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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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mai - juin
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1946, Collections de BAnQ.

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Montreal, Canada Mai-Juin 1946 mm Organe de la Fédération Nationale Saint-J' e an-Baptiste Rapport xU Ja joubnée A'étude xuuutelU Je Àa QédéKUùHt Au GeAcUè.Ayétude Ael GaH.On trouve également dans cette collection les ouvrages suiants : Trois Contes par Gustave Flaubert, Contes par Guy île Maupassant, Fables par Jean de La Fontaine, Théâtre par «Jean Racine, Pensées de Pascal, Les Caractères par .lean de La Bruyère et les Lettres de Madame de Sévigné.René Ristelhueber dans son avant-propos détaille chacune des Oraisons Funèbres qui sont bien les pièces les plus soignées de L'œuvre entière de « l'Aigle de Meaux ».« Eloges prononcés à l'occasion de la mort des grands personnages, elles ne sont pas de simples discours de circonstance.Files s'intègrent au contraire fortement dans l'ensemble de son œuvre, comme des maillons forgés dans une même chaîne.Car Bossuet profite de la disparition des puissants de la terre pour rappeler que tout est vanité et en tirer de «grandes et de terribles leçons».Bossuet a cherché la vérité et il la dit, si bien qui'l arrive à être véritablement historien dans ses Oraisons Funèbres.Les images éclatantes comme des traînées de feu, la dignité et la précision des mots, la puissance incomparable de la phrase, la fermeté du raisonnement, la majesté sévère et rayonnante du dogme undent extrêmement séduisants les textes du grand orateur.Voilà une lecture à recommander. 4 LA BONNE PAROLE Montréal L'Adolescence (par Mlle Yolande Tétreault, de l'Ecole d'éducation familiale et sociale) Qu'est-ce que l'adolescence ?La période qui s'écoule entre la puberté et la fin de la croissance.L'âge de la puberté se présente plus ou moins tôt selon le climat, la race, le tempérament de l'individu et le milieu où il grandit.Au Canada, on pourrait situer ce phénomène entre 1 1 et 16 ans pour les fillettes, entre 13 et 20 ans pour les garçons.Quoiqu'il en soit, cette transition provoque chez tous avec une intensité diverse une crise physique, intellectuelle et morale : désordre dans l'organisme, manque d'équilibre dans les facultés, désarroi clans la vie intérieure.Une telle révolution offre tie graves périls et elle doit être surveillée avec prudence, suivant ses manifestations extérieures.Fori tie sa voix uni mue, et du duvet de ses joues, l'adolescent tout heureux vient un bon matin démontrer à ses parents que bientôt il sera un homme.La chevelure devient plus dense et plus foncée, le corps s'élance sans s'élargir, les jambes allongent trop vite.On constate aussi qu'à cet âge tous les sens se développent et se renforcent, les yeux et les oreilles se font plus impressionnables.La sensibilité cutanée prend de la délicatesse, ressent davantage les changements de la température, on supporte mal un sous-vêtement rugueux, l'odorat surtout acquiert une finesse exceptionnelle.On comprend pourquoi les fillettes vers 13.14.13 ans se plaisent à se poudrer, à se parfumer.L'adolescent apprécie beaucoup les arômes, l'odeur bonne ou mauvaise qui émane (.l'une personne ou d'une chose peut devenir chez lui un principe inconscient de sympathie ou d'antipathie.La même chose se produit au point de vue alimentaire.S'il est un jour fort incommodé par une senteur d'oignon ou tie choux ou d'aliments mal préparés ou collés ou brûlés, il gardera une aversion naturelle contre ces légumes ou ces plats non réussis.Certains dégoûts étranges n'ont pas d'autre origine.Que dire de l'imagination chez les entants à cet âge V Elle nous apparaît comme la faculté la plus vive ; c'est elle qui met les autres en mouvement.Ce qu'ils voient, ce qu'ils ressentent intérieurement prend plus d'importance que les perceptions du dehors.L'adolescent entretient ties idées romanesques qu'il s'est créées soit par lecture ou autrement, et les exprime avec force.Il a une telle hâte de vivre qu'en imagination il brûle les étapes.Quand le travail ou le jeu ne retient pas son attention, l'esprit vole d'un endroit à un autre et édifie ties châteaux et ties rêves.Je sais que les adolescents, surtout les fillettes, se plaisent à se créer ties chagrins, et après ces rêveries sont dans une folle tristesse.On ne pourrait se figurer tous les fantômes qui traversent la tête de ces jeunes, si nous n'avions notre propre expérience.Les livres jouent un grand rôle dans la vie tics adolescents, presque tous à cet âge passent par une crise de lecture, moyen facile tie rêver avec suite et méthode, et comme à la période tie la puberté les préoccupations mentales se concentrent autour de la question sexuelle, les drames d'amour et les vers plus ou moins erotiques ont le don de les intéresser particulièrement.L'imagination de Montr t'ai LA BO.XXE PAROLE 5 l'adolescent agi! sur sa sensibilité.11 ressent un grand besoin d'émotion, une faculté nouvelle est éclose en lui.Mais au moment où son cœur anxieux aurait besoin de se confier, une force contraire arrive et refoule en dedans les sentiments prêts à s'épancher.Le sens de la pudeur se développe avec la puberté.Chez la jeune fille, la pudeur physique existe à un plus haut degré que chez le jeune homme.L'enfant de la campagne est plus timide encore, il se garde bien de montrer ses grands chagrins ou ses grandes affections, croyant être le seul à éprouver de tels désirs, tie telles tentations.L'adolescent se replie sur lui-même comme pour garder ou défendre un secret, il refuse de s'expliquer et se plaint d'être incompris.A qui se confier ?C'est là que les amis commencent à jouer leur rôle dans sa vie.Puis vient l'éveil de l'amour.La moindre marque de sympathie qu'on témoigne à l'adolescent lui est sensible, le flatte et suscite sa confiance.Chez les camarades il distingue ceux ou celles qui lui conviennent, et n'aime pas qu'on s'interpose dans son choix.11 a l'ambition de plaire pour se faire des amis.On le voit essayer de gagner de l'argent : lui, pour se procurer un peu plus d'élégance dans ses vêtements et avoir quelques sous en poche ; elle, pour avoir une autre petite robe ou un gentil petit chapeau ou pour se faire donner une permanente et aussi pour se maquiller.Pourquoi tout ceci ?Dans le but tie plaire, et souvent les premières amours sont des amours en songe, mais le rêve prend forme de réalité très vite et c'est telle petite fille du voisinage ou certain petit monsieur d'à côté qui remplace agréablement le rêve.Pour obtenir ce qu'ils désirent, il arrive que les adolescents prennent des moyens inavouables quand le travail fait défaut, et pour arriver à leur fin la tromperie, les mauvais compagnons et très souvent le vol sont leurs ressources.L'amitié est un remède efficace contre les maux très fréquents à cet âge, la mélancolie, l'ennui, le mystérieux plaisir d'être triste.L'adolescent ne cherche qu'à satisfaire un besoin naturel d'amitié en se créant des amis de l'autre sexe.Avec la personnalité de l'enfant s'éveille