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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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janvier - février
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  • Revues
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La bonne parole /, 1944, Collections de BAnQ.

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Montréal, Canada Janvier-Février 1944 BONNE PAROLE Organe de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste SOMMAIRE En marge de l'instruction donnée aux infirmes et du soin des épileptiques, Marie-Jeanne P.-Gibeault _._______ Participation de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste au Vième Emprunt de la Victoire, Georgette Le Moyne La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste demande une Loi complète de Protection de l'Enfance________________— Contre la Criminalité juvénile___._____________ Le R.P.Louis Chagnon, S.J.t Madeleine l'In ban de au .__ Noël à la Fédération, M.T._____ — Feu Mme F.-X.Choquct, Georgette Le Moyne.Nominations et honneurs obtenus, Georgette Le Moyne __ Organisation d'un Comité de Protection de l'Enfance _____ _ _ Journal des œuvres : Association professionnelle des Employées de magasin, Claire Lapierre et Léa Sauvant — Chez les Femmes d'affaires, Bcrthe Lefebvre____________ Projet de Résolution appuyée par la Fédération •••••• •••••• •••••• 1 4 S 6 7 8 9 10 11 12 16 853 est, rue Sherbrooke La Bonne Parole REVUE MENSUELLE fondée en 1913 CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de coeur let Canadiennes-Françaises ; un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur; un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux oeuvres nationales ; un MOYEN de propagande pour la diffusion des principes catholiques d'action sociale; ORGANE indispensable à l'oeuvre de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, d'abord auprès des diverses associations qui la composent et des comités par lesquels elle agit; puis auprès des oeuvres nationales étrangères qui font, comme nous, partie dé- l'Union Internationale des Ligues Catholiques féminines.un CONDITIONS DE L'ABONNEMENT: Canada et Etats-Unis.M.$1.00 par an Union postale $1.30 par an Un acompte de 30% est accordé aux membres des associations professionnelles, des Fédérations paroissiales et des communautés religieuses.Le prix de l'abonnement doit être envoyé au Secrétariat de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.833 Est, rue Sherbrooke, Montréal.Les abonnés de la "Bonne Parole" jouissent des privilèges de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste et ont droit d'assister aux séances publiques, dont avis est donné dans les journaux.Les abonnés qui désirent des invitations personnelles et voudraient devenir membres actifs de la Fédération Nationale n'ont qu'à s'inscrire, en tout temps, au secretariat de la Fédération Nationale, 833 Est, rue Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le dimanche excepté: de 10 heures a midi et de 2 heures à 5 heures p.m.— Téléphone: FRon-tenac 2663.Toute personne peut concourir à l'oeuvre de la "Bonne Parole": lo en s'y abonnant; 2o en lui procurant de nouveaux abonnés; 3o en la faisant lire; 4o en lui procurant une collaboration littéraire; 3o en sollicitant des annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 Aumônier: Monseigneur Philippe Pcrricr.Présidentes-fondatrices: Madame F.-L.Déique et Madame Henri Gérin-Lajcie.Présidente d'honneur; Madame Henri Gérin-La- joie.Bureau de direction: Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale: Mme Edmond Brossard, vice-présidente : Mme Théodule Bruneau, vlce-pré-sidente; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale; Mlle Maria Audair, trésorière; Mlle Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste; Mme Eusta-che Letellier de Saint-Juat, directrice de "La Bonnb Paiolb"; Mme R.-A.Bouthillier.Mme Arthur Berthiaume.Mlle Hedwige Lefebvre, Mlle Florine Phaneuf, Mme J.-A.Molleur, Mme Albert Dupuis, Mlle Laura Robert, Mlle Marie-Ange M adore, Mme Tancrède Jodoin, Mme P.-A.Robi-chaud, Mlle Aima Champoux, des Cercles de Fermières de la Province de Québec; Mlle Eglantine Phaneuf, Mme H.Végiard, présidente de la section de Saint-Lambert; Mlle Marie Cypihot, Mlle Emma Douesnard, Mme J.