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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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septembre 1921
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1921, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, SEPTEMBRE 1921.Vol.IX.No 9.-a K9 -M: 1: A.rr* • I f! - • < '.i.-'i '^".f p.1 -'.V.¦aras i ••/vin KM V m • i .V' r ' ttfe Kl 's.- i" • « r.5*2 7CW Sa ¦ •/ • • S?M • • - - ¦ L" HI" r, *• V: • • Ai I ' 'Z •• -1 n M ¦ y.r \'a\m nous .W.-y.Gêrin-Lajoic La Sauvegarde de l'Enfance /V l-.-M.-.l.Sara ni l_/ ii reve .P atitnc ii pris en nature comme le gin.le cognac, etc.car ces substances sont un poison pour l'enfant.Ce dernier en manifeste les effets nuisibles par de l'agitation, de l'insomnie, quelquefois même des convulsions.La femme qui nourrit ne doit prendre des médicaments qu'en cas d'absolu nécessité et sur l'ordonnance du médecin.Beaucoup de ces remèdes peuvent avoir sur l'enfant une action pernicieuse.11 ne suffit pas d'assurer à l'enfant le lait maternel, c'est-à-dire le meilleur des aliments, il faut encore le lui donner suivant certaines règles, car le succès et la continuation de l'allaitement dépendent souvent de la façon dont il est conduit pendant les premières semaines.Aussi importe-t-il que la jeune mère soit dirigée et conseillée par un médecin ou une garde-malade compétente en ces questions.Les jours qui suivent la naissance, les glandes mammaires ne sécrètent pas encore de lait, niais un liquide clair appelé collostrum.Bien que ce prouduit soit dépourvu de propriétés nutritives il importe que l'enfant soit mis au sein régulièrement et ne reçoive aucun autre aliment.Par ces propriétés laxatives, le collostrum débarrasse l'intestin de l'enfant de sen meconium.ser l'estomac de l'enfant et la mère elle-même.A partir du 5e mois, on mettra 3 heures d'intervalles entre les repas, soit 7 en 24 heures.Sous aucun prétexte il ne faut mettre l'enfant au sein parce qu'il pleure.Cette funeste habitude est l'origine de la plupart des troubles digestifs de l'enfant.Du reste le nouveau-né s'habitue à cette régularité et s'éveille de lui-même lorsqu'approehe le moment de boire.Si, cependant l'en faut criait d'une façon régulière, non , seulement avant, mais aussi après le repas, il y aurait bien lieu de supposer que l'alimentation est insuffisante ou que le bébé est malade.Lorsque la mère a beaucoup de lait, elle donnera un seul sein à chaque repas, en ayant soin de l'alterner; au cas contraire, il sera utile de faire boire chaque fois aux deux seins.L'enfant doit être mis au sein pendant 10 à 15 minutes; mais certains enfants prennent leur ration en S minutes; d'autres, moins actifs, exigent 20 minutes.Il faut vérifier par la pesée, si l'enfant a son compte, et toujours vider le sein à chaque tétée, car le lait n'a pas la même composition au début qu'à la fin.Le sein sera toujours maintenu d'une propreté absolue par un lavage à l'eau bouillie ou boriquée, avant et après la mise au sein.Il s'agit maintenant de déterminer la quantité de lait qui convient à un enfant, question qui n'est pas toujours facile à résoudre.Si on s'en remet aux besoins manifestés par l'enfant, on risque de graves mécomptes par insuffisance ou excès d'alimentation et je ne puis sur ce point, trop attirer votre attention contre le préjugé populaire qui interprète comme une preuve de prospérité, la régurgitation des enfants gloutons; "C'est une surcharge gastrique qui*est souvent le prélude de troubles digestifs." Lorsque la digestion est bonne, l'enfant a deux ou trois celles par jour d'un jaune d'or, rappelant les œufs brouillés, bien liés et sans grumaux.et il gagne en poids 6 à S onces par semaines pendant les 6 premiers mois et en-.viron la moitié de ce poids pendants les C) derniers mois île l'année.Durée de l'allaitement maternel.L'allaitement maternel doit durer le plus longtemps possible, tant il est vrai, que les enfants les plus beaux, les plus vigoureux, les plus sains, les mieux doués au point de vue de l'estomac et du développement futur, sont ceux qui ont été nourris au sein le plus longtemps.Le terme de un an ne devra être réduit que pour des raisons majeures; maladie, amaigrissement, anémie, etc., dans tous les cas.on devra éviter de sevrer l'enfant pendant les fortes chaleurs de l'été et à l'époque de la dentition.On remplace d'abord une mise au sein par un biberon, puis deux mises au sein par deux, biberons.Lorsqu'il n'y a plus qu'un repas au sein la séparation est définitive.Allaitement mixte.Si l'on