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Titre :
Le Journal des enfants
Publié à partir de 1914, Le Journal des enfants est écrit pour les jeunes et demande aussi leurs contributions, qui y sont fréquemment diffusées. [...]

Le Journal des enfants est publié pendant deux ans, à partir de 1914, à l'initiative de Gustave Vekeman, écrivain et journaliste émigré de Belgique flamande qui a travaillé comme interprète à la station de quarantaine de La Grosse Île de 1906 jusqu'à sa mort en 1916.

Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) en possède une série complète de 12 numéros publiés de mai 1914 à avril 1915.

Gustave Vekeman et son épouse, Clara Rousseau Vekeman, les deux principaux rédacteurs du journal, y ont écrit sous divers pseudonymes. Gustave Vekeman rédigeait aussi régulièrement des textes pour Le Courrier de Montmagny.

Ce journal, écrit pour les enfants, demande aussi leurs contributions, qui y sont fréquemment publiées. Ainsi, les enfants de plusieurs collèges, couvents et écoles de partout au Québec, du Manitoba et des États-Unis y collaborent avec enthousiasme. Le Journal des enfants est imprimé par Laflamme et Proulx, situé au 34, rue Garneau, à Québec.

En plus d'offrir une revue mensuelle des actualités nationale et internationale, Le Journal des enfants présente le calendrier mensuel des saints, de courts récits, des concours de dessin et d'écriture, des problèmes de mathématiques, etc. La revue présente aussi divers écrits soutenant l'observance de la morale chrétienne.

VEKEMAN MASSON, Jeannette, Grand-maman raconte La Grosse Île, Saint-Bruno-de-Montarville, Daillac, 1990, p. 123-124.

Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1914, mai (1ère année, no 1)-
Contenu spécifique :
février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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Calendrier

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Fichiers (4)

Références

Le Journal des enfants, 1915, Collections de BAnQ.

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1ère ANNEE QUEBEC, FEVRIER 1915 No 10 PRIX DE L'ABONNEMENT : - - .CANADA, 50 et, PAR ANNEE ETRANGER, $1.00 Pour toute correspondance, s'adresser au "Journal de* Enfant»" No 34, RUE GARNEAU, QUEBEC. AVIS L'abonnement peut commencer à toute époque de l'année.Il est payable « d'avance.» La direction doit être immédiatement prévenue de tout changement d'adresse, et, en le faisant, on doit indiquer clairement le nom du bureau de poste que l'on quitte.Ne pas envoyer de timbres-poste : le Gouvernement s'objecte à leur emploi comme mode de paiement.N.B.Les envois d'argent seront faits de préférence par bons et mandats de poste ou par chèque de banque.Si le chèque est fait payable à une banque des Etats-Unis, il faut ajouter 0.25 à la somme expédiée afin de couvrir les frais d'escompte.Nous conseillons fortement aux Institutrices de recueillir les abonnements et de les envoyer en mandats, ou bons de poste, ou lettre enregistrée.Toute correspondance doit être adressée, et tout chèque ou mandat doit être payable au "Journal de* Enfant»" 34, ru«* Garneau, P.Q. 1ère année QUEBEC, FEVRIER 1Q15 No lO LE JOURNAL DES ENFANTS Melle Annette Montplaisir, Académie N.-D.du Cap.Le Cap-de-la-Madeleine. LE JOURNAL DES ENFANTS CXXXXX>CXXXXXXXXXXXXXXXXX) FEVRIER Evangile selon S.flfoatbteu I.l'.S SAINTS DU MOIS l.—S.Ignace, évêque et martyr.2.—Purification de la B.V.Marie.3.—S.Biaise, évêque et martyr.4.—S.André Corsini, év.conf.5.—Ste Agathe, vit rge et martyre.6.—S.Tite, évêque et conf.7.—Sexagésime.—S.Romuald.8.—S.Jean de Matha, conf.9.—s.Cyrille d'Alexandrie, évêque et docteur.10.—Ste Scliolastique, vierge.11.—Apparition de la B.V.Marie à Lourdes.12.—Les sept SS.Fondateurs, conf.13.—S.Polyeucte, martyr.14.—Quinquagésime.—S.Valentin.15.—SS.Faustin et Jovite, martyrs.16.—S.Onésime.Ste Julienne.17.—Les Cendres.—S.Théodule.18.—S.Siméon, évêque et mart.19.—S.Conrad, solitaire.20.—S.Eucher, évêque.21.—1er Dim.du Carême—Ste Vita- line.22.—Chaire de S.Pierre à Antioche.23.—S.Pierre Damien, év.et doct.24.— Quatre-Temps.—S.Mathias.25.—S.Donat, martyr.26.—Quatre-Temps.—S.Nestor.27.—Quatre-Temps.—S.I.éandre.28.—Ile Dim.du Carême.—S.Romain ce temps-là, Hérode étant mort, un Ange du Seigneur apparut à Joseph en Egypte pendant son sommeil, et lui dit : Levez-vous, prenez l'enfant et sa mère, et retournez dans le pays d'Israël: car ceux qui voulaient faire périr l'enfant sont morts.Joseph s'étant donc levé, prit l'enfant et sa mère, et revint dans le pays d'Israël.Mais comme il apprit qu'Archélaus régnait en Judée à la place d'Hérode son père, il craignit d'y aller, et sur un avertissement du ciel qu'il reçut en songe, il se retira en Galilée, et alla demeurer dans une ville appelée Nazareth, afin que cette parole des Prophètes fut accomplie : « Il sera appelé Nazaréen.Réflexion.—La Sainte Famille demeura sept ans dans l'exil, mais elle n'y fut pas oisive pour le salut du pays qui lui avait donné l'hospitalité.Sanctifiée par les premiers pas de l'Eufant-Dieu, l'impure et superstitieuse Egypte se couvre bientôt d'une riche moisson de saints.Le mot Nazaréen dont on qualifiait Jésus, renfermait un grand mystère, il signifie sait, séparé, consacré à Dieu, il exprimait donc la sainteté du Sauveur et devait un jour être écrit au sommet de sa croix pour le désigner au monde.Que toute la terre vous adore, ô Jésus de Nazareth, car vous êtes le Saint des saints.Résolution.—Puisque Jésus est saint et que, grâce à lui, j'ai été purifié de toute souillure par le baptême, je m'efforcerai de garder la plus grande pureté afin que je sois saint aussi.oooooooooococooooooooooo LE JOURNAL DES ENFANTS 3 REVUE DU MOIS Es fetes de Noël, du Nouvel An et des Rois sont passées depuis quelques semaines, l'Eglise nous a rappelé, au commencement du Carême, que nous ne sommes que cendre et poussière.Mes chers enfants, la vie la plus longue parait bien courte à celui qui est arrivé à la fin de sa carrière.N'imitez pas ces insensés qui gaspillent leur existence, comme certains prodigues gaspillent leur fortune.Sachez que le temps passé ne revient pas, et que chacun de vous se rappelle constamment ce sage conseil déjà formulé par les philosophes de l'antiquité: "Carpe diem"; profitez du temps qui vous est donné pour vous instruire et préparer votre avenir.Maintenant, je vais naturellement vous parler de la ' guerre.On ne parle pour ainsi dire pas d'autre chose actuellement.La guerre, les maux qu'elle cause en ce moment et les terribles conséquences qu'elle aura plus tard, préoccupent, inquiètent et affligent tous ceux qui désirent le bonheur de l'humanité.X'otre bien-aimé Père, le saint Pape Pie X, qui