La bonne parole /, 1 janvier 1948, janvier - février
.vlontréal, Canada Janvier-Février 1948 PAROLE Organe de la Federation Nationale Saint-Jean-Baptiste SOMMAIRE La lutte contre la delinquence, Yvonne Letellier de Saint-Just .1 Les Amicales, Cécile A Hard________r_____2 Message d'optimisme, par M.Charles Flory, président des semaines Sociales de France _ — .•••••• •••¦•« %j Thé-Causerie chez les Noëlistes, Mireille Ethier_______.4 Invitation à la JOIE, Yolande-~-S La campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises, Y.L.de _______8 Visite de Mlle Florence Deshaies, G, L._-— ;_ 8 Notre drapeau, Y.L.de S.-J._________— '«i.8 La « Semaine > du Dimanche-,-9 Partie de cartes, H.L.— Saint Joseph, patron des familles chrétiennes, S.E.le Cardinal Temps de Carême, /T.Charasson —- — 10 Journal des oeuvres : A l'Association des Femmes d'affaires, Berthe Lefebvre — À la Société des Ouvrières catholiques, Marcelle Bélanger — Chez lejs Aides Maternelles, Isabelle Tessiif\-rlA l'Alsecîa'tîÔB (UrÇhipîoy&V de magasin, Léa •»« • • * * ••••• ; ^% • •» .• .«j• ,t% ; —i±m.\ • 8 8fe :e»t, VuéSh&broôîcë * u*1 La Bonne Parole Revue mensuelle fondée en 1913 Directrice: Mme Eustache Lctellicr de Saint-Just CE QU'ELLE EST CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur Canada et Etats-Unis .$1.00 par in les Canadiennes-Françaises ; Union postale.— f L80 par an un FOYER d'où rayonnent, our tous les Le priy.de l'abonnement doit être envoyé nu domaines de l'activité féminine, lumière Secrétariat de ^^^J^S Mont*" , , Jean-Baptiste, 863 est, rue Sherbrooke, Mont- ct chaleur ; reaL un CENTRE où se rencontrent les bonnes Les abonnés de la «Bonne Jîs^ .des nrivilèaes de la Fédération Nationale Sain'.- volontés, désireuses de se dévouer avec 3~ ^.Bnpt&ti et ont droit d'assister aux plus d'efficacité aux œuvres nationales ; séances publiques, dont avis est donné duns les journaux.Les abonnés qui désirent des un MOYEN de propagande pour la diffusion invitations personnelles et voudraient devenir de, pr.„c,Pc.c-thCauc.d'.ct.o» «, J^VStf£er&.« *»t " »pV ïttt «laïc ï tariat de la Fédération Nationale, 858 est, rue .ui x i.a i„ Sherbrooke, où les heures de bureau sont, le un ORGANE indispensable à 1 œuvre de la dimanchc excepté : de 10 heures à midi et de Fédération Nationale Saint-Jean-Bap- 2 heures à 6 heures p.m.— Téléphone : tiste.d'abord auprès des diverses asso- FRontenac 2666.dations qui la composent et des comités Toute personne peut concourir à l'Œuvre de par lesquels elle agit ; puis auprès des la «Bonne Parole » : 1) en s'y abonnant ; 4| ., .2) en lui procurant de nouveaux abonnés : œuvres nationales étrangères qui font, £j cn ,ft fa£ant ,irc .4) en lul pr0curant une comme nous, partie de l'Union Interna- collaboration littéraire ; 6) en sollicitant des tionale des Ligues Catholiques féminines.annonces à son intention.La Fédération Nationale Saint-] ean-Bapliste Œuvre auxiliaire d'Action catholique fondée en 1906 Fondatrices : Madame Henri Gérin-Lajoie Comités : Comité des Œuvres Economique», et Madame F.-L.Béique.Comité de la Visite des Hôpitaux, Comité de A,„«n.r : M.e Chano.nc J.c.jue,Pap.ncau gggg* Jg-j-fcjj r&t&.oWT Bureau de direction : Mme Alfred Thibau- Jeune Fille.Comité féminin du IIIc centenaire deau, présidente générale ; Mndame Edmond je Montréal, Comité de la Croix-Rouge, Comité Brossard.vice-présidente ; Mme Théodulc Bru- consultatif d'études sociales.neau.vice-présidente ; Mlle Georgette Le- Principales œuvres accomplies par la Fédé- Moync.secretaire générale ; Mlle Maria Au- ration et ses filiales : clair, trésorlère : Mlle Jeanne Lapointe.secré- Fondation des Associations professionnelles taire-archiviste ; Mme Eustache Lctellier de Fondntion des Fédérations paroissiales Saint^ust.directrice de « La Bonne Parole » Etablissement de Caisses de Secours et présidente du Comité des Œuvres Economi- Etablissement de Cours d'Enseignement Me- ques; Mme R.-A.Bouthillicr, Mme Arthur Ber- nager thiaume, Mlle Hcdwige Lefcbvre.Mme J.-A.Comité de lutte contre l'alcoolisme r ul î.»™ A,lbeît Du4mjfa' ?u Amendements à la Loi des licences Comité d Economie domestique ; Mlle Marie- Législation en faveur des Institutrices et de* Ange Madore, Mme Tancrède Jodoin.Mme P.- employées de bureau A.Robichaud ; Mlle Aima Çhampoux, des Comité des questions domestiques Cercles de Fermières de la Province de Québec; Comité de luttc contrc la mortalité infantile Mme F.-X.Dupuy^ présidente de la section de Fondation de «Gouttes de lait» Saint-Lambert ; Mlle Emma Douesnard.Mme Participation aux expositions pour le bien- J.-J.