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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
mars 1935
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1935, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada.Organe de la Fédération Nationale Oeuvre d'Action Mars 1935 PMMLE Saint-Jean-Baptiste catholique SOmïïlAlRE Hommage à Mère Sainte-Annc-Maric, Yvonne LeleU lier de Saint-Just.1 L'éducation de nos filles, M.C.3 Bibliographie: «Visages de Montréal», par Marie Le Franc.4 La Bonté, Emma Doucsnard.5 L'achat des conserves, Evangeline Zappa.6 Quelques idées pour ceux qui tracent leur jardin .7 L'hygiène: L'enfant, les chiens et le chat, Docteur Lamenardic.8 Nocturne, Sozia.8 A la cuisine: Du saumon.9 Une nouvelle fédération paroissiale, Evangeline Zappa 10 Carême.11 Création d'un élégant costume de bain.11 Une prise d'habit, E.D.11 Impressions, Bernadcttc-S.Drouin .12 Une fé'c pour les Employées de magazin.12 Journal des œuvres: Chez les Aides maternelles — A la Société des Ouvrières catholiques — Chez les Femmes d'affaires —^ Chez les Employées de Une fête pour les Employées de magasin.12 853 est, rue Sherbrooke oCa ïfèonne tParole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST on LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plut d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etat s-Unis _ _ $1.00 par an Union -postale $1.30 par an Un escompté de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses Le# prix de l'abonnement doit être envoyé au Secretariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est.rue Sherbrooke.Les abonnés de la ''Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à ï!i.n,s.cnr.e» en tout temps, »u secrétariat de la Federation Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, ou les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 hrs à midi et de 2 hrs à 5 hrs p.m.— Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la/'Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces a son intention.La Fédération Nationale S.-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 poui grouper toutes les associations féminines csnsdiennes françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.^ Présidentes d'honneur: Lady Gouin, Mme F.-L.Béique.Vice-près, d'honneur: Mme L.*Athanasc David et Mme Pierre-F.Casgrain.Bureau de direction: Mme Henri Gcrin* La joie, présidente-fondatrice; Mme Alfred Thi-baudeau.présidente; Mme François Mathys, vice-prés.; Mme Edmond Brossard, vice-prés.; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Jeanne Lapointe, ass.-sec.; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mme Eustache Letellier de Saint-Just, rédactrice de la "Bonne Parole": Mlle Graziella Boissonnault, Mme # N.Saoourin, économe; Mme Eugène Desmarais, Mme Arthur Bertbiaume, Mme E.Bouthillier, Mlle Hedwige Lcfcbvrc, Mlle Florinc Phaneuf, Mme Î.-A.Moiteur, Mme Georges Pelletier, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Corinne Méthot.des cercles de Fermières de la province de Québec; Mme J.-T.Girouard.présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Evangeline Zappa; Mlle Marie-Ange Madore, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des C-F.SOCIETES FEDEREES Les dames potronnesses det etuvres suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales: Saint* Jean-Baptiste de la Salle, T.-S.-N.de Jésus, laisenneuve, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Henri, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Sainte-Hélène, Saint-Stanislas de Kotska.Saint-Lambert.Saint-Ambroise, L'Assistance maternelle, Les écoles ménagères provinciales, La Fédération des Cercles d'étude des canadiennes françaises, Cercles de fermières de la province de Québec.Associations Jes: tmp.de magasins, erap.de bureau, femmes d'affaires, de la société des Ouvrières catholiques, (S.O.G); aides mater-nelles.de la J.O.C.F.et tes sections: S.Alphonse, S.-Brigitte, S.-Charles, S.-Cunégonde, S.-Edouard, S.-Eusèbe, S.-Etienne, S.-Franco;*-Solano.S.-Hélène.S.-Jcan-Bcrchmana, S.-Jean de Matha.S.-Pierre-Claver.S.-Pierre*Apôtre.S.Vincent uc Paul, Maisonneuve, N.-Dame de la Paix (Verdun), Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Hull, Cap de la Madeleine, Asbestos.PRINCIPALES OEUVRES ACCOMPLIES PAR LA FEDERATION ET SES FILIALES Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissuxles Etablissement de Cuisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcooltsme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité dea questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de Lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et a Rome Affiliation à V Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de li Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions citriques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration-de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visité