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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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octobre - novembre
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1939, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Octobre et Novembre 1939 m\L Organe de la Fédération Rationale Saint*]can'Baptistc Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE Monseigneur Bruchcsi, E.K.-T.1 Mission morale de la femme devant la souffrance, Madame Brémard La personnalité, Lca Sauvant Historique de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes' Françaises, "Marie*Ange Madore .Feu Mademoiselle Evangeline Zappa, Georgette LeMovne .Journal des «ouvres : Chez les Ouvrières catholiques — La Fédération nationale Saint-Jcan-Baptistc et la Croix'Rougc — Chez les Femmes d'affaires — Assemblée générale de la Fédération nationale Saint'Jcan'Baptistc — Chez les Aides maternelles — Chez les Employées de magasin — Au Comité de la Visite des hôpitaux .5 7 10 11 853 est, rue Sherbrooke au 1 La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de corur les Canadiennes-Françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volon-tes, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à Pauvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des ouvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis $1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean' Baptiste et ont droit d'assister aux séances publi-ques, dont avis est donné dans les Journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est.rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont.le dimanche excepté : de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone : FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir à l'oeuvre de la "Bonne Parole" : 1 ° en s'y abonnant; 2° en lui procurant de nouveaux abonnés; 3° en la faisant lire; 4° en lui procurant une collaboration littéraire; 5° en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Aumônier : Son Excellence Monseigneur Gauthier.Présidentes'fondatrices : Madame F.'L.Bciqiic et Madame Henri Gérin-Lajoic.Présidente d'honneur : Madame Henri Gr'.in-La-joie.Bureau de< direction : Mme Alfred Thibaudcau, présidente générale: Mme Edmond Brossa rd.vice- Rrésidente; Mme François Mathys, vicc-présidcntc; 111c Georgette LcMoync, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mlle Jeanne Lapointe.sccrétaircarchivistc; Mme Eustachc Lctcllier de Saint'Just, rédactrice de "La Bonne Parole"; Mme R.'A.Bouthillicr, Mme Arthur Bcrthiaumc.Mlle Hcdwidge Lcfcbvrc, Mlle Florinc Phancuf.Mme J.-A.Mollcur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange Madorc.Mme Tancrèdc Jodoin, Mme P.-A.Robichaud, Mlle Aima Champoux.des Cercles de Fermières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phancuf, Mme H.Végiard.présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cvpihot, Mlle Emma Doues-nard, Mme J.-J.^E.L'Espérance, Mlle Maric-Elisc Begin, Mlle Emércntienne Chagnon, présidente de la Fédération des Cercles d'Etude des Canadiennes-Françaises.Les dûmes patronnesses des Oeuvres suivantes : l'Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine ; l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec ; la Cour Villa-Maria des Forestières- Indépendantes ; l'Ecole d'Education familiale et sociale; la Cour Bon se cours des Forestières Indépendantes.Fédérations et sections paroissiales : La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Très-Saint-Nom de Jc'sus, de Maisonneuve; ^Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambro.se, Côte Saint-Paul, Saint-Joseph, de Bordeaux; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville-Emard), Saint-Bernardin de Sienne.(Ville de Saint-Michcl).Associations professionnelles : Employées de magasin, Employees de bureau, Femmes d'affaires.Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections : La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Côte Saint-Paul, La-chine, Saint-Alphonse d'Vouville, Sault-au-Récollct.Comités : Comité des Oeuvres Economiques^ Comité de la Visite des Hôpitaux, Comité de l'Economie Domestique, Comité des Questions Nation.v les,.Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité féminin du Hle centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies par la Fédération et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employees de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la motalitê infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à Wnion Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier Hational" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de I'AssiJtance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonn a Paroi.b Comité d'Administration de la Bonn p.Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central des renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.H.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptistc en s'inscri-vant à son secrétariat : 853, rue Sherbrooke Est. LA BONNE PAROLE Vol.XXVIII Montréal, Octobre et Novembre 1939 Nos 10 et 11 La mort de l'archevêque de Montréal, Monseigneur Bruchési, est un grand deuil pour la Fédération.Il fut le premier à comprendre et à bénir la fondation de la première association féminine canadienne française catholique à Mont' réal.en 1906.Mgr Bruchési ne cessa de suivre la rapide ascension et les activités de toutes sortes de la Fédération.Mesdames Béique et Gérin-Lajoic, les fondatrices, ainsi que le bureau et tous les membres de la Fédération, lui en gardent une reconnaissance profonde qui s'exprimera en prières.Nous avons désormais un grand protecteur dans le ciel et nous espérons sentir sa bienfaisante intercession pour nous, auprès de Dieu.La belle prière que nous récitons à chacune de nos assemblées fut composée à notre intention par Sa Grandeur Mgr Bruchési lui-même.Nous ne pouvons pas, scmble-t-il, rendre un plus grand hommage à la mémoire de notre regretté archevêque, qu'en reproduisant ici cet extrait de l'admirable oraison funèbre de Mgr Bruchési prononcée par Son Excellence Mgr Gauthier, archevêque de Montréal, à la solennelle et émouvante messe des funérailles de la cathédrale, le 25 septembre : "Nous rendons en ce moment nos derniers devoirs et nous disons l'adieu suprême à notre Archevêque nicii'aimé.Il repose sur son lit de parade après les rudes souffrances de sa longue réclusion, et le calme de ce repos dit assez dans quelles dispositions le lutteur a rendu les armes.Frappé en pleine activité par un mal sans remède, il a senti la vie le quitter par des coups successifs dont sa clairvoyance eut vite fait de mesurer les