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Titre :
Mainmise
Réponse québécoise à l'underground californien qui exerçait alors un puissant magnétisme culturel sur la jeunesse rebelle du monde entier, Mainmise a été le principal et le plus durable des porte-étendards de la culture hippie au Québec. [...]

Mainmise est une revue bimestrielle, puis mensuelle, publiée à Montréal de 1970 à 1978. Parmi les principaux porte-étendards québécois de la culture hippie d'influence américaine, la revue offre une incursion dans le mode de vie et les aspirations de la jeunesse séduite par le rock, la poésie et les plaisirs sensuels et psychédéliques véhiculés par la contre-culture des années 1960 et 1970.

La première équipe est constituée de Jean Basile Bezroudnoff, journaliste culturel au Devoir et hippie notoire, Georges Khal, animateur radio à CKGM, Kenneth Chalk, professeur à l'université Sir George Williams, Linda Gaboriau, animatrice radio à CKGM, Christian Allègre et Denis Vanier. Se joindront à eux, au cours des années, Michel Bélair, Liliane Lemaître-Auger, Rolland Vallée, Guy Latulipe, Daniel Vincent, Merrily Paskal, Gérard Lambert, Michel Bogos, Paul Chamberland, Raôul Duguay et Claude Péloquin.

Comme membre associé de l'Underground Press Syndicate, Mainmise a, pour une modique contribution annuelle, accès à une banque de textes et d'images produite par un réseau de publications contre-culturelles principalement américaines. Plusieurs des textes sont traduits en français; c'est le cas surtout d'articles thématiques et spécialisés. Les éditoriaux, chroniques et textes de création sont en grande partie des créations originales.

Le mouvement de la contre-culture auquel s'alimente Mainmise est diffusé à partir des États-Unis, et est relayé ailleurs dans le monde, particulièrement en Europe. Il s'attaque aux institutions établies qui, selon ses adeptes, transmettent la tradition et le conformisme : école, famille, Église et système politique. La subversion sociale prendrait les chemins épars de la transformation de la conscience individuelle, de la spiritualité et des religions orientales, du rejet de la recherche d'intérêts pécuniaires, ainsi que de la lutte au contrôle de l'information, le tout facilité par une expérimentation de plaisirs sensoriels artificiels.

La drogue, la libération sexuelle, le féminisme, l'écologie, l'école alternative, la musique rock, le syndicalisme et l'autogestion sont les principaux sujets qui alimentent les pages de Mainmise, alors que l'utopie et la pensée magique en colorent l'approche.

D'abord présentée en format poche, la revue adopte en 1973 la forme du magazine, puis celle du tabloïd à partir de l'automne 1975. Ces changements entraînés par des considérations financières et de mise en marché, ainsi que des tentatives de distribution sur le marché européen, ne permettront pas à Mainmise de surmonter ses difficultés budgétaires récurrentes, mais la revue survit tout de même jusqu'en 1978. Cette même année, la revue Le Temps fou viendra combler le vide laissé par la défunte Mainmise.

Après avoir oscillé autour de 8000 exemplaires pendant les premières années de vie de la revue, le tirage de Mainmise aurait atteint son apogée à l'automne 1973 avec 23 000 ou 26 000 exemplaires.

MOORE, Marie-France, « Mainmise, version québécoise de la contre-culture », Recherches sociographiques, vol. 14, no

WARREN, Jean Philippe, « Fondation et production de la revue Mainmise (1970-1978) », Mémoires du livre / Studies in Book Culture, vol. 4, no

Éditeur :
  • Montréal :Payette et Payette,1970-1978
Contenu spécifique :
juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Références

Mainmise, 1978, Collections de BAnQ.

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PER M Miff* Castaneda: ça parle au sorcier où est passé l'enfant f Kiiblcr Ross: ta mort l'existé pas JoséeYvon La fille commando-bandée jeûner pour renaître n77/$l LA GRANDE PASSE PRESENTE mai juin ¦ + I; « CHATOUILLE, CHOCOLAT et BEZOM L'ORCHESTRE de CHAMBRE ST-PATRICK 5-6 - Le "SHOW d'OUVERTURE" 7 - GILLES GARANT 10 - SYLVIE LA MONO n -12 - 13 LA BARDASSE GUEULE de LOUP WHITE RIVER BLUE GRASS REYNALD BOUCHARD LA GRAND VISITE 23-2,4- BOLDUC, ROUSSEL 4 JOUBERT 26 27- NE BU 28 - QUEBREI2H 30-31-r L'ENGOULEVENT 14 18 19 10 21 2 - 3 ¦ 4 8*9.10 14 16-17 L'ORCHESTRE SYMpATHIQjE TIAWANAKU TROTBO le MAGNIFIQUE CONVENTUM + BERNARD BUISSON LA GRAND VISITE L'EMMIEUX pis des "jams''! JEAN-LUC de retour pour trois soirées exceptionnelles A Montréal Jeudi 13 juillet à 20h30 et 22h30 Théâtre St-Denis Billets en vente à A&A, Discomanie, l'Alternatif et au théâtre St-Denis A Québec Vendredi le 14 juillet à 20h et 22h30 Palais Montcalm > Billets en vente à musique d'Auteuil- rue St-Jean, Boutique du disque- Place Laurier, Disques Lemieux-Centre jadis.A Trois-Rivières Samedi 15 juillet à 21 h., festival en plein air Stade municipal de Trois-Rivières (colisée en cas de pluie) Billets en vente à l'Orphéon Une production d'A lain Simard et A ndré Ménard Mainmise 77 Secrétariat : 527-1332 4355 de Lanaudière, Montréal Rédaction en chef Paule L ebrun avec la collaboration, précieuse de Michel S t-Germain A l'imagerie et au montage Jean-François Couture, Anne Morin, Suzanne Ledoux, Sophie Voit-l'Eau, Lynda Bergeron Pierre-François Tassé et Crépô Claude PuffPuff Les chroniqueurs réguliers et pas payés Agnès, Marlyse, Christian Allègre, Claude Beausoleil, Bruno Dostie, Ginette Paris, Josée Y von, Denis Vanier et Una Savoie Photographes Crépô, Franc/nette Marsolais, Marie Chicoine, François Roberge, Odette Laçasse, Suzanne Bergeron et Jean-Claude Bélanger.Dessins Anne Morin, Suzanne Ledoux et Sophie Voit-l'Eau Ray monde Aubin Secrétariat Anne Morin, Claude Crevier et Jean Guernon Publicité Bernard Paquette Distribution Philippe Beauchamps Composition Daniel Lepage de Composition Solidaire enr.Photogravure Baloune Le Rézo Coordinateur : Maurice Roy Correspondants Planète : Michel St-Germain Montréal .Pierre Crépô, Michel St-Germain, Roger Marchand, Claire Moris-sette, Luc-André Mandeville ët Denis Vanier Québec : Denis Lebrun Sherbrooke : Pierre Grenier Aima : Claude Bond Sept-IIes : Louis Garneau Trois-Rivières Dédée I.aterreur Rouyn : Michel Déforme St-Germain de Kamouraska : ° aux Iles: Arthur M iousse ^éo Bouchard Rimouski : Vic Talbot, Pierre l.anglois Carleton : Pierre Landry ¦ Ont collaboré ce mois-ci : Lynda Bergeron, Claude Bellemare, Jean Guernon, Serge-A Lebel, Christian Allègre, Marlyse, Suzanne Loiselle, Josée de la Grave, Bruno Dostie.Merci à '.Jean Guernon pour le système de son, les commissions et le lavage de vitre, Claude Crevier qui tient si bien la maison, Diane Cado pour la job de pupitre.Chantai Gilbert pour avoir minutieusement enlevé les traces de pneus sur les montages Dépôt légal, 1er trimestre 1978 Courrier de deuxième classe No : 2511 Mainmise-Rézo se vend S 1.00 l'exemplaire Imprimé au Kébek Mainmise-Rézo est publié mensuellement par les Editions Mainmise Inc.C.P.235 Station G Montréal et distribué par les Messageries Dynamiques, 775 boul Lebcau, Ville St-Laurent (514) 332-0680.Le syndicat de la musique du Québec - La Grande Passe en quarantaine - Le bruit d'un lac qui cale - Congrès de fondation de l'apetac - La Mère Michel n'a pas perdu son chat mais a pogné 18 mois.15 Les potins planétaires par Michel St-Germain 17 Les trottoirs sont pas assez larges une entrevue avec Josée Yvon, poète, par Denise Boucher, poète itou.19 Yé-tu mort l'Enfant fort ?portrait de famille par eux-mêmes, d'une "enfanfare" née il y a quelques années déjà dans la ruelle Chateaubriand, Montréal.Textes en entrevues : Claude LaRoche, Michel St-Germain et Crépô 27 Le reste du réel "// y a des mondes et des mondes." dit Don Juan à Castaneda ; le réel nous voit et se marre bien du peu que nous voyons de lui, disent Paule Lebrun et Michel St-Germain à qui nous devons ce collage.28 C'EST BEAU LA MORT une entrevue avec Elisabeth Ktibler-Ross Où en sont les scientifiques américains sur la question de la mort ?30 CA PARLE AU SORCIER une entrevue de Castaneda par Sam Keen 34 Ecouter Nous avons appris à parler, mais, si ce n 'était pas l'essentiel.un texte sur le non-dit, le non-verbal, son importance.36 La réalité de la réalité ou la vraie réalité voudrait-elle se lever s'il-vous-plaù ! Michel St-Germain et le livre de Paul Watzlavick.38 Jeûner pour renaître quand et comment faut-il jeûner et qu 'est-ce qui se passe.Et des extraits d'un journal de jeûne de Ginette Paris 40 Le troisième Oeil se vend bien le Salon international des religions et philosophies et John Lilly ont inspiré Cabana 42 Les planètes trans-saturniennes et les rêves une clé d'interprétation par Marlyse 43 Voies de femmes et voix de chanteuses Louise Forestier, Marie-Claire Séguin et Fabienne Thibeault par Bruno Dostje 44 V'en a qui appellent ça des livres Christian Allègre, Denis Vanier et Josée Yvon 47 Abonnez-vous ! Abonnez-vous ! Un choix de 8 disques ! Pour $10.00, 5 76 pages de mainmiseries-rézoistes, plus un disque.C'est un record ! Pour $18.00, 1,152 pages de trucs aussi bizarres et 2 disques.Et pour, garder Mainmise-Rézo en vie ! Chu/mot omfr -edfafcft£>.Mainmise 77 Je quitte Mainmise ce mois-ci.Comme je ne suis pas la seule à partir, j'ai le goût de dire pourquoi et d'énoncer quelques intuitions concernant le projet.Le manque de fric et par conséquent de personnes-ressources qui connaissent la job, la centralisation des opérations, l'absence de structures, le temps insuffisant pour la préparation de chaque numéro, tout ça, naturellement, n'aide pas la réalisation d'un journal.Mais, pour ma part, je quitte Mainmise essentiellement parce que je ne sens pas de lien organique entre les membres du groupe.L'intérêt du projet initial de Mainmise tenait en partie dans le fait de concilier une production journalistique intéressante avec une démarche collective "tiounée" sur le coeur et le plaisir d'être ensemble.L'un sans l'autre n'a aucun sens pour moi.A Mainmise, depuis six mois, une bonne partie de l'équipe s'épuise en luttes de territoires à travers deux deadlines.Des neuf personnes qui constituaient le noyau de départ du nouveau Rézo en novembre dernier, il n'en reste plus que trois.La plupart sont partis en conflit ou à cause de la lourdeur provoquée par la situation de conflit.Il me semble important que ceux qui restent, de même que les nouvelles énergies qui arrivent au journal, prennent le temps de s'interroger sur le processus du goupe depuis ses débuts et soient soucieux d'aller voir ce que chacun y a vécu, ne serait-ce que pour ne pas refaire les mêmes gaffes.Les informations de ce genre sont actuellement encore rares et très précieuses pour toutes les entreprises, gangs, ou communautés en recherche d'autonomie.Ce qu'on voit chez nous est un reflet de ce qui se vit un peu partout.Relisez l'article très à point de Ginette Paris, le mois dernier.On en arrive à une croisée des chemins — d'une part le bordel émotif où l'on ne fout plus rien, de l'autre la petite entreprise straight et productive.Mon expérience à Mainmise me donne la conviction que tout groupe en voie d'autonomie dans un contexte autoritaire (qui définit tout un comportement) passe inévitablement par une période de désintégration, puis (s'il n'en meurt pas) de réintégration, semblable au cheminement d'un individu engagé dans un changement thérapeutique.A la lumière de tout ça, il apparaît encore plus essentiel que Mainmise-rézo ne lâche pas le filon dégagé par l'équipe d'automne.A l'époque, la grande originalité du projet tenait dans cette tentative de synthèse à l'intérieur de notre démarche, entre le politique et ce qui faute d'autre mot on appelle le magique.La magie dans nos vies étant en l'occurence tout le domaine de la vibration, le 60 °/o de non-verbal qui entre dans toute communication humaine, la structure émotionnelle collective qui détermine en profondeur toute