La bonne parole /, 1 janvier 1943, juillet - août
BONNE P\ROLE Organe de la Fédération Nationale Saint-Jean-Bapiiste (lapft&U Annuel Saint- jecHi-liofUiât* ma.-19*3 La Bonne Parole REVUE MENSUELLE fondée en 1913 CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert 1 unir d'esprit et de coeur les Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur ; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; un ORGANE indispensable à l'oeuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par les* quels elle agit; puis auprès des oeuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie de l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.$1.00 par an Union postale .$1.30 par an Un escompte de 50% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.853 Est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister -aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'a s'inscrire, en tout temps, au secrétariat de la Fédération Nationale, 853 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heures à midi et de 2 heures i 5 heures p.m.— Téléphone: FRon-tenac 2665.Toute personne peut concourir i l'oeuvre de la "Bonne Parole": lo en s'y abonnant; 2o en lui r'rocurant de nouveaux abonnés ; 3o en la faisant ire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire; 5o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 Aumônier: Monseigneur Philippe Perrier.Présidentes-fondatrices: Madame F.-L.Béique et Madame Henri Gérin-Lajoie.Présidente d'honneur: Madame Henri Gérin-Lajoie.Bureau de direction: Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale: Mme Edmond Brossard, vice-présidente : Mme Théodule Bruneau, vice-pré-sidente; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Maria Auclair, trésorière; Mlle Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste; Mme Eusta-che Letellier de Salnt-Just, directrice de "La Bonne Parole"; Mme R.-A.Bouthillier, Mme Arthur Berthiaume, Mlle Hedwigc Lefebvre, Mlle Florine Phaneuf, Mme J.-A.Moiteur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange Madore, Mme Tancrède Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud, Mlle Aima Champoux.des Cercles de Fermières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf, Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cypihot, Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance, Mlle Maric-Elise Begin, Mlle Marie Girard, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises ; Mlle Emérentienne Chagnon.Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Conseil de Québec.Les dames patronnesses des Oeuvres suivantes: l'Hôpital Notre-Dame ; le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Sluébec; la Cour Villa-Maria des Forestières In-épendantes: l'Ecole d'Education familiale et sociale.Fédérations et sections paroissiales: La Nativité de la Sainta-Vierge, d'Hochelaga ; Très-Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte Saint-Paul, Saint-Joseph ; Notre-Dame du Perpétuel-Secours (Ville-Emard); Saint-Bernardin de Sienne, (Ville de Saint-Michel).Associations Professionnelles: Employés de magasin.Employés de bureau.Femmes d'affaires.Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses sections: La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Côte Saint-Paul, La-chine.Saint-Alphonse d'Youville, Sault-au-Récollet.Comités: Comité des Oeuvres Economiques.Comité de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Economie Domestique.Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille.Comité féminin du IHe centenaire de Montréal, Comité de la Croix-Rouge.Principales ouvres accomplies par la Fédération et ses filiales Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours d'Enseignement Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements i la loi des licences Législation en faveur des Institutrices et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité infantile Fondation de "Gouttes de lait" Participation aux expositions pour le bien-être de l'enfance Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier National" Comité des questions civiques Comité de la Croix Rouge • Comité du Fonds Patriotique Comité de l'Assistance Par le travail Comité central d'étude et d'action sociale Comité des Oeuvres économiques Comité de Rédaction de la Bonne Parole Comité d'Administration de la Bonne Parolb Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite des hôpitaux Fichier Central de renseignements Comité de l'apostolat de la paix La réforme du Code civil en faveur de la femme.N.B.— On peut devenir membre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste en s inscrivant à son secrétariat: 8)3, rue Sherbrooke Est (lappxvit Annuel 1942 -1943 SOMMAIRE I'm- action unifiée, Yvonne Lelellicr de Saint-Just — L'Assemblée générale — Les cadres il«• la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, Mlle Georgette Le Moyne — Kapport du Secrétariat, Sojur M arie» A lice Tasc lier eau — Conseil d«- Ouébcc.Mme Béatrice Delisle Rapports des Associations professionnelles : Société des Ouvrières catholiques, Mite Marcelle Bélanger : Association professionnelle des Km ployé es de magasin, MIL' Eglantine Plianeuf : Association professionnelle des Employées de bureau, Mlle M arte'Elise Bégin : Association il«s Femmes d'affaires, Mlle Flore D esc h amps : Association des Aides maternelles, Mme /'.-./.Robichaud — Comité des Œuvres économiques (tableau d'inscription et de présence) — Rapports tirs Sections paroissiales : La Nativité (Hochelaga), Trcs-Saint-Nom-de-Jésus (Maisonneuve), Saint-Stanislas de Kotska, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte-Saint-Paul, Lachine, Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours — Comité d'Economie domestique (tableau) — Rapports des Comités : Comité de la « Bonne Parole» (rédaction), Mme Eustache Le tel lier de Saint-Just : (administration).Mlle Luc- Brosseau : Comité «lu Denier National.Mme 1 ancrède Jodoin : Comité de la Visite des hôpitaux, Mme Alberta D.-Doucet : Comité de la Croix-Rouge, Mm, Raoul Sylvain : Comité des Questions nationales, Mlle Marie'Ange Madore — Kapport» des Œuvres affiliées : Hôpital Sainte-Justine, M me Saint-Jacques d'Artois : Service social économique de l'Hôpital Sainte-.!ustine, Mlle Jeanne Haul : L'Assistance maternelle, GarJi Alice Lé pi ne : Association catholique de l'Aide aux infirmes, M nu Théo du le Bruneau — Fédération des Cercles d'étude des Canadienne?-Françaises — Mention d'autres oeuvres — Rapports des Œuvres invitées : Fédération des Canadiennes-Françaises de Sherbrooke.Mme Annette D.-Codére : Foyer des Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil (Westmount), Saur Marie-Corona Laplante : Foyer de Notre-Dame du Rosaire, Mlle Clara Tremblay : La Bibliothèque îles Enfants, Mlle Jeanne Saint-Pierre : Le Coopératismc et la sécurité sociale (La Familiale).Mme Bert lie Louard : Le Réveil féminin catholique, Mme Alberta L.-Onsloiv. LA BONNE PAROLE Vol.XXXII Montréal, Juillet-Août 1943 Nos 7 et 8 Une action unifiée Le présent numéro c!e la « Bonne Parole », qui constitue le rapport annuel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, s'ouvre sur le rapport île la secrétaire, Mlle Georgette Le Moyne, qui y considère «les cadres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste ».Cet article révèle l'action sociale variée et intense que la Fédération poursuit depuis de nombreuses années, au sein de la population canadienne française, pour fournir aux travailleuses ties moyens de perfectionnement professionnel.Dans un domaine OU dans un autre, toutes les femmes sont devenues des travailleuses, depuis quelques années, et le champ tie l'action sociale s'est par là considérablement élargi.Des organismes divers, sociétés, fédérations, comités et sous-comités se multiplient pour considérer les nouvelles conditions de vie faites à la femme et les questions d'intérêt féminin qui en découlent.Ce n'est pas sans nécessité, et l'on aurait grand tort île sous-estimer ces fondations et de se méprendre sur la portée des problèmes qui les ont suscitées.Si tous ces groupements nouveaux, cependant, sont animés du meilleur esprit et de la meilleure volonté, il n'apparaît pas moins qu'ils manquent tie l'expérience — disons tie base — qu'ont acquise les sociétés féminines qui se sont livrées à l'action sociale depuis plusieurs années et.par étapes, ont modifié leur programme suivant la complexité et la multiplicité ties problèmes à résoudre.Ces sociétés ont appris à connaître la femme, ses besoins et ses aspirations, ses ressources physiques et morales, ses caractéristiques, son entourage occasionnel et son milieu normal.Les nouvelles venues dans l'action sociale profiteront sans doute de l'expérience tie leurs devancières, pour la partie technique de l'organisation, mais il leur manquera indubitablement l'expérience acquise par les relations tie classe à classe, de groupe à groupe, d'individu à individu, qui familiarisent avec autant d'aspects différents de la question sociale.La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, depuis quarante ans, a créé, par l'amalgamation de plusieurs organismes, un rapprochement entre des femmes des diverses classes de la société et les a mises à même 4 LA BOSSE PAROLE Montreal de s'étudier, de se connaître, de considérer leurs problèmes spécifiques et d'exercer une action concertée dans laquelle chacune trouvait son profit.Est-ce à dire que la Fédération, parce que la plus ancienne, soit seule à posséder ce fonds d'expérience sans lequel tout travail d'action sociale est limité et souvent partiellement perdu ?Nous ne voulons pas le prétendre, mais ses états de service la rendent certainement, dans ce domaine, la plus riche, la mieux avertie, la plus apte à comprendre les problèmes féminins et les solutions qui y conviennent.D'année en année nous avons rappelé, dans un rapport semblable à celui-ci.l'envergure des œuvres de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, le nombre imposant de femmes canadiennes françaises qu'elle groupe, le rayon étendu dans lequel elle agit.Mlle Le Moyne a synthétisé aujourd'hui, dans son exposé, les moyens d'action de celle-ci.l'objet de son apostolat, et elle émet le vœu logique qui termine cette étude : « celui de voir bientôt toutes nos sociétés féminines canadiennes françaises se grouper sous l'égide d'un Conseil Supérieur formé de représentantes de ces œuvres diverses où toutes travailleront d'égales à égales et dans un parfait esprit d'union à la solution des grands problèmes d'ordre moral et économique que va susciter l'après-guerre ».