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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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avril 1918
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1918, Collections de BAnQ.

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LA BONNE PAROLE ABONNEMENT (payable ta Juvicr) Canada et Etats-Unis, Etranger» .ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE S Al NT-J E A tf-BAPTISTE.80 cta Vol.VI AVRIL No& ABONNEMENT ET REDACTION : Chambra 3, Monument National Boul.Saiat-Umreot, Moatréat Tél.M-An 7122.Hearts éa Borcao de 9 b.a.m., Alb.p.m.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES L«a dames patronneSiet des oeuvres suivantes: Inst.des Sourdes-Muettes Crèche de la Miséricorde Nazareth Hôpital Notre-Dame Hospice Saint'Viiicentde* Hôpital Ste-Justine [Paul Hôpital Saint-Joseph La Providence et Les Incurables Fédération paroissiale de: l'Knfant-Jésus T.S.Nom de Jésus, [Maisonneuve Saint-Henri Saint Tran-Hnptistr Saint-Vincent de Paul La Nativité d'Hochelaga Saint-Arsène nmaculée Conception Saint-Anselme Sainte-Catherine Ste-Philomène de Rose* Sacré-Cœur [mont Sainte-Hélène Saint*Eusèbe Sainte-Clothilde N.-D.du Perpétuel Se-cours, Ville Emard Cercle des demoiselles de Saint-Pierre Le Foyer Les Ecoles ménagères Cercle d'études N.-Dame Association des: Institutrices catholiques cmp.de manufacture cmp.de magasins emp.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle Colonie de Vacances SOMMAIRE Entre nous.Marie Gerin-Lujoie Chronique des œuvres.Feu et flammes .-'/.Dcschêiics.Pour le Foyer.Louise Rivard Le doux parler."Elle aimait trop le bal." Victor Hugo Les cercles d'étude— Le coin du travail.Coopérative d'achat.M.L.Bousquet Notre Courrier.Chronique internationale.A Lire.Prière du Catholique d'action.C./.Allcaumc ENTRE NOUS Les événements qui se déroulent et qui rendent si nécessaire l'union des Canadiennes-Françaises en vue d'exercer une action féconde sur les destinées de notre race, justifient plus que jamais la fondation de notre association nationale.La Fédération est venue à son heure préparer la femme aux devoirs étendus qui l'attendent et orienter son dévouement vers l'action sociale.: cette action profonde qui pénètre jusqu'à la moelle des choses, qui fait œuvre de reconstruction, de rénovation: et qui, comme une sève fécondante, vivifie toutes les couches de la société, leur donne la vigueur, et verse à un peuple cette force et cette vitalité qui sont la condition même de sa grandeur future.Avec la vue très nette du devoir qui nous incombe, nous sentons le besoin, de consolider notre association, de donner à notre programme l'extension que les exigences du moment réclament.Aussi la physionomie de nos fédérations paroissiales se dessine-t-elle plus vigoureusement et nous trouvons, à l'ombre de nos clochers, des élites prêtes à participer à tous les mouvements patriotiques.Grâce à elles l'enseignement ménager inauguré par nos associations professionnelles va s'étendre à toutes les paro'ssés fédérées.Cinquante leçons seront données d'ici au mois de juillet comme préparatoires a des coure réguliers qui s'ouvriront l'année prochaine.Ce travail entrepris sous les auspices de la Fédération s'accomplira avec l'aide du gouvernement et le concours des écoles ménagères provinciales.Nul doute que l'enseignement ménager transformera, les conditions hygiéniques de la vie au sein de notre population, et détruira ces influences morbides, qui, dans l'enceinte du foyer, anémient notre race, compromettent sa santé physique et détruisent sa vie morale.La mortalité infantile, la tuberculose, l'alcoolisme avec leurs conséquences néfastes, telles que la dépopulation, la misère et le vice, seront nécessairement refoulés 6ous l'influence bienfaisante de cette science, qui substitue à une ignorance pernicieuse, Véritablement ces paroles si conformes, Mesdames, à l'esprit