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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
septembre 1934
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  • Revues
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La bonne parole /, 1934, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada.Septembre 1934 Orgcr.e do la Fédération Nationale Oeuvre d'Action Saint-Jean-Baptiste catholique somrriAiRE Réflexions sur les fêtes de Jacques Cartier, Yvonne Letcllier de Saini-Just.1 Rapport de la Fédération nationale Sa?nt-.Teun-Baptiste, au congrès des Sciences ménagères, Evangeline Zappa.2 L'Aïeule (poème).4 Que faut-il savoir et savoir faire pour s'occuper d'œuvres ouvrières?, Esther Lc'vbvrc.5 Une maison que j'aime, Notre-Dame des Neiges .8 Hommage à S.E.le Cardinal Villeneuve.1) Cours gratuits à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste .9 Pour les cercles d'étude: Rapport de la Journée d'étude et nouveau chant de ralliement des membres des cercles.M.-A.M adore et Claire Nadeau 10 Bibliographie: La destinée sociale de la femme .11 Jeanne Mance par Marie-Claire Daveluy, Pierre Wanner.*.12 L'Art moderne, P.L.13 Rapport des cours ménagers de 1933 et 1931.14 Journal des œuvres: A la société des Ouvrières Catholiques — Cours du soir de la S.O.C.— Cours gratuits pour les employées de bureau .15 853 est, rue Sherbrooke REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert i unir d'esprit ci de cceur lei Canadiennes française»; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les do* maines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jcaa-Baptitte, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis $1.00 par an Union postale______$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.' Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat île la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à souscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs à midi et de 2 hrs à S hrs p.m, — Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir i l'œuvre de la "Bonne Parole": 1° en t'y abonnant: 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant dea annonces à ion intention.La Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 poui grouper toutes les associations fémiuincs canadiennes françaises catholiques en vue d'une action communs dans les questions d'intérêt général.Auminier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidente! d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Bétque.Vice-pris, d'honneur: Mme L.*Athenase David et Mme Pierre F.Casgrain.Bureau de direction: Mme Henri Gérin-La joie, présidente-fondatrice; Mme Alfred Thi-baudeau.présidente; Mme François Matbys, vice-prés.; Mme Edmond Bros&ard, vice-prés.; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale: Mlle Jeanne Lapointe, as s.-sec; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mme Eustache Letellier de Saint-Just, rédactrice de la "Bonne Parole": Mlle Graziella Boissonnault, Mme ( N.Saoourin, économe; Mme Eugène Desmarais, Mme Arthur Berthiaume, Mme E.Bouthillier.Mlle Hedwige Lefebvre, Mlle Florine Phancut, Mme Alfred Martineau, Mme T.-A.Molleur, Mme Georges Pelletier, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Corinne Mcthot, des cercles de Fermières de la province de Québec; Mme J.-J.Girouard, présidente de la section de Saint-1-ambert; Mlle Evangeline Zappa.SOCIETES FEDEREES Let dame» patronnesees des atuvre» sutvantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.fédérations et sections paroissiales: Saint- iean-Baptiste de la Salle, T.-S.-N.de Jésus, îaiscn neuve, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Henri, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Sainte- des Canadiennes françaises.Cerclée de fermières de la province de Québec Associations des: erap.de magasins, era p.de bureau, femmes d'affaires, de la société dea Ouvrières catholiques, (S.O.G); aide» maternelles, de la T.O.C.F.et ses sections: S.Alphonse, S.-Brigitte, S.-Charlea, S.-Cunégonde, S.-Edouard, S.-Kuacbe, S.-Etienne.S.-Francois-Sesassa S.-Hélène.S.-Jcan-TJerchmane, S.-Jean de Matha.S.-Pierre-Claver, S.-Pierre-Apôtre, S.Vincent de Paul, Maisonneuve, N.