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Titre :
L'Action canadienne-française.
L'Action canadienne-française succède à L'Action française (1917-1927) en janvier 1928. Elle est publiée pendant une année seulement. La revue reprend le flambeau nationaliste et engagé de sa prédécesseure. [...]

L'Action canadienne-française succède à L'Action française (1917-1927) en janvier 1928. Elle est publiée pendant une année seulement. La revue reprend le flambeau nationaliste et engagé de sa prédécesseure.

Albert Lévesque, jeune éditeur qui collabore depuis quelques années à L'Action française, acquiert la Librairie d'Action française, qui éprouve des difficultés financières, et la renomme Librairie d'Action canadienne-française.

L'Action canadienne-française est publiée une dernière fois dans son format habituel en décembre 1928. En mars 1929, un fascicule paraît pour annoncer l'interruption de publication de la revue, décision prise à la suite du départ de Lionel Groulx de la Ligue d'Action canadienne-française au printemps 1928.

On y trouve le cahier d'actualité littéraire L'Âme des livres qui est aussi tiré à part et qui survit à L'Action canadienne-française pendant quelques mois.

La publication se réincarne en 1933 sous la forme de L'Action nationale, revue toujours publiée à ce jour.

HÉBERT, Pierre, « Quand éditer, c'était agir - La Bibliothèque de l'Action française (1918-1927) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 46, no 2, 1992, p. 219-244.

Éditeur :
  • Montréal :Ligue d'action canadienne-française,1928-1929.
Contenu spécifique :
Mgr C.-A. Lamarche
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • L'Action française.
  • Successeur :
  • L'Action nationale,
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Références

L'Action canadienne-française., 1928-10, Collections de BAnQ.

