L'abeille /, 1 janvier 1940, décembre 1940
Hem mensuelle Jeu Jeunesse LES FRERES DE ^INSTRUCTION CHRETIENNE.LAPRAIRIE.P.Q.La Femme t'écrasera la tête (Genèse) VOLUME 16, No 4 ./ l ^\.DECEMBRE 1940 Puis parut dans le ciel une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête.Tout à coup, un grand dragon rouge se dressa devant elle afin de dévorer son enfant.Mais vaincu par saint Michel, le dragon fut précipité sur la terre, aux applaudissements du ciel.Et rempli de fureur, il alla faire la guerre au reste de ses enfants, à ceux qui observent les commandements de Dieu, et qui gardent le commandement de Jésus.(Apocalypse de 8.Jean, Chap.XII.) à Quand il neige sur mon pays É â L'ABEILLE Paraît tous les mois, juillet et août exceptés.Elle a reçu une bénédiction spéciale de S.S.Pie XL Publiée avec l'autorisation de Son Etc.Mgr l'Eve que de St-Jean, et la permission des Supérieurs.Les abonnés ont part aux prières et aux messes offertes à l'intention de nos bienfaiteurs.Abonnement annuel: $0.75; avec prime: $1.00—Dix numéros à la même adresse: $4.50, DIRECTEUR : Frère URBAIN-MARIE, Lnpralrie, P.Q.hQEL JOYEUX ET CHRETIEN! A L'AN PROCHAIN ! Déjà 1940 s'en va.Saluée joyeusement, l'année nouvelle avait reçu nos espérances, nos beaux projets, nos résolutions sincères .Elle ne nous a pas déçus; mais c'est nous, peut-être, qui n'avons pas rempli notre programme, qui avons laissé refroidir notre belle ardeur du début.Reprenons-nous au moins sur le dernier mille : mieux vaut tard que jamais! D'ailleurs, "Voici le temps favorable, voici des jours de salut".Et tout d'abord la grande fête de l'Immaculée Conception, brillante Etoile du matin annonçant le Soleil de justice.Le 8 décembre, offrons à notre Mère un cœur bien pur dans le rayonnement d'une hostie toute blanche.En avant vers la Table sainte où la Vierge sans tache nous attend pour nous présenter à son divin Fils, notre grand Frère.Quel bonheur nos âmes ardentes goûteront en cette double compagnie! Préparons-nous à passer chrétiennement la Noël.Dans nos luttes intimes, tout ce temps de l'AVENT, invoquons celle qui écrase la tête du Serpent; nous sortirons vainqueurs, car "elle est forte comme une armée rangée en bataille".ïl y aura de la joie dans nos cœurs, et cette paix délicieuse dont l'Emmanuel fait jouir les hommes dé bonne volonté.Et le 31 décembre, voyant sans regret 1940 s'éteindre, nous dirons avec confiance : A L'AN PROCHAIN! LE DIRECTEUR.Sommaire A l'an prochain! .Pour avoir de beaux yeux .73 Venez, divin Messie .74 Vers les sommets .75 Le patron de l'A.C.V Avent, Noël et pénitence .77 Le Noël des pauvres .79 Noël bientôt .80 Dans la coulisse .81 Chanceux "Lui!" .82 Chant pour l'Avent .83 Notre-Dame .8* C'était un menteur .86 A quoi ça tient qu'on ne tient pas .88 Merveilles de glace .89 Dossier 1248 .90 Concours .92 Christophe Colomb, enfant .93 Le secret de la confession .94 Carnet de l'Abeille .96 — 72 — POUR AVOIR DE BEAUX YEUX Les boulangers font du pain.Ce n'est pas nouveau, hein?Les fermières en font aussi : du bon.du moins bon.du meilleur, etc .Mais tous les pains se ressemblent sur un même point : "C'est de la croûte avec de la mie dedans." Tout le monde constate ça.Cependant, si on regardait avec d'autres yeux.avec ceux de ma grand'mère à moi, par exemple.Elle me disait souvent : "Mange bien de la croûte : ça te fera de beaux yeux".Je me demande aujourd'hui quel médecin lui avait donné cette recette.Avait-elle tort, ma grand'mère?.Ça ne doit pas : elle avait toujours raison!.Mais comment, dans la circonstance, avait-elle raison?.A force d'y penser, je crois avoir trouvé.La croûte, c'est difficile à manger.il faut mâcher et remâcher!.La mie, ça passe sans effort.un coup de dents.clouk! ça y est!."Mange de la croûte, ça te fera des yeux clairs." cela voudrait dire alors.?— Ce qui est dur dans la vie, ce qui est difficile à passer.— Ah! oui, ce qu'on appelle sacrifice à faire.?— Justement!.Grand'maman voulait dire : "N'AIE PAS PEUR DE L'EFFORT." Souris au sacrifice, vas-y de toi-même, choisis-le.Chante à la peine, et marche dessus, sans trembler.pour Jésus, ton Chef et ton Dieu; avec Jésus, ton Ami et ton Maître; par Jésus, ta force et ton soutien; .ET TU AURAS LES YEUX CLAIRS.Ça rend si heureux d'avoir CONSCIENCE que Jésus est là, dans l'âme.notre cœur! Ah! chère grand'mère! — Commence toujours par la croûte, disait encore ma grand'mère.C'est bien cela : le devoir ardu doit passer avant le plaisir facile et amollissant.Organiser sa vie d'écolier en mie de pain, ce n'est pas croisé.ce n'est pas jéciste.Organiser sa vie entière en mie de pain, ce n'est pas CHRETIEN.Dans la vie, il n'y a pas que de la mie.IL Y A LA CROUTE : On frappe des nœuds.On rencontre des cailloux.Il faut souvent marcher les pieds dans l'eau pendant qu'il nous pleut sur le dos.On a souvent plus de croûte à manger que de mie.Et ces croûtes, il faut parfois les mouiller de pleurs pour les avaler.DONC.bon gré, mal gré, il faut la manger, SA CROUTE.Quand on pense qu'Adam a mis 900 ans à manger la sienne.Jésus a cassé la sienne aussi, pour l'amour de nous! et elle était dure, la croûte du Maître! On va le suivre, notre Maître, les gars.hein?.Marcher devant Lui.impossible.Le suivre vaillamment.possible.C'est ce genre de "suiveux"-là qu'il faut à la Croisade.à la J.E.C.ET CE SERA NOUS.OUI.NOUS AUTRES.Hardi, mes vieux.de TOUT CŒUR.Enfonçons nos dents blanches dans la croûte dure, Enfonçons nos âmes pures dans le devoir quotidien.toute cette année scolaire et.TANT QUE JESUS VOUDRA. VENEZ DIVIN MESSIE glorifié joyeusement par sainte Elisabeth, ne trouvant pas place aux foyers de Bethléem, Pieux bergers viendront visiter son berceau; et des millions de fidèles le recevront à Noël. • Vers ks Sommets • L'étudiant surnaturel Au scolasticat, le F.Raoul reprend les études profanes interrompues pendant l'année du noviciat.Grand amateur de livres, il se passionnerait aisément pour les sciences physiques et naturelles, si le souci, désormais bien arrêté, de PLACER AU-DESSUS de TOUT son progrès dans la perfection ne venait appliquer un frein salutaire et l'empêcher de répandre sur des objets créés les affections de son âme ardente.Cette orientation vers le Dieu qui l'a conquis ne l'empêche point de se montrer excellent élève, ni d'occuper constamment une des premières places de son cours : il se montre, au