constate que pour une raison ou pour une autre, la mère n'a pas suffisamment de lait ou qu'il est trop pauvre, l'allaitement au sein ne devra pas être discontinué complètement, mais on suppléera à l'insuffisance du lait maternel en donnant à l'enfant du lait de vache stérilisé.C'est ce qu'on appelle l'allaitement mixte.Cet allaitement mixte peut se réaliser de deux façons différentes; ou bien on reir.pVe qvclqr.es m:s s au sein par le biberon, Vol.IX.No 9.Montreal —LA BONNE PAROLE — Septembre 1921 mi bien on fait completer la mi.se au sein plus courte que d'habitude par une certaine quantité de lait de vache, déterminée par l'âge, mais dans les 5 premiers mois, le lait maternel devra toujours figurer pour plus de la moitié.Cet allaitement mixte offre des avantages sur l'allaitement artificiel exclusif, parce que: 1°.L'allaitement maternel peut être continué partiellement : 2° Le lait maternel aide l'estomac de l'enfant à mieux .supporter le lait de vache: 3°.I.'estomac de l'enfant se trouve déjà un peu habitué au lait de vache lorsqu'au reine mois, ce dernier lui sera donné exclusivement.Allaitement artificiel on an biberon.Quand l'allaitement de l'enfant au sein de sa mère devient impossible, que ce soit au moment de sa naissance ou quelques mois plus tard, on est forcé de lui donner une autre nourriture.C'est au lait d'un animal généralement la vache qu'il faut avoir recours et on donne à ce mode d'alimentation le nom d'allaitement artificiel.Je vous disais au début de cet entretien que la nourriture naturelle de l'enfant était le lait de sa mère, et que par l'allaitement maternel ses chances de vie étaient 9 fois plus considérables que par l'allaitement artificiel, ('est pourquoi j'ai traité longuement de l'allaitement maternel.L'allaitement artificiel n'est qu'un pis aller, et par ce mode d'alimentation, l'enfant a neuf fois moins de chances de survie.L'allaitement artificiel est la cause la plus fréquente de la gastro-entérite et çonséquemmcnt de la mortalité infantile.Cependant, grâce à la pasteurisation du lait, à l'éducation populaire et aux consultations de nourrissons, des progrès considérables se sont faits en ces dernières années.' Le lait de vache est celui que l'on emploie habituellement à cause de son abondance et de la facilité avec laquelle on peut se le procurer.Le lait de vache, comme le lait de femme, est un liquide renfermant toutes les substances nécessaires à la nutrition et à la croissances c'est un aliment complet.Sa différence de composition avec le lait de femme consiste surtout dans un excès de caséine, une plus faible quantité de sucre de lait et une grande quantité de sels minéraux.Mallieureuspment le lait de vache n'a pas toujours la même composition.De nombreux facteurs interviennent pour le modifier.Ce sont d'abord les falsifications du lait, telles (pie l'écrémage, le mouillage, qui lui enlèvent de sa valeur nutritive, ce sont ensuite les altérations par des produits chimiques, addition de substances antiseptiques dans le but de prolonger sa conservation.Non seulement, le lait est souvent écrémé, mouillé, falsifié, mais il contient également de nombreux germes ou microbes.Parmi ces germes, les uns proviennent de la vache elle-même quand elle est atteinte d'une maladie contagieuse : tuberculose, fièvre aphteuse, etc.Les autres viennent de l'extérieur: tantôt ils tombent de l'air, mais dans l'immense majorité des cas, proviennent du manque de propreté, soit du pis de l'animal, qui est souillé par du fumier, soit par les mains souvent sales de la personne qui fait la traite, soit des vases malpropres où le lait est refroidi ou conservé, soit par l'eau impur qui reste du lavage du vase, soit par celle tpii est ajoutée frauduleusement au lait.Ces germes trouvent dans le lait un milieu très propre à leur développement et s'y multiplient, surtout en été avec une rapidité prodigieuse.En ce développant dans le lait, la plupart de ces microbes fabriquent des substances appelées toxines et qui constituent de véritables poisons.Ces toxines ou poisons peuvent déterminer chez Tentant l'apparition d'accidents graves; selles vertes, vomissement, en un mot de la gastro-entérite ou choléra.Avant d'être consommé, le lait doit donc être débarrassé de ces microbes, il doit être stérilisé ou pasteurisé.-Mais la stérilisation doit être faite le plus tôt possible après la traite, avant (pie les microbes aient eu le temps de fabriquer leurs poisons.Etablissements de Pasteurisation.La pasteurisation telle qu'on la pratique n'est pas toujours efficace parce qu'elle n'est pas bien contrôlée.Pour qu'elle donne les garanties nécessaires, il faut qu'elle soit contrôlée, faite le plus tôt possible après la traite et à une température de 143 à 145 degrés Farenheit et pendant une demie heure.