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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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mai 1937
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  • Revues
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La bonne parole /, 1937, Collections de BAnQ.

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Montreal.Cumula Mai 1937 Nil llilMr y maum ¦ h H P as»» Oléine de le Federation Nationale Saint-J can-Baptiste O envie d'Action catholique SOMMAIRE Le f nil (! • l'initiative féminine, Yvonne Lclellicr de SaitU-Just .1 A lu mémoire de Mère Sainle-Annc-Maric, Manche Lamonlagne-Bcaurcgard .3 Concerl-Causerie .3 A la maison, JUsine.4 La Vallée du Richelieu, Yvonne Cliarlebois .5 La Graiid'Mène .8 Les "hoimcstes voluptés" de la cuisine, Jehanc Zimmerman ii.9 Journal des oeuvi s: Chez les Aides maternelles — Chez les Employers dr magasin — Assemblée générale bi-annuelle — Clôture des cours chez les Ouvrières catholiques — Chez les Femmes d'affaires .12 833 est, rue Sherbrooke au 1 La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST / un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE Indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Ha pli s te, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale.$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, 853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heurn & midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces a son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidentes d'honneur: Lady Gouin.Mme F.-L.Béiquc.Vice-pris, d'honneur: Mme L.-Athanase David Bureau de direction: Mme Henri Gérin-Lajoic, présidente-fondatrice; Mme Alfred Thibaudeau, Srésidente; Mme François Mathys, vice-prés.; lme Edmond Brossard, vice-prés.; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Jeanne Lapointc.ass.-sec.; Mlle Maria Auclair, tréso-rière; Mme Eustache Letellicr de Saint-Just, rédactrice de la "Bonne Parole"; Mme Eugène Desmarais.Mme Arthur Bcrthiaumc, Mme E.Ho ut h il lier, Mlle Hedwige Lcfcbvre, Mlle Florine Phaneuf.Mme J.- A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Corinne Méthot, des cercles de Fermières de la province de Québec; Mme F.-X.Dupuy présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Evangeline Zappa; Mlle Marie-Ange Madore, Mlle Marie-Louise d'Autrcuil, présidente de la Fédération des cercles d'étude des Canadiennes-Françaises.Sociétés fédérées Les dames patronnesses des œuvres suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales: T.-S.-N.de Jésus, Maisonncuve, Saint-Vincent-de-Paul, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Saint-Stanîslas de Kotska, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte Saint-Paul, l'Assistance maternelle, Les écoles ménagères provinciales, La Fédération des Cercles d'étude des canadiennes-françaises, les Cercles de fermières de la province de Québec Associations des: crap.de magasin, cmp.de bureau, femmes d'affaires, Aides maternelles; de la société des Ouvrières catholiques.(S.O.C.) et ses sections: la Nativité de la Sainte-Vierge, Saint-Eusôbe.les Saints-Anges de Lachine, Saint-Vincent-Fcrricrj Saint-Louis-de-France, Côte Saint-Paul, Saint-Raymond, Saint-Philomène de Rose-mont, de la J.O.C.F.et ses sections: Saint-Alphonse, Sainte-Brigitte, Saint-Charles.Salnte- Cunégonde.Saint-Edouard.Saint-Eusèbe.Saint-Etienne.Saint-Françols-Solano,Sainte-Hélène, Saint-Jean- Berchmans, Saint-Jean de Matha.Saint-Pier-re-Clavcr, Salnt-Picrrc-Apôtre, Saint-Vincent de Paul, Maisonncuve, Notre-Dame de la Paix (Verdun), Québec.Sherbrooke, Trois-Rivières.Hull, Cap de la Madeleine, Asbestos.Principales oeuvres accomplie» par la Federation et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses dt S'cours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoclisme Amendements à la loi des licences législation en faveur des Institutrices et des employées de bur eau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National' Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action social* Comité des Oeuvrts économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N.B.