scolasticat, étudiant aussi brillant que modeste.Portrait physique C'est alors un adolescent de bonne taille, mais dont la santé, qu'une persistante indisposition vient d'ébranler au postulat, ne cessera plus d'inspirer des inquiétudes plus ou moins vives.La physionomie sérieuse, qu'anime un regard tranquille et profond, laisserait peut-être une impression d'excessive réserve si elle ne s'éclairait souvent d'un bon sourire où semble s'épanouir toute sa belle âme.Oh! ce sourire.Les confrères en ont redit le charme extraordinaire.Seuls, les saints ont le secret d'un tel sourire.IV GRAND'MERE ET LOUISEVILLE "Allez, enseignez .Son scolasticat terminé, le nouveau diplômé enseignera sept mois à Grand'Mère, puis à Louiseville six ans.Dans le feu de l'action, il garde l'élan de la volonté, la fraîcheur des sentiments', la soif d'idéal qu'il avait à la maison de formation, sans que les témoins de sa vie puissent signaler dans sa conduite le moindre fléchissement.On imagine facilement quel religieux éducateur ce jeune homme deviendra.Sa foi vive lui fait envisager ses fonctions de très haut : "A vingt et un ans, j'ai vingt et un élèves.Ils sont mon trésor, parce qu'ils sont de Dieu et qu'ils retournent à Dieu.A l'offertoire, chaque matin, je les élève vers le ciel avec les offrandes, par les mains du prêtre." Le Frère Raoul-Joseph Quelle sublime mission de leur apprendre qu'ils sont enfants de Dieu; qu'ils ont reçu au Baptême une deuxième vie : la vie de Dieu, de la sainte Trinité! Le bien que je peux leur faire durera toute l'éternité.Quand on y pense, on n'a pas l'idée de rejeter sa vocation, mais on s'y attache de tout son cœur." C'est ça l'Action Catholique "Ces petites âmes sont pleines d'énergie qu'elles dépenseront en dissipation si on ne l'emploie pas autrement.Les enfants sont de vrais apôtres quand on n'a pas peur de les lancer dans le zèle : ils gagnent leurs compagnons, les empêchent de trébucher, font éviter des péchés graves par centaines, si on considère les effets sur l'avenir du sauvé et du petit sauveur.Et quelles joies profondes et si peu connues ils goûtent et nous font goûter!." A tour de rôle, les élèves ont, chaque mois, leur journée apostolique.Voici les principales pratiques, inscrites dans un cadre que le jeune apôtre consulte la veille de sa journée : Etre le modèle de la classe.— Faire du bien à ses camarades au moins trois fois. — Réciter ses prières très pieusement pour ses camarades.— Savoir ses leçons et faire ses devoirs parfaitement.— En classe ou ailleurs, ne mériter aucune réprimande.— Pour mieux réussir à faire du bien, ajouter un sacrifice secret, etc.Outre l'intention du mois et du jour, la classe prie pour la vocation de l'apôtre.A la fête d'un élève, on ajoute un Avé à son intention.La classe lutte en bloc contre les jeux de mains; chacun apprend la manière d'arrêter les mauvaises histoires, de séparer les groupes.Entraîneur d'âmes Pour frapper l'imagination, le F.Raoul-Joseph emploie des images et autres procédés intuitifs.Un jour, il a dessiné au tableau un ŒIL, symbole de la présence divine qui scrute nos pensées même les plus secrètes.L'effet en est si saisissant qu'au beau milieu de la leçon de catéchisme, un enfant se lève soudain disant : "Cher Frère, l'oeil a bougé!" La vertu du bon Frère lui gagne l'affection et le respect, compensant ainsi ce qui manque à la fermeté de la voix ou du regard.En dehors même de la classe, son air recueilli, ses manières dignes et posées font impression sur les enfants.Qui vous a donné l'idée de devenir religieux?demanda un jour le Frère Visiteur à un juvéniste de Louise-ville.— La vue du F.Raoul à l'église et à la chapelle, répond le jeune homme.Comme la goutte d'eau Le F.Raoul brûle de faire connaître et aimer Dieu de tous les hommes, de ses Frères en religion surtout.Mais son humilité s'effraye : "Comment, pauvre pécheur, puis-je faire du bien à mes Frères meilleurs que moi?" Sa grande foi lui suggère aussitôt la réponse suivante : "Même remplie d'impuretés, la petite goutte d'eau peut, sur une pierre, réfléchir tout le soleil qui s'y mire comme dans un lac.De même l'âme qui s'expose au divin Soleil le réfléchit d'abord, puis comme la goutte d'eau vaporisée, s'élève vers l'Astre immortel, laissant sur terre les impuretés qu'elle contenait.Mais avant de disparaître de cette terre, Jésus, je veux vous réfléchir.devenir si possible pur comme la rosée du matin, et décomposer votre lumière en arc-en-ciel de vertus?" "A la sueur de ton front" Au pensionnat de Louiseville, la vie du F.Raoul est très laborieuse.Outre sa classe, il cumule les charges de sacristain et d'organiste, exerce les enfants de chœur, fait midi et soir la conduite des externes, surveille les internes au dortoir et remplit auprès de ses confrères l'office de perruquier.Sous le fardeau, la nature gémit parfois, mais la volonté se redresse aussitôt, énergique : "Certains jours passent sans arrêt de 4 h.30 du matin à 9 h.du soir.Oh! qu'elles sont de bonnes dimensions et solides et précieuses les pierres que nous posons alors à l'édifice de notre perfection, si nous savons tout recevoir avec amour.Certains martyrs ont subi le supplice du pressoir.Petite grappe, je n'ambitionne que d'être écrasé sous les emplois multiples, sans que rien ne paraisse de l'horreur qu'en ressent le vieil homme.En me répandant par obéissance dans les travaux extérieurs, je veux imiter l'encens qui ne s'élève qu'en se consumant, qui ne plaît qu'en brûlant, qui ne remplit toute la maison que s'il est bien caché dans le foyer de l'encensoir.Que je sois écrasé, moulu, tout petit, très humble, caché, perdu; mais que vous soyez connu, ô Beauté, ô Vérité, à Bien éternel!" Prix d'écriture! La fin d'une année scolaire lui arrache ce cri d'espérance : "La journée des prix fait penser au divin Maître qui vient bientôt avec ses prix.L'examen final sera court et facile, si nous avons aimé : "Jésus, enfin vous voir!" Si nous avons su aimer en enfants: diplôme d'enfance spirituelle.Si ce pouvait être non avec grande distinction pour son petit frère, mais avec gloire pour Lui! En tout cas, je lui demanderai un diplôme d'écriture, pour avoir essayé d'écrire son nom et celui de sa Mère dans les jeunes âmes canadiennes." Le patron de l'action catholique V (Extrait de "La Famille") A 17 ans, François défend la ville d'Assise.Fait prisonnier, il