L'abeille /, 1 janvier 1946, juin 1946
Mr d r I a tous nos zélateurs et zélatrices L K V i a tous nos lecteurs et lectrices L'ABEILLE constate avec plaisir, et en remercie qui de droit, que le nombre de ses Lecteurs et Lectrices augmente tous les ans à un rythme des plus encourageants.Cette augmentation constante de son tirage, le nombre toujours plus grand des écoles qui lui font bon accueil, comme l'accroissement continu des abonnés dans la plupart des écoles, sont une preuve indéniable de sa popularité.Cet accroissement se manifeste dans tous les coins de la Province et dans tous les milieux, comme le montrent les tableaux suivants.Accroissement de "L'Abeille" : constant de la circulation 1943 7,040 1944 8,154 1945 8,551 1946 9,292 Ecoles des F.I.C.«Autrss ©colos ©t abonnés individuels 4,660 7,351 11,579 17,386 Le nombre d'écoles recevant L'Abeille est en progression constante : Ont reçu : 1944 1945 1946 100 Abeilles et plus 31 43 59 De 50 à 100 De 30 à 50 De 10 à 30 Total 45 43 89 68 65 126 78 90 202 208 302 429 L'ABEILLE est en progression constante dans toutes nos principales communautés enseignantes : (1) (1) TroU communautés: loa FF.des Ecoles Chrétiennes, les FF, Mariâtes et les FF.de St-Gabriel.ayant leur propre revue, ne reçorvent pas L'ABEILLE.1944 1945 1946 Les FF.de l'Instr.Chrét.8,154 8,551 9,292 Les FF.du Sacré-Cœur 695 1,175 1.922 Les SS.de Ste-Anne 730 1,043 1,645 Les — — Prés.Mie 691 1,086 1,505 — — - A.S.V.693 878 1,476 — — des SS.NN.de J.M .450 859 1,311 — — — C.N.D.339 490 981 Séminaires et Col.clas.303 521 794 Les SS.de Ste-Crolx 487 562 698 — — du Bon-Pasteur 340 433 622 — — Grises d'Ottawa 194 323 533 — — Ursulines 295 373 436 — — N.-D.du B.-C.128 300 368 — — de St-Joseph 142 258 366 Diverses autres communautés 1,674 Diverses écoles laïques 51 82 341 Voix "L'ABEILLE" et la lire une fois est suffisant pour qu'on se décide à s'y abonner.C'est ce qui ressort de la correspondance de la plupart des nouveaux abonnés.Nous invitons donc nos Lecteurs et Lectrices à montrer leur ABEILLE à leurs voisins et voisines, et ils n'auront aucune difficulté à lui trouver de nombreux abonnements.Ceux qui nous enverront 4 abonnements à 75( pour le Canada ou à $1.00 pour les Ftats-Unis, recevront leur abonnement gratis et auront une chance par abonnement sur les objets mis au concours l'an prochain.Nous adresserons des livret» d'abonnements et des Abeilles-échantillons à ceux que cela intéresserait et qui nous en feront la demande.TABLE DES Merci à nos Zélateurs.et Lectrices .290 Juin, mois du Sacré-Ceeur .291 En route pottr l'Ouganda .292 Dans la teurmente .283 La Famille Rodolphe Matte .296 Martin le Dompteur .297 Relie* vos Abeilles .298 Les bons loisirs de l'Adolescente .299 Kncorc Franco .801 Mod croisés .302 Centres où se rend F Abeille .303 Histoire de Bernadette .304 MATIERES Le courrier de "L'A beille" .: 306 Sang des Mart-are .307 Marcel Alain .309 Bricolage et coneours de Pâques .312 Nos amis les saints .818 l,a famille Pierre Birard .314 Vacance*/.Vacances !.316 Hymne oh Créateur .316 Déridons-nous .317 iMissez venir à moi les petits enfants .318 Table générale des Matières .319 Un coin pittoresque : La Matapcdia .320 l'abeille Paraît tous les mois, juillet et août exceptés.Abonnements : voir page 298.Directeur: Frère ARATOR-JOSEPH, La Prairie, P.O.Publiée ante l'autorisation de Son lixc.Mgr févéque de St-Jeait.et la permission des Supérieurs.Une messe est dite tous les mercredis aux intentions des abonnés.Enregistrée au CANADA comme matière postale de seconde classe.— 290— • JUIN, mois du Sacre-Coeur "Allons à Jésus par Marie" nous dil le bienheureux Louis-Grignion de Montfort.Notre Mère, la Sainte Eglise nous enseigne toujours la même doctrine.C'est pour quoi, après nous avoir fait célébrer les gloires de Marie pendant le mois de mai, elle nous Invite à consacrer le mois de juin à honorer le cceur de Jésus d'une manière spéciale.Amour de Jésus pour nous.Nous sommes-nous arrêtés quelquefois, chers lecteurs et lectrices, à contempler sérieusement une image de Jésus nous montrant son coeur et nous adressant son touchant appel ?.Il serait bon de le faire, au moins de temps en temps; cela nous inspirerait les plus salutaires réflexions et nous porterait certainement à l'aimer davantage.Oui, voilà ce Cicur qui a tant aimi le monde.ce Cceur qui l'a aimé au point de quitter le ciel où 11 était si heureux, pour descendre sur cette misérable terre, au milieu de gens qui n'ont pas voulu le recevoir.Une grotte, ouverte à tous les mauvais temps, et servant de refuge aux animaux, est son premier abri Ici-bas.Deux animaux forment toute sa cour, avec Marie et Joseph.Quel abaissement pour un Dieu I