des hêpiiaux Fichier Central de renseignements Comité des Aides Maternelles Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la temma N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Satnt-Jean-Baptiste en tineeri vant à son secrétariat: 853.rue Sherbrooke «* LA BONNE PAROLE Vol.XXIII Montréal, MARS 1935 No 3 Hommage à Mère Sainte-Anne-Marie € Vous êtes l'animatrice de tout ce qui rattache la vieille France à ce pays*.Ces paroles, par lesquelles le consul de France.M.René Turck, saluait la Révérende Mère Sainte-,\nne-Marie (Madame Bengle), directrice générale des études de la Congrégation de Notre-Dame, en lui remettant la décoration d'officier de l'Instruction publique, résument bien une carrière d'éducatrice que nous ne sommes pas la seule à admirer, qui continue de porter des fruits .sans nombre et qui fait à juste titre l'orgueil de la noble maison où elle s'exerce depuis un quart de siècle.A nulle autre qu'à la Révérende Mère Sainte-Anne-Marie ne pouvait plus justement échoir cet honneur destiné aux hommes et aux femmes qui assurent l'essor rie l'instruction publique.Il n'est pas nécessaire île rappeler ici le rôle que jouent le clergé et les communautés dans la diffusion «le l'instruction.Dans cette phalange innombrable et sans cesse renouvelée qui porte aux coins les plus reculés de notre immense province le flambeau de la science multifome, il faut rendre hommage à la multitude anonyme et modeste qui accomplit la tâche quotidienne et sublime d'enseigner la leçon du jour.A ces hommes, à ces jeunes filles, à ces religieuses, troupes de choc de l'esprit, on est sans doute redevable de l'offensive pacifique et tenace cpii conduit notre jeunesse vers la formation intellectuelle, mais cette année, pas plus que les autres, ne peut se passer de généraux et la logique nous fait admirer avant tout l'état-major qui dirige, qui conçoit, qui electrise et qui porte la responsabilité de la stratégie.Il faut sans doute délaisser cette comparaison guerrière pour parler de la femme supérieure qui nous occupe it dont la modestie s'accommode mal qu'on parle d'elle, même eu termes moins emphatiques, Mère Sainte-Anne-Marie est cependant un chef et elle occupe une place prépondérante aux quartiers-généraux de l'instruction publique.Directrice générale des études de la Congrégation de Notre-Dame, fondatrice de l'Institut Pédagogique de Montréal, membre de la Commission des Ecoles Catholiques, peut-elle échapper à notre respectueuse admiration?A nous qui 'fûmes une de ses élèves.Mère Sainte-Anne-Marie n'apparait sans doute pas.aujourd'hui, plus glorieuse qu'à l'époque déjà lointaine où sa sollicitude guidait nos pas dans les chemins de l'enseignement secondaire, élargis par ses soins, mais nous nous réjouissons de la voir désormais, par consécration officielle, grandie dans l'opinion publique.Mlle occupe >ans doute un trône que ne peut ébranler la faveur populaire, mais son œuvre appartient, en même temps qu'à la communauté où elle s'est épanouie, à la nation toute entière qui en recueille les fruits.La renommée court les rues mais elle franchit rarement le seuil des cloîtres.K.n pénétrant dans l'Institut Pédagogique, où étaient rassemblées autour de la supérieure générale de la Congrégation de Xotre-Dame, les élèves de Mère Sainte-Anne-Marie, la déesse aux cent bouches trouva, dans le consul général de France, un interprète respectueux de ces lieux et qui sut avec discrétion faire violence à la modestie qu'il venait couronner.« Madame la Supérieure, dit-il, en substance, j'ai été chargé par le gouvernement de la République française 2 /.•/ lioxxn pa ko lu Montreal d'une bien agréable mission, d'une de ces missions qu'on accomplit avec joie quand il s'ayit de remire un témoignage d'admiration à l'une de vos mères, celle qui depuis tant d'années, dans cette maison comme dans bien d'autres, a élevé tant de generations de jeunes lilies.Je sais que votre zele est singulier dans cette maison aux belles et grandes traditions.Vous êtes l'animatrice «le tout ce qui rattache la vieille France à ce pays ».Mère Sainte-Anne-Marie répondit: «Monsieur le Consul général, je suis vivement touchée du grand honneur qui m'est décerné aujourd'hui.La raison «le ma joie est que ces palmes d'or me viennent de la France, la patrie bien-aimée qui nous a donné notre fondatrice, la vénérable Marguerite Bourgcoys, et ce qui fait le bonheur de n tradition*, notre langue, notre foi! Au nom de notre mère supérieur générale, de la vénérée men supérieure de cette maison, des personnes qui ont voulu me donner un témoignage de sympathie en prenant part à cette fête, en mon m m surtout.M.le con>ul, je vous offre le merci de l'aine, celui qui exprime ce qu'il y a de plus délicat et de phis .sincère.» Officier de l'Instruction publique, Mère Sainte-Anne-Marie, continuera sans plus d'orgueil l'œuvre de diffusion intellectuelle