-J.-E.L'Espérance.Mlle Marie-Eliae Begin, Mlle Marie Girard, présidente de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Frnnçaisefl ; Mlle Emcrentienne Chanson.Fédération nationale Saint-JeanBaptiste, Con-seil de Québec.Us dames patronnes ses des Oeuvres suivantes: 1.Hô.l?it.a.1 Notre-Dame; le Comité d'Administration de 1 Hôpital Sainte-Justine; l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises, les Cercles des Fermières de la Province de Québec; la Cour Villa-Maria des Forestières In-dépendantes: l'Ecole d'Education familiale et so-dale.Fédérations et sections Paroissiales: La Nativité de la Sainte-Vierge, d'Hochelaga; Très-Saint-Nom de Jésus, de Maisonneuve ; Saint-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-Ambroise, Côte Saint-Paul, Saint-Joseph ; Notre-Dame du Perpétuel-Secours fVilie-Emard) ; Saint-Bernardin de Sienne, (Ville de Saint-Michel).Associations professionnelles: Employés de ma- ffifcmPîSÎSr d.e tan»*Femmes d'affaires, Aides Maternelles, la Société des Ouvrières Catho! Uques (S.O.C.) et ses sections: La Nativité de la ^nte-Vierge.d'Iiocfee lajra; Côte Saint Paul.La-chine.Saint-Alphonse d'Youville, Saul t - au • Récoll et.Comités: Comité des Oeuvres Economiques.Comité de la Visite des Hôpitaux.Comité de l'Economie Domestique.Comité des Questions Nationales, Comité de la Protection de la Jeune Fille.Comité féminin du Hie centenaire de Montréal.Comité de la Croix-Rouge.Principale* eravrea aecemplie* par la PMéffatlesi et eea filiale.Fondation des Associations professionnelles Fondation des Fédérations paroissiales Etablissement de Caisses de Secours Etablissement de Cours /Enseiturnout Ménager Comité de lutte contre l'alcoolisme Amendements à la loi des licences Législation en faveur des Institutrsces et des employées de bureau Comité des questions domestiques Comité de lutte contre la mortalité sufunttle Fondation de "Gouttes de lust* Participation aux expositions peser It hstn-itre de Comité de lingerie d'autel et décoration d'église du Congrès Eucharistique Pèlerinage à Lourdes et à Rome Affiliation à l'Union Internationale des Ligues catholiques féminines Fondation de la Bonne Parole Comité du "Denier NaSionéT' Comité des questions chiques Comité de la Croix Rouge Comité du Ponds Patriotique Comité de r Assistance par le traraJl Comité central * étude et af action sociale Comité des Oeurres économiques Comité de Rédaction de la Bonni Paboli Comité d'Administration de la Bonnb Paboli Comité de la construction Comité du service social Comité de la Visite dit bêpHsux Fichier Central de renseigner™«ta Comité de l'apostolat de la paix La réforme do Gode dvil es faveur de la femme.N, B» ~~ On pent devesir ration Nationale Saint-Jean-rant I BOO secrétariat: •)}, me de la Fédé-s'inscri-let en LA BONNE PAROLE Vol.XXXIV RIonlre.il, Janvier-Février 1911 Nos 1 et 2 En marge de l'instruction donnée aux infirmes et du soin des épileptiques A cause d'un incident récent et d'événements futurs qui intéressent les enfants infirmes et les épileptiques, tant de Montréal que de la Province de Québec, la plus élémentaire justice demande que l'on rétablisse l'authenticité de certains faits, trop facilement oubliés du public.Un journal de Montréal publiait, il y a quelque temps, un article ayant pour sujet l'école ties infirmes actuellement sous le contrôle de la Commission des Ecoles Catholiques.La bonne foi de l'auteur n'est nullement mise en doute : il ne pouvait qu'utiliser les renseignements qui lui étaient fournis.Mais il convient d'insister sur le point que ce qu'il appelle succinctement la préhistoire île l'école, dont il fait le très juste éloge, est en réalité l'histoire véridique et authentique de renseignement que reçoivent les enfants infirmes canadiens-français de la métropole.Personne ne peut contester que cet enseignement est dû à une initiative essentiellement féminine.L'idée première en est venue du Comité de la Visite des Hôpitaux, affilié à la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et dont faisaient partie Mme Théoclule Bruneau, Mlles Gabrielle des Isles et Blanche Taillefer.Ces dames avaient l'occasion de constater et de déplorer l'abandon dans lequel étaient laissés les jeunes infirmes qui, après avoir été traités