pour le Maître du ciel et de la terre I.Ah I c'est qu'il veut nous apprendre à ne pas rechercher avec tant d'empressement nos aises, les honneurs et les biens de ce monde.Jésus, modèle d'obéissance et d'humilité.Au lieu d'arrêter le bras d'Hérode qui veut sa mort.H fuit en Egypte pour nous montrer à fuir les dangers plutôt que de compter sur nos forcée pour en triompher.A douze ans, il fait l'admiration des Docteurs dans le Temple.Il semble qu'après cela 11 aurait pu paraître en public, conquérir les foules par le prestige de ses miracles et le charme de sa doctrine.Tout le monde se serait mis à sa suite et il aurait pu faclVement fonder son Eglise.Mais telle n'était point la volonté de son Père; et c'est pour d'accomplir qu'il est venu en ce monde.C'est pourquoi il attend patiemment l'heure marquée par son Père de toute éternité.A l'exemple de Jésus, ne cherchons point a paraître et à briller dans le monde.Mais préparons-nous par l'obéissance, la prière, Laissez venir à moi loi petits enfanta le travail et la pratique de la vertu à remplir dignement la mission que Dieu nous destine, afin d'être prêt à répondre à l'heure où il nous y appellera.n nous a aimés jusqu'à la fin.Si Jésus nous a tant aimés dès sa naissance, et pendant tout le cours de sa vie.c'est surtout au moment de quitter la terre qu'il nous en a donné les marques les plus sensibles.Avant de mourir il nous donne son corps comme nourriture pour nos âmes.Grâce au sacrement de l'Eucharistie nous pouvons le recevoir tous les jours si nous le voulons.Pouvait-il nous laisser un cadeau plus précieux ?.Il demeure au milieu de nous dans nos églises.Quel empressement mettons-nous à lui rendre visite ?.11 aurait pu nous sauver d'une seule parole ou par une seule goutte de son sang.Mais cela ne suffisait pas à son amour immense.Il a préféré subir toutes les humiliations possibles, depuis la terrible agonie au Jardin des Oliviers, les risées d'Hérode.les calamnies de toutes sortes, les brutalités d'une soldatesque avinée, les supplices intolérables de la flagellation et du couronnement d'épines, jusqu'au portement de croix, le crucifiement et trois heures des — 291 - ^souffrances les plus atroces sur la croix, avant de rendre le dernier soupir.Oui nous a donné la dixième, la centième ou même la millième partie d'un tel amour, alors que nous n'étions même pas ses amis, mais bien ses ennemis à cause de nos péchés ?Et qui en est s! peu aimé.Hélas I.il est triste de constater que la plupart des hommes sont loin de rendre à Jésus amour pour amour.Un trop grand nombre, loin de l'aimer et de lui témoigner leur reconnaissance, le méconnaissent, le méprisent et continuent de l'offenser."Qu'aurais-je dû faire de plus pour vous que Je n'ai fait ?" nous dit Jésus, avec une amère tristesse.— "Rien, Seigneur, devons-nous lui répondre, car vous avez poussé votre amour a un excès que nous n'aurions jamais osé vous demander.Vous avez fait beaucoup plus que vous ne deviez pour nous.et si après cela nous ne nous sauvons pas, ce ne sera que de notre faute, de notre lâcheté.Nous avons tous les moyens, toutes les grâces voulues pour arriver au ciel".Disons à Jésus, du fond du cceur : "Seigneur, venez au secours de notre faiblesse; éclairez-nous de votre divine lumière; donnez-nous la force de marcher courageusement à votre suite et de nous approcher plus souvent de la Table Sainte pour recevoir le Pain de vie que vous tenez jour et nuit à notre disposition.Prouvons désormais notre amour à Jésus en mieux observant ses commandements, car comme il nous le dit dans l'Evangile de saint Jean : "Si quelqu'un m'aime, 11 observera mes préceptes, mon Père l'aimera, nous viendrons à lui et nous ferons en lui notre demeure", en attendant qu'il nous reçoive au ciel dans son beau royaume.F.A.-J.EN ROUTE POUR L'OUGANDA L'ABEILLE de novembre 1945 racontait le départ des Frères Alphonse-Maurice et Ange, pour notre mission de l'Ouganda.Aulourd'hui elle es! heureuse de présenter À ses lecteurs deux autres missionnaires qui se rendent au même champ d'apostolat : les Frères Jacques et Philippe-Joseph.Le Frère Philippe-Joseph (J.-R.Wilfrid La-chance, de Warwick, P.Q.) a delà passé 17 ans en Ouganda.Après avoir lait ses débuts dans renseignement à Grand'Mère de 1923 à 1926, il fut transféré à l'école Immaculée-Conception de Shawinigan où il passa trois autres années.En 1929 son désir missionnaire so réalisa.Il reçut alors son obédience pour l'Ouganda où il s'est dépensé sans compter pendant dix-sept ans.Il y retourne, animé d'une nouvelle vigueur après quelques mois au pays natal pour refaire ses forces.Le Frère Jacques (J.