—'On peut devenir membre de la,Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s inscrivant à son secrétariat: 853, rue Sherbrooke tst. LA BONNE PAROLE Vol.XXV Montréal, Mai 1937 No 5 Le fruit de l'initiative féminine On vous demande: "Avcz-vous lu le dernier ouvrage d'Edouard Montpetil" et c'est un bon moyen de savoir si vous vous tenez au courant de la vie littéraire.Notre empressement à connaître ce qui s'écrit ne peut pas être cependant la seule forme de l'intérêt (pie nous portons à la vie intellectuelle canadienne française.En outre de l'édition, il y a nombre d'autres manifestations (jui témoignent de notre progrès spirituel et qui sont dignes de notre attention sinon de notre sollicitude.Cette fin d'année scolaire présente un bilan réconfortant d'oeuvres nombreuses qui témoignent de nos préoccupations d'ordre moral et enrichissent notre patrimoine intellectuel.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, avec une persévérance et une modestie qui ne se démentent jamais, apporte une généreuse contribution à l'oeuvre d'éducation de notre peuple.Il faudrait avoir suivi les cours de toute sorte qui se sont donnés sous les auspices de ses associations professionnelles pour comprendre la portée de son oeuvre d'éducation dans les milieux populaires.La fin 'le l'année n été marquée par de nombreuses expositions de travaux de coupe, de couture, de mode, de cuisine, qui témoignent non seulement de la louabb" assiduité des jeunes filles à ces cours du soir mais aussi, et surtout, de leur application et de leurs aptitudes.II en fut de même des cours de français, d'anglais, de sténo-dactylographie: l'exposition des exercices de fin d'année a marqué de façon tangible les progrès «les élèves.Ce (pie ces récapitulations annuelles représentent de travail, d'effort, de persévérance, seules le savent les admirables zélatrices de la Fédération qui.sans relâche, chacune dans sa sphère, unissent leurs efforts vers un même but: la formation de la jeune fille.La Fédération accomplit depuis plus de trente ans son oeuvre sociale et elle trouve ainsi, chaque année, dans les résultats obtenus, la raison de poursuivre son effort.Des milliers de jeunes filles et de femmes lui doivent d'avoir amélioré leur condition et d'avoir pu.dans les bureaux et les ateliers, faire reconnaître des droits aujourd'hui, grâce à elle, consacrés par nos lois sociales.L'avancement intellectuel, le bien-être matériel de la classe féminine laborieuse, la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste pourrait se vanter d'y avoir contribué la première et plus que tout autre association.«s # «« Dans un autre ordre d'idée et dans un autre domaine, le mois d'avril a vu se clôturer la quatrième saison de la Société d'Etude et de Conîérences, qui est certes l'un des milieux les plus intéressants de notre monde intellectuel féminin.Grouper et organiser les femmes et les jeunes filles qu'une même culture et qu'un même goût de perfectionnement devaient naturellement rassembler était sans doute, à son début, une entreprise relativement facile, favorisée par l'engouement que suscite toujours une initiative nouvelle.L'éeueil.ici, était moins dans la fondation, le lancement, que dans la durée.Que la Société d'Etude et de Conférences ait pu subir victorieusement l'épreuve de quatre années successives, durant lesquelles elle a progressé, c'est le meilleur témoignage que puissent invoquer ses directrices.L'étude et les conférences ont été, par elles, mises à la mode mais elles ont 2 LA BONNE PAROLE Montréal fait mieux que créer une mode.Même le snobisme intellectuel est éphémère et s'il eut fait le fond «le la Soeiété d'Etude celle-ci n'aurait pas aujourd'hui, après quatre saisons, la vie vigoureuse dont elle est animée.Son oeuvre est saine, elle est logique; elle répond indiscutablement à un p»ût.