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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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avril - juin
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1941, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Avril, Mai et luîn 1941 À BONNE PMŒLE Organe de la Fédération Tiationale Saint-Jctn-Baptiste Oeuvre d'Action catholique SOMMAIRE Avons-nous le sens social?Yvonne LcteUier de Saint'Just .1 Résultat de la quête du Denier National .2 Ma maison au soleil, L.D.L.3 Requête présentée en faveur de Mlle M.'C.Davcluy .4 Prière pour les marins, Madeleine Thibaudeau .6 Le chant du merle, Abel Bunnard .7 L'Emprunt de la Victoire (annonce) .8 Journal des oeuvres: Chez les Ouvrières catholiques — Chez les Employées de magasin — Chez les Femmes d'affaires — Chez les Employées de bureau — Chez les Aides mater nelles — Au Cercle SaintcMaric — Au Comité de la Visite des hôpitaux — Assemblée générale .9 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Françaises; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volon» tes.désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'œuvre de la Fédération Nationale Saint-JcanBaptistc.d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des œuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis .$1.00 par an Union postale.$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853# Est, rue Sherbrooke.Les abonnés le la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent de» invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédéafion Nationale.B53 Est.rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté : de 10 heures à midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone : FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir à l'œuvre de la "Bonne Parole" : lo en s'y abonnant; 2o en lui >rocurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisan: ire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire ; 5o en sollicitant des annonces à son intention.G La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Aumônier : Son Excellence Monseigneur Gauthier.Prcjt'dentej-/ondatrices : Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-Lajoie.Vrcùicnit d'honneur : Madame Henri Gérin-La-joie.Bureau dct direction : Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale ; Mme Edmond Brossard.vice-présidente ; Mme François Ma thy s, vice-présidente ; Mlle Georgette LcMoyne, secrétaire générale: Mlle Maria Audair.trésorière ; Mlle Jeanne Lanointc.secrétaire-archiviste ; Mme Eusta-che Leteliier de Saint-Just.rédactrice de "La Bonnt.Parole" ; Mme R.»A.Bouthillier.Mme Arthur Rerthiaume.Mlle Hedwid^e Lcfcbvrc, Mlle Florine Phancuf, Mme J.-A.Molleur.Mme Albert Dupuis.Mlle Laura Robert, Mlle Ma rie*Ange Madore.Mme Tancrcde Jodoin, Mme P.-A.Rohi-chaud.Mlle Aima Champoux, des Cercles de Fermières de la Province de Québec ; Mlle Eglantine Phancuf.Mme H.Véghrd, présidente de la section de Saint-Lambert ; Mlle Marie Cynihot, Mlle Emma Doucsnard.Mme J.-J.-E.L'Espérance.Mlle MuK-Eli«e Bénin.Mlle Emérrntienne Chaînon, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises.Les d.:mei patronneises des Oeuvres juivanres : l'Hôpital Notre-Dame; le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Mater» nrllc.les Ecoles Ménagères Provinciales.la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières Indépendantes; l'Ecole d'Education familiale et sociale; la Cour Bonsecours des Forestières Indépendantes.Fe'Jérations et tectiont paroissiales : La Nativité de la Sainte-Vierge.d'Hochelaga; Très Saint-Nom de lésas, de Maisonncuve; Saint-Stanislas, Saint* Lambert, Saint*Ambroise.Côte Saint-Paul, Saint-Joseph, de Bordeaux; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville-Emard); Saint-Bernardin de Sienne.(Ville de Saint-Michel).Associations pro/euionnelles : Employées de magasin.Employées de bureau, Femmes d'affaires.Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections : La Nativité de la Sainte-Vierge.d'Hochelaga; Côte Saint-Paul.La-chine, Saint-Alphonse d'Youville.Sault-au-Récollet.Comité* : Comité des Oeuvres Economiques.Comité de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Economie Domestique, Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille.Comité féminin du Ille centenaire de Montréal.Comité de la Croix-Rouge.Principales oeuvres accomplies par la Fédération et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fe'dérationi paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Court d'Enseignement Mender Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements a la loi dej .licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être Je l'enfance Comité de lingerie d'autel et déroration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la lionne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parole Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central des renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N.B.