* * # L'heure du ralliement de toutes les Canadiennes-Françaises n'a-t-elle pas sonné depuis longtemps ?Ne serait-il pas opportun qu'elles donnassent dans les mouvements nationaux, le spectacle île leur entente, de leur esprit de solidarité, d'ordre et tie méthode ?L'union de tous leurs goupements fortifiera chacun d'eux en réalisant la mise en commun île leur expérience et de leurs ressources.Il ne s'agit nullement d'une absorption des uns par les autres mais d'une collaboration étroite, définie, par laquelle chaque groupe poursuivra indépendamment son travail d'apostolat, établissant à volonté un contact et une collaboration avec les autres groupes pour renforcir son action.Toutes les sociétés canadiennes françaises féminines, quel que soit leur but, auraient grand avantage à se coordonner ainsi, tout en conservant leur caractère propre et leur autonomie, sous la direction d'un Conseil Supérieur.Les associations féminines de langue anglaise sont déjà groupées ainsi, depuis la fondation du « National Council of Women », en 1899, par Lady Aberdeen.# * # Mon dessein n'est pas de définir ici la constitution et les prérogatives de ce Conseil Supérieur des associations féminines canadiennes françaises.Qu'il suffise d'en montrer, avec Mlle Le Moyne, la nécessité aux quelques centaines de sociétés féminines canadiennes françaises déjà existantes. Montréal LA BONNE PAROLE 5 Eparses, isolées, elles limitent leur action à un objectif et à un groupe ; associées, s'étayant et se complétant les unes les autres, elles poursuivraient leur œuvre individuelle, tout en constituant, pour la poursuite du bien commun, un organisme puissant de caractère national dont l'influence serait irrésistible.On organise, de mois en mois, de nombreux comités féminins d'action, d'étude ou de consultation, pour l'étude des problèmes nouveaux qui surfissent.C'est donc que la condition actuelle de la femme est une question sociale en état de constante évolution.Serait-il logique que les femmes demeurent indifférentes à leurs intérêts essentiels ?L'action isolée peut être efficace, mais combien elle est lente, hésitante et incomplète, comparée à une action unifiée et organisée.C'est par un Conseil Supérieur, formé de représentantes de toutes les sociétés féminines associées que cette action vigoureuse, méthodique, s'exercera, pour peu qu'on s'y livre sans préjugés, sans ambition mesquine, dans le seul but de servir la communauté, de créer l'influence féminine canadienne française qui nous manque, force que nous avons apparemment jusqu'ici dédaigné d'imposer.Par l'union de ses associations, de ses comités, de ses sections paroissiales, de ses œuvres affiliées ou sympathiques, la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste constitue déjà le noyau de cette force, qu'elle est prête à mettre au service des Canadiennes-Françaises, pour réaliser le vœu d'union qui s'exprime ici.Yvonne LETELLIER de SAINT-JUST L'Assemblée générale La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a tenu son assemblée générale semestrielle, le mercredi après-midi 2 juin, à sa maison d'auivres, rue Sherbrooke est, sous la présidence de Mgr Philippe Perrier, aumônier de la Fédération, et de Mme Alfred Thibaudeau, présidente, qui souhaita la bienvenue à l'assistance.On entendit ensuite les rapports des divers groupes qui constituent la Fédération et qui furent lus par leur présidente ou sa représentante.Mlle Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste, lut les minutes de l'assemblée précédente, et Mlle Maria Auclair, trésorière, présenta le rapport financier.A l'issue de l'assemblée, M.Oswald Stein, sous-directeur du Bureau International du Travail, qui avait été invité à venir parler du Plan Beveridfe, expliqua celui-ci dans ses fraudes lignes.Le conférencier fut remercie par Mgr Perrier qui rappela que l'esprit de justice et de charité, qui est à la base des différents projets de Sécurité sociale actuellement à l'étude et en préparation, « date d'une bien vieille Eglise ». 6 LA BOXXE PAROLE Montréal Les cadres de le Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (par la secrétaire, Mlle Georgette Le Moyne) Devant la confusion que créent parfois les différents rouages de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, nous croyons utile de faire connaître les divers organes qui déservent notre vaste société féminine canadienne française et qui sont les cadres dans lesquels évolue toute son action.Statuts et règlements La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste est régie par la charte qui lui a été octroyée à la session provinciale de 1912 (amendée en 1917), et par ses règlements.Nous ne reproduirons de ses statuts et règlements que les articles qui sont de nature à éclaircir le sujet que nous devons traiter.Statuts : 1 ) La Fédération nationale Saint-|ean-Baptiste a pour objet de grouper les Canadiennes-Françaises catholiques en vue de fortifier par l'union leur action dans la famille et dans la société.— 2) La Fédération peut entreprendre toute œuvre d'utilité publique dans le domaine de la charité, de l'éducation, de la vie économique et sociale.— 7) La Fédération se compose de sociétés autonomes dûment affiliées selon les règlements.— 8) La Fédération est administrée par les déléguées des sociétés affiliées et par un Bureau de direction étu par ses déléguées réunies en assemblée générale.— 10) Le Bureau de direction se compose de neuf membres au moins.Ce nombre peut être augmenté au besoin.Il est actuellement de vingt-sept, Il est élu par l'assemblée des déléguées, et les candidates en sont choisies conformément aux règlements.Les membres du Bureau tie direction administrent la Fédération comme mandataires de l'assemblée des déléguées, organisent les comités, en surveillent et en contrôlent le fonctionnement.— 12) La Fédération a pour devise : « vers la justice par la charité » et prendra un sceau.Règlements : 1 ) Toute œuvre canadienne française et catholique régulièrement constituée, et ayant au moins un an d'existence, peut être affiliée à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.— 4) Chaque société fédérée doit nommer deux déléguées pour la représenter h la Fédération et leur donner mandat pour voter aux séances de l'assemblée des déléguées.— fi) La Fédération doit obtenir de l'Ordinaire du diocèse un aumônier qui maintienne l'œuvre dans les voies catholiques.Rappelons ici que le premier aumônier de la Fédération fut S.E.Mgr Paul Bruchési, puis S.F.Mgr Georges Gauthier.Mgr Philippe Perrier, P.A., est l'aumônier actuel de la Fédération.Associations professionnelles, sections paroissiales, comités, sociétés affiliées Les trente-trois sociétés qui composent en ce moment la Fédération forment deux groupes d'un caractère bien distinct.Le premier groupe comprend les sociétés fondées au sein même de la Fédération, et qui alors en relèvent d'après leurs constitutions : tels sont les Associations professionnelles, les Fédérations ou sections paroissiales et les Comités.Les Associations professionnelles ont pour objet les intérêts pro- Montréal LA BONNE PAROLE 7 fessionnels, éducatifs, moraux et récréatifs de leurs membres.Au point de vue éducationnel, des cours d'anglais, de français, d'arithmétique, de comptabilité, de sténographie bilingue, de couture, de modes, de travaux de fantaisie, de chant et de solfège, sont fidèlement suivis chaque année par des centaines d'élèves.Ces associations professionnelles au nombre de cinq sont celles des employées de magasin, des ouvrières catholiques (S.C).C), des employées de bureau, des femmes d'affaires et des aides maternelles.Le Comité des Œuvres économiques, qui est en quelque sorte leur bureau de direction, veille à leurs intérêts et crée entre elles le lien nécessaire.Les sections paroissiales sont, dans les paroisses qui ont bien voulu l'accepter, le groupement, sous l'autorité du curé, de certaines œuvres de la paroisse afin de promouvoir leur développement et de créer entre elles un lien d'entr'aide.Ces