Le Journal des enfants, 1 janvier 1914, août
PRIX DE L'ABONNEMENT : - - - - CANADA, 50 et» PAR ANNEE ETRANGER, $1.00 Pour toute correspondance, s'adresser au "Journal de» Enfant»99 No 34, RUE GARNEAU, QUEBEC AVIS L'abonnement peut commencer à toute époque de l'année.Il est payable « d'avance.» La direction doit être immédiatement prévenue de tout changement d'adresse, et, en le faisant, on doit indiquer clairement le nom du bureau de poste que l'on quitte.Ne pas envoyer de timbres-poste : le Gouvernement s'objecte à leur emploi comme mode de paiement.N.B.Les envois d'argent seront faits de préférence par bons et mandats de poste ou par chèque de banque.Si le chèque est fait payable à une banque des Etats-Unis, il faut ajouter 0.25 à la somme expédiée afin de couvrir les frais d'escompte.Nous conseillons fortement aux Institutrices de recueillir les abonnements et de les envoyer en mandats, ou bons de poste, ou lettre enregistrée.Toute correspondance doit être adressée, et tout chèque ou mandat doit être payable au "Journal de* Enfant»" 34, ru«* Garneau, P.Q. 1ère année QUEBEC, AOUT 1914 No 4 LE JOURNAL DES ENFANTS Dessin exécuté par Melle Victime Cormier, couvent Ste-Famille, Tracadie, N.B.(ière année de dessin) 2 LE JOURNAL DES ENFANTS cxxjoocxdoooooooooooooooco AOUT t lus saints do mois i.—S.Pierre-aux-Liens.a.—S.Alphonse.3.—Invention Je S.Ktienne.4.—S.Dominique, conf.5.—Notre-Dame des Neiges.6.—Transfiguration de N.S.J.C.7.—S.Cajétan.8.—s.Cyriac et ses compagnons.9.—S.Romain.10.—S.Laurent, martyr.11.—Ste Philomène, vierge.17.—Ste Claire, vierge.13.—U.Jean-Marie Vianuey.14.—s.Kusèbe.15.—Assomption dk uk B.V.m.16.—S.Joachim.17.—Ste Julienne.18.—S.Roch.19.—S.Donat.20.—S.Bernard.aii—Ste Jeanne de Chantai.22.—S.Hippolyte.23.—S.Philippe Béniti.24.—S.Barthélemi, apôtre.25.—S.Louis, roi de Prance.26.—S.Zéphirin, pape et martyr.27.—S.Joseph Calasanz.28.—S.Augustin.29.—Décollation de S.Jaan-Baptiste.30.—Ste Rose de Lima.31.—S.Raymond.cxxxx»oo0o0c, est certainement une des plus jolies fleurs champêtres rua existent et il abonde en notre pays.Il y en a de pl usieurs espèces ; l'iris jaune est superbe.Le plus connu au Canada est le bleu, dont les longs pétales extérieurs sont magnifiquement striés de jaune.On a donné à cette famille de fleurs le nom d' "Iris, " à cause de la richesse et de la variété de couleurs qu'elle déploie, car ce nom est aussi celui de l'arc-en-ciel, et les poètes appellent cette fleur " l'arc-en-ciel de la terre." L'iris aime les prairies humides, les bords des étangs et des cours d'eau.Dès que la neige a disparu, il commence à développer ses longues feuilles et ouvre ses fleurs en mai et en juin.Ses racines sont employées en médecine.MARGUERITE Qui ne connaît la " marguerite " qui parsème nos champs de ses blanches étoiles au cœur d'or?. LE JOURNAL DES ENFANTS 9 Comme vous pouvez le voir dans la gravure, elle forme le centre du bouquet de Marie-Louise.L'humble marguerite sauvage est de la même famille de plantes que l'aristocratique chrysanthème de nos jardins.Pour celui qui aime la nature, cette jolie fleur a certes un grand mérite et, quand elle dresse çà et là ses pures corolles au milieu d'un champ de verdure, c'est une véritable fête des yeux.Et cependant, chers enfants, elle fait le désespoir du cultivateur.Oui, cette plante, excessivement vivace et tenace, accapare très rapidement tout le terrain sur lequel on lui a permis de prendre racine.Bien qu'elle soit plus vigoureuse et plus belle dans un sol riche, elle croît aussi