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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
décembre 1916
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  • Revues
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La bonne parole /, 1916, Collections de BAnQ.

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LA BONNE PAROLE ABONNEMENT (payable en Janvier) Canada et Etats-Unis, 50 cls Llr.inKcr, - 80 Cts ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE.Vol.IV.DECEMBRE 191 (î.No Ki ABONNEMENT ET REDACTION : Chambre 3, Monument Notional Bout.Saint-Laurent, Montréal.Tél.Miio 7122.Hearts de Bureau de 9 h.a.m., à 1 h.p.m.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES REiZUE Mensu Lri damei patronoenci de* oeuvres suivantes In st..Nom de lénnn, | Ma Uoil neuve BnlnUUcnri Kniiit-îr*fiti*llaptisle Sain: Viiicctlt-dc-Hitil J.ti Nativitéd'Hcche.nga Saint-A rrètltt Itnni • Couccp'lon s dut-Ait! élu Q Saintc-Catlicrîne Stc-Philoniciic de Ronc-Sainte-Hclcnc [mont Sacré-Cœur Saiul-Ktisèhc N.-D.cl il IVrpétucl Secours.Ville Km.ird Cercle des demoiselles de Saint-l'icrrc i.e Koycr I.cs Kcoles racnngère* Cercle d'étudi s N.-Daine /.- «CUltiotl des liistituti i- ces catholiques As locintiotl de-employées «le inn ii il fact tire Association des ».mployées de mauasin Association des employee;; de bureau Associatiuu des femmes d*nffn*n m 1/Assistance maternelle SOMMAIRE Entre Nous.Mmt Huyu nin La réponse de nos amis.Chronique des Œuvres.La cherté de la vie.0.LrMoync A ma nièce E.G.I*W J- GiUmt* La Journée d'Etudes — Méthodes d'étude ./'»""" Préparation d» la causerie .•• )• ChuretU Rapports : Société d'économie Domestique.Cercle d'E.du C.des Q.E.M.C.Daveluy Nod de Guerre.•• U.lamontagne La Joie de Noël, Sr Litrir dv S.'/'., r.c.».Noël ehei Nous.I- Ucaudry Notre Courrier — A travers les livres.—?» ENTRE NOUS Le travail des femmes va devenir de plus en plus une nécessite, nécessité motivée au dedans par la cherté de la vie : au dehors par le 1> soin de plus en plus grave de l'industrie et «lu commerce.La pénurie actuelle de la main-d'œuvre, dans tous les pays que la guerre ravage, où tant d'hommes on! pris leur place sous les drapeaux.La tuerie effroyable qui s'ensuit, amène une rareté que les mains féminines peuvent seules réparer, et la tâche laborieuse nous apparaît comme le programme patriotique que nous devrons adopter pour sauvegarder l'avenir et ses promesses, et sauver notre pays déjà épuisé de ces crises formidables dont une nation, jeune comme la nôtre aurait tant de mal à se relever.Ainsi nous envisageons le présent et le futur, comme un devoir de travail, travail assidu et persévérant, travail rude, quelquefois absorbant et dévoué qui nécessite une énergie que nous possédons d'ailleurs, mais qui demandera assurément une amélioration dans les conditions mêmes de ce travail.Ainsi, comme il sera impossible de centraliser le travail-de toutes les femmes en état pourtant de donner leur force et leur talent au service de nos industries nationales, puisque le premier devoir rie ces femmes sera toujours de garder le foyer, de tenir la maison, de surveiller et soigner les enfants, et que ce devoir primera sans cesse tous les autres; il faiulra nécessairement songer à imiter les pays européens et même américains, et à distribuer au dehors, l'ouvrage que l'on a tenu à fabriquer, jusqu'à maintenant, à la manufacture même.Conçoit-on ce que ces conditions nouvelles apporteront de paix et de quiétude dans les foyers où la misère habitait, le père étant incapable, en dépit de ses efforts courageux, de joindre les deux bouts.Cette aide qui lui viendra, sans compromettre la tranquility et la tenue de sa maison, lui sera précieuse et salutaire à tous égards.Rarement la tâche quotidienne suffit à absorber le temps de la mère, et elle trouvera dans une occupation, largement rétribuée de quoi occuper ses pensées et stimuler ses ambitions; des ambitions si légitimes