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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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novembre 1926
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  • Revues
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La bonne parole /, 1926, Collections de BAnQ.

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548 hh BONNE PARObE REVUE MENSU Ce quelle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur 1rs Canadiennes-françaises : un FOYER d'où rayonne sur tous les domaines de l'ac-tivite féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux (euvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-jeau-Haptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit : puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union [ntcrnationalc des Ligues Catholiques féminines.Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale.$1.30 par an CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Un escompte de 50% est accordé aux membres des as sociations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Tous les abonnement sont payables à l'avance en janvier el doivent être envoyés au Secrétariat de la F.N.St-J.-B.443, Sherbrooke Est, lettres de Bureau : 2 b.p.m.à 5 h.p.m.Téléphone : Est 3151 TOUTE PERSONNE peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole:" 1.En s'y abonnant ; 2.En lui procurant de nouveaux abonnés; 3.En la faisant lire : 4.En lui apportant une collaboration littéraire; 5.En sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en PM)7 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Mon seigneur ttrucbéL Présidentes d'honneur: Lady Gouin.Mme F.-L.Béîquc.Vice-prés, d'honneur: Mines At.David et P.Casgrnin.Bureau de direction: pres.: Mine IL (iérin-I.ajoie : vice-prés.: Mme Alf.Thibaudeau, Mme T.Bruncatt; secrétaire: Mlle G.Le-inoyne; trésorières: Mlles M.-K.Boulais cl S.Renaud; membre-: Mesdames D.-N.Germain, E.Brossard, J.Angers, X.Sabourin; Mesdemoiselles M.Auelair.G.Boissoniiatllt, G.-R, «les Isles.IL Le-febvre, Mme Israël Tarte, Mme Bouthillicr, Mlles Bousquet, La-porte, Auelair.Mme Camerlin.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES.Les dames patronnesses de* La Federation des Cercles d'E- œuvres suivantes: tudes des Canadiennes fran- Fnst.des Sourdes-Muettes çaiscs.Hôpital Notre-Dame Association des: Hôpital Stc-Justine emp.de magasins Fédérations # et sections pa- cmp.«le bureau roissiales: femmes d'affaires St-Jean-Baptiste de la Salle cmp.de manufacture el ses T.-S.-N.de Jésus.Maisonncuvc sections : Saint-Vinccnt-dc-Paul Vil11' Emard Saint-Henri •>™,|-!/i;i1 Samt-Zotiquc La Nativité dliocnclaga Saint-Henri Saint-Pierre Foyer du Sacré-Coeur Sainte-Hélène Sainte-Hélène Saint-Stanislas de Kotska lUbelaya _ ._ , Alaistmneuve Saint-Lambert S.-/can-Bcrchmans L'Assistance maternelle Saint-Eusèbc Les écoles ménagères provinciales Société Kdueatriec (les Da- Cereles de Fermières de la pro- mes Franco-Américaines de vinec de Québec Lowell, Mass.Chaque œuvre par son affiliation à la Fédération fortifie et étend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION* ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles.Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménagei Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau.Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église lors du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à VUnion Internationale des Lianes catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de Y Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Ci unité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la lionne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité «le la construction Comité du service social Comité de la visite des hôpitaux N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secrétariat : 443 Sherbrooke est. Vol.XIV.N.11.Montreal - LA 1JONNIÎ PAROLE — Novemlire 1926 LA PEDAGOGIE MATERNELLE A mesure que les sciences sociales se développent et qu'elles scrutent les causes de la misère et de la déchéance humaine, elles remontent aux sources de la vie et font peser sur la femme les responsabilités les plus lourdes.Le loyer apparaît comme la grande école "ù s'esquisse chez l'enfant les traits de l'adulte.Sans doute, cette vérité avait été entrevue avant notre époque et un de Maistrc >i hostile cependant à l'instruction de- femmes avait pu dire: "Le chef-d'œuvre d'une femme, c'est de produire un homme"! Mais ce qui distingue notre époque, de celle- qui Tout précédée, ee sont les moyens diamétralement opposés que l'on emploie aujourd'hui pour arriver an hut.Confiants dans l'instinct maternel et l'intuition propre à la femme, trop longtemps on a cru que ses admirables facultés d'éduca-trice donnaient leur mesure sans que la science ne put rien ajouter a leur puissance d'action.— Etrange aberration que celle qui ustrayait la femme à la l«.i du progrès et enrayait son développement intellectuel au nom de -a mission familiale.Il appartenait au vingtième siècle d'illuminer le foyer par la science et «l'eu faire converger les rayons vers son assainissement et -a grandeur morale.Quand la science ménagère apparut aux programmes des filles, bien peu en comprirent la portée et le- esprits le- mieux disposés en -a faveur n'y cherchèrent que l'occasion de satisfaire je ne sais quels appétit- vulgain et gloutons.Aujourd'hui, se dessinent les transformations que l'enseignement ménager va opérer dans le développement de la race humaine.Les science- physiques et morales l'enrichissent à l'envie et il est en train tie rénover l'éducation de la femme et de faire la synthèse de .-es connaissances au profit de la famille.Parmi les matières inscrites à son programme, mentionnons h Pédagogie Maternelle qui repose sur les données de la physiologie et de la psychologie comme sur celles de \i\ nu >rale.La pédagogie maternelle est inscrite au programme de l'institut pédagogique des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame.L'empressement avec lequel les mères de famille accueillent cette étude fait assez sentir les lacunes qu'elle vient combler.Dépourvues jusqu'ici de méthodes dans l'éducation de l'enfant plus d'une jeune maman bien intentionnée a commis de lourdes fautes qu'une in- programment s'efforcera d'en vulgariser la connaissance.Ses séances d'étude qui ont lieu le 3ième mercredi du mois porteront cette année sur ce sujet et nous pouvons mentionner dès aujourd'hui parmi les conférencières qui adresseront la parole aux réunions: Mlle Anctil, Directrice des Ecoles Ménagères Provinciales; Mère Sainte-Anne.Directrice de l'Institut Pédagogique; Mme I tamel, diplômée des l£coles de Belgique et professeur aux Ecoles Ménagères Provinciales.; Mme St-Jacques, plus connue sous le nom de Fadette et chroniqueuse au Devoir.Si le- méthodes déjà acquises dans l'enseignement sy doucement ici et h).) Mimi.