuré un enfant.Au premier abord un album intitulé "La lumière des sourires" nous donne la nette impression d'un être qui aime, d'un être qui accorde à sa vie intérieure plus d'importance qu'à sa vie extérieure.D'ailleurs son titre est inspiré d'un livre de méditations métaphysiques d'un certain Paramahansa Yogananda.Il est alors facile à comprendre que le chemin choisi par Wright est celui de l'amour partagé, d'un bien-être physique et psychique.Ses paroles font souvent penser à des questions d'enfant qui se sent frustré parce qu'il ne comprend pas la laideur de ce bas monde : "l'imagination est ton seul salut.Nous pouvons y arriver si on essaie, essaie, essaie." Gary Wright est un enfant qui voudrait faire découvrir cette lumière qui scintille dans ses yeux.Et il se demande s'ils comprendront cette lumière qu'il y a dans ses yeux.Il voudrait faire de toutes les peines un grand feu de joie, un feu de sourires.Il est celui qui se promène avec sa torche de sourires flamboyants.Et qui tentent désespérément d'allumer le coeur de chacun d'entre nous.Evidemment tout cela n'explique en rien la musique de ce disque.Je dirais que l'art descriptif n'est pas le plus beau de tous; je dirais que connaître la face essentielle d'un être humain, c'est connaitre d'avance le geste qu'il va poser.D'accord, soyons un peu plus terre à terre : je vous dirais tout de même que si "Dream Weaver" a été un disque excellent, peut-être trop commercialisé et cela en trop peu de temps (c'est comme ça qu'on fatigue un disque et un artiste)."The light of smiles" se veut plus humble, plus proche encore d'une réalité qui est celle de Wright et de ses contemporains.A preuve, il y a les paroles.On peut les lire ou ne pas les lire, mais on comprendra aisément par les dessins et les citations.Techniquement, il y a toujours la même qualité grandiose de l'instrumentation et du mixage, la même recherche très poussée vers les claviers, du synthétiseur au moog bass, du piano électrique à l'Oberheim, du piano à l'orgue, etc., etc.Ainsi je crois que c'est disque à posséder si toutefois "Spooky Tooth" comptait parmi vos grands favoris.Oui.il semble que Gary Wright mérite beaucoup ces temps-ci.Mais il n'y a aucune crainte à y avoir car il est bien loin d'être du genre super flyé.Il est tout à fait acccssinlc, si on ne bouge pas, évidemment.Pour comprendre un enfant, il faut souvent faire un effort pour se mettre sur la même longueur d'ondes.On le fait, mais on se dit qu'il est complètement flyé.C'est drôle de parler ainsi d'un disque qui soul Ire un peu par son manque de diversité.En revanche, il est plus u conseille!, parce que moins "à succès" que son disque précédent.Christian Belle.ui mainmise no 68 9 GEORGE BENSON IN FLIGHT WEA BS-2983 J'ai toujours reproche à Benson son manque d'originalité qui serait ici contraire de commercial, commercial étant une étiquette trop forte peut-être, qui tend à culpabiliser Benson, devenu sous le coup de mon oreille critique une pauvre victime.Non, Benson ne mérite pas d'être une victime du show bizz parce qu'il est sincère et parce qu'il dédie son disque à sa mère.La pochette est attrayante.elle porte les couleurs de la joie de vivre au-dessus des horreurs morbides de la grande ville américaine.Ah! mais en voilà une surprise ! George Benson se met à chanter et voyez-vous ça .pas comme le ferait un débutant : le monsieur s'inspire, et pas à tort, de Stevie Wonder, c.à.d.combien sa voix est vibrante et chaleureuse.Pour sûr, elle ne saurait avoir la même intensité que Wonder confère à la sienne, mais il y a là question d'intériorisation puisque Wonder est aveugle.Accompagné de musiciens de studio (en autres, l'ex-batteur de Hancock, Harvey Mason) imbattable et propre comme tout.Benson tisse ses douces mélodies comme une araignée construirait sa toile, bien tendue mais souple.A noter : "The world is a ghetto" du groupe WAR.La version est très ressemblante et par chance le style de George Benson en fait une version personnelle en non pas recopiée au papier calque.Benson is in flight.En compagnie du vent, il contemple les grandes étendues de la prairie; il les survole comme s'il n'avait toujours fait que cela.Christian Belleau MICHAEL FRANKS SLEEPING BEAUTY WEA BS-3004 un groupe tel que "The Crusaders" qui entoure un chanteur aussi inconnu que Michael Franks (de plus, produit par Tommy Lipuma et enregistré par Al Schmitt, tous deux ont d'ailleurs collaboré au dernier disque de George Benson) signifie beaucoup, pour moi du moins, puisque "The Crusaders" est l'équivalent du côté de la race noir d'un groupe américain, dissous de toute façon, dénommé "The Section".Le propre de ces groupes est de se consacrer uniquement en tant que section rythmique.Et c'est là leur force; ce sont des spécialistes, des accompagnateurs impayables.Ce sont des gens de métier, d'illustres inconnus.Ne pleurons pas, ce n'est point le moment puisque j'allais vous dire à quel point ce Michael Franks m'a étonné et enchanté.C'est le mot (pour rire).Il est rare, de nos jours, d'être ravi par un chanteur, je veux dire un être qui se dédie seulement à et pour sa voix.La voix d'un chanteur peut être l'instrument le plus mal employé, et le mieux aussi." 'pa n 'aime que (John) Coltrane Bebé n 'aime que Miles (Davis) Et la dame n 'aime que le ciel Lorsqu 'elle sourit.C'est simple, très simple même.D'une simplicité qui relaxe.Cette musique donnerait à une atmosphère confuse et tendue un ton de douceur qui réchauffe.Et c'est tout à fait appréciable.Elle délierait bien des noeuds parmi des tas de cordes entortillées.C'est un petit cadeau pour les nerfs.Laissez-vous tenter."Au Brésil ils connaissent un million ée façons de jouer Tu commences à sentir Et lorsque tu es heureux C'est comme quand tu pries." Christian Belleau GENESIS WIND AND WUTHERING Charisma CBS 4005 Un dernier rappel pour "Wind and Wuthering", le dernier paru de Genesis, dont la critique (enfin.l'approche/réaction sévère) a subi quelques mutations curieuses, quelque part, le mois dernier, entre la dactylo du freak et le résultat dans Mainmise.Un certain nombre de coquilles (mais celui qui n'en a jamais faites nous lancent le premier oeuf !) telles que du lierre ont envahi le texte, et que le lecteur bienveillant en juge, ont pu modifier largement le sens et donner l'impression que l'album est plus pourri qu'il ne l'est, après tout il ne l'est que par intermittences.Plutôt de lire ".très bien fignolé, puis PAF ! bruitages déments." etc.", le lecteur est confronté à un "pas" qui n'en est pas un vers l'exactitude, mais, et cela soulage, c'est corrigé.Qu'il me soit permis d'ajouter qu'à l'écoute, en se familiarisant, l'album dégage un certain nombre de subtilités éblouissantes étouffées dans l'ensemble et qui rehausse l'agréabilité de l'oeuvre, au triomphe Bfeatlesque (avec ce que cela implique de savoir-faire et de recette petitbourgeois pogné) et confirme à quel point parler d'un mythe est malaisé.Le hic n'est pas de bouder GENESIS, par élitisme ou snobisme ou quoi que ce soit (n'en déplaise aux superficiels de la presse officielle) mais bien d'en dégager la trajectoire amorcée depuis le génial "Lamb lies down.", le très bon "Trick of the Tail" et .bon.moi je vous dis qu'ils gagneront en popularité et perdent déjà en saveur, pillant pour la première fois dans les trucs des voisins (Beatles, Oldfield, VDGG.) et descendant jusqu'à des beats dicos.Si vous vous rendez jusque là c'est bien tant pis pour vous, moi, ça m'agace.L'album de GENESIS est inégal, du poche au très subtil, c'est ma conclusion.Je n'ai pas fait exprès mais je n'oublierai jamais Peter Gabriel, ciodomir iauvé DAVID BOWIE LOW RCA CPL1-2030 Je n'ai jamais trouvé Bowie "blowant", ça sonnait cheap, commercial au coton, ça sentait la gimmick (oh la la! ils vont nous avoir les Angalis vous savez, à moins que.) et bon, alors, le dandysme décadent et la vedette d'acabit délicat m'indifféraient, ça ne rapportait rien."Lôw" paraît et le bruit se répand vite que celui-là, ouf ! Bowie plus Eno égale : "c'est pas possible ! vraiment surprenant !" Et c'est bien vrai, ce sont bien là deux faces singulières.On y découvre un univers de texture fantaisiste et suranné de ruines rock raffinées, des sortes d'air à la Cream joués dans l'esprit des Mothers où les voix touchent,une habileté remarquable, d'autres vieilles vieilles ballades rock d'un pompié-risme, d'un classique rudimentaire surchargé, c'est mieux rétro que ne sera jamais Roxy Music, maître Eno ajoute à cela sa démence aux sons bizarres contractée probablement de sa liaison à Robert Fripp (présentement l'acolyte de Peter Gabriel) et qui semble la transmettre à son tour à Bowie.La face 1 fait souvent songer à l'album "Another green world" d'Eno, j'ai vraiment de la difficulté à me rentrer dans la tête que Bowie est rendu aussi flyé que ça et, ouais, très bien, ça clique.Alors surgit la face deux, alors là mes amis, chef d'oeuvre pour Bowie ! Du cosmique symphonique, exotique et sombre, des mélodies aux rythmes pathétiques, avec des synthés denses à la sauce Eno, avec un Bowie dont les rares voix versatiles et insolites m'éberluent, qui se surpasse.Puis c'est l'envol vers d'autres terres, voilà que jaillissent le vibraphone et le xylophone, la guitare électrique ulule, le synthé ARP hypnotise, le piano lointain divague, Bowie joue tout là-dessus, ça s'appelle "Weeping Wall" et c'est très recherché, très spécial, vraiment bien.Toute la face B est "partie", on écoute ça en buvant un café ou en lisant "Le sang-froid du reptile" poésie tropicale de Claude Beausoleil, c'est morose comme le temps qui passe et comme intérieur, intimiste.une musique d'atmosphère abstraite et à la fois très émotive, un ensemble hors-pair.Alors si vous êtes un amateur de musique sophistiquée et qu'un soupçon d'intellectuel ne vous fait pas hurler de dérision et de hargne, vous en avez déjà probablement entendu parler : "Aye! paraît qu'le dernier Bowie est pas mal blowant !" et alors vous vous méfiez quand même et bon, maintenant plus besoin.vous l'avez lu dans le journal, ça doit être vrai ! Ciodomir Sauvé fRye boots (aiUs e La main depuis It temps des pionniers .Se vous ëlts tannes des bottes quî ne durent Qu'un ah ou deux., \revtez.voiP* les authentiques boites ffty£ tarées dans te cuiR de vô)cne le plus Solide.elles vous eKileRReftont le Chat Cotte- lOS, Prince ARihuMst W-1SSÔ Tundra.BbLlfiS oRicjmaies Vesîes ot'aviâteufts ifès cbàvdes de l'àRmée de faifl ametticai ne Compaq les Ye-Ritsbles bsties $RY£ avec [es mà^tions i.ACHAT-VENTE-ECHANGE DiSQUES USAGÉS l_l VRES(sc.fiction, policier et bandes dessinées)! ARTISANAT QUÉBÉCOIS 37Q6 st-denis , metro Sherbrooke 849-1913 lun.mar.mer.10h à 6h jeu.ven.10h à 9h samedi 10h à 5h les années Jolies r ABONNEZ-VOUS! Pour mieux demeurer informe de t actualité cinématographique québécoise I Veuille?m abonner pour un an HO nurneros i a la revue Cinéma/Ouebec que vous adresserez a NOM ADRESSF Cinema/Ouebec vêtements d'époque velours perles dentelles 3442 St-Denis france 844-6680 Le Centre d'Essai Conventum présentera du 24 février au 6 mars (relâche lundi 28 février) : EN ATTENDANT GODOT de Samuel Beckett, adaptation de Marthe Mercure et production de l'Atelieç-Studio Kaléidoscope.Spectacles à 21 :00 heures, admission $2.50.au 1237 Sanguinet, tél.843-3460 Les billets seront en vente à partir du 22 février.