de votre Fédération, renferme le plus bel éloge qu'en puissent faire des lèvres françaises! Elle va plus loin elle réclame le droit de vote pour les mères, les veuves, et les ouvrières syndiquées et sa réponse â l'enquête de "Femina" en 1906 est toute à lire."Je ne me permets d'ailleurs—c'est sa conclusion— aucun avis formel sur l'opportunité du vote des femmes dans le régime actuel du suffrage, mais je crois que le jour où l'organisation politique assurerait une représentation au groupement familial et au groupement professionnel, et permettrait au peuple de voter sur des idées et non seulement sur des personnes, les femmes sortiraient nécessairement de cette demi-mort civique dont s'indigne autour de nous une avant-garde." Il y a dans toutes ces déclarations de principes un poids et une logique qui s'imposent tout, d'ailleurs, comme les modèles qu'elle appelle des obscurités de l'histoire, et qui prouvent à la louange des femmes que "de tout temps certaines âmes féminines employèrent les ressources vives de leur intelligence et de leur culture, non pas à briller, mais à servir; non pas à s'exalter, mais à se dévouer au profit d'une belle cause ou d'un grand esprit." Et le fondement de tant de gloire il est fait de vertus obscures toujours, méprisées souvent : l'obéissance, l'humilité, la patience, l'abnégation, vertus "quo l'on croit timides mais qui sont en réalité les robustes ouvrières de l'édifice moral, les héroïques guerrières de la con- 6 Montréal — LA BONNE PAROLE — Avril 1918, Vol.VI, No 2 quête du mal." Si les paroles, les écrits, les dévouements de Lucie Goyau étaient si bienfaisants aux autres ils ne laissaient pas pourtant, de la perfectionner elle-même.11 semble qu'elle ait résumé la vie de son âme dans ces lignes de la vie et la mort des Fées."L'âme quand elle ne succombe pas, a la faculté de s'enrichir â mesure que la vie coule sur elle et la main qui reprend la quenouille est parée d'invisibles joyaux." Un jour vint, en juin 1913, où Dieu la trouvant assez belle voulut en orner son Paradis.Depuis plusieurs années déjà il lui avait envoyé une douloureuse maladie pour lui annoncer sa venue: Lucie s'y était préparée en continuant sa vie toute de lumière et de charité.Elle était prête à la possession de Dieu puisqu'elle n'avait connu qu'une passion, la passion des prédestinés, celle du vrai, du bien, et du beau.Le 13, un peu avant midi, ses veux se fermaient pour toujour, mais ses lèvres restaient ouvertes car hier, comme aujourd'hui, les morts n'ont pas encore désappris à parler.IL Dans son discours de réception à l'Académie Française Maurice Donnay disait à Albert Sorel : 11 savait que l'enseignement obéit à une loi assez semblable à celle des liquides et qu'il tend à remonter à la hauteur de laquelle il tombe side maîtres à élèves lestcœurs sont communiquants.Pourquoi Lucie Faure-Goyâu pour maître, ne tenterions nous pas l'expérincce de cette loi?Nous avons, dans les veines quelque chose du même sang, au cœur la même foi et la même soif de bonheur, de justice et de liberté, pourquoi les mêmes sommets nous seraient-ils interdits si nous transplantions dans nos âmes les préoccupations de la sienne, et si nous placions â la gouverne de nos vies le même idéal de vérité et d'apostolat?Bien des œuvres sont nées, avant elle, en France plusieurs, avant nous ici, et elles ont été importées par ce que je nommerais le Kantisme-social—c'est-à-dire le dévouement exclusif aux causes qui paraissent, se voient et font du bruit.Ayez-vous remarqué, comment avant de donner Lucie a eu la précaution d'acquérir?C'est que l'activité extérieure ne peut pas tenir si elle n'est perpétuellement alimentée par une vie intérieure intense.Madame Goyau n'a pas fait mystère de ce principe."C'est toujours notre vie intérieure qui donne sa mesure à notre vie extérieure, quels que soient les circonstances et les événements." Il y a en cela plus qu'une question