unissait de si bon cœur sa voix à celle des Anges, souhaitant la paix aux hommes de bonne volonté, est mort de chagrin en constatant qu'il prêchait dans le désert.Et son illustre successeur, Benoit XV, ne cesse de dire aux belligérants: "Mes enfants, remettez donc l'épée au fourreau; cessez cette guerre fraticide qui a déjà causé tant de deuils et de ruines! " Mais, hélas! en ce moment, la paix est devenue absolument impossible, à moins que le Dieu tout-puissant n'intervienne d'une façon manifeste, et ne fasse tomber les armes des mains des soldats.Car,—de nombreux faits indiscutables le prouvent — l'empereur Guillaume d'Allemagne, qui a voulu et commencé cette guerre atroce, a prouvé qu'on ne peut avoir aucune confiance en sa parole ; il signerait n'importe quel traité, ferait les déclarations les plus solennelles, et recommencerait ses pirateries, quand les quatre millions de soldats qu'il doit avoir encore à sacrifier auraient pris un peu de repos.Certaines personnes ont dit — et peut-être en cela n'ont-elles pas tort — que la guerre actuelle est un châtiment pour la vieille Europe, qui n'a que trop négligé ses devoirs envers Dieu.Mais elles se trompent volontairement ou par bêtise, en disant que l'Angleterre est prise de folie, ainsi que la Russie, et que la Prance est complètement corrompue, tandis que d'après elles, les .Allemands sont des modèles de toutes les vertus chrétiennes.Elles se trompent surtout en prétendant que Paris est la ville la plus mauvaise du monde; Londres, New-York, Berlin, etc., ne lui cèdent en rien sous ce rapport.Mais laissons là ces inepties et passons à des considérations d'une nature plus consolante.Depuis le commencement de la guerre, l'Angleterre protestante et la France catholique n'ont cessé de prouver que, chez elles, le sentiment chrétien redevient de plus en plus vivace.Chaque corps d'armée anglais, chaque régiment, pour ainsi dire, a son aumônier et, le dimanche, même parfois pendant la semaine, il y a des prières publicities.En France, il est prouvé que les neuf-dixièmes au moins des soldats portent un scapulaire ou une médaille, et que les églises ne désemplissent pas.Oui, le triomphe complet de la foi est peut-être plus proche, dans notre vieille mère-patrie, que ne le prétendent certains de ses détracteurs.A ce propos un fait très récent et plus concluant que de longues dissertations.Tout le monde sait que, malheureusement, la pauvre France subit encore l'influence néfaste des Juifs et des francs-maçons, mais l'astre de ces ennemis de l'Eglise et de la patrie française pâlit d'une façon lamentable et s'éteindra bientôt, nous l'espérons.En voie" une preuve.Il est connu de tout le monde, que le général-en-chef des armées françaises, l'intrépide Joffre, est un catholique tout court et que plusieurs de ses collègues sont croyants et pratiquants comme lui.Il n'y a pas longtemps, le ministre de la guerre, qui est loin d'être catholique, confia un poste eminent à un général, ami intime de Joffre.Cet officier, avant d'accepter sa nouvelle mission, alla trouver le ministre, et lui dit: — En me donnant de l'avancement, vous ne saviez sans cloute pas que je suis, comme on dit clans les loges maçonniques;, un affreux " calotin ", c'est-à-dire un catholique sincère et convaincu, qui se confesse et communie fréquentent.— Pourquoi me dites-vous cela ?demanda le mi nistre. 4 LE JOURNAL DES ENFANTS — Je tenais, répondit le général, à vous prévenir que, malgré ma nomination, je ne changerai pas de conduite au point de vue religieux.— Je m'en moque pas mal, reprit le ministre; vos capacités militaires sont hautement appréciées; vous aimez la France et méprisez ses ennemis : vous êtes l'homme qu'il nous faut! Voilà certainement un grand pas de fait du bon côté.Le reste viendra avec l'aide de Dieu.Mes chers enfants, prions pour la France, pour ses alliés et demandons la paix universelle.Mais prions aussi pour le Canada, qui en a bien besoin, car ses grands ennemis, les Juifs et les Frans-ma-çons y deviennent de jour en jour plus nombreux.Il y a en effet dans notre pays, 888 loges maçonniques, comptant 87,180 membres.La province de Québec seule a 64 loges et 6,633 franc-maçons.Il y a au Canada plus de loges et de francs-maçons que dans tous les pays d'Europe, l'Angleterre exceptée.La Belgique, dont la population est plus forte que celle du Canada, n'est affligée que de 23 loges et 2,500 francs-maçons.' Ce que la secte maçonnique a fait dans les pays d'Europe clic le fera plus tard ici.Vous, mes enfants, vous serez alors à l'âge d'homme, et c'est vous, les francs catholiques d'alors, qui devrez vous dresser en face de ces ennemis pires que les Allemands et vous opi>oser à leur travail autrement redoutable.Soyez donc avertis dès maintenant et tenez-vous sur vos gardes.La secte procède partout de la même manière; ce qu'elle s'acharne surtout à détruire, c'est l'enseignement catholique.Elle sait bien, qu'en élevant une jeunesse sans Dieu, elle viendra facilement à bout de tous ses perfides desseins.C'est pourquoi, chers enfants, il importe de vous bien pénétrer du sentiment religieux, pendant que vous en avez l'avantage, et, quand vous prierai Dieu de vous épargner les maux de la guerre, demandez-lui surtout qu'il vous préserve de la guerre faite aux âmes et à renseignement chrétien, car l'autre n'est permise par Dieu qu'en châtiment de celle-ci ! Michel." L'instruction éclaire l'esprit, mais l'exemple entraîne la volonté." PAGE DE CHEZ-NOUS REMERCIEMENTS A l'occasion de la Nouvelle Année, beaucoup d'aimables enfants ont envoyé à " leur cher journal " et à tout son personnel — voire même à tous ses lecteurs et lectrices, leurs confrères — leurs meilleurs vœux de succès, de prospérité et de longue vie.Nous les en remercions bien sincèrement et nous espérons que la bonté de Dieu daignera réaliser leurs bons désirs.BIBLIOGRAPHIE Un ami de notre journal nous envoie un intéressant volume que son auteur, M.l'abbé Joseph Géli-nas, du Séminaire des Trois-Rivières, dédie " Aux jeunes Apôtres et à tous ceux qui souffrent ".C'est le récit touchant de la trop courte vie d'un étudiant de ce Séminaire, que la terrible tuberculose enleva à l'âge de 22 ans, brisant tous ses rêves d'apostolat et l'espoir qu'il caressait de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse.Nous ne saurions trop en recommander la lecture à nos amis les adolescents.Ils y verront un enfant comme eux, aux prises avec les grandes épreuves de la vie, et donnant en toute circonstance des exemples de vertu bien propres à les édifier.Le volume est intitulé du nom de son héros : " Arthur Beaulac ".Il se vend à 25 cts l'exemplaire, à l'Imprimerie du Bien Public, 3, rue Hart, Trois-Rivières, P.Q.Un matin M.Pierre se rendait à son bureau lorsqu'il rencontra M.Bois, un de ses amis intimes." Bonjour, M.Pierre, " dit M.Bois, " comment va Mme Pierre et tous les petits cailloux?" " Très bien, merci, mais comment va Mme Bois et tous les petits copeaux?" fut la réponse.