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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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octobre - novembre
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1940, Collections de BAnQ.

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Montréal Canada Octobre - Novembre 1940 t\ BONNE p^ROLE Organe de la Fédération "Nationale Saint']eanSaptiste Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE Souvenirs «*t souhaits, /:.K.-T.1 Jardin de reve, Alice Théberge .Evocation danoise, Madeleine Thibaudeau.5 Chronique des Cercles d'étude.Régina Laboursodière .(•> Sœur Riballicr de< Isles, Georgette LcMoyne.S Journal des œuvres : Chez les Ouvrier»»* catholiques — Chez les Femmes d'affaires — Journée champêtre — Au Comité de la Croix'Rougc — Au Comité de la Visite des hôpitaux — Assemblée générale à la Fédération .10 Le capital humain qu'il faut sauver.Rose LétourneawLaSaUe .14 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert ù unir d'esprit et do cœur les Canadiennes-Françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plui d'efficacité aux œuvrei nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à Pauvre de la Fédération Nationale Saint-Jcan-Baptistc.d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels clic ai:it; puis auprès des ouvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis .$1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communauté* religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke.Lc»t abonnés le ta "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les alonnés ijui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à l'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédéation Nationale, 853 Est.nie Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le Uimanchc excepté : de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone : FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir à Pauvre de la "Bonne Parole" : lo en s'y abonnant; 2o en lui procurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisant lire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire ; 5o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Aumônier : Son Excellence Monseigneur Gauthier.Présidentcs'fondatricet : Madame F.-L.Béiquc et Madame Henri Cérin-Lajoie.Présidente d'homiCU?: Madame Henri Cérin-La-j'oie.Bureau dct direction : Mme Alfred Thibaudcau, présidente générale ; Mme Edmond Brossard.vice présidente ; Mme François Mathys.vice-présidente ; Mlle Georgette LcMoync, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière ; Mlle Jeanne Lanointc.secrétaire-archiviste ; Mme Butta' chc Lctcllicr de Saint-Just, rédactrice de "La Bonne Parole" ; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Berthiaume.Mlle HcdwidfiC Lefcbvre.Mlle Florinc Phancuf.Mme J.-A.Molleur.Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange Madorc, Mme Tancrèdc Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud.Mlle Aima Champoux, des Cercles de Fermières de la Province de Québec : Mlle Eglantine Phancuf.Mme H.Vcgiard.présidente de la section de Saint-Lambert : Mlle Marie "Cypfhot, Mlle Emma Doucsnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance.Mlle Maric-Elisc Bégin.Mlle Emércnticnne Chagnon, présidente de la Fédération des Cercles d'Etude des Canadiennes-Françaises.Les dames patronnesses des Oeuvres suivantes : l'Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de l'Hôpital Saintr-Justinc; l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières Indépendantes; l'Ecole d'Education familiale et sociale; la Cour Bonseoouri des Forestières Indépendantes.Fédérations et sections paroissiales : La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochclaga; Très-Saint-Nnm de lésus.de Maison neuve; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Amhroisc, Côte Saint-Paul, Saint-Joseph, de Bordeaux; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Villc-Emard) ; Saint-Bernardin de Sienne.(Ville de Saint-Michcl).Associations professionnelles : Employées ^ de magasin.Employées de bureau.Femmes ^ d'affaires.Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections : La Nativité de la Saintc-Vicrgc, d'Hochclaga; Côte Saint-Paul.La-chine, Saint-Alphonse d'Youvillc, Sault-au-Récollct.Comités : Comité des Oeuvres Economiques.Comité de la Visite des Hôpitaux, Comité de l'Economie Domestique, Comité des Questions Nationales.Comité de la Protection de la Jeune Fille, Comité féminin du 11le centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies par la Fédération et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fe'de'ratiom paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la lot des licences Législation en faveur des Institutrices et des cm' ployées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux cxpojitionj pour le bien-être de l'enfance # , Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congres Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Liftues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier Xational" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques i Comité de Rédaction de la Bos sr.Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite dej hôpitaux Fichier Central des renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.X.B.— On peut devenir membre de U Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en l inscrivant à son secrétariat : 853, rue Sherbrooke Est.t LA BONNE PAROLE Vol.XXIX Montréal Octobre-Novembre Nos 10 et 11 SOUVENIRS ET SOUHAITS(,) Une respectueuse bienvenue et une profonde gratitude vous accueillent toujours à la Fédération.Directeur de Taction sociale catholique, vous êtes ici chez vous.Permettez-nous, Mgr, puisque vous venez de célébrer un anniversaire, de vous souhaiter : ad multos annos.Nous qui sommes, quelques-unes au moins, beaucoup plus avancées "sur l'océan des âges".Votre présence est requise un peu partout et nous lisons toujours avec le plus grand profit des discours prononcés aux nombreux groupes qui vous sollicitent, recueillant les conseils que vous nous réservez.Nous nous efforçons de mettre en pratique vos directions de vie intérieure, base indispensable à toute oeuvre bienfaisante.Un quart d'heure d'oraison quotidienne et le monde serait transformé.Voulez-vous, mesdames, que ce soit notre résolution inébranlable de ce début d'année, méditant cette pensée : "rien ne soutient" comme de soutenir les autres".Les nuages les plus sombres ont une bordure argentée.En ces jours d'inexprimable angoisse et d'insondable horreur, nos pauvres coeurs ne résisteraient pas à l'angoisse s'il n'y avait le tenace espoir de cette lueur argentée qui triomphera de l'obscurité présente.Cette espérance ou mieux cette certitude que la vie reprendra son équilibre nous est indispensable pour vivre et, en attendant.jl n'y a que le travail et la prière pour nous conserver un peu de sérénité : et quel travail est meilleur que le nôtre pour éclairer nos jours d'une réconfortante activité.Notre travail aide les autres.Il s'agit donc de faire, cette année, une année exceptionnellement bien remplie et que tous les organismes de la Fédération donnent un maximum de rendement.Sans diminuer en rien nos activités ordinaires, en continuant l'admirable travail de la Croix-Rouge, les séances constructives de nos cercles d'étude (dont le thème général est l'observance du dimanche), sans oublier nos missionnaires et nos braves colons de l'Abitibi, les préparatifs du Troisième centenaire de la fondation de Ville-Marie, notre collaboration active à la Survivance Française., etc., nous ferons une plus large part au service social individuel et à une action charitable collective.Il est bon, il est doux, il est réconfortant de se retrouver ensemble au début de Tannée dans cette chère maison de la Fédération qui vit, qui grandit, qui se développe, grâce à votre dévouement et à votre persévérance et nous allons, les unes et les autres, stimuler notre courage en coopérant étroitement à toutes nos oeuvres."Rcsscnons les rangs de toutes nos organisations féminines", lùnsi que nous ccrit madame Beaubien.En regardant avec émotion ce groupe si sympathique qui m'entoure, je vois avec joie et amitié les représentantes de Sainte-Justine, l'Assistance materai) A/locution de Madame Alfred Thibaudeau, présidente générale de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, à rassemblée générale du 28 septembre, que présidait Monseigneur Conrad Chaumont. 2 LA BOKHE PAROLE Montréal nolle, les Foyers, l'Ecole ménagère provinciale, l'Ecole ménagère familiale et combien d'autres ! Je salue avec une reconnaissance particulière nos journalistes dont les services sont inappréciables.Que ferions-nous, de nos jours, sans un peu de publicité.Allons donc la main dans la main et parfois le sourire aux lèvres vers cet appel qui comporte l'oubli de soi pour l'amour du prochain.Depuis notre dernière réunion générale du printemps, la Fédération a été douloureusement éprouvée par la mort de Mi»r Gauthier, notre directeur, notre conseiller, notre ami, depuis le début de l'oeuvre, dans les bons et les mauvais jours.Son départ nous laisse une grande tristesse avec une confiance