La bonne parole /, 1 janvier 1939, avril 1939
Montréal, Canada Avril 1939 MME Organe de la Fédération Rationale Sa\nt']canSaptiste Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE Le système de la gaieté, Solange Hone .1 La campagne pascale, L'abbé Edmond Loutil .4 L'organisation des fêtes du Troisième centenaire de Montréal .5 Messe annuelle .6 Cloches et œufs de Pâques .7 La quête du Denier national .8 Assemblée générale .8 Journal des œuvres : Chez les Aides maternelles — Au Cercle d'étude SaintcMaric — Chez les Femmes d'affaires et Banquet de l'Association des Femmes d'affaires — Chez les Ouvrières catholiques — Chez les Employées de bureau 9 Voltc-Face, S.Tell .14 853 est» rue Sherbrooke au La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert A unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Française?; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale.$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" Jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnes qui désirent des Invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de burrau pont, le dimanche excepté: de 10 heures & raidi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone: FRontenac 2665.Toute personne peut concourir a l'œuvre dt la "Bonne Parole": 1° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui apportant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Fut fondée en 1907 et incorporée en 1912 pour grouper toutes les associations féminines canadiennes-françaises catholiques en vue d'une action commune dans les questions d'intérêt général.Aumônier: Son Excellence Mgr Gauthier.Présidentes d'honneur: Lady Gouin.Mme F.-L.Béique.Vice-pris, d'honneur: Mme L.-Athanase David Bureau de direction: Mme Henri Gérin-Lajoic, présidente-fondatrice; Mme Alfred Thibaudeau, 6résidente; Mme François Mathys, vice-prés.; Ime Edmond Brossard, vice-prés.; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Jeanne La pointe, ass.-sec; Mlle Maria Au cl air, tréso-rière; Mme Eustache Letcllicr de Saint-Just, rédactrice de la "Bonne Paroi.k"; Mme Eugène Desmarais.Mme Arthur Bcrthiaume.Mme E.Bouthillier, Mlle Hedwige Lcfebvre, Mlle Florinc Phnneuf, Mme J.- A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Corinne Met hot, des cercles de Fermières de la province de Québec; Mme F.-X.Dupuy présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Evangeline Zappa; Mlle Marie-Ange Madore.Mlle Marie-Louise d'Autreuil, présidente de la Fédération des cercles d'étude des Canadiennes-Françaises.Sociétés] fédérées Les dames patronnesses du œuvres suivantes: Hôpital Notre-Dame, Hôpital Sainte-Justine.Fédérations et sections paroissiales: T.-S.-N.de Jésus, Maisonneuve, Saint-Vincent-de-Paul, La Nativité d'Hochelaga, Saint-Pierre, Saint-Stanislas de Kotska, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte Saint-Paul, l'Assistance maternelle, Les écoles ménagères provinciales, La Fédération des Cercles d'étude des canadiennes-françaises, les Cercles de fermières de la province de Québec Associations des: emp.de magasin, emp.de bureau, femmes d'affaires, Aides maternelles; de la société des Ouvrières catholiques.(S.O.C.) et ses sections: la Nativité de la Sainte-Vierge, 9aint-Eusèbe, les Saints-Anges de Lachine; Sa;nt-Vlncent-Ferrier; Saint -Louis-de-France, Côte Saint* Posjl, Saint-Raymond, Saint-Philomène de Rose-mont, de la J.O.C.F.et ses sections: Saint-Alphonse, Sainte-Brigitte.Salnt-Chàrles.Salnte- Cunégonde, Saint-Edouard, Salnt-Eusèbe, Saint-Etienne, Saint- Francois- Sola no, Sain te- Hélène.Saint-Jean- Berchraans, Saint-Jean de Matha, Saint-Pler-re-Clavcr, Saint-Plcrre-Apôtre, Saint-Vincent de Paul, Maisonneuve, Notre-Dame de la Paix (Verdun), Québec.Sherbrooke, Trois-Rivières.Hull.Cap de la Madeleine, Asbestos.Principales oeuvres accomplir* par la Fédération et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Sr-cours Etablissement de Cours d'Enseignement Mina err Comité de lutte contre l'alcoclisme Amendements a la toi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de loir Participation aux expositions pour le bien-ttre de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et & Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National' Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de VAssistance Par le travail Comité central d'étude et d'action social* Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonnb Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscrL vant à son secrétariat: 853.rue Sherbrooke Est, LA BONNE PAROLE Vol.XXVIII Montréal, Avril 1939 No.4 Le système de la gaieté Vous savez toutes combien nombreuses sont les innovations qui ont mar' que, depuis une génération ou deux, les méthodes d'éducation.Les systèmes austères de jadis sont complètement disparus, et notre siècle est sans contredit celui de l'enfance heureuse, plus heureuse et mieux comprise du moins qu'autrefois.Or, un principe ressort particulièrement au milieu des idées nouvelles, principe dont la vérité éclate maintenant à tous les yeux.Celui de l'importance ex* cessive du climat moral ou vit l'enfant, importance physique autant que mentale ou intellectuelle.Ce climat moral, cette ambiance où le corps et l'âme de l'enfant se développent et s'entraînent mutuellement dans une direction bien difficile, plus tard, à changer, ce sont les parents, et eux seuls, qui peuvent le créer.Nous allons parler aujourd'hui d'un système d'éducation qui établit dans le foyer un climat excessivement salutaire et qui est à la portée de toutes les bourses.C'est ce que l'on peut appeler "Le système de la gaieté".Nous l'envisagerons au triple point de vue de son effet dans la vie familiale, envers le travail extérieur, et dans les temps de douleur.Je crois que la définition française du mot gaieté comporte un sens plus complet qu'on ne le croit.J'y vois à la fois du courage et de la sérénité.La joie qui n'est pas du plaisir, le bonheur qui n'a pas une grave façade, et si j'ai dit courage, c'est parce qu'un cœur gai est parfois un cœur insouciant, mais il est presque toujours un cœur énergique et vaillant.En somme, la gaieté est une vertu, source claire trop rarement captée en éducation.Canalisée, dirigée, endiguée, mais encouragée surtout, cette source deviendrait fleuve