sections paroissiales existent actuellement dans neuf paroisses de Montréal et leur action principale à date a été de faire donner des cours d'enseignement ménager (coupe, couture, cuisine), généreusement subventionnés par le Ministère de l'Agriculture de Québec.Ces cours jouissent d'une grande faveur populaire et sont suivis chaque année par des centaines de femmes.Le Comité d'économie domestique voit à la gestion de ces cours et à la distribution de l'octroi accordé.Viennent enfin, toujours dans le premier groupe d'œuvres, les Comités qui sont des organes très souples, créés sous l'inspiration des besoins et des circonstances, et auxquels sont ordinairement confiés les travaux de la Fédération.Outre ceux déjà nommés, Œuvres économiques et Economie domestique, mentionnons encore le Comité de la Visite des hôpitaux, le Comité du Denier National, le Comité de « La Bonne Parole », le Comité des Questions nationales, le Comité de la Protection de la jeune fille, le Comité féminin de la Survivance française, le Comité de la Croix-Rouge, ce dernier avec un effectif de trois cents travailleuses qui ont confectionné, depuis le début de la guerre, 19 348 articles: couture et tricot.Telles sont les activités qui forment le premier groupe d'œuvres de la Fédération.Le second groupe comprend des œuvres étrangères à la Fédération, quant à leur fondation qui ne dépend aucunement d'elle et qui gardent leur parfaite autonomie, mais qui ont bien voulu, par un simple lien fédé-ratif, unir leurs forces à celles de la Fédération afin de pouvoir à l'occasion travailler avec elle dans la poursuite d'un bien commun.Ces dernières sociétés sont actuellement : le Conseil de Québec de la Fédération, les Dames patronnesses de l'Hôpital Notre-Dame, le Comité d'administration de l'Hôpital Sainte-Justine, l'Assistance maternelle, les Ecoles ménagères provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles de fermières de la province de Québec, la Cour Villa-Maria des Forestières Indépendantes, l'Ecole d'éducation familiale et sociale, l'Association catholique de l'Aide aux enfants infirmes.Cooperation — Entr'aide Il est d'autres institutions qu'aucun lien fédératif ne rattache à la Fédération, si ce n'est celui d'une solide sympathie, et qui veulent bien 8 LA BONNE PAROLE Montreal à chacune des assemblées générales se rendre à l'invitation de la Fédération, et présenter des rapports, telles les institutions suivantes : la Fédération des Canadiennes-Françaises de Sherbrooke, l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil et ses filiales, l'Assistance sociale aux familles, la Bibliothèque des enfants, le Réveil féminin catholique, le Cercle du Terroir, les foyers de la Villa Saint-Joseph et de Notre-Dame du Rosaire, les Petites Sœurs de l'Assomption, la Familiale (coopérative), la Saint-Vincent-de-Paul féminine, etc.En plus de son action propre, la Fédération ne refuse jamais de participer, à la demande de sociétés extérieures, à des mouvements de nature patriotique, religieuse, sociale, ou suscités pour la défense de notre pays.C'est ainsi qu'elle a été heureuse de se joindre en maintes occasions à la Société Saint-Jean-Baptiste, aux Amicales catholiques féminines, à la Ligue pour les droits de la femme, à l'Alliance des électrices du Québec, aux Amies de Jeanne Mance de l'Hôtel-Dieu, à TA.C.J.C, à la Chambre de Commerce des Jeunes, à la Ligue de la Sécurité publique, au Comité féminin de Consommation de la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre et aux cours que fait donner cette Commission pour la transformation des vêtements, aux Emprunts pour la Victoire (les membres de la Fédération ont souscrit au delà de $20 000.00 lors du 4e Emprunt), aux Associations nationales de l'Ouest, au Conseil canadien du Bien-être social, à la Catholic Women's League, au Local Council of Women, et d'autres encore.Le secretariat — La « Bonne Parole » Dans la pratique, la Fédération est desservie par un secrétariat permanent et très actif, sous la direction éclairée de deux religieuses de l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, et par son organe officiel, La « Bonne Parole ».Le Secrétariat est l'organe qui assure la permanence des relations entre le Bureau de direction et les divers groupements qui composent la Fédération.En plus de la routine quotidienne de bureau, le Secrétariat est chargé du placement des employées tie bureau et des aides maternelles.La tenue des registres de La « Bonne Parole » et l'expédition de cette même revue sont aussi confiées au Secrétariat.Le bureau de placement pour domestiques a suspendu temporairement son travail à cause du grand nombre de jeunes filles et de femmes qui se dirigent vers les usines de guerre, ce qui a occasionné une véritable crise du service domestique.D'autre part le placement des aides maternelles est actuellement très actif.La « Bonne Parole » est l'organe indispensable à l'œuvre de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et de ses filiales dont elle publie mensuellement un rapport de toutes leurs activités en outre d'articles de fonds relatifs h leur action respective.La Fédération et l'Union internationale des Ligues féminines catholiques De bonne heure les fondatrices de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste avaient compris qu'il serait bien d'aller chercher au delà des frontières, et même des mers, l'appui d'oeuvres similaires dont l'étude de certains problèmes — communs aux femmes et aux catholiques Montréal LA BONNE PAROLE de l'univers — ouvrirait à la Fédération de vastes horizons et lui assurerait de précieuses auxiliaires.Aussi, dès que son œuvre fut suffisamment consolidée, la Fédération songea-t-elle à s'allier à l'Union Internationale des Ligues féminines catholiques.L'U.I.L.F.C.a été fondée vers 1910 par la Ligue patriotique des Françaises, et ses statuts furent approuvés par S.S.Pie X.Son but est «a) de servir de lien entre toutes les ligues ou associations féminines catholiques ; b) île mettre à l'étude les questions, se rapportant à la défense îles libertés religieuses ou à l'action sociale catholique, qui peuvent être utilement traitées en vue d'une action commune ».Cette étude des intérêts communs aux femmes catholiques se fait à l'occasion de congrès appelés « Conseils Internationaux », se réunissant au moins tous les deux ans (deux guerres sont venues interrompre ces assises), et qui ont lieu autant que possible dans le pays auquel appartient la Présidente nommée.C'est ainsi que jusqu'à date, dix Conseils ont été tenus à Bruxelles, à Madrid, à Vienne, à Londres, à La Haye, et plusieurs fois à Rome.Ce fut à l'occasion du 2e Conseil International, Madrid 1911, que la Fédération, par l'intermédiaire de S.E.M) Couture ( 4) Couture ( 5) 15 60 590 18.4 45 400 26.7 Mlle Henriette Pelletier, ass.Couture (12) 80.00 30.00 8.00 10.00 18.00 16 LA BONNE PAROLE Montréal Sections Professeur! Court Nombre Inscrip- Assistance Coût de tion totale moy- cmirs enne M1U- Hélène Lcfebvrc Travaux de 31 fantaisu 16 315 I9j6 32.00 Mlle Berthc Drouin Tricots 16 30 310 19 J 52.50 Mlle Malvina Doucsnard Modes • > 47 225 45 I2J0 Mlle Emma Douesnard Langues franc.11 anglaise 15 23 210 14 45.00 Mlle Cora Bernicr langues h' 25 225 15 4Î.O0 HOCHELAGA : MIh- Emma Dulude Couture 15 J2 605 40.3 30.03 Mlle Aurore Phénix Travaux de 15 :> JSO 18.6 2K.O0 fantaisie (un cours a été paye par la Section Mlle Berthc Drouin Tricot 1>" 30 40S 27.2 30.03 Mlk- Malvina Doucsnard Modes 25 48 MO 24.4 62.50 LACHINE : Mme Sarah Bournet 13 cours ont Mlle Eugénie Bougie i \ cours ont Mlle Lucienne Drolct Couture 15 >5 604 40.2 été pavés par la Section : 56.00) Modes b* 45 >80 58.6 été payés par la Section : $6.00) Travaux de fantaisie 15 15 200 13.3 (3 cours ont été payés par la Section : $6.00) Conciergeries 24.00 24.00 24.00 >*3v00 S.00 >"3I 5,562 24.2 vR03 ASSOCIATION DES EMPLOYÉES DE BURE AU CENTRE : (Salle Thibaudeau) Mlle M.-Klise Bépin langue française Langue anglaise 10 20 hrs hrs Sténographia bilingue Comptabilité Arithmétique 30 s s hrs hrs hrs 37 1.M4 I4.3 25O.O0 76 hrs 37 I.II4 14.3 :>o.oo N.B.— En plus des cours payés par les subsides du gouvernement provincial, d'autres cours ont été donnés aux trais des Associations suivantes : Par la Société des Ouvrières Catholiques : Section d'Hochclaga, l cours de fantaisie 2.00 Section Lachinc, 3 cours de couture 6.00 3 cours de modes 6.00 3 cours de fantaisie 6.00 Centre.27 cours de chant par Mlle Hélène Lefebvrc 60.00 assistante.Mlle Cora Bernicr 30.00 Il 0.00 avec inscription 67.ass.totale S63.moyenne J1.9 Par les Employées de magasin : 20 cours de chant et de piano par Mlle Pauline Phaneuf, 1).M.SO.OO S0.00 I9OJ00 Mt il tri al LA BONNE PAROLE 17 Rapports des Sections paroissiales 9 LA NATIVITÉ (HOCHELAGA) Le Conseil de cette section est ainsi composé : présidente : Mme Louis Lévesque ; secrétaire : Mlle Léa Chagnon ; conseillères : Mmes Pierre Lavallée, Joseph Larivée, Wilfrid Chagnon, Mlle Antoinette Lévesque.Les sources de revenus sont : contribution des membres, entrées des élèves, vente de recettes.Les dépenses sont : affiliation à la Fédération, prix, impression des menus, aide.Recettes : $32.80 ; solde en banque : $5.71 ; dépenses : $35.23 ; en caisse : $3.28.Cinq personne ont été récompensées pour avoir suivi tous les cours.