(L'Atelier-Studio Kaléidoscope s'intéresse à trois formes de production : atelier'de création, ihéâtre d'onibius et théâtre d'interprétation.) 10 mainmise no 68 RENAISSANCE NOVELLA Sire SA 7526 RENAISSANCE, ça n'a jamais été à se rouler par terre; et c'est précisément là sa qualité, son allure.Groupe discret, son discret, look gentil, puérilité, ces gens-là sont des musiciens de classe, rodés, classiques, folk-progressifs mais tout à fait toujours sans rush et sans bavures, complètement à côté de cette lugubre comédie qu'on nomme réalité de ce temps, même au palier du symbolisme, sans rien qui morde ou qui dénonce ou qui exprime.et bon, c'est bien, il nous en faut parfois.Leur musqiue est parmi la plus "smooth" qui se puisse, en tout cas qui se fasse, la plus inconsciente.C'est le trip parfait pour les enfants de 5 à 12 ans, d'une qualité singulière; c'est l'authentique féerie, c'est l'univers petit-bourgeois de la conti-ne de nurse avec son dépaysement innocent, son monde de frafcheur fantaisiste où tout semble un "il était une fois" d'un temps de notre vie que nous sommes généralement assez imbécile pour effacer.La naiveté de l'album "Novella" est aussi douée que le châtié concept-album "Scheherazade" et pour ceux qui connaissent un peu ce groupe britannique (le seul qui ait changé complètement de personnel d'un disque à l'autre sans modifier son style, il y a quelques années) eh bien, disons qu'ils n'ont pas changé d'un iota, toujours les mêmes pianos et synthés superbes, "clean", la même contrebasse alerte et jamais dure, les mêmes guitares plaisantes et égales, le même cachet, la même complexité à la même sauce avec la voix apaisante/merveilleuse/féérique de mademoiselle Haslam qui vous raconte ses espèces de romances à l'eau de rose avec le même type d'effet et le même feeling maternel.Rien de nouveau dans cet album sinon la disposition des airs, l'agencement des nuances, mais, RENAISSANCE ça n'a jamais été à se rouler par terre; et c'est précisément là sa qualité, son allure— Clodomir Sauvé DAVE GREENSLADE CACTUS CHOIR WB KS56306 Ce que je vaus vous dire aurait proba- blement surpris en 1939, mais sachez que monsieur Greenslade ça vaut du Manfred Mann d'une sensibilité du calibre de Wakeman (ce qui n'a rien d'un compliment selon mon opinion.) et que c'est rien de compliqué, d'excécrable méchant boursouflé intellectuel, de révolutionnaire, de surprenant, d'original, de spectaculaire, de passionné, de sincèrement doux, d'angoissé ou de schizoi'de, mais.l'arriè-re-garde du progressif c'est pas forçant non plus et alors le facile a ses partisans, il y a bien des gens qui se résument au disco, alors aussi bien ça, c'est bien fait, c'est souvent habile, c'est le classique méli-mélo à la mode "keybordman" petit chien savant doublé de la classique paire contrebasse/batterie qui sait beaucoup de trucs, l'ensemble ne détonne pas, la moyenne exacte des morceaux : 5 minutes 20, ici et là un petit clavinet-voice box qui ne fait pas penser à Frampton que si on compare note à note, ça swingne oh la la ! Les textes ?Bof ! Ca peut passer mais c'est très secondaire.Le style ?Ouais.C'est un bon mélange, c'est personnel, okay, mais disons comme Barclay James Harvest, rien à passer la nuit couché dehors.vous voyez c'que j'veux dire ?C'est pas déplaisant comme ça en lavant la vaisselle ou en jasant quand il y a plein de monde, mais j'ai pas l'impression que ça élargira les concepts d'aucun x, d'aucun y, et du plus répandu z.C'est un disque comme ça, c'est pas abominable, mais, mais, mais, mais, mais ! Je sais pas moi, c'est vide, ça frappe pas.si vous avez plus que trente disques il y a bien des chances que vous ne le remettiez que dans six mois, vous en avez sûrement des comme ça chez vous, alors, pourquoi vous penseriez pas à acheter deux trois bons bouquins à la place, c'est plus trippant que vous vous rappelez et ça va être bien mieux pour votre tête.Grennslade, à la fin, si on veut, c'est pas beaucoup à la hauteur des sublimes dessins de Roger Dean dont pètent ses pochettes.supériorité du contenant sur le contenu, tiens, tiens, encore ça.On va arrêter, je commence à vouloir démantibuler l'édifice et il touche 5h.38 A.M., il serait temps que je me couche.Clodomir Sauvé CHICK COREA MY SPANISH HEART Polydor PD-2-9003 Il y a de ces photographes qui figent sur leurs oeuvres plus de musique qu'un enregistrement ne le ferait (je ne citerai personne).Il y a de même de ces musiciens qui sont de véritables photographes, des artistes de l'instantané.Chick Corea est de ceux-là, puisqu'il nous a rapporté ses photo-souvenirs aux couleurs criardes, éclatantes de la région méditerranéenne et des grands espaces arides de l'Espagne, cet énorme taureau noir, indifférent et enragé.Parmi ses photographies qui chantent fort, qui claquent leurs doigts durs et burinés, en voilà un qui m'impressionne : Cruellement le soleil tappe.Les poussières de sable s'élèvent.Un toréador est là qui frappe.Et déjà l'ombre du taureau n'est déjà plus qu'un rêve.Pour être plus précis, je traduis le petit texte écrit à la main qui a été imprimé à l'intérieur : "Un voyage récent en Espagne a ré-inspiré mon intérêt pour la musique "flamenco" et m'a conduit à une prise de conscience, renouvellant ainsi mon amour pour la musique, qu'elle soit d'Amérique Latine ou d'Afrique.Je ne sais comment intituler cette création autrement que par "mon coeur espagnol".Qui d'autre peut mieux parler d'une oeuvre que son créateur lui-même.Corea se renouvelle sans cesse (ce qui fait sa grande force d'ailleurs), se substante, refait le plein.Le voilà reparti pour un* bon bout de route.Pour le moment, le bout de toute route s'effectue en compagnie de Steve Gadd à la batterie, de Stanley Clarke à la basse acoustique (sur 4 pièces), Jean-Luc Ponty au violon (malheureusement présent que sur une des deux pièces : "Armando's Rhumba").Il ya des choeurs et des voix solistes en majeure partie assurés par la charmante Gayle Moran.Il y a un magnifique Quartet de cordes constitué d'un violon, d'un violoncelle, d'un deuxième ciolon et d'une viole.Egalement un somptueux Quartet de cuivre constitué d'une trompette "lead", d'une deuxième, d'une troisième et d'un trombone.Et enfin, sur la rhumba d'Armando, il y a Michael Narada Walden qui tappe divinement dans ses mains; non je n'ai jamais senti rythmes aussi féroces et aussi joyeux à la fois.Au fait, il y a une mise au point à faire : avec Corea, on ne sait jamais à quoi s'attendre, et au fond c'est la marque d'un grand musicien.Puisqu'il ne se limite pas et que sa musique n'est pas égale à une marque, à un produit de consommation.L'album plaira à ceux qui espèrent y trouver un peu de l'inspiration du "Return to Forever", une guitare en moins évidemment.Il plaira de même à ceux qui avaient vu en "The Leprechaun" un chef d'oeuvre inégalable.Certains rapprochements sont à faire avec ce dernier.Mais il faut comp ter les grandes envolées classiques et sym phoniques en moins.Vous êtes avertis, que son coeur espagnol qui parle et s'exprime ici.N'allez pas imaginer des cla quettes, des castagnettes et des guitares flamencos à tout bout de champ.Non, c'est tout de même un peu plus sérieux, plus large.Dans certaines de ses pièces, on retrouve légèrement de cette grâce aristocratique d'il y a quelques siècles.On y trouve la poésie grandiose des chateaux débordants de richesse, de leurs jardins magnifiques.Mais il n'y en a pas que pour les riches : on y trouve également d'admirables scènes de rues et de fêtes qui, toute la nuit durant, virvoltent et s'apaisent à l'aube.Il y a aussi place pour la fantaisie, si chère au coeur de Chicko, fantaisie qui d'ailleurs couvre toute une plage de disque, et en 4 parties s'il vous plait.Une autre plage est strictement réservée aux personnages, ainsi qu'à leurs caractères respectifs qu'a dû connaître Corea lors de son voyage (Armando's Rhumba, Prelude to El Bozo)."My Spanish Heart" est sans conteste la création la plus complète de Chick Corea.On y sent quelque chose de très proche de la réalité d'un peuple, d'une géographie, d'une culture.Ce qui confert à cette oeuvre un souffle de vie brûlant et dévastateur comme une caresse bien appliquée.De toute façon, lorsqu'un virtuose tel que Corea vous caresse les sens d'images aussi réalistes, criardes, chatoyantes et émouvantes tout à la fois, ce n'est plus une caresse, c'est un pays entier que vous recevez à la figure.Ole.Christian Belleau LOUGAROU, LOUGAROU London, LFS 9022 C'est de tous les disques québécois de ce mois-ci mon préféré.Autant parce que Lougarou réussit à nous redonner, à sa manière, d'une façon vive, originale, à la fois classique et rock, certains des plus beaux airs de cet héritage trop souvent méconnu ou malmené qu'est notre folk-lors, que parce que, pour une fois (chose rare chez nos groupe), les voix de Lougarou sont colorées, riches et savoureuses.Jamais, depuis les Karricks, je n'avais entendu de si belles versions de chansons de folklore, mis à part celles de Ah! toi, belle hirondelle, par Louise Forestier et La complainte de mon frère, par Philippe Gagnon, toutes deux reprises ici.D'une certaine façon, Lougarou va encore plus loin que les Karricks dans le renouvellement de certaines chansons, puisqu'on rencontre dans leurs interprétations de longs soli rock qui peuvent déconcerter (qui feront sans doute grincer des dents le puriste trop souvent tenant d'un folklore ennuyeux et empoussiéré) mais arrivent, au bout de quelques écoutes, à nous convaincre qu'en fin de compte, les grands airs de folklore sont éternels.Si l'on peut reprocher à Lougarou de "vulgariser" le folklore, on ne peut, en revanche, lui reprocher de le rendre accès- ' sible à toute une nouvelle génération à laquelle on reproche de parler si mal ou de ne plus savoir écrire.Qui reproche encore à Léo Ferré d'avoir mis en musique les grands poètes, puisqu'il a ainsi contribué à les faire connaître ?Parmi les autres titres qui m'ont particulièrement lougarou 0< - -„ I M séduits, La Belle Françoise, Dis-moi Charles et bien sûr A la Claire Fontaine.Un excellent long-jeu.BRUCE COCKBURN In the Falling Dark True North, TN-26 C'est à une nouvelle aventure intérieure profonde que nous invite chaque album de ce génie de la sensibilité musicale qu'est Bruce Cockburn, considéré 'par d'aucuns comme le plus grand guitariste canadien.Sur des textes, dont un écrit et chanté en français, Vagabondage (d'après Biaise Cendrars) d'une poésie éblouissante, toute ruisselante de cristaux aux mille couleurs, sur des musiques fouillées, ciselées qui sont autant de descriptions de paysages intérieurs nouveaux, le maître Cockburn, puisque c'est ainsi que nous devrions peut-être l'appeler, nous propose une vision à la fois tourmentée et heureuse, inquiète et amoureuse du