-E.L Espérance, Mlle Marie Girard.Mlle fjre de i'enfance Snfrvv„ef?revC^8rn0,lVnMnS H:Cnri V,BUte,,ît' Comité de lingerie d'autel et décoration d'église mil rSS&JtMÏ mi* Mari* Voukirakia' du Congrès Eucharistique Mlle Gabrielle Labbé.Pèlerinage à Lourdes et à Rome Federation nationale Saint-Jean-Baptiste, Affiliation à l'Union Internationale des Ligues Conseil de Québec.catholiques féminines Les dames patronnesses des Œuvres sui- Fondation de la « Bonne Parole » vantes : l'Hôpital Notre-Dame ; le Comité Comité du « Denier National » d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine ; Comité des questions civiques l'Assistance Maternelle, les Ecoles Ménagères Comité de la Croix-Rouge Provinciales, la Fédération des Cercles d'étude Comité du Fonds Patriotique des Canadiennes-Françaises ; les Cercles des Comité de l'Assistance par le travail Fermières de la Province de Québec ; la Cour Comité central d'étude et d'action sociale Villa-Maria des Forestières Indépendantes ; Comité des Œuvres économiques l'Ecole d'Education familiale et sociale.Comité de Rédaction de la « Bonne Parole » Fédération, et section, paroissiales : La Na- Com!té.î^1^.1?1 dC ,m tivité de la Sa nte-Vicrge, d'Hochelaga : Très- .n u! ?t * Pm,?,e !, Saint-Nom de Jësus.de ibiKS^* - WL&!LSSPEÈF-Stanislas, Saint-Lambert, Saint-ArXoi3e;Cf>U> * l2g3£Sn!^îffitltSljUi.«.d.8|,»M( (Vu., a.ES^SSWifel'S ^veur d.1.Associations professionnelles EmplijyéM de-» • r' *fc*nmeî • 2 •* magasin.Employées de bureau.* Femmes d'aiC .Là- âectioa des 3Wries«t'la Fédération natio- •ÏÏ?* A 7?immt*rna11^' X\ S°ciété d« Ou- nale Saint-Jean-Baptiste S ^ivî^i^Q^*.0^?0 et ÎS ,*ctîona s _ N« B.- On peut devenir membre de la S 8Hn^Yiwge%d Hoc.h«^«* ' F«*r*tion Nationale Saint-Jean-Baptiste en #&nJu f£l&« li^ia?' Salllt-AlphonM s'inscrivant à son secrétariat : 853 est.rue d Youville, Sault-au-Bécollet.Sherbrooke.COMME* SmrOI POSTAL Dl LA DBUXTBMB CLAME, MIlCIflTBBB DBB ruiTBl.OTTAWA LA BONNE PAROLE XXXVIII Janvier-Février 1948 Nos 1 et 2 La lutte contre la délinquence Il ne se passe guère de semaine sans que la chronique des faits-divers des journaux n'apporte de nouvelles preuves de l'acuité du problème de la délinquence juvénile.Et encore la presse ne relate-t-elle que des cas exceptionnels, par leur gravité ou par les circonstances particulières qui les ont accompagnés, sans tenir compte de tous ceux qui sont soumis au tribunal des jeunes delinquents et qui, comme il se doit, demeurent cachés au public.Celui-ci, cependant, n'ignore pas le problème social de la délinquence.S'il s'en inquiète, il se réjouit des mesures prises pour y parer.C'est ainsi qu'il a applaudi à la nomination du comité d'enquête provincial, constitué par le ministère de la Jeunesse, et à l'institution de la clinique d'aide à l'enfance qui est désormais attachée au tribunal des jeunes delinquents à Montréal.Le public voit avec la même satisfaction la Ville de Montréal augmenter les effectifs de son corps policier féminin, auquel est particulièrement confiée la surveillance de la jeunesse.Ce sont là autant d'initiatives qui organisent, de façon efficace, et coordonnent la lutte en faveur du relèvement de la jeunesse malheureuse.Tous les sociologues s'accordent à dire que le problème de la délinquence exige l'organisation de la prévention beaucoup plus que des mesures de répression.Ce, nous n'en doutons pas, sera l'une des conclusions de l'enquête provinciale qui est maintenant commencée.La source de la délinquence se trouve dans les conditions économiques et matérielles qui conduisent à la désagrégation de la famille ; elle se trouve dans la crise du logement, dans l'insuffisance de la durée de la scolarité, dans le travail juvénile, dans la désorganisation de la vie familiale et aussi, reconnaissons-le, dans le désarroi ou l'inaptitude des parents.La délinquence est enfin entretenue, d'une façon générale, par la tendance à l'urbanisation et à la prolétarisation, qui s'est accentuée de façon si marquée durant la guerre.S'il n'est pas possible de corriger toutes ces causes du même coup, à laquelle est-il le plus urgent de s'attaquer, dans l'exécution d'un programme de prévention ?Il semble bien que ce soit l'aide aux parents qui puisse donner les résultats les meilleurs et les plus immédiats, si on la conjugue avec l'organisation des loisirs de la jeunesse.Envisagée de ce point de vue, l'éducation des adultes apparaît comme l'une des initiatives les plus fructueuses car elle répond à un besoin dont souffrent les familles désemparées.La délinquence est l'une des conséquences .visibles de la crise d'autorité qui mine le milieu familial.Comme il n'est 2 LA BONNE PAROLE Montréal pas possible de reconstituer ce milieu tel qu'il était autrefois, alors que les enfants demeuraient étroitement attachés au foyer jusqu'au milieu de l'adolescence, il faut joindre à l'éducation des parents l'organisation des loisirs afin de canaliser le goût des divertissements extérieurs qui caractérise les habitudes de la jeunesse d'aujourd'hui.A cet