d'utilité pratique, j'ajouterais qu'il y a une question d'honnêteté civique; honnêteté civique qu'un chanoine d'esprit traduisait un jour avec autant de pittoresque que de bon sens: un marchand honnête, qui ne veut pas aller â la banqueroute, n'a pas le droit d'exposer dans sa vitrine ce qu'il n'a pas dans son magasin.Vivre exclusivement de l'extérieure, c'est-à-dire, être, par exemple charitable dans ses actes, et égoïste dans ses pensées et ses convictions c'est perpétuer le monde artificiel : le inonde des arbres de * cartons, qui ont besoin du concours de quelqu'un pour prendre une position, le monde des marionnettes qui garderaient silence si on ne leur prétait la bouche d'un homme.Aussi voyez quel premier rôle joue l'âme dans l'action sociale de Lucie Goyau."Quand vous aurez réformé votre âme, songez que vous aurez réformé le monde.Toute âme c'est le levier qui soulève le monde, et pas une ne s'élève sans que le monde soit soulevé." Conclusion : "Tout homme qui réalise ce problème vivre de la vie de son âme est un grand bienfaiteur de l'humanité." A cette voix d'une expérience incontestable comment allons-nous répondre?Habitués à distinguer pour ne pas tout accepter, béatement, ni tout rejeter bigotement, les classiques considèrent l'âme comme habitée par trois grandes facultés: l'intelligence, la volonté, le cœur, qui chacune ont leurs légitimes appétits.Voulons-nous avoir soin de notre âme?Donnons à l'intelligence de la vérité, à la volonté, du bien, au cœur de l'amour.Notre âme vivra en condition parfaite et pourra alimenter une activité sociale impossible à éteindre.Nous avons besoin pour organiser comme pour agir d'une intelligence raisonnablement ornée de vérités religieuses, historiques, professionnelles et techniques.La religion nous dira que nous sommes grands et que nous sommes frères; que nous sommes tous partis du même principe qui est Dieu et que, par des voies diverses, nous reviendrons tous au même terme qui ne fait qu'un avec notre point de départ: Dieu.Elle ajoutera: l'unique nécessaire c'est d'arriver et de faire arriver les autres au but suprême; dans le voyage du berceau â l'éternité nous avons â nous procurer des secours indispensables pour ne pas tomber le long de la route.Malheur surtout à ceux qui s'attarderont inutilement ou s'endormiront mollement le long du chemin.Pour éclairer les nuits il y a un phare qui lance des éclairs: le Vatican; pour réparer les épuisements il y a des fontaines perpétuellement jaillissantes: les sacrements, ("est notre devoir d'y allumer nos intelligences, d'y nourrir nos âmes pour marcher et entraîner les autres.Nécessaire donc la vérité religieuse, nécessaire aussi la vérité historique pour rendre possible l'endurance et la fierté.Dieu ne nous a pas, au hasard, jetés sur la terre que nous foulons, et ce n'est pas inutilement qu'il l'a pétrie de la poussière de tels ou tels morts: c'est que nous avions besoin de leurs qualités, de leurs dévouements et de leurs sacrifices.I£t comment en profiter si nous ne les connaissons pas, et si nous ne vivons pas en constante communion de souvenir et de principes avec ceux qui nous ont précédés?Vous connaissez cette III scène sublime du I Acte de "Servir" d'Henri Lavedan.Mad amc Eulin parle â fiirard de son aine mort en Afrique et lui montrant sur une carte appendue au mur l'endroit où il repose: "C'est là, tenez.ce petit point dans cette grande tache jaune.Quand j'ai l'idée d'aller au cimetière savez-vous ce que je fais?Je m'enferme à clef, je décroche la carte, je l'étends par terre comme un tapis, je me mets à genoux dessus.Il me semble alors que je suis lâ-bas à prier dans le sable." Ah! il est certain que, si aux jours de lassitude, de Vol.VI, No'2 Montréal — LA BONNE PAROLE — Avril 1918.découragement lorsque l'idée d'arrêter, de reculer et de fuir, nous hante et nous persécute, nous descendions dans les profondeurs du souvenir pour nous agenouiller