• Pasteurisation à domicile.La pasteurisation s'obtient par la chaleur.Pour faire cette pasteurisation, si l'on ne veut pas acheter l'appareil spécial qui se vend pour cela, on met les bouteilles de lait dans un vase contenant de l'eau froide, puis on met le vase sur le feu pour le retirer dès que l'eau entre en ébulition.Les bouteilles sont laissées dans le vase pour 10 minutés après qu'il a été retiré du feu.Les 10 minutes expirées, on sort les bouteilles et on les refroidit brusquement sous le robinet de l'aqueduc, puis on les place dans la glacière jusqu'à l'heure des repas.Ce procédé tue les microbes, mais respecte les spores des ferments de la caséine.Au///• nourrissons.Ouels sont les moyens à prendre pour enrayer la gastro-entérite qui cause tant de mortalité chez les nourrissons.C'est certainement dans ces centres des principes de puériculture donnés aux mères qui en ont le plus besoin, et qu'on appelle Goutte de lait ou Consultations pour nourrisons.Ces consultations sont prolongées dans les familles par les infirmières visiteuses dont le rôle important ne se discute plus.La Consultation des nourrissons a été imaginée en 1892 par le Professeur Budin, de l'Hôpital de la Charité à Paris.Depuis lors elles se sont multipliées et ont donné les résultats les plus encourageants, il y en a plusieurs d'établies dans la ville de Montréal, une quarantaine, je crois, et qui font un bien admirable.Elles devraient se multiplier d'avantage, et il appartient à une association comme la vôtre d'en promouvoir l'expansion.Crèches, Ci uni crics.L'utilité des crèches est bien reconnue.Les garderies où on reçoit, pour la journée, les mères avec leurs nourrissons ou les nourrissons dont les mères travaillent au dehors, et où l'on enseigne la puériculture, sont des institutions de première nécessité pour une ville comme Montréal, et qui ne sauraient trop être encouragées.Toutes ces couvres (pie je viens de signaler méritent votre sollicitude.Elles sont appelées à protéger ce petit être (pu entre dans le monde connue dans une vallée de larmes, faible, désarmé, indigent, en poussant des vagissement plaintifs.C'est ce qu'exprime Bossuct dans son Oraison Funèbre de Cornai: "Nous saluons tous en entrant au inonde la lumière du jour par nos pleurs, et le premier air que nous respirons nous sert à pousser des cris".Montréal — LA IJONNE PAROLE — Septembre 1921 10 Pourtant c'est ce petit être chétif, qui sera plus tard le roi cle la nature! Nouveau IVométhée, il dominera la nature.C'est donc le devoir primordial des pouvoirs publics de prendre toutes les mesures utiles pour sauvegarder la vie de nos nourrissons, de nos bébés, gloire du foyer, espoir de la patrie, réserve de l'avenir.Période préscolaire* C'est à cette période que les enfants sont particulièrement susceptibles de développer les maladies de la nutrition, comme le rachitisme et les maladies contagieuses.Maladies contagieuses.Les maladies contagieuses atteignent nos familles d'une manière vraiment alarmante chaque année.On s'étonne avec raison de l'insouciance ou de l'ignorance d'un trop grand nombre cle nos familles, concernant la prévention des maladies contagieuses.C'est avec la plus grande difficulté que l'on peut obtenir au Conseil supérieur d'hygiène, la déclaration des maladies contagieuses.Je ne sais trop à la suite de quels pré jugés, l'on cache les cas de maladies contagieuses, et avec quelle insouciance l'on s'abstient d'observer la quarantaine exigée par les règlements d'hygiène.N'est-il pas inconcevable de constater avec quelle désinvolture par exemple l'on promène par les rues, dans les endroits publics, mêmes dans les théâtres de vues animées, des enfants souffrant de maladies contagieuses.Pourtant si l'on y réfléchissait un tant soit peu, l'on comprendrait que c'est en ce conformant aux règlement du Conseil supérieur d'hygiène relativement â l'isolement, la quarantaine et la désinfection, qu'on abrège le plus la maladie, et qu'on donne à l'enfant les meilleures chances d'éviter la contagion ou de guérir rapidement.Période scolaire.Arrivé â l'âge scolaire, l'enfant doit être l'objet de soins particuliers et d'une surveillance effective, vu qu'il doit faire un séjour assez prolongé.Eli effet l'on constate que beaucoup d'enfants à cet âge souffrent de défauts physiques qui nuisent â leur