La bonne parole /, 1 janvier 1921, janvier 1921
MONTREAL, JANVIER 1921 Vol.IX.N o.1 > tar* W« ' «PS f 9L a?IJo * ' I 1 v - 4M .• VW.«iWl - all lli i M I • ." < • -it:.-s* .'« t Mil '.' .!'f >"''5« n't Kf.• - ' I x V j •Mr 3# * «V" 7 ni / S .• .• -\ ,v-> \ I s Entre nous Des souhaits pour l'an nouveau.M.-J.(Jâriu-Liijoîc ( ^ironique de • oeuvres Résuîtat de l'enquête auprès des cercles.Poiir le !•«:>«*:- : Le cauchemar .fçtiH tic France.L'indigente, roinan .îitdrâv Jurrct, La plainte de la \ ierge.Plan «le causerie.LIvrt qu'il faut lire.Ue i tin du travail : Lc-i femmes au service nvil.( fois, L'effroi * La voici seule maintenant dans le noir de la nuit, regardant, inquiète, autour d'elle.?Que c'est immense, Paris!.Comme il est loin, le village qu'elle a quitté hier.la petite gare fleurie où ses parents l'on conduite!.Ses parents.?Ils sont chez eux à cette heure, bien au chaud, tout autour de la cheminée flambante.La soupe fume sur la table, et tout à l'heure ils auront leur chambre, leur lit pour se coucher, sous le regard caressant des objets familiers.Et elle.?* * * La voici rappelée à la réalité.Pourvu qu'il y ait de la place!.Le S7.c'est bien là.! Elle' se recule, cherchant le numéro.?Où est la sonnette.?Puis elle attend, ne sachant pas si vraiment elle a sonné, et n'osant pas recommencer trop vite.Comme c'est lugubre Paris le soir, quand on est seule, à quatre cents kilomètres de chez soi! Enfin, la porte s'ouvre, et dans cette porte s'encadre la bonne figure d'une religieuse.La jeune fille est sauvée.Vite, elle explique son cas : L'administration des Postes, ou le Contrôle central des chemins de fer, ou le Ministère des régions libérées l'a appelée à Paris.elle ar- 12 Montrai — LA BONNE PAROLE — Janvier 1921 Vol.IX, No 1.rive, mais elle ne sait ni où se loyer, ni m) se coucher, ni où prendre ses repas.Heureusement, on lui a indiqué les Soeurs de la rue de Tocqueville; aussitôt, elle a sauté dans une voiture et.la voici !.* * * La religieuse écoute.hoche la tête tristement.— Mais, ma Mère, vous n'allez pas me laisser sur le trottoir!.— Ma pauvre enfant!.'fout est plein, archi-plein!.— Mais alors, quoi faire.?Où coucher ce soir.?Kt il v a de l'effroi dans les yeux de la jeune fille.Cet effroi, la religieuse le comprend.Oh! comme elle voudrait écarter les murs, faire surgir des chambres, des réfectoires.Mais elle ne le peut pas.elle n'a pas le don des miracles.Alors.?Alors.?Finalement, la porte se referme.L'enfant de vingt ans se retrouve seule dans la rue qui parait plus longue, plus noire, plus sinistre.Elle s'en va, traînant la valise.Elle s'en va, lasse, découragée, demandant aux passants inconnus s'il n'y a pas une maison pour elle.?ne pouvant se faire à l'idée que, dans une ville comme Paris, on n'a pas prévu cela.son cas, son arrivée, sa solitude, sa légitime épouvante.Et la nuit s'avance.* Et des regards suspects la frôlent.Là-bas, une lumière crue troue le nouveau le noir de la rue: Hôtel.Chambres meublées.Si elle entrait.?I lélas! elle n'a pas le choix.Un garçon en bras de chemise arrive, la détaille, elle et sa valise.C'est "du dix francs".La voici là, debout, dans le petit vestibule graisseux.des clés à droite, des clés à gauche.elle entend le bruit de la vaisselle remuée, des coups de sonnette, des échos populaires de café et de billard.Enfin on se décide à lui donner une réponse.Il reste juste une chambre à deux lits au cinquième.mais on ne la lui comptera que comme d'un lit.Dix francs, payables d'avance.Elle n'a pas mangé.La tête fait mal.Déjà vingt francs dépensés, et elle n'a pas encore quitte son chapeau !.