qui grandit autour d'elle et qui est devenue l'un «les rouages essentiels de l'essor spirituel de la femme dans cette province.Dans cette vie de dévouement et de travail fructueux, guidée par un jugement et une ténacité que les années n'ont p;is amoindris, l'honneur auquel nous applaudissons aujourd'hui avait si bien sa place qu'il s'y est installé -ans rien changer à l'harmonieuse économie de cette existence sagement partagée entre la sanctification et l'étude.Aux hommages que reçoit Mire Sainte-Anne-Marie nous joignons nos respectueuses félicitations et l'expression de notre filiale admiration.Yvonne Lctellicr de Saint-Just Le prochain congrès de l'Union catholique international de Service social La Ve Conférence internationale catholique de Service social, qui se tiendra à l'Exposition de Bruxelles les -S.29, 30 et /»1 juillet prochains, promet d'être un succès.Elle a déjà obtenu la collaboration de personnalités influentes et de haute- compétences de nombreux pays d'Europe et d'Amérique.Les cinq thèmes suivants figurent à son ordre du jour: Les hases morales et sociologiques du service social; Le service social, partie intégrante de l'organisation économique moderne; Le service social, facteur d'efficience dans l'action des pouvoirs publics pour le bien être social; L'enseignement doctrinal dans les écoles sociales: principes immuables, réalités changeantes; Le service social et l'éducation populaire: principes et méthodes.• Montreal LA BONNE PAROLE 3 L'éducation de nos filles \ Combien «le mauvais ménages actuellement! Où faut-il en chercher la cause?Cela provient presque toujours de l'éducation mal comprise de nos Biles.Beaucoup de mères perdent de vue que leurs filles doivent être plus tard des ménagères et des mères de famille comme elles.Au lieu de les préparer sérieusement à leur mission, en leur faisant prendre part aux travaux du ménage, on leur laisse, comme unique préoccupation, l'arrangement d'une toilette, à laquelle elles attachent souvent une trop grande importance, l'organisation d'une partie de plaisir, but principal de la vie.Quel est le résultat déplorable d'une telle éducation?Ces jeunes personnes croient qu'il est indigne d'elles de partager les multiples occupations dont leur mère, bien souvent, est accablée.Combien n'en voyons-nous pas.si habiles à la danse, si bien au courant de la mode dans tous ses détails, qui sont embarrassées s'il s'agit de faire une soupe, de confectionner une sauce, de raccommoder ces bas de soie qui occasionnent tant de dépenses.Nous en avons vu qui se vantaient de n'avoir jamais lavé la vaisselle, de ne savoir point peler les pommes de terre! Pauvres enfants! elles ne comprennent pas qu'elles se prévalent d'une grande infériorité dont elles devraient avoir honte.Mère», enlevez ce bandeau qui vous aveugle.Réfléchissez sérieusement à l'avenir malheureu.N que vous préparez à de futures ménagères, que vous laisse/, dans l'ignorance des choses les plus nécessaires.La femme est faite pour le foyer.La détourner de -e^ tendances, c'est détruire en elle le principe de son bonheur et c'est priver la société d'une aide précieuse.C'est ce dont nous nous rendons coupables quand nous laissons nos filles préparer leur vie d'après les tendances modernes, qui éloignent de plus en plus la femme du foyer.Sans doute, la vie actuelle, telle qu'elle est organisée, accorde beaucoup plus de liberté à la femme, lui procure beaucoup plus de plaisirs.Mais est-elle plus heureuse pour cela?Oui, ré|K>ndra-t-on, si l'on confond plaisir avec bonheur.Non.dirons-nous, >i nous réfléchissons un peu.Car.après un examen sérieux, nous devons admettre que la vie d'autrefois, même avec tous ses désagréments, garantissait mieux le bonheur tic la femme que la vie d'aujourd'hui.La femme, autrefois, avait moins de liberté, elle voyageait moins; mais à l'ombre du foyer, elle échappait à ce perpétuel contact avec les étrangers et les indifférents, contact souvent pénible, et auquel * la condamne sa trop grande liberté».Nous croyons donner le bonheur à nos filles en * les faisant sortir de tutelle?» C'est comme si non- enlevions: au lierre, le chêne qui le soutenait, à la violette, la touffe d'herbe qui la préservait.Nous empêchons nos filles de cultiver les vertus qui répondent le mieux à leurs aspirations: la générosité, la modestie, le dévouement, et nous aboutissons à former un être inutile, sinon nuisible, de celle qui devait être l'ange du foyer.Voulons-nous sincèrement préparer à nos filles un avenir heureux?Préparons-les à bien remplir leur mission de femme, en leur donnant une bonne éducation ménagère.Les plus belles phrases que nous puissions faire pour tracer le portrait de la femme, telle qu'elle devrait être, ne vaudront jamais la page de l'Ecriture, où l'on dépeint la femme forte: « ICI le est plus rare et plus précieuse que les perles.Le cceur de son mari met sa confiance en elle et il ne manquera de rien.Elle a travaillé avec des mains sages et ingénieuses la laine et le lin nécessaires pour l'entretien de -a maison.Elle est attentive à tout ce qui peut lui être avantageux, et elle se conduit 4 /.