— On peut devenir membre de lat Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s'inscri-vant à son secrétariat : 833.rue Sherbrooke Est. LA BONNE PAROLE Vol.XXX Montréal Avril, Mai et Juin Nos 4, 5 et 6 Avons-nous le sens social ?Le sens social, c'est la compréhension des problèmes qui concernent les honv mes vivant en société: c'est l'acceptation des devoirs qui résultent de notre vie en société.Si nous avons le sens social, l'esprit de justice sera à la base de notre vie sociale et les oeuvres sociales seront la manifestation de notre sens social.Si nous possédons des oeuvres sociales, nous avons le sens social.Or, personne ne peut le nier, nous avons de nombreuses oeuvres sociales; donc, nous avons le sens social.Nous pourrions discuter longtemps la question de savoir si nous avons pleinement le sens social, s'il est aussi développé parmi nous qu'il l'est ailleurs, par exemple chez nos compatriotes de langue anglaise mais, même sur ce point, je ne crois pas que nous ayons besoin de nous frapper la poitrine et de nous cou* vrir la téte de cendres.Le sens social ne se traduit pas seulement par l'aumône que Ton fait aux miséreux, par les dons de toute sorte qui procèdent de la charité envers le pro' chain.Le sens social s'exprime aussi par la création des oeuvres de prévention et de préservation "qui font coopérer l'assisté à son propre relèvement matériel et moral".La Société de Saint-Vincent de Paul est née de notre sens social, ïl en est aussi de même des syndicats professionnels qui groupent les hommes et les femmes employés dans le commerce et l'industrie.C'est encore le sens social qui anime par exemple les membres de la Fédération Nationale Saint'Jcan'Bap' tiste, de la Ligue pour les droits de la femme, de la Ligue de la Jeunesse fémi' nine, et de tant d'autres groupements qui s'emploient à corriger les inconvénients qui résultent de notre vie en société.Et si l'on avait quelque doute sur l'exiV tence de notre sens social, il suffirait, pour le dissiper, du spectacle qu'a donné la Fédération des Oeuvres de charité canadiennes françaises, qui demeure TargU' ment le plus impressionnant en faveur de l'affirmative.L'homme ou la femme qui sont animés du sens social le traduisent en ac* tion; ils se dépensent à créer des oeuvres, à les soutenir, à entraîner les autres à y participer.L'action sociale peut ainsi s'exercer à divers degrés mais à tous les degrés elle témoigne de notre sens social.Entre l'envergure prestigieuse du rôle du président d'une grande campagne de charité et la modeste contribution d'une femme qui fait la visite des hôpitaux, ou d'une jeune ouvrière de la S.O.C., il n'y a qu'une différence de moyens: l'esprit est le même, c'est le même sens social qui se man it este.Et si l'on faisait le dénombrement de tous ceux et de toutes celles qui, d'une façon ou d'une autre, participent à l'action sociale sous toutes ses formes, on constaterait que nous sommes loin d'être dépourvus de sens social.Ne pensons pas seulement aux dirigeants et aux dirigeantes, dont le nombre est nécessairement restreint, mais à tous les auxiliaires, à toutes les zélatrices qui se dévouent dans l'abnégation, comme le veut le sens social bien compris.Yvonne Lerellier de Saint']ust 2 LA BOTfKE PAROLE Montréal Résultat de la quête du "Denier National" Voici le rapport, présente par la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, du résultat du "Denier National" du 17 mai dernier.Un montant de $952.40 a été recueilli, dont $420.00 en souscriptions.Nous croyons intéresser les collaborateurs et les collaboratrices de cette oeuvre en donnant le détail des somme-recueillies dans les boîtes et réparties comme suit: 12,120 pièces d'un sou: 25 pièces de deux sous; 4,111 pièces de cinq sous: 1,084 pièces de dix sous: 215 pièces de vingt'dnq sous: 7 pièces de cinquante sous: $25 en papier-monnaie.$ 15 par chèque.La Fédération exprime sa profonde reconnaissance à ceux et à celles qui ont collaboré à cette quête, soit par leur travail, par leur obole, ou par leur souscription.L'équipe de Mlle Cîconzettc-H.Dagcnais a recueilli $46.21; l'équipe de Mlle Antonine Lcfebvre, $44.32: l'équipe de Mlle Emcrentienne Chagnon, $35.11: l'équipe de Mlle MaricAnçc Madore, $32.49: l'équipe de Mme E.-A.Moissan, $30.70: l'équipe de Mlle Hedwiijc Lcfebvre, $26.40-.l'équipe de Mlle Yvonne Robert, $24.04: l'équipe de Mme A.Mcthot, $20.35; l'équipe de Mme Tancrède Jodoin, $19.09: l'équipe de Mme R.Vcnnat, S1S.S4; l'équipe de Mlle Eglantine Phaneuf, $17.73: l'équipe "Ecolic Olicr", $16.88: l'équipe de Mme J.-H.Riopcl, $15.19; l'équipe de Mme Alfred Thibaudeau, S15.00-.l'équipe de Mme D.Labbé, $14.4S: l'équipe de Mlle Laurenda Raymond, $13.18; l'équipe "Ecole Notrc-Damc-dc'Cracc" (R.Frère Onésime) $13.10; l'équipe de Mme J.'J.'E.L'Espérance, $12.39: l'équipe de Mlle Yvonne Bélanger, $11.92: l'équipe de Mme E.Doucet, $11.46: l'équipe de l'Ecole d'éducation familiale et sociale.$10.6S: l'équipe de Mlle Gisèle DuTilly, $8.40; l'équipe de Mme Henri Bradley, $7.S3: l'équipe de Mme B.Beauchamp.$6.72; l'équipe de Mlle Gabrielle Corriveau.$6.63: l'équipe de Mme J.