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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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septembre 1922
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  • Revues
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La bonne parole /, 1922, Collections de BAnQ.

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Of, "-a m mi te I /i as* 2m ¦A/U sax m k mm m r.»o Que l'Union des Ligues Catholiques Féminines "'-adresse à l'Autorité ecclésiastique pour obtenir l'unifi-"cation et la simplification des catéchismes et de l'examen «les méthodes les mieux appropriées aux âges et "aux milieux, afin d'arriver à des résultats phis réels, "pins étendu- et plus solides dans la connaissance et la "pratique de la religion chez, les enfants et les adolescents (|ni formeront la génération «le demain." Une voix s'éleva dans l'assemblée pour condamner cette mesure qui faisait brèche à la puissance ecclésiastique, prétendait-on.Les initiatrices attirèrent vigoureusement l'attention générale sur la première phrase de la requête qui est une reconnaissance implicite de l'autorité inviolable «le l'Eglise en matière de foi et d'enseigne-meut religieux.• Le rapport fourni par la Fédération Nationale Saint Jean-Baptiste, sur la propagation «le l'a foi, fut hautement apprécie.En cette circonstance et en plusieurs autres d'ailleurs, la vie religieuse et sociale «le notre province de Québec, -es moeurs cl sa mentalité créèrent un vif sentiment d'intérêt et d'admiration pour notre pays.La seconde commission d'étude destinée à organiser la lutte contre l'immoralité «les modes, du cinéma et du théâtre tirent voir l'universalité- du mal.Ramener les spectacles a leur destination légitime et s'en servir pour des fins moralisatrices et éducatives, voilà le but à atteindre: des moyens préventifs sont conseillés, notamment celui-ci : "Fonder une commission internationale qui se "tiendrait au courant des films moraux, instructifs et "scientifiques parus dans tous les pays, et qui en répandraient la connaissance parmi lès Ligues affiliées à "l'Union." A maintes reprises «Tailleurs s'affirma l'efficacité de l'Union Internationale comme centre de renseignements et le rôle important qu'elle jouera dans le inonde.Les enquêtes «le la troisième commission, celles de la Traite des Blanches nous donnèrent un résultat inattendu en constatant «pie la Traite des Blanches, c'est-à-dire le traffic «les femmes d'un pays à l'autre, semblait avoir à peu pre- disparu à l'heure actuelle.Ce résultat peut être attribué au zèle «le la Ligue Internationale «le la protection «le la jeune fille comme aussi aux entraves mises à l'immigration, grâce aux précautions dont les pays s entourent pour ne laisser entrer chez eux que des sujets re-commandablcs.L'examen «les passeports se fait de plus en plus sérieusement et les commerçants de chair humaine ne peuvent pas aisément faire voyager leurs victimes.Est-ce à «lire que l'immoralité baisse dans les différents pays?Mêlas non cl nous engageons nos lectrice- à méditer les résolutions «h- cette troisième commission qui proclame la nécessité «l'une morale unique pour les deux sexes et demande aux mères «le famille de donner à leur- fils une mentalité chrétienne sur ce sujet, le vice étant trop souvent excusé chez les garçons.Vint ensuite la très grave question de la formation de la femme ;\ ses «le\oirs civiques.Le suffrage ne fut point discuté à son mérite au con-grès.pn.bablement parce que ce milieu était largement composé de délégués venant de pays oil les femmes exercent leurs droits politiques ou les ont inscrits au programme des partis catholiques, tel qu'en Italie.Seules quelques déléguées de l'Amérique du Sud tentèrent de mettre en doute la légitimité de cette innovation, mais les voix qui s'élevèrent de toutes les parties de la salle pour justifier le suffrage firent comprendre que l'assemblée était en sa faveur"; de plus l'attitude de Mgr Scrafini qui 4 occupa il le fauteuil présidentiel à ce moment, confirma le sentiment général.Le premier considérant des resolutions de cette commission est d'ailleurs un exposé de doctrine el se lit