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) • TRÈS-SAINT-N()M-DE-JÊSUS (MAISONNEUVE) L'aumônier de cette section est M.le curé Lucien Pinault ; les officiels sont : présidente : Mme J.-ll.Riopelle ; secrétaire : Mlle |.Halle ; trésorière : Mlle Dupaul.Les revenus proviennent de la vente des menus.Les dépenses, affiliation à la Fédération et impression de menus, se montent à $22.00.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) • SAINT-STANISLAS-DE-KOSTKA Mme Durand-Laroche a donné huit cours d'art culinaire qui ont été très bien suivis.Trente-deux personnes ont assisté à tous les cours.Cette année encore nous avons pu donner des produits alimentaires comme prix de présence.— Une quête a été faite dans l'église pour la Ligue antituberculeuse et une équipe a été formée pour la quête du Denier National.Un centre de couture sera bientôt ouvert pour la transformation et la conservation des vêtements.Les recettes proviennent de la vente des menus et les dépenses, de l'achat des provisions, papier à copie, encre, papier ciré, ustensiles, etc.L'aumônier de la section est Al l'abbé Guilbault et les membres de la section, au nombre de vingt-neuf, ont comme officières : présidente : Mme J.-A.Molleur ; vice-présidentes : Mmes H.Lamoureux et |.-A.Michaucl ; trésorière : Mme C.Archambeault ; secrétaire : Mlle Luce Brosseau ; conseillères : Mmes L.-E.Bélanger, A.-H.Prévost, E.-H.Boismenu, J.-A.Faucher, Napoléon Nantel.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) • SAINT-LAMBERT Cette section, fondée en 1924, compte 63 membres.L'aumônier est M.le chanoine Lessard, curé, et les officières sont : présidente : Mme H.Végiard ; secrétaire : Mme A.Payette ; trésorière : Mme |.Girouard ; déléguée : Mme Roy.Comme œuvre, la section s'est occupée des missions, de la |.0.C, des prix de fin d'année, du séminaire, des annales IS LA BOXXE PAROLE Montréal et de la Croix-Rouge.Les recettes proviennent des contributions de ses membres, de l'organisation de parties de cartes et d'un « tag-day ».Les dépenses sont celles de l'affiliation à la Fédération, du loyer de la salle, des honoraires de messes, de dons aux pauvres et de bonnes œuvres en général.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) % SAINT-AMBROISE Tous les membres ont été très assidus à suivre les cours d'art culinaire qui ont été donnés par notre professeur, Mme Durand-Laroche.En plus, cette année, nous avons eu 14 cours de confection de chapeaux sous la direction de Mlle Albina Noël, du Département de l'Instruction Publique.Toutes les dames et demoiselles qui se sont présentées ont montré par leur assiduité l'intérêt qu'elles portent à nos organisations.La présidente de cette section est Mme H.-J.Pilon ; la secrétaire, Mlle E.Bureau ; et la trésorière, Mlle L.Deguire.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) Q CÔTE SAINT-PAUL Comme par les années passées, les cours d'art culinaire furent très appréciés et suivis avec assiduité.Il n'y a pas eu d'exposition vu la hausse des denrées alimentaires, mais chaque personne qui a suivi les cours a reçu un prix.Les dépenses provenant de l'affiliation à la Fédération, de l'achat des provisions, des recettes dactylographiées, se chiffent à $72.32 et sont couvertes par la vente des recettes dactylographiées et le tirage des plats.En caisse actuellement : $2.50.Les officières de la section sont : présidente : Mme J.-C.Champoux ; trésorière : Mme R.Larocque ; secrétaire : Mlle Thérèse Lachapelle.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) • LACHINE Le conseil de cette section est ainsi composé : présidente : Mlle Aiméla Chartier ; secrétaire-trésorière : Mlle Maria Laplante ; conseillères : Mlles C.Dion, L.Bourdon, M.Labelle.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) • NOTRE-DAME-DU-PERPÉTUEL-SECOURS (V1LLE-ÉMARD) Le conseil de cette section est ainsi composé : aumônier : M.l'abbé |.Mallette ; présidente : Mlle Jeanne Morin ; vice-présidente : Mlle Carmen de Bellefeuille ; secrétaire : Mlle Cécile llétu ; trésorière : Mme A.Dubuc ; conseillères : AAIle Pauline Sauvé, Mines |.Mcintosh, G.Thibodeau.(Voir le tableau à la page 19 pour les détails des cours) Montreal LA BONNE PAROLE 19 Comité d'économie domestique ( Federations paroissiales) Sect inns Professeurs Cours SAINT-AM BKOI SE Ecole Saint-Ambroise Mme Hélène Durand-Laroche Artculinaire SAINT-STANISLAS Salir paroissiale Mme Hélène Durand-Laroche Artculinaire SAINT-LAMBERT Salle paroissiale Mlle Rita Hébert Mme J.Groulx Art culinaire Couture et modes Art culinaire Art culinaire An culinaire COTE SAINT-PAUL Ecole Maric-de-l'Incarnation Mlle Rita Hébert HOCHE LAG A Ecole Stadacona Mlle Lucienne Drolel Mlle Henriette St-Louis Mlle Jeanne Lévcsquc, assist.Art culinaire LACHINE Ecole Savaria Mlle Lucienne Drolet Artculinaire MIli- Henriette St-Louis Artculinaire VILLE-KMAKD Ecole N.-I).du Perpétuel-Secours Mme Hélène Durand-Larocrhe Art culinaire MAISONNEUVE Ecole du Saint-Nom-dc-Jésus Mme Hélène Durand-Laroche Art culinaire Conciergeries Saint-Ambroisc )J00 Saint-Stanislas 4.00 Marie-de-l'Incarnation n.îO Stadacona >.00 Notre-Dame du Perpétuel-Secours 10.00 Nombre Insert p- Assistance «le COU rs 10 s M à .50 ir, 10 106 lion totale moyenne 225 1,475 147.5 179 765 95.6 K 260 44.8 >4 w y.: 114 712 w.; )0 231 23.1 4 49 6 17> 57.5 19 757 47.1 104 10.4 844 4.W7 47.1 RÉCAPITULATION Le montant des cours donnés dans les sections paroissiales s'élève à Cours payés par la Section Saint-Lambert : Art culinaire Couture et modes, 4 cours Cours payés par la Section Kmard : Art culinaire.1 cours Conciergeries 1.00 12.00 Coût 10.00 24.00 I >.oo I >.oo 59.00 1 ï.00 h* .00 >.O0 12.00 18.00 59j00 10.00 257.00 50.50 287.î0 257.00 9.00 24.00 281.00 50.50 Grand total pour les sections paroissiales ••••*• •*•¦•• 311.50 20 LA BONNE PAROLE Montréal Rapports des Comités % COMITÉ DE LA «BONNE PAROLE » (rédaction) (.Allocution de la directrice, Mme Eustache Letellier de Saint-Just) Mon dessein n'est pas de retracer ici devant vous, en trois minutes, l'histoire de notre revue, La « Bonne Parole », qui célèbre cette année son trentième anniversaire.Mais vous penserez comme moi que cette étape vaut d'être signalée ; d'abord parce qu'elle marque une longévité dont peu de publications du même genre peuvent s'enorgueillir et surtout à cause de l'intérêt que nous avons toutes à voir se perpétuer et se développer cette initiative particulière de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.La « Bonne Parole », en effet, est une œuvre collective qui vit essentiellement de l'intérêt que nous lui portons et qui ne peut dépendre que de notre volonté de la voir poursuivre sa tâche.Notre attitude à son ci*ard peut être active ou passive.Active si nous ne négligeons aucune occasion de la répandre, de la faire connaître, d'aider à sa diffusion ; passive si nous nous désintéressons de son progrès.Si notre revue a paru sans interruption durant trente ans, faut-il dire que c'est grâce à la prépondérance des attitudes actives parmi nous ?La partie la moins agréable de mon rôle en ce moment n'est pas d'offrir des remerciements pour toutes les collaborations et les appuis que La « Bonne Parole » a reçus dans le passé.Organe de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, La « Bonne Parole » en relate chaque mois le travail.Le « Journal des œuvres », qui occupe une place prépondérante dans ses pages, constitue ainsi un exposé où nous retrouvons, fixée dans le temps, l'œuvre de longue persévérance et de dévouement de nos associations et tie nos sections.Cette enumeration, nécessairement un peu routinière de nos travaux, c'est l'éloquence convaincante de l'effort patiemment poursuivi et répété.Il s'y trouve aussi un enseignement qui se dégage du spectacle de toute tâche accomplie avec zèle et persévérance.La « Bonne Parole » vise aussi à fournir à ses lectrices, outre la relation des travaux de la Fédération, une lecture saine, distrayante et instructive, où nos efforts tendent, dans la mesure du possible, à multiplier la variété.Enfin, notre revue a un rôle à jouer dans l'étude et l'analyse des problèmes du temps présent, envisagés du point de vue féminin et suivant une saine doctrine sociale.Nous vivons une époque qui connaît des transformations rapides dans les idées et les mœurs.Ne craignons pas le mot et disons que nous vivons une révolution, qui a été hâtée par la guerre et dont le flot nous emporte.Nous voulons croire, en toute sincérité, ceux qui nous disent que ces changements préparent un monde meilleur.Ce monde meilleur, cependant, ne se fera pas indépendamment de nous.Il ne pourra être que l'œuvre de l'humanité et nous avons toutes le devoir, chacune dans sa sphère, de rechercher, en présence des faits que nous ne pouvons changer, les adaptations susceptibles de Montréal LA BOXXE PAROLE 21 promouvoir le bien-être social dans le respect des principes établis et éprouvés.N'ayons pas la fausse modestie de croire que la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste n'a point un rôle à jouer dans l'orientation des esprits et des lois.Nous constituons un groupement humain dont l'importance sera d'autant plus respectée et la voix d'autant plus écoutée que nous saurons a^ir et parler avec plus d'à-propos, de bon sens et de réalisme, nous écartant, à égale distance, des idées réactionnaires vouées à l'oubli et des formules audacieuses inacceptables.Telle est l'idée maîtresse qui doit inspirer La « Bonne F^arole » dans les commentaires qu'elle est appelée à faire des problèmes qui s'imposent à nous.Le rapport financier de la « Bonne Parole » fut présenté par la trésoriére, Mlle Luce Brosseau, et révéla le déficit habituel.