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Titre :
Le Journal des enfants
Publié à partir de 1914, Le Journal des enfants est écrit pour les jeunes et demande aussi leurs contributions, qui y sont fréquemment diffusées. [...]

Le Journal des enfants est publié pendant deux ans, à partir de 1914, à l'initiative de Gustave Vekeman, écrivain et journaliste émigré de Belgique flamande qui a travaillé comme interprète à la station de quarantaine de La Grosse Île de 1906 jusqu'à sa mort en 1916.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) en possède une série complète de 12 numéros publiés de mai 1914 à avril 1915.

Gustave Vekeman et son épouse, Clara Rousseau Vekeman, les deux principaux rédacteurs du journal, y ont écrit sous divers pseudonymes. Gustave Vekeman rédigeait aussi régulièrement des textes pour Le Courrier de Montmagny.

Ce journal, écrit pour les enfants, demande aussi leurs contributions, qui y sont fréquemment publiées. Ainsi, les enfants de plusieurs collèges, couvents et écoles de partout au Québec, du Manitoba et des États-Unis y collaborent avec enthousiasme. Le Journal des enfants est imprimé par Laflamme et Proulx, situé au 34, rue Garneau, à Québec.

En plus d'offrir une revue mensuelle des actualités nationale et internationale, Le Journal des enfants présente le calendrier mensuel des saints, de courts récits, des concours de dessin et d'écriture, des problèmes de mathématiques, etc. La revue présente aussi divers écrits soutenant l'observance de la morale chrétienne.

VEKEMAN MASSON, Jeannette, Grand-maman raconte La Grosse Île, Saint-Bruno-de-Montarville, Daillac, 1990, p. 123-124.

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1914, mai (1ère année, no 1)-
Contenu spécifique :
juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Texte de présentation du calendrier

Fichiers (8)

Références

Le Journal des enfants, 1914, Collections de BAnQ.

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ere QUEBEC, JUILLET 1914 No 3 ourna Publication mensuelle PRIX DE L'ABONNEMENT Rédigé en collaboration CANADA, 50 cts PAR ANNEE ETRANGER, $1.00 Pour toute correspondance, s'adresser au "Journal de» Enfant*" No 34, RUE GARNEAU, QUEBEC. AVIS L'abonnement peut commencer à toute époque de l'année.Il est payable « d'avance.» La direction doit être immédiatement prévenue de tout changement d'adresse, et, en le faisant, on doit indiquer clairement le nom du bureau de poste que l'on quitte.Ne pas envoyer de timbres-poste : le Gouvernement s'objecte à leur emploi comme mode de paiement.N.B.Les envois d'argent seront faits de préférence par bons et mandats de poste ou par chèque de banque.Si le chèque est fait payable à une banque des Etats-Unis, il faut ajouter 0.25 à la somme expédiée afin de couvrir les frais d'escompte.Nous conseillons fortement aux Institutrices de recueillir les abonnements et de les envoyer en mandats, ou bons de poste, ou lettre enregistrée.Toute correspondance doit être adressée, et tout chèque ou mandat doit être payable au "Journal de* Enfant»" 34, ru«* Garneau, P.Q. 1ère année QUEBEC, JUILLET 1914 INo 3 LE JOURNAL DES ENFANTS )COCOCOCKXXXOOOOCxX)C dote, petits enfants qui trouvez si jt-|V,|j— 1 dur.si pénible de vous enfermer 5Ltt«* iBsî (''"1S 'es "mrs d'une classe, tandis ^gjç^^^^^ que le ciel est bleu, le soleil bril-—'- —' lant ; tandis que les bois sont remplis de fraises et de framboises, et que l'ombre et le parfum des grands arbres de la route semblent créés tout exprès pour le plaisir et la commodité des joueurs de billes et de toupies.Vous répondez d'un air maussade à la cloche qui vous invite à reprendre vos livres et cahiers ; vous ne quittez qu'à demi