L'abeille /, 1 janvier 1947, juin 1947
TABLE DES MATIÈRES Juin, mois du Sacrr-Ca-ur .291 Le Congris mariai d'Ottawa .292 Fleurs de.sang .293 Le Frère Elphège-Marie .296 La fête, de papa.La scarpalogie .297 Jean-Marie de la Mrunaiê .298 Martyr» du Christ .300 Retour au bercail .302 lie la perspicacité .303 Im famille Joseph Paulin .303 Histoire de carrosse .301 lit coin de la jeune fille .308 La famille Arthur Fortier.308 Amusons-nous.Classe modèle de H'ha m .309 Le cardinal Larigeric .810 Le prêtre .311 Je me souviens .812 La Hear de Marthe .814 Bricolage.Marchepied .316 Les plun'c M voyage.316 Le concours de Pâyi-es .317 Pc quoi vous en'retenez-vous .318 Table générale IX Abeilles ou plus, recevront le même nombre d'exemplaires qu'en juin pour leur permettre de faire la propagande dès l'ouverture des classes.Celles qui ne voudraient pas de cette quantité sont priées de nous en avertir avant te 15 août.Le retour des numéros non requis et non con-tremandés à temps sera à la charge de l'écoii' et l'emballnge devra en être très soigné pour nue ces numéros nous parviennent en bonne condition et puissent servir de nouveau."L'Abeille" regrette de vous parvenir si tard.Elle était prête à aller sous presse dès le 1er mal et comptait vous arriver pour le 15.— Des circonstances incontrôlables, entre autres la livraison tardive du papier, sont la cause de ce désappointement.COLLABORATEURS et COLLABORATRICES ZELATEURS et ZELATRICES LECTEURS et LECTRICES L'ABEILLE Parait tous les mois, juillet et août exceptés Abonnement : voir ci-dessus.Directeur: Frère ARATOR-IOSEPH, La Prairie, P.O.— 290 — JUIN, MOIS DU SACRE-CŒUR Mon fils, donne-moi Ion cœur.Jésus nous a comblés de faveurs sans nombre.A la vie naturelle, reçue le jour de notre naissance, il a ajouté celle de la grâce quand nous avons été baptisés.Avons-nous eu le malheur de l'offenser dans la suite ?.Avec quelle générosité il nous a accordé son pardon au saint tribunal de la pénitence 1.Poussant plus loin son amour, il nous invite et nous presse de nous asseoir à la Table sainte où il nous sert l'aliment par excellence, son propre corps, cette nourriture divine qui fortifie notre âme et nous aide à parvenir à la vie éternelle.Avec quel empressement répondons-nous à son appel et allons-nous le recevoir dans notre cœur ?.Ne demeurons-nous pas trop souvent indifférents ou sourds à sa voix ?Après nous avoir rachetés et comblés de tant de bienfaits, il ne peut se passer de nous, semble-t-il, et il se fait mendiant d'amour.H se tient à la porte de notre coeur; il y frappe; il veuf y entrer et y faire sa demeure.Cher Lecteur ou Lectrice, resterez-vous sourd à son appel ?.Ouvrez-lui sans retard, et toute grande, la porte de votre cœur; invitez-le à y descendre souvent par la sainte communion; conservez ce cœur toujours pur, exempt de péché; dressez-y un trône d'amour où Jésus se plaise et d'où il régnera sur toutes vos affections, sur toutes vos facultés.Pendant le mois de juin, communiez souvent el demandez à Jésus de bénir le congrès mariai qui va se tenir à Ottawa, pour que sa sainte Mère en soit glorifiée, et que son propre règne s'étende sur le monde entier; pour que les hommes cessent de l'offenser et se rendent dignes de la paix qu'ils implorent; qu'ils soient dignes de cette paix que les hommes ne peuvent donner et que nous ne devons attendre que de Dieu seul.Jésus Irappe à la porte de notre coeur .Ouvrons-Lui.Les vacances s'en viennent.Si vous aimez les vacances, n'oubliez pas que Dieu n'en prend jamais.Tous les jours il continue à vous protéger et à vous combler de ses grâces.De votre côté, pensez souvent à Dieu; car les vacances offrent de nombreux dangers : dangers pour le corps, dangers surtout pour l'âme et la vertu.Pour les passer agréablement et sans accident, soyez bien fidèle à vos prières du matin et du soir; à l'assistance à la messe et à la communion fréquente.Choisissez bien vos camarades; fuyez le désœuvrement; aimez à rendre service et soyez touiours docile et obéissant.C'est en agissant ainsi que Dieu vous bénira et que vous passerez d'heureuses et saintes vacances.