•/ liOXXH PAROLE Montréal en tout avec une extreme prudence.Kile a ouvert la bouche à la sage»e et la loi de clémence est sur sa langue, >'étant l'ait une loi de ne parler qu'avec douceur et avec bonté.Elle n'a point mange son pain dans l'oisiveté.Ses enfants se sont levés au milieu de l'assemblée et ont publié qu'« elle était très heureuse».Son mari s'est levé de même, et l'a louée hautement.* Que pouvons-nous ajouter encore, sinon un souhait: celui de voir nos chères jeunes filles choisir connue idéal «la femme forte*.Qu'elles s'efforcent de développer en elles les vertus de la femme, de la vraie femme, de celle qui seule peut être véritablement heureuse, parce «pie seule elle est dans la voie tracée par la Providence.A tous ces points de vue.les écoles ménagères sont appelées à faire un bien immense à !:i société.Le programme des écoles moyennes ménagères est particulièrement propre à atteindre ce but.Parents, soucieux «lu bien de vos enfants, envoyez vos tilles dans une- bonne école ménagère; elles apprendront là à devenir de petites maîtresses de maison, sachant mettre la main à tout, sachant raisonner leur travail et l'effectuer >eîon toutes K> règles de l'économie et de l'hygiène.Les sacrifices que vous vous imposerez pour seront amplement récompensés par les avantages précieux que vous aurez procurés à vos enfants.M.C.P esche les-Couvbi.(La Fédération des Femmes catholiques belges) Ilihl hkj rd pli ié' "Visages de Montréal X>'u:\-llt's par Marie Le Franc Quelques écrivains français de grand talent ont consacré au Canada une partie notable de leur oeuvre littéraire.Marie Le Franc est l'un d'eux et non des moindres.Un livre «le cet écrivain — lauréate du prix Fcmina, l'un «les prix littéraire» français les plus recherchés — est toujours un événement.( )r.une maison d'édition montréalaise le Zodiaque, a la b« une fortune d'offrir au public canadien un livre de Marie Le Franc: «Visages «le Montréal».Il n'est pas nécessaire de souligner qu'un écrivain en vedette comme Marie Le Franc peut faire éditer sans peine ses volumes chez les plus grands éditeurs parisiens.Il convient donc de féliciter le Zodiaque «l'avoir obtenu celui-là.Ce volume à couverture bleue, symbole de Montréal et «le son fleuve, renferme sept nouvelles inédites; Randonnée — Epaves — Amazone — Florence — Camarades — Ames étrangères — Annabel.Ce qui ajoute à l'intérêt «le ces récits dont chacun a toute la saveur «l'un roman, c'est qu'ils ont été composés à Montréal même et rappellent des souvenirs vécus, des personnages «pie l'auteur a connus personnellement.11 ne faudrait pas de trop longues recherches pour mettre un nom sur ces tines études d'âmes, sur ces cœurs ignorés ou trahis dans leur amour, pour mettre, en un mot, ses pas dans les pas de l'auteur et le suivre à travers ses randonnées sentimentales montréalaises. Montreal LA BONNE PAROLE 5 ^\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\V\\\\\\\\\\V\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\V\\\\\\WV 1 La bonté 1 ! - 5 Avcz-vous remarque combien de personnes parlent de la bonté et y manquent sans cesse?Savez-vous aussi qu'un bien plus petit nombre encore agit avec gramleur d'âme?La bonté, me direz-vous, c'est l'amour du bien.oui.mais c'est encore plus, c'est cette dispi sition d'âme, cette recherche de ce qu'il y a de meilleur, car il est dit: Sois bon avec les autres, avec tous, comme avec toi-même: «m autrement dit: vois tes s«eur- en bien, fais-leur du bien.Bien souvent vous rencontrez de ces personnes qui font valoir toutes les qualités que l'on puisse désirer chez une femme: elle serait très bien s'il n'y avait pas à la fin ce- fameux « mais >>.* >i », etc.qui détruisent en peu de temp- le- bonnes actions, touchant la réputation si difficile à maintenir et plus difficile encore à refaire.Il est de ces petits mots qui font beaucoup de mal.Le premier bien à faire, certes, reste celui qui SC voit le moins, celui de l'âme que l'on encourage, remonte, console; le bien qui » >t un devoir, qui atteint les profondeurs et que l'on oublie le plus, précisément parce qu'il e>t caché.Combien de pens manquent â la bonté parce qu'ils mènent grand bruit autour de la bonté extérieure, celle qui s'inquiète de la répercussion d'une parole prononcée ou d'un acte posé, celle qui craint de blesser une âme.celle qui a peur de replier un ceur.11 faut donc comprendre et savoir diriger sa bonté.Avant «le partir se dévouer pour quelqu'un il faut s( garder de meurtrir ceux qui se trouvent dans notre entourage.On se croit bon.on fait des actes de bonté, ou se meut dans le domaine de la charité, c'est parfait: mais la vigilance â ne pas froisser personne, â ne rien dire qui heurte la justice dans le- petites choses, la craint»- de meurtrir un cœur ou de désemparer une âme.combien y songent?