% COMITÉ DU DENIER NATIONAL (par la présidente, Mme Tancrède Jodoin) La quête publique annuelle de la Fédération, qui eut lieu le 15 mai dernier, sous la direction de Mme Tancrède Jodoin, présidente du Comité, a rapporté la somme de 51,551.25, dont $369.00 en souscriptions.Les frais d'organisation s'élèvent à $38.42 ce qui laisse un bénéfice net de $1,512.83.Détails des dépenses : matériel pour réparation des boîtes : $4.69 ; papeterie, timbres, etc.: $9.32 ; frais de transfert, tramways, etc.: $3.10 ; repas et goûters (auxiliaires) : $3.80 ; lavage et repassage des voiles : $0.90 ; photos pour publicité : $1.50 ; achats de fleurs supplémentaires : $10.00 ; divers : $5.11.Les 21 équipes de solliciteuses, qui ont si généreusement prêté leur concours, ont recueilli les sommes suivantes : l'équipe de Mme Alfred Thibaudeau, $239.34; l'équipe de Mme J.-Hector Bender, $163.80; l'équipe de Mme Tancrède Jodoin, $98.96 ; l'équipe de Mme R.Tessier, $96.58 ; l'équipe de Mme E.-A.Moissan, $89.67 ; l'équipe de Mlle Georgette-Hélène Dagenais, $80.23 ; l'équipe de Mlle Marie-Ange Ma-dore, $59.08 ; l'équipe de Mlle Eglantine Phaneuf, $55.48 ; l'équipe de Mlle Emérentienne Chagnon, $54.19 ; l'équipe des Auxiliaires de l'institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, $48.46 ; l'équipe du Secrétariat de la Fédération, $47.92; l'équipe de Mlle Gabrielle Corriveau, $31.58; l'équipe de Mme J.-A.Molletir, $20.89 ; l'équipe de Mme E.Doticet, $17.41 ; l'équipe de Mlle Charlotte Lan^lois, $14.41 ; l'équipe des Aides maternelles, $14.07 ; l'équipe de Mlle Gisèle du Tilly, $14.05 ; l'équipe de Mme Raoul Vennat, $10.06 ; l'équipe de Mme B.Beauchamp, $9.35 ; l'équipe de Mme Joseph Desjardins, $9.43 ; l'équipe de Mlle Luce Brosseau, $1.65.Les dix boîtes les mieux garnies furent rapportées par les solliciteuses dont les noms suivent : Mlle Alberta de Lamirande, $48.71 ; Mlle Noëllie Paquin, $40.39 ; toutes deux de l'équipe de Mme Alfred Thibaudeau ; Mlle Noëlla Lavi^ueur, de l'équipe du Secrétariat, $38.05 ; Mlle LA BONNE PAROLE Montréal Oeorgette-Hélène Dagenais, chef de son équipe, $30.05 ; Mlle Lucile Gérin-Lajoie, $27.10 ; Mlle Andrée Papineau, $23.84 ; Mlle Marie Bis-sonnette, $17.95 ; ces trois dernières de l'équipe de Mme |.-ll.Bender ; Mlle Laurette Emery, de l'équipe de Mme Tancrède Jodoin, $17.43 ; Mlle Madeleine Pager, de l'équipe de Mme Bender, $17.07 ; Mlle Louise de Martigny, de l'équipe de Mme Alfred Thibaudeau, $10.09.Trois auxiliaires méritent d'être mentionnées pour avoir recueilli le plus grand nombre de pièces de monnaie dans leurs boîtes : Mlle Noëlla Lavigueur, 820 pièces ; Mlle Alberta de Lamirande.812 pièces, et Mlle Noéllie Paquin, 753 pièces.Des souscriptions particulières furent obtenues des maisons et des personnes dont les noms suivent : R.P.Dom |.Mathys, ().S.B., $50.00 ; Henry Morgan & Co.Ltd., $50.00 ; Mme Alfred Thibaudeau.$30.00 ; Mme Henri Oérin-Lajoie, $25.00 ; Mme L.de (i.Beaubien, $25.00 ; La Société Nationale de Fiducie, S25.00 ; The T.Eaton Co.Ltd., $25.00 ; Dupuis Frères Ltée, $20.00 ; l'Archevêché de Montréal : $10.00 ; l'Association des Femmes d'affaires, $10.00 ; la Banque Canadienne nationale.$10.00 ; Mgr Philippe Perrier, P.A.$10.00 ; Mme N.Timmins.$10.00 ; Mgr J.-V.Piette, P.I)., $5.00; Mme |.-M.-A.Riopelle, $5.00; Section paroissiale Saint-Ambr oise, $5.00 ; Mme Hector Cypihot, $5.00 ; Vanier & Vanier, $5.00 ; Mme Rodolphe Lemieux, $5.00 ; Oranger Frères.$5.00; J.|.Joubert, $5.00 ; The Robert Simpson Co.Ltd.$5.00 ; Mme F.-L.Béique, $4.00 ; Mme R.Vennat, $2.00 ; Mlle Annette Chevrier, aide maternelle, $2.00 ; le Comité de la Visite des hôpitaux.$2.00 ; M.l'abbé L.-A.Desjardins, $2.00 ; la Banque Provinciale, $2.00 ; Aille Antoinette Champagne, $1.00 ; M.le chanoine Alary, $1.00 ; M.Alphonse de Laro-chelle, $1.00 ; M.J.-L.Davignon, $1.00.La Fédération nationale Saint-[ean-Baptiste désire exprimer sa profonde gratitude à toutes les personnes qui ont contribué de quelque façon que ce soit au succès de la quête du « Denier National ».soit par leur travail, par leur obole ou par leur souscription.% COMITÉ DE LA VISITE DES HÔPITAUX (par la présidente, Mme Alberta D.-Doucet) Ce Comité fut fondé en novembre 1923.Il a pour objet la visite des malades indigents dans les hôpitaux, particulièrement les hôpitaux protestants, afin d'y apporter un soutien moral et.à l'occasion, matériel, aux catholiques qui y sont hospitalisés.L'apostolat cln Comité s'exerce de diverses façons, dont les principales sont : distribution de livres et de revues, de médailles et de chapelets, de vêtements et de douceurs variées.De menus services sont aussi rendus aux malades : lecture, téléphones, lettres, démarches, etc.Une attention particulière est fournie aux enfants qui se préparent à leur première communion.Le Comité participe également aux œuvres missionnaires de S.E.Mgr Belleau.0.M.L, de Baie James.Les membres du comité sont au nombre de quarante et les officières sont : présidente : Mme Alberta D.-Doucet ; présidente honoraire : Mlle Montréal LA BOXXE PAROLE 23 £ COMITÉ DE LA CROIX-ROUGE (par la secrétaire-archiviste, Mme Raoul Sylvain) Le 1er mars, sous la présidence de Mme Alfred Thibaudeau, présidente de la Fédération, et de Mlle Hedwige Lefebvre, présidente du Comité de la Croix-Rouge, l'assemblée annuelle du Comité avait lieu.On procéda aux élections et le rapport de l'année écoulée fut présenté.4 567 morceaux furent confectionnés durant ces douze mois par environ une centaine de bénévoles travaillant au dehors, et une dizaine de personnes assidues le lundi, jour de réunion.Ces ouvrages sont, ou des tricots de tous genres pour les militaires, ou des trousseaux pour les réfugiés d'outre-mer.C'est malheureusement 300 articles de moins que Pan dernier et cela est dû en partie au manque de la laine que la section centrale n'a pu fournir.Les élections ont donné le résultat suivant : présidente d'office : Mme Alfred Thibaudeau ; présidentes conjointes : Mlle Hedwige Lefebvre et Mme Edmond Brossard ; vice-présidentes : Mines A.Brosseau et J.-E.L'Espérance ; secrétaire-archiviste : Mme Raoul Sylvain ; secrétaire-correspondante : Mlle Georgette Le Moyne ; trésorière : Mme R.Tessier ; préposée aux convocations : Mlle Florine Phaneuf ; présidente du Comité ties autos : Mlle Madeleine Thibaudeau ; présidente du Comité tie la publicité : Mme Letellier de Saint-Jus t.# COMITÉ DES QUESTIONS NATIONALES (par la présidente, Mlle Marie-Ange Madore) Depuis quelques semaines, l'Acadie est en vedette au Canada français.Mgr Robichaud, jugeant le parachèvement île sa cathédrale moins opportun que la fondation d'un quotidien français à Moncton, a lancé un appel à tous ceux qui souhaitent le maintien de la langue française en Amérique.L'Acadie, l'Ontario et l'Ouest sont les avant-postes du Québec français.Plus nos premières lignes de défense seront fortes, plus solide sera la citadelle laurentienne.Sauver le français au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Ecosse, c'est préparer la formation de solides groupes français qui sauveront Québec de l'isolement.Aujourd'hui le journal quotidien est presque aussi nécessaire que le pain, pour le professionnel, l'homme d'affaire, la ménagère, l'agriculteur, le sportif, etc.C'est donc, à tous points de vue, un bon placement que vous ferez en souscrivant à l'œuvre de la presse acadienne et, lorsque l'on sollicitera votre concours pécuniaire, je suis certaine que vous répondrez comme toujours très généreusement.Maria Cypihot ; vice-présidente : Mme Albert Dupuis ; secrétaire : Mme |.Trottier ; trésorière : Mlle 0.Desjardins.Les sources de revenus sont la contribution annuelle de 50 sous des membres, et l'organisation d'une partie de cartes. 24 LA BOSSE PAROLE Rapports des Oeuvres affiliées 9 HÔPITAL SAINTE-JUSTINE (par la secrétaire, Mme Saint-Jacques d'Artois) Résumer en deux minutes tout ce que Sainte-Justine fait chaque année pour soulager, sauver et guérir les petits enfants ne nous semble pas bien facile ; les activités de nos services dépassant toujours largement le programme tracé à l'avance.Nous nous bornerons donc à souligner, aujourd'hui, l'amélioration apportée à notre service de physiothérapie par l'installation, dans la nouvelle annexe-nord de l'hôpital, d'une magnifique piscine de 10 x 8, en carrelages, comme complément à ce service.Plus particulièrement nos petits enfants atteints tie paralysie infantile, ou ceux souffrant de fractures diverses, ont ainsi l'avantage de rééduquer leurs muscles atrophiés.Les résultats obtenus sont merveilleux quand ces traitements sont suivis régulièrement.Un personnel nombreux et compétent est attaché à ce service ; par les temps que nous traversons, cela signifie beaucoup.Un fait digne de mention est l'effet thérapeutique du massage pratiqué sous l'eau qui active les bons résultats.Notre gymnase est installé dans une salle toute ensoleillée, à côté de la piscine, où se trouvent tous les appareils nécessaires aux exercices qui apporteront une amélioration, ou la guérison, aux infirmités des enfants.Les cas de scoliose sont les plus fréquents et on y enregistre une amélioration sensible, dans plusieurs cas.Nous vous invitons à venir visiter ces services et nous serons heureuses de vous faire partager notre joie de pouvoir, en poursuivant notre œuvre, mettre au service de l'enfance malade toutes les ressources de la science et du dévouement.Comme tous les autres hôpitaux, nous avons, hélas ! à déplorer le manque de personnel nécessaire et il arrive que, dans maints services, la religieuse, la garde ou l'aide, aient à accomplir le travail de plusieurs personnes.Qu'on nous permette de profiter de cette occasion pour demander à toutes les présidentes d'associations de bien vouloir recommander notre œuvre à celles qui pourraient nous apporter une aide bénévole.Cette demande, nous la faisons au nom des petits enfants de chez nous qui, indépendamment des événements tragiques que nous traversons, ont quand même droit à la vie et à la santé.