forme ultérieure d'organisation matérielle, etc.Pour moi, cette mise au foyer sur cette zone de réel que toutes les révolutions ont occultée reste un objectif politique majeur pour toute entreprise alternative.Je vous dirai aussi (parce qu'on est dans un petit canard intime) que malgré que mon choix soit clair et en harmonie avec moi, je suis par moments submergée de tristesse du fait de quitter Mainmise.Ceci dit, je veux qu'on comprenne bien : ce requiem est celui d'une équipe et d'un projet initial et non celui de Mainmise-Rézo, qui est actuellement en expansion, a enfin un support financier en vue, et du nouveau monde qui arrive enthousiastes et compétents# Paule Lebrun rédactrice en chef Outre le départ de Paule, on tient à souligner le départ de Anne-Marie Guerineau, photographe et de Dominique Duffault, co-graphiste, tous deux de Québec, qui ont accompli de la grosse job, avec nous pendant 4 mois.i Mainmise 11m LETTRES& MESSAGES Bonjour, bonnes gens de mainmise.Milan, le 1er mars.Salut à vous! .Merci aux filles qui ont fait les articles sur la sexualité.Une porte ouverte sur le grand Tout.Ce serait l'fun de poursuivre ça, et aussi de voir comment on peut déboucher sur des nouveaux modes de contraception.Si on ne veut pas se retrouver avec des marmailles incroyables comme le fruit de nos fusions.Ah! si on pouvait oublier pilules-stérilet-diaphragmes-etc- et demander à la lune de nous régler ça.Ou même à se reproduire juste au moment où on veut des petits.J'ai entendu parler de peuples évolués de Polynésie qui y sont arrivés.En attendant, j'offre un abonnement à ma soeur pour ses 40 ans.Elle ne vous connaft pas mais va sûrement vous aimer.Salut I.F.TERRES A VENDRE, 24 et 44 acres, $60.l'acre, AUCUN BATIMENT BAS DU FLEUVE RENSEIGNEMENTS A LAVAL: 661-3167! Dodge-Van-Camper 71-6 cycl-automatique.Moteur refait à neuf.Tout équipé pour le camping (poêle, frigidaire etc) Robert Vadeboncoeur 662-rang de la Montagne Mont St-Grégoire 1-346-3316 VIVRE A LA CAMPAGNE A L'ANNEE."On aurait un atelier pour faire de la sculpture." On est deux écrivains avec trois enfants qui se cherchent une maison de campagne où écrire et faire des chansons à l'année longue.On préférerait louer (ou acheter si c'est vraiment pas cher) et à moins de 70 milles de Montréal.' Si vous êtes au courant d'une telle occasion, pourriez-vous nous écrire un mot pour nous décrire l'aubaine tant cherchée.On est prêtes à déménager tout de suite, même que si vous êtes prêt(e) à échanger votre refuge rustique contre un 5 pièces à $60.au Carré Saint-Louis, ça nous ferait plaisir.Marie & Thérèse CP.14, Station G Montréal H2W 2W9 Nous aimerions moi et ma femme, vous dire un gros bonjour et vous remercier d'exister.Nous autres présentement, on travaille à Toronto mais heureusement il nous reste seulement un an de travail.Après cela, nous aurons l'argent nécessaire à s'acheter une terre au Québec, notre pays.Alors pour nous aider à toffer, on voudrait s'abonner pour un an.On aime la tournure de Mainmise présentement.C'est beaucoup plus réel, ça touche probablement plus de monde.Vous êtes moins flyés que vous étiez avant.Un gros Bye Bye.On vous aime gen Salut le monde! J'ai découvert l'année passée, quand j'ai été au B.C.un extracteur à jus manuel.C'est fait comme un moulin à viande, c'est en fer ou un métal qui lui ressemble.Ca coûte $50.je crois.Savez-vous où je pourrais m'en procurer un.Salut amis! Diane Régimbald 49 rue pricipale St-Simon de Rimouski G0L 4C0 $$$$$$$$$$$$$ Salut! Si quelque personnage que ce soit veut être "maniaque" de la bicyclette -Et qu'il est assez fou pour vouloir faire le tour de la Côte Nord cet été en 10 vitesses.Alors adresse-le à un promeneur peu pressé pour voir les vraies beautés québécoises.Bruno Beaulieu St-Eusèbe Cte.Témiscouata.Salut à chacun, Un humain-terrien, dont la conscience croissante a atteint un point de non-retour, cherche une commune rurale (à tendance autarcique/interdépendante du rézo) pour VIVRE.Si quelqu'un de plus était le bienvenu pour vivre par chez-vous, communiquez avec Jean-François Touchette, 774 Antoine Brodeur, Bouche rville, Kébec l-514-655-8883 Bonjours à tous.Ayant décidé de travailler à plein temps à Montréal, nous avons donc notre FERME A VENDRE, en Bauce, comprenant : 100 arpents (dont 80 o/o boisé, le reste en prairie).Maison (18 par 25) grange, garage, tout en excellent état.La terre n'a pas eu d'engrais chimique depuis au moins 6 ans, (peut-être jamais) $20,000.Demander Cla ude ou Francine 843-4420 270-8617 Salut cher Mainmise.Cet été, le lendemain de la Saint-Jean, on (jusqu'ici les chevaux pi moé) part pour le sud.D'abord la traverse St-Siméon, Rivière du Loup, puis les appalaches, jusqu'à la Nouvelle-Orléans, et plus à l'ouest, les Andes jusqu'au sud du sud, si c'est possible, si ça adonne."Embarque on ira pas vite" Pour qui aime la vie simple, si tu as quelques sous, pas trop, pas gros.Jean Rang St -Antoine Village St-Irénée (dans Charlevoix) Bonjour Maurice! Bravo pour cette pathétique, véridique et intelligante mise au point! Et dans tout ça, ni colère, ni violence, ni orgueil, mais juste la vérité flambant nue.Sûr que ceux qui ont du coeur auront compris là.Je vous sens vous garrocher pour le garder c'te beau journal et je sais que tout l'amour qu'on vous témoigne va bientôt se concrétiser de partout.Plusse de monde va vouloir s'impliquer.Moi chu juste une vieille bonne femme maganée pi écrianchée mais j'vous cherche un camelot pour le cégep.Bon lâchez pas! mais lâchez pas non plus les rappels à l'aide! Mes fils Alain pi Toby ( 18 et 15 ans) vous lisent et vous aiment itou.Fraternels gros becs à tous.Louiselle.il.il.il.il iti iti ill ill lilt «9» iJj* Jfa iJf* «y *¥* "T* *T* *V *V* *T* *V* Saluts à tous les mutants rézo-lus J'habite une petite ferme que j'aimerais partager avec quelques personnes qui aiment la nature, les animaux, la vie simple et calme.Une petite commune où chacun peut s'épanouir de façon autonome à travers l'échange et la coopération.Si tu partages ce rêve, écris-moi! Daniel Bouchard R.R.2, Courcelles Co.Beauce-Sud Québec.Allô vous autres qui voulez du monde pour partager! Nous sommes quatre (2 adultes, 2 enfants, 5 et 12 ans).Nous cherchons un coin de terre où nous viverions avec d'autres déjà installés.Avons vécu quelques années en groupe.Dans les Laurentides, au nord de Montréal si possible, mais irions ailleurs.Avons deux ruches, une jument, une chèvre, deux chevreaux et beaucoup de matériel accumulé au cours des ans.Sommes intéressés à nous intégrer à un groupe plutôt axé sur l'écologie, (culture jardinière (serres) artisanat, poterie, rénovation de meubles etc.) P.S.Eric et Eisa trouvent important qu'il y ait d'autres enfants pour tripper avec eux.Nous aussi.Marcel Desjardins, Hélène Baumier 121 Lépine Mont-Rolland Comté Prévost, Kébec.Cher Mainmisiens, salut ! En lisant le message de Steve Gildersleeve, j'ai eu le goût de leur envoyer un bon gâteau ou quelque chose comme ça par la poste ! (je crois bien que je le ferai).J'irais bien les aider sur place.mais avec bébé à allaiter, ça mobilise sa femme ! J'apprécie en tout cas ce qu'ils font et j'aimerais bien le leur dire.Ah oui ! si quelqu'un pouvait m'éclairer sur la question des vaccins, je serais contente ; j'ai deux enfants en âge d'avoir des injections et je me demande si Oui ou Non c'est une bonne chose ; je suis un peu pognée par cette question.Je demande de l'aide car je veux savoir pourquoi au juste je poserais ce geste ; donc j'attends un message.Bon salut bien et vive la vie anarchique.Ginette Paiement R.R.no 3 Bromont.MAISON A VENDRE à St-Jean-Port-Joli, Excellent état, pièce sur pièce, chauffage électrique et poêle à bois, hangar, un arpent de terre, jardin, vue sur le fleuve.Pour vente rapide et acheteur sérieux.Seulement $16,000.léger comptant de $3,000.Tel.514-521 -1076 ou 418-598-3409 Bernard.—#— -M— —M— -M— —*— —»-aiTffc mTrt irJr» «iBr» rMr» «iFr» WTTT W W W W Cherchez-vous un(e) des compa-gnons(agnes).pour voyager en vélo.Présentement, deux personnes prennent en note vos noms, itinéraires, destinations, dates et durée des voyages, pour faciliter la formation des groupes.Si ça vous intéresse : Renée 273 4005 Réjean 351-6514 Fédération québécoise de cyclotourisme 1415 Jarry est Montréal H2F 2Z7 Mainmise 77 5 TTRES& ESSAGES Salut! Je reviens d'un voyage au Mexique et puis j'ai oui' dire par là-bas à propos d'une vieille dame qui vit près d'un quelqu'onque village et qui se nomme MARIA SABENNA.Y paraîtrait que c'est une sorcière et qu'elle fait, à part la soupe aux lézards et la pâtée de chauves-souris de pleine lune, l'initiation des gens sur certaine drogue genre champignons ou peyolt.Je serais vivement intéressé à ce sujet.Si par un n'heureux hasard vous avec quek'chose.!.Voulez-vous, les amis, m'informer de.Denis Desjardins 3705 Drolet Montréal 272-2762 843-8209 ipipipipipipipipipipipipip J'offre un abonnement à ma soeur qui travaille au centre culturel canadien à Paris.Je crois que c'est un excellent moyen pour elle de rester en contact avec la réalité québécoise qu'on se tue à déformer dans la plupart des journaux.De Waterloo P.Q.Marie Doucet Invitation à toute la parenté mainmisienne.Salut ô filles et fils du soleil! Venez donc fêter le 24 juin avec nous.Nous organisons une gentille fête dans un fond de campagne.Le site est superbe, les places de camping nombreuses et gratuites.(Et on ne vous chassera pas le lendemain) Il y aura des musiciens toute la journée.On vous attend.C'est à 20 milles de Mont-Laurier, 160 de Montréal.Serge Olivier La Porte Rang 2 Gravel Mont St-Michel JOW 1P0 P.S.Nous manquons toujours de Mainmise aux tabagies de Mont-Laurier Alio Alio le monde On a claironné un peut vite, le mois dernier, l'augmentation vertigineuse des ventes aux kiosques, qui ont atteint un record inégalé depuis 18 mois avec le rapport Hite (un goût d'extase).On a fait imprimer 18,000 copies de ce numéro '74 ; il s'en est vendu 7,500 dans les kiosques.Environ 1,200 copies sont allées à nos abonnés, et nous en avons vendu à peu près 800 à travers notre résau parallèle de points de vente et de camelots.Ca donne une vente totale de 9,500 exemplaires.Selon les estimations que nous avons faites, à partir des données connues sur le marché de l'édition, et des nombreuses informations que nous avons reçues depuis longtemps, nous savons que le taux de lecture de Mainmise dépasse les 5 personnes par copie.Cette estimation est conservatrice.Nous avons donc rejoint 50,000 personnes avec ce numéro.C'est la plus importante gratification que nous ayons eue depuis qu'on est là, chacun de nous.Mais la vente du 75, le mystico-pété, a été catastrophique.Il s'en est vendu 1,760 copies aux kiosques, selon le rapport de notre distributeur.Si on ajoute à ce nombre les 50 copies du Nouveau Samedi, qu'on a retrouvées dans les paquest d"'invendus" qui nous sont revenues des kiosques, et les 300 ou 400 copies du 76 (embarque on ira pas vite), qui auraient normalement du être en kiosque, donc n'ont jamais été distribuées, ça fait un total d'un peu plus de 4,000 copies vendues.Il est moins question ici de gratification que de comptes à payer.Comme la vente aux kiosques (4,500 copies en moyenne depuis un an) couvre habituellement le coût d'impression, $2, 660.00, nous nous retrouvons avec un déficit de $1,800.chez l'imprimeur, à qui nous devons déjà quelque chose comme $8,000.Vous me suivez ?Ca veut dire que pour imprimer le numéro que vous avez entre les mains, l'imprimeur a exigé $1,800.minimum de cash.En plus d'une cession de créance équivalant à une saisie de ce même numéro avant même qu'il soit imprimé.Les bonne nouvelles maintenant, nous avons décidé de ne pas signer la cession de créance à l'imprimeur.Nous avons décidé de lui payer cash le coût d'impression du présent numéro, $2,667.00, parce qu'il est rentré 280 abonnements au mois d'avril, alors qu'il en est rentré 109 en mars, 62 