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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
mars 1932
Genre spécifique :
  • Revues
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La bonne parole /, 1932, Collections de BAnQ.

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SOÏÏIÏÏIAIRE Les droits de la femme sont nés de ses devoirs, Yvonne Letellier de Saint'Just La journée d'étude annuelle.Les œuvres sociales de prévention, Evangeline Zappa.(Etude présentée au congrès de 1931) Revue des revues, G.R.des I.Sonnet sur la mort du Christ, Molière .Quelques recettes de saison, E.Z.Journal des œuvres: chez les Aides maternelles; an Comité central d'étude; chez les Femmes d'affaires ; à la J.O.CF.La colonisation, E.R.-T.La sauvegarde de l'Enfance et de la Famille Aux enfants: Dieu fait tout, Ratisbonne.Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 8S3 est, rue Sherbrooke. jCa ffionne !Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis .$1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est.rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jcan-Baptistc et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n|ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs à midi et de 2 hrs à 5 hrs p.ni.— Téléphone: FRontcnac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 poui grouper toutes les associations féminines canadiennes françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Bciquc.Vice-prés, d'honneur : Mme L.-Athanase David et Mme Pierre-F.Casgrain.Bureau # de direction: Mme Henri Gérin-I.a joie, présidente générale; Mme'Alfred Thibau-deau, vice-prés.; Ni me Francois Mathys, .vice-prés.; Mlle Georgette LeMoync, ^secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mme Eustache Lctcllier de Saint-lust, rédactrice de la "Bonne Parole"; Mme N.Sabourin, économe; Mme Arthur Berthiaumc, Mme Eugène Desmarais, Mme D.-N.Germain, Mme E.Bou-thillier, Mlle Gabrielle Riballicr des Isles, Mme Edmond Brossard, Mlle Hcdwidge Lcfebvre, Mlle Graziclla Boissonnault, présidente du comité d'Administration de la "Bonne Parole"; Mlle Florine Phaneuf, Mme Alfred Martineau, Mme J.-A.Meilleur, Mme Alfred Camerlain, Mme Georges Pelletier.SOCIETES FEDEREES Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales: Saint-Jean-Baptistc de la Salle, T.-S.-N.de Jésus, Maisonneuvc, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Henri, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Sainte-Hélène, Saint-Stanislas de Kotska, Saint-Lambert, L'Assistance maternelle, Les écoles ménagères provinciales, La Fédération des Cercles d'Etudes des Canadiennes françaises, Cercles de fermières de la province de Québec.Associations des: emp.de magasins, emp.de bureau, femmes d'affaires, aides maternelles, ouvrières et ses sections: Ville-Emard, Saint-Paul.Saint-Zotique, Saint-Henri, Sainte-Hélène, Hochclaga, Maisonncuve.Saint-Jean-Berchmans, Saint-Eusèbe; Société Educatricc des Dames Franco-Américaines de Lowell.Mass.Chaque œuvre par son a/filiation à la Fédération fortifie et étend son influence particulière.PRINCIPALES OEUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité des Aides Maternelles.Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc en s'inscri-vant à son secrétariat: 853, rue Sherbrooke est. LA BONNE PAROLE Vol.XX Montréal.MARS 1932 No 3 La femme dans la famille Les droits de la femme sont nés de ses devoir'S(t) C'est au sein de la famille que se répercute le plus profondement l'écho des luttes sociales, que les problèmes de la vie économique imposent le plus directement leur tri>te réalité: c'est à elle que pensent les gouvernants lorsqu'ils édictent la plupart des lois, même la législation commerciale, industrielle et ouvrière.Ccst elle aussi que l'Eglise cherche à protéger et quelles mesures ne prend-elle pas pour la sauvegarder contre le déséquilibre et la désagrégation?On ne s'étonnera donc pas qu'elle soit la base de nos préoccupations sociales et que nous concentrions notre attention sur cette cellule génératrice de la société, rempart de la civilisation et de la religion.Si la famille se coni|K>sc de trois éléments, le père, la mère et les enfants, c'est la mère qui en est la clef de voûte; c'est elle qui est, sur la scène du foyer, le principal acteur et c'est aussi là que la femme.*c conformant aux !