et l'on découvrirait de puissantes forces dans son courant.Considérons donc comment il faut l'installer chez soi.Philippe Diolé, dans la revue de l'Art Ménager, dit qu'il n'est pas plus difficile d'apprendre la gaieté que le bridge ou la gymnastique.La boutade est drôle, mais moins superficielle qu'il ne paraît.Quand le père et la mère de famille décident irrévocablement de commencer la journée avec "le sourire", et de renoncer à ces petites lamentations journalières qui soulagent si peu et n'arrangent rien, les enfants ne prendront pas d'eux-mêmes l'habitude de gémir, où s'ils l'ont instinctivement, ne tarderont pas à la perdre."Quel temps affreux, quelle maison à tenir, quelle bonne insupportable, quels enfants difficiles", soupire la maman et elle le répète, le raconte, le reprend, le crie quelquefois.Puis le père arrive, un peu grognon et mécontent de bien des choses.Il est agacé et le dit.Les enfants, naturellement, p'eurnichnt et ronchonnent.Voilà une famille où règne la santé, l'union, le confort physique et la sécurité matérielle.Cependant, le bonheur n'est pas dans la maison, et s'en enfuit peu à peu, et de plus en plus vite.Voici, au contraire, une famille où la gaieté est une habitude.Les parents bien vite imités par les enfants, et la bonne, et par tous ceux qui ont un contact quelconque avec la famille, prennent tous les petits événements du jour par le bon côté.On rit d'abord des contretemps, on se moque un peu des ennuis, on 2 LA BONNE PAROLE Montreal sourit aux moindres petites joies, on gronde.mais avec calme, on chante en travaillant.Et les enfants n'ont absolument pas la permission de demander quoi que ce soit autrement qu'avec un sourire et une petite formule gentille et polie.Us se voient immédiatement refuser ce qu'ils réclament d'un ton bourru et ne tarderont pas à s'apercevoir qu'on leur accorde beaucoup plus facilement ce qui est gentiment désiré.Aussi, ils seront beaucoup mieux et plus certaine ment consolés d'une déception qu'ils auront vaillamment supportée.Ce qui est très étonnant, mais tout à fait prouvé, c'est que l'âme et le cœur prennent le pli de la gaieté aussi vite que le visage prend celui du sourire.Il est également vrai, malheureusement, que le visage habituellement renfrogné gagne trop jeune des rides ou une expression sans attraits et la conserve, comme l'es' prit qui est pénétré d'habitudes plaintives et égocentristes ne sait plus se tourner vers la joie des choses.Donc, il faut, très petits, et d'une façon définitive, habituer les enfants à être gais depuis le matin jusqu'au soir, sauf quand ils ont une cause légitime de chagrin.Dans ce cas et dans ce cas seul, il faut au contraire partager et comprendre la gravité de leur peine, pour bien marquer que la gaieté dans la famille n'est pas et ne sera jamais une chose forcée, obliga-toirc, et par conséquent parfois hypocrite et parfois même révoltante.Voyons maintenant de quelle façon la gaieté peut devenir un levier, un tremplin qui donne un élan magnifique au travail.On sait que le travail le plus routinier, le plus monotone, le plus morne, peut devenir un plaisir et même un plaisir enchanteur lorsqu'une influence extérieure ou morale vient tout à coup le transformer.Or, ce que peut faire une présence nouvelle, un rayon de soleil, un espoir de récompense, où toute autre circonstance de hasard, la gaieté installée clans le cœur peut le faire aussi et plus profondément.Pouvoir inspirer à l'en' faut l'idée que le travail, que son travail est une chose agréable, c'est le plus grand service qu'on peut lui rendre au monde.Et lui montrer comment décou-vrir un aspect gai, parfois drôle à toutes choses, ce n'est pas très difficile.Il est vrai qu'à l'école l'enfant échappe à l'influence de ses parents pour subir celle du maître.Celui-là, même s'il comprend et apprécie le système de la gaieté, est forcé de se défier de celle-ci qui, dans une agglomération d'enfants, perd facilement son sens moral et engendre vite de bruyants et incontrôlables amusements.La gaieté en classe et pendant n'importe quel travail doit rester un contentement souriant, et il n'est pas toujours aisé de la créer et de la maintenir.Mais il sera la plus puissante des barrières contre un état d'esprit de mécontentement, funeste et pernicieux microbe de la révolte.On sait que l'article 8, je crois, des constitutions scouts, a trait à la gaieté, et que ce magnifique mouvement de jeunesse d'une si puissante valeur éducative, a tout à fait et admirablement mis en jeu le principe de transformer le travail en plaisir.Ce que les scouts ont établi chez eux d'une façon si complète et si triomphante, la famille peut l'établir, quoique plus difficilement.J'entendais l'autre jour un moine prêcher à de jeunes époux d'être chez eux des semeurs de gaieté.Arrêtons-nous un instant sur ces mots profonds avant d'aborder la troisième et dernière partie, la plus grave aussi do notre petite étude.Semeurs de gaieté.Je crois que cette semence-là ne peut être mieux placée que dans le jardin de la famille.Oh, je le sais.le jardin n'est pas bien grand, et des quantité de connaissances, de qualités, de vertus et de prin-cinpes doivent y être aussi plantés.Mais que l'on se rassure.Il se trouvera toujours un bon petit coin fertile ou l'on pourra glisser et cultiver les précieux petits grains de la joie. Montréal LA B07ÏHE PAROLE Nous allons maintenant voir, si contradictoire que cela puisse paraître, le rôle possible de la gaité avec la douleur.Ces deux mots, gaité et douleur, qui semblent se contredire si violemment et s'insulter mutuellement par leur seule association, ont parfois pourtant l'occasion de se rapprocher et de s'unir.Nous allons regarder deux circonstances en particulier, où la gaité vient au secours de la douleur.Dans le premier cas, il s'agit de considérer la gaité employée, si l'on peut ainsi s'exprimer, envers autrui, comme un très puissant instrument d'in-fluence et de guérison physique et morale.Le grand sanatorium, l'hôpital d'en' fants, préconise de plus en plus une atmosphère de gaieté et il est fort à souhaiter que le principe s'en répande davantage et définitivement dans tous les internats, pensionnats, cliniques et en somme tous les lieux où existent de grands rassenv blements d'enfants