développement, diminuent leur résistance vitale, et en fonl des victimes plus faciles â différentes maladies surtout la tuberculose.C'esl pourquoi l'inspection médicale des écoles devrait être établie dans toute la province.Colonies de vacances, Colonies agricoles el Ecoles en plein air.Les colonies de vacances ou le séjour â la campagne pendant l'été, des enfants d'âge scolaire, débiles ou candidats à la tuberculose, ont donné .les résultats si encourageants partout où on les a établies, que je ne saurais trop vous les recommander.Les écoles en plein air, les colonies agricoles, sont des institutions trop utiles.pour la lutte contre la tuberculose, pour qu'il s >it nécessaire (l'en démontrer l'importance.L'enseignement de l'hygiène devrait être généralisé dans toutes les écoles de la Province.Nous constatons avec satisfaction que dans ces dernières années un mouvement favorable â ce point de vue, se dessine chez un bon nombre de nos c mmunautes enseignantes.Des unions d'hygiène doivent être données dans toutes les écoles primaires.Un cours complet devrait être donné clans tous nos collèges et dans tous nos couvents.Vol.IX.NV,«i.Un de nos grands patriotes, feu Honoré Mercier, disait: "Répandons â pleines mains l'argent nécessaire â l'instruction du peuple." Je dirais: "Diffusons partout renseignement de l'hv-giène.( "est le meilleur moyen a employer pour "La Sauvegarde de l'enfance et le Bien-Etre Social." J'ajouterais même que les finissants dans nos collèges et les graduées dans nos couvents devraient recevoir des leçons d'hygiène plus avancées et surtout contre les maladies vénériennes.L'on a beaucoup évolué en ces derniers temps; c'est ainsi qu'on entend parler couramment des maladies vénériennes et de syphilis, sans que personne ne prenne la fuite.J'ai toujours cru et je crois encore qu'on ne pouvait laisser sortir "de nos collèges et de nos couvent les plus belles fleurs de la jeunesse nationale, sans un mot d'hygiène préventif contre les dangers multiples auxquelles elles sont exposées, aussi que de victimes inconscientes pourraient nous reprocher notre silence.Ne serait-il pas préférable que des notions claires et précises fussent données par un homme de l'art qui saurait y mettre la forme et la discrétion nécessaires, concernant ces sujets délicats, plutôt que de laisser nos jeunes gens et nos jeunes lilies l'apprendre dans des conversations ou des lectures, où la même discrétion et la même clarté ne sont pas toujours observées Comme le dit Monsieur Carré "Sauvons nos enfants, "surtout nos gentils bébés dont les tètes blondes nous apportent sourire, grâce, printemps, éternel enchantement."Au milieu des agitations de la vie.c'est dans cette at-"mosphêre pure et sereine qu'il convient de se retremper."Les natures les plus sceptiques, les plus farouches, s'a-"doucissent dans la compagnie des enfants, dans la douce "société de ces petits chérubins, qui nous rendent meilleurs "et mettent dans nos cœurs un rayon d'idéal et comme "un reflet du ciel." • Victor Hugo dan- "Les Feuilles d'Automne" exprime les mêmes sentiments."Il est sj beau l'enfant avec son doux sourire, Sa douce bonne loi, sa voix qui veut tout dire.Ses pleurs vite apaisés.Laissant errer sa vue étonnée et ravie.( Mirant «le toutes parts sa jeune âme â la vie, Kt sa bouche aux baisers.Seigneur, préserve/.-inoi, préservez ceux (pie j'aime, brères, parents, amis, et mes ennemis même, Dans le mal triomphants De jamais voir.Seigneur, l'été sans fleurs vermeilles.La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles.La maison sans enfants." Qu'il est noble et beau le rôle de votre association, a-lors que vous apparaissez auréolées de l'amour, de la charité et du dévouement!."Le nom de la femme chrétienne qui s'occupe d'oeuvres sociales, plane au-dessus des grandes choses et des nobles idées.One serait l'hu- inanité souffrante sans la femme chrétienne, répandant sur les plaies qui couvrent le monde, le baume bienfaisant de sa douceur et le soulagement de sa grande cha- rite?.Devant les larmes, vous êtes la consolation: dans la souffrance, vous êtes l'accalmie; par une démarche opportune, un cjflcun ment de la main, une caresse de la voix ou le charme d'un sourire, vous êtes le baume a-doucissant de toutes les douleurs: et parmi ces dernières, il n'en est pas de plus poignantes, que le dépeuplement des berceaux/' Montréal — LA BONNE PAROLE— Septembre 1921 Vol.IX, No 9.Montréal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1921 Sauvons nos enfants: c'est à cette œuvre admirable que la société vous