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Titre :
L'Action française.
Publiée de 1917 à 1927 et dirigée par Lionel Groulx, L'Action française est une revue mensuelle montréalaise de combat pour la survivance et l'avancement de la cause des Canadiens français et de la langue française. [...]

Publiée de 1917 à 1927 et dirigée par Lionel Groulx, L'Action française est une revue mensuelle montréalaise de combat pour la survivance et l'avancement de la cause des Canadiens français et de la langue française. Selon la doctrine conservatrice et clérico-nationaliste de ses rédacteurs, la foi catholique se doit d'imprégner l'ensemble des facettes de la vie des individus et de la nation.

L'Action française est une publication de la Ligue des droits du français, qui prend le nom de Ligue d'action française à partir de 1921. La ligue, qui depuis 1915 publie l'Almanach de la langue française (1915-1937), désire élargir son influence avec une nouvelle publication mensuelle plus largement engagée.

Omer Héroux, journaliste au quotidien Le Devoir et proche collaborateur de Henri Bourassa, est rédacteur de la revue de 1917 à 1920. Il y écrit régulièrement sous son propre nom et sous le pseudonyme de Jean Beauchemin. Lionel Groulx prend ensuite la relève de la rédaction jusqu'en 1927.

L'Action française accueille de nombreuses contributions d'hommes d'Église, comme Olivier Maurault, historien et prêtre sulpicien, et Joseph-Papin Archambault, jésuite fondateur de la Ligue des droits du français, qui écrit sous le pseudonyme de Pierre Homier.

Plusieurs des collaborateurs de L'Action française appartiennent aux élites intellectuelles et exercent des professions libérales : on compte parmi eux les professeurs Édouard Montpetit, économiste, et Antonio Perrault, juriste, ainsi que Léo-Paul Desrosiers, journaliste et écrivain, et Marie-Claire Daveluy, bibliothécaire, historienne et auteure.

Tout au long de l'histoire de la revue, l'empreinte de Lionel Groulx est omniprésente. Il y signe des articles non seulement sous son nom, mais aussi sous différents pseudonymes, notamment Nicolas Tillemont et Jacques Brassier.

Pour se dissocier de son homonyme de France, L'Action française devient L'Action canadienne-française en 1928. Elle est dorénavant publiée par la Librairie d'Action canadienne-française, propriété du jeune éditeur Albert Lévesque. La nouvelle publication disparaît après une année et se réincarnera en 1933 sous la forme de L'Action nationale (1933- ), publication de la nouvellement nommée Ligue d'action nationale.

D'année en année, L'Action française publie le résultat d'enquêtes qui reflètent les préoccupations sociales des Canadiens français. En 1917, elle dresse un portrait de la place prise dans l'étiquetage par la langue anglaise. Voici quelques autres dossiers d'enquête : « Nos forces nationales », 1918; « Les précurseurs », 1919; « Le problème économique », 1921; « Notre avenir politique », 1922; « Notre intégrité catholique », 1923; « L'ennemi dans la place », 1924; « Le bilinguisme », 1925, « Défense de notre capital humain », 1926.

Alors que ce sont les presses du quotidien Le Devoir qui ont imprimé L'Action française de 1917 à 1924, ce sont les imprimeurs Arbour et Dupont qui prennent le relais jusqu'en 1928.

La revue a maintenu, durant toute son existence, un tirage oscillant entre 2500 et 5000 exemplaires.

L'Action française est une publication polémique incontournable pour qui s'intéresse au débat public montréalais et à l'environnement socio-économique de l'entre-deux-guerres, à l'histoire du catholicisme au Québec ou à l'histoire du nationalisme québécois.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 200-203.

BOCK, Michel, « "Le Québec a charge d'âmes" - L'Action française de Montréal et les minorités françaises (1917-1928) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 54, no 3, 2001, p.345-384.

HÉBERT, Pierre, « Quand éditer, c'était agir - La Bibliothèque de l'Action française (1918-1927) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 46, no 2, 1992, p. 219-244.

MANN, Susan, Lionel Groulx et l'Action française - Le nationalisme canadien-français dans les années 1920, Montréal, VLB, 2005, 193 p.

Éditeur :
  • Montréal :Ligue des droits du français,1917-1927.
Contenu spécifique :
La semaine sociale
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • L'Action canadienne-française.
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Références

L'Action française., 1923-09, Collections de BAnQ.