— Oh ! Jules.Jules.— Eh bien, quoi?Je soulève, j'écarte tous les obstacles.Là! Plus rien ne nous sépare.(Il est tout près de Mimi.) Mimi.— Pourtant, il reste, entre nous, ces trois dernier-jours si longs, si désagréables.C'est çà qui sépare.Jules.— J'ai tout oublié.Mimi.— Pas moi.Vous avez été (elle compte sur ses doigts) stupide, orgueilleux, colère, cruel.(Jules se penche cl baise au passage les doigts souples, i Jules.— Un criminel, quoi! Mimi.— Inconstant, d'un goût horrible.Jules.— Aie!.Ménagez-vous.Mimi.— Xe faites pas le naïf.Vous savez de qui je veux parler.Jules.— Non.Parole d'honneur! Mimi, avec effort — Claire lîeaulieu.Jules.— Ah! c'est ça la mouche qui vous pique depuis trois jours.C'est la cousine de ma cousine.Bien, si j'avais su.Oubliez qu'elle existe, la cousine de ma o «usine.Mimi.— Oublions-le ensemble.C'est plus sûr.Jules.- Nous ne pouvons pourtant pas l'écraser comme un moustique.Sa taille s'y refuse, la pauvre enfant.Mimi.— Elle vous plaît?Jules.— C'est vous qui me plaisez.Mimi.— Alors, pourquoi buvez-vous les paroles de Claire ?Jules, riant.— Je bois tout' ce que l'on m'offre.Mimi.— C'est du propre.Jul es.— Kt puis, vous exagérez.C'est dans \"trc nature.Mimi.— Merci.Jules, solennel.— Mademoiselle Mimi.je suis bien élevé.La cousine de ma cousine a droit à des égards.Muni.— Ça, c'est vrai, après tout, et l'on pourrait discuter.Mais quand même vous ne danserez plus avec ( 'laire, ce soir.Jules.Donnant, donnant, mon petit.Vous agirez de même envers certains danseurs.Mimi.— Jules, c'est impossible.Nous ne sommes pas libres, nous, vis à vis des obligations mondaines.Jules.— Très bien.Je serrerai de nouveau sur mon cœur les parents de mes parents.Muni.— Faites cela et vous vous en repentirez.Jules.— Allons, calmez-vous, ma colombe, le grillerai simplement quelques cigarettes en vous attendant, i Un silence, puis soudain, Jules se penche et prend la main de Mimi.) Savez-vous, Mimi.je suis tout à fait décidé «à m'olïrir cette petite main.Demain, ce sera la demande, à qui de droit.Muni, (/m bondit.— Vous ne pouviez pas me préparer un peu à celte bombe?.(Riant.) J'étouffe.de l'air! Jules, inquiet.— Vous, vous songez à nie refuser.Muni, tendant son autre main.— Vous ne demandez pas celle-ci aussi?Ou'en ferais-je?Jules.— Soyez sans crainte.Je saurai tout prendre.(Vivement, il saisit Mimi et dépose un baiser retentissant sur la joue satinée.) Baiser de frère! Ne vous alarmez pas.M Uni.— Quelqu'un! Au large, de grâce.20 Vol XIV, No.11.Scène IV Les mêmes, Léon.Léon.— Mimi, je vous reclame.Ces notre danse.(./ Jules.) Mille regrets, cher ami.Jules.— Allez, Mimi.allez.Mimi, se levant à regret.— J'ai votre promesse, Jules.Vous ne bougez pas?(Jules s'est levé.) Jules.— A peine, tyran adorée.(// ouvre sou étui, choisit une cigarette et l'allume tout eu saluant profondément Mimi.) Mimi.— A tout à l'heure, mon chat, i Mimi et Léon sortent.) Scène V Jules, puis le docteur.(Jules s'installe de noureau dans le fauteuil et fume eu fredonnant un air à la mode.Les sons en arrivent clairement dans le petit salon./ e docteur, entrant.— Qu'est-ce que vous faites ici, jeune homme?Vous ne pouvez aller danser, comme t« ait le inonde ?Jules.— Bonjour, docteur.Puis-je vous servir en quelque chose?Le docteur.