«.Ne dites pas que j'exagère, je fais île la photographie.Savez-vous combien de fois s'est présenté ce cas ce mois-ci.?Douze cents fois rien que chez les religieuses de ma paroisse.Vous entendez bien.tPouzc cents fois.Et je dis qu'il y a là un péril féminin immense, angoissant.J'ai réuni un certain nombre de ces jeunes filles l'autre jour,dans un hangar que je viens de construire pour elles, ej je leur ai demande: "Quel est le plus pressé.?Des chambres ou des réfectoires ?" Toutes m'ont répondu : "Des chambres et des chambres !." Et elles ne voient pas "grand" les pauvres enfants.Elles ne demandent (pie des cellules de religieuses, mais où défendues, préservées, elles seraient cites elles.11 y a là, à faire, une oeuvre pressée, simple, criante.une oeuvre qui se suffirait à elle-même, car ces jeunes filles, en général, gagnent bien leur vie et offrent de payer ce qu'il faut.Je vois quelque chose comme un jeune béguinage.des petites chambres claires et gaies.des réfectoires très simples, une grande salle familiale et une chapelle, où ces jeunes filles viendraient chercher la force dont elles ont tant besoin ! * * * Le bien qu'on ferait là à cette génération qui monte!.Paris tendant les bras à la province, non plus pour pour lui voler ses enfants, mais pour les garder contre la Bête qui les guette, et qui en salit tous les jours.Oui fera cela.?Oui le fera vite.?Moi qui assiste à la ruine quotidienne, je pousse le cri d'alarme.Je supplie Dieu qu'il soit entendu! Pierre ¥ Ermite.Esquisses Graphologiques é1 Petite soeur Anne.— Beaucoup de fort belles qualités, peu de défauts.Elle.devait s'y attendre et m'écrit le mot le plus gracieux; non, ce n'est .pas par indulgence, ni pour quelque raison que ce soit: croyez que je m'efforce d'être sincère et.impitoyable.Donc, je crois à une personne d'intelligence vive, cultivée, un peu sinon beaucoup et imaginative; sans la neutraliser tout à fait, la raison et une certaine timiditée brident cette imagination.L'activité, tant dans le domaine matériel (pie dans celui de l'esprit, nie paraît soutenue et très grandes sont la vivacité et rimpressionnabilité.Elle est affectueuse, sans excès de sensiblerie, mais à la manière rayonnante et dévouée, ce qui vaut mieux.Une exquise l>onté d'âme, de la douceur, gaité et urbanité.De la conscience, aussi.La volonté est très vive, parfois autoritaire, et quoique coupée de petites timidités, on peut la déclarer forte et constante.Comme ombre au tableau: un brin d'égoïs-me, ce qui m'étonne, et de l'orgueil, n'est-ce-pas?Elle doit aimer la gloire, les succès, mais jamais au point d'en perdre le sommeil.Susceptibilité?Un petit échec, un mot humiliant la déconcertent et l'abattent, mais elle se relève vite.Peu de patience.Dans quelque voie qu'elle se dirige, suivant son attrait, les circonstances, etc., — elle peut faire beaucoup de bien et entraîner les âmes, si elle veut cultiver son être moral.Yvonne.— Personnalité encore peu accentuée.Enfin si mes lunettes scientifiques disent vrai, Yvonne est délicate, enjouée, impressionnable, avec une volonté nette mais curieusement timide.Peu active, elle doit préférer s'amuser avec les enfants pour qui elle a des indulgences et des ravissements de grand'mèrc, que s'astreindre aux petits travaux qu'on se croit en droit de réclamer aux fillettes.Insouciance et bienveillance naturelle tendance à vénérer.Comme son aînée, je crois qu'elle sera une dévouée.Enfin, il se pourrait qu'elle aime assez peu à être contredite et qu'elle sache fort bien défendre ses idées.Mlle n'est pas très ouverte.Pourquoi donc?On dirait qu'elle se défie au moment de se livrer.A elle aussi, il faut peu pour être abattue, mais l'ardeur optimiste revient vite.La graphologue. Vol.IX, No 1.Montreal — LA BONNE PAROLE — Janvier 1921 13 ft-8- RESULTATS DE L'ENQUETE faite auprès des cercles, à Paccasion de la "Journée d'Etudes", 1920.Nous donnons les réponses anonymement, en indiquant leur provenance par un chiffre.1.