-B.Monette, de Montréal) son compagnon de voyage, a fait sa carrière surtout dans nos écoles des Etats-Unis.Envoyé en 1930 à Biddeford, Maine, Il a enseigné successivement à Fall River, à Plattsburg, à Alfred, à Sanlord et finalement à Plattsburg.Ces divers postes l'ont bien préparé à la nouvelle mission d'Ouganda vers laquelle il s'est embarqué dans la semaine de Pâques."L'Abeille" leur souhaite un heureux voyage et un fécond apostolat sur la terre africaine.Elle espère en recevoir de temps en temps des nouvelles intéressantes sur ce merveilleux pays, et elle se fera un plaisir de les communiquer à 6ea Lecteurs et Lectrices.Là, comme dans toutes les missions, la moisson s'annonce magnifique.Malheureusement le nombre des ouvriers y est toujours Insuffisant.Que tous nos lecteurs demandent avec Instance au Maître de la Moisson d'y envoyer un nombre toujours croissant d'ouvriers évangé-liques.Pourquoi les plus généreux d'entre vous, chers lecteurs, ne se décideraient-Ils pas, avec la grâce de Dieu, à y aller eux-mêmes ?.Fr.Philippe-Joseph et Fr.Jacques -292- Dans la Tourmente X.— L'HEURE DE DIEU.Nous coulons ! répétèrent les misérables condamnés.C'était vrai.La machine de mort faisait son œuvre, l'œuvre pour laquelle elle avait été aménagée.Le bordé 8'était abattu.Le fond plat, d'abord, s'était immergé.Une nappe large de dix pieds séparait l'avant de l'arrière.Et 'les bandits connaissaient bien le mécanisme.Sous la pression de l'eau, le plancher s'ouvrait au centre; proue et poupe se redressaient obliquement.Elles allaient capoter en se rejoignant, précipitant dans le gouffre ceux qu'elles soutenaient encore.C'était pour assurer la retraite des bourreaux qu'on avait mis un canot à la remorque.Or, à cette heure, le canot apparaissait au large, point flottant vers la rive vendéenne.Cette fois, Dieu avait choisi autrement que ne le décrétaient les juges de Nantes.Un ange était descendu du ciel, invisible, pour sauver les victimes et conduire l'esquif libérateur.Du milieu de l'eau souillée, les démons surgissaient, tendant leurs mains noires vers la barqtie des bourreaux.Les dernières buées flottaient sur le fleuve.Elles prenaient d'étranges figures, pareilles à des robes flottantes, à des linceuls diaphanes.Et les assassins, l'œil dilaté, reconnaissaient des visages, sentaient passer sur leurs faces blêmes des haleines de noyés.Dieu se souvenait des martyre.Il laissait aux égorgeurs le délai suffisant pour l'acte de suprême contrition.Autour d'eux, l'aurore touchait d'un pinceau d'or les berges limoneuses.La vie s'éveillait sur la terre, à l'instant même où la mort silencieuse ouvrait la tombe sous leurs pied», dans l'eau dormante.Lâches devant l'éternelle justice, les bandits ne savaient que gémir et pleurer.Un seul d'entre eux fit montre de quelque virilité.Ce fut Le Bleiz.Rapidement, il avait dépouillé son uniforme, jeté son sabre et ses pistolets, été ses chaussures.11 apparaissait à demi vêtu.Il dit : — Pas une minute à perdre ! Nous ne sommes pas à plus de trois cents brasses de la côte, et le courant n'est pas fort.Faites comme moi.A l'eau ! Il savait nager; il était même bon nageur.l'as un de ceux qui l'escortaient ne possédait, eel art si utile, par lequel le triumvir Saint-Just voulait que débutât l'éducation îles enfants de la République.— Le Bleiz, supplia l'un des misérables, tire-nous d'ici.Aide-nous.Sauve-nous.Sauve au moins un de nous 1 Yan les embrassa d'un regard circulaire.Un rire sinistre éclata dans sa gorge.— Vous êtes trop.Je ne choisis pas.Faites comme moi, vous dis-je.Chacun pour soi.Et, sans autre hésitation, il plongea.L'eau était froide.Il pressa les brassées pour sortir au plus vite des attirances du courant.Au bout de cinq cents pieds il sa retourna.Les deux bouts de la barque étaient maintenant perpendiculaires à la nappe.Dans un bouillonnement de chaudière, il vit des bras, des têtes s'agiter confusément.La machine de mort avait vidé son chargement de créatures vivantes.Le Bleiz n'eut pas de remords, pas une pensée pour le Dieu de justice.Il se remit à nager.Tout à coup, l'un de ses bras heurta nn corps mou.Il se détourna.Un cadavre était devant lui, le dos en l'air, accroché sans douta par quelques herbes.Le Loup reconnut l'uniforme de l'un de ses compagnons.C'était celui qu'on avait retiré de la vase.Cette fois, le jusant l'avait bien entraîné.Il s'en allait, en petit équipage, vers cette immensité terrestre, vers cette mobilité oublieuse qu'on nomme l'océan.Le Bleiz pressa la nage.Il était glacé; ses forces faiblissaient.Mais la terre n'était plus qu'à une centaine de brasses.Il allait peut-être toucher le fond.Derechef, un objet attira son regard.Devant lui, dérivant vers la rive, deux pieds nus se balançaient dans les rides de l'eau.Il» étaient livides, comme ceux d'un mort longtemps immergé.Qui donc flottait ainsi la tête" en bas î Yan se hâta.Il gagna cinquante vergea.Brusquement, son cœur bondit dans sa poitrine.Il marchait sur un sol résistant; il allait sortir du fleuve.Un choc sur ses genoux le fit se retourner.Les pieds flottants venaient de le heurter.Il voulut, les écarter.