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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
Contenu spécifique :
décembre 1940 - janvier 1941
Genre spécifique :
  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1940, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Décembre 1940 Janvier 1941 PAROLE Organe de la Fédération Rationale Saint'JééwBdptistt Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE Bonne Année !, Yvonne LctelUcr de Saint'just .1 Noël en Angleterre, Barclay Carter .2 Le huitième agneau (Conte de Noël).Soltnigtr Hone .4 M.l'abbé Baudoux à la Fédération, M.'A.Madore .5 Une exposition de poupées, M.'A.M.5 Méditation de Noël .„.6 Feu Madame L.'H.Timmins .7 La beauté maternelle (poème) .8 L'histoire de l'Association des Employées de Manufacture .8 Journal des œuvres: Chez les Employées de magasin — Chc: les Aides maternelles — A l'Association des Femmes d'affai' rcs — Chez les Ouvrières catholiques — Au Comité de la visite des hôpitaux — A la Section de la Croix'Rougc .9 Vœux, Eglantine Phaneuf .14 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'csrrit et de cceuf les Canadiennes-Françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous lei domaines de l'activité féminine.lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les tannes volon-ter.désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à Pauvre de la Fédération Nationale Saint-Jcan-Baptistc.d'abord auprès des diverses a«sociations qui la composent et des comités par les* quels elle acit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis .$1.00 par an Union po«talc.SI .30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédération! paroissiales et des communautés rcligieuw i Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale S •¦ • ' Baptiste.S53 Est, rue Sherbrooke.Les abonnes le la "Bonne Parole" fouillent dej privilèges de 1a Fédération Nationale Sunt-T.-.Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelle! ei voudraient devenir membres actifs de la Pédéi Nationale n'ont qu'a s'inscrire, en tout tempi.au sccretari.it de la Fédéation Nationale.-5* Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, dimanche excepte : de 10 heures à midi i de 2 heures à 5 heures p.m.— Télé] tenac 2665.Toute personne peut concourir à l'cruvn ! la "Bonne Parole" : lo en s'y abonnant; Zo en 1 .i procurant de nouveaux abonnés; "Sn en la fai lire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire ; 5o en sollicitant des annonces à son intention.Ln Fédération Nationale Snint-Jenn-Raptiste Aumônier : Son Excellence Monseigneur Gauthier.Présidentes-fondatrices : Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-Lajoie.Présidente d'honneur : Madame Henri Gcrin-La- joie.Bureau de direction : Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale; Mme Edmond Brossard.vice* ; résidente : Mme François M.ithys, vice-pré-dente ; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair.trésorierc ; Mlle Jeanne Lapointc.secrétaire-archiviste ; Mme Eusta-che Letellier de Saint'Just, rédactrice de "La Bosse Parole" ; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Bcrthi i Mlle Hcdwidcc Lcfehvre.Mlle Plorine Phaneuf, Mme J.-A.Molleur, Mme Albert Dup lis, Mlle Laura Robert.Mlle Marie-Ange Madore, Mme Tancrèdc Jodoin.Mme P.»A.Robi-chaud, Mlle Aima Champoux, des Cercles de Fermières de In Province de Québec ; Mlle Eglantine Phaneuf, Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert : Mlle Marie t Cypihot, Mlle Emma Doucsnard, Mme J.-'.-E.L'Espérance, Mlle Mari Elise Begin.Mlle Emérentienne Chagnon, .(Je |, Fédération des Cercles d'Etude des C inadicnnes'Françaises.' ¦ .'• ¦¦« des Oeuvres suivantes : PHôpil 1 \v •:¦-Dame: le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Mater» nclïe.Ici Ecole» Ménagères Provinciales, la Fédé-rit:', n dei Cercle! d'étude des Canadicnne«-Fran-çaiscs, les Cercles des Fermières de la Province de Q ébec; la Cour Vill.vMnria des Forestières In-dépendantes; l'Ecole d'Education familiale et sociale; la Cour Bonsccours des Forestières Indépendantes.Fédérations et sectinn* rv.t-iup à prier passionnément.Avec un doux bruit de sanglots, elle demande à son de lui inspirer, mais là, tout de -une.sans tarder une seconde, l'idée d'un scr vice à rendre, d'un sacrifice à faire, enfin d'un élan d'enfant sage qui pourrait promptement la réhabiliter.Mais, que faire, ô mon petit Jésus, quand m st ainsi, si petite et toute seule au milieu de la nuit?Soudain, un bruit strident et bien connu remplit la maison.C'était