-Darne de la Paix (Verdun), Québec, Sherbrooke, Troie-Rivières, Hull, Cap de la Madeleine, Asbestos.PRINCIPALES OEUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles Inondation des Fédérations paroissiales Ktablutcment de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements i la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congres Eucharistique Pèlerinage s Lourdes et à Home affiliation à Y Union Internationale des Liguas catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier Notional" Comité dea questions driquee Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance Par le travail Comité central d'étude et d'action société Cf.mité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Per oie Comité d'Administration de b Bonne Patate Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite dee hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité dea Aides M s te m elles Comité de l'apostolat de la pals La réforme du Code civil en faveur de la femme S.B.— On peut devenir membre de le Fédération Nationale Saint-Jean Baptiste en s'inscrivent i son secrétariat: 853, rue Shtrbroeè» est LA BONNE PAROLE Vol.XXII Montréal, SEPTEMBRE 1934 No 9 Réflexions sur les fêtes de Jacques Cartier Le dénouement des manifestations du quatrième centenaire de la découverte du Canada semble s'être confondu avec d'autres célébrations, qui eurent pour héros nos visiteurs de France.Par de beaux discours et d'éloquentes évocations du passé, on a redit nos origines et vanté le miracle canadien.Auditeurs recueillis, m us nous sommes sentis revêtus de gloire et responsables de tous les bienfaits dont jouit notre Canada, «colonie spirituelle», comme l'appelait l'honorable Athanase David.Après le départ de la délégation française et des personnages qui y figuraient, le silence s'est fait et nous cherchons un résultat à ces manifestations patriotiques qui devront laisser un autre souvenir que des sons de cloches, (pie des phrases harmonieuses et la vision de drapeaux qui ont flotté dans le vent.M.Pierre-Etienne Flandin, président de la délégation française, lorsqu'il adressa la parole au dernier diner officiel, nous a laissé une pensée qui pourrait inspirer une fructueuse méditation: «Ceux qui dominent ont un ennemi: l'orgueil; ceux qui sont dominés en ont un autre: la résignation.» 11 nous a semblé que M.Flandin avait touché chez nous la raison de bien des déroutes et le secret de bien des écrasements.Au seul point de vue féminin, le succès qui enorgueillit et la défaite qu'on accepte sont deux entraves à l'action efficace et à l'entraide sans lesquelles rien ne nous sera possible.Dans l'histoire des quatre cents ans d'existence du Canada français, la femme a écrit de belles pages; elle a fait sa part du miracle canadien par son labeur, son influence et sa vertu.Marguerite Bourgeoys, Jeanne Mancc et la femme de Louis Hébert eurent des imitatrices et depuis les jours de la colonisation, la Canadienne-Française n'a cessé d'être à l'œuvre.Son action s'est modifiée avec les années jusqu'à l'avoir conduite à des luttes pacifiques pour maintenir ses droits et réclamer une plus directe surveillance de ses intérêts.Par une action concertée, modérée, elle s'achemine, nous l'espérons, vers le succès, l.e regard (pie nous venons de jeter en arrière nous a fait mesurer le chemin parcouru et nous a rappelé des leçons que nous avions oubliées.La destinée de la Canadienne française s'est expliquée d'elle-même au cours des récentes manifestations.Kllc doit, sur la terre du Canada, sauver l'esprit de notre famille, l'esprit de la nation canadienne-française.Pour lui permettre de remplir sa mission modifiée et agrandie, il lui faut l'exercice de certains droits (pie l'on confond trop souvent avec des libertés.C'est aux femmes que la femme fait appel ; c'est d'elles qu'elle attend ses succès, de leur union, de leur appui unanime aux justes et raisonnables revendications qu'elle fait entendre.Xe pas couronner d'orgueil stérile les victoires qui ont récompensé nos efforts; ne pas nous résigner dans la défaite, ne voilà-t-il pas.pour la femme canadienne-française, la meilleure leçon du geste lointain de Jacques Cartier ressuscité dans l'Histoire?Yvonne Lctcllicr de Saint-Just 2 /./ BONNE PAROLE Montreal ,\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\w\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\^ Plusieurs personnes doivent se demander aujourd'hui: pourquoi la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a-t-elle un rapport à présenter au congrès des Ecoles ménagères?M.Alphonse Désilets avait sans doute plusieurs raisons pour demander ce rapport et nous avons cru les -découvrir pour la plupart en relisant l'histoire de la fondation de notre association, les grandes lignes de son programme, les résultats obtenus et ce pour répondre au questionnaire posé.