La bonne parole /, 1 janvier 1918, mai 1918
LA BONNE PAROLE ABONNEMENT (payable en Janvier) Canada et Etats-Unis, SO et s» Etranger* - 80 et» ORGANE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-J EAN-BAPTISTE.Vol.VI MAI No 8 ABONNEMENT ET REDACTION : Chambre 3, Monumont National Boul.Saint-Lavent, Montréal.Tél.M?in 7122.Heures de Bureau de 9 h.a.aa., à 1 b.p.m.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesscs des oeuvres suivantes: Intl.«U-s SourdcS'Muettca Crèche île la Miséricorde Na/.a reth Hôpital Nôtre-Dam^ Hospice Saint-Vmccnt onneourquoi ne pas l'essayer, ]Kjiirquoi ne pas réunir toutes ces femmes de bien affiliées à votre association, et tous ces "hommes" d'honneur qui s'occupent d'œûvres.Dépure longtemps déjà, j'en suis convaincu, vous sentez le besoin de vous rencontrer et de mettre en commun vos aspirations et vos inquiétudes.Aussi cette nouvelle organisation amicale et d'études trouvera un terrain tout préparé, lia très grande majorité des ph liant ropes et les pouvoirs publics adhéreront de suite j'en 6iiis certain, à ce grouj>cmcnt qui se réclamera d'un idéal d'humanité, laissant bien loin dans l'omlve les petites vanités individuelles dont nous avons parfois constaté l'existence.Voici en quels termes, M.Popet, le secrétaire général d'une organisation semblable à celle que je vous propose, définissait son objet :" Nous voulons être une société d'enseignement mutuel, profiter tous et faire profiter après nous les nouveaux collaborateurs bénévoles de l'assistance, de l'expérience que chacun de nos sociétaires a.acquise dans l'exercice de ses fonctions.Nous pensons que ce perfectionnement individuel aura une heureuse influence sur le fonctionnement de toutes les associations de bienfaisance, en préparant, dans la mesure où elle peut être utile, une certaine unité de vues, une certaine uniformité dans l'application locale des prescriptions réglementaires, de sorte que partout, autant que possible, à égalité de misère corresponde l'égalité de secours.Enfin si, comme le croit beaucoup de bons esprits, l'assistance publique n'est pas parfaite, si elle appelle des améliorations, et surtout un règlement inter- Vol.VI, No 3 .Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1918.5 prétatif qui fixe les droits et les» devoirs de chacun, nous croyons que des personnes expcrihientcïes en contact journalier avec les malheureux, pénétrées de leurs besoins, renseignées par la pratique quotidienne sur les insuffisances et les lacunes des lois actuelles, nous avons la prétention de croire que ces personnes donneront aux autorités des indications précieuses, et dont il faudra bien tenir compte, lorsqu'elles auront mis en commun dans les discussions de nos groupes d'études et de nos assemblées générales, leurs kléeo, leur expérience, leur pitié pour les déshérités et les vaincus de la vie." Assurément, si Ton veut un jour civiliser les services d'assistance, c'est en usant d'une association animée de tels sentiments qu'on pourra y parvenir.Il est a souhaiter (pie cette organisation, qui promet le progrès, ne s écarte pas du programme tracé, et, surtout, évite avec le plus grand soin des polémiques inutiles et Ic^ discussions de personnes.Voulez-vous me permettre, Mesdames, avant de terminer, de vous dire quelques mots, sur les devoirs des visiteurs des pauvres.Les visiteurs ont pour devoir de renseigner l'autorité qui attribua les secours.Pour cela, ils doivent examiner les demandes qui parviennent h leur association, ss rendre à domicile auprès des demandeurs, vérifier la réalité de leurs diras et apprécier la.nature de leurs besoins.Les renseignements essentiels qu'ils ont à fournir doivent préciser par un questionnaire, l'âge et l'état civil du demandeur, de sa femme, de ses enfants et des autres membres de sa