—Combien de vos membres ont les loisirs suffisants pour s'occuper d'oeuvres?(1) Les membres de notre cercle qui s'occupent d'oeuvres y consacrent leurs loisirs.(2) Sur 27 réponses, 10 oui; 6 un peu; 11 non.(3) Quatre d'entre nous ont les loisirs suffisants pour s'occuper d'oeuvres.(4) 6 membres ont les loisirs suffisants pour s'occuper d'oeuvres, mais 20 membres s'en occupent, ce sont en général les membres qui ont le moins de loisir qui s'occupent le plus d'oeuvres.(5) La plupart peuvent y consacrer quelques heures par semaine, sans pour cela être capables de le faire régulièrement et à jour fixe.(6) 3 membres.II.—Combien ont une occupation professionnelle'/ ( 1 ) Sur 107 membres faisant partie des conseils des associations professionnelles, je n'en connais qu'un qui n'a pas une occupation professionnelle.(2) Sur 29 réponses, 14 oui.(3 ) Une seule.(4) 21 membres ont une occupation professionnelle (5) 6 ont une occupation professionnelle.(6) 3 membres.III.—Combien de vos membres doivent consacrer tout leur temps aux travaux domestiques?(1) Quoique presque tous occupés au dehors, je ne craindrais pas de dire qu'une bonne moitié de nos membres s'occupent des travaux domestiques, le matin, le soir et le dimanche, soit pour aider la mère, soit parce qu'elles tiennent elles - mêmes maison ou qu'elles soient en chambre.( 2 ) Sur 29 réponses, 3 en partie ; 3 tout leur temps ; 23 aucun temps.(3) 10 doivent consacrer tout leur temps à peu près, aux travaux domestiques.(4) 8 membres doivent consacrer tout leur temps aux travaux domestiques.(5) 7 doivent y consacrer la plus grande partie de leur temps.(6) Aucun.IV.—A quelles oeuvres s'occupent les jeunes filles de votre cercle?(1) Les membres du cercle des oeuvres économiques s'occupent de leur oeuvre respective (associations professionnelles) et des oeuvres paroissiales, tout particulièrement les employées de manufacture, il y a sans doute quelques employées de magasin et du bureau qui s'y prêtent, mais je n'en connais pas chez nos membres.(2) Sur 36 réponses: propagande sociale, S; ou-vroirs, 31 ; couture des Enfants de Marie, 9; visites aux pauvres, 1 ; oeuvres de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 4; Hôpital Sainte-Justine, 3; trois jeunes filles ne s'occupent d'aucune oeuvre.(3 ) Sans réponse.(4) Nos membres s'occupent de l'apostolat de la prière, de bazars pour nos maisons de charité, de couture pour les pauvres; de la caisse dotation, de l'association professionnelle des employées de manufacture, du patronage de l'A.C.J.C.(5) Oeuvres de charité privée, oeuvres paroissiales et surtout Propagation de la foi.(6) Aux oeuvres paroissiales: 3 au patronage, 10 aux Enfants de Marie, 10 à la caisse dotation.V.—Quelles études ont faites les jeunes filles de votre cercle?( 1 ) Sans réponse (2) Sur 28 réponses; les études du baccalauréat, 14: du brevet académique, 2: Cours gradué, 6: Cours supérieurs, 2; Cours privés, 1 : Cours complet, 1 ; Classes de brevet académique (sans parchemin), 1; Cours de science à l'Ecole d'Enseignement supérieur,1.(3) Les jeunes filles de notre cercle ont fait des études primaires.(4) Apologétique, Histoire du Canada.Sociologie, Littérature, Vocabulaire.(La question a évidemment été prise dans un autre sens que précédemment.) (5) Toutes, excepté trois membres, ont fini les études du cours primaire supérieur.(6) 1 est bachelier: 20 ont fait le cours primaire: 1 aucun cours.VI.—A quelles i tudes s'intéressent les jeunes filles de votre cercle?(1 ) Elles se sont intéressées aux questions économiques sans cependant faire d'études personnelles comme les années précédentes.