suites.Ce qu'il faut dire sans retard, c'est que les soucis douloureux de chaque jour l'ont entraîné dans l'art obscur et héroïque de vivre avec la souffrance, de la mettre à profit, de l'accueillir comme une grâce.Grâce éminente en vérité par laquelle l'âme chrétienne, avant de paraître devant son juge, accomplit ici-bas sa^ purification.Tortures du corps, peines et angoisses de l'esprit, celles-ci plus cruelles à porter que celles-là, les unes et les autres atteignant par leurs percements aigus, selon le mot de S.Paul, "les replis de l'âme et de l'esprit", il a tout accepté avec une soumission achevée, courageux et simple dans sa mort prolongée comme dans sa vie."Et nous, nous demeurons avec notre deuil et nos regrets.L'accoutumance nous faisait peut'être sous'cstimcr l'existence humaine qui finit.L'étendue des regrets que ce défunt provoque encore après vingt années d'un effacement, funeste d'ordinaire aux réputations les mieux établies, nous fait plus justement mesurer sa stature et son rôle."Ah ! Père vénéré ! Couché dans votre cercueil, enveloppé de vos ornements et mitre en tête, les yeux clos, les mains jointes, comme pour la dernière de vos messes, ici'bas, vous scmblcz attendre humblement ce jugement de Dieu devant qui les gloires les plus brillantes sont si peu de chose.Pour vous les bruits de fête se sont tus depuis longtemps et, seul avec Dieu, vous avez rendu compte, avec une insistance douloureuse, de vos intentions et de vos œuvres.Ce jugement, vous l'avez préparé par vos loyaux services, comme par votre long sacrifice.Encore une fois, c'est ce qui compte et c'est ce qui reste.Comme autrefois dans ces solennités dont vous étiez l'âme et qui vous inspiraient des accents pour nous inoubliables, c'est la grave leçon que vous nous dites et la plus éloquente qui puisse tomber de vos lèvres refroidies".—E.R.-T. LA BONNE PAROLE Montreal "Mission morale de la femme devant la souffrance :: I (par Madame Brémard, présidente de VAssociation des Mères Affligées) J'ai entendu, il y a trois ans, un de nos meilleurs conférenciers, commeiv ccr une causerie en disant, de notre temps, qu'on ne savait s'il fallait en penser que nous étions à la veille d'une catastrophe sans précédent, ou d'un immense espoir.L'auditoire sembla surpris ! Nous étions alors comme sous un de ces nuages noirs qui annoncent l'orage, qui font taire le chant des oiseaux, qui oppressent les hommes et leur font chercher avec angoisse un abri.Dans de telles heures, il arrive que, tout'à'COUp, un souffle frais se fasse sentir, qui rassure les créatures apeurées ; elles savent alors que la foudre ne tombera pas.Mesdames, un souffle du ciel a passé sur notre chère France et, aujourd'hui, nous savons tous, que l'heure de l'immense espoir est arrivée ! Sans doute, il y a encore des nuages au ciel ; nous tremblons souvent encore pour notre Patrie, pour nos familles, pour nous-mêmes.Sans doute, nous connaissons des inquiétudes nouvelles : nous marchons en aveugles, par des chemins inconnus ; les découvertes de la science, les progrès inexorables nous imposent des méthodes de vie très différentes de celles du passé.L'évolution des mœurs, comme celle.des événements, est d'une rapidité vertigineuse! Entre 1900 et 1939 ; il n'y a pas 40 ans au calendrier : entre les idées, les habitudes, les directives du début du siècle et celles d'aujourd'hui il y a, en réalité, 500 ans au moins, tant la vie a changé.De là l'obligation d'un apprentissage perpétuel de la masse.De là, résulte la vanité de l'expérience ; donc, l'inutilité apparente des vieillards qui semblent réduits à n'être plus que des rouages encombrants de la machine sociale, quelque chose comme cette cinquième roue des carosses dont on a dit tant de mal et qui pourtant sauverait beaucoup de vies humaines en empêchant les dérapages.Devant ces pensées douloureuses, devant les cruautés de la vie utilitaire, la conscience elle-même se trouble.Devra-t-elle donc évoluer elle aussi ?Quels sont aujourd'hui nos devoirs, devant nos amours d'autrefois, si menacées, devant ces forces vénérables que sont la Patrie et la Famille ?A ces questions angoissantes, la réponse viendra d'En Haut, de même que vint du ciel le souffle pur qui a chasse l'orage.Par la parole divine nous saurons où est le devoir et nous trouverons avec des raisons puissantes de contiance ces guides dont notre conscience a besoin et qui sont les vérités éternelles ; sur le respect qui leur est dû, avec l'obéissance, s'accorderont tous les êtres humains que n'égare pas une idéologie satanique.Sur cette base, la paix renaîtra entre les individus d'abord, entre les peuples ensuite.Relisons donc, avec notre mentalité d'aujourd'hui, les Commandements de Dieu, donnes à Moïse, il y a 36 siècles et toujours vrais.Ils nous montrent toujours ce qui est bien et ce qui est mal ; ce qui est permis et ce qui est défendu.Ils nous commandent d'abord la Foi en un seul Dieu ; et donc, nous interdisent l'adoration idolâtre de l'Homme, celle de l'argent, celle du pouvoir, celle du plaisir.Ils commandent la consécration au Créateur d'un jour par semaine, jour de repos pour tous les hommes ; ils auront donc droit à des loisirs honnêtes (sans diminution de leurs gains) où la part du Seigneur devra être gardée.Ils commandent le respect de la parole donnée, des con' trats, entre les Nations, comme entre les individus.Que la paix serait facile Montreal LA BONNE PAROLE 3 et certaine si cette loi était obéie ! Le 4c commandement oblige à respecter, assister, aimer, écouter les parents ; là se trouve la solution de la crise d'autorité dont souffre le pays.De l'obéissance à cette loi découlerait naturelle ment cette assistance aux vieillards qui n'arrive pas à sortir du Parlement.Par le 5e Commandement est interdit l'homicide, tous les genres d'homicide : celui qui vient des excès d'alcool, celui qui cause le machinisme, insuffisamment surveillé et que les assurances les plus sociales ou les plus prudentes n'excusent pas, l'homicide prénatal, enfin, qu'il suffit de nommer pour en évoquer toute l'horreur.Le soin de la pureté des jeunes, de leur préservation sur laquelle reposent le bien de la famille, sa fécondité, tout l'avenir du pays et la santé de la race, et l'éducation, et la moralité des générations nouvelles est imposé par le 6e et le 9e commandement.S'ils étaient respectés, ce serait le salut de la France et du monde ! L'obligation que fait le Se commandement de vivre selon la vérité et la loyauté améliorerait singulièrement les rapports entre les hommes car son observation entraînerait la suppression des fausses doctrines, des fausses mystiques, de cet esprit de parti qui subordonne tout à ses