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, il est bon de le répéter, est le groupement des canadiennes françaises en vue «le fortifier, par l'union, l'action de la femme dans la famille et dans la société.Elle fut fondée en 1907 sous l'inspiration généreuse et éclairée de Mme Henri Gérin-Lajoic et «le Mme F.-L.Béiquc, qui en fui la première présidente.Les société- qui en font partie s'occupent soit d'ecuvres de charité, d'ecuvres d'éducation nu d'eeuvres économiques.C'est de l'action éducative de la Fédération accomplie par les cours post-scolaires dans les associations professionnelles affiliées et dans les fédérations paroissiales dont je veux surtout parler.Dans un champ d'action différent, les activités de notre association rappellent alors les vôtres.Il est impossible en un quart d'heure de relater, même en quelques mots, l'histoire de toutes les associations ayant fait partie de la Fédération depuis sa fondation et ayant profité des cours donnés.Xotons parmi les disparues, l'association des aides ménagères, l'association des institutrices, celle des employées de téléphone, etc.Parmi les associations encore rattachées par le lien fédératif, l'une d'elles, l'assoc.ation des Employées de Manufacture fondée en 1907, changea plusieurs fois de nom.lui 1925, elle devint l'association professionnelle «les Ouvrières, puis, en 1931, nous la retrouvons sous le titre de Société des Ouvrières -Catholiques.S.().C.Avec l'association des Employées de Magasin, celle des Employées «le Bureau, fondées toutes- deux en 1907, celle des Femmes d'Affaires en 1910.celle des Aides maternelles en 1927.la S.O.C.forme le groupe des Associations professionnelles.Vous avez sans doute entendu parler des fédérations paroissiales.La fédération paroissiale, c'est le groupement des œuvres «l'une paroisse sous l'autorité du curé, en vue d'une action commune avec la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.C'est depuis 1918, que les cours (renseignement ménager se donnent dans les paroisses par leur intermédiaire.Ces cours comprenaient au début l'art culinaire et l'hygiène et se sont donnés jusque dans dix-sept paroisses.Cette année, d'octobre 1933 à mai 1934, ils comprenaient l'art culinaire, la coupe, la couture, les chapeaux.Ils ont été donnés dans sept paroisses: la Nativité d'Hochelaga, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Stanislas, Maison neuve, Saint-Henri, Saint-Lambert et Lachine.Le nombre de cours d'art culinaire a été de 76 avec inscription de 581 personnes, et une assistance totale de 3,403.Les cours de couture ont été de 45 avec inscription de 185 personnes, et une assistance totale de 1,472.Les cours de coupe ont été de 13 avec inscription île 70 personnes et une assistance totale de 243.Les cours de chapeaux ont été de 24 avec inscription de 135 personnes et une assistance totale de 822.Dans les associations professionnelles, la Société des Ouvrières catholiques a fait donner les cours suivants: coupe, couture, broderie, dentelle à l'aiguille, tricot, confection de chapeaux, robes et manteaux.Ces différents cours Rapport de la Fédération Nationale Saint au deuxième congrès des Sciences ménagères, tenu en mai dernier » .1/ont real LA BONNE PAROLE furent donnés, pour 1933-1934 le même soir, par six professeurs différents, et furent répartis en 15 leçons, avec une inscription de 176 élèves et les présences se chiffrent à 1.950.ce qui donne une moyenne de 130 élèves par soir.C'est un comité des œuvres économiques qui régit les cours des association* professionnelles, en détermine le nombre et répartit équitablcment le subside affecté à ces cours.Le bureau de direction de la Fédération a autorité pour répartir le