convie, mesdames.Notre histoire se résume en une lutte incessante pour conserver notre langue.Dans certaines parties du pays, Ton met encore en doute notre droit à l'existence.L'on discute encore la constitution qui nous régit.Il est cependant une constitution avec laquelle on doit compter et qu'on ne peut amoindrir: "(/'est l'admirable constitution de nos femmes canadiennes-françaises, dont la proverbiale fécondité assure notre survivance comme race et la prépondérance certaine." lïn rêbe • - Dans la nuit calme un berger rêve.A quoi rêves-tu berger enveloppé dans ton manteau couleur de terre?Les grillons chantent, la lune argenté les monts et les étoiles brillent comme des pièces d'or.Elles descendent lentement du ciel et jonchent le sol.Prends-en quelques-unes, berger, et pars pour la ville acheter ton bonheur.Pars pour la ville acheter ton bonheur et celui de ta mie.Ta mie sera vêtue comme une demoiselle; elle portera des souliers vernis et des chapeaux à plumes.Toi, tu seras habillé de velours comme les princes.Vous habiterez un château d'or et d'argent où les pièces seront grandes comme des champs et les tapis plus moelleux que la mousse des bois.Dans la cheminée, il y aura toujours une chaude flambée et sur la table, du cidre, de la viande et de la soupe «à chaque repas.Vous habiterez le pays où l'existence s'écoule dans l'uniformité des plaisirs, où il n'y a plus ni misère, ni faim, ni soif, où la douleur est inconnue et la mort oubliée.Vous habiterez la ville, cité fabuleuse, pleine de choses étonnantes, plus brillante la nuit que le jour te dit-on et qui doit donner l'éblouissement des messes de minuit.Où les beaux messieurs et les belles dames se promènent dans des carosses de gala et demeurent dans des maisons aux silhouettes fantastiques.Où chacun est riche, chacun aime, rit et s'amuse, où chacun vit dans une fête continuelle.Les bals donnés dans tes palais attirent tous les grands seigneurs qui s'inclinent sur ton passage: Passez beau prince, belle princesse.Commandez â vos sujets.Mais la guerre éclate et Berger-roi s'en va combattre.Voyez-le sur son grand cheval de bataille suivi de son armée immense.Casque en tête, lance au poing, sous le brillant de ses armes, il étincelle comme un soleil.Gare à vous peuples ennemis! Fuyez! Ah! fuyez devant le roi terrible.Son année fonce sur vous au galop de ses chevaux.Laissez-là l'or et l'argent et les richesses du butin: ils sont là pour mes soldats, je leur dit : Prenez ! et chacun est chargé comme un mulet.On m'acclame de toutes parts: Vive le roi! Vive le roi ! Mais d'où viennent ces cris?Grand dieux! un loup s'enfuit avec un agneau.Vite, mon chien, mon arbalète au loup! au loup! ^ Pendant que tu convoites le bien d'autrui, le loup survient et te vole le tien.Dans la nuit calme un berger pleure.— Pourquoi pleures-tu berger enveloppé dans ton manteau couleur de terre?Les grillons chantent, la lune argenté les monts et les étoiles brillent comme des pièces d'or.— Je pleure mon rêve envolé.— Petit berger! petit berger! combien plus amères seraient tes larmes si tu l'avais vécu! Marcelle A mire.(Marguerite Taschereau.) Psaume de la Vie ( Extrait ) Non, ne me dites pas de votre voix dolente Que la vie est un songe vain.L'âme qui s'assoupit n'est pas l'âme vivante: Notre but n'est pas incertain.Notre âme a son devoir, notre âme â sa lumière Oui la dirige en ses efforts."Poussière, tu devras retourner en poussière, Cette sentence est pour le corps.Quelque erreur fugitive, quelque plaisir, quelque peine, Non, tel n'est pas notre destin.Mais la vive action, la lutte dans l'arène, Un pas de plus chaque matin.De ton vague avenir, laisse au loin le nuage, Dis au passé le morne adieu: Agis dans le présent, agis avec centrage, Soleil dans l'âme, espoir en Dieu.Longfellow.Vous trouverez un choix considciaLle de Produits Pharmiceutiques purs: REMEDES BREVETES, KODAKS, CHOCOLATS, ARTICLES DE TOILETTE A PRIX REDUITS.La Pharmacie Modèle de Goyer 184, STE-CATHERINE EST Porte voisine «le la nie Stî-Kîi-abeth Télépho ie : Est 4940, 3203, 4:75 12 ^'Montréal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1921 Vol.IX, No 9.fepAUAUAUATOATOA^ L'INDIGENTE Roman canadien par Andrée Jarret in: 1 1 VI (suite) _D'après les dires de ton beau-frère, il te croyait ici, Monique, et il désirait nous faire ses adieux, car il s'en retourne à S.-François._Oui, il s'en va.Il faut bien qu'il s'en retourne, murmura Monique, machinalement.Une détente opérait sur son pauvre minois chiîYonné.Mais si les yeux s'adoucissaient, si les lèvres se détendaient avec plus de confiance, les sourcils demeuraient interrogateurs, perplexes et mal rassurés.