en février, 103 en janvier et 69 en décembre.Il est donc rentré $2,800.en abonnement au lieu de $800 en moyenne.Ce qui nous a mis au monde financièrement.Et nous permet de payer l'imprimeur "cash su'a table".C'est le résultat du projet Mainmise-Rézo, .et de l'abon-nement-cadeau avec des disques (le monde est sensible aux petites choses).Merci Lorraine Cordeau de CBS Records ! On s'excuse pour les prétendues 20,000 copies vendues.On a fait comme tout le monde.On a menti aux commanditaires sur la quantité réelle de copies vendues.J'ai travaillé à Québec-Presse, de '69 à '71, et on mentait sur la quantité de copies vendues.Comme tout le monde.On disait 45,000 .Il s'en vendait 20,000 dans les bonnes périodes ! C'est une nécessité de mentir quand ondépend de la publicité.C'est pas le cas pour nous actuellement.On touche plus ou moins $1,000.par mois de la publicité, $1,000 de subvention du Conseil des Arts du Canada (on l'a pas mentionné souvent).Et plus de $2,500 en abonnements depuis cette histoire d'abonnement cadeau.L'oxygène vient donc des abonnés.C'est justice qu'on leur donne la mesure réelle de ce médium.Quant aux annonceurs, j'ai comme l'impression qu'ils ne vont pas être estomaqués.J'espère que ça ne va pas couper les ailes au grand Gernard, (Bernard Paquet-te), qui s'occupe maintenant de la publicité.S'en occupe vraiment ! A vendu une moitié de page à la Grande Passe ce mois-ci , contre $100 et 100 bières.C'est une bonne passe.C'est là qu'on a envie d'aller.le troc Echanger un abonnement contre un disque, un livre, un repas (on le fait déjà avec Vent d'ESt et la Becquée à Montréal).Chaque abonnement que nous arrivons à échanger nous libère d'autant de la dépendance du distributeur.Avec les entrées des derniers jours, on dépasse le cap des 1,500 abonnés.Quant au rézo parallèle de camelots et de points de vente dans les régions, ça approche également les 1,500 copies pour le 76.On vous signale que la proposition de publicité-rézo (35 copies du MM-rézo payées $1.00 la copie) contre un espace publicitaire de 2 et quelque pouces tient toujours.C'est ainsi que le nombre de points de distribution-contact s'est enrichi ce mois-ci du Mouton Noir (Baie St-Paul), du restaurant La Turlutte (St-Michel de Bellechasse) et du café l'Indépendant (Carleton), Anne Morin signale que si les dessins que nous recevons étaient faits à l'encre de chine (ou simplement au stylo noir foncé sur fond blanc), ça nous ferait une banque d'illustratfons intéressante.Un mot au sujet du concert bénéfice Mainmise-Rézo.Avec Peter Hammil du groupe Van der Graff au cinéma Outremont, le 9 juin, et au Cartier le 10 juin.S'il y a salle comble, comme ça nous semble devoir être le cas, nous toucherons $1,200, le tiers des revenus nets.Pour terminer sur la question du fric, un gros "marci-ben" aux gars du Robutel, à Montréal, et de l'Ostrada-mus, à Québec, qui ont payé le coût de production de la page de spectacle ($200).On en a parlé aux gars du Café Campus pour le mois prochain ; ils ont pas dit non,.S'il fallait ajouter un dernier marci, ce serait pour Diane Cadoret (Cado) qui a fait le travail de pupitre, revisé tous les textes.Noté toutes les corrections.On avait pas l'habitude.et bonjour chez-vous • maurice roy Ministère des Affaires culturelles Direction générale des arts et des lettres Livrez vous à la lecture.pes- lï\/res* QUÉBÉCOIS" CouAW»«ATtC* w*oH *4 See-?e6& Mainmise 77 rezo Le syndicat de la musique du Québec Le groupe Beau Dommage est "barré" dans les grandes salles de spectacles et à la télévision partout en Amérique du Nord.Au Québec aussi.Parce qu'il a osé adhérer au premier syndicat québécois de musiciens.La naissance du Syndicat de la Musique du Québec (SMQ) marque l'aboutissement d'un long cheminement critique pour ceux qui ont appris à jouer sur les accords de "twist and shout".Pour l'instant, le SMC devra prendre sa place à côté — tout contre — de l'American Federation of Musicians, une sorte d'internationale de la "protection" soutenue par le "music business".Bruno Dostie nous explique comment les gens du SMQ entendent procéder.Les priorités du Syndicat de la musique du Québec (SMQ) sont le recrutement et l'Organisation.Le syndicat s'est déjà attaqué à la négociation dé ses premières ententes avec son interlocuteur le plus sympathique jusqu'ici, le gouvernement du Québec.D'abord on a demandé des conventions pour les nombreux festivals de l'été qui vient.Ensuite, pour les grandes salles publiques comme le Grand Théâtre de Québec et la Place des Arts."Il s'agit, explique André Duchesne, président du syndicat et musicien-membre de Con-ventum, de forcer la Guilde des musiciens à admettre notre présence".Sans doute aussi d'obtenir du gouvernement plus qu'un appui de principe.La conjoncture, de toutes façons, ne saurait être meilleure.On sait que le futur livre Blanc de la culture réitère cet appui et mentionne la possibilité d'aider, par législation, la création de syndicats indépendants d'artistes québécois.Tout à fait dans ce sens, le SMQ s'oppose au monopole d'une Guilde qui n'est, et qui ne s'est toujours comporté, qu'en succursale de l'American Federation of Musician.C'est le 28 mars dernier que s'est fondé à la salle du Plateau à Montréal, ce syndicat qui a adhéré à la Fédération nationale des communications (CSN).restaurant français LEBEIX3NDODU 862 marie anne est.tél.5211450 C'était l'aboutissement du travail entrepris par le Mouvement des travailleurs et travailleuses de la musique du Québec, fondé le 17 octobre dernier.Lui-même était le résultat de l'action d'un comité provisoire : une quinzaine de musiciens qui s'étaient réunis pour la première fois le 28 mai 1977.Ouf! ça fait presque un an ! L'originalité du SMQ est de regrouper tous les travailleurs de la musique chansonniers, techniciens du son et de l'éclairage, "roadies" (travail manuel), en plus des musiciens eux-mêmes, 4,000 personnes au Québec.Autre chose, le SMQ se veut un syndicat combatif ; c'est d'ailleurs la principale raison de sa fondation.A la Guilde, on reproche d'être un syndicat d'affaire, de défendre ses membres les mieux nantis en oubliant ceux qui sont en chômage, d'être indifférent à la relève.bref, de n'être qu'une courroie de transmission de l'impérialisme culturel.Pour sa part, le SMQ veut être présent dans la société québécoise.Pas juste d'être bon pour négocier des conventions collectives.A ce jour, le SMQ compte 350 membres, "surtout ceux qui n'avaient rien à perdre".Une exception cependant, "Beau dommage", impliqué depuis le début, et.boycotté par la Guilde.Ils ne passent plus à la télévision, n'ont plus accès aux grandes salles.Pour André Duchesne, président du SMQ.rendre l'adhésion des musiciens en place moins ruinante, on a l'intention de mettre au point ' des tactiques qui assureront une défense collective et éviteront les représailles personnelles.Le congrès d'orientation prévu pour la fin mai, sera vraisemblablement reporté à l'automne et remplacé en juin par une réunion à huis clos, pour les problèmes les plus pratiques.On verra aussi à l'organisation des sections régionales.Elles sont déjà en place à Québec, à Hull et au Saguenay.En voie de l'être dans l'Est du Québec et en Abitibi.Pour Montréal, la réunion de fondation de la section régionale se tiendra le 23 mai à la Palestre nationale (Pavillon Latourelle de l'UQAM, rue Cherrier).C'est pour19h30.Bruno Dostie LA BECQUEE Restaurant végétarien 4282,rue de Lanaudièrc Montréal 521-6283 If"* plioto: Anne-Marie Guérineau La manif a eu lieu à Québec, il y a trois semaines.Même si l'événement est passé on en parle, parce que cette lutte-là, c'est important ! Aussi, parce qu'il y a 3 ans, la même lutte monopolisait 20 personnes, et que cette année, on était 1,000.Avec les enfants, les balounes, les bicycles, les hommes et le soleil, ça avait l'air d'une fête.LA VELORUTION DANS LE METRO 10 mai, mercredi, invasion par les cyclistes du métro, la campagne du Monde à Bicyclette est ouverte.Elle commence par une revendication nette et simple : l'accès pour les cyclistes à la ligne Berri-Longueil du métro, seule façon sécuritaire de franchir le fleuve, pratique déjà éprouvée à New-York, Philadelphie, SanFrancisco, Londres, Toronto et ailleurs.Requête de bon sens, objection intelligente possible, ralliant la grande majorité de l'opinion des cyclistes, des usagers du métro, des citadins en général.Forts de l'expérience de l'année dernière, les organisateurs usent d'une stratégie qui cette fois, permet à environ 250 cyclistes de tenir une joyeuse réunion au plus profond de la station Berri, la plupart en pos-ssesion de leur véhicule.sans heurt ni accrochage.Les policiers sont pourtant en nombre.Leur présence provoque un incident déterminant dans cette lutte : l'arrestation de 2 cyclistes "ayant troublé la paix publique", et d'un pho- tographe-cycliste "ayant refusé d'obéir aux directives" aussi explicites qu'un "Hey ! Toé là !" de policier raffiné.La comparution des 3 cyclistes promoteurs de l'action vélo-métro deviendra donc, le 29 mai, 10:00 AM, l'événement d'ouverture de la semaine précédant le grand défilé de la Journée internationale des cyclistes, le samedi 3 juin suivant.Ce sera alors le moment par excellence pour dévoiler le Réseau de Véloroute du M.A.B.et inciter les dirigeants municipaux, candidats à la mairie aux élections prochaines, à faire profiter Montréal des $500,000 offerts par le Ministère du Transport, M.Lucien Lessard pour l'aménagement de pistes cyclables urbaines.Le Monde à Bicyclette 527-0218 Mainmise 77 rezo ^sfSsH Bra photo/Claudine Dupont LES MAI SONS.DE SUCRE | DES ECOLES DE VIE Montréal - Les artisans de la première génération d'écoles libres au Québec se sont rencontrés pour la première fois, le 22 avril dernier à Montréal, suite à une invitation faite par le MEPA (Mouvement pour l'Ecole Publique Autonome).Cette rencontre en a été une de prise de contact et de déblaya-ge de concepts, qui a permis entre autres d'identifier deux tendances, deux approches de l'école libre ; l'une admettant de fonctionner avec les subventions gouvernementales à l'intérieur des structures des commissions scolaires ; l'autre favorisant l'école libre marginale, sans subvention, ou alors avec des subventions qui ne soient pas assorties de contrôles de l'extérieur.Robert Vadeboncoeur La majorité des quelques 60 participants à la rencontre, favorisait plutôt la formule subventionnée ; ce qui n'a rien d'étonnant si l'on songe qu'il n'existe actuellement - à notre connaissance-aucune école libre marginale, et que les quelques 10 (?) écoles libres qui existent au Québec sont toutes subventionnées et intégrées dans les structures scolaires locales : comme Jonathan Livingston , à Outremont : L'école Cherrier, sur la rue du même nom à Montréal ; l'école Les Hauteurs, à St-Hyppolite (nord de St-Jérôme) ; et les P'tits Castors, à Longueuil.Les fondateurs du MEPA.Pierre Vaillancourt, Patricia Krum-weide et Louis Dussaut, définissent pour leur part l'école libre comme celle où "l'enfant est le premier artisan de sa formation".La tendance écoles marginales, était entre autres représentée par André Frappier et Madeleine Tremblay, auteurs du livre "L'enfant, le dernier des opprimés", et fondateurs de l'école Saint-Jean-Baptiste (près de St-Hyacinthe, dans un ancien manoir superbe ; l'expérience a duré 4 ans).Les tenants de l'école marginale conçoivent qu'il est nécessaire de garder les enfants en contact avec les activités de la communauté ; de là le nom "é-cole de vie" selon l'expression d'un tenant de cette tendance, Robert Vadeboncoeur.Des absences remarquées : les gens de la commune Cadet-Roussel a Morin Heights qui ont mené une expérience assez unique avec les filles Chamber-land et Maheu (entre 12 et 14 ans) qui étaient responsables des plus jeunes.Le MEPA doit tenir une nouvelle réunion en juin, à un endroit à déterminer, avec objectif de tenir un congrès de fondation