ou de jeunesse.Mais la gaieté ne peut pas être mise en règlement.Il faut que les avantages du système soient compris des supérieurs, professeurs, médecins, chefs de tous genre et que ceux-ci aient eux-mêmes assez de conviction pour le mettre en pratique.Ils n'auraient pas à le regretter.On sait les avantages thérapeutiques réels, évidents, prouvés, d'une atmosphère de gaieté pour le traitement des maladies graves.La célèbre station climatériquc de Laysin, en Suisse, a mis en vigueur dans ses établissements pourtant destinés aux grands malades, tout un roulement de distractions, amusements, tournois de jeux assis, conférences, destinés à promouvoir un esprit de gaité parmi les patients, et ce système a donné depuis longtemps déjà des résultats non équivoques.Or, quand il s'agit de guérisons morales, surtout pour les enfants, la gaité peut être une alliée si précieuse et d'un avantage si évident qu'il est presque superflu d'en parler.On a vu tant de fois des enfants sombres, difficiles ou tristes, moralement emprisonnés entre des murs d'ombre, se changer, s'épanouir, subir une transmutation absolue et profonde en se trouvant placés subitement ou peu à peu dans une ambiance de gaité qui leur était jusqu'alors inconnue.Maintenant, voyons dans quelles autres circonstances douloureuses la gaieté peut encore devenir une alliée secourable.Le père Bellouard nous a fait une bien belle conférence dans laquelle il envisageait les cas divers où Ton devait cacher ou livrer son cœur.Il en a conclu, avec nous toutes, je crois, que les circonstances étaient nombreuses dans la vie où l'on devait dissimuler une douleur, soit qu'elle fut nécessairement secrète pour diverses causes, soit qu'elle eut pu avoir une influence trop néfaste sur les âmes environnantes.Eh bien, lorsque ce cas survient, lorsque un ennui, une inquiétude, une vive contrariété, où une ravageante douleur survient dans une vie et que l'on soit obligé d'en cacher jusqu'à l'apparence, que doit-on faire ?Se cacher derrière le rideau du silence, cela est trop souvent impossible : dans une maussaderie exaspérée, cela est vraiment lâche, et au milieu d'une sérénité sans nuages, ce serait surhumain.Dans ce dilemne survient notre petite amie la gaieté, oh, cette fois bien factice, superficielle et fragile, mais non point stérile.Le chagrin caché a tous les yeux derrière la haie délicate du sourire et même de la chanson deviendra plus doux, peut-être.et peut-être aussi amoindri.En tout cas, il n'en sera certaine ment pas augmenté et cela est déjà un baume.Mais ce choix que l'on peut faire de la gaieté comme bouclier demande un immense courage.C'est ce courage-là qu'il faut enseigner aux enfants.Le courage moral qui engendre le courage physique, le courage de cacher, ou du moins de ne pas cultiver ses contrariétés et ses peines, de ne pas les aggraver et les prolonger en les faisant partager à ceux qui ne les ont pas subies.Cette gaieté, qui a commencé par être une défense, deviendra bien vite un remède, et nous en 4 LA BONNE PAROLE Montréal arrivons à la conclusion évidente que la gaieté, petite et charmante fille du bonheur, sa conséquence et son résultat, peut aussi par un étrange retour des choses, en devenir la source.Soit en ramenant la vie dans un foyer triste, ou la santé dans un corps atteint, soit en communiquant le charme à un visage dépourvu, ou l'attirance aux êtres timides, la gaieté, de mille façons, peut changer la vie de ceux qui l'aiment.SoJflnge H()))(, ?La campagne pascale Recueillez-vous un instant, et essayez d'évoquer cette vision d'horreur : "11 sentit passer sur ses épaules l'incalculable poids de tous les péchés du monde !." Péchés dégoïsme et d'orgueil, l'oppression des faibles par les forts, guerres injustes, ruines et sang.Péchés, innombrables comme les grains de sable de la mer, commis par l'amour de l'argent.Péchés de jalousie et d'envie.Péchés de vengeance.Péchés de la chair.Tous les péchés du monde, c'est-à-dire de tous les pays et de tous les siècles.Toutes les boucs, toutes les sanies des âmes.Comme on comprend alors la sueur de sang ! l'écrasement du Christ, et une telle dépression morale et physique, qu'il recule devant la rédemption, pour laquelle il est pourtant venu sur la terre : "Mon Père, si c'est possible, que ce calice s'éloigne de moi !." ?+ ?Austi, en un tel anniversaire, l'obligation de communier à Pâques s'impose à nos âmes.C'est toujours grave pour un chrétien de s'excommunier lui-même, c'est-à-dire de se retrancher de la communion.Et c'est ce que fait un chrétien qui refuse de remplir son devoir pascal.Mais, ne pas faire ses Pâques quand, en plus de l'obligation impérieuse générale, il y a l'appel émouvant de l'anniversaire î * ?*¦ Et puis, comment ne pas être frappé du désarroi actuel de tout ce qui n'est pas chrétien.Quel spectacle lamentable présente notre monde dans le règlement international des plus graves questions humaines ! Il n'a pas voulu, une seule fois, officiellement, appeler la bénédiction de Dieu sur ses délibérations.Il a prétendu tout régler en tablant sur la seule raison humaine.Et nous avons la vision ironique de ces peuples ruinés par leurs richesses, affamés par la surproduction.de tous ces experts, solennels, apportant chacun sa solution, qui est l'opposé de celle de l'autre.— Oh! oui.Si Dieu n'est pas dans la conscience des législateurs, leur œuvre ne sera qu'un pauvre château de cartes.Ce sera l'incompréhension, la vanité, la Tour de Babel.Alors, allons à Celui qui a les paroles de la vie éternelle.Rappelons-nous 'qu'il a dit : Celui qui ne mange pas mon corps, cl qui ne bon pas mon sang, ne peut pas avoir la vie en lui.Le "séparé de la communion" peut avoir, pendant quelque temps, la précaire vie du corps.11 n'a pas la vie de l'âme, la seule vraiment qui compte, car c'est la seule qui soit définitive.Amis lecteurs, soyez ce que vous êtes.Ne refusez pas le geste essentiel de votre foi.Faites vos Pâques ! L'abbé Edmond LOUT IL Montreal LA BOKHE PAROLE 5 _ L'Or eanisation des fêtes du ^ Troisième centenaire de Montréal Le samedi 4 février, avait lieu à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau, la deuxième assemblée générale de la Section féminine du 3e centenaire de Montréal.Madame Thibaudeau souhaita la bienvenue