— Oui.Allez me chercher monsieur le cafard, cet André Marois, votre ami.Un bel ami! Jules, riant.— Que lui voulez-vous?Il se porte si bien.Le docteur.— Ça, je vais lui dire moi-même.Jules, arec un soupir de soulagement.— Voici Marois, docteur.Je vous laisse.Je ne veux participer en rien à son malheur.Le docteur.— Bah! une petite «louche! Pas de fable-, jeune homme! (Jules sort en hâte.| Scène VI Le docteur, André.Indre, s9approchant.— Vous désirez me parler, docteur?Le docteur, glacial.— Oui.Asseyez-vous.Là.(,// désigne du doigt le dirait.où, solennel, il rient lui-même prendre place, l'n silence.) André, surpris.— Eh bien, docteur?Le docteur.voi.Y tonnante.— Vous ne devinez pas?Le coupable en vous n'a aucun frémissement?André, réprimant un sourire.— Que voulez-vous dire?le docteur, se (/raflant le front, et, d'un ton plus humble.— Je nie croyais.euh.plus de courage.(Se décidant.) Je suis devant un ennemi, monsieur.Je le dis avec regret.Avec regret, oui monsieur.Jmlré.— Un ennemi?Moi?Vous plaisantez Le docteur, revenant à son ton bourru.— Je ne plaisante jamais.Indre.— Mais alors.Le docteur.— Monsieur Marois, voulez-vous m'expli-quer votre conduite?Pourquoi avcz-VOUS fait croire à tous, cet été.— saison chaude, fiévreuse, affolante, c'est vrai.— pourquoi avez-vous fait croire que vous remarquiez entre toutes les jeunes filles, ma filleule.Liane?.Non.non, pas un mot.Mon réquisitoire est préparé.Vous m'embrouillerez.Pourquoi, M.Ma- Novembre 192ô «J rois, pensez-vuus dans une saison ce que vous reniez dans une autre?Ah! vous avez couru faire la moisson dans l'Ouest?Belle entreprise!.Profitable! Pendant ce temps, on a saccagé, ici, votre jardin.La plus belle fleur est cueillie.Ce satané petit notaire!.Ah! l'agile saule-ruisseau! En deux bonds, p f ft !____ il y était, droit au but! Et il adresse sa demande, demain, à Madame Dumesnil, de-main! Vous m'entendez?Tonnerre de tonnerre! André, estomaqué.— Voyons, docteur?La demande en mariage!.Déjà! /.(• docteur.— Croyez-vous qu'on allait vous en demander la permission.André.— Vous poussez au noir.Vous exagérez.C'est de la provocation./.(• docteur.— C'est tout ce que vous voudrez, M.le déserteur.André.— Une chose me rassure.Si les faits sont ce que vous dites, «»ù est l'amoureux?Ma sœur a dû l'inviter.Le docteur.— 11 vient d'être appelé en hâte pour recevoir un testament.André, ironique.— Ah! il s'occupe encore des volontés de son prochain, ce bon jeune homme?Le docteur.— Des dernières, des dernières.Elles ne nuisent pas.Indre.— Alors si, pendant ce temps, nous contrecarrions ses dernières volontés à lui, le monsieur?Le docteur.— Bravo! (Se frottant les mains, débit rapide.) Contrecarrez! Contrecarrons carrément! .Indre, sursautant.— Hein?Le docteur, riant.— Latin de laboratoire! .Indre.— Permettez-moi une autre question?Docteur, que dit de tout cela votre filleule?Le docteur.— Rien, mais elle aime sa mère.Sa mère qui est malade, priera, suppliera, la petite cédera.André.— Kt Madame Dumesnil?Les prétendants étaient reçus froidement, cet été.saison chaude.fiévreuse.affolante ! Le docteur.— Elle a changé! Par votre faute, parbleu: i Indre.— Je ne comprends pas./.(' docteur.— Vous parti, Liane a été reprise de sa petite crise pour le cloître.Madame Dumesnil, que la souffrance rend moins résistante, s'est affolée.Elle a tus dérange* mis./.(• docteur.— Pas du tout.André.