garde l'espoir et le sourire.La guerre finie, il reprend sa vie dissipée.Mais un jour, il tombe gravement malade.Guéri, il déplore sa vie passée triste et vide.Une nuit, il voit en songe des armures.Suivant ce présage, il s'arme pour la guerre.Il échange sa riche armure contre une pauvre. AVENT NOEL ET PENITENCE C'est à dessein que le mot Noël est entre les deux mots Avent et Pénitence, A dessein que le mot joyeux est enclavé entre les deux mots qui font peur.A dessein que les deux mots de pénitence effacent le mot d'allégresse.S to mi Ostiun Tout cela c'est à dessein.C'est-à-dire que c'est voulu.Que c'est bel et bien voulu pour te faire réfléchir.Poux te fcdre songer que c'est l'Avent Et que l'Avent c'est fait pour précéder Noël.Et que l'Avent c'est une période de pénitence; une période de pénitence qui prépare la venue du Messie.Et que la vie c'est une période de pénitence, une période de pénitence qui prépare la venue du ciel éternel, la venue de Dieu éternellement possédé.' Tu n'as point d'asile.Vient je te réclame En l'ouvrant mon corur; Hote de mon âme.Viens chez moi.Seigneur" C'est pour te faire comprendre que toute la vie est un Avent, un Avent qui prépare Noël, c'est-à-dire la naissance de Dieu sur terre, c'est-à-dire la naissance des élus au ciel.q Et qu'il n'y a pas de Noël s'il n'y a pas d'Avent.o Et qu'il n'y a pas de ciel s'il n'y a pas de pénitence.N s ^, C'est pour te faire comprendre qu'il n'y a ^ que la pénitence qui prépare bien Noël.Et que c'est un bien drôle de pénitent celui qui a faim et qui mange • décembre et qui est toujours en repas entre les repas; — 77 — celui qui a soif et qui boit parce que c'est bon de boire et c'est bon d'avoir bu; celui qui a sommeil et qui dort et qui dort pendant la classe, et qui rêve pendant l'étude.et qui est toujours en repos entre les repos; celui qu'on fait fâcher et qui se fâche.et qui n'endure rien, et qui est toujours à bout, à bout de patience et de charité, à bout de condescendance et de serviabilité; celui qui a envie de fumer et qui fume et dont le feu ne s'éteint jamais, et qui allume sa deuxième cigarette sur sa première, et sa troisième sur sa deuxième; et qui ne fait rien qui coûte, et qui ne fait jamais d'Avent, et qui se plaint que l'Avent est et qui fête Noël sans avoir jamais fait son Avent et qui est aussi charnel après l'Avent qu'avant aussi mou, aussi passionné, aussi mauvais chrétien; et qui pense arriver à Noël sans passer par l'Avent et qui pense arriver au ciel sans passer par la pénitence, et qui change les rôles de place, et qui fête Noël pendant tout l'Avent et qui fait bombance toute sa vie.Pauvre chrétien 1 Pauvre fantoche de chrétien qui se dit du Christ et ne veut pas de croix, qui attend Noël et ne veut pas d'Avent, qui attend le ciel et ne veut pas de pénitence, et qui se prépare en bambochant à bambocher la fête de Noël.En page 77, voir la nouvelle image de la Rde Mère NEALIS, R.S.C.J."Slo ad ostium".Une "impression" en couleurs qui garde son artistique coup de pinceau, tour son éclat et tout son velouté.Editée en deux formats:— Format: 2% x •»'«.Prix: la dz, 25 cents: le cent, #1-50; le mille, #12.00.Format 9" x 12" avec ou sans bordure blanche.Prix : l'unité, 12 cents: la dr, fl.2Ck le cent, #9.00.S'adresser à: "AVE MARIA", 211 ouest, Lagauchetiére, Montréal.— 78 — LE NOEL DES PAUVRES * Un BfllK fl L'EGLISE * C'était vers l'an 1224, quelques semaines avant Noël.François d'Assise se reposait à la grotte de Monte-Rainerio, dans la vallée de Rieti .Repos cherché et trouvé dans la prière et la pénitence.A ce repos, il avait convié Jean de Villeta, un laïc de bonne volonté, jouissant depuis toujours de biens temporels assez considérables et depuis quelques années, de ce bel esprit évangélique dont Dieu avait si largement gratifié le Maître François.Devenu l'un des disciples séculiers du saint, Jean lui avait offert quelques grottes situées au sommet du rocher faisant face à la ville de Qreccio.Là, il avait construit des ermitages pour celui qui aimait tant la pauvreté et la solitude et qui lui apprenait à se détacher des richesses afin de prouver son amour à Dieu.Lorsque Jean arriva, François lui dit : — Je voudrais commémorer l'Enfant de Bethléem, et, en quelque manière, contempler des yeux de mon corps les privations de son enfance; je voudrais voir comment il était couché sur la paille, dans une mangeoire d'animaux, avec l'âne et le bœuf auprès de lui.C'est à Qreccio que nous célébrerons cette fête, si vous le voulez bien.Prenez les devants et organisez tout comme je vous l'indique.Jean rebroussa chemin et, en plein bois, au pied du rocher de Greccio, il dressa une étable, une crèche près de laquelle il plaça l'autel.Le 24 décembre, vers onze heures, les Frères de la vallée de Rieti et les habitants de Greccio gravissaient la montagne, une torche enflammée à la main.Ces lumières ressemblaient aux langues de feu de la Pentecôte multipliées au centuple et au centuple .Après l'Evangile, François parla de Bethléem, de son Jésus pauvre, nu, sacrifié, commençant pour chacun d'eux sa vie d'amour, d'expiation, de salut.Souvent, il se penchait vers la crèche avec tendresse, Et c'est alors que Jean affirma avoir vu entre le bœuf et l'âne, dans la mangeoire, un enfant couché et inanimé, et qui, au souffle et au regard de François, s'éveilla .Et la foule, cette nuit-là, se crut à Bethléem même.Les pauvres étaient bergers et les riches, rois mages .Nous sommes en l'an 1940, quelques jours avant Noël.L'ardent laïc Jean de Villeta est mort et enterré, Cependant à Montréal, d'autres Jean de Villeta revivent.Eux aussi visitent les pauvres.Les uns les secourent, les soulagent, les réconfortent, leur donnent Dieu depuis longtemps déjà.Les autres ressemblent à ces dames emmitouflées dans leurs fourrures pénétrant dans un taudis pour la première fois.Ils marchent sur le bout des pieds, refusant de s'asseoir sur le bout du banc, questionnent du bout des lèvres, et dédaignent de tapoter la joue des enfants sales du bout de leurs doigts gantés .La hantise des microbes les poursuit! .Ils ne sont pas encore des Jean de Villeta, mais ils le deviendront! Tous ont donc bonne volonté.A l'occasion de Noël, ils préparent pour leurs familles miséreuses un réveillon ou plutôt un dîner de Noël et des cadeaux.Est-ce que plusieurs songent A OFFRIR UN BANC A L'EGLISE