• »ïs naturelles, joue son rôle principal.Quelle hi>t«tire familiale ne se résume pas dans la vie d'une mère, la relation simple et presque monotone de menus faits quotidiens dont l'accomplissement fidèle a nécessité des trésors de dévouement?Notre histoire de famille est rarement écrite en un livre, mais combien impérissablcmcnt elle est gravée en notre cœur, où les années ont posé les jalons «lu souvenir: souvenirs d'enfance et de jeunesse, souvenir de notre départ de la maison p«»ur aller à notre tour établir un foyer, nostalgie de la sollicitude maternelle, à laquelle la mort vient trop tôt ajouter le chagrin des regrets, des remords de n'avoir pas assez aimé ceux qui nous ont donné l'exemple de l'affection et cle l'abnégation.D'une génération à l'autre, d'une famille à l'autre, se poursuit cette course au flambeau, se perpétue cette tradition sur quoi repose l'humanité.Avec les époques, on peut dire que les formes extérieurs du rôle familial de la femme ont varié, bien qu'elles se soient toujours ramenées au devoir naturel et primordial de la femme ici-bas : la maternité.Notre époque, féconde en développements scientifiques qui tiennent du prodige, a nécessairement apporté ses répercussions dans la famille, où la vie n'est plus ce qu'elle était autrefois Les temps sont passés où la femme avait \c< fonctions du Causerie prononcée à la radio (CKAC) sans 1rs auspices de la Lij/ttc des droits de la femme. 2 LA 130 XX H PA KO LE Montréal manœuvre et du portefaix au service d'un maître impitoyable.Le christianisme nous a montré la femme telle qu'elle est : un être d'intelligence, d'action, de délicatesse et d'intuition.Et la femme d'aujourd'hui peut être reine à son foyer.Les temps de perturbations (pie nous traversons rendent nécessaires plus de culture intellectuelle et plus d'activité sociale chez la femme qui veut sauvegarder l'intégrité de son foyer.Elle doit ajouter, aux qualités qu'on a toujours exigées d'elle, une solide formation générale, qui se retrouvera dans l'éducation d'enfants sains, droits de cœur et de volonté, formés pour les recherches et les expériences de la vie.Cette formation fera de la mère une épouse avisée, éclairée, équilibrée, digne de la confiance et des espoirs de son mari.A l'homme d'aujourd'hui, que ses goûts et ses occupations poussent à l'étude des questions actuelles, même à l'artisan et au cultivateur, dont la situation sociale occupe les législateurs et dont la voix se fait entendre dans les parlements, il faut mieux que la compagnie d'une ménagère.On ne doit certes dédaigner aucune des qualités domestiques indispensables à la femme, mais ce sont des accessoires si naturels de son role au foyer, leur acquisition est si visiblement facilitée par les aptitudes mêmes de la femme, leur importance est si nettement subordonnée à celle de la formation morale, qu'il ne semblerait pas raisonnable de les placer au premier rang dans l'éducation de la femme.Pour garder son époux et ses enfants au foyer, pour empêcher le dispersement de la famille, noyau de la société, elle doit être, en plus d'une épouse avisée, en plus d'une ménagère accomplie, une femme à qui une bonne instruction aura apporté plus de prévoyance, plus de circonspection, plus de sagesse.Quel homme voudrait borner son ambition à bien manger, à trouver ses chaussettes et des faux-cols bien rangés?Quel père, soucieux de l'avenir de sa famille, voudrait limiter l'action de son épouse aux seuls soins du ménage, quand s'agitent autour de la mère de la famille des questions angoissantes pour le bien de ses enfants, pour le sort des autres femmes, dont la misère physique et morale appelle le dévouement d'autrui?A mesure que l'on pénètre dans le champ de l'action sociale, cm voit ses limites s'élargir, mais rien ne nous justifie de penser, jusqu'à maintenant, que le travail à accomplir sera au-dessus vies ressources du dévoucemnt féminin, si chaque femme sait comprendre son rôle et s'y est préparée.Celles qui sont heureuses, celles qui ont connu tout au long de leur vie le réconfort et l'affection de leur époux, le bienheureux attendrissement que leur a causé l'appui paternel dans l'éducation de leurs enfants, celles-là comprendront mieux que les autres le triste sort des veuves, des abandonnées qui doivent supporter le fardeau de l'existence sans aide, sans le soutien (l'une