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La bonne parole /
Publiée de 1913 à 1958, La Bonne Parole est un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec. [...]

Créée en 1913 par Marie Gérin-Lajoie, en collaboration avec Caroline Béique, la revue mensuelle montréalaise La Bonne Parole est, jusqu'en 1958, l'organe officiel de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste (FNSJB). La Fédération chapeaute de nombreuses organisations féminines et catholiques canadiennes-françaises.

LA FNSJB a d'abord été précédée dès 1902 par les Dames patronnesses de la Société Saint-Jean-Baptiste, association créée pour accueillir les francophones de la Montreal Local Council of Women (MLCW) et leur permettre d'appuyer la Société Saint-Jean-Baptiste, à laquelle elles sont souvent affiliées par leurs maris.

Des préoccupations liées à l'éducation catholique et à la survivance nationale du Canada français ont amené Mmes Gérin-Lajoie et Béique à créer ces rassemblements francophones.

Mue par les idées de progrès social incarnées au début du siècle par les mouvements de réforme urbaine et de santé publique, La Bonne Parole, en plus de faire écho aux activités de la FNSJB et de les alimenter, endosse tôt certains combats comme les luttes contre l'alcoolisme et la mortalité infantile.

Soucieuses de conserver la bienveillance des élites cléricales, les collaboratrices de la revue choisissent tôt de se conformer à la doctrine sociale de l'Église et de tempérer leurs revendications féministes en relayant l'idéologie de la femme au foyer.

La Bonne Parole met tout de même de l'avant les questions de la défense des intérêts professionnels traditionnels, de l'émancipation juridique et du droit de vote des femmes. À cet effet, Marie Gérin-Lajoie donne rapidement le ton, en 1913 et en 1914, avec une suite d'articles sur la condition légale de la femme, question sur laquelle elle revient au cours des années.

L'accomplissement social de la femme tel que prôné par La Bonne Parole, bien qu'il se cantonne au foyer et aux activités des congrégations religieuses, sera orienté vers de nombreuses initiatives philanthropiques relayées par la revue.

Entourée de collaboratrices appréciées comme Anne-Marie Gleason, Blanche Lamontagne-Beauregard et Marie-Claire Daveluy, Marie Gérin-Lajoie a doté la FNSJB d'une revue dont le tirage atteint 2000 exemplaires dès ses premières années de publication.

Cette volonté d'offrir aux Canadiennes françaises un média intellectuel engagé de grande qualité a permis à La Bonne Parole de devenir un important organe de diffusion des idées du féminisme social catholique au Québec.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1982, vol. V, p. 75-76.

LAVIGNE, Marie, Yolande PINARD et Jennifer STODDART, « La Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste et les revendications féministes au début du XXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 29, n° 3, 1975, p. 353-373.

SAVOIE, Chantal, « Des salons aux annales - Les réseaux et associations des femmes de lettres à Montréal au tournant du XXe siècle », Voix et Images, vol. 27, n° 2 (80), 2002, p. 238-253.

Éditeur :
  • Montréal :la Fédération,1913-
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juillet - septembre
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  • Revues
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Références

La bonne parole /, 1951, Collections de BAnQ.

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Q onne poro e JUILLET-AOUT LA BONNE PAROLE FONDÉE EN 1913 ORGANE DE LA FÉDÉRATION NATIONALE SAINT-JEAN-BAPTISTE CE QU'ELLE EST un LIEN qui sert à unir d'esprit et de cœur les Canadiennes-Françaises : un FOYER d'où rayonnent, sur tous les domaines de l'activité féminine, lumière et chaleur : un CENTRE où se rencontrent les bonnes volontés, désireuses de se dévouer avec plus d'efficacité aux œuvres nationales.Fondatrices : Madame Henri Gérin-Lajoie et Madame F.-L.Béique.Aumônier : Mgr Laurent Morin, P.A., V.G.Bureau de direction : Mme Alfred Thibaudeau, présidente générale ; Mme Edmond Brossard, vice-présidente ; Mme Albert Du pu is.vice-présidente ; Mlle Georgette LeMoyne, secrétaire générale ; Mme Henri Vautelet, trésorière générale ; Mlle Jeanne Lapointe, secrétaire-archiviste ; Mme Eustache Letellier de Saint-Just ; Mme R.-A.Bouthillier ; Mme Arthur Berthiaume ; Mme Tan-crède Jodoin ; Mlle Hedwige Lefebvre ; Mme J.-A.Mol leur ; Mlle Marie-Ange Madore ; Mme P.-A.Robichaud ; Mlle Aima Champoux ; Mlle Emma Doues-nard ; Mme J.-E.L'Espérance ; Mlle Émcrcntienne Chagnon ; Mlle Marie-Girard ; Mlle Madeleine Thibaudeau ; Mlle Marie-Claire Daveluy ; Mlle Yvette Vanier ; Mlle Mireille Éthier ; Mlle Gabrielle Labbé ; Mme F.-X.Dupuy ; Mme J.-B.-A.Michaud ; Mlle Patricia La vallée ; Mme Basile Bernard).Les dames patronesses des Oeuvres suivantes: Le Comité d'Administration de l'Hôpital Sainte-Justine ; l'Assistance Maternelle ; les Écoles Ménagères Provinciales ; la Fédération des Cercles d'étude des Canadiennes-Françaises ; les Cercles des Fermières de la Province de Québec ; la Cour Jeanne-Mance ; l'Ecole d'Éducation familiale et sociale.Fédérations et sections paroissiales : Saint-Stanislas ; Saint-Lambert ; Saint-Ambroise ; Saint-Laurent ; Saiht-Vincent-Ferrier ; Centre de Couture.Associations professionnelles : Employées de magasin ; Employées de bureau ; Femmes d'affaires ; Aides Maternelles ; la Société des Ouvrières Catholiques (S.O.C.) et ses Sections : La Nativité de la Sainte-Vierge, Hochelaga, Lachine.Comités: Comité des Oeuvres Économiques ; Comité de la Visite des Hôpitaux; Comité de l'Économie Domestique ; Comité des Questions Nationales ; Comité de la Protection de la Jeune Fille.CONDITIONS DE L'ABONNEMENT : Canada et États-Unis Union postale.Le numéro .$1.00 par an $1.30 par an 25c La Fédération Nationale' Saint-Jean-Baptiste fondée en 1906 autorisé comme envoi postal de la deuxieme classe, ministere dbs postes, I \ \ LA BONNE PAROLE REVUE TRIMESTRIELLE Volume XII (JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE.1951) No 3 SOMMAIRE # ENTRE NOUS Invitation.2 Eva R.