famille habitant dans le ménage; le prix du loyer, la nature et la.condition du logement, les dettes et les ressources, enfin la duré;- du séjour à Montréal.11 n'est pas toujours facile de réunir tous ces éléments de rapport.Tous l ii libertin, mais s'il est volage ses jeux ne tirent pasn conséquence.Légère rapide et gait* noire diction effleure ces vers sans s'y appesantir.L'Eté9 tout chante dans la nature, le vent chaud nous enveloppe d'une douce carese et nous fait rêver à ces pays enchanteurs, avec des visions d'Orient Oil les fleurs saturent l'air d'un parfum captivant ; chaude et chantante la voix fera sentir dans un mouvement très lent toute la profonde harmonie qui se dégage de ces strophes.Vient l'Aiitoiinie : la nature se dépouille de sa parure d'été, les feuilles tombent.le vent se déchaîne en tempête, apportant dans un grondem nt formidable', les hurlement.; des mers, et l'écho de ces voix désespérées, victimes des equinoxes d'automne.La voix, grondera longuement sur les rimes de cette première strophe, pu s éclatera de toute sa force «laus les derniers vers de la deuxième partie.Une longue plainte nous caractérise l'hiver, après avoir crié, le vent gémit, pleure! nos illusions s'envolent! et désenchantes nous restons avec nos morts, une douleur poignante nous laisse dans l'Ame une impression pénible.Tristement nous nous arrêtons avec émotion et regret sur ces dernières strophes, enlevant à la voix toute sonorité, nous finirons émus et attendris en pensant à nos chers disparus.La voix toute de souplesse devra se plier à toutes ces inflexions et donnera à cette poésie un grand cachet d'originalité.L.L.4 ¦ » LA VRAIE GARDE-MALADE* Dédié à toutes celles qui répondent à rappel de lu détresse humaine.Etre garde-malade n'est pas une vulgaire profession: ne Test pas qui veut, et même celle qui a cette vocation ne le devient pas en un jour.Pour être bonne garde-malade il faut en avoir l'idée.De plus, cette idée, il faut qu'elle soit simple et droite, simple devant la coniplexité de la souffrance humaine, droite pour rester debout au milieu de toutes les luttes, de tout ce qui trouble et détruit et désagrège.Pour résister à ce que peut avoir de démoralisant l'approche de toutes les pires douleurs, quelle force ne faut- ?Avant-propos d'une série de conférences qui sont données aux jeunes filles à l'Hôpital Ste Justine. 10 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1918.Vol.VI, No 3 il pas! Alors, que dire à ces jeunes filles qui s'avancent pour consacrer leur vie à la souffrance d'autrui—que leur offrir, que leur proposer?Faut-il leur masquer la laideur de la maladie, leur atténuer les risques de la profession qu'elles vont embrasser?leur voiler la réalité de ce qui les attend, de ce qui les guette?—Non, ce serait les prendre en traître.— Si un cœur de femme ne voit pas une plaie sans frémir, du moins la pitié qu'il renferme soutiendra sa faiblesse.Il faut savoir escompter le dévouement profond et même l'héroïsme de certaines âmes.— Vous avez en vous-même, mesdemoiselles, une idée qui vous a servi à vous déterminer, un mobile d'action, de décision.11 n'est pas identique pour chacune, et chacune y tient comme à son trésor le plus cher.Quel qu'il soit, il est grand, il est estimable.Il ne faut pas y toucher, il faut s'en servir.Ce (pie je viendrai vous apporter, prenez-le, greffez-le sur votre idée personnelle, sur votre motif intime et déterminant, insérez-le et faites-lc vôtre.Est-ce le désir d'être utile?est-ce la désillusion des choses qui nous trompent, la frayeur des choses qui passent?est-ce un idéal religieux?est-ce la pitié profonde?est-ce l'amour qui vient du Christ?