et si nobles que celles de vouloir, par son travail comme par son amour, se faire "créatrice de bonheur".Nous savons toute la tristesse de certaines vies de femmes, les luttes qu'elles subissent pour empêcher leurs enfants de crever de faim ; nous savons la dureté et la lâcheté de certains hommes qui gaspillent leur salaire dans les buvettes, alors qu'à la maison, la mère pleure et se désole.Ces mères-là n'ont-elles pas droit à la pitié et à la sympathie?Saurions-nous rester étrangères â leur peine et à leur détresse?Il nous faut absolument nous tourner vers ces femmes et les aider à surmonter la tristesse de leur vie, et à faire naître dans leur existence assombrie et tourmentée quelques rayons de soleil, quelques lueurs de joie.Et il faut que ces améliorations s'opèrent, sans entraîne!" un boulversement qui serait préjudiciable» au travail même, et entraînerait une diminution dans l'appréciation toute matérielle du travail, tel que commandé jusqu'ici.II ne faut pas que le bien en s'opérant, détermine des abus, et là est toute la difficulté de l'organisation de ce travail à domicile qui doit pourtant, et le moment en est absolument arrivé, s'effectuer d'une façon salutaire et bien ordonnée, en ne s'adressant qu'à des industries spéciales qui ont besoin de cet appoint important pour se soutenir, à l'heure actuelle, où les grandes énergies sont employées autrement, et où il faut tout de même maintenir notre vie nationale, et en favoriser le progrès par toutes les ressources dont nous pouvons fièrement disposer.Cet ajouté du travail féminin au succès des causes industrielles ne saurait nuire au travail, tel qu'établi, et les conditions en peuvent être sauvegardées pleinement, tandis (pie la femme vient prendre sa toute petite part du bien-être (pie procure la vie comprise et employée à des fins utiles et j'appuie patriotiques.Nous estimons que cet ajouté favorisera le fonctionnement d'une vie industrielle encore inconnue ici.mais qui doit nécessairement s'y implanter, si nous voulons pleinement développer nos ressources, et marcher vers le progrès ambitionné par tous les peuples et que nous sommes à même d'atteindre rapidement par une plus large expansion de notre énergie nationale, où la persévérance féminine doit jouer son rôle, et apporter son concours constant et magnifique.La Fédération Nationale qui est à même de connaître les besoins de certaines vies, a voulu apporter son secours entier et sincère à ces femmes (pie le travail sauverait de la misère et du découragement.Dans cette intention, Montréal — LA BONNE PAROLE.— Décembre îmcî.Vol.IV, No 10.elle a créé, dans son œuvré de l'Assistance par le travail, un comité qui s'occupera essentiellement du travail à domicile, et en favorisera l'expansion par tous les moyens mis à sa disposition, moyens qui augmenteront leur puissance à mesure qi'ie se fera sentir les indiscutables bienfaits de cette initiative précieuse el consolant.'.L'œuvre Be chargera de ménager des relations entre le fabricant et la travailleuse, et de déterminer ainsi une action persévérante, salutaire à la travailleuse, utile à l'industriel, et qui, heureusement établie, aiderait tant et tant de femmes abandonnées ou négligées, ou obligées à des maris malades, à des parents incapables, ou tenues encore par leur infirmité OU leur mauvaise santé d Larder la maison, aiderait, dis-je toutes ces'femmes, mères, veuves, aïeules on jeune filles à triompher de la vie qui leur a valu déjô tant et tant d • jours sombres el navrants.Et coin prenant que cette sollicitude pour la classe industrielle ne pouvait combler toutes les lacunes, l'Assistance par le Travail va plus avant dans son besoin d'en-tr'aide féminine.Elle institue une ^position de travaux féminins, travaux qui seront mis en vente dans la semaine précédant Noël, et dont le complet bénéfice sera versé à à nos travailleuses.Les conditions et détails de cette exposition—vente sont consignés aujourd'hui