—11 me croyait ici.dit-elle encore.—Oui, et il nous invite, continue Christine, penchée vers son amie, à une partie de fraises chcz-lui, à S.-François, dimanche prochain.Il viendrait nous chercher en auto, et ton beau-frère a déjà accepté, parait-il.Je parle de ton beau-frère.Naturellement, ta sœur en sera.Monique se laissa glisser jusqu'au fond de son fauteuil et le lent sourire des yeux descendant jusqu'aux lèvres indécises.—Pour ma part, je veux bien, accepta-t-elle.J'ai déjà couru les framboises, mais des fraises des champs, je ne connais pas cela.moi.Je ne suis jamais allée au fraises, plus loin que chez l'épicier du coin.Tu verras, Christine, comme c'est confortable chez eux, car je suppose que tu en es toi-même?.—Sans doute.Je n'aurais aucune raison de chagriner M.Vandahdaignc, en refusant.D'autant, qu'il paraissait sûr de ton acceptation.Monique renversa la tête sur le dosier de sa chaise, et soupirante et malheureuse, elle se plaignit encore une fois de la chaleur.Tout à coup: —Christine, demanda-t-elle.sans d'ailleurs se redresser, connais-tu une excellente famille où nous pourrions placer une petite bonne?J'arrive de chez la mère de Elorette, du Patronage, sa plus grande veut travailler; la mère peut s'en passer, ils ne sont pas bien riches; enfin, c'est décidé, et naturellement c'est aux manufactures que la mère songeait, mais je me suis prise de bec, avec elle; je me sentais en verve.Est-ce curieux comme la chaleur m'impatiente aujourd'hui.Enfin, je l'ai emporté, en promettant que la place serait bonne et (pie la petite n'aurait rien à regretter.J'ai pensé à toi, Christine, pour in'aider.Qu'en dis-tu?Elles discutèrent la chose.Mais Monique ne reprenait pas son entrain, et parfois, tout en causant, elle attachait sur Christine un regard, à la fois humble et plein de reproches, dont celle-ci tressaillait douloureusement.Puis, elle laissait se détendre à demi sa frimousse, et l'instant d'après, s'affaissant sur son sièçe, elle s'épongeait le front avec de petits gestes de dépit.Christine ne la quittait pas des yeux, et le cœur toujours étreint, elle se faisait douce comme une mère, n'ayant pas le loisir, tiraill'e entre l'inquiétude et la pitié, d'analyser son propre mal.Elle promit d'agir du mieux dans l'intérêt de la petite protégée de Monique, et en remerciant, celle-ci se leva et se dirigea aussitôt vers la porte.Au moment de franchir le seuil, elle se retourna brusquement, -ans une parole, jetant ses bras autour du cou de son amie, les lèvres collées à ^cs lèvres, elle l'embrassa d'une étreinte désespérée.VU Ce dimanche des fraises.Dimanche matin, à l'heure de la première messe, les petits souliers à talons Louis de Christine font tac tac sur le trottoir.Dressées en remparts de chaque côté de la rue.et bien appuyées les unes aux autres, les hautes maisons grises sommeillent encore, tandis que la chaussée rit doucement à la lumière matinale.Tic tac font les souliers de Christine et autour d'elle, sa robe froufroute mystérieusement.C'est enfin dimanche et Bruno est en ville, vous savez.Dans deux ou trois heures, il réclamera ses amies, et a-lors, il faudra bien avoir satisfait au précepte et rendu ses devoirs à Xotre-Seigneur, en ce jour (pi'Il s'est réservé.Aussi, Christine s'est-elle munie d'un paroissien, et au fond de son sac le petit chapelet en pierre de lune, attend avec confiance.Après la lecture de l'Evangile, au moment où Mlle Chénier s'asseyait, comme les autres fidèles, dans l'attente du prône, son attention fut attirée, de façon magnétique, vers un banc situé un peu en avant du sien, à droite de l'allée.Elle reconnaissait aussitôt Monique, qui s'as-seyant elle-même, avait éprouvé le besoin de tourner la tête.Christine s'étonna de n'avoir pas plutôt discerner son amie, parmi la foule peu nombreuse, et Monique, surprise, elle aussi, après un discret petit signe de reconnaissance, reprenait sa position normale.Mais peu accoutumé à se maîtriser, elle n'avait pu retenir à temps une moue douloureuse des lèvres, comme si la vue soudaine de Christine lui rappelait une souffrance.L'incident avait duré un dixième de seconde, et maintenant, Mlle Chénier ne voyait plus de son amie, (pie les épaules rondes, la nuque, les cheveux, d'un châtain très foncé, en arrière, le toque! noir piqué d'une touffe de coquelicots.Et pourtant, ce qui, en réalité, retenait ses regards, c'était la moue, la pauvre moue de tout à l'heure.Il y avait trois jours, après la visite durant