dans le sol le plus pauvre et en tout endroit où le vent a porté ses innombrables graines, ruinant en peu d'années les terres les plus fertiles.Aussi, je vous conseille, par simple amour de l'humanité, d'arracher sans pitié la marguerite quand, dans vos excursions de vacances, vous la trouverez à proximité d'un terrain cultivé.Partout ailleurs, eh bien ! respectez l'œuvre du Créateur, et, comme dit la chanson : — Ne touchez pas au riche voile Que Dieu donne aux mois printaniers : Laissez au pré sa blanche étoile, Laissez les roses aux rosiers ! EGLANTINE L'églantine, enfin, est la jolie rose simple qui se dresse au sommet du bouquet.C'est la fleur du rosier sauvage que l'on nomme "églantier." Vous la connaissez tous, mes enfants, la petite rose sauvage, généralement d'une belle nuance rose-tendre, qui fleurit si abondamment en mai et en juin, et qui laisse à sa place, quand la fleur est tombée et que vient l'automne, de petites baies rouges toutes remplies de graines.C'est urt églantier qui pousse au pied de la grotte de Massabielle, à Lourdes, où Marie Immaculée daigna se montrer jusqu'à dix-huit fois à la petite Bernadette Soubirous.Cet églantier, n'est-ce pas?a un beau rôle: celui d'orner cette grotte à jamais célèbre qui eut l'in- signe honneur de recevoir la Sainte Mère de Dieu, et cela seul suffirait à illustrer cette fleur charmante.Et je dis que Marie-Louise est une bonne petite fille, et qu'elle a eu grandement raison d'offrir sa gerbe odorante à la Vierge Immaculée.Et maintenant, assez de botanique et assez de sermon! Je ne veux pas vous fatiguerc'est vacance ! L'Herboriste.Honneur aux Vainqueurs Le Comité Examinateur des trois concours de juin, après avoir consciencieusement réfléchi et comparé, a prononcé son verdict comme suit: Concours littéraire Cours modèle La gagnante est Mademoiselle Alice Simard, âgée de 16 ans, élève du couvent de Notre-Dame du Bon Conseil, St-Alphonse de Bagotville, P.Que.Nous reproduisons ci-après son travail et la prions d'agréer nos sincères félicitations.A peu près sur la même ligne se place la composition de Melle Eliane Morissette, âgée de 16 ans, élève des Srs de la Charité de St-Louis, Couvent de St-Côme, Linière, Beauce.Le travail de cette demoiselle sera reproduit, comme "pièce principale", dans le numéro de septembre.Viennent ensuite à mérite égal:—Melles Lina Allain, Anita Léger, Elisabeth Landry, Lucienne La Plante et Alice Albert, élèves du couvent Ste-Famille, Tracadie, N.B.Melle Claire Godbout, Académie des Oliviers, Trois Rivières.Melles Antoinette Blondeau et Virginie Matte, élèves de l'Ecole Modèle du village, Ancienne Lorette.Melles Célestine Pépin et Marguerite Perron, élèves du Pensionnat N.D.du Rosaire, St-Tite. 10 LE JOURNAL DES ENFANTS Melle Agnès Day, Ecole No r, Shoolbred, Co.Bonaventure.Melles Béatrice et Emélie Lauzé, Ecole No.4, Grondines Station, et Melle Germaine Trottier> Grondines Ouest.Toutes ces demoiselles ont la note "excellente" et leurs compositions mériteraient d'être reproduites.Viennent enfin, avec la note " très satisfaisante", Melle Rose Bélisle, Ecole No.2, Bureau Paré.Melles Marie-Zélia Chenard et Marie-Berthe Gauthier, MM Albert et Lucien Benoit, Ecole No 7, Deschambault.BONHEUR DANS L'ÉTUDE A gentille cloche de notre couvent carillonne gaiement.De sa demeure aérienne, elle a aujourd'hui une manière de chanter particulièrement touchante.On dirait que sa voix argentine traduit des bravos de victoire et des sanglots d'adieu— Qu'an-nonce-t elle donc?.Ah ! c'est