# SERVICE SOCIAL ÉCONOMIQUE DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE (par la directrice, Mlle Jeanne ttaril) Le travail du Service Social consiste à assurer, autant que possible, aux petits malades du dispensaire et de l'hôpital, l'assistance dont certains d'entre eux ont besoin pour que les soins médicaux reçus obtiennent leur pleine efficacité.En d'autres mots, il travaille à supprimer ou à améliorer les causes susceptibles d'entraver l'effet des soins médicaux. Montréal LA BONNE PAROLE 25 Pour faire le dépistage des cas qui ont besoin des attentions du service, celui-ci, par le moyen d'enquêteuses et de visiteuses entraînées pour cette fonction, a des entrevues au dispensaire avec tous les cas qui s'y présentent, et fait des visites à domicile chez tous les patients hospitalisés dans les salles publiques.En 1042, 13,409 patients se sont présentés au Service Social pour une première prise de contact, et 5.343 entrevues supplémentaires ont été nécessaires dans certains cas.Pour les enquêtes à domicile, le personnel du service est aidé par des visiteuses bénévoles.Ainsi, sur les 4.224 enquêtes à domicile faites en 1942, 838 ont été faites par les visiteuses bénévoles.Les enquêtes ont nécessité 6,683 visites dont 1,006 par les bénévoles.Au cours de l'année, le comité des visiteuses bénévoles a pris un nouvel essor : leur recrutement est fait par une personne expérimentée dans le travail social hospitalier qui leur donne un entraînement spécial, afin que leur aide soit vraiment efficace.Actuellement ces visiteuses bénévoles évoluent dans une soixantaine tie paroisses de la ville, et l'organisatrice de ce comité espère atteindre bientôt toutes les paroisses et même recruter des visiteuses en dehors de Montréal.Elle a aussi fait un appel aux directrices d'œuvres, dont quelques-unes nous envoient de bonnes recrues ayant déjà l'expérience du travail social.Après le travail préliminaire des enquêtes, nous faisons de l'assistance sociale, quand les cas le nécessitent.Les raisons de l'assistance sont diverses : chez les uns, ce sont les conditions domestiques qui sont défectueuses, manque d'hygiène, logis insalubre, incapacité des parents de donner les soins nécessaires faute de ressources ou d'éducation, maladie de la mère.Le Service Social doit pourvoir à l'amélioration des conditions de vie de ces assistés, avec la collaboration des parents d'abord et, au besoin, celle des institutions et des œuvres suivant les prérogatives de chacune.Nous apportons un soin particulier à intéresser les pères et les mères à la solution du problème qui concerne leurs enfants malades.Nous faisons faire par eux, autant que possible, une partie du travail ou des démarches nécessaires en vue d'améliorer telles ou telles conditions, à moins qu'ils ne soient dans l'incapacité temporaire d'y voir.Souvent les solutions seraient plus vite obtenues si nous agissions sans le concours des parents, mais alors l'enfant seul malade bénéficierait de l'intervention du Service Social et le soulagement apporté à sa condition ne pourrait être que temporaire tandis qu'en intéressant les parents à l'amélioration de leurs conditions de vie, c'est toute la famille qui en bénéficie par les connaissances usuelles acquises, une meilleure administration du budget, le soucis du confort, développé chez tous les membres de la famille.Certains problèmes présentés au Service Social ont simplement la pauvreté pour cause.Ainsi, s'il arrive qu'un régime alimentaire prescrit, un appareil orthopédique, certains objets de traitement, des médicaments coûteux, soient trop onéreux pour le budget des familles, nous recourons à l'aide des sociétés de secours.Les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul répondent à nos demandes avec bienveillance, pour les régimes prescrits.La Société de Secours aux Infirmes de la Province de Québec, l'Association Catholique de l'Aide aux Infirmes ont procuré 73 appareils orthopédiques à des patients pauvres, en 1942, et ont transporté au dis- 26 LA BOSSE PAROLE Montréal pensaire des patients impotents qui ne pouvaient payer une voiture.La même collaboration nous est donnée par l'Institut National Canadien pour les aveugles, qui a fourni des lunettes à 144 petits patients, en 1942.Pour divers autres secours urgents, mentionnons l'aide du Cercle Marie-Rollet, de la Ligue de la Jeunesse Féminine, les Chevaliers de Colomb, et quelques bienfaitrices anonymes de notre service qui nous ont aussi aidés par des dons en argent et en vêtements.Il y a des cas où le problème est d'ordre moral : par exemple, lorsque les enfants vivent dans des conditions sociales anormales.Leur séjour à l'hôpital fournit l'occasion d'améliorer leur sort.Le Service Social solutionne ces cas avec l'aide des diverses œuvres et institutions.Il y a enfin les cas auxquels le milieu familial est préjudiciable : malentendus entre les parents, certaines épreuves, contrariétés qui démoralisent et agissent sur le système nerveux de l'enfant.C'est alors le rôle de l'Assistante sociale d'améliorer la situation, par son influence sur les parents, sur la mère surtout, par de sympathiques encouragements, des conseils appropriés ; elle travaille à obtenir que les parents s'exercent à donner au foyer une atmosphère de paix joyeuse, pour le bien de l'enfant.Il est rare, alors, que l'influence de l'Assistante sociale soit vaine et souvent elle obtient les résultats les plus encourageants.Les visiteuses bénévoles apportent souvent un concours efficace au travail de l'Assistante sociale.C'est une des tâches consolantes que nous proposons aux personnes qui désireraient participer à notre travail social.# L'ASSISTANCE MATERNELLE (par la directrice.Garde Alice Lêpine) La situation économique, améliorée par le travail de guerre, nous a fait constater une diminution notable dans l'inscription des prénatales.1 365 mères ont demandé nos services, contre 2 090.l'an dernier.En ajoutant les 277 prénatales que nous avons reportées, nous comptons que 1 642 parturiantes ont été suivies, par les médecins et les infirmières.Les infirmières ont donné des soins et ties conseils d'hygiène maternelle à 1 402 mères au cours de 26 265 visites : 3 317 visites prénatales.1 307 enquêtes, 9 507 visites post-natales, et 9 474 visites aux nouveaux-nés.Ces visites ont requis 36 657 heures tie travail.Des 1 103 accouchées à domicile, 656 ont reçu les soins d'une infirmière, au moment de l'accouchement, et 448 visites pour fausses délivrances ont été faites par les quatre infirmières préposées à ce service.Notre ambition serait qu'une infirmière assistât à tous les accouchements mais malheureusement, ceci n'est pas encore désiré par toutes nos patientes et il nous reste un grand travail d'éducation à faire.Celles qui ont bénéficié de ce service en sont reconnaissantes.Nos statistiques démontrent que nous n'avons enregistré aucun décès parmi les mères accouchées à domicile.Cette bonne fortune justifie, une fois de plus, l'heureuse initiative que nous avons prise, il y a plus de deux ans, en organisant notre service d'assistance à l'accouchement par une infirmière.Nous avons assisté moins de patientes cette année, mais le travail n'a pas été plus facile : dans plusieurs familles, il y a eu des problèmes difficiles à résoudre.Par exemple, pour ne parler que des plus aigus : la Montréal LA BOXXE PAROLE 27 pénurie du logement et des domestiques, ainsi que l'entre-aide familiale ou du voisinage, de plus en plus difficile à obtenir, a fori compliqué notre travail.Dans quelques cas même l'infirmière s'est vue obligée, tout en donnant ses soins à la mère et au bébé, de préparer un repas après avoir fait le feu, afin que les autres petits, qui étaient encore à jeun, à une heure avancée de Pavant-midi, puissent se mettre quelque chose sous la dent.Le mari qui avait dû quitter son travail, les premiers jours, était retourné à l'usine, et la courageuse mère avait accepté île reprendre la charge de sa famille, tant bien que mal, alors qu'elle était encore alitée.En entendant ceci, je crois deviner que plusieurs d'entre vous se demandent pourquoi nous n'avons pas hospitalisé ces patientes pour l'accouchement V |e réponds que