dans les institutions médicales, étaient rendus à leurs familles et demeuraient dans l'impossibilité de s'instruire par suite de leur déficience physique.De sérieuses enquêtes leur avaient prouvé, en outre, que les quatre cinquièmes des infirmes qui fréquentaient l'école protestante anglaise, la seule du genre à Montréal, étaient des canadiens-français catholiques.Du point de vue intellectuel, cela pouvait être un avantage.Mais on conçoit le danger existant pour la religion et la langue de ces enfants.Après avoir mûrement étudié l'urgence et les possibilités du projet d'une école spéciale pour les enfants infirmes, Mme Bruneau, secondée par quelques dames tie ses amies, résolut tie réaliser cette entreprise.Le Conseil d'Administration tie l'Hôpital Sainte-Justine consentit à fournir le local nécessaire et, le vingt-deux novembre 1926, Son Excellence Monseigneur Georges Gauthier inaugurait et bénissait la nouvelle école qui prit officiellement le nom d'« Ecole des enfants infirmes ».Sa constitution en définit ainsi le but : «Instruire dans leur religion et les sciences profanes les enfants infirmes et pauvres, estropiés," paralytiques et épileptiques ; leur donner 113278 • ' ' .Li'JW.VXEF.lXOLE Montréal les soins médicaux et chirurgicaux nécessaires, et leur assurer, suivant leurs aptitudes, les moyens de gagner leur vie et de devenir ties citoyens utiles à eux-mêmes et à la société ».Les premiers secours accordés à la fondation lui vinrent de la Commission Scolaire du district Nord, alors présidée par Al.l'abbé Armand Fouclier, Une vingtaine tie pupitres usagés, des cartes géographiques et autre matériel scolaire, furent généreusement fournis par cette Commission.El quelques-unes des dames se firent les institutrices bénévoles ties élèves.Le comité fondateur dirigea pendant six ans cette école dont les développements furent aussi rapides que constants.A renseignement primaire, les dames ajoutèrent bientôt des cours industriels de menuiserie, cordonnerie, horlogerie pour les garçons ; couture, broderie et montage du chapelet pour les filles.S'il n'est pas le fondateur ni l'initiateur de l'« Ecole des enfants infirmes », M.Victor Doré n'en a pas moins l'immense mérite tie s'v être intéressé dès la seconde année tie son existence et île l'avoir aidée en lui versant une subvention tie six cents dollars, assurant ainsi le salaire d'une institutrice.En 1928, il porta cette subvention à mille dollars pour l'augmenter à cinq mille en 1929 et les années suivantes.Tous les autres frais, transports, repas du midi, goûter, soins médicaux, appareils orthopédiques, bibliothèque, vestiaire, restaient à la charge ties dames du comité et îles bienfaiteurs tie l'œuvre, laquelle ne tarda pas à éveiller dans le public une généreuse sympathie.Cependant, dès le début, et plus particulièrement durant les trois années tie 1929 à 1932, les fondatrices, cstimai\J que les enfants infirmes ont droit, tout autant sinon plus que les enfants normaux, aux avantages de l'instruction, cherchèrent à persuader les autorités de la Commission ties licoles Catholiques tie prendre à leur charge l'enseignement primaire de leurs protégés.Mme Bruneau multiplia les démarches «à cet effet.Mais ce n'est qu'après six ans île travail, alors que l'école avait fait ses preuves, et que son conseil d'administration avait obtenu du gouvernement provincial un octroi de SO.bb par jour, par enfant, et l'institution tie la Classe « F •> pour infirmes, dans le Département tie l'Assistance publique, que la Commission Scolaire, stimulée par son distingué président, M.Victor Doré, consentit à assumer la direction de la jeune école et à continuer l'enseignement industriel.Disons à son honneur qu'elle prit même h son emploi les professeurs qui, depuis le commencement, donnaient presque sans rémunération leur temps, leur science et leur dévouement à la cause ties enfants infirmes.Quoi qu'il en soit, rien, ni personne, n'a le pouvoir d'empêcher que l'instruction et l'éducation des enfants infirmes soient incontestablement une initiative basée sur la charité, les sacrifices, les efforts persévérants et invincibles îles dames, mères pour la plupart, qui s'étaient groupées sous l'intelligente, inlassable et prudente direction tie Mme Théodule Bruneau, dans l'unique