le jour des rémunérations, le grand jour du jugement scolaire ! Je crois seulement que notre carillon a des accents plus doux que ceux de l'effrayante trompette du jugement dernier.C'est qu'il y a de l'analogie entre le jour des suprêmes assises et la dernière heure d'une année scolaire.Et peut-être aussi que le timbre aimé qui murmure si suavement à l'oreille de l'élève laborieuse lui annonçant la fin de ses travaux, résonne lugubrement au cœur de la paresseuse, éveillant des remords que son dépit voudrait faire taire.L'essaim tout blanc des écoliers a pris place sur l'e*trade ; les derniers accords du piano se sont tus.Un à un, sur la longue liste, on a proclamé les noms vainqueurs aux applaudissements des bons parents qui attendent avec hâte le moment où ils pourront presser sur leur cœur leur enfant de consolation.Et pendant que cette foule se retire, à cette heure solennelle des adieux de fin d'année, à ce moment où la voix du souvenir chante gravement dans les âmes recueillies, bien des réflexions se pressent dans l'esprit.Les jours et les labeurs de la vie d'écolière apparaissent dans un radieux décor, semblent nous retenir par les fibres intimes de notre cœur et nous dire: Quoi ! vous nous délaissez !—Plus de ces jeux que la charité savait assaisonner de support et de gaieté, plus de ces vaillants combats historiques où l'on mitraillait gaiement sans effusion de sang, et où les vaincus partageaient le triomphe du vainqueur.Oui, douce et chère vie de famille, où, sons les regards vigilants de nos maîtresses, nous coulions des jourssi paisibles, je vous quitte pour un temps et non sans regrets.Cependant j'emporte en mon cœur la douce satisfaction du devoir accompli, et les lauriers de mon travail, précieux gages du contentement et des bénédictions de mes dévoués parents.Au déclin de mon année scolaire, soulevant le voile qui, déjà, recouvre cet heureux passé, comme je bénis la contrainte qu'il a fallu parfois m'imposer pour secouer l'inertie qui, à certains jours, voulait s'emparer de moi.O douces heures d'étude nocturnes, troublées seulement par le tic-tac monotone de la pendule, la course des plumes sur le papier, "et le bruit confus et savant des livres qu'on referme après les avoir lus ! " Que de poésie dans ce silence majestueux ! L'étude est amère, dit-on, mais les fruits en sont doux.C'est au soir d'une distribution de prix, lorsque nos êtres aimés sourient à nos humbles succès, c'est alors que cette sentence, si souvent répétée à titre d'encouragement, vient caresser le cœur d'une enfant soumise et appliquée.Mais pour celles d'entre nous qui, par un généreux effort, n'ont pas eu le courage de briser cette écorce arnère, les impressions sont différentes.Il est facile de les lire sur leur mine renfrognée.L'année leur ayant paru un siècle et les heures d'étude des années, c'est avec un soupir de soulagement qu'elles franchissent le seuil de la maison bénie où, avec un peu de bonne volonté, elles au.raient trouvé l'instruction avec le bonheur.Pour atténuer leur déconvenue, elles crieront à l'injustice et, au besoin, débiteront des fables contre celles qui se sont dépensées tout entières à leur service.Dans quelques instants la grande salle sera déserte, et nos pupitres, témoins discrets de nos labeurs ardus, redeviendront silencieux. LE JOURNAL DES ENFANTS 11 Mais, au revoir, en septembre prochain nous vous reviendrons joyeuses et fortes pour recommencer la lutte.Alice Simard, (âgée de 16 ans).Couvent N.