-Thibaudcau IN MEMORIAM Madame Théodule Bruneau.3 Éva R.'Thibaudeau SERVICE SOCIAL Service Social et Action Sociale.5 Cours de sciences sociales.7 ACTIVITÉS NATIONALES En Acadie avec la Survivance Française.8 Marie-Ange Madore Ecole de formation médicale.15 L'Institut Veritas.16 Flavien Charbonncau, c.s.c.Un coin enchanteur de la Côte Nord.19 Françoise Bélanger Programme de la F.C.E.C.F.pour 1951-52 .21 VIE FAMILIALE Le Rosaire à la maison.23 Le Repas, heure communautaire.25 Le Cinéma et les enfants.28 Le plus beau chant, poésie.29 Chronique.30 Entre nous * « Remettons-nous à Dieu pour la conduite de nos vies, et que le déplaisir ne soit pas dominant en nous.» N'est-ce pas une bonne philosophie pratique de la vie à méditer et surtout à adopter ?Quel complément y apporte l'admirable épitre de saint Paul, du 16c dimanche après la Pentecôte: la joie quotidienne dans le travail.Nous rencontrons ici et là de frappants exemples de cette sérénité communicative qui nous donne chaud au cœur.Peut-être avons-nous cette atmosphère à la Fédération où chacune s'efforce à l'entraide, à l'oubli de soi.La perspective de l'année 1951-52 en est tout illuminée! et je vous invite Mesdames à la plus étroite collaboration à toutes nos activités.Si vous vous joigniez quelques bonnes volontés nouvelles, ce serait bien appréciable et fort apprécié, au moment de distribuer les questionnaires des grandes associations françaises, belges ou romaines, de préparer des rapports, de répondre aux nombreuses demandes, de mettre à jour certaine correspondance.Nous hésitons souvent à l'idée de trop exiger des mêmes auxiliaires si généreuses — sans compter nos propres comités— Et les déléguées de la Fédération aux Congrès, aux Journées d'Etude, supposent des loisirs et quelques ressources.Et comme grande Protectrice, mettons notre prochaine saison sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption « vêtue du soleil et couronnée d'Étoiles.» Éva R.-71/IB A U DE A U. IN MEMO RI A M MADAME THEODULE BRUNEAU V icc-prcsidcntc Un vide s'est fait dans nos rangs : Madame Bruneau nous a quittées et nous nous inclinons avec émotion et reconnaissance devant l'une de nos plus grandes femmes d'œu-vres.Grâce à elle, les Enfants Infirmes et les Épileptiques ont vu leur triste sort se changer en une vie normale, active, ayant le choix entre un métier ou une carrière.Il faut avoir suivi les commencements de ces deux précieuses initiatives pour en admirer encore davantage les magnifiques réalisations.La première fondation de l'Aide aux Enfants Infirmes a commencé sous les combles de l'Hôpital Ste-Justine, bien humblement, pour être devenue aujourd'hui l'Institut-Foyer de la rue Bullion sous le nom en toute justice et vérité de : MAISON LUCIE BRUNEAU Centre de travail et de loisirs, avec chapelle et aumônier.Les auxiliaires de la Fondatrice continueront à développer, agrandir, améliorer son nom ; ces ateliers et ces salles où de nombreux associés ont déjà retrouvé santé et indépendance.Les établissements notre-dame pour épileptiques éducables ou guérissables ont connu égale, ment de modestes débuts, avant de s'établir magnifiquement sur l'Ile aux Cerfs, à St-Charles-sur-Richelieu.Ces deux initiatives demandaient autant d'esprit que de cœur, de patience dans l'effort, de clairvoyance et de charité, d'inébranlable volonté, de résistance aux obstacles ! Madame Bruneau possédait toutes ces qualités et d'autres encore.Femme du monde accomplie, sereine et gaie, son dévoûment à la Fédération fut vivement apprécié, ainsi que ses conseils judicieux. LA BONNE PAROLE Elle fut conseillère à l'Hôtel de Ville pendant quelques années ; nous travaillâmes en collaboration au couvre-feu et à diverses mesures familiales.Une messe de reconnaissance sera bientôt chantée dans notre chapelle, à ses intentions, où nous espérons réunir famille et amies.a Madame Oscar Mercier, au Docteur Jacques Bruneau, nous renouvelons l'expression de nos condoléances.a la parfaite amie qui nous laisse d'inoubliables souvenirs de si bonne amitié, nous disons adieu et au revoir et avec la liturgie nous répétons les mots de la suprême récompense : Béatitude du repos Splendeur de la Lumilrc Paix éternelle I Éva R.THIBAUDEAU.a Leurs Excellences Mgr émilien frenette.évêque élu de St-Jêrômc, Mgr bruno desrochers, c\)êque élu de Saintc-Annc-dc-la-Pocalicrc, Mgr Gérard coderre, nommé coadjutcur de iévéquc de Saint-Jcant et Mgr maxime tessier, nommé auxiliaire de l'archevêque d'Ottawa.La Fédération Nationale St-Jean-Baptiste présente ses hommages respectueux. Service Social SERVICE SOCIAL et ACTION SOCIALE Les conclusions adoptées par le Congres de l'Union Catholique I nier nationale de Service Social intéresseront nos lectrices.Le Congrès de l'U.C.I.S.S.insiste sur l'interférence des activités sociales que sont le Service Social et l'Action Sociale.I) L'action sociale, au sens technique et restreint qu'a cette expression dans de nombreux pays, est cette activité qui vise à l'instauration et au maintien d'un ordre social humain (ordre social chrétien pour tous ceux qui voient dans le christianisme la vraie doctrine qui conduit l'humanité à sa destinée providentielle).Elle se réalise par un effort de "self-help" des intéressés eux-mêmes (ouvriers, agriculteurs, femmes, jeunesse, etc.) qui s'organisent pour améliorer leurs propres conditions d'existence et leur vie culturelle et suscitent à cette fin l'action de la masse qui influence la structure même de la vie sociale et les institutions destinées à faire face aux risques de vie des membres (maladie, vieillesse, charges de famille, conditions défectueuses de la vie professionnelle, etc.) L'action sociale tend donc à : a) influencer ou créer les institutions existantes et utiles au progrès social ; b) étudier et susciter les réformes de structure nécessitées par l'évolution économique et sociale ; c) supprimer les causes profondes des déficiences dans les conditions de vie des grandes couches de la population ; d) influencer l'opinion publique et les législateurs afin de créer des mœurs et de provoquer les lois et les institutions nécessaires à ces fins. 6 LA BONNE PAROLE 2) Le service social et l'action sociale ont la même fin, mais avec des nuances et une priorité différentes : le service social a pour objet premier le bien de l'homme à titre individuel et pour objet indirect comme condition indispensable au premier : l'ordre social ; l'action sociale a également comme objet direct le bien de la personne humaine, mais considérée en communauté, en collectivité, le bien de chaque homme vivant dans une collectivité donnée, comme constituant cette collectivité : l'aspect : ordre social, société, joue ici un plus grand rôle que dans le service social.3) Un service social complet ne se conçoit pas sans l'action sociale et réciproquement ; ils se complètent, s'achèvent et se compénètrent l'un et l'autre.Dans la complexité croissante de la vie et de l'organisation sociale actuelle, le service social facilite l'accès au bénéfice des mesures législatives et institutionnelles qui ont été obtenues grâce à l'action sociale.4) Le service social, par son travail d'expérimentation individuelle, peut orienter l'action sociale préventive ou constructive et l'appliquer en adaptant à chaque cas individuel les solutions générales qu'elle lui propose.Il précède et suit l'action sociale.Il humanise et individualise les relations et les lois sociales.Il rapporte le correctif humain indispensable