— 293 — Ce n'étaient pas des membres humains.Le Bleiz les reconnut aux clous délavés par l'eau.C'étaient les pieds du crucifix mutilé dans le calvaire de Savenay.Comment ce débris sacré se trouvait-il ici, près de lui, l'infâme profanateur, si loin du cimetière breton î Le Loup frissonna.11 avait peur.Il se hâta de gagner la côte, à travers les algues, les goémons, les roseaux.Les pieds de bois le suivirent dans les risées du flot.Il regarda devant lui.Il reconnut aussi le paysage.Il était à Beaupré, en face des ruines de la ferme incendiée.La peur du misérable devint de l'épouvante.Ainsi l'événement le ramenait aux lieux mêmes où il avait commis son dernier crime.— Il n'y a point de hasard, pensa-t-il.Quelle était donc, la force mystérieuse qui le poussait ainsi t Quelle visible main s'appesantissait sur les coupables t Il venait de voir ses complices engloutis par l'eau impassible.Et, au moment où il abordait au rivage, voilà qu'une preuve palpable de son sacrilège, une "pièce à conviction" de la profanation stupide, s'échouait en même temps (pie lui sur ces bords ravagea par le meurtre et l'incendie.Les pieds de bois du eruciflx, restes de l'image de celui qui était mort pour le salut d«B hommes, après avoir oscillé dans le remous, s'arrêtèrent au milieu des joncs et des roseaux.L'eau, en se retirant, les y laissait.Un souvenir effrayant s'éveilla dans la mémoire du scélérat Les dernières paroles de l'abbé Morand y vibraient, terribles comme un avertissement d'en haut.— La justice de Dieu n'a pas besoin de pieds C'est par les pieds que le loup se prend au piège.Il s'exaspéra, il se pencha vers le fragment vénérable de la croix: il le brandit au-dessus de sa tête avec une malédiction.— Va donc porter le repentir aux noyés ! Et il lança le morceau de bois au loin, le rendant au fleuve justicier.Un bruit sinistre, un éclat de rire sauvage le fit se retourner.A vingt pas de lui, sur la berge, un homme venait de se lever d'un massif de genêts.L'homme avait une figure monstrueuse, barbouillée de sang et noire de cendres.C'était Pierre l'innocent.Il tenait, une faux à la main.A la vue de Yan, le.simple d'esprit eut un ¦ouvel éclat de rire.Et, comme s'il eût recouvré la raison, à travers les hoquets de cette hilarité formidable, il hacha des dents des mots significatifs : — Te voilà revenu, Le Bleiz t Pourquoi faire t II n'y a plus personne.Le père, la mère, Lan, le prêtre, l'enfant sont morts; la maison est brûlée.Il n'y a que moi.Devant cette face bestiale où luisaient des regards de fauve, Le Loup se prit à trembler.—11 n'y a (pie moi, reprit l'innocent.Il y a aussi toi.Tu les as menés au couteau de Nantes.Mais j'ai ma faux, tu le vois.Elle coupe aussi bien (pie le couteau.Seulement, moi je ne coupe pas les têtes, je fauche en bas sous les pieds.Tout en parlant, le paysan s'avançait.11 faisait tourner autour de lui l'instrument du travail des champs et, à chaque coup, une gerbe de genêts, de joncs ou de roseaux se couchait sur la terre molle.Le Bleiz voulut fuir.Devant lui roulait la Loire, la Loire dont il s'était cru sauvé.Trempé, alourdi par ses vêtements imbibés, il courait, haletant, épuisé.Derrière lui, la voix de la brute en furie s'alternait de rires continus.Elle disait : — Je fauche, je fauche.Le Bleiz ! Gare à tes pieds ! Le bandit se sentit perdu.Il s'arrêta, se retourna, joignit les mains ; — Grâce, Pierre, grâce, au nom du.La faux se levait.Le Bleiz se mit à fuir.Et soudain la lame courbe passa devant lui en un reflet bleu où le soleil levant mit un éclair.Une clameur de damné s'échappa de la gorge du maudit.A toute volée, mue par deux bras de colosse, la faux venait de trancher les deux jambes.Le Bleiz tomba .sur ses moignons sanglants.Avant d'expirer, il vit la face du dément.I>enchce sur lui; il perçut la première rumeur de l'abîme éternel.— A la Loire, le tueur d'enfants et de femme», le brûleur de maisons ! Le diable te réclame.Et, traînant le sanglant cadavre, Pierre l'innocent le poussa dans l'eau qui devint rouge.Trois mois durant, les échappés de Beaupré, qui s'étaient retrouvés, errèrent dans les fourrés, les roches et les marais de la Vendée, tantôt recueillis par les paysans, tantôt protégés, à leur insu, par les partisans de Charette, Alain, guéri par miracle, s'embaucha en quelques fermes épargnées par les colonnes infernales de Turreau.Son père et sa mère travaillèrent, misérablement, heureux de gagner le pain de la pitié.L'abbé Morand cacha Roger dans une hutte de chasseur de canards, sur les bords du lac de Grand-Lieu.