à un besoin, et il n'en faut pas plus pour qu'elle soit durable.La formule m est d'ailleurs heureuse.La Société est composée de plusieurs cercles qui ont chacun leur vie propre, leur autonomie, Cl dont la réunion forme une sorte de confédération intellectuelle devant laquelle, chaque semaine, un conférencier est appelé à traiter un sujet de son choix.Ou nous nous trompons fort ou la Société d'Etude et de Conférences est appelée à un essor encore plus grand que celui qu'elle a connu jusqu'ici.Sur deux plans différents, dans deux sphères qui ne sr touchent pas, la Fédération Nationale et la Société d'Etude font oeuvre d'éducation, de perfectionnement.L'une et l'antre sont bien vivantes, solidement assises, justement respectées.L'initiative féminine donne ainsi des preuves de sa fructueuse participation à notre avancement intellectuel.Yvonne LETELLIER DE SAI.XTJIST -0-0-0- Mains de Femmes Fines ou grassouillettes, aristocratiques ou plébéennes, diaphanes ou rougeaudes, toutes les mains féminines ont leur charme et leur âme.\ igoureuscs et saines, elles évoquent les foyers heureux où l'on pourrait encore écrire en lettres d'or comme sur la maison de Jeanne d'Arc "Vive labeur." Agiles à l'ouvrage, laborieuses et couvertes de mousse neigeuse, à la cuvelle; grassement engluées de pâtes appétissantes au pétrin; rougies et mordues à tous vents par les gros nettoyages qui rendent le foyer clair et reluisant de propreté bienfaisante.Longues et pâles, elles chantent la complainte de quelque mal languissant, auquel la foi seule donne son sens et sa fin.J'en sais d'autres, ce sont les mains d'artistes: qu'elles manient les touches du clavecin: le pinceau ou la plume, ces mains merveilleuses donnent au monde la joie claire de l'harmonie, de la grandeur et de la beauté.Ce sont des mains de lumière.J'en sais de compatis>anles et saintes, ce sont les mains «les religieuses, qu'aucun sacrifice n'excède, qu aucune misère dégoûte, qu'aucune tâche ne révolte.Consolantes toujours, elles apportent la paix et le soulagement au malade, au vieillard, à l'infirme; elles s'adonnent à la formation de la jeunesse; elles s'appliquent à la pénitence.Et sur le plateau de la "reparation" elles équilibrent les vilenies de la tern'.Ils en est d'uniques: mains bénies, mains chéries veillant aux besoins de tous, petits et grands: pourvoyeuses «le bonheur, elles bordent les berces blanches et caressent les têtes soyeuses «les petits que la Providence leur a donnés.Ces mains fines, hélas! vieilliront, banderont: de blanches et roses elles prendront des tons d'ivoirine et de parchemin, mais elles n'en seront que plus délicatement précieuses car seules, d'un frôlement léger, elles chasseront des fronts soucieux des enfants devenus grands les pensées mauvaises, les rancoeurs, les amertumes de la vie.Ces mains-là.vous les avez reconnues, ce sont les mains des mères, vos mains.L.de LILLE Montréal LA DONNE PAROLE 3 A la mémoire de Mère Sainte-Anne-Marie Voyant, dans le lointain, naître une aube féconde, Et sur son coeur portant le rosaire et la croix, Vierge à l'âme d'apôtre, en notre Nouveau-Monde.Elle a continué Marguerite Dourgcoys, Son esprit était fait de vie et de lumière Comme est fait de rayons un beau soleil de mai.Tel un lys qui parait, soudain, dans la clairière.Son âme s'est ouverte et tout jut parfumé.Qui de mats, désormais, oubliera sa parole Et la grande douceur de son oeil triomphant, Et son geste d'adieu, sur le seuil de l'Ecole, Lorsqu'elle nous disait: "Au revoir, mon enfant!" .Elle a posé ses douces mains sur la soujjrance, Et fait grandir le jour où s'obstinait la nuit.Devant ses pas vainqueurs s'effaçait l'ignorance, Comme l'ombre s'en va devant l'aube qui luit.Monde léger, qui n'as d'attaches qu'à la terre, Toi qui ne veux que bien futile et que plaisir, En son oeuvre contemple un être humanitaire, Dont le bonheur de tous fut l'unique désir.Vois jusqu'où la pensée en sa force s'élève, Quand par la charité son