nos hôpitaux canadiens français ont très peu de lits pour les cas de maternité ; c'est pourquoi nous ne devons faire la demande que pour les cas pathologiques ou exceptionnels pour lesquels d'ailleurs nous recevons une entière coopération de la part des hôpitaux.Un mot îles taudis actuellement habités par les familles que nous visitons.Il n'est pas rare de trouver nos patientes dans les pires conditions sanitaires.lit que dire de l'espace trop restreint octroyé aux membres d'une même famille ?L'infirmière a déjà compté 17 enfants dans la maison.Il s'agissait de deux familles parentes ou amies, qui partageaient quatre ou cinq pièces, faute de logis.Durant l'année, les infirmières ont pris part h la Convention du Service Social, aux séances d'Hygiène Publique, tenues à Montréal sous les auspices des associations médicales et des gardes-malades du Canada.Nous avons aussi participé aux fêtes du Troisième centenaire de Montréal, particulièrement à celles organisées en l'honneur de |eanne A\ance.Trois de nos infirmières actuellement se spécialisent en hygiène publique après avoir obtenu, par l'intermédiaire de l'Association canadienne des Gardes-Malades, des bourses du Gouvernement fédéral.Quelques infirmières ont suivi les cours de soins d'urgence, donnés par l'Association Ambulancière Saint-|ean, et toutes les infirmières sont prêtes à servir en cas de raids aériens, soit au siège de l'œuvre ou dans les différents postes de secours organisés par le Comité de Protection civile.Comme vous pouvez le constater, malgré un travail pénible, les infirmières s'intéressent à tout ce qui se rattache à leur profession et je suis heureuse de leur rendre hommage, en particulier pour leur dévouement à l'Assistance maternelle.• ASSOCIATION CATHOLIQUE DE L'AIDE AUX INFIRMES () (par la présidente, Mme Thèodiile Bruneau) En consultant les annales des œuvres de charité de notre ville, on s'aperçoit qu'en 1026 les enfants infirmes canadiens français, filles et garçons (estropiés, paralytiques, épileptiques), étaient abandonnés à leur triste sort.A l'époque, aucune école spéciale régulière n'existait pour eux, leur assurant les bienfaits de l'instruction religieuse et profane.Le camp d'été, spécial et permanent, n'existait pas non plus.C'est pourquoi (') Membre de la Fédération et du Fichier des Œuvres 28 LA BONNE PAROLE Montréal un groupe de dames canadiennes françaises, l'Association catholique de l'aide aux infirmes dont la devise fut : « Ensoleiller leur vie », fonda les institutions suivantes, en leur faveur: 1) l'Ecole des enfants infirmes (aujourd'hui Ecole Victor Doré) ; 2) les Etablissements Notre-Dame pour épileptiques éducables, enfants et adultes, filles et garçons (aujourd'hui situés définitivement dans l'Ile-aux-Cerfs, propriété de l'Association) ; 3) Le camp « Le Grillon », colonie de vacances pour enfants infirmes, filles et garçons.Tel que décrit dans la Charte Provinciale de l'Association, le but de l'Association est d'« apporter une aide morale, éducatrice et matérielle aux infirmes, quels qu'ils soient ; travailler au développement religieux moral, intellectuel et physique des personnes que l'Association aidera ou des membres de leur famille ; fournir aux infirmes dont s'occupera cette association tous les soins médicaux ou autres, les vêtements ou autres objets et en général tous les services dont ils pourront avoir besoin ».L'Association possède aussi les services spéciaux inhérents à son organisme de charité : clinique médicale, service social, service d'ambulance, service d'orthopédie.Les dames de l'Association catholique de l'Aide aux Infirmes administrent les affaires et les RR.SS.Grises (Sœurs de la Charité de Montréal) aidées des RR.SS.de la Sagesse, des RR.SS.Oblates Franciscaines de Saint-Joseph ont la régie interne de la maison.Les bienfaiteurs et bienfaitrices de l'Association sont : le Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social ; la Fédération des Œuvres de Charité canadiennes françaises ; la Ville de Montréal ; La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal ; le Club Saint-Laurent Kiwanis.Rapports des Oeuvres invitées • FÉDÉRATION DES CANADIENNES-FRANÇAISES DE SHERBROOKE (par la présidente générale, Mme Annette D.-Codère) Nous avons eu notre assemblée générale de la Fédération, le 31 mai, sous la présidence de Mgr O.-Z.Letendre.Vicaire Général.— Vingt et une associations ont présenté leur rapport.— Une nouvelle association a demandé^ son affiliation : La Ligue Ouvrière catholique féminine (L.0.C.F.).— Dix-sept élèves de l'école ménagère de la Fédération ont reçu leur certificat de capacité en Art ménager et en Hygiène sociale et familiale.— Comme travail de guerre, plusieurs de nos membres travaillent avec la Croix-Rouge.Toutes les présidentes sont agents de liaison pour les Prix du commerce en temps de guerre.— Les déléguées des Associations assistent, chaque mois, à l'assemblée de la Commission Scolaire ; elles sont aussi invitées à faire partie d'un comité formé par le greffier de la Cité, pour l'étude des questions d'après-guerre.Tous les rapports de nos associations étaient substantiels et aucune d'elles n'a chômé durant l'année qui vient de s'écouler.Après l'assemblée générale, les messieurs de la Société Saint-|ean-Baptiste se joignirent aux dames pour former le comité de l'Aide à l'Acadie. Montreal LA BONNE PAROLE 29 # FOYER DES SŒURS DE NOTRE-DAME DU BON-CONSEIL (Westmount) (par la supérieure, Sœur Marie-Corona Laplante) Les cours de formation et de service social se sont poursuivis régulièrement.Voici un compte-rendu du travail accompli pendant l'année : II y a eu 189 inscriptions, augmentation de 14 sur l'année précédente.L'assistance totale aux cours a été répartie ainsi : français 124, anglais 1 482, couture 350, cuisine 496, grand total 11 182.La retraite annuelle a été suivie par 58 jeunes filles.A l'Instruction et le Salut du Saint-Sacrement, le 2e dimanche de chaque mois, l'assistance moyenne a été de 15.— Le Cercle d'étude a tenu 12 réunions avec une assistance de 30 à 40 jeunes filles.— A l'heure sainte, la veille du premier vendredi du mois, l'assistance a été de 35 à 45 jeunes filles.— Des soirées récréatives ont eu lieu régulièrement.— Nous avons, en outre, donné à quatre de nos jeunes filles leur déjeuner de réception, à l'occasion de leur mariage.Le Bureau de placement, dont les services sont gratuits, a répondu à 7 974 appels, 3 146 visites, 2 352 demandes de la part des dames, 454 demandes de la part des jeunes filles et a effectué 350 placements.Les cas de service social ont requis 10 visites, 15 enquêtes, 20 démarches, 65 téléphones, 356 repas gratuits et 245 couchers gratuits.— Les jeunes filles ont prêté leur concours pour la quête de l'Institut de N.-D.B.-C.et celle de la Fédération nationale Saint-|ean-Baptiste.Mentionnons encore l'aide à la caisse des aides ménagères, et h la Croix-Rouge dans la préparation des pansements.Une exposition des travaux de l'année a été tenue le 11 avril et on y voyait 45 plats de cuisine et 97 morceaux de broderies, tricot et couture.• FOYER DE NOTRE-DAME DU ROSAIRE (pur la présidente de l'Amicale du Foyer, Mlle Clara Tremblay) Au nom de Mlle Bonneville, je vous dis notre reconnaissance pour la part qui nous est faite dans la belle famille de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste.Voici les petits événements de l'année, chez nous.Le Foyer a célébré modestement son jubilé de quarante ans en mars dernier.Pour de multiples raisons, nous n'avons pas eu notre banquet annuel en 1942.1943 nous le permettra-t-il ?Nous voulons l'espérer.Nous manquons d'espace pour répondre aux demandes de chambres et de pensions et les dîners se font de plus en plus nombreux : 150 repas ont été servis entre midi et deux heures, jeudi dernier, le 26 mai.Pour être à la page, et nous reposer du côté matériel de l'œuvre, nous avons fondé un cercle d'étude ; Mlle Francojur en est l'intelligente et dévouée directrice.• LA BIBLIOTHÈQUE DES ENFANTS (par la directrice, Mlle Jeanne Saint-Pierre) La Bibliothèque des Enfants fêtera son 6e anniversaire le 5 juillet et sa nécessité s'affirme tous les jours davantage.Au cours de l'année .VI LA IWXXE PAROLE Montréal nos livres ont servi 88 751 fois.En plus de notre Centrale d'Hochelaga nous avons une succursale bilingue à Rosemont et 9 dépôts dans les quartiers éloignés et en dehor:; de la ville.Pour la modique somme de 5 sous par année, les enfants peuvent apporter les livres à la maison et les garder deux semaines, mais s'ils sont grands liseurs ils ont le droit de les changer tous les jours.Ils peuvent aussi lire à la Bibliothèque et consulter nos livres de recherches dans notre salle de référence.Les contes de fées, les légendes, les biographies, les livres d'histoire, de science et de religion, circulent tous, aussi bien que les romans enfantins car nos abonnés s'intéressent à tous les sujets.Pour compléter l'œuvre d'éducation si bien commencée par la lecture, la Bibliothèque des Enfants offre à ses abonnés diverses attractions : « Heure du Conte », causeries sur l'Art et l'Histoire naturelle, projections lumineuses, leçons de dessin, concours.Toutes ces organisations et la récréation dans un jardin à l'arrière de la Bibliothèque contribuent à faire de la Bibliothèque des Enfants une sorte de club ou mieux encore un foyer où les enfants se sentent à l'aise et sont heureux d'y vivre une partie de leurs journées.Les visiteurs sont toujours les bienvenus et nous nous faisons un plaisir de donner des renseignements sur les livres et les bibliothèques pour enfants à toutes les personnes qui s'intéressent à cet aspect du problème de l'éducation.La Bibliothèque est ouverte tous les jours, sauf le mercredi et le dimanche, de 2 heures à 5 heures 30, et le samedi toute la journée.Pendant juillet et août nous ouvrons lundi, mardi, mercredi et jeudi toute la journée.