-D.Du Bon Conseil, Bagotville.Chicoutimi, P.Q.Concours littéraire Cours élémentaire Le prix a été décerné à Melle Edouardina Moreau, âgée de 10 ans, élève de l'Orphelinat St-Joseph, Trois-Rivières, P.Que.Comme on le voit, la gagnante a été choisie dans la catégorie des jeunes, qui comprend les enfants de 6 à 10 ans, afin de récompenser non seulement l'habileté et le savoir, mais aussi le travail et la bonne volonté.D'autres lettres valent celle-là, mais venant d'enfants plus âgés.M.Lionel Boissseau, Académie St-Olivier, Trois-Rivières, Que.et M.Archie Larocque, de l'école No.3, N.-D.de la Garde, Val-des-Bois, Que., tous deux également âgés de io ans, ont eu l'honneur de disputer le prix à Melle Moreau.Le Président du Comité a tiré au sort entre eux trois et le sort a favorisé cette dernière.Nos félicitations aux trois jeunes concurrents ! Viennent avec la note "excellente": Melles Rosine Hébert, Marie-Anna Chagnon, Cécile Gen dron, Juliette Mongeon, Alphonsine Lecours, Lucile Guyon, Marie Aline Duhamel, Eniéren-tienne Chagnon, Reine-Aimée Mongeon, Hortense Larose, Agnès Mougeon et Cécile St-Cerny, toutes élèves des Religieuses des SS.Noms de Jésus et Marie, Couvent de Verchères, Que.Melles Cécile Maheu et Claire Lamy, élèves des Dames Ursulines, Ecole St-Philippe, Trois-Rivières.Melles Beatrix et Adeline Lachance, Couvent des Srs de la Charité de St-Louis, St Côme, Linière, Beauce.Melles Elizabeth Mckenzie et Marie-Ange Lemire, élèves des Srs de la Providence, Orphelinat St-Joseph, Trois-Rivières, Que.Melle Anna-Maria Clément, Couvent Ste-Anne, St Cuthbert, Que.Melle Marie-Anne Capino, Académie St-Joseph, Village Abénaquis, Pierreville, Que.Melles Rose Ida et Jeanne Larocque, Ecole No.3, N.-D.de la Garde, Val-des-Bois, Que.Melles Germaine Lauzière, Blanche Nourry, Eva Rose Lauzière, Rose-Alina Nourry, Héléna Nourry; MM.Ovila Duval, Ubald René et Alman-zor Proulx, tous élèves de l'école No.6, Nicolet, P.Que.Le travail de Melles Germaine Lauzière et Rose-Alina Nourry, âgées toutes deux de 9 ans, est très remarquable et mérite une mention spéciale.Melle Laure B., Ecole privée, rue St-Olivier, Trois Rivières, Que.Melle Emélie Matte et M.Lucien Drolet, Ecole modèle, Village d'Ancienne-Lorette, Que.Melle Ina Pichette, Ecole No.1, Shoolbred, Co.Bonaventure.Melle Jeanne Caron, arrondissement No.4, Cap St-Ignace, Que.Melle Germaine Lauzé, Ecole No.4, Grondines Station, et Melle Lucinda Rivard, Grondines Ouest.M.Alexis Delisle, Ecole No.1, Deschambault.M.Léo.Laliberté, Railh, Thunder Bay, Ont.9 ans.—Ce petit homme, gagnant du concours de mai, a très bien travaillé encore cette fois ci.La plupart des compositions des élèves ci-haut nommés mériteraient d'être reproduites.Viennent ensuite, avec la note "très satisfaisante " : — Melles Mane-Jeanne Masson, Bertha Trottier, Gabrielle Blanchette et M.Lucien Darveau, 8 ans! élèves de l'Ecole No.5, Lachevrotière, Que.Melles Héléna Fortin et Agnès Pesant, et M.Emilien Corbeil, élèves de l'Ecole St-Charles, Bas du Sault-aux-Récollets, près Montréal.Melle Jeanne Smith, 8 ans, M.Alphonse Sinith, 9 ans, Coteau Station, P.Que.Melle Marie-Amélia Benoît et M.Samuel Benoit, Ecole No.7, Deschambault, Que. LE JOURNAL DES ENFANTS 12 Orphelinat St-Joseph, Trois Rivières.16 juin 1914.Chère Juliette, Nous avons reçu la semaine dernière notre intéressant journal, nous l'avons trouvé encore plus fin que le premier.Il nous donne comme sujet de concours une petite lettre à une amie, sans hésiter c'est à toi que je m'adresse.La nouvelle la plus à la mode