sur des noms comme Ville-Marie, le Long-Sault, Carillon, les Plaines d'Abraham, il s'en exhalerait, dans notre âme, de tels ferments d'héroïsme que tout abandon et toute trahison nous seraient pour jamais impossibles—nous n'aurions plus la force de refuser nos heures, nos travaux, nos efforts et notre cœur à la conservation du patrimoine que nos morts ont acheté aux prix du plus jeune et du plus généreux de leur sang.Et d'ailleurs n'est-il pas d'une incalculable valeur et de nous en rendre compte, ne nous élève-t-il pas à une indéfectible puissance.Nous sommes un des peuples les plus théocratiques de la terre, pourquoi en laisser perdre les précieux avantages?Actuellement "chez nous" le clergé est le seul corps qui soit complètement organisé et nos futurs hommes de profession continuent encore de demander à nos écoles de recrutement sacerdotal renseignement classique dont ils ne voudraient se passer.Rien de surprenant: il y a 160 ans le Clergé est resté pratiquement le seul corps instruit de la Province; et le seul en état de préparer la survivance française en Amérique.Pour réussir il n'a eu qu'un mot d'ordre, et seul les purs canadiens pouvaient le comprendre, parce qu'il était français: groupez-vous autour du clocher et multipliez-vous.Le mot a fait fortune: en 1918 les clochers se comptent par centaines et les cœurs d'or battent par millions.Et tout ce peuple s'entend sur un même culte, se coudoie dans les mêmes églises, s'unit dans les mêmes cœurs, vibre aux mêmes allégresses et pleure aux mêmes deuils, marche sous les même chefs, parle la même langue, adore et écoute le même Dieu.Nous pouvons, nous les 2,100,000 de français du Canada, grâce aux chaires de nos églises, et à nos sociétés, exécuter dans l'espace d'une grand'messe, des mouvements d'ensemble et capitaliser des sommes qui déconcerteraient les multiples efforts des incalculables sectes du schisme et de l'hérésie.Et les adversaires de notre race, qui nous connaissent pour avoir longtemps vécu à nos dépens: quelques-uns, anciens rats de collège ou de presbytère voire même de sacristie, savent bien à quel endroit exact il faut gruger pour affaiblir et lancent par des porte-voix jaunes le cris de guerre; pas de "nomination cléricale" c'est-à-dire pas de lien entre les Canadiens, émittons-les, dispersons-les il sera plus facile pour nous de les faire disparaître! Heureusement, qu'à cette action uniforme et accélérée, nous sommes fermement résolus à opposer une réaction égale et de sens contraire! Et l'un des puissants moyens ce sera la mise à exécution complète du programme de la Fédération: des œuvres paroissiales fédérées dans un tout national et tissant au peuple canadien une de ces armures du moyen-âge aux mailles incalculables et serrées, que l'on pourrait atteindre mais qu'il était impossible de fracasser et de rompre.D'ailleurs cette armure nous sommes assez forts pour la porter: forts par le nombre: nous sommes, de la Confédération, le groupe le plus vieux, le plus nombreux et le plus prolifique, et nous serions le plus riche si nous le voulions, et si nous le savions.Je me rappelle la surprise de plusieurs lorsqu'à l'Hôtel-de-Ville de Montréal on déclara officiellement le 13 décembre 1915, que les propriétaires de langue française sont au nombre de 27,137 contre 14,616 d'autres nationalités.Elle ne fut pas moins grande en face d'une conclusion publique d'une conférence, au S.Enfant Jésus, l'autre soir.La Caisse populaire de Lévis fonctionne depuis 1900.En 1917, actif de $676,000; chiffre d'affaires $4,-500,000; nombre de prêts, 1,100; réserve, $32,000.Il y a dans Montréal plus de soixante paroisses ayant la population de Lévis; si nous avions fait la même œuvre nous .aurions : actif, $40,260,000; chiffres d'affaires, $240,000,000; personnes soulagées, 66,000; réserve, $1,800,000 ; pertes, 0.Ces sortes d'opérations financières sont à base de connaissance et de confiance