La bonne parole /, 1 janvier 1931, novembre 1931
a onne ^Parole REVUE MENSUELLE I m Ce quelle est: un LIEN qui sert à unir d'esprit cl tic cœur les Canadiennes françaises : un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale: un ORGANE indispensable à Pieuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle ngil : puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'I'nion Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale.$1.30 par an l'n escompte de TA)f/( est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et «les communautés religieuses.Le prix «Ir rnhoiiiiemciil doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est, rue Sherbrooke.Les a lionnes de la "lionne Parole" jouissent des privileges «le In Fédération Nationale Sa Int-.l eau-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les al ion nés qui désireraient des invitations personnelles et voudraient devenir membres aetifs de la Fédération Nationale n'ont qu'a s'inscrire, ni tout temps, an secrétariat de la Fédération Nationale, Sôîi Kst, rue Sherbrooke, oîi les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de in hrs à midi et de - hrs à 5 Iirs p.in.Téléphone: Fltonteiiac 2(H15.Tonte personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole" 1° en s'y abonnant; L' en lui procurant « I * - nouveaux abonnés; a° en la faisant lin*: l en lui apportant ma* collaborât Ion littéraire; •"• «"ii sollicitant «les annonces A son Intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en L912 pour grouper toutes les associations Féminines canadiennes-françaises catholiques en vue (rune action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Monseigneur On ut hier.Présidentes d'honneur: Lady CSouin, Mme F.-L.liéïipie.Vice-prés, d'honneur: Mme L.-At ha mise David et Mme Pierre-F.Casgrain.Bureau de direction: Mme Henri Gérin-Lajoio, présidente générale: Mme Alfred Thihaudcau, vice-prés.; .Mme François Matliys, vice-prés.; Mlle Georgette LcMoync, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésoriére; Mme ISiistnche Letcllicr de Saint-Just, rédactrice de la "limine Parole".; Mme X.Snhourhi, économe; Mme Arthur Berth in unie, Mme Eugène Des ma mis, Mme D.-N.Germain, Mme E.Bouthillicr, Mlle Gabriellc Riballicr des Isles.Mme Edmond lirossard« Mlle lledwidgc Lcfobvrc, Mlle Grtissiclla Boissonnault, présidente du comité d'Administration de In "Bonne Parole": Mlle Florhie PI m neuf, Mme Alfred Marti-neau, Mme .I.-A.Molleur, Mme Alfred Cainctiain, Mme Georges Pellet 1er.SOCIÉTÉS FÉDÉRÉES Cercles «le fermières de la province de Québec Association des: einp.de magasins eilip.de bureau femmes d'affaires ailles maternelles emp.de manufactures et ses sect ions : Ville Kmard Saint-Paul Saiut-Zol Ifjue Saint-Mcurl Sainte-Hélène Mochclaga Maisonneuve Saint-.Iean-Berclimans Saint-Eusèbc Société Fditcatrice des Dames Franco-Américaines de Lowell, Mass.chaque wnvre par son affiliation à lu Fédération fortifie et étend .son influeiiee particulière.Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Hôpital Notre-] ta me Hôpital Sainte-Justine Fédérations et sections paroissiales: Saint-Jean-Baptiste de la Salle T.-S.-X.de Jésus, Maisonneuve Saint-Vincent-de-Paul Saint-1 lenri La Nativité d'IIochclaga Saint-Pierre Sainte-Hélène Saint-Stanislas de Kotska Saint-Lambert L'Assistance maternelle Les écoles ménagères provinciales La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises.PRINCIPALES (KUVICK8 ACCOMPLIES PAU LA FEDERATION ET SES FJ LIA LES Fondation des Associations professionnel!en Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses ih Secours Etablissement de Cours iVEnseignement Ménager Comité de lutte contre Valcoolismc Amendements à i.i foi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité \nfuntlh Fondation de "Gouttes do Luit" Participation aux expositions pour le hlcn»ctrc Wr Vcnfuna Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Hucharlstiq uc Pèlerinage à Lourdes et à Uomc Affiliât ion à VUnlon Internationale des Llyucë catholiques fèini-nines Fondation de la lionne l'arole Comité du "Dénier National" Comité des questions ciciqucë < 'omité de la Croix Itouye Comité du Fonds Patriotique Comité de VAsslstancc par h travail Comité central d'étude et d*aetlon soclah Comité des Oeuvres économiques Comité de Itédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la lionne Paroh Comité de la construction Comité du service social Comité «'e la Vlnlle des hûpHiilIx Fichier Central de renseignements Comité u venir de la centralisation officielle qui en est faite.Elle peut être partielle pour une fin particulière comme le serait un fichier social ou une