égard, il faut louer les efforts des pouvoirs publics, municipaux et provinciaux, de même que les mouvements jocistes et toute l'œuvre des groupements de jeunesse.Yvonne LETELLIER de SAINT-JUST Chronique des Amicales Les personnes qui ont poursuivi leurs études ensemble gardent un attachement entre elles et un même sujet de reconnaissance envers les maîtres de qui elles ont reçu l'instruction et l'éducation.Leur formation semblable crée des affinités et des intérêts communs.De Là les associations d'anciens et d'anciennes élèves de collèges, de couvents, d'écoles tie tous genres, d'universités, etc.Depuis quelques années, ees associations, particulièrement celles des écoles de garçons et de filles, de couvents et de collèges, ont pris le nom d'Amicales, rappelant l'amitié qui est leur premier motif d'existence.Tout élève sortant d'une institution devient automatiquement membre de l'amicale de cette maison, mais cela ne veut pas dire qu'il est nécessairement intéressé aux activités du groupe.Cet intérêt est subordonné à une foule de facteurs, comme le degré d'attachement gardé, le bon souvenir emporté, les loisirs disponibles, ie lieu de résidence,'etc.Quelques amicales ne se réunissent qu'une fois par année, quelquefois moins, à l'occasion d'un jubilé ou d'un anniversaire, et cette réunion n'a pour but que de se revoir et d'offrir ses hommages h un dignitaire ou à l'Aima Mater.Ces réunions sont parfois l'occasion d'un don offert à la maison : soit une bourse, des prix aux élèves actuels, ou un cadeau qui restera à la mémoire d'un certain groupe.Ces amicales sont aussi différentes que possibles les unes des autres : elles subissent l'influence des personnes laïques ou religieuses qui y prennent un intérêt particulier, elles subissent même l'influence d'une époque.Ainsi 1ère de l'action sociale a donné naissance aux cercles d'étude des amicales, et le renouveau missionnaire survenu il y a une vingtaine d'années a inspiré les cercles de couture pour les missionnaires.Il y a Là une organisation toute faite et les personnes d'action y voient des terrains précieux ou faire germer les idées qui les intéressent.La secrétaire de la Fédération des Amicales des Sœurs des SS.-NN.i de Jésus et de Marie : Cécile ALLARD Montréal LA BONNEPAROLE 3 MESSAGE D'OPTIMISME (par M.CHARLES F LORY, président des Semaines Sociales de France) .Xos lectrices prendront grand intérêt, nous n'en doutons pas, à lire ce qui suit et qui résume en partie leur mission sociale.Il est reproduit de la revue internationale publiée à Paris, « La Femme dans la vie sociale ».Un monde nouveau surgit des ruines de deux guerres, un monde qui se cherche dans la souffrance et le désarroi.A l'angoisse commune de cette parturition s'ajoute, pour les hommes et les femmes de notre esprit, une anxiété qui leur est propre.Serons-nous le ferment de cette pâte en mal de levain ?C'est à cette hantise qu'obéissaient les 5 000 auditeurs qui, en juillet dernier, participèrent à la XXXIVe session ties Semaines Sociales de France.Telle est aussi, sans doute, la préoccupation qui a conduit à transformer cette Revue en un grand organe international, associant à un commun effort de reconstruction les femmes de tous les pays qui ont une croyance commune en Dieu.Sans doute n'y a-t-il pas de système économique et social qui dérive de notre croyance.Mais celle-ci nous dispense sur les origines de l'homme des lumières qui participent à la vérité transcendante et nous savons, par une douloureuse expérience, que la nature se venge de toute méconnaissance de ces principes.C'est parce qu'il a ramené les rapports sociaux à une physique naturaliste que le capitalisme libéral a engendré le prolétariat et préparé sa propre dislocation.C'est parce qu'il cherche l'affranchissement de l'homme dans une technologie matérialiste que le marxisme aboutit à de nouvelles formes d'aliénation dont le plus clair résultat est de grossir les masses prolétariennes.C'est parce qu'il sacrifiait délibérément l'homme à une collectivité ravalée au rang de tribu que les mystiques totalitaires se sont engagées dans les expériences monstrueuses que nous savons.Ces revanches de la vérité, beaucoup de croyants les avaient pressenties et c'est le mérite de quelques-uns de les avoir annoncées et d'avoir tout tenté pour en écarter la menace.Dans les conditions nouvelles qui résultent de la guerre mondiale, notre rôle n'est pas moins important.Puissions-nous, à notre tour, trouver dans notre foi la cl^re compréhension des réalités auxquelles nous avons à faire face .Ces réalités, « La Femme dans la Vie Sociale » aidera ses lectrices à en prendre conscience.Elle n'a point la prétention d'en couvrir tout le champ et d'apporter des solutions à tous les problèmes qui nous assaillent ; c'est le propre des époques révolutionnaires de