son intelligence.L'enfant est inconstant dans ses opinions, mais il est très sévère dans ses jugements surtout quand il découvre les défauts de ses parents, de ses professeurs.11 n'est pas toujours raisonnable mais souvent raisonneur.Il juge, il s'affirme, il est nés susceptible, il se laisse emporter sans y penser et demeure lui-même surpris de ses réactions.En général, l'adolescent n'est pas satisfait tie son sort, il supporte mal le règlement qu'on lui impose, c'est à l'heure où l'on a le plus besoin tie surveillance qu'on supporte le plus péniblement l'autorité.L'adolescent est compliqué, un flot de passions nouvelles et violentes l'assaillent subitement et il ne sait trop comment s'en tirer, il aurait besoin d'une direction ferme mais il se défie tie l'autorité.Il aurait besoin de beaucoup d'affection, mais il fuit celle que lui offre la famille.Il veut affirmer sa personnalité, niais il n'a pas le contrôle tie lui-même.Il veut se mieux comprendre et entrevoir un avenir heureux, et son impuissance à y réussir l'inquiète.L'adolescent est acculé à une foule tie problèmes et il veut paraître insouciant.11 est à lui-même une énigme.Il cherche à se libérer tant bien que mal et souvent plutôt mal que bien.C'est l'origine tie la plupart tie ses gaucheries, de ses allures fantasques, tie ses maximes paradoxales et tie ses mauvais coups.Le mieux comprendre nous permettrait de l'aider plus efficacement. 6 LA BOXSE PAROLE Je Jy adolescence .au sjfMf&i (par Mlle Rolande Monelte, de l'Ecole d'éducation familiale et sociale) L'enfant devenu un adolescent voit se dresser devant lui une infinité de points d'interrogation.N'allons pas croire qu'il soit seul à s'interroger.L'adolescent crée aux parents une série de problèmes d'éducation non moins complexes.La mesure où les parents peuvent les résoudre est celle de leur succès en éducation.1) Sans abdiquer leurs prérogatives d'investigation, les parents se pencheront avec respect sur cette personnalité fraîche éclose.dirigée mais non supplantée par la leur ; 2) Ils doivent s'effacer pour laisser s'épanouir la personnalité de l'adolescent ; 3) Tous les problèmes de l'adolescence tournent autour de ce point central : l'acceptation tie -la personnalité nouvelle de l'enfant.Certains parents croient que les enfants sont faits pour eux.pour servir leurs intérêts ou leur bonheur.Prenons en exemple un père de famille qui tient commerce et voici qu'une de ses filles, la plus âgée, vient de terminer ses études ; alors, c'est entendu, elle doit vendre au magasin général.C'est difficile de trouver un employé qui prenne l'intérêt du patron et soit parfaitement honnête.Alors cette aide précieuse est toute désignée pour le travail.La jeune fille le fait généreusement pendant un an, mais elle sait qu'elle a la vocation religieuse, que ce n'est pas sa place.Comment expliquer le projet à son père ?Elle lui rend grand service : épargne le salaire d'un employé, donne un rendement parfait.De son enté, la jeune fille sait qu'elle sera taxée d'égoïsme, de manque d'affection pour ses parents, de désintéressement des biens de sa famille si elle confie ses projets.Ces parents ne devraient-ils pas s'effacer et considérer l'avenir de leur enfant ?Voici l'exemple d'un autre écueil.Un garçon de seize ou dix-sept ans travaille pendant les vacances et gagne passablement d'argent.Il devient indépendant, peut se procurer ce qui lui plaît et renonce à l'étude.Les parents de leur côté sont satisfaits : de condition modeste, ils peuvent alors se procurer plus tie confort.Cependant, ne devraient-ils pas y renoncer pour le bien de l'enfant et préparer son avenir en sacrifiant son salaire et l'obligeant à poursuivre ses études ?Les parents sont aussi portés à croire que l'enfant ne les aime plus parce qu'il cherche vie l'affection, de l'intérêt en dehors du foyer.Chez l'adolescent en effet, l'amour consiste à donner plus qu'à recevoir.Aussi les affections de libre choix semblent-elles l'emporter sur les affections de nature dont il n'a pas eu l'initiative.Donc ce besoin d'aimer par choix et hors de la famille.L'adolescent ordinairement se choisit un idéal en dehors de la famille.Il est intransigeant h cet âge et voit les défauts de ses parents.Sentiment passager et épreuve douloureuse à laquelle les parents n'arrivent pas à consentir.« Ce garçon ne nous aime plus ».Il est devenu égoïste; il n'aime plus ses sœurs; il ne supporte plus la maison ; il faut toujours qu'il soit dehors.S'il fait parti d'un mouvement quelconque, le Scoutisme par exemple, on accusera le groupe sans se douter que les amis qu'il a trouvés Là, il les aurait trouvés ailleurs, mais moins desirables pour son bien peut-être. Montréal LA BONNE PAROLE 7 Les premières amitiés ont toujours fait tort à la famille, un tort momentané qu'il faut accepter parce qu'il est conforme à la nature.Le ijrand secret d'une bonne éducation consiste à diriger discrètement ce besoin naturel d'amitié.Il ne faut pas imposer tel ami, tel camarade, mais bien favoriser les bonnes rencontres, les ambiances saines et gaies.Viendra aussi le moment de l'initier à l'amour.Problème délicat et intime qui n'en reste pas moins un problème universel.Voici aussi qu'un bon jour l'adolescent entre brusquement à la maison avec des mots qu'on n'y avait jamais entendus, des gestes inconnus, des opinions plus ou moins tranchantes qui ne s'y étaient jamais affirmées.Prise de conscience de la part de l'enfant qui souvent met en désarroi les parents.Levée d'ancre qui a toujours quelque chose de poignant, mais aussi de merveilleux quand on songe quel enrichissement peut en venir à la conscience juvénile.C'est le moment de mettre en œuvre • toutes les ressources de l'adolescence en lui confiant des responsabilités.Celles-ci, si elles sont bien dosées, lui fourniront un immense champ d'action et contribueront à sa formation générale.Ces responsabilités le mettront dans l'obligation d'avoir recours à l'expérience d'autrui, et les conseils que son amour-propre se refuse à recevoir il les acceptera parce qu'il les aura lui-même réclamés.Les parents doivent accepter de ne plus s'imposer trop catégoriquement.C'est le temps de garder son calme sans attitude scandalisée ou tragique.Souvent le père et la mère voient la même situation d'un œil différent.Il faut de l'unité pour assurer le succès de l'éducation.Le père souvent prend des mesures autoritaires et froides qui brusquent et risquent de refermer l'enfant.La mère se désole de voir son enfant se refermer en lui-même et manifester qu'il ne veut pas qu'on s'occupe de ses affaires.Les parents doivent respecter la nouvelle personnalité qui s'affirme.Comme nous l'avons dit.c'est l'ambiance qu'ils peuvent et doivent créer.