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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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mai 1930
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  • Revues
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La bonne parole /, 1930, Collections de BAnQ.

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hh ÇONNE PAROfeE revue mensuelle Ce qu'elle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par at.Union postale.$1.30 par an Un escompte de 50% est accorde aux membres des as sociations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc, 853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désireraient des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'a s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs à midi et de 2 hrs à 5 hrs p.m.Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole" 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnée ; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fui fondée en 1907 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue crime action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Sa Grandeur Monseigneur Gautbicr.Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Béîque.Vice-prés, d'honneur: Mme L.-Athanase David et Mme Pierrc-F.Casgrain.Bureau de direction: Mime Henri Gérin-Lajoic, présidente générale; Mme Alfred Thibaudeau, vice-prés.; Mme François Matins, vice-prés.; Mlle Georgette LeMoync, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mme Eustache Lctellicr de Saint-Just.rédactrice de la "Bonne Parole"; Mme X.Sabourin.économe; M,mc Arthur Berthiaume, Mme Eugène Desmarais.Mme D.-X.Germain, Mme E.Bouthillier, Mlle Gabricllc Riballicr des Isles, Mîmc Edmond Brossard, Mlle Hcdwidgc Lcfcbvrc, Mlle Graziella Boissonnault, présidente du comité d'Administration de la "Bonne Parole"; Mlle Florinc Phanctif, Mme Alfred Martineau.Mme J.-A.Mollcur, Mme Alfred Camerlain.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES.Les dames patronnesses des Cercles de fermières de la proœuvres suivantes: vincc dc Québec Hôpital Notre-Dame Association des: Hôpital Sainte-Justine cmp.de magasins cmp.dc bureau Fédérations et sections pa- femmes d'affaires roissiales: aides maternelles c , n .i i cm- cmp.dc manufactures et ses Saint-Tcan-Baptistc de la Salle sections- T.-S.-X.de Jésus Maisonneuvc ym Sa.nt-Xmcent-dc-Paul Saintt-Paul Saint-Henri Saint-Zotic,uc La Nativité d Hochelaga Saint-Henri Saint-li erre Sainte-Hélène Sainte-Hélène Hochelaga Sai.U-Stan.slas de kot>ka Maisonneuvc Saint-Lambert Saint-Jcan-Berchmans L Assistance maternelle Saint-lùisèbc Les écoles ménagerse provinciales Socictc Educatrice des Dames La Fédération des Cercles d'Etu- Franco-Américaines de Lodes des Canadiennes françaises.well.Mass.Chaque œuvre par son affiliation à la Federation fortifie et étend son influence particulière.PRINCIPALES ŒUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des .Issociations professionnelles Fondation «les Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement «le Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées dc bureau Comité «1rs questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation «le € Gouttes de Lait* Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie «l'autel et décoration d'église «lu Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à YUnion Internationale des Ligues catholiques féminin, s Fondation de la Bonne Parole Comité «lu ^Denier National* Comité «les questions civiques Comité «le la Croix Ronge Comité du Fonds Patriotique Comité de VAssistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité «les Oeuvres économiques Comité de Rédaction «le la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole G unité dc la construction («unité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central «le renseignements Comité des Aides-Maternelles.-V.II.