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[" LA SEMAINE SOCIALE La IVe session des Semaines Sociales du Canada vient de se terminer à Montréal.Les cours eurent lieu dans le grand amphithéâtre de l'Université et les séances du soir dans la salle de la Bibliothèque Saint-Sulpice.Aux unes et aux autres, l'assistance fut nombreuse: le succès de l'institution se maintient donc; nous pouvons même dire qu'il grandit.Le sujet de notre Semaine canadienne aussi bien que celle de France était, cette année, la famille: sujet accessible à tout le monde et d'un captivant intérêt.Mais si, en France, c'est l'inquiétude de la dépopulation qui l'a fait choisir; chez nous, ce sont plutôt les difficultés de l'éducation.Nous ne voulons pas dire cependant que nous soyons, au Canada, à l'abri de tous les autres dangers; le programme de la Semaine nous donnerait tort.* * * Les noms inscrits au programme offraient, il faut le dire, une garantie de succès.Prélats et magistrats, religieux et séculiers, hommes de profession ou hommes d'Å\u201cu-vres, professeurs et industriels, tous les rapporteurs avaient déjà fait leurs preuves de bons écrivains ou d'orateurs éloquents.En outre, la Commission avait su choisir pour traiter chaque sujet des compétences, pour se servir de ce mot qui a fait fortune.Charger M.l'abbé Cyrille Gagnon, professeur de théologie, d'établir selon les principes catholiques la constitution de la famille; le R.P.Villeneuve, supérieur d'un scolasticat, de nous montrer en quoi LA SEMAINE SOCIALE 143 et jusqu'où la famille est la cellule sociale par excellence; M.le juge Edouard Dorion, de fixer les relations de la famille et de l'école; le R.P.Henri Martin, dominicain, de rechercher les causes de la dépopulation; le R.P.Pla-mondon, directeur de Patronage, de nous dire comment cette institution peut aider la famille; M.Magnan, inspecteur général des écoles, de nous tracer l'image de la vie familiale parfaite; enfin M.le chanoine Courchesne, directeur d'Ã\u2030cole Normale, de nous éclairer sur le choix des carrières, c'était du même coup s'assurer des travaux remarquables et un bel auditoire.Et nous n'avons pas parlé des professeurs bien connus, à Montréal, et justement estimés: le Dr Beaudoin, hygiéniste, a traité de la famille et de l'habitation: MM.Georges Pelletier et Arthur St-Pierre, tous deux spécialistes en matière sociale, ont dénoncé les budgets familiaux insuffisants et les exigences de l'industrie; le Dr Gauvreau, avec éloquence a signalé les ravages de la mortalité infantile; MM.Léon-Mercier Gouin et Emile Bruchési, tous deux jeunes avocats au sens chrétien profond et généreux, ont condamné absolument le divorce et montré quelle base juridique notre code donne à la famille; Mlle Jeanne Anctil, directrice des Ã\u2030coles Ménagères provinciales, (dont le travail fut lu par Mlle Zappa,) a rapidement esquissé, dans la salle même de son école, l'utilité de l'Å\u201cuvre dont elle est chargée; enfin M.Edouard Montpetit, au cours d'une parfaite leçon de documentation, a expliqué le rouage de cette Ã\u2030cole des sciences sociales, économiques et politiques, dont il est le ondateur.Un tel programme semble bien avoir épuisé la matière.Sous tous ses aspects, théologique, philosophique, juridique, ethnologique, patriotique, on a étudié la famille.Aurait-on dû insister davantage sur les épouvantables ravages de la prostitution dans nos grandes villes et sur la 144 l'action fkançaise diminution de la foi qui rend possible de telles hontes ?Beaucoup en ont parlé à mots couverts.C'était peut-être mieux, vu la qualité de l'auditoire, composé de toutes les catégories de la soc'été.Que conc ure de ces leçons, conférences et discours ?La famille canadienne reste féconde, surtout à la campagne, mais deux fléaux la déciment, et qu'il faut à tout prix enrayer: la mortalité infantile et l'émigration.A la ville, comme un peu partout dans l'univers, la famille mal logée, aux prises avec un budget misérable, avec la soif du luxe et du plaisir, minée sourdement par les théories néo-malthusiennes e la prostitution, tend à diminuer.Il faut faire campagne contre tous ces agents de dissolution.Nous avons été frappé de l'excellente qualité de tous le; cours et conférences.Si nous nous rappelons la liste des professeurs, nous y trouvons certes les esprits les plus divers.Mais tous ont