(m parle de bonté, on prétend savoir ce que cela signifie et d'autre part on fait inconsciemment souffrir.11 ne faut pas faire de mal d'abord à notre entourage immédiat, car la bonté il faut l'exercer auprès de NOUS.La vraie bonté ne court pas aux appel- dl! dehors avant d'avoir répondu â ceux du dedans.Combien de ces femmes d'wuvrcs passent en piétinant celles qui ont la malencontreuse fortune de se trouver sur leur passage pour leur donner un conseil OU émettre quelques idées appropriées qu'elles ne veulent pas accepter?Leur expérience personnelle semble vouloir ne rien admettre qui vient d'autrui.Elles sont dures et blessent leurs compagnes.Mlle- ne veulent pas comprendre qu'il faut être bonnes d'abord en ne blessant pers« nue car ne pas faire de mal passe avant de faire le bien.La bonne personne est un être presque divin dont les vertus répandent leur parfum sur tout ce qui l'entoure.S'il arrive, par hasard, qu'une parole échappée fait du mal.elle s'en excuse et vite elle répare.Xous connaissons toutes de ces personnes qui reflètent la bonté: elles ne donnent pas pour recevoir, elles ne reçoivent que pour mieux donner.Mlles savent qu'en agissant ainsi, elles seront blâmées par des égoïstes.Qu'importe, leur bonté les guide: elles savent qu'à tel endroit leur présence entraînera les autres, dans des voies «pie nul n'osait inaugurer, que leur intervention «léclanchera l'effort dont personne n'asumerait l'initiative.Ce pas en avant qui sera le premier, celui qui coûte mais oriente la multitude «les suiveuses, elles le font hardiment, guidées par la bonté.A leur exemple l'on verra surgir de ces sociétés fortes, solides, creusant tous les jours «les >ill«ns nouveaux dans le champ social, â la recherche des belles récoltes qu'elles ambitionnent et qui répondent à la sublime devise «le la Société des Ouvrières catholiques: Aime.Travaille et Prie.l.a secrétaire générale de la S.0.C.: Emma Doiicsnard 6 LA HQSSE PAROLE M ontrcal L'achat des conserves v\\\v - Les promoteurs de 'l'achat chez nous» demandent aux Canadiens-Français d'encourager nos producteurs.Pourquoi pas?Nous avons de nombreuses conserverii dans notre province connue dans les provinces voisines; elles font un commerce intcrprovincial ou d'exportation et sont surveillées au point de vue sanitaires par des inspecteurs qui s'occupent de la qualité.Hélas! elles ne le sont pas au point de vue de la quantité: l'enquête Stevens nous l'a clairement prouvé.S'il n'est pas nécessaire que nous sachions toutes combien il y a actuellement dans le commerce de dimensions de boites, nous ne devons pas ignorer qu'il y a des dimensions standardisées.Tous les contenants, «le dimensions non régulières, doivent porter clairement indiqués sur l'étiquette le poids net et le poids égoutté des matières solides.L'étiquette porte également le degré de la qualité du produit.11 y en a quatre.La meilleure catégorie est la qualité de luxe, (Fancy).Elle se compose de fruits et de légumes sains, propres, parfaitement mûrs et sans tare-, de bonne couleur et de grosseur uniforme.La préparation doit être bien faite et le liquide clair.Mans la qualité de choix (choice) on tolère une légère variation dans la couleur, la grosseur et la maturité, et le liquide est assez clair.La qualité la plus vendue est la qualité régulière (Standard).Tous les fruits et les légumes doivent être de bonne qualité el bien murs, mais il n'est pas indispensable qu'ils soient uniformes en couleur et en grosseur.Liquide avez clair.Enfin les produits de deuxième qualité sont sains et propres, mais non nécessairement uniformes au point de vue de la maturité, de la couleur et de la .un »>seiir.Les conserves de fruits sont aussi classées en catégories pour le sirop.Sirot épais, clair, non sucré, contenant '', de sucre.11 est donc important de lire l'étiqu avant d'acheter.Selon l'emploi qu'on veut en faire, achetons la catégorie qui convient le mieux; souvent une qualité inférieure peut être employée avantageusement car il ne faut pas oublier que la valeur alimentaire ne varie pas avec la catégorie.Lot qu'on peut l'utiliser, il est préférable d'acheter la boite la plus grosse possible.Certaines ménagères se demandent si l'eau ou le jus contenu dans les boites peut être utile à quelque chose.Ce liquide contient des sels minéraux précieux et peu servir à faire des sauces ou des soupes si on ne veut pas le servir avec le- légumes mêmes.L'ennui naquit un jour de l'uniformité.Xe l'oublions pas en nous servant des conserves.Elles peuvent apporter de la variété dans l'alimentation surtout si la ménagère sait les apprêter de diverses façons, les combiner avec d'autre»» aliments.Evangélbtc ZAPPA Saint Jean Bosco Par le P.René Girard, S.J.Peu de saints