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrivant à son secrétariat : 853.Sherbrooke est. VOL.XVIII, No 5 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1930 ENTRE NOUS LETTRE DE QENÈUE Mme Alfred Thibaudeau, vice-présidente de la Fédération Nationale Saint-Jean-Daptiste, actuellement à Genève, nous adresse la lettre suivante, à laquelle elle joint un intéressant rapport dont on trouvera des extraits en page 10 de ce numéro: Madame la Directrice, C'est avec un bien grand plaisir que je vous adresse ci-inclus le rapport des travaux de la sixième session du Comité de la Protection de l'Enfance.Vous verrez que Mlle Charlotte Whitton.représentant le Conseil de Service social du Canada et le Conseil canadien de la Sauvegarde de l'Enfance, étant absente, le Canada n'y était pas officiellement représenté et vous vous demanderez si le temps n'est pas venu pour la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste de figurer également à ce programme d'un intérêt mondial (par une déléguée de l'hôpital Sainte-Justine par exemple).Je voudrais pouvoir vous dire combien j'ai été enthousiasmée du dévouement intelligent avec lequel tout ce comité travaille dans une atmosphère de cordialité parfaite et avec un grand désir de réalisation pratique.Le merveilleux plan d'ensemble, qui consiste à mettre en commun l'expérience et les résultats acquis, fait toucher du doigt l'incomparable service que rend la Société des Nations dans tous et clans chacun de ses organismes.11 faudrait parler en particulier de tous les sujets traités.Ces travaux présentés avec talent et conscience ont mis en valeur les auteurs de ces projets, en plusieurs cas les premiers personnages de leur pays.L'Union internationale des Ligues féminines catholiques avait délégué la sympathique et si dévouée, Mlle Dalmazzo.En écoutant et en regardant ces délégués de tous les grands pays, sous la remarquable présidence de M.Ito, du Japon, je pensais avec joie que la plus difficile étape était franchie, que le miracle était accompli, qu'il fallait collaborer de toutes ses forces, à l'unanimité, nous toutes les femmes de l'univers, à cette œuvre positive, pacificatrice et ascensionnelle de la Société des Nations.Faisons-la connaître davantage et par là aimer.Rallions-nous avec un chaleureux optimisme au Comité de l'Apostolat de la Paix et avec l'aide de Dieu nous pourrons envisager l'avenir avec confiance et sérénité.Le français et l'anglais sont langues officielles à Genève et c'est un vrai bonheur canadien de comprendre les deux.E.-R.T.NOTRE MESSE ANNUELLE "Passer en faisant le bien" Allocution du R.P.Carrière, S.}.à la Messe du Saint-Esprit de la Fédération Rationale Saint'] ean-Baptiste.Le 4 niai, M.l'abbé Robert, de Saint-Jacques, célébrait la messe annuelle du Saint-Esprit, de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.Le R.P.Carrière, recteur du Gésu et aumônier du Comité des Aides Maternelles, a donné le sermon de circonstance; il a développé cette pensée: la vocation essentielle de tout être ici-bas est de passer en faisant le bien.L'acte de consécration a été lu par Mme Henri Ciérin-Lajoic, présidente générale de la Fédération; Mlle Hélène Lefebvre dirigeait le chant, et Mme Edmond Brossard et Mlle Florine Phaneuf ont fait la collecte.Voici un résumé du sermon du R.P.Carrière : Pancin otiosa non eomedif.— La femme forte ne mange pas le pain tie l'oisiveté (Prov.ch.31).Mes bien chères sœurs, La messe annuelle du Saint-Esprit! L'occasion est propice pour appeler plus ardemment les bénédictions de Dieu sur la Fédération.Comment un prêtre ne se joindrait-il pas à vous de tout cœur, en pareille circonstance.Pour lui, le rêve le plus beau est de voir les chrétiens passer en ce monde en faisant le bien, à l'imitation de Celui dont la vie est résumée par l'Evangile en ces deux mots: « 11 a passé en faisant le bien».Il faut bien aux disciples de Jésus-Christ porter en leur âme et en leur vie son image vraie.Or, le prêtre voit dans la Fédération Nationale Saint-Jean- Baptiste les chrétiennes animées de cet idéal, n'ayant pas d'autre ambition que de répandre le bien autour d'elles.Il s'émeut à la vue des œuvres nombreuses et si bienfaisantes de votre Association, de reconnaître en ses membres des femmes fortes qui ne mangent pas le pain de l'oisiveté.Son cœur de prêtre est pressé d'offrir au ciel ses vœux ardents pour la Fédération, et il demande au Tout-Puissant de multiplier vos entreprises en nombre, en étendue et en profondeur.