subside des cours ménagers entre les fédérations paroissiales.Depuis octobre 1933, le comité d'Economie domestique, composé de toutes les présidentes des fédérations paroissiales, s'occupe de cette organisation.Le bureau de direction a nommé une surveillante devant s'occuper de la partie technique des cours.Lorsqu'un cours n'est pas suivi par une assistance raisonnable, il est suspendu car il faut une assistance minimum de 20 pour un cours d'art culinaire, de 15 pour la couture et de 12 pour la coupe, cours donné par un tailleur.I-.es professeurs sont des diplômées d'une des écoles ménagères de la province pour l'art culinaire ou des professionnelles pour les autres cours.Femmes pratiques, vous vous demandez sans doute d'où viennent les fonds pour maintenir une telle œuvre.Au début, le comité des Oeuvres économiques et les associations professionnelles organisaient des fêtes pour se procurer des sommes suffisantes.1! n'est pas rare de lire dans les rapports des premières années que les cours d'art culinaire se donnaient aux Ecoles ménagères provinciales.Mademoiselle Jeanne Anctil recevait à prix de faveur les membres des associations qui voulaient suivre un cours pratique d'art culinaire ou de couture.Il arrivait souvent aussi qu'un professeur donnait des cours gratuitement pendant toute une année.Avec l'extension que prirent les associations professionnelles et les fédérations paroissiales, l'initiative privée devint impuissante à soutenir de telles œuvres.C'est alors que des secours vinrent annuellement.De 1917 à 1921.la Commission scolaire de Montréal versa les subsides nécessaires pour les cours d'enseignement ménager et professionnel.Depuis 1922.si nous ne recevons rien de ce côté en espèces sonnantes, nous avons encore le privilège très appréciable de l'usage de salles dans diverses écoles de Montréal.Depuis 1922 jusqu'à date, l'honorable Athanase David, comme secrétaire de la province, nous fait parvenir des subsides.Les cours donnés dans les fédérations paroissiales reçoivent une allocation du Département de l'Agriculture ou de celui de l'Instruction publique, grâce à la généreuse initiative de M.Alphonse Désilets ou de M.Jules Bois.La Fédération possède un immeuble rue Sherbrooke est depuis 1925.Ses vastes salles se remplissent tous les soirs de la semaine; les membres de l'association professionnelle des employées de bureau y ont des cours d'anglais et de français, de sténographie bilingue et d'entraînement professionnel.Les membres de l'association professionnelle des employées de magasin ont des cours de langues anglaise et française, de solfège et de chant, de diction et de culture physique.Les membres de la Société des Ouvrières catholiques ont les cours mentionnés plus haut et de plus des leçons de solfège et de chant et de dessin industriel.Les membres de l'association des Femmes d'affaires et de celle des Aides maternelles se réunissent dans nos salles p w leurs conférences mensuelles.A certains jours, l'auditoire se faisait encore plus nombreux à la salle Thibaudeau.Le 13 février 1933.c'était pour l'ouverture des cours d'économie domestique donnés par Mlle Corinne Méthot, instructrice du Service de l'Economie rurale de Québec.Environ 35 personnes ont suivi assidûment les six cours donnés deux fois la semaine jusqu'à la tin du mois.Le 14 mars 1933, commençait une série de douze cours de coupe et de couture donnés par Mlle Anna Laliberté, instructrice A LA DONNE PAROLE Montréal du Service de l'Economie domestique du Département de l'Instruction publique.Prés de 300 personnes se présentèrent dès la première leçon.Ces cours se poursuivirent durant les trois dernières semaines de mars avec une telle assistance que les élèves lurent séparées en deux groupes.Le même cours se répétait dans la même journée.Mlle Laliberté était déjà venue en 1930.Le 12 février 1934.une seconde série de cours pour les élèves ayant déjà été inscrites en 1933 fut donnée par le même professeur, avec examens et espérance d'une collation de certificats de coupe et de couture émis par le Département de l'Instruction publique.M.Désilets nous fera connaître les résultats de ces essais d'élèves.Du 8 novembre au 6 décembre 1933, Madame Evelyn Spencer du Ministère des Pêcheries d'Ottawa, donna, devant un auditoire variant de 50 à 70 personnes, une série de 13 leçons sur la manière d'apprêter le poisson.Ces manifestations matérielles de l'action éducative de la Fédération par les cours professionnels et ménagers ne doivent pas rejeter complètement dans l'ombre la format!