avec charte et tout le kit en septembre.Pour information, Pierre Vaillancourt, 41 B Che- nier, St-Benoit JON 1K0, tél.514-258-2123.Agathe Du val, 10 rue de Galet, Boisbriand, Terrebonne J7G 1P6, tél.514-435-3725.Aux gens de la Beauce et des Cantons de l'est qui seraient intéressés à mettre sur pied un projet, contacter Robert Vadeboncoeur, 662 rang de la Montagne, Mont St-Grégoire JOJ 1K0 ; tél.514-346-3316.maurice roy DZZLLUUIIRTZZ Aima - Qui a déjà entendu le bruit d'un lac qui cale?levez une seule main et applaudissez! - (approche Zen).Selon Jean-François Couture, notre maftre de la mise en forme, ça fait un bruit que j'essaie de vous rendre par l'onomatopée que voici : dzzlluuiiirtzz.Comme le bruit d'un schtroumph qui avale le trottoir pendant que vous regardez ailleurs.C'est Claude Bond, notre "correspondant" (si on lui tire les vers du nez pendant qu'il rit ) à Aima, qui nous a mis sur la piste du bruit d'un lac qui cale.Mais là-bas c'est moins le bruit qui le moment du calage qui fait l'objet de spéculations (comme la débâcle dans la Beauce, bien oui!).En une seule nuit, la glace craque et ca-1-, ça doit s'observer quelque part.Ce qu'on sait pour sûr c'est que le calage du lac est lié aux coups d'eau des affluents : la Péribonka, la Koushpaga-nish, la Misitassini, la Metabet-chouan, l'Ouiatchouan, l'As huamouchouan (qui est une fraye de ouananiche) et bien d'autres noms en quadriphonie que je me suis fait nommer pour le kik des sonorités.Histoire de ne pas "flyer" trop loin sur le bruit d'une seule main avalée par un schtroumph, disons tout de suite que le calage du Lac St-Jean est contrôlé par l'Alcan, qui possède trois barrages sur la Péribonka, à Chute des passes, Chute du diable et Chute Savane.Cé bin tabarnak! m.r.GRAINES A L'AIR Valleyfield - Une nouvelle coop d'alimentation naturelle dont on n'a pas encore trouvé le nom, vient de voir le jour.On se cherche un local pouvant servir d'entrepôt et de magasin pour la vente au détail.Les personnes intéressées peuvent contacter Gérard Boudreau au no 371-6872.Le seul lieu de rencontre actuel des gens de l'alternative, la brasserie Olympique, ne convient pas à tout le monde et il se parle sérieusement d'ouvrir un café où il y aurait des chansonniers invités et une atmosphère plus calme.Entretemps le grand parc Sauvé, situé sur le bord du lac St-François, continue d'être le seul rendez-vous d'échange et de jams pour les marginaux.Il serait difficile de se procurer Mainmise à Valleyfield.Suzanne Loiselle, qui va accoucher dans moins d'un mois, m'explique qu'il est introuvable dans les tabagies locales.Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on nous fait la remarque.Souvent on parvient à le dénicher sous une pile d'autres revues après de vaillants efforts.Je vous donne un truc : allez fouiller dans le rayon des journaux de cul, vous vous éviterez peut-être beaucoup d'énergie! C'est le même distributeur.(Une autre contradiction qu'il nous faut assumer.) crépo BOULE DE NEIGE librairie Coop du RESEAU aBT^^fey^j^ 41] ALfXANMK &^yj)})ri}f~^' SHEBMOOKE j&r 567 8795 ^^SÉf JIM-«M DOCUMENTATION ALTERNATIVE ilPVICf POSTAL CATAIOGW CONTK 75TIM1K5 Saint-Hélène de Chester - Ca n'a pas été bon les sucres cette année, m'explique Danielle Gagné , il n'a pas gelé assez souvent la nuit.On a fait la moitié de la récolte de l'an dernier.Mais tout le monde a "cabane" maintenant , et comme les pe-tis zoizos, le monde s'en revient dans le coin.C'est le meilleurs signe de l'arrivée du printemps.Par contre la "batche" de monde qui a passé l'hiver n'a plus d'argent."On n'est pas rendu à la vraie autosuffisance simple, on est encore obligé de travailler à l'extérieur".Plusieurs sont partis travailler à la Baie James ou sur des gros chantiers où il y a de bonnes gages.Ca prend ben des cennes pour continuer la construction "LA GRANDE OURSE" A LA BELLE ETOILE Rimouski - "La Grande Ourse" est à la belle étoile.L'atelier communautaire, regroupant une vingtaine d'artistes du visuel, doit se trouver une nouvelle piaule puisque l'auberge de jeunesse, qui les avait accueillis durant l'hiver, ouvre ses portes aux itinérants pendant l'été.La production d'affiches pour les groupes populaires se poursuit, mais on ne connaît pas encore où.Pour ce qui est des affiches produites au cours de l'année, elles seront exposées au Bar O du 18 mai au début juin.Crépo" des maisons qui poussent comme des champignons à Ste-Hélène, St-Fortunat, St-Julien.Chez Danielle, Page, Sabourin et les autres, "il reste encore beaucoup d'ouvrage" pour finir d'installer l'annexe à la maison.L'arrivée du beau temps permet à la gang du dôme, aussi à Ste-Hélène, de continuer le travail sur les quatre maisons (oui quatre !) qu'ils ont construites l'été dernier et habitées dès l'hiver qui vient de nous filer entre les pattes.Mike Ferguson revient bientôt de l'ouest terminer son "château" de pierre et de bois rond : une vraie forteresse avec une vue imprenable sur la vallée.- D'autres nouvelles?- ben.ah oui!, il y avait une shoppe de bois à St-Fortunat qui a fermé ses portes mais les gars se cherchent un autre local.- C'est pas mal toute.Tu passeras faire ton tour.- Oui.si mon boss à Mainmise-Rézo me donne un braique.tourlou! - Clic, buzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz.crépo Mainmise 77 8 rézD L'ESPRIT DU CHAT Québec - Le Théâtre de la Bordée, une des nombreuses et petites troupes de Québec, présente "Le dragon", un conte politico-magique de Shwartz.C'est l'histoire d'un méchant dragon qui opprime une ville "où le bon sens et l'esprit critique n'ont trouvé refuge que chez un chat".N'ayez pas peur, ça fin't bien.Au théâtre du Vieux-Québec, du 31 mai au 2 juillet.LA FETE DES ENFANTS Jonquière - L'Orée des Bois Numéro 2, un feuillet broché, écrit à la dactylo, (avec autant de fautes de français que Main-Mise-Rezo) mais dans un format singulier .avec une touche qui a de la gueule.Avec une gaucherie dans la forme mais où tout est nommé.Même l'essentiel.Certains textes sont un regard politique au rayon X sur la réalité jonquiéroise : "Mont Jacob, patriarche vénéré, grande âme, avilie par un centre de la culture où l'on ne cultive rien, sinon la bonne conscience des riches.Des nouvelles de ce qui se passe de neuf dans la place .un groupe d'achat d'alimentation naturelle qui vient de naître, La Bouze ; une joujouthèque, au 101 rue St-Dominique ; et une fête pour les enfants, qui aura lieu le dimanche 21 mai (veille de la pleine lune), avec la parade dans les rues fermées pour la circonstance, clowns et participants déguisés.Les doléances des habitués du Café Campus, qui n'est plus ce qu'il était, à cause que.Une recette grand-mère contre la toux, une technique simple de fabrication de mocassins, des textes d'égo et des poèmes.Bref, une publication alternative importante pour la région, qui se paie également l'excellent magazine Focus.On souhaiterait voir pousser dans tous les coins du Kébek des media comme l'Orée des Bois, dont le coût de production est à la portée de tous.Pour obtenir un exemplaire, écrire au 60 St-Dominique, à Jonquière.M.R.CE COLLOQUE DE LA VIGIE Lac St-Joseph - La plupart de ceux qui doivent le savoir le savent déjà.Nous le rappelons quand même à l'intention de ceux qui ne sont en contact avec aucun groupe écologiste, mais qui ont quand même accompli un bout de chemin dans cette direction.Un colloque sur l'écologie se tiendra à la Vigie, base de plein air du Lac St-Joseph, près de Québec, les 10 et 11 juin prochain.11 est question d'y tenir une exposition d'artisanat la veille, le 9 (tél.à Lior Sénécal à ce propos 284-0223).Ce colloque s'adresse principalement aux militiants des groupes écologistes, conformément aux décisions prises le 19 novembre dernier à Montréal lors d'une rencontre faisant suite à la manifestation de Gentilly.Des individus et des groupes ont produit, depuis, des documents de travail devant servir de base à l'élaboration d'un é-ventuel manifeste écologique, d'une part ; et à la mise au point d'un scénario de structure de regroupement des écologistes québécois, d'autre part.Ce colloque est d'une grande importance pour nous de Mainmise-Rézo, qui avons la prétention de faire un journal à vocation écologique, au sens le plus large du terme.Aussi croyons-nous à propos de souligner le danger de voir ce colloque "morpionné" par certains individus politiquement ambigus.11 est clair que le mouvement environnementaliste au Québec a été privé, jusqu'à maintenant, d'un grand nombre d'énergies drainées par le projet de l'indépendance du Québec.Qui fait au juste partie de la qualité de la vie.S'il s'agit de monter une structure qui servira de "front" à quelques dizaines de militants caractériels, on n'est pas très chauds.S'il s'agit de mettre au point des outils que les militants "connectés" pourront utiliser dans les "communautés de base", on est là au boutte.Excusez-la.! maurice roy EPURATION^ RUE ST-DENÏS Montréal - Demandée, et plus qu'autorisée, par les propriétaires d'établissements licenciés de la rue Saint-Denis une opération "épuration" s'effectue présentement .Ceux visés sont à peu près tous les membres du F.L.Q., des "Filles-Commandos bandées", des "Sympathy for the Devil" et des "Walk on the wild side", c'est-à-dire des rockers, des danseuses, des homosexuels, des poètes et des amoureux.Denis Vanier semble être l'ultime représentant de cette catégorie, selon "l'escouade antigang" affiliée au poste 16.Nous avons en main le dossier d'une dizaine de personnes qui auraient été évacuées, menot-tées, battues et torturées par cette même escouade.Il s'agit ici d'un événement politique de la plus haute importance.Des "macarons" seront bientôt en vente dans tous les endroits où les "agitateurs" sont prohibés, avec l'inscription suivante : "Débarrez Vanier il aime la vie il donne son sang" .Cellule Terroriste de l'information culturelle LA MERE MICHEL : 18 MOIS Montréal - Michel Chevrier, mieux connu sous le nom de la "mère Michel" pour son livre "Le jardin naturel" publié aux Editions de l'Aurore, et pour ses nombreuses années de collaboration en tant que botaniste et membre de l'équipe de rédaction de Mainmise, vient d'être condamné à 18 mois de prison, plus deux milles dollars d'amende pour possession de 22 livres de H.Il fût prouvé en cour de première instance que la "Mère Michel" fût appréhendé grace à des procédés "illégaux" d'écoute électronique.Le juge, pour justifier l'extrême dureté d'une telle sentence, déclara : "Si les écrivains et les journalistes commencent à prendre de la drogue, imaginez les bandits!".Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il y a certains juges qui manquent vaguement de culture.Au moment où l'on pleure Aldo Moro, ça fait retenir une larme ou deux.L'arrestation de la "Mère Michel" est la preuve même de l'existence de "l'escouade des espions de la paranoia" et la sentence qui lui fût infligée relève de la loi occulte sur les "mesures de guerre contrecul-turelle".Mais ce qui échappe aux autorités en place, c'est que par leur intransigeance et leur ignorance ils relient pratiquement le planétaire et la délinquence, les jardins et la prison.L'immense culture de la "Mère Michel" dont nous sommes désormais privés est un dur coup porté au niveau scientifique de la marginalité québécoise.Pour de plus amples détails ou pour tout simplement entrer en contact avec M.Chevrier, il suffit de téléphoner à Marie Thérèse Chauvet à 844-7726, qui fut d'ailleurs la seule représentante du rézo à ce procès.Denis Vanier MAG II TOO» MVITKIIHI KUIA1AH librairie $oobâhop ÂTHANOR 3965 fct.Sent* m 643-8746 ^ Mise en Page ponœption Graphique Composition Typographique ^COMPOSITION p 1 SOLIDAIRE^ I ASTHOLOOY TAROT OHIf N1ALIIM NUMiNOLOOlI -849-0337- 523-2052- Mainmise 77 rezo renaissance duluth Montréal - Les boutiquiers réunis à l'enseigne Renaissance Duluth organisent deux jours de fête les 27 et 28 mai.La rue sera fermée à la circulation automobile entre St-Denis et Laval de 'sorte qu'il n'y a pas crainte de se faire passer sur le corps, (."et d'avoir des traces de pneus sur leur chandail" comme dit Maurice).Cette foire "mettra dans la rue" les productions créées de toute main par les artisans de la place : batiks, bannières, cuir, vêtements, vitraux, etc.Des groupes de musiciens et de clowns animeront la fête et coloreront, l'espace d'un weekend, ce petit coin de la grand'ville.Les organisateurs invitent cordialement toutun- chacun à venir jouer sa petite toune et même danser si le coeur vous en dit.Le samedi soir une grosse bouffe populaire en pleine rue préparée par les membres de la becquée précédera la danse qui se tiendra à la Maison de l'Amitié située au 160 est Duluth.Le nouveau café "Le matin des magiciens", rue Drolet, accueillera les couche -tard jusqu'au point du jour au son des accords de guitare.Fait assez inusité, le dimanche matin des animateurs initieront les intéressés aux techniques de méditation, de yoga et de respiration.Toute la journée, le parc Drolet situé tout proche vibrera aux cris des enfants auxquels on réserve une kyrielle d'activités.Pour en savoir plus long sur la foire, il n'y a qu'à donner un coup de fil au 849-6612.crépô mainmise-rezo a carleton Carleton - Mainmise-rézo fait une percée à la baie des Chaleurs.A compter de ce numéro-ci, on pourra retrouver au café l'Indépendant en plein coeur du village Carleton tout à côté de la coop des pêcheurs.Au café il y a le projet de présenter au cours de l'été une pièce de théâtre écrite par un gars de la place.Chose certaine il y aura de la musique trois-quatre jours par semaine, histoire de bien digérer une bonne assiettée de pétoncles.On ne sait à quoi s'attendre avec le tourisme cet été.L'an dernier, compte tenu du mauvait temps, ça pas été "vargeux" parce que le baromètre du tourisme va de pair avec la belle température! crépô Jouer a la ramasse Baie St-Paul - Avant, il y avait 2 tonnes de rebuts de verre (de qualité, à part ça) qui étaient jetées chaque semaine dans la rivière à Baie St-Paul.Mais c'était avant.Depuis que Judith Brown a obtenu son "Canada au travail" ($80,000/10 personnes), les rebuts de la vitrerie locale sont ramassés et revendus à 'la Mailloche" un atelier de souffleurs de verre à Beauport.Ils ramassent aussi le verre des bouteilles, qui est concassé artisanalement et vendu à "Consumer Glass".Petit hic : on vend $30.00 la tonne, mais le transport à Montréal coûte $13.50 la tonne.Ca fait que les profits sont maigres.A part ça, on recueille aussi le papier et le carton, vendu à la "Reed" à Québec, à prix variables ($12.00 à $70.00 la tonne).Avec son vieux pick-up Volkswagen 69, "Ecologie-Sage" fait une tournée de ramassage mensuel auprès des résidences.8 o/o de la population de l'Environnement, on en est resté bouche bée.Remarquez que la sensibilisation au projet s'est fait par la visite des 1,004 foyers de la ville.plutôt que d'envoyer des lettres.Efficace, mais il faut le faire ! Pour s'éviter les arias du téléphone, l'équipe a mis au point un petit système de carte de couleur à afficher à la fenêtre.Ingénieux ! Mais il n'y a pas que des affaires à faire, il y en a à dire aussi, ex : sur le nouveau plan de zonage, aux conseils municipaux.Première victoire ! Il y a un magnifique terrain au bord du fleuve à Baie St-Paul (emplacement de la première chapelle) qui va devenir un espace vert plutôt qu'un terrain de stationnement pour roulottes (brr.) comme c'était prévu.Linda et Cado autonomie vs autobus (bis) Trinité-des-Monts - Les parents de Trinité-des-Monts, en Gaspé-sie, qui avaient décidé de faire fonctionner eux-même une é-cole pour éviter le transport scolaire à leurs enfants, ont finalement eu gain de cause.La commission scolaire a décidé de garder l'école ouverte en septembre.Mieux, d'en faire une expérience pilote.Donc a-près la première période le compte est : parents 1, commission scolaire 0.crépô revoir les iles Sorel - Avec le retour des oiseaux migrateurs coincide le début des excursions en canot dans les fies de Sorel.Le printemps reste la saison la plus propice pour batifoler doucement dans le merveilleux archipel qui rappelle à certains les bayous de la Louisiane.L'environnement par contre "mange une claque" l'été où une embarquation blindée est de mise pour résister à l'agression des hors bord qui prennent les chenaux pour des pistes de course, puis le temps où l'on péchait dans le St-Laurent est bien révolu : non pas que le fleuve soit plus dangereux mais bien plutôt que le poisson a un petit arrière goût de mercure.A moins de vouloir devenir un termomètre, il est fortement conseillé de s'en passer! A part ça il y a du jazz qui se fait au Domino (un petit bar) et il parait que les musiciens sont pas mal bons.L'Entre-deux, un bar situé à Tracy devrait présenter des spectacles de musique les fins de semaine.Ca se parle.Il serait enfin question de la mise sur pied d'une coop d'alimentation naturelle pour prendre la relève de l'actuel groupe d'achat.Bon c'est pas mal toutt.crépô Ont collaboré au rézo ce mois-ci : en plus du "staff ", Luc-André Mandeville, Claude Bellemarre, Sophie Voit-l'Eau, Suzanne Ledoux, Josée De La Grave, Suzanne Loiselle, Serge A.Lebel, Bruno Dostie, Christian Allègre, Marlyse, Michel Bujold, Denis Vanier, Diane Cadoret et les autres qu'on oublie.Toutes les photos non identifiées sont de crépô.e Café ^^^0, L'INDEPENUANT au bord de la mer^ expositions ROUTE PRINCIPALE CARLETON tel: 418-364 3351 Mainmise 77 10. rezo LA BOUFFE POSSIBLE Ste-Béatrix - Des mômes, des chiens, des filles qui ont pas froid aux yeux, des gars poilus en masse et quelques pas poilus mais pas "straight" non plus.Une centaine qu'ils étaient au congrès annuel des coops d'alimentation naturelle, la dernière fin de semaine d'avril, au camp Marcel, à Ste-Béatrix, au nord de Joliette.Congrès de maturation : des gens doux et efficaces qui ont débattu en atelier de questions de constitution, de transport par camion, de répartition du travail bénévole pour faire fonctionner l'entrepôt central de Montréal, "La Balance".Ici deux conceptions en présence : collectivisation et coopération.Doit-on faire le travail selon les énergies disponibles et la bonne inspiration du moment?ou répartir les tâches de façon plus stricte, chiffrer la participation selon les avantages que les groupes-membres retirent de l'entreprise?C'est l'approche coopérative qui l'a emporté haut la main, chez ces gens qu'on soupçonne d'avoir plus que leur quota de "job" dans leur coins respectifs.Pour répondre aux besoins actuels, La Balance a besoin de 4 permanents et de deux travailleur bénévoles par semaine ; les grosses coops de Montréal devront fournir 4 personnes/ semaine par année, les groupes de campagne 2, et les petits groupes éloignés, une personne/semaine par année, le ratio étant fondé sur le volume d'achat.Le transport des marchandises se fera dorénavant par camion loué 2 semaines par mois, desservant l'ensemble de la province à l'exception d'une partie des Cantons de L'Est, (grâce au camion du groupe de Sayervil-le), et des groupes du J>ague-nay-Lac St-Jean, qui assument collectivement le transport de leurs marchandises à partir de l'entrepôt de Québec l'Engoulevent.A ce propos le congrès a voté une augmentation de 1 o/o sur le prix des produits pour aider la décentralisation, et un autre 1 o/o pour consolider l'entreprise, de qui porte à 12 o/o le taux de perception ajouté au prix coûtant des produits.Au moment de notre tombée, Steve de l'entrepôt venait de partir pour l'Abitibi avec un camion-remorque et 25,000 livres de nourriture, livres, bas de laine, lin, tissus, etc.Et que l'essentiel soit aussi une fête.maurice roy 1 i \ LA GRANDE PASSE EN QUARANTAINE Montréal - La Grande Passe est en quarantaine! Pas qu'elle soit atteinte d'un mal inguérissable.Disons plutôt qu'elle a attrapé le virus de la libre expression.En effet le bar de la rue Ontario à Montréal a obtenu un sursis d'un mois de Loto-Québec.Il n'en fallait pas plus pour sauter sur l'occasion de fêter ça en grande.Tous les soirs ou presque, du début mai à la mi-juin, on présente des spectacles réunissant les artistes de la nouvelle culture.(Le programme des activités est inscrit en page deux du présent Mainmise).Il est intéressant de mentionner la haute qualité professionnelle des shows qui vous en donnent pour votre argent ($1.50).En ce qui concerne les développements de la lutte pour garder le local, suite aux pressions exercées par divers organismes, groupes et individus, Loto-Destruction n'a pas voulu engager le combat de front risquant de perdre trop de plumes dans l'affrontement.Le bail a été reconduit pour un mois.Entretemps, des pourparlers sont engagés et ce, depuis plusieurs mois, entre la "société des loteries et illusions" et la Société d'Habitation du Québec relevant du Ministère des Affaires Municipales.Celle-ci voudrait bien entrer en possession des bâtisses pour les revendre à la ville de Montréal avec mission de "zoner des habitants" à loyer modique.La société d'Habitation aurait demandé aux animateurs de la boîte culturelle de monter un projet (en deux semaines!) sur l'utilisation qu'ils comptent faire du local.La rédaction est en cours ce qui laisse un espoir quant à sa survie."L'art/expression populaire est contagieuse" comme le dit Pierre Boucher, travailleur culturel, qui poursuit : mais est-il nécessaire de la considérer comme une maladie?.crépô m// JAL.POUR VIVRE ! Témiscouata - St-Juste du Lac, Auclair, Lejeune.Trois villages de l'arrière pays gaspésien que le gouvernement fédéral avait décidé de rayer de la carte ont choisi de continuer à vivre et créé, il y a quelques années, le projet JAL.Bilan impressionnant de réalisations en si peu de temps : une usine d'huiles et résines de sapin et d'épinettes, une coopérative de production de pommes de terre, une infra-strucure touristique comprenant circuits de canot-camping et plages aménagées ; et une radio-communautaire reliant les trois villages.On y accède par la route 20 (entre Rivière du Loup et la frontière du Nouveau-Bruns-wick) en passant soit par Ville Dégelis, soit par l'intérieur des terres ou encore en empruntant le traversier à Notre-Dame-du- 206 de la Cathédrale RIMOUàKI "418*72402022 Lac sur les bords du grand lac Témiscouata.A cet important projet communautaire s'est greffé le Ranch des Montagnards et son circuit de sentiers d'équitation adapté pour des expéditions flexibles et de longue durée.Le Ranch est situé sur les bords du lac Squatteck et l'on a aménagé le long des 100 kilomètres de sentiers des haltes et des refuges pour les bivouacs.Partir à la découverte d'une vie communaitaire à la grandeur de trois villages, c'est une expérience intéressante mais le faire à cheval, ça ne manque certainement pas d'originalité! Information, Bernard Beau-chesne, à Montréal (514) 521-1076, à St-Jean-Port Joli (418)598-3409 Crépô POLICIERS BANDES DESSINEES SCIENCE-FICTION Us livres LIBRAIRIE luti.r.KlKUs niT .pis ri'vnulus V%J~IM Beai \!.Hons:., «ssimw» l'VS CHKKSi.EST.Il R AT fi OUVERT du mardi au vendredi de 1 lh30 à 14 heures et de 17 heures à 22h30 samedi et dimanche de 17 heures à 22h30 fermé le lundi.9B» SAGITTAIRE MERCURE 0(c URANUS g, CANCER v5 CAPRICORNE VÉNUS £ NEPTUNEJfc UON VERSEAU MARS £ PLUTON fftp VIERGE ¥ La Lune entre X/ -3L en(iémeau\ OO tc 5 # Nouvelle Lune en Gémeaux *7)f^& "14:02 6 12 : 31 - 22 : 31 , La Lune passe X)^s7"0 des Gémeaux ^, v ._,_ au Cancci 2>7rTC 7 ® 8 9 09 : 08 La Lune entre en Lion 10 & m m JL1 QXl> 19:19-21: 35 j)o& La Lune passe du Lion "w O en Vierge Vô o 12/ftb 13 *>]) Crémier quartier 17 45 p(Tg Mars entre en vV~ 1 ^ Vierge LA—i £ 14 03 41 - 07 56 rs/^tf La Lune passe de (yA Ç Vierge en Tï-^-P Balance A~-r 15^ 2>n% ©AD 10:38 - 14:29 TjXW La Lune passe de 4^7=^ A Balance en DU f Scorpion TsiZ.