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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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octobre 1922
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  • Revues
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La bonne parole /, 1922, Collections de BAnQ.

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hh ÇONNE PARObE revue: mensuelle Ce qu'elle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-françaises ; un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de l'activité féminine lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale ; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit ; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font comme nous partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale.$1.30 par an.Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnements sont payables à l'avance en janvier et doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.Chambre 3, Monument National.Boni.St-Laurent, Montréal, cures de Bureau: 2 h.p.m.à 6 h.p.m.Tél.Plateau 3303 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant ; 2.lui lui procurant de nouveaux abonnés; 3.En la faisant lire • t 4.En lui a J «portant une collaboration littéraire; 5.En sol licitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1(M2 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Bruchési Présidentes d'honneur: Lady Gouin Mme L.-F.Béïque Bureau de direction: prés.: Mme II.Gérin-Lajoic ; vicc-ftrcs.: Mme T.Bruneau; Sec.: Nielles G.LeMoyne.I Karil: Trésoriers: Mlles M.-R.Moulais.S.Renauld : Membres :" Mines VA.ttrossard, D.-N.Germain.A.Audct.J.Angers, Mlles M.-.I.Gérin-Lajoic, M.Auclair.G.IJnissonnault.G.R.«les Isles.II.Lefcbvrc.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Inst.des Sourdes-Muettes Crèche de la Miséricorde Hôpital Notre-Dame Hôpital Ste-Justine Fédérations paroissiales de: Sfre-Philomène de Rosemont St-J.-Baptiste de la Salle Saint-Arsène Immaculée Conception T.S.Nom de Jésus, Saint-Vincent-de-Paul Saint-Henri La Nativité d'Hochelaga Maisonneuve Saint-Pierre L'En fant-Jésus.Sacré-Cœur Sainte-Hélène Saintc-Clotilde N.-D.du Perpétuel Secours, Ville Emard.Saint-Stanislas de Kostka Le Foyer Les écoles ménagères Cercle d'études N.-Dame des Fermières de la province de Québec La Fédération des Cercles d'K-tudes des Canadiennes françaises.La Fédération des Femmes canadiennes-françaises.( )tta\va.Cercle M a rie-Louise.Woon socket.R.-L.Etats-Unis.Association des: Institutrices catholiques enip.de manufacture cmp.de magasins enip.de bureau femmes d'affaires L'Assistance maternelle Chaque œuvre par son affiliation à la Federation, fortifit ft étend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FÉDÉRATION ET SES FILIALES, Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisse de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de luttrc contre l'alcoolisme Amendements à la toi des licences Législation en faveur «le- Institutrices et de» employées de bureau Comité des questions domestique Comité de lut t ro contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à VUnion Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la lionne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Pariotique Comité de Y Assistance par le travail Comité permanent d'étude.N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secretariat: Ch.3, Monument National. VOL X No 10 Montréal — LA BONNE PAROLE — Octobre 1922.3 I I ENTRE NOUS NOS RAISONS l)'A(i[R.Nous aimions à répéter naguère les paroles que Pic X adressait aux membres de la Ligue Patriotique des Françaises: "Dites-bien à toutes les ligueuses combien le Tape leur recommande l'action sociale." Aujourd'hui, c'esl à toutes les ligues d'action sociale féminines, c'est «à nous-mêmes, à notre Fédération Nationale St-Jean-Baptiste que Pie XI répète le mot de Pic X en l'amplifiant de toutes les perspectives d'apostolat qu'ouvre aux femmes chrétiennes l'expérience des dix dernières aimées écoulées.Le texte intégral de cette importante allocution du Souverain Pontife nous sera lu à la prochaine réunion de la Fédération qui aura lieu le 29 octobre à la salle Saint-Sulpicc.