-Entourer les adolescents d'amis et de personnages dignes d'être admirés, voilà le secret tie former aussi leur caractère.Dans la formation du caractère l'entourage a une importance capitale.Il fixe et oriente l'idéal, il excite l'enthousiasme et aide à découvrir des modèles qui prouveront à l'adolescent que le but marqué à ses ambitions n'est pas inaccessible.Puisque l'adolescent devient et veut devenir lui-même, nous le voudrons avec lui, exigeant de cette personnalité qui se cherche qu'elle se trouve et s'achève ; formant ainsi sa raison, sa conscience, sa loyauté, sa volonté, en s'appuyant sur une intelligence éclairée, sur des motifs non seulement raisonnables, mais chrétiens.DISCUSSION Quelques idées exprimées fuir le R.Père Jean Laramée, s.;., animateur de la Journée d'étude, dans le but d'amorcer un échange de vue : La phase de l'adolescence amène par elle-même son problème.Celui-ci peut être aggravé par l'éducation plus ou moins bonne donnée dans la famille ou par des circonstances extraordinaires.Il s'agit de rétablir et de maintenir l'équilibre dans le tempérament de l'enfant.Si le jugement était ii la hauteur voulue pour surmonter la tempête intérieure qui existe déjà au point de vue physiologique, l'enfant réglerait lui-même son problème.Mais son âge, son inexpérience, Vempêchent de juger sainement par lui-même.Si en plus la volonté n'est pas suffisamment formée et entraînée, il se livrera tôt à ses instincts.C'est là tout le problème.L'éducation a pour rôle de former le jugement et la volonté. s I LA BONNE PAROLE Montréal Aâafitatlan Acolaisie Ae À'adoleâcence (par Mlle Marie-Anna Marsan, du Cercle Notre-Dame-des-Etudes) Les problèmes de l'adolescence ont fait couler beaucoup d'encre.C'est que le sujet en vaut la peine : les adolescents sont les moules où se coule la société future.C'est l'époque où l'enfant se transforme en adulte ; et les changements physiologiques qui s'opèrent alors ont une répercussion sérieuse sur l'esprit et le cœur.On peut diviser l'adolescence en deux-parties : la première, la plus ingrate, douze à seize ans ; la deuxième, de dix-sept à vingt et un ans.Au point de vue scolaire, cette première période crée un grand problème : c'est à l'école que l'on peut mieux constater les diverses réactions des adolescents.Nous envisagerons aujourd'hui ces réactions sous trois angles différents : en face de la discipline, en face de l'enseignement, et en face des relations entre parents et maîtres.La discipline rigide, c'est la bête noire des adolescents.A cet âge, s'éveille chez eux un esprit d'indépendance effarant.Ils affichent un «je m'en fichisme » arrogant, et croient avec la plus belle sincérité qu'ils ont maintenant assez de sagesse pour se gouverner seuls.En vérité, c'est qu'ils ne se comprennent plus eux-mêmes ; et la crainte d'être ridiculisés les porte à vouloir s'affranchir de toute autorité.Aussi, il faut prendre garde de les manier avec un gant de fer ; et il serait dangereux de les forcer à une soumission sans réplique.Pour avoir la paix, quelques-uns feront mine de se soumettre, mais ils n'en seront que plus révoltés intérieurement, et gare aux dégâts quand le trop-plein éclatera.11 ne s'ensuit pas qu'il faille leur laisser la bride sur le cou, et donner libre cours à toutes leurs fantaisies.Non.Mais il s'agit de les comprendre d'abord, et de prendre les moyens pour les amener à une obéissance comprise, sinon joyeuse.Les adolescents ont le système nerveux très sensible, et la contrainte leur semble une tragédie.De plus, nous sentons naître chez eux un désir inavoué d'affirmer une personnalité nouvelle ; et ce désir les portera à des extravagances, parfois stupides, mais qui leur paraissent être le summum de l'originalité.lit ils prendront volontiers l'insubordination pour la fermeté de caractère.Au fond, tous leurs gestes ne sont que des manières enfantines pour se prouver à eux-mêmes qu'ils sont à cent coudées au-dessus de l'opinion publique.I£t ils sont bien les seuls à le croire, car leurs petites manœuvres sont cousues de fil blanc et ne trompent guère leurs éducateurs.Que faire pour eux ?Il y a peu de succès à obtenir en combattant de front les tendances normales ties adolescents ; l'important est de canaliser ces tendances vers le meilleur rendement possible.Certes, il faut parfois contrarier leur volonté ; mais en même temps, il faut les taire raisonner, répondre à leurs « pourquoi », à leurs « comment », afin qu'ils apprennent à juger, à décider par eux-mêmes, qu'ils doivent obéir.C'est la grande souffrance des adolescents d'être traités en enfants : à la maison, les parents admettent difficilement que leurs enfants ne soient pas toujours des poupons ; et à l'école, il arrive parfois aussi qu'on oublie qu'ils ont passé l'âge de la première communion.Une année, j'avais une classe de fillettes de onze à quinze ans.Et j'avais demandé à chacune d'écrire, chaque soir, en quatre ou cinq phrases, ses impressions sur un fait de la journée.Ce n'était pas tout à fait un Montréal LA BONNE PAROLE 9 journal personnel, puisque leur maîtresse devait le lire ; mais tout de même, c'était une façon d'extérioriser leur pensée.Il était bien entendu qu'elles avaient toute latitude et qu'il n'y aurait aucune sanction.Ce que j'en ai appris des choses par ces soi-disant journaux, peut-être plus que dans tout un traité sur la psychologie de l'adolescence.L'une se plaignait de n'avoir pas été comprise ; l'autre était heureuse de se voir confier une responsabilité ; une troisième se croyait victime de persécution chaque fois qu'elle était reprise ; une timide souffrait de ne savoir se révéler ; pendant qu'une plus fière exultait d'avoir été remarquée, etc, etc.Et devant tant de cas différents les uns des autres, je vous assure qu'on s'arrête le soir, qu'on fait son examen de conscience, et qu'on se demande : « Ai-je vraiment compris mes élèves aujourd'hui ?Ai-jc répondu à ce qu'elles attendaient de moi ?Car, comprendre les adolescentes, c'est là toute une technique ».Je me rappelle une fillette de quatorze ans, coléreuse, violente, entêtée.Une enfant-problème, quoi ! Un jour, sous prétexte d'un message à lui confier, je la retiens après la classe, et voici à peu près ce que je lui dis : « Dis-moi, ma petite, aujourd'hui, au lieu de te soumettre aux règlements scolaires, comme tu aurais aimé sauter par dessus les bancs ou démolir les murs, ça t'aurait soulagée, pas vrai » ?Pour toute réponse, un regard surpris.Je continue : « lit tu crois que je vais te trouver bien méchante pour cela, mais non, je suis sûre que tu n'es pas pire que les autres ».Elle baisse la tête.Et j'ajoute : « Est-ce que je te surprendrais si je te disais que ta maîtresse aussi a été comme toi un jour, et ta petite maman aussi, quand elle avait ton Age ?Et pourtant, tu sais comme elle est bonne ta maman.Vois-tu, ce n'est pas ta faute.Tu traverses une période difficile.Tu n'es plus une enfant, et pas encore une femme.Mais tes actes d'aujourd'hui sont une image de ce que tu seras plus tard.A toi de choisir le portrait de la future Thérèse ».Comme réponse : « Ah ! c'est vrai, ça » ?C'est tout ce que je pus en tirer ce jour-là, et je n'aurai pas la naïveté de vous faire croire que le petit lutin changea dès le lendemain en ange gardien.Non, mais lorsque je voyais venir une autre crise de révolte, je lui jetais un regard avec un petit air complice qui voulait dire : « Toi et moi, maintenant, nous nous comprenons, et je sais que tu vas te maîtriser ».Je pouvais suivre sur sa figure toute la lutte intérieure ; et souvent elle baissait