—Quel que soit ce mobile gardez-le dans la région intangible de votre âme, vénérez-le et cultivez-le chaque jour! "Et tout d'abord je vous dis, avec toute la force d'une conviction éprouvée par les faits : Si vous venez ici pour vous donner une carrière, n'y restez pas ! Si votre mobile est le gain seulement, ne tentez pas d'entrer dans cette voie étroite.Vous aurez un gain honorable, un gain assez exceptionnel même pour une femme, après deux ou trois ans d'apprentissage, mais si vous ne veniez que pour cela, fii même vous veniez d'abord pour cela vous feriez fausse roule, car vous ne deviendriez jamais que de pauvres infirmières.Soigner un malade, c'est la plus grande des missions, n'en faites pas une carrière, car c'est uiifi vocation.Il est un principe (pu* gouverne toute la morale professionnelle de l'infirmière: le malade a des droits, l'infirmière n'a cpie des devoirs.Oubli de soi-même, du moi égoïste et cpii doit renoncer â se faire une place; abnégation pour accomplir les actes continuels du dévouement le plus obscur, voilà votre pain quotidien et véritablement l'exercice continuel de votre profession.Donc voilà votre programme moral.Et ne croyez pas que vous puissiez dans la satisfaction d'une curiosité d'esprit, trouver une compensation; cette compensation-là, il faudra la laisser à ceux ou à celles qui ne cherchent pas, dans le soin des malades autre chose qu'un plaisir anormal, qu'une morbide récréation.Vous n'avez pas le droit, vous sen-antes parfaites de la douleur, de vous réjouir à la rencontre d'un 44c;is intéressant.'* Le seul cas, le seul intérêt pour vous, c'est qu'un être humain souffre et que vous pouvez le soulager.Evidemment, pour cela, il faut vous instruire, il faut même savoir infiniment de choses, passer par une incroyable variété d'expériences pratiques.Mais, que toujours en votre esprit demeure inscrit au premier rang ce principe: au médecin la maladie, à l'infirmière le malade.Alors la démarche essentielle sera laite, vous serez prêtes.Vous n'aurez plus, pour acquérir la maîtrise de votre profession, qu'à suivre le cycle raisonné des stages et des leçons préparés pour votre instruction.Théoriquement, pratiquement comme moralement, votre formation est assurée et un avenir magnifique est à portée de votre main.S.R.La sérénité rient de l'harmonie comme la perle vient de la profondeur de l'océan; mais il faut bien l'avouer pêcheurs de perles, chercheurs de beauté se fout de plus en plus rares.La sérénité n'est pas à la mode.L'agitation la remplace dans nos coeurs, dans nos âmes, dans nos esprits.L'homme s'agite, cette vérité est vieille comme le monde mais combien plus évidente de nos jours, où nous avons soif de tout voir et de tout comprendre sans rien approfondir, soif de plaisir nouveaux, de sensations nouvelles.Tout ce qui flatte notre imagination mms séduit, tout ce (jui parle à notre raison nous excède.L'imagination et les nerfs ont remplacé la raison et le coeur et c'est de ce manque d'équilibre dans nos facultés qu'est née la neurasthénie.La neurasthénie est aussi bien souvent le triste fruit de l'égoisme.Penché sur ses chagrins, fermé à tout esprit de philanthropie l'homme a vite fait de mettre son imagination en délire et de se persuader qu'il est un être d'exception parmi l'humanité souffrante.lit quand, par hasard, il "t'eut bien regarder autour de lui ceux qui supportent avec courage les chocs de la rie c'est pour nais dire avec un ah de supériorité : "Un tel?il ne sent rien, il n'a pas de nerfs".Moi, je fais de la ncuraslhéw.c.Et pourtant celui-ci est, le tourment des siens, celui-h) leur consolation.Il serait temps d'être sévère pour la neurasthénie si nous voulons cesser de la voir se répandre dans le monde par snobisme.Un penseur profond qui peut regarder sans sourciller le génie de Pascal, Ernest Hello ne se lasse pas de répéter dans ses ouvrages qu'il faut restituer aux vieux mots leur splendeur, lit certes, s'il est un mot fait