-291 I.E CONGRES MARI AL D'OTTAWA ( 15-22 juin) La sainte Vierge veut le retour de tous les peuples à son divin Fils.Comme une reine elle entreprend la visite de ses domaines pour gagner les cœurs de tous ses sujets.Après avoir visité pendant quatre ans tous les coins de son royaume préféré, la France, elle a fait, l'an dernier, le voyage de Fati-ma à Lisbonne, répandant partout les grâces et les bienfaits sous ses pas.Aujourd'hui c'est le Canada qui va la recevoir et lui présenter ses hommages.Ottawa, la capitale du pays, l'invite par la voix de son archevêque, à venir présider le congrès national qui doit s'y tenir du 15 au 22 juin.La Vierge du Cap, connue sous le nom de "Notre-Dame du Très Saint Rosaire", et proclamée "Reine du Canada", lors de son couronnement en 1904, est déjà en route pour la capitale.Imitant le geste de la Vierge de Boulogne, lors du merveilleux "Grand Retour" de France, elle a quitté son sanctuaire le 1er mai.Elle visitera tour à tour les différentes paroisses de la rive nord du Saint-Laurent, avec arrêt à Montréal, et celles de la rive sud de l'Outaouais, et présidera chaque soir les exercices du mois de Marie dans l'une ou l'autre de no3 ferventes paroisses.Marie se rend à Ottawa en Reine couronnée, dans ses plus beaux atours.Elle y montrera son grand cœur d'or qui aime tan! les hommes et veut leur conversion et leur salut.Elle y redemandera la consécration du genre humain à son Cœur Immaculé, pour que Dieu convertisse la Russie et donne au inonde cette paix que les hommes, voulant se passer de Dieu, sont impuissants à lui procurer.• Chers Lecteurs et Lectrices, le succès de ce magnifique congrès dépend en partie de chacun de vous.Prions avec une grande ferveur pour qu'il opère tcut le bien que les organisateurs en attendent.Purifions nos cœurs, consacrons-les au Cœur immaculé de notre bonne Mère; engageons-nous à faire régulièrement la communion réparatrice du premier samedi de chaque mois demandée par Marie, et Marie assurera la paix au monde et à nos foyers.Faites relier vos «Abeilles» Vous aimez votre revue et désirez la garder ?.Faites-la relier, au plus tôt.Dès que vous aurez lu votre numéro de juin, envoyez-nous votre collection complète.Chacun est prié d'enlever les broches.Prix de la reliure et du retour par la malle : 75 cents.S.V.P.— Envoyez le montant requis on même temps que la revue.— 292 — FILIEUIRS «.$ ANC Pendant que Sœurs et marins s'empressaient autour du lieutenant Henry, blessé à mort, des cris féroces retentissaient au-de-hors.Exaspérés par cette résistance opiniâtre, par cette attaque à bout portant, et ces actes d'incroyable audace qui les avaient terrifiés, les Boxers revenaient à la charge, mais trop tard, puisque les survivants de la terrible lutte leur avaient échappé.On les voyait, d'en haut, se ruer sur les cadavres des malheureux matelots tombés dans la mêlée.Incapables de se venger sur les vivants, ils outrageaient les mort».— Attention I s'écria le quartier-maître, en écartant d'un geste brusque deux ou trois hommes qui se trouvaient dans l'embrasure de la fenêtre.Il montra, dans la boiserie, un trou profond, creusé par une balle venue d'en bas.La fusillade recommençait.Les brigands, fous de rage, tiraient au hasard, espérant tuer quelqu'un, aveuglés par la colère, devenus déments par l'effet de leur haine impuissante et inassouvie.Cette fois, la petite troupe était bien désarmée.Plus de cartouches, et la moitié des baïonnettes perdues.Bientôt, sans doute, il faudrait lutter corps à corps dans cette maison envahie, lutter sans espoir, avec la conscience de faire jusqu au bout son devoir et de tomber après.Mais nul, à cette heure terrible, ne songeait à ces choses.Une seule préoccupation douloureuse envahissait les esprits : le lieutenant va mourir I Et il semblait aux matelots qu une partie de leur courage et de leur belle crânerie allait les abandonner quand lui serait disparu.On eut dit que leurs âmes étaient rivées à la sienne.Il était là, étendu dans les bras de Pastoureau, les yeux ouverts malgré l'agonie qui montait, la pensée claire, au milieu des ombres de la mort qui l'enveloppait déjà.La supérieure, avec cette délicatesse que seules possèdent les vieilles Sœurs infirmières, épongeait le sang qui coulait de la blessure, tandis que Jeanne lui faisait respirer de l'éther.Vaillance maternelle de femmes qui mettent le meilleur de leur tendresse à réparer les meurtrissures causées par la guerrel Le blessé, ranimé par ces soins, retrouvait encore dans sa poitrine brisée la force de parler et l'énergie d'être chef jusqu'au bout.Le vaillant lieutenant Henry, tombé au champ d'honneur, articula ce mot dans un souffle : — Murrel ?Murrel était le quartier-maitre, le seul qui eût un grade parmi tous les matelots accourus à la défense du Pei-Tang.11 s'approcha, mit son oreille tout près de la bouche du mourant.