les yeux, rougissait, puis souriait et tout rentrait dans l'ordre.Mais ce n'était pas tous les jours comme ça, c'eût été trop beau.Elle quitta notre école, cette année-là ; puis se maria très jeune et m'écrivit pour me proposer une rencontre et me présenter son jeune mari.J'acceptai.Après les présentations d'usage, une de ses premières paroles lut : « Vous souvenez-vous, mademoiselle, comme j'avais un caractère difficile quand j'ai commencé à grandir ?Et le jeune mari d'ajouter : « Mais ça n'y paraît plus ».Evidemment, ils étaient nouvellement mariés.Oh ! elle n'a pas ajouté : « C'est à vous que je le dois ».Je ne m'attendais pas non plus à une explosion de reconnaissance.Mais puisqu'elle était heureuse de souligner le changement opéré chez elle, il est fort probable qu'elle reconnaissait l'influence de l'école, influence qui n'aurait pas pu être exercée en répondant à une violence par une violence, à une insubordination par un ordre cassant.Que d'autres cas l'on pourrait citer.Ah ! si nous nous souvenions plus souvent de notre propre adolescence, de nos émotions d'autrefois, nous comprendrions mieux la SUf- 10 LA BONNE PAROLE Montréal fisance des jeunes d'aujourd'hui qui leur fait considérer l'obéissance comme un complexe d'infériorité.Les adolescents exigent beaucoup de doigté, et c'est en leur témoignant beaucoup de confiance, en leur expliquant le pourquoi des choses, qu'ils parviendront à admettre que la discipline est voulue par Dieu pour maintenir l'ordre de la création.Permettez que je vous cite le cas d'une fillette, adolescente précoce, qui quitta l'école à douze ans, parce que, selon elle, sa maîtresse était trop sévère, trop autoritaire, lit comme la fillette faisait la pluie et le beau temps chez elle, elle obtint de rester à la maison.Lorsque la scolarité obligatoire fut imposée, la jeune demoiselle n'avait pas encore quatorze ans et la maman vint avec appréhension l'inscrire à notre école, je reçus donc la jeune élève en septième année ; année ties détails fournis par la maman, je préparai mon plan d'action.Le premier jour, j'eus une conversation avec elle : « Tu sais, tu seras ma grande fille, cette année, la plus grande de ma classe, la plus grande de l'école ; et je suis certaine que tu seras à la hauteur de la situation.La conversation continua sur ce ton.Ça l'a amusée et gagnée.Au cours de l'année, il lui prenait parfois fantaisie d'agir encore à sa ionise.Alors, dans un entretien à deux, je la laissais exprimer sa façon de voir.Et quand elle me disait : « Pourquoi mademoiselle, nous demander telle chose ?à votre place, je ferais plutôt ceci ».Invariablement, ma réponse était : « peut-être » au lieu de « non ».Elle m'exposait alors ses raisons ; ordinairement, elle bloquait- h la deuxième ou la troisième.J'approuvais, en principe, et ensuite à mon tour je lui servais les miennes.Et chaque fois, elle me répondait : « C'est vrai, mademoiselle, je n'avais pas pensé à cela, vous avez bien raison ».Et elle partait contente et soumise.La maman proclamait à qui voulait l'entendre : « Que Yolande est donc changée, cette année ; on lui fait faire ce qu'on veut ; elle agit comme une grande fille ».Ce fut un réel succès mais je vous avouerai humblement que je n'ai pas toujours réussi ainsi.Il peut paraître ennuyeux d'avoir à régler les cas individuellement mais je crois qu'avec les adolescents c'est la formation individuelle qui a le plus de chance de succès.Les petites femmes qu'elles se croient devenues développent un orgueil, une susceptibilité qui leur fait très mal supporter une réprimande publique.Il faut parfois en venir là, lorsque le bien général est en jeu, mais il faut dorer la pilule pour la faire avaler.A preuve, lorsque des adultes parlent de leurs anciens professeurs quel est le premier souvenir évoqué ?Est-ce la bonté, la compétence, la fermeté du professeur?Ou n'est-ce pas plutôt telle punition, telle parole dure, tel pensum qui leur est resté sur le cœur ?La discipline n'est pas seule à créer un problème scolaire.Il v a aussi l'enseignement proprement dit.Entre treize et seize ans, l'enfant est moins apte à s'assimiler les leçons données.Les phénomènes physiologiques qui accompagnent sa transformation épuisent ses forces ; sa mémoire est instable ; des émotions nouvelles l'assaillent ; la rêverie, tendance normale à cet âge, l'invite à s'évader vers des horizons plus riants que l'exposé d'une leçon, surtout si la présentation de la dite leçon est routinière ou aride.Ajoutons à cela les programmes scolaires des années correspondant à cet âge qui sont quelquefois surchargés et ne répondent pas aux exigences de l'adolescence, et nous serons "moins étonnes si parfois l'attention de ces élèves nous échappe, ou s'ils ne cligè- Montréal LA BONNE PAROLE 11 rent pas facilement toutes les choses enseignées dans une même journée.Ne nous désolons pas trop si notre succès n'est pas toujours en raison de nos efforts.Admettons le fait ; acceptons-le avec la ferme conviction de n'avoir pas tout à fait perdu notre temps car il en restera toujours* quelque chose de bon.Les parents ignorent souvent par quels tourments passent leurs enfants, parce que bien peu d'entre eux ont l'occasion d'en causer avec l'instituteur ou l'institutrice.Les adolescents voient d'un assez mauvais œil les relations entre parents et maîtres ; et si les papas et les mamans attendent l'invitation de leur fillette ou de leur garçon pour se présenter à l'école, ils risquent de ne jamais faire connaissance avec le professeur de leur enfant.Les adolescents paraissent avoir une double personnalité : une pour l'école et une pour la maison, et semblent souhaiter une cloison étanche entre les deux endroits afin que leurs faits et gestes de l'école ne pénètrent pas à domicile et vice-versa.C'est peut-être de la discrétion mais c'est aussi de l'indépendance de mauvais aloi.Ils semblent considérer une conversation entre parents et maîtres comme une delation dont ils seraient les victimes.Admettons que les services d'éducation familiale actuels, l'Ecole des parents, les émissions radio phoniques sur le sujet, tendent à corriger cet état d'esprit et à familiariser les enfants avec l'idée que Famille et licole doivent se tenir par la main.Mais les adolescents ne sont pas encore tous gagnés à cette cause.Exemple : Une grande fillette de seize ans se vit confier un rôle dans une séance scolaire qui devait avoir lieu devant les parents.Elle apprit son rôle avec beaucoup d'ardeur et le joua avec non moins d'ardeur.Mais sa maman ne connut ses succès que longtemps après, et pas par sa jeune fille.Quanti on demanda à celle-ci pourquoi elle n'avait pas invité ses parents, la demoiselle avoua qu'elle voulait éviter des relations entre ses parents et ses professeurs.Cette crainte îles adolescents est à elle seule une preuve île la nécessité des relations entre parents et maîtres, et il y a une éducation à entreprendre pour faire admettre cette nécessité aux adolescents et aux parents.Mais le jour où nous obtiendrons une sincère collaboration entre l'école et la famille, nous aurons une magnifique formule pour travailler au bonheur de tous les enfants, surtout des adolescents.DISCUSSION Mme Michel Chartrand, de /'Ecole des parents du Québec, est invitée à exprimer quelques expériences et réflexions de son groupe relativement à la collaboration qui doit s'établir entre parents et maîtres.L'échange de vue gravite autour de cette question.LE SECRET DE Mlle STANGERSON par Gaston Leroux Les dernières pages de «Le drame du G1 an tier*, première partie du roman policier «Le mystère de la chambre jaune», une présentation des Editions Variétés, laissaient le lecteur en plein drame.