union pour le prélèvement de fonds, ou pour l'action en commun.Enfin dernière caractéristique de l'organisation propre à l'action sociale: elle sera d'autant plus sociale qu'elle reposera davantage sur la coopération des personnes en faveur de qui elle est établie.Kt cela pour deux raisons: d'abord parce que le concours des intéressées est précisément le meilleur moyen de les rétablir dans l'activité normale, de les fortifier, de les rendre aptes à tous les progrès d'ordre matériel on moral que les œuvres peuvent avoir en vue; et secondement parce que l'œuvre sera d'autant plus une fonction imniiale dans la société, qu'elle ne dépendra pas principalement du concours aléatoire d'un élément extérieur .à la classe sociale qu'elle affecte.Ainsi une association professionnelle est une forme d'action sociale d'autant mieux organisée que ses mem- Banque Canadienne Nationale Capital versé et reserve.$14,000,000 Actif plus de.$155,000,000 a 1 a La grande banque du Canada français jj a ._ u 11 Nos ressources sont à voire disposition fl Notre personnel est à vos ordres !j 265 succursales au Canada dont 224 dans la province de Québec.bres contribuent eux-mêmes à son fonctionnement; ont des dirigeantes capables d'y assumer toutes les responsabilités, de diriger le travail des membres et d'en assurer le recrutement.L'action sociale ainsi comprise se présente comme une forme supérieure d'organisation et crée, entre les hommes, non plus des relations de rivalité et de lutte d'intérêts, mais une véritable coopération évidemment plus féconde pour la société toute entière.Ainsi comprise, elle ne constitue pas seulement un moyen de pallier ou de guérir les maux sociaux mais encore de réaliser des progrès croissants dans le domaine du bien-être physique, de la prospérité économique, de la justice et de la charité.Bien-être, prospérité, progrès qui ne peuvent assurément pas nous être indiffrérents même au point de vue religieux, quand on songe avec S.Thomas, combien il est difficile de pratiquer la vertu lorsque l'on manque d'un certain minimum de bien-être.On nous objecte quelquefois que les problèmes sociaux n'étant pas chez nous aussi aigus qu'ils le sont dans d'autres pays, nous sommes bien justifiés de nous désintéresser des œuvres d'action sociale.Depuis quand attend-on que la maison soit en ruines pour la relever?et que le feu ait tout consumé pour prendre des précautions contre l'incendie?Ce n'est pas ce que le grand Cardinal Mercier nous disait lors de son passage à Montréal.Votre peuple, si favorisé au point de vue religieux, disait-il, a de grandes responsabilités: il doit donner au monde l'exemple des œuvres sociales les mieux organisées.Les œuvres d'action sociale sont des sentinelles aux aguets pour prévenir l'invasion du mal, des remparts contre ses assauts: on n'établit pas un rempart quand l'ennemi est déjà dans la place.Mais je me demande si nous pouvons encore nous flatter d'être un peuple sans inquiétude sociale.Notre immigration si intense, le développement trop rapide de nos villes, les infiltrations de doctrines étrangères etc., ne sont-ils pas des indices d'un avenir plein de menaces?Pour ne pas être trop pessimistes, disons que nous sommes à un tournant de notre histoire: c'est plus que jamais le temps de nous adapter aux conditions nouvelles de notre existence.Notre peuple a besoin qu'on lui procure les institutions, les lois, les moyens qui lui permettent de s'enraciner dans le sol de ses traditions, à mesure qu'il poussera de nouvelles branches vers le ciel.Car le progrès vrai, celui qui mérite seul ce nom n'a rien de commun avec les mouvements révolutionnaires: c'est la poussée vitale de la sève des profondeurs de la terre vers la splendeur du soleil.C'est la réalisation successive de la pensée divine dans le monde: c'est l'incarnation sensible de la charité chrétienne et l'avènement du règne du Christ.La propagande, qui sert à maintenir ces principes et à leur faire rendre tous leurs fruits, peut à bon droit s'appeler un apostolat.Cet apostolat, nous sommes toutes conviées à l'exercer dans la famille, dans nos milieux professionnels, respectifs — dans les œuvres auxquelles nous nous dévouons. Montréal — LA UOXXT.IWROI.K — Novembre 1931 VOL.XIX.No 11 h Le dévouement dans nos crèches 5 £ et la lutte contre la mortalité infantile par le docteur Daniel Longpré Depuis les quelques années déjà que je suis à la Crèche d'Youville, j'y ai eu connaissance «le tant de dévouement et j'ai été tant de fois transporté par ce dévouement, que je saisis l'occasion qui n'a été louruie par l'aimable invitation des dames organisatrices de ce Congrès et je voudrais