(eux qui «>nt toujours su voir dans l'oeuvre sociale une forme de la charité n'en seront pas étonnés.L'Eglise, de tous temps, n'a-t-elle pas sanctionné, à mesure qu'elles apparaissaient, les généreuses initiatives de ses enfants?Ceux qui, dans l'oeuvre sociale, reconnaissent l'instrument capable de rétablir un peu plus de justice dans le monde, y applaudiront aussi.Nous avons vu l'Eglise proclamer lis droit de l'ouvrier «à réclamer tout ce qui assure sa dignité d'homme, de père de famille et de chrétien.C'est la même voix qui redit en ton plus discret, à cause de la complexité même des problèmes qui s'y rattachent, le droit, disons plus, le devoir, qui incombe à la femme de sauvegarder ou de conquérir en fait ce que la religion chrétienne lui a acquis de dignité personnelle, de valeur sociale, de liberté pour le bien.Jusqu'à présent, sans doute, orphelinats, hôpitaux, hospices u oeuvres secourables de toutes sortes ont ouvert leurs portes à toutes les misères.Mais il ne suffit plu» de soulager quand on a les moyens de prévenir le mal: d'adoucir ou de le pallier quand on peut le guérir.1/oeuvre sociale ne se contente pas de constater une souffrance et d'y accourir.Elle en recherche la cause.Elle préconise l'enquête et l'étude préalable.Elle multiplie les cercles d'études, les groupements où l'on apprend à observer les faits sociaux.A la source de l'indigence, elle aperçoit l'incurie de la mère de famille, l'intempérance du père, les vices «le notre organisation économique.Dès lors, l'oeuvre sociale se fait éducatrice.Elle réclame la diffusion de toutes les notions (pu* vont a nous faire mieux comprendre notre rôle dans la famille, dans le milieu professionnel où nous travaillons, dans la société chrétienne dont nous sommes un membre responsable.Elle réclame surtout la mise en oeuvre de tous les moyens humains et surnaturels pour atteindre la volonté viciée d'où procède le désordre même matériel.Et afin d'atteindre plus sûrement son but elle vise à s'organiser puissamment afin de faire prévaloir l'ordre et les institutions sociales chrétiennes.Elle se fait entraîneuse de volontés par le moyen de ligues, de requêtes, de mouvements d'ensemble.Elle réclame en certains domaines l'inexorable main des pouvoirs publics.L'oeuvre sociale a même le droit de; revêtir le carac- tère d'un apostolat.Parce qu'on ne peut élever le niveau moral, et par suite l'état social d'un peuple; qu'avec des arguments*divins.Parce que la justice sans la charité est irréalisable en ce monde et que la seule et unique source de la charité c'est le Christ.Voilà notre programme Mesdames.Il est vaste.11 déborde la conception trop étroite et trop formaliste que l'on se fait parfois de la charité.L'oeuvre sociale s'ajoute à l'oeuvre de charité pour rendre le secours matériel plus efficace; elle s'ajoute à l'oeuvre d'instruction pour l'adapter aux exigences vitales du milieu où elle se donne; elle s'ajoute même à l'oeuvre d'apostolat proprement dite pour lui préparer en quelque sorte un terrain plus en état de recevoir la divine semence.Nous toutes qui sommes membres de la Fédération et directrices de ses comités ou de ses oeuvres affiliées, soyons ficres de l'encouragement qui vient de nous être donné et songeons aux responsabilités très grandes qu'il nous confère.On ne fait pas de l'action sociale vraiment fructueuse sans effort et sans don de soi.Elle exige plus que toute, oeuvre, une sérieuse formation, un travail méthodique et persévérant, un désintéressement à toute épreuve.Recourons aux moyens qui nous sont offerts d'acquérir et de faire valoir cette formation.Notre Fédération Nationale nous en propose plusieurs.Ses réunions mensuelles de comités, de fédérations paroissiales, d'associations professionnelles sont non seulement des centres d'action, mais aussi d'éducation.Le cercle des questions économiques l'est plus encore.Outre les réunions spéciales, n'avons-nous pas ce foyer permanent de conseil et de renseignement, le secrétariat?Il s'ouvrira désormais l'après-midi, de 2 à 6 heures tous les jours, excepté le samedi où il ne s'ouvrira que jusqu'à 5 heures.On y trouvera à portée de tous quantités de revues féminines et sociales du Canada et de l'étranger.Puis, faut-il signaler à l'attention de nos lectrices l'organe même de l'oeuvre?Oui, assurément, pour que se rendant compte du rôle que l'on doit en attendre, elles s'en fassent