nous offrent d'aussi beaux exemples de zèle, de charité, d'amour du prochain que le vénérable don Bosco élevé récemment sur les autels.Et ce sont des exemples qui touchent davantage, car cette vie est presque contemporaine de la notre.Elle s'est écoulée à notre époque, dans des circonstances cpii nous sont familières, que nous rencontrons, que nous vivons nous-mêmes.Combien alors une telle vie d< it être suggestive, entraînante, imitable.L'Oeuvre des Tracts nous en présente un substantiel raccourci. Montréal LA BONNE PAROLE 7 j^VVVVVVVVVVVVVVVVVVV^ \ Quelques idées pour ceux qui tracent leur jardin % i — % Supposons que nous nous installions dans un nouveau l«.j;is.Voyons un peu comment nous tracerions notre jardin pour lui faire rapporter le maximum de (leurs, de légumes et de fruits.Tout jardin doit contenir des fleurs.Celles-ci doivent se trouver près de l'habitation pour qu'on les voit* par la fenêtre, et ne pas prendre trop de place.Elles seront trê- bien en bordure des chemins, Si vous n'avez pas de cour et si, par conséquent, le jardin commence directement au pied de la maison, nous ferons deux plates-bandes contre celle-ci; ce -era l'endroit le meilleur parce que le plus abrité pour nos semis et repiquages.Si notre jardin est petit, comme c'est le cas en général, ne perdons pas «le terrain à faire trop d'allées.Une allée centrale est indispensable.Si votre jardin est suffisamment grand, vous pourrez également tracer une allée tout alentour et une allée qui traversera le jardin dans le sens de la largeur.Toute la terre que vous enlèverez pour creuser ces chemins, remettez-la sur les carrés que vous allez cultiver.Puis recouvrez vos allées de cendres, après les avoir bien tassées.*ï* *l* *!* *P *!• Certains légumes, que l'on a l'habitude «le cultiver en carrés, viennent très bien en bordure.Us maintiennent ainsi la terre sur les bords des chemins, l'empêchant de descendre sur ceux-ci et donnant un aspect plus agréable au jardin.Ce sont, par exemple: les fraisiers, la ciboulette, la chicorée sauvage.Mettre aussi en bordure des chemins, seillers et framboisiers.Kn traçant votre jardin, n'oubliez pas de réserver, dans le fond, un petit coin que vous cachez par des arbusti - et où vous mettez les débris «le toute espèce qui deviendront de l'engrais.Fixez-vous un but Prenez la résolution d'économiser $50, $100, $500 ou 81000 en trois mois, six mois ou un an.Ce but fixé, ne le perdez jamais de vue.Persévérez, malgré les difficultés du début.Vous l'atteindrez.Vous le dépasserez.Ouvrez un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale 553 bureaux au Canada ACTIF, plus de $12G,000,000 8 LA BONNE PAROLE Montreal L'hlffiène L'enfant, les chiens et le chat Quant l'enfant est souffrant, ou d'une rougeole, ou d'une scarlatine, ou de diphtérie, etc., en a soin d'éloigner de lui ses petits frères et sœurs.Mais l'enfant malade s'ennuie, a besoin à la fois de distractions et de sentimentalité: alors on lui donne le chat à martyriser.Mais raminagrobis a vite fait «le s'échapper après ces «caresses — et va se faire dorloter par les frères et sœurs qui sont inoins «nerveux» — et voilà le chat agent de contai:ion de la maladie «lu petit frère.Là.le chat transmet une maladie qu'il n'a pas, bien qu'il pourrait transmettre des maladies qu'il p< ssède.Mais le chien, en dehors de la rage qu'il peut communiquer, donne également des vers — et des vers particulièrement redoutables: il lèche les crachat-, et mange des déjection-, puis il vient lécher la main, la figure OU la tan: • de bébé.Ccst ainsi que se progagent l'échinocoque, la tuberculose, la lièvre typhoïde, la pneumonie, la diphtérie, la rougeole, etc.et des vers intestinaux retenus par leur langue, dans les nombreuses explorations nasales dont ils ont coutume pour se reconnaître entre eux, Faites prendre à tous les enfants l'habitude du lavage des main- avant le repas, lavage de la figure même.Veillez également à ce que ni chat, ni chien ne pénètrent dans leur chambre, et dan- la salle où il- -ont réunis pour les repas.Ne jamais tolérer d'animaux auprès des enfant- malade-, ou non.encore moins dans leur lit.Et, l'on aura ainsi supprimé, hen facilement, de nombreuses occasions de contamination de maladie- infectieuses, graves et souvent mortelles, Docteur LAMENARDIE NOCTURNE Ne tardez plus Seigneur, Il n'est pas /»«'// que vous tarâtes davantage.Le souffle ardent du désert brûle la terre assoiffée lit des nuages s'amassent éi l'horison.Dites qu'on rentre la récolte lit ne laisse: pas les brebis dispersées dans la plaine.Cueillez le fruit avant que la branche se brise Car il ne serait plus digne de votre regard.S'il était meurtri dans la tourmente.Rappelés le serviteur quoique son heure Ne soit point venue Mais la nuit descend vite les jours d'orage.Sa maison est lointaine lit la foudre tombe sur les chemins ; Les éclairs ont déchiré les cieu.v, lit