vol est soutenu; Vois jusqu'où peut atteindre, ici-bas.un grand rêve Lorsque dans un grand coeur ce rêve est contenu .Morte, elle vit encore.En un large coup d'aile, Le savoir qui, chez nous, disperse son renom, Eait que les jours futurs seront imprégnés d'elle.Et que tout l'avenir murmurera son nom.Morte, elle achèvera la tâche poursuivie.Malgré la nuit du temps et l'ombre du trépas, Car sa mort est aussi vivante que sa vie, Et ses yeux sont de ceux qui ne se ferment pas.Blanche LA MO NT A G NE-DE A UREG A RD -0-0-0- Concert-Causerie organisé par les Femmes d'affaires Mgr E.V.Picltc présidera, le mardi 15 juin, le Concert-Causerie qui aura lieu ù 8 h.30 p.m., à la salle de l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, 1215 est, boulevard Saint-Joseph.Cette fête, organisée par les membres de l'Association professionnelle des Femmes d'affaires affiliée à la Federation nationale Saint-JcanHaptiste, comporte l'intéressant programme suivant: Les chansonniers du Chat-Noir, causerie par M.Albert Lapierrc; concert par Mlles Lucienne et l'an line Plia neuf, Eugène Lapierrc.I).M.; et Arthur Lapierrc.Les billets sont de cinquante sous. 4 LA BONNE PAROLE Montréal A LA MAISON 1 Mon polit bureau Vous la voudriez toute simplifiée, cette vie du home si remplie par mille occupations.Car il faut tout un art pour minimaliser les besognes quotidiennes.Une première règle s'impose: c'est l'organisation.Dans toute usine, un bureau commande et régente toute chose.11 en est de même au foyer.Chaque femme doit posséder chez elle, ainsi (pie le dit très bien Paillette Barnège, "un rudiment de bureau, compas.; d'une table pour écrire et de tiroirs divers, permettant tous les rangements.L'essentiel est d'avoir un lieu spécialisé, où il suffit de s'asseoir pour avoir sous la main tout le nécessaire à lire, écrire, compter, noter et penser.C'est à la portée de toutes les bourses et de toutes les intelligences: c'est là que la maîtresse de maison trouve son carnet d'adresses, son livre de comptes, son fichier de recettes, ses livres de cuisine, sa chemise à factures, ses reliures de reçus, son carnet de chèques, son papier à lettres, son dossier de correspondance et tous les aecr»oircs de papeterie connus du plus jeune écolier.Tout est un tout bien groupé.Et voilà installée la plus simple et la plus pratique des "machines à penser", qui permet à la plus modeste des femmes de diriger, comme un.vrai chef, sa petite affaire.El c'est encore du ménage simplifié.C'est, en effet, simplifier le travail que d'apprendre à réfléchir avant d'agir, à penser avant de dépenser, à prévoir avant d'exécuter." lit mes comptes Pour beaucoup d'entre nous, les comptes de ménage semblent chose fastidieuse.Et, pourtant, c'est en comptant qu'on réalise le mieux le budget familial sans éprouver les fâcheuses surprises qui créent souvent au foyer désillusions et discussions.Quel (pies règles Payez le plus de choses possibles au comptant.Faites vos achats au marché (quand il s'agit de fruits et légumes surtout).Achetez le plus possible non au petit détail, mais au gros ou demi-gros, ce qui allège toujours la dépense.Mais enfermez vos provisions et réglez-en la consommation méthodiquement, sans partir de ce principe que ce qui se trouve en vos gardes-manger n'a plus d'utilité.Pour les matières périssables, telle la viande, tel le poisson, n'achetez que très exactement ce dont vous avez besoin.Inutile de faire le gros de ce qui s'abîme aisément.Pour les tramways, utilisez les cartes à tarif réduit; idem pour vos journaux, achetez-les à l'abonnement, Tenez au jour le jour un petit carnet des dépenses courantes et inscrivez au moment de l'achat.Reportez ce compte à votre agenda quotidien et chaque mois ou chaque trimestre inscrivez vos dépenses par groupe: alimentation, chauffage, etc.Vous verrez en fin d'exercice l'état de votre caisse.Faites vos règlements de factures par virements postaux, afin d'avoir toujours la preuve écrite de vos paiements en cas de contestation.Evitez les dépenses inutiles, même sous le faux prétexte des "occasions".L'inutile est toujours trop cher.J0S1NE Montreal LA BONNE PAROLE 5 La Vallée du Richelieu La rivière Richelieu.appelée autrefois "rivière des Iroquois", prend sa source dans le lac Champlain et se- jette dans le Saint-Laurent, à cinquante milles de Montréal, (l'est une des plus jolies rivières de la Province de Québec; elle baigne et fertilise sur sou parcours «1rs villes, des campagnes nombreuses dont quelques-unes sont célèbres par les événements historiques qui s'y déroulèrent en Irî.'