laquelle Monique s'était montrée si étrange, et si fantasque.Christine avait subie l'une des plus terribles secousses de sa vie.là voici que le tumulte, apaisé a tant de frais, menaçait je parle est déjà loin de moi?" — Faut-il croire qu'ils s'aiment?se demandait déses-pérément Christine, tout comme il y avait trois jour-Comment savoir avec Monique la subtilité faite femme, les sautes d'humeur, les exagérations de sentiment lui étaient si naturelles (pie personne autour d'elle n'y prêtait plus attention, et moins (pie tout autre, Christine s:, plus ancienne amie.Si compliquées, apparaissaient ton- Vol IX.No 9.» Montreal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1921 13 jours, chez elle, les impressions mobiles et diverses comme sa nature inextricable.Comment trancher d'une opinion, à propos (Tune personne condamnée, suivant toute les apparences, à commenter toute sa vie.le mot célèbre auquel on aurait prêté un sens nouveau: "Le moment où je parle est déjà loin de moi?—Et lui! criait encore Christine, à sa conscience, lui?Quel peut être le mystère de son cœur,?Si clic avait pu errer avec une telle candeur, à propos de Monique, ne devait-elle pas tout redouter dans son jugement sur Bruno?Mon Dieu, s'ils s'aimaient, que ne s'étaient-ils déclarés plutôt, au lieu de l'attendre.Cependant, la résolution de Christine demeurait la même que lors du premier choc de l'épreuve: elle était simple et ressemblait étrangement à sa conduite de tous les jours.Si sa personne devait gêner, elle s effacerait ci le sourire aux lèvres, et en y mettant beaucoup d'empressement, puisque Monique était son amie.D'ailleurs, pour calmer les voix dont les clameurs jetaient le trouble en son être intime.Christine comptait sur le- observations qu'il lui serait donné d'accumuler, ce jour même.Monique et Bruno devant se trouver continuellement sous ses yeux.—Ce soir, se répétait-elle, âpre et dévorée d'angoisse, ce soir, je serai fixée." Les deux amies sortirent ensemble de l'église, et passant son bras sous celui de sa compagne, Monique commença aussitôt ii parler; sa voix fut dolente et sa manière mélancolique.—Que chantes-tu de bon.ma Christine?Je ne t'ai pas vue depuis longtemps.Te caches-tu?On n'arrive plus à te rencontrer.En tous cas.je te reconduis jusqu'au coin, tu sais.Veux-tu venir déjeuner avec moi?Nous serons seules: Annie et Rodolphe vont à la messe de 7 heure-.Tu te trouveras tout.* rem lue.-Je te remercie.Monique, mais vois-tu.je devrais toujours retourner à la maison, pour me changer.—Comment t'habilles-tu ?— En blanc, le n'ai rien d'autre, en fait de lavable.Monique avait eu une petite exclamation.—Moi aussi je serai en blanc! Lue jupe de piqué, dont ma sieur m'a tait cadeau, hier soir, une blouse en linon, et puis, mon panama! J'ai des bottines blanches aussi, pour faire comme tout le monde.Elles sont lacées et hautes, si hautes, que j'ai peur qu'elles ne m'atteignent l( n genoux, je n'ai pas les genoux bien loin des pieds.Christine, nous serons irrésistibles, toutes les deux! On va nous prendre pour des sieurs jumelles! Christine eut tin demi sourire.—Au visage près, Monique, protesla-t-ell.Monique n'eut pas l'air d'entendre, mais elle reprit: —Alors lu refuses de venir déjeuner.Christine?pour me tenir compagnie?Kien ne t'empêchera de l'aller changer, ensuite.—Vois-tu, c'est difficile, s'excusa la jeune fille.N'étant pas prévenue, maman s'inquiéterait et ce serait une perte de temps, d'aller la prévenir.En fait de compagnie, tu auras toujours Bébé.—Bébé et loi.c'aurait été mieux, mais je comprends que tu ne dois pas inquiéter ta mère.Tu raisonnes beaucoup mieux (pie moi qui ne vois jamais plus loin que le boni de mon ne/.Tu es sage, ma ( hristine, tu es bue.tu es bonne et je t'aime bien.Ce disant, elle déposait un furtif baiser sur le bras (m'enlaçait le sien.—Mais ne tarde pas trop à venir, n'est-ce pas, pour que nous puissions causer un peu, avant le départ.Si charmante lui apparut Monique dans ses atours neigeux, que Christine ne put retenir un vilain mouvement de s»m âme.et dans son dépit, elle éprouva follement l'envie de retourner changer de toilette.Il lui devenait odieux d'être vêtue comme Monique et la joliesse de son amie lui lit l'effet d'une insolence.Christine savait (pie le dimanche.la maison chez Bruno s'emplissait de visiteurs, amis, parents surtout, à qui on ne manquerait pas de nommer les deux jeunes tilles.Oui résisterait pas à la tentation de comparer, l'une à l'autre, les deux sœurs jumelles.L'habitude n'y pouvait rien: Christine s'accoutumait mal à servir de repoussoir.Sur un meuble, près de Monique, son gentil panama, cravate'1 d'un simple foulard vert foncé, semé d'annëlets blancs; c'était frais, s;ms pose, seyant, même à distance.Ce plus indifféremment du monde.Monique le pris sur son poing, et invita Christine à la suivre au salon, où elles pourraient causer librement, en attendant que sa saur et m»u beau-frerc eussent terminer leurs préparatifs.En s'asseyant dans le salon.Monique fit un gros soupir, et rappelée à son devoir d'observatrice.Christine s'inquiéta des traits tirées et pâles de son amie.