dans notre Chronique des œuvres, et nos lectrices trouveront dans cette initiative bénie la preuve constante de la sollicitude de notre Fédération envers les sœurs vaillantes et aimées qui ne désirent «prune chose: accomplir pleinement le rôle qui leur a été dévolu dans la famille et dans la société.Math h fin G.jf n(fii( ii ih .LA REPONSE DE NOS AMIS A l'appel lancé le mois dernier pour aider au soutien du journal, nos plus fidèles amis oui répondu avec empressement.Nous leur réitérons ici nos très sincères remerciements.Souscripteurs désireux de garder l'anonymat, bienfaiteurs par leur zèle à nous procurer de nouveaux abonnés, ont fait preuve d'une efficace sympathie pour notre œuvre.Désormais tous les abonnements seront payables en janvier.Donc les comptes seront ainsi régularisés au prochain envoi.Nous prions encore instamment tous ceux qui ne les ont pas acquittés de bien vouloir le faire sans retard.Jja."Bonne Parole" a grand besoin du concours de tous ses lecteurs.La Bonne Parole demande des personnes pour faire la collection des abonnements et des annonces.Occupation très convenable aux jeunes filles désireuses d'obtenir un léger travail rémunérateur.Pour tous renseignements s'a-dresser à Mlle Simoneau, au Monument National, chambre 3.de neuf heures du matin à une heure de l'après-midi.Chronique des Oeuvres Deux œuvres se sont affiliées à la Fédération durant le cours du mois de novembre, es sont : l'Hôpital Saint-Joseph et la Fédération "Paroissiale de Noire-Dame du Perpétuel Secours.Ville Kmard.Nous souhaitons la plus cordiale bienvenue ù ces deux sociétés sœurs qui prennent rang parmi nous.I/Hôpital Saint-Joseph qui doit sn fondai ion à nue femme de cœur, Mme LeBiche, a pour objet de recueillir les convalescents que l'hôpital général ne saurai! hospitaliser davantage: personnes relevant d'une maladie grave encore faibles el débiles, à qui leur santé ne permet pas de reprendre immédiatement l'ouvrage.Jusqu'ici rien n'était fait pour venir au secours de ces p rsonnes et souvent elles s'anémiaient dans la misère la plus pénible et le rétablissement complet ne se produisait jamais.L'Hôpital Saint-Joseph vient donc combler une lacune dans nos œuvres de charité et nous félicitons les ccurs généreux qui se vouent à sa prospérité.La Fédération Paroisialede Ville Kmard.dont madame Audette a été élue présidente, s* fonde sous les plus heureux auspices et prend des assises solides dans quatre comités importants: un cercle d'étude formé des enfants de Marie, une sert ion de l'Association des Employées de Ma-nu fact ure, un ouvroir et enfin la Goutte de Lait qui vient compléter cette fédération des œuvres paroissiales.Les dames de Ville Kmard méritent toute notre admiration pour le courage qu'elles apportent au développement des n'livres social: s.Elles sud fortement soutenues dans cette voie par le pasteur el l'apôtre éclair»' qui dirige cette paroisse, et oriente les bonnes volontés vas les œuvres de restauration sociale si fortement recommandées depuis qiielqu s années par les souVerains pontifes.Denier national.— Les recettes du denier net ional ajoutées à celle de la rafle qui vient d'avoir lieu ont rapporté la somme de $2,167.07.Le partage en a été fait comme suit : entre les ouvres qui étaient en règle avec la Fédération : ^'oiirdes-M net tes.$75.00 les-M Crèche de la M iséricorde.'.Nazareth.Hôpital Not re-Panic.Hospice Saint-Vincent de Paul.Hôpital Sainte Justine.Providence.».Los Tneurablcs.Caisse Générale de la Fédération.L'Assistance Maternelle.Fédération Paroissiales de : r/ Enfant-Jésus.Maisonneuve.Saint-Henri.Raint-.Toan-Bapliste.Saint-Vincent de Paul.Hochelaga.Saint-Arsène.Immaculée Conception.Saint-Anselme.Sainte-Catherine.75.00 75.00 70.00 70.00 LES ABONNEMENTS A LA B0IJNE VA ROLE SONT TOUS PAYABLES EN JANVIER, 20 Vol.TV.No 10.Montréal — LA BONNE PAROLE.