— National Monthly. LE JOURNAL DES ENFANTS 5 QUELQUES APPRECIATIONS ans les numéros précédents, nous avons dûment prouvé par des extraits de leurs correspondances, que les "grandes personnes" font à notre revue le plus cordial accueil : cette fois-ci, nous laisserons parler les enfants.De Melle Marguerite Massue, (14 ans) Couvent des SS.Noms de J.et M., Verchères — " M.le Rédacteur." Dans le dernier concours littéraire, j'ai envoyé ma composition avec ma petite vignette à maman, à Québec: elle a trouvé que j'avais fait tant de progrès depuis le commencement de l'année scolaire, qu'elle m'accorde un abonnement à l'encourageant petit Journal des Enfants.Cette fois, je pourrai concourir aux prix.Je vous envoie 50c.— Bien vôtre ".De M.Gérard Trudel, ( 11 ans) Ste-Anne de la Pérade: — " M.le Rédacteur.— Je vous envoie 50c.pour un abonnement au Journal des Enfants.Je vais à la classe, j'aime bien l'étude et je m'applique beaucoup.C'est par encouragement que mon papa m'a donné l'argent pour mon petit journal que j'ai bien hâte de recevoir.— Votre .petit lecteur." De Melle Marie-Blanche Pichette, Couvent de Ste-Famille, (Cong.N.-Dame.) Ile d'Orléans.Que.: " M.le Directeur, — Comme je suis nouvelle pensionnaire, je n'avais pas eu encore l'avantage de lire votre intéressant petit journal." Dès les premiers jours qui suivirent mon arrivée ici, je suis surprise de voir la passion avec laquelle on lisait ce joli petit livre que l'on venait de recevoir, et encore plus de l'intérêt que chacune y portait et même les maîtresses." Comme je voulais en profiter, je demandai à une compagne d'être assez bonne de me passer le sien et, après l'avoir lu, je promis bien de m'y abonner.—¦" Aujourd'hui je mets mon projet à exécution en vous envoyant le prix d'un abonnement ainsi que mon adresse.Soyez assuré que je ferai mon possible pour que toutes mes amies aient l'avantage de le lire.Je vous suis très reconnaissante pour la publication d'une brochure aussi instructive." En attendant de recevoir mon premier numéro, je me dis — Une amie sincère du petit journal." De Melle Marie-Ange Leblond, aussi du Couv.de Ste-Famille, I.O.: — " M.le Directeur, — Votre petit journal est fort instruct'f et intéressant.Je trouve que c'est un chef d'eeuvre, (cette demoiselle nous flatte, en vérité!) un petit journal fait exprès pour les enfants, bien charmant, le seul que je connaisse." Je vous prie donc, M.le Directeur, de vouloir bien me le faire parvenir chaque mois.Je serai heureuse de pouvoir participer aux jolis concours qui y sont mis exprès pour nous." Je ne suis pas bien forte en dessin ni en rédaction, mais je sais que vous êtes indulgent.Votre très reconnaissante." Si le dessin vaut la rédaction, vous n'êtes pas si faible, Mademoiselle.De Melle Marie-Louise Archambault, Couv.des SS.Noms de J.et M., Verchères :— " M.le Rédacteur, — J'ai été si heureuse de voir mon nom dans le Journal des Enfants avec une bonne note que j'ai demandé à maman pour m'abon-ner.Vous trouverez ci-incluse la somme requise, 50 centins." Je me proopse de faire tous les concours et d:: parler en faveur de votre intéressant petit journal pour vous trouver de nouvelles abonnées.— Bien à vous." De M.Charles-Auguste Jacques, Ecole No.1, l'eaulac.(Srs des SS.noms de J.et M.) Garthby, Co.Wolfe: M.le Directeur.— Souvent en classe, comme récompense, notre maîtresse nous lit les intéressants articles de votre petit journal ; bien des fois, j'aimerais à relire certains passages qui m'ont frappé; alors je me suis dit : Si j'en avais un à moi ?— J'ai consulté ma petite bonnassè et j'ai été heureux de constater que mes économies me permettaient de m'abon-ner au Journal des Enfants.Aussi je me hâte de vous faire parvenir le prix de mon abonnement.Recevez, M.le Directeur, l'expression de mes sentiments respectuux.De Melle Léopoldine Vincent, Couvent des SS.Noms de J.et M., Verchères:— 6 LE JOURNAL DES ENFANTS M.le Rédacteur, — Je m'abonne à ce petit journal parce que je suis très encouragée à faire les concours.Plusieurs de mes compagnes se proposent de demander un abonnement pour leurs étrennes.Il y en a six déjà qui reçoivent chacune leur journal ; à part cela, nous en recevons un pour le cours élémentaire et un pour le cours modèle.Nous n'avons jamais manqué un seul concours.Nous avons déjà commencé le dessin : la crèche.C'est de tout cœur que nous y travaillons.Au revoir, M.le Rédacteur; j'attendrai donc le petit journal pour le mois de janvier.De Melle Marie-Anna Beausoleil, Couvent de Ste-Anne, St-Gabriel de Brandon : — "M.le Directeur.— Vous trouverez ci-incluse la somme de 50 centins, pour un abonnement à votre si intéressant Journal des Enfants.J'aime beaucoup vos concours et je me propose d'y prendre part dès aujourd'hui, en vous adressant " l'étable de Bethléem ".Je compte sur votre indulgence, M.le Directeur, et vous prie d'agréer mes vœux ardents pour la prospérité de votre œuvre si belle." De M.Lucien Dumas, (9 ans) Académie des Srs.de la Charité, Cap Rouge, Co.Québec : — M.le Directeur — Un de mes compagnons est abonné au Journal des Enfants.Il m'a passé le dernier numéro et je le trouve si intéressant que j'ai décidé de le recevoir aussi.En prévision du jour de l'an, j'ai reçu déjà 50 cts d'étrennes.Je les emploie aussitôt pour m'abonner.J'ai hâte de le recevoir et de prendre part aux concours.Veuillez agréer, M.le Directeur, mes sentiments respectueux.PIEUSE COMMISSION Une petite fille a fait sa première Communion.Dans la journée, un tout petit frère la prend à part et lui dit tout bas : — Est-ce que Jésus est encore dans ton cœur?— Mais oui, il y est.— Alors, donne-lui un baiser pour moi.PAGE DE L'ECOLE LE PERE MARIE-ANTOINE ET LES TOUT PETITS $MÊ*$k 1V/Ï F,S c'iers Pet'ts enfants, le Père Ma œswylM rie-Antoine a bonne mémoire et IIIÉ^^M^^^ se souvient très-bien qu'il vous a «rç/âaf§01Xl Isa l'rom's l'histoire du jeune David j||ps^Ci H~q qui, comme le petit Jésus, est né ^^^^^^^ aussi à Bethléem.C'est un beau compte que ce récit, et comme il y a tant à dire sur la vie de ce brave petit berger, je commence tout de suite.Avant de vous en parler, cependant, il faut vous faire connaître le roi de ce temps-là dont la vie se trouve si souvent mêlée à celle de David.Les anciens de la nation qui voulaient être gouvernés par un roi en avaient demandé un à Samuel en cas de guerre.Celui-ci eut recours à la prière et le Seigneur lui dit de faire ce que le peuple désirait.Alors, le premier roi d'Israël fut un beau et vaillant jeune homme appelé Saiil.