la petite Thérèse qui s'éveillait là-haut et sa voix perçait la nuit.Elcctriséc, Marinette bondit : une idée brillante a envahi son petit cerveau aux aguets.La bonne ac tion qu'elle cherchait, mais la voilà justement! C'est elle qui va consoler le bébé, évitant ainsi à sa maman la fatigue de se lever.Comme une colombe au vol.la petite tille s élance dans l'escalier et monte en courant, déjà tout enveloppée d ombre.Bientôt, elle est auprès du berceau, perchée sur une chaise et gazoufl' M 07i trcaî LA BOXKE PAROLE 5 tant avec tendresse."Ne pleure pas, Thérèse, ne pleure pas, je vais te chanter mes chansons".Aussitôt, sous les yeux du petit enfant complètement pacifié, le visage de Marinette s'illumine et sa voix monte comme un chant d'oiseau: une petite voix si tremblante et si douce que la maman, mi-éveil lée, se rendort aussitôt, rêvant aux anges."Au clair de la lune"."Ah, vous dirai'je, Maman".Hélas, après chaque chanson, la petite consolatrice, périssant de sommeil et de froid, tente en vain de s'en aller.Aussitôt, Thérèse fronce les sourcils, ouvre sa bouche et la grande sœur recommence avec dévouement la tâche qu'elle a choisie."O Ca* nada"."Little Jerry Jingle".Ce n'est pas encore assez.Les petits pieds de Marinette sont de plus en plus gelés, ses yeux se fer' ment, elle n'en peut plus.Héroïquement, elle commence sa nouvelle chanson de Noël, qui a cinq couplets : "Les petits bas de Jésus".On ne saura jamais laquelle des deux fillettes s'est endormie la première.Mais, en rentrant de la Messe de Minuit, le papa a été bien étonné de voir un petit être profondément endormi auprès du berceau.Il y a eu, le lendemain, des explications attendrissantes et c'est le petit Jésus qui a été le plus content.11 a eu huit agneaux, à part le boeuf et l'âne, pour réchauffer ses pieds.Solange HONE M.l'abbé Bâudoux à la Fédération Lors de son passage à Montréal, en octobre dernier, M.l'abbé Maurice Baudoux, curé de Prud'homme, Saskatchewan, secrétaire général de l'Association catholique franco-canadienne, fut rec.ii par les membres du Bureau de direction de la Fédération nationale Saint'Jcan-Baptistc.M.Baudoux exposa les réclamations qu'il avait laites à Radio'Canada pour obtenir, pour les Provinces de l'Ouest, plus de programmes radiophoniques en français.Il suffirait, a-t-il dit.de permettre aux bonnes émissions françaises, faites à Montréal ou à Québec, de se faire entendre sur tout le réseau canadien de Vancouver à Halifax où les 750,000 canadiens français disséminés partout auraient le plaisir d'entendre le verbe français.La situation à ce sujet s'est un peu améliorée, a ajouté M.Baudoux.mais nous demandons davantage et nous espérons bien, un jour ou l'autre, l'obtenir.M.-A.MADORE UNE EXPOSITION DE POUPÉES A l'occasion Je la visite à Montréal de Son Excellence le Ministre de France au Canada et de madame Ristelhueber, madame Henri Coursier, femme du Consul de France, eut l'heureuse idée d'organiser une exposition de poupées représentant des personnages de l'histoire de Montréal et des paysannes des pnv vinees de France.Celles-ci avaient été composées et exécutées par des élèves de l'Ecole de- Beaux-Arts, celles-là avaient été présentées au concours organisé par la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc, sous les auspices de la Commission du Troisième centenaire, en juin dernier.La Fédération remercie monsieur et madame Coursier de leur délicate attention qui a permis aux poupées canadiennes de rendre visite à la France sur le sol canadien.Cette exposition de poupées a été tenue au Consulat de France.M.-A.M. 6 LA BOHXE PAROLE Montréal Méditation de 7\[oëï La veillée de Noël.Au dehors il pleut, il vente, il neige ou les étoiles bril-lent: qu'importe! (Vest la veillée de Noël, le soir où tout s'arrête parée que l'Enfant va naître.Joseph et Marie s'en vont par Bethléem chercher le gîte où s'ac complira le grand mystère.Et nous, tant de siècles après, nous sommes à nouveau dans l'attente de l'heure sainte qui sonnera le doux moment.Parmi les fêtes de famille, cette soirée de Noël semble plus douce: la mémoire de l'Enfant attendu plane sur nos âmes: elle met une sorte d'attendrissement dan- la chambre chaud où.réunis et calmes, nous attendons."a* *•* Il est temps: nous partons.Il n'est pas onze heure- du soir.Dan- Ici chc mins et les rues, partout des familles qui s'en vont à la messe.Au centre de la ville, peut-être, la nuit est déparée par des fêtes bruyantes.Ici, Je -ont des rue-calmes, mais pleines de monde: toute- les familles