but d'«ensoleiller la vie» des infirmes.L'école actuelle est l'heureuse continuatrice tie cette œuvre et réalise, sur une échelle dépassant les limites d'une entreprise privée, le rêve initial de celles qui en ont conçu le plan : celui d'assurer à ties milliers d'enfants Montréal LA BONNE PAROLE 3 le bienfait tie l'instruction dont leur malheur physique semblait devoir les priver à jamais.Eri l'espèce, l'action providentielle reste bien le fait d'une initiative féminine dans sa genèse, son organisation, son programme et sa réalisation première.Mais là ne s'arrête pas cette action providentielle.Pour compléter leur mission de charité, les dames fondatrices ouvraient, en juin 1930, à Contreoeur, la première colonie de vacances spécialement réservée aux enfants infirmes.C'est aujourd'hui le camp « Le Grillon », transporté, en 1932, en l'île Saint-Bernard, des Sœurs (irises, à Châteauguay-Bassin où plus de quatre cents infirmes, garçons et filles, jouissent, chaque été.du repos, tie l'air pur et des avantages de la campagne.Les épileptiques ne pouvaient, pour des raisons majeures, être admis à r« licole Victor-Doré».Mais ces pauvres enfants, plus déshérités encore que les estropiés, puisque nulle porte ne s'ouvre devant eux, ne sont pas retombés dans l'abandon.Leurs bienfaitrices ont ouvert pour eux.en octobre 1932, les «Etablissements Notre-Dame» qui, depuis, n'ont cessé d'assurer à ces malades, en même temps que l'instruction primaire, un enseignement spécialisé qui leur permet d'apprendre des arts et des métiers susceptibles de leur faire gagner honorablement leur vie.Les «Etablissements Notre-Dame» sont la première et, jusqu'à maintenant, la seule institution clans Montréal et notre Province qui s'occupe d'améliorer le sort ties épileptiques comme l'Ecole des Enfants infirmes et le camp « Le Grillon » ont été les premiers à se pencher sur la misère des infirmes.C'est pour reconnaître l'œuvre admirable en faveur des pauvres victimes de l'épilepsic que le Souverain Pontife Pie XI décernait, le onze mars 1936, à Mme Bruncau, la fondatrice, la croix « Pro Ecclesia et Pontifice » qui est la plus haute et la plus rare décoration accordée par le Saint-Siège à des laïques.Les « Établissements Notre-Dame» poursuivent leur œuvre de soin et de vigilante protection des épileptiques dans llle-aux-Cerfs, à Saint-Charles-sur-Richelieu, propriété acquise par l'Association fondatrice, en novembre 1942.Les preuves formelles de la véracité de ce qui précède sont à l'entière disposition de quiconque aurait le désir de s'en assurer.Les archives de l'Association catholique de l'Aide aux infirmes, enregistrée à Montréal en 1931.ch.2f>7 — Status refondus de Québec, 1925 — incorporée par charte provinciale à Québec, le 12 août 1941, libro 178, folio 214, sont ouvertes à qui voudrait les consulter à son siège social, 4347, rue Saint-Denis.Montréal.Le tract 198 de l'Ecole Sociale Populaire (1961 est, rue Rachel), portant le titre «Pour nos enfants», offre l'histoire détaillée de Nicole des linfants infirmes dans une étude donnée par la secrétaire au congrès de la Fédération des Œuvres Sociales et de Santé tenu à l'Hôtel Mont-Royal en octobre 1929.Nos journaux publiaient, les trois ou quatre décembre 1932, un historique parfaitement documenté sur la fondation, le but, la croissance rapide et le service social de l'Ecole des linfants infirmes, bien et dûment fondée à l'Hôpital Sainte-Justine, le vingt-deux novembre 192b, par Mme Théodule Bruneau et quelques daines, toutes canadiennes-françaises, de Montréal.Marie-Jeanne P.-G/BEAULT 4 LA BONNE PAROLE Montréal Participation de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste au Vième Emprunt de la Victoire La Federation nationale Saint-Jean-Baptiste a participé avec empressement, comme elle l'a fait dans le passé, au grand mouvement entrepris en faveur du Vième Emprunt de la Victoire, afin d'inciter ses membres et leurs amis à souscrire généreusement.Dans ce but elle organisait une campagne d'intense propagande, usant de tous les moyens qui sont en son pouvoir : visite des divers groupes qui composent la Fédération ; appels réitérés des présidentes de ces groupes en faveur de l'emprunt ; mots d'ordre et affiches ; articles de presse, notamment par la voie de son organe officiel : La « lionne Parole ».Celle-ci consacrait l'une de ses publications, septembre-octobre, à exhorter les Canadiennes-Françaises à faire largement leur part, et à relever tout ce que fait la Fédération dans divers domaines comme effort île guerre.Rappelons ici l'article éditorial de la directrice de la « Bonne Parole», Mme Eustache Letellier de Saint-Just, article intitulé < Pour hâter la Victoire », et qui fut reproduit, à cause de son mérite, dans plusieurs île nos grands quotidiens, puis aussi, l'annonce de grand format, au texte bien suggestif : « Prêtons pour qu'il revienne bientôt », etc., que publiait dans ce même numéro la maison Dupuis Frères.Nous aimons rappeler que la présidente générale de la Fédération, Mme Alfred Thibaudeau, qui représente notre société au Comité consultatif féminin du Comité national îles finances de guerre, fut l'instigatrice de tout ce qui a été entrepris à la Fédération pour aider au succès du Vième Emprunt de la Victoire.Et le résultat pratique de toute cette activité V Nous n'avons pu obtenir un rapport complet des souscriptions de nos sociétaires, mais nous croyons rester en deçà de la vérité en disant que le total de ces souscriptions se chiffre entre vingt et vingt-cinq mille dollars, ce dont la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste est très Hère et très heureuse.Georgette LE MOYNE Bibliographie «VIE» ET «EFFIGIES» par Alberte LANGLAIS-CAMPAGNA o> L'ANNEE DU 76e ANNIVERSAIRE DUPUIS.1944 ESfàj: DUPUIS.1944 EST L'ANNy \ 1944 EST L'ANNEE DU 7/A L'ANNEE DU 76e ANN'/ « DU 76e ANNIVERSP M ANNIVERSAIRE D VERSAIRE DUPU* DUPUIS.1944 ES 1944 EST L'ANNE L'ANNEE DU 76e A ANNIV ' EE DU 76e ANNIVERSAIRE 7few ANNIVERSAIRE DUPUIS.'ERSAIRE DUPUIS.1944 EST \ :;UPUIS.1944 EST L'ANNEE EST CANNEE DU 76e NNE V VERS/t'; DUPUljf 1944 E L'ANN hfe DU 76- , ANNIVERSAIRE J)U 76e ANNI-WIVERSAIRE tSAIRE DUPUIS.C^UIS.1944 EST T L^NNEE !EE< $J 76e i iSAIRE l rpujs.g 4 EST NNEE B ^3U 76e 76e ANNI- TT.VERSAIRE DUPUIS.1944 EST L'ANNEE DU 76e ANNIVERSAIRE DUPUIS 1944 E'i L'ANN DU 7t| ANNIW VERSW DUPU'i 1944 F[ L'ANlf DU 71] ANNIV LA CELEBRATION de notre 76e ANNIVERSAIRE VERS/1 DUPU 1944 1 L'ANI DU 71 ANNI\ VERS/i DUPU i944 l> L'ANNEE DU 76e DU 7 AN VER DUP 1944 L'AN DU 7 ANNIVERSAIRE tfUPUIS.U EST kMNEE ]ï 76e FiNNI-15 AIRE iPUIS.EST wnee fj 76e HNNI-SAIRE tPUIS.I EST [4NEE 1J 76e ANNI- |;aire rJPUIS.^44 EST ANNIVERSAIRE DUPUIS.1944 EST L'ANNEE 76e commencera lundi 13 mars C'est le plus grand événement commercial de l'année.Suivez nos annonces dans les journaux pour plus de détails.DUPUIS.1944 EST L'ANNEEDU 76e ANNI 16 LA 1WXXK PAROLE Montréal Projet de Résolution appuyé par la Fédération La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a appuyé le projet de résolution suivant, présenté par la ligue du Progrès Civique : Attendu que la Cité de Montréal a déjà dépensé des sommes considérables pour l'établissement d'une plage à l'île Sainte-Hélène, qui a été ouverte au public le premier juillet 1937, et dont des milliers île citoyens se sont servis en 1928-1929 ; Attendu qu'il est île notoriété publique que durant ces trois années, la criminalité juvénile a été réduite, du lait que les enfants passaient leur temps sur la plage ou dans l'île, au lieu de jouer dans les rues et même dans les salles de billard et autres endroits peu recommandables ; Attendu que l'île a été fermée au public en 1930 pour des fins militaires ; Attendu que la plage pourrait être facilement rendue à l'usage du public durant l'été prochain à très peu de frais ; C'est pourquoi la Cité de Montréal est priée instamment de réouvrir cette plage située dans l'île Sainte-Hélène, pour l'été 1944.AIYlherst 2131 MONGEAU & ROBERT CIE LIMITÉE CHARBON 11 u i 1 o à c h a u I* f a g e 1600 EST, RUE MARIE-ANNE MONTRÉAL crescent 3223 G.-J.PAPILLON MANUFACTURIER DE FOURRURES Notre assortiment est le plus complet que vous puissiez trouver 257 ouest.Avenue Laurier PnÈs AVENUE DU PARC harbour 5544 Spécialité : Examen de la vue Phaneuf & Messier OPTOMÉTRISTES-OPTICIENS 1767.ST-DENIS — MONTRÉAL TOUT PRÉS DE LA RUE ONTARIO J.-B.Balllargeon EXPRESS LIMITED CAMIONNAGE La plus grande organisation de transport 423 est.Ontario — Montréal harbour 6271 Tél.FAlkirk 2848 Fondée en 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