monde.Un monde où les mots paix, amour retrouvent tout leur sens, un monde où même le mot mystique, et le diable sait que je suis le plus souvent allergique à ce mot, a son sens.Si vous ne connaissez pas Bruce Cockburn, si je vous donne le goût de le rencontrer, procurez-vous son dernier album, Joy will find the Way", plutôt que celui-ci, plus hermétique.Si vous le connaissez déjà.apprenez tout simplement que son dernier album vient de paraître.JEAN MUSY Le Mal d'Aimer 36, FX 36005 Qu'est-ce qu'une chanson ?On pourrait évidemment répondre à cette question d'un million de façons.Mais on ne pourra jamais éviter de se rendre compte qu'une chanson, c'est avant tout le mariage parfait d'un texte avec une mélodie si possible facile à retenir et à reprendre.C'est ainsi qu'on pourrait peut-être dire de Léo Ferré qu'il y a bien longtemps qu'il n'a pas écrit de chansons.C'est peut-être aussi ce qu'on pourraitdire de cet album, son premier je pense, de Jean Musy.Il ne chante en effet, dans les huit pièces composant son long-jeu, que dans trois.Ce qui ne veut pas dire, loin de là, qu'il n'est pas intéressant, quoique je trouve sa démarche déconcertante, d'autant que la voix de Musy ne manque pas de couleurs, ses musiques, de sensibilité, ses arrangements, d'un certain génie.Entre Michel Legrand et Claude Léveillée, dans ce que ces deux artistes ont de meilleur (je parle toujours de chansons), nul doute que Jean Musy connaîtra une longue carrière de musicien et arrangeur.De chanteur, je ne sais pas.A moins qu'il ne faille voir dans ce long-jeu qu'une suite de beaux délires pianistiques.Pour moi, je suis resté sur ma faim.c'est déjà beaucoup.DIONYSOS Collection Dionysos Trans-World TWK 6528/29 (album double) Très heureuse initiative de la compagnie Trans-World d'avoir republié, en un album double, les deux premiers long-jeux, devenus introuvables, de Dionysos.Vous souvenez-vous ?C'était en 70.Mainmise venait de voir le jour.Le premier groupe "progressif" aussi : Dionysos.Depuis, il en a coulé de l'eau, et pas seulement sous les ponts.Pourtant, ces deux long-jeux demeurent, des années plus tard, aussi actuels et peu de groupes ont, à mon avis, depuis Dionysos, manifesté une aussi belle folie.D'autres sont peut-être allés plus loin depuis (je songe, par exemple, à Offenbach), il n'en demeure pas moins que Dionysos fut un grand pionnier et que tout amateur de musique québécoise devrait posséder cet album double dans sa discothèque.Et un grand nombre de musiciens "de groupe" aussi bien.ne serait-ce que pour découvrir qu'on peut s'inspirer ailleurs qu'en Allemagne, en Angleterre ou aux U.S.A.Michel Chevrier "ÏT XJne table ronde, qui s'est tenue à Mainmise le 8 février dernier, fait la trame de ce dossier extra-terrestres.Nous l'avons laissée courir de la page 13 à la page 23, en y intégrant des "morceaux" qui ont au moins le mérite, dans le i^m^^atras des informations (ou déformations) '^^^M Hi qui circulent sur le sujet, d'être des Hg^^^^l contributions personnelles.Etaient présents à cette table ronde, des collaborateurs prestigieux à MM : Paul Chamberland, Raoul Duguay, Christian de Laè't, le colporteur de l'éducation parallèle, Nicolas Devil et Michel Bel air, l'équipe de Matane (retour d'Europe), Claude McDuff, l'expert québécois en matière d'OVNIs (collaborateur d'UFO Québec), André Giguère, un bâtisseur de pyramides et un amoureux de la Nature, André Roussit, notre photographe et co-auteur de la page couverture de ce numéro, Georges Khal dans son rôle préféré : l'avocat du diable, et Michèle Favreau, qui met les mor- ceaux ensemble.99 tavreau : Puisqu'on a commencé avec l'aspect matériel des extra-terrestres, peut-être qu'on peut enchaîner là-dessus, mais après, j'aimerais bien que la question soit abordée très librement ce soir, qu'on n'en reste pas à la notion d'extra-terrestres embarqués dans des soucoupes, que chacun puisse dire qu'est-ce que c'est pour lui les extra-terrestres, comment il le ressent, comment il interprête ce phénomène.Qu'il s'agisse d'une communication avec un individu embarqué dans un engin quelconque, ou avec un astral, ou un ange, n'importe quoi, toute entité appartenant à d'autres niveaux de réalité peut être qualifiée d'extra-terrestre.Claude, qu'est-ce que c'est ton opinion ou ton attitude face à ça ?McDuff : Mon opinion va avec celle du groupe auquel j'appartiens.en 74 il existait un groupe de chercheurs qui s'occupait déjà des extra-terrestres, des soucoupes volantes, plus précisément des OVNI (objets volants non identifiés).je me suis joint à eux et nous avons fondé une association très large, c'est-à-dire non structurée, mais où les chercheurs pouvaient mettre en commun les résultats de leurs recherches.Favreau : Mais qu'est-ce qui vous poussait à fonder cette association, à faire ces recherches, est-ce que c'était des motivations tout-à-fait personnelles, des expériences vécues, des curiosités, ou quoi ?McDuff : Oui, c'était aussi le fait qu'on avait entendu parler les uns des autres, par les journaux, ou la télévision, et le fait qu'il existait aux Etats-Unis, en Europe des groupes semblables, il y a eu un échange des correspondances, et un beau jour, on a voulu voir de quoi on avait l'air, on s'est réunis, et en parlant, on s'est rendu compte que nos points de vues correspondaient assez bien et on a fondé un journal "UFO Québec".La publicité aidant, ça a marché de mieux en mieux, auprès de publics très différents, des professeurs d'université.Favreau : Justement, comment est-ce que ces groupes-là sont accueillis par les milieux universitaires, les milieux scientifiques ?McDuff : Il faut pas trop s'arrêter au mot scientifique, il faut le mettre entre guillemets, aujourd'hui, ceux qui se targuent d'être des scientifiques manquent souvent d'autres éléments,.mais en fait, si on parle de cas types d'observations ou d'atterrissage de soucoupes, s'il y a des traces sur le sol, ou si la végétation a été modifiée, ou brûlée, des échantillons sont amenés aussitôt à l'université ou au laboratoire, pour déterminer s'il y a présence de substances étranges.Favreau : Est-ce que ça se ressemble, les témoignages venus d'ici et d'ailleurs ?McDuff : C'est ça qui fait la force du mouvement.Il y a 15 ans, 20 ans, quand l'armée de l'air américaine s'énervait à propos de ça, parce qu'on voyait des soucoupes un peu partout, et qu'ils croyaient que c'était une menace des Russes, c'était surtout des militaires qui s'occupaient de cette question.pour eux la question était de savoir si c'était dangereux ou pas pour les Etats-Unis.Plus tard, il s'est avéré qu'il n'y avait pas danger d'attaque ou d'invasion, mais qu'il y avait tout de même des intrus qui se balladaient dans l'espace, et même qui se posaient sur notre sol.Par la suite, des mouvements se sont organisés, pour effectuer des observations, rassembler des témoignages, voir quels types d'humanoïdes ou d'êtres avaient pu être observés, etc.on a rassemblé tout ça dans un dossier, et les différents groupes ont pu prouver qu'au moins, matériellement parlant, il y avait visite d'êtres intelligents, probablement plus évolués que nous,.Favreau : D'après les témoignages, est-ce qu'il y en a de différentes sortes, ou est-ce que ce sont toujours à peu près les mêmes qui sont décrits ?McDuff : Il y a trois catégories générales d'observations.Il y a les fameux petits hommes verts, des petits huma-no ides vêtus de scaphandres, qui semblent être en exploration géologique de la planète,.Duguay : Mais la taille est-ce qu'on arrive à la déterminer à peu près ?McDuff : Quand ce sont de petits êtres, ils dépassent à peine 3 ou 4 pieds.Les intermédiaires ont à peu près notre taille.Les géants, ceux qui ont des allures d'automates, ont à peu près 8 ou 9 pieds.Duguay : Est-ce que vous avez localisé l'endroit d'où ils viennent ?McDuff : Ca, ça demeure la grande énigme.il y a des gens qui auraient eu des communications télépathiques avec ces gens-là, et qui auraient reçu des messages, comme Adamski en 52, qui aurait eu contact avec ce fameux Vénussien aux beaux cheveux blonds, qui lui aurait dit qu'il y a des sociétés sur Vénus, sur Mars, sur Jupiter, sur Saturne, qui vivent comme nous.D'autres ont mentionné le fait qu'ils venaient d'Orion, ou d'ailleurs.Donc, parmi les cas rapportés, dont soit dit en passant la majorité sont loin d'être authentiques, il y en a qui auraient laissé une sorte de carte de visite.Mais dans la majorité des cas où il n'y a pas de contact psychique ou para-psychologique avec les témoins, c'est très difficile de dire qu'ils viennent de tel endroit ou de tel autre.Duguay : Au niveau de la communication, étant donné qu'on ne connaft pas le code, ou le langage des extraterrestres.est-ce qu'ils fonctionnent essentiellement par émission d'ondes ?'Est-ce que certains individus ont la capacité de recevoir ça, ou bien est-ce que eux ont le pouvoir de lancer ces vibrations là, de créer une intensité vibratoire décodable par n'importe quel individu ?mainmise no 68 Pèlerinage vers ÉLOHlM cette suite de 7 sérigraphies de pierre tétreault, accompagnée de textejs poétiques de normand décary a été éditée par la tour-de-david à st-basile le grand tous les droits de reproduction sont réservés McDuff : Dans le cas où les gens ont dit qu'ils avaient reçu des messages télépathiques, ou impulsions psychiques, le message était compris, sans faire appel à la parole, mais dans le cas où il y a eu un semblant de communication audible, ou de gestes de la part de ces êtres-là, ça ressemblait à ce que nous pourrions faire nous-mêmes dans un cas semblable, c'est-à-dire quand nous ne connaissons pas la langue de notre interlocuteur.Mais là encore, il faut nous en tenir à une certaine ligne de conduite, c'est-à-dire toujours tenir compte du fait que nous avons tendance à projeter sur ces êtres-là ce que nous sommes.Favreau : Ou ce que nous souhaitons qu'ils soient.McDuff : Il faut dire aussi que les témoins impliqués dans l'observation de soucoupes volantes sont généralement très surpris, traumatisés même, alors il y a beaucoup d'éléments qui entrent en ligne de compte, une personne ne peut pas rapporter rationnellement tout ce qui s'est passé.Favreau : Mais est-ce qu'il y a des types de communications ou de messages qui, définitivement, à travers tous les témoignages, correspondent à l'apparence des individus ?McDuff : On n'a pas encore fait d'études sérieuses de ce point de vue.On se limite généralement à des observations physiques.La taille, le lieu, la périodicité, le retour de vagues, le genre d'appareils; invariablement lorsqu'on observe le fameux cigare de nuit, ou cigare volant, il y a émission de petits engins, qui sont des soucoupes volantes.Favreau : C'est comme un aérobus qui envoie des émissaires ?McDuff : Mais c'est un domaine qui est tellement nou veau, tellement "way out" pour nous, il est bien difficile de parvenir à une schématisation.Favreau : Est-ce qu'en ce moment, il y a une recrudescence des visites, ou bien est-ce que ça diminue, ou bien est-ce que ce sont des vagues qui vont et viennent.McDuff : Ce qu'on observe, c'est surtout une recrudescence d'intérêt souvent mal placé de la part du public.Duguay : A quoi est-ce que vous attribuez qu'il y ait des manifestations extra-terrestres ?Qu'est-ce qu'ils viennent faire ?McDuff : Ah ça, c'est la grande question.Si ce sont des races évoluées qui font de l'exploration spatiale, humainement parlant, on ferait la même chose, on fait la même chose.S'il y a sur la terre des richesses.il y a de I eau, des lacs et des réservoirs qui auraient été siphonnés par ces engins-là, et même des animaux, du bétail qui aurait été kidnappé.Favreau : Maistjfielle part faites-vous dans votre dossier à ces bateaux, ces avions qui ont disparu corps et biens dans le fameux triangle des Bermudes, ou dans des endroits bien spécifiques ?McDuff : Il n'y a pas de triangle de ce genre au Québec.mais ça, c'est un aspect très différent de la question.Il y a des chercheurs qui ont supposé.il y a 3 ou 4 explications possibles à l'affaire des Bermudes.Enlèvement par des extra-terrestres, passage dans une autre dimension, dans un continuum spatio-temporel différent, ou encore phénomènes diaboliques, surnaturels.C'est un fait, tout de même, qu'on observe au-dessus de cette région, des perturbations magnétiques, comme au-dessus de l'Ile de Pâques.Roussil : Il y a une autre explication, c'est celle des "terrestres" qui vivraient sous la mer.La mer, après tout, c'est une partie de la terre qui a été explorée moins que la lune.Devil : Je voudrais poser une question.