— Pendant la première année de son règne Saùl fut heureux, parce qu'il était fidèle au Seigneur qui l'aida à combattre ses ennemis.Mais dans la suite, il devint orgueilleux et commit de grandes fautes.Samuel le reprit et lui dit : " Tu as méprisé les ordres du Seigneur, Saiil, eh bien, à son tour le Seigneur te rejette et ne veut plus que tu règnes sur son peuple." Samuel aimait Saiil, et il était affligé de ce que le Seigneur le rejetait." Cesse de te lamenter sur le sort de Saiil " lui dit alors le Seigneur, " puisque je l'ai rejeté, remplis ta corne d'huile et va à Bethléem, chez Isaï, c'est l'un de ses fils qui sera roi ".—Samuel se rend secrètement au lieu désigné, offre au Seigneur une victime de paix, prépare un grand festin et y invite Isaï et ses enfants.— Celui-ci parut devant le prophète avec ses sept fils.En voyant l'aîné qui a une si belle taille, Samuel se dit : " Ce doit être lui que le Seigneur s'est choisi." — Mais le Seigneur lui dit intérieurement : " Ne te laisse pas guider ni par la beauté, ni par la taille; moi je regarde le cœur: ce n'est pas lui."—Isaïe lui présenta le second de ses fils et tous les autres successivement." Celui que le Seigneur a choisi, lui dit Samuel, ne se trouve pas LE JOURNAL DES ENFANTS 7 parmi ceux cjue vous me présentez.Est-ce que ce sont là tous vos fils, ou en avez-vous d'autres encore?" — "J'en ai encore un, dit Isaï, mais il est tout jeune, il garde les troupeaux." — " Faites-le venir, lui dit Samuel, car nous ne commencerons pas le festin avant que vous ne l'ayez amené." Isaï l'envoya chercher1.Dès que le jeune David fut eu présence du prophète, celui-ci sut, par inspiration divine, que c'était lui que le Seigneur avait choisi pour régner sur Israël.11 prit sa corne avec l'huile sainte et.la versant sur la tète du jeune homme, il le sacra roi en présence de tous ses frères.Alors l'esprit de Dieu reposa sur David, et le Seigneur abandonna Saûl qui devint mélancolique, sombre et furieux.Ses serviteurs affligés en le voyant si triste, lui proposèrent de chercher quelque divertissement dans la musique.L'un d'eux lui dit: " Moi.je connais le fils d'Isaï, le jeune David de Bethléem, il joue admirablement de la harpe.C'est, de plus, un robuste et beau jeune homme, et le Seigneur est en lui." " Envoyez-le chercher près de son père, leur dit Saiil.Lorsque David parut à la cour, il ne tarda pas à gagner l'affection du roi qui en lit son écuyer, c'est-à-dire son aide de camp.Chaque fois que l'esprit du mal s'emparait de Saiil.le modeste et pieux berger prenait sa harpe et calmait les sombres fureurs du roi.Il y avait peu de temps que David était à la cour quand les Philistins vinrent attaquer les Israélites.Saiil marcha contre eux.Il prit position sur une montagne en face de l'ennemi : une vallée les séparait.Dans le camp des Philistins, il y avait un guerrier appelé Goliath qui avait la taille d'un géant.Le casque qui couvrait sa tête était d'airain ; la cuirasse à écailles qui protégeait sa poitrine était d'un poids énorme: ses jambières et son bouclier étaient du même métal et la lance qu'il tenait en main était comme un rouleau de tisserand.Précédé d'un écuyer.il venait Chaque jour se poster devant les rangs des Israélites et les provoquait au combat: "Pourquoi donc, vous étes-vous préparés à la guerre, VOUS autres?Qu'est-ce que vous venez faire ici ?Ne suis-je pas un Philistin, moi, et vous, des esclaves de Saiil ?ChOisîssez-donc parmi vous un homme qui ose se battre avec moi.S'il me tue.tous les Philistins seront vos sujets : si je suis vainqueur, vous serez les nôtres." En entendant les railleries et les provoca- tions de ce géant.Saiil et son armée étaient saisis de frayeur, et personne n'osait accepter le défi du géant.Voyons, je m'aperçois, chers petits enfants, que je dépasse les bornes fixées et je cesse tout de suite.— Comme dans la chanson du p'tit navire, je vous dirai : Si cette histoire vous amuse, je vais vous la, la, la recommencer.Non, non, n'ayez pas peur, je ne la recommencerai pas, je la continuerai seulement la prochaine fois, si vous le voulez bien.Donc, au revoir les petits ! POl 'R l.A FETE D'UN SUPERIEUR —Laissée venir à moi tous les petits enfants!— Disait le Maître, alors que ses pas triomphants Parcouraient, lents et sûrs, les chemins de Judée, Et que son âme était de tendresse inondée.El les petits enfants se pressaient près de lui.Père, comme à Jésus nous venons aujourd'hui: Nos cœurs reconnaissants sont heureux de vous dire Cet amour qu'ils voudraient savoir mieux vous [traduire.Oui, nous sommes à zvus, car, semblable an Sauveur, Qui des petits enfants venait rdvir le cœur.Dans de tendres filets vous enlacez notre âme.Recevez en ce jour le plus pur de sa flamme.Que nos vœux jusqu'au ciel montent avec ferveur, Qu'ils obtiennent pour vous la paix et le bonheur.Que, bien longtemps encor, nous gardions sur la [terre Celui de qui nous vient la force, la lumière.Dont les sages avis, les exemples pieux, Guident nos jeunes cœurs dans le chemin des cieux.Et puis, quand sonnera cette heure solennelle Où s'ouvrira pour tous la demeure éternelle.Qu'ensemble nous goûtions au céleste séjour La paix et le bonheur, fruits du divin amour! (S.de C.) (Fêtes de l'Enfance.; SUJETS DE CONCOURS pour février Concours littéraire, cours modèle:—Vous nous parlerez de l'Hiver, de son aspect, sa mission, ses Souffrances et ses plaisirs — Illustration appropriée.Cours élémentaire: — Même sujet sans illustration. 8 LE JOURNAL DES ENFANTS DESSIN Vous nous peindrez une scène d'hiver: — simple paysage ou jeux de boules de neige, bonhommes de neige, glissoires, promenades en raquettes, etc., etc.A votre choix ! ET LA GEOGRAPHIE?Mes petits amis, parler littérature et dessin, c'est très-bien : ce sont certainement là deux des plus utiles parmi les connaissances que vous devez essayer d'acquérir.Quelle jouissance, en effet, que de pouvoir bien rendre sa pensée par la parole et par l'image! Mais il en est d'autres qui ne sont pas à dédaigner non plus: mentionnons aujourd'hui l'arithmétique et la géographie.