parfaite qu'il nous continue sa fidèle protection.La dernière que nous avons entendu Mgr Gauthier c'était à la cathédrale, prononçant de sa voix claire et pénétrante l'inoubliable oraison funèbre de Mgr Bruchési.Perdue dans la foule, la présence de Mgr étant invisible à nos yeux, nous étions devant une chaire vide et la voix semblait tomber du ciel.La vie de Mi:r Bruchési se déroulait devant nous avec une éloquence à nulle autre pareille.On sentit passer dans l'auditoire le frisson que suscite la vraie éloquence.Heure unique et poignante qui fut la dernière.La grande voix s'est tue.l'ai nommé Mijr Bruchési, son nom vénéré est lié à la fondation même de la Fédération.C'est urâce à lui qui a permis, béni, encouragé, et soutenu ses débuts laborieux, que cette chose si nouvelle d'un groupe d'action sociale féminine a pu triompher de tous les obstacles et sa protection n'a jamais cessé de nous entourer de sa clairvoyante intelligence.Nous sommes heureuses de déposer ici Phommage de notre respectueuse gratitude.Mur Deschamps a souvent et avec bienveillance présidé nos assemblées, ici même, dans cette salle, où l'année dernière encore il nous manifestait son intérêt par les nombreuses questions qu'il posait sur les différents rapports présentés.Le bon Mgr Deschamps est mort et j'essaie de m'imagincr l'inexprimable bonheur de nos trois archevêques et évèques dans ce Paradi- dont ils nous ont donné un avant'goût par la perfection de leur vie de prière et de labeur.Leurs noms restent intimement liés à tous les développements de la Fédération.Nous avons aussi perdu, il y a quelques mois, notre trè> aimée vice-présidente, madame Mathys, dont le nom est synonyme d'inlassable générosité et d'amitié dans son sens total.L;i "Bonne Parole" a déjà exprimé quel regret sa place vide nous laisse au coeur.En terminant, Monseigneur, Révérendes Soeurs.Mesdames, j'aimerais vous rappeler cette pensée de saint Thomas que vous connaissez tous, qui non- est chère et sur laquelle nous pouvons méditer à l'infini : "La Paix est fille de l'Amour et ne peut régner dans les individus et les peuple- sans l'amour qui l'alimente : pas plus qu'un fruit ne peut mûrir sur sa tige, sans la racine qui le nourrit .(Vest la haine substituée à l'amour qui bouleverse l'univers en ces jours cruels.Tournons-nous vers la Paix de l'amour, cette paix qui semble si éloignée du monde en délire et conservons-la tout d'abord dan- notre coeur, avec l'espérance.Que l'espérance, notre fidèle compagne de route, chemine sans cesse à nos côtés et continuons à faire violence au ciel afin que le printemps qui refleurira nous apporte enfin le premiei de Unis les biens : la divine paix.Mais, le printemps semble bien loin et l'hiver bien long, en cet aube de 1 automne qui n'a pas encore rougi nos bois et nos forêts.Demandons que ce miracle de la Paix (puisqu'il faut un miracle pour l'obtenir), se produise à Noël quand toute la Terre chantera: "Paix sur la terre .E.R.-T.05 Mont rtal LA BOHHE PAROLE FRAGMENTS EPISTOLAIRES Jardin de rêve FIN D'HIVER La sève n'est pas remontée sous Pécorce que j'ai le printemps dans rame ! Je préparc, en secret, un jardin de rêve.Je vis plongée dans les ca' talogucs.les magazines, les revues d'horticulture et je me crée un jardin merveilleux, au pays des fleurs.Hélas, elles seront lentes à germer "de mon cœur à mes yeux", mais enfin.Pété viendra.La neige n'a plus son reflet satiné, elle devient spongieuse et diminue chaque jour.Le chemin perd sa blancheur.Des glanons pendent encore aux vignes et miroitent au soleil.La rivière commence à se dégager au bas du jardin.L'eau sort, ça et là, et s'étale sur de grandes galettes de glace.On vit dans l'attente du printemps.N'a-t-il pas déjà fait son apparition en ville ?Pour les enthousiastes de la mode, ce ne sont pas les branches en fleur qui annoncent le retour du printemps mais un chapeau de paille tout neuf et si coquet, quand il gèle — sous zéro ! Et qu'est-ce qui nous fait dire un beau matin : le printemps est venu.Il y a le calendrier mais on sait bien qu'on ne peut s'y fier.Quant aux corneilles, elles ne font sûrement pas le printemps ! Ne croyez*vous pas qu'il arrive sans qu'on s'en aperçoive ?C'est une présence invisible, une sorte de mystère que les enfants frôlent de plus près que nous.Les écoliers le sen' tent dans Pair, dès qu'ils peuvent jouer leurs premières billes sur le pas des portes et les petites filles reconnaissent bien sa trace, lorsqu'elles enfoncent, comme du mica, la mince couche de glace, sur l'eau des pavés, tandis que nous nous plaignons que le printemps tarde à venir.Pourquoi