à toute action de masse et, ce faisant, il reste fidèle à sa mission qui est essentiellement d'adapter à son milieu et de réintégrer dans son milieu la personne en lui donnant conscience de la solidarité avec ses semblables.En résumé, l'action sociale ne peut se passer du service social et le service social devrait se baser sur l'action sociale et la favoriser.En conséquence, le Congrès forme les vœux suivants : 1) Dans tous les pays, il importe autant de développer une action sociale adaptée aux besoins les plus urgents des grandes couches de la population, que d'organiser le service social.2) Étant donnée l'urgente nécessité de l'action sociale dans un grand nombre de pays, les Ecoles de Service Social devraient s attacher à former les élèves aussi bien pour l'action sociale que pour le service social.Elles devraient donc s'efforcer de susciter chez certains élèves la vocation à l'action sociale, développer les aptitudes spéciales requises et enseigner les techniques de l'action sociale, de l'éducation populaire comme les techniques propres au service social. LA BONNE PAROLE 7 Cette préparation suppose notamment un sens social profond un grand souci de justice sociale et de charité, mis au service d'une connaissance approfondie de la doctrine sociale de l'Église.3) Il est souhaitable : a) que les assistantes sociales en fonction dans le service social aient toujours en vue la fin que poursuit l'action sociale et y collaborent par leur service social ; b) que l'action sociale puisse disposer d'assistantes sociales pour assumer diverses fonctions qui demandent des personnes techniquement et moralement bien formées pour leur accomplissement.(Bulletin d'Information de l'Association Internationale Sociale Chrétienne.) COURS DE SCIENCES SOCIALES à L'ÉCOLE D'ÉDUCATION FAMILIALE ET SOCIALE annexée à la Faculté des Sciences Sociales de l'Université de Montréal.Les cours de Sciences Sociales appliquées au bien-ctre de la famille s'adressent tout spécialement aux élèves des écoles supérieures d'enseignement ménager, à celles qui participent activement aux entreprises de l'Action Catholique et à ses divers services sociaux, aux directrices religieuses et laïques des œuvres de charité et des maisons d'éducation ; enfin, à toutes celles qui désirent se dévouer dans le vaste champ de la charité sociale.Elles y trouveront une initiation pratique aux principes de l'éducation sociale catholique et du service social moderne ; des informations utiles sur nos institutions sociales, sur les problèmes qui se posent dans les divers milieux du travail et de la famille canadienne-française.Les erreurs modernes sur la famille et l'organisation sociale seront étudiées à la lumière des Encycliques Pontificales.Les élèves qui feront preuve d'aptitudes suffisantes pourront être admises en stage de pratique sociale.Ouverture, samedi le 13 octobre, 1215 est, bout., St-Joscph.Renseignements : DO.9198 AetMUs nationales _ avec la Survivance *?%aucaUe Causerie donnée à Radio-Canada, au programme de la Survivance française, le 1er septembre, 1951, par Mlle Marie-Ange Madore, présidente du Comité des Questions Nationales de la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.Mesdames, Messieurs, Le trente juillet, un groupe de quatre-vingts voyageurs accompagnaient, au Nouveau-Brunswick et à l'Ile-du-Princc-Edouard, les membres du Comité Permanent de la Survivance Française.Ceux-ci faisaient coïncider leur tour d'horizon des centres français d'Amérique, avec le Congrès que l'Association Canadienne des Educateurs de Langue française devait tenir à Memramcook dans les premiers jours d'août.Plusieurs d'entre nous, il y a deux ans, avions constaté la survivance française au pays d'Evangéline et joui de la si cordiale hospitalité acadienne en visitant Pubnico et la Pointe de l'Eglise, sur la côte nord de la Nouvelle-Ecosse.Grand-Pré, terme de la visite, nous avait laissé un souvenir poignant à la vue de ce parc magnifique qui faisait songer à un cimetière, à son puits abandonné conservé comme une relique et à son église remplie de souvenirs de l'envahisseur.Il est bon, je crois, de nous arrêter ici un instant et de méditer à l'endroit où se joua le drame de 1755, afin de mieux voir le chemin parcouru par la nation acadienne.Dès sa fondation, la colonie de Port-Royal fut un objet de convoitise pour les Anglais et, lorsque la France la céda à l'Angleterre, les Acadiens furent encore en butte aux tracasseries des gouverneurs.Le serment que l'on exigea d'eux les aurait obligés, en cas de guerre, à tourner leurs armes contre les Français, ce qu'ils refusèrent.Ce fut le prétexte invoqué par Lawrence pour les chasser. LA BONNE PAROLE 9 Après les avoir désarmés, faits traîtreusement prisonniers, disloqué les familles, tous les habitants de Grand-Pré furent entassés sur des bateaux qui prirent des directions différentes et semèrent ces épaves tout le long des côtes de l'Atlantique depuis Boston jusqu'en Géorgie et même en Angleterre.Ce fut le (( Grand Dérangement )) suivi d'un autre, trois ans plus tard, sur l'Ile Saint-Jean.Ceux qui avaient échappé aux premières dispersions furent pendant dix ans poursuivis par les soldats anglais.Douze mille sur les quatorze mille personnes qui composaient l'Acadie d'alors furent ainsi dépouillées de leurs biens, arrachées à leur patrie, traînées en exil et décimées par les épreuves.La paix revenue, un certain nombre d'entre eux reprirent péniblement le chemin de leur chère Acadie ; un millier se fixèrent dans la région de Moncton-Memramcook ; d'autres s'établirent sur les côtes est et nord du Nouveau-Brunswick, là où la poursuite de l'ennemi avait cessé.Pendant près d'un siècle, ces groupes, éloignés les uns des autres, vécurent pauvres et oubliés.Ce qui a fait dire que la Providence avait laissé disparaître les Acadiens.Mais, au contraire, elle veillait.C'est la Providence qui mit au cœur de l'Acadien cet esprit religieux et cet amour du sol natal qui lui faisait défricher un autre coin de terre quand celui qu'il venait de finir lui avait été enlevé.La fondation du collège de Memramcook, en 1864, par le Rév.Père Lefebvre, de la Congrégation de Ste-Croix, fut une date mémorable de la renaissance acadienne.En 1880, la société St-Jean-Baptiste de Montréal, ayant organisé un congrès général à Québec, invita les Acadiens par l'intermédiaire du (( Moniteur Acadien )) de Shédias à y participer.Une centaine de délégués répondirent à l'invitation et furent l'objet d'une ovation.