-H.Bender, $6.62; l'équipe de Mlle Luce Brosscau, $6.02: l'équipe de Mme J.Leclcrc, $5.46; l'équipe de Mlle Aurore Lalonde, $5.11: l'équipe des Aides maternelles (Mlle Anna Latulipe) $4.51: l'équipe de Mme J.Bouchât, $2.13: l'équipe de Mme Pierre Lamothc, $1.39: l'équipe de Mlle Simonne Lamoureux.S'».41.Les boite» les mieux garnies furent celles de: Mlle GeorgcttcHélènc Dagcnais, $23.38; Mlle Maria Auclair, $19.61: Mlle Lili-Paule Martin, $15.00: Mlle Lise lutras, $11.66: Mlle E.Phaneuf, $9.75: Mme J.'B.Lcfebvre.$7.43: Mlle Louise Minuit, $6.86: Mlle Hélène Vincent, $6.44: Mlle Marguerite Geoffrion, $6.32; Mme J.-H.Riopel, $5.78: Mlle Claire Lebcau, $5.47/ Souscriptions obtenues par Mme Alfred Thibaudeau: Mme N.-A.Tim-mins, $25: Mme Rodolphe Lcmieux, $10: Section paroissiale de Saint'Ambroise, $10: M.Jacques Thibaudeau, $6: Mlle Madeleine Thibaudeau, $5.Souscriptions obtenues par Mlle E.Phaneuf: Société nationale de Fiducie, $25: The T.Eaton Co.Ltd.$25: Dupuis Frères Ltée.$20: Greenshield^.H4.Son oeuvre la plus remarquable, "Jeanne Mance" fut couronnée par l'Académie Française en 1935.Conférencière réputée, elle est, en outre, professeur d'histoire sociale à l'Institut pédagogique à la Congrégation de Notre-Dame: membre, depuis 1917, de la Société Historique de Montréal, et fondatrice, en 1920, de l'émouvante fête historique annuelle en l'honneur de Jeanne Mance.Elle fut nommée en 1938 secrétaire du Comité historique de la Commission du Troisième Centenaire de Montréal.Enfin, sa haute valeur morale, la générosité et le désintéressement avec lesquels elle fait profiter chacun de son talent et de son érudition s'imposent à notre estime et à notre admiration.Rappelons encore que mademoiselle Daveluy a des charges de famille et mérite, à cet autre point de vue.l'attention bienveillante des administrateurs.Pour toutes ces raisons, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc et toutes ses sociétés fédérées prient instamment la Commission municipale et le Comité (1) Ceci est publié à titre documentaire. Montréal LA BONNE PAROLE 5 exécutif de la Ville de Montréal de se rendre à leur demande et de confier à mademoiselle Daveluy le poste de Bibliothécaire en Chef de la Bibliothèque Municipale.Associations qui ont signé la pétition en faveur de la nomination de Mlle Marie-Claire Daveluy, comme bibliothécaire en chef de la Bibliothèque de Montréal : La Fédération nationale Saint-Jean-Baptistc et ses huit sections parois' sialcs, ses cinq associations professionnelles, ses cinq comités; La ligue pour les Droits de la Femme; Alliance Canadienne des Elcctrices; Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises et ses vingt-quatre cercles d'étude: Ancien' nés Elèves du Couvent d'Outremont des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie; Le Conseil Fédératif des Soeurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie et ses vingt amicales: L'Aide aux Enfants infirmes; Le Comité d'administnv tion de l'hôpital Sainte-Justine: Religieuses de l'Institut Pédagogique et du Collège Margucritc-Bourgeoys: Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal: Ecole d'éducation familiale et sociale: Les Amies de Jeanne Mance; Religieuses de l'Hôtel-Dieu de Montréal; Les gardes-malades de l'Hôtel-Dieu de Montréal: L'Assistance Maternelle: Petites Soeurs de l'Assomption: L'Arti' sanat: L'Assistance aux Familles: L'Oeuvre des Trousseaux Blancs.Des milliers de signatures recueillies, en faveur de mademoiselle Daveluy, nous relevons les noms suivants: Révérende Soeur Allard, Supérieure de l'Hôtel-Dieu: les Révérendes Soeurs Rivard, LcRoyer, de l'Hôtel-Dieu; Rêvé' rende Soeur François-Marie, directrice des Amicales Jésus-Marie: Révérende Mère M.-Catherine de Suède, des SS.-NN.J.-M.: Révérendes Mères Sainte Anne d'Auray, supérieure de l'Institut Pédagogique, C.N.D.: R.M.Sainte* Théophanie, directrice générale des études, C.N.R.: R.M.Sainte-Marie-dcs-Lys, asste-supre à Ottawa, C.N.D.: R.M.Marie Gérin-Lajoic, supérieure de l'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil: RR.SS.M.-Louise de Jésus, Victorine-Marie, des Petites Soeurs de l'Assomption: MM.les abbés Irénée Lussier, visiteur des Ecoles: Roger Marien, Paul-Emile Robillard, Adrien Bérard: RR.Pères Louis-Roger Lafleur, O.M.L: Albert Brossard, s.j.: Gilbert Lavcrdurc, O.F.M.: Albert Sanschagrin, O.M.L: Mmes Alfred Thibaudeau, Pierre Cas-grain, Thcodule Bruneau, Louis de G.Beaubien, Arthur Berthiaume, Edmond Brossard.H.de Lotbinière-Harwood, Charles Rinfret, A.Saint-Jacques d'Artois, J.-A.Molleur, Hervé Roch, Tanerède Jodoin, Hector Cypihot, Henri Groulx, J.-P.Lamarehe, B.Lamontagne'Beau regard, Paul Martel, L.-D.Codère: Mlles Madeleine Thibaudeau.Juliette Barry, Idola Saint-Jean, Hélène Grenier, Gertrude Karch, Marie-Ange Majore.Emérentiennc Chagnon, Antoinette Gérin-Lajoic, Florine Phaneuf, Marie Pelletier, Alice Lépine, Jeanne Barabé.Georgette LcMoyne, MM.Hervé Roch, Arthur Léveillé, les docteurs Pierre Meunier, Charles Lefraneois, D.