- Le prêtre se souvient encore de son rôle en l'armée du Christ.C'est d'être l'officier qui entraîne ses soldats à lutter contre le mal.Aussi, il brûle de vous aider, par ses exhortations, mais aussi par son intercession, dans vos conquêtes sur le mal, sur le mal de l'isolement, de la faiblesse, du découragement et des tentations qui s'ensuivent, pour tant de femmes et de jeunes filles que vous voulez secourir. 4 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1930 Et, si le prêtre a conscience que son ministère sacerdotal ne peut, sans s'étioler, cesser de rayonner autour de lui en œuvres de salut, il se rend compte pareillement que votre ministère de charité est soumis à la même loi.Il est convaincu que vos activités généreuses doivent propager sans cesse leur bienfaisance, sous peine de déchoir.II s'unit donc à vous de tout eccur, en ce jour, pour supplier le ciel de répandre sur vous ses faveurs plus abondantes, croissantes toujours.A ce souhait, il en joint un autre plus particulier, c'est que votre dévouement revête toujours mieux deux caractères essentiels, double condition de la prospérité de la Fédération, qu'il soit dévouement éclairé, dévouement surnaturel.La messe annuelle du Saint-Esprit est destinée assurément à faire descendre sur toutes les dirigeantes et les dirigées le« effusions de l'Esprit de lumière.Elle implore et elle vous obtient un accroissement des dons si nécessaires de prudence, d'intelligence, de conseil.Vous n'êtes pas si mal inspirées que de ne vouloir jamais vous en remettre à vos seules lumières dans la tâche que vous poursuivez.Vous voyez tant d'obscurités à vos entreprises, comme à toute œuvre humaine, tant d'incertitudes dans les initiatives suggérées a votre zèle! Il fait bon pouvoir vous tourner vers l'Esprit divin pour qu'il vous guide, vous dirige par des voies assurées.Entretenez commerce avec PEsprit-Saint, non seulement aujourd'hui, demain, mais au cours de toute l'année.Triez-le toujours ardemment et humblement, et sa lumière pénétrante ne sera pas refusée à vos ignorances.En ce jour, pourtant, laissez le prêtre vous rappeler surtout comme votre dévouement veut être surnaturalisé, sans respect humain et fières de votre foi, vous avez tout à l'heure, par la voix de Mme la Présidente, offert à la sainte Vierge l'hommage de vos efforts, pour grouper, disiez-vous, des énergies nombreuses, à la gloire de son divin Fils.Répondez à cet engagement, et vous vous ferez un dévouement proprement chrétien.A ce grand corps qu'est la Fédération, il faut une âme forte et vivace, sans quoi il sera inerte et languissant.Vous ne pouvez donc vous contenter de faire de votre dévouement une chose de pure philanthropie, ni un effort de simple solidarité.Ne prétendez pas secourir vos semblables seulement parce que vos semblables.11 y a pour vous à endurer tant de fatigues et de dégoûts, il v a à braver tant d'obstacles, de défiances, d'opposition inintelligente, que la philanthropie constitue un fondement trop fragile à tous ces sacrifices.Cherchez un appui plus solide .à votre zèle, La Fédération doit donc lever les veux et les carder fixés en haut, sur Celui qui a dit: « Un verre d'eau en mon nom, je le considère comme donné à moi-même >\ sur le Père Celeste dont nous sommes tous les enfants et qui met sur nos lèvres ces mots suaves: * Notre Père du oie! ».Regardez tant de personnes aidées par votre ass -dation, ou à aider encore, comme des membres de la famille de Dieu.Alors, voilà votre dévouement ani de motifs inébranlables pour surmonter tous les rt au mariage et au divorce.Avouons-le, notre vie de famille qui était simple, saine et jalousement sauvegardée ;: ébranlée par certains changements survenus dans les conditions de la vie moderne.Qu'on ne l'oublie pas: toute nation qui manque à la sauvegarde de ses foyers, qui traite