de ce temps /«dans toutes les classes, c'est bien la distribution des prix et l'approche des vacances.Je crois bien que j'aurai de jolis prix, car je suis certaine d'avoir fait mon devoir et d'avoir travaillé plus que l'an dernier, n'est-il pas raisonnable que mes prix grandissent avec moi?Il est bien plus consolant à la fin d'une année de se dire qu'on a fait tout son possible et ne pas s'exposer aux remords d'une paresseuse qui a perdu la plus grande partie de son temps.Quelle honte pour elle maintenant! car assurément elle ne peut pas s'attendre à ce que sa paresse soit récompensée.Il ne doit pas exister de prix de paresse.Qu'en penses-tu, Juliette .?Je te laisse à ces réflexions et t'envoie mes meilleures amitiés en attendant le plaisir de te voir.Ton amie Edouardina.Edouardina Moreau, 10 ans.CONCOURS DE DESSIN La collection des dessins a été si remarquable que le Comité est demeuré perplexe.Il a fini par nommer ex œquo plusieurs concurrents dont voici les noms : Melles Léonie Chiasson et Victime Cormier, du Couvent de Ste Famille, Tracadie, N.B.Melles Eliane Morissette, Beatrix et Adeline Lachance, Couvent de St-Côme, Beauce, P.Q.Melle Cécilia Larivière, Ecole St-Philippe (Ursu-lines) Trois Rivières, P.Q.Melle Marie-Aline Duhamel, Couvent des SS.Noms de Jésus et Marie, Verchères, P.Q.Melle Simone Létotirneau, Couvent Ste-Famille, Ile d!Orléans, P.Que.M.Michel René, Abénakis, Académie St Joseph, Pierreville, P.Que.En conséquence, le sort a dû être consulté et a désigné, comme gagnant du prix, M.Michel René, dont le dessin, malheureusement, ne pourra être reproduit pour deux raisons: La première, c'est qu'il est beaucoup trop grand pour le format de notre journal, la seconde, c'est qu'il est en couleurs.Les dessins en couleurs sont plus jolis sans doute, mais, pour en faire lever le cliché, il faut qu'ils soient repassés à l'encre de Chine ; or, l'encre de Chine ne prend pas sur ces couleurs.Nous prions donc nos petits amis les élèves de vouloir bien observer, à l'avenir, les deux conditions suivantes : Faites vos dessins simplement au crayon noir, et adoptez comme grandeur la mesure de 6 pouces sur 5.Le sujet du dessin était, cette fois-ci, un paysage ayant pour trait principal un cours d'eau contournant un bloc de rocher.Tous les jeunes concurrents ci-haut nommés ont remarquablement réussi et ont droit, à titre égal, à nos sincères félicitations.* * Viennent ensuite, avec la note d'excellence, les dessins de Melles Nellie Dangerfield, Jeanne Livernoche, Hélène Rocheleau et Cécile Lafoutaine élèves des dames Ursulines, Ecole St-Philippe, Trois-Rivières.Melles Claudia Duhamel, Lucile Guyon, Emé-rentienue Chagnon, Juliette Mongeon, Evangeline Bissonnette, Agnès Mongeon, Aurore Pigeon, Cécile St-Cerny et Cécile Gendron, toutes élèves des Srs.des SS.Noms de J.et M., Couvent de Verchères, Que.Melle Alfréda Veilleux, élèves de la Cong.Notre-Dame, St-Johnsbury, Vermont, 3 dessins.Melle Blanche Comeau, Couvent de St-Tite, Co.Champlain.Melle Marie-Anne Pronovost, Couvent du Lac à la Tortue.Melle Marie-Ange Hamel et M.Victor Perro î, Ecole Modèle, Village d'Ancienne-Lorette.Melles Anna LouBert et Anna Roy, Petit Casca-pédia. LE JOURNAL DES ENFANTS 13 Dessin exécuté par Melle Elianne Morissette, (16 ans) Couvent des SS.de la Charité de Saint-Côme, Co.Heauce.Melles Germaine Trottier, Eliane Trottier et Marie-Jeanne Sauvageau, Grondines Ouest.Melles Héléna Fortin, 2 dessins, et Albertine Boucher, MM.Emilien Corbeil et Gaston Germain, élèves de l'école St-Charles, Bas du Sault-aux-Récollets, près Montréal.