à propos des traces qu'on relève sur le sol, ce sont toujours des choses très concrètes, comment ça se passe, est-ce qu'elles sont de dimensions toujours à peu près semblables, et de formes ?McDuff : Pour prendre un cas type, qui s'est passé ici, d'atterrissage d'OVNI, ce sont des traces circulaires, une surface circulaire de terrain écrasé, imprimé, et puis des traces à l'intérieur de ce cercle, comme si l'engin s'était posé sur des sortes de pattes, et un taux de radio-activité plus haut que la normale.Il y a également sur la périphérie, des fois, des signes que l'appareil avait un mouvement giratoire.ça c'est une constante dans le cas d'appareils qui laissent des traces au sol.Devil : En France, il y a un capitaine de gendarmerie qui a écrit un bouquin là-dessus, il a fait un relevé de traces de ce genre, et il estime que ça c'est une constante.McDuff : Il y a d'autres cas où l'objet, sans nécessairement s'être posé, a laissé des traces.Pour parler d'un cas récent, à Montréal, sur la rue Casgrain, il y a un objet qui a été observé au-dessus d'une maison, qui n'a pas atterri sur la maison, mais qui a été observé par plusieurs personnes, qui ont fait venir la police, et par la suite des enquêteurs, des membres de nptre groupe se sont rendus Aspiré tant bmit hors du coimo» étoile de dni être».Li «¦« mt saisit Je pénétrai l'univers du tempt «1 dam Impact i* pris torma.Sur une terre-inconnue «t mystérieuse où )« commençai de croître Bien inconsciemment, j'otivrr* mas yeux é cal univers: Je m'iimiui à cueillir r« nuages, le lamps et t espaça.Las couleurs, las chants ai la vol des oneau* Pour les semer an mon coaur Dans un ruissellement d'amour bitfi inconsciemment.Je déambulai dans una transparence Capable d'embrassar l atome.De fusionner mon ttra Avec la respiration du erèa Sans brimer la liberté de ce qui pénétrait an moi.Fiançailles intimas da l'enfance La fleur n'avait pour mon coaur, plus de sacrât.L'amour qui m'habitait était l'invité de son jardin.Toutes portas t'ouvraient Pour en goûter ses plut doua perform.Laissant jaillir la couleur Oui teintait mon être de merveilïeua arcs-en-ciel La porta étroite de la creation m'était ouverte.Chaque instant m'apportait da touveiles joies aui horizons infinit Un regard suffisait pour étancher ma soit.Enivre des beautés de la création.Livré a tous tes vents de l'amour.Je me laissais en va h* en toute confiance par le monde qui ma traversait Un jour, première blessure.Premier refus d'aimer et de partager, Premières suavités égoïstes et premier Las yeux de mon coeur s'assombrirent.Le bruissement de la source s'éteignit.L'union fansperente t'obscurcit Je ne trouvai plus las portas de I amour La peur se glissa an moi tel un sari Des murailles i élevèrent et je me cachai Devant ma nudité qui m'était dévoilée La guerre m'habitait.J'états devenu étranger en ma propre demeure.Bien inconsciemment.Le monde enfantait en moi un taux dieu é sa ressemblance Le nourrissant du lait de r< Man un jour, je pris o Je ne pouvait plus m envoler avec l'oiseau.Je ne pouvais plut mettre dans ma poche les étoiles Pour les offrir a mas frères humains.Je ne pouvais plus guider met amis Vers cette eau silencieuse Oui chante l'amour et la paia J'entrepris alors de descendre en moi Afin de retrouver cette source de vie Ou la transparence de mon moi véritable pourrait rev On hésite toujours à raconter "ses" histoires d'extraterrestres.On se dit : "Mais enfin, qu'est-ce qu"'ils" vont penser de tout ça ?De moi ?Qu'est-ce qui leur prouve que je dis la vérité ?Que je ne fabule pas ?Que je n'interprète pas ?Rien.Et pourtant, je le jure, ce qui nous est arrivé, à mon compagnon et à moi, ce jour de janvier 1973, dans la région de Nice, est arrivé vraiment, et ce que j'ai à rapporter, je le rapporte fidèlement et scrupuleusement.De la nature, ou de la provenance du "messager", je ne peux rien affirmer.Mais le message, lui, était clair.Ce qui me paraît intéressant, dans ce cas précis, parmi tant d'autres, et qui fait que je me risque à en parler, ce sont certaines circonstances particulières, révélatrices il me semble : 1 - Le fait que le message soit de nature télépathique.2 - Le fait qu'une telle communication ait été rendue possible par la vertu de certains mots, certaines données conceptuelles, échangées avec une grande intensité, par mon compagnon et moi, juste avant "l'événement".3 - Le fait que cette communication a laissé, en tous cas sur moi, des effets physiques et psychiques très marqués, un changement au niveau de la perception, du corps même, et du comportement physique et mental, pendant les trois semaines qui ont suivi l'événement (effets décroissant avec le temps, mais qui ont laissé quelque chose de définitif au niveau de la conscience).Bref, nous sommes descendus dans une marina, cette fin d'après-midi de janvier, sous une pluie battante, pour examiner un catamaran de croisière, une vraie "bibitte", large, bien assise sur l'eau, pas du tout conçue pour la vitesse, mais pour la stabilité.A mon compagnon, qui se préparait à construire lui-même une embarcation du genre, j'ai expliqué que je ne voulais pas d'un bateau aérodynamique, comme les autres, rapide et léger, mais d'une grosse "vache" comme celle-ci, faite pour la contemplation, la communication verticale, et non horizontale.Une conversation assez poussée, sur les énergies verticale et horizontale, s'en est suivie, après quoi nous sommes remontés en voiture pour rentrer à Cannes, où nous étions en service commandé.La route que nous 14 rnainrnis«>if».jSâ- O comme la route du coeur est pénible Pour l'homme perdu dans tes richesses de son être! Il ne croit plus à te musique silencieuse qui l'habite.Toujours occupé è parader les joyaux qu'il a acquis.Un tintamarre discordant, créateur d'angoisse, s'allume en lui.Toujours en quête d'un sourire, d'un regard, d'une flatterie Afin d'assouvir les comédiens de son cirque solitaire.Corps vibrant et malheureux, tendu vers les autres Jusqu'à la révolte de l'indifférence.Rejetant tout être étranger i son cosmos imaginaire.Accumulation de sons vivants qui désaccordent l'être.Musique cacophonique'jouée par les sens.Accompagnée de la connaissance.Dans un éboulement de paroles.Mots vomis par un coeur submergé Dans le flot des événements où il baigne.Hypnotisé par une musique de fer et de feu Dans le temps et l'espace.Devenir silence?Non! .Retrouver la douce musique de la source, Musique d'unité transparente.Dans une première plongée.Je vis une demeure musicale.Embourbée par l'atmosphère polluée de l'inconscience.Toits ulcérés accueillant toutes sensualités, Murs ouverts à tous les rêves Balbutiant de douleur sous la hantise de mille amours.Conscience obscurcie par la brume de l'ègoisme.Mémoire saoule des plaisirs du passé.Foyer de glace à lumière obscure.Alimentée de passions stériles.Je devais faire la lumière En cette demeure inconnue où j'habitais.Aventure périlleuse de la vraie vie.encore .une histoire d extra-terrestres devions prendre, qui longeait le bord de mer, était là, à portée de la roue.Elle nous était très familière.Notre réservoir était complètement vide, nous avons fait le plein.Il était 7h, et nous devions être à Cannes vers 7h un quart.Dans la voiture, pendant trois quarts d'heure, nous avons perdu le contact l'un avec l'autre et avec la réalité, "cette" réalité.Sans nous en rendre compte, nous avons fait trois tours, passant par trois petites villes de la côte.La première, je me suis brusquement rendue compte du phénomène, en remarquant pour la troisième fois une dame et son chien, qui parlait avec quelqu'un, devant une épicerie.je l'ai dit à mon compagnon, en insistant sur le fait qu'il se passait quelque chose de très étrange, que je me sentais complètement ailleurs, et "contactée".Sans hésiter une seconde, mon compagnon m'a répondu "Oui, ce sont les Grands Transparents".J'ai commencé à freaker et j'ai dit "Ecoute, moi j'ai des enfants, je ne veux pas être enlevée comme ça maintenant, il nous faut sortir de ce cercle (qui en fait était un triangle), retrouver notre route, rentrer à Cannes et aller manger des huîtres (vieilles bibittes bien terrestres)." Ce que nous avons fait.Mais l'état second a duré toute la soirée et la nuit, de même que le sentiment incroyablement fort d'une présence invisible.Le message était "L'Amour est la Loi.Force et douceur.Force à l'intérieur et douceur à l'extérieur." Dès le lendemain, j'ai remarqué sur moi des effets inattendus, que je n'avais jamais expérimentés auparavant.1.Une perception tellement nette, précise, et lumineuse, presqu'incandescente de la réalité physique, qu'elle m'obligeait, à certains moments, à fermer les yeux.% Une faculté télépathique toute nouvelle pour moi (je voyais littéralement à travers les gens, même les étrangers).3.Une coordination, une rapidité, une précision incroyable dans les gestes, une efficacité inoui'e dans tout ce que j'entreprenais, quelle que soit l'entreprise.4.Un changement physique très marqué (embellissement), surtout de la peau, texture et couleur.Et une grande aisance physique, souplesse, etc.5.Une incapacité de porter des jugements de valeur sur quoi que ce soit, même sur des manifestations culturelles, comme si j'avais tout-à-coup échappé à tout mon conditionnement (plutôt freakant au début !) 