POUR LA TOUCHANTE MESSE DE MINUIT?La charité pourvoit aux besoins matériels, mais elle tend d'abord à subvenir au dénuement spirituel au prix de sacrifices.Comme les cœurs des millionnaires sensuels et égoïstes, les cœurs des pauvres aigris et quelquefois haineux se transforment trop souvent en crèches où l'on étend un Jésus, mort, faute d'amour et de résignation de la part de ceux qui le possédaient.Le devoir des chrétiens dans l'aisance, leur planche de salut, est de ranimer par une vie de pénitence pour eux et de générosité illimitée pour autrui, le Jésus de ces âmes malades qui ne demande qu'à respirer librement dans les cœurs.Il est écrit quelque part : "Dieu crie parfois à l'oreille des pécheurs, mais à ses intimes II parle bas/' Ceux qui visitent les pauvres en se sacrifiant eux-mêmes dans leur cœur, dans leur corps, dans leur âme, deviennent petit à petit, les intimes de Dieu.A ceux-là, Dieu dit aujourd'hui : "Oui, un réveillon et des cadeaux pour moi que les pauvres représentent .mais aussi une belle place dans les premiers bancs de l'église pour ma messe de minuit!" Lucie DESHAIES.— 79 — CAMPAGNE DE NOËL * * ?* * * * ?* ?L — Venite, adoremus.Ils sont une bande, tous jeunes, élégamment vêtus, les poches pleines d'argent.L'œil vif, une chanson aux lèvres, ils courent vers les grands étalages de l'ouest montréalais.Quand on a de l'argent, qu'en faire sinon le dépenser?.Ils passent du département de la bijouterie au département des jouets, puis des bonbons.Ils sortent.grisés.Les voilà qui entrent dans un grand restaurant."Quels sont vos prix pour le prochain Réveillon de Noël, premier choix ?" — "$2.00 du couvert, messieurs".Et le restaurant du Réveillon est déjà choisi.Comme ils vont s'en payerl.C'est le soir, les vitrines flamboient, .les annonces ruissellent de rouge, de vert, de bleu,.les haut-parleurs chantent des airs ?de bals, et la foule court en tous sens, sérieuse et folle, à l'achat du plaisir.Pour commémorer la naissance du Fils de Dieu dans la misère et la pauvreté! II.II.— Venite, adoremus.Comme il fait sombre icil.Une cave.On se courbe pour y marcher.Tiens, là-bas, éclairés par une lampe électrique, comme des mineurs, en plein jour, un jour de congé, ils sont six ou sept gaillards de 17 à 20 ans, l'air extrêmement affairé, autour d'un monceau d'articles de toutes espèces : des habits, quelques jouets, des boîtes de conserves, des ustensiles de cuisine, des couvertures de laine, des draps de lit, etc.etc.Ils font des paquets, d'après des listes toutes prêtes que l'un d'entre eux épelle article par article.Et pendant qu'on ficelle le tout, on blague, on rit, on plaisante, on taquine, on part un cantique.Et quand le paquet est prêt : "Encore de pauvres gens qui auront un peu de bonheur le jour de Noël!.J'ai hâte d'aller distribuer mon loti.Nous autres, on peut bien se donner un peu de peine, il y en a tant qui souffrent !" Ces gars de la Jeunesse Catholique, ils veulent qu'à la bonté de leur cœur, les pauvres reconnaissent que Jésus, en venant au monde, y a allumé une charité qui ne s'éteindra plus.III.— Venite, adoremus.C'est la guerre.Le voilà rendu bien loin du Canada quelque part en Angleterre-Noël approche.Les camarades se feront de l'agrément, c'est sûr, mais lui sent le besoin de s'isoler un peu, de penser, il a le cœur gros.Des malchances, il en a tant connu !.Orphelin de bonne heure, il a dû gagner sa vie rudement, petit commissionnaire à bicyclette sous la neige et la pluie.Le printemps dernier, il s'est enrôlé pour voir du pays.Il ne quittait guère qu'une tante et le Patronage devenu son foyer.Mais, à l'étranger, les choses du pays reprennent vite leur prix 1.Et tout seul, il pense : "Pour Noël,.il faudrait une messe de minuit, une communion, de la bonne paix pour le cœur,.plus d'amour pour Dieu.Pour Noël,.il faudrait bien encore le petit Réveillon chez la Tante,.les souhaits des amis du Patro." Tout à coup, il sursaute, des gars s'approchent, .distribuant des paquets."Albert, voilà ton lot.Un gros paquet de lettres et autre chose avec !." Ces colis de Noël envoyés par amitié, sans espoir de retour,.par des amis fidèles qui veulent seulement vous rendre heureux et meilleur,.et vous rappeler le souvenir de Jésus qui rend les hommes bons I.Ces colis de Noël !.IV.— Des sapins pour Noël.— 25 novembre.La Sainte-Catherine !.Allons, Pierre-Louis, encore une petite toque de tire.Elle est délicieuse.Profitons-en 1.Pour rappeler le vieux temps, j'aime mieux la tire jaune.Mais pour le goût, j'aime mieux la tire blanche.— Jeanne, prends donc le programme de la C.B.F.— Que de progrès dans nos maisons depuis vingt ans I.On a tout à volonté : chauffage central, eau chaude, téléphone; les nouvelles nous arrivent à toutes les heures, on a de la musique, du théâtre, du chant,.bientôt nous aurons la télévision.Dommage que la guerre nous dérange çal.— Mais, à propos, mon Pierrot, .il faudra bien choisir notre sapin de Noël,.dresser notre programme de réception .Voyons, Jeanne, le sapin, où va-t-on le piquer cette année?As-tu pensé aux décors?.Et nos cartes de Noëll.Tout ce travail qui nous attend ! Le seul choix des sujets, cela m'énerve et me vaut une journée de fatigue.— Ces fêtes 1.J'aime bien les voir venir; j'aime encore mieux les voir passées : c'est tellement de dépenses!.— Je ne sais pas si Hitler et Churchill vont s'entendre pour suspendre les hostilités, quelques heures au moins : le temps de faire un peu de gaîté.Le pape devrait intervenir, ça serait moins triste.— Ça me fait penser : du monde triste.la veuve Marcotte est venue s'offrir cet avant-midi pour faire notre ménage."La Saint-Vincent-de-Paul ne donne plus grand'-chose, les huit petits ne mangent pas à leur faim et le charbon n'arrive pas à l'heure".Bref, elle voulait de l'argent.