* * DESSINS SATISFAISANTS M.Daniel Bélanger, Académie Commerciale et Agricole, St-Casimir, P.Que.Melle Claire Godbout, Académie des Oliviers, Trois-Rivières, Que.Melles Thérèse St-Amaud et Marie Trudel, M.Robert Trudel, Ste-Geneviève de Batiscan.M.Télesphore Lachauce, Berthier en bas, 2 dessins.Melle Irène Raymond, Ecole No, 1, St-Alban.M.Alexis Delisle, Ecole No.1, Deschambault.Melles Marie-Blanche Nourry, Héléna Nourry, et Eva-Rose Lauzière, Ecole No.6, Nicolet.Melle Bella Ares, Marieville.Melles Bertha Trottier, Marie-Jeanne Masson, Bernadette Naud, (8 ans!) MM.Lucien Darveau, 14 LE JOURNAL DES ENFANTS (8 ans ! ) et Joachim Trottier, (7 ans ! ) Ecole No.5, Lachevrotière.Ces trois benjamins, à cause de leur grande bonne volonté, recevront chacun une belle image ! Melle Hedwige Bonhomme, Papineauville.Melle Régina Pouliot, Ecole No.1, St-Lazare.MM.Albert et Lucien Benoît, Ecole No.7, Deschambault.— M.Lucien Benoît nous a envoyé 2 dessins', dont l'un, " Le Sanctus à la Maison, " est un sujet qui nous plaît beaucoup et que nous vous proposerons peut-être, bien qu'il soit d'une exécution fort difficile, — histoire de savoir comment s'en tireraient quelques-uns d'entre vous !.Par ordre, Amicus, Secrétaire du Comité Examinateur.POURQUOI ON L'AIME Un de nos gentils abonnés nous explique, dans une lettre charmante, pourquoi on aime le Journal des Enfants.Cap St-Ignace, 13 juin, 1914.Monsieur le Rédacteur, Le Journal des Enfants, que notre maîtresse nous a montré et expliqué, nous a beaucoup plu, particulièrement pour deux raisons: la première, parce que nous avons vu sur la couverture l'image de la Ste Vierge, ce qui veut dire qu'on nous parlera souvent de notre bonne Mère du ciel, et la deuxième, c'est que ce petit journal nous parle avec des mots que nous comprenons.Nous, enfants de n et 12 ans, nous ne sommes pas bien savants, c'est pourquoi nous aimons ce qui est clair.Agréez, monsieur le Rédacteur, l'hommage de mon respect.Henri Clodtier, élève externe des SS.de la Charité.FRÈRE ET SŒUR?Deux charmants enfants, le frère et la sœur sans doute, M.Alphonse Smith, 9 ans, et Melle Jeanne Smith, 8 ans, tous deux de Coteau Station, ont pris part au concours élémentaire, et leur travail est vraiment remarquable.Nous reproduisons ci-après la lettre de la petite fille, avec ses fautes, et telle que reçue.Quant au petit garçon, il donne à ses camarades les excellents conseils que voici : — "Jouerons aux ballons, à la bal, au croquer, nous ne nous pendrons pas derrières les voitures, car ont peut se faire tuer, car nos parents le défendent et c'est la désobéissance.Cher enfant, je vous conseillerais de marcher sur vos jambes, car le bon Dieu nous a pas donné des jambes pour prendre la voiture.Non, nous devons nous en servir ".etc.Vraiment, il est impossible de ne pas approuver cette manière de voir, et voilà un petit garçon bien sage ! Coteau Station, 10 juin 1914.Chère B.Après dix longs mois de classe, nous allons avoir un long congé.Ce congé est fait pour nous reposer l'esprit, car nous sommes fatigués parce que nous avons beaucoup travailler.Chère amie comme je suis si petite, âgée de huit ans, je peux pas t'écrires bien bien long, mais c'est égal je vais te dire que quelques mots.Soit obéissante à tes parents, respectueuse pour tes maîtres ou tes maîtresse, sois attentive en classe, aide beaucoup à tes parents, et tu seras toujours heureuse.Au revoir chère amie, de ton amie Jeanne Smith, âgée de huit