* n morale exercée par son journal.' I.'i Ilonr.e l'amie», et son comité rentrai d'étude et d'action sociale, organisateur des assemblées mensuelles où nous avons toujours le bonheur d'entendre un conférencier des mieux choisis.En terminant, qu'il me soit permis de répéter à Monsieur Désilets.représentant ici le gouvernement provincial, l'expression de la vive reconnaissance de tous les membres de la Fédération pour l'appui moral et matériel qu'il accorde à nos œuvre-, soit par l'octroi annuel versé par son ministère, soit par l'envoi «le professeurs expérimentés.Les portes de la mai>on de la Fédération leur seront toujours grandement ouvertes.Miroir luisant d'une âme citcor jeune et limpide.Front de fer qui s'entête et qui brave la mort, /•runt pur qui garde elos.comme un coffret d'ivoire, Le souvenir de ceux qui sont partis trop tôt.Front fidèle et touchant comme un vieil écriteau, Où CCUX d'un même sang relisent leur histoire.Front calme comme un lac sur qui le soir descend.Je t'aime au coin du feu.penché sur un vieux Hire.Front qui n'as pas menti, beau front resplendissant! lit j'aime que l'enfant, dressé de tout son corps.Je baise, en demandant la route qu'il faut suivre, Comme on baise, à l'église, une patène d'or.Evangeline ZAPP'A.secrétaire du comité de l'liconomie domesti sttquc ?Front d'aïeule, poli par un siècle d'efforts, OÙ chaque deuil souffert «/ buriné sa ride.Georges DUCROCQ ? Montréal LA DONNE PAROLE 5 Que faut-il savoir et savoir faire pour s'occuper d'oeuvres ouvrières Pour travailler avec efficacité au relèvement moral et social de la classe ouvrière, il faut s'y préparer sérieusement.L'importance de cette préparation soignée est rendue manifeste par la sollicitude des souverains pontifes à l'endroit du problème ouvrier.Les encycliques Rerum Novarum et Quadragcsimo Anno ont bien établi toute la complexité de ce problème et sa valeur sociale.L'urgence de cette préparation soignée est aussi démontrée par la gravité de l'heure.En aucun temps de l'bistoire, la révolution ouvrière n'a été puissamment organisée et soudoyée dans l'univers entier, comme elle l'est aujourd'hui, par le gouvernement de l'URSS.Le marasme des affaires, le chômage prolongé offrent déjà des conditions favorables à l'expansion des doctrines communistes.Kcoutons donc la voix des papes, qui adjurent «les enfants de lumière d'être aussi prudents et habiles dans leurs affaires que les enfants du siècles.» Il y a trois étapes dans cette préparation nécessaire.La première, que j'appellerais théorique, consiste à s'instruire dans les livres de ce qui a trait à la question ouvrière, au point de vue religieux et social et aussi au point de vue législatif, économique et même politique.Cette étude est recommandée par tous les auteurs qui traitent d'action sociale comme devant être la base d'une formation solide.L'auteur de «Carrières sociales» entr'autres dit: «L'élan d'un bon cœur ne suffit pas.il faut une tête bien organisée et, dans celle-ci, toutes les idées-mères qui inspirent et dégagent le plan de l'action avec, à leur service, comme un outil, la technique et la méthode.» Les tracts de l'Ecole sociale populaire, publiés au Canada pour les canadiens, fournissent une documentation claire et intéressante sur des sujets de grande actualité.Mais ces connaissances doctrinales, si importantes soient-elles, ne peuvent donner un bon rendement sans l'observation personnelle, sans la connaissance de l'ouvrière elle-même et des conditions de sa vie.On peut toujours, quand on le veut vraiment, connaître des ouvrières et même trouver des prétextes pour les visiter chez elles.Les organisations paroissiales off rent des occasions de rapprochement qu'une personne simple, bienveillante et décidée de servir socialement, peut utiliser à ces fins.Il est quelquefois possible de se faire inviter aux cercles d'études ouvriers ou autres réunions de ce genre et cela aussi renseigne bien.Mais il faut en convenir, ces nu