(2) Sur 32 réponses: étude des langues, 1: littérature, 6: questions sociales, 10; pédagogie, 3 : études religieuses, 4: latin, 1; histoire, 2; à aucune étude particulière, 4.(3) Nos membres aiment l'étude de l'histoire nationale et goûtent aussi particulièrement ce qui a rapport à la formation religieuse intellectuelle, sociale de la jeune Mlle.(4) L'apologétique et la littérature.(5) Etudes diverses comme le sont les goûts de chacune: religieuses, nationales, sociales et littéraires au dernier plan.( 6 ) A la psychologie pédagogique.VII.—Qu'attendez - vous du comité central?( 1 ) Qu'il fasse bénéficier d'autres cercles de quelques travaux de leurs membres.(2) Qu'il organise la "Journée d'Etudes" et maintienne l'émulation entre les cercles.(3) Nous attendons du Comité central des indications plus précises pour l'établissement et le bon fonctionnement des oeuvres.Nous désirions aussi qu'il puisse avoir des rapports plus fréquents avec les cercles affiliés de fac,on qu'il exerce sur ceux-ci.une influence plus directe et plus.stimulante.(4) Une liste de travaux à faire, avec plan et bibliographie.(5) Le Comité Central servant de lien entre les cercles, il est à souhaiter qu'il établisse des relations entre les différents groupements.11 faudrait donc que 14 Montréal — LA BONNE PAROLE — Janvier 1921 Vol.IX, No 1.ses réunions soient assez fréquentes pour donner aux membres l'occasion de se consulter, et de pousser l'exécution des mesures adoptées par le Conseil Fédéral.On souhaiterait que le Comité Central s'étudiât à développer l'intimité entre les cercles.La "Journée d'Etudes" ne suffit pas pour cela.Certaines visites échangées entre les différents groupes, auraient -pour résultat de faire connaître l'esprit et la nature de chaque cercle, bien plus efficacement, il nous semble, que les rapports les mieux préparés.Ou encore, une journée de recollection générale, une ou deux fois par année, serait une occasion de cimenter une union toute chrétienne et surnaturelle.(6) 11 nous obligerait beaucoup en nous indiquant un programme d'études.VIII.—Qu'est - ce que vous lui reprochez' (1 ) De ne pas nous visiter plus souvent par ses différents membres.(2 ) De ne pouvoir, à cause du peu de collaboration qu'il rencontre, remplir tout le programme qu'il se trace à ses diverses réunions.( 3 ) Sans réponse.(4) Nous n'avons rien à lui reprocher.Je dois avouer que nous avions grandement peur qu'on nous impose un programme ou telle oeuvre spéciale.Nous restons convaincues que chaque cercle doit répondre aux besoins de sa localité.Le Comité Central a respecté nos idées et secondé nos efforts par l'encouragement qu'il nous donne.(5) Faire des reproches est très délicat et très facilement injuste: la critique est aisée mais l'art est difficile, aussi, nous récusons - nous à blâmer.Tout au plus, en vue du mieux, nous sommes - nous permis de suggérer les souhaits qui ont été exprimés loyalement dans la réponse précédente.(6) Nous aimerions qu'il dirige nos études.JX.—Quelle utilité en aves-Z'ous retire/ (1) Pas encore de bénéfice (économiquement parlant).(2) L'organisation annuelle de la "Journée d'Etudes" sans compter l'obligation qu'il impose en quelque sorte à chacun des cercles de passer à travers les moments difficiles.( 3 ) Sans réponse.(4) Mous nous sommes servis des plans et bibliographies fournies par le Comité, il y a trois ans et nous en avons retiré un grand profit.C'est pourquoi nous désirons avoir une antre liste, la nôtre étant épuisée.(5) Par les "Journées d'Etudes'1 qu'il a préparées, le Comité Central nous donne l'occasion de nous renseigner sur diverses questions, de voir ce qui se fait dans les autres cercles et d'en tirer profit.Il est à regretter cependant, que le choix du sujet mis â l'étude ne soit pas, d'ordinaire, d'intérêt plus général pour nos cercles, tels que constitués par la Fédération.