de plus zélées propagandistes.Il n'est pas de meilleur moyen de collaborer à l'oeuvre toute entière de la Fédération.Sachons donc, non seulement désirer faire le bien mais nous rendre apte à le faire.Ne nous contentons pas de faire nombre dans une oeuvre; sovons-cn des auxiliaires éclairées, actives, dévouées.Apportons-y, non seulement l'activité momentanée que réclame parfois une organisation pressante, mais une activité soutenue, persévérante et d'autant plus méritoire."Donnons-y avec le travail des mains et l'aumône toujours nécessaire, le travail de l'esprit, et l'effort intellectuel discipliné que l'on néglige trop souvent.Donnons-y l'obole de notre propre coeur.L'Eglise vient de convier les femmes catholiques à cette nouvelle mission.Les Canadiennes françaises sauront y répondre! Maric-J.GERIN-LAJOIE.68 p Montreal — LA BONNE PAROLE — Octobre 1922.VOL X No 10 LE JOURNALISME.CARRIERE FEMININE par Mlle Yvonne Charcllc.Que ce congrès, dont l'objet est en quelque sorte d'étudier l'aspect féminin de la vie active, me fournisse l'occasion de dire brièvement dans quelle mesure l'école primaire peut préparer la femme au journalisme; que l'on ait songé; mesdames, à considérer ce point de vue bien particulier du rôle possible de la femme clans la vie économique, n'est-ce pas une indication de l'importance que l'on attache à la.profession du journalisme, peu connue de nous toutes, il y a quelques années, mais devenue tout à coup une voie dans laquelle il ne parait plus ni étonnant ni téméraire qu'une femme veuille s'engager?Je ne songe pas a diminuer cette importance, ni à grossir les difficultés réelles ou imaginaires dont la crainte pourrait vous éloigner des salles de rédaction de nos journaux.Dans tous les champs d'action où les femmes ont récemment apporté la collaboration de leur bonne volonté souvent appuyée d'une solide culture intellectuelle, qui est la meilleure préparation générale à toutes sortes de travaux, des obstacles se sont érigés qui furent la salutaire épreuve où les vocations trouvèrent leur voie.Partout l'énergie féminine abattit les barrières que dressaient, au dehors, la routine des affaires, surprise et un peu gênée par le rôle que s'y créait l'activité féminine et eut raison des objections que suscitait, au dedans, la timidité fort compréhensible de celles qui s'aventuraient dans un domaine jusque-là inexploré.Relater les phases successives de cette lutte serait peut-être intéressant, mais je ne puis m'arréter à dire ce qu'il a fallu de ténacité aux femmes pour triompher des préjugés de quelques esprits réactionnaires: le bon sens et la persévérance ont remporté sur des habitudes solidement enracinées dans les moeurs ce que j'ose appeler une victoire.Ses conséquences bien plus que sa genèse peuvent nous intéresser.Elles sont de prime abord assez évidentes.Il suffit de regarder autour de nous pour constater que la collaboration féminine s'exerce maintenant dans toutes les catégories du travail manuel ou intellectuel.Son utilité s'est d'ailleurs si bien manifestée (pie l'on ne songe plus à s'en passer et que l'esprit de notre siècle accepte comme une évolution naturelle ce qui a pu paraître autrefois un revirement des moeurs.Avant de décider (pie l'ancien état de choses était préférable au présent ne faut-il pas nous pénétrer de ce (pie j'appellerai une vérité primordiale! Cette vérité c'est que la nécessité, (pie Ton place au-dessus des lois, a été le plus puissant instrument de cette sorte «le révolution.Ce n'est pas le goût de nouveaux tournois qui a porté la femme a transporter son activité au delà des bornes qui lui paraissaient définitivement fixées.Acculée le plus souvent à l'obligation inéluctable de gagner son pain quotidien elle ne pouvait trouver d'autre alternative (pie celle d'offrir, contre un salaire devenu nécessaire à sa subsistance, le travail de son cerveau ou de ses mains.Cette nécessité n'a point cessé de se généraliser et c'est à cause d'elle (pie s'est accru le nombre de celles qui partagent avec les homines les tâches quotidiennes de la vie.N'était-il pas inévitable qu'une telje révolution dans le domaine économique dut s'accompagner d'une analogue évolution des esprits?Il s'est produit en effet un phénomène qui a été diversement qualifié, que l'on a surtout envisagé comme