ne savons* nous même pas contempler son "visage d'aurore", cette pure lumière qui en' veloppc toutes choses d'une bénédiction ?Nous attendons qu'il ouvre notre porte, qu'il vienne mettre sa caresse sur nos épaules.ETE Je passe l'été à courir comme une fourmi, dans mon jardin, à le défen-dre contre les pucerons, les moucherons, les sauterelles et les petites bétes à bon Dieu.La férocité de ces bestioles est inimaginable.Elles s'arrachent mon jardin, morceau par morceau.Chacun veut dévorer une feuille, une fleur, une plante.Les araignées étendent leurs filets de chasse partout et les lima' ces sont pires que des corsaires.Et que dire des moustiques, de la chaleur, de l'humidité ! Ah ! qui rendra la paix à mon jardin.Voici que le désordre gagne les fleurs.Elles sortent de leur rang, rompent les lignes, s'écroulent pclc-mcle, en zigzags, comme des équipes au jeu de foot'bail.Certaines devraient pour* tant donner l'exemple.Que peut-on penser des pétunias, qui occupent une place d'honneur, qui portent des noms rares et qui se conduisent comme de vulgaires fleurs des champs ?Jamais les vieux plants vivaces n'oseraient agir de la sorte.Les annuelles appartiennent à la jeune génération, vrai' ment trop indisciplinée, mais les fleurs sont toutes si belles qu'on les aime, 4 LA BONNE PAROLE Montréal maigre leurs caprices.11 y a les sentimentales, comme les marguerites géan* tes, qui préfèrent mourir que d'être séparées et qui s'accrochent désespérément entre elles quand je veux les cueillir.D'autres détestent le contact de leurs voisines, refusent de fleurir si on ne les isole pas.Il y a les tendres, les timides, les gaies, les mélancoliques et tant d'autres ! Vous aimeriez peut-être que je vous raconte autre chose.Et moi je ne pense qu'à dire : Vive l'été ! Je ne me lasse pas, malgré tout, de jouir de 1 air, de la lumière et de sa douceur qui m'enchante.Toute la beauté du monde semble nous prendre par la main.Et puis, l'été, on se rapproche des êtres, et cela me plait.Même quand la nuit vient, j'écoute la voix des passants sous ma tenêtre.Avez'vous remarque comme les voix sont différentes la nuit ?Elles ne résonnent pas aussi clair ; on dirait qu'elles sortent d'une brume ou que la rue vide est devenue profonde comme un puits.Sur la rampe du jardin, viennent s'ap-puyer toutes sortes de gens.Des entants, qui crient d'admiration en montrant une rose ; des petits gardons extasiés devant les pommes : des amoureux, au cœur plein de rêverie : et d'humbles femmes qui se penchent avec tendresse, en caressant les fleurs de leurs yeux.Elles me parlent - >uvcnt, avec une belle simplicité : "C'est bien beau ! Vous avez toujours de m belles fleurs !" Vous aimez les fleurs — ai-je demande à l'une d'elles.'"Si je les aime ?Je les aime que c'est quasiment une maladie ! aussi je manque jamais d'arrêter pour admirer les vôtres".A toutes ces inconnues dont j'ignore souvent le nom, j'aimerais pouvoir donner tout un petit jardin ! Saint'Jérôme juin, 1940.Alice T'héberge SOUSCRIPTION De nouveau nous venons faire un appel pre—.m: à tous les membre- et amis de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.en faveur de In souscription inaugurée il y a quelques mois et qui avait pour objet d'aider la Fédération à poursuivre ses belles oeuvres, à agrandir et à embellir -a maison d'oeuvres, sise à l'angle des rues Sherbrooke et Saint-André.Pour des raisons incontrôlables, l'organisatrice de la souscription a différé la date de la clôture du grand concours de dons, qui est la forme de la souscription.Ce concours se clôturera le \l> mars 1941.Nous espérons que toutes les personne- qui profitent largement du magni tique apostolat qu'exerce la Fédération auprès de toutes les classes de la société : mères de famille, petites ouvrières, employées de magasin et de bureau, femmes d'affaires, aides maternelles, malades des salles publiques dans les hôpitaux, cercles d'étude, femmes d'oeuvres, se rendront à notre pressant appel dans un mouve ment de généreuse reconnaissance.L'organisatrice du concours : Maria Auclair Jfeu ifl.Alexandre llacoste Les membres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste prient leur présidente d'honneur.Madame Henri Gérin-Lajoie, d'agréer l'expression de leurs vives sympathies, à l'occasion du récent décès de son frère, M.Alexandre Lacoste.Leurs sympathies s'adressent également à Madame Lacoste et à toute la famille de M.Lacoste. Montréal LA BOJ^ME PAROLE 5 ^iiiiBMiliiiiiiiaiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiniiim 1 EVOCATION DAKOISE j Depuis l'invasion du Danemark, je pense bien souvent