(6) Il est toujours prêt â s'occuper des intérêts des cercles d'études.UN APPEL Nos fidèles abonnés voudront bien se rappeler que leur contribution de êl.00 (avec 50 p.c.de remise aux membres d'associations professionnelles, etc.) devient due en j anvier.Us nous rendront service en l'acquittant sans autre avis.Tout retard dans le paiement de l'abonnement impose à l'œuvre des sacrifices qui entravent son action, et nous aurons le regret d'être obligées de supprimer de nos listes les noms de ceux qui ne répondent pas à notre appel très pressant.Adresser par bons de poste ou chèque à chambre 3 Monument National, Boul.St-Laurent.3 * S?3:* ça» g?rsft 2 * Vol.IX, No 1.15 Notre Courrier ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ La Catholic Women's League avait son banquet le 11 janvier, au Ritz Carlton.La réunion très brillante fut rehaussée par la présence de 1*1 Ion.juge Norris, qui preside à New-York les tribunaux de l'enfance et des relations domestiques.L'intéressante conférencière, car le juge Norris est une femme, nous a exposé le caractère de ses fonctions.Ces cours sont dépouillées de toute ambiance énervante; elles revêtent un caractère familial.Point d'avocats dans ces cours, les parties sont appelées par le jugé qui rassemble, au besoin, la famille entière: père, mère et enfants: les interroge et s'efforce de démêler la vérité.La sentence est exécutée sous l'autorité de la loi: niais, son objet est moins de punir que de sauver! Ce que nos oeuvres sociales font dans le silence à Montréal, par exemple, la société de protection des femmes et des enfants, s'accomplit avec force et autorité dans la grande cité américaine.Madame Norris a l'oeil exercé pour juger d'une situation.Elle s'efforce de maintenir le lien familial et de soumettre le délinquant à une surveillance qui l'aide à tenir ses bonnes résolutions.Le service social est généralement confié à des oeuvres de bienfaisance qui se font les instruments des décisions judiciaires et apportent tout leur dévouement à l'amendement de la conduite des condamnés.Il n'y a aucun doute que le bien accompli par les tribunaux des relations domestiques à New-York doit nous faire réfléchir et nous laissent en face de cette interrogation : ne devrions - nous pas les posséder à M ni ureal ?Nos félicitations au Catholic Women's League qui vient de soulever ce problème.Mademoiselle Idola Saint-Jean vient de donner une série de conférences dans la Nouvelle Angleterre.Elle a parlé de: "La femme gardienne de l'idéal", et est allée raviver le patriotisme chez ceux de chez nous qui ont traversé la frontière.Mademoiselle Saint-Jean accomplit une oeuvre des plus belles parmi nous et contribue puissamment à entretenir nos traditions nationales et à perpétuer la belle langue française.Nouvelles féminines.— .lu .Cumula.— Winnipeg a élu une femme comme membre de son conseil de ville, pour la première fois, lors des élections municipales de décembre dernier.— ./// Brésil, — D'après ses nouveaux règlements, l'Université du Brésil acceptera des femmes aux chaires d'enseignement, comme au conseil d'administration.G.A\ des I.*VW\\\ VV\V\\ Vvv\\\v\\\v\\\\\\\\\\^ ^ La Banque Provinciale DU CANADA Siège social, 7 et 9, Place d'Armes.MONTRÉAL £ Capital autorise .$5.000,000,00 *• Capital payé rt surplus .$4.300,000,00 £ Actif total: au-delà de .$40 00 J.000,00 £ La seule DltiqtlO en Canada ayant»-un Bureau | •Ir Contrôle pour s«»u département d'Epargne.# 5 L'Honorable Sir Hormisdas Lsportc, C.P., pré- £ Mtlctil
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