à la légère la sainteté et l'indissolubilité du lien matrimonial, qui ne s'épouvante pas à la vue du fl : montant du divorce, est une nation vouée à la décadence.De parents névrosés et physiquement tarés, et qui n' ut eux-mêmes puisé leur éducation (pie dans des milieux frivoles, nous ne pouvons attendre que sortent des rejetons à la fois robustes et vertueux, lit cet idéal i Lie nous désirons pour les enfants nés sous les meilleti auspices, nous le désirons aussi, et avec non moins d" deur pour les enfants trouvés ou abandonnés, pour orphelins ou les indigents, pour les délinquants, les n< i i-gés et les nécessiteux.Permettez-moi de souligner l'oeuvre magnifique de Grancher que le gouvernement de la province de Ou vient d'introduire sur son propre sol, pour la protecl des enfants tuberculeux.Aussi la magnifique initiative du bureau de placement dirigé par la révérende S Paradis, des Sœurs Crises, bureau qui s'occupe avec t;i de succès des enfants abandonnés.De même est-il ji de signaler le beau travail accompli par le juge Choque à son tribunal des jeunes délinquants.C'est encore cet; vie de famille heureuse, saine et salubre que le tribunal des jeunes délinquants s'efforce de procurer aux gare.1 1583 VOL.XVIII, No 5 Montréal — LA BONNE PAROLE — Mai 1930 7 et filles en les aidant à se développer comme de bons citoyens.Quelques œuvres de l'enfance établies à Montréal voudraient atteindre semblable idéal pour les bébés des mères non mariées.On voudrait en effet que la fille mère puisse garder chez elle son bébé et le faire bénéficier d'une partie de sa pension.D'autres personnes préoccupées des mêmes problèmes voudraient assurer les mêmes avantages aux mêmes œuvres, en leur faisant parvenir régulièrement des sommes minimes, sommes qui seraient cependant suffisantes pour que ces mères puissent garder chez elles leurs enfants plutôt que de les placer dans des institutions.Bien que par des moyens différents, tous nous voulons le même but.Toutefois, pour atteindre un tel objectif, nous avons besoin de mesures législatives adéquates et il faut mettre en œuvre les méthodes administratives les plus modernes.Autrement, tous nos efforts n'aboutiraient qu'à une navrante défaite.Au Canada — (pie nous soyons Canadiens anglais.Canadiens français, Canadiens écossais ou irlandais — tous, en tant que Canadiens, nous poursuivons ces mêmes idéals.Ce qu'il nous faut donc par-dessus tout, c'est une coopération intime et constante, sans nous préoccuper des moyens individuels.C'est à ce prix seulement que nous marcherons vers le progrès et vers la réalisation de nos rêves les plus chers.Et c'est dans ce large esprit de coopération (pie nous avons fondé, en ll^23, une section française qui, après une année de travail ardu et avoir amassé suffisamment d'économies, a pu nommer une secrétaire dont le travail ne se confinera pas seulement â Québec, mais s'étendra à tout le Canada où seront requis les services d'une secrétaire bilingue.Or cette section française, connue toutes les autres sections du Conseil, doit voir son travail compris, surveillé et dirigé par un groupe de citoyens bien informés.D'ailleurs, il en est de même pour le bureau du Comité général, dirigé par le chef de chaque groupe.Madame P.-E.Marchand, d'Ottawa, est la présidente très dévouée de la section française, et les membres de cette section se recrutent parmi les Canadiens français les plus représentatifs de la Capitale.La ville de Québec est représentée par Mme Jules Tessier.Le Nouveau-Brunswick est également représenté.Or nous voulons avoir à Montréal un groupement de tonte première force, groupement qui nous conseillera et dirigera notre travail éducatif.C'est vous dire que nous désirons avoir un représentant de Montréal pour notre Conseil général.Mlle Proulx commence ici un voyage d'éducation, prêchant le soin des mères et des enfants dans la province de Québec.Mlle Proulx apporte avec elle la bénédiction de Nos Seigneurs les évêques de tous les diocèses ou elle ira semer le bon grain.A la fin de sa tournée, nous voulons qu'elle se rende dans les