vos jeux, puisque vous permettez à leur souvenir de vous occuper et de vous distraire pendant vos leçons; et vous vous estimez cependant très dignes d'éloges, parce que vous avez résisté aux séductions de l'école buissonnière.Vous vous plaignez! Si vous saviez combien d'enfants jugent avec raison votre sort enviable! Ils voudraient étudier.Ils désirent passionnément s'instruire.Et les moyens leur sont refusés.Vous n'avez pas assez de temps pour jouer, dites-vous, malgré vos longues heures de récréation?Cest pour étudier, eux, qu'ils déplorent de manquer de temps, absorbés qu'ils sont prématurément par le labeur dont ils attendent le pain de chaque jour.* * * Du nombre de ces derniers était un petit garçon .que nous appellerons André, si vous voulez, et qui vivait, il y a bien des années déjà, dans un pays fort éloigné du nôtre.Ses parents étaient très pauvres ; ils ne possédaient qu'une misérable chaumière, entourée de quelques champs si peu fertiles, qu'à peine y récoltait-on en quantité suffisante le seigle et les pommes de terre, unique nourriture de la famille.La mère était constamment retenue et occupée à la maison par les soins que réclamaient de nombreux petits enfants.A André donc, l'aîné de tous, bien qu'il n'eût que neuf ans, incombait le devoir d'aider son père dans les différentes petites industries au moyen desquelles, dans ce pays sans ressources, il suppléait un peu à l'indigence de ses récoltes.C'est ainsi que le petit garçonnet avait appris à recueillir et à tirer, pour les vendre à un distillateur du voisinage, les baies noires du genévrier dont on tire la liqueur nommée genièvre.Souvent muni pour tout réconfort d'un morceau de pain grossier, il partait de grand matin pour les collines arides que couvrent ces arbustes, et il n'en revenait qu'à la nuit tombante, bien las, ployant sous un lourd panier dont le poids attestait son ardeur au travail.C'était vraiment un brave enfant que ce petit André.Il était heureux et fier de se sentir utile, et, quand, grâce à son gain, on avait pu renouveler les sabots de l'un de ses petits frères ou acheter une robe chaude à l'une de ses petites sœurs, il se serait déclaré plus heureux qu'un roi.s'il avait, en outre, pu apprendre à lire! Pensez donc, il y a dans les livres de si belles, de si intéressantes choses, que sans doute il ne connaîtrait jamais! Et puis, surtout, quand viendrait l'hiver et qu'il aurait l'âge d'aller au catéchisme, com- LE JOURNAL DES ENFANTS 13 ment ferait-il pour étudier les leçons indiquées, s'il ne savait pas lire?Peut-être que M.le curé ajournerait indéfiniment sa première Communion, et il en aurait un tel chagrin ! Aller à l'école, il n'y fallait pas songer ; qui donc aurait, à sa place, travaillé à procurer aux petits ce qui leur était nécessaire ?Ainsi pensait l'enfant, tout en dépouillant adroitement les branches piquantes de leurs minuscules fruits aux reflets bleutés.11 faudrait qu'une âme charitable consentît à lui consacrer quelques instants le soir, lorsque la tâche journalière serait terminée.Mais jamais il n'oserait demander une pareille complaisance au maître d'école ou à M.le Curé !.Si, encore, il trouvait le moyen de faire plaisir, de rendre service à l'un d'eux; peut-être dans ce cas, à la longue, prendrait-il le courage de le supplier.Et le petit garçon se perdait dans ses rêves, jusqu'à ce que l'obscurité croissante, arrêtant sa cueillette, le rappelât à l'heure présente.Il reprenait alors le chemin du logis, ne manquant jamais de faire un détour pour éviter de passer devant l'école dont la vue redoublait ses regrets.Car, — il était bien forcé de se l'avouer, chaque soir, — la torture à laquelle il soumettait son imagination