6.Une clarté remarquable au niveau de la pensée (toutes les questions que je me posais à l'époque se sont trouvées résolues d'un seul coup).7.La rencontre m'a laissé dans l'esprit un manda-la, la croix du Christ (énergie verticale et énergie horizontale se croisant au niveau du chakradu coeur, si l'on se représente la branche verticale de la croix comme l'axe de la colonne vertébrale, avec les 7 chakras, ou niveaux de conscience), entourée d'un cercle ovoide, et dont la signification était : Quand l'espèce humaine aura atteint ce niveau de conscience, et se sera accomplie au niveau du coeur (lieu où s'incarne l'Esprit), elle se sera accomplie en tant qu'espèce biologique (l'oeuf), et quand nous atteindrons des niveaux de conscience plus élevés, nous ne serons plus des êtres biologiques.Plus tard, j'ai appris que ce mandata était le sigle adopté par les Chevaliers de Jérusalem après leur rencontre, à St-Jean d'Acre, avec les Arabes, les Mages, et les Astrologues.Le lendemain, dans tous les journaux de France et d'Angleterre, on signalait le passage d'ovnis au-dessus de la région où nous nous trouvions.C'est la raison pour laquelle nous avons pensé que peut-être les Grands Transparents étaient des extra-terrestres.Mais le plus étrange, c'est que pendant ces trois quarts d'heure de route (le triangle), nous n'avons pas dépensé une goutte d'essence, et nous sommes arrivés à Cannes à l'heure prévue.7h et quart.Détails soigneusement vérifiés.Michèle Favreau sur les lieux.Cet objet a laissé une twce concave dans la neige sur le toit de la maison, et des traces de pas correspondant à deux grands êtres de 7 pieds environ, lumineux, qu'une dame a pu observer de sa maison, de l'autre côté de la rue, qui sont venus au bord du toit, qui ont observé un peu autour, en bas, et qui sont repartis, en l'espace d'une minute.Roussil : Au Québec, on est bien couverts par le radar, à cause des Américains.Il doit y avoir toute une information qui nous vient de l'armée américaine.Favreau : Quelle sorte de contacts avez-vous avec les centres d'observation ?Est-ce qu'il y a moyen d'avoir des informations précises ?McDuff : Ici même, au Canada, du côté fédéral, à Ottawa, il existe un Centre National de la Recherche pour toutes les informations dites non-météoritiques, c'est-à-dire qui n'ont pas de rapport avçc des phénomènes atmosphériques.De ce côté-là il y a une collaboration, mais du côté gouvernemental on est très réticent à laisser filtrer l'information.Au niveau des groupes comme le nôtre, on est absolument convaincus que les gouvernements savent qu'il y a une réalité derrière ce phénomène-là, mais qu'ils ne veulent pas laisser ça entre les mains de tout le monde, ils ont déjà assez de problèmes avec leurs politiques internationales; d'autre part, quand nous entrons en contact avec un centre comme Dorval ou un autre, il faut tenir compte du fait que leur métier, à eux, n'est pas d'observer les ovnis.Roussil : Mais l'armée, si elle observe des objets volants arrivant à toute vitesse vers nous, qui pourraient être des missiles, il doit y avoir une réaction assez raide de leur part ?McDuff : Oui, mais la vitesse les prend toujours au dépourvu.Un avion, qu'il soit américain, russe ou chinois, qui viendrait s'immiscer dans une zone surveillée par le radar, il y a quand même une vitesse limite qu'il ne peut pas dépasser, qui fait qu'on a le temps de les détecter, tandis que les ovnis que l'on peut détecter par exemple sur le radar de la NORAD, ça se passe en quelques minutes, ils traversent complètement l'écran, on n'a pratiquement pas le temps de réagir.nriainmiseiiftuSiSjr 15 La campagne se faisait belle.La ville reprenait son air de fête.Le temps coulait, ami de ma conquête.Je continuais à descendre.La paix de l'espérance naissait.Semblable à une aurore saisie un matin de joie Couleur et paysage reprenaient vie-Tout était mouvement, aspiration vers la lumière Mais ma demeure, fixée au sol de ma liberté, Prenait la forme imposée par l'esprit du temps.Sculpteur des civilisations.Oiseau sans aile, mort un matin de printemps.D'un coup de glaive invisible.Ma demeure régnait dans un décor de montagnes.Se métamorphosant selon le roulis des jours.Roi captif de ma faiblesse inconsciente.Cultivant dans mon coeur des amours Qui m'enfantaient à une plus grande solitude.Prison de velours, fierté des sots.Me libérer de cette geôle.Il fallait combattre pour déchirer le sol de ma sécurité Et voguer vers la tendresse infinie.Je devais fermer les fenêtres de mes sens à la lumière du dehors.Craintes et frayeurs me saisirent dans l'obscurité.Esprits cajoleurs qui m'exhortaient de cesser cette aventure.Me prédisant nuits et sécheresses.Tempêtes et froidures, solitudes écrasantes.Perte des plaisirs.Folie de tout quitter pour chercher la vérité Folie de vouloir conquérir l'invisible.Roussil : Mais si ça arrive assez régulièrement, il doit ^jjèyjuand même y avoir une réaction possible ?Giguère : Il n'y a pas eu encore de descente de soucoupes volantes.Roussil : Mais s'ils décidaient d'envoyer des missiles, ça pourrait arriver.McDuff : Ce qui est bien caractéristique de la réaction américaine, c'est que leur premier règlement, c'est "shoot them down".Mais que ce soit les Américains, les Russes ou les Chinois, ce qui est embêtant pour eux, c'est d'admettre que tous les territoires sont survolés, surveillés, et qu'ils n'y peuvent rien, parce qu'il s'agit d'une technologie beaucoup plus avancée que la nôtre.Duguay : Est-ce qu'ils ont essayé de tirer dessus ?McDuff : Apparemment, oui, mais il ne se passe rien , l'objet continue à survoler le territoire qui l'intéresse.Giguère : Si dans le triangle des Bermudes, ils réussissent à faire disparaître des bateaux ou des avions, pourquoi ne pourraient-ils pas faire disparaître les balles qui leur arrivent dessus.les transformer en énergie pure.les détourner.je ne sais pas.Devil : C'est ça le phénomène important", transformer l'énergie.McDuff : C'est un aspect qui est de plus en plus souvent abordé.Parce qu'au départ, ces engins-là sont matériels, mais d'autre part, il y a cet aspect para-psychologique.Favreau : Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi beaucoup de phénomènes qu'on attribue aux extra-terrestres, un peu par ignorance, ou parce qu'on a envie que ce soit ça, mais qui sont des phénomènes para-psychologiques, justement, d'autre provenance, ou d'une autre nature ?Giguère : Mais l'un n'empêche pas l'autre.Roussil : Evidemment, dans le passé, tout phénomène de vision ou de contact avec des entités supérieures était interprété par la religion, alors que ça pouvait être des phénomènes d'extra-terrestres.McDuff : Certains auteurs ont popularisé l'idée que dans la Bible chrétienne, ou dans les textes de l'Inde, ou des Mayas, il y a des récits de ces interventions d'extraterrestres.Duguay : Dans la Bible, il y a des livres, il y a des chapitres qui manquent, qui sont extrêmement importants, parce qu'ils déterminent toute la trajectoire qu'a prise la pensée- occidentale.Il manque par exemple le livre d'Enoch.L'idée de base, c'est que si les transcripteurs, ou enfin ce qu'on appelle les appelés de Dieu, les élus, les scribes, qui à mon sens étaient tout simplement des gens qui regardaient en dedans d'eux-mêmes, qui ont vu le fond, si ces gens-là, un moment donné, ont été témoins de choses pareilles, s'il y a des révélations qui leur ont été faites, par des individus venus d'une autre planète ou d'ailleurs, il ne faut pas oublier que dans ce temps-là, on croyait que la terre était le centre du monde.C'est très très important la vision de la terre par rapport àJ'Uni-vers, ce qui change complètement l'optique d'un point de vue purement intellectuel,.s'il y a des textes qui ont été enlevés de la Bible.des textes majeurs, ça peut avoir retardé la civilisation de 2,000 ans, ou 3,000 ans,.Giguère : C'était peut-être parce qu'il fallait passer par où nous sommes passés.McDuff : Il ne faudrait pas mentionner seulement les textes qui se rapportent aux extra-terrestres, il y a eu une époque où les Pères de l'Eglise ont brûlé tout ce qui allait à rencontre de la doctrine chrétienne.Pour notre groupe, tout ça n'a pas tellement d'importance.Quand bien même Ezéchiel serait monté sur un char de feu il y a 3,000 ans, ça n'est pas ça qui va prouver l'existence des soucoupes volantes, alors qu'ici même, au Québec, à moins de 20 milles de Montréal, il y en a une qui s'est posée au sol.Roussil : La question, c'est que si les extra-terrestres ne veulent pas qu'on les reconnaisse, c'est sûrement pour une bonne raison.Et ils vont s'en tenir là tant que nous< Osiris était-il un EXTRA-TERRESTRE ?A l'origine, l'homme est parfait mais sans conscience.La science totale lui fut enseignée par les élus de sa race.Ceux-ci la reçurent des êtres divins.Cette science fut gardée par les grands maîtres de la connaissance d'une façon mystérieuse, en un temple sacré.A cette heure du crépuscule du monde, ce temple doit être découvert; quelques hommes, déjà, ont essayé de l'ouvrir, de le pénétrer.La Grande Pyramide a tenté les curieux; ainsi, les messages du passé vont éveiller les dormeurs et susciter leurs questions.Mais ils ne peuvent voir que la forme.Le sens secret de cette géométrie cosmique leur échappe.Pourtant, ce sens secret est contenu et gardé dans ces pierres afin d'être révélé aux hommes dignes de la connaître.D'un système solaire à un autre, de l'Atlantide à l'Egypte, la Grande Pyramide n'est-elle pas le témoignage de la descente sur terre d'une conscience hautement évoluée qui continuera pendant des millénaires à se répandre à la surface de toute la planète ?Depuis les Atlantéens en passant par les Egyptiens, les Phéniciens, les Cretois, les Grecs, les Etrusques, les Celtes, voire même les Olmecs et les Incas, on pourra voir dans ces peuples le cheminement de notre civilisation occidentale.Cette civilisation post-diluvienne et sa mythologie basée sur la venue d'êtres extra-terrestres, que l'on a appelés "les dieux" nous servira de guide jusqu'à la source de ces mythes an-cestraux.C'est grâce aux oeuvres et aux textes extraordinaires laissés sur les bords du Nil que l'on pourra retrouver après plus de six millénaires le message d'une civilisation qui vit encore par ses oeuvres.Cette pyramide phosphorescente, ces grands temples agraires, ces statues au regard divin, ces textes mystérieux et ces fresques polychromes chargées d'images lointaines, ne sont-ils pas l'impérissable preuve de leur génie créateur ?Ces merveilles d'immortalité que même le temps semble préserver, sont le testament anonyme d'artistes qui ont aimé, compris et respecté la matière.Ces maîtres qui n'ont jamais taillé une pierre sans y loger une idée, quelle sagesse les a guidés ?jusqu'où ont-ils pénétré l'âme de la matière ?C'est à la lumière de ce cristal phosphorescent de plus de 13 acres de base et de 22 acres de surface lumineuse que nous examinerons les caractéristiques de cette première merveille du monde.La Grande Pyramide s'élève à 485 pieds et ses côtés mesurent chacun 762 pieds.L'orientation de ses faces est parfaitement enlignée aux quatre points cardinaux.Sa position se trouve à la croisée des lignes qui coupent le plus de terre sur le globe, donc au centre des masses solides de la planète.Son corridor descendant pointe le nord céleste et ses faces nord-sud sont