«Le secret de Mlle Stangcrson 1 reprend avec fougue toute cette intrigue captivante.Du commencement à la fin, cette énigme policière présente un constant intérêt.A ceux qui cherchent une distraction, les livres de Gaston Leroux sont tout indiqués.Dans la collection «Le point d'interrogation», Les Editions Variétés ont publié de cet auteur les titres suivants : \~\ main mystérieuse, Le.secret de la nuit, Le fantôme vivant, La presqu'île mystérieuse et Rouletabille chez Krupp. 12 LA BONNE PAROLE Montréal Jlel AoUi/U Ae Àradolescence (par Mlle Thérèse Lemieux, du Cercle Notrc-Dcime-dc-Lourdes) A tous les âges de la vie, le bon emploi des loisirs est important, car c'est d'eux que découlent tout à la fois la santé et l'équilibre tant physiques, qu'intellectuels et moraux.Cependant, à l'étape de l'adolescence, cette nécessité est plus grande encore étant donné que d'elle dépendra l'avenir.L'adolescent de onze à dix-huit ans a dans la vie des intérêts nombreux et variés.Or, actuellement, quels sont les loisirs les plus prisés des adolescents ?Sans aucun doute, ceux qui leur sont le plus facilement accessibles.On voit les plus jeunes, entre onze et quinze ans, à l'extérieur se livrer surtout à des jeux de groupes.11 n'est pas rare de voir des fillettes partager les mêmes goûts.Ces jeux demandent de l'espace, alors que clans certains quartiers surpeuplés les enfants ne possèdent pas dix pieds carrés de surface libre ; seule la rue s'offre comme terrain de jeux.Lt les loisirs deviennent pour le moins un danger physique.Pour le moins physique en effet, car que dire du danger moral que courent des enfants livrés à eux-mêmes et mêlés à des camarades déjà familiers avec le mal et le vice.Si pour les plus jeunes adolescents les jeux bruyants recueillent la majorité des suffrages, les plus âgés tout en continuant à désirer des plaisirs excitants veulent en changer la nature.Le cinéma leur fournit alors le principal passe-temps.Que leur est-il offert ?Le plus souvent de stlipides intrigues où l'amour passionnel joue un grand rôle, ou encore des histoires dans lesquelles on expose avec mille détails la vie, les aventures et tous les exploits d'un bandit.Comme à cette époque de la vie, l'attrait se manifeste pour les personnes de l'autre sexe, des rencontres se font entre les jeunes garçons et les jeunes filles : ou fait des promenades ensemble, on danse chez des amis ou même dans une salle publique ; un tour de bicyclette, des parties de ski s'organisent, si ce n'est pas malgré la défense des parents, c'est tout de même en évitant leur surveillance : « Les vieux, ils ne comprennent rien ».Mais tous ces jeunes ne s'amusent-ils jamais à la maison ?Il est certain que de nombreuses familles font de véritables efforts pour distraire la jeunesse tout en l'attachant au milieu familial ; excursions, réunions d'amis, soirées de lectures, etc.Les adolescents, on le sait, aiment à se grouper avec des amis.Rares de nos jours sont les maisons assez grandes pour donner abri aux compagnons des enfants, les pièces suffisent à peine aux membres de la famille.D'autre part, beaucoup de parents qui protestent devant l'accusation du manque de surveillance se refusent à ces réunions d'amis à cause du bruit, du désordre.D'autres ne possèdent pas les moyens soit pécuniaires, soit intellectuels, soit moraux, nécessaires à l'organisation de ces loisirs.Et les adolescents se précipitent en dehors du loyer.Les loisirs d'été sont certes mieux organisés que les loisirs d'hiver.L'œuvre des Terrains de jeux, depuis de longues années en activité dans certaines parties de la ville, s'est étendue à presque tous nos terrains de jeux de la ville et organise chaque été les amusements des enfants, tant filles que garçons, qui fréquentent les parcs durant le jour : balle au but, ballon, échasses, travaux manuels, courses, jeux de balle, gymnastique, chants, etc, sous une surveillance attentive et compétente.Quand l'an- Montréal_LA BONNE PAROLE 13 tourne arrive, à l'exception de certaines paroisses où des locaux réservés aux jeux existent, la plupart de ces enfants sont laissés à eux-mêmes.L'œuvre des Terrains de Jeux voit bien à fournir des patinoires, à former des ligues pour le gouret, des équipes pour le ski, niais tous les enfants ne peuvent pas se livrer à ces sports, et la température ne s'y prête pas toujours.Il resterait à agir dans un autre sens : ping pong, jeux de quilles, piscine, travaux manuels ; pour garçons : menuiserie, mécanique ; et pour filles : tissage, couture, cuisine ; pour tous : cuir repoussé, céramique, dessin, sans oublier la lecture et la bonne musique.Le même cercle paroissial offrirait un autre délassement à l'occasion à ses membres : le cinéma.Pas seulement des vies de saints ou îles documentaires, mais aussi les meilleurs films de nos théâtres.Pourquoi en ces occasions, l'aumônier de l'Œuvre ne ferait-il pas la critique du film, rectifiant ainsi le jugement des jeunes spectateurs et même des moins jeunes.Les parents eux-mêmes trouveraient à ce théâtre paroissial grand profit et un emploi plus utile de leurs loisirs.Le cercle paroissial pourrait aussi organiser des occasions de rencontres entre jeunes garçons et jeunes filles, toujours sous la surveillance nécessaire.Les Cercles de Jeunes naturalistes et le Jardin Botanique, avec l'organisation de ses jardins d'écoliers, apportent une solution au problème des loisirs.L'adolescent est intéressé par les choses de la nature dont la recherche le fait vivre au grand air, et dans la suite lui fournit des occupations pour l'hiver par le complément et le classement ties collections, ou une étude livresque des phénomènes étudiés durant l'été.Enfin, les divers mouvements de jeunesse, entre autres le scoutisme et le gu id is me qui satisfont toutes les exignees phys-iqus, intellectuelles et morales de l'enfant, offrent la vie au grand air dont il a besoin, les amis qu'il désire, les activités intéressantes.La J.I£.C.et la pré-J.