affection et qui ne trouvent pas en elles-mêmes les ressources d'énergie et les ressorts salutaires d'une solide formation intellectuelle et morale.Quand on est appelé à considérer les droits de la femme, les revendications qu'elle fait entendre, il faut se rappeler que ces droits découlent naturellement des devoirs nouveaux qu'elle s'est créés.11 n'a point fallu de législation pour forcer la femme à se dévouer, à multiplier ses obligations.Son zèle est naturel.L'on se préoccupe de plus en plus du sort des enfants, hommes et femmes de demain, dont le premier âge appartient sans réserve à la femme.On veut les sauver tous de la mort, les préserver des infirmités, des maladies; on cherche à les préparer à une vie féconde, qui leur fera rendre en retour à l'humanité ce qu'ils en auront reçu.La femme fut la première à signaler la nécessité de certaines réformes dans ce domaine et c'est elle qu'on a appelée à organiser la sauvegarde de l'enfance.Elle a apporté, à cette œuvre, le dévouement inlassable de la mère que son instinct guide Montreal LA liONKIl PAROLE 3 vers la sum"franco et qui dresse, autour des berceaux, un rempart à la mort qui guette les enfants mal soignés, mal nourris, mal surveillés.Cette femme, qui défend ses enfants et avec eux la race et l'humanité, n'a-t-elle pas des droits que la société doit reconnaître?Qu'arriverait-il si la femme faillissait à ce que l'on attend d'elle dont la collaboration à la vie sociale se solde par les veilles et les sacrifices que volontairement elle s'impose?Du sein de la famille, son œuvre rayonne sur tonte la société.Sa responsabilité est plus grande, ses obligations se multiplient; niera-t-on qu'elles aient engendré «les droits?La femme les réclame avec modération et dignité, elle les réclamera avec la fermeté et l'énergie qu'elle apporte à l'action que l'on sollicite d'elle.Les partis politiques ne l'intéressent qu'en vue de l'effort qu'ils doivent fournir pour aider la famille.La femme, gardienne du foyer, devient fonctionnaire de l'ordre public et sa participation à cet ordre public est d'autant plus précieuse qu'elle connaît mieux le problème familial, angoissant et changeant, dont les variations s'inscrivent au baromètre du foyer, où les fils et les filles échappent trop souvent à la vigilance d'un père absorbé par ses affaires.Qui voudrait dire que de nouvelles responsabilités détourneraient la femme de sa vocation, de son rôle?Plus d'obligations n'ont fait qu'agrandir son cœur et mettre admirablement en jeu ses facultés intellectuelles.L'histoire est là.avec sa pléiade de femmes qui.depuis quelques années, se sont distinguées par leur intelligence des questions nationales.La Société des Xations à elle seule fournit de nombreux exemples où les femmes ont montré de quelle pratique façon elles interprétaient les réponses apportées par les faits.i> u « Un cite souvent — et on parait s'y complaire — la femme forte du Livre des Proverbes, rappelant sa vie et son exemple, son extraordinaire énergie au travail, son sens du devoir, son grand cœur et sa pensée sereine.La femme forte des Saints Livre- n'est pas disparue de l'humanité.Toujours on la retrouve.Elle ne file plus son rouet, elle ne plante peut-être pas davantage la vigne, mais elle adapte son labeur et conforme sa pensée à ses nouveaux devoirs.Ce portrait antique ne doit pas confondre la femme moderne, sur qui repose toujours le foyer.Le secret de l'apport constant qu'elle fournit à société est dans son cœur, qui reste le même, celui d'une mère, d'une épouse dont l'intelligence assimile les nouveaux éléments du bonheur qu'elle doit assurer à son foyer.Son attitude affirme sou autorité sociale." Les nations dit Jules Renault, ne sont fortes que de la force des familles qui les composent; rien n'est en danger tant que ces familles font respecter leurs droits, connaissent et accomplissent leurs devoirs; tout est compromis dès qu'elles secouent leurs responsabilités ou qu'on les en décharge.