une regrettable émancipation, développée, pensa-t-on, au détriment de l'harmonie fa- .miliale.Ce nouvel état des esprits est le cachet visible de notre époque et c'est l'une de ses caractéristiques que cette tendance qui entraine un nombre grandissant de femmes à porter leur activité hors du cadre apparemment restreint du foyer et de la famille.Ce cadre elles l'ont agrandi au point (pic nous trouvons aujourd'hui des travailleuses dans toutes les industries, dans tous les bureaux et même dans les journaux.A certains travaux manuels les femmes se préparent par l'habituel apprentissage, après lequel elles sont en possession d'une expérience qui améliore leur condition matérielle: à d'autres occupations elles s'initient graduellement à mesure qu'elles se familiarisent avec la routine quotidienne; vers certaines besognes enfui, elles se dirigent avec le minime bagage de leur instruction primaire on supérieure, avec le seul apport de leur bonne volonté jet de leur initiative.Aucune préparation technique directe ne leur favorise l'accès de ces tâches particulières mais elles y sont poussées par leur goût et peut-être par l'espoir d'y accomplir exactement le travail pour lequel elles se sentent des aptitudes encore mal définies.Le journalisme peut être classé parmi ces besognes.Je pense qu'il doit être considéré comme une profession puisque toute l'activité qu'il comporte ressort du cerveau.Pour cette même raison il est possible (pie les femmes, aussi bien que les homines, puissent l'exercer avec succès.Il s'agit pour le moment de dire dans quelle mesure renseignement reçu à l'école primaire prépare les femmes à devenir des journalistes.Avant de donner une réponse satisfaisante il convient de bien comprendre le sens du mot journalisme.Etre journaliste ce n'est pas écrire de temps en temps, dans la paix du chez soi, des chroniques ou des nouvelles qui sont ensuite publiées dans les journaux: ce n'est pas non plus collaborer aux revues hebdomadaires et mensuelles et j'ajouterai même que cette collaboration n'est qu'une mince préparation technique au travail qui s'accomplit dans les journaux.Le journalisme c'est surtout la rédaction quotidienne de faits-divers et de commentaires se rapportant aux événements qui se succèdent avec les jours.Cette rédaction ne peut guère être faite selon les règles établies que par des rédacteurs régulièrement attachés au journal, qui s'y rendent tous les jours, qui s'y plient à la discipline de la maison et qui se sont ainsi familiarisés avec les diverses opérations qui se succèdent et s'enchaînent pour la facture d'un quotidien.L'une de ces opérations s'appelle la rédaction, et à celle-là on peut dire (pie l'école primaire donne une lointaine préparation.Rédiger un article quelconque de journal exige une parfaite connaissance de la langue dans laquelle "ii écrit.Cette connaissance s'acquiert longuement par des études qui débutent à l'école primaire et qui se continuent ensuite pendant plusieurs années.On découvre ainsi l'unique lien qui semble rattacher l'enseignement primaire à la profession du journalisme et ce lien c'est la grammaire, cet art si difficile de parler et d'écrire correctement.Cependant, je manque évidemment de générosité envers le programme bien rempli de l'enseignement primaire en disant qu'un unique lien le rattache à la formation "journalistique".Il suffit de nous rappeler tout ce que nous avons appris dans les premières années de nos études pour comprendre (pie les connaissances (pie nous y avons acquises, de même qu'elles préparent les jeunes élèves à diverses spécialisations ultérieures, les mettent également en mesure de s'assimiler assez facilement les données techniques qui attendent les novices à la porte VOL X No 10 Montreal — LA BONNE PAROLE — Octobre 1922.des salles de rédaction des journaux.C'est ce que j'appelle une formation indirecte et je ne pense pas que Ton puisse en justice exiger davantage de l'école primaire, organisée dans un but étranger au journalisme, qui n'a d'ailleurs jamais été considéré comme un débouché naturel pour les élèves de nos couvents ou les étudiantes de l'Ecole d'enseignement supérieur.Je ne pense pas qu'il soit dans le cadre d'une courte causerie d'indiquer par quelles réformes l'on pourrait faire de renseignement primaire une