( ).C.qui travaillent tellement à l'éducation des jeunes dans la joie, tous ces mouvements sont un excellent moyen de diriger l'adolescent dans l'emploi île ses loisirs.Si de nombreuses organisations existent, tous les enfants n'y sont cependant pas groupés et beaucoup d'entre eux sont encore les hôtes de nos rues montréalaises.Monsieur Dalton, de la Cour Juvénile, écrivait dans « Relations », que 80$ îles délinquants commettent leurs délits dans leur temps de loisir.Il est donc indiscutable que de nombreuses initiatives sont encore nécessaires dans ce domaine.Une grande propagande doit être faite pour les œuvres existant déjà, afin d'assurer aux adolescents la santé physique, le développement intellectuel, l'équilibre moral.DISCUSSION Le sujet s'amorce autour des œuvres de jeunesse.Selon quelques personnes ces u uvres soi tent l'enfant de la famille.A quoi le R.l'ère l.aïamëe fait remarquer : reniant est attiré instinctivement hors de.chez lui et souvent un travail i/u'il lut déplaît d'accomplir à la maison lui filait ailleurs.C'est là un aspect psychologique.Les parents doivent s'assurer que leurs enfants vont réellement aux œuvres de jeunesse.Il «•»/ certain que l'éducation doit tendre à obtenir des enfants qu'ils fassent leur paît dans ces groupes, mais ils doivent aussi se rendre utiles à la maison.D'au tie paît les parents doivent consentir certains sacrifices pour donner le temps aux enfants d'ayallocution Ae C'est une question bien sérieuse que celle qui vient d'être traitée et je vous félicite de la façon dont vous l'avez fait.L'éducation demande de la pédagogie ; celle-ci est à la fois un art et une science.Une science, parce qu'il y a des principes que l'on doit apprendre ; un art, parce qu'il faut appliquer ces principes et, dans la pratique, il faut tenir compte de bien des contingences humaines qui cependant relèvent des principes fournis par la science. /s LA BOXXE PAROLE Montréal Premier point — On se demande s'il y a une crise de l'adolescence au foyer.Tous les problèmes évidemment se posent au foyer.C'est pédagogique.Dans une république idéale, si c'était possible que chaque père et chaque mère fassent un petit cours de pédagogie pour apprendre à développer l'âme d'un enfant, qu'ils aient les principes premiers qui leur % fassent comprendre ce qu'est l'enfant auquel ils ont donné la vie et une intelligence et une volonté libres, don de Dieu, mais qu'ils ont à développer, comme ce serait bon ! Les parents doivent comprendre dès le commencement que l'enfant qui pose des questions veut et doit avoir une réponse.Science et doigté des parents ! Crise de l'adolescence, de la piété, du cœur, de l'orientation professionnelle, tout cela va venir au foyer et les parents doivent être en état de comprendre cet état d'âme de leur enfant.Supposons un foyer de dix enfants.Ils sont habitués à l'esprit de sacrifice.Ce ne sont pas ceux-là, les dégénérés.M.l'abbé Albert Tessier relevait un jour les noms du très grand nombre d'hommes et de femmes qui ont laissé une marque dans la société et qui appartenaient à de nombreuses familles.Se rend-on compte du doigté qu'il a fallu au père et à la mère de ces enfants, pour ne pas les traiter tous de la même manière.Toutes ces difficultés à vaincre au foyer en face des crises diverses de l'adolescence trouveront leur solution dans l'enseignement de l'esprit de sacrifice.Deuxième point — Il y a la question d'orientation professionnelle.Les professeurs religieux et laïques sont tous chez nous des pédagogues qui ont leur diplôme et viennent suppléer à ce qui manque aux parents, pour la formation complète de leur enfant.La famille a le droit de compter sur l'école pour la formation complete des enfants, le développement de leur intelligence, de leur volonté, de leur caractère, de leur personnalité.Cette personnalité doit s'établir d'abord sur de fortes et profondes convictions religieuses.Il n'y a pas de morale indépendante.Et alors se pose la question : Quelles doivent être les relations entre les parents et les maîtres ?Les maîtres sont dans l'école avec les enfants, mais les parents ont un droit de recours sur l'école ; ils doivent savoir ce que le maître enseigne, non qu'ils doivent venir dicter au professeur les connaissances et les méthodes, mais ils doivent savoir comment on instruit et forme leur enfant.Il y a des parents qui ont une certaine compétence.II doit se créer une union intime entre l'école, la famille et la paroisse.J'ai vu déjà une paroisse où il y avait cette collaboration intime entre les parents, les maîtres et la paroisse et, dans les concours interécoles, les enfants de cette paroisse n'étaient pas les derniers.Ce qui se faisait ?Au début de l'année, le curé invitait les parents et les maîtres de toutes les écoles de sa paroisse et l'on traçait en commun le programme de l'année.Union avec la paroisse aussi.Le curé va à l'école.Pourquoi n'y aurait-il pas de temps en temps une réunion du curé, des maîtres et des paroissiens ?Les parents désirent ces rencontres.Ils veulent savoir ce que l'on attend d'eux.Troisième point — Est-ce que nos enfants ne sont pas trop en dehors de la famille.Lorsque j'étais curé, j'avais un cercle paroissial.'J'en étais Montréal LA BONNE PAROLE 19 .très fier.Mais je vous assure que ce n'est pas facile à diriger.Les enfants croient facilement nous faire une grande faveur en venant au cercle, tandis que c'est nous qui nous dépensons pour les aider à sauver leur Ame et à leur donner des loisirs adéquats.Il faut des loisirs et, aujourd'hui plus que jamais, des loisirs à base d'organisation paroissiale.Les parents doivent savoir doser leur autorité avec les exigences du jeune homme et de la jeune fille.Mais encore faut-il que, dans ces œuvres et organisations pour les jeunes, on sache garder l'équilibre et la logique.Les réunions doivent se terminer à une heure raisonnable.Personne ne me fera croire qu'après dix heures trente, on peut encore faire de l'Action catholique dans les salles.Il faut que les enfants sortent, il faut aussi qu'ils rentrent à la maison.La vie de famille disparaît.Pour la ressusciter, il faut y faire revenir les jeunes et leur enseigner à s'amuser en famille.Les bibliothèques enfantines sont un excellent moyen d'ordonner .chrétiennement les loisirs.C'est difficile de réalisation.Ce n'est pas impossible.11 en existe : Hochelaga, Saint-Enfant-Jésus.Elles doivent développer la curiosité intellectuelle, le goût de l'étude.Les Canadiens-Français ont-ils la curiosité intellectuelle.Ceci regarde tous les éducateurs.Quatrième point — Enfin, la question religieuse.Je félicite la conférencière pour son exposé.Une réserve toutefois relativement à la liberté de la religion.Deux faits à noter : la famille et les maisons d'éducation.On exprime aujourd'hui une tendance marquée vers un « dosage » de l'autorité et de la liberté.Une expérience a été tentée dans ce domaine.Dans le diocèse de Montréal, je connais deux écoles, l'une de filles, l'autre de jeunes gens.Dans celle-ci, on a dit aux garçons, au début de l'année : « Vous êtes catholiques ; vous connaissez la religion et nous vous l'enseignerons davantage cette année ; nous compléterons les notions que vous avez acquises dans vos familles mais vous devez la pratiquer personnellement.Le matin, Ja cloche sonnera pour la messe.Vous irez de vous-même.Vous ne serez pas envoyés de force par vos professeurs :>.Le premier essai fut assez- dur.L'année dernière cependant, 90/r sont allés à la messe et ont communié d'eux-mêmes.Comment se fait-il que des grandes filles et des grands garçons communient tous les jours au couvent et au collège et, une fois sortis, ne vont à peu près plus à l'église.Ont-ils agi par conviction personnelle ?ont-ils communié parce que l'Eucharistie était pour eux la nourriture de leur Ame ?Ce qui importe donc, c'est de donner des convictions solides.11 faut convaincre les jeunes qu'ils ont besoin du Christ, surtout à leur âge, pour traverser la crise de l'adolescence.Le Christ sera leur force.Même chose pour la confession.L'on demande aux jeunes de se confesser tous les mois.Qu'ils sentent qu'ils y vont quand même librement.Sans doute, il faut conserver un certain ordre en les conduisant à l'église ; mais là, ne pas les forcer à se présenter au prêtre.Il faut leur faire comprendre la valeur et l'avantage de l'absolution, même s'ils n'ont pas de péché grave, à cause de la grâce sacramentelle qui y est attachée et qui apporte un secours au moment opportun.Je vous félicite sans réserve pour tous vos travaux, pour la solution apportée à tous ces problèmes.Regardons l'avenir avec confiance.Combattez l'infiltration protestante et communiste qui se répand chez nous.Soyez de plus en plus des femmes franchement catholiques. 