-A.Hingston.La charité veut que nous ayons à coeur le bonheur des autres, du moins que nous nous abstenions de toute parole qui peut y nuire. 6 LA BOXXE PAROLE Montréal Prière pour les marins Au commandant Rouer Roy m Seigneur, recevez dans votre lumière Ceux qui sont morts en mer.Ceux que toujours l'océan appela; Ceux qui voulaient servir Et qui, jusqu'au bout, eurent pour devise: Dieu et Patrie: Ceux qui n'ont jamais eu peur de mourir Ht qui, en sacrifiant leur vie, assurent la Victoire ! La vocation de la mer.aux jours de Paix.Malgré les tempêtes, les récifs et le brouillard Est dure toujours, mais joyeuse.Lorsque les Cavaliers de VApocalypse (îalopent à travers le monde, Qu'il faut lutter, non contre les éléments déchaînés, Mais contre les hommes de haine, dressés contre Dieu, La mort est toujours présente.Elle rôde sur la mer.surgit des profondeurs Et tombe du ciel en feu ! M.lis celui qui servit dans la Paix Veut servir dans la tourmente.San?crainte, une prière dans le coeur.Il va jusqu'au bout de sa tâche Demandant la plus périlleuse.Apre- avoir parcouru les océans du monde Les marins, morts en mer.naviguent dans l'Eternité, Dans la clarté lumineuse Des mers toujours sereines.Seigneur, recevez dans votre lumière Ceux qui sont morts en mer, Ceux qui sont morts pour nous.Donner leur votre gloire éternelle.Plus douce que toute gloire humaine.MjJe/eme Thibaudeau SAGESSE Vivez scion vos moyens et faites des réserves.L'épargne régulière assure contre les mauvais jours et apporte la sécurité, le confort, l'aisance.Vous prendrez des habitudes d'économie lorsque vous aurez un compte d'épargne à la Banque Canadienne Nationale ACTIF, PLUS DE $150,000,000 537 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal Montréal LA BOKKE PAROLE 7 LE CHANT DU MERLE Le premier signe du printemps, ce n'est pas cette fumée de bourgeons qui remplit les arbres, ni même cette nouvelle saveur de la brise, cette mollesse de la lumière qui font que tout est changé dans l'air quand rien ne l'est encore sur le sol ; le signe qui précède tous les autres, c'est le chant du merle.Chaque matin, vers six heures, un de ces oiseaux vient faire ses trilles sur un arbre, devant la fenêtre entrouverte de la chambre où je dors.Ce chant riche et clair, d'une admirable vigueur sonore, tombe dans mon sommeil déjà usé, aminci par le jour, qui n'a plus la force de le transformer, de l'assimiler au monde des songes.Ce chant du merle est remarquable par l'autorité et la précision de la phrase ; ce n'est pas un hymne lyrique ; il fait plutôt penser à ces proclama' tions que des hérauts allaient, autrefois, répétant dans les carrefours, pour an" noncer la fin d'un règne et le commencement d'un autre.Je suivais, un de ces derniers soirs, une tranquille rue de Passy.Le soleil venait de se coucher.Sur le ciel, d'une limpidité éclatante, se détachaient quelques gros nuages bravaches.Dans les jardins, des merles se répondaient et il y avait dans leurs chants, - >us ces menaces du ciel, une hardiesse et une insolence superbes dont il était difficile de n'être pas ému.C'était comme un défi à toutes les forces mauvaises, l'affirmation audacieuse qu'un monde nouveau avait commencé.En levant la tête, je vis, sur une branche, la forme fluette d'un des chanteurs, bestiole de rien, guettée par mille dangers.Mais les voix héroïques remplissaient le ciel.Elles disaient: joie, bonheur, amour.Vivant parmi les hommes et étant engagé par toutes les apparences à me regarder comme l'un d'entre eux, j'essaye, de très bonne foi, de partager leurs sentiments ordinaires, mais, je l'avoue, je n'y réussis pas toujours.Je n'arrive pas, en particulier, à comprendre comment ils n'aiment pas davantage les oiseaux.Les oiseaux sont sans rapports avec le reste des animaux.Eux seuls sont quelque chose au-dessus de nous, et l'homme, supérieur à toutes les autres créatures, se sent l'envieux de celles-là.Tout ravit en eux, leur grâce, leur frivolité, leur incertaine et infidèle présence, et ce qu'il y a tour à tour dans leurs chants de raillerie féerique et d'enthousiasme sublime.Par eux, le travail de la nature semble s'achever en jeu.Ils sont vraiment l'aumône de Dieu.Comment se fait' il qu'un tel nombre d'hommes, qui sont d'autre part de fort bonnes gens, se donnent pour plaisir d'aller tuer cette joie du monde ?Faut-il que l'aile et le chant aient tant d'ennemis ?Si j'étais maître d'école, ce qui est une des plus belles professions qu'on puisse avoir, je voudrais que les enfants que j'aurais formés fussent les amis et les protecteurs des oiseaux.Ce ne serait pas le signe d'une mauvaise éducation.Abel BONNARD Votre pays a besoin de votre argent — parce que les armées canadiennes ont besoin de munitions et de matériel.A elles revient la tâche de vous défendre, à vous celle de les financer.Vous le faites en achetant des Certificats d'épargne de guerre. L'union fait la force " Lorsque nos ancêtres défrichaient le sol, ils ne possédaient pas les outils dont nous disposons aujourd'hui.La dynamite et les tracteurs étaient inconnus.Ils n'avaient que la force de leurs bras.Groupés devant l'obstacle, obéissant au commandement, ils s'attaquaient à la tâche et la menaient à bien.Une modeste contribution à l'Emprunt de la Victoire, c'est évidemment peu de chose.Multipliez-la par cent mille et vous créez une force formidable.Le succès de l'Emprunt dépendra de l'union de tous les Canadiens.Que chacun achète donc des obligations, dans toute la mesure de ses moyens, et nous aurons un grand nombre d'avions, de navires et de chars d'assaut.Nous pourrons faire face à la machine de guerre de l'ennemi, la dominer, la détruire.Ensemble ! Tous, dans un même effort, pour repousser l'oppresseur, armons et équipons nos combattants.COMMENT SOUSCRIRE.