intérêts, pervertissant les rouages et les intelligences qui nous gouvernent.De même, la justice pour tous, les égards pour la propriété d'autrui, le noble souci d'assurer à chacun les moyens d'existence auxquels il a droit découlent évidemment de ce qu'impose le 7c commandement ; tandis que le 10e interdit toute mauvaise convoitise des biens du prochain, cette hideuse envie qui est à la base de toutes les guerres civiles et de la néfaste lutte des classes.Pour nous, qui avons le bonheur d'être pénétrées de ces vérités, qui avons eu ce privilège d'être élevées à leur lumière, nous affrontons avec plus de sérénité les temps troublés que nous vivons.Croyant à la Sagesse éternelle nous accepterons le mal présent en vue des récompenses futures.Enfin, nous connaissons le sens de la douleur.Mais comme tout privilège, celui-ci nous crée des devoirs : il nous appartient donc, à nous Chrétiennes et Françaises, de faire connaître, aimer, respecter ces vérités par notre apostolat, celui de la parole, celui surtout de l'exemple que nous donnerons, de la vie Catholique vécue intensément et avec amour.L'Action Sociale de la Femme qui nous réunit aujourd'hui nous y aidera puissamment.Nous pratiquerons les grandes vertus qui soutiennent le monde et sur lesquelles repose toute société, ajoutant à notre intention d'obéissance à la Loi divine, une volonté de guider notre prochain dans les voies de la vertu, de lui faire trouver dans le bien sa consolation, son réconfort, la force dont il a besoin.Ayant la Foi en Dieu, nous retrouverons celle que nous devons avoir dans les destinées de notre Patrie.Pour la servir, nous voudrons regarder en face le péril menaçant car il faut être prêtes à le conjurer.Les précautions nécessaires prises et étendues à tous ceux que nous pouvons atteindre, nous resterons calmes, courageuses, vaillantes, confiantes.Nous vivrons notre vie normale, sans thésaurisations excessives, dépensant selon nos moyens, achetant afin de faire marcher le commerce et de rendre au pays son équilibre ; soutenant les œuvres et, tout particulièrement, les mouvements spécialisés.Cette jeunesse chrétienne, ouvrière, agricole, étudiante, maritime, indépendante, par ses efforts, par ses congrès admirables, marque les étapes de notre relèvement national.Nous apporterons notre collaboration à la Ligue d'Action Catholique dont les deux millions d'adhérentes, déjà lar' gement dépassés, croissent sans cesse et créent dans le pays une magnifique impulsion chrétienne.Nous assistons à une Croisade splcndide que Dieu bé- 4 LA BOHHE PAROLE Montréal nit et à laquelle nous devons prendre part avec joie : elle est un des meilleurs fondements de nos espoirs.Nous accepterons sans murmurer, malgré les ennuis qu'ils nous causent, ces congés payés ; ces fermetures si commodes des magasins ; nous paierons nos impots sans colère, même si nous les jugeons excessifs et mal employés.Nous voudrons encourager la vie mondaine, offrir aux jeunes les distractions qui leur sont nécessaires car elles leur font oublier les soucis bien lourds parfois que leur cause l'incertitude de l'avenir.Nous ne serons pas sévères pour leurs mœurs, qui ne sont pas ce que furent les nôtres.Beaucoup de jeunes se montrent souvent héroïques et nous leur devons notre estime et notre admiration.Pratiquant la vertu d'espérance, nous n'accueillerons pas les fausses nouvelles, à tendance affolante, que lancent périodiquement nos adversaires ; nous leur barrerons la route au lieu de les répandre ; ce qui créerait une atmosphère de pusillanimité, d'alarme énervante que justement désirent nos ennemis.Nous serons résolument, sincèrement optimistes : non pas par naïveté mais en étudiant les raisons très sérieuses et profondes qui nous y autorisent.La France demande au point de vue militaire un effort de toutes les bonnes volontés qui assure sa défense nationale et permet de croire qu'elle ne sera pas attaquée : donc le péril extérieur s'éloigne d'elle.Au sujet du péril intérieur, M.Jacques Bardoux disait dernièrement, avec une expression de confiance et d'admiration qui était un bel hommage à la France, qu'elle "se débolchévisait elle-même".Il a dit aussi d'elle : "Ce pays ne peut être ni pourri, ni tué".Le Général Wcygand, faisant à une section de la Ligue d'Action Catholique une conférence qu'il avait appelée un "Tour d'horizon", disait que dans les pays (et nous savons qu'ils sont nombreux) qu'il venait de parcourir, le redressement de la France amenait un redressement général et était jugé avec enthousiasme par tous.Notre pays a résisté à ce virus effrayant qui a empoisonné le Mexique, la Russie et l'Espagne et les a menés aux abîmes : cela par sa raison, sa modération, sans doute aussi par sa mission de Fille aînée de l'Eglise, sa seule Fille disait Pie XI peu avant sa mort.Le danger intérieur aussi semble conjuré.Mais nous, catholiques, nous savons que de telles grâces nous obligent ; que notre obéissance aux lois de Dieu, que notre discipline, doivent jouer au maximum en ce moment : elles sont nos meilleures armes pour résister au mal car elles sont une des formes de la prière et du sacrifice.La France a vu d'autres crises et de pires ; elle les a toujours traversées victorieusement.Nous savons tous qu'elle ne peut pas périr et qu'elle dispose de forces magnifiques.Si son redressement étonne le monde, il ne nous surprend pas ; nous l'attendions, nous savions qu'il est providentiel et une nouvelle preuve que la France vivra.Pratiquant la Charité, nous renonçant nous-mêmes, nous trouverons la paix du cœur : aimant notre prochain comme nous-mêmes, nous lui ferons connaître cette paix sereine qui résisterait même à de nouvelles menaces, même à la possibilité d'heures douloureuses.Nous n'aurons pas de révoltes devant les sacrifices qui nous seraient demandés car, donnant au plaisir, au confort matériel, leur vraie valeur qui est petite, nous en serons facilement libérées et nous saurons en détacher les jeunes, les moins jeunes aussi.Lorsqu'on voit la vie d'assez haut, comme elle se simplifie, comme elle devient plus noble et plus belle, plus facile et plus heureuse.Faire comprendre cela aux autres sera notre contribution au bonheur de notre Patrie.Nous Montréal LA BOHKE PAROLE 5 nous joindrons aux efforts qui sont faits, pour le bien moral des malades, pour les loisirs des jeunes.Je finis par deux citations, bien différentes : la première rappellera une chanson américaine, héroïque dans sa naïveté.Les soldats américains portaient leur bagage sur leur dos dans un sac de cuir ; ils avaient quitté leurs familles, leurs carrières, leurs amis et sans doute connaissaient-ils des heures de tristesse et d'inquiétude.Alors la chanson disait : "Mettez derrière vous, dans votre sac de cuir, tous vos soucis, ne vous en tourmentez pas, cela n'en vaut jamais la peine ; et souriez ! souriez ! souriez !" Ce qu'il y a dans un tel sourire de force et de courage, nous le sentons tous ici ! L'autre citation est bien française et chrétienne, étant la paraphrase d'un Psaume de Malherbe.Très courte mais d'une sublime puissance, elle résume toute la doctrine de la résignation et de l'abandon au Créateur : "Vouloir ce que Dieu veut est la seule chose qui nous mette en repos".