20 LA BOXXE PAROLE Monti t'ai Rapport des Cercles (1945-1946) La F.C.E.C.-F.a compté vingt cercles d'étude actifs et trois temporairement suspendus.Les deux nouvelles affiliations présentées ce soir portent à vingt-cinq le nombre des cercles de la Fédération pour la prochaine année.Les vingt-cinq cercles ont envoyé leur rapport.Vingt d'entre eux ont un aumônier.Le Cercle Marguerite-Bourgeoys, de Sherbrooke, conserve le magnifique privilège de posséder son royal aumônier, qu'il nous présente de nouveau cette année : le Sacré-Cœur.Cinq cent quatre-vingt-douze membres sont inscrits.Une assistance moyenne de 444 membres participa à 250 réunions d'étude régulières et à 65 réunions extraordinaires.Parmi ces dernières, relevons : 4 réunions religieuses, une Journée d'Etude, une réunion intercercle à l'Ecole d'Education familiale et sociale, un débat public et 58 réunions récréatives.Le sujet d'étude proposé aux cercles cette année, « Les problèmes de l'Enfance», a été étudié dans 19 cercles sur 22.Quatre-vingt-sept réunions en ont fait l'objet : 5 cercles ont considéré les trois aspects du problème ; 5 autres, l'éducation seulement ; 2 autres, l'éducation et la clélin-quence ; 2 autres, l'éducation et l'adoption ; un autre enfin, l'adoption et la délinquence.Quatre autres cercles ne spécifient pas sous quel aspect particulier la question a été considérée.La forme de travail a varié dans plusieurs cercles : depuis la boite aux questions jusqu'au forum, et même sous forme de « sketches ».Les principaux sujets religieux s'énumèrent ainsi : Commentaires d'évangile ; cours par l'aumônier ou la directrice du cercle ; le point de vue religieux chez certains écrivains modernes : Gide.Duhamel, Mauriac ; les raisons de croire, apologétique, étude du Credo ; les femmes dans la "Bible ; les paraboles ; la Messe ; le mariage ; la sanctification du dimanche ; l'éducation religieuse au loyer ; la prière.Parmi les autres sujets traités au cours de cette année, relevons, outre le sujet proposé par la Fédération : des biographies ; La femme en Russie soviétique ; Les loisirs îles jeunes ; Questions scientifiques (telle l'histoire du Diamant) ; La femme à travers les âges ; L'Action sociale féminine au Canada français ; des analyses de livres ; La préparation au mariage ; Le Communisme ; les problèmes d'après guerre ; La mode et ses caprices ; Mariage et vie religieuse ; L'Eglise et le travail ; L'Eglise et la femme ; La jeune fille et l'orientation de sa vie ; Les beaux-arts et la culture féminine ; L'apostolat ; Les bibliothèques enfantines ; Les Associations de parents et maîtres ; La littérature ; L'encouragement du Pape aux femmes, à l'égard de leur rôle social et politique ; Le sens social ; Le service social ; Le caractère de la jeune fille moderne, etc.Plusieurs membres îles Cercles font de l'Action catholique proprement dite, même comme dirigeantes ; ou font partie d'œuvres auxiliaires, telles les Noëllistes.etc.Les Cercles en groupe comptent comme œuvres apostoliques cette année une contribution' à l'envoi de colis à nos cousins de France ; d'autres travaillent activement aux trousseaux de communiantes, à la préparation de layettes, à des fetes pour les pauvres, aux œil- Montréal LA BONNE PAROLE 21 vres sociales des religieuses du Bon-Conseil, aux diverses quêtes qui requièrent des auxiliaires, tel le « Denier national », la campagne de l'hôpital Sainte-Justine, la campagne de la Fédération des œuvres de charité, les colonies de vacances, etc.Le Cercle Sainte-Cécile souligne la création d'un journal, la préparation d'auxiliaires pour patronages et de dirigeantes pour cercles d'adolescentes.Neuf cercles ont organisé, ou projettent d'organiser sous peu, une retraite fermée annuelle.11 a été question d'Achat Chez-nous, ou de questions d'intérêt national dans 14 cercles.Trois cercles offrent les suggestions suivantes pour le programme de Tan prochain : a) Méfaits de l'alcool aux points de vue physiologique, moral, social ; b) Problème île la moralité : amusements, cinéma, presse, radio, affiches ; c) L'éducation nationale ; d) La lecture pour les jeunes ; e) La femme et la politique ; f) La femme célibataire.Les présences un peu moins nombreuses aux réunions des cercles n'ont pas empêché ceux-ci de travailler.La contribution aux œuvres démontre que les membres assidus tendent à réaliser leur idéal apostolique.Le Comité central félicite tous les cercles pour leur loyale et généreuse collaboration.Il souhaite aux cercles, qui ont dû suspendre leurs activités pour des raisons sérieuses, de les reprendre dès le début tie l'an prochain avec un intérêt et un enthousiasme accrus.Il exprime le vœu que le nombre îles cercles affiliés augmente encore.L'ordre du jour préparé pour la présente réunion fournira les suggestions opportunes pour l'avancement et le recrutement des membres de cercles.« S'unir pour que le Christ règne », c'est le mot d'ordre de la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-françaises.La secrétaire : Emilienne PEPIN Rapport du Comité central (1945-1946) Le Comité Central de la F.C.E.C.-F.a tenu six assemblées régulières durant l'année, et le Conseil Fédéral, trois réunions au cours desquelles on élabora d'abord le programme d'étude de l'année.Le Comité prépara la récollection de novembre, la réunion Inter-cercles de mars et enfin, la Journée d'étude.La recollection du I 1 novembre dernier fut prêchée par le R.Père Jules Goclin, s.j.assistant-aumônier de la Jeunesse indépendante catholique, qui a exposé les principes fondamentaux de l'apostolat.La récollection a certainement ravivé dans l'âme des membres l'esprit d'apostolat qui doit animer chacun d'eux.Le R.Père Godin a été vivement apprécié et la F.C.E.C.