les poser tous à la fois ! Mais elle n'en rendra pas moins un immense service si elle contribue, par des exemples, à préciser les critères essentiels de notre action.De ces exemples, je n'oserais proposer une liste, tant sont nombreuses les questions qui intéressent directement les milieux féminins.Mais il nous sera permis de souhaiter que, par ses articles documentaires comme par les applications qu'elle en dégagera, elle pousse ses recherches et oriente les efforts de ses lectrices dans les trois directions suivantes proposées .léjà aux auditeurs de la Semaine Sociale de Paris : 4 LA BONNE PAROLE Montréal _Eliminer le Prolétariat, produit monstrueux et élément dissolvant du capitalisme libéral ! .Le progrès, qui jusqu'ici a surtout servi les privilégies, doit profiter à tous et notamment aux plus déshérités.Mais redoutons les solutions qui, pour réduire les misères excessives, conduiraient à tuer l'esprit d'entreprise et à généraliser la condition prolétarienne, avec ses déracinements, ses dépersonnalisations et la ruine des foyers familiaux.— Réaliser la démocratie sociale et mettre fin à cette séparation du travailleur et de ses instruments de travail, où Marx voyait l'un des traits caractéristiques du Salariat.Un régime d'association s'y doit substituer peu à peu sur le plan de l'entreprise et de la profession.11 est indispensable aussi d'intégrer dans l'Etat ces forces nouvelles que représentent les organismes syndicaux ou les coalitions d'intérêt, dont l'action légitime ne saurait s'exercer impunément par des pressions extérieures cherchant à s'équilibrer.— Donner au Monde ce supplément d'âme dont parlait Bergson et qu'exige le prodigieux développement du Progrès technique.Aucune solution naturaliste, qu'elle s'inspire du libéralisme économique ou de la dialectique marxiste, ne saurait empêcher le heurt dos intérêts antagonistes, tels qu'ils sont aujourd'hui mobilisés.Sans un minimum de principes spirituels communs, les hommes ne sauraient retrouver l'unité et, avec elle, la maîtrise de ces biens terrestres que Dieu leur a donné mission de dominer.C'est dire, à rencontre de tous les matéria-lismes, l'importance primordiale de l'esprit.A ces perspectives, qui s'offrent à tous, qu'il me soit permis d'ajouter quelques mots sur |e rôle spécial des femmes.L'heure est venue pour elles de prendre toutes leurs responsabilités dans la vie sociale, d'y faire rayonner cette flamme intérieure qu'elles réservaient jusqu'à présent au loyer dont elles sont lame.Cette revue doit les y aider grandement.Dans une société qui s'abandonne au désespoir, elle apparaît ainsi comme un message d'optimisme.Thé-Causerie chez les Noëlistes Récemment, les Noëlistes et leurs amies se groupaient dans les salons de la Fédération pour un thé-causerie dont Mme Du Clos-Vinay était la conférencière invitée.Dans une causerie intitulée « Le rôle social de la femme pendant la guerre », Mme Vinay intéressa vivement son auditoire en lui révélant des faits de véritable héroïsme accomplis par les femmes et les jeunes filles de France pendant l'occupation allemande.Elle sut mettre aussi en lumière le merveilleux travail réalisé par les assistantes sociales et livra quelques-unes de ses impressions personnelles devant certains cas rencontres au cours de sa propre carrière d'assistante sociale.L heure du thé permit aux Noëlistes de faire plus ample connaissance avec leur hôte d'honneur qui venait de leur faire passer une heure si agréable et dont elles garderont le meilleur souvenir.La présidente : Mireille ÉTHIER i Montréal_LA BONNE PAROLE_5 INVITATION À LA JOIE f Venez.Accourez tous, Arrêtez-vous ici.J'ai quelque chose à vous dire Quelque chose d'immense Et si simple à la fois.Un secret à vous révéler : « LE SECRET DU BONHEUR » Chacun le porte en soi.Ne cherchez pas ailleurs Chacun le porte en soi Je le sais, je le sens.Croyez-moi, j'en suis sûre.Je le sais par une longue expérience, Vécue jour après jour Sous tous les deux du monde Et pays de la Terre.La France dès ma plus tendre enfance Oh ! France maternelle bien-aimée Chargée de gloire et de grandeur Si digne et vraie et bonne et belle.La France, dès mon Enfance Puis l'Europe et l'Afrique ; L'Amérique et l'Asie Les peuples blancs et noirs Les rouges et puis les jaunes.A cheval sur deux siècles.J'ai vécu et j'ai vu Les divers échelons de l'échelle sociale.Du premier au dernier Du dernier au premier.Deux grandes et rudes guerres.Les gouffres et les âmes.Les Hôpitaux, les Pays dévastés Les maladies, les blessures.Les ruines, les deuils Toute la misère humaine.La Vie, l'Amour, la Mort.Trilogie sacrée.Pareille pour tous Pareille sous tous les deux.De la naissance à la mort : Peine, travail effort, Discipline à la loi.Pauvreté, richesse.Séparation forcée.Absence prolongée.Force, faiblesse, santé, maladie Sacrifice, chance, désir, beauté, bonté.Laideur, haine, envie, pardon, Amour.Se nourrir, se vêtir S'i nstruire, s'a m èliorer.Se maintenir, se vaincre.Lutte du Bien et du Mal.Le Temporel et le Spirituel.Vivre pleinement la vie Mais qu'est-ce donc la vie ?La Vie ?