— Décembre 1916.Sainte-Philoniène de Rosemonl Sainte-Hélène.Sacré-Cœur.Saint-Euscbe.Associations Professionnelles des Manufactures .33.00 Associations Professionnelles des Magasins .33.00 Associations Professionnelles des Bureaux .33.00 Le Foyer.25.00 Associations des Femmes d'Affaires.25.00 Les Ecoles Ménagères.20.00 Les Institutrices.20.00 Cercle d'Etude Notre-Dame.20.00 Cercle des Demoiselles de Saint-Pierre.20.00 Comité de l'Assistance par le Travail.50.00 Commission Centrale des Gouttes de Lait.50.00 Croix-Rouge.40.00 [/Assistance par le Travail.— Le Bureau de l'Assistance par le Travail a été transporté cette année aux Ecoles Techniques et l'entrée en est au numéro 14 de la rue Church.Les heures de bureau sont de 9 heures à 12 hrs a.m.et de 2 heures à 4 heures p.m.Toute communication doit y être adressée, soit qu'il s'agisse d'obtenir de l'emploi à l'ouvroir, de se procurer du travail à domicile ou de s'inscrire pour la vente de charité dont il est fait °mention dans P-'Entre-Nous" d'aujourd'hui.Les personnes qui, animées du désir d'aider leurs familles, veulent mettre en vente des travaux confectionnés à la maison peuvent prendre part à notre exposition des arts féminins, laquelle commencera le 18 décembre, dans les spacieux salons de la "Patrie." Elles doivent faire parvenir ces objets au plus tard le 14 et les adresser à la secrétaire du comité, Mme Tarte.Edifice "La Patrie.Le comité, il va sans dire, n'encourt aucune responsabilité relativement au transport et à la conservation dc ces objets.Tous les frais d'expédition doivent en être supportée par les personnes qui mettent des objets en vente.Le prix de vente leur sera remis en entier sans que le comité se réserve aucune commission.Cette libéralité est rendue possible, grâce à la générosité de "La Patrie," qui offre gratuitement l'usage d'un local.L'Assistance par le Travail a organisé pour le 16 janvier, une partie de cartes qui aura lieu le soir à l'Hôtel Windsor sous le distingué patronage de Son Excellence le lieutenant-gouverneur et Lady Leblanc.Cette fête sera très brillante et nous espérons que le public comme dans le passé encouragera notre œuvre.Les billets sont actuellement en vente.On peut s'en procurer en s'adressant à la secrétaire.Bill Camion.— Monsieur Cannon remettant devant la législature son projet d'admission des femmes au barreau, la Fédération a adressé aux membres de la Législature la circulaire suivante, qui milite en faveur du bill : Monsieur, "Monsieur Cannon ayant donné avis à la Législature "qu'il présentera de nouveau le bill qui a pour objet de "faire admettre les femmes au barreau, nous osons espé-"rcr que vous voudrez bien donner une attention sérieuse "à cette question et que vous contribuerez par un vote "affirmâtif à faire disparaître de la loi une mesure d'exception qui blesse l'équité et contrarie les principes de 'libre concurrence qui régissent le monde économique de "nos jours."Tout privilege établi au profit d'une catégorie de personnes au détriment d'une autre offense l'équité, et, < < « i < 11 « i devient même odieux s'il se transforme en instrument 'd'oppression et de persécution du fori contre le faible Une femme qui a subi avec succès ses examens en droit à l'université MeCîill.et qui montre des dispositions exceptionnelles pour cette profession, ven! utiliser les dons qui lui ont été départis pour gagner sa vie et trouver dans ."l'exercice de son talent la sauvegarde de sa dignitée : est-il permis de lui refuser l'appui de nos lois pour la protéger, ou.notre législation oubliant sa fin.va-t-elle se prostituer en se mettant au service d'intérêts de classe et de monopole?"Fisnéranf que vous voudrez bien faire un;' étude approfondie de la question oui vous est soumise cl apporter "à sa solution voire concours."Nous vous prions de croire à notre liant?considération." Corde iPétmlos Notro-lVune.