formation pres-(ju'immédiate au travail qui s'accomplit dans un journal.Cette question tombe bien nettement dans le domaine du Conseil d'Instruction publique, qui sera excusable de ne point faire porter ses recherches dans ce sens tant que les femmes journalistes seront aussi peu nombreuses qu'à l'heure actuelle.Il est toutefois naturel de se demander si le seul enseignement primaire donne la formation intellectuelle ordinairement exigée des journalistes.A cette question l'on peut, il nie semble, répondre négativement, en s'appuvant sur l'expérience.Celle-ci révèle clairement que les meilleurs journalistes sont ceux qui ont une solide formation classique; elle enseigne de plus que l'absence de cette formation crée une démarcation assez nette entre les journalistes.Nommes ou femmes, les premiers atteindront à une perfection qui restera inaccessible aux seconds.Ces derniers pourront être d'excellents reporters et connaître parfaitement la routine du métier, mais leur travail, le fond et la forme de leurs écrits révéleront toujours l'absence de l'équilibre intellectuel et moral qui est le premier cl le plus évident cachet de l'instruction supérieure.Les journalistes sont appelés .à traiter les questions les plus diverses.Leur besogne quotidienne les met en relation avec un nombre étonnant «le personnes dont ils doivent recueillir l'opinion, sur les sujets les plus disparates, pour la communiquer ensuite au public par la voie du journal.On ne demande pas d'un chroniqueur qu'il soit savant ni solidement documenté sur toutes les questions courantes, mais on exige de lui un jugement bien développé et une facilité d'assimilation qui constituent en quelque sorte le critère d'après lequel on fait la différence entre ceux qui sont bons journalistes et ceux qui voudraient l'être.L'on ne fait pas subir un examen particulier à celui qui offre ses services à un journal.Le plus souvent on l'accepte après s'être assuré qu'il connaît bien les deux langues officielles de notre pays et qu'il est disposé à faire consciencieusement son noviciat.Il s'écoule cependant peu de temps avant que le chef du service des nouvelles ou le rédacteur en chef ait jugé le nouveau venu, discerné ses aptitudes particulières, découvert ses qualités et ses défauts.Quel a été le critérium sur quoi s'est appuyé un aussi rapide verdict?C'est la faculté de jugement de l'aspirant Dès les premiers jours passés au journal cette faculté a été mise à l'épreuve.Si le nouveau journaliste a immédiatement mis en pratique les premières notions techniques, qui se résument à peu de choses; s'il a bien compris la portée et le sens des missions qu'on lui a confiées; s'il en a rapporté des renseignements exacts, complets et débarrassés d'ambiguité; s'il a rédigé dans une langue concise et claire le fait-divers ou le commentaire (pie l'on attendait de lui, il est tout de suite classé dans la catégorie de ceux qui "comprennent" et considéré comme une bonne recrue.Comprendre ou ne pas comprendre, voilà en effet Ce qui fait le plus souvent la valeur ou l'infériorité d'uil journaliste.Comprendre c'est avoir pour ainsi dire le sens inné de la mission que l'on a à accomplir, c'est user d'initiative et deviner; ne pas comprendre c'est au contraire buter sans cesse sur les mêmes obstacles, dépendre uniquement des explications minutieuses cent fois répétées et ne réussir souvent qu'avec peine à écrire exactement ce qui avait été demandé.L'enseignement primaire ne développe pas l'esprit dans la mesure qui comporte la rapidité et la clarté de vision dont je viens de parler.L'instruction supérieure parait bien être la seule capable de porter l'intelligence et le jugement à ce point de développement.Je n'ai parlé jusqu'ici que de formation intellectuelle, mais il y a aussi la formation technique, qui est indispensable au journaliste.A celle-là ni l'enseignement primaire ni l'instruction supérieure ne préparent.Le plus brillant rhétoricien s'aperçoit, le jour où il s'assied pour la première fois dans une salle de rédaction, que toute sa science et sa culture sont subordonnées à la connaissance de certaines notions qui caractérisent la rédaction dans les journaux.Il est le plus souvent fort étonné et un peu confus que l'on soumette sa prose à des manipulations apparemment futiles.Il se