— Passez votre commande au solliciteur qui se présentera chez vous, ou bien conficz-la à une banque ou à une société de fiducie, ou encore expédiez-la au Comité de PEmprunt dans votre localité.Les OBLIGATIONS de la VICTOIRE sont émises en coupures de $50.$100, $500, $1,000 et plus.Dans tous les cas, ceux à qui vous confierez votre corn-mande se feront un plaisir de vous aider, au besoin, à remplir votre formule de souscription.IL FAUT EN FINIR/.SOUSCRIVONS À "Contribution au Comité de l'Emprunt de Guerre par quelqu'un qui veut le succès de l'Emprunt." Montréal LA BOTNIE PAROLE 9 I JOURNAL DES OEUVRES f • CHEZ LES OUVRIERES CATHOLIQUES A la réunions de mars, il y eut exposition des travaux confectionnés aux différents cours, distributions de plusieurs prix spéciaux, offerts par les profes* scurs.Apres avoir félicité les élevés du beau travail accompli, Mlle la prési' dente les encourage à revenir, Tan prochain, afin de se perfectionner davantage.Les élèves des cours de chant et de solfège exécutèrent le programme récréatif et on y vit figurer Mlles Marguerite, Jeanne et Madeleine Dubuc, Irène DcsrO' siers, GeorgcttC'Hélène Dagenais.A la réunion du 20 mai, Mme R.Letourneau-Lasalle, présentée par Mlle Y.Bélanger, vice-présidente de la S.O.C., parla d'un sujet agréable à toutes, "Les mères".Elle rappela le souvenir de celles qui ne sont plus et fit finement ressortir les délicatesses, les bontés et la grandeur d'âme de la maman en ajou' tant que ce que nous sommes nous le devons à cet être aimé entre tous.Le R.P.Lafleur, aumônier, remercia la conférencière et la félicita de travailler ainsi à perpétuer le souvenir des chères mamans et avoua avoir vécu quelques instants de doux souvenirs.Vous ferez beaucoup de bien par ces genres de causerie et je vous demande de les continuer, dit'il.Mlle Claire Millettc, présidente du Comité des Missions, parla de l'oeuvre des missionnaires, fit connaître leurs besoins et demanda qu'on leur aidât.Mlle Bélanger invita les amies de la S.O.C.à aller à Rcpcntigny, à la maison de vacances, la Villa André, ouverte depuis le premier dimanche de juin et durant toute la saison d'été.Pour renseigne ments on pourra appeler la directrice à FR.7749.Un programme fut exécuté par quelques élèves de Mme Audet et Mlle G.Dutilly.Mlle F.Lamothc gagna le prix de présence.• CHEZ LES EMPLOYEES DE MAGASIN A l'assemblée du 5 mars, Mme François Hone parla de Raoul de Lori' micr, écrivain.Les écrits de R.de Lorimier traitent des origines de notre patrie et sont pour nous une leçon de courage.C'est d'ailleurs dans ce sens que Mme Hone a intitulé sa conférence.Raoul de Lorimier, homme pacifique s'il en fut, descendait d'une famille de militaires et naquit â Montréal en 1S74.Le premier de Lorimier arriva au Canada en 1696.Lui et ses descendants prirent part aux guerres de l'époque et se distinguèrent dans maintes bataiflcs.II tit ses études au collège Sainte-Marie et à l'Université de Montréal, où il étudia le Droit.Mais l'histoire surtout l'intéresse.Il y consacre sa vie.Les trois ouvrages que de Lorimier a laissés sont tous trois des études sur les événe ments qui se déroulèrent au premier temps de la colonie ou sur la vie des personnages qui y jouèrent un rôle important.Quelques passages de ces ouvra' ges, lus par Mme Hone, montrent la finesse et la poésie du style de Raoul de Lorimier.Dans son premier livre, sous forme de conte, de Lorimier raconte la mort de Champlain, le jour de Noël 1635, et insiste sur la grandeur des sentiments religieux de ce chrétien qui meurt en bénissant colons et sauvages venus à son chevet, à sa demande.Puis c'est du Père Jogucs qu'il s'agit, des souffrances qu'il endure et, finalement, de sa mort des mains des Indiens.Son deuxième ouvrage, "L'Admirable aventure", c'est la vie d'un jeune officier français, sta* 10 LA BONNE Ps\KOLE Montréal donné avec le régiment Je la Sarre sur l'Ile de Jésus; venu au Canada en quête d'aventure, il subit un dur hivernage sous la neige et le froid.Puis c'est la glorieuse bataille de Carillon, celle des plaines d'Abraham, où Montcalm et Wolfe furent tués.Malgré les revers, c'était un heureux temps où les belligérants cessaient les hostilités pendant l'hiver et échangeaient même des cadeaux.Au printemps, les français, attendant des secours de France, font le siège de Québec.Au lieu des frégates françaises ce sont les Anglais qui arrivent et le drapeau d'Albion monte la