mis, à l'exposé des principes, une rigueur et une rectitude sans reproche; parfois une franchise qui ne manquait pas de courage.Quand il fallut porter sur la famille canadienne des yeux de critique, ceux qui en avaient été chargés s'acquittèrent de leur tâche avec beaucoup d'esprit et un sens très fin de l'observation.Peut-être même trop de pessimisme serait-il resté dans notre esprit, si M.l'abbé Groulx n'avait terminé la semaine par sa réconfortante et poétique conférence sur les traditions et le rôle de la famille canadienne.Cette bel e étude complétait heureusement le grand discours de M.Bourassa, prononcé le lundi, où l'orateur avait dû s'attarder sur les périls et les travers de la famille contemporaine.On connaît l'art de M.Bourassa: puis- LA SEMAINE SOCIALE 145 sauce, fougue, ironie s\"y unissent pour retenir les foules, parfo:s pendant des heures.Mais des procès instruits avec une telle clairvoyance ne laissent pas que d'attrister, même si le juge réussit à nous faire rire.Il fallait donc, pour nous remonter, un autre discours: je l'ai dit, nous l'avon eu et même un second: celui de Mme Fadette.La jeune grand'maman, dont nous avons lu les lettres si souvent et avec tant de plaisir, faisait ce soir-là sa première conférence.Tout y fut bien féminin â\u20ac\u201d et la voix, et le style et les choses â\u20ac\u201d comme il convenait à un travail sur l'éducation familiale, tâche par excellence de la mère.Faut-il parler de la veillée religieuse à l'église Saint-Jacques?Elle ^ut surtout pieuse, s ns éc'at démesuré.L'organisateur avait tenu à nous faire prier.Il commença donc par la prière du soir, telle qu'on la fait en famille; il prononça ensuite un sermon où se trouvaient rapidement brossés l'éloge de 'a famille nombreuse, 'exposé des périls qui la menacent et des remèdes aux maux existants; trois parties séparées par des cantiques populaires à saint Joseph, au Sacré-CÅ\u201cur et à la sainte Vierge, chantés par les assistants.L'h ure se termina par un salut d'où toute musique d'allure mondaine avait été écartée et dont le grégorien fit seul les frais.Le lendemain avait lieu au parc Lafontaine une grande réunion populaire pour les ouvriers Les discours furent très bien entendus par les quelques milliers d'assistants, groupés sous les arbres autour du vaste kiosque de la musique.Les mots d'ordre proposée par les orateurs feront leur chemin, espérons-le, surtout le dernier du R.P.Lalande, ur la sottise de l'anticléricalisme.* * * 146 l'action FRANÃ\u2021AISE Il y a toujours, dans tout congrès un danger auquel il faut avoir l'Å\u201cil: chaque lapporteur est exposé à répéter ce que son prédécesseur a dit, ou à pénétrer sur le terrain de celui qui parlera après lui.Ce qui est inévitable dans un congrès où es rapports ne dépassent pas un quart d'heure, l'est davantage dans une Somaine dont les cours peuvent occuper 'heure entière.Cependant durant cotte IVe session de Semaine Sociale, les répétitions n'ont pas fatigué les auditeurs parce que les po nts de vue variaient avec chaque professeur, et es mêmes choses apparaissaient dès lors sous un nouvel aspect.La Commission des Semaines Sociales a donc le droit de se féliciter de l'ensemble de ses études sur la famille.La bénédiction appelée sur elles, par Mgr Georges Gauthier, à la messe d'ouverture du lundi matin, leur a valu beaucoup de sagesse et de modération.La collection en sera certainement instructive et précieuse.Nous faisons des vÅ\u201cux pour que le volume qui la contiendra, voie bientôt le jour, afin qu'on puisse le répandre à profusion, dans toutes les familles, s'il est possible.Olivier Maurault, p.s.s.UN BEAU CHANT PATRIOTIQUE Nous venons de recevoir un beau chant patriotique : La survivance de Dollmd des Ormeaux, paroles du R.P.Georges Boileau, O.M.I., du collège de Gravelbourg, musique du R.P.Henri Gervais, O.M.I.L'auteur des paroles a bien voulu dédier son Å\u201cuvre au directeur de l'Action française, \"le providentiel évocateur du culte de la Patrie à Dollard des Ormeaux, et le pieux historien de nos gloires nationales\".Le Père Boileau est en train d'enrichir notre répertoire d'une série nombreuse de très jolis chants où vibre une grande âme de patriote.Les Å\u201cuvres du Père Boileau sont en vente au collège de Gravelbourg et à l'Action française."]
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