institutions de charité et autres organisations philanthropiques afin d'étudier les moyens de protection de l'enfance ainsi cpie les lois établies et avec lesquelles nous voulons nous familiariser.Nous avons fait une étude des divers systèmes légaux des autres provinces, mais, sauf pour ce qui touche à la législation des enfants illégitimes, nous n'avons pas encore donné aux lois de Québec — les plus anciennes de toutes — l'attention particulière qu'elles méritent.L'histoire de vos institutions et œuvres de charité a été si différente de celle des autres provinces, travail plusieurs fois séculaire, sacrifice de soi-même, des congrégations religieuses, gratuité des services rendus, (pie c'est â la fois un honneur et un réconfort d'étudier cette histoire en action.Kt c'est ainsi cpie l'on verra (pie l'administration et la gestion financières de vos œuvres de charité sont uniques au Canada.Grâce aussi à cette forte population rurale qui complète si bien la vigueur des centres industriels, la province de Québec s'est trouvée exemptée de chercher des solutions â nombre de problèmes sociaux.Toutefois, la pauvreté, la maladie, la mort se rencontrent dans tous les domaines ethniques.Quel rôle jouent en ce moment vos villages dans la lutte antituberculeuse?Quels soins prennent-ils des victimes de ce mal cruel et de leurs descendants?Par exemple, dans les centres ruraux où s'est développée l'industrie de la pâte à papier, quelles améliorations a-t-on apportées dans les méthodes anti-tuberculeuses?Quels nouveaux problèmes d'hygiène ont fait surgir ces récentes agglomérations industrielles?Comment vos populations rurales résoudront-elles ces diverses équations?Nul doute (pie vous tiendrez à connaître quelles modalités on a adoptées ailleurs dans des cas identiques.De même (pie vous serez prêts â faire bénéficier les autres de votre expérience, ainsi tiendrez-vous à puiser ailleurs des renseignements qui pourront vous être utiles.Dans l'humble mesure de nos forces, nous ne désirons rien tant (pie de vous aider, convaincus que nous sommes, que vous êtes dans les mêmes sentiments d'entière coopération.D'autres provinces se joindront â nous et.selon le vieux proverlje, cette union fera notre force.Il va sans dire (pie, ici ou là, nous ne voulons pas imposer nos volontés, lui effet, seuls les centres qui voudront entreprendre telle et telle tâche, seront libres de donner suite à leurs initiatives.C'est alors (pie le rôle de Mlle Proulx acquerra toute son importance.Elle sera sur place pour centraliser et diriger les énergies.Constamment en contact avec le Conseil cental et les centres intéressés, elle sera on ne peut mieux placée pour mener à bien l'œuvre entreprise.Kt sans doute n'y a-t-il rien d'exagéré â prédire (pie la section de Montréal deviendra rune des plus importantes de tout le Dominion.Grâce à sa position géographique et grâce aussi aux éléments qui la composent, cette section jouera un rôle important au point tie vue du bien-être national.Pensée Ne fais pas l'éloge d'un homme avant de l'avoir mis à l'épreuve; ne le blâme pas non plus avant de l'avoir éprouvé, car les hommes sont comme des coffres soigneusement fermés dont les clefs sont les épreuves. 8 Montréal — LA ROXNR PAROLE — Mai 1930 VOL.XVIII.X.S Nouveau foyer Belles paroles prononcées à une cérémonie nuptiale: Votre jeune foyer s'inaugure sous de bons auspices.A VOUS «le tirer parti de l'avenir qui s'ouvre «levant vous.Vous l'abordez avec un capital «le précieuses qualités.Chez run.une foi solide, un caractère bien trempé, l'habitude, enfin, d'une vie sereine; chez l'autre, la bonté, l'amabilité, le goût de rendre service, l'amour de la vie de famille, l'accoutumance au travail.Votre sort est entre les mains de Dieu, il est aussi entre les vôtres; entre les mains de Dieu qui veut ou qui permet les événements, qui, par un inéluctable et providentiel dessin, respectueux «le notre liberté, laisse les actes humains produire leurs conséquences.Quels événements surgissent dans notre vie personnelle?Quels événements dans la vie générale de la nation et «le la société?