ans.Coteau Station. LE JOURNAL DES ENFANTS 15 lettre a une amie Diaprés le canevas donné dans le dernier numéro du "Journal des Enfants." Chère Juliette, La distribution des prix a eu lieu hier ; les récompenses et les couronnes ont été distribuées au mérite sous les yeux de nos parents, nos bienfaiteurs et nos amis.Combien l'élève docile et laborieuse se félicite en ce moment d'avoir suivi la voie du devoir! Les récompenses de son application et de ses succès ne sont cependant qu'un symbole des richesses acquises par son intelligence, des trésors de vertu accumulés dans son cœur.Celle, au contraire, qui a délaissé l'étude, qui n'a cherché qu'à s'amuser, éprouve bien des regrets à la fin de l'année.Rien dans l'intelligence, rien dans le cœur, rien dans les mains.et elle osera, hélast accuser ses maîtresses d'injustice au lieu de s'en prendre à elle-même de la confuj-ion qui lui arrive.La pauvre enfant réalise tristement l'axiome bien connu."On recueille ce qu'on a semé".Peut-on moissonner dans les sillons de l'oisiveté, de l'insouciance, les épis d'or du savoir et de la vertu?Non assurément.Plus que jamais je le constate aujourd'hui: le travail produit le plaisir, tandis que la paresse ne laisse que le regret du temps perdu ; le labeur recueille, avec le produit matériel, la jouissance intérieure doublée de la satisfaction du devoir accompli.Plus d'une fois, n'est-ce-pas, tu en as fait l'heureuse expérience?Viens bientôt me voir, chère Juliette, je suis lasse d'embrasser mes amies de si loin : ma lettre te porte deux caresses de bienvenue, hâte-toi de venir les rendre à ton affectueuse, Anna Maria Clément Couvent de Sainte-Anne, St-Cuthbert, Comté de Berthier.APOLOGUE DOMINICAL Un paysan se moquait de son voisin parce que celui-ci ne voulait pas, comme lui, travailler aux champs le dimanche, mais qu'il cherchait, au contraire, à sanctifier le jour du Seigneur en assistant aux offices de sa paroisse.Dans l'intention d'éclairer ce triste personnage, le bon catholique lui dit un jour: — Suppose que j'aie sept louis dans ma poche et que, rencontrant un homme dans le besoin, je lui en donne six.Que dirais-tu de cela?— Je te trouverais généreux, répondit le voisin, et je dirais que cet homme te doit bien de la recon naissance.— Fort bien ! Mais si, au lieu de me remercier, il me jetait par terre et me volait le dernier louis que je me serais réservé, que dirais-tu alors?— Le misérable ! Il faudrait le pendre.Ça ne serait pas trop ! — Ami, reprit le bon catholique, c'est pourtant là ton histoire.Sur la terre, nous sommes des nécessiteux qui devons arracher notre vie par notre travail.Dieu nous a donné six louis, ou six jours pour gagner notre pain ; il ne s'est réservé que le septième, et il nous a commandé de le lui consacrer.Et toi, au lieu d'être reconnaissant et de respecter sa volonté, tu lui voles le septième jour ! Le cas n'est il pas le même?.Que t'en semble?Le paysan en convint, fit réflexion sur lui-même et s'amenda.Il avait reçu une bonne éducation première.L.Veuillot.LES ETOILES Au soir d'une journée belle et chaude, les étoiles montèrent lentement une à une dans le ciel, et se mirent à parler d'une douce voix comme l'on n'en entend pas sur la terre.Voici, plus ou moins, le langage de là-haut : — Je suis gaie et heureuse, mon rayon est plus brillant que jamais ce soir,—parce que j'ai été témoin aujourd'hui de maintes bonnes actions.J'ai vu fleurir la justice dans l'univers, j'ai vu des hommes aimant le bien et la vérité, j'en ai vu s'ai-dant les uns les autres, s'oubliant eux-mêmes pour ne vivre que d'abnégation et de sacrifice, aussi à mon tour je cherche à les réjouir en leur envoyant toute la lumière que je peux donner. 