— |e vous laisse, docteur.Mesdemoiselles! (// salue.) Le docteur, agacé.Voulez-vous bien rester ici, M.le discret.Liane ne me raconte pas de secrets en public.Gabriellc.— Elle est beaucoup trop inquiète pour cela.Mimi.— Rassurez-la.docteur.Le docteur, s'approchant.— Qu'est-ce qu'il y a.voyons, ma petite?Comme ta mère, je désire que tu t'amuses, ce soir.Liane, prenant arec affection le bras du docteur.— Parrain, allons téléphoner «à la mais.m.l'ai eu soudain un gros serrement de cœur.Si mère n'allait pas mieux?Si elle m'appelait?Le docteur.— Petite folle! Tu deviens d'une nervosité.Crois-tu que ta mère ne voit pas cela comme moi?Il faut rire, rire.Ça guérit.Liane.— Venez téléphoner./,(• docteur.—Je vais faire mieux si tu veux rester ici et redevenir gaie.Je me rendrai auprès de ta mère el j'y resterai jusqu'à ton retour.Liane.— Vous feriez cela?(/://(' se presse contre lui.) Le docteur.— Oui.On s'occupera bien, ici, de te faire rec< induire.Gabriellc.— Nous y verrons, certes, docteur.André.— Comment donc! Mimi.j'y verrai particulièrement, moi.Jules a sa machine.Liane, tu reviens avec nous.Le docteur, en s'éloignant.¦— Je ne t'appelerai au téléphone, petite, que s'il y a urgence.urgence, tu entends?Ah! quelle nerveuse, quelle neuveuse, tu deviens ! Gabriellc, rejoignant le docteur.je vous reconduis, docteur.(Elle a échangé un signe d'intelligence arec son frère, i Mimi.qui ne peril pas un (/este d'autrui.Et moi donc! uDélivrez-moi de mes amis.Seigneur, je me charge de mon ennemi le docteur! i Ils sortent, i Scène VIII Liane.André.André.— Tenez-vous à danser.Liane?Liane.— Lt v« ms ?André.A moins que ce ne soit en votre compagnie./ iane.Causons alors.Quelle pièce exquise!.(Elle regarde autour d'elle, i André.N'est-ce pas?C'est qu'elle encadre une bonne petite- fille, qui reprend son sourire.Vous vous sentez rassurée?Liane.— Presque.J'ai un parrain parfait.André.Il vous aime de tout v Dan- le travail résident le contentement et la joie, ce 0> 0> 0* 0» 0* 0» 0» 0* 0* 0» 0» 0» f 0* 0- "0-0» 0» 0" 0» 0» 0> 0» 0» #* 0» Téléphone: PLatcau 5397 Heures de consultations: de 2 h.à 4 h.et le soir ; sur rendez-vous.Dr Leon Gerin-Lajoie Ancien assistant étranger à l'hôpital de \ 'augirard, Paris.Assistant à la clinique gynécologique «le l'hôpital Notre-Dame.— Membre cor- ^ respondant de la Société Anatomiquc de Paris.Spécialité: Maladies des femmes.3482, avenue du Parc.Montréal, i 0* 0* 0" 0* 0" 0" 0" *> 0> < 0* 0> 0» 0> i W \ \ e (Quentin \ Institutrice diplômée $ Possédant plusieurs années d'expérience, £ donnerait leçons de français, d'anglais, ï de comptabilité, d'arithmétique, etc.§ à domicile ou chez elle.443 est, SHERBROOKE.Téléphone: EST 3154.55ième Année " Au Royaume du Tapis " Tapis — Linoleums — Rideaux MAISON FILIATRAULT Il ">!).(»:*, |)oul.St-Laurent.LAncaster W(> £ 0> 0> 0» 0> 0» 0" 0> 0> 0" 0» 0" 0» 0> 0> 0> f 00 0> Hudon-Hébert-Chaput Ltée \ IMPORTATION ET GROS EN ALIMENTATION 0» 157, Visitation, Montréal.EST 1916; 18, rue de Brcsoles, Montréal, Can.j vwvwiwwu1w\ hvw'wvvvwwvi'lUVl'uw v\ \ w \\\\ v\wa\\a\\w\vvvvvvvv\\vivvvvi w\\ v\ v\\v\ \ \ vw w\ \ v\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\vv\ vv\ a\y\\\\\\\\\\\\ ^nnio ILL «.Limoges 505.Aird LlaiBonnouvo >VVVWVWWVVVVVI ».Mitréal — LA BONNE PAROLE — Novembre 1926 VOL.XIV, No.11 VWWWWW^WWWWWWWWWWWWWXWW\WWWWWWWWWWWWW\WWW\WWWWWW\WWWWWWAW\\\- .LA SEULE ECOLE FRANÇAISE DU GENRE EN AMERIQUE.; *» «» 0* 0- L'EXAMEN DE VOS YEUX Nous ne saurions trop insister sur son importance et sur la précisa »n avec laquelle il doit être fait.Consultez les optométristes de réputation reconnue.CARRIERE & SÉNÉCAL Opticiens-Optomé'tristes à V Hôtel-Dieu.