l'àme du pécheur attend et tremble.Seiaucur.ne tardée plus.Il n'est pas bon que vous tardiez davantage, SOZIA Montréal la no\T\fn parole 9 ï,\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\wt I A la cuisine Du saumon ï uu saumon \ Durant la saison de carême la consommation de |)oiss< n s'accentue davantage.Voici une jolie préparation de saumon.Le poisson nettoyé, bouilli, égoutté, est mis sur un plat et garni de mayonnaise, «le persil et «le rondelles de betteraves muges.A l'aide «l'une douille Pen exécute des arabesques et «les dessins variés en mayonnaise comme on le fait sur certains gâteaux avec la crème au beurre.Et voici des conseils rimé» pour la fabrication «le la mayonnaise: Dans votre bol en porcelaine.I'll jaune d'œuf étant placé.Sel, poivre, du vinaigre à peine.Et le travail est tout tracé.Puis en tournant, l'huile s'ajoute, Et votre sauce prend du corps.Epaississant sans qu'on >'en doute, En flots luisants jusques aux bords; Quand vous en jugez l'abondance, Suffisante à votre repas.Au frais, mettez-la par prudence.Tmit est fini, n'y touchez pas.La femme et la presse De VIntransigeant, nous extrayons ces lignes amusantes de Mme Blanche Vogt: Hannibal féministe En lisant la Revue e.elle trouvera chez son marchand aussi bien qu'ailleurs.Au programme artistique figurèrent: Mlle Yvette Martli et Mlle Cécile (••n veau.Le Salut du Très Saint-Sacrement clôtura cette réunion.Au tirage organisé par la S.( ).('.à l'occasion de la partie de cartes.Mme II.Gcrin-Lajoie gagna le centre de table, offert par Mlle Hélène Lefebvre.Il y aura une séance.SOUS la direction de Mlle Hélène Lefebvre, le jeudi 11 avril, à S h.à la Palestre Nationale.Tous les membres de la S.().G ainsi que leurs amies nt invités.La secrétaire: Uni ma P( )l ' HSXA l\ l > * * * Chez les Femmes d'affaires 20 février: Cette assemblée mensuelle eut lieu dans les salens «le la Maison d'Oeuvres de la Fédération.Comme d'habitude, M.l'abbé Girard, aumônier, donna la Bénédiction du Très Saint-Sacrement à laquelle un i»raml nombre de membres assistaient pieusement.La causerie fut faite, ce soi r-là, par M.Raymond Denis, au service de «La Sauvegarde», depuis longtemps.Qu il soit dit en passant que le conférencier a vécu ces nombreuses et vaillantes luttes françaises, que durent subir les provinces de l'Ouest canadien.11 n'y avait donc personne de mieux qualifié que lui pour nous faire revivre, un moment, ces heures difficiles, racontées dans notre belle histoire du Canada.Les luttes pour la défense des minorités (de 1905 à 1917) ont défilé devant nous.Connue on nous l'a fait voir, un personnage parlementaire, qui n'est certes pas le premier venu, s'est levé pour se faire le défenseur des Ecoles séparées et vous avez sans doute reconnu M.Henri Bouras>a.Mentionnons toutefois «m'a ce tournant dangereux, les politiciens des deux parti- Montreal LA BONNE PAROLE 15 politiques ont fait preuve d'un grand courage.Quand l'an 1917 a sonné, le bouleversement était général chez tous les peuples.C'est alors que la loi de la conscription est venue nous enlever nos fils et nos frères.Je craindrais de rouvrir une blessure, faiblement cicatrisée, en VOUS faisant revivre ces aimées d'après-guerre.Mme L'Espérance a félicité et remercié le conférencier en termes élogieux, puis elle demanda à Mme Gérin-Lajoie de bien vouloir adresser la parole.Madame Grin-Lajoie a dit un cordial merci, tant en son nom personnel qu'en celui des personnes présentes, et a demandé à M.Denis de lui remettre sa conférence afin que la Fédération puisse la conserver p«>ur puiser à cette vraie source de patriotisme, les renseignements dont elle pourra avoir besoin en maintes occasions.On procéda aux élections et le nouveau conseil se compose ainsi: Mme J.-J.-E.L'Espérance, présidente; Mlle Flore Deschamps, [1ère vice-présidente; Mme R.Borrcmans, 2e vice-présidente: Mlle Florinc Phaneuf, trésorière: Mlle Berthc Lcfebvre.secrétaire-archiviste; Mlle L.Coté, secrétaire-correspondante.Les conseillères -ont: Mines Raoul Vennat.M.-A.Marcotte: Mlle Corinne Daoust; Mmes A.-H.La tour, J.-F.Foisy, A.Filiatrault, J.-A.Patry, E.-J.Carbonncau, E.-J.Hémond, A.I tumoulin.La secrétaire: Berthc LEFEBVRE * * * Chez les Employees de bureau 2A février: Mlle la Présidente demande que l'on rapporte fidèlement les volumes empruntés et notre aumônier demande à chacune de p< ser, chaque mois, des questions afin qu'il puisse répondre à toutes nos objections.Les questions de cette séance ont été les suivantes: 1° One signifie exactement la défense que Dieu fit à Adam, au Paradis terrestre, de manger du fruit défendu: était-ce vraiment une pomme?Appuyons sur le fait qu'il ne s'agit pas.dans la chute du péché originel, de violation de l'un < u l'autre des dix commandements, parce que la concupiscence n'existait pas.L'homme était raisonnable et soumis à son Dieu.Il ne s'agit pas d'un péché des >ens mais d'un péché de l'esprit: péché d'orgueil.