16 LE JOURNAL DES ENFANTS — Hélas!—reprit une petite pâlotte au feu morne et triste,—je ne peux en dire autant ; moins heureuse que vous, j'ai vu beaucoup de mal de par le monde.Que de bonnes résolutions se sont dissipées en fumée sous mes yeux ! que de querelles et de disputes ont atteint mes oreilles ! que de duplicité dans les discours qui arrivaient jusqu'à moi ! Que d'odieuses actions accomplies, que de crimes même ! Puis-je avoir le courage de briller, tandis qu'au fond je pleure?Hommes» ne soyez jamais qu'un sujet de joie pour les célestes régions; que votre conscience soit semblable à une étoile de diamant au rayon ardent et sans tache où puissent se mirer tous vos actes, tout votre être, toute votre vie.— « J'ignore absolument, mon Père.— « Avez-vous suivi nos sermons?— « Jamais.— « Vous alliez peut-être à la messe?— « Jamais.» En ce moment mes yeux s'arrêtent sur un tableau de la Sainte Vierge.— Quoi, lui dis-je, un pareil tableau chez vous?— Oui, Monsieur, dit le vieillard, et chaque jour je récite un Ave Maria devant ce tableau pour obéir à la dernière volonté de ma mère.— C'est à Marie que vous devez votre conversion et vous lui devrez la grâce d'aller au Ciel quand vous aurez fait pénitence.La Bonne Lecture.AU LIT DE MORT Le gouverneur d'une ville de Belgique, M.d'Ursel, donna sur son lit de mort un exemple touchant de respect envers le Viatique.Prêt à paraître devant Celui qu'il avait fidèlement honoré en toute circonstance pendant sa longue et belle vie, il pria son frère, le comte Aymard d'Ursel, et son beau frère de se rendre à l'église pour escorter le Saint Sacrement.En même temps, le malade engagea ses enfants à cueillir les plus belles fleurs du parc et, ainsi parés en l'honneur du Saint des Saints, d'aller au devant du prêtre et de l'escorter jusqu'au lit de souffrances, tandis qu'il donnait des ordres au personnel pour que, au complet et muni de flambeaux, il rendît les honneurs à l'auguste cortège.LA DERNIÈRE VOLONTÉ D'UNE MÈRE Un missionnaire raconte le fait suivant : Un vieux pécheur dont la vie avait été fort scandaleuse, me fit prier d'aller le voir.— « Voici, Monsieur, me dit-il, un pécheur abominable, sauvez-moi ».Je le rassure, puis je lui demande, au nom de la gloire de Dieu, de me faire connaître ce qui a décidé sa conversion.CE QU'ELLE DONNE La tempérance, disait Franklin, donne du bois dans l'àtre, du pain dans l'armoire, de la viande dans la marmite, des vêtements sur le dos, de l'argent dans la bourse, du crédit dans le pays, de la force dans le corps, de l'esprit dans la tête et du contentement dans la famille.Nous pourrions ajouter: de la paix dans la conscience, du bonheur en ce inonde et de la gloire dans l'autre.GOURMANDISE PUNIE Un jour un grand-papa, dans son joli château, Entre ses trois enfants partageait un gâteau — En veux-tu, Madelon ?— Oui, dit-elle, grand-père, Un peu.—Toi, Frédéric?—Oh! moi, beaucoup, j'espère.Et Paul, accourant au galop : — Et moi, grand-père, j'en veux.trop ! Un peu, beaucoup et trop, les trois parts demandées, Sur-le-champ furent accordées.Mais, bientôt après son régal, Le petit Paul criait : — Oh! j'ai mal! oh! j'ai mal! Et, toute la journée, il fut mélancolique, Et l'on disait tout bas qu'il avait la.colique.(Louis Ratisbonne.) 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