(( Il n'est pas exagéré de dire, écrit le R.F.Antoine Bernard, c.s.v., que la première manifestation de vie nationale s'accomplît sur le rocher de Québec, le 24 juin, 1880.Pour la première fois, la voix du peuple acadien se fit entendre officiellement dans une assemblée solennelle. JO LA BONNE PAROLE L'année suivante, à Memramcook, le premier congrès national acadien groupa cinq mille personnes.Inspirés par leurs chefs religieux, ils unirent leurs forces et concrétisèrent leur sentiment patriotique en choisissant, comme fête nationale, le 15 août, jour consacré à l'Assomption de Marie, leur patronne.Lors du deuxième congrès national tenu à Miscouche, dans l'Ile du Prince-Edouard, le 15 août 1884, le tricolore français avec une étoile d'or dans le champ bleu fut adopté comme drapeau acadien et (( l'Ave Maris Stella )) fut choisi comme hymne national.D'autres congrès se tiendront encore aux points extrêmes des Maritimes et, en 1908, l'union morale du peuple acadien se fera sous le signe de survivance catholique et française.Soixante-dix ans ont passé depuis la mémorable rencontre de Québec.Et voilà que de toutes les provinces du Canada, des délégués se dirigent vers Memramcook, au cœur même de l'Acadie nouvelle, pour participer au Congrès de l'Association Canadienne des Educateurs de Langue Française et rendre ainsi aux Acadiens la visite qu'ils leur devaient.Le Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique y conduisit aussi quatre-vingts voyageurs qui parcoururent en tous sens le Nouvcau-Brunswick et l'Ile du Prince-Edouard.Entrés aux Maritimes par Campbellton, les voyageurs visitèrent aussi Dalhousie et Charlo, centres industriels prospères, à majorité catholique et française ; puis se dirigèrent sur Charlotte-town.Le 1er août, ils se rendirent à St-Jacques de la Baie d'Egmont où les Acadiens de l'Ile du Prince-Edouard tenaient leur Convention nationale.A cette journée d'étude, les associations qui fonctionnent dans les paroisses acadiennes de l'Ile, font un exposé de faits sur leurs activités économiques, culturelles, agricoles et féminines.Dans leur brièveté, ces rapports sont éloquents par la somme de travail accompli qu'ils rappellent et par les activités futures qu'ils promettent.Le soir, le lieutenant-gouverneur et Mme Prowsc donnèrent une magnifique réception en l'honneur des voyageurs de la Survivance dans leur beau manoir de pur style colonial.Le lendemain, visite de Rustico, centre acadien de la côte nord de l'Ile, où les élèves dirigées par les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame jouèrent une saynète intitulée « Sa Majesté LA BONNE PAROLE 11 la Langue Française )).C'était vraiment émouvant d'entendre ces jeunes proclamer leur attachement au doux parler de France, quand on sait les difficultés qu'elles ont à surmonter pour l'apprendre.Les voyageurs avaient pour guide M.Henri Blanchard, le dynamique président de la Société St-Thomas d'Aquin et l'un des animateurs de la Survivance Française dans l'Ile.La journée du trois août fut consacrée à la région de l'isthme de Chignectou.Pilotés par M.Henri Leblanc, nous avons visité le musée du Fort Beauséjour, et notre guide, nous montrant une étendue désertique, nous disait : (( Ici, il y avait le village de Beaubassin ! )) Nous avons poussé une pointe à Amherst, en Nouvelle-Ecosse, afin de saluer les Acadiens du pays d'Evangéline qui luttent aussi pour la conservation de leur Langue, mais avec beaucoup moins de chance que leurs frères du Nouveau-Brunswick.Puissent-ils trouver les protecteurs que ceux-ci possèdent.Au retour, nous traversons Port Elgin, Shemogue, Cap Pelé, Barachois et Shédiac où un souper au homard frais fit les délices des gourmets.Le soir, à Memramcook, dans le magnifique auditorium de l'Université Saint-Joseph, ouverture du IVe congrès de l'A.C.E.L.F.dont le thème était (( Education et Unité Canadienne )).A la séance inaugurale, il fut donné aux congressistes d'entendre une très belle conférence sur « Le Droit naturel et constitutionnel en éducation )) par Me Gaston Vincent d'Ottawa et un hommage délicat rendu au peuple acadien par Mgr Félix Antoine Savard.Son Excellence Mgr Robichaud, archevêque de Moncton, dans son allocution, s'inspirant du thème du Congrès, considérait la complexité du problème d'une dualité de culture dans une même entité géographique, non plus entre une majorité en présence d'une minorité, mais bien entre deux groupes d'égale puissance.Son Excellence prévoyait une prochaine expérience de ce système dans sa province où l'écart entre les deux races diminue rapidement grâce à la revanche des berceaux.Les auditeurs furent aussi charmés et émus par les chansons mimées d'un chœur d'enfants et par les hymnes nationaux chantés par un choeur d'Evangélines. 12 LA BONNE PAROLE Deux grands banquets réunirent voyageurs de la Survivance et délégués de l'A.C.E.L.F.L'un, le samedi soir, au sous-sol de la cathédrale de Moncton, présidé par Mgr Robichaud qui souhaita la bienvenue aux visiteurs.L'honorable Orner Côté apporta le salut du Québec et M.l'abbé Adrien Verrette, président du Comité Permanent de la Survivance, fit l'éloge de Mgr l'Archevêque de Moncton, un des grands défenseurs de la cause française.M.l'abbé Verrette rendit aussi hommage à l'Acadie, à ses chefs religieux et laïques et à ses œuvres nationales.L'autre banquet, le lundi midi, à l'Université Saint-Joseph, fut présidé par Me Albany Robichaud, président de l'Association Acadienne d'Education.Les évoques de Moncton, Bathurst et Edmundston y assistaient, les représentants des gouvernements du Canada, du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la France y adressèrent la parole ; chaque province apporta son tribut d'hommages à la cause de la Langue française.Nous avons fait le 5 août notre plus grande randonnée en autobus.Depuis Moncton jusqu'à Bathurst, en faisant un détour par Caraquet, nous avons salué en cours de route les villages aca-diens de Grandiguc, Cocagne, Bouctouche, Lagacéville, Stc-Anne et St-Louis de Kent, Néguac, Tracadic, Caraquet, probablement l'établissement acadien le plus ancien du Nouveau-Brunswick, puis Grande Anse et enfin Bathurst où les pèlerins de la Survivance ont été les hôtes de l'Université du Sacré-Cœur, dirigée par les Pères Eudistes.En faisant l'énumération des endroits où les pèlerins prirent contact avec la population, je n'ai pas parlé de l'accueil qui leur a été fait parce que j'aurais eu à répéter chaque fois qu'il avait été cordial et fraternel et que partout aussi les mots de bienvenue avaient la même note sincère et émue, les drapeaux claquaient au vent ou étaient agités par des enfants ; les cloches saluaient leur arrivée et dans les deux belles cathédrales de Moncton et d'Edmundston, ce sont les grandes orgues qui les accueillirent par l'hymne national, 0 Canada ! Entres au Nouveau-Brunswick par le nord, les pèlerins en sortirent par la porte de l'ouest.Edmunston, ville qui se déploie en éventail entre les rivières St-Jean et Madawaska.Dès l'abord, charmés par le site, les voyageurs le furent bien davantage lorsque LA BONNE PAROLE 13 Son