chrétiennes s'en vont .1 la messe, pères, mères et enfants en habits de dimanche.Et il y a comme un recueil lement par le silence de la nuit dans la hâte tranquille de ceux qui se dépêchent pour être sûrs de trouver place: et il y a sur ton- comme un attendrissement parce que l'Enfant va venir.Comment dire ce qu'est pour nous cette venue de l'Enfant?Tous les ans.c'est la même chose et.tous les ans.e'est un attendrissement ineffable.L'église csi pleine: j'ai trouvé place dans un coin: je suis perdu dans la foule, je ne vois pas ce qui se passe à l'autel: je distingue seulement le choeur illuminé.Les douze coups sonnent lentement.Et la tête dans les mains, noyé dans la foule recueillie, je revois tout le mystère d'où nous vient le salut.Le Prince de la paix, le Dieu fort.l'Aube du salut.Le tout petit enfant sur la paille de la crèche.C'est m ; de chose un entant qui vient de naître! Et voilà qu'en cette nuit, c'est sur : ute la terre, à Paris comme à Rome, à Cologne, à Bruxelles, à Chicago et à Mcl bourne, et a Pékin, à Kinshasa, sur toute la terre, à cette heure de minuit, que les chants de gloire s'élèvent et que l'Eglise pousse triomphalement l'alleluia d'allégresse parce que l'Enfant est né.C'est une nouvelle phase dans la vie d ! genre humain.L'Enfant est né.et c'est l'amour divin parmi les hommes.j SAGESSE Vive: selon vos moyens et faites des réserves.L'épargne régulière assure contre les mauvais jours et apporte la sécurité, le confort, l'aisance.Vous prendrez des habitudes d'économie lorsque vous aurez un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale ACTIF, PLUS DE $150,000,000 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal LA BONNE PAROLE 7 "Gloire à Dieu au plus haut des deux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté." Le Gloria retentit et, dans mon âme, cette paix sereine qui nous vient de l'Enfant se répand comme une nappe.Le chant de gloire s'cgrcne: "Nous te louons.Nous te bénissons.Nous t'adorons.Nous te glorifions.".Oh Dieu! comment vous glorifier assez de ce que vous nous envoyez l'Enfant?Mais la messe se poursuit et voilà le Credo.Seigneur de quel c«cur ne vou' drais-je pas le chanter?Je crois, oh oui, je crois en vous.Enfant Jésus, doux nouveau-né, qui apportez aux homme- la paix et le bonheur, doux nouveau-né à qui nous devons tout, ce que nous sommes et tout ce que nous pouvons.Je crois.Comment ne pas croire en cette nuit de Noël, quand on songe à cette naissance et qu'on voit tout ce qu'elle apporte au monde?Cette nuit est brillante de la lumière vraie! Les d'eux se réjouissent et la terre exulte, parce qu'il est venu.Ah Seigneur, que vous dire?Voilà qu'aux parole- saintes de la consécration, vous descendez une fois de plus corporellcment et.sur la foule qui s'incline, votre présence réelle s'affirme dans le silence qui adore.Et ce sont les prières du Canon comme à toute.- les messes, mais aujourd'hui avec cette pensée de l'Entant, qui nous dit que Dieu veut se taire notre frère, pour nous sauver, pour que nous soyons tout à fait heureux du taraud bonheur de votre paix.Cette semence de l'amour divin qui a tout t'ait, l'Enfant dans la crèche entre l'âne et le boeuf, c'est toute la richesse de notre vie Nous voici comme aspirés par l'autel: en files interminables nous nous acheminons vers le repas divin.Et je me retrouve à ma place: mon Dieu est dans mon cœur, l'Enfant est là, aussi silencieux que lorsque les bergers l'adoraient dans la crèche: mais il agit.Par delà tous les siècles et tous le- océans, il est là, à nouveau, en cette nuit de Noël, et je suis tout à lui.* * Enfant Jésus, demain, je vais me retrouver comme d'habitude, avec au cœur une chaleur et à l'esprit une lumière d'avoir suivi en cette nuit la trace des bergers de la Nativité.Je vais me retrouver moi-même.Mais comme le sillage du vaisseau persiste sur la mer calme, faites que la trace lumineuse de votre venue ce soir se maintienne dans mou âme et que.d'avoir vu plus de lumière, je -ois plus audacicusement chrétien.CITE CHRETIENNE Feu Madame L.-H.Tîmmins La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste offre ses vives condoléances à la famille de Mme L.