-294 — Je fauche, je fauche.Le Bleiz I Gare à tes pieds !.Un matin, il fut pris et dirigé sur La Rochelle.On le destinait à rejoindre les prêtres martyrs de l'Ile de lié ou des pontons de Rochefort.Mais alors un événement se produisit qui montra la pitié de Dieu.La guillotine, changeant de rôle, se retourna contre les bourreaux.Robespierre et ses émules, Carrier et Lcbon, portèrent à leur tour leurs têtes sur la plate-forme rouge.Bt les prisons s'ouvrirent; la France respira.C'était le 9 thermidor.Le sang se faisait plus rare, mais la fange montait avec le régime du Directoire.EPILOGUE Onze ans se sont écoulés.Dans l'église de Beaupré, purifiée et restaurée, les fidèles sont revenus, libres et heureux, écouter la parole du nouveau curé.Depuis plus d'un lustre, l'abbé Morand gouverne et dirige vers les œuvres de Dieu le troupeau décimé par l'orage.Partout régnent le travail et la paix.La ferme des Saulaies s'est relevée de ses ruines.Jacques Lavallée et sa femme la font aussi prospère que par le passé.Alain s'est marié, et quatre enfants vigoureux emplissent de leurs jeunes rires les échos qui répétèrent jadis les blasphèmes des égorgeurs.Auprès d'eux, taciturne et comme hanté d'un terrible souvenir, l'oncle Pierre multiplie les témoignages de sa tendresse et les signes d'une ineffable bonté.Car il est doux comme un agneau, l'oncle Pierre, bien qu'il porte depuis longtemi» la glorieuse livrée du soldat.La raison lui a été rendue à la suite d'une grande commotion morale.Le jour où l'abbé Morand est rentré à Beaupré avec le titre de curé, celui qu'on nommait encore "L'innocent" est venu vers lui, portant, soigneusement enveloppé, un objet dont la vue a ému le prêtre : deux pieds d'un crucifix de bois, déposés par la Loire sur la berge, juste au-dessous des ruines de la chapelle Sainte-Anne.Et Pierre s'est agenouillé, se frappant la poitrine.Il a fait une longue confession que Malo a écoutée avec des larmes de pitié et des frissons d'effroi.Depuis ce jour, les pieds de bois sont devenus une relique, le témoignage d'un sacrilège si hideux que la miséricorde du Christ arriva trop tard pour détourner la justice divine du criminel.Ce jour-là, 21 décembre 1805, au moment où le curé descend de l'autel, se dirigeant vers la sacristie, un jeune homme traverse la nef, où il vient de prier au banc-d'œuvre.Les larmes dont ses paupières sont gonflées contrastent singulièrement avec la mâle énergie de ses traits, avec le bel uniforme de hus- — 295 — sard qu'il porte avec la belle aisance d'un héros couvert de gloire.Ce jeune homme, c'est le colonel comte Roger de Marsolais, qui vient de conquérir son sixième galon en une charge épique sur le champ de bataille d'Austerlitz.Il y a six ans que l'orphelin des Saulaies est entré, imberbe, rose et blond comme une jeune fille, dans les rangs de cette armée française qui fait ia loi à l'Europe coalisée.Ce peu de temps lui a suffi pour s'ouvrir, à la pointe de î'épée, tous les chemins du triomphe.Il a combattu à Arcole et à Rivoli, aux Pyramides, à St-Jean-D'Acre, au Mont-Thabor, à Marengo.Bonaparte a les yeux sur lui pour en faire un de ses généraux.Roger traverse l'église, salué par la foule admiratrice.Il rejoint l'abbé Morand à la fin de l'action de grâces.Le prêtre et le soldat sortent ensemble, appuyés l'un sur l'autre.Au seuil, ils se trouvent en face d'Alain et de Pierre, qu'accompagne toute la famille.Et tout le peuple de Beaupré leur fait escorte.Les deux hommes conduisent une charrette à bœufs.Sur la charrette, couverts de draps noirs, sont placés trois cercueils; en ces cercueils sont enfermés les restes des trois pures victimes.La comtesse Aimée, Marie et Anne des .Marsolais, exhumées de la fosse des suppliciés de Nantes, vont dormir.dans la paix de Dieu, sous le chevet, de la chapelle Sainte-Anne, réédifiée et rendue au culte.Et quand la pieuse cérémonie s'achève, au moment où, remontés de la crypte, les survivants du drame contemplent le grandiose paysage qui les entoure, Roger dit gravement au prêtre : — Voyez la Loire, M.Morand.Elle coule comme au terrible jour de notre fuite.— Comme coule le temps, Roger, répond Malo.L'eau qui marche, c'est le temps; l'eau dormante, l'éternité.(fin) Ch.VINCENT UNE BELLE FAMILLE CANADIENNE FAMILLE de Monsieur el Mme RODOLPHE MATTE, de Sa^Casimir, clé Portneuf.P.Q.19 enfants : 14 vivants, 5 sont décèdes.