-j-Vénus entre VsîrLi en Lion 2->7rtC 17AW Mercure entre CD")sf~fC en Cancer DÂ^ 18 10 .38 - 17 : 02 ^Çv?La Lune passe de T)/\ -f Scorpion >Y^¥-Hr eii Sagittaire ^ A" O 20 © Heine Lunc 15.31 15 31 - 16 : 52 1 a Lunc passe du T)/Vfr-Sapttairem.~Ç\1\ 31 \ft Le SA» entre D^V S^tl'cdïcV '° P^f La Lune qu'Ile —\\Q/ le Capricorne k UL-J 22 04 : 08 La Lune entre eh Verseau 2S^ DA^ Il : 20-04 : 58 (fOAT?La Lune passe du /\ j ' Verseau ans Lspl iC-l'o.ssons WK] Pluton devient ï/Z-TP diric'i £6 "H" 25 3e La Lunc quitte ^£^5 £?* MV 26 La Lune entre en So'm ?PDfC 27^ dernier quartier s-^ a o 06 45 PA¥ 28 La Lunc quille J\A Mi 29 La Lune entre r*}"^" T) en Taureau ,\ 04:22 jylSÔ 30 * rézo, création voies de femmes voix de chanteuses par Bruno Dostie QUAND LA SEGUIN DEVIENT "MAJEURE" Pour 1975, sur la foi de "Récolte de rêves", j'affirmais dans un quotidien que Marie-Claire Séguin avait été la meilleure chanteuse de l'année.Mais ce qui me paraissait évident en comparant les disques parus cette année-là, gardait en même temps quelque chose d'exorbitant tellement personne n'avait l'air de la prendre aussi au sérieux que moi, y compris trop souvent la première intéressée!.Et voici qu'en 1978, avec son premier disque solo puis les spectacles de sa tournée de printemps, Marie-Claire Séguin semble prendre d'emblée cette pla ce qui lui revenait parmi les quatre ou cinq meilleures chanteuses populaires du Québec.Que s'est-il passé?Eh bien, peut-être justement ce que raconte son disque : une espèce de mise au monde liée à une prise en charge qui est perçue comme la plus grande des joies et qui lui donne le goût de s'envoler, idée qui revient partout dans les images de ses chansons et qui s'exprime de façon plus constante et plus sensible encore dans l'envol de sa voix elle-même.Mais ce thème, souvent dans les mêmes mots d'ailleurs, était déjà celui des premières chansons des Séguin -celui de "Nous voyagerons" par exemple qu'elle reprend dans son spectacle en lui donnant aujourd'hui une signification éclatante pour sa propre évolution | et celle des femmes.Mais à l'âge des jumeaux, ce thème gardait pour plusieurs quelque chose d'idéaliste et de puéril auquel se condamnaient les Séguin tant qu'ils^-estaient en famille, dans une position de "mineurs" pour ainsi dire.Avec son disque solo, Marie-Claire devient donc "majeure" - dans tous les sens! Et c'est dans la musique que l'essentiel se passe.D'abord, sauf le "Prélude" de Bach, c'est elle qui l'a composée.Mais il ne faut pas voir seulement l'importance plutôt sociale de cette dimension femme-compositeur, car il y a aussi quelque chose qui me parait nouveau dans la qualité même de cette musique.D'une part, il y a une approche de groupe et non d'interprète pour ce qui est de l'effet global du son.Et les textes, qui s'effacent devant cette approche, se contentent de proposer quelques repères, des mots clés, plus ou moins isolés, qui donnent le ton ( dans le spectacle, "Notre pays" de Raoul Duguay, dont le beau poème ne s'efface pas aussi facilement, résiste au travail de Marie-Claire Séguin qui réussit moins bien que Chris-tianne Robichaud à le "lire").D'autre part, on a aussi affaire à une chanteuse par opposition à une diseuse.Avec elle, les sons se gonflent, s'intensifient, s'étirent.Un mot de trop perturberait le rythme, tuerait l'ampleur ; au contraire, des mots aussi banals que "je vis", "tu vis", prennent dans sa bouche cette profondeur insondable qu'ont autour d'elle les accords du saxophone, de la guitare et du piano.Ginette Reno et Diane Dufresne qui, chacune à leur façon, sont également plus musiciennes que diseuses, ont rarement trouvé en français des textes qui leur permettent de l'ampleur et/ou du "swing", et même avec une bonne partie des mêmes musiciens sur "Maman si tu m'voyais." (ceux d'Harmonium bien sûr), Diane Dufresne n'avait pas réussi à sonner comme un groupe.Il faut donc en donner pour une bonne partie le crédit à Marie-Claire Séguin et à ses chansons qui se prêtent facilement à cette approche.Voir de toute façon ces musiciens à l'oeuvre sur scène, c'est vite constater à quel point l'aventure leur plaît et les stimule : ils jouent comme des dieux, pas comme des "jobeurs", et l'on a nettement l'impression que les prodiges de la voix qui les entraîne provoque les prodiges d'un Fiori à la guitare ou d'un Subirana aux saxes qu'on a pu entendre au Saint-Denis.Il faut voir aussi la chanteuse : avec une espèce de familiarité ou de sans-gêne total que je ne connaissais qu'à Ella Fitzgerald et à Ginette Reno, elle règne déjà d'instinct sur une scène que la confiance et le métier vont lui faire conquérir définitivement dans les meilleures délais.En attendant, j'écoute et réécoute son disque.Louis Valois et Michel La-chance lui ont donné un nouveau son, par comparaison avec "Récolte de rêves".Des saxes dont le timbre paraît copié sur sa voix, aux notes plus denses et plus rondes des instruments électriques de Chotem, Fiori et Stanley, en passant par la rythmique afro-américaine de Farmer et Valois qui tranche sur le son baroque d'avant (même dans cette pièce de Bach qui tout en évoquant encore le passé n'en prend pas moins elle aussi cette couleur de Nouveau-Monde qu'a par exemple Bach vu à travers les "Bachanales" de Villa-Lo-bos), on croit entendre un petit groupe de jazz.UN BOND EN AVANT DE LOUISE FORESTIER Louise Forestier paraît avancer comme la Chine en faisant alterner les grands bonds en avant et les périodes de consolidation sans re -fuser les alliances de classe ! Avec "L'osstidcho" en tout cas, premier bond et première alliance, elle avait en quelque sorte ouvert la première cette porte du rock'n roll aux femmes - et que Diane Dufresne finira par franchir ensuite à sa place.Puis, avec le premier microsillon de sa période Lafrance-Perron, elle avait donné un son contemporain et un style raffiné au folklore.Avec "L'accroche-coeur" et son alliance avec Chariot Barbeau d'aujourd'hui, c'est à la consécration d'une nouvelle génération d'auteurs, y compris elle-même, qu'elle applique ce nouveau bond en avant.Sur ce nouveau disque qui est en effet l'un de ses plus beaux, et qui arrive en plus comme une bouffée de fraîcheur de sa part après la trop longue consolidation où s'enlisait sa période de folklore, elle nous propose donc des chansons dignes des meilleures de son répertoire, presque toutes signées par des auteurs apparus ces dernières annés, et rompant en plus par les thème, la forme ou les deux, avec les classiques de ce répertoire tels Vigeault, Tremblay et Germain, et dont François Dompierre demeure le seul représentant ici.Et il faut mentionner en premier lieu, parmi ces nouveaux auteurs, Louise Forestier elle-même qui parvient enfin à percer la brume poétique qui ternissait ses chansons pour exprimer quelque chose de personnel, de juste et de touchant ("L'étincelle" en particulier s'impose comme une chanson d'amour très belle et très neuve de propos).Mais on remarque aussi des textes très beaux de Gamier Poulin (associé au, Contraction de "Ste-Mélanie Blues"), de Denise Boucher (qui vient de collaborer au "Femmes de paroles" de Pauline Julien), de Pierre Harel (un vétéran d'Offenbach qui manie la langue populaire avec génie et compose avec ses courtes chansons des tableaux qui ont la vérité et la résonnance des scénarios de Denis Arcand "Duplessis", "Réjeanne Padovani", etc.), de Raymond Cloutier qui avait fait sa marque au théâtre.Et pour les musiques, aux noms de Dompierre, St-Roch et Vallières, s'ajoutent donc maintenant ceux de Pierre Flynn d'Octobre, de Michel Rivard de Beau Dommage, de Georges Langford et de Chariot Barbeau lui-même qui, entre Plume, Contraction et Conventum, s'était jusque-là exercé plus à "l'instrumental" qu'à la chanson.En retour, l'arrivée de Chariot ne manque pas justement de donner un peu plus de musicalité à ces chansons.Le son (et je pense aux arrangements et à l'exécution autant qu'au mixage et à l'enregistrement), le son devient donc plus élaboré et plus électrique, beaucoup plus net, plus précis aussi dans les détails, constituant en fait comme le dernier disque de Beau Dommage par exemple (cf."Passagers"), un son américain accompli qui soit en même temps tout à fait original.Ainsi plus sûre de soi, de son identité et de ses qualités, Louise Forestier n'hésite plus à élargir ses horizons."L'aventurlure" continue le "reel à bouche" lancé avec "Les Montréalais" mais qui débouche bravement sur la samba! Le rock, qui par le passé, chez Louise Forestier, était toujours comme excusé, minimisé parla parodie, s'exprime maintenant avec moins de chichi dans "Gisèle".Et le "Radio centre-ville" de Cloutier-Flynn jette un pont entre la vision sécurisante du chant de l'alouette et des autres chansons de cette époque qui exhalaient selon les cas la tradition et la santé pour s'ouvrir à un monde plus urbain et à une poésie plus surréaliste traversés l'un et l'autre par le changement et la folie.De tels changements d'attitude affectent évidemment la voix même des chanteuses et autant la voix de "On est bien mieux chez nous" me paraissait plate, autant la voix de "L'accroche-coeur" me séduit.Pahhmw ThiïKuldt LE'VIGNEAULT" PREMATURE DE FABIENNE THIBEAULT Pendant que Marie-Claire Séguin et Louise Forestier prenaient chacune l'offensive avec des réalisations tournées sur l'avenir, on dirait que Fabienne Thibeault éprouvait le besoin de "jouer plus safe"! Vu le succès obtenu avec "Les gens de mon pays" qu'elle avait inscrit au programme de ses spectacles de l'an dernier, et vu les nombreux reproches que plusieurs faisaient aux textes des chansons de ses deux pre-suilc à la p.46 Mainmise 77 43 création, récréation YENAQUI ! APPELLENT CA i DES LIVRESI !*"*"' **- I ! NOUS ON APPELLE CADE j L'ENERGIE! ;.i livres écopratiques à'édicyniques Christian Allègre Ah Amis.Ure c'est voyager, n'est-ce pas! Les paysages défilent, évoquent, explosent et renaissent.Purs Signifiants.Pure jubilation.Et il y en a pour tous les goûts.Voulez-vous le trip de l'aigle au regard clair qui vole haut et qui voit les architectures humaines de loin, mais reste fasciné par elles, dans une "délectation morose?" Voici Nietzsche, dont Gallimard vient d'éditer le tome XIV des Oeuvres philosophiques complètes, "Fragments posthumes 1888-1889".Un "eut" au passage : ".telle est ma suprême sagesse : ce qu'il me faut, je l'ai voulu : ainsi j'ai vaincu tout "devoir".Voulez-vous le sourire du mystique en amour avec les belles proportions, la musique, la raison, voilà Valéry.Et si la philosophie vous emmerde, et que vous cherchez une sorte d'a-théolo-gie où vous pourrez à l'aise articuler paradoxes et contradictions, excès, souffrance et joie sublimes, alors lisez Bataille.Deux livres, l'un de Bataille, l'autre sur lui, viennent de paraître : "L'expérience intérieure", de Georges Bataille, réédité dans la collection TEL, Gallimard, 1978, et "Bataille", par Alain Arnaud et Gisèle Excof-fon-Lafarge, Collection "Ecrivains de toujours" No 101, aux Editions du Seuil, 1978.Pourquoi subitement Bataille fait-il un retour dans le champ du savoir?Ses oeuvres complètes sont en cours de publication chez Gallimard (on en est au tome 8)?C'est un auteur "établi" maintenant, mais qui fut un (très) marginal de son temps (1897-1962) et ce en quoi il nous touche aujourd'hui, c'est qu'il a essayé, seul alors ou presque, à travers une foule d'expériences (yoga, philosophie, érotisme, mystique), de mener une vie souveraine.Il s'agissait pour lui d'être, et d'être souverainement.La philosophie, par exemple, se réduit, pour Bataille, à une acrobatie, mais c'est aussi le seul "travail".Il ne s'agit pas d'atteindre un but, mais d'échapper aux pièges que représentent les buts.Cette recherche de la souveraineté fut sauvage, chez Bataille, dangereuse, car il fal- lait tout risquer à tout instant.Il fallait être prêt à tout sacrifice, AU Sacrifice (sa propre mort), mais aussi à sa réputation, ses biens, ses amis, enfin tout.Il fallait