yens ne mettent en contact qu'avec l'élite des travailleuses, celles qui ont de bous principes et à qui il faut bien peu d'aide pour qu'elles soient en mesure de se protéger elles-mêmes contre les mauvaises doctrines et contre les coups du sort.Or, ce serait mal connaître la classe ouvrière que de lui croire toute la bonne foi de ses meilleurs sujets.Pour être plus profitable, notre étude devra donc porter sur d'autres éléments de ce groupe.La perception des loyers de logis ouvriers ou, au moins les renseignements tirés île ceux qui font cette perception et à qui on peut se lier, peuvent nous faire voir la classe ouvrière sous son vrai jour.Ils nous permettent de toucher du doigt l'imprévoyance, l'étrange notion de justice, les idées socialistes en germe chez un grand nombre et les difficultés que ces dispositions causent aux ouvriers eux-mêmes et à la société tout entière.Ces révélations, en nous faisant mieux comprendre la nature du mal.nous aident à trouver les remèdes à appliquer et nous suggèrent la manière de les appliquer.« L'observation minutieuse de ces états d'âme, dit le P.Rutten, vous indiquera le ton qu'il faut prendre, la nuance qu'il faut saisir, les préjugés qu'il 'faut dissiper, les habitudes et les précédents dont il faut tenir compte, les bonnes dispositions dont vous pourrez tirer parti.Ne pas étudier à fond la psychologie de ceux auprès desquels vous êtes envoyés, pour leur faire le plus de bien possible, c'est aller au-devant d'un échec presque inévitable; c'est LA BONNE PAROLE Montréal aussi peu logique que de vouloir ériger une construction solide sans connaître la nature du sol et la force de résistance des matériaux dont on dispose.» Ce travail accompli, il reste encore à acquérir les connaissances spéciales requises pour l'œuvre particulière à laquelle ou veut se dévouer: Association professionnelle, Secretariat, Bureau de Placement, Action législative.Les associations professionnelles «ont pour objet principal, d'étudier, de promouvoir et de défendre les intérêts de leurs membres.» Pour leur faire réaliser cet objectif il faut être renseigné >ur les particularités techniques du travail des associées, sur les conditions d'hygiène et de moralité dans lesquelles s'effectue ce travail et sur la valeur des salaire-» payés.Léon XIII.qui avait tant à cœur la formation et la bonne direction de ces syndicat-, en parle ainsi dans sa célèbre encyclique: «On doit organiser et gouverner les groupements professionnels de façon qu'ils fournissent, à chacun de leurs membres, les moyens propres à leur faire atteindre, par la voie la plus commode et la plus courte, le but qui leur e^t proposé et qui consiste dans l'accrois ement le plu- grand possible pour chacun, des biens du corps, de l'esprit et de la famille.• C'est dans cet esprit que travaille;'.: le- associations professionnelles féminines incorporées à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Par leurs comités d'enquêtes, elles se rendent cempte des irrégularités et des injustices à redresser et.par leurs pétitions, elles influencent l'opinion publique et contribuent à ces redressements.En outre, elles pourvoient à l'avancement professionnel de leurs membres et à leur récréation.Ainsi l'association professionnelle masses populaires.Ce résultat une fois obtenu serait la source de précieux avantages.» Une bonne action ouvrière, éminemment sociale, aboutirait donc, — en réalisant d'abord le perfectionnement moral et technique tie l'individu, en développant son esprit de solidarité, en lui apprenant à pratiquer une «parcimonieuse économie» (Lécn XIII) — elle aboutirait, (lis-je, à lui rendre possible l'acquisition d'un petit patrimoine.C'était la pensée de Léon XIII et Pie XI.reprenant cette pensée, ajoute: «Si l'on ne se décide enfin, chacun pour sa part, à mettre (ce projet) ^ans délai à exécution, on n'arrivera pas à défendre efficacement l'ordre public, la paix et la tranqirllité de la société contre l'assaut des forces révolutionnaires.* Esther I.LI-'I il H 7\7:\ vice-présidente du cercle Marie-Médiatrice\ Pensionnat de Saini-Lonis-de-Gonsaync, Montreal.Fixez-vous un but Prenez la résolution d'économiser 850, S100, $500 ou $1000 en trois mois, six mois ou un an.Ce but fixé, ne le perdez jamais de vue.Persévérez, malgré les difficultés du début.Vous l'atteindrez.Vous le dépasserez.Ouvrez un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale 553 bureaux au Canada ACTIF, plus de $120,000,000 S LA DONNE PAROLE Montreal .