Ça fait pitié !.J'ai été sur le point de lui répondre : "Le ménage, faites-le donc chez vous pour commencer.Trouvez-vous un bout de prélart pour couvrir votre plancher.Débrouillez-vousl " — La charité nous coûte bien cher, aujourd'hui I.Il y a des gens qui en abusent.Pourtant, je n'ai rien dit.Cette femme fera bien notre affaire : on la nourrira et je lui donnerai soixante-quinze sous pour sa journée.Un journalier demanderait $2.00; c'est avantageux.Un beau jour de Noël dans une maison bien propre, c'est parfait 1 .Il ne restera plus qu'à penser aux liqueurs et aux pâtisseries.Quant aux cadeaux, .on n'en parle pas, c'est le secret de chacun.Et votre auditeur, madame, il se demande tristement.: "Qu'est-ce donc que ce jour de Noël qui secoue tellement votre tranquillité ?.Est-ce la venue de Jésus, Roi des pauvres, Sauveur des hommes, Prince de la Charité ?.Madame, vous comprendriez mieux les pauvres, vous comprendriez mieux Noël, si vous étiez moins dans vos aises I." RELIGION PERSONNELLE A QUOI ÇA TIENT QU'ON NE TIENT PAS A quoi ça tient qu'on ne tient pas — Il s'agit encore de la culbute que font les neuf dixièmes des écoliers et éco-lières, au sortir de l'école ou du couvent.— Quelle culbute?— La culbute morale qui du jour au lendemain les installe dans une vie de péché.— Les occasions sont si nombreuses et •I alléchantes! — Et surtout l'on s'est si mal préparé à les affronter.— Que voulez-vous?Ça arrive à tout le monde .la faiblesse humaine .1 — A tout le monde, même à des chrétiens à qui est promis la force de Dieu.— C'est déjà beau qu'ils se relèvent! — Comme si c'était le régime normal d'un chrétien de tomber à tous les deux pas?— C'est bien beau de critiquer tout le monde; donnez-leur donc un remède, vous, pour se tenir debout.— Avant d'appliquer un remède il faut d'abord savoir où se trouve le bobo.— Et où est-il donc?— Il est qu'on s'aime trop soi-même et qu'on n'aime pas assez le bon Dieu.— Encore des mots vagues.— Il est qu'au lieu de chercher à contenter Dieu, les enfants qui grandissent ne songent qu'à se contenter.— Comment cela?— Ils ont envie de manger, Ils mangent; envie de boire, ils boivent; envie de communier, ils communient; envie de se ficher, ils se fâchent; envie de bouder, ils boudent; envie d'étudier, ils étudient.— Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça?— Ils font tout par sentiment, par instinct, par caprice, par goût naturel, rien par amour vrai pour le bon Dieu.— Quelle différence est-ce que ça fait?— La différence .c'est qu'en toutes choses, même dans leurs dévotions, ils font LEUR volonté, ils cherchent LEUR satisfaction, ils satisfont LEUR attrait au lieu de chercher à se conformer à la volonté de DIEU, aux exigences de DIEU, au bon plaisir de DIEU.— Ce n'est pas un péché cela.— Ce n'est pas un péché quand la satisfaction qui est au bout est permise par Dieu, mais si la satisfaction est défendue .: un livre mauvais, un acte sensuel, un ami dangereux .— Quand c'est un péché, on ne le fait pas.— Quand on s'est habitué à se satisfaire dans les choses qui ne sont pas péché, on a tout l'élan qu'il faut pour se satisfaire dans les choses qui sont péché.— Le petit homme ou la petite fille qui ne sont jamais capables de se refuser la bouteille de liqueur qui rafraîchit, seront-ils capables de se refuser le cocktail qui enivre?Et le jeune imprudent qui se permet avec d'autres des familiarités permises aura-t-il le courage de se défendre les familiarités défendues?— Question d'entraînement.— Question d'entraînement et question d'amour de Dieu.Quand à l'année et pendant des années on refuse à Dieu les quelque vingt marques d'amour qu'on pourrait lui donner chaque jour, quand, au lieu de le contenter vingt fois, on se contente vingt fois; quand jamais on ne donne à ses actions d'autre motif que "ça me plaît ou ça me déplaît", "J'aime ça ou je n'aime pas ça", en même temps qu'on s'habitue a dire non à toutes les invitations de la grâce, on ferme son cœur à Dieu, on laisse diminuer dans son âme le feu de la charité.Dieu habite encore l'âme, l'âme n'est souillée d'aucune faute positive, elle est encore infiniment agréable à Dieu, mais elle est faible .Et il ne faudra pas que la tentation se fasse longtemps solliciteuse pour que le jeune homme ou la jeune fille culbutent.Tant il est vrai qu'on ne tombe pas tout d'un coup, mais que les chutes se préparent de loin par le refroidissement de la charité dans nos cœurs.— 82 — Il n'est pas dans la Croisade, nous le savons, mais il a tout de même un insigne; pas celui de la Croisade, mais un autre tout aussi joli et surtout très ressemblant.Religion facile que de porter un insigne sans se soucier d'être généreux; et cela fait si bien pour la bonne réputation ! On l'admire 1 Chanceux "Lui", il se prend pour un brave I N'est-ce pas qu'il faut montrer sa religion ?C'est encore de bon ton dans le pays.Il aime les dévotions pratiques.Il porte au cou sa médaille scapulaire et une série d'autres médailles très recommandées.Il a lui-même cloué, dans l'auto de la famille, une magnifique plaquette à l'effigie de saint Christophe.Il a fait brûler un lampion à sainte Barbe contre ses maladies de gorge, à saint Roch contre la grippe, et à saint Antoine pour retrouver des objets perdus.Dieu me garde de blâmer ces dévotions, et d'en diminuer l'estime dans ton cœur, cher ami.Si je critique la religion facile qu'il pratique "Lui", c'est qu'il ignore l'essentiel et se contente de l'extérieur.S'il porte des médailles, c'est qu'il les regarde comme des objets chanceux, à l'égal d'un trèfle à quatre feuilles, d'un fer à cheval, ou d'un petit éléphant blanc.Il ne se soucie pas d'acquérir le minimum de piété que comporte le port des objets de dévotion.Il rend hommage aux saints, mais il oublie le Père, le Fils et le Saint-Esprit.Il oublie qu'il faut avoir d'abord et toujours Dieu dans le cœur; que la Chair du Christ est la nourriture quotidienne des âmes; que nos corps doivent être les temples sans souillure de l'Esprit de toute sainteté.Des dévotions, MORALE PRATIQUE il en a tout plein, et c'est mieux que rien.De la piété véritable, il n'en a pas, et c'est malheureux.En cela, il reflète ses parents.Pour des raisons plus ou moins valables, ils ne disent plus le chapelet en famille, ni la prière du soir, ni le bénédicité, encore moins l'Angélus : c'est trop vieux jeu ! Ils ne vont plus aux vêpres le dimanche : ça leur ferait manquer leur programme favori à la radio; ni à la grand'messe : cela raccourcirait trop leur promenade hebdomadaire; ni, ni, ni, .Mais qu'on ne leur fasse pas l'injure de supposer qu'ils ne sont pas bons catholiques.Ils "pratiquent" ce qui est "essentiel"; ils font même du surplus, oui du surplus, et le bon Dieu devra leur en savoir gré I Ainsi, regardez donc le joli petit crucifix d'ivoire, au-dessus de la porte du salon; n'est-ce pas qu'ils ont du goût ?C'est monsieur Jacob Rosenberg qui le leur a vendu "à moitié prix".Le bon Juif leur a "sacrifié" autre chose, jurant sur sa barbe que c'était un chef-d'œuvre, que ce n'était "pas cher", que c'était même "donné".Chanceux I Cette merveille?une statue honteuse et lascive comme on en rencontre dans certaines vitrines, et que ni votre maman, ni votre bon ange gardien ne veulent que vous regardiez, parce que vous êtes purs, parce que vous êtes chrétiens.La mère imprudente a placé bien en évidence la statue suggestive sur la table du salon.Sans y prendre garde, elle assassine l'âme de son enfant.Cette fois, je n'ose pas écrire, même par dérision, qu'il est chanceux "Lui", car vraiment c'est trop triste.Et dire qu'il y a des enfants qui apprennent le métier de damné comme cela, dans le sanctuaire de la famille, d'une famille qui se pense chrétienne.Remercie le bon Dieu de t'avoir donné des parents franchement bons et pieux.Mais aussi, prie pour "Lui", communie, sacrifie-toi, sois apôtre.