donc aller jusqu'au bout dans tout, vivre l'excès (mot-clef chez Bataille), et, par le renoncement (eh oui!), atteindre la "suprême insouciance".Mais attention ceci ne veut pas dire "tout lâcher", (qui de toute façon est impossible), mais tout assumer, mais sans vouloir jamais rien garder pour soi.rien conserver, rien sauver.Il faut donc, d'après Bataille se dépenser (la "dépense" est un autre de ses mots-clef) entièrement, complètement.Ce disant.Bataille prétendait ne faire qu'observer la nature : "Parce que le rayonnement solaire est sans contrepartie, parce que le soleil donne vie pour rien, à la surface du globe, pour la matière en général, l'énergie est en excès" Si l'Univers se dilapide ainsi lui-même, l'homme ne peut être que prodigue, "un rieur, un danseur, un donneur de fête".Pour Bataille, "l'afflux de l'énergie solaire en un point critique de ses conséquences est l'humanité".A l'époque, Bataille avait été très impressionné par la lecture du célèbre "Essai sur le don" de Marcel Mauss, où il .est question du don gratuit, du potlatch (des Kwakiutl de Colombie Britannique, notamment), de la dépense.Cet excès d'énergie continuel, l'humanité ne peut que le dépenser.Elle peut choisir comment, mais pas combien.Et ce parce que "le plein fait sur la terre de l'énergie rayonnante du soleil, (l'humanité) a la charge de la rendre à sa liberté première".Essentiellement, l'être humain a la charge ici de dépenser dans la gloire ce qu'accumule la terre, que le soleil prodigue".Pour Bataille, le sens et la grandeur de l'homme sont liés aux pratiques de cette dépense glorieuse.Evidemment, cela nous fait un peu drôle, à nous qui sommes terrorisés par la dépense "en pure perte", obnubilés par la conservation des richesses (que nous confondons avec les lois de l'écologie : la conservation n'est que l'UNE des fonctions possibles dans un écosystème).Nous vivons une fin de période; notre obsession d'accumuler, de conserver, d'économiser dans tous les domaines pourrait être en fait un "déplacement" qu'opère notre Moi collectif sur un vieux fond d'insécurité, rationalisée et idéologisée.Je serais prêt à parier que le passage hors du paradigme thermodynamique (2ième loi, entropie, économique : freudisme, marxisme, capitalisme décadent) se fera en intégrant la notion d'excès et de dépense gratuite dans tous les domaines de la pensée (et en regardant son effet).Evidemment c'est la subversion totale.Déjà certains s'y emploient, Jean Baudrillard, qui explique qu'il faut accepter l'échange symbolique et la mort (un beau thème pour un trip d'acide).Me Luhan a sûrement un bout de la réponse aussi.Une nouvelle théorie économique va peut-être faire jour fondée sur l'excès.Le bonheur extrême est dans la dissolution de la valeur.Par e-xemple.la conscience de soi, la faire croître par dépense (thème à développer).Une des phrases les plus énig-matiques de Bataille est : "il faut le système, et il faut l'excès".Cette phrase extraordinaire est dangereuse, elle peut tout justifier, ou tout détruire.Mais toute l'oeuvre de Bataille est comme ça.Essayons de comprendre cet "excès".Le petit livre si bien fait de Alain Arnaud et de Gisèle Lafarge proposent cette anecdote superbe : la danse de l'aigle serpentaire : "Le serpent sinue dans le sable sec.Il cherche laborieusement sa voie, parcouru d'un frémissement qui le fait siffler de peur.D pressent qu'une foudre va l'écraser dans sa chute brusque et imprévisible et il sait qu'il ne pourra pas l'éviter car il rampe.Dans un violent bruissement d'ailes qui soulève les sables, fond sur lui l'aigle mortifère : qui ne le touche pas vraiment, ne se pose pas à terre entièrement.L'aigle danse au-dessus du serpent, les ailes encore déployées, et cette danse est mortifère.A la fin, la puissance du vent excède l'inertie des sables et la danse l'emporte — sans effort — sur la sinuosité travailleuse."Ce que l'aigle serpentaire fait fondre sur le serpent est pareil à l'excès qui intervient comme un foudroyant coup de chance dans le discours sinueux et asséché de la philosophie".Le serpent-philosophe confronté avec "l'impensable", la foudre, le cri, qui le rendent acéphale."Acéphale" est le titre d'une revue que Bataille lança en 1936.Il écrit un manifeste alors : ".la vie humaine est excédée de servir de tête et de raison à l'univers.Dans la mesure où elle devient cette tête et cette raison, dans la mesure où elle devient nécessaire à l'univers, elle accepte un servage.Si elle n'est pas libre, l'existence devient vide ou neutre et, si elle est libre, elle est un jeu.La Terre, tant qu'elle n'engendrait que des cataclysmes, des arbres ou des oiseaux, était un univers libre : la fascination de la liberté s'est ternie quand la Terre a produit un être qui exige la nécessité comme une loi au-dessus de l'Univers.L'homme est cependant demeuré libre de ne plus répondre à aucune nécessité : il est libre de ressembler à tout ce qui n'est pas lui dans l'univers.U peut écarter la pensée que c'est lui ou Dieu qui empêche le reste des choses d'être absurde.Au delà de ce que je suis, je rencontre un être qui me fait rire parce qu'il est sans tête, qui m'emplit d'angoisse parce qu'il est fait d'innocence et de crime." Bon.C'est clair.On a donc : un sujet (soi) comme non-savoir donc dissous devant un Objet (l'univers) inconnu également dissous.Les deux donnent forme à ce que Bataille nomme l'expérience intérieure.Si on y regarde bien, ce trip n'est pas différent de celui de St-Jean-de-la-croix ou de Thérèse d'Avila.Mais St-Jean et Thérèse sont des mystiques qui, par delà cette nuit de la dissolution, sont assurés d'un Locuteur — Dieu — et la nuit prendra fin dans l'apothéose.Pour Bataille la nuit persiste, silencieuse dans l'épuisement des forces et la décision de s'y perdre et de s'y jouer : non pas au nom d'un Autre (Dieu), mais au hasard, par chance (autre mot-clef)- "Cela étant profondément risible", dit Bataille.Ce que propose Bataille, alors, c'est d'en rire avec d'autres.Car il pose le principe d'une communauté, la communauté des "suppliants", où la communication est dépense en tout.Communication de rien, ni de sens, ni de valeur, mais communication de la communauté de la dépense, de la perte de la consumation dans la communication.Bataille appelle ça le "pal" (mot-clef).D faut le système et il faut l'excès.D faut la nuit et il faut le rire.D faut l'extase et il faut le supplice.La communication se fait dans la fêlure, la déchirure.Et il y a l'érotisme : éclatement du sujet, en tout sens, perte du sujet, dissolution des limites, "entrée dans un royaume excessif où règne la souveraineté, fusion mais non union, expérience de la mort et défi à la mort.abandon à la chance.Je pourrais ainsi continuer pendant des pages et des pages.C'est fou ce qu'on peut "déduire" de Bataille à notre propre protit, compte-tenu de notre expérience.Si vous dévorez les deux livres mentionnés au début, vous pouvez aussi lire un extraordinaire livre sur toutes les implications philosophiques de Bataille - l'effet Bataille dans la culture : "Bataille" textes des interventions à un colloque sur Bataille, dirigé par Philippe Sollers, avec Roland Barthes, Julia Kristeva et d'autres "héritiers" moins connus (10/18 No 805, 1973).Des Oeuvres complètes, le tome 7 sur l'économie (la part maudite), la théorie de la religion, est important, mais cher; et aussi le tome 6, qui contient "Sur Nietzche" (sa réponse à Sartre).Sa "méthode de méditation" est dans le tome 5.Cette fois-ci, des livres vraiment médicyniques (le mot est de Nietzsche).Suit une liste de livres, sans commentaires, qui m'ont tous offert au moins 2 ou 3 flashes en les feuilletant : David Cooper, Le langage de la folie, Editions du Seuil (tout délire est déclaration politique, tout fou est un dissident politique).Figures de l'oppression, par Christian Delacampagne, Presses Universitaires de France (le pouvoir médical, une introduction possible à la para-digmologic).L'ordre médical, par Jean Clavreul, éditions du Seuil (chronique douce-amère des relations médecine/psychanalyse.Hippocrate réduit en miettes.Humour style Lacan.Un vrai mindbender.J'y reviendrai).Si la psychanalyse vous intéresse en tant que méthodologie et expérience de la profondeur : Les premiers psychanalystes, tome I, (1906-1908) et tome II (1908-1910), Minutes de la société psychanalytiques de Vienne, Gallimard.Le tome II vient de paraître (ils se réunissent sous la présidence de Freud et discutent : la faim et l'amour, Mysticisme et connaissance de la nature, la masturbation, Nietzsche, Léonard de Vinci, etc.on dirait les encyclopédistes).La réalité de la réalité, Paul Watz-lawick.Editions du Seuil (le "tome 3 des oeuvres françaises" de l'école de Palo-Alto lignée de Gregory Bateson : communication et confusion.Facile à lire.Enthousiasmant).Le miracle égyptien, R.A.Schwaller de Lubicz.Flammarion, collection "Champs" (en poche, un des textes majeurs sur la science des anciens Egyptiens.Un condensé de "Le temple de l'homme" du même auteur, Editions dervy-Iivres, qui donne tous les détails, les schémas, les photos, etc.mais qui vaut.$150.00).Rien d'étonnant avec Sol, par Marc Fa-vreau, Editions Stanké (l'humour de Marc Favreau).Illusions, ou les aventures d'un messie récalcitrant, par Richard Bach, Editions Flammarion (par l'auteur de Jonathan Livingston Seagull).Stress et biofeedback, par Barbara Brown, Editions de l'Etincelle (traduction d'un des meilleurs ouvrages américains sur le biofeedback).Les mangeurs inégaux par Marian Apfelbaum et Raymond Lepoutre, Ed.Stock (le sucre et la graisse nous tuent, mais il est interdit d'interdire!.) 101 conseils pour l'emploi des plantes médécina-les, de tous les pays, par le Dr Max Tétau, Hachette.(101 en effet, par un des plus respectés phytothérapeutes français).Le bonheur du végétarisme, principes de vie & recettes, par Danièle Starenkyj, Editions Orion (une nouvelle maison d'éditions québécoises.Un très beau livre.Clair, agréable à Ure.Une connaissance en profondeur.Original.Exactement le titre du livre : un bonheur.Merci à François Tanguay qui a envoyé ce livre : un très beau trip humain, conscient de l'importance de l'in-frastructure-corps).Un dernier mot sur Bataille : Bataille riait de Hegel, mais il le prenait au sérieux.44 Mainmise 77 d'ailleurs l'Amérique • Josée Yvon et Denis Vanier» SISTER GIN June Arnold Daughters, Inc.Plainfield, Vermont 05667 $4.00 Un livre étrange, assez aride : deux amantes de gin et leur vie pas si rangée."Boire du gin régulièrement crée un nouvel espace pour les cellules révolutionnaires du cerveau; Les vieilles femmes qui boivent régulièrement du gin créent la révolution; la révolution des vieilles femmes buvant du gin créent le vrai sexe.Le vrai sexe entre vieilles femmes buveuses de gin produit une oeuvre d'art qui est un travail de révolution".Et Sister Gin en est le prophète, toute la beauté du diable qui se desquame.En soufflant à travers le rideau de cheveux châtains, une addicte de cock tails livre les secrets de sa mai tresse."You got you a Sister Gin"."Les jeunes boivent du bourbon, mais nous nous sommes une race"."Je serai toujours fidèle au gin, comme au rose, il y a un message dans cette bouteille".La peur toujours se traduit comme un masque, la peur du calendrier, de l'horloge, toute l'angoisse/attraction de vivre que ne dérangent ni le feu ou la mort des êtres aimés.tljc immaculate conception oftUc cîllen Marie «Sfeœrt THE IMMACULATE CONCEPTION OF THE BLESSED VIRGIN DYKE Ellen Marie Bissert 13th Moon Ed., Inc.P.O.Box Station, Inwood, New-York, N.Y.10034.