* Xos mères nous ont légué d'admirables exemples et c'est de leurs mains que nous avons recueilli le flambeau de l'amour sacré et du respect de la famille.La femme d'aujourd'hui sert le même idéal.Elle veut rayonner la justice, la charité, la beauté.Et de nos mains d'autres femmes recevront ce flambeau qui projettera sur les -entiers du devoir la lumière des vertus qui furent toujours l'apanage des femmes cana diennes t ra nçaiscs.Yvonne Lctcllier de Saint-Jnst 4 LA BONNE PAROLE Montreal Chronique des cercles d'étude La journée d'étude annuelle La 17c Journée d'étude annuelle de la Fédération des cercles d'étude des canadiennes françaises aura lieu cette année, le dimanche 17 avril, à 1 heures et 30 du soir, à l'Institut Pédagogique, -IS/.î, avenue Westinount.On étudiera à ce petit congrès «La formation religieuse de la famille».Le premier travail aura pour sujet « * D'autres revues nous parlent encore «les petits, Cette fois ce n'est pas de la santé du corps qu'il s'agit, mais de la formation de leur âme.c'est le beau rôle de la mère qui prépare ses enfant- à -'approcher de la sainte Table.« L'Apostolat de la mère chrétienne auprès de ses enfants au point de vue de la Communion», par M.le chanoine Paravay.offre un intérêt particulier â l'approche de la saison des premières communions.«Les Reconstructeurs » petite revue dévouée â la jeunesse — «celle qui marche seule» — renferme un charmant article adressé surtout aux jeunes filles: Le sourire.L'auteur prend comme texte ce vers de l'immortel Botrcl «J'ai dit: la vie est méchante.L'écho m'a répondu: chante» et elle termine en disant .« si au long de votre vie «VOUS n'avez pas eu d'autres tâches, soyez en contente d'avoir offert en don splendide, «la suavité volontaire et rayonnante d'un sourire».Cette même publication donne une étude claire et intéressante sur «L'Index», article écrit pour «celles de vingt ans» qui préfèrent se passer de ce guide, et suivre la mode.(7.A*, des I.PIERRE THIBAUDEAU b.cl.AVOCAT 37, rue ST-JACQUES Est, Montréal Téléphone» Bureau: PLatcau 2090 Domicile: ATlantic 5003 Montreal LA B0XNI1 PAROLE 9 Sonnet sur la mort du Christ Quand le Snurcur souffrait pour tout le genre humain.I.a Mmt, en Vabordant au fort de son supplice.Parut tout interdite et retira SU main.X'nsant pas sur son maître e.rereer sun Office, Mais Jésus, abaissant sa tête sur snn sein, Fit si ync à Vim placable et sourde exécutrta ht n'avoir point Wéyurds au droit du souverain lit d'achever sans peur ce sanglant sacrifia.La barbare obéit ci ce coup sans pareil lit trembler fa Nature et pâtir h soleil, Comme si di sa fin le monde eut été proche.'l'ont pâlit, tout s'émut, sur la terre et dans l'air.I'.rerptr le l'erheur, oui prit un CO ur de roeln .Quand les rochers semblaient en avoir un de chair.Molière.// existe des vers peu connus atii! e>t un lion signe.Dans la grave crise que nous traversons tout ce qui peut aider à diminuer le chômage et à apaiser les esprits contribuera à ramener la prospérité.La colonisation est sûrement IU1 des meilleurs moyens pour, atteindre ce but.En effet il y a dans nos villes beaucoup de familles, surtout d'anciens cultivateurs, qui ne demandent qu'à retourner sur la terre.Combien y en a-t-il qui sont venus en ville trouvant trop dure la vit de la campagne et qui maintenant souffrant du chômage, menacés d'être renvoyés de leur logis malsain, n'ayant pas toujours de quoi manger à leur faim, se rendent compte un peu tard (pie l'air pur, la belle nature, une nourriture -aim- assurée valent bien le dur labeur que demande la vie sur la terre.Allons-nous laisser ces malheureux devenir la proie de la tuberculose et peut-être du bolshévi>mc?C'est le temps OU jamais de les établir sur la terre Le gouvernement est disposé à les y aider, mais il ne peut réussir comme il 1< faudrait sans la collaboration de tous.Faisons di la propagande pour la colonisation, aidons dans leurs démarches tous ceux qui ne savent «>ù s'adresser, parlons-en le plu> passible et ainsi nous aurons fait un grand pas vers la solution de la crise et en même temps nous contribuerons à assurer la survivance de la race canadienne française.Ajoutons (pie la femme du colon a un grand rôle à jouer et que, m elle m- collabore pas à son travail, il n'y a guère d'espoir (pie son mari puisse rester sur la terre ou du moins y prospérer.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste pourrait peut-être faire une campagne pour expliquer et démontrer aux femmes «les futurs colonisateurs les avantages de la vie sur la terre, la bonne terre de chez-nous.La Fédération avait été très aimablement invitée à ;i>>i»UT au congrès de la colonisation, par le président, le R.P.Archambault.E.I\.