mutuelles; nos paroisses nous permettent cette connaissance.Notre morale catholique nous assure notre confiance; pourquoi continuerions-nous à fournir des armes à nos persécuteurs?Non seulement nous pourrions avoir la force de l'argent niais nous aurons demain la force de l'influence.Il n'y a pas à se le dissimuler; le Canada achève de penser aux autres il va bientôt penser à lui-même.Alors vont se mettre en équilibre inévitable les intérêts agricoles de l'ouest libre-échangiste et les intérêts industriels de l'Ontario protectionists La balance penchera du côté où nous voudrons et à notre avantage si sur l'un ou l'autre des plateaux, nous savons nous jeter debout ! Outre ces connaissances religieuses, historiques, et économiques nos intelligences réclament encore des connaissances professionnelles et techniques.Voulons-nous faire du bien Mesdames?Sovons de notre état et de notre profession et que dans cet état et dans cette profession rien ne nous soit étranger; "arbitre et interprête de la nature, écrivait Marcel Dubois, l'homme est puissant dans la mesure où il sait." Or la première chose à savoir c'est que depuis le péché originel et la naissance de l'Angleterre, l'on obtient que les droits que l'on a la force de prendre et que l'on ne peut imposer sa volonté que dans la mesure où l'on est organisé.N'est-ce pas une des causes de l'infériorité injustifié qu'est souvent obligé de subir la femme?Il y a dans les pays civilisés 150,000,000 de femmes, sur ce nombre 40,000,000 sont des ouvrières salariées et 40,000 à peine sont syndiquées.Raison de plus pour vous, Mesdames, de multiplier vos associations si vous voulez que justice vous soit rendue.Eclairées sur votre état soyez-le aussi sur votre profession.L'apprentissage à tous les degrés de l'industrie et du commerce nous est urgent surtout à nous.Nous ne sommes pas des industriels et des commerçants de race: hier nos pères et nos mères étaient des campagnards.Nous n'avons pas eu le temps d'éliminer l'héritage de routine et d'imprécision qu'ils nous ont transmis.De sérieux efforts sont commandés dans ce "remodelage" de nos personnalités, en harmonie avec les nécessités du moment.A cette condition seule nos travaux individuels comme nos efforts communs auront un efficace résultat."Pour persévérer et survivre, écrivait Edouard Mont-petit, pour prouver que nous sommes ceux que nous croyons être et manifester notre personnalité; pour garder notre langue véhicule de notre histoire, expression immatérielle et totale de tout un peuple, qui constitue pour l'homme, où qu'il soit, un droit naturel et sacré; pour que vive en nous notre raison d'être, et pour qu'elle éclate aux yeux de tous et s'impose comme 8 Montréal — LA BONNE PAROLE — Avril 1918.Vol.VI, No 2.une réalité nécessaire, intangible; pour qu'aux arguments de parole et aux arguments de plume nous ajoutions l'argument plus fort, vivant, incisif comme Taction, irréfutable comme la vie, évident comme le mouvement, l'argument—homme : pour que nous soyons, dans une civilisation, qui en partie n'est pas la nôtre, des égaux que Ton respecte et chez qui l'on est forcé de reconnaître des qualités de race et l'intelligence victorieuse—préparons-nous dans le culte de la supériorité." J'ajouterais aussi dans le culte du devoir puisque comme l'intelligence, la volonté a aussi ses exigences.Devoirs envers Dieu qui le premier a droit à toutes les flammes de nos cœurs, à tous les élans de nos âmes et à tous les efforts de nos personnes.Devoirs envers nous-mêmes que nous-serions fautifs de négliger: Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme?Devoirs envers notre petite famille, et notre grande famille: la patrie canadienne.Devoirs envers l'humanité.Dans l'accomplissement de ces devoirs rappelons-nous que nous sommes solidaires les uns des autres et que d'être l'obligé de ses semblables constitue un titre de noblesse; un titre de noblesse qui ne doit se