- \ 207 est, rue Stc-Catherine Tel: Lancaster 7070 VIVE LA CANADIENNE Parmi les qualités qui ont distingué nos mères canadiennes, nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage JEUNES FILLES, JEUNES MERES Tenez à l'honneur de continuer ce bel exemple.Pour pratiquer \% économie il n'y a pas de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'ÉPARGNE De la Cité et du District de Montréal.Nous vous réservons toujours le meilleur accueil quelques petites que soient les économies que vous voudrez bien nous confier.Nous vous donnons la sécurité la plus certaine.Le gérant-général, A.-P.LESPERANCE.liu'.c au principal et seize succursales à Montréal FONDEE PAR LE GOUVERNEMENT DE LA PROVINCE DE QUEBEC.AFFILIEE A L'UNIVERSITE DE MONTREAL.COURS DU JOUR : 3années d'études préparant aux licences en Sciences Comnerci » es et Comptables.Ces ip ômes donnent droit d'admission aux associations d'experts-comptables.COURS DU SOIR : non breux corrs libres sur : Comptabilité théorique et pratique, opérations de banque, c rrespondanec commerciale anglaise et française, arithmétique, algèbre, économie politique, d-oit civil, droit commercial, espagnol, italien, allemand, etc.COURS PAR CORRESPONDANCE AUXQUELS ON PEUT S'INSCRIRE TOUTE L'ANNÉE : Comptabilité théorique et pratique, supérieure, industrielle, financière, etc.Langue anglaise Knglish letter writing — Busi ess English — Français commercial Economic politique — Droit commercial.Le soir et par correspondance.On admet les jeunes gens et les jeunes filles.A.110.BOURSES DU GOUVERNEMENT POUR COURS DU JOUR ET DU SOIR Découpez et adressez-nous le coupon ci-aC880U • l£COLli DES HAUTES ETUDl-lS COM\1K:* 0» 0» *» »» *» ** *• «* *• *» l 0* ** 0* t» •* *» % i \ OUVERT TOUS LES JOURS.DIMANCHE COMPRIS DE 8.30 A.M.À 10.30 P.M.Dites-le avec des fleurs BELMONT fleuriste l.-p.perrault.PROP Fleurs pour toutes occasions.bélair 1644 10.mt-royal ouest ( ) du jour.Nom .( ) du soir ( ) par correspondance.Adresse Tel.: BELAIR 4482 Montréal.Nous annonçons à notre clientèle, ci .111 _ public en général, que tout notre lait provient ________ I de vaches avant subi l'épreuve de la tubercu- PHARMACIES MARTINEAU ;trc^ -j - ?rPft,ï£S Angle St'Laurcnt et Mt-Royal — BElair 1741 pasteurisé.C'est donc un lait absolument Angle St-I.aurcnt et St-Yiateur — BKlair 2J06 sajn et de haute qualité.Angle St-Denis et Manc-Annc — BElair 6157 Angle Bordeaux et Mt-Royal — BElair 2802 Rue St-Denis (en face de la rue Chcrrier) Tel.Est 1948.C.-J GRENIER & CIE J.-J.JOUBERT LIMITÉE Fabricants et Importateurs de CORSETS.Grand choix de pants pour dames.401-403 est, Ste-Cathcrine.Montréal.**** rue St-André #* »» #» #* *» ** *» •* »* 0» 0> - »» 0» 0* ft 18 ouest, boni.St-Joseph Bélair 0863 BOULANGERIE Med.Paquette Ingrédients de première qualité, Cuisson soignée, Prix modérés.Spécialité: - - Pain Parisien Pain Kneipp: - Contre la dyspepsie La plus ancienne boulangerie canadienne-française.,*/»vvvvvvvvv*.mxax\\, VWWVWVWWWWW WWWWWt \\\\W\WWWW\\W\W\WWWWWW\WWWW\\\ \ WW VW\W % W W WW WW WWWW\WWWWWWW1
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