• LIE COOPÉRATISME ET LA SÉCURITÉ SOCIALE : (LA FAMILIALE) (par Mme Bert he Louant) La coopération a cessé d'être un sujet nouveau depuis la fondation de la «Familiale».C'est quand même un sujet que j'aborde toujours avec joie car il me permet de raconter ce qui s'est fait chez nous, de rappeler les débuts modestes, souvent pénibles, de nos coopératives, et surtout de dire ce que l'intelligence, l'esprit de justice, le sens des affaires ont permis à toutes les coopératives de consommation de notre province de réaliser en un si court espace de temps.Nos coopérateurs comprennent parfaitement bien l'importance de l'œuvre h laquelle ils se sont consacrés.Ils ont conscience de travailler à l'avènement d'un monde meilleur, d'un monde plus équitable, d'un monde plus sûr, d'un monde, en un mot, plus chrétien.Entre cent exemples que je pourrais donner des progrès qui ont été accomplis dans ce sens, je ne veux en retenir qu'un seul tant il représente bien l'esprit qui anime notre mouvement.Comme la plupart des autres coopératives de consommation, la « Familiale » possède un Fonds de Prévoyance.En quoi consiste cet organisme et quel en est l'objet ?Ce Fonds de Prévoyance permet h un père de famille, malade ou momentanément gêné pour quelque raison que ce soit, de subvenir aux besoins de sa famille, de mettre les siens à Montreal LA BONNE PAROLE 31 l'abri du besoin, de l'empêcher de tomber ou de retomber, selon le cas, dans l'esclavage du crédit.Une modeste contribution hebdomadaire lui assure, sur la base de ses achats précédents, de quoi vivre, de quoi attendre le retour à la santé ou le retour au travail.Et, pour cela, il n'a d'autre engagement à prendre qu'un engagement d'honneur.Ce qu'il a emprunté, il le remboursera quand il le pourra et de la manière qu'il le pourra.Le jour où notre Fonds aura atteint S5 000, ce prêt que consent le Fonds deviendra un don purement et simplement.L'esprit d'entr'aide qui est à la base de la coopération joint à la modique contribution de cinq sous par semaine rend donc possible une œuvre merveilleuse de sécurité sociale.Que dire de plus ?Ceci : que la coopérative de consommation a grand besoin de l'élément féminin, de la coopération féminine.Notre travail est si vaste, si varié que bien des concours nous sont nécessaires.Puis-je espérer que la « Familiale » en trouvera de nombreux parmi les lectrices de la « Bonne Parole » ?Ce serait pour nous un magnifique enrichissement.# LE RÉVEIL FÉMININ CATHOLIQUE (par Mme Alberta L.-Onslow) Fondé et dirigé par le R.Père Archange, O.F.M., Le « Réveil féminin catholique » est né en juin 1935, d'une réaction contre le communisme qui, à Montréal, avait fondé une section féminine dénommée « Le Réveil Féminin ».Le but premier de cette dernière organisation était de déchristianiser les familles pauvres au moyen d'alléchantes promesses.Le « Réveil féminin catholique », par sa sympathie et par son assistance aux familles indigentes, a eu raison du Réveil communiste aussi bien que de son substitut la « Solidarité féminine ».Les visiteuses du Réveil féminin catholique répandues par toute la ville adoptent une ou plusieurs familles tombées dans la misère, leur procurent les secours nécessaires et tâchent de faire régner la vertu dans ces foyers encore plus tiennes des secours spirituels que des biens temporels.Elles portent une attention spéciale h la fréquentation scolaire îles enfants, généralement négligés à la maison, y voyant un gage de leur bonne conduite dans l'avenir.Durant juillet et août trois cents petits garçons de nos familles assistées ont le grand avantage d'aller passer plusieurs semaines à la ferme que possède le Réveil féminin catholique à Saint-Liijuori, bénéficiant ainsi du bon air et de la nourriture saine et abondante de la campagne.Chaque année, un arbre de Noël vient réjouir le cœur de ces pauvres petits enfants qui, sans cette petite fête que nous leur offrons, n'auraient rien de tangible pour leur faire remarquer que nous sommes à la période des fêtes.H est à regretter que le nombre des visiteuses ne soit pas plus grand, car souvent il nous faut refuser d'aller visiter des familles qui se recommandent à notre bienveillance, la distance ne le permettant pas.Tout de même nous avons la satisfaction de constater que notre apostolat n'est pas vain et bien souvent nous avons le bonheur de faire entrer quelques rayons de soleil dans des foyers sombres et tristes. 32 LA BOXXE PAROLE Montreal APPEL Le rapport financier de La « Bonne Parole » accuse un nouveau déficit et oblige la Fédération à puiser à même ses revenus, déjà limités, pour défrayer les frais de sa revue.Il suffirait pourtant d'une propagande facilement organisée pour recueillir au moyen d'annonces et d'abonnements, les fonds qui combleront ce déficit.Si chaque membre de la Fédération lui apportait un nouvel abonnement ou une annonce, la revue dégrèverait, en se suffisant à elle-même, le budget général de la Fédération.Nombreuses sont les sociétés qui souhaitent posséder une revue comme la nôtre où la Fédération exprime ses opinions, active sa pro-pagancle, renseigne ses membres et établit entre eux un lien qui crée une force.La « Bonne Parole » est au service de tous les membres de la Fédération ; ceux-ci ne voudront-ils pas, en retour, aider à la maintenir en fournissant un apport à sa caisse ?Notre intérêt pour La « Bonne Parole » sera une preuve d'attachement à notre grande Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste qui fournit à ses membres d'incomparables avantages dont une revue n'est pas le moindre.La secretaire : Georgette LE MOV NE ¦ AMherst 2131 MONGEAU & ROBERT CIE; ! LIMITÉE CHARBON | Huile à c h a u f f age ! • • • i i 1600 EST, RUE MARIE-ANNE MONTRÉAL CRESCENT 3223 G.-J.PAPILLON manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet que vous puissiez trouver • 257 ouest.Avenue Laurier PRÈS AVENUE DU PARC HARBOUR 5544 Spécialité : Examen de la vue Phaneuf & Messier OPTOMÉTRISTES-OPTICIENS 1767.ST-DENIS — MONTRÉAL TOUT PRES DE LA RUE ONTARIO J.-B.Baillargeon EXPRESS LIMITED CAMIONNAGE La plus grande organisation de transport • 423 est.Ontario — Montréal HArbour 6271 Tél.FAlklrk 2848 Fondée en 1912 Wilfrid Pageau PLOMBIER.COUVREUR Poseur d'appareils à ?ax et à eau chaude SPECIALITE t RÉPARATIONS • Travail fait soigneusement et à prix modéré Bureau et atelier : 984 est, RACHEL Raoul Vennat Lises notre journal mensuel de Broderie et Musique et vous ne pourrez plus vous en passer.Chaque mois, il vous apporte la dernière nouveauté pour Vous, vos Bébés, votre Eglise, votre Maison.Et les dernières nouveautés musicales.—— 12 SOUS PAR AN 3770.ST-DENIS — HA.5310 CONFIEZ VOS COMMANDES À Maison de confiance établie 1894 depuis 48 ans 1942 • Wl.7141 — 925.H IBERNIA PLATEAU 6750 Philippe-D.Clerk courtier en assurances edifice aldred 507.Place d'Armes — suite 202 MONTRÉAL 5155.ST-LAURENT — CA.2240 Boissonneault & Frères J.-P.BOISSONNEAULT, PROP.Inspection gratuite de votre Radio Réparations à prix raisonnables • SERVICE RAPIDE FRONTENAC 11 12 • Lacroix & Léger, Ltée QUINCAILLERIES.JOUETS.VAISSELLE 011 EST, AVENUE MONT-ROYAL (ANGLE SAINT-ANDRÉ) 17oo, 3t-Denis (;;.L'ÉCONOMIE est nécessaire à qui veut réussir.L'ouverture d'un compte d'épargne est donc un acte indispensable que vous devez accomplir sans aucun retard.La Banque Provinciale du Canada SIÈGE SOCIAL : 221, RUE SAINT-JACQUES OUEST, MONTRÉAL 318 succursales et bureaux « Où l'épargnant dépose ses économies » Bureau de Placement gratuit L'Association professionnelle des Employées de bureau prie Messieurs les professionnels, courtiers, marchands, gérants de maison d'affaires, etc., de vouloir bien s'adresser à son Bureau de Placement, 853 est, rue Sherbrooke, Tél.FR.2665, de 10 h.a.m.à midi et de 2 h.& 6 h.p.m.pour les services de sténo-dactylographes anglaises et françaises, caissières, comptables, téléphonistes, etc., compétentes et très recommandnbles.CRESCENT 3181 The Queen's Jubilee Laundry __CHKV1ER FRKRK8.iMtoi»._ 75 OUEST.AVENUE LAURIER ANGLE SAINT-URBAIN Vive la Canadienne PARMI les qualités qui ont distingué nos mères canadiennes, nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage.JEUNES FILLES, JEUNES MÈRES, tenez à honneur dr continuer ce bel exemple.Pour pratiquer l'économie il n'y a pas de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'EPARGNE De la Cité et du District de Montréal Nous vous réservons toujours le meilleur accueil, quelque petites que soient les économies que vous voudrez bien nous confier.Nous vous donnons la sécurité la plus certaine.Le directeur-général, T.-TAGCART SMITH Bureau principal et 24 succursales à Montréal.IMPRIMERIE EXCELSIOR.MONTRÉAL
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