— 2 Y a-t-il une différence entre un catholique et un chrétien?Un protestant baptisé est chrétien mais il n'est pas catholique parce qu'il ne reconnaît pas le Pape, comme chef visible de l'Eglise.— 3° Un catholique, non pratiquant, s'est marié civilement à une protestante qui observe bien les lois de sa religion.Un enfant est né; quelques semaines après, le père est sommé de payer l'amende si la naissance de son enfant n'est pas inscrite au registre de l'endroit.Or.le père veut échapper à la peine mais il est très embarrassé, il ne sait où porter l'enfant pour qu'il soit baptisé.A l'église catholique, il ne pratique pas depuis longtemps et n'a pas l'intention de revenir; à l'église prototante, il est gêné car il n'y est jamais allé et sa femme n'insiste pas non plus car il jouit de toute sa liberté en matière religieuse.Sa mère, une bonne catholique, voudrait que l'enfant soit baptisé dans sa religion.Le père s'adresse alors à un compagnon de travail qui est un bon catholique; celui-ci ne sait que répondre car il a peur de la responsabilité qu'il va assumer et il croit bien faire en ne se prononçant pas.Son silence ne blesse-t-il pas la morale?Un enfant incorporé à l'Eglise par le baptême assume des obligations.Or.avant de le baptiser, il faut au moins avoir une lueur d'espoir qu'il sera en mesure de remplir les obligations que ses parrain et marraine contractent eu son nom.Mais l'Eglise est très large et voici ce qu'elle dit: le prêtre peut et doit baptiser l'enfant, dans le cas qui nous occupe, à moins qu'il ne soit certain qu'il sera élevé en dehors de l'Eglise.11 vaut mieux dans de semblables cas consulter les autorités diocésaines, au lieu de garder silence.— 4° (/) Des parents catholiques peuvent-ils envoyer leurs enfants à des écoles protestantes pour étudier 16 /.-/ nOXNli PAROLE Montreal l'anglais?/») Peut-on.sans encourir rie responsabilité, recommander à une jeune personne, garçon ou fille, de prendre sa pension à une institution protestante conmic le «Y.M.C.A.» ou le « Y.\\*.C.A.» pour apprendre l'anglais?a) L'Eglise déplore les relations des catholiques avec les protestants.Le mal n'est pas toujours évident: il existe.Le poison qui pénètre goutte à goutte produit son effet sournoisement.Les parents catholiques ne doivent pas envoyer leurs enfants aux écoles protestantes pour l'étude de l'anglais.La fin principale ne doit pas céder le pas à une fin secondaire-./>) Les opinions émises au sein de ces groupements viennent en contradiction avec nos principes catholiques et ce n'est pas avantageux.5° Le sacrement de baptême peut-il être administre par un ministre protestant et avoir les mêmes effets pour celui qui le reçoit?Oui, un protestant peut baptiser, un juif également, c'est-à-dire, toute personne ayant l'usage de raison et sachant le faire peut et doit baptiser.Mlle la Présidente remercia M.l'aumônier pour ces excellents renseignements.Le programme récréatif fut exécuté par Mlle Cécile Boudreau et Mlle Carmen du Grenier., La secretaire: Gaunclic Généreux »L *i* *•* Chez les Employees de magasin 25 février: Sons la présidence de Mlle Eglantine Phancui, l'Association des Employées de magasin tenait son assemblée régulière.Après le Salut du Très Saint-Sacrement donne par notre aumônier, Mlle la présidente souhaita la bienvenue à M.l'abbé Paqucttc et aux membres.Elle nous annonça un concert-conférence, qui aura lieu en mai au bénéfice de l'association, et enc< uragea fortement les jeunes filles à faire leur quote-part en vendant le plus de billets possible.M.l'abbé Paquette prit ensuite la parole et demanda aux jeune- filles de faire des suggestions pour le bon fonctionnement de l'association: «Nous sommes ici en famille, dit-il, pour discuter vos intérêts.» Pour ce faire i! faut être au courant des besoins et des nécessités des membres.Il appuya surtout pour que les jeunes filles s'unissent davantage dans leur travail quotidien.«L'union fait la force».A ce propos, M.l'abbé déplora le peu d'union qui existe entre les travailleuses.C'est une lacune qu'il faudrait combler.Mlle Phaneuf invita ensuite Us jeunes filles à descendre à la salle de jeux où elles trouveraient là de quoi se recréer à bon escient, ce qui plut beaucoup.Un succulent goûter fut servi par les membres du conseil.Le prix de présence, donné par Mll« Thérèse Malo, professeur de langues à l'association, fut gagné par Mlle Germaine Bcrthiaume, trésorière.La secrétaire: Claire LAP 1 ERRE :|: * * 27 février: Partie de carte- organisée par le Comité de la Visite des Hôpitaux au profit de ses œuvres.Tél.CUescent 32L'3 { PLateau 8861 Rés.: MA.3161 7 l G.-J.PAPILLON | Belmont Fleuriste , / Manufacturier de fourrures • L.-P.Perrault.Prop.: ^ Notre assortiment est le plus : Membre F T I) • • complet que vous puissiez ( j l trouver.) 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