— Trait d'union Entre NEANT et TERRE.Entre TERRE et CIEL.Passé — PRESENT — FUTUR Les VIVANTS et les MORTS.La terre tourne toujours Sans cesser nuit et jour.Un seul et unique but.« Une seule chose est nécessaire Et le reste est donné par surcroit ».Comment agir et que faire Pour aller de la terre au ciel ?De la naissance à la mort ?Oh ! Tout simple et tout droit.Regardez bien et Haut.Ni en arrière Ni en avant.Mais bien droit, bien Haut.Et vous irez ainsi Tout droitement aussi De la naissance à la mort De la terre aux deux.Par le chemin joyeux.Par l'Amour, par la Joie Par la Santé par la Gaité, Par la FOI, VEspérancc Et puis la CHARITE.Par le Travail.Par l'Obéissance.Par la Persévérance.Par la Vigilance.Par l'Indulgence.Par la Bonne Humeur.Par la Maîtrise et le Don de soi Par le Respect de soi Et politesse envers Autrui.Par la liberté de consdence.Par les degrés de connaissance.Par la COHERENCE et HARMONIE des CHOSES. û LA BONNE PAROLE Montréal Pur l'Allégresse du rythme Pur l'ordre dans la maison.Soumis à l'ordre de la Nation.Et la garde du Dehors.La semaine au Travail Et le Dimanche à DIEU.Etre satisfait de son soit Et s'il n'est fuis bon, Ne compter que sur soi Pour l'améliorer.Au besom le changer.Ne pas vouloir la lune En plein jour ; Aï le soleil la nuit.Sourire, chanter, me.jouer, marcher, Lutter, travailler, obéir, pardonner.Prier, méditer, accepter, observer.Admirer, remercia, aider, donner.Par dessus Tout : AIMER.,4voir l'Amour de DIEU ; Et du Prochain comme de soi-même.Avoir l'Amour de l'Amour.Aimer tout ici-bas.Les arts, les sciences et la pensée La Musique, les livres et 1rs fleurs Les champs, la montagne et la MER.Le Soleil, l'Azur et les étoiles.Fidèle à trois Amours : Famille, Travail, Pat ne.Aimer tout ni-bas.Et d'Amour en Amour Voguer dès ici-bas Au paradis d'Amour.Donner tout ce qu'on peut donner : De soi, de ses dons, de ses biens, De son cœur, de son esprit, de sa personne, On ne possède que ce qu'on donn,.Et nous n'emporterons dans l'Eternité Que ce que nous aurons ici-bas donné.Quand vous êtes seul : chanter.Quand vous êtes deux : sourire.Quand vous êtes plusieurs : vous réjouir.Prenez du loisir après le travail.Du repos pour mieux marcher.De l'eau pour tout laver De l'air pour respirer.Du sommeil.Du boire et du manger Pour vivre équilibré.Du calme pour mieux penser De la force pour mieux agir.La joie est dans l'action.La joie d'agir selon son terrain.La joie va.vient et vole.La joie rend tout facile.Gardez-la bien, qu'elle ne s'envole ! Eh bien ! F OU S et vous tous, M'avez-vous entendue ' M'avez-vous écoutée ' M'avez-vous bien comprise ?Sans moquerie, sans ironie '< Pensez à VOUS tout d'abord Tous êtes responsable de vous.De votre âme, de votre corps De votre esprit.Ne vous occupez d'autrui Que pour son bien.Et non par vaine curiosité.Aidez-le dans le malheur.Supportez-le s'il est difficile.Pur la patience et par la prière.Soyez un exemple vivant Le Temple du SAINT-ESPRIT S yez un Temple VIVANT De bonne humeur et joie de vivre ! Prenez un bon mir(>ir.Ta placez-vous devant.Votre const tent e et vous.Que reflète le miroir '.Qu'y voyez-vous de l'on s ?.Un beau regard heureux ?Ou pauvre tête de chien galeux.Qu'avez»vous fait de la lie ' Cet admirable don.Le plus beau de tous les dons Et qui les contient tous.La Vie ?Ne savez-vous donc pas Que c'est Dieu qui la donne.Il vous en demandera compte.A Chacun II dira : « Qu as-tu fait de TA /V ».Qu'aurons-nous à répondre ?Que Lui répondrons-nous ?Que Lui rèpondrez-vous ?Oh ! je vous en supplie Pensez-y, pensez-y / Pendant qu'il en est temps.Vous n'avez qu'une vie A vivre.Fugitive Si fragile et si brève.Tous en ignorez la limite Tous n'avez qu'un seul jour à vivre.Serez-vous là DEMAIN ?Chaque jour renouvelé Chaque jour ajouté Est un don de Dieu.Un miracle gratuit. Montréal LA BONNE PAROLE « Qu as-tu fait de TA VIE » Toi et toi, oui et moi Et vous tous oui êtes là Comme de grands enfants Ignorants et malades.Pauvres enfants chéris Souffrants et malheureux.Personne ne vous a donc rien dit ?Rien enseigné ?Rien donné ?Ou bien navez-vous pas su voit ?Ni voulu entendre ?Xi crirc.ni voulu apprendie ' Ou si tôt oublié ' A qui la faute ?De n'être pas joyeux ?A votre enfance négligée ' A votre adolescence troublé' ' A votre coupable indifférence ' Ou ii votre orgueil révolté ?Pt nsez-y.pensez-y (fh ! je vous en supplie II'ùteZ'itOUi d'y penser.Il en est temps encore.Prenez soin de votre time.Elle a faim, elle a soif.Elle a ftoïd, elle est faible.Nourrissez-la.fortifiez-la.Prenez .soin de votre âme Examinez votre