-H.Timmins, décédée récemment et qui fut l'une des bienfaitrices de la Fédération.G.L.L'HOPITAL SAINTE-JUSTINE Quatre vingt'dix pour cent des malades traités à l'Hôpital Sainte-Justine sont des indigents.Vous pourries aider à payer les -oins qu'on leur donne en adressant quelques dollars à l'Hôpital Sainte-Justine. S LA BOXKE PAROLE Montréal La beauté maternelle La beauté maternelle est trop sainte et trop pure, Pour qu'on puisse la peindre en des mots profanés.Vâme y transparait trop à travers la figure Pour qu'on songe à des traits bien ou mal dessinés.Aux yeux de tout enfant, sa mère est la plus belle, Malgré le pli des pleurs ; malgré le poids du jour, \ulle autre ne l'égale et, pour qu'il soit fier d'elle, C'est assez d'un sourire où tient son amour.Charles Lemeraer ACHETONS NOS CADEAUX CHEZ NULS Nous dépensons, à cause des fêtes, plusieurs millions de dollar-.En ache tant nos cadeaux chez nous, nous contribuerons au développement de notre éc nomic, par l'expansion de notre commerce et de nos industries.Ce sera, en plus, un moyen pratique de travailler au maintien de la culture franc.lise si tragique' ment menacée.Comme cadeaux, on recherche des articles qui ont un cachet particulier.Pourquoi ne pas réserver, cette année, une bonne partie de notre pouvoir d'achat aux produits de la petite industrie et aux œuvres de nos artistes?"L'histoire de l'Association des Employées de Manufacture" S.E.Mgr E.'A.Deschamps avait bien voulu, par la lettre suivante, hon • rer de son appréciation, l'intéressant volume que Mlle Hcdwidgc Lefcbvrc a public.Montréal, le 2 novembre 1939.Mademoiselle Hedwidge Lefcbvrc.Mademoiselle, Vous faites œuvre utile en écrivant ce que vous appelez l'histoire de l'Association professionnelle des employées de manufacture, ses bienfaits, ses activités, depuis 1907 à 1931, c'est-à-dire pendant les vingt-cinq premières années de son existence.Il est bon, de temps en temps, de faire la revue des événements qui se sont écoulés depuis les débuts d'une œuvre.Dans le cas présent^ vous étiez toute désignée pour ce travail historique, puisque vous ave: été vous-même l'aînée des intéressées de la première heure.L'Association a rendu de grands services à ses membres et à la société en général : elle est venue à son temps, Dieu en a visiblement béni les activités parce qu'elle a toujours suivi scrupuleusement la sage direction de l'autorité, et les femmes dVeuvrcs^ qui en ont été les fondatrices se sont toujour- ^.le-mêmc* inspirées à la même source.Je prie Dieu de vous bénir et de bénir aussi votre intéressant travail.t EM.A.DESCHAMPS, Evêque de Thennesis, Auxiliaire de Montréal. Montréal LA BOHHE PAROLE 9 JOURNAL DES OEUVRES • CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASIN 2 octobre.— L'association tient sa première assemblée générale de Tannée.En l'absence de la présidente, Mlle E.Phaneuf, la vice-présidente dirigea l'as-emblée et demanda à toutes d'etre fidèles aux cours; d'amener de nouveaux membres en faisant de la propagande.La conférencière, Mme François Hone, parla de Jeanne LcBer, la sainte recluse de Ville-Marie et, dans un style simple et expressif, fit un récit capti-vaut de sa vie.Enfant de Jacques LeBcr, venu de France avec Maisonneuvc, et Je Jeanne LeMoyne, Jeanne passa son enfance chez ses parents, rue Saint-Joseph, aujourd'hui la rue Saint-Sulpice.Son père, Jacques LcBer, faisait la traite des pelleteries et ne tarda pas à s'amasser une grosse fortune.A douze ans, M.et Mme LcBer con lièrent Jeanne aux Ursuiines de Québec où elle fit sa première communion.Les religieuses disent que c'était une enfant vertueuse, sans coquet' terie.A quinze ans, clic revint à Montréal ayant complété son instruction.Sa famille, étant parmi les plus notables de la colonie, Jeanne y mena durant trois ans la vie des jeunes filles de bonne famille, suivant la mode du temps.Elle était très jolie et fort recherchée.A dix-huit ans, Jeanne refusa la demande en mariage d'un parti fort avantageux.Devant la stupeur de ses parents, clic dévoile son attrait pour la solitude et sa résolution de vivre en recluse.Le Canada, n'ayant à cette époque aucune communauté cloîtrée, Jeanne fait de sa chambre, sa retraite, et vit ainsi chez les siens, mais séparée d'eux, une vie toute intérieure dont ne peuvent la tirer ni la mort de sa mère, ni celle de son père, heures pénibles pour le?siens où elle aurait été nécessaire à la direction de la maison.Jeanne resta ferme dans sa résolution, renouveila ses vœux de chasteté et d'obéissance, mais son père n'avait jamais consenti à celui de pauvreté.Et ce fut très heureux car elle fit un excellent usage de ses biens temporels.Quand les dames de la Congrégation agrandirent leur maison, Jeanne leur donna une partie de sa dot et alla habiter une cellule, espèce de tour à deux étages, à côté de la chapelle.Dans sa nouvelle demeure elle ne revoit personne sauf son père.Elle