de splendeurs c'est bien celui de la sérénité.Arrêtons-nous un instant à penser à t ou tes les qualités qu'il demande et tous les défauts qu'il exclut.La sérénité vit de la foi.de l'amour, de la justice de l'humilité et du renoncement.C'est chez les mères de familles qui peinent, citez les religieux les plus austères que nous la rencontrons le plus souvent.Elle ne peut connaître ni la haine, ni l'envie, ni l'avarice, ni la jalousie car le moindre attouchement avec la laideur la ferai! mourir immédiatement.La sérénité est une beauté qui vient de la plénitude des plus nobles vertus.Elle ne peut être confondue avec la placidité qui n'a pas d'âme.L'une est morte, l'autre est essentiellement vibrante et comprehensive.Dégagée de tout excès de passion la sérénité possède les clartés de la sagesse, aussi a-t-elle cessé de se révolter devant le mystère des souffrances, mais elle va vers elles avec de douces mains en pensant à la rétribution.Et parce qu'elle est dés ici-bas la récompense des sacrifices consentis, elle donne à la vie de l'homme une grande dignité; et quand vient l'heure suprême c'est sur la figure de quelques mourants que nous pouvons parfois la voir dans toute sa majesté.Plus le monde est bouleversé ou étreint par l'angoisse, plus il devrait tendre vers la sérénité et chercher sa vie de lumière, de paix et de sainteté.Mais le moindre devoir que nous lui devons c'est d'apprendre à la connaître, pour pouvoir la saluer lorsque nous la rencontrons.Marcelle André. Vol.Vf, No 3 I/apostolat par la presse Nous extrayons ces lignes du Patriote de l'Ouest.Au oniment où la puissance de l'or, qui a déjà trop matérialisé les âmes, est en voie de bouleverser les bases mêmes de la société dans l'acharnement que mettent les peuples à travailler à leur mutuelle destruction, n[est-il pas opportun que Ton songe, plus que jamais, à fortifier les institutions fondamentales qui devront résister à la tempête, pour que les nations survivent et que luise enfin, dans un monde régéiié par le sang de tant de victimes expiatrices, le règne définitivement établi de la civilisation vraie qui ne saura it être autre (pie le règne du Sacré-Coeur, ardemment désiré?De ces institutions, la plus puissante, comme aussi la pins menacée, est bien la famille.Pour la conservation des traditions nationales au foyer, le journal catholique a certes un rôle considérable à remplir.Le journal, dans sa direction générale, doit se préoccuper, sans doute, des problèmes de l'éducation dans la famille au double point de vue religieux et national, mais n'est-il pas désirable en outre qu'il apporte d'une façon suivie, un enseignement plus précis, plus direct?Sous une forme toujours variée et qui puisse plaire h chacun, c'est à la femme, à la mère de famille, et par elle, à tout le corps familial qu'il doit s'adresser.Dans ce rôle d'éducation spéciale par la presse, il est évident qu'il y a un apostolat très vaste à exercer, où la femme a sa place marquée par la Divine Providence.Aussi, bien loin de voir avec étonnement (pie des.femmes, de plus en plus nombreuses, écrivent aujourd'hui dans nos meilleurs journaux, — et bon nombre le font avec non moins de talent (pie de succès — devons-nous admirer celles qui se sentent attirées vers cette belle oeuvre sociale, complément de leur action souveraine au foyer.Il nous semble minée qu'un journal ne saurait être complet s'il n'a pas au moins une page qui réponde h ce besoin.A.I\ Auelair.o.n.i.LES CERCLES D'ÉTUDES Notre Concours.Tous les membres de cercles affiliés sont invités à prendre part au concours institué par la Fed.C.K.C.F.Il consiste en un compte rendu et une appréciation aussi pratique que possible de la "Journée d'Etude".Les copies, signées d'un nom de plume seulement, devront être adressées d'ici au 1er juin à Ml,e G.Le Moyne, 