aux quelques quatre-vingts délégués de langue française et de langue anglaise, présentes, puis elle communiqua une lettre de M.Léon Trépanier, faisant part à l'assemblée que Mme Alfred Thibaudeau a été élue par la Commission du 3e Centenaire, présidente du Comité consultatif féminin pour les fins de la célébration des fêtes de \l)42.M.Trépanier s'excusa de ne pouvoir assister à l'assemblée.Mme L.Pincault-Lé-veillé donna lecture du procès-verbal de l'assemblée générale du 25 novembre dernier et des trois assemblées de l'exécutif de la Section féminine qui ont eu lieu depuis.Mlle Georgette LeMoyne fit le compte-rendu des démarches qui ont été faites en vue de faire nommer quelques femmes à la Commission du 3e centenaire.Au nom de la section anglaise, maintenant organisée, Mmes J.Coffey, de la Catholic Women's League, et J.M.M.Me Anally, du Local Council or* Women, expriment le plaisir qu'elles éprouvent à travailler en vue de la célébration du 3e centenaire, avec les Canadiennes-Françaises et assurent Madame la Présidente de leur entière et sympathique collaboration.Elles se rendront avec empressement, et dans le meilleur esprit, à toutes les assemblées.Au nom du Comité des religieuses.Sister Morrissey, des Hospitalières de Saint-Joseph, et Sœur Saint-Fierre-Martyr.de la Congrégation de Notre-Dame exprimèrent les mêmes sentiment-.Invitée à prendre la parole, Mlle Marie-Claire Daveluy raconta, d'une manière émouvante, la manifestation qui eut lieu au tombeau de la Mère d'You-ville, le 2 décembre dernier, à l'occasion du 2e centenaire de la fondation de la Communauté des Sœurs Crises.Mlle Daveluy soumit ensuite à l'assemblée, qui les approuva, les projets suivants : une conférence, fin de février, pour célébrer le 3e centenaire de la fondation de la Société de Montréal : un pèlerinage historique, vers le S mai, à Bonsccours et à la Place d'Youville : une manifestation, le 17 mai, en l'honneur de Jeanne Mance.à l'Hôtel-Dieu, et, enfin une participation aux fêtes de Québec, fin d'août, à l'occasion de l'anniversaire de l'arrivée des LIrsulincs à Québec, en souvenir de Madame de l.i Pcltrie.Mlle LeMoyne proposa des félicitations à Mlle Daveluy à l'occasion de sa nomination à la Sous-Commission de l'Histoire de Montréal, et toute l'assemblée applaudit à cette proposition.L'assemblée approuva également que les comités suivants soient tout de suite organisés : Comités de réception, du costume, des souvenirs commémoratifs, des relations extérieures.Les suggestions suivantes sont soumises à l'étude : Mlle Marie-Ange Madore propose un concours de poupées historiques pour perpétuer le souvenir des dames de la Société de Montréal.Mme Françoise CaudelSmet propose un concours pour créer un costume de bon goût, qui resterait le costume national de la paysanne quéhecquoise.Mme P.-A.Robichaud propose la revision des indications de quelques rues de Montréal, afin qu'aux fêtes de 1942, l'on retrouve partout les plus beaux noms de l'histoire montréalaise.Mlle Agnès Costigan, du Local Council of Women, proposa : lo que des enseignes indiquent les limites originales de la ville de Mont- 6 LA BONNE PAROLE Montréal real ; 2o que les programmes des écoles comportent l'histoire des premiers temps de Montréal et celle de la vie de ses fondateurs et de ses fondatrices ; que des cours publics soient institués pour l'éducation des adultes, afin que tous nous connaissions parfaitement notre histoire de Montréal, et que nous puissions intelligemment renseigner les étrangers qui visiteront Montréal en 1942.Outre les personnes présentes à l'assemblée du 23 novembre 193S, et déjà mentionnées dans un rapport précédent (Bonne Parole de janvier 1939), les personnes suivantes assistaient à la présente réunion : Les RR.Sœurs Marie Anne*Victoire et Marie-Thérèse-Martin, S.S.A.: Sœurs Maric-dc-Saint-Pierre-Nolasque, Maric-dc-la-Réparation et Marie'dc'Saint'François'Georgcs, S.S.C.; Sœurs Saint-Pierre-Martyr et Saint-Pierre-de-Séville.C.N.D.: Sieurs Eugénie' de-Florence et Eva-dc-Jésus.de la Providence : Sieurs Allard et Morrissey, Hospitalières de Saint'Joseph : Mmes Albert Dupuis, présidente des dames bien' faitrices de l'Institution des Sourdes-Muettes : Françoise Gaudct'Smet, de la Société des Ecrivains canadiens : Gérard Parizcau, de la Ligue de la Jeunesse féminine : Théodule Bruneau, de l'Aide aux Enfants infirmes : Paul Martel, de la Ligue des Droits de la femme : Thérèse Fournier, de l'Association des an* ciennes élèves du Sacré-Cœur : Mlles F.Crépeau, présidente des Noëlistcs de N.-D.-G.: Thérèse Garon, infirmière de Grand'Mère : Berthe Lefebvre et Louise Marion, du cercle d'étude Sainte-Marie : Rolande Provencher, Mireille Ethier, Claire Gauvin.du Cercle d'étude Marie-Médiatrice : Mmes J.Colfey, J.-E.Cîoodman, J.C ha nier, A.Pope, H.Denis, F.Lamica, J.*D.Purccll ; Mlles Smith et Walsh, de la Catholic Women's League : Mme- J.W.McAnally, Wm.Eaves.R.Vance, Ward.A.Turner, Bone, E.B.Savage, L.Mcl.Tcrrill, J.1.Hodgson, W.C.Hodgson, Leonard Kelsey : Mlles Agnes Costigan et Margaret MacNaughton, du Local Council of Women : Mmes E.M.Miller, E.Lamica : Mlles Katherine I.Walsh.Margaret McKcown, du Women's Catholic Order Foresters : Mme- James H.Webb, du Montreal West Women's Club : Mile M.S.MacSporran.de la McCill Alumnae Society._ .La messe, célébrée chaque année au mois de mai, aux intentions de tous les membres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, et pour demander des bénédictions du ciel et les lumières du Saint-Esprit dans leur vie familiale et sociale, aura lieu, le dimanche 7 mai, à 8 h.30, dans la chapelle de la Fédération, 853 est, rue Sherbrooke.Solidarité Pratiquons l'économie, qui consiste à tirer le meilleur parti de toutes choses.Déposons nos épargnes dans un grand établissement de crédit, qui prête une large part de ses ressources à l'agriculture, au commerce et à l'industrie.Ainsi, nous ferons d'une pierre deux coups: notre capital d'épargne sera en sûreté et nous rapportera des intérêts, et il alimentera l'activité économique dont tout le monde profite MESSE ANNUELLE Banque 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal Montreal LA BOHHE PAROLE 1 Clocks #t n^ufs ht pâqu^s Pour nous, croyants, Pâques reste toujours la grande fête