à la belle histoire de l'Evoque Absalon, le grand Danois qui fonda la ville de Copenhague en 1176.On sait peu de choses du petit garçon qui se nommait Axel, et qui devint le plus grand évoque du Nord, sous le nom cFAbsalon.Ministre général sous deux rois, Waldcmar 1er et Canut IV: guerrier intrépide et inlassable, qui voyait loin et qui voyait juste, évéque de Copenhague "le Havre des marchands", de Roskild la nécropole des rois Danois : primat de Suède, de Norvège et du Dane* mark, i! comprit qu'il fallait tout d'abord arrêter les incursions des Pirates slaves qui venaient de la Baltique ravager le Danemark.Il leur fit une guerre sans merci, les battit partout et, pour rendre ses victoires plus durables, il alla jusqu'à leur île de Rugen et détruisit le temple et l'idole Svantévit, devant laquelle était déposé le butin de guerre, avant le partage.Durant les années de paix, il s'occupait à construire, faisant des lois, organisant le pays, qui, malgré les guerres, les incendies, et les épidémies, retrouvait toujours sa prospérité, grace à la richesse de la pêche.Il ne s'occupait pas seulement du royaume et des hommes.Il pensait aux ames et fit venir l'abbé Guillaume, de Sainte-Geneviève de Paris, pour reformer les monastères.Durant une campagne lointaine, ses ennemis à la cour firent de leur mieux pour lui nuire et le remplacer ; l'cvcque sut ce qui se passait, revint à la hâte et sauva la paix intérieure.Il avait été le premier étudiant danois à l'Université de P.iris.Mais les Danois avaient alors, comme de nos jours, hélas ! des voisins rapaces et sans honneur.Frédéric Barberousse fit dire à l'cvcque Absalon qu'il avait l'intention, de par la loi du plus fort, de s'approprier les terres nouvelles conquises par les Danois sur les pirates.Mais on ne plaisantait pas avec le grand évéque qui refusa net.Et sachant que l'empereur venait l'attaquer avec 600 vaisseaux, il se cacha avec ses 30 gros navires, dans les îles Danoises, tomba à l'improviste (le mot ''blitzkrieg" n'était pas inventé) sur l'ennemi surpris, sema le désordre partout, coula des bateaux, et la flotte allemande s'enfuit.Barbe-rousse dut consentir à ce que les Danois gardassent leurs conquêtes.Mort en 1201, après avoir glorieusement servi sa patrie, l'cvêque Absalon a sa statue à Copenhague, en armure, sur un grand cheval de bronze, prêt à se battre î Depuis des siècles il monta la garde, voyant grandir autour de lui la belle capitale qu'il avait fondée, devenue une ville infiniment harmonieuse, qui règne sur les eaux.Les ruines du fort qu'il construisit existent encore sous le Christianborg.O Evéque Absalon, qui autrefois saviez voir juste et loin, comment n'êtes-vous pas revenu pour défendre votre pays lorsque l'armée allemande l'a envahi, sans respect pour les traités, pour sa neutralité, et son droit à la liberté ! Vous aven du frémir en voyant votre vieil ennemi entrer cher: vous ! Barberousse s'est vengé.Pourquoi n'êtes-vous pas revenu ?Si vous aviez été là, vous auriez deviné l'agression, vous auriez su quoi faire, et l'allemand ne serait pas dans votre beau Danemark à le piller et à l'opprimer.La nuit et le silence régnent sur votre pays qui était paisible et calme, qui avait trouvé une si heureuse for' mule de vie, et qui avait su créer de Tordre et de la beauté.Bientôt le jour renaîtra et l'agresseur, condamne par Dieu, les hommes et l'histoire, sera vaincu ! mais que le temps de l'épreuve est dur ! O grand évéque, le Danemark a besoin 6 LA BOHHE PAROLE Montréal de vous, votre pays souffre, levez-vous ! la paix de l'éternité est trop douce.II vous reste une tâche à remplir, revenez vous battre.Il vous faudrait aujourd'hui un avion de combat.^Vcnez libérer votre patrie, comme autrefois, des pirates et des hordes barbares qui ont semé la tempête en Europe.Les païens veulent détruire notre civilisation et le chritisanisme.O évêque Àbsalon, venez aider les hommes de bonne volonté et, avec l'aide de Dieu, la justice et la liberté triompheront.Mad e le in c T/i iba udeau Chronique des Cercles d'étude Activités du Cercle jeannc-Mance de la F.C.E.C.F.pour Vannée 1939*40 Notre joie de reprendre nos activités fut vite assombrie dès notre première réunion, le 11 septembre dernier, lorsque Mademoiselle Irma Fran-cœur nous annonça sa démission comme présidente.Malgré toutes nos instances et tous nos regrets, impossible de garder au poste cette chère presi-dente qui nous avait prodigué son inlassable dévouement depuis cinq ans : vu les circonstances, sa décision est irrévocable.Force nous fut donc d'en prendre notre parti, et d'essayer de nous en tirer