dans l'axe précis des champs magnétiques de la terre.On retrouve une valeur géométrique de PI plus juste que 3.15159.dans le rapport périmètre ae la base sur 2 fois la hauteur.Elle symbolise aussi la quadrature du cercle, car le périmètre de sa base est égal à la circonférence d'un cercle dont le rayon est égal à sa hauteur; c'est en somme la cristallisation d'un hémisphère.Il est intéressant de noter que l'angle des faces triangulaires de la Pyramide, 51degrés, 51 minutes, 14 secondes, est exactement l'angle de la pointe hexagonale d'un cristal naturel de quarz.16 mainmise no 68 Les jours passaient.Ce matin-là, la brise était douce Comme aux jours de l'enfance.Le sol se rompit et je pris la route du vent.Mer aux flots enchanteurs qui bercent le coeur d'espoirs éternels.L'obscurité consciente se faisait plus amicale.Les premières vapeurs d'un monde nouveaux s'exhalaient Et m'incitaient à me retirer hors du temps.Des astres de lumière s'élevaient et me guidaient Dans un univers qui m'apprivoisait de ses certitudes.L'océan faisait claquer les chaines qui me liaient.Je croyais voir, entendre, aimer.Un jour secret me dévoila l'obscurité de ma lumière, Maison solitaire et triste qui craignait l'attente.Maison sans amour où les richesses se transformaient en poussière.Le ballottement des flots étourdissait mon coeur sédentaire.La lumière effrayait ma conscience Et perçait les premières issues vers l'Esprit.La mer et le vent s'épousaient pour m'y conduire.Jour sombre ou je compris ma solitude.Agité et incapable de me laisser transporter vers cet espace spirituel.Soif d'infini et d'amour que j'écrasais Sous le poids de mes craintes.Peur de tout perdre.De me trouver dans le néant d'un voyage stérile.Le vent se fit maître de mes voiles./ ne serons pas en mesure de les comprendre.si on se limite au fait d'observer le phénomène d'un point de vue matérialiste.Giguère : Il y en a qui disent que leur intrusion se fait d'une manière beaucoup plus subtile, que les soucoupes, ça n'est qu'une façade, et que pendant que les gens courent après les soucoupes dans les champs, leur infiltration se fait insidieusement.Insidieusement, c'est un mot très négatif, alors que cette infiltration est peut-être très positive.Favreau : Finalement, on dirait qu'il y a toujours en présence les deux interprétations, il y a des gens qui perçoivent négativement leur action, et d'autres qui la perçoivent très positivement.Ou bien c'est la projection des peurs et des désirs des individus qui s'expriment comme ça, ou bien c'est que les deux coexistent.McDuff : La question que l'on se pose, qu'il s'agisse de conquête, ou d'aide à l'évolution, c'est qu'est-ce qu'ils attendent pour le faire, si c'est vrai qu'ils viennent nous visiter depuis la nuit des temps de l'humanité ?La Pyramide apparaît donc comme un énorme cristal, récepteur d'une part, quand par sa forme unique, elle capte les énergies cosmiques, mais aussi émetteur, quand par sa réalisation parfaite, elle génère le niveau de conscience de ses constructeurs.Maintenant, où sont-ils passés, ces fils bâtisseurs de pyramides ?Sont-ils encore en Egypte ?Ou ne seraient-ils pas plutôt parmi ceux qui aujourd'hui commencent à réaliser l'importance de ce temple cosmique, à comprendre le vrai rôle de cette structure et à l'exprimer par des oeuvres pyramidales ?A chaque fin d'un grand cycle terrestre, la Pyramide réapparaît à la surface de la terre, comme une sorte de lien universel entre les forces cosmiques et la nature, afin de l'aider à passer ces moments difficiles et douloureux que sont l'agonie et la mort d'une civilisation trop matérialiste pour la renaissance d'une civilisation créatrice.Qu'attendons-nous donc pour passer à l'action, maintenant que nous avons les clés du passage ?Pensez-vous que la venue subite d'extra-terrestres va arranger tous nos problèmes ?C'est l'homme lui-même qui doit changer : créer au lieu de détruire, et non s'illusionner, se leurrer en attendant qu'un Messie cosmique fasse le miracle de sauver cette humanité qui se meurt.C'est trop facile et lâche de penser que le travail sera fait par quelqu'un d'autre.C'est à nous, humains, de prendre conscience de notre rôle, d'aider la terre, en recréant dans la nature ces temples cosmiques que sont les pyramides, afin de replacer notre planète dans le dynamisme créateur des spheres.Les extra-terrestres, on pourra les attendre longtemps si on ne sait pas retrouver en nous cette conscience créatrice, extra-terrestre, qui a été semée en l'homme par l'union d'un père céleste et d'une mère terrestre.C'est toute l'histoire retrouvée par les plus vieux textes connus, récemment trouvés intacts et inaltérés dans les pyramides de la Vème dynastie.La terre, ayant suivi son évolution normale, selon la théorie admise par les évolutionnistes, arrive a un moment cosmique décisif où elle doit être ensemencée d'une nouvelle conscience, cette conscience créatrice apportée sur la terre d'un autre système solaire par un être extra-terrestre appelé Atoum.C'est de l'union de ce père cosmique avec une femme terrestre, Nout, que naîtra Osiris.Cela se passa, il y a fort longtemps, dans une grande île de la mer verte de l'ouest, appelée Amenta (Atlantide).Ce fils du ciel par le corps de la terre manifestera très tôt ce que son père céleste était venu apporter à la terre : d'une part le blé, d'autre part la pyramide.Osiris montra donc aux nommes comment travailler la terre, semer le blé, le récolter et le moudre pour en faire une nouvelle nourriture, le pain, aidant ainsi l'humanité à passer du stade primitif de chasseur et de berger au stade créateur d'agriculteur.La deuxième manifestation de cette conscience incarnée par Osiris est la construction du temple pyramidal dédié aux forces cosmiques, véritable temple de la vie qui préserve le blé, cette nourriture divine.Il devient donc facile pour nous de comprendre les rapports intimes qui unissent l'homme^ ultime produit du règne animal, le blé, ultime produit du règne végétal, et la pyramide, ultime produit du règne minéral.En tant qu'hommes, nous sommes ceux en qui la terre entière a mis sa conscience.Ces êtres extra-terrestres, en nous laissant dans les trois règnes les grandes clés créatrices, nous aideront à transformer la nature en un véritable paradis terrestre et à vivre le rôle que tout être conscient devra accepter un jour : tout créer sans rien détruire et ainsi respecter les grandes lois d'harmonie de la nature.Denis Robert ¦ mainmise no 68 De Laët : Mais s'ils ont planté un jardin, il est normal qu'ils viennent voir de temps en temps, c'est l'analogie du bon pasteur.Duguay : C'est pour ça que le char de feu d'Ezechiel, ou le char de feu de Madame Tartempion, c'est important, c'est la même chose, pour moi, il n'y a pas de temporalité, sinon le fait qu'on a transformé complètement une idéologie à travers les siècles.La question fondamentale est de savoir d'où nous venons, nous.Est-ce qu'on est une transplantation directe d'un autre monde, des gènes ou des molécules qui ont été lâchés ici, et comme il dit, on pousse, il y a des bonnes et des mauvaises graines, il y a des plantes qui vont loin, et ces plantes-là à mon sens sont classifiables selon leur degré de perception des ondes, leur faculté de vibrer à telle ou telle fréquence.tout d'ailleurs dans la nature est comme ça.pourquoi certains individus reçoivent-ils des messages, comme ça ?Il y a des individus qui méditent, ou qui ne méditent pas et qui ont des visites comme ça d'extra-terrestres, ou de leur double, qui ont des VISITES, qui VOIENT, et ça n'est pas leur imagination.On parlait tout-à-l'heure de la transformation de l'énergie.Qu'est-ce que viennent faire ces individus, quel est leur processus de communication, ont-ils à communiquer ou non, sommes-nous des petites bibittes dans le jardin, alors que eux font pousser des vraies plantes, et puis tasse-toi bibitte, on n'a pas besoin de toi, si tu es là, tu ne nous déranges pas ?Ou bien est-ce qu'ils viennent pour nous communiquer quelque chose pour nous aider à évoluer ?Ou bien est-ce qu'ils sont trop gagas pour savoir où ils en sont de leur propre développement ?De Laè't : Il y a une analogie qui se présente à l'esprit au sujet de.question de pollution par exemple, il y a des fonctions qui ne sont pas des fonctions remèdes ou curatives, qui sont des fonctions de "monitoring", de surveillance quoi, moi je vois très bien par exemple des ovnis qui simplement viennent prendre des photographies avec leur genre d'infra-rouge, un genre de radar quoi, qui renvoie des ondes, qui détermine le niveau de réceptivité, O.K., il y en a 50,000 qui ont passé le deuxième chakra, il y en a 30,000 qui sont devenus des schizophrènes reposés,.sans nécessairement qu'il y ait d'interférence.Favreau : Mais alors, la question, c'est pourquoi ils sont intéressés à savoir où on en est ?Giguère : D'un simple point de vue humanitaire, nous, on pourrait faire la même chose pour des plus petits que nous.r> 17 Les flots et le vent m'entraînèrent vers une plage Où souvent j'étais allé, bien inconsciemment.J'ouvris les yeux à ce paysage Envoûtant par la chaleur de ses prés charnels Montagnes d'or fin, ciselées au couteau, fleurs vivantes Je pénétrais dans le monde des plaisirs.Cristaux modelés par les mains de mon coeur sensuel Sol grouillant, dévorant tout amour Créateur de lieux arides et noircis.Rêves flottant dans cet espace.Nourriture de désirs aveuglant la liberté 'L'univers féminin gisait là.Transfiguré par ma soif d'infini Jardins somptueux dévoilant leurs mystères Accumulés durant des années de somnolence en une terre oubliée.Tourbillons masquant des puissances éphémères.Ciel nuageux et inconnu Cachant les derniers orages de la vieillesse.Jeunesse aveuglante se perdant en une |Oie mercenaire.Noce sans autre vin qu'une liberté emportée aux quatre vents Je décidai de quitter cette terre blessée Pour n'y revenir qu'en ce jour Ou la source de vie en aura irrigué le sol vieilli et brûle De toutes parts rejailliront les fontaines Capables de faire fleurir en mes sens La joie d'être libre en plénitude.La terre, ma poussière, se fera belle Pour naître à un nouveau souffle, un nouveau pain Je m'assoupis en cette espérance De Laët : moi je trouve que tout anthropocentrisme mis à part, le genre de matérialisation de l'énergie que représente un bipède humain peut être un phénomène intéressant, et il y a probablement d'autres matérialisations "elsewhere" comme on dit en bon français; ce qu'on fait maintenant en bio-chimie électronique, on crée des enzymes purement artificiels qui sont plogués sur des ordinateurs, et qui travaillent pour répondre à certaines fonctions.McDuff : Ca revient à ce que disait Michèle tout-à-l'heu-re, à propos de certaines fonctions particulières, correspondant à certains aspects de ces "visiteurs".Favreau : Des fonctions différentes correspondant à leurs intérêts.Giguère : Ou leur degré d'amour.De Laët : Par amour, c'est possible, ou encore.il y a peu d'années, les hommes ont découvert que le minéral, le végétal et l'animal, c'était les mêmes fonctions vitales, mais qui travaillaient à des échelles de temps incroyablement différentes.Ils ont fait une synthèse : "Tiens tiens, on va voir comment ils la poussent la synthèse." La synthèse est faite conceptuellement, par l'homme, mais on n'a pas encore déterminé quelle était la portée ou la foulée opérationnelle de cette synthèse conceptuelle : "Bon, ils ont le concept, comment est-ce qu'ils travaillent du côté opératoire.Il faut surveiller ça, ça peut être dangereux".Il y a toujours un alchimiste qui peut commencer sa pâte feuilletée, et puis déclencher un big bang.McDuff : Ca me fait penser à l'émission spéciale qui est passée récemment au canal 10, le choix nucléaire, ça rejoint le message qui est transmis à certains contactés, à savoir que la prolifération des armes nucléaires, ou de centrales nucléaires, sur la terre, va amener à plus ou moins brève échéance un anéantissement quasi total de l'humanité.si ça continue au train où çava.peut-être que leur mission est de nous éviter le pire, de nous mettre en garde.De Laët : Moi j'ai bon espoir que dans l'hypothèse ovni, à un moment donné, quelqu'un va passer le message que tous les emmerdeurs, les chiés, les ailes cassées, les sagouins, les macaques de notre génération, vont se faire passer un engin atomique comme suppositoire, au même moment, à tel endroit.