— 296 — le dompteur de tigres et de lions Martin et Charlotte Martin aimait avec passion ses animaux et ceux-ci étaient souvent si dociles qu'il ne crai|{iiail pas de s'en faire accompagner lors qu'il se promenait en simple particulier- Il avait si bien apprivoisé sa lionne Charlnlle et une magnifique hyène, Mariana, qu'elles le suivaient partout comme l'eût fait le caniche le plus fidèle.Voici ù ce sujet une anecdote tout à fait inédite.Martin est un jour invité à diner chez un personnage jouissant d'une certaine notoriété.M.de M.A peine cette nouvelle s'esl-elle répandue dans le public, qu'une foule de personnages demandent à diner avec le célèbre dompteur.M.de M., qui était heureux de faire connaître .Martin, accueille un certain nombre de demandes; et, le jour du diner arrivé, une cinquantaine de personnes viennent de bonne heure, afin de jouir plus longtemps de la présence du héros de la fête.Cinq heures et demie sonnent, (ou dînait dors à cinq heures), Martin n'arrive pas; on attend jusqu'à six heures.Martin ne se montre pas davantage.Enfin, à six heures un quart, Martin fait son entrée dans le salon; mais il n'est pas seul : sa grande lionne Charlotte l'accompagne.Grand émoi parmi les invités, qui, de tous cotés, cherchent à s'enfuir.Martin est radieux; sa lionne elle-même semble heureuse de I '¦ -11 • t produit.Tout à coup, Martin défait l'anneau qui retient l'animal, et celui-ci fait un bond comme pour témoigner sa satisfaction; puis, gentiment, comme pourrait le faire le caniche le plus aimable, il va doucement poser ses deux grosses pattes sur les épaules d'un monsieur, qui, moins pollron que les autres, assistait très tranquillement g cette scène.Notre homme curc.sse l'énorme tète de la lionne, qui fait une grimace de contentement, puis se met a pousser un grognement en signe de joie.L'heure s'nvnnçant et Martin devant se rendre le soir même air théAtrc, on fut oblige di- se mettre à table.Sur cinquante personnes invitées au diner, trois y assistèrent : le maître de la maison, celui qui avait accepte les gentillesses de la lionne, et l'impayable Mar-lin; tous les autres convives s'étaient enfuis.CARTER Carter, autre dompteur, connut aussi des succès prodigieux.Impossible de décrire l'enthousiasme du public quand, dans le Lion du Désert, on voyait, au premier acte, le fameux décor qui représentait un immense rocher au sommet duquel se trouvait une caverne.l'ue panthère apparaît soudain, montrant d'abord sa tête, puis lentement l'avançant] prèle à s'élancer.Carier, simulant un Arabe perdu dans les défilés de la montagne, s'était endormi, accablé de fatigue, à l'ombre du rocher; la panthère l'apercevait, l'odeur de !a chair excitait ses appétits, et, par un bond de douze pieds, elle s'élançait auprès du dompteur.Comment peindre l'émotion qui s'emparait alors de tous les spectateurs '! Ce n'était partout que des cris, des gémissements; les femmes pleuraient, les enfants poussaient des hurlements de frayeur; les hommes eux-mêmes se dressaient, mus par l'effroi.Puis soudain tout rentrait dans le calme, la panthère se (rainait et rampait aux pieds de son maître, et toute la salle éclatait en de frénétiques applaudissements.Carter obtint encore un magnifique succès, quand un jour on le vit parnitre en scène, sur un char traîné par deux lions énormes qu'il conduisait avec une adresse infinie.MADAME LEPRINCE Si l'on trouve assez naturel de voir un homme se livrer ù ces exercices dangereux, on le conçoit plus difficilement d'une femme.Aussi lorsqu'on vit Madame Leprince apparaître sur la scène, l'intérêt fut des plus vifs.Jeune encore, et mère de famille, Madame Leprince s'attira la sympathie du public.Du reste, elle se distinguait par un excellent cœur, et tous ceux qui l'approchaient n'avaient qu'a se louer de sa bienfaisance.Le fait suivant en est la preuve.Madame Leprince était, depuis quelques jours, installée dans une des banlieues de l'a-ris, et, comme toujours, la foule se pressait autour de la baraque où l'attirail, toul autant peut-être, la singulière parade qui se faisait a la porte, que l'appât si alléchant des exercices, "pendant lesquels on devait voir l'incomparable artiste travailler avec un tigre et deux énormes hyènes, animaux des plus — 297- féroces et qu'on tic rencontre que !— tf-ft- »j- i , .1—f—ï—i Tel- lea aons ka & nco-hre: Lets ¦ ¦ j > cr.axpa et lea fo-r j.1* g St» soua lei -» » grande ho-rl-1 j ; 7 j)—jt- tone, Lea Tal-¦u m- W J Mf: ê': m—T-—| -•- •4.-&— ¦'il?jw- g "ï' r— 'l- If" 4— h— I" r 1 -*—ai lona, lea eonmeta teinta de lumière et d'ombre, Lea nobllea eeleona.Lea mobllea eal - —r.il m en— bp m f - 6 g* atrophe .y Seigneur, a oyez b*nl J Seigneur, eoyei binl] atrophe pour finir ^ SE etc 8t l'olaeeu, roi léger du Bonde a- e- rl- en; Une i-me de ehritlen, une & — de ohrètlen.S.V.P.