\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\X\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\ Sur le janicule, dominant Rome, il y a une maison que j'aime.Toute blanche et ocre au milieu des palmiers et des roses, baignée de soleil, 11 y règne un demi-jour très doux, le parfum des fleurs, une Vierge de Donatello, un Sacré-Cœur accueillant.Kt dans la mais* n du janicule une amie exquise pense à ceux qu'elle aime et à tout ce qu'elle voudrait faire pour eux Tandis (pie moi je songe à tout ce qu'elle a déjà fait, en silence, pour tous ceux qui l'ont approchée, avec une charité si simple et une infinie bonté.Tout autour s'élèvent des couvents et.le matin, les cloches *ans trêve annoncent les messes qui se disent dans l'ombre des chapelles claires et lumineuses comme celle, toute blanche et bleue, des Pères I lianes, dédiée à la Vierge ou bien.sombres et priantes, à l'abri de leurs vitraux qui adoucissent l'éclat du soleil romain.Dans la maison du janicule il y a une toute petite chapelle, où Dieu vient pour ceux qui ne peuvent aller à Lui : Une Tour, tout en haut d'où l'on domine la ville, une tour en plein ciel.Parfois les avions peuplent le ciel en formations régulières et serrées et tout ce fracas moderne interrompt les rêves de la vieille ville romaine, qui dort du Forum à l'Aventin et au Palatin ; Ruines du Palais des Césars, ruines dorées par le soleil.Henries par les hommes, ruines qui sont toute une histoire, presque toute l'histoire du monde.De la maison du janicule on entend le cri rauque des paons; Paons blancs, bleus et verts, qui errent danus les cyprès et les glycines des jardins de la Villa Wurtz.Paons qui font la roue, glorieux, dans un rayon de soleil.Paons qui se penchent sur l'eau, pour y contempler leur beauté, qui se perchent la nuit dans les grands cèdres.Paons, devenus vite confiants, qui viennent manger dans ma main.Je revois les glycines aux fleurs trop lourdes, les iris en rangs serré-, la gloire des roses.Et je songe surtout à l'amie du janicule, dont le charme exquis est plus inoubliable que la beauté des choses et les parfums de l'Italie.Une maison que j aime >> 9 A Madame R.+ Notre-Dame des Neiges Prochaine assemblée générale L'assemblée générale de l'Exécutif de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste aura lieu, le samedi 29 septembre, à 3 h.On y organisera le programme de l'année et tous les membres de la Fédération sont invités à cette séance d'étude. Montreal LA DONNE PAROLE 9 iVYV\\\\\\\\v\ans la prière.Et sans discours, sans mot banal Nous irons droit vers l'Idéal, l'ers la Lumière III * Avec les œuvres, dans la foi, Eu vous suivant, o Jésus-Koi.Sous serons vôtres! » Olll, redisons le cri des preux L'Eglise parle: « Dieu le veut» Soyons apôtres! Bibliographie La destinée sociale de la femme En tcus pays, pour répondre aux appels réitérés du Pape, une él.te féminine se lève, se groupe, livre bataille.L'ennemi à vaincre, ce sont les modes modernes, c'e \ Y mmodestie féminine.Le Canada n'a pas voulu rester à l'écart de cette croisade.Lue ligue et fondée: la Liiîuc catholique féminine.K!!e est vaillante et agissante.Nombreu es cor.l ses sections paroissiales.Celle de I lull est une des plus actives.Rt c'est sous ses auspices et par une de ses ligueuses, Mlle Marie-Thérèse Archambauh que fut donnée la conférence publiée auojurd'hui en brochure.On y trouvera, en un vif raccourci.l'hi>toire de la femme à travers les âges, le rôle que Dieu lui a destiné, l'esprit qui doit l'animer en particulier à notre épo:|iu et dans notre pays.( L'Oeuvn des tracts, rue de Bordeaux, Montréal). 