Excellence, Mgr Gagnon, l'honorable secrétaire-trésorier de la Province, M.le Maire et les Notables de la ville vinrent les saluer sur le quai de la gare et les accompagner tout le temps de leur séjour dans la république du Madawaska.Ils visitèrent l'Hôtel de Ville aux lignes très modernes, la belle cathédrale ornée de marbre et de magnifiques verrières qui illustrent les litanies de la Vierge.Une excursion dans les automobiles de nos hôtes sur les rives canadiennes et américaines de la rivière St-Jean, un banquet au collège St-Louis où les visiteurs rompirent une dernière fois le pain de l'amitié avec leurs frères canadiens-français et acadiens du Madawaska, furent les dernières manifestations de notre voyage en Acadie.Le soir, dans le train, les voyageurs se sont fait un devoir et un plaisir de remercier l'organisateur et l'âme dirigeante du voyage, M.l'abbé Paul-Émile Gosselin, secrétaire du Comité Permanent de la Survivance Française.Que sommes-nous allés voir là-bas ?Un miracle ?Oui, et le voici.De 14,000 qu'ils étaient en 1755, les Acadiens sont aujourd'hui 250,000 dans les provinces maritimes ; 230,500 sont catholiques, environ 210,000 parlent français.Ils ont trois évêques, un clergé très dévoué, deux communautés religieuses acadiennes : les Filles de Marie de l'Assomption et les Sœurs de Notre-Dame du Sacré-Cœur.Une douzaine d'autres communautés venues du Québec s'y dévouent aussi.Les Acadiens ont encore le droit de s'enorgueillir de leurs belles églises, dont deux sont de magnifiques cathédrales.Ils ont des hôpitaux, deux universités, des écoles dont les superbes collèges Notre-Dame d'Acadie et Saint-Louis d'Edmundston.Sur le plan politique quatre ministres sur huit, neuf députés sur quarante-huit les représentent à la législature provinciale.Deux journaux : un quotidien et un hebdomadaire ; trois sociétés : une nationale, une mutuelle et une éducationnelle concentrent et orientent leurs efforts pour la conquête de leurs droits, cependant que des coopérations de production et de consommation stabilisent leur économie.La bataille pour la survivance catholique et française est bien engagée au Nouveau-Brunswick, mais les bastions de l'école et 14 LA BONNE PAROLE de la radio restent à conquérir et ce ne sont pas les moindres.Espérons que bientôt luira le jour où le français occupera la place qui lui revient, dans cette province du Canada.Et surtout, n'oublions pas que Notre-Dame de l'Assomption veille toujours sur sa chère Acadie.(( Apôtres de la foi et de la plus haute civilisation, apôtres de la pensée chrétienne et de la pensée française, apôtres des plus nécessaires et des plus loyales vertus civiques: nous avons été tout cela à toutes les périodes de notre histoire ; et cela devrait bien nous cire un titre indiscutable au respect de toutes les races qui sont venues ici après nous, et qui ont bénéficié de nos premiers labeurs.C'est dans les sacrifices de l'apostolat que nous avons construit, pour eux comme pour nous, les bases solides, les assises de la patrie.Et depuis, ce que nous avons jeté d'idées, de Vertus, de paroles et d'actes dans la vie commune de la nation, nous ne l'avons voulu mettre que pour faire cette nation plus noble et la patrie plus belle.C'est pourquoi, notre apostolat fut toujours un ministère de charité.La charité affectueuse et tolérante, douce et familiale : c'est la fine fleur des Vertus françaises.Combien nécessaire elle fut toujours chez-nous I Dans ce pays composite, où les âmes sont parfois si disparates, il faut entre toutes les races la charité suave et conquérante.Elle seule peut faire régner la justice.Et ce sera la gloire de la Province française de Québec, où se rencontrent, comme en toutes les autres provinces, des populations d'origines différentes, d'avoir toujours montré à tous les peuples de ce pays, dans ses institutions comme dans ses lois, l'image sainte de la fraternité.)) (Études et Croquis) Mgr Camille Roy Stole de frnmatiaa vtecUcale © Cette année, la campagne de l'Hôpital Sainte-Justine prend un caractère particulier puisque son but n'est pas de combler son déficit annuel, mais bien de construire un nouvel hôpital.L'objectif du Fonds de construction est fixé à $10,800,000.Cette campagne de souscription, qui aura lieu du 1er au 15 octobre, est la plus importante du genre lancée dans la province de Québec par un seul hôpital.L'Hôpital Sainte-Justine est une école de formation médicale parfaitement bien adaptée aux besoins de notre époque, car même si l'hôpital actuel est trop exigu, même si l'espace manque à peu près dans tous les services, même s'il faut recourir à des moyens de fortune pour hospitaliser le plus grand nombre possible d'enfants malades, il n'en reste pas moins que cette institution dispose de tous les derniers perfectionnements de la science pour effectuer le dépistage et le traitement des maladies qui affligent l'humanité.Une fois installé dans le nouvel immeuble qui constitue l'objectif de la présente campagne, l'Hôpital Sainte-Justine deviendra non seulement le plus grand hôpital pour enfants du continent nord-américain, mais aussi une école incomparable de formation médicale pour nos jeunes médecins, nos étudiants en médecine et nos infirmières.Ils y acquerront une précieuse expérience dont bénéficiera toute la population de notre province.Autre contribution de l'Hôpital Sainte-Justine pour conserver et améliorer la santé publique dans notre province.Gilles DESROCHES, directeur de la publicité. K9tn*tîhxt îfertias 9 QU'EST-CE QUE L'INSTITUT VERITAS ?C'est un institut scientifique voué à l'étude méthodique de la doctrine et des activités du Parti Communiste dans chaque pays, mais surtout au Canada.POURQUOI L'INSTITUT VERITAS ?L'Institut Veritas veut défendre nos institutions libres, démocratiques et chrétiennes menacées par le communisme athée mondial ; il se met tout particulièrement au service des parlements, des conseils municipaux, des commissions scolaires, des organismes religieux, des unions ouvrières, des unions patronales, des associations professionnelles, des sociétés nationales ou patriotiques, des clubs sociaux, et des autres sociétés, comme des personnes désireuses d'utiliser les renseignements sur le communisme.QUELS MOYENS UTILISE L'INSTITUT VERITAS ?1.Bibliothèque spécialisée et fichier documentaire.L'Institut Veritas travaille à constituer une bibliothèque spécialisée qui réunira toutes les publications concernant les activités des Partis communistes, en quelque langue et en quelque pays que ce soit ; son fichier centralisateur donnera les références non seulement des documents de cette bibliothèque spécialisée, mais aussi de ceux qui sont conservés dans les bibliothèques publiques ou privées.Pour son fichier, l'Institut Veritas est le seul à posséder un système de classification décimale qui est le développement et le perfectionnement du système international (Dewey et Bruxelles).2.Bureau de recherches.L'Institut Veritas, 5272, avenue du Parc, constitue un bureau de recherches dont les membres recueillent des documents, ou les analysent, à la lumière de l'histoire et de la sociologie, de manière à déterminer la stratégie des Partis communistes et à déceler les vrais motifs de leur propagande. LA BONNE PAROLE 17 3.Service d'information.L'Institut Veritas organise un service d'information qui renseignera les institutions et les personnes par la correspondance, la presse, la radio, les causeries, le cinéma, et les publications appropriées aux besoins de notre pays.4.Des correspondants et des Clubs Veritas.L'Institut Veritas établit des contacts avec les organisations similaires, et organise des Clubs Veritas.