— Tu vas.répéter aux camarades.ce que je te dirai.— Oui, oui, lieutenant ! s'écria Murrel, sans même songer à réprimer les larmes qui jaillissaient.Le blessé reprit : — Vous me jurez de rester jusqu'au bout .de vous faire tuer.tous.¦ .tous.pour défendre votre poste.Le quartier-maître répéta ces paroles.Les voix vibrantes des matelots, toutes fondues en une seule, prononcèrent le serment : — Nous le jurons I — Vous ne vous rendrez pas I.— Non I — 293- — Non I répétèrent les matelots.— Et vous allez me laisser mourir seul, pour veiller à la défense.chacun à sa place.tous.allez ! .Entendez-vous, on défonce les portes.En effet, de sourds grondements retentissaient.Les Chinois, armés de lourdes pièces de bois, encouragés par le silence des assiégés, tentaient de défoncer les ouvertures barricadées.Murrel hésita.Le laisser mourir seul ! Etait-ce possible ?Le lieutenant comprit sa pensée ! — Je le veux I Allez I — Mais les blessés > objecta le quartier-maître f — Eux aussi.tous ! murmura l'officier .Tous ceux qui peuvent se battre.allez I Murrel transmit l'ordre suprême.Les hommes se redressèrent.Il n'y avait plus de mutilés ni d'éclopés.La volonté de l'officier électrisait cette troupe de héros.Henry fit signe qu'il voulait encore parler : — Promettez-moi de reconnaître Murrel pour votre chef et de lui obéir comme à moi.— Oui, oui I Nous le jurons ! Alors, sans que personne eût dit un mot, tous obéissant à la même idée, les marins se penchèrent, et.respectueusement, prirent la main du lieutenant, la baisèrent pieusement.L'officier avait fermé les yeux, mais sa bouche murmurait encore des mots inintelligibles et ses muscles tressaillaient doucement au contact de ces rudes lèvres qui traduisaient l'adieu pour toujours.— Mes amis, ordonna la Supérieure qui s'était redressée, mes enfants, à genoux pour la dernière prière I Tous ces hommes, durant une minute, retrouvèrent au fond de leur âme les mots de consolation et d'espoir, et les invocations montèrent vers le ciel pour celui qui agonisait, pour ceux qui allaient mourir.Puis, silencieusement, chacun regagna le poste que venait de lui assigner le nouveau chef Murrel.En bas, la foule des Boxers grondait comme l'Océan sous la tempête.Des craquements sinist'es annonçaient que le dernier moyen d';;ttaque réussissait.Derrière la porte, dix matelots attendaient, terribles, l'heure de la lutte finale.— Ma sœur, articula encore l'officier mourant .priez pour moi I Jeanne sanglotait.Dans sa main reposait la main inerte du lieutenant.D'un regard douloureux, elle contemplait le héros déjà endormi dans le rêve de l'éternité.— Ma Sœur, ma Sœur, murmurait-elle, c'est à cause de moi qu'il est mort ! La vieille Mère lui prit la main : — Prions ! dit-elle.Les douces et sublimes prières pour les agonisants montèrent, rythmées par le tin-tamare fou de l'attaque meurtrière.Les voix monotones des Sœurs, voix blanches de prières psalmodiées, disaient la résurrection à la vie éternelle, au milieu de la mort qui passait en ouragan.Un léger soubresaut du corps fit tressaillir Jeanne.La Supérieure se pencha; un souffle lui effleura le visage.— Il est mort ! dit-elle.Et, insouciantes du danger qui grondait, ces tranquilles héroïnes commencèrent le /'•!¦.¦¦ R .,,)¦ , 1 2.— Instrument pour serrer les objets qu'on veut limer, — chant funèbre chez les Grecs.3.— Note de la gamme, - - préposition qui marque l'origine, — note de la gamme.4.— pronom Indéfini.5.— Deux lettres de roc, — pronom indéfini.6.— Principe de vie, — pronom relatif, — negation, — roi d'Israël.7.— Racine dont on tirait un parfum.— deux lettres de duc.8.— Note de la gamme, — pronom personnel.9.— Petit ruisseau.10.— Adjectif possessif, — fluide qui forme l'atmosphère.11.—Négation.— 12.adiectlf possessif.— 13.365 jours.14.— Article simple.— 15.Particule négative.16.— Adiectlf possessif, — note de la gamme, — 1ère note de la gamme.17.— Préposition.— pronom indéfini.18.— Conjonction exprimant le doute, — adjectif démonstratif, — note de la gamme.19.— Dent du chien, — contraire de mou, — adjectif indéfini, — village rendu célèbre par saint Jean Vianney.20.— Date à partir de laquelle on compte les années, — article simple.21.—Deux lettres de Dieu.22.— Particule lolnte à certains noms pour Indiquer l'état antérieur, — conjonction.23.— Terres entourées d'eau.— sert à se mirer.24.— D'un goût acide (Féminin), — qui- halent un batau.— 320 - -
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