— " Oh ! la géographie, me dites-vous : que c'est ennuyeux! Avec tous ces noms baroques qu'on a tant de peine à prononcer et à retenir ! Tenez, moi, quand il me faut, par exemple, énumérer les Etats dont se compose la Confédération Germanique, je suis toute découragée! " Mecklembourg-Schwé-rin, Mecklembourg-Strelitz, Swartzbourg-Rudol-stad." Aïe! aïe! ma tète, mes oreilles! J'ai la bouche tordue !.Oh ! ces Allemands, que Dieu les confonde, et leur langue avec eux ! " Eh bien! mes enfants, ce n'est pas moi qui vous blâmerai !.Au contraire, je trouve que vous avez raison, deux fois raison même; au point de vue patriotique d'abord, et au point de vue géographique.Non, cent fois non, ces nomenclatures ne nous serviront jamais de rien ! Mais c'est qu'il y a une autre manière, très attrayante et agréable, d'apprendre la géograhpie! Ne vous attachez pas trop à apprendre par cœur vos manuels, mais faites de la géographie générale, de raisonnement et d'observation.Avant de vous lancer dans les pays étrangers, considérez bien tout ce qu'il y a autour de vous.Tenez, le mois prochain, je vous ferai faire un peu de géographie locale, et je parie que vous y prendrez beaucoup d'intérêt et de plaisir ! Amicus.LES HEUREUX GAGNANTS Le sujet du concours littéraire de décembre était " Un tableau du Jour de l'An " avec vignette, pour le cours modèle.Le prix a été décerné à Melle Célestine Pépin, Pensionnat de N.-Dame du St-Rosaire, St-Tite de Cham-plain.Nous donnons ci-après la remarquable composition de cette demoiselle.Malheureusement ce travail est un peu long — c'est un écueil qu'il faut Savoir éviter — et nous nous sommes permis de n'en reproduire que les passages principaux.Ont mérité la note d'excellence :— Melles Blanche et Cécile Comeau, Alice Thibault et Belzém'ire Francœur, du même couvent que la gagnante.Melles Alba et Mimosa, Pensionnat du Sacré-Cœur, Ottawa.Melles Cécilia Larivière, Claire Lamy, Blanche Landry, Cécile Maheu et Jennie Dangerfield, Ecole St-Philippe, (Dames Ursulines) Trois-Rivières.Melle Blanche Boyer, Maison de la Providence, Mont-Laurier.Melles Béatrice Bernier et Joséphine Quintal, Couvent du Sacré-Cœur, Valcourt, Ely.Melles Antoinette Obry et Carmen St-Cyr, Ecole Municipale de St-Jérôme.Melles Marie-Ange CouillardiDesprés et Berthe Giguère, Ecole St-Emile, L'Islet Station.Melle Aline Poirier, Ecole No.2, Ste-Agathe, Co.Lotbinière.Melles Marie-Jeanne Beaurpé et Juliette Falar-deau, Ecole modèle, village d'Ancienne-Lorette.La notre " Très-bien " a marqué les travaux des élèves dont les noms suivent :— Melles Anna Petit, Anna-Maria Racine, Marguerite Massue et Gabrielle Mongeon, Couvent de Verchères.Melles M.Alice Dionne, Monique Bois et Lucienne Lapointe, Ecole No.i, Beaulac, Garthby.Melles Lucie Gauvin, Virginie Matte, Cécile Boi-vin, Juliette et Alice Robitaille, Ecole Modèle, Village d'Ancienne-Lorette.Melles Armandine Vadnais, Marie Boivin, Aline Blanchet, Albertine Leduc, Cora Sauvageau, Corona LE JOURNAL DES ENFANTS 9 Gagnon et Armande Sauvé, Ecole St-Joseph, Hoche-laga.Melle Agnès Pesant, Ecole St-Charles, Bas du Sault aux Récollets, près Montréal.Melles Blanche Jobin, Xoëlla Dumas et M.Josa-phat Dumas, Académie des Srs de la Charité, Cap-Rouge.Melle Graziella Chénard, Couvent du St-Rosaire, Val-Brillant.MM.Louis-Philippe Fotirnier et Louis-Marie Cloutier.Pensionnat du Bon-Conseil, Montmagny.MM.Onil Dionne, Edmour Préfontaine et Raphaël Leclerc.Ecole No.i, South Durham.M.Antoine•Chicoine, sourd-parlant, de l'Institution des Sourds-Muets, St-Dominique, Montréal.M.Joseph Labbé, Ecole St-Emile, L'Islet Station.Enfin, la note " Bien " a été accordée aux travaux de : — Melles Lucia Bélanger et Laura Giasson.Ecole St-Emile, L'Islet Station.LE JOUR DE L'AN ET SES JOIES FAMILIALES ! a dernière feuille du calendrier sous une main furtive se froisse, se déchire et devient bientôt la proie que se disputent les flammes.Un sourire accompagné d'une certaine mélancolie naît et meurt dans ce laps de temps.11 ne reste plus déjà que quelques cendres.C'est une année qui s'ensevelit dans le gouffre du passé, c'est une année de plus à vieillir notre âge, c'est une année qui ne doit plus revenir.Le jeune front, oh! je puis bien ajouter, tous les fronts s'éclair-cissent vite de ces quelques réflexions momentanées, et sous la douce pensée de l'avenir riant, les yeux brillent de bonheur espéré, goûté même, tant l'esprit, surrexcité par les rires et les cris joyeux qui remplissent les airs, se plaît à se les figurer réels et vivants.Il semble à tous les cœurs qu'avec une nouvelle année doit commencer une nouvelle vie.pas une vie de déception.D'un air de vainqueur dédaigneux, d'orgueil non Comprimé on injurie l'an qui fuit, on l'accable de ses reproche;!, on le surcharge de moqueries, on le nomme " traître ", enfin le mettant en parallèle avec la nouvelle, avec, dis-je.Y apparence de la prochaine, on proclame celle-ci reine, on lui donne le sceptre de la consolation, on lui livre ses espoirs, tandis qu'à celle qui s'en va on ne veut même pas laisser emporter le fruit des joies éparpillées à de rares intervalles.Nos mains se tendent vers l'avenir et, devant notre imagination, se déplie ce grand voile rose, pailleté d'or et de diamants.Quel regard d'envie! Comme on voudrait déjà vivre, ces jours qui promettent tant.Prolongeons cette vie d'illusions et de chimères et le cœur s'endormira toujours content dans la foi du lendemain.La N'oiit île l'abandonnée Dessin de Melle Célestine Pépin.Regardons le ciel, et si aujourd'hui, il ne laisse aparaître aucune étoile, attendons, sachant bien qu'un soir, là-Haut, les chérubins rallumeront les topazes éteintes.Si aujourd'hui la douleur vient assaillir notre cœur, que celui-ci frémisse, saigne, mais ne se ferme pas à l'illusion.Si.parmi les nombreux châteaux d'Espagne qu'élève notre esprit, un grand nombre s'écroulent sous un souffle du malheur, fouillons les décombres et nous en trouverons bien encore quelque chose debout, nous offrant un agréable refuge. 10 LE JOURNAL DES ENFANTS Croyons en ces paroles qui, le premier janvier, se trouvent sur toute bouche " Bonne et heureuse année ".L'amitié existe, c'est un de nos principaux biens.si toutefois le doute hantait votre esprit, vous n'avez qu'à regarder pour juger plus favorablement.C'est le ier janvier.Dans nos braves familles canadiennes, avant même le chant du coq, le jeune enfant a fait entendre sa voix, toute pénétrée de la gaieté qui l'enivre, il reçoit la bénédiction, embrasse le papa et la maman.Maman, quel beau rêve j'ai fait, j'ai vu Jésus, entrer par la cheminée.Oh ! Les beaux soldats ! Ah ! ah ! et les points d'exclamation se succèdent, se poussent, se continuent longtemps encore.— C'est une clef qu'on avait pas vue! C'est un soldat qu'on croyait immuable et qui fait le salut militaire.enfin.enfin.On écoute, et toute la famille fait chorus à ce babillage enfantin et amusant.Les cadeaux sont tous jolis et tous si bien accueillis que les donateurs se flattent d'avoir goût si raffiné, si recherché.Et le soir grand-père et grand-mère rassemblent tout autour d'eux les enfants et les petits enfants.Dans le salon on se réunit et chacun se laisse dominer par la gaieté qui abonde dans son âme.On rit, on chante, on s'amuse et puis l'on ne se quitte qu'au petit jour pour aller recevoir le baiser de Morphée.Vive le ter janvier! Longue durée à ces heures qui passent, dorant les souvenirs.