$3.00 Dédié aux femmes qui l'ont poussée à se battre sur les trottoirs de la vie.Elle pleure dans les ruelles pour Zelda de l'Ala-bama, dont elle suce les diaphragmes.Une poésie intense, une ardeur d'être vivace, une grande poète qui connaît la "survivance", le gras, la fatigue et la faim.Un sommeil de Seconals dans les bras d'une amie, des chan- sons pour embrasser ses dar-vons et les jus de beurre chaud.La fantaisie libérale mâle (2 femmes, un homme) est comme une coquerelle qui descend le long de sa gorge macrobiotique."We will drink ginger ale, got hot on Nothingness, dance polka under a red moon.I want to throw away America my dirty switchblade will ejaculate like a prick in his ear tired to be discarded like a used paper cup", (p.51) Courant dans les bras doux de la terreur, pompant le sperme à travers le mystère des brassières rembourrées, la vierge de l'Antiquité devient Sappho qui se retire.Sa dépression grossit comme un foetus dans les super-marchés.Amazone quotidienne.Son corps livre le poème touchante comme le meurtre du désespoir, elle est en révolution.HOW TO SAVE YOUR OWN LIFE Erica Jong Signet Books, 1978.$2.75 Une sophistication décadente, bien loin d'une communiste enceinte.Pour vitrioler une existence banale.En amour avec un cinéma citadin, toute en costume de rock star, on sait trop bien où se situe l'attraction des riches pour l'écriture comme un filtrat paranormal.Pour Erica, écrire est une membrane vierge comme la défloration.Il faut lui accorder le courage d'avouer sa faiblesse, sa dépendance, son insécurité.Sa passivité devant toute décision, comme si elle donnait un cours de cuisine.Une suite égale de "Fear of flying" la même confrontation de problèmes, si bien qu'on pourrait relier les deux volumes sans remarquer la transition.Un récit introspectif de préoccupations bourgeoises (dois-je laisser mon mari ou non?) en fait une description désolée d'une certaine vie libertine de la 5e Avenue, comme si l'analyste à $1.la minute réglait l'organigramme.Puis la panique, la culpabilité juive, les jambes rasées de l'autre côté de la barrière, l'ora-génitalisme comme une forme de cannibalisme.Et le comble du "bisexual chic", faire venir une élève avec une bouteille de Dom Peri-gnon, tout en racontant l'expérience comme "a rancind-smelling cunt"! (p.152) RAW HONEY Marie Harris Alice James Books, 138 Ml.Auhurn Street, Cambridge.Mass.02138 $3.00 "Remember : you are simply another change of address".Très organique : les chapitres portent le nom d'herbes : Basilic, Sauge, Persil, Menthe, Romarin, etc.Le Christ est polygame, tellement de soeurs sont mariées a-vec lui : le coeur de "Sister Claude devenait gros comme un biceps.L'étoile neutron micromélique se meurt lentement, chacune la bouche l'une dans l'autre se souvenant de moments intimes.Marie Harris se meurt de noyade interne, dans la saison des plaintes, une lune qui plonge comme un requin.Le poil pousse à volonté, un bruit de campagne, les oies entrevues entre les érables, comme le titre, le soleil frappe l'estragon.LIGHT Une revue de poésie, no 4 $1.25 Box 1105, Stuyvesant Station, New-York 10009.23 poètes réunis, ce qui est toujours difficile à résumer, vu la disparité des styles.Barbara A.Clark, née à Brooklyn, s'amuse avec les fantômes des fermes hollandaises, et prépare un essai sur l'expérience juive de la dernière guerre."As she is leaving, her dress caught in an Arkansas field.I would tell you that field is in your herat" (p.23) Avec le rêve de ses deux poignets, elle perce les mots.Un texte intéressant de Roberta Gould : "Soixante-dix-sept photographies de l'Impossible".Agnès Agatha Robinson, née en 1891, enseigne le jeu d'échecs dans les écoles publiques de New-York, pour dégager les parasites du coeur, la blessure incessante qui heurte les démunies.On apprend que la flûte basque est illégale en ce pays emprunté.Mais voici que s'exprime la beauté irlandaise d'Elaine Dal-lman, les manches relevées jusqu'à la mort.'Her cauldron of stew who slept in the sheets her jewels had bought, hold food in the English jails that spat freedom from jewels".• Josée Yvon» APOCALYPSES R.A.Lafferty Fittorian Science-fiction Pinnacle Books 40-148 $1.95 Un auteur dangereux attaquant la véracité occulte avec toute la force du paradoxe de la réalité.Dé/faire le quotidien est affaire de police et de poésie : introductions "illégales" par principes "naturels".Une épouvantable et superbe maculation des "types" agresseurs de l'infini.Des textes comme ceux de Lafferty ont l'importance du sacré, de l'horreur et de l'illumination.Mainmise 77 45 Lafferty, considéré comme l'un des plus grands écrivains de "science-fiction historique" est un cas unique en littérature : il tue toute forme de style, l'écriture transcendée par elle-même, se réincarne.Le texte devient spermoloro-pexique, il est empoisonné par la beauté de l'absolu et par les tortures que suscite toujours la pure vision.Lafferty fait s'exploser la réalité, ce qui donne lieu à l'édition des microfilms criminels et religieux d'un grand génie.Il faut le lire pour en souffrir et avoir peur.FALCONER John Cheever Ballantine/Novel/ 2 7300 $2.25 Cheever est le contraire karmi-que de Lafferty, son double dans la mort et la corrosion.Falconer est la revision exacte et non moins magistrale de "Naked Lunch" de William Burroughs.Prostitution homosexuelle, héroïne et la grâce de couler d'amour dans les cellules du réel.Un autre grand auteur.HERZOG Saul Bellow Ballantine Books, New-York 1977, $2.25 Saul Bellow a reçu il y a quelques mois le Prix Nobel de Lit- térature."Herzog" est une é-norme vastitude, très prous-tienne, difficile et longue à lire, mais dont le raffinement authentique, l'inabordable continuité des situations, le style classico-romantique lourd et magique en font un délice pour les amateurs d'un mélange de Kojack, Cioran, James Joyce et Mallarmé.LE GAUCHISME DE PARK AVENUE To m Wolfe essais traduits de l'anglais par Alexandre Giraud et Georges Magnane N.R.F.Gallimard.Titre original : The Kandy-Kolored Tangerine-Flake Streamline Baby The Pump House Gang The flak catchers Tom Wolfe est un journaliste et un écrivain particulièrement connu à New-York.Il travaille au "Washington post" plusieurs années avant d'entrer au "New-York Herald Tribune".Il a rénové la presse américaine aussi bien que la presse anglaise.Ses essais sur divers aspects de la vie sociale américaine sont intéressants mais la traduction est épouvantable.Important pour ceux étudiant l'aspect "masse/création" du "producing" journalistique a-méricain.«Denis Vanier» VOIES DE FEMMES VOIX DE CHANTEUSES (suite) miers disques, on comprend que Fabienne Thibeault se soit tout naturellement tourné vers Gilles Vigneault qui lui avait si bien réussi et dont les textes sont indiscutés.Mais c'était sans doute prématuré.Toutes nos chanteuses paraissent destinées à faire un jour leur album Vigneault, et la contribution de Fabienne Thibeault aurait été plus riche d'expérience humaine et plus définitive artistiquement parlant si elle avait attendu dix ans.Pour le moment au contraire, elle nous propose des chansons vidées de leur substance par rapport à des interprétations plus connues ("Ah! que l'hiver" et "Les gens de mon pays") ou des textes qui semblent mal déchiffrés et trop lourds pour ses musiciens.On aura rarement entendu en effet microsillon au son aussi confus et la faute en est autant à Pierre Di Pasquale, Robert Turmel et Claude Demers qui ont signé les orchestrations et la réalisation qu'à Fabienne Thibeault elle-même.Peut-être à cause de la jeunesse et de la culture différente de ceux qui ont choisi les poèmes et les chansons de ce disque, on découvre le plus souvent un visage inconnu de Vigneault, et c'est ce qui fait l'intérêt de ce disque qu'on appréciera moins pour les interprétations que pour les textes qu'il propose - en particulier des textes un peu philosophiques qui font penser à Raoul Duguay ou "Tante Irène", sans doute la plus simple et la plus réussie des chansons de ce disque.Il y a aussi de beaux moments de musique par endroit, et en particulier un son de guitare électrique assez nouveau pour Fabienne Thibeault sur deux plages de la face B.avec en plus dans le dernier cas, sur "D y a quelque chose", un rythme très intéressant où la chanteuse se renouvelle un peu.mais ces moments restent éparpillés et comme sans raison d'être, constituant en fait des expériences là où il aurait fallu des trouvailles pour parler comme Maurice Bellemarre! Ce qu'il y avait de plus attachant avec Fabienne Thibeault, de toute façon, c'était la fraîcheur, la jeunesse et la naïveté.Son groupe même, en se resser rant sur "La vie d'astheure", devenait prometteur, et les impressions peut-être légères qu'ils nous donnaient de leur monde étaient au moins sincères, origi nales et adaptées à leur allure.L'étape suivante est donc de cueillir les chansons autour d'eux, de susciter des meilleurs textes de leur part, et non pas d'aller les prendre tout faits ailleurs avant même d'avoir une contribution personnelle à leur apporter.LES PLANETES TRANS-SATURIENNES (suite) "high" nécessaire pour se transformer, tandis que le rêve plutonien indique un pas dans cette transformation qui est déjà en train de se produire (il peut aussi révéler le désespoir de l'âme qui a temporairement échoué dans cette transformation).Il n'y a pas de limite à l'évolution de l'âme et de la conscience, qui peut toujours s'entendre et englober une plus grande dimension.Mais cette croissance ne peut se faire sans une relation en phases alternées entre le collectif et l'individuel, que nous connaissons en tant qu'êtres humains comme le sommeil et l'état de veille.Pourtant, au-delà de la conscience et de l'inconscience, il y a ce qui les englobe tous les deux, notre totalité.Les planètes du Soleil à Saturne nous poussent à l'activité consciente de l'égo tandis que les trans-saturniennes nous ramènent aux grands espaces galactiques, à notre Soi.Lorsque le rythme de ces polarités nous ramène à l'état conscient, Uranus, Neptune et Pluton essaient de nous rappeler que nous ne sommes pas seulement enfermés dans notre peau d'humains égocentrés, mais que nous appartenons aussi à la grande communauté des étoiles.eÀEHTÔT LE PREMIER ALÔUM bbLOUNE! L'Enfant fort s'achète et retape un gros autobus et part en tournée.C'est le Magical Mystery Tour revisité, sorti de son étui de plasique et vécu au Québec par des Québécoises et des Québécois désireux de retrouver le sens de la fête "L'HOMME LE.PLUS FORT DO MONDE" 43Ê)fJïâ£>ES PAR VVES POlSSAtfT KWDES AUX CDVrioNS BALOUtVE , lé» ONTMU'o EST, MOttTOéAL - 286 9fâ* Les structures sont devenues trop grandes: organisations, hôpitaux, écoles, gouvernements.Le système industriel moderne ÉPUISE chaque jour un peu plus de RICHESSES sur lesquelles il s'est édifié.(a Pour éviter une catastrophe, nous devons susciter un nouveau style de vie, de nouvelles habitudes de consommation, il faut créer une technologie intermédiaire et refaire une société à la mesure de l'homme.Un volume de 320 pages - si i .95 Mainmise 77 46 IBONNE GILLES vaUqubtu Pour chaque abonnement d'un an (S 10.00) à Mainmise-Rézo qui nous parviendra entre le 15 mai et le 15 juin, nous ferons parvenir, au choix, un des cinq disques suivant : Zacharie Richard ("Mardi Gras"), Octobre ("L'autoroute des rêves"), Marie-Claire Séguin, Gilles Valiquette ("Vol de nuit") et Gilles Rivard ("La tête en fête").Pour chaque abonnement de 2 ans ($18.00) nous ferons parvenir 2 de ces microsillons au choix ou "l'Heptade", l'album double d'Harmonium.L'heptadc abonnement d'un an S 10.00 I I de 2 ans$ 18.00 | à l'étranger $12.001_I à l'étranger $22.001-1 abonnement L.Ferré ?Z.Richard ?G.RivarJ 1 M-C Séguin ?Abonnement [~~ de soutien $25.00l-1 Octobre ValiquettetZ] (pour 2 ans)\ Harmonium I-1 r Daniel Thérien et S.M.C.présentent un CONCERT BENEFICE avec FETER HAMMILL A l'Outremont de Montréal $5.50 & $6.50 vendredi le 9 juin, 8h30 Au Cartier de Québec $6.00 samedi 10 juin, 7h30 et 10h30 Billets disponibles pour les deux théâtres à l'Alternatif et au FESTIVAL de Sherbrooke pour Montréal : chez Discomanie, à l'Outremont, Ciel mf, tabagie variété du Centre Laval.Pour Québec : à l'annexe, au Cartier.
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