— Tenir compte des variantes indiquées pour les strophes 2 et 4.(Voir les strophes 2, 3.4 à la page 317) — 316 — Hymne au Créateur DÉRIDONS-NOUS — 2 — Vous avez fait d'azur une voûte sereine Oui repose les yeux sans borner l'infini; Vous avez embaumé les sentiers de la plaine : Seigneur, soyez béni I Seigneur, soyez béni I — 3 — Vous avez fait les eaux miroir où tout s'imprime, Rivière qui murmure ou torrent qui mugit, Vous avez fait les Ilots dont la fureur sublime Epouvante et ravit I Epouvante et ravit I — 4 — Vous avez fait l'épi, vous avez fait la rose, Et l'oiseau, roi léger du monde aérien; Vous avez fait.Seigneur, une plus belle chose : Une âme de chrétien, une âme de chrétien.Beaucoup d'expérience.La Dame.— Mais, Mademoiselle, vous parais-nez ne pas avoir beaucoup d'expérience ?La servante.— Au contraire, Madame, voilà sept places que je fais en trois mois ! • La Géographie.Le professeur.— Comment s'appellent les habitants de la Laponie ?L» petit Maurice.— Les Lapons.Lr professeur.— Kt les habitants du Cap ?Le petit Maurice.— Les Capons.Avec un EPI.— Savez-vous ce qu'on peut faire avec un épi de blé ?— Eh bien ! en le sciant, on en fait un marchand.— Comment cela ?— C'est bien simple, on en fait un épi scié (épicier) • En classe.Le professeur.— Où fut signé le traité de Paris î Le jeune Paul (sans hésiter).— Au bas de la page, probablement !.L'argument de Louison.Le petit Louison a très envie d'une montre qu'il a remarquée dans les bijoux de sa grand'- mère.— Je t'en supplie, bonne maman.donne-la-moi ! — Je te promets de te la donner un jour.- Eh bien ! aujourd'hui, c'est donc pas un jour ?• Quel morceau veux-tu t Après le dîner, maman a joué un morceau pour papa, puis un autre pour grand'mère.Elle se tourne vers Lucie, et lui demande : — Et toi, Lucie, quel morceau veux-tu T — Un morceau de chocolat, maman ! Avis très importants Pour la grosse majorité de nos lecteurs et lectrices l'abonnement finit avec ce mois de juin.En septembre nous enverrons aux écoles abonnées le même nombre d'Abeilles qu'en luln, à moins d'avis contraire, car ces numéros sont presque Indispensables pour recueillir les nouveaux abonnements au début de l'année scolaire.Les abonnés individuels sont priés de renouveler leur abonnement le plus tôt possible, et avant septembre, s'ils veulent recevoir le premier numéro.Avec le numéro de juin nous adressons à tous les abonnés individuels et aux chefs de groupes ou zélateurs, un blanc de commande que nous leur demandons de nous retourner, dûment rempli, avec leur réabonnement ou leur nouvelle commande.Quand 11 y a plusieurs abonnements dans une même institution il y a avantage a les grouper sous un seul nom.Si pour quoique bonne raison on ne veut pas recevoir la même quantité d'Abeilles en septembre, prière de nous en avertir avant 1* 15 août pour que nous ne fassions pas d'envois inutiles.Faisons connaître "L'Abeille" autour de nous pendant les vacances et trouvons-lui de nouveaux abonnés.Un abonnement gra Ils est accordé à tout zélateur qui nous envoie quatre abonnements à 75^ pour le Canada ou à $1.00 pour les Etats-Unis.Demandez des livrets d'abonnements pour faciliter votre travail.• Nous avons des livrets de tirage que nous fournissons aux écoles qui voudraient abonner leurs élèves par ce moyen très pratique et avantageux.Que ceux qui y sont intéressés nous fassent leurs demandes de bonne heure, même avant la réouverture des classes.LA DIRECTION — 317 — Laissez venir à mol les petits eniants."Laissez venir à moi les petits enlants et ne les empêchez pas, disait Noire-Seigneur à ses apôtres, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent"."Malheur, disait-il dans une autre occasion, à celui qui scandalise un de ces petits; il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin et qu'on le Jetât au fond de la mer".Et lorsque les apôtres se disputaient entre eux pour savoir lequel était le plus grand et méritait la première place, Jésus appela un petit enfant qu'il plaça au milieu d'eux, et dit à ses apôtres : "En vérité, le vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne de- venez comme de petits enfants, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux".Ou'est-ce qui peut bien rendre les enfants si chers à Notre-Selgneur ?.Ce sont leurs qualités, surtout leur aimable innocence, leur parfaite soumission et leur obéissance.Si donc nous voulons être agréables à Jésus et attirer sur nous ses grâces de choix, il faut que nous conservions toujours ces belles qualités de l'enfance, et alors notre plaisir, comme celui de ces enfants, sera de nous approcher de lui, de l'entcurer de notre affection, de lui parler sans crainte et de ne us serrer contre son coaur.DEUX BEAUX LIVRES : lo- La Via inspirée dm Jeanne Manco, de Pierre Benoît; volume de 212 pages, prix: .75.2o- Une biographie de Calixa Uvallée.de M.Eugène Lapierre, volume de 224 pages, prix ; .75.S'adresser à Granger Frères.54.rue Notre-Dame.Montréal.LA SCIENCE EN 8'AMUSANT par le professeur Zip, Recueil d'expériences et de trucs à la portée de tous.Il Instruira tout en recréant.Prix: broché.