le moins ma! possible.L'œuvre de nos devancières était là, devant nous, avec tout le bien que nous leur devions : c'était un devoir de justice qui se dressait.Ce fruit de leur dévouement méritait bien le meilleur de nous-mêmes.L'année s'ouvre par la retraite fermée prechée par le Révérend Pcrc Antoine Pelletier, du 6 au 9 octobre.Neuf membres l.i suivirent et en sortirent l'Ame inondée de paix et de douce joie surnaturelle.PuissionsMious conserver toujours cette tradition de la retraite fermée annuelle, indispensable à la formation de vrais membres de Cercle d'étude, c'cst'à'dirc à la formation de véritables chrétiennes dans le détail de leur vie quotidienne.La féte de rimmaculcc'Conception étant notre féte patronale, nous avons voulu la signaler particulièrement par un salut du Très-Saint-Sacrement et une consécration à la Sainte Vierge le soir de la réunion suivante.Le M janvier, premier dimanche après l'anniversaire de la fondation du Cercle, nous eûmes la messe suivie d'un déjeuner en famille, et de la bénédiction du Très-Saint-Sacrement pour remercier Dieu des faveurs venues par le Cercle durant l'année précédente, et pour implorer ses bénédictions et ses lumières sur i'année à venir.SA GESSE Vivez selon vos moyens et faites des réserves.L'épargne régulière assure contre les mauvais jours et apporte la sécurité, le confort, l'aisance.Vous prendrez des habitudes d'économie lorsque vous aurez un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale ACTIF, PLUS DE $150,000,000 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal Montréal LA BOHNE PAROLE 7 Les séances d'étude commenceront véritablement le 16 octobre.Sous la direction du R.P.Lorenzo Richer, S.J., notre dévoué aumônier, les Evan' gîles de l'Annonciation, de la Visitation, de la Nativité de saint Jean-Bap' tiste furent étudiés en détail : a) explication des textes qui pourraient comporter quelque obscurité : b) réponses aux objections qui pourraient naître ; c) leçons qui s'en dégagent ; d) applications pratiques.Les travaux de Tannée furent d'abord, suivant le programme de la F.C.E.C.F., "La préparation chrétienne de la jeune fille au mariage" : 10 Préparation morale ; 2o Le choix du mari ; 3o Les fréquentations.Etude de l'Encyclique "Casti Connubii" sous forme de questions.Les autres tra' vaux s'intitulent ainsi : Une journée de pèlerinage à Notre-Dame du Laus — L'artisanat à l'Ile Sainte-Hélène — L'organisation corporative — Impressions d'Europe (récit de voyage) — Campagne pour un Noël chrétien — L'idéal — L'apostolat du sourire — L'Institut Notre-Dame de la Protection — Un débat pour préparer les esprits au sujet de la réunion intercercle : "La jeune fille et les sports".En vue de la célébration du 3e centenaire de la fondation de Montréal, 11 y eut une étude biographique de Marguerite Bourgeoys et une autre de Mère d'Youville.La documentation de ce dernier travail nous permit de visiter avec plus d'intérêt le tombeau de Mère d'Youville et la maison-mcrc des Sœurs Grises, rue Guy.Ici, nous devons un merci bien reconnaissant à Mademoiselle Hélène Beaudoin, de l'Ecole des Guides touristiques, car c'est par elle que nous eûmes accès au tombeau de Mère d'Youville et aux pièces reconstituées qui lurent le berceau de sa fondation.Le 2 2 janvier, notre partie de cartes annuelle nous ramenait nos anciennes et nos amies.La propagande de l'Achat chez nous se fait par la distribution du mot d'ordre mensuel et par la pratique des membres d'encourager d'abord les nôtres toutes les fois que la chose est possible.Nous eûmes au cours de l'année 16 réunions d'étude, avec une présence moyenne de 17.S sur une inscription de 21 membres et 5 aspirantes.Comme Cercle, le C.J.M.ne prend officiellement part à aucune activité particulière mai- suivant sa devise "S'éclairer pour rayonner", chaque membre collabore individuellement à différentes activités d'Action catholique, chacune suivant >n milieu et ses aptitudes personnelles.La présidente du Cercle Jeanne-Mance : Rcgma Liibourunlicrc VOl'LEZ-VOUS AIDER A CACNER LA CUERRE?AvcZ'VOUS réfléchi aux avantages offerts par les Certificats d'épargne de guerre comme placement pour votre argent ?Vous croyez qu'en achetant un certificat ou des Timbres d'épargne vous accomplisse: simplement un devoir patriotique.Mais non ! vous faites aussi un bon placement car les Certificats et les Timbres d'épargne sont un des meilleurs placements que vous puissiez faire : ils sont garantis par le Dominion du Canada : ils rapportent 1% par an si vous les conservez jusqu'à l'échéance : au bout de sept ans et demi vous recevrez 2 3 