© © © RESPONSABILITÉ L'Institut Veritas n'est lié à aucun parti politique, et laisse à ses membres la pleine responsabilité de leurs opinions personnelles.Leurs déclarations n'engagent aucunement la responsabilité des autorités religieuses ou civiles, bien que les membres de l'Institut Veritas assurent les unes et les autres de leur entière déférence.HISTORIQUE L'Institut Veritas a été fondé à Montréal le 22 février 1951, au numéro 853 est, rue Sherbrooke, lors d'une assemblée convoquée à cet effet, et qui réunissait plus de cinquante personnes ; mais il poursuit les activités de la Ligue Anticommuniste Canadienne, qui a reçu ses lettres patentes du Secrétaire d'État du Canada, le 9 août 1949, et qui accusait en juin 1951 un bilan de plus de 900 causeries, dont une quinzaine à la radio, de cinq manifestations anticommunistes à Montréal, d'une vingtaine d'articles dans les journaux, dont l'un paru dans L'Osservatore Romano (journal officieux du Vatican, num.135-9-10 Giugno 1950-p.3), et d'une importante collection de documents sur le communisme mondial, et particulièrement sur les activités des communistes au Canada.VERITAS-INFORMATION Bulletin bi-mensuel publié par l'INSTITUT VERITAS. Le 11 septembre 1951 Madame Alfred Thibaudeau, Présidente générale.Fédération Natioyiale Saint-Jean-Baptiste, S53 est, rue Sherbrooke, Montréal.Madame la présidente.Les dirigeants de /'INSTITUT MERITAS, et tout particulièrement son directeur-fondateur, n'oublieront jamais ce qu'ils doivent à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste, qui a 7nis si généreusement le prestige et l'espace de son édifice à notre disposition pour nos assemblées et notre secrétariat jusqu'à maintenant où il nous est possible de jouir de notre propre local.Cet acte de générosité s'ajoute à tous ceux que votre association prodigue depuis de nombreuses années, et d'une manière authentique, la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste peut revendiquer une grande part du mérite attaché à la fondation d'une entreprise que Son Excellence Mgr l'Archevêque de Montréal qualifie de « noble et urgente », telle que l'INSTITUT VERITAS.Nous espérons obtenir encore dans l'avenir la collaboration, l'appui moral, et même un certain soutien matériel des membres de votre importante association, au service de laquelle se met d'ailleurs notre Institut, pour tous les renseignements que vous pouvez désirer sur les problèmes auxquels nous consacrons nos recherches.Nous vous remercions également, Madame, de représenter la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste parmi nous, en nous honorant de votre présence dans le Conseil d'administration de /'INSTITUT VERITAS.Votre tout dévoué, Flavien W.CHARBONNEAU, pire, c.s.c, directeur général. UN COIN ENCHANTEUR de la CÔTE NORD O o o Connaissez-vous ce joli site de notre Laurentie, où la Providence a rassemblé pour la satisfaction des yeux et la sérénité de l'esprit, avec l'aspect majestueux de la montagne, l'agrément d'un lac paisible non loin de l'incomparable Saguenay ?Toutes ces beautés agrestes vous les découvrirez au village de l'Anse-à-l'Eau.Ce nom typique a été donné, à ce petit coin du Comté de Charlevoix-Saguenay, parce qu'un moulin établi à cet endroit, en 1838, par la Compagnie Price, était actionné par le courant d'une rivière, elle-même formée des nombreux ruisseaux qui dévalent des collines voisines, par opposition à un autre moulin, construit dans la Baie de Tadoussac, et celui-ci, mû par la vapeur.Les gens du pays appelaient le premier établissement le Moulin-à-l'Eau.Vers 1846, celui-ci suspendit ses opérations et fut remplacé en 1875 par la station piscicole.On nomma alors le cours d'eau, Rivière-à-l'Eau et le petit golfe par lequel il se jette dans le Saguenay, l'Anse-à-l'Eau.Ce nom désigna par la suite les alentours immédiats.Jusqu'en 1862, date à laquelle le village de Tadoussac, délaissant les dunes situées sur la Rive Nord du Saint-Laurent, en aval du Saguenay, vint se nicher dans la baie que les voyageurs connaissent, par l'escale qu'y font les bateaux de la Canada Steamship, le village de l'Anse-à-l'Eau possédait sa propre organisation civile, municipale et religieuse.Les quelques catholiques qui y habitaient se rendaient cependant à la vieille chapelle de Tadoussac.Par la suite, le bureau de poste fut supprimé, et le territoire annexé pour fins municipales et scolaires, à celui de Tadoussac.Comme situation géographique, l'Anse-à-l'Eau est la deuxième baie à votre droite lorsque vous montez le Saguenay.Elle en précède une autre, encore moins connue, gracieusement nommée TAnse-à-la-Barque et sise plus joliment encore dans un panorama 20 LA BONNE PAROLE d'une sauvage beauté.A cet endroit, Jacques Cartier abrita ses barques, le 15 septembre 1535.On y arrive par embarcation légère ou en escaladant la montagne.Le chemin du retour vers l'Anse-à-l'Eau, s'effectue par la seule voie carossable, à cet endroit : elle glisse entre la montagne que vous venez de quitter à droite et une autre à gauche, qui sépare le village de l'Anse-à-l'Eau de la Baie de Tadoussac.Cette route conduit au quai où toutes les deux heures, aborde le bateau Jacques Cartier, dont un seul cri de sirène fait retentir quatre fois l'écho des montagnes ! Le Jacques Cartier permet aux voyageurs de continuer leur course sur la rive nord, vers Baie Comeau et Haute-Rive, en passant par les Bergeronnes, la Baie-du-Bon-Désir, les Escoumains et les Colombiers.Cette même route nous invite à descendre vers le quai que la main de l'homme a ancré entre ces deux montagnes, et là encore, un décor de rêve vous attend : au-dessus de la sombre verdure de la Pointe Nord, sur la rive gauche une croix semble suspendue dans les airs ; c'est celle du clocher Sainte-Catherine, qui à l'heure de l'Angélus, confie au vent d'ouest l'appel à la prière.Et le soir, quelle splendeur, quand le soleil couchant vient dorer le faîte des conifères qui bordent la rive opposée du Sagucnay ! En revenant vers les habitations, un autre spectacle s'offre aux regards, car la petite Rivière-à-l'Eau elle aussi se fait coquette et semble disputer au majestueux Sagucnay une part des derniers rayons solaires.Comme lui, elle baigne le pied granitique des montagnes, et reflète sur le miroir de ses eaux tranquilles la grâce et la majesté des bois ! Et voici que les goélands viennent gracieusement chercher leur pâture et s'envolent silencieusement, tandis que leur plumage irisé des lueurs du soleil couchant, offre un jeu de lumière d'une féerie à nulle autre pareille.Témoins de cette succession d'éblouissement, combien on se sent plus près de Dieu dans cette nature à peine touchée par la main de l'homme.