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MGR C.-A.LAMARCHE Dans la naissance d'un enfant, il y a toujours autant d'espérance que d'imprévu.Quand la mère de Monseigneur Charles Lamarche portait sur les fonts baptismaux celui qu devait être plus tard Monseigneur Paul Alfred Archambault, elle formulait, sans doute, de magnifiques voeux pour son noble filleul.Celui-ci les réalisa pleinement par sa courte, mais si fructueuse carrière.N'est-il pas légitime de concevoir que cette marraine, favorisée d'un tel.privilège, privilège dont elle ne pouvait, sous les voiles de l'avenir, prévoir toute l'étendue et la valeur, appelait, dans une même oraison, les faveurs célestes sur cet auguste enfant et sur ses fils futurs-Ce voeu maternel, cet appel intérieur fut-il entendu?Quelques années plus tard — pure co-incidence diront les uns, desseins de la Providence admettront les autres — elle attachait à son nom la gloire de donner naissance à Charles Antonelli Lamarche, le nouvel évêque de Chi-coutimi.Autre coïncidence, d'ordre purement matériel, il est vrai, mais qui semble créer une affinité puissante entre le rôle de la marraine d'autrefois et la mère de cette époque, entre la personne de Monseigneur Archambault et celle de Monseigneur Lamarche, c'est que, successivement, les deux familles ont vécu sous le même toit, dans la même maison.Par ce fait accidentel, s'accusa une amitié vieille de plusieurs générations entre les encêtres du premier évêque de Jolielte et ceux de Monseigneur Lamarche. 230 L'ACTION CANADIENNE-FRANÇAISE C'est l'apanage de notre race que de tirer sa force du passé et il est rare qu'un événement arrive sans qu'on ne puisse le rattacher par quelques fibres à des souvenirs tristes ou heureux, ou encore le situer dans un cadre qui encercle des traditions précieuses, des époques plus particulièrement remarquables et des amitiés profondes qui sont, dans chaque coin de pays, comme des assises indestructibles.Voilà un peu le secret de la pérennité de notre race.C'est donc dans ce paisible village du comté de l'Assomption que naquit Monseigneur Lamarche.Issu d'une famille qui a donné à cette région ses professionnels les plus distingués, Monseigneur Lamarche résume exceptionnellement ces grandes qualités dont les familles de haute bourgeoisie donnaient autrefois de si magnifiques exemples.Vie de grande simplicité, vie de famille et d'intimité où l'orientation paternelle était le meilleur critérium de formation, vie de labeur et d'ordre où les arts libéraux avaient leur large place, vie de fraternité que quelques amitiés choisies partageaient, tel fut le milieu fécond où Monseigneur Lamarche reçut les premiers effluves de l'idéal qui devait l'inspirer et le guider.De tous ces avantages précieux, il voulut tirer plein profit et, servi par des facultés magnifiquement aptes à s'ouvrir à la science, il fit un cours remarquable au Collège de l'Assomption.Studieux plus qu'on ne l'est au même âge, aimant les belles-lettres, soucieux d'y découvrir les choses et les sentiments qui ennoblissent l'âme, il garda, au cours de sa carrière, le même idéal et les mêmes amours.En outre des études philosophiques et théologiques, il a parcouru le cycle des classiques anciens ou modernes, des poètes et des littérateurs, des critiques Mgr C.-A.LAMARCHE 231 et des historiens; ceux qui le connaissent bien ou qu'il honore de son intimité s'étonnent toujours d'entendre citer dans le texte, Horace ou Cicéron, Corneille ou Racine, Lamartine ou Verlaine.Sa carrière n'a rien de ce qui scintille aux yeux du monde, mais elle est remarquable.Jeune prêtre, il part pour Rome, revient docteur en Théologie, se voit confier les chapelinats les plus importants et les plus recherchés.Curé au Sault-aux-RécoUets, à Saint-Jean, à Saint-Stanislas, il est partout le prêtre éminemment digne et magnifiquement préparé à ses fonctions.Deux idées paraissent avoir dominé sa vie: le devoir et la charité.La charité dans le devoir, le devoir par la charité.Monseigneur Lamarche n'a jamais laissé éteindre cette lueur d'idéal qui peut encore briller dans la vie, malgré les assauts des tâches quotidiennes, des déboires inévitables, des trahisons imprévues ou des désespérances soudaines.Le devoir est le flambeau de la vie; il a éclairé la sienne.C'est la consolation des ingratitudes ou des injustices, il a fortifié la sienne.C'est la source toujours renoiivelée des énergies productives ; il en a nourri la sienne.Le travail impérieux du ministère, l'effort physique pour satisfaire aux charges que, peut-être pour l'honorer, on lui avait confiées, le souci de bien dire et de bien faire, les visites souvent harassantes que sa courtoisie et sa charité ne voidaient pas abréger, sont autant d'hommages qu'il rendait généreusement à l'esprit de devoir et de dévouement.Modeste en tout et pour tous, Monseigneur Lamarche 232 L'ACTION CANADIENNE-FRANÇAISE voulait toujours cacher le bien qu'il faisait.Plus d'une famille lui est redevable d'actes de générosité extrême.Nombreux sont ceux qu'il a obligés et si désintéressée était sa charité que sa bonne foi en était souvent surprise.D'autres lui doivent leur instruction et leur séminaire.Des oeuvres peu raffermies ont fait un appel efficace à sa libéralité, et une, fort importante, lui doit presqu'exclusivement sa naissance.8a devise reflète sa vie: Aliis inserviendo consumor.En rendant service aux autres, je me consume.Constamment soutenu par cet amour du devoir et de la charité, il a donné, aux diverses paroisses qu'il a dirigées; une administration progressive et remarquablement effective.Monseigneur Lamarche — la formule serait banale si elle n'était pas si vraie — ne compte que des amis.Aimable par tempérament, fin et gai causeur, esprit sain et toujours favorablement disposé, il voit la bonne foi chez les autres.Empressé à pardonner, il sait toujours consoler.Ses amis le manqueront, ses paroissiens d'aujourd'hui et ceux d'hier le regretteront à bon droit et ceux qui furent les privilégiés de son amitié le voient s'éloigner, profondément persuadés qu'il emporte avec lui beaucoup de leur vie.Part-il sans regrets?Déracine-t-on, sans heurt et sans déchirement, l'arbre qui s'attache depuis un demi-siècle à toutes les couches du sol d'où il est sorti et dont il s'est nourri?Fortement et largement éprouvé dans sa famille par des deuils successifs, il a reporté sur son distingué frère, l'abbé Roméo Lamarche, curé de Laprairie, toute l'ardeur aimante et généreuse de son coeur extrêmement Mgr C.-A.LAMARCHE 233 sensible.La cruelle, maladie de son aîné assombrit son départ.L'un et l'autre se réconfortent dans l'ultime pensée qu'ils doivent, par des voies différentes, mais combien rudes et incertaines, servir la cause du Christ! Inserviendo consnmor.La nomination de Monseigneur Lamarche nous a particulièrement réjouis et nous faisons écho à la joie générale pour offrir à Sa Grandeur nos respectueuses félicitations et pour lui souhaiter dans le « Royaume du 8a-guenay » un épiscopat prospère et heureux! Que les réjouissances qui présideront à son départ adoucissent cette forte transition et que l'accueil des diocésains de Chicoutimi lui allège les retours de son souvenir vers le passé et lui fasse envisager avec sérénité les nouveaux devoirs de l'heure! * # # EN NOVEMBRE.L'Action Canadienne-française publiera en novembre un important article de M.Albert Rioux sur « La diffusion de la science agricole par l'enseignement d'hiver », une étude de critique sur « Fées de la terre canadienne », par Mlle D'Auteuil, et un portrait signé trois étoiles.Le R.P.Léon Lebel, s.j., signera l'article de l'enquête sur « Les allocations familiales », et M.l'abbé Albert Tessier étudiera le dernier volume de Henriette Charasson: « Deux petits hommes et leur mère ».
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