(rires) communication par télex humain Qui sommes-nous '.D'abord, nous sommes plusieurs.Une image : l'organisation des espèces intelligentes qui habitent la Galaxie est aussi complexe que votre biosphère et ses espèces vivantes.Nous sommes faits de matière, comme vous, à cette différence près que notre psychisme connaît mieux que vous (la plupart d'entre vous) les propriétés "magiques", comme vous dites, d'une matière qu'épouse la pensée.Nous aussi avons des contraintes, c'est-à-dire que nous devons, tout comme vous, obéir aux lois de l'univers, qui sont, vous vous en doutez bien, plus nombreuses, complexes et efficaces que ce que vous en savez.Ajoutez à ces contraintes les conventions galactiques qui régulent les interventions de nos réseaux dans les affaires d'une planète où se développent des organismes à intelligence auto-réflexive.Et vous comprendrez que notre action n'est pas aussi facile que ça.Vous présentez un problème spécial.Nous ne pouvons pas intervenir en usant de force ou selon notre bonne volonté.Vos têtes, vos attitudes mentales, votre absence de paranoia sur des visiteurs étrangers, sont nos "bases d'atterrissage" — et il est impossible de nous y poser sans votre consentement ou votre calme intérieur.C'est la loi, cosmique et karmique, qui oblige à l'équilibre rigoureux des échanges.Tant que vous ne serez pas prêts à nous recevoir, nous ne serons pas prêts à vous visiter "officiellement".Notre sagesse ou connaissance, malgré la complexité nécessaire des détails et des techniques opératoires, n'est pas si différente de ce que vous pouvez imaginer.Elle repose sur les grandes "évidences" que toute espèce consciente peut découvrir dans l'univers.L'univers, à travers chaque étoile, se laisse percevoir comme Lumière (le restant n'étant qu'affaire de rayonnement et de condensation).Ce spectacle est source de beauté et de majesté, et c'est là le caractère "formidable" de ce que vous appelez "l'expérience divine" et que vos philosophes et théologiens ont défini comme propriété naturelle de la divinité.Qui que nous soyons dans l'univers, ce dernier nous apparaîtra toujours imposant, grand, majestueux.Le sacré réside dans cette perception intérieure de la vastitude cosmique que parcourent et réchauffent les réseaux du Nous.Et l'Harmonie : l'univers est ainsi fait qu'il se laisse structurer en rapports dont l'exemple le plus sublime est la musique.C'est là son plus grand secret : les sons.Et l'énergie atomique est une bien pauvre alternative.Notre message est bien simple - pour le moment : poursuivez votre quotidien et soyez là où vous devez être, ce sera toujours ce que chacun peut faire de mieux et de plus efficace.Si le quotidien vous ennuie, c'est que vous né savez pas le mettre dans le contexte impressionnant des systèmes stellaires et que vous n'accordez pas à toutes les choses la présence respectueuse que mérite de la lumière stellaire condensée.Tirez votre moralité des environnement naturels et culturels qui vous entourent et dont vous êtes issus.Comprenez les plantes et les cycles de la végétation, comprenez la solidarité insécable du vivant.Comprenez vos soeurs et frères animaux.Que l'intelligence de votre biosphère vous éblouisse et vous aurez compris bien des choses de ce fameux savoir surnaturel.Vous n'êtes pas seuls, et vous ne l'avez jamais été.Les obligations qu'imposaient l'élevage et l'éducation de votre espèce nous ont contraints à n'intervenir que par le biais des grandes révélations que vous appelez religieuses.Chaque peuple joue un rôle métabolique dans l'écologie des énergies mentales — et tous sont nécessaires comme chaque organe corporel remplit une fonction différente dans le maintien de votre organisme.Vous avez une Tradition et une Critique, qui sont votre âme et votre raison.Les deux vous sont nécessaires pour résoudre la coupure ou la déchirure que l'existence matérielle vous impose.Vos penseurs, de quelque ordre que ce soit, sont tous reliés par un réseau temporel dont vous ne pouvez percevoir l'ensemble qu'en vous identifiant sans partage à la longue aventure de votre espèce.Où que vous soyiez, identifiez-vous à chaque race et a chaque peuple, autant du passé que du présent.Soyez solidaires de toutes les souffrances et de toutes les joies, et vous sentirez l'extraordinaire courant de bonne volonté qui circule autour de votre planète et que votre espèce a généré.Vos ancêtres sont parmi vous et circulent dans votre sang.Vous êtes tous unique et n'existez que par l'ensemble.L'amour n'est pas un voeux pieux, c'est une opération du coeur et de la tête, sentiment et raison : ne les divorcez pas.N'oubliez pas que vous êtes imprévisibles et que, pas plus que vous, nous ne savons ce qu'il arrivera.C'est ce qui se produit chaque fois qu'une espèce consciente parvient au point crucial de l'auto-réflexion et qu'elle génère sa liberté N'oubliez pas que vous êtes imprévisibles et que, pas plus que vous, nous ne savons ce qu'il arrivera.C'est ce qui se produit chaque fois qu'une espèce consciente parvient au point crucial de l'auto-réflexion et qu'elle génère sa liberté.Si cette liberté ne se transforme pas en responsabilité et acquiescement aux exigences de la solidarité (qui elle seule a pu générer la vie, comme vous l'enseigne votre biosphère), elle détruit son porteur et se transforme en désespoir.Vos yeux peuvent se tourner vers le ciel, et c'est bien ainsi.Mais il serait irrémédiablement dommage que vous ne sachiez pas les ramener vers cette terre dont vous êtes issus et qui.(arrêt de la transmission).18 mainmjse no 68 Le 25 août 1951 aura marqué un des plus intéressants moments de l'épistémologie: celui où, sur un sujet de très grand intérêt public, la science a changé de camp et de méthode.Jusqu'à ce jour, les " soucoupes volantes " quoique possibles n'avaient jamais donné à la science la chance aux méthodes scientifiques de faire la preuve de leur existence ou de leur non-existence.Cependant, durant cette nuit, une formation de plus de 25 objets volants a survolé Washington en formation précise sous les yeux de milliers de témoins et cette même formation est apparue sur tous les écrans radar de la région ( comme les fréquences radar et celles de l'oeil humain sont totalement différentes, il est fort peu probables qu'un " mirage " soit perçu simultanément par ces deux décodeurs.Depuis cette époque la science n'a rien fait d'autre, officiellement du moins, que de tenter de prouver qu'un phénomène qu'elle avait constaté mais qu'elle ne pouvait rontroler .n'existait pas.En janvier 58, tout l'équipage du navire de recherche brésilien Almirante Saldanha a pu observer, durant plus d'une heure, au dessus de l'île de la Trinité, les lents passages d'un OVNI.Durant tout le temps de l'observation, tout l'appareillage électrique et électronique du navire cessa de fonctionner sans aucune cause explicable et cet appareillage se remit seul en opération dès la fin de l'observation.En juillet 67, plusieurs astronomes de l'observatoire de Kazan en Union Soviétique ont observé en détail un im-mence vaisseau de plus de 1,500 pieds de diamètre et d'une vitesse ( selon des calculs radar d'environ 11,000 milles à l'heure.Durant les mois suivants plusieurs observations analogues eurent lieu dans le sud de l'Union Soviétique.Durant le vol régulier Piura-Lima du 2 février 1968 les 58 passagers et membres d'équipage de l'avion purent observer pendant une heure un OVNI qui décrivait des cercles au dessus d'eux.Durant toute la période où dura l'observation, la système électrique et électronique de l'appareil fut en panne mais les moteurs continuèrent de tourner.Dès la disparition de l'OVNI, le système électrique reprit ses fonctions normales.selon le professeur Cari Sagan ( spécialiste mondial des OVNI ), les systèmes planétaires du centre de la galaxie se sont refroidis et solidifiés avant les systèmes périphériques ( dont la terre fait partie ).Si donc la probabilité d'apparition de la vie est constante comme on le croit de plus en plus, il est facilement calculable que les systèmes centraux soient de 1 à 1 milliard d'années en avance sur nous à évolution constante.Or la terre est entrée timidement dans l'exploration spatiale depuis 10 ans, pourquoi d'autres n'y seraient-ils pas depuis 10 millions d'années?Les années 50 marquent pour tes gens qui croient aux "soucoupes volantes" la fin de l'isolement.Le 25 août 1951, une trentaine de lumières bleuâtres passent silencieusement dans le ciel de Lubbock (Texas).Elles volent, semble-t-il, en formation.Toute la ville est témoin du phénomène.Elles sont de nouveau observées et photographiées cinq jours plus tard.Mais il faudra attendre le survol de Washington, en juillet 1952, pour sensibiliser les sphères officielles au phénomène O VNI.Cependant, selon Sagan, il faudra beaucoup de temps à l'homme avant d'explorer physiquement d'autres systèmes planétaires mais ceci n'est nullement un obstacle à un éventuel contact: en effet, depuis 60 ans environ, les ondes radio émises par cette planète se déplacent dans l'univers à raison de 300,000 kms /seconde et atteignent un nouveau système stellaire tous les 20 ans.C'est à dire que tous les 20 ans un nouveau système complet apprend que, sur la 3ème planète du système solaire des êtres ont acquis une technologie suffisante pour entrer en communication avec un possible système de communication galactique.Il n'y aurait donc, selon Sagan qu'à attendre la réponse que nos radio-télescopes sont déjà en mesure de recevoir et nos ordinateurs de décoder.La prise de contact serait donc, selon lui, déterminée maintenant uniquement par le temps requis pour nos ondes radio pour se rendre à la planète technologiquement avancée la plus proche plus le temps