(A suivre) SCRIBE — 83 — Vive Notre-Dame! Le beau temple que nous aimons parce qu'il est grand, parce qu'il est vieux, parce qu'il est pieux, parce que nos voix priantes y rencontrent l'innombrable voix de ceux qui après y avoir prié, ont entonné le Sanctus éternel.Notre-Dame 1 Le beau temple que nous aimons parce qu'il nous parle de Notre-Dame, de celle que nous aimons tous les mois de l'année, mais d'un amour de prédilection en décembre qui nous ramène, avec la neige, la blancheur de L'Immaculée et la pureté de la Vierge-Mère.Notre-Dame ! Le beau temple que nous aimons parce qu'il est notre rendez-vous, lorsqu'au nom de la Jeunesse catholique du monde nous voulons venir nombreux — huit mille, l'autre jour — offrir au Christ-Roi l'hommage de notre jeunesse.Notre-Dame ! Le beau temple que toujours hospitalier, parce} que l'on est de la famille, ous aimons parce qu'il est que tout de suite l'on sent omme chez la sainte Vierge quoi ! Et quoi d'étonnant piisque c'est Notre-Dame ! Notre-Dame qui est bien ni re puisque Jésus nous l'a donnée.i Notre-Dame 1 Le beau temple que ous avons aimé davantage l'autre jour, ce beau sail îdi tout ensoleillé, où nous étions contents de nous eijjermer chez Notre-Dame pour participer à NOTRE mess|.avec NOTRE Evêque présent, non pas seulement c esprit — il y est toujours — mais de corps.Et nous avons chante!Jet nous avons prié, prié en chantant et chanté en pridiM- Et notre prière fut universelle, et nous avons supp é pour toutes les jeunesses, et nous avons supplié v° 1 toutes les Eglises et nous avons supplié pour toute 1 glise.Pour tous les membres de l'Eglise, les membres i vants et les membres paralysés, les membres soutt mts et les membres triomphants.I Vive le Christ=Roi ! Et notre Evêque nous a parlé, et notre Evêque nous a souri, et notre Evêque nous a bénis, et nous sentions par l'animation de sa voix qu'il nous aimait, et nous sentions par la supplique de sa voix qu'il voulait nous communiquer la flamme de l'apostolat Et il nous répétait que nous n'avions pas le droit d'être oublieux du bien spirituel de notre prochain.Et nous le comprenions et nous nous comprenions et nous étions fiers d'être de l'Eglise et nous étions fiers d'être l'Eglise.Fiers dans Notre Dame et fiers de Notre-Dame.Fiers aussi de notre Evêque qui nous a fait confiance et qui nous a dit qu'il comptait sur nous, et que c'était nous qui bâtissions l'Eglise de demain et que demain serait ce que nous le ferions.Et de Notre-Dame nous sommes partis plus forts et plus joyeux parce que nous avons senti que nous étions une force, nous de l'Eglise, nous de l'Action Catholique, nous de l'A.C.J.C nous de la J.E.C. C'ETAIT UN MENTEUR "J'ai bien hâte d'être grand !.J'ai donc hâte !.— Pourquoi ça 1 — Pour ne plus aller aux vêpres le dimanche !.Ça.les vêpres, c'est bon pour la marmaille,.et les vieilles filles qui n'ont pas de chat pour se désennuyer !.— Pourquoi n'aimes-tu pas ça, les vêpres ?— Parce que c'est ennuyant 1 Bon 1.C'est une demi-heure qu'on passe à entendre des Dominum,.Domini, .Domino.Ça m'énerve !.Je les vois venir d'avance; c'est encore bien pire !.Ensuite, on est mal assis;.les bancs sont durs;.l'été, il fait chaud;.l'hiver, on gèle !.— As-tu un livre, au moins, pour suivre les psaumes en français ?.— Non !.Je regarde en l'air et j'attends que ça finisse !.— Moi, j'ai un livre et je suis toutes les paroles dedans, et je trouve ça très intéressant;.mais, ce que j'aime le plus, et j'aime toujours ça,.c'est quand je vois sauter les collines et bondir les agneaux, et que je vois toute la création qui se trémousse pour chanter son Créateur I.—.Mais, où as-tu vu ça ?— Dans le psaume "In exitu Israel." — Ah ! oui, le grand psaume qui ne finit plus;.je le lirai la prochaine fois, pour voir si c'est vrai.— Moi.je ne l'ai pas lu aujourd'hui !.— Pourquoi ?— Parce que je me suis arrêté avant;.je me suis bloqué au psaume "Credidi".C'est marqué à une place : "Tout homme est menteur !." Ça me disait : "Pourtant, ça doit être vrai; autrement, ça ne serait pas marqué là-dedans !." Puis, tout à coup, je me suis dit : "C'est vrai !.C'EST VRAI !." .Toi, par exemple, tu es un homme, au moins tu es en train d'en devenir un.Tu es menteur !.— Tu y vas !.Prouve donc, pour voir!.— Vas-tu aux vues, des fois ?— Oui — Est-ce que les bancs sont bourrés ?.— Non.— En bois dur ?.— En bois dur.— Tu restes là, combien de temps ?.deux heures ?.— Deux heures, .trois heures !.— Eh bien I la voilà, ta menterie 1.Tu ne trouves pas que les bancs sont durs au théâtre et tu les trouves durs à l'église.Tu mens, .tu te mens à toi-même, car du bois dur, .c'est dur partout I.— C'est vrai, et je n'y avais pas pensé.Menteur !.un brin !.— Dis : "Beaucoup I." Et ton grand frère aussi est menteur !.— Ah 1 non, pas lui, je ne le crois pas I.— Ton grand frère est allé hier soir ?.Où ?.— Au Forum.— Ça lui a coûté.à peu près ?.— Au moins 75 sous !.—.La voilà, la sienne, sa menterie,.car ce matin, je l'entendais dire que ça coûtait cher, la religion,.parce qu'il avait donné cinq sous à la quête !.C'est du mensonge, ça !.Et ta grande sœur est menteuse, aussi !.— Ne va pas dire ça à celui qui vient veiller chez nous deux ou trois fois par semaine !.— Ta sœur, elle parle toujours des défauts des autres; elle ne parle jamais des siens.Elle s'excuse toujours quand elle fait des gaucheries; elle essaie de faire passer sa maladresse sur le dos des autres.