(Causerie prononcée à la journée sociale de l'Action sociale de la Femme, en juin dernier.) : LA PERSONNALITE—= (Causerie faite chez les Employées de magasin) Qu'est-ce que la personnalité ?Est'Ce l'apparence, la manière de se vêtir, de marcher, de parler ?C'est tout cela et plus encore.C'est ce quelque chose d'impalpable, cependant apparent, qui caractérise chaque individu.Cela comprend non seulement le physique, nos actions, nos paroles, nos manières bonnes ou mauvaises, mais aussi le moral, source de qualités et de défauts susceptibles de nous aider ou de nous nuire, dans nos relations avec autrui, qu'elles soient relations d'amitié ou de convenance, sociales ou de commerce.Il vous est arrivé de rencontrer des personnes qui, de prime abord, vous ont plu — vous dites cette personne est aimable, charmante, vous gardez d'elle une impression favo* rable et serez heureuse de la revoir.Par contre, vous en rencontrez d'autres dont vous gardez une impression désagréable — vous sentez qu'aucun lien ne peut s'établir entre elles et vous et vous manœuvrez afin de ne plus croiser sa route.D'autres, enfin, vous laissent parfaitement indifférentes, ne vous font aucune impression.Elles passent sans laisser de traces et sont aussitôt oubliées, à tel point que si un jour vous les rencontrez de nouveau, il faut un effort de mémoire ou un fait se rattachant à la première rencontre pour réveiller vos souvenirs.Vous êteS'VOUS demandé pourquoi l'une vous attire, l'autre vous éloigne et une troisième vous laisse indifférente ?Eh bien ! c'est tout simplement sa personnalité.Appelez-la amabilité, charme, grâce, éducation, instruction, elle embrasse tous ces attributs.La personnalité est réellement la pierre de base, sur laquelle repose le monument du souvenir ou le tombeau de l'oubli : c'est elle qui produit l'impression bonne ou mauvaise.Une personnalité agréable n'est heureusement pas subordonnée à un beau physique.Au sixième jour de la Création, le Père Eternel fit l'homme à son image et à sa ressemblance, cela suppose un corps parfait mais nous sommes sûrs qu'à travers les siècles le moule s'est brisé.Notre personnalité ne dépend donc pas de notre joli minois, de nos habits luxueux ou dernier cri, de notre condition de fortune, mais de notre habileté a créer une impression durable, à attirer les autres vers nous et à les retenir.Si nous sommes bien douées 6 LA BONNE PAROLE Montréal physiquement, tant mieux, c'est un atout de plus.Il est incontestable que l'apparence est un facteur de première importance.Malheureusement, la beauté physique n'est donnée qu'à un nombre très restreint de personnes mais nous pouvons acquérir le charme qui se dégage des paroles, des actions, des gestes, de tout cet ensemble qui forme une personnalité agréable.La personnalité est composée d'un mélange de qualités et de défauts.Elle sera attirante ou répulsive, suivant la proportion des éléments bons ou mauvais.Pour l'acquérir, il faut d'abord se connaître soi-même.Faire le bilan de ses qualités, de ses défauts surtout, n'est pas chose facile.En général, nous voyons ce qui déplaît chez les autres mais voyons-nous d'un œil impartial ce qu'il y a de choquant, de disgracieux chez nous ?Rarement, avouons-le sans fausse honte.Nous distinguons toujours la paille chez le voisin mais la poutre, chez nous, reste invisible à nos yeux.Au point de vue humain, c'est humiliant de faire l'inventaire de ses défauts, de s'avouer, même à part soi, ses faiblesses de caractère.Pour atteindre le but, prenons un autre chemin, plus flatteur, étudions nos qualités, voyons celles qui sont vacillantes, fortifions-les, consolidons-les et à la vitesse de leur marche en avant, les défauts feront marche en arrière.Par exemple : vous êtes timide.Cette pensée vous torture, elle occupe votre esprit constamment si vous devez sortir du cadre familier de votre entourage immédiat.Plus vous y pensez, plus vous vous sentez tremblante, incertaine de vos actions et de vos paroles.Cette timidité, entretenue dans votre imagination, y prends corps et devient réalité, elle cause votre manque de confiance en vous, elle vous fait méconnaître votre force, votre valeur personnelle.Le moyen de s'en débarrasser ?Chassez de votre esprit cette inquiétude, cette crainte non motivée.Au lieu d'entretenir la cause de votre faiblesse, habituez-vous à créer dans votre imagination le type de personnage que vous voudriez être.Développez votre physique, votre moral, toutes vos facultés tendues vers le but visé et insensiblement votre timidité diminuera faute d'aliment, à moins qu'elle ne soit causée par la maladie.Il est certain que notre personnalité agréable ou désagréable sera la pierre angulaire de nos succès ou de nos déboires.Faisons donc en sorte que l'impression laissée soit favorable.Qui veut la fin prend les moyens, n'est-ce pas ?Eh bien, prenons les moyens à notre disposition, développons les qualité latentes, physiques et morales qui nous donneront ce cachet d'individualité charmante et, à chacune de nous, pourront s'appliquer les paroles de Longfellow en désignant son Evangeline : "Lorsqu'elle venait de passer, il semblait qu'on avait entendu une musique exquise .Le a Sauvant SA GESSE Vivez selon vos moyens et faites des réserves.L'épargne régulière assure contre les mauvais jours et apporte la sécurité, le confort, l'aisance.Vous prendrez des habitudes d'économie lorsque vous aurez un compte d'épargne à la ACTIF, PLUS DE $150,000,000 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal Montréal LA BOHHE PAROLE 7 HISTORIQUE DE LA FÉDÉRATION DES CERCLES D'ÉTUDE DES CANADIENNES-FRANÇAISES La vie des oeuvres comme celle des hommes est faite d'épreuves et de joies.La Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes'Françaises vit en ce moment un jour heureux.Pour la vingt-cinquième fois elle convoque la jeu* nessc féminine à sa journée d etude annuelle et l'œuvre entre en son premier quart de siccic d'existence.Ce fut vraiment une date mémorable dans l'histoire de l'action sociale féminine au Canada que le 27 mai 1915, jour où dix cercles d'étude se réunissaient pour la première