aujourd'hui nv acquitter de ce que je considère être un devoir.Jl ne faut pas se laisser prendre par les paroles élogieuses que prononcent la plupart de nos orateurs sur le compte de nos communautés religieuses et conclure que ces sentiments sont unanimement ressentis; on parle souvent de l'attachement du canadien-français à ses communautés.J'estime que l'on a tort de généraliser parce que si l'on peut admettre que le discours est généralement l'extériorisation des sentiments de celui qui le prononce, d'abord il ne l'est pas toujours et.deuxièmement, il est loin d'être l'expression exacte de l'opinion de ceux qui l'entendent et même de ceux qui l'applaudissent.Tour savoir ce que l'on pense il peut être bien d'analyser certains discours, mais il vaut encore mieux écouter ce (pie l'on dit dans les conversations privées.Chez nous, des communautés religieuses, comme les Sieurs (irises, prennent à leurs charges exclusives chaque année de donner les soins physiques et moraux à des milliers d'enfants.Ce sont des orphelins de père ou orphelins de mère, mais dans l'immense majorité des cas, orphelins pauvres ou enfants illégitimes que non seulement les parents abandonnent, mais que la société dans laquelle ils sont nés et dont ils sont pour ainsi dire un des sous-produits laisserait mourir de faim ou de froid si nos religieuses ne les recueillaient pas.On serait en droit d'entendre un concert d'unanime admiration et d'universelle gratitude.Laissons si vous le voulez bien les discours de côté et écoutons plutôt ce que l'on entend ici et là dans les conversations privées.Un médecin de mes amis, pourtant très intelligent et naturellement très généreux, m'interpelait dernièrement en me disant: « C'a meurt toujours comme des mouches à la crèche! Evidemment les religieuses.une fois l'enfant baptisé.» Tout dernièrement encore, j'entendais dire, dans un salon, que les religieuses vivaient dans des palais et ne s'occupaient que de l'éducation et de l'instruction des enfants riches.J'ai choisi ces deux phrases entre cent, pas tant à cause de la personnalité de ceux qui les ont prononcées que parce qu'elles semblent synthétiser l'opinion d'un grand nombre de gens; elles ont l'allure et les proportions d'une accusation grave et aussi injuste qu'ingrate.Je vais essayer d'y répondre par des faits.1° Il est faux de prétendre (pie les enfants meur comme des mouches à la Crèche d'Youville.Il est v qu'il v a quelques années on avait à déplorer un taux mortalité relativement élevé mais c'était le sort, dans temps-là.de toutes les crèches du monde entier à tel point qu'un médecin français de rein un prétendait que d'envoyer un enfant dans une crèche, c'était l'envoi au cimetière.Mais depuis, grâce à une meilleure intcl gence du problème, les crèches ont cessé d'etre l'ami chambre du cimetière.Les enfants de la Crèche d'You ville ne meurent pas en plus grand nombre que les ci fants élevés dans nos familles et je suis heureux de p< voir dire (pie.depuis six ans, le taux de la mortalité a été réduit de 80$ à moins de 15'' par année et ça, gr; au travail et grâce au dévouement des religieuses de la Crèche et des infirmières, mais surtout grâce au dévouement des religieuses.2° J'inviterais ceux qui prétendent (pie le- religieuses demeurent dans des palais à aller faire une couru visite à la maison-mère des Sœurs Grises, rue Guy.Il-verront que cette maison n'est pas plus luxueuse (pie le sont les autres maisons qui appartiennent à cette communauté.Il est vrai (pie la Crèche d'Youville a des allures plutôt imposantes mais si cette bâtisse ressemble à un palais, c'est le palais des enfants abandonnés et non (Irréligieuses.Les meilleures pièces, le- pièces les mieux aérées et les plus ensoleillées sont occupées par les enfants d'abord, puis par le personnel laïque.Il y a quelques années, quand le nombre de nos gardes a dû être forcément augmenté, les religieuses ont tout bonnement et tout simplement donné leur dortoir et.depuis, trente-deux d'entr'elles couchent dans une pièce qui ne devrait réellement pas contenir plus de quinze lit-.Ce fait ne m'a été signalé (pie tout dernièrement et non pas par le- reli- gieuses.3 Les enfants «riche.-» (pie la Crèche d'Youville hospitalise ne sont tout de même pas suffisamment riche- La Gaspésie Le va de mec uni du touriste L'n guide de quelque 260 panes, traitant de l'histoire, des légendes el des paysages «If cette « terre des merveilles de Québec*.Ce guide, d'une lecture facile, est rendu doublement attrayant par plus de 150 reproductions photographiques do endroits les pln> intéressants de la route
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