262 Parc La fontaine.Rapport du Conseil Fédéral H du Comité Central.Ce double rapport couvre le temps écoulé depuis la dernière Journée (l'Etude, qui eut lieu le 2 juin J9J 7, jusqu'aujourd'hui; c'est-à-dire les onze derniers mois de la vie active de noire Fédération.Que celles qui savent bien ce qu'il faut entendre par ces mots de Conseil Fédéral cl de Comité Central, ne permettent en faveur des personnes qui pour la première fois noua font l'honneur d'assister h ces séances, de donner quelques explications sur le caractère propre à chacun d'eux.Si je puis emprunter à la politique son langage, je dirai que le Conseil Fédéral a dans la Fédération, le pouvoir législatif, mais, et je ne fais plus de comparaison, 1> ce pouvoir il l'exerce uniquement en vue des intérêts généraux des cercles.Pour ainsi légiférer, le Conseil Fédéral se réunit régulièrement une fois l'an.Cette assemblée se compose essentiellement de deux déléguées de chacun dés cercles affiliés et d'un aumônier-directeur, qui, «seuls, ont le droit de vote; toutefois tous les membres de» cercles v sont cordialement, in-Vîtes et ont voix délibérante.A cette réunion le Comité Central fait un rapport de son administration; l'on procède aux élections du Conseil, à celles des six membres qui devront formés le Comité Central pour un nouveau terme, puis, l'assemblée discute et détermine le programme de la Journée d'Etude, et trace au Comité Central un plan de travail pour toute, l'année.C'est la partie invariable de l'ordre du jour, mais le Conseil Fédéral peut être encore appelé à voter certaines modifications aux sitatuts, ù approuver des affiliations de cercle, et à décider de toutes autres mesures d'intérêt général, présentées par le Comité Central, ou par les cercles, qiîi les ont fait» insérer dans Tordre du jour.Comme cet ordre du jour a dû être envoyé au moins un mois à l'avan'ctô, a tous les cercles, qui ont étudié à leurs propres réunions tous les articles au programme, les idées sont passablement mûries, et la discussion à l'assemblée du Conseil Fédéral est générale.Toutefois Ton s'entend a l'amiable et le vote clôt tous les débats.L'ordre du jour épuisé, le Conseil Fédéral est.dissous.Voilà une vie bien éphémère dire/.-vous?.Do fait, le conseil n'a duré que ,1e temps de la séance, mais en principe il demeure, puisqu'il tire ses pouvoirs de tous 1©3 Cei'cjles, dont il ne fait, que représenter les intérêts, et, nos cercles ont bonne vie ! ^ :X: :X: Au pouvoir législatif du Conseil Fédéral, nous pouvons opposer pour en mieux faire saisir la différence, le pouvoir exécutif du Comité Central.Celui-ci met à exécution les décisions du Conseil Fédéral.11 prend certaines mesures que nécessitent les événements oonrant'3, si elles sont inspirées par un motif d'ordre général.—Il peut encore préparer |>our le soumettre au Conseil Fédéral, le programme de la Journée d'Etude.— ri vote l'affiliation des cercles qui lui en ont fait la demande; il convoque le Conseil Fédéral en séance ordinaire ou extraordinaire; prépare l'ordre du jour de ces séances avec la collaboration des cercles, si ceux-ci ont.des motions a présenter.Le Comité.Central organise encore la Journée d'Etude, perçoit les contributions, fait, la correspondance, entretient avec les cercles affiliés des relations amicales et suivies, et s'applique à rendre service à tous les cercles, en général ou aux personnes qui s'intéressent aux cercles.Malgré ces charges et ces responsabilités, le Comité Central n'a pas droit de vote, mais simplement voix consultative, dans les délibérations du Conseil Fédéral.Ajoutons eai toute justice, que ses conseils sont toujours gracieusement et favorablement, aqcueuillis par tous les cercles.Voilà une discussion un peu longue avant de rentrer dans mon rôle de ssecrétaire qui veut que je