fois à l'Ecole d'Enseignement Supérieure pour les jeunes filles, située alors à la maison-mère de la Congrégation de Notre-Dame.Mil neuf cent quinze, depuis sept ans l'enseignement classique féminin était organisé et depuis le 9 janvier 1909, le cercle Notre-Dame réunissait les élèves de l'Ecole, corne on disait alors.C'est dans ce cercle, fondé par Mlle Marie Gérin-Lajoie, que germa l'idée jetée par la fondatrice de grouper les cercles d'étude.On se mit à chercher les cercles existant et voilà que "comme d'invisibles graines apportées par le vent poussent simultanément leurs tiges inattendues dans toute une contrée les cercles d'étude féminins avaient surgi dans toutes les parties du pays.Car leurs germes étaient dans l'air et les circonstances favorables à leur éelosion ne faisaient point défaut: avertie chaque jour par les faits, des exigences souvent oppressives de son époque, la femme avait senti le besoin de s'adapter aux conditions nouvelles de l'existence et même d'apprendre à les dominer, par le dévloppement de tous ses moyens de résistance ou de conquête.Le Cercle d'étude s'offrait à lui donner cette culture.Elle en avait voulu profiter." Je viens de vous citer les paroles mêmes de Mlle Gérin-Lajoie dans un tract de l'Ecole Sociale populaire sur les Cercles d'étude féminins.C'est ainsi que le jeudi 27 mai 1915, les dix cercles suivants répondirent à l'invitation du Cercle Notre-Dame: cercles Jeanne* Mance, de l'Enfant-Jésus, Saint-Henri, Loyola de Montréal, le Cercle d'économie Domestique de Québec, les Cercles Margucrite-Bourgeoys et les Mardis littéraires de Sherbrooke et celui des demoiselles catholiques de Langue française de Saint-Boni face.' La journée commença par le Veni Creator Spiritus chanté à la chapelle.Il est dit dans la chronique des œuvres de "La Bonne Parole" de juin 1915 "que la séance du matin de cette journée mémorable fut rehaussée par la présence du Révérend Père Rûtten, l'éminent sociologue belge, qui initia les congrécistes au fonctionnement des cercles ouvriers belges.Sa parole entraînante et ses conseils pratiques firent une grande impression sur ses auditrices.Cette séance fut sous la présidence de M.l'abbé Gouin, directeur du Cercle Notre-Dame qui, rapporte la chroniqueuse, "sut habilement orienter toutes les discussions de façon à leur faire rendre les fruits les plus utiles".La séance de l'après-midi fut présidée par Mgr Emile Chartier.La lecture des dix rapports suscita maintes observations propres à faciliter l'organisation des cercles.Enfin, c'est la même chroniqueuse qui parle, le président résuma toute cette journée par ces trois vœux que l'orientation des Cercles d'étude féminins soient accentuée, qu'un comité permanent qui serait un lien entre les cercles et qui devrait s'occuper de la rédaction des programmes d'étude à l'usage des cercles soit établi; proposition qui fut unanimement approuvée.Enfin qu'une lettre soit adressée à toutes les directrices des maisons d'enseignement et leur exprimant le désir du congrès que les cercles des élèves soient orientés vers les études sociales. 8 LA BONNE PAROLE Montréal Voici quelques notes sur les cercles fondateurs.Le cercle Notre-Dame et ceux de la F.C.E.C.F.furent fondes par Mlle Gérin-Lajoie qui a, en quelque sorte, choisi la carrière de fondatrice tant elle a d'œuvres à son crédit.Le cercle littéraire et musical, en 1909, ne tarda pas à s'orienter, sous l'inspira* don de sa présidente dont la vocation sociale se dessinait déjà, vers les questions religieuses et familiales.En 1910, joignant la théorie à la pratique il créait la section des œuvres par la visite des pauvres à domicile.Le Cercle Jcannc-Mancc d'abord formé en 1910, en groupement Noël-liste, se reconstitua trois ans plus tard sous l'inspiration du Père Plantier, réminent sociologue, en cercle d'étude.Il fut toujours dirigé par les Pères Jésuites.Son programme quoique varié accuse une préférence pour l'apostolat religieux et social.En 1914, Mme Louis Codèrc fondait à Sherbrooke le Cercle Marguerite-Bourgcoys dirigé pendant plusieurs années par M.l'abbé Bégin.Après la première journée d'étude, il se tourna si bien vers les questions sociales qu'il fut plus tard le centre de toutes les œuvres sociales de Sherbrooke groupées dans la Fédération des Canadiennes-Françaises.Ces trois cercles, fondateurs encore vigoureux, forment trois beaux fleurons de la couronne actuelle des cercles d'étude.Le premier en date de tous les cercles fut le cercle Jeanne-d'Arc, fondé en 1904 par Mlle Laetitia Désaulnicrs, aujourd'hui Madame Arthur Saint-Pierre, il fut reconstitué en 1911.A son programme on trouvait des études sociales, nationales et artistiques.Madame Archambault, fille du Dr Sévérin Lachapcllc, fonda en 1913 le Cercle des jeunes filles de Saint-Henri.D'abord ouvroir de l'Assistance Maternelle, Mme Archambault comprit que l'étude est à la base de l'action et elle l'organisa en cercle.En 1913 aussi, Mlle Alice Lcsage, aujourd'hui Mme Rupert Dcromc, fonda le Cercle de l'Enfant-Jésus, composé des directrices du patronage paroissial : elle estima que le cercle d'étude donnerait à ses membres la formation sociale requise pour une telle œuvre.Le cercle de la Société d'Economie domestique fut fondé en 1912 à Québec, et le cercle Marie-Rose, de la Ligue des Canadiennes-Françaises de Saint-Bonifacc, fut fondé en 1913 par Mgr Langevin afin de promouvoir, au Manitoba, les études religieuses et nationales.Le Cercle des Oeuvres économiques de la Fédération nationale, aujourd'hui Cercle Sainte-Marie, le cercle Saint-Pierre, le cercle d'étude les Hirondelles de Montréal et le cercle littéraire du Couvent de Bellevuc participèrent à la deuxième journée d'étude.Le Cercle "Les Amies" et le Cercle des institutrices s'inscrivirent en 191S et, l'année suivante, le cercle Notre-Dame du Cap, du couvent du Cap-dc-la-Madc-lcine, en fit alitant.De 1920 à 1925, les cercles du Foyer Jeanne-LcBer, Bonsecours, M.de l'Incarnation, de Trois-Rivières : Saint-Louis de Gonzague et Notre-Dame, section des élèves, et Marie-Réparatrice, firent leur entrée dans la Fédération.En 1930-31, ce fut le tour des cercles Notre-Dame des Neiges, Sainte-Cécile, Saint-Georges.Depuis 1931, les cercles Marie-Médiatrice, Saintc-Paule de Saint-Jérôme, ^Madeleinc-de-Vcrchèrcs, Saintc-Jeanne-de-Chantal, Marguc-ritc-LcMoync, Notrc-Damc-dcs-Apôtrcs, Excelsior, La Vierge-au-Fuscau, Ma-ric-dc-Nazarcth, Ville-Marie, Saint-Jean-Bosco et enfin aujourd'hui nous accueillons les cercles Sainte-Véronique et Notre-Dame-dcla-Joie de Saint-Jérôme. Montreal LA BOWiE PAROLE 9 Les douze premieres journées d'étude curent leurs assises à la maison-mere de la Congrégation