12 LA DOXXE PAROLE Montreal Bibliographie Jeanne Mance ouvrage de Marie-Claire Daveluy Le livre que vient de publier Mlle Marie-Claire Daveluy aux éditions Lévesquc n'est pas un simple essai biographique, un de ces exercices de rhétorique auxquels les mieux doués des écrivains modernes ne dédaignent pas de descendre, ne serait-ce que pour pouvoir placer une étiquette savante à côté de leur nom.Le «Jeanne Mance >» de Mlle Daveluy est quelque chose d'entièrement différent.Modeste par son ton et par la discrétion avec laquelle l'auteur manifeste SCS qualités d'écrivain, cet ouvrage n'en est pas moins remarquable par l'étendue de sa documentation, par la patience et la méthode qu'il témoigne dans la recherche.Il suffit d'en avoir feuilleté quelques pages pour sentir qu'on se trouve en présence d'un travail de longue haleine entrepris et poursuivi à loisir.On voit qu'un tel livre a très peu en commun avec les entreprises de librairie auxquelles la vague du roman historique ou l'étude d'histoire, conçue à la façon moderne, nous ont malheureusement trop habitués.Dès le début du livre on est frappé par la méthode du travail qu'il révèle et par la volonté d'exactitude historique qui s'y manifeste.On pourrait dire que ce livre vient à son heure si son besoin ne s'était depuis longtemps fait sentir.Kn dehors des documents et des sources que l'on a sur Jeanne Mance, il existe très peu d'ouvrages qui sont exclusivement consacrés à la fondatrice de PHÔtcl-Dicu.Quand on aura cité «La vie de Mademoiselle Mance» «le Faillon.publiée en 1854, et celle de Lcblond de Brumath, qui date de 1KS3.on aura une liste à peu près complète, à laquelle on pourra ajouter si l'on veut le livre récent de J.K.Foran, écrit d'ailleurs en anglais et intitulé «Jeanne Mance or the Angel of the Colony ».Le livre de Mlle Daveluy a sur les deux premiers de ces ouvrages l'avantage «l'être à la fois plus récent et infiniment plus complet II a *ur le dernier la supériorité d'avoir été écrit en français par une canadienne française qui non contente «le posséder h connaissance érudite des faits de la vie «le Jeanne Maine s'est également essayée à en étudier l'esprit et la signification.Il n'est peut-être pas nécessaire de posséder sur le sujet traité par Mlle Daveluy des lumières particulières pour pouvoir se rendre compte asseï exactement «lu mérite de son travail.Sa méthode de recherche nous permet, à plus «l'une reprise, «le vérifier l'exactitude de ses avancés.Sa documentation est si abondante qu'elle se recoupe à chaque instant.Il suffit de lire avec quelque attention les nombreuses notes qui enrichissent presque toutes les pages de l'ouvrage pour constater avec quelle probité patiente et sûre, l'auteur a procédé dans ses recherches.On sent qu'elle ne s'est jamais livrée au hasard et qu'elle ne s'est laissée à aucun moment entraîner par une supposition étayée sur un demi-fondement.Voici pour le mérite documentaire de l'ouvrage.Il est évident qu'un ouvrage conçu et exécuté de la manière indiquée ne peut guère prétendre à un caractère proprement littéraire, son but étant non de charmer avec des phrases mais «le mettre en lumière des faits.Lu dépit de ce caractère, le livre, de Mlle Daveluy, est d'une lecture aisée et agréable.Ecrit en une langue élégante et simple, on n'y sent nulle recherche de style ou de composition.Les faits y sont racontés d'une façon unie, ce qui ne les empêche pas de s'enchaîner par groupes logi«|ues, que le commentaire, loin de noyer, éclaire de tous côtés, à la façon d'un phare tournant qui jette successivement sa clarté sur les différentes faces d'un objet qu'il arrache à la nuit.Le livre au surplus est présenté d'une façon qui fait honneur à l'éditeur et à l'imprimeur.Enrichi de nom- Montréal LA BONNE PAROLE 13 breuses gravures tirées sur papier couché, il contient en appendice un nombre considérable de pièces justificatives, ce qui en fait une sorte de répertoire bibliographique très utile auquel le lecteur curieux peut recourir aisément pour enrichir sur des points de détails la connaissance d'ensemble apportée par le livre.Le livre de Mlle Daveluy contient en outre un second appendice sur la généalogie des Mance, dû à la plume savante de M.Jacques Laurent, conservateur à la Bibliothèque de Dijon dont la collaboration ajoute encore à la valeur documentaire de l'ouvrage.Ce livre est une précieuse contribution à l'Histoire du Canada, dont il embrasse une des périodes les plus intéressantes de la période héroïque, celle de la fondation de Montréal et des débuts de la petite colonie française sur l'Ile où Monsieur de Mais
de

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