• Célestine Pépin, Pensionnat Notre-Dame du Saint-Rosaire, St-Tite, Co.Champlani.COURS ELEMENTAIRE Le prix a été décerné à " Nestor ", de l'Institution des Sourds-Muets, St-Dominique.Montréal.Ce travail que nous reproduisons plus loin, mérite ( crtainement le prix du cours modèle et l'eût peut-être remporté, s'il eût été accompagné de la vignette réglementaire.Ont eu la note d'excellence:— .Melle Stella Cloutiet, Pensionnat Notre-Dame du St-Rosaire, St-Tite.Melle Marie-Elise Gauthier, Couvent de la Providence, Ste-Ursule.Melles Imelda Dubord, Cécile Dazé, I).Garceau, Elizabeth Mckenzie, Eveline Lemire, Cécile Désilets.Eva La pointe et Jeannette Martin.Orpbilinat St-Joseph, Trois-Rivières.M.Léo Laliberté.Raith.Thunder Bay, Ontario.Melles Héléna Fortin et Doralis Pesant.Ecole St-Charles.Bas du Sault aux Récollets.La note " Bien " a été accordée aux travaux de:— Melles Cécile Decellés, Alice Duchesneau, Alber-tine Boucher, Théona Corbeil, et MM.Gaston Germain et Noël Corbeil, Ecole St-Charles, Bas du Sault-aux-Récollets, près Montréal." AU JOUR DE L'AN t, est six heures du matin à la grande horloge de chêne brun.Le calme de la nuit règne encore.Devant le gros poêle à fourneaux, le papa, confortablement assis dans sa chaise berceuse qui gémit sous son poids, tire la touche dans sa pipe neuve, cadeau du bonhomme Noël.De son œil enflammé, le poêle le regarde; cet œil puissant comme une lentille magique semble, à plaisir, nimber la brave figure paysanne de ce papa canadien-français.Il attend le lever des jjetits enfants pour leur donner la bénédiction traditionnelle.Vlà p'tit Paul qui descend l'escalier, court à son bas, puis, le gros mouton de " nanan " à la main, joyeux comme un printemps, va s'agenouiller devant papa qui, sur sa tête blonde, lève une main paternellement bénissante.Ensuite, viennent Joseph le gaillard rougeaud, la mignonne Alexandrine, la charmante Antoinette qui, tour à tour encerclent de leurs petites mains innocentes le cou de papa et de tout, leur bon petit cœur, lui disent " bonne année ".La maman sort de la chambre, et vers elle, courent bambins et bambines qui montent sur ses genoux, où ils passent encore de si heureux moments, pour l'embrasser et lui souhaiter " heureuse et bonne année ".C'est maintenant la croquée des bonbons.La provision diminue tandis que la jaserie augmente.Le LE JOURNAL DES ENFANTS H jour commence à poindre.Les petits songent à leurs traîneaux, mais ils n'osent sortir en voyant les fenêtres ourlées de givre et de frimas.La maman prépare le déjeuner tandis que le papa va faire la toilette de " poné ".Et les petits se hâtent de revêtir leurs plus beaux habits, car ils vont tous chez " mémère " au jour de l'an.Oui ! ils vont passer un mauvais quart d'heure les " nanans " de mémère ce midi.Il est déjà huit heures.On s'embarque pour l'église.Les petits " encrémonés " se cachent sous la robe de fourrures et " poné " va son meilleur train aux notes gaies du carillon métallique de grelots.Il fait bien froid.Le crissement des lisses de la carriole qui geignent sur la neige, endort les petits levés plus tôt ce matin-là.Elles ont passé bien rapidement ces deux heures-là.L'horloge va trop vite à ces moments de joie.C'est son seul défaut et c'est le matin du jour de l'an qu'il est le plus intolérable.Oh ! si celle qui marque les jours de sang que vit l'Europe, avait comme la nôtre ce penchant à la vitesse ! Quand marquera-t-elle la dernière heure du cauchemar qui enchaîne le bonheur dont tout cœur humain a un si grand besoin, surtout au jour de l'an ?.Nestor.Institution des Sourds-Muets, St-Dominique, Montréal.DESSIN Le sujet du concours de dessin pour le mois de décembre était : L'étable de Bethléem avec l'Etoile,— avec ou sans personnages.Le prix a été gagné par Melle Annette Montplai-sir.Académie de N.-Dame du Cap, Cap de la Madeleine.Ont rivalisé avec la gagnante les élèves dont les noms suivent et dont les travaux ont été déclarés c.r ccquo.Melle Aima Dupont.Acad.N.D.du Cap.Cap de la Madeleine.Melles Jeanne Livernoche.Cécilia Larivière et Maria Haine! Ecole St-Philippe, ( Dames L'rsulines ) Trois-Rivières.¦ Melle Alba, Pensionnat du Sacré-Cœur.Ottawa.Melle Marie Tousignant, St-Adelphe, Co.Champlain.-Melle Léonie Giasson, Couvent Ste-Famille.Tra-cadie.N.B.Melle Berthe Giasson, Ecole St-Emile, L'Islet Station.Ont eu la note " Très-bien " : Melle Marie-Ange Potvin, Ecole No.i.Albertville.Co.Matane.Melle Blanche-Y.Perry, Couvent du Bon-Pasteur.Matane.Melles Célestine Pépin, Blanche et Cécile Comeau.Alice Thibault, Eva Mercure, Séverine Conneau et Aurore Germain.Pensionnat N.-D.du St-Rosaire.St-Tite de Champlain.Melle Eliahë Haché, Couvent Ste-Famille, Tra-cadie.N.B.Melle Léa Paie.Rivière des Prairies.Melles Juliette et Aima Lemay, Thérèse Desjardins, et Jeanne Daoust.(Srs de Ste-Anne) St-Jérôme.Melle Marie-Anna Beausoleil, (Srs de Ste-Anne) St-Gabriel de Brandon.Melles Marguerite Godard.Béatrice Gauthier et Gilbertè Jérôme, Couvent de la Providence, Mont-Laurier.Melles Anna - Marie Létourneau et Yvonne Droùiri, Couvent de St-Sylvestre.Melle Agathe Lemieux, Ecole No.2, Nelson, Ste-Agathe.Melle Eliane Trottier, M.-Jeanne Sauvageau, Julienne et Lucinda Rivard.et M.-Cyris Rivard.Grondines.Melle Lucià Bélanger, Ecole St-Emile, L'Islet Station.Melle Dorais Pesant, École St-Charles, Bas du Sault aux Récollets.M.Jos.Emile Bertrand.Institution des Sourds-Muets.St-Dominique.Montréal.MM.Armand et Léo.L.Désaulnicrs, Ste-Anne de la Pérade.MM.Oscar Ouellette et Johnny Gagnon.(Srs de Charité de St-Louis) St-Pacôme.La note " Bien " a marqué les travaux de:— Melles Yvonne Pelletier, Marguerite Massue.M. 12 LE JOURNAL DES ENFANTS Louise Arcliainbault, Anna Petit.Lvéopoldine Vincent, Honorine Geoffrion et Aline Choquette.Couvent de Verchères.Melles Béatrice Dernier, Joséphine Quintal.Chris-tiane Cousineau, Berthc-Ella Racine, et Germaine Robichaud, Couv.du Sacré-Cœur.Valcourt Ely.Melles Irène Raymond.Eva Angers et M.Orner Angers, Ecole Xo.i, St-AIban.Melles M.-Anne Fortier.Mérilda Racine et Léo-phile Bilodeau.St-Ferrcol.Melles Marie-Paule Langelier et Blanche Jobin, Académie des Srs de la Charité, Cap-Rouge.Melles Yvonne Gagnon.Rose-Anna Boisvert et Emilienne Tremblay, Couvent du Bon-Pasteur, Mata ne.Melles Marie-Ange et Marguerite Hamel, Alice et Juliette Robitaille.Germaine Gagné, Cécile Boi-\ in.MM.Arthur et Lucien Drolet, Freddy Hamel, Herménégilde Huot et Cyrille Duchesneau, Ecole du village.Ancienne Lorette.Melle Albertine Gagnon.Couvent de la Providence.Mont-Laurier.Melles Bella Xadeau, linclda Renaud.Exilda Leblanc, et Emma Aucoin, Cong.N.