chrétienne, l'apothéose de la vie terrestre de Jésus-Christ : les siècles ne sauraient y apporter un atome de changement.C'est la fête de la joie, Jésus a vaincu la mort ! C'est encore la fête du renouveau, par l'époque où elle se célèbre, à l'aurore du printemps.Voilà pourquoi ses attributs profanes (si Ton peut dire) sont si gracieux, empreints d'une naïve fraîcheur délicieuse.Il y a même une certaine corrélation, une analogie sur divers points.Est-ce que la nature ne ressuscite pas en quelque sorte en même temps que son Créateur ?Jésus, l'innocence même, n'a-t-il pas pris la figure symbolique de l'agneau pascal, à l'époque des doux agneaux?Et l'œuf de Pâques, le traditionnel œuf, dont le petit poussin va s'échapper, n'cst-il point signe de vie nouvelle ?Celle des âmes chrétiennes après la Pénitence du Carême.Les cloches font aussi partie du cortège pascal.Pendant le grand silence de la Semaine Sainte, elles vont faire leur pèlerinage â Rome, comme chacun le sait, et au retour elles apportent de beaux œufs de chocolat pour les enfants sages.Mais oui, il est bon de s'en souvenir.Que de charmantes coutumes entourent la grande fête pascale, pieusement conservées.Dans les campagnes, les mamans disséminent les œufs peints sous les fleurs, dans les massifs de verdure et, dès l'aube, les bambins se précipitent à la chasse aux œufs.Quels cris de victoire quand ils en découvrent un ! Une grande sœur, déjà petite maman, guide discrètement le petit timide, maladroit qui se laisse toujours devancer : Il ne faut que de la joie pour tous aujourd'hui ! Dans l'ancienne Russie, on se promenait, au matin de Pâques, un bel œuf 'plane en mains et l'on s'abordait en toquant les œufs, disant : "Christ est ressuscité".Nous sommes loin de cette simplicité, de l'innocent œuf rouge au monumental œuf de confiserie, en passant par l'œuf de porcelaine finement décoré, et le petit œuf précieux du bijoutier qui sert d'écrin à une gentille et originale fantaisie.Mais quelle est l'origine des œufs de Pâques ?Les versions sont très nombreuses.Les uns y voient le souvenir de l'œuf rouge que pondit, suivant les témoignages d'Oeliius Lampidius, une poule appartenant aux parents de l'empereur d'Alexandre Sévère, le jour de sa naissance.D'autres font remonter l'usage des œufs de Pâques, qui est général chez tous les peuples des différentes communions chrétiennes, aux marytrs à qui on infligeait *Tova ignita".Une autre version assure que les adeptes virent dans l'œuf, à cause du phénomène de l'éclosion, un symbole de la résurrection du Christ.De là cette coutume de porter au temple et de faire bénir par les prêtres les œufs que l'on distribuait ensuite à sa famille et à ses amis.Mais à travers tous ces changements, l'œuf pascal continue son paisible petit chemin, résiste inlassablement.S'imagine-t-on Pâques, sans ses œufs et sans ses cloches?Constatation rassurante de voir que, maigre les apparences, nous gardons encore les chères traditions de nos pères, et le souvenir ému des adorables poésies de l'enfance. s LA BONNE PAROLE Montreal LA QUETE DU "DENIER NATIONAL" AURA LIEU LE 20 MAI Mme Tancrède Jodoin conservera, cette année encore, la présidence du Comité du "Denier national" chargé d'organiser la quête annuelle faite dans les rues, au bénéfice des œuvres de la Fédération nationale Saint-Jcan-Baptiste.Cette sollicitation publique est la seule demande de la Fédération qui espère recevoir, par son entremise, l'encouragement dû à ses nombreuses œuvres qui, depuis trente ans, au sein de notre population canadienne française, exercent une action efficace pour l'amélioration de la condition sociale de la femme.La quête du Denier national est fixée au samedi 20 mai.ASSEMBLEE GENERALE L'assemblée générale semestrielle de toutes les présidentes et des déléguées d'associations, de comités, de sections, etc., de la Fédération nationale Saint-Jcan-Baptiste, aura lieu en juin.Cette réunion, à laquelle doivent être soumis les rapports de chaque organe de la Fédération, et qui a habituellement lieu en avril, a été retardée à cause de l'absence de la présidente générale.Mme Alfred Thibaudcau, actuellement en Europe.Tous les membres de la Fédération sont invités à cette réunion.UNE PRIÈRE À NOS ABONNÉS Ceux de nos abonnés qui auraient oublie de payer leur abonnement qui, pour nous, représente leur collaboration à nos œuvres nous rendraient service en le faisant sans retard.Nous espérons ne rayer aucun nom de nos listes d'abonnement afin de continuer la diffusion d'idées que nous savons salutaires., On détachera ce coupon et, après l'avoir rempli, on l'adressera à la Fédé- ration Nationale Saint-Jean-Baptistc, S53 est, rue Sherbrooke, Montréal.Le.1939 Veuillez m'abonner ou me réabonner à "La Bonne Parole" pour l'année.A cet effet, je vous inclus S 1.00.T^om et adresse.Pensée Pense à Celui qui a voulu te précéder sur la route dure, mais purificatrice, et qui, chaque jour, renouvelle pour toi son sacrifice d'amour. Montréal LA BOKHE PAROLE 9 JOURNAL DES OEUVRES 1er de mars Assemblée de l'Association des Employées de magasin.3 mars — Réunion du Bureau de direction, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau.• CHEZ LES AIDES MATERNELLES 7 mars Mme Philippe Robichaud, patronnessc, préside cette assemblée pendant laquelle le Docteur Jean Mauffette donna une causerie sur "l'infirmière modèle".Les qualités principales de l'infirmière sont la bonté, le courage, la vigilance et la persévérance.Mais la vertu qu'elle doit pratiquer tous les jours, à tous les instants, c'est la patience, et ceci signifie bonté accueillante, dévouement prévenant.La discrétion est aussi d'une grande importance pour l'infirmière.L'infirmière est parfois appelée à exercer son initiative.Si elle se trouve seule auprès d'un malade, en cas de danger de mort, elle doit se -ervir de son jugement et de ses connaissances en attendant le médecin.L'infirmière doit être gaie, elle doit être le rayon de soleil dans la chambre de la malade.Le Docteur Mauffette termina en nous citant des maximes de Madame de Maintenon aux demoiselles de Saint-Cyr.Mme Robichaud remercia le conférencier.Deux prix de présence, olferts par Mme Alfred Thibaudeau, furent gagnés par gardes Rose-Anna Beaudoin et Anna Vigcant.Etaient présentes à l'assemblée : Cardes Alice Turcotte, Rose-Anna Beaudoin, Gabriel le Cadieux, Emilienne Lauzon, Mme O.Tousignant, gardes Emi-tienne Daoust, Maric'Aimée Ouellet, Thérèse Brière, Colette Morel, Yvonne Rheault, Juliette Morel, Armandine Lâchante, Marie-Jeanne Brouillard, Anna Vigeant et Lucienne Gagné, ces deux dernières encore étudiantes à la Crèche dTouvillc.La secrétaire e AU CERCLE D'ETUDE SAINTE-MARIE V mars Au cours du "Sermon sur la montagne", Notre-Sei^neur nous enseigne, avec le 'Pater", la consolante loi de la prière.Considérons ce désir de Jésus que nous appelions Dieu, non plus "Jehovah" comme sous la loi ancienne, mais "Notre Père" et qu'à sa paternelle sollicitude nous confiions tous nos besoins.Le message nouveau apporté au monde par l'Homme-Dieu n'est plus un message de crainte, mais un message de grâce et d'amour.Mlle Françoise Bélanger, en nous traçant le portrait de la chrétienne superficielle, fait les distinctions opportunes entre la vraie piété et la fausse piété.Et notre aumônier de conclure en disant que la véritable vie chrétienne est, avant tout, une vie de foi et de charité.Avant d'encombrer notre vie de dévotions multiples, il importe bien davantage de régler nos actes en conformité avec notre credo.La prière, la messe et les sacrements doivent être considérés, non comme fin, mais comme des moyens pour nous aider à vivre selon les principes de la morale évangélique.11 y a constamment menace de guerre a l'horizon et sur cette question, si controversée, de la participation de notre pays aux guerres impériales, nous levons la seance.La présidente : Evier en tienne Chagnon 10 LA BONNE PAROLE Montreal 9 CHEZ LES FEMMES D'AFFAIRES 15 mars — ¦ A rassemblée de mars, une assistance nombreuse s'était groupée autour du conférencier, M.Alvarez Vaillancourt, qui parla des "Placements à la Bourse", des bons et des mauvais placements, suivant les fluctuations du marché.Il nous expliqua les ventes au comptant ou à termes qui s'opèrent à la Bourse, nous disant que ces dernières sont de beaucoup la plus grande masse des opérations.La vente et l'achat à termes ou à découvert ne sont qu'un jeu.Le conférencier démontra aussi que la Bourse est utile, qu'elle a un rôle d'une grande importance et qu'il y a des règles à suivre pour participer au fonctionnement de ce marché comme acheteur ou comme vendeur.Qu'il faut, en outre, être très prudent, surtout quand on s'adonne à la spéculation, qui est en effet la forme la plus dangereuse et la plus commune du jeu à la Bourse.Après quel' ques mots sur les actions minières ou pétrolifères, M.Vaillancourt termine par cette recommandation "qu'en prenant les précautions qui s'imposent pour courir le minimum de risques en jouant a la Bourse, vous vous devez", dit-il.**de penser dans une certaine mesure à d'autres qu'à vous-même.Vous devez vous souvenir que vous faites partie d'une nation distincte au sein du Canada et que.comme membre de cette famille, vous avez des devoirs et des obligations qui vous imposent de contribuer à assurer l'émancipation économique des Canadiens-Français.Intéressez-vous à la finance, mesdames, mais n'oubliez pas de vous intéresser dune façon particulière aux entreprises que dirigent des Canadiens-Français.Ces entreprises sont peut-être plus nombreuses que vous ne l'imaginez et leur nombre augmentera certainement encore dan- la mesure où vous les encouragerez et les patronerez".Mme Brossard.vice-présidente de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, remercia le conférencier : "J'ai goûté cette conférence, dit-il.et je croi< que ces dames ont reçu, comme moi.leur première leçon de finance.Vous nous avez donné de sages conseils que nous mettrons certainement en pratique.Les femmes ont leur part dans les affaires et votre conférence non- sera utile.Nous vous en sommes reconnaissantes".Mme Brassard fut ensuite nommée membre honoraire de notre association La secrétaire : Berthe Lefebvre • BANQUET DE L'ASSOCIATION DES FEMMES D'AFFAIRES L'Association des Femmes d'affaires, affiliée à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, a donné son Banquet annuel, le dimanche soir \l) mars dernier, à la maison d'œuvres de la Fédération et au milieu d'une assis* tance nombreuse.A l'issue du banquet, plusieurs personnes ont adressé la parole.D'abord, mentionnons Mme la Présidente de l'Association.Mme J.-E.L'Espérance, qui souhaita la bienvenue aux joyeux convives tout en les remerciant d'avoir répondu en aussi grand nombre à l'invitation des femmes d'affaire-.L'intérêt que vous portez à l'association et à ses œuvres nous encourage à travailler avec fermeté pour le bien de nos membres et à l'avancement de l'association.Je profite de l'occasion pour inviter toutes les femmes à s'unir à nous.Nos assemblées sont toujours intéressantes et elles sont organisées de manière à les rendre instructives par des causeries, et récréatives par des concerts, des parties de cartes qui nous distraient des soucis que nous cause la crise interminable.Mme la Présidente termina en espérant que l'an prochain nous nous reverrons tous au second banquet annuel. Montréal LA BONNE PAROLE 11 L'honorable H.-L.Auger, ministre de la colonisation et président d'honneur du banquet, est ensuite invité à adresser la parole.Celui-ci se dit ému de se trouver devant un parlement composé de femmes d'affaires.Cependant, c'est un véritable repos, dit'il, que de se sentir dans une atmosphère qui ne revet aucun caractère politique.Il trouve que les femmes sont ordinairement bien douées pour le commerce et qu'elles font moins souvent banqueroute que les hommes.II est donc vrai de dire que la prudence est la mère de la sûreté.Puisque l'union fait la force, il conseille que toutes les femmes fassent partie de notre belle association dans le but d'obtenir, pour elles, des salaires qui leur assureront la sécurité.Mme Thibaudeau, présidente de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, bien qu'elle dit avoir été prise à l'improviste, a su intéresser vivement son auditoire, comme toujours d'ailleurs.Elle dit à M.Auger que la Fédération -intéressait à la Colonisation et y prenait une part active car il existe dans ses rangs un Cercle d'Aide aux colons.M.Albert Du puis et M.Dugal, de la Maison Du puis Frères, exprimèrent