âme Avez confiance en Dieu Il faut avoir confiance en Dieu.Sa miséricorde est éternelle.Sa miséricorde est in-fime.Plus grande et plus vaste Que tous les péchés réunis.C'est un bien gros péché de n'être pas joyeux ! A tout péché, miséricorde.A \ez confiance.Ayez courage.Et venez à une vie belle Joyeuse et sage.A une vie bonne et vraie.Celle que Dieu a rêvée pour vous.Dès ici-bas.Une vie pure et droite.Vivifiante.Et vous connaîtrez la joie parfaite Je vous le promets.Je vous dis ceci en toute vérité.En toute loyauté.En toute simplicité.En toute amitié.Avec la longue expérience De toute une vie heureuse.Heureuse à r Infini.Voilà ce que j'avais à vous dire Car j'ai grande peine A vous voir et savoir peu joyeux.A vous voir et savoir malheureux, Ici, ou là, ou là-bas, là-bas et partout.'Tous ou la plupart D'entre vous tous.Quand il est si facile D'être joyeux, chaque jour Et tout le long du jour : Heureux.Oui.CROYEZ-MOI : On PEUT être heureux.On DOIT être joyeux.IL FAUT ETRE JOYEUX.A travers tout Et maloré tout Quand on a Dieu dans l'âme Pour la vie Et pour l'Eternité !.Voilà, mes chers amis Vous tous que j'ai connus.Et tous ceux que jamais je n'ai vus.Et jamais ne verrai Mais qui souffrent Et ne sont pas joyeux.Je vous dis Et redis ceci : Le grand SECRET du BONHEUR : C'est d'être JOYEUX.C'est d'être HEUREUX.Par DIEU Pour DIEU VIVE DIEU ! SOYONS TOUJOURS JOYEUX ! C'est en un mot la devise De notre grande Jeanne d'Arc : DIEU PREMIER SERVI.A vous tous De toute mon âme joyeuse Aimante et ravie.YOLANDE 8 LA BONNE PAROLE Montréal La campagne delà Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises L'objectif de la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-Françaises est fixé, cette année, à $1,024,000.Les millions n'ont plus le caractère d'inaccessibilité qu'ils prenaient lorsque nous étions enfants et que nous nous demandions si nous pourrions jamais acquérir assez d'instruction pour compter jusque là.On a maintenant appris que la valeur des chiffres est relative, et que les millions sont souvent insuffisants aux besoins humains.Ainsi en est-il du million qui figure dans l'objectif de la campagne de la Fédération.Il ne suffira pas aux œuvres qu'elle subventionne car le nombre des assistés s'accroît et le haut coût de la vie restreint forcément les secours.Ainsi faut-il comprendre que l'objectif de la campagne de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadienne-Française, qui aura lieu du 7 au 18 mars, a été fixé au minimum et que si nous voulons que les trente-huit œuvres subventionnées n'aient pas à refuser des enfants dans les colonies de vacances, des vieillards dans les refuges, des jeunes filles et des jeunes garçons dans les maisons d'accueil, enfin une assistance à ceux qui s'adressent à elle pour être aidés, il faut qu'elle recueille plus qu'elle ne demande.Soyons donc charitables et généreux et voyons, dans l'auxiliaire qui se présentera au nom de tous ceux que la Fédération soutient, le déshérité, l'abandonné, celui envers qui la justice nous crée des devoirs.Donnons plus que par le passé car les besoins sont plus grands et la vie, difficile pour nous, l'est davantage pour ceux qui possèdent moins que nous.Y.L.de S.-J.VISITE DE MLLE FLORENCE DESHAIES Le Centre de Couture de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste avait le plaisir, le 21 janvier dernier, de recevoir Mlle Florence Deshaies, visitatrice des Ecoles Ménagères postscolaires, venue rencontrer quelques membres du Bureau de Direction, les professeurs et les élèves des cours d'enseignement ménager du Centre.Mlle Deshaies fut accueillie chaleureusement et s'est déclarée satisfaite de sa visite.G.L.NOTRE DRAPEAU La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste a accueilli avec satisfaction et fierté le drapeau que le gouvernement provincial a officiellement adopté, le 21 janvier 1948, et consacré pour devenir l'emblème de la province de Québec.Les Canadiens-Français ont donc maintenant leur drapeau caractéristique où la fleur de lys rappelle leurs origines françaises et où la croix est le symbole de leurs croyances religieuses.La Fédération en parera avec orgueil sa maison d'œuvres, aux jours de fête.Y.L.de S.-J. Montréal LA BONNE PAROLE 9 LA «SEMAINE DU DIMANCHE, La prochaine « Semaine du dimanche » aura lieu, sous le patronage de Nos seigneurs les EvGques, du 29 février au 7 mars.Les paroles mêmes que prononçait le Souverain Pontife à la grande réunion de l'Action catholique du 7 septembre dernier ont été choisies comme thème général.