-F.lui garde une sincère gratitude.Une initiative nouvelle et d'un intérêt tout particulier a groupé quelques membres des cercles à l'occasion d'une soirée de cartes amicale.Un froid très vif et une forte tempête de neige ont malheureusement empêché le plus grand nombre d'y assister.Mais les quelque seize tables formées à l'Institut de Notre-Dame-du-Bon-Conseil ont réuni des membres et de leurs amies en une chaude atmosphère d'entrain et de gaieté.La généreuse collaboration de tous les cercles et le dévouement de tous les 22 LA BONNE PAROLE Montréal membres du Comité central ont fait quand même de cette soirée de cartes un succès financier.Le Comité central remercie R.Mère Gérin-Lajoie pour sa bienveillante hospitalité, et Mlle Madeleine Thibaudeau d'avoir bien voulu présider cette soirée.La deuxième réunion du Conseil fédéral a suscité un intérêt particulier.Le Comité central avait invité pour la circonstance M.l'abbé Léandre Lacombe, directeur de la Société d'Adoption et de protection de l'enfance à exposer le problème de l'adoption.Le troisième sujet au programme d'étude de cette année, la délin-quence, a été presque complètement étudié à la réunion inter-cercles, L'râce au R.Père André Guillemette, 0.P.En peu de temps, mais d'une façon substantielle, le distingué conférencier a répondu à toutes les questions de l'auditoire pour l'aider à déterminer les causes fréquentes de la délinquence juvénile, surtout à l'heure actuelle.La cause la plus sérieuse réside dans la famille.Il faut étudier sérieusement le problème de l'éducation et collaborer cà la solution du problème de l'adoption et, selon le Père Guillemette, il n'y aura plus guère de problème de délinquence.Le R.Père s'était fait accompagner de son assistant au Conseil des œuvres, .M.l'abbé Jean Caron, que nous avons eu aussi le plaisir d'entendre.Les cercles de Saint-Jérôme et de Verchères avaient des représentantes à cette rencontre générale.La F.C.E.C.-F.a eu le privilège d'être invitée au congrès des associations diocésaines, tenu en octobre sous les auspices du Comité diocésain d'Action catholique.Ailles Gabrielle Labbé, Emércntienne Chaînon et la secrétaire ont été les déléguées du Comité central.Mademoiselle Gabrielle Labbé a aussi représenté la F.C.E.C.-F.a une réunion de la Commission des œuvres à but éducatif dont la Fédération est membre.Le Comité central tiendra sa dernière réunion pour le présent ternie au début de juin et les élections annuelles auront alors lieu.La secretaire : Emilienne PEPIN LA SAUVEGARDE DE LA FAMILLE L'économie est l'art d'ordonner ses dépenses.Sans la pratique de cette vertu sociale, la famille ne connaît aucune sécurité, elle est vouée, tôt ou tard, à la ruine.Protégez votre foyer, préparez l'avenir des vôtres, assurez-vous une vieillesse heureuse et digne en vous constituant petit à petit les réserves nécessaires.Prenez dès aujourd'hui Vhabitude de l'épargne Banque Canadienne Nationale 60 succursales à Montréal — 514 bureaux au Canada Actif total : plus de $250 000 000 jr Montreal LA BOXXE PAROLE 23 Echo de la Journée d'étude Rapport de l'assemblée du Comité central, tenue à l'Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, le vendredi soir 7 juin 1946, par la présidente, Mlle Maria Voukirakis.Je suis heureuse, chères amies, de vous apporter un écho de la magnifique Journée d'étude de mai 1946 et, au nom du Comité central, un plan élaboré du sujet proposé à notre étude pour l'année 1946-47.Les suggestions sont nombreuses et chaque cercle sera libre de choisir selon son goût et ses possibilités.Le mois prochain, le Comité Central proposera une méthode de travail en échange entre les cercles et le Comité central.Les sujets d'enquêtes indiqués peuvent faire l'objet d'une causerie-forum entre tous les membres, ou d'un débat.Le Comité central complétera la bibliographie au fur et à mesure.Les Cercles qui possèdent déjà une documentation sur ces divers sujets seraient bien aimables de nous la faire connaître pour le bénéfice des autres cercles.Voilà le programme, lequel a pour thème : Les jeunes en face de la vie moderne.Les jeunes : Phase comprise entre la sortie du couvent et le mariage.Les problèmes de la vie moderne : Ces problèmes sont considérés surtout en raison des conditions de vie actuelles.Cf.pour tous aspects, Tracts de l'E.S.P.et l'O.T.I Famille — Esprit de famille conserve ou amoindri ; causes, remèdes ; relations entre parents et enfants ; entr'aide voulue ou subie.Enquête : Les jeunes acceptent-ils facilement les conseils des parents ?II Travail — But, conditions, conscience, souci tie compétence, choix.Enquête : Sans obligation familiale stricte, la jeune fille prefère-t- elle le travail de maison ou le travail à l'extérieur ?III Loisirs — Conversations, lectures, études post-scolaires, cinéma, sports, sorties, réunions sociales, radio, œuvres.Enquête : Dans votre groupe, à quoi se consacrent les loisirs des jeunes ?Connaissez-vous des loisirs organisés ?Lesquels ?Comment le sont-ils ?IV Modes — Toilettes, mœurs (alcool, cabarets, excursions) méthodes d'éducation.Enquête: Ce qu'en pensent les jeunes filles?(témoignages anonymes) V Avenir — Façon de l'envisager, préparation, caractère, économie, a) mariage : opinions, préparation, psychologie, fréquentations, b) vie religieuse : esprit qu'on lui attribue, préparation, c) célibat : ce qu'on en pense, nécessité ou choix, rôle social de la femme moderne clans la pensée du Pape (Lettre du 21 oct.1945).Enquête : Qu'est-ce que « Réussir sa vie » pour une jeune fille ?Moyens.VI Patrie — Sens patriotique, opinions, rôle de la politique, devoirs envers la patiie,.associations nationales, .autorité civile. 24 LA BOSXE PAROLE Montreal Enquête : La jeune fille a-t-elle un rôle propre à exercer au point de vue national ?VII Religion — Connaissances (celles qu'on possède, celles qui manquent le plus) pratique (conviction, routine, formalisme) respect de l'autorité, amitié (influence) apostolat.Action catholique (opinions, nature, devoir).Enquête : Pourquoi l'Action catholique est-elle l'expression actuelle nécessaire d'un christianisme bien compris ?Comment y participer ?Ce qui existe.Bibliographie : Encycliques : Rerum Novarum et Quadragesimo Anno pour le Travail.Discours de S.S.Pie XII aux jeunes mariés.Lettre de S.S.Pie XII (21 net.1945) sur le rôle social de la femme moderne.Déclaration du Conseil national de l'Episcopat canadien ( 18 janvier 1945) pour la Patrie; Lettres pastorales collectives: sur la Moralité, (juin H)4()) pour loisirs et Modes ; sur le Mariage, (3 mai 1943) ; sur la Tempérance, (octobre 1938).Lettre Pastorale de S.E.Mgr l'Archevêque de Montréal (29 juin 1941) sur l'Action catholique.J'ai maintenant le plaisir de vous présenter les officières du Comité central élues pour l'année 1940-47.II v a des départs que nous regrettons.A chacune de ces collaboratrices passées, je dis en mon nom et au vôtre un profond et amical merci pour le travail, les conseils, et l'amitié témoignée.Aux nouvelles, bienvenue sincère et meilleurs vœux de bonheur dans l'échange îles expériences et île la collaboration.Nouveau conseil : présidente, Mlle Maria Voukirakis ; vice-présidente, Mlle Marie Girard ; secrétaire, Mlle Emilienne Pépin ; trésorière, i Mlle Louise Renaud ; conseillères permanentes ; Mlles Emérentienne Chagnon et Marie-Ange Madore ; conseillères ; Mlles Emma Douesnard, Elodia Bourdon, Yvette Gauthier, Yvette Vanier.A toutes les présidentes des Cercles affiliés et à leurs membres, nous souhaitons une fructueuse année.J AMherst 213! 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