vous présente aujourd'hui ce rapport annuel du Conseil et du Co- Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 191S. 12 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1918.Vol.VI, No 3 mité Central.Le 13 décembre 1917, sept des huit cercles affiliés envoyaient chacun *2 déléguées pour former le Conseil Fédéral, sous la sage et généreuse direction de sa Grandeur Mgr Gauthier, qui avait bien voulu accepter de diriger entièrement notre Fédération.Plusieurs autres membres de certes, puis quelques invitées noue faisaient l'honneur d'assister à nos délibérations.L'ordre du jour à part les choses de routine , élections et comptes-rendus, comportaient deux questions importantes : le programme de la Tournée d'Etude et le plan de travail du Comité Central.Le Comité Central avait cette année préparé un programme pour la journée d'Etude, qui, après correction, fut ramené à celui que nous parcourons aujourd'hui.Sur la seconde question, il fut décidé de manitenir au Comité Central, les quatre sections qui se partageaient déjà tout te travail (la fond.Ces sections -.sont celles des programmes d'études, des bibliographies, de la propagande et dss œuvres, dont on précisa pourtant le mode d'action.Peut-être Tie serait-il pas inutile de revenir un peu sur l'objet de chacune de ces quatre sections.T.Titi section dite des programmes d'études a été instituée pour venir en aide aux cercles dans la composition de leur plan d'étude de l'année, car de ce dernier dépend souvent le succès du cercle.Le Comité Central répond donc toujours avec plaisir et empressement à toutes les demandes de ce genre.Il voit encore à la publication d'articles, de conseils, propres à donner une meilleure orientation et un développement p us rapide, aux études entreprises.Cotte section s'alimente elle-même à différentes sources, mais comme elle n'oublie pas que le premier principe de la Fédération est l'enir'aide, elle invite les cercles à lui faire part de leur programme et do leur méthode, d'étude, dont elle s'inspire à l'ogeasion, et qu'elle publie parfois pour le plue grand béni fi ce de tous.IL La section des bibliographies est chargée de préparer et de recueillir des analyses de lectures sérieuses, ou des indications précises et variées sur des livres à portée sociale, religieuse, scientifique, littéraire ou autres.Constituées en système de fiches, déposées au Comité Central, et faciles à consulter, ces bibliographies sont destinées à former une riche documentation, bien propre à éviter des tâtonnements et à faire respecter la doctrine dans la préparation d'un travail de cercle.Mais pour que ces bibliographies soient pleinement utiles, pour éviter en les faisant des appréciations incomplètes, d'un caractère trop général ou trop personnels, il serait bon peut-être de les faire suivant un certain plan.La.table des matières, les en-têtes et sommaires des chapitres, voire la préfaon, constituent souvent par eux-mêmes une analyse complète du livre qui les contient.Mais l'habitude de faire ces analyses, corrigera pon-à-peu bien des défauts, fréquents chez ceux qui débutent, et que le Comité Central se permettra de corriger sur ses fiches.ITT.La section de la propagande a pour objet 1 expansion dos cercles et le recrutement de leurs membres.Elle peut travailler à cette fin indirefitemfinit en suscitant par la parole, par la plume, par l'exemple, l'idée aptistc doit se charger de l'organisation de conférences publiques propres à faire l'éducation des parents sur les soins à donner aux jeunes enfants."Catholic Women's League": — Le 3 mai a eu lieu la première réunion annuelle de la "Catholic Women's League" sous la présidence de Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque.Depuis son inauguration cette organisation fait déjà sentir son influence en faveur de