—.Je n'y avais pas pensé, mais c'est vrai, .parce que j'en ai déjà souffert, et c'est de la vraie menterie !.- 86 — — Ton petit frère Arthur est aussi menteur.— Ah ! bien, celui-là, tu ne me l'apprends pas !.Ça fait longtemps que je le connais I — Non, pas les mensonges auxquels tu penses!.Mais les autres, ceux qu'on se compte à soi-même pour s'excuser de ses défauts et quelquefois même de ses péchés.Quand on dit, par exemple : c'est plus fort que moi.Mensonge !.Je suis fait comme ça.Mensonge !.C'est lui qui m'entraîne.Mensonge !.Mensonge, mensonge, mensonge 1.Et il y en a tant !.D y a un remède à tout ce dégel de mensonge, .à cette inondation de faussetés,.qui font de notre existence une vie croche.Quand on sait avoir mal fait, il faut crier la vérité 100 % à la face de sa conscience.Alors, ça ne prend pas de temps qu'on a honte de soi et qu'on améliore sa conduite pour son plus grand bien et celui de ceux qui nous entourent.Oui,.toutes ces belles affaires-là, c'est aux vêpres qu'on les apprend quand on suit dans son livre et qu'on cesse de penser aux planches des bancs !.( GRAND-NORD ) l % 3 4 5 b 7 6 ç lO il il i3 I* HORIZONTALEMENT : 1.—Lia — Réa.2.—Bal — Epi.3.—Ut — But — - Tri — 4.— Age — ¦ As - - Bu — 5.— Sale — • Père.6.— Lac — Sua.7.— Uni — Cri.8.— Hue — - Née.9.—Es — Al — Li — H.10.—Rie — Ere.11.—Suie — ¦ Elan.Es.MOTS CROISES DE NOVEMBRE VERTICALEMENT : 1.— Clou.2.— Tas.3.— AB — Gauchers.4.—Abel — Us.5.— Lu — Elue — Riz.6.— Ta — An — Aie.7.— Sociale.8.— Bascule.9.— Tu — Ur — Ire.10.— Et — Pain — Elu.11.—Pire — Ei.12.—Ri — Orphelin.13.— Eté.14.— Dans.Pour vous assurer un cachet discinctif sur votre photo, rendez-vous au Studio ALBERT DUMAS RUE STE-CATHERINE — 87 1— CANTIQUE PQUE L'AVENI Paroles : Jean Laramée, S.J.Musique : abbé J.Delpobtb.m 0 dou- ce Rei-ne, Donnez- nous no-tre Ré-demp- teur; Que mè-ne le roi qu'appel-le no-tre y- la nuit sainte nous ra- BE It cœur, O dou-ce Rei-ne.Que la nuit sainte nous ra- mè-ne Ce- lui qu'appel-le no- tre cœur, O dou- ce Rei-ne.-2- O bonne Mère, Donnez-nous notre Emmanuel; Que des anges missionnaires Aillent partout chanter Noël, O bonne Mère, Que des anges missionnaires Aillent chanter partout Noël, O bonne Mère.-3- O Vierge pure, Mettez fin à notre tourment; Donnez-nous l'Agneau sans souillure Qui nous lavera dans son sang, O Vierge pure, Donnez-nous l'Agneau sans souillure Qui nous lavera dans son sang, O Vierge pure.-4- Mère bénie, Donnez-nous le mystique Pain Nous avons soif d'Eucharistie Et de Jésus nous avons faim, Mère bénie, Nous avons soif d'Eucharistie Et de Jésus nous avons faim, Mère bénie. C.J.N.Un naturaliste amateur a recueilli en quelques heures une collection de cent quarante-six cristaux de neige.Il vous en présente quelques-uns pour vous inciter à observer vous-mêmes les merveilles que le ciel fait tomber à fcrofusion.— 89 — LE DOSSIER l/IS d'aprè* le P.HU1LET, S.J.Les appétits une fois apaisés, l'on réclama des chansonnettes et l'on applaudit à outrance la mimique impayable de Pierrot Herlandy.puis un rhétoricien porta un toast auquel le Père Préfet répondit avec une très spirituelle malice.Mais tout a une fin ici-bas!.Air retour, Gérard se retrouva, sans l'avoir cherché, dans le voisinage du Père Jecquièrcs.Ce matin encore, il se serait esquivé!.A présent, il s'en gardait bien, et n'eut pas été fâché de renouer la conversation de tantôt."Franchement, Père, nous avons eu une bien belle journée." "Vous vous êtes bien amusé, Gérard !" "Oui, Père, tout à fait bien!." "Bien dommage, soupira une voix, que tous les jours ne ressemblent pas à celui-ci !." Le Père Jecquièrcs riposta en riant : "C'est cela !.des roses sans épines, n'est-ce pas ?Hélas, ces fleurs-là ne poussent pas sur notre pauvre terre!.D'ailleurs, ne jouissez-vous pas mieux de la rose quand, pour la cueillir, il vous a fallu vous piquer un peu les doigts ?" "Aie!.de la philosophie!.Tout enivré des joies de cette charmante journée, Gérard écoutait les graves paroles du surveillant.Mais comme elle lui paraissait lointaine, cette souffrance formatrice ! Il était loin de soupçonner qu'elle frapperait à sa porte dès ce soir !.En bras de chemise, assis sur son lit, jambes ballantes, Gérard écoutait avec bienveillance le bavardage animé de son benjamin."Voilà ce que j'appelle s'amuser !.Nous avons ri !.ri !.ri !.et bien goûté, donc ! .tu sais.les pâtés de Victor sont exquis!." — "Petit gourmand!." — "Et toi?tu t'es bien amusé!" — "Oui.je vais même te dire une chose qui te fera plaisir : j'ai longtemps parlé au Père Jecquièrcs!." — "J'ai vu ça!.et je suis bien content! Il est gentil, n'est-ce pas ?" — "Je finirai peut-être par m'entendre avec lui." — "J'en suis certain." — ".Si j'avais écouté papa.ça m'aurait épargné, sans doute, quelques sottises." puis, par un petit brin de vanité, Gérard se reprit, pour ne pas sembler recevoir une leçon de son benjamin.— "Seulement, vois-tu.je voulais tenter l'expérience." A ce moment, poussant la parole entre-bâil-lée, parut le Père Jecquières lui-même, le front soucieux : — "Gérard, le Père Préfet désire vous parler, à l'instant." — 90 — — "Vous savez pourquoi, Père ?" — "Je n'en ai pas la moindre idée.je sais seulement qu'il vous attend.Ne tardez pas." Gérard enfila rapidement sa veste et descendit, tout en scrutant les recoins de sa conscience.elle était cependant bien nette!.Pierrot, curieux, poussa audacicusement sa tète ébouriffée en dehors de la porte, et demanda : "Il va donc encore être "collé", Père?.Il ne faut pas trop le punir.c'est un bon type, mon grand frère!.— "Gérard n'a pas, que je sache, mérité de punition", répondit le surveillant avec un demi-sourire.— "Tant mieux, Père.Gérard est si épatant, quand il veut." — "Je le'sais fort bien!.Mais il est lard.Bien vite au lit, Monsieur Pierrot !" — "J'y vais! Je suis fatigué, aussi vais-je bien dormir .et rêver des vacances .Bonne nuit, Père." — "Bonne nuit, mon petit Pierrot." Le surveillant se mit à réciter son chapelet pour Gérard, en circulant silencieux, le long du corridor pauvrement éclairé par le reflet rougeâtre de la veilleuse.Après quelques instants, il vit venir à lui un pauvre petit homme aveuglé par les larmes et que secouaient de lourds sanglots."Père!.oh! Père!.Père!." — "Qu'est-ce qui vous arrive, mon Gérard?" Pour toute réponse, Gérard lui tendit une dépêche froissée et tout humide de pleurs; à la lueur de la veilleuse, le surveillant défricha ers mots tragiques sur le papier télégramme : "Papa mourant.Revenez premier train.Maman." Il relut deux fois, croyant s'être trompé, ces quelques mots brefs si chargés de souffrances."Papa!".