de Notre-Dame, presque toujours le samedi, et depuis l'ouverture de cette maison, en 1927, ici même, et toujours le dimanche.A la maison-mère il y avait deux séances, Tune durant la matinée et l'autre, l'après-midi ; depuis que nous venons dans cette maison de l'Institut Pédagogique, celle du matin a été reportée au soir.Nos statuts furent modifiés trois ou quatre fois afin d'assurer un meilleur fonctionnement des cercles.Il faut dire que nos journées d'étude, nos réunions intcrccrclcs et, cette année, la fondation du cercle normal pour les dirigeantes concourent à fortifier le lien fédé-ratif.Voici un résumé de nos programmes de Journées d'étude : En 1916, on étudiait l'organisation des cercles d'études, leurs programmes et leurs œuvres ; en 1917, l'orientation sociale des études, faites au cercle.Puis un caractère national a été donné aux études de l'enseignement supérieur.De 1920 à 1930, les sujets suivants furent traités : l'occupation des loisirs, la préparation à la vie pratique, l'enseignement professionnel pour les jeunes ; le cercle, centre de formation : la responsabilité, le travail des jeunes filles, la lecture, la préparation à l'apostolat, la vie familiale, la formation sociale à l'école.Depuis 1931, les sujets furent : l'action catholique, la formation religieuse dans la famille, la préparation à l'action, le rôle de la femme dans l'action catholique, le communisme, le cinéma et, l'an dernier, la déchristianisation de la famille.Plusieurs de ces travaux nécessitèrent des enquêtes.Tous les travaux de ces Journées d'étude furent présentés par des membres de cercles, excepté en 1934 alors que Mgr Anastasc Forget, à ce moment Directeur de l'Action catholique, nous fit l'honneur de nous entretenir de ce sujet.Son Excellence Mgr Gauthier nous fit l'insigne honneur de présider plusieurs Journées d'étude.Mgr Emile Chartier fut le président de la première Journée d'étude : Mgr A.Forget assista à celle de 1934 ; M.le Chanoine Drouin, à celle de 1935 ; et Mgr Chaumont, aux deux dernières.D'autres furent présidées par le R.Père Boncompain, le R.P.Adélard Dugré, le R.P.Papin Archambault, le R.P.Richer, le R.P.Chagnon, le R.P.Dubois, le R.P.Ccslas Forest, MM.les abbés Gouin, Philippe Perrier, Pineault, Oscar Maurice, Prud'homme, Chabot et Judcs.C'est avec émotion que j'évoque la grande figure de Mère Sainte-Anne Marie.Jusqu'à sa mort, elle ne cessa de veiller sur les cercles d'étude et présida une vingtaine de nos Journées d'étude.Avec quel plaisir nous la retrouvions, chaque année, attentive et sympathique.Mère Sainte-Anne est partie mais la délicate hospitalité que les Cercles reçoivent chaque année dans cette maison n'a pas changé, grâce à Mère Supérieure et à Mère Assistante et à celles qui ont secondé Mère Sainte-Anne : Mère Sainte-Théophanie, Mère Sainte-Alphonsine, Mère Sainte-Marie-dcs-Lys.C'est avec plaisir que nous retrouvons les anciennes de cercles, religieuses aujourd'hui qui nous sont demeurées attachées : Mère Sainte-Madeleine du Sacré-Cœur, Mère Saint-Fran-Cois, Mère Saint-Bcrnard-dc-Nevers, Mère Saint-Emile de Rome, Mère Sainte-Thérèsc-d'Alba.Que de figures encore à évoquer et ce n'est pas sans émotion que nous rappelons leur dévouement.Les nommer toutes serait impossible mais je ne puis passer sous silence certaines d'entre elles.La première, parce que l'instigatrice de tout le mouvement, Sœur Maric-Gérin-Lajoie, puis Mlle Georgette LeMoyne, Mme Louis Coderrc, Mlles Emilie Faille, Jeanne Baril, Evangeline Zappa, Sabine Girard, Léonic Bélanger, Alice et Irène Le sage, Mme Lctellier de Saint-Just, Mlle Aurettc Meunier, ancienne présidente qui mourut trop tôt, et uue d'autres encore. 10 LA BONNE PAROLE Montréal Si, après avoir parcouru rapidement ce cycle, je pense aux trois vœux émis au soir du 15 mai 1915, je constate que la Fédération C.E.C.F.ne les a pas laissés tomber en désuétude.Comme vous avez pu le constater par la nomenclature de ses travaux annuels elle n'a pas dévié de la route qu'elle s'était tracée.Toujours elle a mis la jeune fille en face de ses devoirs afin que les connaissant bien elle agisse mieux.Le deuxième vœu voulait la formation d'un Comité permanent qui unirait et aiderait les cercles.Le 22 octobre 1915, il avait sa première réunion et, le 23 mai 1916, la Fédération des Cercles était un fait accompli.Le troisième vœu demandait aux directrices de cercles d'écolières de mettre les questions sociales à leur programme.En réalisant les minutes des assemblées on constate la préoccupation constante du Comité Central à ce sujet.Je sais que maintes directrices ou fondatrices de cercles ont fait à notre école leur apprentissage social.Si nous n'avons pas le plaisir de compter tous ces cercles dans nos rangs nous avons tout de même le bonheur d'avoir préparé le terrain qui, aujourd'hui, donne une si belle moisson.Marie-Ange Madore Feu Mademoiselle Evangeline Zappa A Montréal, vient de mourir, à la suite d'une affection cardiaque, Mlle Evangeline Zappa, fille de Jean-Baptiste Zappa, et de Louise Roy, tous deux décédés.Italienne par son père et canadienne française par sa mère, Mlle Zappa avait une personnalité très attachante.Graduée du couvent d'Hochelaga, des Sœurs des SS.-NN.-dc-Jésus-ct-dc-Marie, après un cours brillant, elle poursuivait des études secondaires au collège Margueritc-Bourgeoys, de la Congréga-tion-dc-Notre-Dame, où elle obtenait avec succès son baccalauréat-ès-arts.Désirant se spécialiser en sciences domestiques, elle remportait après trois années d'études son diplôme de normalienne aux Ecoles ménagères provinciales.Elle fit alors durant plusieurs années de l'enseignement à la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, puis fut nommée par le gouvernement conférencière en économie domestique dans différentes villes de la province de l'Ontario, fonction qu'elle remplit quelques années avec une conscience professionnelle remarquable.Dans un vif désir d'apostolat, Mlle Zappa consacra aussi une partie de sa vie à l'exercice des œuvres, apportant à les accomplir un profond sens social.Elle fut ainsi une collaboratrice très estimée de la Fédération nationale Saint'Jcaii'Baptiste, dont elle était membre du bureau de direction et directrice du comité d'économie domestique.Elle fut la fondatrice et la première présidente du cercle d'étude de l'Amicale d'Hochelaga.Elle était conseillère de l'Ecole d'éducation familiale et sociale de l'Institut de Notre-Dame-du-Bon-Conseil.Plusieurs autres œuvres bénéficièrent de son dévouement.Sous son nom propre ou sous les noms de plume de Florence et de Tante Line, Mlle Zappa collabora à plusieurs revues et journaux, entre autres au Devoir, au Bien Public, h la Bonne Parole.Ses articles témoignent de connaissances variées et sûres, d'un esprit clair, d'une exquise originalité.La mort de Mlle Zappa laissera de vifs regrets, car partout où elle passa elle se fit apprécier par son grand esprit chrétien, sa vive intelligence, sa fine sensibilité, sa nature droite, aimable et simple.Georgette LeMoyne Montréal LA BONNE PAROLE 11 8 septembre — Assemblée du Bureau de direction, sous la présidence de la présidente générale, Mme Alfred Thibaudeau.