falaise.Le siège de Québec est levé.Lévis se replie vers Montréal et finalement c'est la reddition de cette ville.Le troisième ouvrage, "Les étapes d'un seigneur dans la Nouvelle-France" c'est l'histoire d'un officier du régiment de Carignan.Etabli ici, il écrit à sa mère ce qui se passe dans la colonie ce l'autorité intransigeante qu'exerce l'intendant, même sur la vie privée des colons.De Lorimier a été un grand écrivain, soucieux de la vérité historique.11 a bien compris les beauté- de notre histoire et ses descriptions sont d'une vivante réalité.Mlle L.Phaneuf présenta et remercia la conférencière.Le programme récréatif, dirigé par Mlle Pauline Phaneuf, fut exécuté par Mlle Desjardin-.Mlle Marthe Brault et Mlle Lussier.Le prix de présence fut gagné par Mlle Marguerite Lamarche.A l'assemblée mensuelle du 2 avril, sous la présidence de Mlle E.Phaneuf.les invités, outre M.J.P.IX IV-carrics, B.Se.conférencier invité, et Madame Descarries, nous avons remarqué: Mmes Albert Dupuis, Olivette Gauthier e: Mlle A.Forgues.A l'ordre du jour il y a: lo la clôture des nos différents cours: 2o l'exp siùon des travaux et la distribution des prix: 3o la partie de cartes du 17 avril: 4o l'art de vendre: la nécessité de juger son client: 5o le Denier National, fixé au samedi 17 mai.Mlle Pauline Phaneuf fit entendre deux choeurs formés des élèves du jours de chant.M.Descarries, professeur à l'Ecole Technique, fut présenté par Mlle Sauvant et, par sa conférence, nous fit faire un agréable voyage dans le monde des insectes — voyage rendu vivant par l'image — qui nous enseigna des choses extraordinaires sur la vie de ce petit monde.Vous douticS'VOUS par exemple que le chant de la cigale est causé par le frottement de ses ailes?Que l'abeille possède un balai ou brosse sur la langue pour la cueillette du pollen des fleurs?Que son dard de défense est muni d'un hameçon qui ne peut être retiré d'une plaie et qui cause la mort de l'abeille?Voici un résumé succint de la causerie.Longtemps avant l'apparition de l'homme et des grands animaux sur la terre, les insectes travaillaient déjà à la rendre habitable.Tout ce travail ne pouvait s'accomplir sans outils, aussi la nature, ou plutôt Dieu le Créateur de la nature, les a pourvus d'outils.Ces outils sont, suivant l'espèce, leurs pattes, leurs dards, leurs antennes, leurs pinces, qui leur servent de défense ou d'attaque, de moyens pour construire ou fabriquer leurs habitations ou chercher leur nourriture.Tous les outils, dont l'homme se sert, n'ont rien de nouveau: on les retrouve tous chez l'une ou l'autre des 200,000 variétés d'insectes qui se partagent l'univers.Les insectes se comptent par billions, classés en plus de 200,000 variétés aux caractères bien distincts.Pour bien les comprendre et les étudier intelligemment, les ento- Montréal LA BOHHE PAROLE 11 motoristes les ont divisés en 7 grandes familles, à savoir: lo les coléoptères aux ailes dures, ex.les barbeaux; 2o les diptères à deux ailes, ex.la mouche domestique; 3o les lépidoptères aux ailes couvertes de poussières aux mille couleurs, ex.le papillon: 4o les hyménoptères aux quatre ailes membraneuses, ex.l'abeille: 5o les névroptères aux ailes claires et nerveuses, ex.la libellule: 60 les orthoptères aux ailes droites, ex.le criquet: 7o les hémiptères aux élytres courtes, ex.la cigale.Tous les insectes ont des caractéristiques communes.Ils n'ont pas de squelette mais ont trois paires de pattes, une tète, un thorax, un abdomen et des ailes.Le> insectes naissent d'un oeuf et passent par plusieurs transformations avant d'atteindre l'état d'adulte.M.Dcscarries prend le papillon comme type de démonstration.De l'oeuf eclot un ver.Ce ver se nomme chenille dans le cas du papillon.Il change de peau plusieurs fois, à mesure que sa croissance rapide lui fait trouver sa robe trop étroite.Les dégâts causés aux plantes et aux arbres le sont par ces chenilles: leur voracité est inconcevable.Après un certain temps, cette chenille file son cocon, sorte de petit sac plus ou moins grossier, et elle se transforme en chrysalide.La chenille du ver à soie fabrique son cocon avec un fil dont l'industrie humaine a su tirer profit pour en faire les tissus de -oie naturelle.Après une semaine, quinze jours, un mois, un hiver même, suivant l'espèce, sortira de ce c^am un insecte parfait: c'est l'insecte adulte.Les étapes de transformation, oeuf, chenille, ver.larve, chrysalide, nymphe, insecte adulte, sont les mêmes aujourd'hui que dans les temps les plus reculés de l'histoire.A mesure que passent sur l'écran les différents insectes, M.Dcscarries nous explique la nature de l'insecte, ses transformations, ses outils ou ses armes, la manière dont ils s'en servent, et leur ressemblance avec les outils de l'homme, depuis le bistouri du chirurgien jusqu'à la scie ou rabot du menuisier.Mlle Phaneuf remercia le conférencier.Deux prix de présence, gracieusement offerts par M.Albert Dupuis, sont gagnés par Mlle Laurence Lapierre et Mlle Claire Brault.6 mai — M.et Mme Albert Dupuis continuent leur belle tradition de condescendance envers les Employées de magasin et ont de m niveau, cette année, invité l'Association à tenir sa dernière assemblée dans leur vaste demeure, rue Sherbrooke.Outre les membres de l'Association étaient aussi invités les chefs de rayon, les doyennes du Magasin Dupuis Frères et les amis de notre oeuvre.Nous avons remarqué: M.l'abbé Hébert, Mme Alfred Thibaudeau et Mlle Thibaudeau, Mmes Tancrcde Jodoin, Rose Létourneau'LaSalle, E.L'Espérance: MM.et Mmes Raymond Dupuis.Emile Boucher: M.Beaudoin, Mme Robi-chaud, Mme et Mlle Gibeault, Mlles F.Phaneuf, M.