ÎT: d'autres, par les personnages qui y virent le jour.Sa longueur est de quatre-vingt-un milles et sa largeur varie de un quart à un demi-mille.Naviguable sur presque tout son cours, elle se hérisse cependant, entre Saint-Jean et (ihamhly.d'un rapide parsemé «le rochers à fleur d'eau.A cause dune différence de niveau de soixante-dix-sept pieds, neuf écluses sur le canal permettent aux bateaux qui la sillonnent de suivre leur route et de se rendre ainsi jusqu'aux Etats-Unis.C'est même le plus court chemin par eau entre Montréal et New-York.Ses îles, très nombreuses, dispersées ici et là.et qui émergent comme d'immenses corbeilles lui donnent un air pittoresque.Il faut signaler principalement Llle-aux-Noix, à une distance de douze milles en amont de Saint-Jean, qui se distingue par son fort, relique historique.On y pêche le brochet, l'achigan, la perchaude.le crupais et l'anguille; toute lu gent poissonnière file en procession devant l'apât «lu pêcheur.Si vous avez remonté son cours durant les mois d'été, vous l'aurez longtemps suivi avec enchantement, incapable de pouvoir déterminer entre les deux rives celle où vous établiriez votre demeure pour y oublier les ennuis, les tracas et les bruits de la grande ville.Sur cette lisière de pays, où l'on respire un air si pur.les villages sont bâtis en face l'un de l'autre, tels que les deux Sorel, Saint-Roch et Saint-Ours; Suint-Antoine et Saint-Denis; Saint-Marc et Saint- Charles; Belocil et Saint-lliluire; Chumbly et Richelieu; Saint-Jean et Iberville; Sninte-Bluise et Subrevois et plusieurs autres encore.On u reconnu ici quelques noms célèbres de notre histoire.Ainsi, tout le long du Richelieu, les clochers s?saluent et se mirent duns l'euu et leurs cloches vigilantes chantent encore les sunctus et les vêpres, les baptêmes et lu mort.Lu région ou vallée du Richelieu occupe lu partie méridionale de lu vaste plaine luu-rentienne, c'est lu punie lu plus fertile, lu plus riche et lu plus peuplée de lu province de Québec; elle u mérité d'en être appelée "le jardin".Nous nous arrêterons d'abord à Sorel, ville sise au confluent du Richelieu et du Suint-Laurent, qui se distingue surtout pur ces chantiers de constructions navales et ses fabriques d'instruments aratoires, de machines ù vapeur; c'est le lieu d'hivernage d'un grand nombre de bateaux; su population est de 8,000 habitants.Après Sorel.Suint-Denis et Saint-Charles, villages historiques.1937 marque le centenaire de lu guerre des Patriotes qui, ù Suint-Denis, eurent ù soutenir, en 1837.de rudes combats contre les Anglais.Une des causes principales de cette guerre fut lu desjtution de Papineati et de plusieurs officiers de milice, ce qui fit des mécontents et amena une révolte générale.Lu révolte s'uggrnvunt de jour en jour, le clergé fit des efforts pour l'enrayer mais il était trop tard, les digues du torrent révolutionnaire étaient rompues.Des députés des comtés du sud plantèrent solennellement à Saint-Charles le poteau de la liberté et arborèrent le bonnet rouge et lu cocarde tricolore.Le vingt-deux novembre, un camp de huit cents insurgés canadiens commandés pur le Dr Nelson se posta à Suint-Denis.Parmi eux.une centaine seulement avaient des fusils, les autres étaient urinés 6 LA BONNE PAROLE Montréal de faux, de fourches et de hâtons.Le colonel Cor", vieux décoré de Waterloo, avec cinq cents hommes
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