• CHEZ LES OUVRIERES CATHOLIQUES 17 septembre — Le R.P.L.-R.Lafleur, O.M.I., aumônier de la S.O.C., fut le conférencier du jour et parla des sociétés en général qu'il compara à la Société des Ouvrières catholiques dont il rappela le but et le devoir des membres qu'il invita à rester unis et à collaborer aux organisations étrangères afin d'y rayonner.Il incita les personnes présentes à faire une retraite fermée afin de se préparer à une action sérieuse et efficace.• LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE ET LA CROIX-ROUGE Le mardi 12 septembre dernier, les dames canadiennes françaises de Montréal se sont réunies en comité d'aide à la Croix-Rouge, en vue de collaborer avec leurs concitoyennes de langue anglaise et ont tenu une assemblée préliminaire, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau, secondée de Mme Edmond Brossard, vice-présidente, et de Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale.Mme Thibaudeau fit un émouvant exposé des faits actuels dont les journaux sont remplis et dont la radio nous entretient : le conflit européen, la grande épreuve qui vient vers notre pays, la guerre déclarée, les besoins nouveaux créés par la guerre.Puis, Madame la Présidente rappela les sombres jours de 1914 à 191 S, que seul éclairait un immense concours de dévouement.Chacune des nôtres doit faire sa part comme par le passé : accepter les sacrifices qui s'imposent, le travail manuel approprié aux nécessités de la guerre, les démarches multiples et les soins d'urgence.Nos sœurs anglaises ont leur belle organisation, nous aurons aussi la nôtre.Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés.Les cadres sont prêts.Les dames qui sont à la tête de cercles de couture, de tricot ou de soins d'urgence pourraient nous amener leurs groupes.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, fondée dès 1907, compte de nombreuses associations : La Société des Ouvrières catholiques, l'Association professionnelle des Employées de magasin, l'Association professionnelle des Employées de bureau, l'Association des Femmes d'affaires et l'Association dsc Aides maternelles, les dames de l'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine, les dames patronnesscs de l'Hôpital Notre-Dame, l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cours Villa-Maria et Bonsecours des Forestières Indépendantes, l'Ecole d'Education Familiale et Sociale, et les Cercles de Fermières de la Province de Québec.Toutes celles qui le désirent seront accueillies et recevront des instructions afin d'employer leurs aptitudes au service de la Croix-Rouge.Il s'agit d'un effort généreux et gratuit, de quelques heures au moins, chaque semaine.Disons pour les jeunes, les non-initiées, comment, dans les calamités qui affligent le monde, la Croix-Rouge, attentive, écoute la plainte des hommes et y répond.Elle accourt avec d'ingénieux moyens, avec ses médecins, avec ses infirmières.Elle apporte les remèdes, les pansements, la lingerie d'hôpital 12 LA BOHHE PAROLE Montréal et les vêtements chauds.Cette œuvre ne s'endort jamais, même en temps de paix, afin de secourir les victimes de la guerre et servir partout l'humanité qui souffre.Les Canadiennes-Françaises réunies à la Fédération nationale Saint-Jean* Baptiste seront à la hauteur des circonstances, par l'efficacité de leur travail.Marie Beaupré • CHEZ LES FEMMES D'AFFAIRES 20 septembre — Une assistance nombreuse et choisie s'était réunie à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste pour la séance d'ouverture.Au cours de la réunion, Mlle Deschamps, membre de l'association, donna une conférence sur la mode, Fart du chapeau et sur le commerce en général."D'après mon expérience personnelle, car je suis en affaires pour mon compte depuis bientôt quinze ans", dit la conférencière, "je puis vous dire que ce commerce, autrefois aussi agréable que florissant, est devenu pénible et difficile.Il faut attribuer ceci aux temps que nous traversons et, dans un autre ordre d'idée, à la divergence des couleurs qui sont innombrables de nos jours, ce qui nous cause bien des ennuis dans notre métier.11 est donc nécessaire et indispensable à une bonne modiste de posséder des notions de dessin et un talent naturel d'observation pour trouver, définir et créer ce qui convient à chaque genre de personnes.Chaque métier a ses problèmes mais n'allez pas croire que ceux de la modiste sont les moindres".La conférencière nous dit aussi un mot de tous les genres de chapeaux, à la mode cet automne et, en particulier, des chapeaux militaires, à calottes hautes, agrémentés de plumes qui sont très en vogue.En terminant, Mlle Deschamps nous raconte son voyage à New-York, où elle a non seulement observé les modes de chapeaux mais aussi visité l'exposition qui est une merveille et qu'il faut voir pour bien l'apprécier.Madame la Présidente remercia la conférencière de toutes les choses intéressantes qu'elle venait de dire et invita l'assistance à venir, le mois prochain, entendre Mme Gaudet-Smet.La secrétaire : Berthe Lc/ebrre 24 septembre — Assemblée de l'Association professionnelle des Employées de bureau.• ' ASSEMBLEE GENERALE DE LA FEDERATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE 30 septembre — "Dieu ne peut pas ne pas écouter la prière des mères", disait Mgr Chaumont à l'assemblée générale de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, et l'Evangile et l'Ancien Testament racontent de nombreux cas où la prière des mères fut exaucée.Au cours d'une brève allocution, le directeur de l'Action catholique, après avoir évoqué la mémoire de S.E.Mgr Paul Bruchési, engage les membres de la Fédération à poursuivre dans leurs rangs la campagne de tempérance, non seulement dans le boire, mais dans les modes et les amusements et à donner l'exemple plus convaincant que les paroles.Monseigneur souhaite que les cours d'enseignement domestique se multiplient et progressent de plus en plus et conseille à toutes de mettre une pensée divine dans leur travail afin de rendre celui-ci plus fructueux."On ne sait pas encore ce que la guerre va apporter de larmes et de souffrances.Il faut donc prier et, à l'exemple du Souverain Pontife, faire