demeurait vaine.11 avait beau y réfléchir; il ne découvrait aucun expédient pour s'assurer la bienveillance des personnes capables de seconder son désir.Un jeudi, comme il quittait la colline plus tôt que de coutume, il aperçut, se dissimulant derrière des broussailles, deux garçons du village qui semblaient guetter quelque chose.Il s'approcha, les questionna et apprit d'eux qu'ils avaient tendu, à quelques pas de là, une sorte de piège destiné à prendre des grives." Notre maître, expliquèrent les enfants, n'a pas de plus grand régal que les grives et nous voudrions lui en procurer." Vous devinez avec quelle joie André, qui savait ces oiseaux très friands des baies de genévriers, accueillit ce renseignement.L'après-midi, qu'il dut passer à ramasser du bois mort, lui parut interminable: il avait hâte d'essayer, la construction d'un piège semblable à celui qu'il avait vu aux mains des petits chasseurs.Après beaucoup de tentatives malheureuses, il réussit tant bien que mal et, le lendemain au petit point du jour, il partait plein d'espoir, ayant à peine goûté — tant il était .pressé! — à la soupe fumante que petits frères et petites sœurs saluaient avec des cris de joie.Son premier soin en arrivant aux genévriers fut, naturellement, de tendre son piège, qu'il amorça avec les baies les plus grosses et les plus brillantes qu'il put découvrir; puis il se mit courageusement à l'ouvrage, faisant le moins de bruit possible et priant tout bas le bon Dieu de favoriser sa chasse.De temps en temps, il allait jeter un coup d'œil sur le piège:— hélas ! il le trouvait toujours vide ! Ces malins oiseaux semblaient invulnérables à la tentation.Le pauvre petit commençait à se décourager: bien lui prit cependant de persévérer.La chance finit par lui sourire et, le soir venu, il se trouva en possession de deux magnifiques grives, rondes et grasses à souhait.Pour la première fois ce jour-là, il songea à se plaindre du poids du panier qui retardait sa inarche.Dès qu'il en fut débarrassé, il courut à l'école.Il y arrivait, haletant, lorsque, apercevant l'instituteur, il s'arrêta, soudainement embarrassé, tournant sa casquette entre ses doigts, et ne sachant plus du tout comment entrer en matière.Une question lui vint en aide, fort à propos : — Que me veux-tu, mon enfant?— Monsieur le Maître.Monsieur le Maître.on m'a dit que vous aimiez beaucoup les grives.en voici deux : voulez-vous bien les prendre ?Et il tendait une petite corbeille recouverte d'un linge solidement attaché.— Des grives ?.Très volontiers, mon ami.On n'en a pas tous les jours ! Elles sont très rusées, paraît-il, et ne se laissent pas prendre facilement.Combien en veux-tu, dis ?— Oh! Monsieur le Maître, je ne veux pas vous les vendre ; je ne veux point d'argent.Je vous les donne.pour vous faire plaisir.L'instituteur jeta un regard sur la chemise rapiécée et le pantalon misérable qui composaient le costume du garçonnet : — Tu me fais grand plaisir, mon petit homme, dit-il, surpris, et ne sachant à quel mobile attribuer cette gentille attention d'un enfant qu'il connaissait à peine; tu me fais grand plaisir.Mais tes parents ne sont pas riches, et il est bien juste que tu sois dédommagé de ta peine.Prends cette pièce! Je ne t'en serai pas moins reconnaissant.Cela ne faisait point le compte d'André.Rassemblant tout son courage : "Oh ! Monsieur le Maître, s'écria-t-il ardemment, je ne veux point d'argent; 14 LE JOURNAL DES ENFANTS mais vous pouvez à votre tour, me faire tant, tant de plaisir! " Il était si ému, il joignait les mains dans un geste de supplication si éloquente que le brave homme, attendri, l'attira à lui : — Te faire plaisir, mon cher petit?j'y suis tout disposé; dis-moi seulement ce que je puis pour toi.André baissa la tête : — M'apprendre à lire, murniura-t-il.Je voudrais tant savoir lire! et je ne peux pas aller à l'école!.