—C'est (pie.réellement, et bien que je ne m'en rende plus compte, je elle, un arrosoir, avait fait une entrée sensationnelle dans l'église où elle savait retrouver ses parents endimanchés: et cela an beau milieu du sermon! La nouvelle était charmante, et quelques touches, apposées d'un doigté si gracieux, parfumées d'une poésie authentiquement terroir, que Christine n'avairplus oublié le fin morceau.L'autre souvenir était de Maria Chapdelaine, le beau roman dont il y a quelques années, un cousin de France nous faisait le royal cadeau.Comme on sait, la première page s'ouvre ainsi sur la place de l'église, à la sortie de la graild'messc.Mais on se sent tout de suite, dès cette première page, en plein pays de colonisation, tandis que S.-François se rangeait, non moins évidemment, parmi ces vieilles paroisses que tant regrettait la maman Chapdelaine.A l'unanimité, on décida de ne pas attendre la fin de la messe, quelque pittoresque que soit le spectacle des réunions sur le parvis de l'église, et reprenant vie, sous l'impulsion de Bruno, l'auto s'orienta, puis partit comme un trait.( à suivre > BANQUE D HOCHELAGA Capital autorisé : $10,000.000 — Capital versé et Total de l'actif,$42,500,0OG Fonds de réserve: $7,700.00n CONSEIL DE DIRECTION: J.A.Vaillancourt, Président\; Hon F.-L.Bélque, Vice-Président; A.Turcotte; E.-II.Lemay; Hon.J.-M.Wilson; A.-A.Larocquc ; A.-W.Bonner.— Bean dry Léman, Gérant général; F.-G.Leduc, Gérant du bureau principal; Y von Lamarre, Inspecteur; J.-C.T hi vierge.Contrôleur.Toute personne peut ouvrir un compte à notro département d'épargne, avec un rlénAt d* % 1.tfnit* accord^n* l'intérêt an plus haut tanx curant à tous Ira rlépAU d épargna. Vol.IX, No 9.•Montréal — LA BONNE PAROLE — Septembre il)21 15 JA^vvvvvvvvvvvvyvvw^^ SLA1T CLARIFIE ET 1 PASTEURISE CREME, BEURRE OEUFS CREME A LA GLACE i \ i ** 0» \ 2 0» 0* 0 i t 0» 0» 0> 0> 0» 0» \ 0» 0> f 0» ** 0» 0» 0* 0> 0> J.-J.JOUBERT LIMITÉE 975, rue SAINT-ANDRÉ Rod.Carrière, Henri Senécaî Opticiens et Optométristes 207 Est.Rue STE-CATHERINE Entre Ici nies Sic-Elisabeth et Sanguinct MONTREAL jflhk Assortiment complet • ci.ililé: Tributs Floraux en cire.Montré il £ Tél.St-Louis, 5793.OSCAR LAPORTE, boulanger, 13, rue Casgrain.Pain de toute sorte.Ordinaire et de fantaisie.Spécialité : Pain de raisin et son.Donnant toujours pleine et entière satisfaction.HECTOR -L DERY 17 est, Notre-Dame MONTREAL Graines de semences.:-: CATALOGUE GRATIS : i A LOL'KR Mlle ANC GERNAEY Artiste - Fleuriste 851, rue Saint-Denis, — Montréal.0* L.-G.St-Jean Cie Limitée MEUBLES 20 ouest, Notre-Dame MONTREAL.$ Téléphone Main 1756 $ HENRY B1RKS & SON Ltd.PHILIPS SQUARE Fabrication, réparation d'articles d'églises, Insignes de société, Croix, etc.Une spécialité de dorure et placage.Commandes respectueusement sollicitées, i 0» 0> \ A LOUER .\\\A\\\\\\\\>%\\VVA\V\\A\\\A\\\\\^^ 51 .Montréal — LA BONNE PAROLK — Septembre 1921 Vol.IX.Nos 7 et 8 ¦ VVVVVVVVVVVV1VVVVVVI»VVV\VVV\VVV\\VI\\*MVVVVVV\^ J Am VIVE LA CANADIENNE ?NOUVEAUX COSTUMES toi j or ics A MIEUX POUR DAMES Démonstration des plus charmantes des Poissons — Volailles — Gibiers Viandes — Plats-Froids — Pâtés Légumes — Sauces.£ modes et de la qualité "Fairweathcr".FAIRWEATHERS LIMITED rue STE-CATHERINE, près Peel | Toronto MONTREAL Winnipeg 2 trouverez tout ce qu'il vous faut chez U PLUS GRAND J MAGASIN ^ « MONTREAL î LAVIGNE Window Shade Co.2 Fabricant de Stores, parsiennes vénériennes, £ Parsiennes Rustiques, Draperies, Garde chaleur.Moustiquaires.219, rue BLEURY FILIATRAULT Spécialiste en Tapis — Linoleums — Rideaux aussi Cotons et Toiles | 429, Boni.St-Laurent.Tél.Est 635 PLATS FRANÇAIS PRÉPARÉS PAR DES CHEFS DE CUISINE ÊM K RIT ES Se trouvent eliez votre foiirniNNCiir.DEPOSITAIRES; HUDON HÉBERT & CIE Liée Importation et Gros en Alimentation Montréal Lorsque vous ne pouvez pas manger chez vous, VENEZ AU CAFETERIA DU ÛÎSftîS Ccln Dlcury ot Sto-Catherino Ouest MONTREAL ** *> #» f*
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