prie et tra' vaille.Jeanne LcBer avait quatre frères.L'un retourna en France et se fixa à La Rochelle, un autre fut tué en guerroyant contre les Indiens, le troisième devint religieux hospitalier et le quatrième faisait la traite des pelleteries.Mais au contraire de son père et au grand désespoir de ce dernier et de Jeanne, il trafiquait par l'échange de l'eau-de-vic avec les sauvages, menait une vie frivole où il gaspilla tous ses biens.Jeanne sans connaître sa vie, vint à son secours et lui donna une partie de sa fortune.L'effet fut heureux.Ce frère changea de vie et fonda une famille.Jeanne passa les dernières années de sa vie dans le calme, la prière et le travail.Ses exemples étaient si édifiants qu'une de ses cousines, venue pour la soigner, se fit religieuse.Dans son testament, Jeanne divisa ses biens.Elle fit construire un pensionnat, fonda plusieurs bourses d'étude pour les jeunes filles qui devaient apprendre à lire, à tisser et autres travaux féminins, mais non à vrirc.Ayant ainsi profité de ses biens pour aider les autres, Jeanne LcBer mourut à 53 ans.Elle fut exposée à la Congrégation, puis à l'église.De nombreuses foules défilèrent devant son cercueil, chacun voulant voir la sainte recluse.Cent ans après sa mort, on ouvrit son tombeau.11 n'y restait plus qu'un peu de poussière blanche qui s'envola au contact de 1 air. 1" LA BOXXE PAROLE Montréal Madame Hone fut vivement applaudie.Sa conférence très documentée a été une révélation pour la plupart d'entre nous.En guise de remerciements nous souhaitons la revoir chez nous dans le cours de Tannée.M.l'abbé Hébert, notre aumônier, nous donna ensuite quelques conseils que nous résumons en deux mots: 11 faut travailler à orner l'intelligence qui distingue l'homme de la betc, cl c'est pendant la jeunesse qu'il faut s'instruire; il ne faut pas se laisser dominer par l'américanisme.le grand ennemi de la famille au Ca nada.Les fêtes signalées de la semaine sont celle- de Sainte Thérèse et des Saints* Anges gardiens.Mlle Pauline Phaneuf dirigea le programme musical.Le prix de présence fut gagné par Mlle Anne M.me Lacoste.La secrétaire: Léû Sauvant '» novembre - Assemblée mensuelle, sous la présidence de Mlle Eglantine Phaneuf qui rappella les avantages que l'Association offre à ses membre-: et déplora que l'assistance à l'assemblée générale ne soit pas en proportion ies ins criptions aux cours, très nombreuse- celte année.Suivant la tradition, nous fél rons la Sainte-Catherine.Tous les membre- et les amies de l'Association sont invités à venir déguster la bonne tire canadienne.Mlle la présidente donne ensuite lecture d'un article paru dans le Devoir, intitulé "1'Alleluia des morts".C l article, dû à la plume du R.P.Levy.s.j.nous explique comment ce mot Alleluia peut être prononcé, même auprès d'un cercueil où tout est tristesse.La pensée des biens célestes, du repos éternel de l'au-delà, en sont l'inspiration.Mlle Pauline Prénovost, membre du cercle Sainte-Marie, donna ln eau-:; et prit comme sujet "Les fréquentations".C'était un sujet toujours d'actualité bien choisi pour plaire à un auditoire de jeunes filles.La conférencière, s'ap* puyant sur des autorités en la matière, le Cardinal Villeneuve par exemple, un exposé des fréquentations, de leur nécessité, et des dangers qu'elles presen tent si elles ne sont pas guidées par la prudence.Les fréquentations doivent réglées par les lois de la morale chrétienne et non par les maxime- du monde qui préconisent les fréquentations seul à -cul.dans les salles de danse, au ciném .les promenades en automobile, etc.Les fréquentations doivent donc se taire dan-la famille, sous une surveillance discrète.Chrétien- par le baptême, nous le se rons durant les fiançailles et en ménage.Mlle Phaneuf présenta et remercia la conférencière.L'art de vendre, objc< tit de toutes les vendeuses, est aussi au programme.La présidente nous parie soir de la psychologie, une des qualités essentielles de la vendeuse.Par la psycho logic, la vendeuse saura comment traiter sa cliente, amicalement ou avec réserv .quelle marchandise lui offrir sans se laisser guider par ses habits.Les conseils donnés par notre présidente sont au point et seront utiles à toute-.Le programme récréatif fut exécuté par Mlle Antoinette Bissonncttc.Le prix de présence est gagne par Mlle Jeannette Labcrge.La secrétaire : Léa Semant • CHEZ LES AIDES MATERNELLES S octobre — L'ouverture de nos réunions mensuelles a eu lieu dans les salons de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Mlle Turcotte