pénitence.Dieu ne peut pas ne pas écouter la prière des mères, surtout si vous avez soin de faire passer vos prières par le cœur de Marie".Mme Alfred Thibaudeau a souhaité la bienvenue à l'assistance et remercié Mgr Chaumont.La présidente générale de la Fédération, en soulignant Montréal LA BONNE PAROLE 13 que l'Association atteint maintenant sa trente-deuxième année d'existence, a rappelé et la sympathie que portait Mgr Bruchési à cette œuvre et le dévoue ment à cette même œuvre du nouvel archevêque, S.Excellence Mgr Gauthier.Le rapport financier a été présenté par la trésorière, Mlle Maria Au-clair.Le rapport du Secrétariat donne les chiffres suivants : depuis juin, 437 maîtresses de maison ont demandé des bonnes : 400 personnes ont sollicité de remploi et 9cS ont été placées.43 demandes ont été faites pour service d'aides maternelles réparties comme suit : 10 pour cas de maternité, 14 pour soin d'enfants, 19 pour soin d'adultes.47 aides maternelles ont demandé du tni' vail et 23 en ont eu.32 jeunes filles ont demandé du travail de bureau.To-tal des demandes : 479 ; total des placements : 121.Les présidentes ou leurs remplaçantes ont donné le programme de chaque comité pour Tannée h venir : Comité des Oeuvres économiques, Mlle Françoise Bélanger : Association professionnelle des Employées de magasin, Mlle Eglantine Phaneuf : Société des Ouvrières catholiques, Mlle Emma Doues-nard : Association professionnelle des Employées de bureau, Mlle M.-Elise Bégin : Association des Femmes d'affaires, Mlle Berthe Letebvre ; Comité d'Economie domestique, Mme Edmond Brossard ; Comité de la Visite des Hôpitaux, Mlle Marie Cypihot : Comité des Questions nationales, Mlle Marie-Ange Madorc : Comité de l'Hôpital Sainte-Justine, Mlle Benoît : Comité de l'Assistance maternelle, Mme J.-A.Lachance ; les Ecoles Ménagères proviiv eialcs, Mme Rose Lacroix : la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises;, Mlle Emérentiennc Chagnon ; la Cour Villa-Maria et la Cour Bonsecours, Mme E.Bouthillier : l'Ecole d'Education Familiale et Sociale, Sœur Gérin-Lajoie et Mlle Antoinette Gérin-Lajoie.Madame Edmond Brossard, organisatrice du Comité de la Croix-Rouge de la Fédération, a soumis un important rapport des activités relatives à cette organisation.• CHEZ LES AIDES MATERNELLES 3 octobre — L'assemblée eut lieu sous la présidence de Mme P.-A.Ro-bichaud et s'ouvrit par le Salut du Saint-Sacrement.M.l'abbé Albert Pineault, aumônier de l'Association, donna une causerie sur "la vie de la grâce dans nos Ames".Le prix de présence fut gagné par Mlle Alice Turcotte.Etaient présentes : Mlles Alice Turcotte, présidente : Rose-Anna Beaudoin, secrétaire ; Marie-Anne Plante, conseillère : Annette Lehoux, Germaine Chcvrier, Colette Morel, Azilda Pard, Marie-Ange Brière, Thérèse Guillemette, Gilberte La-caille, Léda Thcrrien et Marie-Blanche Ranger.La secrétaire • CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASIN 4 octobre — Première assemblée mensuelle, sous la présidence de Mlle Eglantine Phaneuf.Les activités de l'Association, commencées avec les cours du lundi 2 oc tobre, nous ont amené, encore cette année, un grand nombre de nouveaux membres.A tous les membres, anciens et nouveaux, Mlle la présidente souhaita la plus cordiale bienvenue et donna lecture de la lettre de démission de notre dévoué aumônier, M.l'abbé Jean Moreau, nommé vicaire à Saint-Arsène.Les anciennes, le conseil tout particulièrement, regrettent ce départ.M.Moreau laisse chez nous un excellent souvenir.Son dévouement à l'œuvre, ses directives éclairées au Conseil ont toujours été pour nous une aide précieuse.A nos félicitations, nous joignons nos vœux de succès, afin qu'il puisse, 14 LA BONNE PAROLE Montréal dans son nouveau champ d'action, continuer le bien qu'il faisait chez les Employées de magasin.Pour renseigner les nouveaux membres, Mlle la présidente cnuméra et expliqua les avantages que l'Association offre à ses membres tels que les différents cours et la Caisse de secours en maladie.Elle nous exhorta a porter l'insigne de l'Association et à vivre sa belle devise : "travail, honnêteté, bienveillance".Mlle Maria Auclair, trésorière générale de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, adressa quelques mots à l'assemblée et rappela la mémoire de Mgr Bruchési et son dévouement à la cause féminine dans la Province de Québec.Mgr Bruchési est Fauteur de la prière "O Marie, Vierge bénie entre toutes les femmes", récitée à toutes les assemblées de la Fédération.Elle exhorta les membres à coopérer aux œuvres de l'Association, tout en profitant des avantages et privilèges qu'elle nous procure.Le cercle Not rc-Damc-dc-Liesse reprendra bientôt ses séances.Le sujet à l'étude sera "l'Histoire de Montréal".Au programme musical, dirigé par Mlle Pauline Phancuf, professeur au cours de chant, nous avons entendu Mlles Payette, Pauline Phancuf et Antoinette Bissonnette.Le prix de présence fut gagné par Mlle Antoinette Bis-sonnette.Lé a Sauvant • AU COMITE DE LA VISITE DES HOPITAUX Durant les vacances, plusieurs des nôtres ont continué à faire la visite des hôpitaux.A notre première réunion, le tirage de quelques articles a fourni des sous-vêtements, bas, etc., aux malades de l'Hôpital de Fort-Georges, dirigé par les SS.Grises de la Croix.Depuis plusieurs années, nous aidons cet hôpital et nous faisons ainsi œuvre missionnaire.Nous visitons THôtel-Dicu, l'hôpital Notre-Dame, l'hôpital Sainte-Jeanne d'Arc, l'hôpital Saint-Luc, l'hôpital du Sacré-Cœur, le St.Mary's Hospital.Aussi les hôpitaux anglais protestants : Royal Victoria, General Hospital, Western, Grace Dart Home, hôpital pour les tuberculeux, où une des nôtres fait un travail zélé et constant.Nos jeunes filles vont aussi à l'Hôpital Sainte-Justine, au Children Memorial, au Shrincr's Hospital, enseigner le catéchisme aux enfants malades et les préparer à leur première communion.Nous fournissons des livres à la bibliothèque des salles des hôpitaux que nous ne pouvons pas visiter : la Maternité catholique, l'Hôpital Pasteur, l'Hôpital du Radium, l'Infirmerie du Pénitencier Saint-Vinccnt-de-Paul et de la Prison de Montréal ; la prison des femmes.Ainsi, en septembre 1939, nous avons donné 3755 revues et 96 volumes.Mme Albert Dupuis, vice-présidente, fait expédier ces paquets par le magasin Dupuis Frères, à qui nous offrons nos remerciements.Marie Cypiot CONDOLEANCES Les membres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc prient leur secrétaire-archiviste, Mlle Jeanne Lapointe, d'accepter leurs vives condoléances à l'occasion du décès récent de son père, M.Oscar Lapointe. 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