l'action sociale catholique à Montréal.Le comité d'oeuvres de charité s'occupe du "Loyola Convalescent Home" où l'hospitalité a été offerte à au delà de 200 convalescents, hommes et femmes.Cette oeuvre a été hautement louée par Monseigneur.Un comité de la ligue étudie la question des salles de récréation pour les jeunes filles exposées aux dangers de la rue.Un cercle d'étude a aussi sa place dans la C.W.L.Les études sociales formeront le principal sujet au programme l'année prochaine.Le Comité de la Croix Rouge fonctionne activement.Cercles Fermières: — Les Cercles de Fermières fonctionnent depuis plusieurs années dans nos campagnes.L'intérêt qu'on y porte et leur utilité vont grandissant.Il est un des plus surs moyens d'empêcher les jeunes filles des .campagnes de se diriger en si.grands nombres vers les villes.Grâce aux Cercles de Fermières elles sont à même rie mettre en pratiqué les notions apprises aux Ecoles Ménagères, elles s'encouragent naturellement dans l'étude des petites industries agricoles.Il y a actuellement 10 groupes de cette nature dans notre province: ils sont établis à Chicoutimi, Robcrval, Champlain, St Agapit de Lotbînière.Trois-Rivicrcs, Plessisville, Beaûccville, Maria.Rock Forest et Laprai-ric.Quelques uns de ces groupements entretiennent des jardins coopératifs en plus de jardins à domicile.Le ministère de l'Agriculture encourage de son mieux celte oeuvre.Il lui fournil des graines de semence et les instructions nécessaires par l'entremise d'autorités compétentes.Le service provincial de l'Agriculture a fourni pendant l'année dernière 2600 oeufs d'incubation à neuf cercles.L'Apiculture est aussi très répandue.Certains groupes entretiennent jusqu'à 24 ruches.Les membres des cercles s'appliquent aussi aux travaux du tissage pour linge de maison, toiles et vêtements.Mlles se sont souvent distinguées aux expositions provinciales.Un résultat du suffrage féminin; — la revue catholique bien connue aux Etats-Unis et au Canada l'"Ave Maria" rapporte dans son numéro d'avril le témoignage PAftOîjfc — Mdj 1918; Vol.Vt, No 3 ===g===g=gggB3E= L • BÉÉ ¦ d'une femme qui a vécu en Nouvelle Zélande pendant plusieurs années et qui affirme que grâce au vote des femmes les mesures de tempérance ont eu plus de succès, que la corruption électorale a été sensiblement diminuée."Au reste, dit-elle, il n'en résulte pas de dissension dans les familles.Les enfants de Marie et les religieuses votent régulièrement sans rien perdre de leur ressemblance à leur pur modèle, la très Sainte Vierge." Et Ton va jusqu'à dire que ceux-là même qui s'opposaient autrefois au vote féminin, regrettent aujourd'hui qu'il n'ait pas triomphé plus tôt.Les Femmes à McGill.— A une séance spéciale de la corporation du McGill, il a été décidé d'admettre les femmes àl'étude de la médecine et de l'art dentaire.La résolution comporte que les femmes devront, pour étudier ces sciences, être porteurs d'un diplôme de bachelières ès-art, conféré par une université reconnue.Pour la première fois au Canada, on voit cette année, les noms de deux femmes sur la liste des gradués du Collège d'Agriculture McDonald, affilié à McGill.Ces deux femmes sont bachelières en agriculture.< » » LES LIVRES A LIRE Les retraites fermées, par le R.P.J.-P.Arcltambault, s.j., (1075 Rachel est).Tous les catholiques et particulièrement ceux qui s'occupent d'oeuvres ne sauraient ignorer en quoi consiste les retraites fermées dont on fait tant de cas de nos jours.Pour apprendre quelle est .leur nature et leur but.comment et où elles se font chez nous, il faut lire le livre apostolique du K.P.Archambault.Cet ouvrage agrémenté de gravures fort belles et d'un style très littéraire est d'ailleurs d'une lecture agréable.On y a ajouté un appendice sur les retraites de femmes, qui est pour nous du plus haut intérêt.La Fierté, par le R.P.Louis La lande, s.j.