payer que par le triomphe du bien et de la vérité."Nous avons fait cette besogne," s'écriait en 1915, quelqu'un qui porte fièrement la gloire d'incontestables sacrifices au maintien ferme et sans dol, de la pensée catholique et française au Canada, Henri Bourassa: "nous avons fait cette besogne, nous ne demandons pas qu'on nous en témoigne une vive et bruyante reconnaissance.Nous serons satisfaits si.l'on dit de nous le soir où nous aurons succombé sous l'effort, "Ceux-là n'ont pas eu peur, ceux-là, ne se sont couchés que lorsqu'ils ont été morts." Et ceci nous rapproche des exigences du cœur.Le cœur veut se donner, mais il en est de se donner comme de porter l'épée.Il y a—selon la mâle expression du P.Didon—il y a deux manières de porter l'épée : la manière des chevaliers et la manière des apôtres.Sur la terre on la tient par la garde, on présente la pointe; quand on est apôtre on prend l'épée par la lame, par le bout qui blesse et qui tue: elle devient alors inoffensive; ce n'est plus une épéc, c'est une croix.Quand véritablement on aime ses semblables jusqu'à leur vouloir du bien on attire vers soi les difficultés des œuvres et l'on prend sur soi les infirmités des autres: on change d'être avec ses obligés.Ainsi par ces avances du dévouement nous revenons à Lucie Goyau, et nous saisissons avec le secret de sa survivance le secret de la nôtre."J'aime, écrie-t-elle, j'aime cette expression d'un vieux chroniqueur au sujet de l'empereur Frédéric IT, "Il eut été sans rival, s'il eut aimé son âme." A quelle hauteur n'atteindrions-nous pas si nous aimions les nôtres?Vous surtout.Mesdames si vous aimez les vôtres.Le Christianisme naissant,—lit-on dans son Newman —le Chritianismc naissant attribuait une importance nouvelle à l'âme de la femme.Il perfectionnait cet instrument de conquête et l'apostolat avec les Clotildes et les Radegondes, floraisons léguées par l'automne du vieux monde au printemps du nouveau—comme si c'était par excellence la mission des femmes, celle qu'avait devinée Antigone, alors que les hommes s'occupent à écrire ou à effacer des lois, de garder le culte des lois que l'homme n'a pas faites, mais pour lesquelles il est fait" ;.: Mesdames, aucune loi provinciale, aucune loi fédérale n'oblige les hommes à la foi, aux principes, à la charité, et à l'honneur.Cultivez-les quand même et continuez-nous l'orgueuil de pouvoir dire à un certain monde qui s'étudie à avoir peur et qui se spécialise à ramper, accrochez-vous à vos mères et à vos sœurs; elles du moins, n'ont jamais rien abandonné, rien trahi, et rien déshonoré.A.Dcscltcncs.ont It Le régime alimentaire.Nous indiquions dans nos dernière numéros les principes d'une saine alimentation : elle doit contenir en des proportions déterminées: protéines (albumines) graisses, hydrates de carbonate, sels et eau.Rappelons que les protéines sont absolument essentielles à la réfection des tissus usés, qu'elles aident à la croissance et par conséquent sont indispensables à l'édification du corps humain.Ces substances 6ont contenues surtout dans les œufs, le lait, les viandes etc.Les hydrates de carbone (sucre, farines, gruau, bis-cotins, pain etc) et les graisses, surtout ne sont pas tant reconstructives que productrices d'énergie.Comme une machine consume le charbon, le corps humain absorbe les aliments, les convertit en une masse combustible et ensuite lus consume.Or l'énergie qui en découle est transformée en travail ot en chaleur.Cette valeur "calorifique" des aliments doit attirer tout spécialement notre attention, surtout à une époque où l'on exige des individus une plus grande somme d'efforts.C'est ce que le bureau du "Service National" a compris dans la publication sur l'alimentation en temps de guerre.Il y est dit qu'une personne faisant une vie sédentaire doit absorber la quantité d'aliment6 suffisante pour développer 2500 grandes calories; celle faisant un travail moyen devra pourvoir