présida I seance et il tut question de cours de démonstration professionnelle, donnés par un groupe d'anciennes gardes dans l'intention d'aider les jeunes dan- les différents services.Carde Hélène Bordclcau ;• été nommée assistantC'secrétaire.Nous avons Montréal LA BOHHE PAROLE 11 appris avec regrets que M.l'abbé Pinault, à cause de ses multiples occupations, doit se retirer de l'association.Des remerciements sont votés pour les précieux services que M.Pineault a rendus à notre association.Le prix de présence, don de Mlle Part, fut gagné par Mlle Turcotte L'assistante-secrétaire: Hélène Bordeleau 5 novembre — Mme Philippe Rohichaud préside rassemblée.Mlle Turcotte demande aux gardes de bien vouloir acquitter leurs contributions et leur conseille de présenter la carte de l'association quand elles acceptent un cas.Mme Ro-bichaud dit qu'elle continue ses démarches au sujet du stage d'obstétrique dans un hôpital affilié à l'Université et reconnu par les autorités médicales, que feront les aides maternelles et elle attire notre attention sur l'importance de la discrétion professionnelle.Mlle Martineau fait ensuite une démonstration des différentes manières de procéder dans la préparation d'un cabaret; des repas suivant l'ordonnance du médecin: et de quelques bons plats appétissants.Mlle Daoust fait une démonstration de l'application des ventouses médicales, et Mlle Martineau, des ventouses à l'alcool.Enfin Mme Robichaud eut un mot de remerciement pour cha* cune.Mlle Lefebvre était présente.Le prix de présence, donné par Mlle Martineau, fut gagné par Mlle Lehoux.L'assistante'secrctaire: Hélène Bordeleau • A L'ASSOCIATION DES FEMMES D'AFFAIRES 16 octobre — A cette assemblée, Mlle Beaudry fit une conférence intitulée: "La Maternelle".En quelques mots, elle nous mit au courant de ce qu'est "La Maternelle", son but, sa méthode et aussi sa valeur aux points de vue social et éducatif."La Maternelle" est une école où l'on instruit tout en amusant.C'est en effet une classe de bambins Je 2 à 6 ans, où s'enseignent le modelage, le découpage, le dessin, le chant, le rythme, enfin tous les arts d'agrément.C'est une organisation de tout repos qui, précédant l'école, décharge la famille d'une lourde responsabilité, c'est-à-dire débarrasse la.maman de ses marmots pendant quelques heures tous les jours.La Maternelle est l'école de première formation ou les enfants apprennent à se servir aussi bien de leurs mains que de leur cerveau.On leur y donne aussi des notion- élémentaires de politesse, de propreté, de bon maintien, on leur apprend à s'habiller et à se déshabiller seuls, à ranger soigneusement leurs effet-.C'est donc un peu l'apprentissage de l.i vie en commun qui.-ans leçons apparente-, forme le caractère, corrige les petits défauts, fait de l'entant un être sociable.Mme Claudine Vallerand, directrice de cette école, nous montra ensuite, sur l'écran, les enfants à Heuvre tout le long du jour.Mme la Présidente remercia Mme Vallerand et Mlle Beaudry de nous avoir fait connaître leur œuvre envers l'enfance et encouragea ces dames à ouvrir d'autres écoles du même genre dans notre ville.Plusieurs autres questions de régie interne furent ensuite dis* CUtécs et un prix de présence fut tiré au sort.La secrétaire: Berthe Lefebvre • CHEZ LES OUVRIERES CATHOLIQUES 20 octobre — A cette réunion, la Société avait le plaisir de recevoir Mlle Eveline Oligny, qui nous donna une charmante causerie intitulée: "Les Vocations".Après avoir parlé de l'idéal de chacune, notre jeune invitée traita de la vocation religieuse, de la vocation dans le monde, et du mariage.Elle insista sur la nécessité de la retraite fermée qui doit être à la base de toute action catholi- 12 LA BOUXE PAROLE Montréal que, afin do pouvoir mieux entendre l'appel du Divin Maître et suivre la route qu'il a tracée à chacune.Dans chaque vocation, il y a, dit-elle, les grands mots: sacrifice et mérite.La conférencière rappela le travail d'action catholique accompli dans le inonde par les laïques dans les œuvres: la grandeur de la vie religieuse; la préparation de la vie future dans la vie matrimoniale, etc.Mlle E.Doucsnard remercia la conférencière et exprima le désir de la revoir parmi nous, à la S.O.C.On y exécuta un programme musical et il y eut tirage d'un prix de présence.La présidente: Emma Douesnard • AU COMITE DE LA VISITE DES HOPITAUX En visitant la Crèche de l'hôpital de la Miséricorde, les dames du Comité de la visite des hôpitaux ont constaté tout le bien qui se fait pour les petits délaissés.Malgré toute la sollicitude que les religieuses ont envers ces petits, environ 450 bébés canadiens, anglais, syriens, nègres, chinois, etc., il y a des besoins pressants.L'espace est restreint, il manque des petits iits et des tables ont été improvisées avec des boîtes en carton et les enfants prennent leurs repas, par équipes.Plusieurs sont encore à la bouteille, faute de petites tasses.J'invite les dames qui veulent faire le bien à se grouper et à aller visiter la Crèche et apporter avec elles quelques douceurs.Les petits seront réjouis et croyez que les religieuses sont très sensibles à ces égards et méritent toute notre admiration.La secrétaire: A.