— Chaoua semaine, le lundi an secrétariat de In "Fédération Nationale.Raint-Tcnu-Baptistè.1^ cercle n ses réunions d'étude.L°s commentaires sur l'Evangile permettent d'anprofondir la portée sociale de nos livres saints ei de s'éclairer sur l'application orntinne des principes catholiones.Les lectures faites en commun sur l'économie politique ouvrent de bien frauds horizons à nos r>ens«'es.à notre imagination et à notre dévouement: rien n'est obis propre à nous faire voir l'importance, même au point de vue le plus élevé, de toutes les petites actions oui remnlissent nos journées, du travail le plus bumble oui se rattache aux efforts de foute une humanité laborieuse, et c'est une préparation fort utile sans doute à tontes elles dont l'influence ravonnera plus tard sur ceux oui seront les hommes de chez-nous.Car nous avons besoin à cette heure d'une génération entreprenante dont la puissance économique assure la stabilité persistante de son action morale.Lors de la dernière réunion, il a été décidé one l'on alternerait de quinze jours en nninze jours, tantôt l'étude d'une question particulière et d'abord celle oui fera l'objet de travaux au prochain congrès, tantol l'audition d'une petite causerie sur un suiet plus crénéral.Cette innovation permettra à quelques jeunes filles qui ne peuvent se joindre au cercle toutes les semaines d'y venir avec plaisir et profit tous les quinze iours.Mlle Yvonne Germain fera lundi 11 décembre un travail sur Mme fïovau.La sect ''on des élevés se maintient avec un entrain admirable.Toutes ces jeunes filles pourtant absorbées par le souci de nombreuses études et d'examens a passer font preuve au cercle d'une activité étonnante.Elles ont ajouté aux études sociales et religieuses la rédaction littéraire par laquelle on s'efforce à qui mieux mieux de revêtir d'une forme distrayante, légère et parfois badine, les plus sérieuses considérations sociales.Mlle Ferron dans une» petite nouvelle intitulée Bachelière développe, grace à une intrigue délicate et ingénieuse, la question inévitable de l'enseignement supérieur pour les jeunes filles.Mlle Beaudry donne une fort jolie description d'un Noël d'enfant à laquelle s'ajoute les réflexions d'une si haute portée pédagogique sur le choix des jouets pour les tout petits, sur la nécessité d'une précoce initiation à la charité.L'une et l'autre section du cercle Notre-Dame se sont affiliées à la Fédération des Cercles d'études des Canadiennes Françaises qui s'est définitivement constituée le 23 novembre dernier. Montréal — LA liOXXK VAROLK.— Décembre 1010.Vol.TV, No 10.La cherté de la vie Le premier cri d'alarme fui jeté il y m longtemps déjà, mais aujourd'hui seulement le peuple et les gouvernants semblent prendre conscience du fait brutal qui s'impose: des familles entières, et de celles qui ont le plus besoin de se fortifier parle travail qu'elles font, doivent se priver des produits alimentaires qui sont à la base même de toute nourriture saine et nutritive: le beurre, le lait, les œufs, les pommes de terre, voire même la viand!'.Nous pourrions en ceci poser an martyre de la noble Belgique, si nous ne nous trouvions dans la position étrange de mourir de faim à côté de garde-manger débordants, capables de ravitailler durant deux mois, une armée de 500,000 hommes.La situation est plus triste encore si nous songeons aux conséquences terribles, qui auront une répercussion dans toutes les classes de la société : une diminution du budget.une table moins chargée, un jeûne prolongé ne seraient rien, si Ton ne devait associer à ces privations, le dépérissement des bébés, et l'affaiblissement des jeunes mères, la souffrance silencieuse des malades et des vieux.Puis, ces privations mêmes ne suffiront pas toujours à rétablir Tordre, et quel problème angoissant alors, que celui du travail des enfants dans les usines !.Ici le mal sera souvent irréparable, car si le bien-être peut revenir à la maison, rarement reviendra chez la fillette el le garçonnet, le goût de reprendre les études qu'ils auront dû abandonner toute une année peut-être, pour gagner leur vie.Laissons nos politiciens mettre