* * * La première leçon eut lieu le lendemain.Bientôt le professeur fut émerveillé des progrès de son élève.Quand il s'agit d'aller au catéchisme, André lisait couramment et, quelques mois plus tard, le curé, instruit de son ardeur studieuse et constatant par lui-même son intelligence, son application et sa piété, joignit des leçons de latin à celles que l'enfant recevait déjà.Bien plus, secondé par l'instituteur, il intéressa à lui un personnage riche et influent, à la protection duquel André dut d'entrer dans un excellent collège où il poursuivit et termina brillamment ses études.Les petits frères avaient grandi et on pouvait se passer de lui à la maison.Il devint prêtre, professeur distingué et parvint enfui à l'épiscopat.C'est alors qu'en souvenir du fait qui avait été l'heureux début de sa belle et utile carrière, et par reconnaissance pour les hommes généreux grâce auxquels il avait pu y entrer, il adopta pour ses armoiries qui excitèrent bien souvent l'éton-nement et la curiosité: deux grives, entourées de la légende : " Deux oiseaux pour une obole." aux élèves Qu'était André?Quel désir nourrissait-il?Comment put-il le réaliser?Résumez son histoire et dites ce qu'il devint plus tard.Quelles leçons pouvez-vous tirer de son histoire?A NOS ABONNÉS Chers enfants, savez-vous que vous avez un journal qui est non seulement unique au pays, mais même, je crois, unique.au monde .?Une telle assertion paraît .prétentieuse, mais examinons ensemble la question, et voyez si ce que je vous dis n'est pas exact.Il existe ou il a existé au pays d'excellentes petites publications pour la jeunesse; mentionnons celles dont le nom se présente tout d'abord à notre esprit: V Etudiant, la Maison Moderne, Y Abeille, les Petites Lectures, la Cloche du Dimanche, le Couvent, etc, etc.Quelques-unes sont mortes, d'autres prospèrent ou, du moins, se soutiennent ; celles qui vivent sont, en général, des organes plutôt locaux de la maison d'éducation qui leur a donné naissance, et les autres, qui ont un cercle d'action plus étendu, ne reproduisent pas les travaux des élèves comme le fait votre journal.D'un autre côté, nous connaissons beaucoup de publications pour l'enfance, qui nous viennent des pays européens.Mais elles ne reproduisent pas non plus les travaux des écoliers.Elles se contentent d'indiquer des sujets de concours, sans mentionner les noms des concurrents, les plus habiles, sans leur donner conséquemment, l'encouragement légitime de la récompense.Elles sont rédigées par de grandes personnes pour les enfants, tandis que la vôtre est rédigée en grande partie par vous-mêmes.Oui, vous serez les rédacteurs de votre propre journal ; nous ne nous en gardons que la direction, le contrôle, l'historiette et les quelques notes explicatives.Vous rendez-vous bien compte de tout ce que peut opérer ce .petit journal?D'abord, en excitant parmi vous une louable émulation, il double votre ardeur pour le travail et l'étude.Il fait la joie de vos parents quand vous êtes nommés ou récompensés, et les encourage dans les sacrifices qu'ils s'imposent pour votre éducation et votre instruction.Il vous attire l'estime et la considération de vos concitoyens.Il prépare votre avenir en faisant connaître vos divers talents.Je n'ai pas besoin d'ajouter que, quand l'enfant d'aujourd'hui sera devenu l'homme de demain, votre LE JOURNAL DES ENFANTS 15 journal, demeuré votre ami, vous suivra à travers votre carrière avec la plus grande sollicitude et sera toujours fier et heureux d'enregistrer vos succès.Plus