L'Action française., 1 avril 1926, La fête de Dollard
[" LA FÊTE DE DOLLARD Notre courrier nous en avertit: déjà l'on y songe parmi la jeunesse et ses maîtres.Et l'on nous demande des « idées », des projets pour la célébration.Il est bien impossible de tracer à tous le même programme.Nous en restons à des directives générales.Il faut tendre, de plus en plus, ce nous semble, à bien camper, devant les enfants et devant la foule, le grand héros du 24 mai.Prenons garde qu'il ne soit qu'un personnage sec et abstrait, une ombre aux contours mal définis.Toute fête de Bollard doit comporter un récit, vivant, aussi concret que possible, de la sublime aventure de 1660.Pour aider à la résurrection du héros que l'on ait à coeur de posséder un buste de Dollard ; le petit buste de la Liberté coûte si peu cher, même pour une petite école de campagne; et il a si grand air.Où c'est possible, que l'on monte la jolie pièce à spectacle, « Gloire à Dollard », de l'abbé Jules Perrin.Par elle, c'est l'épopée vivante du Long-Sault qui passera sous les yeux de la foule.L'autre élément essentiel de la fête du 24 mai, c'est la veillée d'armes, à l'Eglise.Notre patriotisme est à base de foi et de prière.Ce n'est pas pour nous parer d'une vaine gloire historique que nous commémorons la date fameuse, mais pour nous insuffler l'âme des héros, leur grand esprit de décision, l'héroïsme de leurs vues de foi: toutes choses qu'au dernier moment vint fortifier dans leur coeur, une veillée d'armes à la petite chapelle de Ville-Marie.Que la veillée de prière se généralise pour les enfants, ne serait-ce que sous forme d'un chapelet récité en classe, pour les fins de la patrie.Chez un petit LA FÊTE DE DOLLARD 245 peuple de vocation apostolique comme le nôtre, qui pourrait dire en combien de juvéniles existences l'héroïsme absolu de 1660 cherche à se renouveler sur un plan nouveau?La jeunesse de Montréal nous permettra-t-elle de lui proposer deux manifestations ?II nous semble qu'elle devrait, cette année, aller porter un grand buste de Dol-lord, à l'Hôtel de Ville.S'il est un lieu où Dollard a droit à des honneurs, c'est bien au coeur de la ville qu'il a jadis sauvée.Donc, qu'on l'y porte triomphalement.Avec la permission des autorités de Notre-Dame, que la jeunesse de Montréal ne reprend-elle aussi la veillée d'armes à la vieille église-mère?Cette année, la veille du 24 mai tombe un dimanche.Comme il serait facile, avec un peu d'entrain, de mettre en mouvement la jeunesse des collèges et des écoles, nos troupes de cadets, les gardes indépendantes, et d'emplir le vaste temple.L'heure est toujours grave pour un petit peuple comme le nôtre, vivant en des conditions si périlleuses.Allons prier dans l'enceinte de Ville-Marie où vécut et pria Dollard.La jeunsse ne cesse de demander des paroles de chef.Dieu est le premier chef.Jacques Brassier.DÃ\u2030DIÃ\u2030 AUX TÊTES DE LINOTTE DE PAR CHEZ NOUS.« J'ai particulièrement apprécié vos trois articles sur la décadence féminine, qui est un des fruits les plus amers du libéralisme révolutionnaire.Jusqu 'ici la Révolution ne s'était attaquée qu 'aux hommes, mais elle a fini par comprendre que c 'est eu vain qu 'elle espérerait écraser l'Infâme, tant que la mère de famille lui échapperait et, en conséquence, elle a conçu le satanique dessein d'émanciper à son tour la femme.Hélas, elle ne réussit que trop et la femme est en train de s'affranchir, non seulement des lois de la Religion, mais de celles de la plus élémentaire pudeur.» (Lettre du cardinal Billot à la Conquête, journal catholiqu» de Versailles, 9 fév.1926.) "]
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