au développement de 3500 calories environ et un ouvrier faisant de pénibles travaux aura besoin d'une alimentation productrice de 5000 calories.Pour donner une idée concrète de ce qu'est cette unité de chaleur, la calorie, songeons que 100 calories 6ont dégagées si 2.2 lbs d'eau congelée sont portées au point d'ebullition.C'est dire que la chaleur nécessaire au travail humain est considérable et même étonnante.Les menus de nos repas devront être faits en vue de la fournir.A cet effet, l'on devra tenir compte que l'unité de poids (1 gramme) des albumines et des hydrates de carbonne (ordinaire) développe 4 calories, tandis que la même quantité de graisse en développent 9.Voici trois exemples typiques de menu;s hygiéniques et peu dispendieux.Ils peuvent convenir aux personnes faisant un travail sédentaire.Pour réjxmdre à des besoins plus grands, l'on peut augmenter ces menus proportionnellement, a l'aide du tableau des valeurs nutritives publié précédemment.1.Régime alimentaire produisant 2.440 calories par jour.Déjeuner.— 1 œuf : pain, 4 onces ; beurre, £ once ; marmelade, J once; café; lait, 7 onces. Vol.Vf, No 2 Montreal — IjA bonne pahole — Avril 1018.9 àxtt it Diner.— Viande, 51 onces (de 3 a 4 onces après la cuisson) cuite k l'étuvée avec des carottes, des oignons, des nàvete ou C u I «/> •3 .»- ~ 3 & O 0> 3 (J -o o 5 3 cr Madame ASSELIN 175 ouest, Av.Laurier, angle Mance _Tel.: St-Louis 4085_ POULIN & CIE Volailles, Gibiem, (Eun.39, marché Bonsccours.— Tél.Main 7107 TEL.MAIN 3142 J.-A.BELANGER Manufacturier de FOURRURES 158 ouest.NOTRE-DAME angle Si-Pierre TEL.BEU* STLOUIS 992 Rod.Carrière! 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Prière du catholique d'adtion Pour obtenir le don de pété.C'est en effet, ô mon Dieu, un don de votre Esprit, bien plues qu'une disposition naturelle.L'attrait pour les those-; divines, pour les manifestations extérieures de la rel'gion, peut bien préparer les Voies de la piété, être un acheminement vers elle ; il n'est pas la piété ete-méme, il ne dissipe et disparaît, s'il n'est appuyé sur une action profonde de l'Esprit-Saint.travaillant l'aine et s'y établissant.De combien de mes camarades disait-on, en leur première enfance, qu'ils possédaient la piété, piété qui s'en est allée, évanou'e presque insensiblement; sans hâte, ii mesure que l'enfant fa sait place à l'adolescent.La piété est le fruH du séjour de l'Esprit-Saint au plus intime de l'âme, séjour assuré d'ailleurs lorsque le Fils de Dieu y pénètre par le sacrement de l'Eucharistie, avec sa promesse, qui n'a pas été épuisé en une seule fois, d'envoyer son Esprit.J'implore de Vous ce don, ô Esprit de Dieu, afin que la vertu de religion que je dois m'ef forcer d'acquérir chaque jour davantage, engendre en moi, sous votre action, le sentiment filial de confiance, d'abandon, d'amour à l'égard de Celui qui, nous ayant adoptés à titre de frères de son Christ, doit revêtir à nos yeux, le caractère achevé de la.Paternité.Si vous pénétrez ma nature de cette infusion de piété, je deviendrai jaloux de l'honneur de Dieu ici-bas, comme un fils est jaloux de l'honneur de son père ; le nom ilivin, les droits divins, la parole divine renfermée dans les Ecritures et plus spécialement pour moi dans les Evangiles, nie seront «acres.J'aurai à cœur de les garder de tout outrage : Ins amis de Dieu, les saints, deviendront aussi mes amis, comme, tout enfant, j'aimais à rechercher la société dés amie do mon père.Tout le labeur de ma vie chrétienne sera adouci par ce sentiment ; inoins coûteux le* efforts, moins pénibles les sacrifices exigés par l'honneur de Dieu, et plus alerte aussi et plus franchement soutenue la lutte contre mon égoîsuic quand il s'agira d'étendre cette piété filiale jusqu'aux malheureux de toute sorte qui sont, eux aussi, sur la terre, d'authentiques images de Dieu.Ne me refusez pas.Esprit Divin, ce don de piété, qui n'est pas -seulement la