-D.Doucet • A LA SECTION DE LA CROIX-ROUGE 14 octobre —¦ A cette réunion présidée par Mme Edmond Brossard, on fit la revision des comités, sans changements.Y ont assisté Mmcs E.L'Espérance.Phaneuf, Lachance, Myettc, Nolin et Morin, Mlle Georgette LeMoyne, secré taire générale; Mlles Hedwige Lefebvre et Marie Beaupré.Les membres voient avec joie s'accumuler le travail de tous les jours, sans interruption: des douzaines de robes de chambre et toutes sortes de chauds et utiles vêtements.Nous avons reçu du bureau central, des éloges au sujet de la perfection de notre travail et.aussi, un message téléphonique de la même source pour nous féliciter.Nous organisons la prochaine assemblée annuelle de notre section.Il s'agit d'envoyer des convocations à tous nos membres et nous nous partageons les enveloppes à adresser.Au préalable, il faut faire, au bureau central, une réquisition de pape terie.Mme L'Espérance apporte une somme de quinze dollars, dim d'un bien fait eu r.Afin de célébrer dignement l'anniversaire de notre section, nous voulons agrémenter notre programme d'une causerie intéressante.Mlle Phaneul propose d'inviter Mme Georges Vanier.revenue d'Europe tout récemment et qui fut témoin des tragiques événements de juin, en France.Mlle Georgette LeMoyne seconde la motion et la proposition est adoptée à l'unanimité.On décide de confier à Mme Thibaudeau, présidente générale, l'agréable tâche de transmettre notre invitatoin à Mme Vanier.26 octobre — Une réunion nombreuse était convoquée, ce jour-là.pour corn' mémorcr la fondation de notre section.La conférencière invitée était Mme Va nier, femme du Colonel Georges Vanier.ministre du Canada en France, auprès du gouvernement qui précéda la guerre actuelle.En l'absence de la présidente générale, Mme Alfred Thibaudeau.et de la vice-présidente.Mme Edmond Bros Montréal LA BONNE PAROLE 13 sard, la bienvenue fut souhaitée par Mme François Hone.Mlle Phaneuf présenta la conférencière, une montréalaise dont nous avons le droit d'être fières à plus d'un titre : descendante de Salabcrry, le héros de Châtcauguay, et digne épouse d'un représentant du Canada, héros de la guerre de 1914.Mme Vanier fit un récit émouvant et simple de son départ de France.Avec ses quatre enfants, elle dut quitter Paris alors que l'armée allemande s'avançait avec une terrifiante rapidité, malgré la ligne Maginot et malgré la bravoure des Français.Notre chère compatriote se sépara, pendant quelque temps, de son mari, que les devoirs de sa charge retenaient dans la capitale et elle se trouva mêlée à la foule des évacués du nord de la France et de la Belgique.Ces convois lamentables nous ont été décrits déjà dans les journaux, jamais pourtant de façon plus vivante que par celle qui en a fait partie, qui a subi la fatigue du long trajet, dormi avec ses enfants sur la paille, dans des hameaux français.Mme Vanier raconte la générosité des gens du peuple qui partageaient leur pain et cédaient leur place et leur maison à ces hôtes inconnus, innombrables.Au petit jour, la modeste église du village s'ouvrait aux âmes pieuses, angoissées, cherchant le réconfort auprès du bon Dieu et Ton y rencontrait beaucoup de français priant avec ferveur car la foi anccstralc n'est pas morte, en France.Il faut le redire bien haut.Enfin, le Colonel Vanier put rejoindre sa famille dans cet exode et s'embarquer avec elle sur un cargo, qui mit dix-sept heures à traverser la Manche, avec une surcharge de plus de deux cents passagers.Ici, un souvenir reconnaissant aux braves marins anglais, qui se montrèrent secoura-blcs, aidant même au soin des enfants.Débarqués en Angleterre, les voyageurs si las purent enfin connaître le repos: c'était avant les bombardements.Après deux mois de séjour à Londres, où la vie devenait moins assurée de jour en jour, oîi les nuits furent bientôt coupées d'alarmes, de fuite vers les abris, où Mme Vanier partagea avec les mères anglaises de cruelles inquiétudes sur le sort réservé aux enfants, on vit un jour la possibilité du retour au Canada.La Providence divine i protégé cette famille d'élite et lui a permis de rentrer heureusement au pay*.La secrétaire-archiviste: Marie Bcau.