(vacances 1951) Françoise BÉLANGER (secrétaire du Cercle Ste-Marie). FÉDÉRATION DES CERCLES D'ÉTUDES DES CANADIENNES-FRANÇAISES programme pour 1951-1952 « La FAMILLE » Le sujet d'étude proposé par le Comité Diocésain d'Action Catholique sera divisé comme suit : ASPECT RELIGIEUX : a) répercussions de la religion sur la famille b) nécessité de la prière en famille c) participation familiale A la vie paroissiale d) éducation familiale à la piété, e) la famille et le mariage : le sacrement, la grâce sacramentelle, préparation au mariage, mariage, retraites conjugales.ASPECT MORAL: a) morale conjugale : autorité familiale, fidélité conjugale, eugénisme, divorce, séparation, b) morale familiale : initiation des enfants à la pratique des vertus de : charité, justice, honnêteté, tempérance, pureté, obéissance.ASPECT CULTUREL : instruction, enseignement postscolaire, orientation professionnelle, lectures, relations entre parents et maîtres, climat favorable à la culture intellectuelle.ASPECT ÉCONOMIQUE: budget de la famille, travail, protection (assurances, allocations, pensions), logement, taudis, coût de la vie, alcoolisme.ASPECT SOCIAL : relations entre parents, voisins et amis, co-paroissiens, participation aux œuvres, mouvements, associations professionnelles, etc.Devoirs de charité de la famille envers : l'enfance abandonnée, la jeunesse délinquante, les pauvres, les vieillards, les néo-canadiens.ASPECT PHYSIQUE: santé (aspects préventifs, curatif), hygiène, nourriture, espace vital.ASPECT NATIONAL : sauvegarde de la langue, des traditio'ns, esprit d'entr'aide chez nos frères (achat chez-nous, coopératives, etc). 22 LA BONNE PAROLE 28 octobre: 8h.30 à 1lh.30 Récollection à l'Institut de Notre- Dame-du-Bon-Conseilt 1215 est, boul., St-Joseph.Instruction par Mgr Laurent Morin, P.A., V.G.aumônier.Sujet : L'esprit de foi.9 au 12 novembre : Retraite fermée prêchéc par le R.P.J.M.Blain, c.ss.r.chez les religieuses de Marie-Réparatrice, 1025, boul., Mont-Royal.12 février : soirée récréative.10 mars : séance intercercle : sujet : Rayonnement de la Jeune Fille : l'Apostolat laïque.4 mai : Journée d'étude : « LA FAMILLE ».© L'HISTOIRE DU ROSAIRE par le Chanoine Fr.-M.William, Docteur en Théologie.L'ouvrage du Chanoine William mérite de trouver un excellent accueil, car il remplit une lacune dans la littérature marialc.L'auteur, fort connu par ses deux ouvrages " La Vie de Jésus " et " La Vie de Marie," a fait un travail admirable." (La Croix, Paris.) (in-8° carré de 212 pages.) CO INVIOLATA La plume élégante et féconde de Madame Malouin nous livre un Volume de poésie allégorique.L'inspiration est élevée, le vers harmonieux, imagé, vibrant, de facture strictement classique.Une telle œuvre nous repose de ces recueils de vers libres qui ne sont souvent que de la prose sentimentale.Reine MALOUIN : Inviol at a - un volume de 155 pages. Vie familiale Le Rosaire à la maison, est une rupture ouverte avec le respect humain, une véritable profession de foi au sein de la famille, ce qui est une excellente préparation à une courageuse profession de foi, dans la société.(( Non seulement le Rosaire est avantageux comme prière (( privée, mais il devrait occuper dans chaque famille, le rang (( d'honneur qu'il occupait autrefois, quand sa récitation marquait (( la fin du jour pour toutes les maisons chrétiennes.Aussi, nous (( exhortons et supplions tous les fidèles, de dire le chapelet, tous (( les jours, sans se lasser.)) (Léon XIII.) (( Le Rosaire, plus que tout autre, a universellement le caractère d'une prière collective et domestique.)) (Benoît XV.) (( La Patronne Céleste du genre humain excaucera ces prières et elle accordera volontiers aux bons, la faveur de voir leurs vertus s'accroître ; aux égarés, celle de revenir au bien et de rentrer dans la voix du salut.)) (Léon XIII.) Le Rosaire et les petits enfants Les prières des enfants ont une efficacité toute particulière pour protéger l'Eglise, la patrie, la famille.Selon la touchante et juste pensée de St-Jean Climaque, « Le Père Céleste a un faible pour le bégaiement des petits enfants.)) Mais, dira-t-on, les enfants ne comprennent pas ce qu'ils disent, comment pourraient-ils être exaucés ?L'Église dont ils sont devenus les membres par le Baptême, le comprend pour eux, et c'est elle-même qui prie par leur bouche ; prière d'autant plus efficace que le péché n'a pas élevé de barrière entre leur âme et Dieu.Cette donnée consolante, n'est qu'une application du dogme de la Communion des Saints.Un jour, la Vénérable Mère Marie de la Trinité, dominicaine, étant en prière, son frère et sa belle-sœur, décédés depuis peu, lui apparurent.Condamnés à un dur purgatoire, ils lui demandent un rosaire, lui recommandant de le faire dire avec elle à leur fils Le Rosaire à la Maison 24 LA BONNE PAROLE Thomas qui n'avait alors que cinq ans.Comme la religieuse le récitait avec lui, elle vit auprès de ce cher petit, les âmes de son père et de sa mère qui restèrent là jusqu'à ce que le rosaire fut achevé ; après quoi remerciant leur sœur de sa charité et enveloppant leur enfant d'un long regard de tendresse, ces âmes montèrent au Ciel, éclatantes de lumière.(( Les enfants ne forment-ils pas la blanche phalange des âmes innocentes, si puissantes sur le Cœur Immaculé ?)) Le Rosaire et la vieillesse Après les années de jeunesse et de gaieté, après l'âge mûr et ses devoirs austères, c'est le déclin.Nous apercevons tout à coup que le temps a fait son œuvre : notre regard n'a plus la limpidité d'autrefois ; des rides se sont creusées sur notre front ; nos membres sont plus lents ; le corps tout entier s'appesantit et semble se courber vers la terre comme sous le poids d'un invisible fardeau.Un souffle d'hiver a passé sur notre âme assombrie ; nos sourires sont tristes et notre gaieté furtive.C'est la vieillesse qui nous avertit de la nécessité de nous préparer aux séparations dernières, à la prochaine rencontre avec Dieu.Les termes de vieillesse et de prière s'appellent l'un l'autre.Et quelle prière mieux que le Rosaire, préparera le vieillard à son entrée dans l'autre vie ?