r/t de plus que ce que vous avez déboursé en les achetant.De plus, l'achat régulier des Certificats d'épaigne de guerre vous encourage à économiser de l'argent que vous gaspilleriez probablement en futilités.Quand vous achetez des Certificat ou des Timbres d'épargne de guerre vous aidez à gagner la guerre et vous vous rendez aussi service à vous-même. 8 LA BONHE PAROLE Montréal Soeur Riballier des Isles "Calme et douce dans sa vie, elle fut calme et douce devant la mort".Ecclésiastc Le 7 octobre dernier, mourait à l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, dans sa septième année de vie en religion, Tune des religieuses les plus estimées de la communauté, la R.Sœur Gabriclle Riballier des Isles.Sœur des Isles était fille unique du baron Carlos Riballier des Isles, ancien consul de France à Washington, puis à Terreneuve, et de Mary Bradley, de Québec, tous deux décédés à Montréal, depuis de nombreuses années.Cette mort, survenue après une courte maladie, cause dans un cercle très étendu une peine profonde qu'entretiendra le souvenir des solides et aimables vertus, de la distinction innée, de la grande délicatesse de sentiments et de procédés, de celle qui fut, dans le monde, une femme de bien dans toute l'acception du mot, et devint ensuite une parfaite religieuse.La Fédération nationale Saint' Jean-Baptiste a profité largement des hautes qualités de cœur et d'esprit de la chère disparue.Aussi lui garderons-nous toujours une pensée d'affectueuse et de vive reconnaissance.De sa longue carrière apostolique à la Fédération, nous ne voulons signaler que quelques-unes des initiatives qui révèlent toute sa bonté et son irrésistible penchant pour ceux qui souffrent.La première fut la fondation, en 1923, du Comité de la Visite des hôpitaux qui avait, pour premier objet, la visite aux malades catholiques hospitalisés dans les hôpitaux protestants.Ces visites devaient lui révéler l'une des misères humaines les plus profondes : celle de tous ces petits infirmes, de familles pauvres ou peu fortunées, handicapés pour la plupart dans leurs plus légitimes aspirations, par le manque d'instruction et de préparation professionnelle.Sans doute quelques-uns, des moins timides, fréquentaient la magnifique et si hospitalière école anglaise "School for Crippled Children" mais ne fallait-il pas créer pour les Canadiens-Français ce que nous enviions aux Anglais ?Et c'est ainsi que jaillit, du cœur et de l'esprit de Mlle des Isles, l'idée d'une école pour les petits infirmes canadiens français.Par suite des circonstances, cette école fut peu après, en 1926, confiée à l'hôpital Sainte-Justine qui accueillit avec tendresse tous ces petits et les mit sous les soins maternels de Mme T.Bruneau de qui elle devint l'œuvre de prédilection.Six années plus tard, en 1932, à la demande même de l'hôpital Sainte-Justine, la Commission des Ecoles catholiques de Montréal prenait sous son contrôle, afin de lui donner un caractère officiel, l'œuvre de Mlle des Isles.Ces faits résument l'origine de l'Ecole Victor-Doré.Nous ne pouvons rapporter ici toute l'action accomplie dans l'ombre, avec la plus admirable charité, par Mlle Riballier des Isles envers tous ceux qui venaient lui confier leurs peines.Mais personne ne s'étonna de la voir se diriger, après la mort de sa mère, vers l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, où devait l'accueillir avec grande joie son amie de toujours.Mère Marie Cérin-Lajoie.Sœur Riballier des Isles devint, peu d'années après son entrée en religion, supérieure du Foyer Saint-Luc, une belle et accueillante maison, héritage de ses parents et dont elle avait doté l'Institut.C'est à son foyer d'autrefois, où chaque pièce était restée la même avec ses meubles, ses tentures, ses bibliothèques, ses grands portraits de famille, ses objets d'art, ses souvenirs que, dans l'atmosphère de paix et de douceur où elle avait etc élevée, Sœur Gabriclle devait passer, en Montréal LA BOXÇHE PAROLE 9 faisant le bien, les dernières années de sa vie.Sœur Gabrielle n'est plus, mais son souvenir et son esprit vivront au Foyer Saint'Luc.C'est avec un grand sentiment d'affliction que la Fédération s'unit à la R.Sœur Supérieure de l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil et à toutes ses soeurs en religion, aux nombreux amis et à tous ceux qui ont aimé et qui pleurent cette sainte femme.GEORGETTE LE MOYNE OCTOBRE ET NOVEMBRE Octobre : Mois consacré à la Sainte Vierge sous le vocable de Reine du Saint-Rosaire.Prions Marie, secours des chrétiens, refuge des pécheurs.Demandons-lui son aide, chaque jour, afin que, même par les plus humbles besognes, nous nous sanctifions.