leurs vœux de succès à l'association et se disent heureux de compter sur la collaboration des femmes pour la réussite de leur commerce.Mme Pierre Casgrain prévoit, pour l'association des femmes d'affaires, une année de succès et souhaita qu'il y ait plus de représentantes féminines dans les divers comités.Elle témoigna de son intérêt au travail féminin et aux salaires payés."A travail égal, il faut un salaire égal", dit-elle en terminant.Mme Edmond Brossard, 1ère vice-présidente de l.i Fédération, désire qu'un grand mouvement soit fait en faveur des industries canadiennes françaises afin de se soustraire au joui; étranger.Elle félicita chaleureusement le Comité qui a eu l'idée de ces dîners annuels dans le but de créer des liens de solidarité entre ie personnes animées d'un même idéal.La société, dit-elle, doit en toute justice une grande dette de reconnaissance et d'admiration à la femme d'affaires canadienne française.M.némétrius Baril parla de l'Achat chez nous et de la part que la femme prend à ce mouvement.Car, c'est elle qui contribue pour une large part aux achats familiaux.11 demande aux femmes d'affaires d'exercer leur influence pour l'encouragement des nôtre-.Mlle Léonie Laplante, appelée à adresser la parole, cède s.i place à Mme Françoise Gaudet'Smct.Ccllc'ci nous raconte brièvement les débuts de la revue "Paysanna" et suggère aux femmes de filer le lin de chez nous afin d'éviter l'exportation de la matière première en Russie et en Irlande.Elle raconte, en terminant, l'histoire d'une fileuse septuagénaire qui ne demanderait pas mieux que de se remettre à filer, "ne fut-ce que pour chanter de nouveau toutes ses vieilles chansons".Puis Mme E.Bouthillicr, fondatrice de l'Association des femmes d'affaires, parle de cette œuvre.C'est un moyen facile pour les femmes de se familiariser avec les questions commerciales et financières, tout en s'occupant d'œuvres de charité.Elle trouve que plus de femmes y gagneraient à se joindre à ce groupement et les invite à s'y enrôler sans plus tarder.Elle remercie chaleureusement tous ceux qui ont adressé la parole.Lîl secrétaire : Berthe Le/ebi^e • CHEZ LES OUVRIERES CATHOLIQUES 19 mars — La conférencière du jour, Mme Rose Létoumeau-Lasalle, fut présentée par la présidente et avait intitulé sa causerie : "Une Vie au large", 12 LA BONNE PAROLE Montréal qui relata la vie courageuse de cette fille de la marine que fut Virginie Herriot.Sur mer, où elle passa la plus grande partie de sa vie, elle prêcha par l'exemple et offrit à Dieu de sublimes sacrifices."La vie est belle", disait-elle, et elle savait le constater car, très pieuse, Virginie ne voyait que la beauté de la vie.Son idéal, c'était la mer.Elle avait su se préparer à paraître devant le Divin Maître, et encore jeune, elle mourut en 1932.Mme Létourneaii'Lasalle nous fit une très belle analyse de ce livre."Sur mer".Le R.P.R.Lafleur, O.M.I., notre aumônier, remercia la conférencière en quelques mots : "Madame, dit'il, vous avez vraiment choisi un modèle de courage, de piété et de vertu, à offrir à nos jeunes filles et spécialement à notre belle S.O.C.Puissiez-vous, jeunes filles qui m'écoute-, comprendre que n'importe où vous vous trouvère-, il y a du bien à accomplir et, comme Virginie Herriot qui savait assez aimer la mer pour la faire aimer aux autres, aimez votre Société et sachez la faire aimer afin qu'elle produise les meilleurs fruits.Un programme musical fut exécuté et le prix de présence, don de Mme Alfred Thibaudeau, lut gagné par Mlle S.Lalonde.La secrétaire : R.Bougie • CHEZ LES EMPLOYEES DE BUREAU A l'assemblée de janvier, Mlle la Présidente parla de la partie de cartes au profit de nos missionnaires canadiens en Chine, particulièrement ceux ruinés par la guerre.Le cercle d'étude tient sa séance le 14 février et on est toujours prié d'y apporter une question pour la boîte.A cette réunion.Mme Rose Lé-tourneau-Lasalle fit la conférence et parla de Virginie Herriot.cette noble figure de France, cette amoureuse de la mer."Je suis toujours émue et tellement heureuse de voir qu'il y a, par le monde, des femmes qui pensent, qui mettent dans leur vie, un idéal aussi vaste que la mer est profonde.Invitée par la reine d*Angleterre, elle se rend à Londres, où elle se présente par ces mots : "Dites à sa Majesté que je suis la dame française qui aime tant la mer", et l'on assure qu'elle fut ree,uc immédiatement.Mais ce qui l'intéressait dans ces honneurs, c'était l'honneur de la France.Elle l'a écrit dans des mémoires qui sont comme de-flèches indiquant la route à suivre : et son patriotisme a des ailes puisque ses trois frégates se nomment "Ailée, Aile et Petite Aile".A Cannes, elle gagne la coupe qui lui fut remise par le duc de Connaught : mais elle ne s'en attribue aucun mérite.Elle dira : "Ailée possède une âme et c'est pour la France.Ces deux mots : Patrie, Reconnaissance, ne sont pas les seuls qu'on peut lire dan-son cœur ; il y a aus^i le mot Foi."Etre pieux, disait-elle, est la chose la plus facile au monde, mais modeler sa vie sur un idéal, c'est plus difficile.Plus j'avance dans la vie, continua-t-elle.plus je m'aperçois qu'elle est belle.Et plus loin elle ajoute : "un acte de bonté ou de courage élève Pâme et ensoleille tout un jour : et chaque jour je veux m'élever car je ne suis jamais satisfaite de moi".N'être jamais satisfait de soi, n'est-ce pas l'indice d'une belle âme remplie de lumières et de grandeurs ! Plus loin, elle écrira : "Oh ! être sincère, courageux et bon ! et il faut savoir l'être : il n'est pas permis de n'être rien"."Le seul moyen de communiquer avec un être, une foule, c'est le cœur", dira-t-elle encore.C'est parce qu'elle comprend si bien cette phrase qu'elle ira souvent revoir l'Ile d'Or, où la douce Hélène et le beau marin, Jean d'Agrève, vécurent leur merveilleuse histoire d'amour."L'Ile sommeille, dira-t-elle, durant Tun de ses pèlerinages, elles sommeille écrasée de verdure et de fleurs".Et songeant au chagrin de la douce Hélène, elle écrira : "Comme il faut avoir souffert pour Montréal LA BONNE PAROLE 13 croire que la souffrance relève l'espérance" ! Il n'est pas étonnant que Virginie Herriot ait aimé venir sur ce coin de terre car elle voulait sans doute retrouver l'âme de celle qui avait erré sur toutes