$1.00; relié, $1.50.(plus 10c pour frais de poste).S'adresser à : La Famille, 3425, rue St-Denls, Montréal 18.318 TABLE CENERALE DES MATIERES pour 1945-1946 Dan» la tourmenta: pp.12.38.70.106.135.171, 199.229, 281, 293.Mutin le dompteur i pp.10.57.82, 110 .151.181, 222.253, 270, 297.Bernadette de Lourdes: pp.16.48.80.112, 144, 176, 208.240.272.304.Sang des Martyrs: pp.42.76.119.146.166, 213, 233, 286.307.Marcel Alain i pp.5, 60, 87.116.154.178.195.242.274.309.Us bons loisirs de l'Adolescente: pp.18.50.84, 104, 142, 186.203, 251.268.299.Chants : Le mousse et le berger, p.28; Berceuse canadienne, p.64.— L'enfant prodige, p.90.— Noël canadien, p.103.— La marche des Rois mages, p.150.— Le Ills du charpentier, p.170.— Chanson rose, p.221.— Le rouge-gorge, p.250.— La Vierge aux oiseaux, p.285.— Hymne au Créateur, p.316.Nos amis les saints : Sainte Rose de Lima, p.20.— Saint Placide, p.53.— Toussaint, p.68.— St François-Xavier, p.102.— Sainte Agnès, p.131.— Les martyrs japonais, p.164.— Sainte Louise de Marillac, p.207.— Saint Vincent Ferrier.p.228.— Saint Isidore le laboureur, p.267.— Saint Louis de Gonzague : p.313.Nos belles familles : Casavant, p.24.— Zacharie Charest.p.67.— R.Faucon, p.122.— Charles Du Cap, p.132.— Gilbert Lafon-laine, p.165.— Donat Gignac.p.211.— Marlus Ferragne.p.216.— Wm Vadnais.p.244.— Origène Coulombe.p.252.— Drain-ville, p.269.— Joseph Lessard, p.271.— Rodolphe Matte, p.296.— Pierre Berard.p.314.Saynètes, déclamations, monologuas : La voix de la conscience, p.25.— La main du prêtre, p.25.— Le dimanche des missions, p.55.— La dimanche des missions, p.55.— Chansonnette a sainte Catherine, p.75.— Pour la féte d'un curé, p.91.— Misère et charité, p.157.— La paille et la poutre, p.220.— Tout est prêt, venez au festin, p.245.— Fa-lima.p.260.— Prière de la jeune fille, p.279.Le courrier de l'Abeille: pp.63.95.127.134.189.255.306.Mots croisés: pp.23.59.94.126.153.175 205.256.280, 302.Bricolage: pp.31, 59, 94, 126, 175, 206, 254.279.312.Déridons-nous: pp.29, 62.89, 105, 149, 202, 249, 317.Où va l'Abeille ?: pp.226.258.303.Echos de N.-D.du Saint-Laurent: 125.190.278.Les apparitions de Fatlma : pp.26.36.260.Missions : En roule pour l'Ouganda, pp.93 et 292.— Pour Haili, p.98.Savei-vousî: pp.7.185.Concours de l'Abeille: pp.9, 227.312.Sujets religieux : Les saints anges gardiens, p.34.— Le mois du rosaire, p.35.— Vive le Christ-Roi.p.54.— Les âmes du purgatoire, p.89.— Faveur obtenue par les âmes du purgatoire, p.67.— Noël s'en vient, p.99.— Un palais ou une étable ?.p.100.— Préparons la Noël, p.101.— La bénédiction paternelle, p.130.— L'Epiphanie, p.133.— L'apparition de N.-D.de Lourdes, p.163.— Un nouveau Fatima, p.182.— A propos de la messe, p.194.— Propos de Carême, p.212.— Préparons la Pâques, p.227.— Le mois de Marie, p.259.— Le mois du Sacré-Cœur, p.291.— Laissez venir à moi les petits eniant8.p.318.Divers : Cost la rentrée, p.3.— Honneur au succès, p.4.— Manrèse, p.21.— Le coeur des bêtes, p.30.— Une curieuse affaire, p.46.— Une brouille, p.74.— Tentation, p.79.— Une heureuse Initiative, p.86.— Le pendentif, p.114.— Callès, p.115.— Le chat et le vieux rat.p.123.— Des histoires d'aventures, p.124.— Un doctorat d'honneur au Fr.Charles-Jules, p.139.— Pie DC et le prisonnier, p.140.— Pris sur le vif, p.156.— St-Malo n'est plus, p.159.— Le respect humain, p.169.— Riposte d'O'Connell à un protestant, p.174.— Papa, je vais vous ouvrir la barrière, p.183.— A signaler, p.191.— Population du Canada en 1945, p.194.— Mentez, mentez.p.198.— Franc» admirable, p.206.— Professeur à 7 ans, p.210.— Paddy la balayeuse, p.217.— Pourquoi Franco a tant d'ennemis, p.236.— Ronald Gagnon, p.237.— Le souhait de Lucie, p.248.— A la conquête d'un royaume, p.263.— Quelques anciens élèves élevés à la prêtrise, p.277.— Encore Franco, p.301.— Vacances I.p.316.— MERCI à nos Lecteurs et zélateurs, p.290., Pour vos récompenses Aucun prix i.e sera plus apprécié crue "L'Abeille" reliée, surtout les années 1943-44 et 1944-45.— Cest la meilleure valeur pour votre argent.9 années (de 1925 a 1940) disponibles, à 90f, franco.2 années (de 1943 à 1945) à $ 1.25 — Pour 12 exemplaires ou plus, réduction de 20 %, le port étant à la charge du client.— Commander de bonne heure et joindre le montant requis.-319-
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