( lue de points d'interrogation se posent aujourd'hui! Nul de nous ne le sait ni ne peut l'entrevoir; gardons-nous de prophétiser! Mais ce que nous savons «le science certaine, c'est que toujours et partout, les grands caractères, les volontés fortes, les cœurs droits se sont trouvés à la hauteur de toutes les circonstances et de toutes les situations; ce que nous savons encore, c'est que les mêmes vertus, qui nous fortifient contre les événements du dehors et nous rendent capables de les surmonter, introduisent aussi dans notre* existence familiale, le niaximun d'ordre et de bonheur.Mais deux volontés fortes en présence, n'est-ce pas presque inévitablement le conflit?Et que devient pratiquement le devoir de soumission qui, en fin de compte, aujourd'hui comme hier, incombe à la femme.C'est la loi chrétienne du mariage, l«»i «lu reste conforme à la raison, puisqu'à moins de réduire l'association à n'être qu'un contrat temporaire, toujours résiliable, il faut bien que dans une association, il existe une hiérarchie d'autorité, sinon toute décision deviendrait impossible.Il ne faut pas moins de volonté pour se soumettre raisonnablement que pour commander.Deux volonté-fortes, quand elles n'ont pour règle que la raison, l'amour du bien, la charité finissent toujours par s'entendre.Assurément, il y faut du tact, de la délicatesse, des ménagements de forme, du respect mutuel.Lorsque, de part et d'autre, on ap|K>rte ces qualités sur tous les points essentiels, on finit par vouloir à deux et c'est un motif de joie beaucoup plus vif que d'obtenir par contrainte et de céder par faiblesse.La force «le la volonté ainsi comprise exerce une véritable puissance d'attraction.Le cœur, c'est surtout la faculté d'aimer.La rectitude du cœur consiste d'aimer ce que l'on doit aimer et comme on doit l'aimer.Rectitude du cœur dans l'affection qui unit l'un à l'autre les deux époux.Le désir très humain de se rendre heureux l'un l'autre grandit par le désir très divin de se perfectionner mutuellement.Parfaite et constante fidélité (pii ne permet ni le partage du cœur, ni même ces légèretés apparentes qui blessent, comme de petites flèches, les âmes aimantes.Rectitude dit cœur dans l'amour paternel et maternel.Les enfant-, certes, il est juste autant que doux de les aimer tendrement: mais quelle erreur et quel péril de les ériger en idoles, ou de les traiter comme «!« jouets dont on s'amuse.Le philosophe païen lui-même enseignait mie l'enfant doit être respecté autant qu'aimé.Le chrétien voit en eux des créatures enfants «le Dieu.en même temps (pie de l'homme et de la femme, créature* qu'il s'agit non seulement «le munir des moyens de poursuivre utilement et dignement leur existence ici-bas, mais de préparer a conquérir, dan- la cité céleste, la place pour laquelle en dernière analyse, Dieu les a fait sortir de la nuit dit néant.Rectitude du cœur qui non- conduira, enfin, jusqu'à l'amour «le Dieu, terme en règle suprême de toutes les affections humaine- qui le- ennoblit et le- purifie tuiles diminuer.Que dis-je?Il en est le complément et la o mri unie.M,jr BAUDRILLART Sur les pas des Saints ¦ Sainte Thérèse «/»• VEnfant-Jésus Après la très sainte Vierge et saint Joseph, Thérès* Martin est aujourd'hui la sainte la plu- universellement honorée.C'est là un fait renversant, mais indéniable, l-illette inconnue il y a cinquante ans, aujourd'hui, elle patronne une école d'ascétisme, une «Voie spirituelle' «pie le Pape dé-ire v«»ir pratiquée de tous: « Si cette voie «le IT.nfance spirituelle se «généralisait, qui ne voit combien se réaliserait celle réforme de la société humaine (pie n avril.Il s'agit, on le sait, de l'un des Comités de la Société des Nations.Assistaient à cette réunion des représentants des pays suivants: Japon.Pologne, Allemagne, Belgique, Danemark, Empire Britannique, Espagne, France, Italie.Roumanie.Mlle Whitton représentante du Canada, était absente.Après l'adoption de l'ordre du jour, on procéda à la lecture des rapports.Rapport île l'agent de liaison
de

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