comme suit : lu "Considérant que le droit et l'exercice du suffrage "électoral de la femme ne sont pas exclus par le droit "divin «»u par une lui positive générale de droit ecclésiastique, etc.etc." Nous ne restons plus qu'en face d'une question d'opportunité dont les évoques deviennent juges.Voilà pourquoi la Vicomtesse de Vélard produisit une impression profonde et un grand sentiment de joie quand elle déclara solennellement qu'elle était autorisée à «lire: qu'après entente avec l'Episcopat entier de la France, la Ligue Patriotique «les Françaises, sans prendre d'initiative dans la question du suffrage ne s'opposerait pas à son obtention et que ses membres étaient préparés à l'exercice de leurs droits politiques.Cette déclaration justifiait la prévoyance éclairée de "I .'Action Social'' de la Femme" qui, sous les regards bienveillants du Cardinal Amcttc, en France, ioinlait.il v a déjà plusieurs années, un comité d'instruction civique que le Souverain Pontife approuvait en 1919 et uni recevait une bénédiction toute spéciale du Cardinal Merry Del Val, le 23 niai Des rapports instructifs et bien documentés ont été fournis à cette séance du congres par les pays où les femmes exercent déjà le suffrage.I/expérience acquise peut aider à orienter l'éducation civique de la femme el à la prémunir contre certains dangers.L'essor que sa présence donne au développement de certaines questions d'ordre moral, éducatif et familial fait aisément prévoir «pie la femme est appelée à devenir un rouage illdis-pcnsable de l'administration publique.Cette pensée s'est exprimée par les conclusions suivantes de la IVème commission : 4o "Considérant que le suffrage électoral féminin est "déjà en vigueur dan- plusieurs pays et pourra l'être de-"niain bon gré malgré, partout, etc.5o **( oiksidéranl que la femme peut apporter une "compétence spéciale en ce qui concerne les lois familiales.scolaires et dliviène oie 1 1 ^ "X ¦ ¦ \ « V IV .•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••• Le Conseil émet les voeux suivants : 2o "Que les femmes se préparent à leur rôle par une "formation morale, religieuse et civique qui les rende "aptes le cas échéant, à cet apostolat." Les mots ont été pesés dans ces résolutions et les esprits qui ne sont pas encore fixés sur cette question peuvent s'en inspirer, eu aiieudani peut-être qu'une direction plus liante vienne, au vingtième siècle, jeter sur la condition de la femme la grande lumière que Léon XIII projetait au dix-neuvième, sur la condition ouvrière.Il faut avouer toutefois que les résolutions de la [Veine commission n ont pas cette netteté et cette precision qu'on remarque dans les autres résolutions du congrès.( >n seul que Ion est sur un terrain ou les ménagements sont encore nécessaires et où l'accord entre les catholiques n'est pas encore consommé.La Ctcssc Wodxicka présida les séances avec beaucoup «le tact et de dignité et fit preuve d'une grande fermeté en veillant constamment à ce que la discussion ne s'éloignât jamais des matières inscrites au programme.Malgré sun apparente simplicité, ce programme était chargé et on compte dans l'avenir restreindre encore le nombre des sujets qui seront proposés a la considération des congressistes; il est probable que l'on reviendra sur plusieurs de ceux qui n'ont été qu'ébauchés cette année.VOL X No 9 Il est à noter que le français fut la seule langue en usage et toutes les congressistes maniaient ce langage avec l'aisance de personnes d'une instruction supérieure et il devenait difficile de soupçonner leur origine étrangère.I/événement mémorable de ces journées déjà si riches en intérêt et en émotions profondes fut.sans hésitation, l'audience pontificale qui dura environ une demi-heure.Sa Sainteté adressa la parole avec un accent et une chaleur inaccoutumés au dire de son entourage.La délégation fut présentée par Son Excellence le Cardinal Merry Del Val.De l'allocution du Saint Père qui dura un quart d'heure environ et qu'il n'est pas possible de reproduire en entier aujourd'hui, j'extrais ces passages significatifs: "Je vous salue, je vous bénis tout particulièrement mes "très chères lilies en Jésus-Christ pour cette présence "significative et méritoire.Vous êtes venues si nombreuses, de si loin.il y en a qui ont fait un voyage fatiguant.Vous êtes venues avec un esprit de dévouement, "d'abnégation supérieure, venues à Rome, au Saint Siège, "pour les grands intérêts que vous représentez, les grands "intérêts de vos patries, mais avant tout de la religion "et de l'Eglise,."Nous avons tâché de vous suivre chaque jour, chaque "heure, et nous avons vu, avec une reconnaissance crois-"saute envers le bon Dieu, votre bonne volonté, vos dons "magnifiques, le développement de vos discussions, vos "consultations, vos préparations."Ligues vous avez déjà fait de grandes choses, vous "avez préparé, prédisposé, mais vous n'avez pas fait le "plus important." Quand il eût fini de parler, Pic XI circula dans les rangs; nous étions groupées par pays.En passant devant les représentantes de la Fédération, le Cardinal Merry Del Val dit : "le Canada Français!" C'est (pie le Canada Anglais était représenté plus loin par le- ofïicicrcs du Catholic Women's League: et c'est encore ce titre par lequel le Souverain Pontife nous désigna plus tard en adressant la parole en audience privée a la présidente et la secrétaire de la Fédération Nationale Saint Jcan-Btc.L'esprit de foi est en effet ce qui distingua les congressistes, leur piété fut édifiante, notamment à cette messe qui fut dite pour elles dans la crypte de Saint-Pierre, sur le tombeau de Pie X.le pape de la communion fréquente.Toutes s'approchèrent de la Sainte Table dans un recueillement profond.Celles que nous avions admirées dans des discours si vibrants, si remplis de pensée, révélateurs de courage: nous les avtons contemplées dans le recueillement de la prière et nous avons compris que les mots ardents qui passaient sur leurs lèvres étaient puisés à une source divine! Oui au milieu même des discussions, des divergences de vue.apparaissait de part et d'autres, le même désir d'être fidèle aux enseignements de l'Eglise et d'étendre le règne de Jésus-Christ.C'est cette sincérité qui valut aux congressiste cette parole de confiance que le Cardinal Merry Del Val prononçait à la séance de clôture en s'exclamant : Je vous connais, je vous ai entendues parler et j'ai foi en vous.Aile/ répandre l'esprit de justice et de charité! Et c'est sur ces paroles, bien capables de retremper les énergies que nous nous sommes séparées.Tout n'était pas fini epeendant, Des liens indestructibles s'étaient for-més entre les congressistes, des attaches solides s'établissaient entre chaque association et le Saint Siège, l'Union Internationale devenait un rouage permanent de l'apostolat chrétien dans le monde.Son Eminence le Cardinal Montréal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1922.i ¦ m m mi i ¦¦-.¦il— —m ¦¦¦¦ Ml iii l.l I ¦¦¦ i i i ¦¦ il ¦¦ —————————— VOL X No 9 Montréal — LA RONNMî PAROLE — Septembre 1922.Merry Del Val en devenait PAumônier protecteur et le Souverain Pontife en nommait lui-même la présidente dans la personne de Mme Steinherghe Engerringh, présidente de la Ligue de Hollande.Ce choix judicieux, fait en pays neutre, après entente avec le Bureau, rencontrait une approbation générale.("est donc à l'ombre de l'Eglise et sous s«>n égide que l'organisation des forces féminines, à peine ébauchée se consolidera dans l'avenir et recevra d'Ellc la durée, la stabilité.Et, c'est encore à la lumière de sa doctrine infaillible «pie la mission de la femme, toujours identique à elle-même, va se révéler dans sou caractère transcendant et son adaptation nécessaire aux circonstances changeantes des diverses civilisations.A cet effet le Congrès a voté la résolution suivante: "Le Conseil a décidé la •formation à Rome, pour deux ans, d'une Commission "Internationale d'étude sur la condition de la femme, "pour étudier le point de vue des organisations libérales "et l'initiative de la Ligue de- Nations sur tous ces "sujets?' Marie GER1N-LAJ01E.DELEGUEES PRESENTES AL' CONGRES.Pologne, Ctessc Wodzicka, présidente.I Vincessc Sapicka.Mlle de Papel.Princesse ( "/etwcrtynska.Marquise Oyernonowicz Pilewska.Mlle Szebeko.lispayne.Son Altesse.l'Infante Da Pax de Bourbon.Marquise Unza Del Valle.Mlle Lazzaro.I a >yg< >rre.Villain >nga.