« Le dimanche doit redevenir le jour du Seigneur, de l'adoration et de la glorification de Dieu, du Saint Sacrifice, de la prière, du repos, du recueillement et de la réflexion, du joyeux rassemblement dans l'intimité de la famille.Une douloureuse expérience a enseigné que, pour beaucoup, même pour ceux qui, durant la semaine, ont travaillé honnêtement et assidûment, le dimanche est devenu le jour du péché.Mettez-vous donc de toutes vos forces sur la défensive afin qu'un grossier matérialisme, un excès de plaisirs profanes, la plus éhontée corruption morale dans les écrits et dans les spectacles, n'accaparent pas le dimanche pour efîacer de son visage l'empreinte divine et égarer les âmes dans le péché et dans l'irréligion.L'issue de la lutte entre la foi et l'incrédulité dépendra vraiment, en grande partie, de ce que l'un et l'autre camps opposés sauront faire du dimanche.Portera-t-il encore gravé sur son front, clair et resplendissant, le nom saint du Seigneur, ou ce nom sera-t-il, d'une manière impie, terni et oublié ?Il y a là un immense champ d'action qui vous attend.Allez courageusement à l'ouvrage et contribuez à redonner le dimanche à Dieu, au Christ, à l'Eglise, à la paix et au bonheur des familles »._ PARTIE DE CARTES Une partie de cartes organisée par Mlle Hedwige Lefebvre, au profit des œuvres sociales de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, a rapporté la somme de $151.16 comme profit net.Nous avons eu l'honneur d'y rencontrer notre présidente générale, Mme A.Thibaudeau ; Mme E.Letellier de Saint-Just, directrice de La « Bonne Parole »; Mme Orner Côté, épouse du Secrétaire provincial, député de Saint-Jacques.A tous ceux qui ont encouragé cette œuvre de leur présence ou de leurs dons généreux, nous disons un bien sincère merci.H.L.Saint Joseph, patron des familles chrétiennes Vénérons saint Joseph que l'Eglise honore durant le mois de mars.Ce saint est l'un des plus humains et des plus proches de nous.Il est le modèle des chefs de famille et le protecteur des foyers.II est le parfait exemple des époux.Les riches s'adresseront à lui, il est de race royale.Les pauvres compteront sur lui, il fut pauvre.Les affligés recourront à son intercession, il a souffert.On peut le regarder comme le guide et le protecteur des voyageurs.Au surplus, la vie tout entière du saint Patriarche, dans ses détails comme dans son ensemble, est le modèle accompli et le reflet lumineux de toutes les vertus.Il convenait qu'il en fût ainsi de celui que Dieu avait choisi pour être le père nourricier du Sauveur.S.E.le Cardinal DUBOIS 10 LA BONNE PAROLE Montréal -Temps de Carême Comme nous vous marchandons, Jésus, notre pénitence ! Nous voici pourtant proches du temps où nous vous avons trahi et crucifié.Et les unes ont du mal à renoncer à leurs parties de théâtre et de danses, Et les autres, c'est à qui trichera sur le jeûne et le maigre, et tout l'art du cuisinier ! Les gens demandent souvent, mon Dieu, comment, étant notre Père, vous pouvez nous être aussi farouche.Et moi, ce qui m'étonne, c'est votre clémence et votre pitié.Quand je nous vois si prompts au mal, le cœur si sec, et plus légers que des mouches, Je me demande comment vous pouvez aussi longtemps nous supporter.Regardez, c'est carême et me voici là, tranquillement à ma table, Dans mon joli salon orange et bleu aux trois fenêtres et doucement chauffé, Tandis que vous êtes né d'une pauvre femme et dans une étable, Et toute votre vie, sans confort, sans répit, vous aurez peiné.Nous en voulez-vous, mon Jésus, quand nous méditons l'Evangile, De voir que, malgré nous, nous y recherchons toujours la trace de votre humanité : Ce premier miracle qu'à la prière de Marie fit votre main agile Pour ces gens de la noce qui n'avaient pas bu assez.Et ces larmes que vous avez versées devant le sépulcre de Lazare.Et cette place sur* votre sein que vous réserviez au disciple aimé, Et ce chagrin sur votre ville, quand vous annonciez que l'ennemi la serrerait de toute part, Et cette faiblesse, avant le grand jour, dans le |ardin où les disciples dormaient.0 Jésus, je n'ai pas le courage de vous demander la souffrance.Même pour ce temps de carême où nous sommes plus prés de vous que dans les autres journées.Alors je vous regarde sur votre croix, bien humblement, comme dans mon enfance, En vous demandant pardon pour ce cœur désordonné.H.CIIARASSON Montréal LA BONNE PAROLE 11 JOURNAL DES OEUVRES À L'ASSOCIATION DES FEMMES D'AFFAIRES 19 novembre — A cette assemblée, Mme Jeanne Grisé-Allard était la conférencière invitée et a parlé de « La femme au foyer » et « de l'éducation nationale ».Voici un court résumé : « Le cadre le plus beau de la femme, dit-elle, c'est son foyer, là où elle s'épanouit le mieux.Pour l'homme, deux images se confondent dans la femme : celle de la mère et celle de l'épouse, l'une ne détruisant pas l'autre cependant.C'est le programme de toute une vie, c'est l'épanouissement total du cœur, de I âme et de la sensibilité de la femme.Cependant, ajoute la conférencière, la femme n'est pas prisonnière ni esclave de son foyer ; la femme