(( Mon rosaire, disait un vieux prélat, est ma joie dans mes afflictions et le soulagement de mes souffrances ; il peuple ma solitude et me fait converser avec Jésus et Marie, avec les anges et les saints.)) Le Rosaire et la mort Quand l'Église bénit les chapelets, elle met sur les lèvres du prêtre, ces solennelles paroles : O Dieu, qu'au moment de leur sortie de ce monde, la Bienheureuse Vierge Marie, vous présente elle-même leur âme toute riche de bonnes œuvres.Un usage très louable, c'est de placer le rosaire avec le crucifix, entre les mains des mourants, pour les soutenir dans leur dernière lutte contre l'enfer, et le déposer ensuite avec leurs restes dans le cercueil.Trait de haute inspiration chrétienne, car, si la Croix est l'arme du Fils, le Rosaire est l'arme de la Mère, et elles sont toutes deux à leur place, aux mains du soldat du Christ, qui est censé leur devoir le courage de la suprême et décisive victoire. Le Repas : heure communautaire Il y a mille et une manières de saboter un repas familial.Quelques croquis vaudront mieux qu'un long discours : Le (( patron )) était vif, nerveux, n'aimant qu'une chose : ses bœufs, son colza, ses betteraves.A table, on ne parlait que de culture.Les enfants ne bronchaient pas : un coup d'œil leur plongeait le nez dans leur assiette.Même le fils aîné (21 ans) tremblait.Ou bien, la radio, dans un silence absolu ; ou bien, le journal, déployé comme un mur entre le père et nous.Ces repas ne resserraient rien ; nous nous en échappions avec soulagement.Le journal.la radio : ces deux ennemis domestiques.— Mais il y a des manières moins brutales, et même bien intentionnées, de faire régner la terreur au milieu du repas : Il ne semble pas souhaitable de profiter de ce moment pour reprendre les enfants, étaler leur bêtise de la journée ou.leur poser des colles.Je me souviens de cette sensation de panique, aux repas, parce qu'à un moment imprévu, mais infaillible, le père lançait d'un air farouche : (( 7 fois 8 )) ?ou bien : (( En quelle année la bataille de Pavie ?)) ce qui attirait, non moins infailliblement, une réponse stupide, les railleries des aînés, une véritable détresse chez l'inculpé.La digestion n'est pas seule à en pâtir ! Voici encore un souvenir d'enfance, qui dévoile de nouveau comment la communauté peut souffrir, mais cette fois par la séduction d'une personnalité : Notre père était fort respecté, mais ce respect annulait ma mère.Il parlait d'un bout à l'autre du repas, qui devenait une vraie conférence.Comme son esprit était riche, séduisant, qu'il avait beaucoup à nous apprendre, ces « conférences )) de midi et demi ont nourri considérablement ma culture. 26 LA BONNE PAROLE Je buvais ses paroles ; c'était un feu d'artifice d'images et d'idées, au point que ces repas valaient les meilleurs cours de langue, d'histoire — et de vie ! Ne soyons pas dupes de cet enthousiasme : la jeune femme qui écrit ces lignes admet elle-même qu'à table, une chaise n'est pas une chaire.Et depuis, elle a largement vengé le silence de sa mère : Peut-être ne laissé-je pas assez parler mon mari ?Du moins je l'empêche de s'éterniser en des questions de bureau ou d'argent, que j'estime fort préjudiciables à la bonne ambiance du repas.Voire ! S'il est en effet assommant d'écouter l'interminable déballage des soucis quotidiens — ceux de la femme aussi bien que ceux du mari — ne serait-ce pas au contraire l'occasion de filtrer, avec une pointe d'humour, l'essentiel de l'accessoire, et de découvrir, parmi les rencontres, les travaux, les recherches, ce qui peut intéresser tout le monde et devenir ainsi nourriture d'esprit ?Comment favoriser l'ambiance communautaire du repas ?La question des enfants se pose.Pour réagir contre la discipline du silence, faut-il tolérer l'anarchie du chahut ?Certains éliminent les (( moins de quatre ans )) : ils ont besoin qu'on s'occupe exclusivement d'eux, ils accaparent la maman, qui, ne pouvant être à tout, se bouscule, s'énerve.D'autres voient plutôt dans le mélange des enfants une occasion de solidarité : Que d'occasions, dans une famille nombreuse, d'attendre, de se priver un peu, de faire attention aux besoins des autres, de se lever pour chercher le sucre oublié, d'aider le petit frère qui va massacrer son œuf à la coque ou s'en barbouiller. pensez à l'Hôpital Sainte-Justine, vous ferez un geste de « Survivance » / (^Aa^ae fout il y a du nouveau 865 eat, rue STE-CATHERINE MONTRÉAL CRESCENT 3223 G.'J.Papillon manufacturier de fourrures Notre assortiment est le plus complet que vous puissiez trouver 257 ouest.Avenue Laurier (près Avenue du Parc) J.-B.Baillargeon EXPRESS LIMITED CAMIONNAGE La plus grande organisation de transport 423 est, Ontario — Montréal H Arbour 6271 Tel.FAlkirk 2848 WILFRID PAGEÂU Fondée en 1912 Poseur d'appareils à gas et à eau chauds Spécialité: RÉPARATION Travail fait soigneusement et à prix modéré Bureau et atelier: 984 est, Rachel AMherst 2131 PLateau 6750 PMippe-D.Clcr\ courtier en assurances édifice aldred 507, Place d'Armes - Suite 202 MONTRÉAL Raoul Vennat Lises notre journal mensuel de Broderie et de Musique et vous ne pourres plus vous en passer.Chaque mois, il vous apporte la derniers nouveauté pour vous, vos bébés, votre église, votre maison et les dernières nouveautés musicales.12 SOUS PAR AN 3770.ST-DENIS —HA.5310 Mlle Flore Deschamps Spécialité: Chapeaux Faits Sur Commande Tél.LAncaster 9678 276 est, rue Mont-Royal Résidence: 1470, rue Aylwin MONTRÉAL * MONGEAU ROBERT & CIE LIMITÉE CHARBON HUILE X CHAUFFAGE 1600 est, rue Marie-Anne Montréal Banque Canadienne Nationale UN BON MOYEN Dans votre budget personnel ou familial, faites la part de l'épargne aussi large que possible.Dès que vous touchez quelque argent, commencez par prélever tout ce que vous pouvez mettre de côté.Déposez-le tout de suite à votre compte en banque.C'est le meilleur moyen d'éviter les dépenses inutiles.Adtf.plus de $400.000.000 548 burtaux au Canada 70 succursale* à Montréal LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA SIÈGE SOCIAL : 221 OUEST.S AI NT-JACQUES.— MONTRÉAL 294 succursale* si agence* dans TEsi du Canada Vive la Canadienne PARMI les qualités qui ont distingué nos mères canadiennes, nous devons remarquer, entre autres, celle d'avoir été économes et leur en rendre hommage.JEUNES FILLES, JEUNES MÈRES, tenez à honneur de continuer ce bel exemple.Pour pratiquer Y économie il n'y a pas de moyen plus efficace que d'ouvrir un compte à LA BANQUE D'ÉPARGNE Nous vous réservons toujours le meilleur accueil, quelque petites que soient les économies que vous voudrez s ton nous confier.Nous vous dan-nom la sécurité la plus certaine.Le directeur-général T^TAGGART SMYTH Bureau principal et 25 succursales à Montréal 34
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