(îiiiiic/ Tortosa.I 'erzates.Marquise de ( iarcia-Mansilla.France, Vtesse de Vélard.Ctësse de Saint-Laurent.Mlle Froissard.Ctesse Des Vernay.Marquise de Moustier.Mlle Girod de l'Ain.( tesse d'Kselaibes.Marquise de Rosny.Mlle Pincet.( iouraud.1lestz.Wallon, des Isnard.i Marquise Duhamel.Marquise La Chaise.Mlle.de Sazelly.' Lellaive.(îuérin de Vaux.Italie, Marquise Patrizi.Princesse Christiana (ïiustina di-Batldini.Mlle C.Canuti." T.Barelli: Mme F.Buzzaccarini.Autriche, Ctesfce Marshall.M M M M l'rincesse Mcltemicli.I 'rincesse Starhcmbcrg.Allemagne, Mlle Dransfellc.Marquise I *< tchenska.Marquise Rzcpccka.Marquise I lessbcrgcr.Mlle UYber.Wronkc d'Alleinstein.( n ssc Mongelas.Mlle Zillken.Marquise Lang.Mlle FitZ.I [opmann.Kohtes.Zacharcns.I logenmann.Schescha Ehrenfeld.Sclig.Angleterre, Lady Svkes.Mlle Fletcher.Mme Taylor.Mlle Walsh.Belgique, Mllr Belparrc, Duykers de llemptiumc.Manjuise du ( 'hasterer.Marquise Nuyens de Roover Suisse, Marquise ( îutzwiller.Mlle Thusler.Emcrv.Hollande, Mlle'Kleipol.Mever.Mexique, Marquise I )e La Barra.Marquise de Pizzarro.M IK* I >iaz de Rinci »u.Marquise de Zépéda.Mlle I.Ternel.Chili, • Marquise Fernandez Coucha.Tchécoslovaquie, I !tesse de Beaufort.Marquise de Latka.( h'Nsr ( 'lam Mastinicowa.Marquise I Vrhinlo >\va, Portugal, Mlle de Oriol Pena.lituts-l 'nis.Mlle Tinney.Canada français, Mme 11.( iérin-La joie.Mlle Georgette LeMoyne.Cumula anglais, Mlle li.Guèrin.Margaret Jones.Mme John M cl lenry. Montreal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1922.VOL X No Congrès International des Ligues Catholiques Féminines Rapport de la Fed.Nat.St-Jean-Bte au questionnaire de la Commission de la Défense et de la Propagande de la Foi dans la province de Québec.(Présenté par Mlle Georgette LeMoyne d'après les renseignements fournis par Monsieur l'Abbé Alphonse Gibeault, visiteur ortancc, ni d'en faire mi événement extraordinaire pour nos enfants.Ceux-ci communient pour la première fois au cours préparatoire ou en Première, alors qu'ils «nu atteint l'âge d'environ 6 ou 7 ans.Des professeurs sont choisis spécialement pour la préparation de ce grand jour, et l'on essaie de réunir ensemble dans leurs classes t* les "préparants".Après cette première-communion cl dans toutes les classes «In cours primaire, nos maîtres et maîtresses continuent d'amener à l'église powv la confession tous leurs élèves, un groupe chaque semaine, cl tous pour le vendredi de chaque mois, pendant les ection gouvernementale.Le gouvernement de la province reconnaît les diplômes décernés par les universités catholiques de Ouél)cc et de Montréal, il aide de subsides nos maisons d'enseignement secondaire; et cette année même il a porté à dix mille dollar-, au lieu de mille, l'aide qu'il leur accorde annuellement.g—L'instruction religieuse est-elle donnée par les professeurs et instituteurs ou par le clergé?Par les professeurs et instituteurs ru général, mais aussi par les prêtres.A Montréal, les quatre districts scolaires ont chacun un prêtre comme visiteur des classes.Son rôle est de faire subir des examens sur toutes le- matières du programme et de taire rap|K>rl aux commissaires.( m peut croire qu'il ne néglige pa- de s'enquérir de renseignement religieux.( - Ourlk's matière- enscigne-t-on?Le programme comprend les prière-, le catéchisme dio-césain, la liturgie, l'histoire sainte, l'apologétique.Il indique eu détail la repartition de CCS matière - sur le- huit année- du cours primaire.D—Quelles sont le- sanctions prévues contre le- maîtres c-t Ks famille- «pii négligent ee devoir?Un professeur qui manquerait à ee devoir, pécherait contre la foi "-ans doute, mais aussi contre la loi civile qui a fixé les programmes obligatoires, et partant, il -'exposerait au renvoi.Il n'y a pas à notre connaissance d'ordonnance spé-eiale édictant des pénalités contre le- famille- qui négligeraient l'instruction religieuse des enfants.Il reste (pie.manquer à un devoir si -rave s'accorde mal avec la fréquentation des sacrements.Le cas est rare (Tailleur-.Les prêtres emploient alors envers ces famille- des moyens de persuasion inorale et en de très rare- instances, le refus des sacrements.l'n prêtre d'une paroisse rurale nous écrit qu'il ne se trouve pas elle/, lui un seul catholique sur trois mille qui ne fasse pas ses Pâques.Un peut voir par là, qu'il n'y a guère de négligence sérieuse apportée au sujet de l'instruction religieuse des enfants.I*.