ce grave problème économique au service d'un parti, et songeons, nous, Mesdames, aux ravages physiques et moraux, que présente pour notre nation, une misère que nulle aumône ne saurait atteindre: sachons surtout découvrir malgré' ses complexités, les causes de ce gland mal.et les remèdes qu'il faudrait y apporter.A la suite d'enquêtes faites depuis un mois sur le coût élevé de la vie, nous pouvons à peu pics préciser les origines de la crise que nous traversons.La guerre a sans doute imposé ici comme ailleurs un tribut bien lourd dont l'une des conséquences fui d'une part.une diminution des produits du sol, faute de la main-d'œuvre pour le cultiver, d'antre part une augmentation des besoins de ces mène s produits, à raison de l'exportation plus grande qu'on en fait.Mais à ces causes naturelles de disette, il faut ajouter pour les dénoncer vigoureusement, les procédés criminels de certains spéculateurs qui emmagasinent en grande quantité, quitte à en perdre par détérioration, les produits premiers dont nous n • croyons pas pouvoir nous passer, et cela-en vue (rune hausse de prix quand la rareté se fera sentir.Peut-on se faire une idée des profits que réalisent ces capitalistes et négociants sans conscience, en spéculant ainsi sur la vie même de leurs concitoyens?D'après une enquête, le beurre «pie nous payons 48 et 50 sous la livre, coûte aux marchands, rendu aux (Mitrepots frigorifiques, environ 24 ou 25 sons.D'après le témoignage de plusieurs négociants, si toutes les pommes de terre exposées à geler dans les "entrepôts" étaient déversées sur le marché, leur prix reviendrait à.son état normal.El tandis que nous sommes à parler de chiffres, per- mettez-moi Mesdames, de vous donner quelques statistiques sur ce véritable accaparement.J'emprunte à une série d'articles parus dans "le Canada", les notes suivantes.Kn date du 121 novembre, il y avait aux entrepots des compagnies de chemins de fer, au-delà de 130,000 sacs de patates, contenus dans 1)00 chars environ, alors qu'en temps ordinaire, il n'y a pas plus de 10 à 15 chars qui attendent leur déchargement.l'n autre article» du (1\ novembre dit-: "De l'enquête "qui a été faite hier, il ressort que dans les entrepots de "Montréal il y a : "1° 100.000 caisses de beurre de 56 livres chacune, représentant 5,600,000 livres de beurre."Et sur 5.000.000 livres le bénéfice des détenteurs de "ce produit de première nécessité est de 10 sous la livre, "ce qui fait un profit total de *o00.000.00."Dans les entrepôts il se trouve encore : E VOYAGE SELLES.Eté.Venet voir not échantillons et demandez not prix WrHf* Exigez cette mnrque sur vos harnais, sacs de voyage Librairie Notre-Dame Mesdemoiselles MiGNAl'l.T, Trop.• Papeterie, Impressions 35 ouest, NoT".K-D\MK Tél.Main 7767 WU.IU«II1— IIIMIIMIIIIWW — ¦.——— !¦ ¦.fîio ClïiUBO\ SCî'ti\TO\ Lacoste & Cie.gérants, 78a S.Denis Nous cnrautissous seulement le Charbnt* ••'¦•ronton oiio non* v#»ndnn* P.Lafrance & Cie, Limitée 184, rue S.-Denis.En face de l'université Laval Manu fee turiers et Importateurs de haute nouveauté en manteaux, costumes, robes de toilettes, blouses, etc.,d'une élégance et «l'un -hic incontestables.Tél.Bell.Fat 6400 r/us maiiaakgeox (Camionnages) La plus grande organisation de transport 329 est.rue Ontario-Montréal.18, rue DeBresoles MONTREAL CANADA Déchaux frères Teinturiers nettoyeurs 197 — 710 est, S.-Catherine.Téléphones: 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cercueil fini en bois do rose ou couvert en drap ; 5» un cor; billard à doux chevaux pour conduire le* corps, do la maison à l'église, et de l'église au cimetière de la ville ; 6° une voiture double ; 7° à faire chanter une grand 'messe tous les ans, dans le courant du mois de novembre, pour les abonnés défunts, dans toutes los paroisses do la ville de Montréal.N.B.—Les avantages ci-haut représentent la valeur de cinquante dollars.?61544 197005
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