les mers.Virginie Herriot mourut le dimanche 28 août 1932.Elle avait 40 ans.Elle avait dit : "Je me prépare tous les jours à partir et je suis prête à laisser la mer pour l'infini".Elle est partie en nous laissant l'exemple du courage, de la bonté et du bel esprit.J'ai tenu à évoquer cette belle ligure, peu connue encore, afin de prouver qu'il y a des femmes supérieures, capables du plus bel effort.M.l'Aumônier dit qu'il vaudrait mieux ne pas adresser de longs remerciements à la conférencière afin de ne pas rompre le charme de ses paroles.Madame la Présidente générale, qui nous honorait aussi de sa présence, adressa des mots aimables à l'adresse de la conférencière et ajouta : "Les assemblées des Employées de bureau sont remarquablement organisées".Nous l'en remercions beaucoup ainsi que des jolis prix de présence qu'elle nous a donnés et qui furent gagnés par Mlles Auclair.Clarke et Aubertin.Mlles Madeleine et Marthe Létourneaux et Mlle Cardin exécutèrent le programme récréatif.Le prix de présence de l'Association fut gagné par Mlle Ladouceur.* * * Le 2() février, nouvelle assemblée présidée par Mlle Marie-Elise Bégin.Mlle Sauvé fit le commentaire de l'Evangile et Mlle Lavallée présenta une étude sur un sujet de son choix.Mlle la Présidente remercia très cordialement celles qui se sont dévouées pour notre partie de caries de janvier, soit en veiv dant des billets ou en offrant des cadeaux.Puis elle nous présenta M.l'abbé Henri Saey, fondateur et prédicateur de l'œuvre des retraites fermées de^ pauvres."C'est une œuvre sublime, une mission providentielle qu'accomplit M.l'abbé Saey.Nous ne pouvons taire notre admiration en présence d'un si grand dévouement.11 faut l'avoir entendu pour savoir que nous avons en lui un envoyé du Bon Dieu".Voici un résumé du beau sermon de M.l'abbé Saey : Notre idéal chrétien est Dieu et nous devons en vivre.11 ne veut pas des mots mais de la pratique, c'est probablement pourquoi nous avons si peur de l'Evangile.Il nous enseigne ce qu'il faut pour être un chrétien idéal et je suis d'avis que "Le Sermon sur la Montagne" résume la vie du vrai chrétien.Jésus a dit : "Bienheureux les pauvres", et il faut que notre cœur soit détaché du monde.Un pauvre qui ac cepte sa misère est un millionnaire devant Dieu.De même pour que le riche puisse dormir le cœur content, il doit, sous peine de damnation, faire une part d'aumônes dans son argent.11 faut préférer Dieu à tout et il faut le prouver.Bienheureux les purs dit encore le Christ.Pour rester purs, il faut se mortifier il faut sacrifier tout ce qu'il y a de païen en nous et l'âme mortifiée, seule, reste pure.Le Christ dit encore : "Heureux ceux qui pleurent", c'est-à-dire ceux qui se soumettent aux exigences divines : "Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous font du mal".L'amour de Dieu et du prochain sont les deux principes fondamentaux de la Loi de Dieu et la seule question sur laquelle nous serons juges, c'est l'amour.Pour conclure, M.l'abbé Saey rappelle que le véritable amour exige de plaire à la personne aimée.Donc, dit-il, un vrai chrétien doit faire le sacrifice de sa volonté et faire ce que Dieu veut.Mettre ces paroles en pratique n'est pas si dilFicile qu'on ne le croit, ajoute't'il, il suffit de garder au fond de son cœur le désir du Bon Dieu et, dans toutes nos actions, se demander si elles lui plaisent.Cela ne veut pas dire d'aller 14 LA BONNE PAROLE Montréal s'enfermer dans un cloître mais, tout simplement, d'avoir l'intention de plaire à Dieu.Notre vocation à tous, c'est d'être un saint et, pour cela, il faut aimer Dieu et, pour l'aimer réellement, il faut savoir obéir.Avant de nous quitter, M.l'abbé nous recommande de prier pour ses pauvres.Dans l'Evangile, dit M.l'Aumônier en remerciant le conférencier, Notre-Seigneur a choisi des apôtres et II a dit : "Je vous ai placés pour que vous portiez des fruits et que vos fruits demeurent".Je crois que c'est toute l'explication de votre vie.Vous aile- continuer l'œuvre de Dieu : vous êtes un prêtre qui rc flétez comme un miroir parfait l'image du Christ.Mlle la Présidente annonce une retraite, pour les Employées de bureau, qui sera prêchéc par M.l'abbé Henri Sacy, à 1068, rue Saint-Urbain.Le prix de présence, donné par Mme la Présidente générale, fut gagné par Mlle Richard, tandis que le prix de l'Association est décerné à Mlle Clarke.Mlle Gingras chanta.La secrétaire : Marie-Blanche Chagnon VOLTE-FACE L'héroinc de cette anecdote est une reine tragique qui a vu disparaître son trône, son fils et leur dynastie, dans une tourmente révolutionnaire.Elle vit maintenant dans un cloître de Paris, retirée et priante.Très grande, majestueuse dans ses voiles noirs, elle prenait le frais le long d'une rue élégante, un après-midi assez récent, lorsqu'elle rencontra un gamin égaré là, qui prenait le frais aussi, apparemment.Les mains dans ses poches, la casquette crânement posée, il avançait en sifflotant, le nez en l'air.A cause de son fils, qu'elle revoit toujours enfant, l'ex-reine aime l'enfance.Elle s'arrêta et sourit au gavroche.— Bonjour, mon enfant.Es-tu bon petit garçon?Le gamin s'arrêta net et répondit avec force, mû par ce même sentiment qui le porterait à poser au Don Juan, quinze et vingt ans plus tard: — Ah, mais non, madame! — Tu n'es pas un bon garçon?Il devint emphatique et presque arrogant: — Non, madame! Chez nous tout le monde dit que je suis paresseux, désobéissant, maussade.Un vrai mauvais garnement.L'ex-reine hésita, les doigts sur le fermoir de son grand réticule, qui renfermait une boîte de dragées en vue de semblable rencontre.Elle murmura: — C'est dommage.— Pourquoi?— Parce que j'ai des chocolats à donner, mais seulement aux bons petits garçons.Le gamin tressaillit, sortit les mains de ses poches, posa correctement sa casquette.Ses yeux brillaient.— C'est vrai, madame?Vous avez du chocolat?— Oui, mais .L'enfant avança d'un pas, persuasif et respectueux.— Madame, dit-il, je suis un ange! S.TELL Chez DU PUIS Vue d'un partie de nos rayons des robes et manteaux récemment agrandis et rénovés.Vous y trouverez la haute élégance aux prix modérés de Dupuis.ALBERT DUPUIS, fnctident, A.-J.DUGAL, v.p.et diT.'ficT.ARMAND DUPUIS, icc-trés. 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