- Quelle est la proportion d'enfants qui vivent en dehors de toute religion dan- votre pays?lo Enfants non baptisés?2o Lu faut - qui ne font pas leur Première-Communion Solennelle?Le- en tant- non-baptisés n'existent pas chez notre peuple.Il y en a peut-être dan- les famille- de races étrangères qui,nous arrivent d'un peu partout.Les*catholiques «le ces nations ne sont pas négligés.Nous avons des écoles catholiques pour les Italien-, les Lithuaniens, le- Polonais, les Ruthèncs, le- Chinois.D'après tout ee «pie nous venons de voir, il n'y ;i p;is non plus, d'enfants qui ne font pas leur première-communion.« Noire Courrier IMPORTANT] Non- attirons l'attention (le ton- ceux (|tii s'intéressent an syndicalisme féminin sur l'importante décision qui vient d'être ratifiée loi- du dernier Congrès des Travailleurs Catholiques.Le texte suivant du Devoir se lit ainsi: "Les Syndicats de femmes ou de jeunes filles auront des représentants féminins ù la prochaine convention de la (./.(.(.Telh\ est la conclusion à laquelle en est venue lu Confédération a pris une courte discussion.Elle met ainsi eu pratique un tirs voeux de lu convention de //////."' il y a lieu de fonder beau \ up d'espoir sur celte représentation féminine qui devra donner un puissant élan aux oeuvres propres .;i protéger l'ouvrière et aux mesures qui doivent améliorer les conditions particulières de son travail.Comme 1 LE SECRKTARI/VT • i sont priés do prendre note que désormais, tes heures du •* secrétariat seront changées:—Le bur cm sern fermé dm-» m In matinée; il sern ouvert l'après-midi, de 2'.hrs a % S fi', hrs 3 rapp< >rt nr ci >x22.il ii ii mu mi i i n • ¦ ii !¦.¦ i i m — i i ¦ im i—m——i— ijim__—ixiu «- __ VOL X No ') rière professionnelle.Pour les hommes, les conditions sunt meilleures.L'illustration et Yannonce emploient aussi le talent de quelques-unes de nos jeunes artistes canadiennes, niais pas plus que le professorat, est-ce là une carière rémunératrice.La dernière carrière artistique que nous mentionnerons est celle des Arts Décoratifs ou applications déco- ratires.On entend par là les arts qui ont pour luit de créer, non des oeuvres d'art isolées, comme un tableau, line statue, mais des oeuvres d'art ayant une destination déterminée.Ces arts sont parmi ceux qui peuvent être exercés par la femme: la céramique, la peinture sur porcelaine, la verrerie, la mosaïque, le cuir, la peinture décorative, les tissus, la tapisserie, les dentelles et broderies, l'incrustation, etc., i Quelques-unes des institutions qui, dans notre ville préparent les femmes à ces carières sont: la Galerie des Beaux-Arts, le Conseil des Arts et Manufacture-.l'Ecole d'Enseignement Secondaire et plusieurs autres institutions du même genre: les cours de dessin de l'Association des femmes d'affaires, de la Fédération Nationale St-J ean-Baptiste.Toutes enseignent le dessin qui est la base de ces an-, mais aucune d'elle ne prépare eu vue de leur application à l'industrie, c'est-à-dire aux arts appliqués, sur lesquels nuns voudrions appuyer davantage, à cause de- déb< »n-chés auxquels ils donnent lieu de nos jours.Nos écoles des Beaux-Arts forment nos artistes poitr le tableau, le professorat ou l'illustration, l'école Technique fournit l'instruction nécessaire à l'architecte, l'ingénieur civil, mais l'artisan canadien n'a encore aucune école pour foi-mer si »ii goût et son jugement.Il est à désirer (pie l'on vienne a considérer indispensable une institution où l'enseignement des l>caux-arts appliqués mettrait l'étudiant — par les connaissances qu'il v prendra — en relation directe avec le- maisons qui emploient les artistes professionnels, soit en décoration, en illustration, annonce, art céramique, verrerie, orfèvrerie, tapisserie, etc.Aux Etats-Unis les enfant- finissent au "Grammar School" c'est-à-dire de- enfants «le 1 I ans et même 13 ans.entrent aux "Schools of Design" et choisissent selon leurs aptitudes