-Dame, llâvre-aux-Maisons, Iles de la Madeleine.Melle Bernadette Morissette.Ecole St-Joseph.Hochelaga.Melles Héléna Fortin.Agnès Pesant.Cécile Décèdes.Alice L'Archevêque.Alb.Boucher, Théona Corbeil.Alice Duchesneau, MM.Gaston Germain et Gaston Lapierre, (8 ans) Ecole St-Charlcs, lias du Sault-aux-Récollets.Melle Rose Lavigne.M.Louis-Joseph Paré, et Rosario Tremblay.Riviére-des-Prairies.M.Leopold Rousseau.Cap-Rouge.Melle Monique Bois, MM.Amédée Poulin et Alphonse Roberge.Ecole No.i, Beaulac.Garthby.M.Louis Bélisle.St-Pacôme.Melle Laura Luneau et M.Onil Dionne, Ecole No.i, South Durham.Enfin, la note "Satisfaisant — Bonne volonté" a été donnée à : Melles Cécile Pageot, M.-Thérèse Gauvin et M.-Louise Matte.MM.Aurélien Blondeau et Paul Côté, Village Ancienne-Lorette.M.Gérard Matte, (8V1> ans) Académie St-Joseph, Québec.Le Comité d'Examen.Par ordre.Amicus.Secrétaire.REMARQUES Beaucoup de concours nous arrivent dans les deux ou trois derniers jours de chaque mois.Bien que nous vous donnions le mois entier pour concourir, c'est une mauvaise habitude, mes chers enfants, que d'attendre si tard pour nous envoyer vos travaux, car.bien souvent, quand nous les recevons, notre numéro est déjà parti pour l'imprimerie, et alors, plus moyen de rien changer ni ajouter.Soyez donc diligents à l'avenir.Notre numéro de janvier surtout ayant dû être expédié un peu plus tôt que d'habitude, les concours qui sont arrivés trop tard sont tellement nombreux qu'il nous est impossible de les citer.Outre que cela créerait de la confusion avec ceux du mois courant, tout l'espace dont nous pouvons disposer est déjà pris dans le numéro actuel.Il peut arriver aussi que le retard ne dépende pas de vous.Une irrégularité du service, une mauvaise direction prise à la poste par vos travaux, l'oubli ou la distraction d'un employé de nos propres bureaux peuvent en être la cause.Ce sont là des accidents qui se produisent partout, et, quand il nous sera possible d'y remédier, comptez bien que la chose sera faite.Nous sympathisons de tout cœur avec ceux et celles d'entre vous qui vont éprouver un grand désappointement en constatant qu'il n'est point fait mention de leurs travaux, dont plusieurs étaient très remarquables.Que cet échec, mes chers enfants, ne vous décourage pas : reprenez-vous, au contraire, avec plus d'ardeur dans le numéro suivant.Les obstacles, les contrariétés, partout inévitables, n'abattent que les faibles et les pusillanimes, tandis qu'ils fortifient la volonté de l'enfant énergique, fort et vaillant. LE JOURNAL DES ENFANTS RECTIFICATION Le dessin " Un petit vendeur de journaux ".paru dans le numéro de janvier et dû à la plume déjà si habile d'un enfant de il ans, M.Orner Loranger, portait au bas, sous le nom de l'auteur, les mots "Grondines Village", quand il est parvenu entre nos mains.Mais cette adresse, parait-il est erronée.Comment l'erreur a-t-elle pu être commise?— Nous ne nous l'expliquons pas.En tout cas, on nous prie de rectifier, ce que nous faisons de grand cœur.M.Orner Loranger est un élève de Melle Alice Michaud, qui dirige l'école No.8 de St-Pacôme, Co.Kamouraska, (Faubourg du Moulin).LA NOUVELLE ANNEE Une année s'est bientôt écoulée et voici que le premier de l'an nouveau approche avec la même régularité automatique du temps, qui, dans sa marche im- Branche de Gui Dessin de Melle Cécilia l.arivière passible, dissipe les joies d'hier et sèche les larmes d'aujourd'hui.Les charmes de cette époque sont incontestés.Le premier jour de chaque année ramène les mêmes joies, les mêmes rires et les mêmes surprises, toujours un bonheur nouveau."Tout nouveau, tout beau," dit le proverbe.C'est juste lorsqu'il s'agit de l'aurore d'une année.Dans chaque foyer, en général, le jour de l'an apporte un peu de bonheur inaccoutumé.Cette année, ces fêtes qui s'annoncent si joyeuses pour nous, Canadiens, paraîtront plus tristes et plus sombres aux pâtures Belges.Cependant, ce jour de l'an sera peut-être plus joyeux que nous le pensons, parce que tous ceux qui le pouvaient ont donné largement pour secourir les infortunées victimes de la guerre et les déshérités de la vie.Pour ceux qui ont donné, la joie sera certainement plus grande que d'habitude, parce qu'elle sera doublée de celle qu'ils auront procurée aux autres.Pour les malheureux, les petites étrennes reçues d'amis connus ou inconnus mettront un peu de baume sur leurs plaies, quelques sourires sur leurs lèvres.Pour moi.tous les jours de l'an que j'ai vu se succéder ont été des jours de bonheur bien grand ; celui que je me rappelle avec le plus de plaisir c'est celui de 1905.J'étais toute petite alors et je croyais à Santa Clans! La veille au soir, je vis maman faire du feu dans le poêle et j'en eus du gros chagrin, car dans ma tête de cinq ans.je pensais que Santa Clans ne pourrait pas passer par la cheminée et qu'à coup sur.il trouverait la porte bien fermée à minuit.J'avais le cœur gros à la pensée de n'avoir pas d'étrennes: cependant je retins mes larmes et je m'endormis sans avoir dit mes inquiétudes à j>er-sonne.Tout à couj) je m'éveillai, et il me sembla voir quelqu'un au pied de mon lit.J'ouvris les yeux grands et je m'écriai : Ah ! c'est vous Santa Clans ! Comme vous ressemblez à papa ! Il fit un saut, papa, puis riant avec bonté, il vint me prendre dans ses bras, et me fit voir mes belles étrennes." Regarde, ma petite Cécilia, " me dit-il.Il y avait une belle poupée couchée dans un berceau et un gros bas de Noël.Ces souvenirs de ma petite enfance reviendront 14 LE JOURNAL DES ENFANTS longtemps encore réjouir ma pensée à cette époque.Ils sont de ceux qui ne s'effacent jamais.Une année nouvelle remplace l'année qui s'en va.Que cache-t-elle dans le pan de son manteau d'hiver?Nous n'en savons rien.Peut-être cette année mettra-t-elle plus de larmes dans nos yeux que de sourires sur nos lèvres ! C'est le secret de Dieu : ne demandons pas de le connaître.Cécii.ia Larivièrk, Ecole St-Philipi>e, (Dames Ursulines), Trois-Rivières.Albertville, 15 déc.1914.Le Journal des Enfanis, 34, rue Garneau, Québec.Cher journal, Je t'envoie aujourd'hui une composition et un dessin.Sois sans crainte, mon cher journal, tout ce que je t'envoie est bien de moi.Je suis bien inquiète de mon petit mausolée dont tu ne fais pas mention dans ta charmante lettre que tu daignas m'adresser ail mois dernier.J'ai bien hâte de savoir si ma petite tombe est jugée digne de paraître dans tes colonnes.C'est avec la plias grande confiance en ton indulgence que je livre à ta critique ces deux petits essais.J'attends avec patience, me soumettant d'avance à ton juste jugement.