-j Mme J.-J.-Iimery L'Espérance, présidente du Comité des travaux, présenta ensuite un rapport.Voilà un peu plus d'un an que nous sommes en guerre, dit Mme L'Espé' ranec, la Croix-Rouge, toujours prête à secourir les blesses et les réfugiés, faisait, en septembre 1939, un vibrant appel à toute la nation canadienne.Comme d'habitude la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste ne voulut pas rester en arrière et lança un appel aux Canadiennes-Françaises.Vivement, celles-ci se mirent à l'œuvre et différents comités furent organisés.C'est alors que Mme Edmond Brossard fut élue présidente générale du comité de la Croix-Rouge de la Fédération: Mlle Florine Phaneuf, présidente des travaux; et à Mme J.'J.'E.L'Espérance fut confiée la revision du travail confectionné.Le 4 novembre le comité commençait à distribuer de la laine et de la couture.D'après le relevé de nos feuilles d'envoi, dont les deux premières ne son: pas incluses dans ce rapport, nous sommes assurées d'avoir remis au comité central plus de 6,000 morceaux de couture et de tricot.Nous sommes heureuses de mentionner les noms des principales présidentes et le nombre approximatif d'articles confectionnes: Mme G.Morin, 1,106 articles; l'Assistance Maternelle dont Mme J.-A.Lachance est la présidente, 916; Mlle F.Phaneuf, 2?S: Mlle 14 LA BOXXE PAROLE Montreal Lavcry, 197; Mme P.Lamothe, 66; Mme A.Lecavalicr, 55; Mme J.-H.Pilon, 88; Mme J.'J.'B.Payette, 79: Mlle E.LeMoyne, 554: Mme C.-E.Racicot, 38; Mme A.Brosseau, 38; Mlle H.Lcfcbvie.139.Nous ne parlons pas du repassage, reprisage ni de la revision du travail: Mme A.-L.Johnson.17: Mme G.Peterson, 39 ; Mme J.'G.Langis, 56 : Mme D.Langelicr, 55 : Mlle E.Doues nard, 80: Mme A.Roehc, 30; Pensionnat M ont-Royal, 39: Mlle M.Roussil.32: Mlle A.Contant.15: Mlle J.Chalifoux, 44: Mme J.'J.'E.L'Espérance, 231: Mme J A.Molleur, 167: Mme J.Mongenais, 522: et combien d'autres encore.Les noms de L90 personnes environ ont été inscrits dans nos livres et tous les jours tie nouvelles recrues viennent s'y ajouter.Il nous taut aussi mentionner le comité des couvertures de Mlle G.Dagcnais, qui a reçu en don 13 belles couvertures de laine: les équipes de Mme P.-A.Robichaud et Mme R.-A.Nolin.qui viennent assidûment finir et réparer diverses pièces de couture, fournissant ainsi près de 5 heures de travail depuis le commencement de l'été.Notons aussi le beau travail de l'équipe des élèves de Mlle Hélène Lcfcbvrc qui ont donné une centaine d'heures de travail.Durant le mois d'octobre nous avons reçu 217 articles de tricot et 259 de couture, formant un total de 476 articles non compris dans le rapport plus haut donne A toute.- ces personnes, nous voulons, en terminant, exprimer notre plus profonde reconnaissance pour le beau dévouement qu'elles ont généreusement mis .t.service du comité de la Croix-Rouge de la Fédération nationale Saint-lean'B.'.ptiste.VŒUX L'Association professionnelle des Employés de magasin, par l.i Bonne Pa role, a .honneur d'offrir ses vœux de Bonne et Heureuse Année à tous les membres du Bureau de direction de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.à ses Dames patronesses et aux membres des Association- sœurs.La présidente: Eglantine Phaneuf AIDEZ À GAGNER LA GUERRE n'est pas donné à tout le monde de faire partie des Forces armées du Canada mais chacun peut aider le Canada à gagner la guerre.Aidez le Canada en épargnant même votre menue monnaie pour acheter des Timbres d'Epargne de Guerre.L'effet cumulatif de ces épargnes sera d'intensifier l'effort de guerre du Canada.COURS DE COUPE ET COUTURE PROFESSIONNELLES COTNOIR — CAPPONI le seul cours complet recommandé dans les Références Nationales Canadiennes 1231 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE Un le d exemple des a de notre ubain es VENTE SEMESTRIELLE DE MEUBLES et GARNITURES DE MAISON Les 3 pièces à ce prix spécial Mobilier "Chesterfield" Fabrication canadienne-française "CIMON" Qualité insurpassable et confort absolu.Riche couverture de velours, tons combinés bleu turquoise et rouge.119.00 PAS DE DEPOT jusqu'à 24 MOIS pour payer (supplément équitable) — AU QUATRIÈME ÉTAGE— ALBERT DUPUIS, président A.-J.I)U
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