une branche d'art commercial.Citons comme exemple deux grandes écoles "The School of Design" de Providence, Rhode l-land, qui donne des cours industriels de cinq ans pour décorations d'intérieurs, motifs de prélart, tapis, tissus cuir répoussé, etc., etc., et "The >cln»«»| of Pennsylvania", célèbre pour ses cours de poterie et d'orfèvrerie.Notons que les femmes les suivent avec succès et v trouvent de- carrière-rémunératrices.Il est à présumer ,quc les femmes ici connue aux Etats-Unis, trouveraient un gagne-pain suffisant dans ce- carrières.Ainsi les directeurs de la Maison Birks disent ou'ils i ont parmi leurs employés bijoutier-, quatre jeune- filles.Toutefois leur artiste joaillier vient d'Angleterre, et ils fout venir d'Angleterre, de France et des Etais-L'nis, artistes où modèles, selon leurs besoins.I.i celte maison nous fait reman pur que les affaires augmentent avec le pays qui se développe, ils emploieraient «le préférence, s'il s'en trouvait, des artistes canadiens compétents, lue manufacture d'indienne à Montréal, envoie un agent en France, chercher les modèles dont il a besoin.Là aussi sans doute, on emploierait de préférence «les artisans canadiens.Nous n'avons pu consulter que ces deux maisons, mais nous aurions eu sûrement des révélations, si notre enquête s'était davantage étendue.Signalons pour terminer, la belle initiative de Thon.M.Athanasc David, qui a fait passer un projet de loi, en vue de la fondation d'une école des Beaux-Arts à Montréal.Souhaitons sincèrement, avec les directeurs de nos différentes écoles des Beaux-Arts, qu'on en fasse une Ecoles des Beaux-Arts appliqués, ce dont le pays a grand best lin."LE COIN DES BONNES IDEES" y a quelque temps, non- lisions dans l'Echo de la Ligue Patriotique de- Françaises une proposition qui nous parut bien ai i rayante, celle de réserver une colonne du journaj au "< 'oui de- bonnes idées", "ft chacune pourrait venir chercher un stimulant, une inspiration, une "idée", enfin, pour l'aider dan- son apostolat, dan- son action de jeune, c'est-à-dire de "réformante".L'on proposait aux membres des cercle- d'études de trouver elles-mêmes ces bonnes idée- et de le- offrir chaque mois à leurs amies connues oii inconnues, lectrice- «le partout.Pourquoi, n'aurions-nous pas nous aussi, ce petit coin mù nous rencontrer et nous entendre: Nos cercle- d'étude -Min jeunes.IL ont besoin de l'expérience le- mis des autre-.Le -ucce- et l'utilité de nos |< Mirnée- d'Etude en sont une preuve.Mai- il faudrait pouvoir entretenir tout le long de l'année ce- bonnes relations.Il faudrait qu'à chaque occasion le- questions el les réponses puissent alterner et faire jaillir la lumière mu la générosité.Le projet a été vivement applaudi lors de la dernière réunion du Comité Central des cercles d'étude.Nous commençons donc dès aujourd'hui à le réaliser en demandant à nos amie- de nous dire en quelques lignes ce (pi'elles pensent du vrai Lut.du véritable ideal d'un cercle d'étude.Il serait lx>n de trouver une formule courte et -impie qui di-e tout et «pii dissipe le- préjugés, qui "il en \\\\\\\\\\\V\\\\'\\\V\\\A'\V.16 r.^& .Ureal — LA BONNE PAROLE — Septembre 1922.VOL X No 9 S PUNDE & BOEHM COIFFEURS PARFUMEURS Ondulation permanente.Nestle ouvrage de première classe 132, rue Peel.262 est.Ste-Cathcrine Phone Up.3161 — Phone Est 6320 BELL TEL.St-LOUIS 2495 Fournîtes réparées, *• #» 0* 0> «* •* 0> 0> #» >» «* #» 0> 0* •» 0» 0> 0> 0* 0» 0* 0» 0* I 0* Faites vos achats à nos magasins et épar- £ gnez de l'argent.£ m Ml/: 1 1 — ¦ "Le Magasin du Peuple" rue S.-CATIIERINE, angle S.-ANDRE La Société Coopérative de Frais Funéraires 242 est, rue Ste-Catherine-™é»h™ ** 1235 -MONTREAL Constituée en corporation par Acte du Parlement de la Province de Québec le 16 août 1895 ASSURANCE FUNÉRAIRE Nouveaux taux en conformité avec la nouvelle loi des Assurances, sanctionnée par le Parlement «le la Province de Québec, le 22 décembre 1916.Système de Polices Acquittées ou Système de Polices à Vie entière.Assurance pour Enterrements de la valeur en marchandises de $50.00.$100.00 et $150.00 Fonds de réserve en garantie pour les porteurs 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