encore, il peut faire la gloire de votre pays en révélant à qui veut les connaître les capacités de notre peuple' écolier et en faisant toucher du doigt les résultats de notre système d'enseignement.Dès maintenant, après trois seuls numéros parus, il oppose par les faits le démenti le plus formel à ceux qui prétendent que nous sommes des arriérés, que nos méthodes sont mauvaises, nos institutrices incapables, etc., etc.Allons, mes bons petits patriotes, en avant ! Prouvez publiquement à vos dénigreurs que vous valez mieux.qu'eux et tous leurs infâmes discours ! .Votre journal, enfin, vous habitue à "soigner" votre travail et à écrire des articles en vue de la publicité.Ne serait-il pas un commencement de solution du grand problème de VEcole de Jour, nalùv/e, qui a tant excité l'intérêt du monde intel.lectuel et dont on parle moins, depuis quelques années?!.Tout cela, c'est au point de vue humain.Mais surtout, oh ! surtout, mes enfants, votre Journal tient à donner à votre âme une bonne direction ; il veut vous habituer à faite toutes choses pour l'amour du Devoir lui-même et par véritable Vertu ; il veut cultiver en vous tous les sentiments élevés ; il veut que vous ayez en tout la note juste, vraie, la note chrétienne, car il n'existe point de vrai journal ni de vrai journaliste s'il ne possède d'abord cette qualité essentielle que l'on appelle " le sens chrétien ".Amicus.LA BONNE SEMENCE Quand l'hiver commence, il semble que toute la végétation va périr; le vent balaye feuilles et fleurs, mais il se conserve quelque chose de petit et d'inaperçu.Ce sont de légères semences, et toute la vie végétale y est renfermée.La Providence en prend soin.Quelques-unes ont comme des ailes, pour voyager dans l'air; le vent les emporte, les eaux les entraînent jusqu'à ce qu'elles aient trouvé la terre et le rayon de soleil qu'il leur faut pour pousser et refleurir.C'est là une consolante image de la fécondité qui est réservée aux instructions, aux avis, aux conseils donnés par les maîtresses et les maîtres chrétiens.Au moment où ces bonnes paroles tombent de leur bouche, il semble parfois qu'elles soient en pure perte, tellement les enfants qui les écoutent paraissent distraits et indifférents.Mais confiance ! .Le souffle de la grâce, ce vent du ciel, se charge de porter dans les cœurs ces bonnes semences, et elles y germeront en temps opportun.MOYEN DE FORMER LA CONSCIENCE " Les lois n'arrêtent que les bras, la religion règle le cœur", disait Portalis.Jadis on disait avec fierté: la valeur u'attend pas le nombre des années.Comme les temps sont changés ! Aujourd'hui on constate que le crime n'attend pas le nombre des années; les enfants ont leur cour de justice.N'est-ce pas alarmant?A qui la faute?Je ne me sens pas le courage de jeter la responsabilité sur les enfants : les enfants sont toujours les enfants, aujourd'hui comme autrefois, bons ou mauvais, selon la formation première reçue au foyer paternel.L'enfant a ses devoirs, mais n'oublions pas qu'il a aussi ses droits.L'enfant a droit à la lumière qui doit éclairer son intelligence sur le bien à faire et sur le mal à éviter ; il a droit à une autorité qui lui commande le bien, il a le droit d'avoir un cœur qui dirige ses affections.Où devrait-t-il trouver toutes ces choses?N'est-ce pas au foyer paternel ?Mais un père peut-il commander une vertu qu'il ne pratique pas?Peut-il ordonner la prière quand lui-même ne prie jamais?Peut-il dire à son enfant: Dieu nous défend telle chose, quand lui-même la fait?L'enfant ne reçoit pas ses droits du père, voilà le 16 LE JOURNAL DES ENFANTS mal.C'est à la mère, se dira-t-il, d'élever les enfants.Et la mère, absorbée par les soins du ménage, ou bien