( L'action Française).L'entraînante conférence faite par le R.P.Louis La-lande a l'une des soirées de l'Action Française, vient d'être publiée.Psychologue, moraliste et patriote, l'auteur a bien su faire Vendre à son sujet tous les sons qu'on pouvait en attendre.La Confédération Canadienne, par l'abbé Lionel Groulx.(Le Devoir).Ce volume comprend la série des conférences données par l'auteur à l'Université Laval.Le public canadien confiait déjà la haute valeur de ces leçons d'histoire et de patriotisme.11 en sera donné, le mois prochain une étude plus détaillée.Le sujet dans l'oeuvre d'art.— Par le R.P.V.M.Breton, o.f.w.(Le Devoir.) C'était le titre d'un remarquable article paru il y a peu de temps dans "Le Devoir" et qui vient d'être édité sous forme d'élégante plaquette, lille mérite d'attirer longuement notre attention.D'abord parce que la thèse défendue par l'auteur est subtile et complexe/qu'elle met en jeu les merveilleuses ressources du philosophe et de l'artiste.En second lieu, parce que l'inspiration de l'art n'est pas indifférente à l'avenir d'un peuple et qu'il nous importe d'en bien connaître les principes sacrés.Quoi qu'il puisse sembler paradoxal, l'auteur sait nous découvrir les liens qui rattachent entre eux les grands maîtres de tous les âges.Il esquisse une saine et large philosophie du Beau, telle qu'on l'oublie parfois de nos jours. Vol.VI, No 3 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1918.15 à Rayon violel de Branston i i c u £ 3 u > «2 S § S * E o C u o — c> = 3 CO tî ?3 « 4 cr > Madame ASSELIN 175 ouest, Av.Laurier, angle Mance Tél.: St-Louis 4085_ POULIN & CIE Volailles,' Gibjebs, Œufs.39, marché Bonsecours.— Tél.Main 7107 Rod.Carrière! Henri Seneca! 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des 'Servitudes de la matière, et gouvernée par la seule raison.Si le Catholicisme est essentiellement une lutte de l'esprit contre la chair, ces tendances spiritualistes lui recommanderont le français comme un de ses auxiliaires les plus précieux.Il est donc en droit, notre noble parler de France, d'ambitionner une place hors pair au service de Dieu.Toutes les langues ont à rendre hommage au Maître de la création.Toutes s'honorent en le glorifiant chacune selon ses ressources et son génie.Il s'en trouvera de plus riches que la nôtre pour diamanter de la magnificence de leurs décorations l'ostensoir au coeur duquel sera enchâssée et exposée la doctrine du Christ.Mais nulle ne fournira un cristal aussi limpide pour recueillir, comme dans une custode transparente, la divine lumière et à travers cette enveloppe toute pure la faire briller sur l'universj dans le rayonnement de sa splendeur immaculée.Abbé ThcUier de Pondlicvillc.1 16 £.aap.Brlsebojo Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1 377 st Christophe Mères de famille, ouvrières, commis, jeunes filles FILIATRAULT It*, f.16778 Nouveautés, Tapis, Prélarts, Jouets, Poupées.429-133, Boul.S.-Laurent, Montréal, P.Q.mm La seule banque cuiisiuues en vertu do !."loi dos Banques d'Epargnes" faisant affaires dans la cité de Montréal.Sa charte (différente de colle do toutes les autres banques) donne toute la protection possible aux depo snnts*.Elle a pour but spécial do recevoir les épar gnes quelques petites qu'elles soient, des veuves, commis, des apprentis ot des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d'en faire un placement sûr.Nous vous réservons le meilleur accueil.Le gérant général, _A.-P.LESPERANCE, J.-A.-D.GODBOUT PHARMACIEN Angle Craig et Dunsecours.Main 3379.— Craig el côte île la nlace d'Armes.Main 1853.— S.-Catherine et Darling.Lasallc 1667.J.-L b AZlNËÎ Fabricant de Stores J.\ LOUSl KS Y EN IT IENN M D RAI! 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