récompense des âmes religieuses, niais, aussi le stimulant et le réconfort de celles qui souffrent de n'avoir pas encore pratiqué dans toute son ampleur cette vertu de religion, la plus haute qui s'offre aux efforts de l'homme.Si je l'obtiens de vous et si j'en use selon vos desseins, il consolera et Fortifiera ma- vie chré-fcj une ici-bas: mais il me suivra, aussi là-haut quand s'ouvrira pour moi le repos qui ne sera ni l'immobilité, ni l'indifférence.Charlcs-J.Allcaume.Chez la Sainte Vierge (Extrait d'une lettre) Chemin faisant nous nous arrêtons à Lourdes bien silencieuse et déserte en ces mois, d'hiver: il n'y a guère que nous et quelques permissionnaires.L'un deux que nous interrogeons nous dit être Belge et sur le front dépuis 1014.Privé (Te toute sa famille et n'ayant, en France, personne qui puisse le recevoir, il a demandé à passer sa 1ère permission____a Lourdes-chez la Sainte Vierge-où il ne se sent pas si isolé!. Montréal M.Nap, Briseboie LA BONNE PAROLE — Avril 1918.377 St Christophe Mères de famille, ouvrières, commis/ jeunes filles Maison FILIATRAULT I^les^s Nouveautés, Tapis, Prélarts, Jouets, Poupées.429-433, Boul.S.-Laurent, Montréal, P.Q.cvrwt ft La seule bunque Coii»uiùes en vertu do lu "loi des Banques d'Epargnes" faisant affaires dans la cité de Montreal.Sa charte (différente de celle do toutes les autres banques) donne toute la protection possible aux déposants.Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes quelques- petites qu'elles soient, des veuves, commis, des apprentis et des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d'en faire un placement sûr.Nous vous réservons le meilleur accueil.Le gérant général, A.-P.LESPERANCE, J.-À.-D.GODBOUT PHARMACIEN Angle Çraig et Bonsccours.Main 3379.— Craig et côte de la place d'Armes.Main 1853.— S.-Catherine et Darling, Lasallc 1667.MADAME CABANA Assortiment de plumes de toutes sortes.PLUMES TEINTES, NETTOYÉES, ET FRISÉES 683 ouest.NOTRE - DAME, TH.8257.Fabricant de Stores JALOUSIES VENITIENNE DRAPERIES 4 Buckingham Ave.Tel.Up 1644 Cotation h et Mesures prise» sans frr»i«.C.-J.GRENIER & Cie Fabricants et Importateurs de Corsets.— Grand choix de gants pour daines.40M03 est, STKCATHERINE MONTREAL J.-A.TEASDALE & CIE Lits de plume et matelats réparés DÉSINFECTION de la PLUME par la VAPEUR après les maladies contagieuses 157, VISITATION, Montréal —- Tél.Est 1916 Faites vos achats à nos magasins et épargnez de l'argent."*él.Bell.Est 6400.J.-B.BAILLARGEON (Camionnages) La plus grande organisation de transport 329 est.fuc ONTARIO-Montréal Fleurs Naturelles Artificielles Chas.-C.de Lorimier 250, rue ST-DENIS.Tél.Est 1584 "Le Magasin du Peuple".Rue S.CATHERINE, anglo S.-ANDRE ALBUM VENNAT Contenant superbes desseins d'ouvrages de broderie, dentelles, pyrogravures, peintures, broderies religieuses, etc., pour la modique somme de 25 cents._ Raoul Vennat 642, S.-Denis.— Tél.Bell list 3065 HARNAIS, VALISES, SACS DE VOYAGE, SELLES.TEL.UP 2187.TEL.Res.: Up 1329 JOSEPH SAWYER ARCHITECTE, MESUREUR et EVALUA PEUR.407, rue GUY, Montréal.LAIT CLARIFIÉ ET PASTEURISE CREME, BEURRE OEUFS CRÈME À LA GLACE J.-J.TOÏB E R T LIMITÉE 975, rue SAINT-ANDRÉ LAMONTAGNE LIMITEE Bloc Balmoral, N.-Dame ouest The Queen's Jubilee Laundry CREVIER & FRERES, Props.53-55.57.S9 ouest.Av LAURIER angle St-Uubain TELEPHONE EST 2220 i.J SPECIALITES : Toupet 1 et Transformations.ONDULATIONS "marcel" UT "AMERICAINES" MESSAGE MANICURE SHAMPOOING SINGEING TEINTURE TRAITEMENT DU CUIR CHEVELU Salon de coiffure ouvert le Mined l| solrj.iHqu'a 10 11.MAISON DE BRISSACl COIFFEURS ET P03TICHEURS Madame CAMILLE MAN'EAU 270 st-denis SUCCESSEUR.Tout ouvrage garni en fourrure | une Affectante.J.-E.PETITCLERC Marchand-tailleur POUR DAMES ET MESSIEURS 280 SAINT-DENIS Edifice du ThYatre S t-Denis EST 3305 •___ G-.J.PAPILLON Manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet
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