-A.Madore, Dugal, P.et L.Phaneuf, C.Létourneau; MM.A.et E.Lapierre.Mlle E.Phaneuf présida l'assemblée.Au nom de M.et Mme Dupuis, elle souhaita la bienvenue a tous puis présenta le conférencier, M.Eugène Lapierre, docteur en musique et directeur du Conservatoire de Musique.M.Lapierre fait l'historique de son oeuvre "Le Père des Amours", opéra essentiellement canadien.Les personnages ont réellement vécu au Canada et les faits, dont la plupart se déroulent dans la belle vallée du Richelieu, sont relatés dans l'histoire du Canada.Les différentes scènes montrent la vie du temps, à l'ombre du clocher et du manoir.Cette vie est illustrée par deux personnages typiques: Labadic, instituteur, chantre et bedeau: et Jacques Quesnel, premier poëte qui allait de manoir en manoir chantant les refrains de Nance.Pendant le récit, Mlles Létourneau et L.Phaneuf, et M.A.Lapierre chaînèrent cer- 12 LA BONNE PAROLE Montréal taines parties de cet opéra accompagnés par M.E.Lapierre.La soirée a eu un vif succès.Les artistes et le narrateur-auteur furent très applaudis.Nous répétons ici les paroles de Mme Alfred Thibaudcau: "S'il est vrai que ce que femme veut, Dieu le veut, "Le Père des Amours" sera joué à Montréal, et ainsi, chez nous, il vivra toujours".M.l'abbé Hébert remercia le conférencier.11 établit une belle comparaison entre "Le Père des Amours" et la si populaire opérette "Les Cloches de Cornevillcs".Deux prix de présence, don de M.Albert Dupuis, furent gagnés par Mlles Laurence Lapierre et Cécile Brault.De délicieux rafraîchissements furent servis et nous quittâmes cette somptueuse demeure, reconnaissantes de l'amabilité de nos bienfaiteurs, M.et Mme Albert Dupuis, pour notre association.Le 11 mai, à la maison d'oeuvre, l'Association des Employées de magasin clôtura son année par l'exposition des travaux confectionnés aux cours de modes, de couture et de travaux de fantaisie.Ces travaux représentent une somme de travail considérable et font honneur aux professeurs et aux élèves.Les élève?assidues aux cours, et celles ayant exposé des travaux, ont reçu une récompense.Nous remercions les généreux donateurs: M.et Mme Albert Dupuis: nos professeurs, Mlles Cécyre, H.Lcfcbvre-Mousseau et P.Phancuf et les membres du Conseil.Mlles Francocur et Laurence Lapierre récitèrent deux morceaux appris au cours de diction; Mlles C.Jacques, H.Lefcbvre et I.Daiglc prirent aussi part au programme récréatif.La secrétaire: Lca Sauvant • CHEZ LES FEMMES D'AFFAIRES A l'assemblée mensuelle de mars, quelques étrangères, jointes aux membres, ont écouté avec une attention soutenue l'éloquente conférence de M.Grand-bois.Celui-ci sut intéresser vivement son auditoire en parlant de "L'Orientation professionnelle".Le conférencier en donna d'abord la définition suivante: c'est, ou devrait être, un moyen de tirer de l'individu la connaissance de son caractère, de lui ouvrir les yeux sur le vaste champ de possibilités qui s'ouvre devant lui et de développer en lui les éléments du caractère qui contribuent au succès d'une vie.L'Orientation professionnelle, au point de vue social, a quatre buts à atteindre: amener d'abord l'élève à la connaissance de soi-même, ensuite développer chez lui les habitudes et les dispositions de son caractère, lui ouvrir autant que possible les yeux sur le vaste champ des carrières qu'il trouve devant lui et enfin lui procurer les moyens nécessaires à l'apprentissage en vue d'un meilleur rendement.L'Orientation professionnelle est aussi destinée à aider l'individu à choisir un métier, a s'y préparer, y débuter et y faire des progrès.Le but de l'éducation, dit encore le conférencier, n'est pas seulement de préparer les individus à gagner leur vie mais encore de les préparer à vivre.M.Orandbois expliqua ensuite les moyens à prendre pour faire parler un individu sur ses aptitudes, ses goûts, et ses connaissances.Un moyen qui réussit généralement bien est une épreuve que l'on fait subir à l'individu en lui donnant un temps limité pour l'exécuter.Il est, en effet, parfois bien difficile pour les jeunes garçons, après un certain nombre d'années d'étude dans un collège, de découvrir eux-mêmes leur propre vocation, il faut donc leur fournir Montreal LA BONNE PAROLE 13 continuellement les renseignements et l'encouragement nécessaires à un choix judicieux.Mme la Présidente se fit l'interprète de toutes et remercia chaleureusement ie conférencier et, en particulier, une cousine de celui-ci, du don généreux qu'elle vient de faire à