•A toi de tout cœur, Marie-Angk Potvin (14 ans).Ecole No.1 d'Albertville, Co.Matane, P.Q.Note de la Rédaction : — Ma chère enfant, votre " mausolée " n'était vraiment pas mal, me disent les messieurs du Comité d'Examen, votre " Crèche de Bethléem " est mieux encore.Vous le voyez : vous avez été citée la première pour la note " Très-bien ".Vous faites des progrès marqués* étonnants ; c'est déjà là un bien beau résultat de votre travail.Si vous n'avez pas encore remporté le prix, persévérez, votre tour viendra.Songez donc qu'on doit choisir un seul dessin sur des centaines, et que beaucoup d'entre eux sont encore mieux réussis que les vôtres.Quant à votre composition du jour de l'an, elle est publiée aujourd'hui, bien que — entre nous — les vers qui s'y trouvent ne soient pas riches !.Vous feriez mieux, selon moi, d'écrire en prose.Mais enfin, aucun des lecteurs du Journal des Enfants ne s'attend, je suppose, à y trouver des chefs-d'œuvre, car, à qui est capable d'en produire, il ne convient plus guère d'être élève, mais bien plutôt d'être maître.LE JOUR DE L'AN Le voilà, oui le voilà le jour de l'an que j'attends avec impatience, oui j'ai hâte à ce jour pour témoigner ma reconnaissance à mes chers parents, en leur offrant mes vœux les plus sincères.Dès l'aurore je me lève et cours vers-mon.père et l'enlaçant de mes deux bras je lui dit tout émue: Mon père je vous souhaite la santé Et le fruit d'une bonne année.Que Dieu dans sa bonté .Vous accorde l'Eternité De bonheur et félicité.Papa me rend mes baisers et à travers ses caresses un peu rudes, je sens son amour.Que Dieu te bénisse dit-il et deviens une bonne fille, tu seras ainsi la joie de tes parents.Ensuite je cours vers ma mère qui me reçoit dans ses bras.Chère maman en ce jour Je désire pour toujours Santé, bonheur et longue vie Acceptes je vous en prie 'fous les souhaits de mon cœur Ma joie sera votre bonheur.Mes frères et mes sœurs se précipitent tous vers papa et maman, puis ce sont des cris qui partent de toutes les bouches : Bonne année ! Bonne année.L'excitation est à son comble, quand les cadeaux sont en vue, chacun examine et compare.Nous sommes tous bien heureux, mais je vois pourtant des larmes dans les yeux de maman ; c'est le bonheur de voir ses enfants si contents.C'est le moment solennel de la journée.Maman nous dit de nous mettre à genoux et mon père d'une voix émue qu'il voudrait rendre ferme nous donne sa bénédiction.Que le bon Dieu vous bénisse mes chers enfants et qu'ils vous garde à l'affection de vos parents.Ainsi soit-il. LE JOURNAL DES ENFANTS 15 Ensuite nous nous préparons à aller entendre la inesse qui me parut ce jour là plus solennelle.Après l'office chacun se présentent leurs vœux et souhaits de bonheur.Le repas du midi est gai, en ce jour chacun éprouve de la joie.Le soir nous recevons quelques invités et la gaité la plus franche et souvent bruyante est de mise chez tous pour le jour de l'an.Je m'endors, en pensant que dans quelques années peut-être, j'aurai comme ma grande sœur Jeanne une petite montre d'or pour mes étrennes.Mes petites sœurs s'endorment en tenant maternellement leur jolie poupée et j'espère déjà au renouvellement de la même époque, l'année prochaine.Marie-Angiî PoTVIN.LE JOUR DE L'AN Le jour de l'an ! Que de choses dans ces paroles pourtant bien simples, mais si touchantes et si douces.Ce jour est tout un monde de mystère et de bonheur, où se mêlent la tendresse et la reconnaissance, où se rencontrent les sourires du pardon et les larmes du (cœur) repentir.Cette fête universelle ne connaît pas la tristesse et les pensées sombres.Tous les cœurs sont joyeux : on chante, on rit, on s'amuse ! Dès l'aurore, on est sur pied, recevant la bénédiction d'un père qui nous aime, les baisers et les caresses d'une mère bien tendre, les souhaits fraternels et les joies des petits.Puis, enfin, on vide le bas, ce petit héros du jour, qui, sous sa laine noire, cache tout un trésor de surprises.Alors, les yeux ne sont pas assez grands, on veut tout voir à la fois; la bouche est trop petite pour exprimer toute son admiration; et le cœur ne peut contenir toute sa reconnaissance et sa joie." Que ma poupée est belle, " disent les fillettes.— " Bah ! à quoi bon des poupées répondent les petits garçons, j'aime bien mieux mon petit cheval qui court si bien." Mais, les fillettes ne s'occupent guère du petit cheval, et dans leurs bras mignons, elles bercent leur poupée d'une manière tendre et maternelle.Bientôt, ce sont les jeux communs qui commencent ; puis ce ne sont que cris d'enfants, cris d'admiration et de gaité, cris innocents de l'âme, qui en ce grand jour de fête, semblent monter, doux comme une exquise mélodie.Grand-père et grand-mère, assis près de la cheminée, causent à voix basse.Que peuvent-ils donc se dire?Evoquent-ils un passé glorieux, leur jeunesse heureuse et leur enfance lointaine.Peut-être, car on a entendu grand-père murmurer à l'oreille de grand-mère: "Te souviens-tu ma vieille"?Mère prépare elle-même le diner: une odeur aplatissante nous saute au nez en entrant dans la cuisine.Oh! c'est aujourd'hui le grand diner de famille; bientôt les tantes et les oncles, les cousins et les neveux sont ici.Que de joies à se voir tous réunis et que d'amour dans nos cœurs d'enfants.La journée entière est plaisante et heureuse, tons jouissent de cette réunion familiale.Pas une ombre ne la ternit cette journée pleine de Dieu, dè délices et d'allégresse.Et lorsque l'ange du nouvel an, eut allumé une à une les étoiles du ciel, lorsque Reine Lune eut montré son fin profil, on se quitta heureux comme des rois, se félicitant d'avoir passé un bon jour de l'an; pas un ne put s'endormir avant d'en avoir remercié son divin Créateur, et avant de lui avoir exprimé toute sa reconnaissance et son amour.Ainsi, l'année 1914 est finie, elle est tombée au gouffre du passé." Malgré tes nombreux bienfaits, malgré tes beaux jours, ô.1914.tu seras terrible dans l'histoire.Tu as apporté la guerre, semant ainsi le malheur chez bien des peuples." Donc, bienvenue à 1915, que cette année soit prospère, qu'elle apporte la paix à l'Europe afin de faire cesser au plus tôt, ces combats sanglants qui font tant de victimes.Le nom seul de nouvelle année fait naître dans tous les coeurs, un rayon d'espoir, qui est pour les enfants de l'Europe, la plus belle étrenne que puisse leur offrir l'Enfant-Jésus.Que sera 1915?C'est le secret de Dieu.Lui seul, connaît ce futur, qui, hélas, nous trompe et nous trahit bien souvent.Mais, ayons confiance dans l'infinie bonté du Dieu de la crèche et montrons partout que nous sommes réellement ses enfants et de race ama-
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