* * * Novembre : Mois des morts.Avons-nous gardé le souvenir de ceux que nous avons, un jour, tant pleuré?Ne laissons pas s'estomper leur image, ne les oublions pas.Ils ont besoin de nous priions pour eux.LE CON(ïRES DE LA SOCIETE CANADIENNE DE L'HISTOIRE DE L'EGLISE CATHOLIQUE La Société canadienne d'Histoire de l'Eglise catholique a tenu un septième congrès annuel, les 1er et 2 octobre derniers, à Sherbrooke.On aura parcouru, dans les journaux, la liste des conférenciers, hautes personnalités du monde tant civil que religieux.Les sujets traités dans les diverses conférences ont fourni des leçons susceptibles de nous prémunir contre les assauts que peut éventuellement subir encore notre Eglise canadienne.Les travaux portaient sur les astuces du mouvement voltairien au Canada (M.Séraphin Marion) : la pieuse et insidieuse démagogie de la Mennais préparant chez nous la rébellion de 1837 (M.le chanoine Michel Couture) : les prétentions et préjugées des membres de l'Institut Canadien, défenseurs de Guibord (M.l'abbé Maurice O'Bready) : les allégations erronnées du prêtre apostat Chiniquy (M.l'abbé Arthur Maheux).De solides études furent présentées par le R.P.Léon Pouliot, sur les états mystiques des Indiens au Canada : par Mlle M.-Claire Daveluy, sur Jeanne Le Ber, des leçons, toujours éloquentes et tonifiantes, par d'éminents patriotes tels que Son Eminence le cardinal Rodrigue Villeneuve, primat de l'Eglise canadienne ; Son Excellence Monseigneur Philippe Desranleau, Coadjuteur de Sherbrooke : M.l'abbé Elie Auclair et le Supérieur du séminaire : M.l'abbé Arthur Sideleau : et quelques laïcs de marque.On a procédé aux élections générales de la Société et, au président général sortant de charge, M.l'abbé Lionel Groulx, succéda l'honorable W.H.McGuirc.Jfeu 31 a b p paires de petits bas : 27 gilets de lit : 9 écharpes : 21 blouses de chirurgiens : 37 robes de réfugiées : 45 chaussettes : 60 taies d'oreil- î: LA BOXXE PAROLE Montréal lers ; 1 passcmontagnc : 2 robes de chambre : 3 chandails ; 21 bandes triangulaires : 2 menottes : 334 rouleaux de bandages ; 26 tuques ; 9 bas de lit.Total : 916 morceaux.Rapport de septembre 143 bonnets: 13 paires de mitaines: 66 paires de chaussettes: 24 passe-montagne : 43 foulards : 2 gilets de bébé : 44 pullovers : 2 paires de gants ; 1 paire de poignets : 4 chandails pour réfugiées : 9 gilets de lit : 39 chemises : 34 robes : 24 mouchoirs : 1 pyjama : 36 draps : 7 piqués Hampton.Total : 492 morceaux.Mme .1.A.Nolin a fourni 12 heures de travail et Mme Sylvain, 3 heures.Un groupe de jeunes filles, élèves de Mlle Hélène Lefebvre, a travaillé 63 heures Mme /.-/.'Emery L'Espérance • COMITE DE LA VISITE DES HOPITAUX En reprenant ses activités, le comité a terminé, avec un assez bon résultat, le tirage annuel qui a pour but de venir en aide aux missions des Père- Oblats.Ce tirage aidera l'hôpital incendié d'Albanv.Baie James, mission de Son Ex.Mgr Bclleau.Sans mentionner les revues que les dames visiteuses apportent en visitant les différents hôpitaux, la bibliothèque circulante a distribué dans les hôpitaux que nous ne pouvons pas visiter 35.4iS7 revues ainsi que 11.207 volumes, soit à l'Hôpital Pasteur, à l'infirmerie de la prison de Bordeaux, à l'Institut du radium, etc.Des jeunes filles dévouées visitent les petits malades du Shrincr 911 EST, AVENUE MONT-ROYAL (angle Saint'André) L'ÉCONOMIE est nécessaire à qui veut réussir.L'ouverture d'une compte d'épargne est donc un acte indispensable que vous devez accomplir sans aucun retard.La Banque Provinciale du Canada SIEGE SOCIAL : 221 RUE SAINT-JACQUES OUEST, MONTREAL.318 succursales et bureaux M Où l'épargnant dépose ses économies Henry Birks & Sons Limited DIAMANTAIRES Articles religieux — Répartitions Joaillerie — Orfèvrerie — Horlogerie PHILLIPS SQUARE — MONTREAL Vire la Canadienne PARMI les qualités qui ont distingué nos mere- canadiennes, nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage.JEUNES FILLES.JEUNES MERES, tenez à honneur de contii uer ce bel exemple.Pour pratiquer l'économie il n'y pa^ de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'EPARGNE De la Cité et du District de Montréal Nous vous réservons toujours le meilleur accueil, quelque petites que soient les économies que vous voudrez bien nous confier.Nous vous donnons la sécurité la plus certaine.Le directeur'gêneral, T.-TAGGART SMYTH Bureau principal et 24 succursales à Montréal.Imprimé par l'Imprimerie Modèle Limitée, 1206 eat, rue Craie, à Montréal.
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