familiarise cependant, au jour le jour, avec tous ces secrets de boutique et il garde de cette initiation une impression ineffaçable.Une école de journalisme peut seule, à défaut d'un stage dans les journaux, former des journalistes complets au sens intellectuel et technique de ce mot.L'Université de Montréal vient d'en fonder une et ce n'est pas là un mince témoignage rendu à l'importance grandissante de la profession de rédacteur.Mesdames, je ne voudrais pas terminer sans répondre à une question que vous vous êtes peut-être posée en m'écoutant.Quelle est, vous êtes vous demandé, la mission particulière de la femme dans le journalisme; quelle sorte de travail peut-elle le plus facilement accomplir dans une salle de rédaction?Si nous mettons de côté, comme cela a d'ailleurs été fait dans des journaux anglais, certaines objections d'ordre social, la réponse est facile: la femme peut en principe y faire toutes les besognes (pu* sont ordinairement dévolues aux hommes.Ces objections cependant ne sont pas sans importance.Peur n'en citer qu'un exemple, l'on peut se représenter la situation assez équivoque dans laquelle se trouverait une femme qui devrait faire la chronique des tribunaux criminels.Aussi confie-t-on de préférence aux femmes des travaux vers lesquels elles se sentent naturellement portées: la chronique des choses féminines, de la mode, la rédaction des échos mondains, des colonnes spécialement destinées aux enfants, etc.Elles y trouvent un champ d'activité très vaste et susceptible d'agrandissement dans la mesure de l'initiative individuelle.Peut-on dire que les femmes sont appelées à jouer dans le journalisme canadien un rôle aussi important que celui qu'elles tiennent, par exemple, dans les secrétariats, dans les diverses industries ou dans l'organisation et la conduite des oeuvres sociales?Cela me parait douteux.Ce qui est certain, par contre, c'est que celles dont ce sera le goût d'embrasser cette carrière et qui y apporteront la formation nécesasirc ne manqueront pas de s'y créer une situation digne de l'ambition que nous devons toutes avoir de réussir dans la carrière que nous avons choisie. Montréal — LA BONNE PAROLE — Octobre 1922.VOL X No 10 Les conditions morales de F usine Texte de la conférence donnée par Mlle Marie-Claire Daveluy, à la Semaine Sociale d'Ottawa, le >') août 1922.M.le président, Mesdames, Messieurs.Permettez-moi, dès le début de remercier M.le président des Semaines Sociales.Sa courtoise invitation me sefnble nue consolante promesse.Ne désire-t-il pas maintenir.Tayaut établie, la plus louable coutume: celle d'entendre les femmes, en ces assises annuelles, exposer elles-mêmes leurs vues suides sujets les touchant profondément.Mais, si je remercie M.le président de son geste de justice, je suis un peu effrayée de son choix du moment.|e suis sûre qu'il me comprend déjà.S'exprimer solidairement n'est-il pas redouté par quiconque a le sens de de la diversité des âmes, de leurs besoins, de leurs aspirations?Hélas! il est donné à peu d'entre nous d'être, ne fut-ce qu'un moment, la pensée, le coeur ou la conscience d'une multitude.Je parlerai donc solidairement avec appréhension, je VOUS le dis: avec simplicité, je m'y efforcerai devant cet hommage au sérieux profond de mon sujet: avec sincérité, respectant trop mon auditoire pour ne pas faire preuve à son égard de la plus entière loyauté d'âme.Le programme de la Semaine Sociale vous offrait ce matin même un cours intitulé "les conditions matérielles de l'usine".J'en suis heureuse.Mieux que cela, je me sens en quelque sorte allégée d'un poids assez lourd.Car si "un minimum de bien-être est requis pour pratiquer la vertu".