tout occupée à ajuster s s toilettes, ou encore à préparer une soirée, — la vie d'aujourd'hui est si exigeante,— remettra la garde des enfants à une servante inconnue, très souvent peu recoinmandable.La bonne se tirera bien d'affaire.Elle les amusera avec les images des catalogues des mamans.Comme elles sont jolies, ces demi-nudités dans les magasines du temps, productions judéo-maçonniques, où l'image scabreuse abonde ! Quand la bonne veira que l'amusement ne suffit plus, elle contera des histoires, et Dieu sait quelles histoires.Où sont en tout cela les droits de l'enfant à une sage direction?Et on viendra dire que les enfants changent.Je le crois sincèrement'! N'oublions pas que la formation première, c'est celle-là seule qui sera durable.Une piété qui vient de l'école, même de l'église, est une piété implantée: elle mourra prématurément, niais la piété prise ai.sein de la famille, celle-là sera durable.La formation première produira toujours ses fruits.Donnons à l'enfant "ses droits" et l'enfant remplira "ses devoirs".LE Père Marie-Antoine.VOS JEUX Pour la jeunesse, les jeux, dans un certain sens, ont autant d'importance que les exercices de piété eux-mêmes.Monsieur Allemand, un admiiable directeur d'Œuvres de Jeuuessse, disait : " Ici, tout jeune homme qui joue bien persévère.Je n'ai pas confiance en un jeune homme qui ne joue pas, passât-il des heures entières dans la chapelle." Lorsque vous jouez bien, n'ayez pas peur que le diable vienne vous tirer par la manche : il y perdrait son temps et sa peine.Au contraire, quand un jeune homme ne joue pas lorsque c'est le temps de jouer, le démon est toujours à rôder autour de lui pour le tenter.Les jeux, pris à leur heure et dans l'ordre, sont aussi agréables à Dieu que la prière.Quand vous jouez bien, vous réjouissez les saints Anges.Monsieur Allemand était convaincu qu'il y a cent fois plus de ressources pour le bien dans les jeunes natures vives et ardentes, que chez ces enfants maussades, qui sont, disait-il, " toujours à se traîner les bras pendants, comme s'ils avaient mal au cœur." Fletirs de la Charité.NE DONNEZ JAMAIS D'ALCOOL AUX ENFANTS C'est le conseil que donne le Droit d'Ottawa.Les médecins hollandais, en un récent congrès, dit-il, ont signé cette déclaration : " Ne donnez jamais de boissons fortes aux enfants, si ce n'est sur prescription du médecin." Et l'une des sommités médicales de Paris, le docteur Brouardel, a dit que "c'est un crime d'assassinat que de donner de ces boissons aux enfants." Les parents disent : Une petite goutte, qu'est-ce que cela peut bien faire?Us ne songent pas, les malheureux, qu'une goutte pour l'enfant équivaut à dix gouttes pour l'adulte.Ils ne songent pas, les malheureux, que le jour viendra peut-être où l'enfant, devenu grand, prendra bien plus de ces gouttes qu'il ne leur sera agréable.Le chemin de l'ivrognerie est une pente : si vous y mettez vos enfants, qui vous dit qu'ils ne glisseront pas jusqu'en bas dans l'abîme?(La Vérité.) TRAVAIL vs WHISKEY Du New-York American.—Le jour est arrivé où l'homme qui fait usage de liqueurs alcooliques ne peut plus tenir sa place dans la procession humaine.Il doit rester en arrière, avec les traînards et les infirmes, lors même que ses capacités lui permettraient de figurer au premier rang.Au cours de ces dernières années, la tempérance a fait de rapides progrès.On ne voit, dans les affaires, qu'un bien faible nombre de personnes se livrant à l'alcool, et l'homme sobre peut seul prétendre aux emplois élevés.On boit beaucoup moins aujourd'hui, le peuple commence à comprendre qu'il ne peut exister d'alliance entre le travail et le whiskey. 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