l'association.La secrétaire: Berthc Lefebvre • CHEZ LES EMPLOYEES DE BUREAU A la réunion en mai.Mme Françoise Gaudet-Smet, dans une causerie intitulée, "Féminisante", sut captiver son auditoire en pariant des arts domestiques dans nos centres ruraux et des nombreux avantages pour nos campagnards de savoir utiliser nos produits canadiens, cette richesse nationale que trop ignorent et qui serait une source de bien-être social si on savait et si on voulait l'exploiter.Bref, cette causerie bien faite, sappuyant sur des faits, fut une révélation pour plusieurs.Mme Gaudet-Smet laissa à l'Association professionnelle des Employées de bureau le meilleur souvenir.Marie-Elise Begin • CHEZ LES AIDES MATERNELLES A la réunion de mars.Mme Robichaud nous dit quelques mots de saint François-X.ivier et nous invita à faire une neuvaine; elle parla aussi de cinéma.Nous avons ensuite le plaisir de saluer Mlle Georgette LeMoyne qui est présente.La présence des gardes aux assemblées est de plus en plus encouiw géante depuis le début de l'année.On invita ensuite la présidente, garde Turcotte, à parler de la partie de carte- annuelle et des préparatifs que nécessite cette organisation.Le prix de présence, donné par l'association, fut gagné par uarde F.Dugal.L'assistante-secrétaire : Hélène Bordeleau • AU CERCLE SAINTE-MARIE La sixième réunion du Cercle Sainte-Marie, en mars, fut présidée par le R.P.Ledit, s.j., de l'Ecole sociale populaire.Après la lecture des minutes par Mlle Jeanne Lapointe, notre présidente lut ce passage de la Passion où Pévan-géliste rapporte cette parole de Jésus: "Père, non pas ma volonté, mais la tienne".Mlle Fernande Prénovcau, tout en s'inspirant de divers commentateurs, traita ce récit de l'agonie de notre Sauveur et en tira des leçons pratiques.L'appréciation élogieuse que notre distingué visiteur daigna faire du travail de notre compagne dut la récompenser de sa peine.Le R.Père y ajouta une description topographique très intéressante des Lieux Saints et il conclut par quelques réilexions que les événements actuels lui avaient suggérés.Mlle Pauline Prénovcau.dans une causerie traitant de la "Transgression du dimanche", s'applique à trouver les causes, puis à souligner les mauvais effets des amusements défendus ou à peine tolérables le dimanche, par un peuple catholique comme celui de notre province.Après avoir félicité la conférencière, le R.Père Ledit conseilla fortement aux membres de s'organiser en vue d'accomplir, dans ce domaine de la transgression du dimanche, un travail de répression efficace.La secrétaire: Françoise Bélanger 14 LA BOT^HE PAROLE Montréal • AU COMITE DE LA VISITE DES HOPITAUX Notre comité avait l'honneur, ces jours derniers, de recevoir Son Excellence Monseigneur Belleau, o.m.i., vicaire apostolique, qui administre un vaste terri' toire de treize missions indiennes, dans la Baie James.Nous faisons chaque année un tirage pour cette oeuvre et l'an dernier la somme de Si S.00 lui fut remise en marchandises variées.Son Excellence fut présentée par notre présidente, Mlle M.Cypihot et remerciée par Mme Albert Dupuis.Résumé de la conférence: Je tiens à vous remercier très sincèrement de me recevoir comme invité et soyez assurées de ma reconnaissance.Durant cette époque si tourmentée, il y a tant de choses qui vous occupent et tant d'invitations qui sollicitent votre concours que je ne puis qu'encourager votre oeuvre dans votre beau travail d'apostolat.J'admire votre persévérance dans la poursuite du but charitable qui est le vôtre.S'adressant à ses apôtres, Jésus leur dit, un jour: "J'étais prisonnier et vous êtes venu me voir1', cette parole s'applique à votre comité.Le bien que vous faites aujourd'hui par vos visites vous attirera les bénédictions du bon Dieu et je vous engage à continuer.La secrétaire: Alberta D.'Doucet • ASSEMBLEE GENERALE L'assemblée générale semestrielle de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste eut lieu, le samedi après-midi 10 mai.et fut présidée par Mgr Chau-mont.Les rapports de tous les associations, comités et sections affiliés y furent lus et seront contenus dans le rapport annuel de la Fédération.AUX JEUNES MARIES Allocutions de S.S.Pie XII Chaque mercredi, Sa Sainteté Pic XII donne une audience publique.Les jeunes mariés y sont spécialement invités et le Souverain Pontife leur consacre une partie, souvent la plus importante, de son allocution.Ces petits discours, où se reflète la grande âme du Saint-Père, constituent un vrai code du mariage chrétien.L'Œuvre des Tracts a cru opportun de réunir ces allocutions dans une plaquette.On ne saurait faire lire aux fiancés et aux jeunes mariés des pages plus élevantes et plus pratiques.COURS DE COUPE ET COUTURE PROFESSIONNELLES COTNOIR — CAPPONI le seul cours complet recommandé dans les Références Nationales Canadiennes Exposition des travaux des élèves, les 29 ci 50 mai 1941 1231 OUEST, RUE SAINTE-CATHERINE ASIA Nouvelle création TUDOR PLATE Service de coutellerie de^% ^\ 45 PIECES — S p é c i a 1V *J 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