— vous connaissez la parole souvent citée, toujours saisissante de saint Thomas, — ce "minimum de bien-être", facteur précieux de moralité.M.le docteur Palardy, dans son entrelien substantiel, vous a déjà appris ce qu'il est, ce qu'il faut tenter pour l'obtenir, pour le réaliser, pour le conserver.Grâce aux propos d'un homme de science et d'expérience, doublé d'un sociologue, votre horizon quotidien s'est éclairci; il vous a semblé ouvrer dans une atmosphère où l'air s'assainissait, ou le soleil «le Dieu rayonnait sur les mains actives, sur les têtes courbées et vaillantes.Vous le saviez bien, n'est-ce pas, s'il vous manquait les justes précisions fournies par le distingué conférencier, (pie ce "minimum de bien-être" est une des conditions essentielles du bon, honnête et fructueux labeur.Voyons, moins de soucis matériels l'accablant, l'esprit ne se dégage-t-il pas, ne gagne-t-il pas en puissance, en netteté de vision et de conception?Moins de souffrances et de privations l'affaiblissant, l'organisme humain n'évite-t-il pas l'usure prématurée, n'accroit-il pas sa vitalité, sis ressources d'énergie?L'on sourit vraiment de présenter à un auditoire averti de telles évidences.Surtout, l'on insiste pas.Non, ce sera plutôt en supposant les misères physiques, ou d'ordre matériel quelconque, guéries ou considérablement atténuées que nous aborderons le sujet cpii tient de près aux conditions matérielles de l'usine, son atmosphère morale se déterminant trop souvent par des causes extérieures.Les forces spirituelles bienfaisantes, vous le savez n'imposent leur douceur qu'à l'heure ou un peu d'harmonie se crée* dans les âmes; qu'au moment ou un sage équilibre s'établit, en chacun de nous, entre l'esprit et le corps, c'est le "mens sana in corpore sano"; qu'à l'instant enfin où les puissances de désordre, refou- lées, tenues en échec par des forces d'ordre, traînent sans vigueur des ailes lourdes et fangeuses.Quelles seront donc, Mesdames et Messieurs, les conditions morales de l'usine ?Oui les réalisera?Quel concours de ht unies volt Mités nécessiteront-elles ?Pour mieux résoudre ces questions ne devrons-nous pas nous pencher sur un mince opuscule aux pages précises, aux mots d'ordre étincelanl de lumière et de sens?L'encyclique "Remm novarum" nous offre sa doctrine de salut, prenons et lisons, Mesdames.Plus de trente années se son! écoulées depuis que des lèvres de Léon XIII se son! échappée^ les paroles de bonté et tie vérité consignées dans ce petit livre, prenons-le.lisons-le, car seule l'Encyclique sur "la condition des ouvriers", livre à chacun tie nous comme aux sociologues angoissés, le secret des pacifiantes s» »luti< >ns.Quelques passages de l'Encyclique, quant à nous, Mesdames, suffiront à nos méditations anxieuses.Celui-ci, par exemple, que l'on m'a priée tout particulièrement «le rappeler parce qu'il se rattache intimement au sujet que j'ai l'honneur de traiter.Voici: "Le christianisme prescrit qu'il s,.it tenu compte tics intérêts spirituels tie l'ouvrier et du bien de son âme.Aux maîtres, il revient tie veiller qu'il y soit donne pleine satisfaction, que l'ouvrier ne s.,it point livré à la séduction et aux sollicitations corruptrices; que rien ne vienne affaiblir en lui l'esprit «le famille, ni les habitudes d'économie".Me pci mettez-vous «le joindre â ces par.-les quelques lignes synthétiques admirables «jue l'on retrouve tout à la lin «le l'Encyclique: "Puisque la religion seule, comme nous l'avons «lit.«lès le début, est capable de détruire le mal dans sa racine, que tous se rappellent «pie /.848 ouest, rue Nnlrc»Oainc, angle Richmond, I.?.».» ouest, rue PCotrc«Dainc, (Sle*CuucRondc), 2120 ouest, t 11 • ¦ Noire*Dame, (St*IIcnri), /'i' ot, me Hniarifi, nnglc l'anet, •|ms est, 1 uc Uaclicl, angle Si Hubert, 10.1 est, rue Roy.(St>Louts*dc*France), est, rue Stc«Catlicrinc, près Sl*l1ubcrt, 1022 est, rue Stc«Cathcrine, aiifflc Dorion, ;'i 1st.rue Sic-Catherine, (Maisonncuvc), \nelc des rues Et bel et Church, Verdun.HARNAIS, VALISES, SACS DE VOYAGE, SELLES.LAMONTAGNÉ LIMITEE Bloc Balmoral 338, N.-Dame ouest Salon Dentaire moderne Dr GASTON GUILLEMETTE IS7 St-Dcnis, angle Slc-Cathcrinc.Ouvrit inu* les soirs.TéLEst 740,1 Examens gratuits.Travaux garantis.The Queen's Jubilee Laundry CREVIER FRERES, Props.M 55 57-59 ouest.\v LAURIER angle Si Uutaln TELEPHONE EST 2220 G.-J.PAPILLON Manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet «|iic vous mijssicz trouver.181 OUEST.AV LAURIER St'Louis 10-1.Prfo avenue «/" V»tre L.-G.St-Jean Cie Limita MEUBLES 20 ouest, Notre-Dame MONTREAL Téléphone Main 1756 Tél.St-Louis 8328 W MAUBORGNE, FAUSTIN et Cie $ Ouvrage en broche ï Ouvrage garanti et délivré promptement.| 1693, rue SAINT-DENIS Montréal ?Telephones: Est 1878, 3241 ED.GERNAEY, Fleuriste 108 et 110 est.rue S.-Catherine MONTREAL Spécialité: Tributs floraux en cire.Phone Es! 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