chrétienne d'aujourd'hui doit se mêler à la vie extérieure tout en étant une femme de maison parfaite ».Ici, Mme Allard insiste sur la nécessité de l'ordre afin d'avoir un foyer agréable et intéressant.Qui tient les renés de cette vertu si importante si ce n'est la femme ?En effet, bien tenir sa maison, voilà qui résume tout.La conférencière passe ensuite, avec beaucoup de logique, au domaine familial et au domaine national car la nation, dit-elle, c'est une grande famille au sein de laquelle la sienne propre doit briller comme un joyau.Elle fait ici un parallèle entre le foyer et la patrie pour conclure que le rôle de la femme est essentiel au bonheur d'une nation comme au bonheur d'une famille.Elle termine en constatant la responsabilité et aussi les consolations d'une femme qui se consacre à sa mission avec tout son cœur.Tâche double, il est vrai, mais tâche faite pour son âme et son cœur.La vraie femme ne songe pas plus aujourd'hui qu'autrefois à s'y dérober.Mlle la Présidente remercia la conférencière et le thé fut servi.La secrétaire : Berthe LEFEBVRE # À LA SOCIÉTÉ DES OUVRIÈRES CATHOLIQUES 21 décembre — Au lieu de l'assemblée mensuelle, l'Association avait organisé une visite à la Crèche Saint-François d'Assise, à Pointeaux-Trembles.Environ une quarantaine de personnes s'étaient jointes aux membres de la S.O.C.pour la visite.Les religieuses de la Crèche nous reçurent avec complaisance et nous avons pu visiter l'une après l'autre les quelque dix salles où, divisés d'après leur âge, bambins et bambines se bousculaient pour mieux voir les visiteurs arètés devant les grandes fenêtres vitrées qui empêchent le contact direct entre visiteurs 2t enfants.Une religieuse nous expliqua qu'à la Crèche il n'y avait pas seulement des enfants abandonnés mais aussi des orphelins et quelques petits pensionnaires ; dans une salle, il n'y avait que des bébés de quelques jours ou de quelques semaines ; dans une autre, des petites filles ou des petits garçons déjà adoptés et qu'on habituait à leur nouveau nom.Pas besoin de dire que c'est avec convoitise et les yeux brillants que les petites mains se tendaient pour saisir les douceurs remises par les visiteurs à la 12 LA BONNE PAROLE Montréal religieuse en charge de chaque salle.C'est en grand nombre qu'on avait aussi apporté des vêtements divers pour être distribués aux enfants.La vue de ces enfants nous a bien émues et nous fit mieux apprécier le bonheur d'être nées dans une famille catholique et de bons parents.Après la visite, un groupe se dirigea vers la Chapelle de la Réparation afin de remercier Dieu des bienfaits reçus et lui demander ses bénédictions pour cette belle œuvre.* * * % 18 janvier — Mlle Douesnard souhaita la bienvenue à l'assistance et présenta l'invitée du jour, Mlle Madeleine Thibaudeau.Elle annonça ensuite la reprise des cours du soir au Centre et à Lachine la dernière semaine de janvier, et à Hochelaga la première semaine de février.Elle nous invita ensuite à une soirée récréative organisée par la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises dans les salons de la Fédération, le 23 janvier.Suivit le programme récréatif exécuté par un groupe d'élèves de Mme Audet : Mlles Marthe Romont, Françoise Dumas.Denise Dubreuil, Madeleine Laliberté et M.Pierre F^erris.Puis, Mlle Thibaudeau, invitée d'honneur, nous adressa la parole : « L'été dernier au Congrès Mariai d'Ottawa j'ai eu la chance d'être très bien placée pour voir de près les Cardinaux.Il y avait parmi eux des délégués de pays européens qui ne parlaient ni anglais ni français et avaient bien de la difficulté à se faire comprendre, ainsi les cardinaux se trouvaient obligés de converser presque tout le temps en latin.Les cardinaux de Pologne, d'Ukraine et de Hongrie s'exprimaient avec peine, tandis que celui des Indes parlait un pur anglais d'Oxford.Surtout le Cardinal Hindou fit sensation avec ses habits d'apparat et les rites orientaux employés pour la célébration du Saint-Sacrifice ».Mlle Thibaudeau dit ensuite quelques mots de la lutte menée par l'Association Canadienne des Consommateurs contre la hausse des prix et nous encouragea fortement à souscrire pour les besoins de la cause.Elle nous dit aussi combien la France a souffert et souffre encore des suites de la guerre qui l'a déchirée.En ce moment tout s'y vend à un prix exorbitant.Les aliments substantiels comme le lait, en plus des vêtements, sont inexistants.On n'a même pas de lait pour les enfants.Ils sont en proie à une misère impossible h décrire.Aidons-les autant que faire se peut en leur envoyant des vêtements et des vivres.Merci à ceux et celles qui ont déjà fait leur large part.La France espère ; elle regarde devant elle avec optimisme, elle sait qu'elle peut compter sur nous, et
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