était-ce possible?Comment cet homme vigoureux avait-il pu être frappé si soudainement, en plein bonheur! II y avait, tout proche, une chambrette inoccupée où parfois quelqu'un des aînés était autorisé à prolonger la veillée, aux approcbes des examens.Le Père y conduisit Gérard dont les sanglots menaçaient de troubler le sommeil de ses camarades.II le fît asseoir, écarta doucement les doigts crispés sur le pauvre visage, passa la main sur le front brûlant de l'enfant, et murmura : "Gérard, mon pauvre Gérard!." II n'en put dire davantage, saisi lui-même par l'émotion; mais à travers ses larmes, le petit homme vit nettement une contraction douloureuse crisper les traits d'ordinaire si tranquilles; il vit les lèvres trembler un peu, les yeux se voiler, et, du coup, se sentit moins seul.Alors, d'un geste spontané, instinctif, il se jeta, éperdu, dans les bras du prêtre.Il ne songeait pas à ce qu'avait d'étrange un si brusque revirement; il oubliait sa rancune tenace; il ne sentait même pas, à cette heure, le remords d'avoir été si longtemps, méprisant, à côté de cet homme si bon.Tout ce qu'il savait, pour le moment, tout ce qu'il sentait, c'est que le Père Jecquières était un ami, un vrai ami qui ne le repousserait pas et que lui-même était un enfant malheureux.— Oh! si malheureux! — qui avait tant besoin de consolation et de soutien .Bien vite, le surveillant trouva dans son cœur de prêtre des paroles réconfortantes, apaisantes aussi, et conclut : "Gardez confiance, mon enfant!.la nouvelle qui vous arrive est peut-être un peu pessimiste! ." — "J'ai peur que non, Père.j'ai peur.que nous n'arrivions.plus.à temps.pour revoir Papa!." — "Vous partez cette nuit?" — "Non, demain.le Père Préfet a eu beau compulser l'indicateur.il n'y a plus de train ce soir.nous partirons à cinq heures et demie demain.Vous nous éveillerez à temps, n'est-ce pas?.le Père Préfet nous accompagnera Jusqu'à la gare." — "Comptez sur moi.Comptez aussi que je prierai beaucoup, beaucoup, pour que votre cher Papa fasse mentir tous vos sombres pressentiments.A présent, comme vous aurez demain grand besoin d'être frais et dispos, tâchez de vous reposer un peu." — "Hélas, Père, le plus terrible me reste à faire." — "Quoi donc?" — "Il faudra que j'avertisse Pierrot!.Non! .non! c'est trop dur!.je ne puis pas!.— "Laissez, mon Gérard, je me charge de cette douloureuse annonce.D'ailleurs, je ne lui parlerai que demain.Gérard comprit, et approuva de la tête, puis : "Laissez-moi prier un peu près de vous, Père", supplia-t-il."Cela me fait du bien.et, d'autant plus que je ne pourrai pas dormir!." — "Eh bien, nous allons prier ensemble"; et, s'agenouillant sur le plancher, à côté de Gérard, il récita le chapelet à voix basse, pour ne pas gêner les dormeurs; ensuite, mettant son crucifix entre les mains de l'enfant, avec des mots simples et profonds, mi-prière, mi-colloque, il demanda la bénédiction divine pour le papa malade et le courage pour les enfants dans la peine.Enfin, comme Gérard s'apaisait par degrés, sous l'action calmante de ces paroles, il conclut : "A présent, Gérard, répétez avec moi : Mon Dieu, que votre volonté soit faite!" — "Mon Dieu.Mon Dieu." soupira l'enfant.Mon Dieu, que votre volonté soit faite!" — 91 — SENIORS 1.Repos ménagé dans un vers pour en régler la cadence?2.Lieu public où l'on se retire pour fumerf 3.Nom scientifique de la tuberculose pulmonaire! 4.Coureur .de vitesse sur petites distances?5.Nom donné aux habitants de la terre qui vivent à une distance de 180 degrés de longitude?6.Type de la beauté efféminée?7.Gardien sévère et brutal?8.Remettre une foulure ou une fracture par des moyens empiriques?9.Se dit d'une chose obtenue en taisant une vérité qui aurait dû être dite?10.Se dit d'un arbre dont les rameaux s'élèvent vers le ciel, comme le cyprès?11.Roue à gorge d'une poulie, dans laquelle passe le cordage?12.Ancienne ville d'Italie, célèbre par la mollesse de ses habitants?JUNIORS 1.Tube de la finesse d'un cheveu?2.Un traitement qui ne fait ni bien ni mal?3.Un profit qui dépend du hasard?4.Les microbes qui provoquent des maladies?5.Un commerce qui rapporte beaucoup?6.Un juge qui se laisse acheter?7.Un traité qui donne tout au plus fort?8.Des arguments qui ne laissent rien à répliquer?9.Une plante qui vit aux dépens d'une autre?10.Une population qui réunit toutes sortes de peuples?11.Des couleurs qui tranchent l'une sur l'autre?12.Un destin contre lequel on ne peut lutter?MAURICE.HORIZONTALEMENT 1.Argent monnayé.— Qui exprime une douleur physique.— Juif qui entra avec Josué dans la Terre Promise.2.La tienne.— Pronom personnel.— Note de la gamme.— Le premier dans son genre.3.Instrument à vent en spirale.— Avant-midi.— La 12e lettre de l'alphabet grec.— Bourg de Prusse.4.Gros perroquet.— Taritas.— Plante de la famille des rutacées.5.Commencer à poindre.— Empereur romain.6.Bande de peau qui garnit les plis d'un souflVt d'orgue.— Gendre de Mahomet.— Après-midi.7.Croquer sous la dent.8.Capitale du royaume d'Annam.— Rivière de France.— Fait perdre.9.Préfixe privatif et péjoratif.— Note de la gamme.— Terminaison de verbe.— Ville du Maroc.10.Pronom personnel.— Terminaison d'un grand nombre de mots latins.— En les.— Particule de dialecte provençal exprimant l'affirmation.11.Homme de robe.— Signalement de détresse.— Ville de Tchécoslovaquie.12.Nom du signe significatif qui indique le rapport de la circonférence au diamètre.— Conifère toujours vert.— Post Scriptum.— Qui marque le mépris.13.Bière anglaise.— Petite île de la Méditerranée.— En d'autres termes.— Argile jaune ou rouge.14.Marque de fabrique de moteurs.— Roi de Thebes.— Corps de tout blason ordinairement en forme de bouclier.15.Regarde attentivement.— Homme désagréable.16.Nom de la 20e lettre de l'alphabet français.— Nom de certains fonctionnaires turcs.— Rivière de France et de Belgique.— Sœur.17.Ministre de Théodose 1er.— Faire de mauvais verB.— 18.Eut la hardiesse de.— Bien établi.— Fille de Cadmus.19.Terme du jeu de whist.— Négation.— Dans séisme.— Canal entre la Meuse et le Rhône.i l 3 if f b 7 8 » io il ft
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