-T.La Gaspésie 0 Le vade mecum du touriste Un guide de quelque 200 pages, traitant de l'histoire, des légendes et des paysages de eette «terre des merveilles de Québec».Ce guide, d'une lecture facile, est rendu doublement attrayant par plus de ir»0 reproductions photographiques des endroits les plus intéressants de la route qui côtoie les littoraux nord et sud de la péninsule.On y trouve des détails historiques, des descriptions des lieux et des habitants, et des portraits fidèles des localités.C'est une émouvante revue de montagnes et de falaises, de pics et d'îles, de plages Invitantes et de collines mollement découpées, en même temps qu'un assemblage disparate de ] géographie humaine.Le récit est très vivant et Intéressant du commence- i ment à la fin.Les faits saillants, amusants, héroïques ou tragiques, sont jj racontés de façon très simple.La sécheresse des statistiques et des textes Ji documentaires est compensée par l'introduction des légendes et des his- ij toires du liasse.Les légendes et les principales caractéristiques du pays U sont illustrées par des dessins hors texte.Ce guide est en vente au Dêpar- Il tement de la Voirie, à Québec; à sa succursale de Montréal.Xourcau Jl Palais de Justice.Montreal, et dans les principales librairies de Mont- ! réal et de Québec.Prix: 00 cents.Franc de port si on l'achète du ] Département.] Montréal LA BONNE PAROLE 15 La Sauvegarde de l'Enfance et de la Famille Une deuxième Conference nationale bilingue aura lieu à Montréal, sans les auspices du Conseil canadien de la Sauvegarde de l'Enfance et de la Famille, les 11.12 et 13 avril prochain.Cette Conférence sera sous le très haut patronage de Son Excellence Monseigneur l'Archevêque de Montréal; de Leurs Excellences le gouverneur général et la comtesse de Bessborough; du lieutenant-gouverneur et du premier ministre de la province de Québec et de Son Honneur le maire de Montréal.Les séances se tiendront à l'hôtel Mont-Royal et l'entrée y sera libre.Le thème général de la Conférence de cette année portera sur «La protection du foyer».L'hon.Dr Murray MacLareii, ministre de la santé nationale, présidera aux séances de la première journée.Des médecins, conférenciers et conférencières d'expérience, parleront de «La protection de la santé au foyer», du «service de régimes alimentaires pour les malades à la maison», du système «Grancher» pour le placement des enfants qui habitent un foyer tuberculeux, mais ne sont pas eux-mêmes atteints par la maladie, du «médecin visiteur», etc., etc.Les problèmes «pie suscite «Le foyer menacé» seront mis à l'étude aux séances de la deuxième journée par des autorités religieuses et laïques qui s'occupent activement d'assistance publique et d'action sociale.«Affermir le foyer dans l'intérêt de l'enfant» sera le sujet de la troisième journée du Congrès.Les communications seront données dans la langue de l'orateur, mais de- traductions du texte original seront déposées simultanément, de sorte que lorsqu'un orateur parlera en anglais, l'auditoire de langue française aura devant lui une traduction française qui lui permettra de suivre tous les discours: et vice-versa.Il y aura en tout 39 orateurs, dont 20 de langue française et 19 de langue anglaise.Les présidents conjoints agiront comme interprètes lors des délibérations.Les diverses associations de service social de Montréal participeront à cette Conférence, sans distinction de race ou de religion: tous ceux et celles que la question intéresse sont invités à assister aux séances.On peut se procurer un programme de ce prochain Congrès, en s'adressant au Bureau du Conseil.245, rue Cooper.Ottawa, Canada.Aux Enfants Dieu fait tout — Comment est-ce que Dieu les a peintes les fleurs?Où donc a-t-il pris les couleurs?— Voyant les terres toutes nues.Dieu s'est mis à sourire et les fleurs sont venues.— C'est fort, mais 11 a donc tout fait ce grand hou Dieu?— Tout, mon enfant: la terre et l'eau, l'air et le feu.Ht toutes les choses connues.— Et toi, mère, est-ce qu'il t'a faite aussi?— Qui?moi?— Sans doute! Te voilà stupéfaite, immobile?— Ah! cela devait être un peu.bien difficile De faire une maman aussi bonne que toi ! RATI S BON NE. I I t Tél.CReseent 3223 \ G.-j.PAPILLON ! Manufacturier de fourrures : Notre assortiment est le plus ( complet
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