de retour de la réponse.Il y a eu, depuis les 30 dernières années, 90 millions d'humains qui ont, d'une façon ou de l'autre, observé des phénomènes attribuables à des OVNIs.Normalement la conviction de 100,000 personnes en une idée nouvelle suffit à déclencher, dans nos états super-policés, des mécanismes d'enquête et de récupération, cependant dans ce cas les bloquages psychologiques sont si forts que 90 millions de témoins ne constituent même pas une hypothèse de recherche.A mon réveil, je quittai tout.Nacelle {'envolant vers un nouveau firmament.Laissant tomber les poids qui la retenaient au sol.Rupture pénible.Mais joyeuse à la pensée d'une récolte inespérée Attaqué, j'étais comme aux jours d'antan.Attiré en ma suffisance.Finie cette errance aveugle au travers de mon être.A la vitesse de la pensée1 Je fonçais.Me vidant de mes sophismes qui s'accrochaient obstinément.Lourd de ma faiblesse, je réfléchissais au mystère de ce nouvel espace Dans le combat téméraire que je soutenais.Souvenir de cette sombre lumière du passe Buvant le sang de ma liberté.Je m'élevais vers le cosmos inconnu Dans l'incandescence de cet espace intemporel.Laissant échapper la suie de mon être.Une route était ià.toute tracée.Calcinée par mon passage d'autrefois Ou j'allais instinctivement, poussé par l'intérêt Route parsemée de monts obstruant la vision des ioies infimes Route vieillie par les sociétés.De hauteur en hauteur, je m'élevais Dans l'espoir d'entendre les premiers bruissements de ta source.J'arrivai sous une voûte.Soudain, une force d'attraction me la fit traverser L'idée de moi-même se désagrégea Et je baignai dans une aire de sons silencieux.Mon coeur se dilata à la pensée que l'oiseau reviendrait Et ferait son nid avec les fibres de mon être, A la pensée que le nuage se déverserait sur mes plaines asséchées.Oue de trésors ignorés! Que de joies inviolées! Favreau : Mais toi, Christian, quand tu étais à Findhorn, est-ce que vraiment c'est une préoccupation, ou une occupation, les ovni, là-bas, ou les contacts avec l'espace ?De Laè't : Non.la conscience est claire, il n'y a pas besoin de lire Sagan ou d'autres pour admettre maintenant que, d'après les statistiques, il doit y avoir des milliers ou des millions de corps célestes qui sont habités, et eux pensent souvent qu'il y a d'autres formes, que l'énergie cosmique se matérialise sous toutes sortes de formes différentes.On commence maintenant à pouvoir transiger avec les "elementals", avec les devas, les gnomes, etc.qui sont des formes d'énergie, uniquement matérialisées par le logos de l'homme.On les voit comme ci, ou comme ça, mais c'est simplement parce que ces entités se matérialisent conformément aux projections de l'être humain, pour qu'on les reconnaisse.Favreau : Selon les culture ou les mythologies, d'ailleurs.McDuff : C'est pour cette raison que les petits hommes verts sont sans doute des matérialisation conformes à notre ère technologique, à la vision que beaucoup de gens ont des extra-terrestres.T)e Laët : S'ils sont verts, pour des gens qui sont dans le désert, ou la neige, et qui rêvent de chlorophylle, ils peuvent être d'une autre couleur ailleurs.(rires) A mon sens, il ne faut pas du tout voir dans ces histoires de bien-mal, positif-négatif, des dualités qui doivent nécessairement être des oppositions.c'est simplement des diachronicités, qui font partie de l'essence même du "razor's edge".On contient soi-même cette opposition, les différences entre l'un et l'autre, elles sont en train de passer à la centième décimale, hein, avant on faisait ça à l'équarissoire.Il faut faire bien attention que ça ne chavire pas dans l'un ou l'autre, parce qu'on voit des tas de civilisations passer, on se dit "mais, maudit, qu'est-ce qu'ils ont pu être niaiseux de faire un machin pareil".Le type qui a fait péter le truc pré-pharaonique, enfin c'était pas nécessaire.Ah, pardon, disent les Hindous, c'était écrit, c'était la quatrième race qui devait naître, parce que la troisième était là depuis longtemps, et puis maintenant on passe à la cinquième, festinalente, mais pressez-vous les boys, l'âge du Verseau, Abraham a commencé le Bélier, Jésus a rentré le Poisson, et on cherche le "son of a bitch" qui va nous rentrer Aquarius, le Verseau.Par exemple Pan, depuis l'âge du Poisson, il a été le symbole du Mal.Dans l'ère du Bélier, Pan était Pan, regardez rrraïnhiise'WBo" Mon arrivée en pleine nuit dans cette contrée m'intriguait Je regardais de tous côtés.N'ayant pour point d'appui que la densité de l'espace.Ni route, ni chemin.Le vide, le néant, l'abîme Dans le recueillement, les bruits n'atteignaient plus mon coeur Dont le mouvement se faisait tendre Comme la brise d'un matin d'été.La vue de ce cosmos fit exploser la croûte d'ignorance Oui étouffait mon entendement.J'ouvrais toutes grandes les portes de l'abandon Pour laisser la luminosité m'envahlr.Lentement je tournoyais A une vitesse imperceptible Dans une constellation palpitante aux accords mélodieux.J'apercevais les demeures de mon être Toutes éveillées é ce vivant spectacle.Je savourais les vins de la paix Dans la chaleur des chaumières pleines de Joie.Vibrant jusque dans ia moindre molécule, Je ne pouvais qu'exulter devant tant d'amour.Je contemplais silencieusement la trame cosmique De ce tissage invisible Issu de l'instant éternel, Nourri de temps et d'espace.Le Tisserand virtuose se voilait Pour ne pas séduire les êtres nés de son souffle.Mais en ce séjour, j'étais seul, Dans une paix lointaine.La source chantait, Son odeur, souvenir d'enfance, me rafraîchissait.Boire de son eau, loucher ses flancs limpides De mon pied fatigué .Un en d'appel s'éleva en mon coeur.Cri d'angoisse pour déchirer cette paix égoïste et m'enfuir.Vers quel pôle, quel horizon devais |e me diriger Sous ce grand voile étoile?lui les pieds.alors l'idée là-dedans, c'est qu'à mon sens, vous pouvez avoir des oppositions ou des arguments dont on n'établit jamais que la somme algébrique, c'est-à-dire un grand zéro.Il faut garder cette idée du mouvement diachronique des choses, et commencer à faire attention, parce que l'homme avec ses folies, technologiques ou autres, de temps en temps, il a des effets-réponses qui sont bien plus rapides que ses capacités de comprendre ce qu'il n'a pas à comprendre.parce que comme tu le disais, Georges, avec l'épistémologie de Gregory Bateson, pour parler de méta-langue, il y a des choses qui ne sont pas connaissables dans l'état des langues que l'on emploie pour discuter de ces choses-là.Kahl : C'est intéressant que tu parles de dualité, parce que l'une des grandes spéculations à la mode en ce moment, c'est la fameuse Cosmogonie d'Urantia.Un des points essentiels là-dedans, moi ça m'a toujours fait freaker, c'est la guerre dans le ciel, je trouve ça inaccept-table, pourtant je suis bien prêt à prendre qu'il y a des forces opposées, mais complémentaires dans l'univers, dont le résultat est tout ce qui existe, mais eux, ils en font la guerre dans le ciel, vraiment c'est un western, incroyable.Dans d'autres cosmogonies, par exemple la cosmogonie hindoue, à la fin c'est Shiva, ou Vishnou, qui arrive, et c'est la grande danse du feu, mais tcut est intégré, ça n'a pas ce côté absolument dualiste, bon, mauvais.Favreau : Est-ce que tout ça, ce ne sont pas des projections, selon qu'il s'agit des Hindous ou des Chrétiens, de la structure profonde de la personnalité humaine ?Si elle est structurée de telle sorte qu'il y a une distinction bien nette entre le bien et le mal, et que tout est fondé sur un "power-trip", que tout doit se manifester par des bagarres, et par des victoires ou des défaites, est-ce que tout ça ne va pas être projeté dans les écrits ou les méta-messa-ges ?De Laët : On essaye de mettre des mots sur des matérialisations physiques, il faut bien qu'on matérialise quelque chose, la pensée elle-même se matérialise sous des formes qui sont celles que l'on perçoit au moment où l'on veut se les représenter, avant qu'elles ne nous échappent, et ces formes-là ne sont rien d'autre qu'une fiction subjective.Favreau : Il y a ça, mais d'autre part il y a le fait que si nous on existe en tant qu'habitants d'une planète, il n'y a aucune raison pour qu'il n'y en ait pas d'autres entités sur d'autres planètes ou ailleurs.et qu'elles communiquent avec nous ! Giguère : Ce sont d'autres niveaux de communication.i Favreau : Il faut faire la part des projections subjectives, et la part des phénomènes "réels".McDuff : C'est pour ça que dans les témoignages rassemblés au sujet des ovnis, il y a beaucoup de projections subjectives, il faut faire des vérifications très précises.De Laët : Il y a les deux approches, l'approche déterministe, et l'approche probabiliste.L'approche déterministe, on n'a qu'à relire les Véda, la Baghavad Gita, tout ça, et on en voit des trucs, qu'est-ce que ces gens-là venaient foutre avec des unités de temps qui étaient des millions d'années ?Quand on relit ça et qu'on fait du "reverse stretch", dans le temps, on se rend compte que ces gens, ils devaient refléter un instinct collectif, une intuition collective, par leurs mots, leurs propos, leur logos, qui devait tout de même avoir des racines, un maternage quelque part.Giguère : Ca pouvait très bien être par une communication dffecte au niveau spirituel, au niveau de l'esprit.De Laët : Oui, mais le divin, il s'en fout des unités de temps de millions d'années ou non, je pense pas que ça intervienne dans la mécanique céleste.Devil : Tout ce que tu disais tout-à-l'heure à propos de cette absence de dualité.c'est vrai que c'est complète- ment stupide d'imaginer une guerre cosmique, mais il y a une seule chose qui peut nous faire peur, à nous, en tant qu'êtres humains, parce que nous avons à défendre notre espèce, c'est lorsque la relation avec les éventuels extra-terrestres remet en question notre humanité, notre existence.De Laët : Oui, mais quand on parle d'extra-terrestres, on pourrait parler d'une méta-race, qui elle aussi est une matérialisation d'un cosmique quelconque, et qui plante un jardin comme nous on plante des légumes, ou, on fait sortir des virus de morceaux de cristaux et vice-versa, on chipote quoi, et eux ils chipotent avec nous, ils essaient, et un moment donné ils disent "non, ça pousse pas ici ces machins-là,, c'est de la mauvaise herbe, là on a oublié la variété, on a remis la planète terre au genre humain uniquement, on a perdu la notion d'écologie cosmique, nettoyez-moi tout ça, on recommence." Alors l'humanité de l'Homme, hein, le fait qu'il incarne le logos, très bien, même si les plantes sentent, ou pensent, ou ceci ou ça, balayons cette mauvaise herbe.On risque d'y passer aussi, mais on y passera assez vite.une fraction de 1 pour cent risquerait peut-être d'avoir fait assez de stoias initiatiques pour être déménagés ailleurs.McDuff : Mais tout de même, depuis dix ans, il y a une recrudescence de tous ces phénomènes, de simples observations à.De Laët : Oui, mais attention, si vous regardez l'Apoca- 20 mainmise no 68 ô
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